Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Sommaire

  • : centrafrique-presse
  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
  • Contact

Recherche

Liens

22 juillet 2011 5 22 /07 /juillet /2011 17:40

 

 

 

 

Boz-et-sa-soldatesque.jpg

 

 

Radio Ndéké Luka Vendredi, 22 Juillet 2011 13:38

212 stagiaires des différents corps des Forces Armées Centrafricaines (FACA) ont reçu les certificats de fin de formation ce 22 juillet 2011 à Bangui. Les stagiaires ont subi depuis six mois de séries de formations sur entre autre la santé, la transmission et l’administration militaire.

Parmi ces 212 stagiaires, ceux qui ont la moyenne ont droit à un certificat. Ceux qui sont en dessous de la moyenne bénéficient d’une attestation. Cette formation vient en appui au professionnalisme des hommes en tenue, pour leur permettre de bien remplir leur devoir sur tous les plans.

Le Colonel Junior Fabi-Beckers qui représente la représentante du Bureau Intégré des Nations Unies pour la Consolidation de la paix en Centrafrique (BINUCA) à la cérémonie, a indiqué que le succès de la restructuration de l’Armée centrafricaine réside dans la formation des hommes en tenue. « Le BNUCA est totalement disponible pour répondre aux sollicitations visant à soutenir une avancée significative dans le renforcement de la paix en Centrafrique » a-t-il indiqué.

Le Ministre délégué en charge de la défense, le colonel Jean Francis Bozizé a pensé qu’avec la réussite de cette formation, il est évident de poursuivre l’initiative en partenariat avec le Bureau Intégré des Nations Unies pour la Consolidation de la paix en Centrafrique. « D’immenses besoins en matière de sécurité ne sauraient réalisés sans l’aide des partenaires au développement de la République centrafricaine », a précisé le ministre centrafricain.

Cette formation de six mois est financée entièrement par le Bureau Intégré des nations Unies en Centrafrique.

 

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com - dans Société
22 juillet 2011 5 22 /07 /juillet /2011 17:38

 

 

 

 

manif-a-l-universite.JPG

 

 

Radio Ndéké Luka Vendredi, 22 Juillet 2011 13:33

Les cours ont été perturbés ce vendredi 22 Juillet à l’Université de Bangui. Des étudiants en 3ème année de la faculté des lettres exigent la révision des anciens textes règlementant leurs accès en année de maitrise. Depuis hier, ils ont pris d’assaut les locaux et empêché le Doyen de leur faculté d’avoir accès à son bureau. Ces étudiants en colère ont produit un concert de casserole, brulé des pneus et menacé de barricader l’avenue des Martyrs, constate le reporter de Radio Ndeke Luka.

Les dispositions de ces textes stipulent que « l’accès en année de maitrise est désormais conditionné par l’obtention d’une moyenne supérieur à 12 en méthodologie ». Ces mesures ne concernent pas d’autres filières et appellent le Conseil Supérieur  de l’Université à trouver une solution à la crise née de cette situation.

D’après certains mécontents, « aucune disposition n’est encore prise par l’Administration universitaire pour garantir la fin de leur cycle. Ils dénoncent aussi le recrutement sélectif de certains d’entre eux en année du système Master, Maitrise et Doctorat, à peine instauré ».

Cependant Radio Ndeke Luka n’a pas mettre la main sur les autorités universitaires pour leur version des faits.

Par ailleurs,  les résultats des candidats admis pour le second tour des épreuves écrites du baccalauréat session de juin 2011, ont été rendus publics jeudi après-midi, par la Direction des Examens et Concours (DEC). Les résultats globaux seront connus d’ici samedi 23 juillet 2011.

 

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com - dans Société
21 juillet 2011 4 21 /07 /juillet /2011 18:56

 

 

 

magistrats-centros.jpg

 

 

Par Fleury Koursany JDB - 21/07/2011

Une justice décriée qui ne rend plus justice mais qui a accepté à son corps défendant de rendre service au détriment du droit rendu au nom du peuple centrafricain

 

Mais au nom de quel peuple cette justice «injuste» et à deux vitesses est-elle rendue en Centrafrique? La question reste tout de même posée et il fallait absolument que les acteurs de la justice que sont les magistrats et avocats dans une certaine mesure puissent étaler au grand jour les limites de leurs actions pour qu’on se rende compte que la justice centrafricaine a véritablement besoin d’un sacré coup de balai dans la fourmilière. Le Président du Conseil supérieur de la magistrature qui n’est personne d’autre que le Président de la République, acculé à tout bout de champ a fini par se rendre à l’évidence que le déshonneur qui caractérise la justice centrafricaine ne pourra plus avoir droit de cité au sein de l’appareil judiciaire. Une série de sanctions a commencé à frapper les magistrats qui sont rétrogradés par décret du président de la République pour «manquements à leurs devoirs, à l’honneur, à la délicatesse et à la dignité».

 Il n’en fallait pas plus pour comprendre que l’épée de Damoclès plane désormais au-dessus de la tête des magistrats et acteurs de la justice centrafricaine qui se croyaient jusque-là impunis. Mais bien plus que cela, les populations centrafricaines qui redécouvrent une nouvelle sagacité politique sous le ciel centrafricain attendent voir si véritablement ces séries de sanctions pourront infléchir les déshonneurs souvent faits à la justice par les acteurs sensés appliquer à la lettre, les lois de la République. Car si cette nouvelle forme de gouvernance devrait devenir une réalité en Centrafrique, l’on peut espérer que la justice redevienne réellement le dernier rempart du citoyen centrafricain. Reste aussi à voir si cette manière de sévir du Président du Conseil supérieur de la magistrature n’est-elle pas destinée à satisfaire des calculs très éloignés de la politique politicienne.

 7 magistrats admis à la retraite, 3 autres radiés

Ils sont 7 magistrats centrafricains à tomber sous le coup fatal du décret du président de la République Centrafricaine les appelant à faire valoir leurs droits à la retraite. Après de bons et loyaux services rendus à la nation centrafricaine, les magistrats Gueret François, Grothe Antoine, Gbokou Jacques, Faustin Gabriel Mbodou, Serge Fidele Bereau, Antoine Maradas et Eloi Limbio sont admis à faire valoir leurs droits à la retraire. Le décret les concernant a été signé ce mardi, 20 juillet 2011 par l’autorité compétente. L’article 3 de ce décret précise que les «intéressés sont soumis pendant la période de leur retraite au régime de pension applicable aux magistrats conformément aux textes en vigueur».

Alors que les 7 magistrats ci-dessus cités bénéficieront de leurs pensions de retraite, trois autres magistrats, radiés par décret du Président de la République n’y auront pas droit. Ce sont Monsieur Balezou Gloum Abel Jacquy, magistrat de 1er grade, 2ème échelon et Mesdemoiselles Psimhis Mauricette, magistrat de 2ème grade, 4ème échelon et Déjean née Yakawé Thérèse, magistrat hors hiérarchie qui sont radiés de la magistrature de l’ordre judiciaire pour abandon de poste. Ces séries de radiation, mise à la retraite et autres sanctions disciplinaires ayant frappées des magistrats font suite au Conseil disciplinaire et Conseil supérieur de la magistrature centrafricaine qui se tient depuis quelques mois dans la Capitale centrafricaine.
 

Fleury Koursany

 

Lu pour vous dans le Confident

 

UNE FOUDRE A FRAPPE LA MAGISTRATURE

« Charité bien ordonnée commence par soi-même », dit l’adage.

 

La Moralisation prônée par le ministre de la Justice et de la Moralisation, M . Firmin Findiro, commence-t-elle par le propre Corps auquel il appartient ? Tout porte à le croire car, à titre d’exemple, plusieurs magistrats de l’ordre judiciaire viennent d’être frappés de sanctions ce week-end.

Un Corps qui doit être au-dessus de tout soupçon



A la lecture de plusieurs décrets de suspension concernant uniquement les magistrats sanctionnés, le Centrafricain lambda n’en croyait pas ses oreilles. Cette fois, des cadres considérés généralement comme des ‘’ intouchables’’ n’ont pas été épargnés. Les magistrats, dans les circonscriptions où ils sont affectés, donnent l’impression aux citoyens qu’ils peuvent faire la pluie et le beau temps, profiter de l’exception de leur situation pour régler des comptes ou servir d’intermédiaires dans les règlements de comptes entre citoyens fortunés, influents et les autres justiciables. Les abus dans certaines localités sont tels que l’évocation d’une justice à deux vitesses est généralement répandue dans la société. Beaucoup de personnes ont été surprises d’apprendre que même les magistrats sont sanctionnés. Quand on observe cette classe exceptionnelle d’anciens magistrats encore en fonction, ils inspirent le respect, l’honneur et la dignité. Il est généralement rare de les voir dans les lieux publics s’afficher avec des comportements susceptibles de porter atteinte au Corps auquel ils appartiennent, qui doit être au-dessus de tout soupçon. A travers le comportement de ces magistrats et par leur dignité, on se représente la loi qu’ils sont censés faire appliquer.

 

Un comportement vulgaire et décousu


Mais cette image de la dignité et de l’honneur du magistrat a commencé, depuis quelques années, à s’effriter. Alors qu’il était rare de rencontrer des magistrats en état d’ébriété dans les lieux publics, le tabou a été rompu par la jeune génération qui estime que, malgré les règles éthiques strictes de la profession qui est la sienne, elle doit jouir pleinement de sa liberté comme les autres citoyens, sans compter avec les critiques. Au lieu d’être cette personnalité assimilée à la loi qui inspire le respect de ses concitoyens, le magistrat devient un vulgaire personnage qui, parfois dans le prétoire, se permet de faire des leçons de morale aux autres. Comment le justiciable perçoit-il cette duplicité d’homme ayant recours à un comportement vulgaire dans sa vie privée, parfois décousue, et le moralisateur chargé d’éduquer la société pour la ramener à l’ordre? Ce corps qu’est la Magistrature de l’Ordre judiciaire a des règles avec lesquelles, ceux qui y appartiennent ne doivent pas transiger. Mais comment comprendre que parfois, des magistrats rendent des visites à de grands commerçants aux langues fourchues et sortent les poches pleines d’espèces sonnantes et trébuchantes. Quand on dit que la main qui donne est toujours au-dessus de celle qui reçoit et on ne crache jamais dans la main qui donne, est-on étonné d’entendre un grand homme d’affaires ou un commerçant libanais déclarer qu’il a toutes nos autorités dans sa poche ? Dès que ces corrupteurs ont affaire à un citoyen ou à un de leurs employés, ils ne cessent d’envoyer au diable le plaignant en lui demandant d’aller voir qui il veut.

 
Le règne de l’impunité est terminé

La justice à deux vitesses qui discrédite nos magistrats a été instaurée par la race de ces jeunes magistrats que le peuple a qualifiés uniquement de ‘’nguiza hio’’. Le sacerdoce que devaient exercer les magistrats à dire le droit, rien que le droit pour faire respecter la loi, s’est transformé depuis quelques temps en un commerce juteux où les jugements sont monnayés.

Des rapports accablants parviennent parfois à la hiérarchie. Mais, pour préserver l’honorabilité du Corps, les sanctions à titre d’exemple sont rarement prises, ce qui fait dire aux justiciables que les magistrats sont, non seulement intouchables, mais ils bénéficient également d’impunité. Ce 16 Juillet, par ce déluge de sanctions qui s’est abattu sur certains magistrats, ce règne de l’impunité au nom de la Moralisation dans tous les secteurs de la vie publique est définitivement terminée. Tous ceux qui s’agitent dans l’Administration et les grands corps de l’Etat savent dorénavant à quoi s’en tenir, car la récréation est terminée, comme l’a souligné le président de la République, Chef de l’Etat, le général François Bozizé, lors de son investiture le 15 mars. La foudre servira d’exemple.

U. Roy Lama Le Confident Jeudi 21 Juillet 2011

 

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com - dans Société
21 juillet 2011 4 21 /07 /juillet /2011 00:31

 

 

 

 

ENERCA

 

 

Par Kpangbandjé - 20/07/2011 JDB

Ce n’est que de cette manière qu’il pourra s’enquérir des véritables problèmes de l’Enerca

 

Dans le but de trouver une solution aux multiples revendications des abonnés de la société de l’Energie Centrafricaine, le ministre en charge des mines, de l’Energie et de l’Hydraulique, a effectué une visite inopinée à la Direction générale de l’Enerca à Bangui. Selon ce dernier, ce n’est que de cette manière qu’il pourra s’enquérir des véritables problèmes de l’Enerca. Sans avertir le maître des lieux, le ministre délégué à la Présidence de la République chargé des mines, Monsieur Obed Namsio, a effectué une visite de travail à la direction générale de l’Energie Centrafricaine. Ce alors que le DG Samuel Tozoui est retenu en France pour subir des soins appropriés.

L’intérimaire, Madame la Directrice commerciale, en recevant le membre du gouvernement a présenté les problèmes auxquels l’entreprise fait face présentement. Pour elle, le gouvernement tout comme les abonnés connaissent les véritables difficultés de l’entreprise. L’entreprise serait handicapée non seulement à cause de la vétusté des installations et des travaux de réhabilitation des infrastructures mais également des travaux du site III de Boali confié aux partenaires Chinois. Les travaux de réhabilitation du site II de Boali, n’ont pu mettre fin aux nombreux problèmes de délestage rationnel de l’électricité dans la ville de Bangui et ses environs. Acculés au sujet du paiement de la quittance de consommation, les abonnés de l’Enerca n’entendent pas faire cadeau. Pour eux avant de payer, il faut au préalable consommer. Le programme de délestage défendu par le DG est continuellement violé par les agents de l’Enerca, devenus presque tous corrompus pour ne fournir l’électricité qu’à leurs clients immédiats.

Dans le but d’être alimenté en électricité selon le programme mis en place par l’entreprise, certains abonnés ont été obligés de descendre dans la rue pour revendiquer le respect du programme de délestage de l’électricité dans la ville de Bangui et ses environs. A force de descendre dans la rue, presque tous les abonnés de l’Enerca désavouent l’actuelle équipe dirigeante de la société. A leur avis, le gouvernement en tant que premier responsable devrait tout mettre en œuvre pour apaiser la tension sociale. Puisque le membre du gouvernement refuse l’affrontement pour prôner l’apaisement, il faudrait donner le temps au temps, en permettant à l’Enerca et à la Sodeca de compter sur le gouvernement et les partenaires financiers pour donner un coup de pousse au développement intégral des sociétés para-étatiques.

 

NDLR : Ce ministre n’est autre que l’ancien directeur de cabinet de Sylvain Ndoutingaï lorsqu’il était ministre de l’Energie. Il ne doit pas faire semblant de découvrir les graves problèmes énergétiques qui ne sont pas nouveaux auxquels sont confrontés depuis belle lurette et qui empoisonnent la vie des banguissois notamment. Procéder comme il est en train de faire est se foutre de la gueule du monde ni plus ni moins, surtout après les manifestations de rues et l’expression violente des populations des quartiers de la capitale en juin dernier pour exiger la fin des délestages et la fourniture d’eau potable.   

 

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com - dans Société
29 juin 2011 3 29 /06 /juin /2011 02:47

 

 

 

ampoule--lectrique-copie-1.jpg


DAKAR - AFP / 28 juin 2011 23h56 - Le gouvernement sénégalais a mis en garde mardi soir contre tout nouvel acte de pillage et de vandalisme, près de 24 heures après des émeutes à Dakar où des habitants excédés par les coupures d'électricité ont incendié plusieurs bâtiments publics.

Au moins quatre personnes ont été blessées dans les violences survenues dans la nuit de lundi à mardi, selon des témoignages diffusés sur la télévision publique RTS: un groupement privé de transporté a annoncé avoir enregistré trois agents blessés et 44 bus cassés, un témoin a raconté que le gardien d'une résidence privée a été blessé par des pilleurs.

Les forces de défense et de sécurité ont été instruites de se déployer partout où besoin sera pour rétablir l'ordre et réprimer avec la dernière énergie et tous les moyens nécessaires ces actes de pillage et de vandalisme, a déclaré le ministre de l'Intérieur, Ousmane Ngom, dans un communiqué diffusé mardi soir.

Selon lui, des enquêtes sont déjà ouvertes pour identifier les auteurs et les mettre hors d'état de nuire et le gouvernement a pris toutes les mesures nécessaires pour garantir la sécurité des personnes et des biens et le maintien de l'ordre public.

Circulation bloquée par des barrages de fortune, des feux de pneus ou de branchages, interventions de forces de l'ordre à coups de grenades lacrymogènes ou courses-poursuites dans les rues ont marqué la nuit de lundi à mardi à Dakar, où des manifestants ont aussi saccagé des locaux de la société nationale d'électricité (Sénélec) et des bâtiments publics.

Depuis cinq jours, dix des agences de la Sénélec ont été détruites à Dakar et ses banlieues, ainsi qu'à Keur Massar, Mbour et Thiès (est de la capitale), a précisé à l'AFP un responsable de la société.

Des scènes d'émeutes similaires s'étaient produites lundi après-midi à Mbour où les habitants ont affirmé être restés 48 heures sans électricité. Selon des médias privés, des émeutes des délestages ont également eu lieu lundi à Thiès (ouest), Mbacké et Kaolack (centre).

Le Sénégal est en proie à des coupures régulières d'électricité depuis des mois, qui se sont aggravées ces dernières semaines et touchent la plupart des villes.

Dans un communiqué transmis mardi à l'AFP, la Sénélec explique faire face depuis quelques jours à un déficit de production important qui entraîne de nombreux délestages, et présente ses excuses, se disant consciente des nombreux désagréments occasionnés par la situation actuelle.

Ces émeutes interviennent après des manifestations dans tout le pays, le 23 juin, provoquées par un projet de loi du président Abdoulaye Wade visant à permettre, dès février 2012, l'élection simultanée d'un président et d'un vice-président avec un minimum de 25% des voix au premier tour.

A Dakar, alors que ce projet de loi controversé était discuté à l'Assemblée nationale, ces manifestations avaient tourné à l'émeute, faisant au total 102 blessés, dont 13 policiers selon la police.

Le président Wade, 85 ans, au pouvoir depuis 2000 et candidat à sa propre succession en 2012, avait finalement renoncé à faire voter le texte.

L'opposition et la société civile, y compris les chanteurs Youssou Ndour et Didier Awadi, exigent désormais qu'il ne se représente pas en 2012. Et mardi soir, le Mouvement du 23 juin, coalition de partis d'opposition et d'organisations de la société civile, a appelé à la poursuite des manifestations contre cette candidature.

Le président Wade n'a fait aucune déclaration publique depuis les derniers évènements, qui devraient le retenir à Dakar alors que débute jeudi un sommet de l'Union africaine (UA) en Guinée équatoriale auquel il ne participera pas, selon des sources concordantes à Malabo.

Joint par l'AFP, un responsable à la présidence sénégalaise a indiqué que rien n'était encore arrêté à ce sujet.


(©)

 

NDLR : Question coupures de courant, il n'y a pas que Dakar. Bangui aussi vit la même situation non seulement pour le courant mais également pour l'eau courante où certains abonnés au réseau de la SODECA peuvent demeurer plusieurs mois sans que la moindre goutte d'eau ne coule de leurs robinets. Devant les kiosques-fontaines de SODECA, les longues files des chercheurs d'eau en sont aussi la preuve. Il y a quinze jours, les populations de plusieurs quartiers populaires de Bangui ont également dressé des barricades et enflammé des pneus et affronter les gaz lacrymogènes pour protester contre le manque de courant et d'eau. C'est à n'en pas douter le reflet de la mauvaise gouvernance des autorités en place qui, si elles n'y prennent garde, peuvent être balayées du pouvoir comme de la rigolade. Les gens sont excédés et exaspérés.

S'agissant de Bozizé, ce serait même une excellente chose. Contrairement à Abdoulaye Wade, lui sera bien présent à Malabo du 17ème sommet de chefs d'Etat de l'UA où selon nos informations, il devrait même arriver dès le mercredi alors que le sommet ouvre jeudi, afin de tenter d'obtenir que son homologue équato-guinéen renfloue quelque peu les finances de son pays. Bozizé commence en effet à éprouver des difficultés pour assurer la paie mensuelle de ses fonctionnaires et se voit contraint de faire la manche auprès de certains de ses pairs. Il aurait déjà essuyé un premier niet de son parrain de N'djaména. Quand on voit tout ce qu'il pique au trésor pour constituer ses stocks d'armes de guerre, entretenir son épave d'Hercules C 130, acheter les consciences et voler les élections,  on peut comprendre que les caisses de l'Etat soient maintenant à sec. 

Selon nos informations, l'endettement de l'Etat centrafricain vis à vis des banques primaires de la place et l'égard de la BEAC depuis que Bozizé est au pouvoir a atteint un niveau trop élevé pour les capacités de remboursement du pays. La rédaction reviendra bientôt sur ce dossier d'endettement de la gouvernance de Bangui. Bozizé ne s'en prendra qu'à lui-même puisqu'en réalité c'est lui qui est le véritable ministre des finances de ce pays et ordonnateur de la moindre dépense de l'Etat. Ses ministres de finances ne sont en réalité que des figurants. C'était notamment le cas du nullard Albert Besse qu'il a fini par limoger et mettre Ndoutingaï à sa place.     

 

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com - dans Société
29 juin 2011 3 29 /06 /juin /2011 00:02

 

 

centrafrique

 

Radio Ndéké Luka Mardi, 28 Juin 2011 13:23

« Il est grand temps que la hiérarchie militaire réagisse et prenne des décisions pour sanctionner certains militaires égarés qui brillent dans des actes de violences ». Ces propos sont tenus ce mardi 28 juin 2011, par Fulgence Zéneth, secrétaire général de l’Observatoire Centrafricain des droits de l’Homme (OCDH).

Il réagit suite au racket en cours à M’poko et exercé sur les conducteurs des taxis moto par certains éléments de la garde présidentielle. La situation a mécontenté la population qui a même érigé des barricades. Ce fut une journée chaude dans la zone que celle du lundi 27 juin. Routes barrées, barricades, pneus enflammés…Les taxis motos en avaient assez de devoir « payer un droit de passage. Quand vous dites que vous n‘avez rien, ils vous vident les pochent »

Selon Fulgence Zéneth, « de tels agissements ternissent l’image de l’armée nationale. Les autorités devraient veiller à l’établissement de la sécurité urbaine ».

Signalons que certains de ces militaires notamment les fameux « bérets verts », parce qu’étant des éléments de la garde présidentielle et affublés du surnom de « libérateurs », se croient tout permis parce que se sentant impunis. Les multiples dénonciations faites par les médias ainsi que les ONG des Droits de l’homme n’ont jamais rien donné.

 

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com - dans Société
28 juin 2011 2 28 /06 /juin /2011 00:12

 

 

 

 

Mathos-Edouard.jpg

 

Mgr Edouard Mathos récemment kidnappé par des bandits de la CPJP

 

 

Radio Ndéké Luka Lundi, 27 Juin 2011 10:53

La conférence épiscopale des évêques de Centrafrique s’est achevée dimanche 26 juin 2011, sur fond de message de paix à l’endroit des habitants de Bouar(ouest). Les évêques des 9 diocèses du pays ont pris part à cette session annuelle axée sur le thème « La vie des Eglises centrafricaines ».

Cette rencontre des responsables de l’Eglise catholique en Centrafrique intervient quelques jours après les événements qui ont secoué la ville de Bouar et qui avaient fait 3 morts.

Ces incidents ont d’ailleurs été évoqués sur place par l’Administrateur Apostolique de l’archidiocèse de Bangui, Mgr Dieudonné Nzapalaïnga. Il a invité au retour au calme et surtout insisté pour que la justice saisie, fasse son travail en toute sérénité. Il faut rappeler qu’une manifestation spontanée avait suivi le meurtre d’un jeune par un militaire. Ce soulèvement populaire avait été durement réprimé par les Forces de défense.

Selon Mgr Nzapalaïnga, « la situation a interpellé tous les évêques présents à ces assises qui ont duré une semaine. La Justice doit faire son travail pour rétablir la paix. Une telle situation ne peut se produire dans un pays dit de droit ».

La conférence épiscopale a pris fin par une messe concélébrée par l’ensemble des évêques à la cathédrale de Bouar.

 

NDLR :  On n peut imaginer que la conférence épiscopale se soit purement et simplement tue sur la mésaventure qu'a connue son président, Mgr Edouard Mathos en revenant d'une tournée de son diocèse et qui a défrayé la chronique récemment. Cela ne peut ne pas avoir été évoqué lors de cette assise.Les évêques et l'Eglise catholique de Centrafrique doivent prendre leurs responsabilités et se prononcer clairement sur les questions d'intérêt national qui agitent actuellement le pays. D'un peu partout dans les provinces et aussi dans la capitale on assite de plus en plus à des soulèvements populaires qui traduisent l'exaspération de la population et des citoyens vis à vis des autorités qui ne font rien pour que cessent un certain nombre de fléaux qui perdurent et qui font souffrir les Centrafricains. Qu'en pensent les évêques et l'Eglise catholique de Centrafrique ?  La conférence épiscopale ne doit pas continuer à faire l'autruche.

 

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com - dans Société
21 juin 2011 2 21 /06 /juin /2011 22:20

 

 

 

groupe-SAPEKE.JPG

 

                                                           groupe SAPEKE

 

 

Radio Ndéké Luka Mardi, 21 Juin 2011 08:53

Le monde entier vibre en ce 21 juin, fête de la musique. Partout, la musique et ceux qui la font sont en fête. Partout sauf en République centrafricaine. Faute de financement, la fête de la musique ne sera pas célébrée à Bangui. Le ministre des arts et de la culture a demandé un report des manifestations, le temps de trouver l’argent nécessaire à leur financement.

L’année dernière déjà, les musiciens s’étaient résolus à assurer un service minimum gratuit, pour les mêmes raisons que celles avancées cette année encore. Cette année, pas d’argent, pas de fête !

Heureusement, pour sauver la mise et permettre aux mélomanes banguissois de vibrer, l’Alliance française organise une caravane à travers les artères de la ville suivie d’un concert. La mairie de son côté tient concert dans le Jardin du Cinquantenaire.

Mais ces deux manifestations ne doivent pas être l’arbre qui cache la forêt. Elles illustrent au contraire une partie infime des difficultés que rencontrent les musiciens en RCA.

Depuis longtemps, la musique et les musiciens souffrent de nombreux maux. Chaque année, ils touchent un peu plus le fonds, malgré quelques éclaircies venues des artistes musiciens qui ont réussi à s’exiler en France ou ailleurs. La raison principale de cette situation est l'absence d'une politique culturelle.

Les pionniers de la musique centrafricaine moderne doivent se retourner dans leur tombe. On peut citer : Jean-Marc Lesoi, Jean Magalet, Dominique Eboma, Prosper Mayele, Bekpa, et Jimmy Zakari surnommé Jimmy de l'hawaïenne par les zaïrois. Ces figures ont participé à la création de la rumba congolo-zaïroise compte tenu du fait que Jimmy Zakari avait évolué tantôt à Brazzaville et tantôt à Kinshasa où il fut le professeur de guitare du célèbre musicien zaïrois Franco Luambo. Paulo Kamba (Congo), Jimmy Zakari (Centrafrique) et Wendo (Zaïre) sont les précurseurs de la rumba congolo-zaïroise.

Le manque de moyens de production et de promotion a mis sous silence la musique centrafricaine. A l'intérieur du pays, les groupes se forment et disparaissent par manque de structuration et de soutien. Quelques orchestres populaires agrémentent les soirées banguissoises dans les principaux dancings de la place : Musiki, Canon Stars, Super Stars, Commando Jazz, Tropical Fiesta et les Zokela...

Les difficultés rencontrées par les artistes ont contraint certains à l'exil où ils trouvent une occasion de faire connaître leur musique à l'étranger. C'est ainsi qu'on trouve à Paris les chanteurs comme Charlie Perrière, Sultan Zembellat, Laskin Ngomateke, Baba By-Gao, Léa Lignanzi, Léonie Kangala, Frédéric Kangala, Delmas Kelou et Judes Bondeze qui se produisent en concert et en disque. La musique moderne centrafricaine véhicule le sango qui est la langue nationale et officielle parlée par toute la population. Si la musique moderne centrafricaine fait figure de parent pauvre, elle est cependant une richesse inexploitée de nos jours. Son rayonnement mondial - ce qui se fait suffisamment déjà bien avec la musique polyphonique des Pygmées Aka, peut être un facteur déclencheur de la découverte du pays encore méconnu.

Dans les deux Congo, il y a la Rumba congolaise. Au Sénégal le Mbalax. La Côte d’Ivoire a internationalisé le Coupé-Décalé, l’Algérie, le Raï. Pendant ce temps les musiciens centrafricains continuent de chercher leur voie, à imiter les autres avec de pâles copies. Et pourtant… !

Beaucoup d’artistes aux talents immenses sont abandonnés en Centrafrique. D’autres (Mayélé, Maïno, Jesus Lokota etc.) ont été brisés par les systèmes. Quand on pense à tous ces artistes, Matata, Madjalengo, Tedia, Tchakaley, Rems, Sonora, Deus, Rizzos etc,  dont la majorité sont morts dans le dénuement le plus total et pour certains même des suites d’une simple angine.

Quand on pense à Thieyi Yezo, qui, au crépuscule de sa vie, a accepté et assumé la direction de l’UMCA (Union des Musiciens Centrafricains). Il mérite que la diffusion de ses oeuvres dépasse largement le cadre des frontières de la RCA

A l’heure actuelle la plupart des orchestres traversent une crise sans précédent. Seuls les orchestres MUSIKI et CANON STAR et CENTRAFRICAN JAZZ arri­vent encore à tenir une programmation régulière de leurs prestations. Beaucoup de groupes ont disparu ou n’existent que de nom. D’autres,  malgré leur bonne volonté,  n’ont pas de matériel leur permettant de se produire.

Les orchestres ont du baisser leurs tarifs. Il est difficile aux artistes de trouver des producteurs, car la piraterie ne permet pas à ceux-ci de gagner quelque chose sur les productions.

Présentement, on peut sans risque de se tromper affirmer qu’aucun artiste centrafricain ne figure parmi les stars ou les grands groupes africains.

Dés lors, un artiste musicien tel que Malépopo peut-il être la rare hirondelle à faire le printemps ? Lui qui en février dernier, à l’occasion d’un concert à Bangui, déclarait : « Je suis venu ici à Bangui, pour que, les Centrafricains eux-mêmes valident le Montengénè et le Yangba-bolo, parce que, c’est leur culture, c’est à eux de valider et partager avec moi pour dire que c’est notre culture »

 

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com - dans Société
21 juin 2011 2 21 /06 /juin /2011 00:41

 

 

 

 

ampoule--lectrique-copie-1.jpg

 

 

 

Radio Ndéké Luka Lundi, 20 Juin 2011 13:49

La crise d’électricité perdure par endroits dans la ville de Bangui. Le marché central de la capitale centrafricaine  est dans l’obscurité depuis 8 jours. La situation met en difficulté les commerçants de ce marché. Ils ne peuvent plus conserver leurs marchandises au frais.

Les boutiques et magasins non plus ne peuvent vaquer à leurs activités de manière satisfaisante. La plupart des étals également vivent le même calvaire.

Même son de cloche du côté des vendeurs des accessoires électroménagers. Pour preuve, à l’entrée du marché même, un calme inhabituel règne : pas de musique.

Anour Sakine Tokiss délégué général du marché central « se plaint du sort de certains commerçants qui ont déjà perdu des marchandises. Il se dit sidérer par le silence de la direction de l’Energie Centrafricaine (ENERCA) ».

« 8 jours sans électricité constituent un manque à gagner pour les commerçants. Même l’Etat perd en termes de recouvrement des fonds journaliers du marché », précise Tokiss.

Pour Marie Daniel Béïnani bouchère au marché central « sans électricité il est impossible de vendre la viande fraiche très prisée par les clients ».

Quant aux responsables de l’ENECA, ils expliquent qu’il s’agit d’une panne survenue sur les câbles souterrains vieux de 50 ans qui est à l’origine de cette coupure d’électricité.

Aux dernières nouvelles, une équipe technique de l’ENERCA est déjà sur les lieux pour remédier à ce désagrément.

A titre de rappel, il y a une semaine les habitants du 3ème et 5ème arrondissement de Bangui s’étaient soulevés pour revendiquer l’électricité et l’eau. Ils avaient érigé des barricades sur les voies publique, avant d’obtenir gain de cause le soir même de leur mouvement. Plusieurs autres manifestations similaires s’étaient déjà produites dans certains arrondissements dont le 8ème.

 

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com - dans Société
20 juin 2011 1 20 /06 /juin /2011 00:59

 

 

 

 

Ecole de Bédobaké (2)

 

 

Radio Ndéké Luka Samedi, 18 Juin 2011 13:52

La Mission de Consolidation de Paix en Centrafrique (MICOPAX) vient de doter ce samedi 18 juin 2011, le lycée de Miskine de Bangui de 230 tables bancs. Le geste intervient à 2 jours des épreuves écrites du baccalauréat session de juin 2011.

« C’est plutôt avec une émotion particulière que le lycée de Miskine reçoit ce don pour la bonne marche des activités pédagogiques. Il n’est pas clôturé, mais nous allons recruter un gardien pour assurer la protection de ces tables bancs », déclare Sylvain Nganafio, proviseur de ce lycée.

Pour le responsable de la MICOPAX, « hormis sa mission de maintien de paix, sa feuille de route prévoit des assistances sociales au pays pour son développement. Elle n’est pas à son premier geste ».

Le lycée de Miskine situé dans la circonscription du 5ème I de Bangui abrite plus de 6000 élèves pour 15 salles de classe.

 

NDLR : Bozizé qui a le temps d’aller inaugurer des stations d’essence à travers le pays aurait pu aussi trouver un petit moment pour honorer de sa présence la très importante cérémonie de remise de ces tables-bancs par la MICOPAX à ce lycée de la capitale. Pour une fois, il est pardonné parce qu’il était encore dans l’avion qui le ramenait de son fiasco de Bruxelles ou venait à peine de regagner seulement le bercail.  

 

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com - dans Société