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9 juillet 2012 1 09 /07 /juillet /2012 00:56

 

 

 

 

 

manioc au soleil

Radio Ndéké Luka Dimanche, 08 Juillet 2012 07:54

Ailleurs c’est la tyrannie du riz. En RCA, c’est celle du manioc. Le plat presqu’unique au menu des centrafricains, c’est la boule de manioc et les feuilles de manioc. De quoi tromper la faim mais pas se nourrir. Par ces temps de crise, la situation est encore plus dramatique. Les « chercher-à-manger » peuvent difficilement en acheter et crient famine un peu partout dans le pays.

Inutile de demander aux habitants de Bangui ou d’ailleurs dans le pays, quel sera le menu du jour, la réponse ne varie guère. Pour tous, tous les jours, la boule de manioc est le plat unique et immuable. Deux fois par jour pour ceux qui ont les moyens, une seule fois pour les familles nombreuses. Et c’est la grande majorité des centrafricains.  A côté de la grosse boule, la sauce est bien maigre : des feuilles de manioc pilées, bouillies et arrosées de quelques gouttes d'huile de palme. Seule variante possible : les feuilles de koko, un produit de cueillette ramassé dans la forêt. Après le rouissage on peut obtenir de la farine de manioc ou du chikwangue (boudin de manioc enveloppé dans des feuilles de bananier et cuit à la vapeur) fabriqué partout en Centrafrique.

Le panier des ménagères est bien troué actuellement par la situation du marché. A Obo (sud-est) une cuvette de manioc qui coutait 1500 FCFA (environ 2,6 euros) est passée à plus de 5000 FCFA (7,7 euro). Et le correspondant de Radio Ndeke Luka indique qu’il « faut un véritable parcours du combattant pour retrouver cet aliment devenu désormais rare. Selon quelques spécialistes de l’agriculture de la ville, « la crise n’en est qu’à ses débuts, et il faut au moins 2 ans pour retrouver de manioc à Obo».

A Bouar (nord-est), la cuvette vendue naguère à 1000FCFA (environ 1,3 euros) a vu son prix également doubler en un record de temps à 2000FCFA (2,3 Euros). Les agriculteurs interrogés expliquent que cette pénurie est due à la rareté de la pluie dans la région. Ils prédisent déjà que le prolongement de la saison sèche cette année ne permettra pas une bonne production pendant cette année agricole. A Mobaye (est), la cuvette qui se vendait à moins de 1000 FCFA, varie actuellement entre 1500 et 2000 FCFA, indique le correspondant de RNL.

Dans la capitale centrafricaine, près de sept familles sur dix ne connaissent que la sauce aux feuilles de manioc. Autrefois, c'était le repas des pauvres. Mais, la viande de bœuf est devenue rare comme les œufs de crocodile.  Les coupeurs de route qui sévissent dans le nord du pays ont fait fuir bon nombre d'éleveurs peuls vers le Cameroun. Du coup, à Bangui, la viande est devenue très chère. A 2500 F cfa (3, 8 euros) le kilo voire 3000 frs (4,5 euros), même les familles de salariés ne peuvent plus en acheter que les jours de fête. De manière générale, la vie est devenue particulièrement difficile à Bangui. Les prix ont connu de fortes hausses sans que le pouvoir d'achat augmente.

Les gens sont obligés de se serrer la ceinture. Beaucoup de banguissois ont faim, la plupart mange mal. Tout est bon pour améliorer l'ordinaire. Quelques exemples qui montrent que la nourriture est devenue une hantise : ce manœuvre de la mairie du premier arrondissement de Bangui qui chasse les rats dans les bacs à ordures. Trois rats capturés, c'est un repas assuré ; ce cadre centrafricain, qui n'a pas voulu dire son nom, raconte qu'au cours d'un séjour d'un mois dans sa famille en Europe, il s'est rendu malade à force de manger. Il voulait faire des réserves en prévision de son retour à Bangui.

Les enfants sont tout particulièrement touchés. « Je suis mère de cinq enfants tous d'âge scolaire, explique Virginie Mokéma, une jeune femme de 28 ans. Je suis seule à m'occuper d'eux car leur papa nous a abandonnés. Ils ont de sérieux problèmes de nourriture. Les trois derniers sont pratiquement malnutris. Mes revenus ne me permettent pas de leur offrir à manger en quantité et en qualité. Voyez-vous, je ne dépense que 300 F (0,58 euros) cfa pour les faire manger. Quand ils mangent pour 500 F cfa (0, 80 euros), c'est la fête. Du coup, mes enfants ne vont pratiquement pas à l'école, ils ont constamment faim et sont malades en permanence ».

Ce constat n'a malheureusement rien d'étonnant car le régime « tout manioc » est carencé. Riche en amidon, la farine de manioc « cale l'estomac » mais ne « nourrit » pas l'organisme. C'est ce qu’explique le Dr Koumanzi Malo, nutritionniste connu à Bangui : « le manioc est un aliment énergétique qui rassasie mais qui est beaucoup plus pauvre en protéines que les céréales. Pour une alimentation équilibrée, il faut le consommer accompagné de viande ou de poisson, d'arachide et d'huile ». Mais, dans les familles pauvres, ces ingrédients trop coûteux ont pratiquement disparu des sauces. Les feuilles de manioc beaucoup plus riches en protéines constituent cependant un bon complément.

Mais si le manioc est un rempart contre l'insécurité alimentaire, encore faut-il le trouver par les temps qui courent. Produit de base devenu rare et cher.

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6 juillet 2012 5 06 /07 /juillet /2012 01:04

 

 

 

 

 

Réseau des journalistes pour les Droits de l’homme en République Centrafricaine (RJDH-RCA)

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Bangui : Les États-Unis réaffirment leur volonté de lutter contre la LRA

Bangui, 05 juillet 2012 (RJDH) – L’ambassadeur des États-Unis, Laurence Wohlers, a réaffirmé l’engagement du gouvernement de son pays à appuyer la République centrafricaine dans la lutte contre la rébellion de l’Armée de résistance du Seigneur (LRA) de Joseph Kony et dans les actions de développement du pays.

A l’occasion de la célébration, le 4 juillet à Bangui, du 236èmeAnniversaire de la déclaration d’indépendance des États-Unis, Laurence Wohlers a fait observer que les relations entre  les deux pays, notamment dans le domaine de la lutte contre la LRA, se sont renforcées ces derniers mois.

« Les relations entre les États-Unis et la République centrafricaine ont connu un dynamisme important au cours de l’année écoulée. Il est important de noter l’arrivée des premières forces spéciales américaines à Obo et à Djéma (sud-est) au mois d’octobre dernier,  pour encadrer les forces armées centrafricaines et celles de l’Ouganda dans la lutte contre la LRA », a rappelé le diplomate américain.

Il s’est félicité de la mise en place d’une force de l’Union africaine, mais surtout de la capture du général César Accélam, un des hommes de main de Joseph Kony. Pour lui, cette capture démontre que des réels progrès sont en train d’être accomplis.

Le ministre centrafricain des Affaires étrangères, Antoine Gambi, s’est réjoui de la contribution des États-Unis à la lutte contre la LRA et a proposé que la République centrafricaine soit « au cœur des programmes sur la LRA », à cause de la transposition du danger que représente cette rébellion sur le sol centrafricain.

En dehors de la traque à Joseph Kony, Laurence Wohlers a annoncé un financement, des actions humanitaires en faveur des victimes de la LRA.

« Je peux, par ailleurs, annoncer qu’au cours des prochains mois, USAID (aide américaine) va accorder une aide importante aux populations civiles de la région du sud-est », a-t-il lancé.

 

Nola : L’ONG ACF lutte contre la sous-alimentation

pub Action Contre la Faim-copie-1

 

Nola, 05 juillet 2012 (RJDH) – L’ONG internationale Action contre la Faim (ACF) a distribué des vivres aux enfants et à quelques adultes souffrant de malnutrition de la préfecture de la Sangha-Mbaéré (sud-ouest).

Ces vivres sont composés entre autres de riz, d’huile végétale, d’haricots et de soja. Les bénéficiaires sont les personnes souffrant de malnutrition dans les communes de Bilolo, de Salo et de Nola. D’après l’ONG, ce geste s’inscrit dans le cadre de la lutte contre la faim dans la préfecture de la Sangha-Mbaéré.

Dans son plan d’action, ACF encadre la population vulnérable dans les travaux  de culture maraîchère. Cette structure humanitaire initie les femmes de la sous-préfecture de Nola aux activités génératrices de revenus, notamment la fabrication de savons et d’huile d’arachide. A cela, s’ajoutent la prise en charge des personnes souffrant de malnutrition et le dépistage des enfants.

Le mauvais état des routes joue sur l’extension des activités de l’ONG Action Contre la Faim dans les communes et les villages de la sous-préfecture de  Nola.

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4 juillet 2012 3 04 /07 /juillet /2012 20:17

 

 

 

 

 

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Radio Ndéké Luka Mercredi, 04 Juillet 2012 09:46

Une petite société qui recrute et envoie des jeunes filles et femmes en mission nocturne dans la rue de Bangui, vient d’être démasquée ce 3 juillet avec le témoignage d’une jeune femme qui a été employée dans cette entreprise.

Le voile est levé sur cette société grâce aux efforts fournis par la police centrafricaine qui a fait le pied de grue pour mettre la main sur le patron des prostituées qui sillonnent nuitamment l’Avenue des Martyrs.

Selon les enquêteurs, Basta est le nom de celui qui se passe pour le Président Directeur Générale (PDG) des filles qu’il mobilise dans la rue pour se faire fortune. Le Directeur Générale de la Police souligne que Basta se sert de ses employées pour s’offrir quelques garanties « la contribution de ces filles ont permis à Basta d’avoir son permis de conduire, il est actuellement chauffeur ».

Une jeune femme prostituée qui travaille pour  le compte de Basta révèle à Radio Ndeke Luka que son patron est bien celui qui déclare  ne pas l’être «Il nous fait sortir à 8 heures du soir, nous lui versions régulièrement de l’argent. A chacune de nous, il donne une poudre que nous devrions verser dans le verre des hommes que nous rencontrions pour les fatiguer afin que Basta leur ramassent tout ce qu’ils ont dans les poches. Hier, nous avions administré la poudre à un chauffeur de taxis, ce qui a permis à Basta de déposséder ce dernier de toutes ses recettes. Il nous a même couché ma copine et moi ».

Cette vielle entreprise du monde se trouve non seulement sur l’Avenue des Martyrs mais dans les différents coins et recoins de Bangui et des villes de provinces centrafricaines. Selon la Police, au marché du Km5, se trouve une autre entreprise mais pour l’instant, personne ne sait à qui elle appartient. Parfois, ce sont les filles elles-mêmes qui s’adonnent à la prostitution comme leur gagne-pain. Quoi qu’il en soit, elles doivent toujours bosser avec des gorilles comme basta pour leur protection. L’entreprise de Basta est tombée, les forces de l’ordre promettent de démasquer bien d’autres encore.

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3 juillet 2012 2 03 /07 /juillet /2012 21:10

 

 

 

 

 

Bozizé met les galons de colonel à son fils Francis

Radio Ndéké Luka Lundi, 02 Juillet 2012 17:37

Les forces de l’ordre viennent de mettre la main ce 02 juillet sur un homme, d’une quarantaine d’années, qui utilise illégalement le matériel exclusivement réservé à l’armée centrafricaine pour des raisons que l’on ignore encore.

Jean de Dieu Deganaye s’est fait prendre ce lundi matin alors qu’il prenait de la bière traditionnelle dans le 6ème arrondissement de Bangui. Habillé en uniforme militaire avec le galon d’adjudant-chef, l’usurpateur buvait tranquillement sa bière lorsque les forces de l’ordre lui ont mis la main dessus, rapporte l’officier qui a diligenté l’arrestation et qui a requis l’anonymat.

Les traqueurs de Jean de Dieu ont révélé que le dernier se servait de l’uniforme militaire pour influencer les civils et leur prendre de force tout ce qui l’intéresse. Ils ont aussi évoqué que Jean de Dieu Deganaye serait impliqué dans de nombreux braquages dans le 6ème arrondissement de Bangui. Le commandant et les 4 éléments qui ont capturé le faux militaire ont reçu pour instruction de le présenter aux médias afin que le peuple centrafricain sache qu’il existe des civils qui se font passer pour des porteurs de tenus.

Selon les hommes qui ont accompagné le suspect, ce sont ces faux militaires qui sont le plus responsable des vols, viols et braquages à mains armées dans les différents quartiers de la capitale centrafricaine.

Interrogé sur la provenance de la tenue et des galons qu’il porte sur lui, Jean de Dieu révèle que « c’est un ami de l’ancien Régiment Opérationnelle pour la Défense du Territoire (RDOT), actuel Bataillon d’Infanterie Territoriale (BIT) qui me l’avait donné pour me servir de tenue de cultivateur.». Quant aux macarons et le galon d’adjudant-chef qu’il porte, Jean de Dieu déclare que ces objets proviennent de lui-même « je les ai fabriqués de mes propres mains. Je les vends même dans les camps militaires et je fabrique aussi les médailles des chefs de quartiers des 8 arrondissements de Bangui, ils me connaissent  tous ».

Pourtant, en République Centrafricaine, il est strictement interdit aux personnes civiles de porter ou d’utiliser ce qui est destiné aux forces de l’ordre et de sécurité. C’est ce que reconnaît Jean de Dieu : «  je sais qu’il est interdit de porter la tenue militaire, c’est là ma seule faute. Pour les braquages, je n’ai jamais braqué ni volé ».

Pour quelle raison monsieur Deganaye porte-t-il une tenue militaire ? Pourquoi son ami militaire qui connait bien la portée de cette interdiction lui aurait fait don de cette tenue militaire ?

Depuis cet après-midi, Jean de Dieu a été conduit au Commissariat Central de Police  afin de répondre de ses actes. Les autorités entendent ouvrir une enquête car selon elles, Jean de Dieu ferait partie d’un réseau de malfaiteurs.

Pour rappel, en 2011, un mécanicien s’était également fait passer pour un lieutenant de la garde présidentielle mais a été très vite démasqué par la police. Les cas sont multiples en République Centrafricaine, malheureusement pour ces malintentionnés, les vrais porteurs de tenue finissent toujours par les démasquer.

 

NDLR : L’exemple venant toujours d’en haut, il n’y a rien d’étonnant à ce genre d’usurpation et d’imposture. Dès lors où dans une armée, les galons s’octroient sans des critères rigoureux liés au mérite et selon les règles de l’art, plus personne n’est à l’abri des truanderies. Comment Bozizé peut-il justifier par exemple le grade de colonel qu’il a donné à son fils Francis qui est très fier et content de s’en réclamer  On prête même à son père l'intention de faire de lui générl ?

 

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3 juillet 2012 2 03 /07 /juillet /2012 18:28

 

 

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Radio Ndéké Luka Mardi, 03 Juillet 2012 11:28

Les chenilles, source de revenus pour les paysans, notamment les pygmées qui les récoltent d’une part, complément nutritionnel important très prisé d’autre part. Elles ont fait leur apparition sur les marchés de Bangui. Préparées à diverses sauces, elles permettent  un air de fête dans les ménages et brisent pour quelques semaines la grisaille ambiante dans les ménages.

Entre début juillet et fin septembre, la Centrafrique, surtout dans le sud-ouest, vit à l'heure des chenilles. Si ces bestioles dorées, sont considérées comme des vermines par ceux qui n'y ont jamais goûté, pour les habitants des zones de forêt, elles représentent au contraire un véritable trésor. Quand vient la saison, comme en ce moment, une véritable fièvre s'empare des populations de ces régions. La zone de Mbaïki, située à une centaine de kilomètres de Bangui et peuplée d’environ 50 000 âmes, en est un exemple émouvant.

Le correspondant de Radio Ndeke Luka explique que l'engouement des locaux pour les chenilles est si légendaire que certains Centrafricains réfléchissent par deux fois avant de prendre une épouse dans cette région : ils savent que chaque année, leur âme sœur devra impérativement rejoindre ses parents pour participer à la campagne des chenilles.

En effet, explique encore notre correspondant, ce sont des villages entiers qui se vident actuellement de leur population, offrant un spectacle étonnant aux visiteurs venant à passer après le départ pour la forêt des caravanes de récolteurs. Seuls les vieillards, les invalides et les célibataires restent sur place. Le grand départ pour la récolte des chenilles impose à chaque famille une grosse charge de travail. Il faut emporter pour toute la famille des vivres en quantité : des cuvettes de farine de manioc, de l'huile de palme, des épis de maïs, des régimes de bananes. Et ce stock est à renouveler au bout de trois semaines. Car les récolteurs vont vivre pendant plusieurs semaines en pleine forêt dans des campements installés à cet effet. Chacun d'eux accueille habituellement trois ou quatre familles, soit 20 à 30 personnes qui prennent leurs repas en commun.

La récolte des chenilles représente une activité économique non négligeable. Vendues fumées ou à l'état frais, elles rapportent aux parents de quoi préparer la rentrée scolaire de leurs enfants et faire face à bien d'autres dépenses. Dans la sous-préfecture de Mbaïki, où la seule culture de rente est le café, qui ne rapporte plus grand chose, les habitants ne prennent pas à la légère les préparatifs du départ au campement des chenilles. Pour les jeunes hommes candidats au mariage, c'est une période décisive où ils devront faire leurs preuves pour être appréciés et acceptés par leurs futures belles mères.

Les "boyo", qui sont les chenilles les plus succulentes, se trouvent sur les feuilles des « sapelli », grands arbres de forêt dense. On récolte également les chenilles "guéguéré" et "ndoussi". Lorsque les éclaireurs envoyés en forêt constatent que les arbres à chenilles commencent à perdre leurs feuilles, ils courent annoncer la bonne nouvelle. Alors commencent les préparatifs. Une semaine plus tard, tout le monde a déjà gagné les campements.

Le ramassage des chenilles est pourtant un travail pénible. Il se déroule en pleine saison pluvieuse. Pour récolter une espèce particulière qui a la propriété de ne tomber des arbres qu'à cinq heures du matin, il faut sortir sous la pluie avant même le lever du soleil. Le séchage des chenilles, nécessaire pour bien les conserver, oblige également à couper du bois en quantité. Pourtant, les femmes considèrent cette campagne de récolte comme une véritable récréation après les durs travaux champêtres.

C'est aussi l'occasion de se refaire une santé. A cette période, toutes les personnes valides qui participent à la récolte gagnent du poids. Les chenilles en effet ne rapportent pas seulement de l'argent aux paysans. Selon les nutritionnistes, elles représentent pour les paysans un véritable "supercarburant alimentaire", étant donné leur richesse en protéines, vitamines et sels minéraux.

Mais la saison des chenilles ne fait pas que des heureux. Témoins, les bouchers de Mbaïki qui parlent avec amertume de ce qui est pour eux une morte saison. "Pour toute la ville, à cette période, il arrive qu'on n'abatte qu'un seul bœuf à la fois et qu'on ne parvienne même pas à écouler toute la viande." Même son de cloche au marché du Kilomètre 5 à Bangui. Les bouchers se plaignent de l'indifférence que marquent les ménagères pour la viande de bœuf : "Quand viennent les chenilles, elles peuvent se passer de nous."

RNL et Syfia

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30 juin 2012 6 30 /06 /juin /2012 20:07

 

 

 

 

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28 juin 2012 4 28 /06 /juin /2012 02:31

 

 

 

 

 

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La faillite du régime Bozizé et sa mauvaise gestion des affaires du pays se font également sentir dans la délivrance des passeports et autres documents de voyage aux citoyens centrafricains. C’est un secret de polichinelle que pendant longtemps, plusieurs de ses ministres se sont distingués par le juteux trafic de passeports diplomatiques centrafricains vendus à prix d’or à certaines personnes notamment en Asie.

Bozizé est aussi réputé pour la délivrance à tour de bras des passeports diplomatiques centrafricains à ses pseudos « amis » libanais et autres prétendus hommes d’affaires véreux qui sillonnent le monde pour leur propre business tout en lui faisant croire qu’ils recherchent des financements pour la RCA. On se souvient également que de dignes et valables fils du pays comme Me Nicolas Tiangaye, ont été arbitrairement privés de passeports diplomatiques par le demi-dieu qui commence à perdre des plumes actuellement, Firmin Findiro.

Avec ce régime de Bangui, les citoyens centrafricains, tant ceux qui vivent au pays que ceux de la diaspora, font régulièrement face  à des pénuries de livret de passeport ce qui pose énormément de problèmes à ceux qui ont besoin de se déplacer pour des raisons soit familiales soit professionnelles et autres ou pour des nécessités administratives pour le renouvellement de leurs titres de séjour à l’étranger etc...

Généralement, les pénuries de carnets de passeport sont souvent dues aux impayés de l’Etat vis-à-vis de l’imprimerie française qui les lui fournit habituellement. Souvent cela tient à quelques trentaines de millions de F CFA mais le gouvernement centrafricain est incapable d’éponger ces dettes ce qui pénalise pendant plusieurs mois les citoyens.  C’était encore le cas peu avant la mise en service du fameux passeport biométrique CEMAC imposés désormais à tous les citoyens des six pays de la zone.

Malheureusement si la délivrance de ce passeport biométrique ne pose aucun problème dans les autres pays y compris dans leurs différents consulats et représentations diplomatiques à l’étranger, la RCA est actuellement le seul des pays de la CEMAC à ne pas être en mesure de délivrer le passeport biométrique centrafricain-CEMAC à ses ressortissants se trouvant à l’étranger, même dans les grandes capitales africaines, européennes et américaines où vivent plusieurs centaines de milliers de Centrafricains.

Selon nos informations, cela serait dû à des questions financières que le gouvernement n’est pas capable de résoudre. Sur place à Bangui, l’incapacité du gouvernement à assumer la délivrance des passeports biométriques qui nécessite un kit et un dispositif technique particuliers a conduit Bozizé à confier cette attribution pourtant régalienne et de souveraineté d’un pays, à ses amis libanais qui ristournent seulement 10 % des recettes au gouvernement ! Incroyable mais vrai.

La demande de ces passeports biométriques dans une représentation consulaire comme Paris est telle que nul ne peut comprendre pourquoi le pouvoir de Bangui tarde tant à rendre possible la délivrance de cet indispensable document pour les Centrafricains dont certains se voient obligés de faire nécessairement le déplacement de Bangui juste pour se le faire délivrer. Débourser près d’un million de F CFA de billet d’avion pour aller à Bangui juste pour obtenir un document qui coûte cinquante mille francs CFA, est rédhibitoire et quelque peu aberrant. C’est souvent malheureusement le dilemme devant lequel sont confrontés certains compatriotes qui dans l’urgence et pour des raisons soit professionnelles, soit de renouvellement de leurs titres de séjour, n’ont pas d’autres choix que de consentir ce sacrifice.

On prête à Socrate Bozizé à qui son père avait confié par pur népotisme dans un premier temps la gestion de la délivrance des passeports biométriques, de se réjouir de ce que cette situation obligera tous les opposants centrafricains qui vivent à l’étranger à devoir se rendre à Bangui ce qui permettra au pouvoir en place de procéder tranquillement à leur arrestation. Plus cynique, tu meurs !  

L’obtention et la possession du passeport est un droit des citoyens centrafricains qui ne sont pas tenus de le mendier à la bozizie qui doit prendre toutes les dispositions pour en assurer la délivrance dans toutes les représentations consulaires de la RCA à l’étranger. Rien ne saurait justifier le refus du régime de Bangui de prendre ses responsabilités dans ce domaine en permettant aux citoyens de la diaspora de continuer à rester dignes d’être Centrafricain alors que plusieurs raisons les conduisent actuellement à avoir honte de leurs dirigeants et de leur pays hélas.

Selon des informations dignes de foi, Bozizé aurait encore l’intention pour des raisons financières, de faire toujours appel à ses amis pour rendre possible la délivrance des passeports biométriques dans certains consulats, notamment à Paris, Washington mais quand, voilà le problème. Il ne semble pas, comme pour bien des problèmes du pays, prendre conscience de l’urgence de la situation.

La Rédaction

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21 juin 2012 4 21 /06 /juin /2012 20:52

 

 

 

 

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http://www.la-croix.com  21/6/12 - 17 H 00

Nommé administrateur apostolique du diocèse de Bangui en 2009, Mgr Dieudonné Nzapalainga a vécu au plus près la grave crise qui a affecté l’Église de Centrafrique.

Le 22 juillet, il sera ordonné archevêque de Bangui, en même temps que les trois autres évêques nommés par Benoît XVI en mai, après trois ans de vacance épiscopale. 

Il explique la méthode employée pour restaurer l’unité au sein d’un clergé déchiré et frappé par de nombreux scandales, moraux et financiers.

 En 2009, une grave crise secoue l’Église de la République centrafricaine : démission de trois évêques, grève des curés en signe de protestation, lettres envoyées par des prêtres diocésains pour dénoncer les agissements de religieux. Comment avez-vous envisagé votre mission lorsque vous avez été nommé administrateur apostolique du diocèse de Bangui ?  

La crise de 2009 a révélé les faiblesses de notre institution. Même si beaucoup de catholiques sont engagés sur de nombreux plans (politique, culturel, économique), notre Église est encore jeune : elle a fêté son centenaire en 1994. Il faut du temps pour constituer un corps solide… 

À l’époque, Rome a voulu signifier que nous n’honorions pas les exigences auxquelles nous sommes appelés. Or, lorsqu’on met le doigt sur la plaie, cela fait très mal. Aujourd’hui, je peux dire qu’il s’agit d’une crise passagère. Nous avons essayé d’en tirer les leçons. 

Certains prêtres se sont désistés d’eux-mêmes, d’autres ont été priés de quitter le sacerdoce, des séminaristes ont abandonné la voie de la prêtrise. Cela a suscité une remise en cause. Les prêtres ont retrouvé le zèle apostolique, le sens de l’engagement pastoral, fidèles à leur promesse.

 Comment en est-on arrivé là ?  

J’ai vite perçu que notre diocèse souffrait de nombreuses blessures. Certains prêtres diocésains reprochaient à leurs confrères issus de congrégations religieuses leur situation sociale, symbolisée par la voiture et le carburant. « Nous, nous n’avons rien, nous sommes des prêtres de seconde zone, qui ne peuvent pas compter sur le soutien d’une communauté installée en Europe. Nous sommes livrés à nous-mêmes »,  disaient-ils. Tout était réuni pour que la bombe explose. 

À cette jalousie est venue se greffer la question des mœurs et des manquements aux exigences du célibat. « Les religieux, aussi, commettent des fautes. Personne ne leur dit rien alors que l’on nous accable, nous les prêtres diocésains, parce que nous sommes pauvres »,  ajoutaient-ils. Des lettres de dénonciation ont été diffusées à grande échelle. 

Après avoir lu ces courriers et analysé la situation, j’ai décidé de rencontrer chaque prêtre. J’ai senti que certains regrettaient des paroles déplacées, des positions extrêmes.

 Qu’avez-vous dit aux prêtres ?  

Après les avoir écoutés personnellement, je les ai rassemblés pour leur présenter les grands défis de l’archidiocèse. En premier lieu, reconstituer le presbyterium, ce qui signifie que nous devons apprendre à aimer notre confrère. 

Pendant ces trois ans, j’ai découvert que le peuple de Dieu a besoin de pasteurs fidèles, qui aiment annoncer la Parole et sont prêts à donner une nourriture spirituelle à travers les sacrements. J’ai tenu aux prêtres un langage de vérité. La cohérence entre leurs discours et leurs actes est essentielle.

 Quels moyens avez-vous utilisés pour éviter les entorses au célibat ?  

Nous avons adressé une consigne très claire au clergé : aucun prêtre ne doit plus vivre seul, il doit appartenir à une communauté ! « Le Christ les envoyait deux par deux »,  rappelle l’Évangile. La vie communautaire n’est pas réservée aux religieux. Le prêtre qui n’a pas vu son frère doit s’inquiéter. Que devient-il ? Pourquoi n’est-il pas revenu ? 

Aujourd’hui, les chrétiens nous disent qu’ils trouvent un prêtre quand ils viennent au presbytère. C’est bon signe. Lorsque vous avez d’autres obligations, vous êtes tentés de vous éparpiller…

 Comment avez-vous remédié aux malversations financières qui constituaient l’un des autres volets de la crise de 2009 ?  

Le diocèse de Bangui détient plusieurs unités de production (menuiserie, imprimerie, garage). Il nous faut tout faire pour qu’elles génèrent des bénéfices. Elles ont recommencé à fonctionner. Depuis trois ans, nous travaillons dans la clarté et la transparence. L’argent dont dispose le diocèse ne nous appartient pas. C’est l’argent de l’Église et j’ai le devoir de rendre des comptes.

 Pourquoi a-t-il fallu trois ans pour trouver de nouveaux évêques ?  

Nous sortons d’une crise difficile, qui a remué jusqu’aux entrailles de l’Église. Rome se devait de prendre son temps pour discerner, chercher des candidats. Plusieurs enquêtes ont été menées durant ces trois ans, beaucoup de questionnaires ont circulé dans les diocèses jusqu’au moment où le Vatican a envoyé un signal fort.

RECUEILLI PAR BRUNO BOUVET

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21 juin 2012 4 21 /06 /juin /2012 02:22

 

 

 

 

 

médicaments

 

Radio Ndéké Luka Mercredi, 20 Juin 2012 09:53

Le sort des 108 personnes atteintes de la tuberculose et dont les traitements dépendent exclusivement de l’Hôpital Universitaire de Bambari est actuellement très préoccupant. Ledit hôpital ne dispose pas de médicaments appropriés pour les soins des malades tuberculeux depuis la rupture totale le 12 mai 2012, signale Radio Ndeke Luka (RNL) ce 19 juin.

Le Centre des Diagnostiques de Traitements Tuberculeux (CDTT) de l’Hôpital de Bambari ne peut actuellement s’occuper de ses patients à raison du manque de produits thérapeutiques destinés à plus de 107 personnes déclarées tuberculeux suite a un examen de crachats  effectué dans la Préfecture de la Ouaka cette année.

Cette crise médicamenteuse plonge le bien être de ces malades tuberculeux dans de complications sanitaires faisant place à de sérieuses inquiétudes de la part des malades, «  les patients se plaignent des rechutes fatales en cas de prolongement de la rupture » signale sans insistance le correspondant de RNL.

Le correspondant rapporte aussi que le responsable du CDTT de l’Hôpital Universitaire de Bambari, Jean Marie Youkouanga, confirme cette carence en dénonçant une lenteur dans l’acheminement des produits au niveau de Bangui, « suite aux commandes envoyées depuis le début du mois de mai et renouvelée ce début juin 2012, c’est à la date du 6 juin que l’équipe de supervision venue de Bangui   a administré 20 doses de REZ et du RH  à 20 personnes sur les 108 malades enregistrés et  nécessitants des suivis cliniques constants ». Cependant, la situation des 90 autres patients est vouée à la rechute si les commandes n’arrivent pas à temps, indique le même responsable.

L’Hôpital Universitaire de Bambari n’est pas l’unique à vivre ce problème de manque produits pharmaceutiques. Récemment, l’Hôpital Communautaire de Bangui s’était confronté à une rupture complète des médicaments même les plus prisés entre autres le Paracétamol. Comme initialement annoncé, cette crise de médicaments qui se généralise lentement en République Centrafricaine fait suite à la mauvaise gestion de l’Unité de Cession de Médicaments (UCM) en RCA en 2011. Jusqu’aujourd’hui, les centrafricains en général paient pour cette mauvaise gérance qui a découragé profondément les partenaires et pourvoyeurs de la République Centrafricaine en médicaments.

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21 juin 2012 4 21 /06 /juin /2012 02:19

 

 

 

 

bac birao2

 

Radio Ndéké Luka Mercredi, 20 Juin 2012 09:51

Une jeune camerounaise parmi les 457 candidats de la Mambéré-Kadéï qui a tenté de brader l’interdit de la triche, s’était fait rattraper lors de la composition des premières épreuves écrites du baccalauréat ce 19 juin à Berberati.

À l’instar des autre centres d’examens, les épreuves écrites d’anglais et de la philosophie composées au Lycée Barthélémy Boganda de Berberati ont commencé ce 19 juin 2012 à 7 heures du matin selon le correspondant de Radio Ndeke Luka dans la ville.
Très maladroitement, une candidate de nationalité camerounaise détenait en sa possession l’intégralité de la réponse du premier sujet proposé aux candidats du centre n° 17 notamment l’anglais.

Tandis que les autres candidats soumis au test se contentaient de leur matière grise pour dénicher les énigmes du sujet d’anglais, la jeune lycéenne venue du Cameroun quant à elle se contentait de recopier tranquillement ce qu’elle avait sur les bouts de papiers, placé sur ses jambes.
Surprise en flagrant délit par les surveillants placés dans chacune des salles de classes, la jeune fille a très rapidement été remise aux forces de l’ordre mandatées par le ministère de l’éducation pour le bon déroulement des épreuves écrites de cette première session de juin 2012.

Questionnée sur l’étrange provenance de cette fuite de sujet, la candidate refuse catégoriquement de révéler la source. Ne voulant pas coopérer malgré l’intervention de 2 gendarmes, la jeune lycéenne a été conduite à la gendarmerie de Berberati pour répondre de ses actes mais surtout de dénoncer celle ou celui qui lui a donné ou vendu au préalable la réponse à ce sujet d’anglais, rapporte le correspondant de Radio Ndeke Luka.

Par ailleurs, plus de 40 autres candidats camerounais n’ont pas pu composer dans ledit centre faute d’irrégularités dans leurs dossiers, indique le correspondant à Berberati. Le président du centre Marcel Mbolodé explique à Radio Ndeke Luka que leurs dossiers n’étaient pas régulièrement enregistrés et qu’il paraitrait qu’une camerounaise qui habite à Berberati aurait tenté vainement au mois de Mai de les faire inscrire comme des candidats réguliers mais elle aurait été confrontée au refus du proviseur du lycée Barthélémy Boganda de Berberati.
C’est dans ces conditions peu louables que les épreuves écrites d’anglais et de philosophie ont été observées dans la Mambéré Kadéï ce 19 juin selon le correspondant de Radio Ndeke Luka.

 

10 Etudiants centrafricains au Gabon exclus pour ingérence politique

 

Radio Ndéké Luka Mercredi, 20 Juin 2012 14:07

 

Envoyés au Gabon dans le cadre d’une formation professionnelle, des étudiants et stagiaires centrafricains de différentes filières des régies financières, ont dénoncé ce 20 juin sur Radio Ndeke Luka (RNL), l’ingérence de la politique dans les affaires académiques dans ce pays de la Sous-région.

 

En pleine évaluation ce mois de juin, 10 candidats centrafricains sur 21 ont été expulsés après la délibération des résultats des épreuves. Les explications fournies par les organisateurs font état de ce que ces candidats centrafricains n’avaient pas été à la hauteur des épreuves. Mais suite à quelques investigations menées par leurs compatriotes, il s’agit d’une autre affaire que celle dont ils s’y attendaient. Loin de démériter, les étudiants centrafricains exclus ont tout simplement fait les frais des coups bas intentionnels.

 

L’un des étudiants joints au téléphone par Radio Ndeke Luka ce 20 juin, Sylvestre Komatolma explique : « il ne s’agit pas de questions d’insuffisance de connaissances. Nous avions été victimes d’injustice préméditée. Ce renvoie est lié aux problèmes politiques récents au sein de la Communauté Economique et Monétaire de l’Afrique Centrale entrainant le départ précipité de l’ancien président de la CEMAC à Bangui l’an dernier ».

 

Selon toujours cet étudiant, les Centrafricains ne sont pas vus d’un bon œil dans cette école sous régionale parce que le pays n’est pas à jour dans ses cotisations périodiques.

 

Ces étudiants concluent en signalant que « si le gouvernement centrafricain ne réagit pas à temps, ces compatriotes vont prendre le chemin de retour dans très bientôt ».

 

Selon Sylvestre Komatolma, le souhait pressant des 10 étudiants renvoyés est que les autorités centrafricaines réagissent vite pour que ces fils du pays puissent poursuivre les formations pour lesquelles ils sont envoyés au Gabon.

 

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