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6 octobre 2011 4 06 /10 /octobre /2011 21:49

 

 

 

 

*   *   *

 

INTRODUCTION

 

Il est commun de ne privilégier, dans la Bible, que le message du salut en Jésus-Christ, annoncé dans l’Ancien Testament et accompli dans le Nouveau. Or, une lecture attentive de toute l’Écriture, de la Genèse à l’Apocalypse établit clairement l’existence de deux (2) réalités fondamentales :

§  La Loi de Dieu, et

§  L’Évangile ou la Bonne Nouvelle du salut en Jésus-Christ.

La Loi de Dieu se subdivise elle-même en deux (2) grands codes :

§  Le Code moral, qui définit, une fois pour toutes, les notions du Bien et du Mal, et

§  Le Code légal qui définit, lui aussi, pour l’éternité, ce qui est juste et ce qui est injuste.

Considérée dans ses grandes lignes, mais de manière très succincte, la Loi de Dieu, notre thème du jour, enseigne les grandes vérités suivantes :

 

I. NÉCESSITÉ DE LA LOI DE DIEU

 

La Bible appelle « péché » le fait de manquer à une quelconque disposition de la Loi Dieu. Nous comprenons, dès lors, que la Bonne Nouvelle du salut n’a de sens que par rapport à cette Loi. Autrement, pourquoi le Christ mourrait-Il à la croix si aucune faute n’a été préalablement commise, par personne, par rapport à une loi précise ? 

 

Ne prêcher donc que l’Évangile, au détriment de la Loi de Dieu, constitue un manquement auquel il convient de renoncer instamment : chacun, croyant ou incroyant, aura des comptes à rendre pour ses actes posés dans la vie présente ; or, ces actes seront jugés par le Seigneur Dieu à l’aulne de Ses propres critères du Bien et du Mal d’une part, et de ce qui est juste ou injuste, de l’autre. Il est donc parfaitement saint, honnête et urgent, d’en prévenir les hommes, tous les hommes, car « tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu » (Romains 6 : 23).

 

III. VALIDITÉ ÉTERNELLE DE LA LOI DE DIEU

 

Beaucoup présument que cette Loi, récapitulée et transmise à Moïse sur le Mont Sinaï sous la forme du Décalogue (Les Dix Commandements), ne serait valable que sous l’Ancienne Alliance, et non sous la Grâce, instaurée par la Nouvelle Alliance depuis la mort, la résurrection et la glorification de Jésus-Christ par Dieu le Père. La Bible enseigne un autre point de vue.

 

Établie de toute éternité car fondée sur l’absolue sainteté et l’absolue justice du Dieu Créateur de toutes choses, elle a, certes, été révélée sous l’Ancienne Alliance, mais entend régir toutes choses, pour l’éternité, en passant bien évidemment par la dispensation actuelle de la Grâce :

 

« Les exigences du Seigneur sont justes, elles remplissent le cœur de joie. Les commandements du Seigneur sont limpides, ils aident à y voir clair.  

 

Le respect qu’inspire le Seigneur est pur, il persiste à travers les siècles. Les décisions du Seigneur sont fondées, toutes, sans exception, sont justifiées, plus attirantes que l’or, qu’une quantité de métal précieux, et plus agréables que le miel, que le miel le plus doux.  

 

Seigneur, moi qui suis ton serviteur, j’y trouve un avertissement ; on a tout avantage à suivre tes avis » (Psaume 19 : 8 – 11) ;

 

« La justice et l’équité sont la base de ton trône. La bonté et la fidélité sont devant ta face » (Psaume 89 : 15).

 

IV. DOMAINES D’APPLICATION DE LA LOI DE DIEU

 

Y aurait-il quelque domaine d’activité humaine qui soit, qui échapperait à l’exigence d’observation de la Loi de Dieu ? En d’autres termes, un médecin, un acteur économique, un paysan, un politique, un juriste, par exemple, peut-il valablement s’en affranchir, sans avoir à en rendre un jour compte devant le Seigneur ?

 

Non, selon les Écritures. Même si certaines activités humaines sont d’une telle complexité, qu’on pense devoir les dispenser d’exigences éthiques ou, mieux, morales et, notamment, de celles de Dieu.

 

La raison en est que le Seigneur Jésus a formellement déclaré, avant de formuler la Mission du Chrétien dans le monde : « Tout pouvoir m’a été donné dans le ciel et sur la terre » (Matthieu 28 : 18).

 

« Tout pouvoir… dans le ciel et sur la terre » : quel domaine d’activité humaine échapperait-il, dès lors, à la glorieuse et souveraine autorité de Jésus-Christ, le Fils de Dieu ? Et dans quel univers ?

 

Il n’y en a aucun, nulle part.

 

La Loi de Dieu touche donc, selon cette déclaration souveraine de Christ, tous les domaines de la vie : vie personnelle, vie de couple, vie familiale, sociale, économique, culturelle, sportive, politique, ecclésiale… D’où la nécessité d’apporter, à tout milieu vers lequel le Seigneur nous envoie, un Évangile en rapport avec les préoccupations immédiates des âmes ; or, ces préoccupations émanent forcément de leur milieu de vie, qu’il convient de bien connaître avant de s’y engager ; autrement, l’on court le risque de scandaliser inutilement, voire de fermer des cœurs à l’Évangile qui sauve, ce qui est contraire aux Écritures, qui enseignent :

 

« Je suis libre, je ne suis l’esclave de personne ; cependant je me suis fait l’esclave de tous afin d’en gagner le plus grand nombre possible au Christ.

Lorsque j’ai affaire aux Juifs, je vis comme un Juif, afin de les gagner ; bien que je ne sois pas soumis à la loi de Moïse, je vis comme si je l’étais lorsque j’ai affaire à ceux qui sont soumis à cette loi, afin de les gagner.

 

De même, lorsque je suis avec ceux qui ignorent la loi de Moïse, je vis comme eux, sans tenir compte de cette loi, afin de les gagner. Cela ne veut pas dire que je suis indifférent à la loi de Dieu, car je suis soumis à la loi du Christ.

 

Avec ceux qui sont faibles dans la foi, je vis comme si j’étais faible moi–même, afin de les gagner. Ainsi, je me fais tout à tous afin d’en sauver de toute manière quelques–uns.

 

Je fais tout cela pour la Bonne Nouvelle, afin d’avoir part aux biens qu’elle promet » (1 Corinthiens 9 : 19 – 23).

 

Il est donc bibliquement fondé de rappeler à tous les citoyens de notre pays, indépendamment de leur position sociale, cette nécessité absolue de vivre et d’agir en stricte conformité avec la Loi de Dieu qui, seule, et ultimement, jugera les actes de chacun.

 

Et si nous en appelons, en tout premier lieu et à un moment aussi crucial de la vie nationale, aux politiques, ce n’est que pour leur rappeler, par devoir de conscience, le devoir impérieux qu’ils ont de gouverner, conformément à cette seule Loi, le pays qui leur est gracieusement confié par le Seigneur Dieu car les bienfaits à tirer, au plan national, de leur obéissance, sont réels et incommensurables, selon qu’il est écrit :

 

« Si mon peuple qui est appelé de mon nom s’humilie, prie et recherche ma face, s’il se détourne de sa mauvaise conduite, moi, je l’écouterai du ciel, je lui pardonnerai ses péchés et je guérirai son pays » (2 Chroniques 7 : 14). 

Politiques centrafricains : ce n’est donc pas pour enfoncer le pays que le Seigneur Dieu, Créateur de toutes choses, vous a établis à sa tête, mais pour le tirer vers le haut, avec l’approbation, et donc le plein secours du Dieu souverain.

 

La tâche n’est en rien facile, nous le savons, mais assure-t-on une prestation sans en avoir et les compétences, et le souci d’en conformer la pratique à une certaine éthique ?

Et quand bien même les compétences seraient là, il convient de les enrichir de la sagesse divine qui, loin de compromettre en quoi que ce soit la paix et la sécurité des nations, les assure plutôt, avec constance, car Dieu y veille Lui-Même, comblé qu’Il est de voir toute une nation se conformer librement à Sa Loi !

 

Nous prions pour vous, soyez-en certains, et retenez l’essentiel : en toute chose, il vaut mieux « obéir à Dieu plutôt qu’aux hommes » (Actes 5 : 29).

 

C. MABADA-MABAYE – Pasteur

Jeudi 06 Octobre 2011

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EXHORTATIONS

 

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§  « 14 …Si mon peuple sur qui est invoqué mon nom s’humilie, prie et recherche ma face, s’il revient de ses mauvaises voies, moi, je l’écouterai des cieux, je lui pardonnerai son péché et je guérirai son pays » (2 Chroniques 7 : 14) ;

 

§  « 8 Approchez-vous de Dieu, et il s’approchera de vous. Purifiez vos mains, pécheurs, et nettoyez vos cœurs, âmes partagées. 9 Reconnaissez votre misère, menez deuil, pleurez ; que votre rire se change en deuil, et votre joie en tristesse. 10 Humiliez-vous devant le Seigneur, et il vous élèvera » (Jacques 4 : 8 – 10) ;

 

§  « 3 (51:5) Oui, je reconnais mes torts, mon péché est toujours devant moi. 4 (51:6) Contre toi et toi seul, j’ai péché, ce qui est mal à tes yeux, je l’ai fait. Ainsi, tu as raison quand tu décides, tu es sans défaut quand tu juges. 5 (51:7) Oui, depuis ma naissance, je suis marqué par le péché, depuis le ventre de ma mère, je suis plongé dans le mal. 6 (51:8) Mais tu veux la vérité au fond de mon coeur. À ma conscience, tu enseignes la sagesse » (Psaume 51 : 3 – 6) ;

 

§  « 9 (51–11) Détourne ton regard de mes péchés, Efface toutes mes iniquités. 10 (51–12) O Dieu ! Crée en moi un coeur pur, Renouvelle en moi un esprit bien disposé. 11 (51–13) Ne me rejette pas loin de ta face, Ne me retire pas ton Esprit saint. 12 (51–14) Rends-moi la joie de ton salut, Et qu’un esprit de bonne volonté me soutienne ! 13 (51–15) J’enseignerai tes voies à ceux qui les transgressent, Et les pécheurs reviendront à toi » (Psaume 51 : 9 – 13) ;

 

§  « …Car l’Eternel est plein de compassion et de grâce, et si vous revenez à lui, il ne vous rejettera pas » (2 Chroniques 30 : 9) ;

 

§  « 11 Confessez-vous maintenant à l’Éternel, le Dieu de vos pères, et faites sa volonté ! » (Esdras 10 : 11) ;

 

§  « 9 Secours-nous, Dieu de notre salut, pour la gloire de ton nom ! Délivre-nous, et pardonne nos péchés, à cause de ton nom ! » (Psaume 79 : 9).

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Société
3 octobre 2011 1 03 /10 /octobre /2011 00:34

 

 

malette de liasse de billets

 

Le Temps d’Algérie 01-10-2011

La lutte contre la corruption est l’un des supposés axes majeurs de la politique étrangère de la France. Or, s’il est un domaine dans lequel cette vieille démocratie n’est pas qualifiée pour donner des leçons aux autres comme elle le fait en ce moment, même aux régimes des Républiques d’Afrique dont l’ancienne puissance coloniale est le plus fidèle des alliés, c’est bien celui de la corruption.

Nicolas Sarkozy, empêtré dans l'affaire Karachi, écorné par l'affaire Bettencourt et passablement impliqué par les valises de la Centrafrique, se trouve au cœur d'un véritable système de corruption rarement connu dans les annales de la cinquième République française, pourtant «riche» en frasques de cette nature. Pour ce motif, Nicolas Sarkozy est, aujourd’hui,
au plus bas dans les sondages et sa candidature à sa propre succession est remise en question y compris au sein de sa famille politique.

Jamais mandat d’un président français de la IVe République n’a été marqué par autant de scandales financiers, bien que le lien particulier des plus hauts dirigeants français avec l’argent louche, soit du domaine public. D’ailleurs, Nicolas Sarkozy a inauguré son mandat présidentiel par un voyage en jet privé d’un empereur de l’argent suivi d’une croisière tous frais payés près de l’île de Malte.

C’est un indice du vice du luxe et de l’ostentatoire qui colle à la peau des présidents de la Ve République. Giscard d’Estaing n’a pas décliné l’offre généreuse d’un lot de diamants faite à sa femme par l’autoproclamé «Empereur Jean Bedel Bokassa 1er» de la République Centrafricaine.

Le plus tristement célèbre des dictateurs africains, dont les bastonnades publiques avaient indigné le secrétaire général des Nations unies de l’époque, Kurt Waldheim, se proclamait «ami» de Giscard d’Estaing, «cousin» de Jacques Chirac et enfant naturel du général De Gaulle qu’il appelait publiquement et officiellement «papa».

Les affaires de gros sous

 Les «diamants de Bokassa» n’étaient pas l’exception qui confirme la règle des affaires de corruption qui ont fait bien des carrières à l’Elysée, mais la règle elle-même. Hormis le général De Gaulle et ses intimes politiques à l’instar de Georges Pompidou, tous les chefs d’Etat de la Ve République ont été plus ou moins mêlés à des affaires de dessous de table. L’«Affaire des diamants est un dossier prescrit».

Jacques Chirac est poursuivi, à ce jour, pour les faux emplois qu’il a créés à la mairie de Paris. Rattrapé par cette affaire de détournement de l’argent du contribuable français, après deux mandats à la tête de l’Elysée, ses avocats ont invoqué l’«incapacité mentale» pour se présenter devant le tribunal qui devait le juger.

Pas de procès pour l’ancien chef d’Etat. Le non-lieu est prononcé, cette fois, au profit de son ex-Premier ministre, Dominique de Villepin, que Nicolas Sarkozy avait promis de «pendre à un crochet de boucher» pour avoir cherché à l’impliquer dans l’affaire des comptes obscurs de «Clearstream».

 L'affaire Karachi, des sous et du sang

Mais les scandales qui risquent de remonter jusqu'à Sarkozy les dépassent tous. L'affaire des rétrocommissions dans des ventes d'armes constitue probablement l'un des feuilletons les plus glauques de la compromission du politique avec le monde parallèle des affaires. L'affaire Karachi d'abord, où il y a eu des représailles sanglantes avec l'assassinat de plusieurs Français.

 L'argent indûment perçu de la transaction devait servir à financer la campagne du candidat Balladur, dont Nicolas Sarkozy était le plus proche collaborateur. Une autre affaire de vente de frégates à l'Arabie Saoudite a également permis de «prélever» une dîme pour la cagnotte de la campagne Balladur. Les révélations ont mis à mal ce que les médias français appellent la «Sarkozie», et plusieurs hommes de confiance du président français sont visés par la justice.

Si cette dernière n'est pas encore remontée jusqu'au «plus américain» des chefs d'Etat français, il n'est un mystère pour personne que Sarkozy ne peut être convaincant dans son rôle de «je ne savais pas», ou en invoquant la théorie du complot. Cette ligne de défense est aussi pathétique que celle de son ancien mentor qui, pour justifier les millions d'euros en espèces ayant transité par son compte de campagne, parle de vente de tee-shirts et autres gadgets.
 
«Il le vaut bien»

Cette affaire de corruption est l’un des nombreux scandales financiers qui font la «une» de l’actualité politique en France où apparaît en bonne place le nom de Nicolas Sarkozy. Le comptable de Mme Betancourt et le magistrat en charge de l’affaire qui porte le nom de la dame la plus riche de France ont la preuve que Nicolas Sarkozy a bien été soudoyé. Par le plus grand des miracles, les témoins reviennent un à un sur leurs dépositions.

 Sarkozy a aussi le bras long dans les médias pour orienter l’enquête sur les «valises de Bongo», au besoin vers ses seuls anciens collaborateurs qui l’ont accompagné jusqu’aux portes de l’Elysée. Comme la camorra, il ne touche pas à l’argent de la drogue.

Après Eric Woerth, Brice Hortefeux, son ex-ministre de l’Intérieur acceptera-t-il de servir de bouc émissaire pour que son ami et camarade de classe devenu président reste «au-dessus de tout soupçon». C’est, pourtant, une certitude que Sarkozy a reçu par valises l’argent qui lui manquait pour faire sa campagne pour l’Elysée.

 L’argent de la misère africaine

Un argent sale puisé dans les misérables caisses des peuples africains, parmi les pauvres du monde. Beaucoup de gouvernements des anciennes colonies africaines de la France ont admis sinon reconnu à travers leur silence avoir contribué au financement de la campagne de Sarkozy.

Aujourd’hui, les monarchies pétrolières du Golfe apparaissent dans les rapports des juges anti-corruption qui enquêtent sur les affaires de corruption en France. Une affaire de gros sous en perspective qui n’a pas dévoilé tous ses secrets.

Beaucoup se demandent, aujourd’hui, si le fils du colonel Kadhafi, Seif El Islam, a réellement fait dans la calomnie quand il affirme être en possession de virements ayant servi à financer la campagne de Sarkozy. L’engagement de la France dans le conflit libyen est une autre affaire de «corruption» qui dévoilera, en son temps, le plus scandaleux des «marchés» passés à l’étranger par le président français.

Au plus bas dans les sondages, il est peu probable qu’il sera le prochain président de son pays, peut-être même pas candidat si des primaires avaient lieu dans son parti, l’UPM. «Sarkozy doit se poser des questions» sur la chute libre de la droite et la prise de l’imprenable citadelle du Sénat par la gauche, dit-on à l’UMP.

L'aventure guerrière en Libye au nom de la démocratie quelques mois après avoir essayé de doter Ben Ali de moyens répressifs pour contrer les manifestations en Tunisie, les gesticulations internationales pour «sauver» la Grèce grâce au trésorier allemand alors que la France cumule les records de déficit et d'endettement, les déclarations belliqueuses contre la Syrie, la croisade qui se drape de démocratie et de bonne gouvernance, tout cela ne fait pas sérieux quand on cumule autant de casseroles.

Sarkozy risque de se faire rattraper par son passé après 2012. L’«Affaire Karachi», les contre-vérités et les mensonges qui l'entourent ne fait que commencer. A quand le printemps français ?

 

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30 septembre 2011 5 30 /09 /septembre /2011 02:43

 

 

suspect-de-detention-d-armes.jpg

 

                         le suspect ici dans un piteux état

 

 

Par Kpangbandjé - 27/09/2011 JdB

La Compagnie nationale de sécurité a saisi trois armes de guerre au domicile d’un commerçant au quartier Combattant à Bangui

 

Au début de la soirée du lundi 26 septembre 2011, des policiers appartenant à la Compagnie nationale de sécurité (CNS) ont fait une descente au quartier Combattant dans le 8ème Arrondissement de Bangui. Au cours de cette opération trois armes de guerre sont saisies chez Abdoulaye, un commerçant de grande renommée dans ce secteur de la ville. Il s’agit de 2 fusils AK-47 et d’un pistolet automatique avec une caisse remplie de munitions. Abdoulaye a été emmené manu militari par ces forces qui l’ont mis sous les verrous en attendant la suite des enquêtes.

De l’avis du chef de l’unité, la CNS a été avertie il y a quelques mois sur des activités douteuses que mène cet homme. On a ainsi mis en place une équipe qui le surveillait jusqu’à ce jour où nous l’avons pris alors qu’il tentait de déplacer ces armes quelque part. En effet, Abdoulaye a été attrapé devant sa concession alors qu’il s’apprêtait probablement à voyager. Selon une source policière, ce matin il a cité quelques noms, ce sont des gens avec qui il dit travailler donc, nous devons d’abord mettre la main sur eux avant d’avoir une idée nette sur le dossier.

Le dénommé Abdoulaye est connu des services de sécurité car il a été arrêté à deux reprises par la gendarmerie, puis l’Office centrafricain pour la répression du banditisme (OCRB) pour braquage et vol à mains armées au mois de Juin et Août dernier.

 

NDLR : Quand on connaît le sens du respect de la personne humaine et droits de l'homme qui a toujours caractérisé le régime dictatoriale et sanguinaire de Bozizé, il n'est étonnant de voir ce genre d'image. Les éléments du CNS se sont visiblement acharnés sur ce pauvre monsieur. Existent-t-il encore des défenseurs de droits de l'homme dans ce pays qui s'appelle République centrafricaine ?   

 

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29 septembre 2011 4 29 /09 /septembre /2011 23:22

 

 

-obscurite.jpg

 

barricades de rue à Bangui

 

Radio Ndéké Luka Jeudi, 29 Septembre 2011 14:16

5 enfants évanouis, des barricades érigées sur la voie publique et des pneus brûlés par des manifestants dispersés par la police et les éléments de la garde présidentielle. C’est le décor de la manifestation des habitants du quartier Camerounais situé au KM5, dans le 3ème arrondissement de Bangui. Ils ont protesté ainsi contre l’absence depuis 2 mois de l’électricité dans leur localité.

La colère de ces clients de l’Energie Centrafricaine (ENERCA) fait suite à une promesse non tenue par la direction commerciale de cette entreprise para étatique. Une promesse relative au rétablissement de la lumière dans ce quartier très populaire, non loin du principal centre commercial de Bangui.

Dans les faits explique une des mécontents, « au cours d’une dernière opération de  recouvrement des factures nous avions non seulement refusé de payer ces factures, mais aussi avions maintenus l’agent de l’ENERCA pour faire entendre notre voix par sa direction. Nous avions déjà tenu informé l’ENERCA sur notre manifestation. Car, souvent nous réglons de factures sans pour autant bénéficier de la lumière. Pour ce jour, nous étions surpris de constater la présence en surnombre des forces de défense et de sécurité pour disperser notre revendication par de tirs à balle réelle. D’après les informations en notre possession, notre privation en lumière serait due simplement au fait que nous n’avions pas élu dans notre arrondissement un député issu du parti au pouvoir le Kwa Na Kwa (KNK)».

La manifestation du quartier Camerounais intervient quelques mois après celle du 5ème arrondissement, où l’eau et l’électricité avaient été revendiquées.

Il faut dire que la répartition du courant électrique a toujours été ces derniers temps très inégale. Certains quartiers disposent de la lumière en permanence, tandis que d’autres en souffrent.

Avec ses partenaires au développement, le gouvernement vient d’entamer la construction d’un barrage hydroélectrique de Boali III (95 kilomètres nord de Bangui. 10 mégawatts watts sont attendus des travaux pour réduire le temps de délestage.

 

NDLR : Le calvaire des populations de la plupart des quartiers populaires de la capitale se poursuit et on se demande quand cela prendra fin. Si on n'habite pas à proximité des hôpitaux et de certains endroits stratégiques, on est à tous les coups victime des délestages de l'ENERCA. C'est depuis des lustres que cela perdure dans la plus grande indifférence des autorités dont l'inaptitude à conduire les affaires du pays n'est plus à démontrer. .

 

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29 septembre 2011 4 29 /09 /septembre /2011 13:58

 

 

Bangui-vers-Bimbo.JPG

 

                                     Bangui quartier Bimbo

 

 

BANGUI AFP / 29 septembre 2011 13h34 - Six personnes sont mortes du choléra en Centrafrique, dans la région de Bimbo au sud de Bangui, au mois d'août et de septembre, a appris l'AFP jeudi de source proche du ministère de la Santé.

Les six cas de décès enregistrés nous proviennent de la préfecture de l'Ombella-Mpoko. En clair, Bangui n'a pas encore signalé de cas de maladie mais étant située au bord de l'Oubangui (et se situant à une vingtaine de kilomètres de Bimbo), la capitale n'est pas exempte de risques, a affirmé cette source.

Des prélèvements effectués sur ces malades et examinés à l'Institut Pasteur de Bangui, ont révélé la présence des microbes du choléra, selon elle.

Cela atteste bien que le choléra est sur le territoire centrafricain (...). Cette situation inquiète les autorités sanitaires, qui examinent les mesures à prendre pour circonscrire ce fléau, a-t-elle précisé.

Pour l'instant, les cas sont signalés dans les villages riverains du fleuve Oubangui. Ce qui suppose des risques de contagion aux abords du fleuve à partir des pays voisins où le choléra s'est déjà déclaré, a encore affirmé la source.

Il y a deux mois, les autorités sanitaires avaient averti la population de la présence du choléra dans les pays voisins et donné des consignes sanitaires. Une vingtaine de personnes sont mortes au nord du Congo, frontalier de la Centrafrique.

Pour le moment, aucune déclaration officielle n'a encore été faite à ce sujet.


(©)

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26 septembre 2011 1 26 /09 /septembre /2011 22:57

 

 

 

Université de Bangui

Radio Ndéké Luka Lundi, 26 Septembre 2011 13:35

Les cours ont finalement repris ce 26 septembre 2011, à l’Université de Bangui après 2 mois d’arrêt, lié à la grève des enseignants qui revendiquent un statut particulier de l’enseignement du supérieur. Une décision de reprise prise le vendredi 24 septembre dernier à l’issue d’une Assemblée générale du Syndicat national des enseignants du supérieur (SYNAES).

« Les enseignants du supérieur ont tenu à leur parole pour cette reprise », a constaté le correspondant de Radio Ndeke Luka qui s’est rendu ce matin à l’Université de Bangui. Les étudiants ont envahi le campus universitaire et les enseignants sont aussi présents.

Satisfaction de la part des étudiants. « Même si cet arrêt de grève n’est que pour 6 mois, nous espérons que c’est déjà un bon redémarrage », se réjouit un étudiant en License en Sciences Sociales. Les plannings des examens ont été également affichés.

« Nous allons faire de notre mieux pour rattraper ce retard occasionné par ces arrêts de cours », s’est contenté de dire Emmanuel Mbetid Bessane, doyen de la Faculté des Sciences économiques et de gestion.

Ce 26 septembre, les enseignants ne se sont pas présentés dans les salles. Ils se sont retrouvés plutôt pour une concertation. Mais ce 27 septembre, « les cours vont reprendre en conformité avec les emplois du temps de chaque session » a précisé le doyen de la faculté des sciences éco. Seulement, il faut dire que les universitaires ne vont plus bénéficier des vacances, vu que les deux mois de cessation des activités ont déjà consommé ces périodes.

 

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25 septembre 2011 7 25 /09 /septembre /2011 23:54

 

 

Université Bangui amphi Fac des Lettres

 

Radio Ndéké Luka Dimanche, 25 Septembre 2011 13:29

Le spectre de l’année blanche s’éloigne peu à peu en Centrafrique. Les membres du bureau du Syndicat des Enseignants du Supérieur (SYNAES) viennent de suspendre leur grève pour une période de 6 mois. Ils décident ainsi  de reprendre les cours le lundi 26 septembre 2011, sur le campus universitaire. La décision a été prise samedi dernier lors d’une assemblée générale tenue à ladite institution.

Le SYNAES avait déclenché son mouvement de grève pour exiger du gouvernement la prise d’un arrêté d’application du décret revalorisant les fonctions et  statuts des enseignants du supérieur signé depuis 2005.

La reprise des activités pédagogiques fera suite à une entente entre les grévistes et le pouvoir de Bangui, relative au versement en avril 2012, des indemnités de recherches. Ces indemnités ont été suspendues verbalement il y a plusieurs années.

Selon Marcel Ounda, conseiller à la Mobilisation au SYNAES, cette suspension « devrait permettre au gouvernement de se donner les moyens et répondre à leur revendication. Dépassé ce délai, le SYNAES se verra dans l’obligation de reprendre sa grève comme prévoient les textes en la matière. La reprise des cours n’épargnera aucun enseignant, même ceux qui ne sont pas concernés par ce mouvement de grève dit de l’ « avenir ». Nous sommes les seuls pédagogues au niveau de l’Afrique les plus mal payés ».

Le gouvernement avait reconnu la légitimité de la grève de ces enseignants. En dépit de plusieurs négociations, il n’arrivait pas à convaincre ses interlocuteurs faute de moyens financiers.

Au cours de la période de ce mouvement, le professeur Gustave Bobossi, recteur de l’université de Bangui a été limogé et remplacé par sa collègue Georgette Koyt Débalet

Une autre reprise des cours lundi concernera aussi les élèves du fondamental I de la localité de Boali (95 kilomètres de Bangui). La décision a été prise samedi à l’issue d’une assemblée avec les directeurs d’écoles et les membres des  Associations des Parents d’Elèves (APE) de cette circonscription scolaire.

 

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24 septembre 2011 6 24 /09 /septembre /2011 23:20

   

 

Télécel Bangui

 

Samedi, 24 Septembre 2011 13:15

L’Agence de Régulation des télécommunications en Centrafrique (ART),  a ouvert le 23 septembre 2011 à Bangui, une  enquête en vue de déceler les auteurs des messages escrocs qui proviennent des numéros de l’international, et qui parviennent chez les abonnés du réseau téléphonique Telecel. Une décision d’arrêt de vente des cartes SIM sur les marchés ambulants a été également prise par l’ART.

Ces derniers temps, les clients de l’operateur Telecel sont victimes d’une escroquerie en provenance de l’étranger. Certains utilisateurs reçoivent des messages les invitant à rappeler un numéro de l’étranger afin de prendre connaissance d’une bonne nouvelle les concernant ou encore, de leur dire comment faire pour récupérer une somme d’argent gagnée. La plupart des numéros sont masqués et remplacés par des prénoms féminins.

Selon les explications des techniciens de l’ART, un individu peut, à partir de son ordinateur, mener des actions pareilles étant à l’étranger ou même à l’intérieur du pays. « Il est difficile en ce moment de dire si les auteurs de ces actes sont à l’intérieur ou à l’extérieur du pays. Avec les nouvelles technologies, quelqu’un peut rester derrière une antenne VSAT, un ordinateur et un logiciel et envoyer ces messages, Donc il est difficile de dire que le réseau Telecel est aussi complice. Il peut être également être complice », d’après les explications de Saint Vincent Marboua, Directeur technique de l’Agence de Régulation des télécommunications.

Entre autres mesures  prises par l’ART, désormais un acheteur de carte SIM doit être identifié à partir d’une pièce officielle, la carte d’identité nationale ou un passeport. Selon  Saint-Vincent Marboua, cette mesure vise à lutter contre les personnes qui utilisent les numéros masqués.

Le Directeur général de Telecel, Lionel Coussi a, dans un point de presse,  affirmé  que son entreprise n’est qu’un vecteur de transmission. « Telecel n’a pas le droit de vérifier les contenus des messages de ses clients », dit-il. Toutefois, « les destinataires de ces messages ont été identifiés en Inde, Sierra Leone et Sao Tomé », a précisé Lionel Coussi.

Il appelle par ailleurs à ses clients plus de vigilance, « de ne pas céder à ces messages d’escroquerie ».

 

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19 septembre 2011 1 19 /09 /septembre /2011 21:25

 

 

ARV

 

GENEVE (AFP) - 19.09.2011 10:29 - Un groupe de travail, chargé d'examiner des accusations de corruption au sein du Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et la malaria, a estimé lundi que cet organisme doit améliorer ses contrôles internes.

Dans un communiqué, le Fonds mondial a répondu lundi qu'il accueillait favorablement ces recommandations. Le Fonds a reconnu en 2010 que 34 millions de dollars avaient été détournés dans quatre pays africains, Djibouti, le Mali, la Mauritanie et la Zambie.

Le groupe de travail, co-présidé par l'ancien secrétaire d'Etat américain à la Santé, Michael Leavitt et l'ancien président du Bostwana Festus Mogae, a été constitué après les accusations formulées en décembre 2010, selon lesquels des dizaines de millions de dollars récoltés pour les programmes du fonds en Afrique avaient disparu.

Ces accusations ont conduit deux pays donateurs, l'Allemagne et la Suède, à suspendre leurs contributions.

Le groupe de travail propose six types de recommandations, et indique que le Fonds mondial doit établir des "règles de base simples, claires et pratiques, dans ses services comptables et dans le comportement éthique".

Le Fonds doit établir "des définitions claires des catégories de risques auxquels il fait face, et en discuter avec les donateurs, dans un esprit de transparence pro-actif".

Le groupe reconnaît cependant, que "contrairement aux banques et autres institutions financières, le Fonds mondial ne peut pas éviter les risques, en refusant les dons : des vies humaines sont en jeu, et le véritable objectif de l'organisation est de les sauver".

Créé en 2002 avec les fonds du multimillionnaire Bill Gates, le Fonds est la plus importante source de financement internationale pour ces trois maladies, qui ensemble font 4 millions de victimes dans le monde chaque année.

En 2009, le Fonds mondial représentait 20% des fonds pour le sida, 65% de ceux pour la tuberculose et 65% de ceux pour la malaria.

© 2011 AFP

 

NDLR : Pour ce qui est de la RCA, c'est depuis la nomination du Pr Nestor Mamadou Nali à la tête du CNLS, qu'on n'entend plus parler de corruption, de malversations et autres ruptures et détournement d'ARV qui défrayaient naguère la chronique. La mauvaise gouvernance Hyacinthe Wodobodé ne semble plus être qu'un mauvais souvenir.   

 

 

 

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12 septembre 2011 1 12 /09 /septembre /2011 22:16

 

 

 

Godfroy Gondjé

 

 

 

La République Centrafricaine comme tout Etat au monde dispose des forces de défense et de sécurité (FDS) qui ont la mission de défendre l’intégrité du territoire, c’est-à-dire de protéger l’espace national contre toute attaque extérieure et intérieure, d’assurer la sécurité et libre circulation des personnes et des biens à l’intérieur du territoire national dont la superficie, faut-il le rappeler, est de 623.647 km2.

Mais cette mission traditionnelle d’ouvrier de l’ordre et de la paix confiée à nos forces de défense et de sécurité ne semble  pas être comprise par le soldat centrafricain qui reste  plongé dans la vision irrationnelle à lui imposée par les mauvaises circonstances du temps depuis une décennie  à  savoir : résoudre les conflits exclusivement  par la violence des armes.

S’il est vrai que la logique militaire consiste à favoriser le retour  à la paix par la défaite pure et simple de l’adversaire ou la réduction des capacités de nuisance de l’ennemi en vue de le réduire à sa plus simple expression (car la puissance ne peut être que publique c’est-à-dire relevant exclusivement de l’Etat) et,  par voie  de conséquence, l’affirmation et l’augmentation de la puissance du vainqueur sur toute l’étendue du territoire national, il n’en demeure pas moins vrai que des interrogations fondamentales méritent d’être soulevées quant à l’incompréhensible et paradoxale cohabitation des forces de défense et de sécurité nationales avec des forces non conventionnelles comme le FPR du chef rebelle tchadien Baba Laddé à Kaga-Bandoro.

En effet, il est établi que dans cette partie du territoire centrafricain située dans le centre-nord, les forces rebelles étrangères multinationales du Tchadien Baba Laddé semblent cohabiter ensemble avec les ex-rebelles centrafricains de l’APRD et les forces gouvernementales, ce qui n’existe nulle part actuellement dans le monde. Pourquoi les forces gouvernementales si promptes à agresser des civils sans arme et non violents y compris les personnes vulnérables telles que les femmes, les enfants, les personnes âgées et les personnes handicapées, s’accommodent-elles sur son propre territoire de la présence des forces étrangères non conventionnelles? Pourquoi ne libèrent-elles pas ces populations de l’otage de ces forces étrangères nuisibles à la paix et au développement local, régional et régional? Peut-on encore croire à la mission sacrée de nos forces de défense et de sécurité? Le doute est permis.

Vu sous cet angle, le véritable  problème  qui se pose aux forces centrafricaines de défense et de sécurité  est  celui de  savoir  comment faire pour rompre avec la vieille méthode du soldat dévastateur de la nation, prêt à faire du mal à son compatriote pour rien, mais paradoxalement complaisant à l’égard de l’étranger pourtant viscéralement mauvais. Cette question permet de comprendre les différents maux  dont souffrent actuellement nos forces de  défense et de sécurité. 

Sans être exhaustif, parmi les maux qui gangrènent le milieu des FDS se trouve le problème de l’éthique et de déontologie professionnelle qui fait cruellement défaut. Les repères en la matière semblent ne plus existe. C’est ainsi que l’on a des soldats voleurs, violeurs, braqueurs, drogués, soulards à longueur de mois, inconscients, clanistes et tribalistes, indisciplinés. La soumission des subalternes aux autorités supérieures,  la perte du sens de l’honneur et des valeurs républicaines, l’immérité en termes de promotion en grade, sont entre autres les maux qui minent ce milieu. Il faut chercher les causes des différents  conflits  politico-militaires  que notre pays à connus ces derniers temps dans ces maux, de même que  l’explosion du phénomène  de  rébellion et la culture  des armes. Il y a même des militaires – soldats, gradés, sous-officiers et officiers - qui sont fiers de soulever ou d’avoir soulevé les armes contre les institutions  de  la république et la démocratie, oubliant que cette époque est révolue! Allons-y comprendre.  

L’utilisation des armes dans le but d’obtenir le pouvoir à tout prix étant incompatible avec les valeurs d’une société qui se veut démocratique, il y a lieu de repenser la gestion des forces de défense et de sécurité pour les rendre positives, c’est-à-dire opérationnellement efficaces et républicaines. D’où les quelques propositions suivantes:

-l’enseignement obligatoire des notions  civiques et  des valeurs républicaines à nos forces de défense et de sécurité dans tous les centres d’instructions militaires; 

-la dépolitisation et la détribalisation des postes de responsabilité et du recrutement au sein des forces de défense et de sécurité (armée, gendarmerie, police et services de renseignements civils);

-la nomination des hommes qu’il faut à la place qu’il faut (profils correspondant aux postes, intégrité morale, loyauté, santé physique et mentale) dans des postes de responsabilité dans les différentes structures des FDS, des cabinets et services administratifs des départements ministériels concernés (Sécurité publique et Défense nationale);

-la création d’une Ecole nationale de la culture de la paix;  

-l’envoi régulier de nos forces de défense  aux  différentes missions et opérations internationales de maintien de la paix (au niveau sous-régional, régional, continental et onusien);

-la formation des forces de défense et de sécurité en droit international humanitaire pour se familiariser avec les règles applicables en matière de «jus in bello», c’est-à-dire de droit des conflits armées;

-la vulgarisation de la culture des droits de l’homme  en milieu des forces de défense et de sécurité. 

L’objectif de la  présente  analyse  est de transmettre un message  fort  à l’attention de  nos soldats  qui doivent  comprendre  et se dire que « je ne suis  pas le soldat de la guerre mais  plutôt un artisan de la paix et du développement sans considération d’ordre ethnique, politique, religieuse ou sociale». 

Godfroy- Luther GONDJE - DJANAYANG

Expert Analyste en Gestion des crises politico-militaires

 

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