Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Sommaire

  • : centrafrique-presse
  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
  • Contact

Recherche

Liens

16 juin 2012 6 16 /06 /juin /2012 14:29

 

 

 

pub Action Contre la Faim-copie-1

ParRFI samedi 16 juin 2012

En République centrafricaine, le bureau de coordination des affaires humanitaires de l'ONU (OCHA) lance un appel à la mobilisation. Selon celui-ci, près de 45 000 personnes sont menacées par la crise alimentaire dans le nord-est du pays, précisément dans la zone de la préfecture de Vakaga, région particulièrement isolée. La population n'a pas les moyens de faire face à la période de soudure avec de nouvelles récoltes et l'acheminement de l'aide est extrêmement compliqué.

Zakaria Maïga Coordinateur humanitaire en RCA

 

« C'est 500 tonnes de vivres qu'il faudrait acheminer en urgence pour cette zone-là. Si on ne la soutient pas, on va vers une catastrophe. »

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com - dans Société
10 juin 2012 7 10 /06 /juin /2012 09:34

 

 

 

 

 

Une-journee-avec-le-pere-Dieudonne_image_article_large.jpg

09/06/2012 05:35

Être jeune, ici et là-bas. Tel était le thème de la rencontre, hier, entre les collégiens de 6e et 5e du lycée Saint-Cyr et le père Dieudonné Nzapalainga, venu spécialement de République centrafricaine.

Initiée par le Secours catholique du Berry, cette rencontre avait pour objectif « d'éveiller la jeunesse française à l'engagement solidaire », indique Étienne Lamblin, délégué de l'association. « Lors de l'échange avec le père, les enfants ont aussi pu être en lien avec leurs camarades centrafricains, par la pensée et le cœur. »

La venue du père Dieudonné résulte également du partenariat noué pendant cinq ans avec ce pays d'Afrique, via la Caritas Centrafrique qu'il préside. L'antenne berrichonne du Secours catholique travaille en effet au financement de divers projets et au tissage de liens d'amitié avec ce pays. « Les relations ne se limitent pas à l'argent. Elles intègrent aussi des échanges fraternels et le plaidoyer (évocation du commerce des armes, des problèmes de gouvernance, etc.). »

Pour le père Dieudonné, cet aspect immatériel de la relation est essentiel. « L'homme doit être acteur de son développement. S'il ne prend pas conscience, à la base, de l'importance de l'éducation par exemple, tout ce qu'on a pu mettre en place pour améliorer les situations ne tiendra pas. » En venant au contact des Français, le père a, avant tout, voulu relayer les problèmes de son pays pour réveiller les consciences. « Souvent les gens n'ont que des images pour se mobiliser. Se retrouver face à quelqu'un qui vit dans sa chair les situations décrites est très différent. A eux ensuite de décider sous quelles formes ils souhaitent aider. »

 

Source : http://www.lanouvellerepublique.fr/Indre/Actualite/24-

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com - dans Société
8 juin 2012 5 08 /06 /juin /2012 22:13

 

 

 

 

 

RCA-palu.JPG

Source : http://www.alqarra.tv

Al Qarra 06.06.2012 41 – Emmanuel travaille pour la Croix-Rouge en République centrafricaine. Comme ses collègues, il a reçu une formation spécialisée afin de diagnostiquer le paludisme le plus tôt possible.

Cette maladie, transmise par les piqûres de moustiques, peut tuer en quelques jours seulement, c’est pourquoi il est primordial de la traiter au plus vite.

Dans le cadre d’un projet pilote dans la région, Emmanuel et les autres travailleurs de santé voyagent de village en village pour y distribuer le traitement adéquat.

Une habitante du village d’Obo raconte :

« Il m’a donné des médicaments et le jour même ma fille a pu jouer à nouveau. Deux mois après son traitement, elle va bien. Je ne paye pas pour les médicaments. Le travailleur de santé m’a aidé gratuitement. »

Avec un taux de mortalité infantile de 173 sur 1000, la République Centrafricaine compte parmi les espérances de vie les plus faibles du continent : seulement 48 ans.
En plus de la pauvreté et des infrastructures délabrées, le pays est confronté à une pénurie de médicaments, mais surtout de médecins, puisqu’on n’en compte qu’un seul pour 25 000. Félix est infirmier :

« Notre principal problème est le manque de moyens humains, surtout depuis la mort tragique de notre chirurgien. La population de Obo est à la merci d’une malaria dangereuse. »

« C’est triste de répondre à une personne qui vient ici pour se soigner que nous n’avons pas de médicaments à leur offrir, renchéri Joseph, pharmacien. C’est honteux de rester là toute la journée sans rien pouvoir faire. »

Face au manque de médicaments, les habitants du village d’Obo ont recours à une médecine traditionnelle, malheureusement inefficace face au paludisme – qui est la première cause de mortalité d’un pays. Ce alors que la région est confrontée à une lutte armée entre les forces de l’Armée de Résistance du Seigneur et les Forces de Défense du Peuple de l’Ouganda. Nicole habite Obo :

« Quand un enfant tombe malade, je ramasse des herbes que je mets à bouillir. Je lui prépare une fumigation, et je le soigne avec de la citronnelle aussi. Et si je ne travaille pas, je l’emmène à l’hôpital. »

Chaque année, le paludisme, aussi appelé malaria, tue plus d’un million de personnes dans le monde. Un chiffre qui pourrait doubler d’ici vingt ans si aucune solution n’est trouvée. 90% des victimes du paludisme vit en Afrique subsaharienne.

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com - dans Société
6 juin 2012 3 06 /06 /juin /2012 00:49

 

 

 

 

médicaments

 

Radio Ndéké Luka Mardi, 05 Juin 2012 14:38

Un danger public et immédiat guète la population de la ville de Bangui et des régions. Plus de 250 médicaments les plus utilisés sur 350  en stock  sont en rupture totale  au niveau de l’Unité de Cession du Médicament (UCM). Cette carence plonge de nombreux hôpitaux  de la République Centrafricaine dans de sérieuses équations en cas des urgences et autres traitements.

Ce 4 juin 2012, un responsable de l’Hôpital Communautaire de Bangui a signalé à Radio Ndeke Luka, que ladite institution ne dispose pas en réserve un bon nombre de médicaments très usuels entre autres le Paracétamol et ce depuis quelques jours.

Selon Gilles Ngaya, directeur de l’Unité de Cession du Médicament, « Notre  structure ne reçoit pas des approvisionnements  en médicament depuis fort longtemps. La réserve est quasiment vide car depuis ma prise de fonction, le stock des médicaments était réduit à 100 au lieu de 350 ». Ainsi, le dispatching du faible stock ne peut en aucun cas répondre aux besoins de la capitale, de ceux des 16 Préfectures et plusieurs sous préfectures de la République Centrafricaine dépendantes de l’UCM.

Gilles Ngaya, donne comme principale raison qu’« il y a un problème de confiance qui s’installe entre l’UCM et ses partenaires et fournisseurs ».

Les propos  mentionnés par le Directeur de l’UCM amènent le centrafricain lambda à déduire que le manque de confiance des fournisseurs serait probablement dû à la mauvaise gestion des Antis Rétroviraux l’an dernier. La dite gestion était considérée de criminelle car elle avait, pour des questions d’intérêts particuliers, mis en péril des vies humaines.

Sinon comment peut-on comprendre que des remèdes destinés à traiter des personnes vivants avec le VIH/SIDA ont été retrouvés chez des vendeurs de rues à Bangui et dans les environs ?  Pour traiter un malade dans les hôpitaux ou dans certains centres de santé, le personnel soignant recommande parfois aux malades ou parents de malades la pharmacie de rues.

Ce sont des faits très probants, car sous couvert d’anonymat, un pharmacien dans un hôpital de Bangui laisse entendre que : «quelquefois, nous sommes obligés de faire recours aux médicaments de la rue pour soigner certains de nos patients. C’est vrai que c’est défendu par la loi, mais si nous ne le faisons pas, beaucoup de gens mourront ».

Par ailleurs, le personnel du Centre Pédiatrique Emergency de Bangui poursuit ce mardi sa 2ème journée de grève pour exiger la révision de sa grille salariale.

Le mouvement de grève paralyse ainsi le fonctionnement de cette institution de prise en charge gratuite des enfants au plan sanitaire.

 

NDLR : Dans quel pays sommes-nous ? C’est vraiment un constat de faillite totale de ce régime à bout de souffle qui fait semblant d’être au pouvoir. Jusqu’à quand va durer encore  cette agonie du régime Bozizé ? Il paraît qu'il y a un ministre de la santé dans ce gouvernement Touadéra 3 qui s'appelle Jean-Michel Mandaba qui vient même de créer un parti politique.

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com - dans Société
3 juin 2012 7 03 /06 /juin /2012 22:55

 

 

mamans-decorees.jpg

 

Radio Ndéké Luka Samedi, 02 Juin 2012 18:26

Quand on consulte le site recensant les décorations officielles de la République centrafricaine, on y trouve la Médaille des Mères. La distinction est tombée en désuétude. Elle est pourtant à l’origine de l’éclat que connait aujourd’hui encore dans le pays la Fête des Mères. La Médaille des Mères a été créée le 3 juin 1966 pour récompenser les mères de familles nombreuses, ayant élevé avec courage leurs enfants. Il existait 3 classes : l’or pour les mères d’au moins 13 enfants, l’argent pour celles qui en ont 10, et le bronze, pour 7 enfants. La médaille pouvait également être attribuée à des veuves ayant au moins 5 enfants en bas-âge à la mort du père.

La Fête des Mères a connu véritablement son apogée en Centrafrique avec l’Empereur Bokassa, aussi appelée « journée de la maman décorée ». C’est sous son règne que de grandioses cérémonies étaient organisées pour décorer, récompenser et fêter, sous les lambris de la République puis de l’Empire, les mères de famille nombreuses. Il faut rappeler à ce sujet que les réceptions qui suivaient la remise des décorations, ont fait jusqu’à nos jours, le succès d’une célèbre marque de liqueur très prisée des banguissoises.

Il s’agissait pour lui d’améliorer ainsi la vie des centrafricains, mais aussi la vie des centrafricaines, tout en travaillant à l’amélioration du droit des femmes et à leur promotion. Ainsi, dans cette mouvance, c’est lui qui a supprimé les traditions instaurant la dot avant le mariage des filles. Il s’est aussi opposé aux traditions néfastes entraînant des mutilations sexuelles telles que l’excision et l’infibulation pratiquées par de nombreuses ethnies.

Cet héritage, c’est aussi l’histoire de la République centrafricaine. Il faut reconnaitre qu’aujourd’hui, la Fête des Mères a perdu cet aspect nataliste, même en Europe où à l’origine également, elle était destinée à valoriser la maternité afin d’encourager la natalité.

En Centrafrique, comme ailleurs en Afrique, la maternité assure sécurité, prestige et épanouissement à la femme. Quoique la femme africaine cumule souvent plusieurs rôles, c’est celui de mère qui est privilégié par la communauté. Le prestige de la maternité dans la société étant intimement lié à la vitalité et à la perpétuation du lignage, la femme n’existera socialement que lorsqu’elle aura donné des enfants à sa belle-famille.

Ce qui en reste aujourd’hui de cette Fête des Mères, c’est l’esprit certes, mais surtout les joyeuses agapes. Elle est fêtée dans les familles, dans les établissements, publics comme privés, les départements ministériels, les municipalités…Il y a même à ce sujet l’aspect anecdotique qui accompagne la célébration. Pas de Fête des Mères à Bangui sans les nombreux faits divers, dont certains croustillants, qui émaillent l’événement et dont s’emparent chaque année, les médias.

L’année dernière par exemple, on a vu une dame mettre le feu à la maison pour punir son mari infidèle et l’ayant abandonné de surcroit pour aller combler une rivale. On retiendra ce paradoxe des nombreux couples séparés au lendemain de la Fête des Mères en Centrafrique. On comprend également mieux dès lors que le paiement des salaires, la veille de la fête, est considéré comme un geste politique fort permettant de « bien fêter ». Cette année, le gouvernement a consenti cet effort en payant les salaires des fonctionnaires avec quelques jours d’avance sur l’agenda habituel.

Radio Ndeke Luka souhaite bonne fête à toutes les mères centrafricaines, et par la voix des ondes et du cœur, à celles du monde entier. La vie des mères en Centrafrique est riche en péripéties ; elle va d'échecs en désillusions, en passant pourtant par des sommets de bonheur curieusement acquis. Elles sont « Dames Pâtes » : battues, fouettées, piétinées, pétries, puis mises au four. Et on ne compte pas leurs multiples rôles de marmiton, de cuisinière, de raccommodeuse, de gardienne d’enfants, d’épouse et de mère. Elle devait aussi arborer un sourire éternel sous toutes les conditions, être résistante à toute usure physique, paraître toujours belle et séduisante malgré ses corvées de ménage.

Mais qu’elles soient pétries par des mains pures ou impures, qu’importe. Elles demeurent le levain qui fait monter la pâte, et comme on le sait, le bon pain nourrira toujours le monde. Yvonne Mété-Ngemeu, dans un roman publié il y a deux ans ouvrage, ne parle-t-elle pas à leur sujet d’ «âmes vaillantes au cœur brisé » ?

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com - dans Société
30 mai 2012 3 30 /05 /mai /2012 01:19

 

 

 

 

abattage-clandestin-de-boeuf.JPG

 

Source : kÔNGÔ TI DOLI   Vendredi 25 mai 2012 - n° 19 L E J O U R N A L D E S D R O I T S D E L ’ H O M M E 

 

Depuis le transfert du marché à bétail de PK 13 au village Bouboui (45 km au nord de Bangui), les abattages clandestins des boeufs se sont multipliés, exposant les consommateurs à des risques de maladies.

Dormir devient difficile pour les habitants de certains quartiers de Bangui à cause des bruits nocturnes dus au convoyage des boeufs. Selon le docteur Patrick Ningata-Djita, vétérinaire à la Société d’Etat de Gestion des Abattoirs (SEGA), tous les bœufs devraient être traités au niveau de l’abattoir de la SEGA. Malheureusement, certains éleveurs et bouchers vont à l’encontre des prescriptions. Ils préfèrent se rendre sur le marché parallèle situé au village Ndokpa, près du PK 22 sur la route de Damara. Du coup, la viande provenant de bœufs abattus clandestinement échappe au contrôle vétérinaire et pose un problème de santé publique.

Risques de maladies

Il a précisé qu’au mois d’avril 2012, deux carcasses de boeufs atteintes de tuberculose ont été détruites à l’abattoir frigorifique de Bangui. Il est question des zoonoses qui sont des maladies transmissibles de la bête à l’homme comme la tuberculose qui est le cas le plus répandu. Le charbon bactéridien, qui est une zoonose, peut aussi réapparaître et le vétérinaire s’inquiète du danger permanent qu’encourent les consommateurs ravitaillés par ces marchés parallèles. Patrick Ningata- Djita a demandé aux commerçants de boeufs et aux bouchers de regagner le marché de Bouboui qui est le marché officiel.

Les cinq bétaillères achetées à environ 600 millions de FCFA sont disponibles pour transporter leurs bœufs jusqu’à l’abattoir. Cet abattoir qui avant, traitait jusqu’à 200 boeufs, en est maintenant à seulement 50 ou 66 boeufs par jour. Un délégué des bouchers ayant requis l’anonymat a laissé entendre que le métier de boucher n’est plus comme avant. Ils sont souvent emprisonnés et ont maille à partir avec les militaires comme si le métier de boucher est devenu un métier illégal.

Pourquoi ne pas implanter le marché à bétail au PK 26, par exemple, au lieu de l’amener jusqu’à 45 kilomètres? Déplacer le marché à bétail sans l’abattoir frigorifique qui est en pleine ville, est inconcevable. Cet abattoir ne répond même pas aux exigences d’un abattoir frigorifique car ses installations sont obsolètes, selon lui. Au ministère délégué auprès du ministère de l’Agriculture et du Développement Rural, chargé de l’Elevage et de la Santé animale, un  fonctionnaire nous a déclaré que le département a tout mis en œuvre sans pour autant parvenir à enrayer le phénomène des abattages clandestins. Il indexe les éléments des forces de défense et de sécurité. Cela pose un réel problème de santé publique, mais il n’appartient pas au département de réprimer car il ne dispose pas d’une force.

Un fonctionnaire qui n’est pas accompagné d’éléments de la force publique ne peut pas se hasarder à saisir des carcasses de boeufs abattus dans le décor car il risque sa vie. David Angbaga, chef de service à l’Agence Nationale pour le Développement de l’Elevage (ANDE), a abondé dans le même sens pour relever que le ministre délégué en charge de l’Elevage et de la Santé animale, Youssoufa Yérima Mandjo, lors de son interpellation par les députés, n’a pas manqué d’évoquer ce problème devant l’Assemblée nationale. Il avait souligné que c’était un danger qui guettait la République Centrafricaine et que les élus de la nation devaient faire de leur mieux pour mettre un terme aux abattages clandestins de boeufs.

Un fléau à combattre

Pour Ata Modibo, coordonnateur national à la Fédération nationale des éleveurs centrafricains (FNEC), leur structure encadre les éleveurs qui sont des producteurs de boeufs. Ces éleveurs amènent leurs produits sur le marché de Bouboui. Ce sont les intermédiaires appelés «Rakatcha» qui sèment le trouble entre les vendeurs, les commerçants et les bouchers. Ce sont les commerçants de bétails qui vont sur le marché parallèle du PK 22 à Ndokpa. Selon lui, la FNEC est en train de lutter contre ce phénomène qui joue sur son budget et sur l’économie du pays et paralysent les activités de son organisation. Les pouvoirs publics saisis de cette affaire d’abattage clandestin de boeufs, doivent prendre leur responsabilité pour y mettre un terme.

Dieudonné Danguia

 

NDLR : Le délitement de l’Etat centrafricain devient vraiment très préoccupant si le gouvernement de la bozizie n’est pas capable d’empêcher qu’un marché parallèle de bétail se tienne au Pk 22 route de Damara alors qu’officiellement il en a créé un au Pk 45 route Boali, où va-t-on ? Bozizé et tout son gouvernement Touadéra de pieds nickelés doivent débarrasser le plancher.

En réalité le problème est ailleurs. Le commerce de viande est tellement juteux que la famille Bozizé s'y est aussi mise. C'est un secret de polichinelle que Francis Bozizé et sa maman participent également au trafic de viande et au détournement et refus d'appliquer les textes officiels. Francis Bozizé oblige souvent avec menaces à l'appui les bouchers à n'acheter que son bétail car monsieur possède tout un cheptel.

 

 

Méconnaissable, le pain n’est plus béni des banguissois !

Source : kÔNGÔ TI DOLI   Vendredi 25 mai 2012 - n° 19 L E J O U R N A L D E S D R O I T S D E L ’ H O M M E 

 

pain-de-Bangui.JPG

 

Le pain vendu à Bangui n’est plus que l’ombre de lui-même, au grand dam des consommateurs

La qualité du pain varie d’une boulangerie à une autre. David, père de huit enfants, a déploré la mauvaise qualité du pain : «nos pains sont des beignets». Un homme politique centrafricain connu pour son coup de fourchette a regretté que le pain soit « transformé en N’gbala », sandale en bouchon. Interrogés, les responsables des boulangeries RCA au Km5 et Rosamie au centre-ville, n’ont pas voulu s’exprimer. Les boulangers ont indiqué que les barèmes et les prix sont fixés par les patrons. « Pour un sac de farine, ils imposent deux chariots de pain », a expliqué un des boulangers. Marcel Mokwapi, fondateur de l’Observatoire Centrafricain des Consommateurs, a indiqué que «la production du pain ne répond plus aux normes en termes de poids et de composition. Le département doit prendre ses responsabilités ».

Un arrêté du ministre du Commerce datant de 1989 avait fixé le prix du pain de 100 grammes à 100 FCFA.

Selon une source proche dudit ministère, « les textes relatifs au prix du pain sont caducs et en révision». A 18 500 FCFA aujourd’hui, le prix d’un sac de farine a presque triplé entre 1989 et 2012.

Avec l’Université de Bangui, le ministère du Commerce avait expérimenté la fabrication du pain de maïs, mais l’initiative semble avoir fait long feu. Hélas!

Stella Irma Fatime

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com - dans Société
28 mai 2012 1 28 /05 /mai /2012 04:00

 

 

 

 

pasteur-Bozize.JPG

Bangui 28 mai (C.A.P) – Alors que les Centrafricains ont actuellement des préoccupations qui ont pour nom « hausse des prix et manque de produits de première nécessité, famine, insécurité » etc… leur président lui, a des soucis d’une autre nature et aux antipodes de eux de ses compatriotes.

Il avait dit-on prévu de longue date de se rendre chez lui à Bossangoa le week-end de la Pentecôte pour une cérémonie de sa secte de l’église du christianisme céleste dont il prétend être le gourou devrait se dérouler pour qu’il puisse prendre encore du galon.

Mais en raison de la récente tentative de déstabilisation de son pouvoir par Sylvain Ndoutingaï, Bozizé a dû redoubler de vigilance et s’est vu contraint de délocaliser la cérémonie initialement prévue à Bossangoa à Bambari, chef-lieu de la préfecture de la Ouaka. Ainsi fonctionne désormais la République centrafricaine au niveau de sa tête.

Du jour au lendemain, les citoyens apprennent que leur président a débarqué par surprise à Nice, le lendemain à N’djaména, un autre jour au Qatar ou au Nigéria. Ils ne savent pas ce qu’il cherche en réalité mais tout ce passe dans la plus grande opacité.   

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com - dans Société
15 mai 2012 2 15 /05 /mai /2012 13:02
 
 
 
http://www.lavie.fr   Natalia Trouiller le 15/05/2012
 
Hier, le pape a nommé trois nouveaux évêques et un évêque auxiliaire en République centrafricaine, dont l'archevêque de la capitale. Soit un tiers des évêques du pays, sur fond de scandales sexuels et financiers.
 
Pomodimo.jpg
Mgr Paulin Pomodimo, ex-archevêque de Bangui, remplacé hier. © DR
 
CENTRAFRIQUE: DU SANG NEUF CHEZ LES EVEQUES
 
C'est l'un des chantiers les moins médiatiques du pontificat de Benoît XVI qui a franchi hier une étape importante: la nomination de quatre nouveaux évêques en République centrafricaine. Officiellement partis à la retraite pour "problèmes insurmontables dans la gestion de leurs diocèses", l'évêque de Bossangoa Mgr François-Xavier Yombadje et Mgr Paulin Pomodimo, l'archevêque de Bangui, ont donc été remplacés après trois ans de vacance de leurs sièges apostoliques respectifs.
 
Pour comprendre les raisons de ce changement en profondeur, il faut remonter en mai 2009. Alerté par les rumeurs de double vie des deux prélats, Benoît XVI avait alors envoyé sur place Mgr Robert Sarah, secrétaire de la Congrégation pour l'évangélisation des peuples. Il y découvre une Eglise dont beaucoup de pasteurs vivent avec une compagne, et des diocèses en crise à cause de la mauvaise gestion des évêques. Quelques jours après la visite de Mgr Sarah, le préfet de la Congrégation, Mgr Dias, avait adressé une lettre aux prêtres mis en cause : "Votre conduite morale n'est pas toujours conforme à vos engagements à la suite du Christ chaste, pauvre et obéissant. On ne peut plus nier ce que tout le monde connaît en profondeur". Quelques jours plus tard, l'archevêque de Bangui et l'évêque de Bossangoa démissionnent.
 
La réaction chez les prêtres concernés a été vive: entraînant la controverse sur le terrain colonialiste, ils lancent le 26 mai 2009 un "appel au peuple chrétien": "Religieux, religieuses, évêques européens se sont lancés dans la médisance, la calomnie et les délations en tous genres contre le clergé autochtone. Nous déplorons la main basse de certains missionnaires pour récupérer toutes les instances de responsabilité. N'est-ce pas du néocolonialisme ecclésiastique ?" Et lancent un mouvement de grève des sacrements.
 
Le calme est revenu peu à peu dans l'Eglise en Centrafrique. Et en nommant quatre évêques, tous issus du continent africain, Benoît XVI a envoyé un ultime signe de pacification.
 
 
Source : Vatican Information Service - Français visnews_fr@mlists.vatican.va 
 
Cité du Vatican, 14 mai 2012 (VIS). Le Saint-Père a nommé :
 
 Dieudonne-Nzapalainga.JPG
 
Le P.Dieudonné Nzapalainga, CSSP, Archevêque métropolitain de Bangui (superficie 38.342, population 1.043.000, catholiques 246.657, prêtres 104, religieux 124), au Centre-Afrique. L'Evêque élu, né en 1967 à Mbomou (Centre-Afrique), a émis ses voeux religieux en 1997 et a été ordonné prêtre en 1998. Jusqu'ici Administrateur apostolique de ce même diocèse, licencié en théologie, il a été curé de paroisse, supérieur de son ordre en Centre-Afrique et Président de la Conférence des supérieurs majeurs de ce pays en 2009 - 2009.
 
Le P.Dennis Kofi Agbenyadzi, SMA, Evêque de Berbérati (superficie 38.342, population 1.043.000, catholiques 246.657, prêtres 104, religieux 124), au Centre-Afrique. L'Evêque élu, né en 1964 à Kadjebi-Akan (Centre-Afrique), a émis ses voeux religieux en 1996 et a été ordonné prêtre en 1997. Jusqu'ici Supérieur régional de son ordre pour le Centre-Afrique, il a été curé de paroisse.
 
Le P.Nestor-Désiré Aziagbia, SMA, Evêque de Bossangoa (superficie 62.420, population 612.000, catholiques 281.000, prêtres 38, religieux 22), au Centre-Afrique. L'Evêque élu, né en 1970 à M'Baïki (Centre-Afrique), a émis ses voeux religieux en 1994 et a été ordonné prêtre en 1998. Docteur en t´heologie, il est depuis 2004 Supérieur de la communauté de son ordre à Haguenau et Strasbourg (France).
 
Le P.Cyr-Nestor Yapaupa, Coadjuteur de l'Evêque d'Alindao (Centre-Afrique). L'Evêque élu, né en 1970 à Bangassou (Centre-Afrique) et ordonné prêtre en 2001, était depuis 2006 Vicaire général de ce même diocèse. Il a occupé diverses fonctions diocésaines.

Père Dieudonné Nzapalahinga, Archevêque de Bangui

Radio Ndéké Luka Mardi, 15 Mai 2012 12:06

L’Archidiocèse de Bangui a enfin un Archevêque. Il s’agit du Père Dieudonné Nzapalahinga, précédemment Administrateur apostolique de l’archidiocèse de Bangui. C’est le Pape Benoît XVI qui vient de le nommer ainsi que 3 autres Evêques. L'information a été publiée le 14 mai 2012, par la Nonciature Apostolique en Centrafrique. Le prélat succède à ce poste Monseigneur Paulin Pomodimo, actuel Médiateur de la République Centrafricaine.

Mais qui est Monseigneur Dieudonné Nzapalahinga ? Il est né le 14 Mars 1967 à Bangassou (est). Il a fait ses études primaires à Bangassou et entré au petit séminaire Saint Louis de la même localité. Il poursuit ses études au Cameroun et au Gabon. Le Père Nzapalahinga a fait ses premiers vœux dans la Congrégation des Pères Spiritains en 1993 et ​​les vœux définitifs sont prononcés en 1997. Il a été ordonné prêtre le 9 Août 1998.

Vivant en France, il a été rappelé à Bangui comme Supérieur Régional des Pères Spiritains pour être ensuite nommé Administrateur Apostolique de Bangui. Il succède à Monseigneur Paulin Pomodimo qui a démissionné suite à une mission du Vatican. La mission conduite par le Cardinal Robert SARAH avait aussi conduit à l’exclusion de certains prêtres centrafricains qui n’ont pas respecté leur chasteté.

3 autres Evêques figurent sur la liste. Il s’agit des Pères Dennis Agbenyadzi Kofi comme Evêque de Berberati (ouest) ; Cyr-Nestor Yapaupa, Evêque Co-Adjuteur d’Alindao (est) et Nestor-Désiré-Nongo Aziagbia comme Evêque de Bossangoa (nord-ouest).

La désignation du Père Dieudonné Nzapalahinga vient de mettre un terme à une longue période de crise qu’a connu l’Eglise Catholique de la RCA. En 2009, suite à une enquête menée dans le pays par le Saint Siège, certains prêtres ont été suspendus et d’autres radiés. Le non respect de leur engagement en a été la principale cause. Pour preuve, ces enquêtes avaient révélées que certains prélats possédaient une vie de famille, ce qui est contraire aux règles édictées par leur mission dite de chasteté.

A ce jour, des prêtres qui ont fait leur mea culpa ont été repêché ; certains reprennent le chemin de l’Université de Bangui dans d’autres filière ; d’autres regagnent simplement leur famille et vaquent désormais à autre chose.

Au-delà de la reconstitution du tissu de l’Eglise Catholique Centrafricaine après cette traversée du désert, certains observateurs de la vie politique, économique voire sociale se souviennent encore du rôle que cette confession religieuse a joué dans la consolidation de la culture de la paix en Centrafrique depuis 1996.

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com - dans Société
10 mai 2012 4 10 /05 /mai /2012 00:17

 

 

 

 

 

Socatel-Bangui-Sica.JPG

                                      Socatel Bangui SICA

 

Radio Ndéké Luka Mercredi, 09 Mai 2012 13:20

Le mécontentement du personnel de la Société Centrafricaine de Télécommunications (SOCATEL) est loin de prendre fin. Les agents ont une fois de plus débrayé ce 9 mai 2012. Ces derniers ont organisé un sit-in devant le cabinet du ministre en charge des Postes et Télécommunications et des Nouvelles Technologies, pour réclamer le payement de 7 mois d’arriérés de salaire.

Tous ont entonné une chanson en langue Nationale le Sango : « Payer nos 7 mois d’arriérés de salaire, nous mourons de faim ». Interrogés par radio Ndeke Luka, certains ont déclaré que « le gouvernement les a tout simplement abandonnés. Nous sommes expulsés par nos bailleurs et nos enfants subissent le même sort à l’école. Nous ne savons plus quoi faire ».

Face à ce mécontentement, les responsables des centrales syndicales de la SOCATEL ont été immédiatement reçus par le ministre chargé des Postes Télécommunications pour une tentative de négociation.

Toutefois, ces leaders ont projeté tenir une Assemblée Générale dans l’après-midi de mercredi pour rendre compte de cette action à leur base. C’est la énième fois que le personnel de la SOCATEL débraye.

Appelée société « mère » des télécommunications en République Centrafricaine, la SOCATEL a été fragilisée par une rude concurrence des sociétés privées du même secteur. Une partie de son personnel a été compressée. Pour preuve, on compte 4 réseaux de téléphonie mobile dans le pays avec des offres attrayantes.

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com - dans Société
6 mai 2012 7 06 /05 /mai /2012 02:44

 

 

 

 

Cephas-Mabada-Mabaye.JPG

 

                 Pasteur Céphas Mabada-Mabaye

 

 

 

*   *   *

 

 I. LES FAITS

 

Mardi 20 Mars 2012

 

 Bangui : 397 victimes d’accusation de sorcellerie entre 2010 et 2012 (DRC).

 

 By reseaudesjournalistesrca

 

 Environ 397 personnes ont subi des violences de verdicts populaires d’accusation de pratique de sorcellerie entre Janvier 2010 et Février 2012 en République centrafricaine, d’après le Conseil danois pour les réfugiés (DRC).

 

 « C’est une situation tragique pour la Centrafrique », a relevé Gervais Govon, expert juridique auprès du DRC au cours d’une interview accordée au RJDH. Il a souligné que ces chiffres concernent trois préfectures du pays : l’Ouham, l’Ouham-Péndé et le Bamingui-Bangoran (nord et nord-est), où travaille cette structure. Par ailleurs la ville de Mbaïki, dans le Sud, a été prise en compte à cause des cas qui y sont signalés à maintes reprises.

 

 Pour l’Expert Juridique de DRC ‘’le drame’’ est que les institutions de l’Etat telles que la Police la gendarmerie, voire la justice dans les différentes localités du pays ainsi que la population semblent être familiarisées avec le verdict populaire et l’assassinat des personnes accusées de sorcellerie, ce qui fait que l’on a tendance à banaliser les cas de violence liés aux accusées de sorcellerie.

 

 « Si au moins, on avait encore conscience que ce sont des vies des innocents qui sont détruites, des droits individuels et des libertés qui sont violés dans nos villages et communautés, c’est déplorable », a regretté Gervais Govon.

 

 Il ressort que parmi les 397 personnes violentées, enregistrées par DRC dans les parties du pays précitées, des cas de mort suite à la torture des victimes ont été relevés. Par ailleurs certaines victimes ont été assistées par DRC de diverses manières, soit en faisant intervenir la police ou la gendarmerie, soit en prenant en charge les frais de leurs soins médicaux. Dans l’ensemble, 211 hommes et 186 femmes ont été victimes de violence à cause d’une accusation de sorcellerie.

 

 En dehors de l’assistance médicale et juridique, DRC accorde une aide matérielle aux personnes qui ont survécu à la torture mais qui ont perdu leur abri pour leur permettre de se construire et reprendre une nouvelle vie. 

 

 Pour DRC, la question de violences liées aux accusations de sorcellerie ne devrait pas être considérée seulement comme des violences basées sur le genre. Elle devrait être prise comme un problème général car les hommes sont aussi victimes de cette pratique.

 

reseaudesjournalistesrca | 20 mars 2012 at 4:24   | Tags: Violence | Catégories: Bangui | URL: http://wp.me/p20rIZ-oF

 

 II. LES TRADITIONS HUMAINES : QU'EN PENSE DIEU ?

 

  • Ésaïe 29 :13 « Le Seigneur dit : Quand ce peuple s'approche de moi, Il m'honore de la bouche et des lèvres ; Mais son cœur est éloigné de moi, Et la crainte qu'il a de moi N'est qu'un précepte de tradition humaine ».

 

  • Matthieu 15:2-3 « Pourquoi tes disciples transgressent-ils la tradition des anciens? Car ils ne se lavent pas les mains, quand ils prennent leurs repas. Il leur répondit : Et vous, pourquoi transgressez-vous le commandement de Dieu au profit de votre tradition » ?

 

  • Mat 15:6 « Vous annulez ainsi la parole de Dieu au profit de votre tradition ».

 

  • Marc 7:8-9 « Vous abandonnez le commandement de Dieu, et vous observez la tradition des hommes. Il leur dit encore : Vous anéantissez fort bien le commandement de Dieu, pour garder votre tradition ».

 

  • Marc 7 :13 « …annulant ainsi la parole de Dieu par votre tradition, que vous avez établie. Et vous faites beaucoup d'autres choses semblables ».

 

  • Colossiens 2 : 8 « Prenez garde que personne ne fasse de vous sa proie par la philosophie et par une vaine tromperie, s'appuyant sur la tradition des hommes, sur les rudiments du monde, et non sur Christ ».

 

  • Galates 1 :13-16 « Vous avez su, en effet, quelle était autrefois ma conduite dans le judaïsme, comment je persécutais à outrance et ravageais l'Église de Dieu, et comment j'étais plus avancé dans le judaïsme que beaucoup de ceux de mon âge et de ma nation, étant animé d'un zèle excessif pour les traditions de mes pères. (Ici Paul explique a quel point il était aveugle et avait fait du mal aux enfants de Dieu, à cause des traditions ancestrales). Mais, lorsqu'il plut à celui qui m'avait mis à part dès le sein de ma mère, et qui m'a appelé par sa grâce, de révéler en moi son Fils, afin que je l’annonçasse parmi les païens, je ne consultai ni la chair, ni le sang, et je ne montai point à Jérusalem vers ceux qui furent apôtres avant moi, mais je partis pour l’Arabie. Puis, je revins encore à Damas ».

 

III. INTERPELLATIONS BIBLIQUES CONSÉQUENTES, PEU IMPORTE LE PRIX À PAYER

 

Excellence Monsieur le Président de la République, Pasteur,

 

Excellence Monsieur le Premier Ministre, Chrétien Évangélique Baptiste,

 

Monsieur le Ministre chargé de l’Administration du Territoire, Pasteur,

 

Mesdames et Messieurs les Magistrats, chargés d’administrer la Justice équitable de Dieu au sein de la Nation (cf. Psaume 82),

 

C’est par pure grâce que le Seigneur, notre Dieu, vous a coptés, en Son temps, d’une manière ou d’une autre, parmi tant de nos compatriotes, et vous a placés à la tête de la Nation (Daniel 4 : 17), afin d’y administrer Sa justice équitable et d’éviter ainsi, à notre pays, l’état tant de chaos moral que social ayant prévalu, selon les Écritures que vous connaissez parfaitement, avant le Déluge qui, d’ailleurs, en a été la sanction divine (Genèse 6 : 7 – 13).

 

Question à la fois biblique et citoyenne, sans hargne, croyez-le bien : voulez-vous, par votre silence et votre inaction absolument incompréhensibles, face à de tels crimes populaires, pousser le juste Juge à balayer, dans Sa colère, le Centrafrique d’entre les nations de la terre, pour vous féliciter de quoi, je vous prie ?

 

Une seconde question, du même ordre : comment justifier, bibliquement et légalement, ce lourd silence et cette inaction gouvernementale qui drapent le criminel de tous les honneurs étatiques imaginables et cela, au détriment de l’honnête et pauvre citoyen que votre fonction consiste, bibliquement, à protéger, en toute justice équitable, contre plus fort que lui (cf. Psaume 82) ?

 

Dernière question patriotiquement révoltée et émue : vous connaissez et prêchez Dieu, le Seigneur et Sauveur du monde, et vous savez reconnaître que, sans Sa souveraine volonté, jamais vous n’auriez accédé à de hautes fonctions à la tête d’un village et, encore moins, à celle d’une nation comme la nôtre. Pourquoi donc ne recherchez-vous pas le conseil de la Nation, dans l’humilité et la paix, afin de trouver les solutions particulièrement adaptées à cette situation désormais intenable du pays ?

 

Pour ma part, je me tiens à mon poste de sentinelle biblique fidèle, comme naguère le prophète Habakuk, pour vous avertir, le cas échéant, des dangers clairement établis par la Parole de Dieu à l’égard des nations et qui peuvent menacer notre cher pays à cause de votre inaction gouvernementale face à la violence et autres méfaits des malfrats.

 

D’un autre côté, je prie que le Seigneur touche votre cœur et vous rende sensibles à l’extrême misère de vos concitoyens. Au ciel, un jour, vous verrez bien que je ne mens pas.

 

Vous connaissez les Écritures : le Seigneur Dieu ne peut que châtier ceux qu’Il aime pour l’éternité, en Jésus-Christ, Son Fils. De même, me réclamant sans fausse honte de Lui, j’aime mes concitoyens, grands et petits, de l’amour de Dieu, sans discrimination aucune (Dieu m’en garde). Par conséquent, souffrez que j’ose, conformément à Ézéchiel 3 : 16 – 21, ouvrir aujourd’hui la bouche pour vous lancer ouvertement le grand cri de détresse de ceux de nos concitoyens qui, affaiblis à tous égards par des années de très grande misère, comptent sur les institutions légales de l’État pour les secourir utilement et, au besoin, les protéger contre toute violence arbitraire mais qui, malheureusement, sont littéralement abandonnés à leur sort si dramatique. Comme s’il n’y avait aucune autorité dans le pays, vraiment ! Arrivez-vous vraiment à dormir la conscience tranquille ?

 

Si vous désirez que l’Éternel des cieux vous apporte un jour Son secours dans vos propres détresses, car nul homme au monde n’est étranger à tout ce qui est humain, sachez exercer à l’égard des plus faibles de la Nation la même compassion et le même secours que vous espérez vous-mêmes de la part du Dieu vivant, en vous souvenant que, de Sa part, Lui, le juste Juge, « le jugement est sans miséricorde pour qui n’a pas fait miséricorde » (Jacques 2 : 13).

 

Pardon si le présent avertissement vous semble brutal : c’est que je ne sais pas flatter, et jamais ne le ferai, à moins de renier massivement ma foi en Jésus-Christ ; cette même foi que vous aussi professez. Il fallait donc absolument que j’ouvre honnêtement la bouche, de la part des Pauvres de notre pays, abandonnés à leur sort par les institutions censées les défendre. Je dis donc, puis je meurs ensuite, s’il le faut : telle est ma vocation en Christ, le Seigneur.

 

Mission accomplie, désormais.

 

Recevez, en dépit de votre profonde rage citoyenne, que je comprends, mes fraternelles salutations en Jésus-Christ, le Sauveur et le Seigneur du monde, qui revient très bientôt.

 

 C. MABADA-MABAYE - Pasteur

 

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com - dans Société