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11 janvier 2012 3 11 /01 /janvier /2012 15:31

 

 

 

Mercredi 11 Janvier 2012

CENTRAFRIQUE : BIBLE ET TRAVAIL

 

*   *   *

 

Il est de coutume d’entendre dire ou de lire, ici ou là, que la Bible constitue un refuge commode pour quiconque désire déserter son poste de citoyen consciencieux, impliqué de manière conséquente dans le développement actif de son pays et cela, à partir de son savoir ou savoir-faire propre ; qu’elle prônerait, de ce fait, rien d’autre que la fainéantise patentée et le refuge absurde dans une foi aléatoire en un Dieu qu’il convient surtout de ne pas perturber…

 

C’est certainement vrai pour les faux chrétiens, qui se targuent de connaître Dieu, de Lui appartenir et de Le servir, mais dont la conduite quotidienne dément de manière flagrante leur assertion. Il n’en est pas de même pour ceux qui, authentiquement convertis par leur foi en Jésus-Christ, font de la Bible leur seule règle de vie et de conduite car, par rapport au travail actif, voici plutôt ce qu’enseigne la Parole de Vérité et de Vie :

 

I. LE TRAVAIL EST UN COMMANDEMENT IMMUABLE DE DIEU À L’HOMME

 

A) AVANT LA CHUTE

 

« L’Éternel Dieu prit l’homme, et le plaça dans le jardin d’Éden pour le cultiver et pour le garder » (Genèse 2 : 15).

 

B) APRÈS LA CHUTE

 

« 19  C’est à la sueur de ton visage que tu mangeras du pain, jusqu’à ce que tu retournes dans la terre, d’où tu as été pris ; car tu es poussière, et tu retourneras dans la poussière. » (Genèse 3 : 19).

 

II. POUR DIEU, LE TRAVAIL CONSTITUE LE BIEN LE PLUS PRÉCIEUX DE L’HOMME

 

« 27  Le paresseux ne fait pas rôtir son gibier ; le bien le plus précieux de l’homme, c’est l’activité. » (Proverbes 12 : 27).

 

C’est la raison pour laquelle la Bible n’hésite aucunement à encourager les fainéants à s’impliquer radicalement dans le travail actif :

 

« 6 Toi qui es paresseux, va donc voir la fourmi, observe son comportement et tu apprendras la sagesse. 7  Elle n’a ni surveillant, ni contremaître, ni chef. 8  Durant l’été, elle prépare sa nourriture, au temps de la moisson, elle amasse ses provisions.

 

9  Et toi, paresseux, combien de temps vas–tu rester couché ? Quand donc sortiras–tu de ton sommeil pour te lever ? 10  « Je vais faire juste un petit somme, dis–tu, juste un peu m’assoupir, rien qu’un peu croiser les mains et rester couché un instant. » 11 Mais pendant ce temps, la pauvreté s’introduit chez toi comme un rôdeur, et la misère comme un pillard. » (Proverbes 6 : 6 – 11)

 

L’apôtre Paul, inspiré par l’Esprit de Dieu, se montre plus exigeant encore à l’égard des fainéants :

 

« 10 En effet, lorsque nous étions chez vous, nous vous avons donné cette recommandation : « Que celui qui refuse de travailler renonce aussi à manger » ! 11  Or, nous apprenons que certains d’entre vous mènent une vie déréglée : ils ne travaillent pas et se mêlent des affaires des autres. 12  Nous invitons ces personnes–là à suivre la recommandation suivante : au nom du Seigneur Jésus–Christ, travaillez dans la paix et gagnez vous–mêmes votre pain. » (2 Thessaloniciens 3 : 10 – 12).

 

III. CARACTÉRISTIQUES DU TRAVAIL FONDÉ SUR LES PRESCRIPTIONS BIBLIQUES

 

A) DROITURE MORALE REQUISE

 

Aux commerçants, par exemple, la Bible déclare :

 

« 10  Le SEIGNEUR déteste qu’on triche avec les poids et les mesures. » (Proverbes 20 : 10).

 

Quant aux employeurs injustes, il est bon qu’ils sachent ceci :

 

« 1 Et maintenant, écoutez–moi, vous qui êtes riches. Pleurez et lamentez–vous au sujet des malheurs qui vont fondre sur vous ! 2  Votre richesse est pourrie et vos vêtements sont rongés par les mites. 3  Votre or et votre argent sont corrodés et cette corrosion témoignera contre vous, elle dévorera votre chair comme un feu. Vous avez entassé des richesses, dans ces jours de la fin. 4  Vous n’avez pas payé leur juste salaire aux ouvriers qui ont moissonné vos champs. Cette injustice crie contre vous et les clameurs des moissonneurs sont parvenues jusqu’aux oreilles du Seigneur des armées célestes. 5  Vous avez vécu ici–bas dans les plaisirs et le luxe, vous vous êtes engraissés comme des animaux pour le jour où vous allez être égorgés. 6  Vous avez condamné, vous avez assassiné des innocents, sans qu’ils vous résistent. » (Jacques 5 : 1 – 6).

 

Notons que la Bible ne condamne pas ici le fait de posséder des richesses, car elles constituent des bénédictions que Dieu accorde gracieusement à qui sait s’impliquer dans le travail productif. Ce qui est condamné plutôt, c’est la jouissance idolâtre et intempestive de ces biens, ainsi que leur usage à des fins d’injustices flagrantes et criminelles, qu’elles soient locales, nationales ou internationales…

 

B) LE PAIN SEUL NE SAUVE PAS…

 

Selon la Bible, le travail nécessaire au pain quotidien ne doit en rien occulter l’autre aspect de la vie humaine qui, lui, concerne la vie éternelle ; la vie après la mort ; l’heure où chacun, après avoir vécu sur la terre des vivants, la quitte pour aller rendre compte, devant le Juge Suprême,  qui est Dieu, de chacun de ses actes posés, en bien et en mal, durant le temps de son pèlerinage ici-bas.

 

C’est en prévision de cette ultime échéance, devant l’Éternel des cieux, le Créateur de toute chose, que Jésus-Christ avait formellement déclaré, dans Sa réfutation du gros mensonge de Satan dans le désert :

 

« L’homme ne vivra pas de pain seulement, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu » (Matthieu 4 : 4)…

 

…Et qui serait devenue la seule règle de vie et de conduiteparmi les hommes si, bien sûr, l’on désire vivre en paix avec son Créateur, dès ici-bas, autant qu’avec son prochain (proche, étranger ou ennemi), avant l’ultime départ en éternité en vue d’y recevoir son dû.

 

IV. BRÈVE CONCLUSION

 

On le voit : nulle part la Bible n’encourage à s’installer dans la paresse et à intercéder du matin au soir et du soir au matin pour pouvoir recevoir du ciel son plat tout cuit de repas quotidien ! Au contraire, elle recommande l’activité de la part de quiconque a reçu de son Créateur des aptitudes, des savoirs et des savoir-faire précis en vue d’assurer, pour sa part et autant que faire se peut, le bien commun de la société à laquelle on appartient.

 

Ne jetons donc pas précocement « le bébé et l’eau du bain », parce que certains déforment sciemment son enseignement, avant d’avoir examiné par nous-mêmes ses affirmations exactes par rapport à tout sujet donné !

 

Pour ce qui concerne le travail, revenez me voir si vous trouvez dans la Bible un seul passage qui recommande la fainéantise…

 

C. MABADA-MABAYE Pasteur

http://www.philadelphie-infos.net  

 

*   *   *

 

 

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11 janvier 2012 3 11 /01 /janvier /2012 00:23

 

 

 

boucherie à Bouboui

 

 

 DEPECHE RJDH RADIOS COMMUNAUTAIRES


 Le Réseau des Journalistes pour les Droits de l'Homme en République Centrafricaine Contact: 70 90 92 78/ 75 20 49 36 – internewsrca@gmail.com - http://reseaudesjournalistesrca.wordpress.com


Bangui, 10 Janvier 2012


Bangui : les bouchers arrêtés sont accusés d’ « association de malfaiteurs »


Les 5 bouchers arrêtés vendredi dernier alors qu’ils attendaient une réunion au siège de la Fédération nationale des éleveurs centrafricains (FNEC), sont accusés "d’association de malfaiteurs" selon le Procureur de la République.


Selon les témoignages de quelques bouchers interrogés par le RJDH après leur rencontre avec le Procureur de la République, la réunion était destinée à faire le bilan des 2 mois d’activités après le transfert du marché à bétail au Pk 45 avec les responsables des différents marchés de Bangui.


Au cours de l’audition du Procureur de la République, ce dernier a fait remarquer que les bouchers ont été arrêtés parce que la réunion convoquée conduit à une « association de malfaiteurs » pour des actions rebelles contre les décisions des autorités.


Il a expliqué que ces derniers sont considérés comme des rebelles parce qu’ils s’opposent à une décision prise par l’Etat et mènent des activités de nature à inciter les vendeurs viande et les bouchers à la révolte contre le processus de réforme du secteur de l’élevage engagée par le gouvernement.


Le procureur de la République a également fait remarquer que la réunion de vendredi n’était pas convoquée par une structure reconnue par les autorités administratives, ce qui rend leur manifestation illégitime.


Devant la presse, le Procureur n’a pas voulu faire des déclarations. Il a simplement fait observer que les enquêtes étaient encore en cours, qu’il ferait de déclaration que lorsque les résultats seront disponibles.


Les informations reçues auprès de l’Office Central de répression du banditisme (OCRB) l’ordre d’arrestation de ces 5 Bouchers venait du Procureur de la République suite à une plainte du ministre délégué à l’élevage.

 

 

 

NDLR : La justice bozizéenne pousse un peu trop loin le bouchon de l'arbitraire ! Cela devient franchement ridicule et scandaleux mais le demi Dieu Findiro et sa clique n'en ont sans doute rien à foutre. 

 

 

 

 

Bangui : Des nourritures insuffisantes pour les détenus de Ngaragba


Les personnes détenues à la maison d’arrêt de Ngaragba se plaignent de la mauvaise qualité des nourritures quelles mangent dans des conditions d’hygiène aussi critique, selon un reportage de radio Notre Dame.


« La qualité et la quantité de ce qu’on nous donne à manger laissent à désirer. Logiquement nous avons droit chacun à un morceau de viande de 250g ; mais à vue d’oeil c’est le 1/3 que nous recevons », a témoigné un prisonnier à radio Notre Dame.


« Il arrive fréquemment qu’on nous distribue des repas mal préparés, quitte à chacun de reprendre la cuisson. En plus, nous ne mangeons qu’une seule fois par jour », a-t-il ajouté.


En dehors de ces problèmes alimentaires, les conditions d’hygiène laissent aussi à désirer. « Nous sommes des prisonniers bien sûr, mais nous devons être traités dans des conditions humaines. La maison d’arrêt est un lieu de correction et de prise de conscience, mais ce que nous vivons ici est insupportable », a fait remarquer un troisième détenu.


A ces problèmes alimentaires d’hygiènes s’ajoutent le cas des personnes qui passent plusieurs mois en détention sans jugement.

 

 

 

NDLR : C'est un secret de polichinelle que la quantité de viande prévue pourtant dans les dépenses obigatoires de l'Etat, est en grande partie d'abord distribuée en priorité aux geôliers et autres matons, voire jusqu'au ministre de la justice et certains fonctionnaires de l'administration pénitentiaire avant que juste une portion congrue ne parvienne à la cuisine des prisons. C'est un vrai scandale qui doit être dénoncé comme tel.

 

 

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9 janvier 2012 1 09 /01 /janvier /2012 23:40

 

 boucherie à Bouboui

Réseau des Journalistes pour les Droits de l'Homme en République Centrafricaine Contact: 70 90 92 78/ 75 20 49 36 – internewsrca@gmail.com - http://reseaudesjournalistesrca.wordpress.com

 

Bangui 9 janv 2012 : 5 bouchers arrêtés, les autres en grève

Les  bouchers  de  la  ville  de  Bangui  se  sont  mis  en  grève  ce  lundi  pour  revendiquer  la libération de 5 des leurs, par l’office de répression du banditisme (OCRB) à Bangui. 

 «  Nous ne sommes pas des rebelles pour que  la police vienne nous  arrêter.  Nos frères qui sont depuis  samedi à  l’OCRB ne  sont pas des  rebelles, ce  sont des bouchers  centrafricains qui revendiquent leurs droits », a déclaré Frédéric Dawi-Mbioko, représentant des bouchers au sortir d’une réunion tenue ce matin au marché de Combattant.

 «Nous  ne  sommes  pas  des  hommes  politiques  pour  faire  des  réunions  politiques,  nous sommes des bouchers qui revendiquons nos droits, notre bien-être puisque nous sommes au service de la population»,a-t-il réitéré, condamnant cette arrestation.

En  dehors  de  cette  revendication,  les manifestants protestent  aussi  contre  le  transfert  du marché à bétail vers 45Km. « Le  transfert du marché à bétail vers Pk 45 ne nous  rend pas service.  Nous  craignons  l’insécurité  parce  que  nous  quittons  la maison  à minuit  avec  de l’argent pour aller acheter  les bêtes, on peut être sujet de braquage », a expliqué Frédéric Dawi-Mbioko.

Et puis,  il  y a également une question de  temps. « Entre  le  temps où  l’on doit acheter  les têtes de bétail et leur acheminement à l’abattoir frigorifique de Bangui, il y a aussi problème parce que nous arrivons souvent autour de 12 heures. A quel moment  la marchandise doit être prête pour les clients ?, et nous perdons des clients », a-t-il souligné.

La grève déclenchée ce lundi mobilise les bouchers des 24 marchés de la ville de Bangui. « La grève ira jusqu’à ce que nos frères bouchers soient libérés et que nous ayons gain de cause », a déclaré Frédéric Dawi-Mbioko.

Mais  pour  le  secrétaire  général  de  la  Fédération  nationale  des  éleveurs  en  Centrafrique (FNEC) Ousmane Shehou, «  le gouvernement a raison de transférer  le marché à bétail à 45 Km de  la ville parce que  l’ancien marché est déjà habitée et que  le convoyage des animaux pose problème ».

Il a expliqué que  le transfert du marché n’est qu’une première étape, parce que  la Banque africaine de développement (BAD) va financer des projets de construction d’infrastructures qui feront de ce marché « un marché moderne ».                                                                                                                             

 «Les innovations sont toujours difficiles à accepter par la population dans un premier temps, c’est à  la  longue que  les  intérêts se présentent», a conclu  le secrétaire général de  la FNEC, Ousmane Shehou.

Signalons  que  c’était  le  vendredi  dernier  que  la  police  a  procédé  à  l’arrestation  de  5 bouchers au siège de la Fédération nationale des éleveurs centrafricains (FNEC) dans le 8ème arrondissement, alors qu’ils attendaient une réunion convoquée par les bouchers.

 

Bangui : La croisade UA/ONU contre la LRA s’achève sur une note de satisfaction 

 La mission conjointe de l’Union africaine (UA) et des Nations Unies dans les pays affectés par l’Armée  de  résistance  du  Seigneur  (LRA),  débutée  à  Bangui  le  3  janvier  dernier  s’est  dite satisfaite  de l’engagement des pays impliqués dans la lutte, à la fin de son séjour le 6 janvier dans  la  capitale  congolaise,  expliqué  un  communiqué  de  l’UNOCA. 

« Nous  avons obtenu des  garanties quant  à  la  contribution  significative de  la RDC dans  la mise en œuvre de l’Initiative de coopération régionale de l’Union africaine contre la LRA », a souligné  l’Envoyé  spécial  de  l’Union  africaine  (UA)  pour  la  question  de  la  LRA,  Francisco Madeira à l’issue de la série de rencontre avec les autorités congolaises. 

  « Nous  avons  besoin  de  moyens  matériels  importants  pour  faire  face  à  la  LRA ».  Nos interlocuteurs congolais pensent que les Américains peuvent nous assister dans ce sens », a fait  savoir  Francisco  Madeira  qui  estime  le  recours  aux  technologies  modernes  des américains  pourrait aider efficacement à la localisation et la neutralisation cette rébellion.

 Le  chef de bureau des Nations Unies pour  l’Afrique Centrale, Abou Moussa  s’est  réjoui de cette mission conjointe qui se situe dans le cadre du mandat de l’UNOCA en matière de lutte contre  la  LRA.  «  Nous  avons  eu  raison  de  faire  cette  mission  conjointe  nous  saurons comment orienter nos actions futures pour une meilleure coordination de  la  lutte contre  la LRA », a-t-il dit.

 L’un des objectifs de cette mission était de susciter  l’adhésion des pays affectés par  la LRA (République  centrafricaine,  le  Sud  Soudan,  l’Ouganda  et  la  RDC)  à  l’initiative  de  l’Union africaine  et  des  Nations  Unies  pour  neutraliser  le  plus  vite  possible  cette  rébellion transfrontalière. 

 A  ce  sujet,  le gouvernement  congolais a marqué  son engagement à  s’unir aux autres pays pour  mener  le  combat.  Pour  les  autorités  congolaises,  les  modalités  des  patrouilles transfrontalières  doivent  être  « définies,  justifiées  et  ciblées ». 

Par ailleurs les noms des officiers congolais devant intégrer les structures opérationnelles et militaires seront publiés dans moins d’une semaine. 

Comme dans  les autres pays, avant de quitter Kinshasa  samedi 7 dernier,  la mission a  fait des entretiens avec les responsables de l’ambassade des USA et de l’Union européenne. 

 

Mbaïki : Des cas de vengeance  populaire perdurent dans la Lobaye

Selon un reportage de radio Songo de Mbaïki publié ce lundi, 10 cas de vengeance populaire ayant coûté la vie à des individus  ont été enregistrés dans la préfecture de la Lobaye entre janvier et décembre 2011.

Selon  les  informations  collectées au  sein de  la population, nombreux  sont  les  citoyens qui souhaitent  régler  eux-mêmes  leurs  affaires  au  lieu  de  faire  recours  à  la  justice.  « D’après trois personnes sur quatre interrogée, la justice  légale n’inspire pas confiance parce que les jugements n’aboutissent toujours pas, et puis « la procédure est longue ». 

« La  justice a beau condamner,  infliger des amendes et des peines, ces sujets n’ont  jamais  purgé totalement leurs peines. Aujourd’hui ils sont en geôle, demain ils sont dehors. Face à cette situation que  je considère comme de  l’injustice, on préfère agir soi-même», a confié un citoyen à radio Songo.

Pour  le procureur de  la République près  le  tribunal de  grande  instance de Mbaïki, Thierry Léaodémona,  si  la  population  n’a  pas  confiance  à  la  justice,  la  faute  n’appartient  pas  aux magistrats. Il faut, selon lui partir d’une grande sensibilisation pour faire savoir aux citoyens centrafricains que la RCA est un pays de droit et a signé plusieurs conventions. 

« Nous  sommes  à  l’air  de  la  mondialisation,  comment  un  Centrafricain  fautif  doit  être lapidé ?  Passé  à  la  vindicte  populaire ?  Quelle  image  de  notre  pays  on  veut montrer  au monde ? », S’est-il  interrogé.

« Depuis que  j’ai  commencé  a œuvré  comme   procureur  à Mbaïki, même pas une  fois un présumé  sorcier, ou un présumé  voleur n’a été  retrouvé au quartier  le  lendemain  comme prétend  la  population  (..).  Le    problème  de  la  justice  populaire  est  très  spécial  dans  la préfecture de la Lobaye », a déploré le procureur.

Il  a  expliqué  que  ce  que  la  population  considère  comme  une  mauvaise  justice  est  la méconnaissance des procédures judiciaires. « Si tu n’as pas raison, si les éléments de preuve ne sont pas établis, le juge applique la loi et vous perdez le procès, il y a ce qu’on appelle la forme et le fond, ce sont ces deux éléments qui font gagner ou perdre un procès »,a relevé le Procureur. 

 

Bouar : Une vie de plus en plus chère                                                                                                                                                                          

La  ville  de  Bouar  connait  en  ce  début  de  l’année  2012  une  cherté  de  la  ville  à  tous  les niveaux, en plus de « l’ajustement » du prix des produits pétroliers.  « Le  Kg de  la  viande  de  bœuf  qui  se  vendait  à  1500  FCFA,  coûte désormais  2500  FCFA », explique un reportage de radio Maïgaro.  « Cette hausse des prix est due à  la rareté des éleveurs dans  la  localité, ce qui contraint les bouchers qui parcourent entre 25 et 30 Km  dans les communes d’élevages  pour ravitailler la population de Bouar, d’où cette augmentation », a expliqué Oumarou Doko, délégué des bouchers de la ville de Bouar.

En dehors de la viande de bœuf, le prix de certains produits de premières nécessités et des  denrées    alimentaires  augmente  de  jour  en  jour,  et  cette  augmentation  affecte l’alimentation au sein des ménages, souvent déjà frappés par la pauvreté. 

Le prix de manioc connait également une hausse surprenante en dépit de la saison sèche. La cuvette est vendue ces derniers temps à 1800 FCFA au lieu de 1500 FCFA.                       

Le Kg de  sucre qui  se vendait à 800 FCFA  se vend actuellement   à 1100 FCFA. Sany Mody, vendeurs  détaillant  de  sucre  au  marché  de  Bouar  a  expliqué  à  radio  Maïgaro  cette augmentation  est  la  conséquence  de  dysfonctionnement  au  niveau  de  la  sucrerie  de Ngakobo.

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7 janvier 2012 6 07 /01 /janvier /2012 01:49

 

 

femmes-peules-a-Paoua.jpg

 

           femmes peuhles à Paoua


BANGUI Samedi 7 janvier 2012 | 00:29 (Xinhua) - La somme de 5,3 milliards de FCFA doit être mobilisée par le gouvernement centrafricain et ses partenaires au développement pour réaliser le 4ème recensement général de la population et de l'habitation en 2013 (RGPH 2013), selon un document présenté vendredi par le ministère du Plan et de l'Economie à Bangui.

 

Le directeur de cabinet du ministère du plan et de l'économie, Félix Molowa, a souligné la nécessité de réaliser ce projet et a sollicité l'appui du Fonds des Nations Unies pour la population (UNFPA) au comité technique pour arriver à la mobilisation de ces ressources indispensables à l'organisation de ce recensement.

 

Le représentant de l'UNFPA en Centrafrique, le Pr Eliwo Akoto a lui aussi rappelé l'importance de la réalisation régulière d'un recensement général de la population. "Les données sont nécessaires pour le financement des projets de développement", a-t- il relevé avant de réaffirmer l'engagement de son institution à accompagner le gouvernement dans ce processus.

 

Les travaux de cartographie pour délimiter les aires de dénombrement devraient commencer au courant de cette année 2012.

 

Selon le ministère du plan, le recensement général permet de " mettre à la disposition des décideurs et des partenaires une gamme variée d'informations réactualisées leur permettant d'assurer de manière efficace le suivi et l'évaluation des politiques et stratégies mise en place en matière de réduction de la pauvreté".

 

Ce dénombrement qui intervient après celui de 2003 permettra de "connaitre le volume de la population, ses caractéristiques, sa répartition spatiale et sa structure suivant des critères d'ordre démographique, social, économique et culturel", indique le document de base du projet.

 

Le recensement général de 2013 permettra de connaitre la situation sociodémographique du pays et sa dynamique, afin de mieux planifier les programmes de développement proposés dans la deuxième génération du Document de stratégie de réduction de la pauvreté (DSRP2), dans le cadre de l'atteinte des objectifs du millénaire pour le développement (OMD 2015).

 

Le dernier recensement de la population et de l'habitation en République Centrafricaine date de 2003. Selon les normes, cet exerce se fait tous les 10 ans, d'où le lancement du RGPH de 2013. D'après les résultats du recensement général de 2003, la RCA compte 3.895.139 habitants.

 

 

 

NDLR : La véritable difficulté pour le gouvernement centrafricain actuel est qu’en raison du hold-up électoral commis par Bozizé et le KNK qui a plongé le pays dans une quasi impasse et du fait de la mauvaise gouvernance chronique des affaires du pays ainsi que de la propension du régime à la prédation, la plupart des bailleurs de fonds et partenaires au développement leur ont tourné le dos.

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6 janvier 2012 5 06 /01 /janvier /2012 01:55

 

 

JEUDI 05 JANVIER 2012

 

CENTRAFRIQUE - PENSÉE DE LA SEMAINE (1)

 

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PROVERBES 14

 

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q PROVERBES 14 : 31

 

« 31 Opprimer le pauvre, c’est outrager son Créateur, mais avoir de la compassion pour les indigents, c’est l’honorer. »

 

q PROVERBES 14 : 34

 

« 34 Respecter la justice fait la grandeur d’un pays, mais commettre l’injustice fait la honte des peuples. » 

*   *   *

C. MABADA-MABAYE
Pasteur
http://philadelphie-infos.over-blog.com

 

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6 janvier 2012 5 06 /01 /janvier /2012 01:28

 

 

cellule

 

Radio Ndéké Luka Jeudi, 05 Janvier 2012 13:59


Les conditions de détention à la maison carcérale de la ville de Berberati (ouest) deviennent de plus en plus difficiles. Ces derniers temps, les 57 prévenus dont 10 femmes et 27 condamnés à la peine capitale peinent à s’alimenter. Un repas est à peine servi pour la journée. A cela s’ajoute la lenteur accusée par les autorités judiciaires dans les traitements des dossiers pour d’éventuels procès.

 

L’information est confirmée ce jeudi 5 janvier 2012 par le correspondant de Radio Ndeke Luka dans cette région où la majeure partie des activités de la population est consacrée à l’exploitation du diamant et de l’or.

Selon Francis-Tiburce Obiné, régisseur de la maison d’arrêt de Berberati, « la galère que traversent ces détenus au plan alimentaire est d’ordre financier : 60 000 francs CFA (environ 92 euros) alloué par mois. Une somme qui s’épuise en jours ».

 

Au sujet de la lenteur du jugement décriée par ces détenus, Anatole Sémona procureur de la République du Tribunal de Grande Instance de Berberati indique si un prévenu commet un crime, il ne reçoit que 2 audiences par an. Une raison qui explique ce retard.


Signalons que la République Centrafricaine a ratifié la convention sur le droit alimentaire.

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4 janvier 2012 3 04 /01 /janvier /2012 22:05

 

 

 

taximan-banguissois.jpg

 

taxi-banguissois.jpg

 

 

Centrafrique : les conducteurs de taxis et bus protestent contre la hausse de prix de carburant


BANGUI Mercredi 4 janvier 2012 (Xinhua) - Les conducteurs de taxis et bus observent un arrêt de travail d'une journée ce mercredi à Bangui pour protester contre la hausse de prix de carburant entrée en vigueur le 1er janvier dernier, a annoncé leur syndicat.


La décision a été prise mardi après-midi au cours d'une assemblée générale extraordinaire au cours de laquelle les conducteurs de taxi et bus se sont dits "indignés" par cette situation parce qu'ils n'ont pas été officiellement informés de la décision du gouvernement avant son entrée en vigueur.

 

"Nous n'avons pas été informés ni associés à la décision d'augmentation de prix du carburant de 30 FCFA par litre à la pompe. Nous allons observer un arrêt de travail d'une journée pour alerter le gouvernement. Ensuite l'assemblée générale va lancer un préavis de grève au niveau du département des transports pour les prochaines négociations", a indiqué le secrétaire général des conducteurs de taxis et bus de Bangui, Brice Pordiam.

 

"C'est la 3ème fois consécutive en cinq ans que le prix du carburant à la pompe a été revu en hausse; d'abord en 2007 ensuite 2010 puis en 2012. Or le prix des transports n'a pas été révisé et cela a un impact négatif sur les conducteurs qui ne peuvent pas honorer leurs engagements vis-à-vis des propriétaires de véhicules en matière de recette", a-t-il relevé.

 

Depuis le 1er janvier, il y a eu hausse de 30 FCFA portée sur tous les produits pétroliers à la pompe en Centrafrique. Le pétrole lampant passe de 600 à 630 FCFA le litre, l'essence de 810 à 840 FCFA et le gas-oil de 800 à 830 FCFA.

 

Les transports sont perturbés ce mercredi à Bangui à cause de cet arrêt de travail des conducteurs de taxis et bus, et seuls quelques bus de la Société nationale de transport (SONATU) fonctionnent encore.

 


 

 

Bangui AFP / 04 janvier 2012 21h42- Le syndicat des conducteurs des taxis et taxis-bus (STB) de Centrafrique a appelé mercredi soir à la reprise du travail jeudi après avoir obtenu du gouvernement qu'il examine ses protestations contre la hausse du prix du carburant au terme d'une une grève très suivie mercredi.


Le gouvernement à travers le ministère des Transports a pris le cahier des charges contenant les revendications et un comité est mis en place pour examiner avec promptitude ces demandes, a annoncé Brice Port-Diam, secrétaire général du STB, dans une déclaration à la radio nationale.


Il a appelé les conducteurs à reprendre le travail dès jeudi. M. Port-Diam a rappelé que les chauffeurs avait observé un arrêt de travail mercredi pour prouver leur mécontentement par rapport à la hausse du prix du carburant dont le prix a augmenté de 30 FCFA (5 centimes d'euros).

Mercredi, la grève a été très suivie obligeant travailleurs et étudiants à se déplacer ou à utiliser les quelques bus de la société nationale de transport urbain (Sonatu) et des moto-taxis, a constaté un journaliste de l'AFP.

Les taxis et taxis-bus (mini-bus) n'assuraient pas la desserte des différentes avenues de la capitale.

Une réunion regroupant les conducteurs des taxis et taxis-bus et le ministère des Transports s'est tenue mercredi au ministère des Transports.

Nous devons prendre en compte les aspirations de la population avant de prendre des mesures. Si cette population n'arrive pas à payer les tarifs actuels du transport urbain, nous ne pouvons pas nous permettre une augmentation, a reconnu Parfait-Anicet M'bay, ministre des Transports.

Afin d'accroître les recettes intérieures de l'Etat, un nouveau mécanisme d'ajustement automatique des prix des produits pétroliers a été mis en place par la loi des finances 2012.

Pays enclavé, la Centrafrique importe l'intégralité de sa consommation pétrolière ainsi que de nombreux produits manufacturés qui sont transportés par route.


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Centrafrique Hausse du carburant  grève suivie des taxis et taxis bus


Bangui AFP / 04 janvier 2012 17h31 - Le transport urbain dans la capitale centrafricaine Bangui était paralysé mercredi par une grève du syndicat des conducteurs de taxis et bus (STB) de Centrafrique, qui proteste contre l'augmentation du prix du carburant de 30 FCFA (5 centimes d'euros).


Mercredi matin, quelques bus de la société nationale de transport urbain (Sonatu) et des moto-taxis ramassaient les Banguissois voulant se rendre au travail, a constaté un journaliste de l'AFP.

Les taxis et taxis-bus (mini-bus) n'assuraient pas la desserte des différentes avenues de la capitale. La plupart des travailleurs, étudiants et élèves, ont donc parcouru plusieurs kilomètres à pied pour rejoindre leurs lieux de travail et établissements.


La grève est suivie à cent pour cent, et nous estimons que le gouvernement doit tenir compte de nos revendications pour qu'il y'ait véritablement entente. Parce que nous ne pouvons pas avec cette augmentation du prix du carburant prétendre réaliser le même niveau des recettes, a affirmé Brice Port-Diam secrétaire général du syndicat des conducteurs des taxis et taxis-bus.

Nous avons été mis devant le fait accompli et c'est très pénible. Les salaires ne sont pas augmentés, mais le carburant est en hausse ce qui signifie que les tarifs du transport seront revus à la hausse. Les fonctionnaires ont intérêt à observer un mouvement de soutien pour faire entendre aussi leurs revendications, a déclaré à l'AFP, José Noéba, cadre des impôts.

Une réunion regroupant les conducteurs des taxis et taxis-bus et le ministère des Transports se tenait mercredi au ministère des Transports, pour obtenir du STB la reprise du travail, et des négociations sur le prix du carburant.


Nous examinons toutes les possibilités pour que prenne fin très rapidement cette grève, a déclaré Théophile-Silvère Wallot, directeur général des transports de surface (terrestres et fluviaux).

Afin d'accroître les recettes intérieures de l'Etat, un nouveau mécanisme d'ajustement automatique des prix des produits pétroliers a été mis en place par la loi des finances 2012.


Pays enclavé, la Centrafrique importe l'intégralité de sa consommation pétrolière ainsi que de nombreux produits manufacturés qui sont transportés par route.


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3 janvier 2012 2 03 /01 /janvier /2012 16:37

 

 

RCA carte-2

 

 

Radio Ndéké Luka Mardi, 03 Janvier 2012 13:03


La fin d’après-midi du 2 janvier a été marquée par un évènement tragique parmi la population de Obo (extrême-est). 2 personnes tuées et 3 autres grièvement blessées. C’est le bilan d’un incident de tirs survenu au stade de cette localité. La scène a eu lieu après une partie de football. Un match organisé à l’occasion de la fête du nouvel an entre la sélection locale.


Selon le reporter de Radio Ndeke Luka qui a rapporté les faits, il s’agit d’une rafale  provenant d’une arme de marque Kalachnikov, tombée par terre des mains d’un soldat de 2ème classe dans un état d’ébriété avancée.


Le soldat en question, issu des forces régulières centrafricaines, d’après les témoins, a voulu manifester ainsi sa joie. Dépassé par la dose des boissons alcoolisées consommées, a perdu le contrôle de son arme, ce qui a semé une panique parmi les spectateurs.


Les blessés ont été conduits à l’hôpital préfectoral et le soldat, à la gendarmerie de Obo. Une enquête a été ouverte pour que justice soit faite.

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30 décembre 2011 5 30 /12 /décembre /2011 23:59

 

 

 

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Radio Ndéké Luka Vendredi, 30 Décembre 2011 14:28

 

Les Centrafricains de l’étranger adoptent de plus en plus un comportement violent. Le cas de ceux qui se vivent sur le sol congolais en est une illustration. Ils se livrent à des actes négatifs dont le vol et la criminalité particulièrement dans la capitale Brazzaville. La police congolaise a arrêté mardi 27 novembre 2011, quatre bandits qui ayant assassiné à Brazzaville une ressortissante chinoise dont des centrafricains.


Parmi les quatre bandits, trois sont de nationalité centrafricaine, tous âgés d’une vingtaine d’années et un Congolais.

 

Selon un ressortissant centrafricain, joint par Radio Ndeke Luka depuis Brazzaville et qui a requis l’anonymat, « ces compatriotes bandits ont violé et tué une Chinoise, après le cambriolage de sa maison au quartier Talangaï dans le 6e arrondissement de Brazzaville ».

 

« Il lui ont administré un coup à la nuque avec une barre de fer », a-t-il ajouté.

 

Selon les informations vérifiées auprès de la police congolaise, les malfrats ont été arrêtés au moment où « ils s'apprêtaient à quitter la capitale congolaise, munis de leur butin, la somme de 800.000 F CFA (environ 1240 euros, volée au domicile de la victime ».

 

Ils seront présentés prochainement au procureur de la République pour leur traduction devant le tribunal.

 

 

 

NDLR : Quand le régime bozizéen n’offre aux jeunes centrafricains aucune perspective ni quelque espoir que ce soit, quoi d’étonnant que la délinquance qui peut en résulter puisse déborder dans les pays voisins.

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30 décembre 2011 5 30 /12 /décembre /2011 23:19

 

 

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Radio Ndéké Luka Vendredi, 30 Décembre 2011 13:50

 

2e journée ce 30 décembre 2011, des 3 jours de jeûne et de prière arrêtés par le ministère de l’administration du territoire centrafricain. Cette période doit être observée par tous les centrafricains, sur l’ensemble du territoire, selon l’arrêté du ministère de l’intérieur. Mais la majorité des centrafricains interrogés à Bangui par Radio Ndeke Luka, sont contre cette mesure, prise par le pouvoir en place.

 

Cet arrêté N°038/MATD/DIRCAB qui autorise la fermeture des « gargotes, bars-dancing et les débits de boisson », court du mercredi 28 décembre à minuit au samedi 31 décembre 2011 à 18 heures.


Le document spécifie dans son article 3 que « l’inobservation de ses dispositions entrainera des sanctions prévues par les textes en vigueur ». La gendarmerie et la police sont chargées pour l’application du texte.

 

Depuis la publication de cet Arrêté, les deux forces de l’ordre que sont la gendarmerie et la police, multiplient les patrouilles devant les bars-dancing et autres lieux de vente des boissons alcoolisées, pour traquer les contrevenants à cette mesure.

 

Une situation qui a engendré la colère de certains centrafricains. Vendeurs grossistes de boissons, détaillants et consommateurs dénoncent sans exception cette mesure qu’ils qualifient d’une « imposition des pouvoirs publics ».


« Nous sommes dans un pays laïc et le gouvernement ne peut pas quand nous priver de nos droits ! », s’est exclamé un fonctionnaire centrafricain, visiblement monté contre cette mesure.

 

Dans les quartiers, les bureaux et même dans les rues, le sujet fais La Une des discussions. « Nous nous interrogeons si nos dirigeants observent aussi ce jeûne. Le constat que nous faisons est que le peuple centrafricain a de la peine à trouver de quoi à manger tous jours. Est-ce que ce jeûne  ne constituerait-il pas une souffrance supplémentaire ? », ont réagi les Banguissois dans l’émission centrafricain, dans l’émission « A vous la Parole de Radio Ndeke Luka, consacrée au sujet.

 

La désolation est aussi grande du coté des opérateurs économiques. « Nous payons des taxes à l’Etat et ces 3 jours vont empiéter sur nos revenus et ça, l’Etat ne va pas nous comprendre au prochain payement de taxe », a dit un vendeur grossiste de boisson à Radio Ndeke Luka.

 

Effectivement les bars-dancing et beaucoup d’autres lieux de vente de boisson fréquentés fréquemment par le grand public ont été fermés. Seulement dans des quartiers, certains débits de boisson continuent de fonctionner.

 

Certaines propriétaires de débits de boisson sont obligés de transformer leur maison en gargote. « Je vends de la boisson de tout genre, car ce n’est pas tout le monde qui va observer cette mesure. Seulement, je ne joue pas de la musique pour ne pas attirer l’attention des autorités », a affirmé Adeline Benga, vendeuse de Boisson au quartier Benz-vi à Bangui.

 

Il faut cependant rappeler qu’il y a de cela quelques années, l’opposant politique centrafricain Joseph Bendounga avait bisé de telles mesures. Il avait ouvert la porte d’une cave au niveau du quartier Kéténguéré et invité la population de la localité à venir boire.

 

Quelques heures plus-tard il s’était devant le palais de la Renaissance pour déguster un morceau de pain accompagné d’une bouteille d’eau, en guise de protestation à cette mesure.

 


 

NDLR : Bozizé avait prétexté être venu au pouvoir pour "libérer" les Centrafricains. Force est malheureusement de constater que contrairement à sa promesse démagogique, les conditions de vie des Centrafricains ne font qu'empirer d'année en année. Il a beau décréter à la fin de chaque année des jours de jeûn et de prière, cela ne change rien à la situation, son échec est donc cuisant.  A qoui bon continuer à importuner les citoyens affamés avec ce mauvais film !

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