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  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
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29 avril 2012 7 29 /04 /avril /2012 23:47

 

 

 

 

 

Bangui-centre-ville.jpg

 

                                                    centre-ville de Bangui

 

 

 

central_african_republic-bangui-2012-4-27_0.jpg 

jeunes supporters embrigadés dans le KNK pendant la campagne électorale de janvier 2011

 

 

 

La capitale délabrée, Bangui est un signe de déclin du petit pays.

 

Published on GlobalPost (http://www.globalpost.com)

Chris Hennemeyer *  

 http://www.globalpost.com/dispatches/globalpost-blogs/commentary/central-african-republic-shows-signs-decay

 

BANGUI, (République centrafricaine) - Le jeune homme d'affaires anglophone camerounais assis à côté de moi sur le vol Ethiopian Airways demande si je vais en République centrafricaine, je ne savais comment répondre à une telle question.

Entourée par des cas comme le Sud-Soudan et la République démocratique du Congo, la RCA se trouve endormi au milieu des ruines, comme un prêteur sur gages délabré dans un quartier mal famé.

Nous atterrissons à Bangui dans un bruit assourdissant sur la piste défoncée et débarquons, mais bien avant, nous avons même dû nous entasser dans l’étroit hall chaotique des arrivées, l'un des passagers chinois est presque arrêté pour avoir pris des photos depuis notre avion. Il est clair qu'il ne comprend pas que la paranoïa aveugle qui est l'un des deux principaux facteurs de motivation des forces de sécurité dans cette partie du monde. L'autre est bien sûr la cupidité. La ville est pleine de policiers mal vêtus, des gendarmes et des soldats (certains en début d’adolescence), les plus vivement portés à dépouiller les citoyens de leur argent.

Les routes principales de la ville sont boueuses et défoncées, mais portent des noms fièrement nationalistes comme « Avenue des Martyrs », ou ceux prévisible coloniales comme « Boulevard De Gaulle» et « Place Leclerc. ». De grands arbres, flamboyants et manguiers, aux troncs peints en blanc, bordent les rues.

Comme d'habitude en Afrique, il y a des rappels constants de la déconnexion entre les règles et la réalité. Un homme se soulage contre un mur peint d’un rappel sévère que «la miction publique est interdite." Le camp de la police "brigade mobile" est plein des carcasses de véhicules hors d’usage. Une pancarte annonce : « Par ordre du bureau du maire, dépôt d’ordure interdit ici » mais l’endroit est entouré d’ordures.

Mon hôtel est un pâté de maisons de la résidence de la veuve de l'ancien auto-proclamé "président à vie" et la règle de l'Afrique centrale Empire, Jean-Bedel Bokassa. Pour toute personne de plus de 40 ans, l’époque de l'empereur était la dernière époque en RCA. A les  entendre en parler, le pays était sûr, la nourriture était à prix abordable, et le pouvoir était fiable.

C'est un triste commentaire sur le pouvoir de l’actuel Président François Bozizé. Au pouvoir depuis une décennie, d'abord par la force des armes et ensuite à travers deux élections de mauvaise qualité, les gens jugent négativement sa gestion et la compare à celle du plus mauvais des dictateurs les plus célèbres du continent.

Le cortège présidentiel rugit au centre-ville et nous nous arrêtons tous consciencieusement et attendons qu’il passe. Ne prenant aucun risque, la luxueuse voiture aux vitres fumées de l’homme fort est escortée à travers les rues par des camionnettes remplies de commandos à l’air féroce qui détiennent des armes automatiques. L’image d'un scorpion en colère est peinte sur les portes de leurs véhicules.

Bien qu'il soit de loin à la meilleure place en RCA, Bangui a récemment été classé par une société de sondage d'affaires comme la deuxième ville la pire dans le monde, juste après Bagdad. La RCA est classée 179ème  sur 187 pays selon l'indice de développement humain de l'ONU, la plupart des 5 millions d'habitants du pays ne vivant pas bien.

Les coupures de courant sont fréquentes, les services gouvernementaux ridicules, et la plupart des articles de première nécessité sont absurdement chers, en particulier les marchandises qui sont importées, ce qui signifie pratiquement tout sauf le manioc et la bière. La RCA n'est pas une puissance industrielle, et son économie, avec un PIB estimé à 2 milliards de dollars et un secteur commercial presque entièrement contrôlé ces jours-ci par des Libanais et des Syriens. Les noms des locataires rappellent ceux des anciens français et portugais encore au-dessus des commerces du centre-ville tels que Ets. Rolland, Dias Frères, etc

Le peu du précieux courant électrique de la ville est utilisé pour illuminer le nom de BANGUI écrit en lettres moulées géantes sur le style de Hollywood - sur la colline surplombant la ville.

Un vendeur de rue me vend un paquet de journaux "quotidiens", en regardant un peu comme les minces chapes, polycopiés de ma carrière de grande école de journalisme. Les deux plus récents sont postés cette semaine, tandis que les autres sont vieux de plusieurs mois. Les titres qui s’y trouvent sont "Bogangolo ville envahie par les bandits» et «La République centrafricaine célèbre la Journée météorologique mondiale."

À une certaine époque la ville comptait deux beaux hôtels français avec vue sur la large bande brune du fleuve Oubangui et juste en face du village congolais de Zongo. Le Novotel est maintenant une épave moisie, balafré d’impact de balles et devenu un repaire de squatters. Le Sofitel, rebaptisé Oubangui Hôtel, sent les odeurs d'urine et de désespoir.

L'Ambassade de France occupe un autre immeuble de prestige dans le voisinage. Bien que la puissance de la France a diminué de façon spectaculaire, il y a encore des soldats français qui circulent dans la ville dans leurs Land Rover ou en sirotent des expressos au café ambitieux nommé Grand Café. Dans certains bar ou restaurant, il y a toujours une télévision assourdissante qui donne les nouvelles de France 24 sur les élections françaises ou une spécialité culinaire faite au  " jambon de Bayonne ".

Mais l'influence du monde anglophone est aussi bien présente. A moitié chanceux, les jeunes Centrafricains, vêtus d’accoutrement de hi-hop, va dire quelque chose, quoi que ce soit en anglais. Mon garçon d'hôtel m'informe non sans ironie qu’il travaille sur son mémoire de maîtrise au sujet du « rôle des Noirs dans la construction de l'économie américaine ».

Comme toujours, le monde sinophone n'est pas loin derrière. Les Chinois sont dans l'exploration pétrolière dans le nord du pays sous tension, près de la frontière soudanaise. On frémit de penser aux effets des pétrodollars sur un pays porté à la corruption encore dépourvu d'institutions solides. Si vous aimez le Nigéria, vous allez adorer la RCA.

Sans surprise, lorsque la foi dans les créations de l'homme ne parvient pas, les gens trouvent du réconfort ailleurs.

La femme de ménage entre dans ma chambre d'hôtel à nettoyer et s'arrête devant la télévision montrant un film d'horreur à propos du vieux vaudou haïtien. Pétrifié, elle regarde pendant une longue minute Jeff Daniels comme un serpent géant qui glisse sous la couverture. Puis elle frémit et dit: «Ce sont les mêmes choses qui se passent ici. Des choses magiques. "

Il faudra une puissante magie pour transformer la RCA en quelque chose qui ressemble à un vrai pays.

* Chris Hennemeyer est un consultant en développement à Washington, DC, international avec plus de 25 ans d'expérience africaine.

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28 avril 2012 6 28 /04 /avril /2012 23:31

 

 

logo MSF

25 Avril 2012

communiqué de presse

A l'occasion de la Journée mondiale de lutte contre le paludisme, MSF rappelle que cette maladie constitue le principal problème de santé publique en République centrafricaine (RCA) et la première cause de mortalité chez les enfants. En RCA, le paludisme est une maladie endémique, ce qui signifie que chaque habitant du pays est infecté au moins une fois par an.

Le paludisme est de loin la première cause de morbidité constatée dans les installations de soins externes de MSF. En 2011, MSF a soigné plus de 212 000 personnes souffrant du paludisme.

Les données de MSF indiquent un nombre de cas élevé pendant toute l'année, avec un pic important pendant les mois de juillet et août chaque année (appelé « pic palu »). À Paoua par exemple, dans le nord ouest du pays, le nombre moyen d'admissions pédiatriques est de 220 par mois. Pendant le pic palu, ce nombre s'accroîet en moyenne de 55 %, soit 338 admissions par mois.

Le paludisme est également à l'origine d'un grand nombre de décès : dans les hôpitaux, il est la première cause de mortalité des patients admis. À l'échelle du pays, sur les 1 997 décès enregistrés en 2009, 670 étaient dus à un paludisme sévère et 330 à une anémie (très probablement causée par le paludisme). Ces deux causes étaient donc à l'origine de la moitié des décès survenus en 2009. La proportion était encore plus élevée chez les moins de cinq ans : sur les 1 375 décès à l'hôpital parmi ce groupe d'âge, 544 étaient dus au paludisme, contre 270 à l'anémie (soit 59,2 % les deux combinés).

Cela concorde avec l'expérience de MSF : à l'hôpital de Boguila par exemple, sur les 67 décès d'enfants de moins de cinq ans hospitalisés, 33 étaient dus au paludisme (soit 49 %). Cette maladie est donc de loin la première cause de mortalité infantile.

Une maladie très insuffisamment diagnostiquée et traitée

Les cas de paludisme sont très insuffisamment déclarés et soignés : seuls environ 6,4 % des cas attendus sont détectés et soignés. C'est pourquoi les défis à relever concernent principalement l'extension de l'accès au diagnostic et au traitement via la décentralisation des soins vers les structures de santé primaire et les travailleurs médicaux communautaires, mais aussi via la mise à disposition ininterrompue de combinaisons thérapeutiques à base d'artémisinine (ACT, Artemisinin-based Combination Therapy) et de tests de diagnostic rapide dans les centres de santé.

La RCA a mis en place une politique de gratuité du traitement du paludisme pour les enfants de moins de cinq ans, mais le système ne fonctionne pas. Le pays est gangréné par les pénuries de médicaments essentiels, les contraintes logistiques et les mesures dissuasives. L'accès gratuit aux soins est donc loin d'être une réalité.

La portée et l'efficacité des programmes de distribution de moustiquaires à long terme doivent également être améliorées : même si un grand nombre de moustiquaires est censé avoir été distribué ces dernières années, cela ne semble pas avoir réduit la transmission de la maladie de manière significative.

D'autres options de prévention et de traitement efficaces devraient également être envisagées : l'introduction d'un traitement de prévention épisodique pour les nourrissons et la mise sous traitement à base d'artesunate des cas sévères de paludisme en milieu hospitalier.

Interview de Jeff Mutombo, coordinateur médical pour MSF en RCA :

 « les populations déplacées par le conflit n'étant pas protégées arrivent à l'hôpital avec une forme sévère de paludisme »

Nos équipes à Kabo et Batangafo observent une augmentation significative des cas de paludisme cette année. Pourrais-tu nous expliquer comment le conflit dans cette région du nord du pays contribue à cette augmentation?

Le conflit dans cette région entraîene des déplacements des populations dont les villages ont été brûlés et pillés à plusieurs reprises. Autour de nos projets de Kabo et Batangafo nous avons à ce jour près de 12 000 personnes déplacées. Ces populations se retrouvent sans abris et n'ont aucun moyen de se protéger contre les piqures de moustiques. C'est ce qui explique l'augmentation des cas de paludisme.

Est-ce que ces populations ont un accès au diagnostic et au traitement de la maladie?

Lorsque des violences surviennent, les populations, qui craignent l'insécurité sur les routes, ont d'abord tendance à se cacher en brousse avant de trouver refuge dans un village. Mais une fois installés, les gens dans cette région ont accès au diagnostic et au traitement au sein de nos différentes structures de santé (poste de santé ou hôpital). Nos équipes organisent également des cliniques mobiles pour atteindre les populations dans les zones isolées.

Ces populations disposent-elles de moyens de prévention tels que des moustiquaires pour se protéger?

Les violences sont la plupart du temps accompagnées de pillages au cours desquels les villages ou campements sont totalement brûlés et les habitants perdent alors tous leurs biens, moustiquaires comprises.

Aujourd'hui nos équipes observent dans l'hôpital MSF une augmentation des formes sévères de paludisme. Est-ce en raison du conflit et du manque d'accès aux soins pour les populations?

Oui, effectivement car cette population n'étant pas protégée et ayant passé plusieurs jours en brousse arrive à l'hôpital avec une forme sévère de paludisme. Cela s'explique aussi par le délai entre le début de la maladie et le moment de la consultation car cette population ne peut pas se déplacer facilement en raison de l'insécurité sur les routes.

Quelle est la réponse apportée par MSF?

MSF continue d'offrir les soins dans ses différentes structures, mais aussi à travers les cliniques mobiles. Nous nous appuyons aussi sur les agents de santé communautaires qui sensibilisent les communautés et référent tous les cas suspects vers nos différentes structures. Pour les populations déplacées nous assurons la distribution des biens de première nécessité dans lesquels sont inclus des moustiquaires.

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23 avril 2012 1 23 /04 /avril /2012 17:10

 

 

 

 

zemio.jpg

Radio Ndéké Luka Lundi, 23 Avril 2012 13:40

Le sang humain servirait-il de fonds de commerce dans le Haut Mbomou et la ville de Zémio (est) ? Difficile de répondre à cette interrogation. Dans une enquête réalisée week-dernier par un envoyé spécial de Radio Ndeke Luka, un phénomène dit de trafic du sang humain a été révélé. L’information a même été confirmée par les autorités locales.

Les premières victimes sont les habitants de Zémio qui sont à  la recherche des vivres dans la brousse, des voyageurs à bicyclette ou à pieds. Dans les faits, explique ce 23 avril 2012, l’envoyé spécial, « ces victimes sont poursuivies par des hommes identifiés comme ayant des cheveux tressés. Leur proie atteinte, ils sortent une grosse aiguille  pour transfuser de force  le sang de la personne pourchassée dans un bidon de 5 litres ».

« Une fois l’opération terminée, ils abandonnent les victimes sur la voie soit dans la brousse à leur triste sort. Sans aucune assistance médicale, les victimes finissent par rendre l’âme », a-t-il précisé.

Auguste Koma, sous-préfet de Zémio interrogé par Radio Ndeke Luka a affirmé que « l’administration est régulièrement saisie de cette situation qui devient de plus en plus inquiétante. Toutefois, des enquêtes sont en cours pour mieux cerner ce phénomène qui se cache désormais derrière les exactions de l’Armée de résistance du Seigneur (LRA). L’apport d’un médecin légiste dans l’autopsie des corps est à envisager ».

Pour l’instant a indiqué le sous-préfet, « les doigts accusateurs sont pointés vers des éleveurs « Ouda », ou encore une bande de malfrats voire les rebelles de l’ougandais Joseph Kony. S’attaquer à un tel phénomène mérite de prendre le taureau par les cornes : identifier d’abord les causes avant toute solution ».

Au sujet des exactions de la LRA, le sous-préfet a mentionné que cette « rébellion intensifie ces derniers temps ses opérations sur les paisibles populations de ces zones en proie à l’insécurité. A travers ces intensifications la LRA compte mieux faire parler d’elle ayant appris  la présence de l’Armée américaine présente dans ces régions pour appuyer les Etats affectés».

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21 avril 2012 6 21 /04 /avril /2012 23:14

 

 

 

 

RCA sud Est

 

Radio Ndéké Luka Vendredi, 20 Avril 2012 14:11

Les jeunes de la localité de Obo située dans la préfecture du Haut Mbomou (est) sont à la recherche d’emplois pour améliorer leurs conditions de vie. Ils migrent ces derniers temps vers le Sud-Soudan.

Cette ruée vers la ville sud-soudanaise, frontalière avec la République Centrafricaine explique la précarité de la ville à Obo, une précarité provoquée par les exactions des rebelles de l’Armée de Résistance du Seigneur (LRA). Obo court le risque de se vider de ses vaillants fils.

Clément Loutemboli, un jeune au quartier combattant à Obo, déclare que  « les raisons de cette migration sont très simples : Obo est située à plus de 1 300 kilomètres de Bangui la capitale du pays où aucune activité ne s’y développe. Le pouvoir de Bangui abandonne ces jeunes à leur triste sort. Alors que le Sud-Soudan, avec une économie qui prospère, donne l’occasion à ces derniers d’améliorer leurs conditions de vie. La ruée vers cette ville ne concerne pas seulement les jeunes de Obo, mais aussi ceux de Rafaï, Djéma, Zémio et bien d’autres régions situées à l’extrême est du pays ».

Pour Joseph Kpioyesserani, maire de la ville de Obo, « il faut agir vite pour freiner cette exode qui commence à devenir inquiétante en milieu jeune. Il demande au gouvernement d’ouvrir des pôles d’activités économiques pour maintenir cette jeune population en place».

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20 avril 2012 5 20 /04 /avril /2012 00:57

 

 

 

 

 

pénurie d'eau à N'djaména

          file d'attente devant une borne fontaine à N'djaména

 

kiosque-eau-Bangui.jpg

                 file d'attente devant un kiosque-fontaine à Bangui

 

Tchad : pénurie d’eau potable et d’électricité dans la capitale

Mercredi 18 avril 2012 (Xinhua) – La capitale tchadienne est confrontée depuis deux semaines à une grave pénurie d’eau potable et d’électricité. Pour fournir de l’eau courant, la Société tchadienne des eaux (STE) est dépendante des services de la Société nationale d’électricité (SNE) qui, avec un réseau datant des années 60, n’arrive pas à desservir une ville de plus en plus tentaculaire.

Dans certains quartiers de N’Djaména, il arrive que des robinets soient secs pendant toute une journée. Des ménages sont obligés de veiller toute la nuit et guetter l’eau. Des femmes, les bassines sur la tête, parcourent les quartiers à la recherche du précieux liquide. Autour d’un puits à pompe manuelle, elles forment de longues files. Les vendeurs d’eau au portage, eux, profitent de la pénurie pour vendre une bonbonne de vingt litres d’ eau à 100 ou 125 francs CFA au lieu de 50 francs d’ordinaire. Ils se rabattent même sur les eaux insalubres du fleuve Chari qui traverse la capitale tchadienne et se jette dans le Lac Tchad. Avec tous les risques sanitaires que cela comporte.

La nuit tombée, la capitale du Tchad ressemble à une bourgade ou à une forêt. En dehors de l’aéroport, des quartiers résidentiels, de certaines nouvelles artères bitumées, le reste de la ville est englouti sous une épaisse obscurité. Entreprises, petits commerces et quelques rares maisons sont contraintes de recourir aux groupes électrogènes pour fonctionner ou s’éclairer.

Les cris de détresse sont arrivés au sommet de l’Etat. La semaine dernière, le Premier ministre, Emmanuel Nadingar, a dû réunir les responsables de la Société nationale d’électricité (SNE) et de la Société tchadienne des eaux (STE) pour les sommer de " trouver une solution urgente et dans un meilleur délai" à ce problème.

"Le constat a été fait, et nous sommes en train de chercher des solutions à très court terme pour résoudre ce déficit de production", affirme le directeur général de la STE, Me Félicien Maïngar qui a assisté à la rencontre avec le chef du gouvernement.

A la STE, la production a considérablement chuté. "En temps normal, nous faisons une production de 45.000 à 50.000 m3 d’eau par jour. Mais il y a une chute de production qui nous ramène à 32. 000 m3 par jour", précise Me Félicien Maïngar.

L’une des causes de la production d’eau est le délestage. "La fourniture d’eau dépend de l’électricité, explique Boukar Sanda, agent de la SNE. Les forages sont alimentés par l’électricité pour tirer l’eau".

Selon Baïkam Gabriel, directeur général adjoint de la SNE, il y a, en cette période de chaleur (le thermomètre oscille entre 40 et 45° C), une forte demande d’électricité que sa société, avec des installations déjà vétustes, ne peut satisfaire.

"La ville de N’Djaména s’est considérablement étendue ces dernières années ; alors que le réseau qui date des années de l’indépendance (1960, Ndlr) n’a pas changé. Nous avons financé un grand projet de réhabilitation de nos postes de transformation", déclare-t-il.

La raffinerie de Djarmaya (construite à 80 kms au nord de N’Djaména par un consortium sino-tchadien) met à la disposition de la capitale 20 mégawatts d’électricité, mais leur utilisation reste tributaire de la réhabilitation du réseau de transformation.

La Société tchadienne d’eau et d’électricité (STEE) ne desservait que 7% de la ville de N’Djaména. Et même là, ce petit nombre d’abonnés devait supporter des délestages intempestifs. La faute à un réseau de distribution très vieux et qui ne suit pas l’évolution impressionnante de la ville. La faute également à une société qui n’arrivait pas à se défaire des problèmes structurels de fonctionnement et de gestion. En mai 2010, le gouvernement a dû dissoudre la STEE et de la remplacer par deux sociétés différentes : la SNE et la STE.

"Si la STEE est scindée en deux, c’est pour qu’il n’y ait plus de problème de coupures intempestives d’eau et d’électricité. Je ne veux plus entendre parler de ces coupures", expliquait le président Itno Déby Itno. Mais les deux nouvelles entités n’arrivent toujours pas à se défaire des errements de leur défunte "mère". L’année dernière, à pareille période, une panne des groupes électrogènes de la STEE a privé les habitants de N’Djaména d’eau et d’électricité pendant plus de deux mois.

 

NDLR : Ce tableau apocalyptique de la ville de N’djaména pour ce qui concerne les délestages d’électricité et les coupures d’eau est quasiment identique à la situation que vivent actuellement les Banguissois avec la seule différence qu’à N’djaména au moins, les autorités du pays semblent tout de même se préoccuper des cris de détresse des citoyens consommateurs qui leur parviennent alors qu’à Bangui, Bozizé, son ineffable Premier Ministre et leur gouvernement, demeurent complètement sourds et se contrefichent de l’enfer qu’endurent les populations.   

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17 avril 2012 2 17 /04 /avril /2012 17:51

 

 

 

 

ecole-centro.jpg

 

 

Radio Ndéké Luka Mardi, 17 Avril 2012 13:30

Les cours sont perturbés ce 17 avril 2012, dans les lycées de Bangui, par une grève d’avertissement de 3 jours des enseignants contractuels. Ils réclament le versement des reliquats des frais de vacation de l’année académique 2009-2010. Le montant s’élève à 101.088.000 francs CFA.

Cette décision d’entrer en grève a été prise le samedi dernier par ces professeurs vacataires. Toutefois, les mécontents n’ont pas mis des piquets de grève dans les établissements scolaires.

« Nous sommes déterminés à obtenir l’entière satisfaction de la part du gouvernement. Seulement, nous restons ouverts pour un éventuel dialogue », déclare sur les ondes de Radio Ndeke Luka, Stapin Bengué président du collectif de ces enseignants vacataires.

Même son de cloche à Bozoum (nord-ouest) où les enseignants contractuels des écoles primaires refusent de reprendre le chemin des classes ce mardi. Ils entament une grève illimitée à compter de ce mardi. Des élèves en classe d’examen s’inquiètent face à cette situation.

Interrogé par le correspondant de Radio Ndeke Luka, un des mécontents affirment que « le coût de la vie est très élevé à Bozoum. Avec leur famille, ces enseignants ne savent plus à quel sain se vouer. Nous exigeons le payement intégral de nos frais de vacation ».

A Nola (ouest) par contre, le lycée fait face à une carence de professeurs titulaires. Du coup les élèves en classe d’examen sont en perte de vitesse. Les responsables de cet établissement scolaire lancent un cri de détresse à l’endroit des autorités concernée pour une réponse d’urgence.

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16 avril 2012 1 16 /04 /avril /2012 01:28

 

 

 

 

Bangui vers Bimbo

Radio Ndéké Luka Dimanche, 15 Avril 2012 11:36

Les rues et les maisons de Bangui doivent désormais porter des adresses. C’est l’objet d’un projet municipal dit de l’ « adressage » des quartiers et rues. Ce projet a été lancé le 14 avril 2012 par la municipalité de Bangui. Cette opération permet de porter la ville de Bangui, capitale de la République Centrafricaine, au même niveau de modernisation que la plupart des villes africaines.

Il s’agit de mettre des numéros sur les portes de chaque maison et des noms aux rues. Le 6ème arrondissement de la ville a été choisi comme site pilote pour ce projet jumelé avec le plan d’entretien primaire de la capitale.

SelonRila Mandela MOI-YO, coordonnatrice de projet à la Mairie de Bangui, l’objectif poursuivit est « non seulement de mieux repérer les rues et quartiers, mais aussi, de permettre à la population d’avoir une adresse. A travers ce projet, la municipalité peut être en mesure de mieux répertorier les infrastructures sanitaires, scolaires voire ouvrages d’arts. Aussi, identifier les activités taxables ».

Le projet de l’adressage de la ville de Bangui est cofinancé par l’Union Européenne et l’Association des Maires Francophones. Sa durée d’exécution est de 36 mois.

Signalons qu’en dehors des quartiers tels que Lakouanga, Sica I, II, les 14, 36, 200 Villas et le Centre-Ville, plusieurs autres n’ont pas d’adresse. Ajoutons à cela le plan d’urbanisation de la ville de Bangui qui n’a pas touché une bonne partie des quartiers.

 

NDLR : A quand la réhabilitation des ponts écroulés de la capitale Bangui? Il faut surtout espérer que le financement de ce projet par l’Union Européenne et l’Association des Maires Francophones ne prenne pas comme par le passé sous la gouvernance Jean Barkès Ngombé-Ketté, d’autres destinations que celles auxquelles il est prévu ou que des conflits d’intérêts ne viennent entacher la mise en oeuvre.

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7 avril 2012 6 07 /04 /avril /2012 03:27

 

 

 

 

 

Vendredi 06 Avril 2012 

 

 

***

 

Avant toute chose, je tiens à préciser, premièrement, que ce message ne vise rien d’autre qu’à avertir, au plan strictement spirituel, tous ceux qui, en Centrafrique, occupent quelque position de responsabilité que ce soit au sein de l’Église de Jésus-Christ mais qui, par leur conduite, démontrent fort bien que leur profession de foi n’est qu’apparence, et qu’en réalité, ils ont renié le Seigneur Dieu, « étant abominables, rebelles, et incapables d’aucune bonne œuvre » (Tite 1 : 16).

 

Une seconde chose : « avertir », du point de vue biblique, qui est et restera toujours le mien, jamais ne rime avec « haïr », « rejeter », « se livrer à des attaques contre la personne d’autrui », etc., mais, plutôt avec : « exhorter », « encourager à la confession du mal, à son abandon radical, et au retour sincère et définitif à Christ, tel le fils prodigue ».

 

La cause fondamentale de cet avertissement ?

 

Le danger de conduire à la perdition éternelle des millions d’âmes si peu fondées dans les Écritures que la moindre incartade d’un responsable de l’église encourage au mimétisme, et donc au péché dont le salaire, sans discussion possible, selon les Écritures, est la mort (Romains 6 : 23), à moins que le pécheur ne confesse sa faute et s’en détourne par la suite, pour jamais (Proverbes 28 : 9, 13).

 

Est-ce à dire que la vie du responsable pécheur compte moins à mes yeux ?

 

Point du tout ! Au contraire, elle a du prix à mes yeux, car elle en a, aux yeux de Dieu en Personne, qui a dû donner la vie de Son Fils afin de racheter celle de tout pécheur de la mort éternelle.

 

Toutefois, chacun le sait : même Dieu ne viole en rien le libre arbitre de chacun, de venir à Lui, et de vivre, ou de choisir le chemin de la mort (Ézéchiel 33 : 11), en rejetant Son appel gracieusement offert en Jésus-Christ, le Sauveur et le Seigneur du monde, qui revient bientôt. Si donc un responsable d’église décide, librement, de s’endurcir contre la grâce miséricordieuse de Celui qui, à jamais, est saint, le Dieu de toute éternité, je ne puis, moi, rien contre sa volonté, sauf de l’exhorter à revenir à son Dieu, à notre Dieu, qui accueille le pécheur et le pardonne sans lui faire de reproche (Ésaïe 1 : 16 – 20).

 

La cause étant entendue, je l’espère, voici l’exhortation que je voudrais adresser aux responsables iniques de l’Église en Centrafrique :

 

I. QUEL DIEU PRÉTENDEZ-VOUS ADORER ET SERVIR ?

 

La question s’impose de soi-même, quand on observe, à longueur de journée, de semaine, de mois, d’année, les actes scandaleux que vous ne cessez de poser dans l’Église, et quand on lit et médite soigneusement le portrait moral et spirituel de l’Éternel des cieux, déclamé par Lui-Même et rapporté par la plume de Moïse :

 

« 5 Le Seigneur descendit dans la colonne de fumée et se tint là, à côté de Moïse. Il proclama son nom : Le Seigneur. 6  Puis il passa devant Moïse en proclamant encore : Je suis le Seigneur ! Je suis un Dieu compatissant et bienveillant, patient, d’une immense et fidèle bonté. 7 Je manifeste ma bonté envers les hommes jusqu’à mille générations, en supportant les péchés, les désobéissances et les fautes ; mais je ne tiens pas le coupable pour innocent, j’interviens contre celui qui a péché, contre ses enfants et ses descendants jusqu’à la troisième ou la quatrième génération. » (Exode 34 : 5 – 7).

 

« … Mais je ne tiens pas le coupable pour innocent… »

 

« … J’interviens contre celui qui a péché, contre ses enfants et ses descendants jusqu’à la troisième ou la quatrième génération. »

Pensez-vous sérieusement que vous pourriez continuer à vous moquer de ce Dieu, si intransigeant à l’égard du péché dans la vie des hommes ? Votre vie n’a-t-elle donc pas de valeur à vos propres yeux ? Et celle de vos proches, de vos descendants ? Si les fétiches et autres bidules censés protéger la vie ont des répercussions (dramatiques) sur la vie de leurs pratiquants, de génération en génération, pensez-vous que l’Éternel des cieux, « qui n’est pas un homme pour mentir » (Nombres 23 : 19), ne Se lèvera pas (souvent au moment où on L’attend le moins…) pour arrêter le mal et cela, au prix de la vie du pécheur endurci le commettant à satiété ? Connaissez-vous des gens qui se moquent indéfiniment de Dieu sans en payer, tôt ou tard, le prix (Psaume 73) ?

 

II. QUE VOUS A FAIT LE CENTRAFRIQUE ?

 

On le sait : toute décision et toute conduite de tout responsable d’une communauté, qu’il soit politique, juge, religieux, ou autre, déteint forcément, en bien ou en mal, sur l’ensemble de la communauté dont il a la charge. Ayez donc, pour ce qui vous concerne, vous, serviteurs iniques de Dieu, l’honnêteté de dire en quoi le Centrafrique a eu tort de vous accueillir, à votre naissance, sur son sol, pour qu’aujourd’hui vous puissisez mettre, délibéremment, son sort en danger par votre méconduite au sein de l’Église de Jésus-Christ appelée à la sainteté exclusive, vous le savez :

 

« 14 Obéissez à Dieu et ne vous conformez pas aux désirs que vous aviez autrefois, quand vous étiez encore ignorants. 15  Mais soyez saints dans toute votre conduite, tout comme Dieu qui vous a appelés est saint. 16  En effet, l’Écriture déclare : « Soyez saints, car je suis saint. » (1 Pierre 1 : 14 – 16).

 

Ce point d’interpellation n’est pas anodin : Israël, le point exclusif de repère biblique quant à la juste compréhension de l’histoire humaine, avait été disloqué deux fois, en tant que nation (déportation en Assyrie en 721 avant J.C. puis exil à Babylone en 586 avant J.C.) à cause des péchés insoutenables de ses chefs politiques et religieux, ainsi que de ceux des juges chargés de dire la loi dans le pays. N’importe quel livre prophétique de la Bible en atteste amplement.

 

Et moi, je dis : l’extrême pauvreté du Centrafrique, voulue, programmée et rageusement mise en œuvre par ses propres fils et filles ne lui suffit-elle pas ? Faut-il encore que ceux de ses enfants censés prodiguer, en privé et en public,  l’intégrité de conduite et cela, à partir du Corps de Christ établi dans le pays, ajoutent à son malheur pour l’enfoncer davantage, à cause de la colère de Dieu contre le péché, dans une chute vertigineuse vers sa fin en tant que nation ? QUE VOUS A FAIT LE CENTRAFRIQUE POUR QUE LE HAÏSSIEZ À CE POINT ?

 

III. CONCLUSION

 

Une seule prière biblique, pour ma part, ici : « …L’âme qui pèche, c’est celle qui mourra » (Ézéchiel 18 : 4).

 

Oui : le Seigneur Dieu est Dieu de justice parfaitement équitable, selon Psaume 89 : 15. Qu’Il rende donc à chacun selon son dû, et épargne les innocents qui, aujourd’hui, sont les premiers à payer de leurs vies la méconduite criminelle des responsables nationaux en général, des serviteurs iniques de Dieu en particulier.

À moins que chacun réalise le poids de sa faute à l’égard de la justice divine et revienne de tout son cœur à Dieu, qui pardonne, selon qu’il est écrit :

 

« 8 Si nous prétendons être sans péché, nous nous trompons nous–mêmes et la vérité n’est pas en nous. 9  Mais si nous confessons nos péchés, nous pouvons avoir confiance en Dieu, car il est juste : il pardonnera nos péchés et nous purifiera de tout mal. 10  Si nous disons que nous n’avons pas péché, nous faisons de Dieu un menteur et sa parole n’est pas en nous. » (1 Jean 1 : 8 – 10).

 

C. MABADA-MABAYE – Pasteur

http://www.philadelphie-infos.net

 

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2 avril 2012 1 02 /04 /avril /2012 00:24

 

 

 

 

passeport biom pages intérieures

 

Radio Ndéké Luka Samedi, 31 Mars 2012 17:50

Attention usagers des anciens passeports centrafricains. Cette pièce administrative arrive à expiration ce 31 mars 2012 à minuit. Au-delà,  seuls les passeports biométriques pourront être acceptés pour les sorties du territoire centrafricain. Une information rendue publique ce samedi par les responsables de l’Immigration et Emigration du pays.

André Namdanga, Directeur de l’Immigration interrogé par Radio Ndeke Luka explique que « les Centrafricains vivant à l’étranger et dont les anciens passeports sont en cours de validité, peuvent les utiliser uniquement pour entrer en Centrafrique. Mais ils ne pourront ressortir qu’avec le passeport biométrique. Les parents de ces derniers peuvent les aider dans la délivrance de cette pièce tout comme eux-mêmes une fois descendus à Bangui. Tout Centrafricain est invité à venir se faire délivrer cette pièce sur place ».

Lors d’une récente visite au centre des passeports biométriques, Claude-Richard Ngouandjia, ministre de la Sécurité publique a annoncé que des réflexions sont en cours pour faciliter l’obtention de ces nouveaux passeports par les Centrafricains vivant à l’étranger.

L’édition de ces nouveaux passeports relance la question de la rapidité avec laquelle ils seraient remis aux ayants droits. Certains compatriotes ont toujours dénoncé le fait que les documents d’identification et administratifs soient facilement délivrés aux étrangers au détriment des citoyens.

Rappelons que trois types de passeports biométriques sont mis en circulation. Il s’agit du passeport biométrique diplomatique, du passeport biométrique de service et du passeport biométrique ordinaire.

 

NDLR : La RCA ne peut demeurer le seul au pays au monde où ses ressortissants qui vivent à l’étranger doivent absolument retourner dans leur pays pour se faire délivrer un simple passeport, fût-il biométrique. Il faut en finir avec ces règlements aberrants où les passeports sont signés par le ministre de la sécurité comme au bon vieux temps de la dictature de Bokassa.  

A Paris par exemple, les consulats des autres pays membres de la CEMAC délivrent déjà ces fameux passeports biométriques à leurs ressortissants depuis belle lurette et sans complications inutiles alors que les autorités parlent seulement de « réflexion » pour faciliter l’obtention aux Centrafricains de l’étranger.

Cette « réflexion » dont parle ce ministre davantage porté à délivrer des faux papiers tarifés aux Libanais ne doit pas s’éterniser et se conclure vite car la délivrance d’un titre administratif de voyage est un droit attaché à la qualité de citoyen des Centrafricains. Les autorités de Bangui dont la propension à confisquer arbitrairement les passeports des citoyens doivent prendre toutes les dispositions pour délivrer rapidement à tous les citoyens qui en ont besoin ces passeports, y compris à ceux qui vivent à l’étranger.

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30 mars 2012 5 30 /03 /mars /2012 01:43

 

 

 

 

kiosque eau Bangui

 

Radio Ndéké Luka Jeudi, 29 Mars 2012 14:31

 « Les populations de Bangui pourront très prochainement bénéficier des forages pour pallier le problème d’eau potable dans la ville ». Ces propos sont tenus ce 29 mars par Sylvain Guébanda Directeur Général du Projet Hydraulique. Il répond ainsi à la question de la contribution que le projet hydraulique pourrait apporter en cette période où l’eau potable devient rare à Bangui.

Ce projet intervient au moment les habitants de plusieurs quartiers de Bangui sillonnent la ville à la recherche de l’eau. Certains portent leurs récipients sur la tête, d’autres, dans les poussettes et les plus nantis à bord des véhicules.

Selon le directeur de l’hydraulique, « le projet a pour but de satisfaire les quartiers du Nord et du Sud de Bangui qui connaissent souvent une pénurie d’eau. Ce Projet sera lancé en mai et juin 2012, pour être opérationnel d’ici la fin de cette même année ».

Signalons que les travaux de dragage entamés par la Société de distribution d’eau en Centrafrique (SODECA) se poursuivent sur le fleuve Oubangui. Les piroguiers recrutés pour ce travail tentent en ce moment de creuser le sable au niveau de la pompe pour permettre le captage de l’eau du fleuve.

Selon un technicien de la SODECA, l’étiage de l’Oubangui de cette année est particulier. Une meilleure solution sera trouvée quand il y’aura de fréquentes pluies en amont de Bangui. Les eaux pourront se reverser dans le fleuve et augmenter son débit.

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