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16 juin 2011 4 16 /06 /juin /2011 16:05

 

 

 

 

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Radio Ndéké Luka Jeudi, 16 Juin 2011 13:08

En Centrafrique, une étude menée par le ministère des affaires sociales avec l’appui de l’UNICEF en 2004, évaluait le nombre des enfants de la rue à 6000. 7 ans après, les estimations indiquent que le nombre a considérablement augmenté. Plus de la moitié de ces enfants se trouvent à Bangui, selon les mêmes estimations.

La journée de l’enfant est célébrée ce 16 juin 2011 en Afrique et en Centrafrique a relancé le débat sur cette situation. Plusieurs manifestations ont été organisées pour commémorer la journée, qui a pour thème de l’année « Tous ensemble unissons-nous pour une action urgente en faveur des enfants de la rue ».

Plus de 500 enfants de la rue et autres enfants rendus vulnérables ont pris part dans la matinée à une manifestation organisée par le gouvernement à la Faculté théologique biblique de Bangui.

Danses traditionnelles, récits des poèmes et présentation théâtrale exécutés par les enfants, constituent la toile de fond de la cérémonie. La cérémonie a été présidée par le ministre de la santé Jean Michel MANDABA venu au nom de son homologue des Affaires Sociales, et la représentante intérimaire de l’UNICEF Christine NARE KABORE.

A Bouar dans la Nana Mambéré, les 250 enfants du Village d’Enfants SOS de la ville ont pris part à une marche pacifique organisée à leur intention. Selon Djoumngoto Djinara, directrice du village, « l’objectif de la marche est plaidé pour la cause des enfants en situation difficileIl faut reconnaitre cependant que cette journée est méconnue des parents de la ville de Bouar », a signalé le correspondant de Radio Ndeke Luka dans la ville.

La Journée de l’Enfant Africain est un événement annuel parrainé par l’Unicef. Il commémore le massacre des enfants de Soweto de 1976 par le régime de l’apartheid  en Afrique du Sud.

 

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16 juin 2011 4 16 /06 /juin /2011 02:43

 

 

 

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Par Kpangbandjé - 14/06/2011 JDB

Les populations du 3ème et 5ème arrondissement se plaignent du manque d’eau et d’électricité à Bangui

 

Dans la matinée du mardi 14 juin 2011, les 3ème et 5ème Arrondissement de Bangui étaient une fois de plus, secoués par une manifestation de la population qui se plaignait cette fois, d’un manque cruel d’eau et d’électricité dans le secteur depuis plus d’une semaine. Les deux avenues de France et Koudoukou étaient barricadées par les manifestants qui conditionnent la cessation de la manifestation par le rétablissement de l’eau et de la lumière. Pendant ce temps, le ministre en charge de l'énergie et de l'hydraulique a intervenu pour rétablir l'ordre. Quand bien même le slogan de la société centrafricaine de distribution d’eau en Centrafrique (SODECA) c’est «l’eau c’est la vie», ce n’est pas le cas dans les 3ème et 5ème Arrondissements de la ville de Bangui où, depuis plusieurs jours eau et électricité sont presque introuvables dans le secteur. Des femmes, récipients sur la tête, peuvent se rendre dans des quartiers lointains pour trouver de l’eau; parfois, on est obligé de boire de l’eau des puits, quand bien même dangereux pour la santé. Pour l’électricité, on n’en parle pas.

Pour essayer de chercher une solution à ce problème, la population, jeunes, femmes, hommes et même, des vieillards, sont descendus dans les rues hier afin de manifester leur mécontentement. Deux principales avenues de la ville de Bangui, notamment l’avenue Koudoukou et l’avenue de France étaient prises d’assaut toute la matinée jusque dans l’après -midi par ces manifestants décidés à mourir comme ils le chantaient devant les forces de l’ordre et de sécurité qui s’aventuraient sur les lieux hier. Des conducteurs de taxis étaient même violentés par la foule en colère. Or, pendant que les évènements se poursuivaient, le ministre Léopold Fatran de l’énergie et de l’hydraulique, a organisé dans la salle de conférence dudit département ministériel, une réunion de crise au cours de laquelle des notables et maires des deux arrondissements étaient invités.

Le membre du gouvernement a justifié ce manque d’eau dans les deux arrondissements par le fait qu’un tuyau au niveau de la Présidence de la République en allant vers le fleuve Oubangui était troué, ce qui n’a pas permis au château de ravitailler le secteur en difficulté. D’après le ministre, les techniciens de la Sodeca se sont mis à l’œuvre depuis le weekend dernier et ce problème est déjà résolu. Quant au manque d’électricité, il a poursuivi qu’un groupe a lâché au niveau de l’aéroport Bangui-M’Poko mais étant donné qu’il se situe dans la zone rouge où l’électricité ne doit en aucun cas faire défaut, il a fallu léser certaines zones pour l’alimenter.

Aussi, à la suite des évènements du km5 relatif au meurtre des deux enfants, le secteur ne doit pas être dans le noir afin d’éviter tout acte de banditisme ou d’insécurité, d’où la nécessité de léser une fois de plus certains secteurs pour le ravitailler. Malgré l’appel au calme du ministre, les manifestants n’ont pas lâché prise et continuent de barricader les avenues, les rues et même les ruelles. Depuis longtemps, le problème d’eau et d’électricité constitue un élément majeur mais malheureusement, ce problème est géré à la suite des manifestations. Est-ce à dire que les manifestations de la population sont la solution?

 

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16 juin 2011 4 16 /06 /juin /2011 02:10

 

 

 

 

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Journal de Bangui 15/06/2011 JDB

C’est par des barricades et des pneus tranchants que les populations du 5ème Arrondissement de Bangui sont sorties de leurs maisonnées

Ils ont revendiqué ce mardi, 14 juin 2011 l’eau et l’électricité devenues une denrée de luxe depuis plus d’une semaine dans leur localité. «Trop c’est trop», déclarent les jeunes du 5ème Arrondissement de Bangui qui sont obligés de prendre le contrôle de la rue pour faire entendre raison aux autorités centrafricaines. Tout a commencé au niveau du quartier Sara aux abords de l’Avenue de France dans la petite matinée du 14 juin 2011. Des pneus, des morceaux de bois, de fer, des vieilles carcasses de véhicules ont été exposés par des jeunes désabusés du coin qui entendent ainsi interpeller le gouvernement sur la nécessité de résoudre au plus vite le problème d’accès à l’eau et l’électricité dans cet Arrondissement quelque peu oublié depuis une semaine. A telle enseigne que les populations sont parfois obligées de parcourir des kilomètres pour se procurer cette denrée essentielle à la vie. «L’eau c’est la vie à-t-on coutume d’entendre dire les autorités centrafricaines mais en réalité, la Sodeca (Société de distribution des Eaux en Centrafrique) est en train de nous tuer à petit feu puisqu’elle nous prive de cette eau qui est vie», nous raconte Junior, un étudiant en Anthropologie qui a accepté prendre part aux manifestations.

Comme une trainée de poudre, la nouvelle est parvenue de l’autre côté de l’Avenue Koudoukou où les mêmes problèmes d’eau et d’électricité ont été enregistrés depuis plus d’une semaine. Immédiatement et par l’effet d’entrainement, les jeunes se sont aussi joints au mouvement en barricadant la voie qui mène au KM5 et des pneus ont été brulés au niveau du pont «Saye voir». Conséquence immédiate, des crépitements de balles en provenance du Commissariat du 5ème Arrondissement pour dissuader les jeunes manifestants à libérer la voie publique. Mais, déterminés qu’ils sont, les jeunes ont refusé d’obtempérer et exigent que l’eau et l’électricité soient reconduites dans leur arrondissement.

Pour ce qui est de la Sodeca, par un communiqué rendu public il y a quelques jours, les responsables de cette société justifient ce énième problème d’eau par le fait que des voleurs se sont accaparées de trois panneaux solaires installées sur la station de pompage d’eau. Ce qui met la société dans des difficultés d’approvisionnement en eau potable, certains Arrondissements de la Capitale centrafricaine. Du côté de l’Enerca (Energie Centrafricaine), certains responsables contactés à cet effet se sont déclinés, se contentant seulement de signifier «qu’il faut comprendre que la société a des difficultés et qu’elle n’est pas en mesure de fournir l’électricité à tout le monde».

Mais au 5ème arrondissement de Bangui, on ne comprend pas que l’électricité puisse être coupée dans les maisons d’habitation, les commerces et autres structures ralentissant ainsi les activités économiques dans la zone alors que même à 12 heures du matin, les lampadaires publiques sont encore allumés. «Ils nous envoient l’électricité quand ils sont de bonne humeur et souvent pour une heure seulement par jour. Mais à la fin du mois, les factures de consommation de quel courant je ne sais arrivent à la maison. Quand tu refuses de payer, ils sont les premiers à venir te couper. On est dans quel pays comme ça», déclare Jules, un fonctionnaire du coin qui s’est joint au mouvement de protestation des jeunes de son Arrondissement. Le malheur des uns faisant le bonheur des autres, des petites structures de recharge des appareils téléphoniques inondent les abords des Avenues de France et Koudoukou.

Avec des groupes électrogènes et des multiprises, on se fait de l’argent tant un appareil étant rechargé à 150 Fcfa. «Franchement, je souhaite que cette situation perdure car ça nous rapporte autant d’argent», nous confie Yannick qui a eu plus d’une dizaine d’appareils à charger pour la seule matinée du 14 juin 2011.


Par Fleury Koursany - 14/06/2011

© Copyright Journal de Bangui

 

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15 juin 2011 3 15 /06 /juin /2011 11:44

 

 

 

 

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14 juin 2011 2 14 /06 /juin /2011 19:48

 

 

 

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Radio Ndéké Luka Mardi, 14 Juin 2011 13:26

Les populations des 3ème et 5ème arrondissements de Bangui manifestent contre le manque d’eau et d’électricité dans leurs quartiers, ce 14 juin 2011 à Bangui. Ils ont barricadé les avenues Koudoukou et France et brûlent des pneus pour manifester leur mécontentement.

Plus d’un millier de personnes, jeunes et personnes âgées sont descendus dans la rue pour participer à cette manifestation. Selon ces manifestants, l’Enerca (Energie centrafricaine) et la Sodeca (société de distribution d’eau en Centrafrique) font la politique de deux poids deux mesures du fait qu’ils fournissent l’eau et l’électricité dans certains quartiers dits « des riches », pendant que leurs secteurs sont pénalisés.

« Nous apercevons les lumières des quartiers chics, pendant que nous sombrons dans le noir. Pour trouver de l’eau potable, il nous faut toujours parcourir de longues distances, pourtant il ya bel et bien des câbles d’électricité et des conduits d’eau dans notre localité » a affirmé Prisca, une des manifestantes.

« L’Etat a intérêt à prendre ses responsabilités en nous distribuant de l’eau et de l’électricité » a affirmé un autre manifestant qui a décidé de descendre dans la rue « pour des raisons de droit élémentaire à la vie ».

Au cours des manifestations, un véhicule 4X4 a heurté un garçon d’environ 12 ans. Le chauffeur cherchait à sortir de la zone de troubles à cause des jets de pierre.

Une réunion d’urgence a été convoquée aussitôt  au ministère des mines entre le Directeur Général de la SODECA et le ministre des mines pour trouver « une solution immédiate à cette manifestation ». Aucune information officielle n’est pour l’instant rendue publique sur l’issue de la réunion alors que les manifestations continuent.

La manifestation intervient dans un climat de rupture sans précédent d’eau dans la ville de Bangui.

 

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14 juin 2011 2 14 /06 /juin /2011 17:30

 

 

 

file d'attente devant un kiosque

 

BANGUI Mardi 14 juin 2011 | 17:06 (Xinhua) - Pour certains manifestants, il s'agit d'une pure " discrimination, injustice des responsables de l'Enerca et de la Sodeca.

 

Les habitants du 5ème arrondissement de Bangui, privés d'eau et d'électricité depuis une semaine, ont manifesté mardi matin à travers les rues de la capitale de la République centrafricaine (RCA), mais ont été dispersés par des gaz lacrymogènes lancés par la police, a constaté Xinhua.

 

"C'est depuis plus de six mois que cela perdure. On n'a que deux heures d'électricité par jour. On s'en contente. Mais depuis une semaine carrément, pas d'eau, pas d'électricité, rien", a affirmé Diawara Fodé, un des manifestants.

 

"Nos vivres dans les frigos (réfrigérateurs) sont en train de pourrir. Les élèves ne peuvent pas étudier alors qu'ils sont en période d'examen. Le banditisme augmente à cause de l'obscurité. Si on n'a pas d'eau, on n'a pas d'électricité, qu'est-ce qu'on devient ?", s'est interrogé-t-il.

 

Pour certains manifestants, il s'agit d'une pure " discrimination, injustice des responsables de l'Enerca (Energie centrafricaine) et de la Sodeca (Société de distribution d'eau en Centrafrique). Lorsqu'on va dans les quartiers des 'privilégiés du Nord de Bangui', les gens ont l'eau et l'électricité 24 heures sur 24 heures. Mais chez nous, rien. Qui est Centrafricain et qui ne l’est pas?", a lâché un autre manifestant, furieux.

 

En pleine rue sur l'avenue Koudoukou, l'une des grandes artères de Bangui, ces manifestants, hommes et femmes, surtout les jeunes, brandissent des pancartes sur lesquelles ils ont écrit "La population du 5ème arrondissement veut l'eau et l'électricité".

"Regardez, j'ai un bébé. Ses linges sont en train de se dégrader à cause du manque d'eau. Mon téléphone est éteint depuis une semaine. Je ne peux pas communiquer avec mon mari qui est actuellement en voyage", a témoigné une femme.

 

A l'arrivée des forces de l'ordre, ils se sont immobilisés chantant la Renaissance (l'hymne national centrafricain). Cela n'a pas empêché la police de les disperser.

La pénurie d'eau et d'électricité touche également d'autres quartiers et arrondissements de Bangui.

 

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13 juin 2011 1 13 /06 /juin /2011 02:24

 

 

 

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BANGUI Samedi 11 juin 2011 | 17:23 (Xinhua) - Les zones forestières du sud de la Centrafrique sont touchées par les impacts du changement climatique à travers la perturbation de la pluviométrie qui affecte les principales activités vivrières de ces communautés.

Selon les résultats de trois ans de recherche du projet Forêt du Bassin du Congo et adaptation aux changements climatiques (CoFCCA), rendu publics vendredi.

L'information a été donnée par les responsables dudit projet au cours d'un atelier de restitution baptisé "Dialogue science politique sur l'adaptation au changement climatique dans la Forêt du Bassin du Congo : exemple de la République Centrafricaine", organisé par l'Université de Bangui en partenariat avec le Centre international de recherche en foresterie (CIFOR).

En utilisant la méthodologie Recherche Action Participation (RAP), les communautés de base affirment reconnaître la variabilité du climat à travers une forte "perturbation de la pluviométrie" caractérisée par l'arrivée précoce de la pluie ou la sécheresse prolongée, ce qui affecte leurs activités de survie telles que l' agriculture et la cueillette des produits forestiers non ligneux.

Les deux sites de recherche sont le village Mbéko situé à 97 km de la capitale, Bangui, et le village Mossapoula, plus loin dans la sous-préfecture de Bayanga, tous dans le Sud ; cette partie étant la principale zone forestière du pays.

Le point focal du CIFOR Dr Félix Ngana a expliqué que ce sont les habitants des deux sites qui ont identifié eux-mêmes les bouleversements du climat et ses impacts sur la pratique de l’agriculture et autres activités.

Sur le site de Mbéko, les méthodes d'adaptation en matière d’agriculture proposées sont entre autres "la multiplication des boutures de manioc résistantes à la sècheresse agricole, l’extension des parcelles de maïs et la multiplication et la redistribution des rejets sains de bananiers plantains", afin de lutter contre une éventuelle crise alimentaire.

Pour ce qui est des activités forestières et agro-forestières, l'adaptation au changement climatique devra se faire à travers la multiplication des plantules d'arbres à chenilles, un des produits forestiers non ligneux, menacé par la perturbation du climat. Dans le domaine de la santé il sera question de créer et d'animer une plateforme sur la phytothérapie.

Sur le second site, celui de Mossapoula, les paysans et le projet envisagent la recherche des causes de l'assèchement des boutures de manioc et du pourrissement des tubercules, l'adoption du maïs jaune à cycle court, le renforcement du capital social et la création d'un observatoire local de changement climatique.

Selon l'équipe de recherche du projet CoFCCA, cet observatoire sera chargé de noter avec plus de précision les différents moments de mutations climatiques et leurs impacts sur les principales activités des populations autochtones.

Initié par le CIFOR, le projet CoFCCA concerne trois pays d’Afrique Centrale, notamment le Cameroun, la République Centrafricaine et la République Démocratique du Congo.

Son but est d'amener les populations des trois pays à prendre la mesure de l'enjeu du changement climatique et assurer une gestion durable des forêts, mais aussi trouver des moyens pour s’adapter au changement climatique qui est une évidence en trouvant des solutions alternatives à certains problèmes.

 

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12 juin 2011 7 12 /06 /juin /2011 00:41

 

 

 

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Radio Ndéké Luka Samedi, 11 Juin 2011 13:37

Le travail des mineurs en République centrafricaine prend une ampleur inquiétante tant dans la capitale, Bangui, que dans presque la quasi-totalité des villes de provinces. Une situation qui dure. A l’occasion de la célébration ce samedi 11 juin 2011, de la journée internationale de lutte contre le travail des enfants, Radio Ndeke Luka tire sur la sonnette d’alarme.

Dans les coins de rue, sur les marchés et partout ailleurs, ils sont là, filles ou garçons, avec une moyenne d’âge se situant entre 10 et 14 ans, plats sur la tête, chez des particuliers, pour « chercher à survivre ». Le constat est que la vie de ces enfants mineurs est une galère quotidienne.

Ils occupent ainsi une place importance au sein du groupe des marchands ambulants. Quand ils partent le matin, ils ne rentreront que le soir, lorsqu’ils ont tout vendu ou alors si les tâches confiées sont exécutées.

A Bossangoa (Nord du pays), le correspondant de la Radio a pu constater que bon nombre de ces enfants-employés, travaillent au sein d’une société de coton. Certains vivent dans la rue.  Ils sont orphelins ou en raison de la pauvreté et de la précarité des familles, doivent se débrouiller en affrontant les rigueurs de la vie de débrouille.

L’un d’entre eux a accepté de se confier : « Je préfère abandonner les études et travailler pour avoir de quoi manger, parce que mes parents sont morts lorsque j’étais encore en bas-âge. Je dois percevoir 3.000 à 3.500 FCFA (environ 3,04 à 3,81Euros) par mois, mais payés rarement ».

Selon la loi relative au droit du travail en Centrafrique, un jeune doit commencer à travailler à l’âge de 18 ans pour les garçons et 16 ans pour les filles. Sur ce sujet, l’article 268 de la loi N°09/004 du 29 janvier 2009 stipule toutefois que « l’inspecteur de travail doit attester que le travail confié à l’enfant est reconnu au-dessous de ses forces. L’employeur est tenu de l’affecter à un enfant convenable »

 

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7 juin 2011 2 07 /06 /juin /2011 17:05

 

 

 

km5

 

 

 

Par Fleury Koursany - 07/06/2011 JDB

Tous condamnent ce lâche assassinat et demandent aux autorités compétentes de tout mettre en œuvre pour que justice soit faite

Quelques jours après la découverte macabre des corps inertes de deux enfants centrafricains dans le véhicule d’un certain Mahamat Ali alias Ibrahim et les soulèvements populaires qui s’en sont suivis, les forces vives de la nation ont réagi à travers divers communiqués de presse. Tous condamnent ce lâche assassinat et demandent aux autorités compétentes de tout mettre en œuvre pour que justice soit faite et que des mesures soient prises pour éviter des débordements préjudiciables aux communautés «étrangères» vivant en Centrafrique.

Le Front pour l’Annulation et la Reprise des Elections (FARE), sous le plume de son Coordonnateur, Me Nicolas Tiangaye, par un communiqué en date du 2 juin 2011exprime sa très vive préoccupation au sujet des soulèvements dans certains quartiers de Bangui depuis le Mardi 31 Mai 2011 à la suite du « double et ignoble assassinat de deux enfants» intervenu la veille dans le 3ème Arrondissement. Le FARE, selon Me Nicolas Tiangaye «condamne avec la dernière énergie le double et lâche assassinat des enfants sans défense; exige que son auteur soit traduit devant les juridictions compétentes pour y être jugé conformément à la loi; exprime sa vive indignation et présente ses condoléances les plus émues aux parents des jeunes victimes; condamne les actes d’agression contre des personnes innocentes et de vandalisme contre les biens ; exprime sa compassion pour les familles des autres victimes innocentes et pour les blessés et exhorte les autorités à assumer avec efficacité leur mission régalienne de protection des biens et des personnes».

 La Convention des Patriotes pour la Justice et la Paix (CPJP), mouvement de rébellion encore actif dans le Nord centrafricain et non signataire d’un Accord de paix avec le gouvernement centrafricain, par un communiqué de presse rendu public et attribué à Monsieur Abdoulaye Issène, commandant en chef de la CPJP, se dit triste de suivre les «douloureux évènements de Bangui, notamment du km5». Ce dernier s’interroge en mentionnant qu’il «n'arrive pas à comprendre qu'une affaire de délit, commis par un individu musulman ou pas (je ne sais quoi?), n'a pas été réglée rapidement par les autorités et elle embrase la communauté chrétienne, passéiste et musulmane du km5, Fouh et Bimbo. Dressées les unes contre les autres, ces communautés s'entretuent, détruisent des biens meubles et immeubles des édifices religieux, mosquées et autres». Compatissant avec les parents, amis et connaissances des familles, Abdoulaye Issène note que «ce qu'on appelle le "peuple centrafricain" est la constitution de la communauté chrétienne, passéiste (non-religieuse) et musulmane; les diviser, amènerait une crise profonde. Elles vivent toujours dans l'harmonie, alternons cette paix!».

 

Olivier Gabirault, personnalité politique indépendante vivant en France à lui aussi tenu réagir à propos des violences du KM5. Pour ce leader politique, «ces violences sont le reflet d’un sentiment de frustrations cumulatives, consécutives à l’absence d’un réel Etat de droit où la justice devrait être rendue véritablement avec toute l’équité devant la caractériser, et où l’impunité, le laisser-aller, le laisser- faire sont au contraire devenus malheureusement une règle, une culture». Il en a profité pour inviter les responsables des communautés musulmane et chrétienne à tout mettre en œuvre pour faire cesser tout acte de violence pour quelque motif que ce soit, en faisant privilégier la voie du droit. Au gouvernement, Olivier Gabirault demande que soit accordée une attention toute particulière sur cette tendance de dichotomie avec violence et que soit recherchée des solutions appropriées pour bannir cet esprit importé, en vue d’une harmonie et une paix durables entre les deux communautés. Aux leaders politiques tant du pouvoir que de l’opposition à s’impliquer activement pour faire ramener la paix qui a toujours existé entre les deux communautés.

A un jour de la levée des corps des deux garçons pour inhumation, l’opinion publique centrafricaine continue de se poser des questions sur l’opportunité de ramener les dépouilles mortelles au quartier Kina. Cela risquerait d’aggraver la tension encore latente dans les différents arrondissements de Bangui.

 

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7 juin 2011 2 07 /06 /juin /2011 17:03

 

 

 

 

fuite de musulmans tchadiens

 

 

Bangui le 6 juin 2011 (Agence Fides) – « Les communautés religieuses centrafricaines et tchadiennes qui vivent à Bangui ont réaffirmé leur volonté de vivre ensemble dans le cadre d’une coexistence pacifique et d’aller au-delà de l’épisode violent de ces jours derniers » déclarent à l’Agence Fides des sources de l’Eglise locale de Bangui, la capitale de la République centrafricaine où, au cours de ces derniers jours, ont eu lieu des affrontements, après que les corps sans vie de deux enfants aient été retrouvés à bord de la voiture d’un ressortissant tchadien.

« Il s’agit de deux enfants de 4 et 5 ans qui avaient disparu depuis deux jours » précisent les sources de Fides. « Le ressortissant tchadien a été condamné par le passé pour un crime similaire mais il était libre. Raison pour laquelle, lorsqu’il a été arrêté, la population a voulu faire justice par elle-même, se livrant à un début de lynchage. La réaction populaire a bientôt impliqué la communauté tchadienne locale qui vit ici depuis longtemps. A ce moment-là, sont intervenus les militaires tchadiens présents dans le pays pour protéger le Président François Bozizé ». Selon un communiqué conjoint des Ministères de la Défense tchadien et centrafricain, au moins 11 personnes ont trouvé la mort durant les affrontements de mardi 31 mai et mercredi 1er juin.

Il est possible que les deux enfants tués aient été victimes du trafic d’êtres humains destinés à devenir des victimes sacrificielles dans le cadre de rites « magiques ». « Depuis des siècles, se trouvent dans ce pays des trafiquants provenant d’autres nations qui enlèvent les personnes pour les vendre comme esclaves ou pour utiliser leurs corps dans le cadre de rites propitiatoires. Depuis des décennies, ce phénomène a cependant diminué même s’il n’a pas complètement disparu » déclarent nos sources qui soulignent que « entre centrafricains et la communauté des immigrés tchadiens existent de bons rapports ».

« Cet épisode de violence dérive du fait que les gens pensaient que le ravisseur des enfants aurait une fois encore échappé à la justice » réaffirment nos sources. « Le fait qu’il ait été musulman est un événement accidentel et ne signifie pas qu’il existe une tension entre chrétiens et musulmans notamment parce que parmi les ressortissants tchadiens se trouvent différents chrétiens ».

 

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