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  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
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17 mai 2011 2 17 /05 /mai /2011 00:38

 

 

 

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Radio Ndéké Luka Lundi, 16 Mai 2011 13:25

Un seul mot d’ordre : « nous voulons de l’énergie dans notre arrondissement comme les autres ». Branches d’arbres coupées, briques, grosses pierres en mains et coups de sifflet stridents. C’est le décor d’une manifestation organisée ce lundi 16 mai 2011, par les habitants du Galabadja situé dans le 8ème arrondissement de Bangui. Ils réclament de l’Energie Centrafricaine (ENERCA) le rétablissement sans condition de l’électricité dans leur quartier.

Pour manifester leur mécontentement, ces manifestants ont érigé des barricades sur l’avenue  Mbaïkoua, bloquant toute circulation. « C’est depuis plus de 3 mois que nous n’avons pas de la lumière, les « grands » de notre quartier ont ce privilège de disposer de groupes électrogènes. Nous ne pouvons plus supporter un tel calvaire et nos enfants doivent réviser leurs leçons », ont-ils expliqué à Radio Ndeke Luka.

Selon Elisabeth Koffio, directrice de l’ENERCA, « il s’agit d’une rétention d’informations de la part des autorités locales. Elles n’ont pas informé à temps ces populations sur les opérations en cours de remplacement d’un transformateur endommagé. L’ENERCA s’emploie déjà à rétablir de l’énergie dans ce secteur ». Suite à ces explications, les populations rassurées, se sont finalement dispersées dans le calme.

Signalons que le Médiateur de la République, Monseigneur Paulin Pomodimo qui passait, a été brièvement empêché par ces manifestants de circuler librement.

 

NDLR : Il est même très étonnant que face au calvaire qu'endurent les banguissois depuis ces derniers temps avec les coupures intempestives et chroniques d'électricité et d'eau potable, leur colère et leur révolte ne se soient pas exprimées outre mesure à l'égard du pouvoir et particulièrement des responsables des deux entreprises pourtant en situation de monopole donc ne souffrant d'aucune concurrence, en charge de la gestion, de la production et fourniture de ces deux indispensables denrées qui contribuent à leur bien-être.  

 

 

  

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Centrafrique : L’énergie solaire pour fournir l’électricité

Ai- Rca- Lundi, 16 Mai 2011 15:37  La direction de la société Watila, spécialisée dans la fourniture, la maitrise et l’exploitation de l’énergie solaire a organisé le  14 mai à l’Alliance Française de Bangui, une réunion d’information à l’intention des responsables des entreprises, des PME-PMI, des ONGs et de la population de Bangui.

Selon l’un des organisateurs, cette réunion avait  non seulement pour but d’informer mais aussi de lancer  officiellement les activités de Watila à travers la présentation de ses produits en énergie solaire.

Installée depuis  Octobre 2010 à Bangui, et à cause des difficultés liées au local devant  abriter ses services, la direction générale de cette société a présenté au cours d’un point de presse les gammes variées et larges de ses produits utilisables avec l’énergie solaire.

Il n’a pas manqué d’entretenir l’assistance de ses rapports avec ses partenaires comme Solar 23 et Inveneo.

Et  comme toute société à caractère commercial, un accent a été mis sur les modalités de paiement pour une éventuelle installation, etc.

Le directeur général a donné rendez-vous aux Centrafricains pour le 6 juin,  date à laquelle les portes de ses locaux s’ouvriront.

Pour le directeur général Fabrice Yanou, cette société a été créée  pour pallier aux difficultés rencontrées par les centrafricains  dans la fourniture de l’électricité et aussi proposer des solutions alternatives à certains centrafricains déçus par l’Energie Centrafricaine (Enerca).

« J’ai la même réaction qu’un jeune père qui découvre  qu’il a un bébé. C’est une belle aventure. C’est une belle aventure à laquelle nous croyons. Et elle est vraiment porteuse d’espoir »,  a confié, le directeur général Fabrice Yanou.

« Nous sommes conscients du gros potentiel de l’énergie solaire en Centrafrique et nous essayons de tirer des leçons quant à ce qui s’est passé ultérieurement dans notre pays », a-t-i poursuivi , ajoutant qu’il s’agit de  garantir aux centrafricains un produit et service de qualité,  gage du sérieux  nécessaire à Watila qui veut atteindre ses objectifs.

Selon le directeur général, avec l’utilisation de l’énergie solaire, le centrafricain aura zéro facture à payer et l’environnement ne sera pas pollué.  Il n’y aura pas non plus de bruits dus  au vrombissement des moteurs, et enfin zéro carburant à utiliser.

 Selon des cadres,  Watila a pour mission de promouvoir l’utilisation de l’énergie solaire en Centrafrique afin de donner aux populations une indépendance énergétique considérable.

Kabongo, Ai Bangui

 

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16 mai 2011 1 16 /05 /mai /2011 14:13

 

 

 

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Bangui, 16 mai 2011 (C.A.P) - Depuis ce matin, les habitants des quartiers Gobongo et Combattants sont descendus massivement dans la rue, précisément au carrefour des avenues Mbaikoua et des Martyrs à la hauteur du Commissariat du 8ème arrondissement afin de protester contre les délestages chroniques qui les privent depuis des semaines voire des mois de courant électrique.

 

Leur objectif est de barrer l'accès de l'aéroport international Bangui Mpoko afin d'attirer l'attention des autorités de Bangui sur la situation dont ils souffrent depuis des lustres. Les forces de répression sont également déployés sur les lieux où des affrontements sont à craindre. 

 

La fourniture du courant électrique et d'eau potable est devenue un souci majeur des Banguissois ces temps derniers et ne peut que déboucher sur des manifestations de rue car la situation est de plus en plus insupportable pour les banguissois. C'est un des domaines où le bilan des huit années du pouvoir de Bozizé et Ndoutingai  est des plus catastrophique.  

 

 

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15 mai 2011 7 15 /05 /mai /2011 22:51

 

 

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Ai- Rca- Samedi, 14 Mai 2011 10:28 - Le Président du Haut Conseil de la Communication (HCC) Pierre Sammy Mackfoy, a présidé le 13 mai au Centre Culturel Bé-Oko à Bangui la cérémonie de signature de la convention  d’installation et d’exploitation d’une station de télévision analogique privée et la remise d’autorisation de fréquence de la Télévision Chrétienne Bé-Oko (TVCB) à l’Ong Ambassade Chrétienne.  

C’était en présence des trois membres du gouvernement. Il s’agissait entre autres des ministres de la Coopération internationale Dorothée Malenzapa, de la justice de moralisation Firmin Féindiro et de la communication Alfred Tainga Poloko, ainsi que le  représentant du ministre délégué à la défense le Colonel Syla.

Dans la présentation du dossier de la TVCB, faite par le Haut Conseiller Mangamba,  un accent particulier a été mis sur  les aspects techniques de la future télévision qui, disposant d’un émetteur d’un kilowatt, diffusera ces programmes en onde hertzienne sur le canal 23 de la Bande UHF sur 487,25 Mégahertz fréquences porteuses de vidéo  et sur 493,75 Mégahertz fréquence porteuse de son.

Selon ce même dossier, les programmes de la TVCB commenceront à, partir de 12H et se termineront à 21H50 heures locales soit 10 heures d’émissions de programme par jour avec au début un personnel au nombre de 15 qui serait augmenté progressivement jusqu’à 35 en 2015.

« Les émissions produites localement comprennent essentiellement les émissions de télévision d’expression chrétienne et d’information, des magazines économiques, éducatifs, culturels, sportifs de service ou de découvert. Un journal d’information quotidienne de 5 minutes minimum consacré  à l’actualité nationale et internationale »,  précise le dossier.

Le directeur général de la TVCB, le Pasteur Josué Binoua, ministre de l’administration du territoire et de la décentralisation a dans son mot de bienvenue, tout d’abord rendu grâce au Dieu Créateur qui a exaucé la prière des Centrafricains et remercié le président de la république pour son appui multiforme pour la concrétisation de ce projet.

« En initiant ce projet, l’ambassade chrétienne pour sa part compte faire de cet outil un moyen d’éducation, de sensibilisation et de mobilisation en faveur des bonnes mœurs, les bonnes mœurs de la paix, du progrès social, du développement économique et social environnemental, culturel de la République Centrafricaine » a expliqué le directeur général

Pour le promoteur de cette télévision, la TVCB, après la Télévision Centrafricaine (TVCA), accompagnera la RCA dans sa marche  en avant dans la consolidation de la démocratie.

Il a par ailleurs lancé un appel pour un levé de fonds à hauteur de 65 millions de francs CFA pour la mise en route d’ici trois mois de la TVCB, parce que l’étude de faisabilité exige ces fonds en plus de bâtiments que dispose déjà l’Ong Ambassade Chrétienne.

« Lorsque le  HCC accorde une autorisation, il nous est imparti dans le cahier de charge trois mois pour réaliser le projet » a-t-il fait savoir.

Appel qui a eu un écho favorable puisque le Ministre de la Communication Alfred Poloko a accepté de donner comme sa propre contribution  65 mille francs CFA.

En réponse au directeur général de la TVCB, le Président du Haut Conseil de la Communication (HCC) Pierre Sammy Mackfoy s’est dit très touché de la patience dont a fait montre M Josué Binoua depuis qu’il a introduit son dossier pour le projet de lancer une chaîne de télévision privée chrétienne.

« En plus de l’œuvre gigantesque que vous conduisez avec succès à travers l’Ong Ambassade Chrétienne, vous venez aujourd’hui d’ajouter un chapitre merveilleux qui portera très haut votre contribution au développement de notre pays »,  a déclaré M Mackfoy avant d’inviter les autres compatriotes à suivre l’exemple du Pasteur Binoua.

Le Président du HCC, espère voir, la TVCB, à l’instar des autres comme LMTV, TF1 France, en plus des informations générales,  offrir les dimanches des belles séquences de culte religieux.

« La naissance de la TVCB est un instrument pour les Chrétiens de Centrafrique. La naissance de TVCB est l’un des outils nécessaires pour permettre la moralisation de nos mœurs sur toute l’étendue du territoire »,  a témoigné le Ministre de la Justice et de la Moralisation Firmin Féindiro, interrogé par l’agence Ai.

Il est revenu sur l’appel lancé par le promoteur de la TVCB pour qui  « celui ou celle qui va répondre à l’appel du directeur général Josué Binoua, pour donner sa contribution, participera aussi à la recherche des  âmes pour le Seigneur ».

Pour le Ministre Féindiro, la TVCB est un puissant instrument pour la moralisation de l’administration, la conscientisation de la population et la sensibilisation sur la justice à tous les niveaux où se trouvent les Centrafricains.

De sources  gouvernementales, le dossier pour une autorisation relative à un projet de télévision chrétienne privée a été introduit auprès du Haut Conseil de la Communication depuis le 18 mai 2008 par l’Ong Ambassade Chrétienne.

Kabongo, Ai Bangui

 

La Centrafrique, un pays qui subit le contrecoup des crises régionales

 

Source : www.radiovaticana.org

 14/05/2011 18.09.19 - La République centrafricaine semble survivre entre le Tchad et le Soudan. Le Soudan a décidé de sa partition entre le nord et le sud le 9 janvier dernier. Cela a donné lieu à des combats préalables entre les deux parties. Au Tchad, la guerre est lancinante et continue. Sœur Joséphine Gueyazouia, directrice de l’œuvre Pontificale Missionnaire en République centrafricaine, est venue à Rome pour participer à l’assemblée annuelle des œuvres pontificales missionnaires. Interrogé par Marie-Agnès Georges, elle témoigne de l’impact des conflits régionaux sur son pays.

 

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13 mai 2011 5 13 /05 /mai /2011 15:57

 

 

 

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Ai- Rca- Vendredi, 13 Mai 2011 11:54 - Trois concentrateurs, une balance pour bébé et un tire-lait d’un montant total d’environ 2600 euros. 

Telle est la valeur du don que le Centre Pédiatrique de l’Ong Emergency a fait le 12 mai en faveur du Complexe Pédiatrique de Bangui.

C’est le directeur du Centre Pédiatrique de l’Ong Emergency, le Dr Massimo, d’origine italienne, qui a remis  ces matériels au directeur du Complexe Pédiatrique de Bangui, le Dr Chrysostome Ngondji, en présence du personnel soignant dudit centre.

Ce don,  selon une source hospitalière,  vient combler un déficit identifié au sein du complexe et exposé aux partenaires. Ces difficultés se résument au manque de l’oxygène, aux médicaments et le salaire trop élevé du personnel par rapport aux recettes fournies par le complexe.

« L’oxygène pour les enfants c’est la vie. Cela n’est pas un luxe parce que, le médecin peut donner les médicaments, mais s’il n’y a pas l’oxygène pour le premier jour l’enfant peur mourir » a fait savoir  le directeur du Centre Pédiatrique Emergnecy, Dr Maassimo.

A l’en croire, les trois concentrateurs ne suffisent pas. Parce que la vie des enfants est précieuse. « La vie des  enfants du centre pédiatrique Emergency n’est pas différente de celle des enfants qui sont au Complexe Pédiatrique de Bangui », a-t-il fait remarquer, avant d’ajouter : « l’Ong Emergency est toujours prête à aider le complexe pédiatrique parce que ces enfants sont tous de Centrafrique.»

« Malgré la structure très pauvre du complexe pédiatrique on continuera à travailler avec Dr Ngondji et je demanderai à tout le monde d’aider le complexe comme l’a fait l’Ong Emergnecy », a-t-il ajouté.

« Nous avons aussi donné un tire-lait pour les mères qui ont des prématurés. Cette machine permet aux mères d’extraire leur lait et de le mettre dans les biberons pour leurs bébés prématurés » a expliqué  le Dr Massino, revenant  sur l’avantage de ce matériel qui va,  pendant la première semaine  produire beaucoup de lait.

« Quand on a identifié un problème de manière très claire, à ce moment-là, la solution va suivre. Que cela ne soit pas seulement  de la théorie. Il faut que cela soit du concret et voilà  du concret »,  a indiqué le directeur du Complexe Pédiatrique, le Dr Chrysostome Ngondji, exprimant sa  joie de voir ces différentes démarches auprès des partenaires porter des fruits.

Kabongo, Ai Bangui

 

NDLR : Comment peut-on expliquer la démission totale du gouvernement centrafricain devant la nécessité d'assurer un minimum d'équipement au complexe pédiatrique de Bangui ? Il suffit seulement d'économiser sur l'acquisition de deux ou trois 4x4 ministériels et le tour est joué pour doter cette structure sanitaire de tire-lait et autre kit d'oxygène. Ce qui manque le plus est surtout et malheureusement la volonté politique de résoudre ces question.

 

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12 mai 2011 4 12 /05 /mai /2011 23:25

 

 

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Les deux articles qui suivent, le premier sur la corruption dans les hôpitaux de Bangui et le second sur au sujet de la crise postélectorale et de la situation du pays avec les arrestations et détentions arbitraires que dénonce l'UE, et qui ont fait l'objet de nos plus récentes parutions ont suscité l'indignation et le sentiment de révolte d'un compatriote de surcroît pasteur, qui a tenu à réagir par écrit et à grand coup de citations bibliques. Il considère que  "Trop d'innocents ont payé de leurs vies l'indélicatesse des cadres du pays. C'est tout simplement révoltant, et je ne me serais pas du tout senti à l'aise en me taisant sur de tels scandales, surtout quand ils surviennent dans un domaine aussi vital pour tous, grands et petits, comme la santé". Puisse-t-il être au moins entendu !

 

Rédaction C.A.P

 

 

Les ONG dénoncent la corruption dans le secteur de la santé

Radio Ndéké Luka Mercredi, 11 Mai 2011 13:25

« Inutile de se rendre à l’hôpital, si on ne dispose pas d’argent. Les rackets se multiplient et coûtent la vie à beaucoup de centrafricains ». Ce constat préoccupe les Organisations de la Société civile centrafricaine. A travers le CIONGCA (Conseil Inter ONG en Centrafrique), elles viennent de monter au créneau ce jeudi 11 mai 2011, pour dénoncer  les disfonctionnements constatés au sein des services publics de la santé.

L’élément déclencheur de cette dénonciation remonte au décès week-end dernier d’une femme professeur à l’Université de Bangui suite à un manque de soins lors d’un accouchement.

Modeste Gonda, président du CIONGCA s’est saisi de cette situation pour interpeller le 29 avril dernier, le Médiateur de la République. Il a conduit une délégation du CIONGA reçue dans la journée du 10 mai 2011, par Mgr Pomodimo, médiateur.

La société civile demande l’ouverture d’une enquête afin de faire la lumière sur la défaillance médicale qui est la cause du décès de cette jeune scientifique de l’Université de Bangui. Le CIONGA fait déjà remarquer qu’il y avait ce jour-là absence d’un médecin à l’Hôpital due au fait que les médecins préfèrent travailler dans leurs cliniques privées aux heures où ils devraient être dans les services publics.

La corruption est aussi mentionnée dans la requête présentée au Médiateur. De l’avis du CIONGA, c’est l’un des plus grands maux des hôpitaux en Centrafrique. Le phénomène ne concerne pas seulement les médecins, mais tout le personnel de santé est affecté. Il consiste à conditionner les soins à donner à un patient à des frais parallèles. Sans argent, le patient est appelé à rentrer chez lui quitte à mourir.

Le CIONGA plaide pour des soins de « qualité » en faveur de tous les patients en quête de santé.

Il faut dire qu’il y a une semaine, lors de la première visite du nouveau ministre de la santé à l’hôpital Communautaire, le personnel avait décrié le manque du plateau technique ainsi que le nombre limité des ressources humaines. Des contraintes qui freinent une large couverture sanitaire pour l’ensemble du pays.

Source : http://centrafrique-presse.over-blog.com/article-nouv-73655996.html

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Jeudi 12 mai 2011 4 12 /05 /Mai /2011 01:14

Centrafrique : Guy Samzun de l’UE apprécie le rapport des experts sur les élections

 

Par Fleury Koursany - 11/05/2011 JDB

C’était au siège de l’Union européenne (UE), à Bangui en présence des journalistes

Selon le diplomate européen, le Président de la République Centrafricaine leur avait a accordé avec l’Ambassadeur Haut représentant de la France en République Centrafricaine, Jean-Pierre Vidon, une audience au cours de laquelle ils ont débattu de plusieurs points. Le premier point discuté avec le président centrafricain, selon Guy Samzun, c’est la lettre de Mme Ashton, Haute Représentante de la politique étrangère, Vice-présidente de la commission européenne qui «appelait en substance les inquiétudes de l’Union Européenne dans ce processus électoral et qui incitait fortement la Cour Constitutionnelle à faire son travail en toute impartialité et toute équité avec tout le professionnalisme».

A propos des élections qui se sont déroulées en République Centrafricaine et le rapport plus ou moins explosif des experts de l’Union européenne, Guy Samzun déclare «ce rapport n’était pas de l’Union Européenne, mais plutôt des experts internationaux qui ont travaillé sur le financement de l’Union Européenne, sur le modèle européen. Ce rapport est trop inquiétant pour la démocratie en République Centrafricaine », car «de nombreuses irrégularités ont été relevées à savoir, des problèmes de dysfonctionnement, de désorganisations, de fraudes massives, de manipulations et de pressions des hommes et des femmes politiques, des autorités administratives et des forces de sécurité pour terroriser les électeurs et certains candidats. Ce rapport est la juste confirmation des faits. C’est tout ce qui a fait que l’Union Européenne et ses Etats membres qui défendent les valeurs démocratiques trouvent cela pénible».

  Les trois personnalités ont aussi débattu du communiqué de la porte-parole de Mme Ashton en ce qui concerne les restrictions à la liberté d’aller et venir en Centrafrique. Selon le diplomate européen, «les nombreuses barrières érigées sur des axes des provinces: sur ces barrières il s’y passe des choses peu orthodoxes empêchant certains citoyens centrafricains de circuler librement». A cela, il faut ajouter les quelques cas de détention et d’arrestations arbitraires en Centrafrique. Comme la décision du Chef de l’Etat d’empêcher une certaine catégorie de leaders politiques surtout de l’opposition, «même pour des raisons sanitaires» de quitter le territoire national.

 

Guy Samzun a également noté qu’avec le Chef de l’Etat, ils ont débattu de la situation des personnes détenues dans le cadre de l’affaire Rayan (du nom du supermarché qui avait été incendié). Allusion est ici faite aux membres la famille de Me Symphorien Balemby et de Jean Daniel Dengou arbitrairement mis aux arrêts depuis lors sans chef d’accusation tout en étant encore détenus à la prison de Bossémbélé, le cas du candidat Apollinaire Mbesa du parti RDC (Rassemblement Démocratique Centrafricain) sans pour autant oublier les multiples pressions faites sur Maître Fleury Hotto. Pour conclure, le diplomate européen a clairement mentionné qu’il a demandé au chef de l’Etat «de trouver tous les moyens pour ouvrir un dialogue entre les hommes politiques», selon l’article 8 de l’accord de Cotonou, seul moyen de sauver la facette de la tension postélectorale et la démocratie en République Centrafricaine. «L’Union Européenne n’est pas présente en République Centrafricaine pour des polémiques mais plutôt pour accompagner, aider, conseiller dans le bon sens», précise enfin Monsieur Guy Samzun.

 

Source : http://centrafrique-presse.over-blog.com/article-centrafrique-guy-samzun-de-l-ue-apprecie-le-rapport-des-experts-sur-les-elections-73656112.html

 

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CENTRAFRIQUE : LE GOUFFRE MORAL ET SPIRITUEL (1)

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Quand nous vivons ou lisons des évènements choquants tels que ceux rapportés par les deux articles nationaux du jour publiés plus tôt, nous ne pouvons que nous demander pourquoi tant de souffrances et de frustrations, parfaitement injustes, et donc révoltantes, pour les plus démunis d’une société comme celle du Centrafrique, naguère stable et prospère, du moins dans ses potentialités socio-économiques et son projet initial d’une vie de concorde épanouie. Ultimement,  on est fondé à se demander à quand la fin de ce cauchemar absolument immoral,  et donc insupportable ?

I. L’INJUSTICE HUMAINE : CAUSE FONDAMENTALE DE LA SOUFFRANCE DES CENTRAFRICAINS

Beaucoup recherchent la cause de la souffrance nationale actuelle dans des domaines autres que moral et spirituel :

  • Soit parce qu’ils ne connaissent pas le Seigneur des cieux, Créateur de toutes choses, y compris de la nation centrafricaine, héritage comme d’autres nations de Jésus-Christ (cf. Psaume 2), qui a établi Sa Loi Morale, infaillible et intransigeante en fonction de laquelle toute conduite doit se déployer, au ciel comme sur la terre des vivants ;
  • Soit parce qu’ils font délibérément le choix d’ignorer ces exigences morales de Dieu, car trop dures pour eux-mêmes mais, bien entendu, exigibles à souhait de la part des autres, surtout quand ce sont nos intérêts à nous qui sont en jeu…

Allons droit au but et constatons, premièrement, avec la Bible, que le Seigneur Dieu, dans Son essence-même, est un Dieu d’une justice à jamais parfaite et équitable et qui, par conséquent, jamais ne tiendra « le coupable pour innocent » (Exode 34 : 7), autrement, Il Se déjugerait et alors, plus jamais Il ne sera Dieu.

En foi de quoi, faire la politique de l’autruche par rapport à cette justice divine implacable et incontournable ne change rien aux données du problème de l’injustice dans le monde : elle existe, éternellement d’une part et, de l’autre, qu’on le veuille ou pas, elle s’exercera en l’encontre de quiconque l’enfreint, grand ou petit, mais à son heure, car ce Dieu, qui l’a souverainement établie, sait aussi laisser sa chance au coupable afin qu’il se détourne, volontairement et  à temps, du mal qu’il pratique continuellement, et qu’ainsi il vive, selon qu’il est écrit :

« 6  L’Éternel passa devant lui en proclamant : L’Éternel, l’Éternel, Dieu compatissant et qui fait grâce, lent à la colère, riche en bienveillance et en fidélité, 7  qui conserve sa bienveillance jusqu’à mille générations, qui pardonne la faute, le crime et le péché, mais qui ne tient pas (le coupable) pour innocent… » (Exode 34 : 6 – 7),

Et :

« 11  Dis-leur : Aussi vrai que je suis vivant, le Seigneur, l’Eternel, le déclare, je ne prends aucun plaisir à la mort du méchant, je désire qu’il abandonne sa conduite et qu’il vive. Détournez-vous, détournez-vous donc de votre mauvaise conduite ! Pourquoi devriez-vous mourir, gens d’Israël ? » (Ézéchiel 33 : 11).

Ceux, par conséquent, qui prennent un malin plaisir à en faire voir de toutes les couleurs aux autres et, plus particulièrement, à ceux qui ne peuvent se défendre, ont tout intérêt, s’ils ne veulent pas être atteints dans leur vie-même, au moment où ils s’y attendent le moins du monde, ont tout intérêt à arrêter immédiatement leurs méfaits : la patience de Dieu n’est jamais illimitée ; tôt ou tard elle prendra fin. Radicalement. Et alors, en toute honnêteté, s’ils en sont encore capables, ils doivent admettre que leur extrême méchanceté a fini par les atteindre, et non Dieu ; ils ont fini par récolter ce qu’ils ont eux-mêmes semé, en abondance, contre la vie des autres.

En second lieu, sachons qu’il est fallacieux, oui : fallacieux, de lier ces actes d’injustice flagrante à des questions d’ordre économique, pour la simple raison que, concrètement, les paysans de l’arrière-pays, plus démunis économiquement que les puissants du pays, ne commettent pas d’injustices, parce qu’ils sont pauvres, à l’égard de leurs voisins ! Au contraire : quand par nécessité un paysan prélève une patate, un tubercule de manioc ou des légumes dans le champ d’un autre, il prend soin, dès le soir venu, d’aller en prévenir le propriétaire du champ, et de lui en expliquer la raison : la faim. Et rien qu’elle. C’est ce qui s’appelle de l’intégrité morale dans les relations citoyennes bien comprises, facteur de paix sociale et de stabilité dans les rapports humains au sein de toute communauté humaine digne de ce nom. 

Si donc un pauvre a le toupet de se montrer intègre dans sa conduite envers autrui et cela, en dépit de son extrême pauvreté, je ne vois personnellement pas à quel titre quelqu’un de mieux nanti justifierait ses actes injustes caractérisés à l’égard de moins nanti que lui.

En somme, prétexter de l’extrême pauvreté du pays, due par ailleurs à la gestion sciemment calamiteuse des ressources dont il recèle et cela, depuis des décennies, pour faire fi de toute droiture morale dans l’exercice de sa profession est un crime, vu le nombre surélevé des victimes innocentes qui en payent le prix. De leurs vies, en plus ! Que ceux qui, à tous les échelons de la hiérarchie sociale de la nation, y compris au sein de l’Église, se complaisent dans ce déni, abject, d’intégrité morale, se mettent un seul instant à la place de leurs victimes et admettent alors, pour valider leur position, si inique et criminelle, que leur propre vie vaut beaucoup moins que la nécessité de corruption à eux imposée. À ce rythme, combien de pauvres innocents survivront-ils encore dans le pays, d’ici quelques années ?

Et l’on s’étonne que le pays continue allègrement sa descente aux enfers, manifestation explicite de la colère divine contre le mal délibéré des-uns et des autres…

II. L’IDÔLATRIE : UNE ABOMINATION COUPABLE AUX YEUX DE L’ÉTERNEL DES CIEUX

La seconde véritable raison, qui appelle la malédiction de Dieu sur notre pays, plutôt que Sa bénédiction, relève de la propension des habitants du pays, indistinctement, à vouer un culte à de fausses divinités, incapables de faire le moindre bien à quiconque les invoque et, surtout, à les délivrer de la mort, quand celle-ci à grands pas avance vers sa victime.

Cette vérité, cardinale pour le bien-être des individus aussi bien que de toute nation, peut se vérifier aisément par les Écritures, qui affirment de la part du Dieu vivant pleinement révélé en Son Fils Jésus-Christ :

« 3 Tu n’auras pas d’autre dieu que moi. 4  Tu ne te feras pas d’idole ni de représentation quelconque de ce qui se trouve en haut dans le ciel, ici–bas sur la terre, ou dans les eaux plus bas que la terre. 5  Tu ne te prosterneras pas devant de telles idoles et tu ne leur rendras pas de culte, car moi, l’Eternel, ton Dieu, je suis un Dieu qui ne tolère aucun rival : je punis les fils pour la faute de leur père, jusqu’à la troisième, voire la quatrième génération de ceux qui me haïssent. 6  Mais j’agis avec amour jusqu’à la millième génération envers ceux qui m’aiment et qui obéissent à mes commandements » (Exode 20 : 3 – 6).

Historiquement, Canaan a été envahi et conquis par Israël pour cette raison d’idolâtrie :

« 9 Lorsque tu seras entré dans le pays que l’Éternel, ton Dieu, te donne, tu n’apprendras pas à imiter les pratiques horribles de ces nations-là. 10  Qu’on ne trouve chez toi personne qui fasse passer son fils ou sa fille par le feu, personne qui se livre à la divination, qui tire des présages, qui ait recours à des techniques occultes ou à la sorcellerie, 11  qui jette des sorts, personne qui consulte ceux qui évoquent les esprits ou prédisent l’avenir, personne qui interroge les morts. 12  En effet, quiconque se livre à ces pratiques est en horreur à l’Éternel ; et c’est à cause de ces horreurs que l’Éternel, ton Dieu, va déposséder ces nations devant toi. 13  Tu seras entièrement (consacré) à l’Éternel, ton Dieu. 14  Car ces nations que tu déposséderas écoutent les tireurs de présages et les devins ; mais à toi, l’Éternel, ton Dieu, ne le permet pas » (Deutéronome 18 : 9 – 14).

Puis s’en est suivi un avertissement des plus solennels à Israël :

« 19  Mais si vous en venez à oublier l’Eternel votre Dieu, et à rendre un culte à d’autres dieux, à les servir et à vous prosterner devant eux, je vous avertis aujourd’hui que vous périrez totalement. 20  Vous périrez comme les nations que l’Eternel votre Dieu va faire périr devant vous, parce que vous ne lui aurez pas obéi » (Deutéronome 9 : 19 – 20).

Mais alors, toujours au plan historique : l’Assyrie et Babylone ne vous disent-ils rien, par rapport à Israël ?

En 735 avant J.C., Tiglath-Piléser de l’empire assyrien conquit le nord puis l’est du pays, et en déporta les habitants (2 Rois 15 : 29). Plus tard, Salmanasar attaqua Samarie, capitale du Royaume israélien du Nord, et en prit possession en 721 avant J.C.  De la sorte, dix tribus d’Israël furent déportées, loin de la Terre Promise, pour cause d’abomination, et conformément à l’avertissement initialement reçu de Dieu (2 Rois 17 : 1 – 23).

Les deux dernières tribus, Juda et Benjamin, furent, à leur tour, déportées à Babylone en 597 avant J.C., par le roi Nébucadnetsar, pour les mêmes raisons. Comme quoi ce n’est jamais en vain que l’Éternel des cieux parle à Ses créatures, fussent-elles haut placées dans la société, ou non.

Pour ce qui est du Centrafrique, il y a lieu de craindre profondément la même sanction divine, depuis que ses élites aussi bien que les manants, en passant par les faux chrétiens au sein de l’Église de Jésus-Christ, passent leur temps à fréquenter les devins et autres guérisseurs de haute volée établis dans la société, et à se parer de gris-gris et autres bidules susceptibles de les protéger… mieux que Dieu… Pour preuve : le pays ne dispose-t-il plus, depuis au moins trois décennies, que de frontières poreuses, présageant du pire si la foi fallacieuse en des dieux fallacieux et impotents continue de se pratiquer, avec abnégation et sous divers prétextes, à travers l’ensemble du pays ?

Frères et sœurs centrafricains, très chers compatriotes, qui avez du prix aux yeux de notre Créateur : refreinons notre ardeur démentielle à détruire injustement et sciemment la vie de nos concitoyens, et à courir après des dieux dont les limites sont manifestes : ils ne peuvent délivrer ni de la pauvreté et, encore moins, de la mort. Pour ceux qui connaissent le Seigneur mais qui se sont éloignés de Ses préceptes moraux vitaux, il est encore temps de revenir à Lui, de tout cœur, pour être pardonnés et rétablis, auprès de Lui, dans un culte raisonnable et saint.

Pour ceux qui ne Le connaissent pas encore personnellement, il faut Lui faire confiance et, concrètement, Le prendre au mot, chaque jour qu’il donne à vivre, en Lui apportant tout souci personnel, de tous ordres, car le Dieu qui ne ment jamais et qui, jamais, ne déçoit quiconque vient sincèrement à Lui, a pris, sur Son Honneur éternel, l’engagement formel suivant :

« 28  Venez à moi, vous tous qui êtes accablés sous le poids d’un lourd fardeau, et je vous donnerai du repos. 29  Prenez mon joug sur vous et mettez-vous à mon école, car je suis doux et humble de coeur, et vous trouverez le repos pour vous–mêmes. 30  Oui, mon joug est facile à porter et la charge que je vous impose est légère » (Matthieu 11 : 28 – 30).

Dans les années 70, je comptais moi-même, sans fausse honte, parmi ceux qui doutaient de la véracité de Sa Parole mais qui, par pure grâce, ont pu expérimenter, par la suite, la réalité de Son existence ainsi que Son extraordinaire puissance à tranformer, moralement, un cœur en le mutant, pour toujours, de la méchanceté quotidienne à un désir irréversible de sainteté, de paix et de justice.

Ne voulez-vous pas, vous aussi, Lui offrir la chance, unique, de faire de vous des citoyens toujours bien disposés à l’égard de leurs semblables, même à l’égard de leurs ennemis qui, c’est connu, ne recherchent rien d’autre que leur mort ?

C’est là, me semble-t-il, le seul point véritable de départ d’une vie citoyenne définitivement intègre et apaisée, source d’un bonheur inestimable et concret pour quiconque en bénéficie, en dépit de la dureté de la vie. Soyons, les-uns et les autres, des ambassadeurs intègres et consacrés de la paix sociale, en tout temps, pour une vie nationale apaisée et juste !

C. MABADA-MABAYE – Pasteur

 

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12 mai 2011 4 12 /05 /mai /2011 00:05

 

 

 

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Par Kpangbandjé - 10/05/2011 JDB

Les occupants sont à l’hôpital Communautaire de Bangui où ils reçoivent des soins

 

Une voiture de marque Nissan-sunny B14, de couleur rouge immatriculée DH 101 BG, est tombée dans le pont défectueux de Sica-Castors sur l’avenue de France dans la nuit du samedi 7 mai dernier avec à son bord deux personnes, un homme (le conducteur) et une femme de retour d’une soirée. Selon des témoins, le conducteur était ivre et roulait à une vitesse inquiétante malgré l’état dégradant de l’avenue. Les quelques personnes qui passaient par-là, sont venues porter secours aux accidentés en les transportant à l’hôpital Communautaire de Bangui où ils continuent de suivre des soins en ce moment.

 Selon certaines indiscrétions, la voiture étant en panne, était dans un garage en réparation mais le conducteur l’aurait prise sans le consentement du propriétaire. Rappelons que le pont sur lequel s’est produit l’accident, s’est écroulé depuis près d’un an après une forte pluie. A ce jour, au lieu de réparer complètement ce pont, la mairie a juste fait dévier le passage en faisant mettre du gravier sur le côté. En attendant, le pont défectueux continuera-t-il de faire des victimes?

 

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10 mai 2011 2 10 /05 /mai /2011 16:30

 

 

 

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                     écoles dans des villages de Paoua Nord

 

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Quelques vues de la réalité de l'école en Centrafrique

 

 

Radio Ndéké Luka Mardi, 10 Mai 2011 12:19

La Centrafrique, dernière au classement des pays africains pour les investissements dans le domaine de l’Education. Un rapport de l’Unesco, publié récemment, classe la RCA parmi les mauvais élèves pour ce qui est des sommes investies au cours des dix dernières années dans le secteur scolaire.

Selon ce rapport, les sommes investies ces dix dernières années dans l’éducation en Afrique subsaharienne portent leurs fruits et permettent une scolarisation sans précédent presque partout sur le continent, sauf en Centrafrique.

Dans le même groupe des mauvais élèves, il y a la Guinée, Madagascar, le Rwanda, la Sierra Leone et l’Ouganda. Ces pays consentent un investissement de moins de 100 $, soit environ 45.000 francs CFA par élève et par an. Mais le seul pays à avoir régressé, c’est encore la RCA. Bangui a réduit ses dépenses en éducation de 1,7 % entre 1999 et 2009. Dans la même période les autres pays d’Afrique subsaharienne ont augmenté leur budget en faveur pour l’éducation de 6%.

Pourquoi ce mauvais classement de la Centrafrique? Dans le nord du pays, pour ne citer que cet exemple, des décennies de violences politiques ont causé beaucoup de destruction et de nombreux déplacements. Le secteur de l'éducation a été gravement touché par une sévère pénurie d'enseignants et d'infrastructures adéquates. Pour des milliers d'enfants, la classe ne se déroule pas dans de solides bâtiments en briques, mais dans des  écoles de brousse rudimentaires.

Les besoins sont immenses et les fonds insuffisants. Il faut davantage d'infrastructures appropriées et plus d'enseignants qualifiés. Dans de nombreuses régions, à cause de la peur des attaques des rebelles, les enseignants nommés par le gouvernement refusent d'être mutés.

Hormis le cas notable de la RCA, c’est « Mention assez bien » pour l’investissement éducatif en Afrique. Ce rapport de l’Unesco détaille les progrès réalisés par l’Afrique subsaharienne en matière d’éducation au cours de la dernière décennie. Un bilan qui se veut plutôt encourageant dans l’ensemble.

Des pays tels que le Burundi et le Mozambique sont parmi les premiers de la classe. Le Sénégal, l’Angola, l’Éthiopie et le Cameroun, sont également parmi les bons élèves, avec une augmentation de plus de 10 % de leurs dépenses éducatives. Autres pays bien classés : le Botswana, Maurice et l’Afrique du Sud qui investissent chaque année plus de 1 000 $, 450 mille francs par écoliers du primaire, soit près de 10 fois plus que la RCA.

 

NDLR : Voilà les résultats de la gestion des affaires de la RCA par Bozizé et trois gouvernements successifs de son premier ministre Touadéra dont certains vantent à tort les prétendues compétences. Non seulement la RCA a le bonnet d’âne mais les enfants centrafricains, presqu’un peu partout dans le pays, souffrent de malnutrition sévère. Et bozizé ose affirmer qu’ils ont accompli beaucoup de progrès dans la gestion du pays. De quel pays parle-t-il ainsi ?

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10 mai 2011 2 10 /05 /mai /2011 00:49

 

 

 

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Radio Ndéké Luka Lundi, 09 Mai 2011 14:23

Depuis une dizaine de jours, il y a une pénurie d’eau dans la capitale centrafricaine. Selon les quartiers, la situation va de la baisse de pression à l’absence totale. Les images de femmes, seules ou en groupes, bassine vide en mains, allant à la recherche du précieux liquide, sont devenues banales. Elles parcourent ainsi parfois plusieurs kilomètres avant de trouver une fontaine publique disposant d’eau. Et là encore, il faut faire preuve de patience, placer sa bassine sur une file déjà longue de plusieurs dizaines de mètres.

La situation perdure. Elle est encore plus dramatique dans certaines arrondissements de la capitale, notamment ceux du 4ème, 8ème,  6ème, ainsi qu’au PK12.

A défaut des fontaines publiques souvent taries, les femmes se lèvent de grand matin pour se diriger vers les puits, malgré les longues distances à parcourir. « Si on sort à 5h de matin, on peut s’approvisionner avec un peu de chances, mais dépassée cette heure, il n’y a plus d’eau », a affirmé une femme qui attend dans la queue à Radio Ndeke Luka

Certaines personnes interrogées, affirment que le bidon d’eau de 20 litres se vend à 200 F CFA. « Nous sommes obligés de payer car, si à 9h nous n’arrivons pas à trouver de l’eau, il faut attendre jusqu’à 12h voir 16 h, car l’eau est coupée d’habitude à 8h30mn », disent-ils.

La population met en cause les responsables de la SODECA. Ces derniers, interrogés, promettent un retour à la normale pour bientôt, mais se refusent à être plus précis. Ils refusent en outre à donner une explication à ce manque d’eau. Il n’y a pas si longtemps, cette unique société de distribution d’eau en RCA avait été mise en cause  par la population, pour distribuer, à travers les robinets, une eau de fort mauvaise qualité.

 

Diarrhées et vomissement tuent 5 enfants par jour à Bangassou

Lundi, 09 Mai 2011 14:28

Que se passe-t-il donc à Bangassou (est de la RCA) ? La situation est devenue alarmante. 5 enfants meurent quotidiennement en moyenne au complexe pédiatrique de cette ville. Les maladies hydriques en sont les principales causes. L’information est confirmée ce lundi 9 mai 2011, par le correspondant de Radio Ndeke Luka.

Le constat est « amer » explique-t-il. « 3 à 4 enfants occupent le même lit, la pédiatrie manque de produits pharmaceutiques et personnel soignant qualifié. A titre d’exemple, les soins sont assurés par des secouristes, ce qui occasionne parfois le décès ou la paralysie des enfants, par manque de savoir-faire, de qualification ou simplement par négligence ».

Le médecin de la localité explique que « ce nombre élevé de mortalité infantile est provoqué par la fièvre, les diarrhées et vomissements. Une recrudescence due à la transition de la saison sèche à la saison pluvieuse, le manque d’eau potable, voire la consommation abusive des mangues ».

 

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7 mai 2011 6 07 /05 /mai /2011 00:39

 

 

archer Mbororo

 

 

 Radio Ndéké Luka Vendredi, 06 Mai 2011 12:08

Des archers Peuls Mbororo intervenant aux côtés des FACA, les forces armées centrafricaines. Des arcs contre les kalachnikovs. C’est le spectacle auquel on pourrait assister prochainement dans la zone minière de Bangassou (est de la RCA). En effet, dans le cadre de la lutte contre les attaques de LRA (Armée de Résistance du Seigneur), 25 archers, tous Peuls Mbororo viennent d’être recrutés.

Ils vont travailler à sécuriser les localités en collaboration avec l’armée centrafricaine. Selon le correspondant de Radio Ndeke Luka à Bangassou, l’initiative de faire appel à ces archers considérés comme redoutables dans le maniement de l’arc et craints pour leurs pouvoirs mystiques, viendrait des sociétés exploitant le diamant et dont les activités sont perturbées par les exactions de la rébellion ougandaise présente dans la région depuis plusieurs années.

Le correspondant de la radio explique encore que pour faire appel à un groupe d’archers, le ministère des Mines et celui de la Défense, ont donné leur accord.

Cette intervention d’archers pour des raisons de sécurité, n’est pas chose nouvelle en Centrafrique. Il faut rappeler que dans le Nord,  et devant l’incapacité des FACA à intervenir en brousse contre les Zaraguinas (coupeurs de route), les éleveurs ont dû rapidement s’organiser pour se défendre par eux-mêmes.

Les maires de communes d’élevage ont créé des groupes d’autodéfense armés d’arcs et de flèches empoisonnées pour protéger les troupeaux et intervenir à la place des autorités contre les coupeurs de route.

A présent, chaque commune d’élevage possède des compagnies d’archers qui assurent la sécurité des zones de pâturage. Les archers possèdent tous un « blindage » constitué d’amulettes qui les protègent contre les balles des armes automatiques utilisées par les Zaraguinas. Forts de cette « protection », leur détermination et leur intrépidité mettent souvent en déroute ces bandits de grand chemin.

Ces archers ne sont toujours pas reconnus par l’Etat Centrafricain, ils n’ont aucun statut ni aucune protection sociale. Seule la générosité des autres éleveurs et des maires de communes d’élevage leur permet de financer les missions de sécurisation.

 

NDLR : Cette situation est la conséquence de la démission totale de Bozizé et son gouvernement devant les énormes défis de sécurité qui se posent au pays et aux Centrafricains. Malheureusement les choses vont en s’empirant. Pourtant Bozizé et son fils Francis n'arrêtent pas d'acheter des armes. Ce dernier ne cesse d'effectuer des va et vient entre Paris et l'Ukraine depuis déjà plusieurs semaines, sans doute encore dans le but d'acquérir encore des armes, toujours des armes, pour en faire quoi, on se le demande !

 

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7 mai 2011 6 07 /05 /mai /2011 00:24

 

 

 

Mandaba Jean Michel

 

Radio Ndéké Luka Vendredi, 06 Mai 2011 15:25

Les jours se suivent mais ne ressemblent pas ! Le personnel de l’hôpital Communautaire de Bangui a été surpris par une visite inopinée jeudi 5 mai 2011, du ministre de la santé publique, Michel Mandaba. Par ce geste, le ministre a voulu se rendre compte par lui-même de l’effectivité de la présence du personnel et des problèmes liés au fonctionnement général de la structure de santé, une des principales de la capitale centrafricaine.

Cette visite la première du genre par le nouveau locataire de ce ministère, intervient quelques jours après le lancement du projet intitulé « Financement basé sur les Résultats » recommandé par les partenaires au développement. Un projet testé avec succès sur d’autres cieux africains.

Il faut dire la prestation du personnel soignant de cet Hôpital Communautaire de Bangui a toujours été décriée par le public. Parents ou malades reprochent souvent à ces derniers de fréquents cas de rackets, vente illicite de médicaments et erreurs médicales.

Il y a un an le ministre sortant de ce département avait annoncé de mesures disciplinaires pour redresser le secteur sanitaire.

Selon docteur Romain Nguitizia, Directeur de cet hôpital interrogé par Radio Ndeke Luka, l’Hôpital communautaire « manque cruellement de ressources matérielles et humaines pour une réponse favorable aux patients. Cette visite vient à point nommé et constitue un réconfort pour l’équipe ».

Pour le ministre Mandaba, les problèmes « ne manquent toujours pas pour un tel service public. Un plaidoyer sera envisagé en direction du gouvernement pour améliorer la santé des centrafricains ».

 

 

NDLR : On ne voit a priori pas quel miracle fera le transfuge Jean Michel Mandaba qui vient de succéder à un autre transfuge avant lui à la tête de ce même département de la santé, un certain André Nalké Dorogo qui n’a réalisé aucun exploit dans la résolution des énormes problèmes de santé de la population et notamment ceux inextricables des véritables mouroirs que sont les hôpitaux de Bangui. Le mauvais fonctionnement des hôpitaux de la RCA en général et en particulier ceux de la capitale, au-delà des difficultés de toutes sortes et surtout du manque cruel de moyens matériels, est aussi et surtout dû à la corruption et à la vénalité du personnel médical qui rançonne littéralement les pauvres malades et leurs proches à une échelle absolument inouïe.

Sans une politique cohérente et hardie et une réelle volonté des gouvernants, ce qui ne pourra jamais être le cas avec la clique de prédateurs au pouvoir  en ce moment, on ne verra jamais le bout du tunnel, surtout pas avec les ministres débauchés qui ont d’ailleurs d’autres soucis plus pressants. N'est-ce pas avec comme ministre de la santé  Nalké Dorogo, pourtant ressortissant de la Mambéré-Kadéi, que cette préfecture a curieusement et davantage souffert de malnutrition infantile ? C'est donc la preuve que c'est la politique d'ensemble et la mauvaise gouvernance du gouvernement qui sont en cause. Les visites ponctuelles des ministres, n'y changeront rien.    

 

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