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2 mars 2013 6 02 /03 /mars /2013 03:00

 

 

 

Josue-Binoua.JPG

 

 

A l’occasion de la cérémonie de remise de matériels au comité interministériel de lutte contre la drogue et la toxicomanie.

 

Excellence Monsieur l’Ambassadeur, Haut Représentant de la France et Doyen du corps diplomatique,

 

Monsieur le Secrétaire Général du comité interministériel de lutte contre la drogue et la toxicomanie,

 

Monsieur le Directeur de l’OCLAD,

 

Mesdames et Messieurs,

 

Monsieur l’ambassadeur vient de le dire, la lutte contre la toxicomanie est universelle, et l’office contre la drogue et le crime dans son rapport mondial sur les drogues publié en 2012 estime qu’environ 230 millions de personnes, soit 5% de la population adulte mondiale ont consommé une drogue illicite au moins une fois en 2010.

 

Les drogues tuent environ 200000 personnes chaque année, compromettent le développement socioéconomique et aggravent la criminalité, l’instabilité, l’insécurité et la propagation du VIH.

 

En République Centrafricaine, nombreux sont les jeunes dont la tranche d’âge varie de 15 à 35 ans qui s’adonnent à l’alcool, le tabac et la drogue. Et il n’est pas inutile de rappeler les principales drogues consommées chez nous :

 

- Le cannabis, les produits de types amphétamine (ex : le trama dol 100), les médicaments dits psycho-actifs, le datura et sans oublier le cirage marron et la colle vélox. La consommation de ces drogues modifie malheureusement la personnalité même de ces jeunes, c’est ce que l’on appelle « la personnalité biochimique », en voici quelques caractéristiques :

 

- Le jeune subit des sautes d’humeur,

 

- Il n’est pas fiable et est incapable de terminer les projets qu’il entreprend (abandonnique disent les psychiatres),

 

- Il a du ressentiment inexprimé et des haines secrètes.

 

- Il devient menteur, voleur, malhonnête, s’éloignant des êtres chers et se repliant sur lui-même etc etc… c’est un drame pour notre société.

 

Face donc à ce drame nous mesurons et nous exprimons au non du gouvernement et du Président de la république notre gratitude à la France qui ne cesse de renforcer les capacités opérationnelles de nos organes de lutte contre la drogue et la toxicomanie tant dans le domaine matériel comme aujourd’hui, ici et maintenant que dans le domaine de la formation comme l’a rappelé le Haut Représentant avec la visite « formative » en France du Secrétaire Général du comité et du Directeur de l’OCLAD.

 

Oui, Mr l’Ambassadeur les actions évoquées témoignent et permettez que je vous cite : de la volonté de la France de travailler avec la République Centrafricaine au développement des capacités d’action des forces de police en vue d’une efficacité meilleure au service de l’ensemble de la population. Et les actions menées par la police le mercredi 27 dans les marchés de Mamadou MBAIKI (km5), Fodé, Bibalé, Miskine et gobongo ou ont été interpellés 52 personnes dont 20 femmes vendeuses de cannabis et s’adonnant à la prostitution, environ 40 kilos de cannabis saisis, montrent la détermination de la police avec son indigence matérielle de lutter coute que coute contre ce fléau.

 

Je vous remercie !

 

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26 février 2013 2 26 /02 /février /2013 02:57

 

 

 

eveques-centrafricains.jpg

 


Source : http://www.la-croix.com  25/2/13

 

Dans un communiqué daté du 14 février 2013, les neuf évêques de Centrafrique s’alarment de la situation humanitaire et sécuritaire dans leur pays et demandent au gouvernement un « plan d’action » rapide. Ils souhaitent notamment que « les routes soient ouvertes afin de faciliter la libre circulation, car les gens meurent de faim, ils sont asphyxiés, ils n’ont plus de ravitaillement ni en carburant, ni en denrées alimentaires, ni en médicaments essentiels », ainsi que le rétablissement des réseaux téléphoniques « dans les zones occupées ».


Entre décembre 2012 et janvier 2013, le mouvement armé de la Séléka a tenté de renverser le régime du président François Bozizé. Un accord de paix, signé à Libreville, au Gabon, le 11 janvier dernier, a permis l’arrêt des hostilités et la formation, le 4 février, d’un gouvernement d’union nationale dans lequel figurent des membres du mouvement. Mais la situation économique et sociale tarde à se rétablir.


Depuis plusieurs semaines, les habitants dans les zones contrôlées par les rebelles se plaignaient de la poursuite d’exactions et de pillages, notamment dans la région de Mobaye (sud).


Sécurité des religieux et religieuses


Dans son communiqué, la Conférence épiscopale centrafricaine (CECA) demande également que « le gouvernement assume sa responsabilité et garantisse la sécurité des religieux, religieuses et de tout citoyen centrafricain ». « Les responsables des différentes factions rebelles qui sont dans les zones occupées (doivent) immédiatement mettre fin aux vols et viols, aux actes de vandalisme, aux tueries et aux exactions sur le peuple centrafricain, les religieux et sur les bâtiments et les édifices publics et religieux », écrivent-ils.


Le 13 février, les dirigeants religieux du pays – catholiques, évangéliques et musulmans – se sont réunis à Bangui, la capitale, pour discuter de la tension politico-militaire qui règne dans le pays. Ils ont déclaré qu’ils disposaient « d’éléments sur les risques d’affrontements entre chrétiens et musulmans dans les provinces, à cause des attaques ciblées des rebelles du mouvement de la Séléka ». Début février, l’église catholique de Mobaye a été saccagée par les miliciens.


Trop c’est trop


« Nous vous mettons devant votre conscience et votre responsabilité », avertissent les évêques. « Les populations sont déplacées, elles vivent dans la terreur et l’angoisse. Des innocents centrafricains sont tués, égorgés comme des animaux. Trop c’est trop. Nous sommes fatigués. Le peuple est las de toutes ces souffrances inutiles. Cette situation doit changer. Le peuple centrafricain a le droit de vivre en paix dans son pays et de vaquer sans inquiétude à ses occupations. Nous exigeons le respect de la parole donnée et de la Constitution. »

 

A.-B. H. (avec RFI)

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21 février 2013 4 21 /02 /février /2013 02:04

 

 

Séléka rebelles

 

Les dix évêques de République centrafricaine ont cosigné un appel, relayé par la  Caritas locale, afin de réclamer la mobilisation de la communauté internationale autour de la rébellion Séléka. Selon le message des évêques, "une grande partie des régions de la RCA est occupé par la coalition Seleka. Les gens dans ces régions sont des otages, ils vivent dans la peur, ils s'enfuient dans la brousse et ils abandonnent leurs champs. Les malades sont privés de soins, les hôpitaux sont fermés ou ont été complètement détruits, et les écoles ont été pillées. Nos gens sont fatigués de toute cette souffrance inutile et destructrice. Le peuple de la République centrafricaine a le droit de vivre en paix dans son propre pays et de vaquer à leurs occupations sans souci." Un accord de paix, resté lettre morte, a été signé entre le gouvernement et la Séléka en janvier à Libreville.

 

 

La République centrafricaine n'en peut plus de « souffrir inutilement » aux mains des rebelles, dénoncent les évêques

 

 

Mgr-Dieudonné Nzapalainga


http://caritas.org 20 Fevrier 2013

 

Les évêques de la République centrafricaine ont lancé un appel désespéré à la communauté internationale et à leur gouvernement, les suppliant de venir en aide aux communautés qui vivent dans la terreur à cause des rebelles. 



Le pays est instable depuis début décembre 2012, quand la Seleka, une coalition de cinq factions rebelles distinctes, a commencé son avancée depuis le Nord. Ses membres sont accusés de violations des droits de l'homme et, plus particulièrement, d'utiliser le viol comme arme de guerre. Les communautés qui ont été « prises en otage » par les rebelles ont été coupées de toute forme d'aide, tandis que les organisations humanitaires ne conduisent que des activités limitées. 



« Plusieurs régions de la République centrafricaine sont occupées par la coalition de la SELEKA », expliquent les évêques dans un message de quatre pages. « Dans ces zones, les gens sont des otages, ils vivent dans la peur, ils fuient dans la brousse et abandonnent leurs champs. Les malades sont livrés à eux-mêmes, les hôpitaux sont fermés ou ont été entièrement détruits et les écoles ont été pillées ». 



Dix évêques ont signé le message, notamment l'archevêque Dieudonné Nzapalainga, Président de Caritas République centrafricaine. Ils ont rédigé le message après que les accords de paix conclus à Libreville en janvier soient restés lettre morte. 



« Les populations n'en peuvent plus de toutes ces souffrances inutiles et dévastatrices »,déclarent les évêques. « Le peuple de la République centrafricaine a le droit de vivre en paix dans son propre pays et de vaquer tranquillement à ses affaires ». 



Les évêques exhortent le gouvernement et la communauté internationale à rouvrir les routes pour que l'aide puisse être acheminée, à rétablir les réseaux téléphoniques, à lancer une enquête internationale pour que tous ceux qui ont commis des crimes soient traînés devant la justice, et à garantir la sécurité des communautés. Les évêques exhortent aussi les rebelles à mettre fin aux viols, aux tueries et aux actes de vandalisme qu'ils font subir aux communautés. 

 

Caritas demande 635 000 USD (468 000 euro) pour un programme de six mois qui commencera en février et aidera des personnes vulnérables en République centrafricaine. Le programme aura pour objectifs de fournir des vivres et divers articles à des familles, d'apporter un appui médical et psychologique et d'améliorer les infrastructures et les moyens d'existence. Quelque 850 familles démunies (plus de 4 000 personnes) recevront des kits sanitaires de base et des articles ménagers. 



Jusqu'à 5 000 personnes déplacées suite aux événements, et malades ou blessées, bénéficieront de soins. Les femmes enceintes et les jeunes enfants seront vaccinés contre la rougeole et la méningite et recevront des moustiquaires pour se protéger du paludisme. 



Dans chaque communauté, Caritas formera des auxiliaires capables d'effectuer les vaccinations, de repérer les signes de la malnutrition et de dispenser les premiers soins. Caritas proposera un accompagnement et un soutien psychologique aux femmes qui ont été victimes de violences sexuelles. 



Dans le cadre d'un projet ciblant un vaste éventail d'infrastructures, Caritas remettra en état des puits, des banques alimentaires, des écoles et des latrines. Pour aider les populations à retrouver leur autonomie après les désordres qui ont bouleversé leur vie, Caritas distribuera aux familles des semences et des outils afin qu'elles puissent reprendre leurs activités agricoles. 

 

Contacter Michelle Hough, chargée de la communication, au +39 334 234 4136 ou hough@caritas.va

 

 

 

Eglise universelle  

 

Les évêques de Centrafrique crient à l'asphyxie

 

http://www.eglise.catholique.fr  20 février 2013

 

Un mois après les accords de Libreville (11 janvier 2013), les évêques de Centrafrique lancent un appel au Gouvernement, à la communauté internationale, au peuple et aux personnes de bonne volonté et proposent un plan d'action.

 

« Brisons les liens de la mort et sauvons le peuple centrafricain de l'asphyxie ». C'est par ce cri que les 10 évêques de la Conférence Episcopale Centrafricaine (CECA) ont dénoncé, le 14 février 2013, la peur dans laquelle vivent les populations dans les régions occupées par la rébellion armée.


Le texte décrit un pays ravagé : hôpitaux « fermés ou complètement détruits », bâtiments scolaires « saccagés, pillés et par endroit complètement détruits », viols, églises profanées...



Les évêques font plusieurs recommandations : réouverture des routes pour permettre l'approvisionnement et rétablissement des réseaux téléphoniques dans les zones occupées. Ils demandent au Gouvernement de garantir « la sécurité des religieux, religieuses et de tout citoyen centrafricain » et aux responsables des différentes factions rebelles dans les zones occupées de mettre « immédiatement fin aux vols et viols, aux actes de vandalisme, aux tueries et aux exactions sur le peuple centrafricain, les religieux et surtout sur les bâtiments et les édifices publics et religieux ». 



« Nous sommes fatigués. Le peuple est las de toutes ces souffrances inutiles, destructrices » poursuivent-ils. « Nous exigeons le respect de la parole donnée et de la Constitution ». 



Ils souhaitent que ce début de carême « soit pour chacun un temps de conversion des cœurs afin de faire sortir ce peuple pris en otage et qui attend de nous une libération totale ; la paix qui vient de Dieu, la paix des cœurs et non celle des armes » et annoncent une lettre pastorale pour les jours à venir.

 

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11 février 2013 1 11 /02 /février /2013 17:43

 

 

 

Boz et Djotodia

 

 

Bangui, 11 févr. 13 (RJDH) – Un mois après la signature des accords de sortie de crise de Libreville, la société civile, l’opposition démocratique et les leaders politico-militaires qui devraient se retrouver ce matin pour évaluer la mise en application de ces derniers, s’inquiètent de la non-volonté des uns et des autres à faire respecter les écrits de la capitale gabonaise. La réunion a été reportée à une date ultérieure et les inquiétudes s’amplifient.


Le rendez-vous organisé par la société civile a été boycotté par la coalition Séléka et la majorité présidentielle et a été reporté à une date ultérieure. La société civile a exprimé son mécontentement de l’indisponibilité de ces parties.


Fulgence Zéneth, coordonnateur du groupe de travail de la société civile dans sa déclaration de ce matin aux médias s’interroge qu’« il était prévu dans les accords de Libreville la mise en place d’une commission de suivi pour observer le cessez-le-feu. Aujourd’hui qu’est-ce qui justifie le retard dans la mise en application de ces dispositions concernant la création d’une commission de suivi ? »


Il poursuit qu’« il était décidé l’ouverture des couloirs humanitaires. Nous sommes à un mois après la signature des accords de Libreville. Il me semble capital que la question de sécurité puisse être prise à bras le corps par toutes les parties et qu’une solution rapide soit trouvée à la question. Il est important que les acteurs se mobilisent et afin de travailler pour réduire tout risque de potentiel conflit. », a-t-il conclu.


Abdoulaye Issene, président d’un des groupes politico-militaires non combattant, interpelle tous les centrafricains à prendre leur responsabilité et le destin de ce pays en main, face à la gravité de la  situation. Il ajoute : « je suis  venu moi-même dans cette réunion au lieu d’envoyer un représentant, c’est  par ce que j’ai de l’amour pour mon pays et pour le  peuple centrafricain qui souffre.  Si on peut le faire le plus vite possible cela arrangerait tout le monde, au lieu de discuter des postes ministériels. Cela fait déjà un mois que nous avons signé ces accords à Libreville et depuis un mois,  personne n’a osé respecter les termes, même parmi  les signataires, alors que l’ouverture des couloirs humanitaires était une condition sine-qua-none posée à Libreville. C’est urgent ! »


L’opposition démocratique dont 4 représentants étaient présents à cette rencontre manquée, a beaucoup remercié l’initiative de la société civile pour avoir organisé cette assise qui malheureusement n’a pas eu lieu à défaut du quorum  qui n’est pas atteint. Au nom de l’opposition démocratique  Gabriel Koyambounou a par ailleurs déploré  l’absence de la mise en application des accords de Libreville qui selon lui, par la majorité présidentielle et la Séléka.


Cette réunion est la seconde activité de la société civile après le lancement officiel de la campagne de la consolidation de la paix qui a eu lieu le samedi dernier dans la ville de Bangui.  

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11 février 2013 1 11 /02 /février /2013 17:40

 

 

Universite-Bangui-amphi-Fac-des-Lettres.jpg

 

Bangui, 11 févr. 13 (RJDH) – Les activités académiques sont perturbées ce matin sur le campus universitaire, suite à une grève de trois jours enclenchée par des enseignants vacataires. Ceux-ci réclament le paiement de frais de vacation depuis 2010. Cette décision a été prise lors d’une assemblée générale tenue le samedi 09 février.


Il s’agit ‘’du collectif des vacataires purs et durs de l’Université de Bangui’’, qui a pour  mot  d’ordre « pas de vacation égal pas de cours ». Ce mouvement de  cessation des enseignements  est appliqué sur tout le campus, avec l’appui  de quelques  enseignants titulaires.


« Nous avons lancé ce mouvement de grève sur le campus juste pour revendiquer le versement de nos frais de vacation qui tarde à venir depuis l’année 2010. C’est notre droit le plus absolu. Ces vacations nous permettent de prendre en charge nos familles. C’est notre unique source de revenus. Comme dit cet adage ‘’toute peine mérite salaire’’, nous exigeons le versement de ces frais pour notre bien-être », a confirmé l’un des vacataires qui ont lancé ce mouvement de grève.


La même source ajoute qu’une équipe de surveillance a été mise en place pour contrôler l’effectivité de cette grève. « Ce matin nous avons sillonné pour demander à quelques-uns de nos collègues qui dispensaient leurs enseignements ou composaient leurs étudiants d’arrêter », a-t-il signalé.


Les étudiants se disent surpris et consternés par ce mouvement de grève


« Je suis surpris et déconcerté de ce mouvement de grève des enseignants vacataires. La situation du pays est telle que nous n’en avons plus besoin. Là, c’est pour trois jours d’arrêt de cours, peut-être nous ne le souhaitons pas, cela peut s’allonger encore. Ce sera très dommage. Dans beaucoup de facultés, l’année académique qui vient de s’achever pour d’autres n’a pas encore pris fin définitivement », s’est plaint Grâce à Dieu Sathé, étudiant en droit.


Pour lui, l’université a connu ce genre de grève dans le passé et aussi les conséquences qui sont des retards énormes. Lorsqu’on tente de les résorber en peu de temps, on crée d’autres situations et d’autres difficultés du genre de baisse de niveau.


« Ce matin, on devait avoir un examen mais jusqu’à maintenant nous sommes tous dehors. Je ne sais pas si c’est à cause de cette grève. Même les étudiants de la 4ème  année des Sciences économiques sont informés par leur professeur ce matin qu’il soutient ses collègues, donc il ne peut pas faire cours. La conséquence de ce genre de situation est que nous sommes toujours en retard sur les autres universités du monde », a déclaré Martinien Ulrich Zabanga, étudiant en année de licence en Administration et gestion des entreprises.


Certains étudiants souhaitent que ‘’le collectif des vacataires purs et durs’’ et le gouvernement puissent s’entendre pour la bonne marche de l’enseignement supérieur en Centrafrique.


« Ceux qui sont dans le gouvernement et le collectif des enseignants vacataires ont des enfants, des cousins, voire des parents qui étudient sur le campus universitaire. Ils savent pertinemment comment les choses se passent ici et comment les conditions d’études sont dures,  la précarité totale. Nous leur demanderons de revenir aux meilleurs sentiments afin de sauver la situation déjà désastreuse. Notre avenir est entre leur main », a expliqué Francis Mogonbé, président de l’Association syndicale de la faculté des lettres.


Une responsabilité déclinée par le SYNAES


Interrogés par le RJDH, les membres du Syndicat autonome des Enseignants du Supérieur (SYNAES), décline la responsabilité de ce mouvement de grève orchestré par le collectif des vacataires et se disent aussi surpris et non informés.


« C’est à la radio que j’ai été également informé de ce mouvement de grève. Le motif, dit-on est lié, au non-paiement de frais de leurs vacations qui remontent aux années académiques 2010-2011 et 2011-2012. Je crois que pour la plupart c’est leur source de revenus, ils ont attendu en vain. C’est leur droit », a dit Marcel Kembé, premier rapporteur du SYNAES.


Il y a un cadre juridique et institutionnel bien défini au sein duquel tous les enseignants du supérieur doivent présenter leurs problèmes au gouvernement, qui est le SYNAES.


« Pour le moment, le SYNAES n’a pas encore déclenché un mouvement de grève sur le campus. Je confirme que ce mouvement a été décidé par le collectif de ceux qui sont appelés vacataires purs et durs et qui sont au nombre de 4O personnes. Comme ils ne peuvent que vivre à travers ces frais de vacation, ces collègues se sont désolidarisés du SYNAES pour mettre ce collectif en place enfin de revendiquer leur droit », a soutenu Bertrand Kenguetona, le Secrétaire Adjoint du SYNAES.


Il a par ailleurs indiqué qu’en amont de ce mouvement de grève, le SYNAES leur a conseillé de patienter jusqu’à l’assemblée générale qui va se tenir le 15 février prochain, enfin de décider ensemble de cette situation, mais ils sont passés outre.


« C’est de leur droit mais cela ne concerne pas vraiment le SYNAES pour l’heure, puisque ces revendications sont faites hors du cadre légal. Nous leur demanderons de participer massivement à l’assemblée générale du 15 février à l’occasion de laquelle nous aurons tous ensemble à prendre des décisions dans ce cadre- là », a-t-il conclu.


Cette grève des enseignants vacataires a surpris tout le monde. Les premiers défavorisés sont les étudiants. Les uns vont manquer les séances de cours et d’autres vont certainement rater leurs examens puisque sur le campus ce n’est pas tous les enseignants qui vont respecter ce mouvement lancé par le collectif des vacataires purs et durs.

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31 janvier 2013 4 31 /01 /janvier /2013 00:15

 

 

 

femmes-centrafricaines.jpg

 

 

Radio Ndéké Luka Mercredi, 30 Janvier 2013 15:49


Les Femmes de Centrafrique pour la Réconciliation et la Paix ont appelé mardi, le président Bozizé, le Premier ministre Nicolas Tiangaye et les responsables de la Séléka, à prendre leurs responsabilités afin de ramener la paix dans le pays. Elles ont lancé cet appel à l’issue d’une réunion qu’elles ont organisée le 25 janvier 2013 à Bangui, et qui a fait l’objet d’une déclaration rendue publique ce mardi. Leur préoccupation majeure a porté sur le non-respect des Accords de Libreville.


Se basant sur les textes des droits internationaux, ces femmes ont noté « avec amertume que la situation sécuritaire, sanitaire et humanitaire demeure préoccupante ».


Elles se sont dites « conscientes de la nécessité de renforcer l’Etat de droit, la Bonne gouvernance politique, économique et sociale, ainsi que le respect des Droits humains et des libertés fondamentales en Centrafrique ».


Elles ont également rappelé « le rôle que les femmes ont toujours joué dans la prévention, le règlement des conflits et le processus de la paix, et ont pris la résolution de contribuer à la restauration de la paix à travers la lutte contre l’impunité ».


Après examen et critiques des Accords de Libreville, le Comité des Femmes de Centrafrique pour la Réconciliation et la Paix a dénoncé le « non-respect des dispositions du cessez le feu de Libreville, l’avancée des troupes rebelles par la prise de nouvelles villes de l’arrière-pays, les exactions et viols des femmes, le blocage de l’administration et la précarité dans laquelle vit la population de l’arrière-pays ».


Au président de la République, les femmes ont recommandé « de garantir la sécurité des personnes et des biens sur l’ensemble du territoire ».


Elles ont demandé au Premier ministre « de tout mettre en œuvre pour la restauration de la paix et la réorganisation de l’administration du territoire ainsi que des forces de défense et de sécurité ». Elles lui ont également demandé de mettre en place une commission d’enquête mixte et d’évaluation de l’impact de ce conflit, pour une prise en charge globale et optimale des victimes dans les meilleurs délais ».


A la coalition Séléka, les Femmes de Centrafrique pour la Réconciliation et la Paix ont recommandé « d’ouvrir rapidement un couloir humanitaire, afin de faciliter l’aide et le secours à apporter aux populations sinistrées. Elles lui ont en même temps recommandée de cantonner ses troupes ».


Enfin, les femmes ont recommandé « aux acteurs de la vie politique et de la société civile centrafricaines, où qu’ils se trouvent, de prendre en compte la situation réelle des victimes pour des résolutions conséquentes ».

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25 janvier 2013 5 25 /01 /janvier /2013 11:18

 

 

 

 

RÉSEAU DES JOURNALISTES POUR LES DROITS DE L’HOMME EN RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE (RJDH-RCA)

 

 

KABO : DES JEUNES QUITTENT LA VILLE POUR FUIR LES EXACTIONS DE LA SÉLÉKA

 

rebelles-Seleka-copie-1.jpg

 

 

Kabo, 24 janv. 13 (RJDH) – Des jeunes de la ville de  Kabo (nord) quittent la localité pour d’autres villes à cause des exactions des rebelles de la coalition Séléka. L’information est confirmée ce jeudi 24 janvier, par plusieurs sources jointes sur place par le RJDH.


« Nous sommes obligés de quitter la ville pour aller vivre ailleurs parce qu’on ne peut pas continuer à subir la loi des rebelles de la Séléka. Ils nous empêchent de vaquer librement à nos occupations. Nous allons revenir le jour où ils vont quitter la ville », a affirmé un de ces jeunes.


Selon lui, le dimanche dernier, le fils d’un Imam a été arrêté par un groupe de rebelles qui ont demandé à ses parents de verser une somme de 225 000 FCFA, comme rançon, avant sa libération. La victime s’est vue également confisquer sa moto. « Les rebelles l’avaient accusé d’avoir communiqué leurs positions aux forces armées centrafricaines, basées à Batangafo. Une information qui est d’ailleurs fausse », a déclaré un témoin.


Le maire de ville de Kabo Abdel Atif joint également ce matin par le RJDH, confirme l’information et affirme cependant qu’il a déjà parlé des cas des exactions aux chefs des opérations des rebelles, mais jusqu’à lors aucun changement n’est opéré sur le comportement des rebelles. « Ils m’ont dit qu’il s’agit des éléments incontrôlés qui seront bientôt sanctionnés, mais chose qui n’est toujours pas faite », a fait savoir Abdel Atif.

 

 

NDLR : Selon nos informations, un convoi mixte BINUCA-MICOPAX-SELEKA devrait quitter Bangui ce jour pour faire l'axe Damara, Sibut, Dékoa, Kaga-Bandoro puis Bria et Bambari afin d'expliquer aux éléments sur le terrain de Séléka les accords de Libreville et tenter de mettre fin aux exactions des éléments incontrôlés qu'on signale encore à mission ELIM d'Alindao. Par ailleurs des informations provenant de Bambari font état de ce que la journaliste qu'on dit avoir été tuée serait bien en vie.

 

 


BOUAR : RUPTURE DES ARV DANS LE CENTRE DE PRISE EN CHARGE

 

ruban-sida.jpg


Bouar, 24 janv. 13 (RJDH) L’hôpital préfectoral de la Nana Mambéré (ouest), ne dispose plus de médicaments anti rétroviraux. La prise en charge des personnes vivant avec le VIH/sida est réduite. Une situation qui occasionne la perte en vies des patients et la résistance du virus chez d’autres d’après le responsable du centre de prise en charge, Josiane Rénessio.


« Le retard de la dotation du centre de prise en charge en ARV est survenu après  la crise militaro-politique déclenchée depuis le 10 décembre 2012. Pour le moment, le stock est épuisé. Cela constitue un danger pour ceux qui sont sous ces ARV », a déploré Josiane Rénessio.


Le spécialiste affirme également que les conséquences de cette rupture prolongée jouent d’une manière négative sur la vie des victimes. « La résistance des virus peut causer la mort de plusieurs personnes vivant avec le VIH/sida », a-t-elle souligné.


« La prise en charge de nouveaux malades du sida est conditionnée avec l’arrivée des produits anti rétroviraux. Dans les jours qui viennent, nous devons lutter contre les maladies opportunistes qui sont entre autres, le paludisme, la tuberculose et les inflammations qui tuent rapidement les porteurs du VIH », a ajouté Josiane Rénessio.


Par ailleurs, une femme âgée de 33 ans, vivant avec le VIH/SIDA et qui est victime de stigmatisation  a tenté de se suicider ce matin  à  Bouar, après une dispute qui s’est dégénérée en bagarre entre elle et sa mère.


« Elle s’est décidée à mettre fin à sa vie en consommant en surdose de ses médicaments  antirétroviraux.  C’est grâce à son garçon qui a eu à alerter le voisinage que cette femme a eu la vie sauve », a relaté un témoin


Ronossio Josiane, dispensatrice de l’ARV à l’hôpital préfectoral de Bouar précise que le surdosage de ce médicament entraîne le plus souvent à la mort car le dosage normal est de 1 à 2 comprimés par jour, soit 2 à 4 comprimés selon les molécules.

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24 janvier 2013 4 24 /01 /janvier /2013 08:26

 

 

 

RÉSEAU DES JOURNALISTES POUR LES DROITS DE L’HOMME EN RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE (RJDH-RCA)

 


BANGASSOU : LE CALME SEMBLE REVENIR

 

 

Bangassou, 23 janv. 13 (RJDH) – Le calme est revenu ce mercredi matin dans la ville. La population vaque à nouveau à ses occupations, après plus de dix jours de psychose due à l’avancée des éléments  de la coalition Séléka vers la ville de Bangassou (sud-est).


D’après le constat fait par un habitant de la ville de Bangassou, joint ce matin par le RJDH, les commerces sont ouverts et les élèves ont repris le chemin de l’école. Les proches du commandant de brigade de la ville donné pour mort par plusieurs personnes, démentent et affirment que ce dernier est en vie.


« Ce matin, les activités ont repris. Je suis présentement au lycée, en train de dispenser le cours aux élèves qui sont venus aussi massivement comme avant ces dix jours. En venant, j’ai aussi remarqué que les activités ont repris au marché et certains commerces qui ont été fermés, sont rouverts et tout marche bien », a témoigné un enseignant du Lycée moderne de Bangassou.


Pendant cette période de troubles, certaines informations circulant dans la ville faisaient état de l’assassinat du Commandant de brigade de la gendarmerie territoriale de la ville de Kémbé par les rebelles.


« Les parents du Commandant de brigade étaient convaincus qu’il était mort. Mais d’après nos enquêtes, le commandant a été effectivement poursuivi par les rebelles qui ont voulu le tuer, mais ils n’ont pas pu et pour l’instant il vit en cachette. L’un de ses amis a été pris et tabassé par les rebelles et c’est pourquoi les gens ont pensé que le commandant était mort », a affirmé une source proche de la gendarmerie de Bangassou.


Il y a dix jours, des éléments de la rébellion de la Séléka qui avaient attaqué la ville d’Alindao, se sont mis en route vers la préfecture du Mbomou, Bangassou. Ces éléments ont attaqué et pillé plusieurs localités de la région dont la ville de Kembé.


Des témoins déploraient la destruction des installations des réseaux téléphoniques, des bâtiments administratifs et le pillage de plusieurs commerces des particuliers, une situation qui avait occasionné le déplacement de plusieurs personnes à Bangassou.


Le dimanche 21 janvier, c’était la psychose généralisée dans la ville. Plusieurs personnes avaient fui la ville, car on signalait la présence des éléments de la Séléka à quelques dizaines de kilomètres de Bangassou, dans la localité près du pont de la rivière Mbari.


« Certaines sources affirment même que quelques éléments rebelles s’étaient déjà infiltrés dans la ville sur des motos et préparaient la prise de la ville », a témoigné un religieux joint ce matin par le RJDH.


La dernière information signale la présence des rebelles à une vingtaine de kilomètre de la ville de Bangassou, dans la localité de Pombolo où ils auraient dépouillé des éleveurs de leur bétail, avant de rebrousser chemin, d’après plusieurs sources recoupées.


Les leaders de la rébellion Séléka ont reconnu les incursions menées par des membres de leur mouvement et ont promis des sanctions contre leurs auteurs. Des sanctions qui restent sans détails du côté des leaders de la rébellion. Les autorités de Bangui jointes, n’ont pas toujours voulu commenter cette information.

 

 

 

BOUAR : LES ACTIVITÉS ONT REPRIS À GALO

 


Bouar, 23 janv. 13 (RJDH) La population du village de Galo situé à 60 kilomètres de la ville de Bouar, a repris ses activités, ce mercredi 23 janvier, après  l’incursion d’une bande armée non identifiée, qui a pris une dizaine de personnes en otage. Ces personnes  ont été libérées en fin de  semaine par des éléments de l’armée centrafricaine qui avaient lancé un assaut contre les assaillants.


Selon des sources jointes depuis Bouar, plusieurs personnes qui ont fui la localité de Galo pour se réfugier à Bouar, ont commencé à regagner leur localité. L’information a été confirmée  par les autorités locales.


« Le marché est rouvert et la société Satom qui fait les travaux de bitumage de la route a également repris ses activités », a fait savoir le maire de Galo, Etienne Nagoua. Il affirme cependant qu’après l’assaut sur ses positions, ce groupe armé se dirige présentement vers le village de Béssan dans la sous-préfecture de Baboua.


Etienne Nagoua, appelle les autorités militaires et administratives à doubler de vigilance, car le souci de ces hommes est de se procurer en arme. « Visiblement, ces hommes prennent pour cible les brigades de la gendarmerie, comme ils ont fait la semaine dernière à Galo », a-t-il indiqué.


Pendant l’occupation du village, ces assaillants ont tué un jeune homme. La population demande le renforcement des dispositifs militaires dans la zone. Des éléments des forces armées centrafricaines ainsi que trois véhicules lourdement armés sont positionnés dans la ville, afin de parer à toute éventualité.

 


 

BANGUI : LES CHIFFRES D’AFFAIRE DE PLUSIEURS ENTREPRISES EN BAISSE

 

 

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Bangui, 23 janv. 13 (RJDH) – Les chiffres d’affaires des entreprises dans les zones occupées par les rebelles de la coalition Séléka sont tombés à moins de 50%. C’est la déclaration faite le  mardi 23 janvier par Gilbert Grezéngué, président du patronat centrafricain, lors d’un entretien avec le RJDH.


Selon lui, les entreprises les plus touchées par cette crise sont les sociétés de la téléphonie mobile et les stations-services. Il cite également d’autres sociétés qui fabriquent les produits manufacturés comme la Sucaf et les grands magasins qui ont été pour la plupart pillés par les rebelles.


« A chaque fois que les rebelles arrivent dans une ville où il y a la présence d’une société de téléphonie mobile, la première chose à faire, c’est de s’en prendre toute de suite à l’installation pour couper la communication. Les stations-service ont également et systématiquement été pillés pour leur permettre de s’approvisionner en carburant », a expliqué Gilbert Grezéngué.


Il a, par ailleurs souligné qu’aujourd’hui les opérateurs économiques n’ont pas une réelle volonté d’envoyer leurs marchandises à l’intérieur du pays à cause de la situation actuelle.


« Les investisseurs ont par prudence arrêté toutes leurs activités économiques en attendant la mise en œuvre des accords de Libreville et un retour au calme, car la situation reste précaire en ce moment », a-t-il ajouté.


Pour le président du patronat centrafricain, cette situation ne fait qu’augmenter le taux de chômage dans le pays et cela va aussi freiner l’effort au niveau national qu’essaient de réaliser les entreprises pour redresser  l’économie de la République centrafricaine.


Il a  également déploré le comportement des groupes armés et de certaines personnes qui profitent de la situation quand il y a une crise afin de piller et de détruire les entreprises. « Ce qui arrive aux entreprises actuellement n’est pas nouveau. C’est l’éternel recommencement. A chaque fois qu’il y a une crise militaro-politique dans le pays, les gens préfèrent détruire toutes les entreprises qui se trouvent dans leurs localités et les premières victimes sont les travailleurs qui seront en chômage », a conclu Gilbert Grezéngué.


Signalons que dans les zones occupées par la Séléka, des informations font état de pillages sur les entreprises par des éléments de ce groupe armé.

 


 

BANGUI : LE GARDE DU CORPS DE JOSEP KONY, TUÉ PAR LES FORCES COALISÉES

 

 

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Bangui, 23 janv. 13 (RJDH) – Le ‘’Général Banani’’, le chef de la sécurité du chef rebelle ougandais de l’Armée de résistance du seigneur, Joseph Kony a été tué vendredi 18 janvier par l’armée ougandaise, à environ 280 kilomètres au nord du village centrafricain de Djéma.


L’homme a été tué au cours d’un violent combat avec l’armée ougandaise, qui fait la traque des principaux leaders de cette rébellion. Cet homme, non seulement se charge de la sécurité du leader de la LRA, mais  aussi de la collecte de nourriture et d’enlèvement d’enfants qui serviront de combattants (garçons) et d’esclaves sexuelles (filles), pour cette rébellion.


Ce dommage est donc un coup dur à cette rébellion dont les membres se disjoignent désormais en petits groupes  pour lancer des assauts sur des villages.


Selon des spécialistes de la question de LRA, l’effectif des membres de cette rébellion est réduit en ce moment à quelques 250 hommes, dispersés dans les forêts impénétrables de la Centrafrique et du Congo démocratique, et sur le sol Soudanais et du Soudan du Sud.


Le leader de la LRA, Joseph Kony qui court encore, est recherché par la Cour pénale internationale pour de crimes de guerre et crimes contre l’humanité.

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24 janvier 2013 4 24 /01 /janvier /2013 08:06

 

 

 

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Centrafrique-hostilités : la rébellion accusée


Par Europe1.fr avec AFP

 

Le ministère de la Défense centrafricain a accusé mercredi dans un communiqué la coalition rebelle du Séléka de poursuivre "sa conquête" dans les régions du nord et du centre sud, malgré l'accord de sortie de crise signé avec le gouvernement au Gabon le 11 janvier.


"Malgré l'accord de Libreville, malgré le cessez-le-feu, la coalition Séléka continue sa conquête", attaquant notamment une zone d'extraction de diamant, "la ville de Kembé (centre sud), suivi de pillages, de destruction d'édifices publics et d'assassinats", a affirmé dans un communiqué le porte-parole du ministère de la Défense Jean Ladawa.

 

 

 

 

Assassinat d’un gendarme à Kémbé, promesse d’une plainte contre Séléka bientôt à la CPI

 


Radio Ndéké Luka Mercredi, 23 Janvier 2013 13:28

 

« Si le décès de notre est avéré,   nous demanderons l’appui du nouveau Premier ministre pour ester une action devant la Cour Pénale Internationale contre Michel Djototjia et Séléka. C’est la substance d’un sit-in organisé ce 23 janvier devant la primature par la famille d’un Commandant de Brigade de la ville de Kémbé (centre-est).

 

L’officier de la maréchaussée serait tué au cours de la prise vendredi, de la ville de Kémbé par la coalition des rebelles de la Séléka. Une prise pendant laquelle, d’importants biens matériels ont été importés.

 

Le reporter de Radio Ndeke Luka qui a fait le déplacement de la primature a remarqué que les membres de la famille du probable défunt se sont munis des  rameaux. Larmes aux yeux, ils ont même momentanément perturbé la circulation avant d’être déguerpis par les forces de l’ordre.

 

En l’absence du Premier ministre maitre Nicolas Tiangaye, c’est finalement le Directeur de cabinet sortant Simplice Sarandji, qui a reçu cette famille en détresse.

 

Selon Arsène Goro Nguerelessio, aîné du Commandant de Brigade, « la famille a voulu obtenir plus de lumière sur la situation de leur parent. Pour lui, il y’a un doute qui plane encore et c’est cette même famille qui a tenu informé les autorités. Au cas où les faits seront établis, la famille n’aura le dernier recours qu’à la CPI, seule voie d’obtention de réparations ».

 

Par ailleurs, Michel Djotodia, leader de la coalition Séléka, poursuit ce 23 janvier une tournée dans les villes conquises. L’objet de cette mission est de rendre compte des conclusions de la rencontre de Libreville du 11 janvier dernier.

 

A Kaga Bandoro (nord) par contre, la Séléka a invité le 22 janvier dernier la population à reprendre ses activités quotidiennes. 3 colonels, issus du rang de cette rébellion, ont tenu une réunion avec les autorités municipales à cet effet.

 

Au cours des échanges, les rebelles ont reconnu leurs exactions. Ils ont pris l’engagement de protéger désormais cette population contre d’éventuelles exactions rebelles. Par la même occasion, ces derniers ont surtout exhorté les douaniers et les fonctionnaires à reprendre leur service.

 

 

 

NDLR : Certaines informations font état de ce que les incidents de Kembé auraient été perpétrés par des individus commandités par la bozizie pour commettre des exactions et les mettre sur le dos de Séléka. D'autres font état de ce que le gendarme en question ne serait pas non plus tué. Une enquête sérieuse s'impose pour faire la lumière. La seule présence de Steve Yambété et Lévy Yakité parmi les personnes qui avaient tenté de manifester devant la primature le mercredi 23 janvier est très suspecte et cache mal la volonté du pouvoir boziziste de récupérer politiquement cette affaire. Pour ce qui concerne l'éventualité d'une plainte devant la CPI pour cette affaire, on devrait commencer par les auteurs des crimes antérieurement commis par Bozizé et les assassins bien identifiés autour de lui qui sont toujours en liberté tels que les capitaines Eugène Ngaikoisset alias le boucher de Paoua, Vianney Semndiro, Olivier Koudémo alias Gbangouma et autres pour ne citer que ceux-là. Levy Yakité à qui la CPI devrait s'intéresser, continue tranquillement de racketer impunément les commerçants libanais pour le profit de sa poche et son tristement déjà célèbre COCORA  

 

 

 

      Centrafrique : à quoi joue la Séléka ?

 

Jeune Afrique  23/01/2013 à 19h:32 Par Vincent Duhem

 

Le gouvernement centrafricain a accusé, mercredi 23 janvier, les rebelles de la Séléka d’avoir attaqué de nouvelles villes. La coalition opposée à François Bozizé semble en proie à de fortes dissensions internes.


Voici qui ne va pas faciliter la tâche du nouveau Premier ministre centrafricain, Nicolas Tiangaye. « Malgré l'accord de Libreville [signé le 11 janvier, ndlr], malgré le cessez-le-feu, la coalition Séléka continue sa conquête, attaquant notamment une zone d'extraction de diamants à Dimbi et la ville de Kembé dans le centre-sud, attaques suivies de pillages, de destruction d'édifices publics et d'assassinats », a affirmé, mercredi 23 janvier dans un communiqué, le porte-parole du ministère de la Défense Jean Ladawa. Selon le texte, des troupes de la Séléka ont également fait une incursion dans le parc d'Awakaba, au nord.


Le calme est en revanche revenu à Bangassou (sud-est), après que des informations faisant état d’une avancée rebelle aient provoqué la panique de la population. « Certaines sources affirment même que quelques éléments rebelles s’étaient déjà infiltrés dans la ville sur des motos et préparaient la prise de la ville », a témoigné un religieux joint mercredi par le Réseau des journalistes pour les droits de l’homme en RCA.


Consultations


Des attaques encore non confirmées, qui interviennent alors que Nicolas Tiangaye mène depuis le début de la semaine de difficiles consultations pour la formation du gouvernement d’union nationale. « La nouvelle conquête provoquée par la Séléka a constitué l’un des points épineux débattus au cours de son entretien avec le Premier ministre, a fait remarquer le porte-parole de la majorité présidentielle, Cyriaque Gonda. Ces violations des droits de l’homme ne vont pas dans le sens de l’accord de paix signé le 11 janvier dernier à Libreville. Un accord qui a prévu de garder la sérénité, activer le retrait, ou le cantonnement des rebelles, donc de s’abstenir de toutes exactions. Une manière de pouvoir former un gouvernement d’Union nationale pour un retour définitif de la paix dans le pays ».


Ces accusations n’ont pour le moment pas été démenties par la Séléka. Elles sont surprenantes tant son leader Michel Am Nondroko Djotidia semble jouer la carte du dialogue depuis les accords de Brazzaville. Si ces nouvelles attaques étaient confirmées, elles pourraient s'expliquer par des divisions au sein de la Séléka, alors que Djotodia effectue depuis mardi 22 janvier une tournée dans les zones tenues par ses hommes afin de leur expliquer le contenu de l’accord de Brazzaville.

 

Crise latente


Deux groupes rebelles membres de la coalition rebelles mais n’ayant pas participé aux négociations, le Front pour la démocratie du peuple centrafricain (FDPC), que dirige le général Abdoulaye Miskine, et l’A2R (Alliance pour la renaissance et la refondation), s’en sont déjà désolidarisés et continuent de demander le départ de François Bozizé. « La crise a été étouffée, mais aucune solution n’a été trouvée », expliquait le commandant Armel Sayo, membre du FDPC, au lendemain de l’accord.


Et selon un membre de la rébellion, les troupes sur le terrain auraient également du mal à accepter la décision des leaders de la Séléka. « Djotodia va avoir du mal à les convaincre du bien-fondé de cet accord », prévient-il sous couvert d'anonymat.


 

Par Vincent Duhem (@vincentduhem)


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24 janvier 2013 4 24 /01 /janvier /2013 08:01

 

 

 

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Kinshasa (RD Congo) 2013-01-23 16:55:12 (APA) Plus de 2 200 réfugiés centrafricains ont été identifiés lors d’une mission conjointe effectuée par le Haut-commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) et la Commission nationale pour les réfugiés (CNR-gouvernemental) du 3 au 19 janvier à Gbadolite et Mobayi-Mbongo, dans le district du Nord-Ubangi frontalier à la République centrafricaine, dans la province congolaise de l’Equateur indique un rapport humanitaire publié mercredi à Kinshasa.

 


Selon la source, les difficultés d'accès dans d'autres localités accueillant les réfugiés dont Yakoma et Bosobolo, d'une part, et, d'autre part, les tracasseries administratives ne permettent pas d'avoir une estimation globale de réfugiés centrafricains habitant dans la zone.


 
Avec l'appui de l'UNICEF, cette mission a distribué des articles essentiels de ménages (NFI) à 128 familles de réfugiés centrafricains dans les deux cités.


 
Par ailleurs, une autre mission onusienne qui s'est rendue du 9 au 11 janvier à Zongo, une autre localité congolaise frontalière à la RDC, a rapporté la présence de réfugiés centrafricains dans des familles d'accueil.



Ces réfugiés refuseraient de s'identifier pour éviter le payement des taxes auprès des services de l'immigration. Une implication des autorités provinciales pourrait permettre une meilleure application des droits de réfugiés et faciliter ainsi l'identification de réfugiés ainsi que leurs besoins urgents. 

 

Depuis quelques semaines, plus de 5 000 Centrafricains ont trouvé refuge en Equateur et en Province Orientale (Nord-Est).

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