Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Sommaire

  • : centrafrique-presse
  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
  • Contact

Recherche

Liens

24 février 2012 5 24 /02 /février /2012 00:22

 

 

Institut-Pasteur-Bangui.jpg

 

 

Radio Ndéké Luka Jeudi, 23 Février 2012 14:16

La lutte contre  l’hépatite B s’intensifie en République Centrafricaine. L’institut Pasteur de Bangui (IPB) et celui de Paris mettent à la disposition de la population  de Bangui et ses environs des milliers de doses gratuites de vaccins contre cette maladie.

Les premiers bénéficiaires, ont été les enfants vulnérables de l’orphelinat  Action pour la Compassion en Centrafrique (ACC), situé au PK 13 sur la route de Damara (nord de Bangui). 300 d’entre eux, dont l’âge varie entre 2 et 14 ans ont été vaccinés le 22 février 2012.

Selon Marie Thérèse Boubandé, responsable de cette structure, « c’est une véritable bouffée d’oxygène pour son centre qui éprouve de sérieuses difficultés dans le domaine sanitaire. Et cette campagne de vaccination va permettre à ces orphelins  de se protéger contre ce virus ».

Docteur Kazanje  Mirdabe, Directeur de l’Institut Pasteur de Bangui interrogé par Radio Ndeke Luka « L’idée d’offrir ces milliers de doses gratuites contre l’hépatite B dans le pays intervient suite aux résultats d’une recherche menée par l’Institut Pasteur de Bangui entre 2009 et 2010. Laquelle étude a révélé un déficit en vaccination contre cette maladie parmi la population infantile. Un déficit lié à la non introduction de la dose de vaccin contre l’hépatite B dans le Programme Elargi de Vaccination (PEV) ».

Pour docteur Muriel Vrai, épidémiologiste à l’Institut Pasteur de Paris, « en vaccinant ces enfants, l’institut Pasteur contribue efficacement à l’éradication de ce virus de l’hépatite B en circulation en Centrafrique. L’important dans cette étude a été d’identifier les enfants qui n’avaient jamais été en contact avec le virus et les protéger désormais gracieusement  contre cette maladie ».

Des vaccins de rappel seront également effectués gracieusement par l’Institut Pasteur de Bangui dans un mois puis dans 6 mois afin, pour garantir l’efficacité de la protection de ces enfants.

Signalons que dans l’un de ses projets en faveur du pays, l’Institut Pasteur de Bangui va assurer dans les prochains mois, la prise en charge médicale et paiera les frais d’hospitalisation des enfants affectés par la diarrhée grave, hospitalisés au complexe pédiatrique de Bangui ». Un projet appuyé par la Fondation Total pour une durée de deux ans.

Un autre projet est celui appuyé par le département d’Etat américain de la santé et sera réalisé à Mbaïki. Il sera question d’assurer le suivi des enfants à Mbaïki. « Nous allons appuyer l’hôpital de Mbaïki en suivant à peu près 600 enfants dès la naissance jusqu’à un an et voir tout type de maladie, tout type de pathologie qui peut infecter les enfants et les traiter immédiatement », a expliqué il y a un mois, le directeur de l’Institut Pasteur de Bangui.

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com - dans Société
18 février 2012 6 18 /02 /février /2012 01:01

 

 

 

Noel-Ramadan.jpg

Radio Ndéké Luka Vendredi, 17 Février 2012 14:51

 

Après plusieurs temps de trêve syndicale accordée au pouvoir de Bangui, les partenaires sociaux du gouvernement centrafricain sortent enfin de leur léthargie. « Les syndicats et les défis de la crise en Centrafrique », c’est le thème retenu ce 17 février 2012, pour un échange de 2 jours, par une cinquantaine de membres des Centrales Syndicales de Centrafrique.

Il s’agit d’un congrès national Extraordinaire dont les travaux sont ouverts dans la salle de conférence de la Caisse Nationale de la Sécurité Sociale à Bangui.

Il et question de créer une plateforme de concertation entre les syndicalistes et assurer la cohésion dans les prises des décisions nécessaires liées à la défense des droits des travailleurs. Aussi, mettre en place une nouvelle forme de syndicalisme qui répond aux problèmes que rencontrent les travailleurs Centrafricains.

Selon François Emmanuel Kouzouaki Yondo, président du comité d’organisation dudit congrès interrogé par Radio Ndeke Luka, « ce retour en force sur la scène syndicale est de se focaliser sur les causes les plus profondes des crises sociales que le pays connait ces derniers temps ».

Le président de ce congrès reconnait tout de même que « les syndicalistes sont très divisés. Car, dans la division, la défense des travailleurs serait une action vaine. Cette opportunité permettra de les interpeller pour une cohésion vers une lutte syndicale engagée ».

Ce congrès des syndicalistes centrafricains intervient au moment où des crises sociales refont surface, après que ces partenaires sociaux aient observé une trêve il y a belle lurette. On se souvient encore des manifestations contre l’ajustement des prix des carburants à la pompe en fin 2011, la grève des étudiants de l’Université de Bangui. Ajouter à celles-ci le mécontentement des intégrables voire la menace de retour au pays par la voie routière des fonctionnaires en stage à Ouagadougou.

Il faut dire que la division du syndicat centrafricain s’était matérialisée par l’entrée de certains de leurs principaux leaders au gouvernement. A titre d’exemple, l’actuel ministre de la Fonction publique Noël Ramadan, ancien secrétaire général adjoint de l’Union Syndicale des Travailleurs de Centrafrique (USTC). Il a été l’un des leaders du premier rang dans la lutte syndicale en Centrafrique.

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com - dans Société
18 février 2012 6 18 /02 /février /2012 00:59

 

 

 

 

Vendredi 17 Février 2012 

 

 

*   *   *

 

Oui : j’avoue, d’entrée de jeu, que je croyais rêver quand j’ai lu, dans une récente dépêche du Réseau des Journalistes des Droits de l’Homme (RJDR) datée du Lundi 13 Février 2012, que l’Église Baptiste de Ngou-Ciment à BANGUI, Centrafrique, avait décidé de prendre en charge, avec un budget de 224.000 F CFA cette année, 28 (vingt-huit) personnes du 3ème âge, eu égard aux conditions dramatiques qui sont désormais les leurs : abandon familial, donc manque dramatique de nourriture, accusation de sorcellerie pouvant impliquer l’application, derechef, d’une effroyable (in)justice populaire susceptible de leur coûter la vie, total dénuement en tout genre…

 

Oui : je croyais rêver parce que, désormais, en Centrafrique, seuls les pasteurs des différentes églises locales du pays sont les plus gâtés en matière de vêtements, de nourriture, de ressources financières, de possessions matérielles en tout genre, au détriment de tous ceux qui ont toujours eu du prix, selon les Écritures correctement comprises et interprêtées, aux yeux de l’Éternel des cieux, leur Créateur et Fervent Défenseur : les orphelins, les veuves, les pauvres et les étrangers.

 

Et alors, me dira-t-on : les serviteurs de Dieu ne doivent-ils pas vivre de l’Évangile, selon les Écritures ?

 

Certes, oui !

 

Mais à partir d’offrandes, librement offertes à l’église par chacun, selon ses propres moyens, selon les Écritures, et non à partir de contributions financières régulières aux montants fixés de manière autoritaire et, en plus, gérées par les soi-disants serviteurs eux-mêmes, par le truchement de serviles proches, abusivement nommés  et consacrés diacres puis imposés comme trésoriers de l’église.

 

C’est de l’arnaque. Dans la Maison-même de Dieu. Menée de manière féroce, au détriment des plus pauvres qui doivent, forcément, y contribuer, sous peine de voir, à terme, leurs funérailles boycottées par… la fausse église.

 

L’apôtre Pierre, mieux placé que les faux serviteurs d’hier et d’aujourd’hui, inspiré par le Saint-Esprit du Dieu Tout-Puissant ,a écrit, justement, sur cette question, pointue, de la conduite des véritables serviteurs appelés selon Dieu :

 

« 1  Je m’adresse maintenant à ceux qui, parmi vous, sont anciens d’Église. Je suis ancien moi aussi ; je suis témoin des souffrances du Christ et j’aurai part à la gloire qui va être révélée. Voici ce que je leur demande : 2  prenez soin comme des bergers du troupeau que Dieu vous a confié, veillez sur lui non par obligation, mais de bon coeur, comme Dieu le désire. Agissez non par désir de vous enrichir, mais par dévouement. 3  Ne cherchez pas à dominer ceux qui ont été confiés à votre garde, mais soyez des modèles pour le troupeau. 4  Et quand le Chef des bergers paraîtra, vous recevrez la couronne glorieuse qui ne perdra jamais son éclat. » (1 Pierre 5 : 1 – 4)

 

C’est donc clair. Absolument. L’intégrité, le dévouement et le zèle sont les seules qualités requises par les Écritures pour servir le Seigneur comme Lui le désire. Toute autre explication humaine ne saurait être autre chose que niaiserie, voire pure tromperie.

 

En ouvrant son cœur puis sa main fraternelle aux personnes du 3ème âge en son sein, l’Église Baptiste de Ngou-Ciment n’a pu qu’honorer, de la sorte, ceux que la Bible désigne et apprécie en ces termes :

 

« Les cheveux blancs sont une couronne d’honneur ; c’est dans le chemin de la justice qu’on la trouve » (Proverbes 16 : 31)

 

Combien mon cœur, et tout mon être, ont vibré de bonheur, puis de fierté indicible face à cet acte d’une immense compassion à l’égard des plus faibles !

 

Ma fierté, indicible, vient du fait que c’est l’église qui m’avait accueilli, adolescent, en son sein, pour ensuite m’édifier et me conduire, au fil des années, dans une maturité de foi dont les fruits se partagent, aujourd’hui, avec les frères et sœurs de l’étranger, qui a courageusement posé cet acte ! Et sa chorale, dont j’ai eu l’honneur de conduire le destin de 1976 à 1977, s’appelait, et s’appelle toujours : « Chorale NDOYÉ » (« Chorale de l’Amour ») !

 

Une dénomination tout à fait prémonitoire, puisque c’est l’un de ses anciens membres, devenu Secrétaire Général de l’église, qui annonce aujourd’hui cette belle décision du Conseil d’Administration !

 

Mon bonheur ? C’est d’avoir découvert et fréquenté l’Église Baptiste de Ngou-Ciment, non de ma propre volonté, mais bien parce l’Éternel des cieux, mon Créateur et mon Sauveur, avait bien voulu m’y conduire afin que, dès ma jeunesse, j’apprenne à L’aimer, Lui, le seul vrai Dieu, ainsi que mon prochain, selon les Écritures.

 

Une seconde raison à mon bonheur : à l’heure où nombre d’églises de mon pays ne sont plus que l’ombre des modèles de foi et d’amour qu’elles doivent être, à l’égard des non-croyants, il s’en trouve tout de même une qui, à ma connaissance, et vaille que vaille, tient à honorer le Seigneur Jésus en imitant humblement, et en conscience, le bien qu’Il faisait Lui-Même aux nécessiteux de Son temps, en les nourrissant, en les guérissant, en les ressuscitant même de la mort, tout en proclamant vaillamment la Bonne Nouvelle du salut. Cette église-là, c’est Ngou-Ciment, l’église de ma jeunesse.

 

Je m’incline vraiment très bas devant cet acte de parfaite obéissance concrète aux Écritures, bénis le Seigneur d’avoir inspiré cette pensée à Ses serviteurs, et dis à l’Église de Ngou-Ciment :

« 42 …Quiconque donnera seulement un verre d’eau froide à l’un de ces petits parce qu’il est mon disciple, je vous le dis en vérité, il ne perdra point sa récompense. » (Matthieu 10 : 42),

 

Et encore :

 

« 58 Ainsi, mes chers frères, montrez–vous fermes et inébranlables. Soyez toujours plus actifs dans l’oeuvre du Seigneur, puisque vous savez que la peine que vous vous donnez dans la communion avec le Seigneur n’est jamais perdue. » (1 Corinthiens 15 : 58)

 

Un dernier mot : les anciens choristes de « NDOYÉ » en France vous acclament à tout rompre, bien-aimés de Ngou-Ciment et, émus aux anges, vous confient de tout leur cœur à la bonté de l’Éternel des cieux, notre Sauveur et notre Seigneur, qui revient très bientôt !

 

Il pourvoira.

 

C. MABADA-MABAYE – Pasteur

 

Source de l’article cité plus haut :

http://reseaudesjournalistesrca.wordpress.com/2012/02/13/bangui-leglise-ngou-ciment-prend-en-charge-les-personnes-de-3eme-age/

 

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com - dans Société
17 février 2012 5 17 /02 /février /2012 00:45

 

 

 

Claude Richard Gouandja

R

adio Ndéké Luka Jeudi, 16 Février 2012 14:30

 « Faire de la police centrafricaine une police de proximité, une police crédible et productive ». Ces objectifs ont été évoqués par le Ministère en charge de la Sécurité Publique qui entend soigner l’image de cette institution longtemps ternie.

Au cours d’une rencontre avec son personnel dimanche 12 février 2012, Claude-Richard Gouandja, ministre de la sécurité publique était revenu sur les 3 défis que s’est fixé son Département en vue de redorer l’image de la Police centrafricaine. Il a réitéré cet engagement pris en réponse aux instructions du Président de la République il y a quelques mois.

Au premier défis, Claude-Richard Gouandja a évoqué l’obligation pour la police centrafricaine de se réconcilier avec la population qu’elle est appelée à protéger.

Selon ce membre du gouvernement, « se réconcilier avec la population signifie faire de la police une police de proximité, éduquer la population avant toute répression, mener ses interventions sans les monnayer et, combattre la corruption ».

Le 2nddéfi qu’il entend relever à la tête de ce département est la formation des Agents. Sur ce point, Monsieur Gouandja a annoncé que « la police doit renforcer ses capacités dans le domaine de la police scientifique afin de mieux lutter contre les nouvelles formes de criminalité qui menacent la planète telle la cybercriminalité ».

Le dernier défi à relever, selon ce dernier, consiste pour chaque Agent de la police de veiller à ce que toutes les recettes et mini-recettes réalisées au sein de ce Département servent à alimenter les caisses du Trésor public.

En fin, ayant constaté la faible figuration des femmes parmi les Hauts Cadres de ce Département, le Ministre Richard Gouandja a promis de « tout mettre en œuvre en cette année 2012, pour intéresser de plus en plus les filles au métier de la sécurité publique ».

 

 

NDLR : Ce ministre dont les villas poussent dans la capitale comme des champignons après la pluie et qui passe également pour un des dignitaires qui a fait  très vite fortune avec le business des coupons de recharge téléphonique de TELECEL est sans nul doute très mal placé pour donner des leçons de morale et de probité aux agents de la police qui sont sous ses ordres. En outre, il s'agit de celui-là même dont le fils a assuré l'intérim pendant une longue absence de son père. Son discours manque donc totalement de crédibilité et se réduit à un simple brassage de vent.

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com - dans Société
10 février 2012 5 10 /02 /février /2012 13:53

 

 

 

Vendredi 10 Février 2012 

 

 

*   *   *

 

Lire les dernières parutions des journaux nationaux de ces derniers mois, grâce à l’infinie bonté d’un très cher compatriote et frère, qui se reconnaîtra, et que je ne remercierai jamais assez, constitue pour moi un véritable calvaire, tant le degré de dépravation atteint désormais par la société centrafricaine est effarant. Si je m’étais attendu, dans les premières années de l’indépendance du pays, à un tel cataclysme ! Jugez-en vous-mêmes, chers compatriotes :

 

  • Le sens du devoir et de l’honneur lié à leurs différentes charges régaliennes, à la tête de la Nation, a totalement disparu de la pratique gouvernementale de ceux qui y sont appelés quoique, tous les jours, ils prétendent l’assurer. Une seule preuve ? L’extrême misère matérielle et autre de la population qui, par nécessité de survie, en est arrivée à mentir effrontément et à voler, parfois par la violence, et aux dépens de plus pauvres encore… Une autre preuve ? La pratique désormais banalisée de la justice populaire, à cause de la claire démission morale de la plus grande partie de nos magistrats… Désormais, en Centrafrique, il vaut mieux connaître le juge, que la loi…

 

  • Le scandale inqualifiable des actes de pillages matériels, financiers et autres de nombreux pseudo-chrétiens hissés, par l’appétit du gain ou par des intérêts autres que spirituels, à la tête de nos églises locales appelées pourtant à constituer, en toute la société, « le sel de la terre » (Matthieu 5 : 13), « la lumière du monde » (Matthieu 5 : 14), ou encore « la colonne et l’appui de la vérité » (1 Timothée 3 : 15).

 

Ainsi, les deux faces maîtresses de cette même pièce précieuse qu’est la société centrafricaine sont, l’une et l’autre, complètement dégradées ; le nier serait enterrer sciemment son propre peuple, pour la simple raison, biblique, qu’on « ne se moque pas de Dieu. Ce qu’un homme aura semé, il le moissonnera aussi » (Galates 6 : 7). Or, toujours selon la Bible, « le salaire du péché, c’est la mort » (Romains 6 : 23).

 

Un citoyen honnête et responsable devrait, par conséquent, laisser cette sale besogne à d’autres, et passer le plus clair de son temps à hurler partout, et en tout temps, par amour pour sa propre vie ainsi que celles des siens, ces directives salvatrices à sa nation pour peu que celle-ci se soucie de sa propre préservation, en tant qu’État, à travers l’Histoire du monde :

 

q LÉVITIQUE 19 : 11 – 18

 

« 11  Ne commettez pas de vol, n’usez pas de mensonge ou de fraude au détriment de vos compatriotes.

 

12 Ne prononcez pas de faux serments en vous servant de mon nom ; en faisant cela, vous me déshonoreriez : je suis le Seigneur votre Dieu.

13 N’exploitez personne et ne volez rien ; ne gardez pas jusqu’au lendemain le salaire dû à un ouvrier.

 

14 N’insultez pas un sourd, et ne mettez pas d’obstacle devant un aveugle. Montrez par votre comportement que vous me respectez. Je suis le Seigneur votre Dieu.

 

15  Ne commettez pas d’injustice dans vos jugements : n’avantagez pas un faible, ne favorisez pas un puissant, mais rendez la justice de façon équitable envers vos compatriotes.

 

16  Ne répandez pas de calomnies sur vos compatriotes. Ne portez pas contre votre prochain des accusations qui le fassent condamner à mort. Je suis le Seigneur.

 

17 N’ayez aucune pensée de haine contre un frère, mais n’hésitez pas à le réprimander, afin de ne pas vous charger d’un péché à son égard.

 

18 Ne vous vengez pas et ne gardez pas de rancune contre vos compatriotes. Chacun de vous doit aimer son prochain comme lui–même. Je suis le Seigneur. »

 

Une dernière exhortation, chers compatriotes qui tenez à votre vie aussi bien qu’à celle du Centrafrique, devant le juste Juge : Dieu est Dieu de patience, certes, mais Il sait aussi, par nécessité de justice équitable, arrêter de passer, puis de repasser, pour demander compte.

 

Ce jour-là, rien, ni personne, ne saura délivrer de Sa main : l’homme rendra son âme à qui la lui a gracieusement donnée, à sa naissance, et une nation disparaîtra, sous la puissance d’une autre, au même titre que d’anciens empires ou États faibles de l’Histoire…

 

Alors ?

 

Alors : « 12 Fais–nous comprendre que nos jours sont comptés. Alors nous acquerrons un coeur sage. » (Psaume 90 : 12).

 

C. MABADA-MABAYE – Pasteur

http://www.philadelphie-infos.net

 

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com - dans Société
10 février 2012 5 10 /02 /février /2012 01:35

 

 

 

marguerite Kofio

 

09 Février 2012 - 14:48 - Plus de 2000 femmes ont défilé à Bangui jeudi pour soutenir l'armée centrafricaine qui a attaqué le 23 janvier dernier la base de la rébellion tchadienne du Front populaire pour le redressement (FPR) du "général" Baba Laddé au nord du pays.

Cette manifestation de l'organisation des femmes centrafricaines (OFCA) s'est déroulée en centre-ville en présence de la ministre des affaires sociales, Marguerite Pétrokoni Zézé. Un mémorandum a été remis au secrétaire général de la Présidence à l'intention du président François Bozizé.

Marguerite Kofio, présidente de l'OFCA, a expliqué que cette marche dénonçait "la présence de Baba Laddé, et aussi à la présence de Joseph Kony (le chef de la rébellion ougandaise l'Armée de libération du seigneur) et de toutes les autres forces de rébellion qui se trouvent sur le territoire centrafricain". Selon Amnesty au moins 14 groupes armés sévissaient dans le pays en 2011.

Le 23 janvier dernier, les armées centrafricaine et tchadienne ont attaqué les positions du FPR au nord du pays. L'armée centrafricaine a annoncé lundi que le chef de la rébellion, Baba Laddé serait "probablement en fuite" vers le Soudan.

Gabriel Edouard Koyambounou porte-parole de l'opposition a regretté "qu'au lieu de mettre en avant notre armée, c'est une armée étrangère qui soit venue sur notre demande sévir".

 
© AFP

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com - dans Société
9 février 2012 4 09 /02 /février /2012 01:04

 

 

 

Boz au sport

Radio Ndéké Luka Mercredi, 08 Février 2012 14:33

Les admis au concours d’intégration dans la fonction publique centrafricaine ont pris d’assaut ce 8 février 2012, les locaux de ce ministère à Bangui. Ils ont exigé du gouvernement centrafricain leur intégration sans conditions.

Au nombre de 11 sur un total de 500, ces candidats se sont dits abandonnés à leur triste sort. Pour se faire entendre, ils ont donné des coups de sifflet afin d’attirer l’attention du public.

D’après les reporters de Radio Ndeke Luka qui ont rapporté les faits, les services de ce ministère ont été momentanément perturbés. Mais tout est ensuite rentré dans l’ordre.

« Nous réclamons simplement au ministre de la fonction publique d’apposer sa signature sur l’arrêté nous permettant de commencer le travail. Les choses ont vraiment trainé. Pourtant, bon nombre d’entre nous sont déjà opérationnels », a déclaré Isidore Enos Ndilbé un des manifestants.

Quant à Noël Ramadan ministre de tutelle, « le gouvernement reste attentif à la revendication de ces candidats. Pour lui, la discussion avec ces mécontents a été concluante. Leur prise en compte se ferait le moment venu ».

Toutefois, a-t-il regretté, « les finances font défaut. Car, les intégrer implique leur prise en charge mensuelle. Sinon, nous allons retomber dans un cercle vicieux. Aussi, nous tenons à respecter nos engagements vis-à-vis de nos partenaires sur un certain nombre de sujets ».

Il faut souligner que l’intégration des vagues précédentes de ces candidats n’a pas été faite avec aisance. Certains d’entre eux avaient dénoncé une intégration par complaisance, sinon sur une base politique ou ethnique.

Depuis 2008, le gouvernement n’a pas encore procédé à un recrutement similaire. Pourtant, un nombre important d’étudiants en fin de formation toute discipline confondue, attendent toujours avec impatience leur intégration.

Par ailleurs, l’inspection de travail de la ville de Bambari (centre-est) a jugé illégale la grève entamée le 6 février dernier par le personnel subalterne de la mairie de cette localité. L’inspection a indiqué que ce personnel n’a pas observé les règles liées à l’organisation d’une grève, notamment le non dépôt d’un préavis de grève.

De son côté, la préfète de Bambari a précisé qu’un comité de gestion de cette crise sera mis en place pour une période de 3 mois. Une proposition rejetée en bloc par ce personnel qui entend maintenir la pression.

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com - dans Société
2 février 2012 4 02 /02 /février /2012 19:19

 

 

REBELLES_3.JPG

Radio Ndéké Luka Jeudi, 02 Février 2012 13:22

Il y a un temps pour chaque chose. Pour cet élément de l’ex-rébellion de l’Armée de Populaire pour la Restauration de la Démocratie (APRD) de Jean-Jacques Demafouth, c’est à présent le temps de faire la paix. Mercredi 1erfévrier 2012, il s’est rendu volontairement à la préfecture de Kaga Bandoro (Nord) et a remis son arme de fabrication artisanale à la gendarmerie.

C’est le correspondant de Radio Ndeke Luka dans la région qui donne l’information. Il explique que ce rebelle a pris sa décision après mûre réflexion et surtout suite à une altercation la veille, avec ses chefs hiérarchiques. On ignore à l’heure actuelle le sujet de cette altercation.

Quoiqu’il en soit, ce désarmement volontaire intervient 5 jours après une réunion de sécurité tenue par une mission du ministère de la Défense nationale avec les autorités locales. Objectif de la mission : encourager les éléments de l’APRD de cette région à déposer les armes dans un délai raisonnable conformément aux accords de paix signés avec le pouvoir de Bangui.

L’appel lancé a-t-il été entendu par cet élément ? On peut le supposer. Il y a lieu d’ores et de déjà de saluer la symbolique du geste. Ce que n’a pas manqué de faire le préfet de Kaga Bandoro. Ce dernier  a rassuré ses interlocuteurs du moment : « des dispositions pratiques seront prises pour conduire à bon port le processus du Désarmement Démobilisation et Réinsertion (DDR) des ex-combattants dont ceux de l’APRD ».

Il faut rappeler qu’en août 2011, plus 3500 éléments de l’APRD œuvrant dans l’Ouham-Pende (nord-ouest), avaient déjà déposé leurs armes dans le cadre du processus DDR lancé alors par le président centrafricain François Bozizé.

C’est à présent l’inquiétude à propos de ce processus DDR. Son Vice-président Jean-Jacques Demafouth est encore détenu dans les locaux de la Section de Recherche et d’Investigations (SRI) à Bangui. Il a été accusé « d’atteinte à la sureté de l’Etat ».

Les partenaires locaux et internationaux de la Centrafrique n’ont pas manqué de reconnaître dans un communiqué que cette arrestation plombait le DDR. Si seulement ils pouvaient obtenir la multiplication du geste de ce rebelle ?

 

Plus de 200 ex-enfants soldats tentent une reconversion

enfant-soldat-en-RCA.jpg

Jeudi, 02 Février 2012 13:36

205 jeunes enfants soldats des 2 sexes sur 300 initialement prévus ont reçu le week-end dernier leur diplôme de fin de formation Boubou localité située à 35 kilomètres de Bouca (nord-ouest). La cérémonie s’est déroulée dimanche 29 janvier 2012 en présence du président François Bozizé.

Elle marquait la fin d’une formation professionnelle dans les domaines de maçonnerie, menuiserie, l’art culinaire, la soudure l’agriculture et l’élevage. Un apprentissage piloté par la Jeunesse Pionnière Nationale JPN. Tous les jeunes, garçons et filles, étaient des démobilisés issus de plusieurs factions rebelles du pays.

La formation a été dispensée dans le cadre du projet de prévention de recrutement, démobilisation et réinsertion des femmes et enfants vulnérables initié par le fonds des Nations Unies pour la Population (UNFPA).

Une autre étape de formation doit suivre d’une durée de 6 mois. Le processus est long en effet, pour une véritable et complète réinsertion dans la vie sociale.

 

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com - dans Société
30 janvier 2012 1 30 /01 /janvier /2012 18:16

 

 

 

Bangui PK 12

Radio Ndéké Luka Lundi, 30 Janvier 2012 14:26

Drôle d’histoire ce 29 janvier 2012, au quartier Gbaya Dombia situé dans le 3èmearrondissement de la ville de Bangui. Une intervention policière s’est soldée  par une panique chez certains sujets dits « sans-papiers ». En effet, l’intervention  a été initialement lancée dans une enquête pour le détournement des appareils téléphoniques portables.

Mais à l’arrivée des éléments de police au niveau des bouchers de Gbaya Dombia, plusieurs personnes se sont enfuies.

Une attitude étrange qui a interpelé les éléments de la police qui ont poursuivi les fuyards et en ont attrapé quatre.

Seulement, cette opération n’a pas été bien comprise par les habitants de cet arrondissement très populaire de la ville de Bangui. Ils ont pointé un doigt accusateur à l’endroit de la police pour racket. Une accusation rejetée en bloc par la police.

Des sources policières ont expliqué que « la police n’a fait que son travail. Les éléments ont trouvé cette fuite suspecte et sont intervenue. Il n’était donc pas question, selon ces mêmes sources, de racket des citoyens comme l’ont dit ces habitants ».

« Je n’ai pas de papier. C’est parce que nous n’avons pas de papiers que nous avons pris la fuite en voyant les policiers. J’ai déjà fait 5 ans en République Centrafricaine. Nous sommes de pauvres bouchers. Nous n’avons que 500 francs CFA (environ 7 euros) par jour. Cela ne nous permet pas de nous faire délivrer les papiers », a indiqué à Radio Ndeke Luka, un des fuyards arrêté.

Il faut dire que cette question de la fuite de ces « sans-papiers » relance le débat autour du séjour des étrangers sur le sol centrafricain et la délivrance des pièces administratives aux ayants droits dans un délai raisonnable.

Des sources concordantes affirment que la plupart de certains sujets étrangers vivant en Centrafrique ne sont pas été en conformité avec la Loi du pays. Donc des « sans papiers » pour la plupart.

L’autre épineuse question est la condition draconienne de la délivrance des papiers. Il faut parfois mettre la main à la poche pour y parvenir, à en croire certains usagers.

La porosité des frontières du pays avec les ses voisins est l’un des facteurs aggravant de séjours illégaux en Centrafrique.

D’ailleurs, beaucoup de centrafricains ne disposent pas de pièces administratives.

Par ailleurs, un autre contrôle policier a été mené dimanche dans la ville de Nola (ouest) pour démasquer les conducteurs des taxis motos illégaux. Ces derniers, selon les services hospitaliers de la localité, sont principales causes d’accidents de circulation : 30% de cas par an.

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com - dans Société
30 janvier 2012 1 30 /01 /janvier /2012 18:10

 

 

 

Bozizé à Bruxelles

Radio Ndéké Luka Lundi, 30 Janvier 2012 14:22

La question des arriérés de pension ou encore de salaire refait surface dans certains services de la République Centrafricaine. Les veuves, orphelins et les retraités de la Caisse Nationale de sécurité Sociale (CNSS), ancien Office Centrafricain de sécurité Sociale (OCSS), ont manifesté leur mécontentement ce 30 janvier 2012, au sujet du non payement de leurs arriérés de pension.

Ils ont pris d’assaut les locaux de cet office avec des feuilles de palmier en mains et sous un soleil ardent. Dans leur mouvement, ces retraités ont même barricadé l’avenue Barthélémy Boganda, avant d’être déguerpis par la police.

Selon Albert Moyéba, l’un des manifestants interrogé par Radio Ndeke Luka, « la raison de cette colère est que le payement de notre dû a été bloqué 2 jours à compter du 18 janvier dernier, suite au décret présidentiel suspendant tous les Conseils d’Administration des sociétés, agences et offices de l’Etat ».

Ce dernier raconte qu’il « y a eu des morts parmi nous. Nous n’avons plus de moyens pour soutenir nos charges quotidiennes dont celles liées à l’éducation de nos enfants. Toute cette faute incombe au Chef de l’Etat qui a tout centralisé à son niveau. Nous n’accusons pas la direction de la CNSS car, les fonds sont disponibles pour régler nos arriérés. Toutefois, elle se bute d’après les explications du Directeur Général à ce décret présidentiel ».

Après l’entretien entre le collectif des retraités et le Directeur Général de la Caisse Nationale de Sécurité Sociale, un consensus s’est dégagé. Les manifestants ont déploré le fait qu’ils ont été « traités » pendant qu’ils étaient en fonction. Ils ont été ensuite retraités. Mais aujourd’hui, ils se disent « maltraités ».

L’autre grogne sociale ce lundi est la 3ème journée du sit-in du personnel des postes et télécommunications. Ils exigent du gouvernement centrafricain le versement total des 67 mois d’arriérés de salaire et la signature d’un accord d’établissement sur leurs gains, un sit-in observé dans l’enceinte de leur ministère.

D’après Jean Bally, Secrétaire Général du Syndicat du personnel, « les 3 jours de sit-in ont accouché d’une souris. Déjà, un des leurs est décédé, et le collectif n’a pas les moyens d’organiser les obsèques faute de moyens financiers. Seulement, le cap sera maintenu jusqu’à la satisfaction totale de leur revendication ».

Troisième cas grogne, c’est celui du personnel de la Mairie de Bambari (centre-est) qui est en ébullition ce lundi pour exiger le payement de leurs arriérés de salaire.

Des sources concordantes parvenues à la Rédaction de Radio Ndeke Luka, « les locaux de cette marie ont été barricadés d’accès au public et les bureaux recouverts de feuilles de palmier ».

 

NDLR : Bozizé prétend être venu au pouvoir pour libérer les Centrafricains ; ceux-ci se rendent compte à leurs dépens qu’il n’en est rien. Leur lot quotidien est misère, sous-nutrition, maladie, souffrances. Après avoir vidé les caisses du trésor, Bozizé décide maintenant de mettre la main sur celles des sociétés d’Etat et offices publics dont il accuse les conseils d’administration d’avoir échoué. Or c’est lui qui a nommé la plupart des membres de ces conseils d’administration qui sont le plus souvent ses proches collaborateurs et de l’ethnie gbaya comme lui, comme le cas de son chef de cabinet particulier Joël SINFEI MOIDAMSE qui appartient à plusieurs conseils d’administration à la fois. S’ils ont tous échoué, cet échec est aussi celui de Bozizé.

Aujourd’hui, les conséquences de son décret de dissolution des conseils d’administration de ces sociétés sont si désastreuses que par exemple pour l’Hôtel du Centre, pour acheter un rouleau de papier hygiénique ou faire le ménage des chambres, il faut demander l’autorisation et les sous à Bozizé. C’est du jamais vu !

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com - dans Société