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25 juillet 2012 3 25 /07 /juillet /2012 16:41

 

 

 

 

 

bouchers en grève

Mercredi, 25 Juillet 2012 14:24

Il suffit de faire le tour de certains ménages voire des marchés de Bangui pour se rendre compte d’une crise alimentaire sans précédent. Les plaintes fusent de partout : plus personne, du moins les familles moins nanties ne peuvent plus manger à leur faim.

Une pénurie généralisée de la viande de bœuf constatée sur les marchés banguissois. Une pénurie occasionnée par la grève enclenchée depuis 4 jours par les bouchers de Bangui.

Ces derniers exigent de meilleures conditions de travail, notamment le jumelage des marchés à bétail de PK 45 route de Boali (nord de Bangui) et PK 22 route de Damara (nord de Bangui). Ils dénoncent par la même occasion le racket dont ils font l’objet de la part des forces de défense et de sécurité.« J’ai de la peine à remplir mon panier à cause de cette pénurie de la viande de bœuf qui se répercute sur les autres denrées alimentaires. Si bien que les membres de ma famille ne peuvent plus manger à leur faim », explique ce 24 juillet 2012, à Radio Ndeke Luka, une mère de famille rencontrée au Marché Central de Bangui.

A titre d’exemple, précise-t-elle, « le prix du poisson frais jadis vendu à 5 000 est passé à 7 000 francs CFA. Même les bottes des légumes sont revues ».Justement à propos des légumes, les vendeuses de ces produits issus du maraîchage affirment connaitre une mévente de leurs marchandises. Une situation provoquée par la pénurie de la viande de boeuf. Au marché Combattant situé dans le 8ème arrondissement  de Bangui, ce sont les tas des chenilles qui passent de 100 à 200 ou à 500 francs CFA. Difficile d’ailleurs d’en trouver en quantité suffisante, indique un consommateur. Cette vague de crise alimentaire n’épargne pas aussi le secteur des vendeuses de la viande boucanée. Au Marché PK12 (sortie nord) par exemple, nombreux sont les clients qui se plaignent de la hausse du prix de ces aliments très prisés. Selon les reporters de Radio Ndeke Luka qui sillonnent la ville, même les supers marchés ne disposent plus de stock des poissons de mers. Ces aliments ont  d’ailleurs vu leur prix augmenté.

Entre les bouchers et les autorités, l’heure est aux âpres négociations. Des négociations pour rétablir de l’ordre dans ce secteur. Toutefois, aux dernières nouvelles, les bouchers en colère ont mis ce mercredi de l’eau dans leur vin. Ces derniers ont décidé de reprendre le travail dès 26 juillet 2012.

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25 juillet 2012 3 25 /07 /juillet /2012 16:36

 

 

 

 

 

restaurant-universitaire-de-Bangui.jpg

Radio Ndéké Luka Mercredi, 25 Juillet 2012 14:27

Les étudiants de l’Université de Bangui qui déjeunaient ce mercredi matin au restaurant universitaire ont été surpris par une pluie de pierres provenant d’une bande de jeunes non identifiés. L’incident s’est produit  aux environs de 4 heures du matin, indique un élément de la garde présidentielle témoin des faits.

L’accrochage entre les étudiants et leurs agresseurs a duré environ 5 minutes avant que les envahisseurs ne puissent prendre la fuite. L’un des assaillants est blessé à la tête tandis qu’un autre, mineur de 16 ans est sauvé des mains des étudiants après avoir pris refuge chez des éléments de la garde présidentielle (GP) qui jouxtent le campus universitaire.

Les étudiants qui ont repoussé l’attaque surprise de leurs offenseurs grâce à leur effectif, laissent entendre que les agresseurs «  détiennent des armes blanches notamment des frondes, couteaux, flèches et 2 pistolets à feu. Mais les armes n’ont pas été utilisées et ils ont préféré battre en retraite ».

Selon le président  du nouveau bureau exécutif de l’Association Nationale des Etudiants Centrafricains ANECA, Fleury Pabandji, « c’est la coalition perdante de Stéphane Youfeïgan, étudiant à l’Université de Bangui, qui a engagé des jeunes des quartiers Boy Rabe, Combattant et Miskine contre le personnel du restaurant universitaire ».

Le militaire témoin qui a pu ensuite mettre la main sur l’un des agresseurs, explique à Radio Ndeke Luka ce qu’il a pu constater avant les accrochages. « C’est très tôt ce matin quand je me levais pour faire ma prière que, j’ai vu non loin de moi, un premier groupe de jeunes rentré dans la concession de l’Université. Peu après, le dernier groupe est venu.  Etant militaire, je les ai trouvé suspects, je me suis rapproché d’eux pour des vérifications et ceux-ci m’ont fait comprendre qu’ils sont une jeunesse chrétienne dit  des ‘’ flambeaux ‘’. Puisqu’ils ont brandi le nom de Dieu, je leur ai dis de vaquer à leurs occupations mais sous notre contrôle. Moins d’une heure, j’ai écouté des bruits et un jeune homme fuyait dans notre direction», raconte ce porteur de tenue.

Interrogé, le présumé commanditaire, Stéphane Youfeïgan, nie toute implication dans l’incident qui a eu lieu au campus «  j’étais à la place mortuaire ce matin. Je n’ai pas participé à une manifestation quelconque sur le campus. C’est plutôt les étudiants qui se sont autoproclamés membres du bureau actuel qui perturbent la quiétude sur le campus ».

Le jeune Romano récupéré par les GP basés au poste des 14 villas, juste à côté de l’Université, affirme que c’est « Stéphane Youfeïgan qui nous a fait venir pour lancer des pierres sur les étudiants et le restaurant. Nous sommes plus de 50 jeunes.  Il ne m’a pas encore dit combien il va me donner, mais pour les autres c’est 1000 FCFA (soit 1 euro 50)».

Pour que le coup soit parfait, les agresseurs ont dans la nuit du 24 juillet « pris du chanvre indien sur instruction de leur recruteur » ajoute le jeune homme devant une foule d’étudiant et les 3 éléments de la garde présidentielle qui l’ont retenu pour sa sécurité.

Pour le moment, le calme est revenu sur le campus après que les étudiants ont par leurs bravoures mis en débandades les jeunes du quartier engagés pour les attaqués. Le campus est sous control des étudiants » rassure le vice-président de l’ANECA.

Tout porte à croire que c’est la gestion du restaurant universitaire qui se cacherait derrière les motivations associatives de nombreux leaders des étudiants de l’UB. L’incident du jour donne raison à ce que dis Freddy Mapouka, ancien président de l’ANECA, « pour de petites considérations, les étudiants centrafricains deviennent toujours imprévisibles et difficiles à maitriser».

Or, ces troubles interviennent juste au moment que l’Université est paralysée par la grève des enseignants qui se poursuit encore. Perturbée par des problèmes post électorales et autres, ces derniers perdent de vue leurs objectifs qui est de bénéficier d’une formation dans ladite institution afin d’avoir quelques garanties pour leur vie future.

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23 juillet 2012 1 23 /07 /juillet /2012 15:28

 

 

 

cathédrale Notre Dame de Bangui

 

 

VATICAN – Ordination de quatre Evêques en Centrafrique par S. Em. le Cardinal Filoni : « Dieu vous les envoie pour vous enseigner sa Parole qui est…

Agenzia Fides , le 23 juillet 2012 à 14:26  

Bangui (Agence Fides) – « Un message d’espérance et de soutien » a été porté par S. Em. le Cardinal Fernando Filoni, Préfet de la Congrégation pour l’Evangélisation des Peuples, à l’Eglise qui est en République Centrafricaine au travers de la consécration de quatre Evêques qu’il a présidé hier, Dimanche 22 juillet, à Bangui. « L’Église de Centrafrique resplendira de la lumière du Christ! Je viens vous inviter à un engagement renouvelé pour la mission: L’heure d’un nouveau départ a sonné! Une ère nouvelle doit commencer ! » – a déclaré le Cardinal devant une foule de plus de 1.500 fidèles réunis sur le parvis de la Cathédrale de Bangui pour la consécration épiscopale de LL. EE. NN. SS. Dieudonné Nzapalainga, Archevêque de Bangui, Nestor-Désiré Nongo Aziabgia, Evêque de Bossangoa, Dennis Abgenyadzi, Evêque de Berbérati et Cyr-Nestor Yapaupa, Evêque coadjuteur d’Alindao.

Avec le Cardinal Filoni, ont concélébré le Saint Sacrifice de la Messe, qui a duré cinq heures, l’ensemble des Evêques de République Centrafricaine, auxquels se sont unis d’autres Evêques provenant de France, du Cameroun, du Tchad, du Ghana ainsi que le Président de l’ACERAC (Association des Conférences épiscopales d’Afrique centrale). Ont participé au rite les plus hautes autorités civiles : le Président de la République, François Bozizé, le Président de l’Assemblée nationale, Célestin Leroy Gaombalet, le Premier Ministre, Faustin Archange Touadera et le Maire de Bangui, Nazaire Guenefe-Yalanga.

« Le Pape Benoît XVI a donné, le 14 mai dernier, Fête de l’Apôtre Saint Matthias, quatre nouveaux pasteurs » a déclaré le Cardinal dans son homélie. « Dieu vous les donne pour vous faire paître, vous gouverner, c’est-à-dire pour combler la soif et la faim de vos âmes, vous menant vers les eaux tranquilles. Dieu vous les envoie pour vous enseigner sa Parole qui est la Lumière et la Vérité qui éclairent les hommes sur la route de la vie. Dieu vous les offre pour vous sanctifier au moyen des Sacrements qui sont la présence de Dieu, par son Esprit, au milieu de nous ».

 Commentant les lectures bibliques du jour, le Cardinal a mis en évidence combien « Dieu réalise sa promesse d’être le Pasteur de son peuple abandonné en suscitant Jésus de Nazareth, le Bon Pasteur. L’Évangile esquisse un des traits importants de la figure de ce Pasteur: la pitié ». Sur ce thème, le Cardinal s’est attardé longuement, mettant en évidence entre autre que « être chrétien, c’est devenir, à l’instar de Jésus, l’icône de la tendresse, de la miséricorde et de la compassion de Dieu ». Si cela est valide pour tout chrétien, cela l’est plus encore pour ceux qui sont choisis par Dieu pour être Evêques. Après avoir rappelé le sens des rites liturgiques de la consécration épiscopale, le Cardinal Filoni a souligné : « Jésus ne réduit pas le mandat qu’il confie à ses apôtres à une seule dimension, mais il en fait des évangélisateurs sur un rayon d’action de 360 degrés. Il est donc évident que les pasteurs que nous sommes, nous devons avoir conscience de ne pas être envoyés uniquement pour annoncer des vérités, mais également pour accomplir des gestes de compassion, de miséricorde et d’amour ».

Le Préfet du Dicastère missionnaire a conclu l’homélie en adressant cette exhortation aux nouveaux Evêques : « Votre mission est d’éclairer les ténèbres de notre monde par la lumière de la Parole de Dieu au travers de votre témoignage de vie. Au nom du Seigneur je vous supplie: Renouvelez-vous dans votre vie de foi. Puisse l’Année de la Foi, être pour vous une occasion de renforcer et d’approfondir votre foi au niveau personnel et communautaire. Qu’elle vous aide à intensifier le témoignage de votre charité et de votre engagement en société ».

 (SL) (Agence Fides 23/07/2012)

 

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23 juillet 2012 1 23 /07 /juillet /2012 00:18

 

 

 

 

 

archevêque Dieudonné Nzapalainga

Radio Ndéké Luka Dimanche, 22 Juillet 2012 15:54

Les 4 nouveaux Evêques de Centrafrique nommés le 14 mai dernier sont ordonnés ce dimanche 22 juillet 2012, à la Cathédrale Notre Dame de l’Immaculée Conception de Bangui par le Cardinal Fernando Filoni,  représentant du Pape Benoit XVI, Consécrateur principal venu de Rome pour la Circonstance. Il a été assisté de deux co-consécrateurs que sont le Nonce Apostolique Judes Thadeus Akolo et le président de la Conférence Episcopale de Centrafrique (CECA) Mgr Edouard Mathos.

Il s’agit du Nouvel Archevêque de Bangui, Père Dieudonné Nzapalaïnga, précédemment Administrateur Apostolique de l’Archidiocèse de Bangui depuis 2009. Il est le 4è Archevêque de Bangui après Joseph Cuchérusset, Joachim N’dayen et Paulin Pomodimo.

3 autres Evêques, les pères Dennis Koffi Agbényadzi (Société des Missions Africaines) comme Evêque de Berberati, à l’Ouest du Pays, Cyr-Nestor Yapaupa (prêtre diocésain), évêque Coadjuteur d’Alindao, au Centre Est de la République Centrafricaine et Nestor-Désiré Nongo-Aziagbia (Société des Missions Africaines) comme évêque de Bossangoa, au Nord - Ouest.

Parmi les invités de marque figurent le Chef de l’Etat François Bozizé, son gouvernement, les diplomates et autres partenaires au développement. A cette liste s’ajoutent les leaders des autres confessions religieuses y compris les clergés venus de l’hexagone et de l’Afrique.

Monseigneur Dieudonné Nzapalaïnga, de la Congrégation des Pères du Saint-Esprit est né le 14 mars 1967 à Bangassou, à l’Est de la République Centrafricaine. Il a fait ses études primaires à Bangassou et est entré au petit Séminaire Saint Louis de la même localité. Il poursuit ses études au Cameroun et au Gabon. Le père Nzapalaïnga a fait ses premiers vœux chez les Pères Spiritains en 1993 et les Vœux définitifs en 1997. Il a été ordonné prêtre le 9 août 1998.

La désignation du Père Dieudonné Nzapalainga avait mis un terme à une longue période de crise qu’a connu l’Eglise Catholique de la RCA. En 2009, suite à une enquête menée dans le pays par le Saint Siège, certains prêtres ont été suspendus et d’autres radiés. Le non-respect de leur engagement en a été la principale cause. Pour preuve, ces enquêtes avaient révélé que certains prélats possédaient une vie de famille, ce qui est contraire aux règles édictées par leur mission dite de chasteté.

A ce jour, des prêtres qui ont fait leur mea culpa ont été repêchés ; certains ont repris le chemin de l’Université de Bangui dans d’autres filières ; d’autres ont simplement regagné leur famille et vaquent désormais à d’autres activités.

Au-delà de la reconstitution du tissu de l’Eglise Catholique Centrafricaine après cette traversée du désert, certains observateurs de la vie politique, économique voire sociale se souviennent encore du rôle que cette confession religieuse a joué et continue de jouer dans la consolidation de la culture de la paix en Centrafrique.

Les prêtres suspens  auront une rencontre d’échange avec le Cardinal Filoni le mardi 24 juillet 2012 au Centre Jean XXIII avant que l’envoyé spécial du pape ne reprenne l’avion. On imagine déjà que la question de leur réintégration au sein de leur diocèse respectif évoquée lors de la dernière conférence épiscopale tenue début juillet à Bangassou (est), sera évoquée.

A ce jour l’épiscopat centrafricain compte 10 membres dont 4 nationaux. Il s’agit d’une première depuis 1994.

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20 juillet 2012 5 20 /07 /juillet /2012 01:39

 

 

 

 

cathédrale Bangui

archevêque Dieudonné Nzapalainga

 

Radio Ndéké Luka Mercredi, 18 Juillet 2012 05:03

Les quatre nouveaux Evêques de Centrafrique nommés le 14 mai dernier seront ordonnés le dimanche 22 juillet prochain à la Cathédrale Notre Dame de l’Immaculée Conception de Bangui par le représentant du Pape Benoit XVI, venu de Rome pour la Circonstance.

Il s’agit du Nouvel Archevêque de Bangui, Père Dieudonné NZAPALAINGA, précédemment Administrateur Apostolique de l’Archidiocèse de Bangui depuis 2009. Il est le 4è Archevêque de Bangui après Joseph Cuchérusset, Joachim N’dayen et Paulin POMODIMO.

Monseigneur Dieudonné NZAPAPALAINGA, de la Congrégation des Pères du Saint-Esprit est né le 14 mars 1967 à Bangassou, à l’Est de la République Centrafricaine. Il a fait ses études primaires à Bangassou et entré au petit Séminaire Saint Louis de cette localité. Il poursuit ses études au Cameroun et au Gabon. Le père NZAPALAINGA a fait ses premiers vœux chez les Pères Spiritains en 1993 et les Vœux définitifs en 1997. Il a été ordonné le 9 aout 1998. Une semaine après son ordination en tant qu’Evêque, Monseigneur Dieudonné NZAPALAINGA sera intronisé le 29 juillet prochain à son poste de l’Archevêque de Bangui.

Trois autres Evêques nouveaux, les pères Dennis AGBENYADZI KOFFI comme Evêque de Berberati, à l’Ouest du Pays, CYR-Nestor YAPAUPA, évêque Co-Adducteur d’Alindao, à l’Est de la République Centrafricaine et Nestor-Désiré NONGO-AZIAGBIA comme évêque de Bossangoa, au Nord- Ouest.

 

 

VATICAN – S. Em. le Cardinal Filoni, Préfet du Dicastère missionnaire, en visite pastorale en République Centrafricaine où il ordonnera quatre…

Agenzia Fides , le 18 juillet 2012 à 12:45  

Cité du Vatican (Agence Fides) – S. Em. le Cardinal Filoni, Préfet de la Congrégation pour l’Evangélisation des Peuples, arrivera cet après-midi en République Centrafricaine pour une visite pastorale d’une semaine. Le moment le plus solennel sera caractérisé, Dimanche 22 juillet, par l’Ordination épiscopale de quatre Evêques, présidée par le Préfet du Dicastère missionnaire : les Evêques élus, nommés par le Saint-Père Benoît XVI le 14 mai 2012, sont S. Exc. Mgr Dieudonné Nzapalainga (Archevêque de Bangui), S. Exc. Mgr Nestor-Désiré Nongo Aziabgia (Evêque de Bossangoa), S. Exc. Mgr Dennis Abgenyadzi (Evêque de Berbérati) et S. Exc. Mgr Cyr-Nestor Yapaupa (Evêque coadjuteur d’Alindao).

Au programme de la visite du Cardinal Filoni figurent différentes rencontres : avec les Evêques et les Vicaires généraux, avec les prêtres, avec les religieux et les religieuses, avec les formateurs des séminaires, avec les délégués des laïcs. Le 20 juillet, le Préfet du Dicastère missionnaire sera reçu par le Chef de l’Etat. En outre, le Cardinal visitera des orphelinats et des Paroisses de Bangui. Le retour du Cardinal à Rome est prévu pour le 26 juillet.

Selon les données du dernier Annuaire statistique de l’Eglise, la République Centrafricaine a une superficie de 622.984 Km2, une population de 4.298.000 habitants dont 1.282.000 catholiques. Les circonscriptions ecclésiastiques sont au nombre de 9, les Paroisses 116, les stations missionnaires disposant de prêtre résident sont au nombre de 10 et celles sans prêtre fixe 1.615.

Les Evêques sont au nombre de11, les prêtres diocésains de 192 et les prêtres religieux de 125, les religieux non prêtres 23, les religieuses 354, les membres des instituts séculiers féminins 13, les missionnaires laïcs 26, les catéchistes 4.199. Les petits séminaristes diocésains sont 222 et ceux dépendant de congrégations religieuses 124. Les grands séminaristes diocésains sont 156 et ceux dépendant de congrégations religieuses 62. L’Eglise gère 106 écoles maternelles, 148 écoles primaires et 23 collèges en sus de 114 instituts de bienfaisance et d’assistance dont 12 hôpitaux, 35 dispensaires, 8 centres pour personnes âgées et handicapés, 4 orphelinats et 23 centres de rééducation.

Aperçus concernant l’histoire de l’Evangélisation : En 1846, le territoire de l’actuelle République Centrafricaine est intégré au Vicariat apostolique d’Afrique centrale, confié jusqu’en 1878 au Père Daniel Comboni et à ses missionnaires. La première mission catholique a été fondée dans l’Oubangui-Chari par les Missionnaires spiritains en 1894, envoyés par le Préfet apostolique de Brazzaville. En 1909, est érigée la Préfecture apostolique de l’Oubangui-Chari. En 1929, arrivèrent les premières religieuses, les Sœurs Missionnaires de l’Esprit Saint. En 1937, la Préfecture apostolique de l’Oubangui-Chari devient Vicariat apostolique et en 1940 change de nom pour prendre celui de Bangui. En 1938 est ordonné le premier prêtre indigène. Le 14 septembre 1955, est instituée la Hiérarchie locale et Bangui élevé au rang d’Archidiocèse métropolitain. (SL)

(Agence Fides 18/07/2012)

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18 juillet 2012 3 18 /07 /juillet /2012 22:19

 

 

 

 

Jean-Pirre-Bemba

18 juillet 2012 - 3:12pm | Par International Justice Tribune

Alors que deux journées d’audience ont été consacrées fin juin à trois victimes non participantes au procès de Jean-Pierre Bemba à la Cour pénale internationale (CPI), trois ans après la confirmation des charges portées contre l’ancien chef milicien congolais, l’action du Fonds au profit des victimes peine à concrétiser son action en République Centrafricaine (RCA).

John Noubarassem, Bangui

Doté dans ce pays d’un mandat non judiciaire en faveur des victimes de violences sexuelles et sexistes, le Fonds n’a lancé qu’en mai 2011 un "manifeste à intérêt général", auprès des ONG locales et internationales. Quatre mois plus tard, des organisations avaient soumis des projets, dont certains ont été retenus.

Victimes non identifiées

Aucune liste n’a été rendue publique. Et un an après le lancement de ce programme, les victimes interrogées ne semblent pas en avoir eu connaissance. Selon des sources proches de la CPI, les victimes devant bénéficier du Fonds n’auraient toujours pas été identifiées. Et au bureau extérieur de la CPI dans la capitale, Bangui, aucun service n’est disponible pour renseigner les victimes.

L’une d’elle, âgée d’environ 36 ans, nous indique, sous couvert de l’anonymat : "La CPI devait me donner de l’argent pour permettre de me soigner puisque je suis malade et atteinte du sida après que sept hommes ont couché avec moi ; mais je ne comprends plus rien jusqu’à présent... " Elle s’exprime en sango, la langue nationale.

Il reste difficile pour les victimes de faire la différence entre le mandat non judiciaire du Fonds au profit des victimes en République Centrafricaine et l’action judiciaire de la CPI. D’autant plus que le seul procès en cours concernant la RCA, mené contre l’ancien vice-président congolais Jean-Pierre Bemba, pourrait également donner lieu à indemnisation.

L’annonce de l’arrivée du Fonds au profit des victimes à Bangui, avait aussitôt suscité un espoir au sein des communautés locales. Des milliers de personnes affectées par la guerre y attendent des aides, notamment, des agences du système des Nations unies présentes dans le pays et des ONG humanitaires qui assistent les populations dans les zones post-conflit dans le Nord et le Nord-est de la RCA.

La lenteur, une qualité ?

Dans ces zones, les centres de santé, les hôpitaux ont été détruits par la guerre. Les écoles sont quasi-inexistantes. Edith Douzima, représentante légale des victimes à la CPI, estime que "la lenteur de la justice est sa qualité. [Mais] ce Fonds au profit des victimes, n’a rien à voir avec le procès. Chez nous, c’est l’année dernière seulement que ceux qui s’occupent de ce fonds sont venus en RCA. Pour essayer de voir comment faire pour aider les victimes. Tant celles admises à participer au procès que celles qui ne participent pas."

Un autre avocat, Bruno Hyacinthe Gbiegba, président de l’Action chrétienne pour l’Abolition de la torture et de la peine de mort (ACAT-RCA), s’étonne "du fait qu’il n’y a pas assez d’information qui circule en ce qui concerne le Fonds au profit des victimes en RCA. Je crois qu’il y avait une procédure de sélection. On devrait nous donner cette information. Deuxièmement, est-ce-que les ONG sélectionnées sont en mesure de satisfaire réellement les besoins des victimes ? Parce qu’il ne faudrait pas faire les choses par cooptation. Si c’est le cas, on ne va pas l’accepter. "

Selon Fabienne Chassagneux, coordonnatrice et chargée de communication de la CPI à Bangui, "la procédure est en cours et seuls les experts du Fonds peuvent être en mesure de donner les informations précises sur le niveau d’avancement du programme. "|

Dans le même temps, l’heure était à la célébration des festivités liées au 10e anniversaire de la création de la CPI, à son bureau extérieur de Bangui. Tout porte cependant à croire que l’attente des bénéficiaires des projets du Fonds au profit des victimes n’est pas terminée en RCA.

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17 juillet 2012 2 17 /07 /juillet /2012 14:40

 

 

 

 

SODECA-siege.jpg

 

Radio Ndéké Luka Lundi, 16 Juillet 2012 17:28

A l’insécurité alimentaire et territoriale s’ajoute le problème d’accès à l’eau potable en République Centrafricaine. Après Berberati et Bangassou, c’est au tour de la capitale centrafricaine de brandir le drapeau des difficultés à se procurer de la bonne eau pour la consommation.

Dans la plupart des arrondissements de la ville de Bangui, la pénurie d’eau potable  est pénible pour les populations. Pour avoir de l’eau saine pour la consommation, certaines femmes se privent des grasses matinées dans le but de gagner une place de choix devant les divers points d’eau de leurs localités respectives, rapporte un journaliste de Radio Ndeke Luka ce 16 juillet 2012.

Plus de 100 à 200 bidons vides sont déposés devant les nombreuses fontaines de la capitale centrafricaine. De quoi indigner bon nombre de mères centrafricaines qui peinent à gagner quelques litres pour les besoins de leurs foyers.

Une habitante du quartier Gobongo dans le  8èmearrondissement de Bangui, Salimata Nour, mère de nombreux enfants et âgées de 47 ans, se plaint du fait qu’elle abandonne presque tous les jours ses enfants tôt le matin à la quête de l’eau potable. Une autre ménagère,  Marie Noël, mère de 5 enfants et habitant  Boy-Rabe, dans  le 4èmearrondissement, s’inquiète quant à elle de l’impact sanitaire de la prise des eaux de pluie ou de puits auxquelles elle habitue sa famille depuis un certain temps. Elle déplore aussi les bousculades et bagarres fréquentes conditionnées à la procuration des eaux de fontaines.

Selon les avis des uns et des autres recueillis ce 16 juillet par RNL à Bangui, cette crise d’eau potable provient de la vétusté des équipements de la Société de Distribution d’Eau en Centrafrique (SODECA). « La qualité d’eau que fournit cette société semble non hygiénique et de couleur jaune. Ceci laisse dire qu’elle n’est pas bien traitée et peut être nocif pour la santé », indique une jeune femme.

De son côté, la SODECA laisse entendre que des travaux sont en train d’être réalisés pour une suffisante et saine distribution d’eau à la population banguissoise dans les jours à venir. En attendant, les banguissois doivent consommer les eaux de puits et de pluie et les utiliser pour les autres tâches ménagères.

Selon le Rapport Mondial sur le Développement Humain,  à peine 28% des centrafricains ont accès à l’eau potable. Or, on assiste actuellement à des pénuries d’eau presque sur toute l’étendue du territoire centrafricain. Cette difficulté à s’approvisionner en eau potable a entrainé récemment de nombreuses bagarres entre femmes à Berberati dans la Mambéré Kadéï.

 

 

NDLR : Après presque dix ans au pouvoir, le bilan de la bozizie est un vrai désastre dans tous les domaines. Ndoutingaï a piloté le ministère des mines de l'énergie et de l'hydraulique pendant toutes ces années du bozizisme mais voilà le résultat que cela donne au niveau de la question de l'eau potable où les Banguissois et quasiment l'ensemble des grandes villes du pays vivent un véritable calvaire.

 

 

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14 juillet 2012 6 14 /07 /juillet /2012 02:07

 

 

 

 

 

Georgette-Florence-Koyt-Debale.jpg

                 Mme le Recteur Goergette Florence Débalé Koyt

 

Radio Ndéké Luka Vendredi, 13 Juillet 2012 19:04

Le Recteur de l’Université de Bangui (UB), Georgette Florence Koyt-Debale, a levé jusqu’à nouvel ordre les franchises universitaires dans un communiqué officiel diffusé sur les ondes de la radio nationale ce 12 juillet 2012. Le même communiqué a été diffusé  sur Radio Ndeke Luka ce 13 juillet matin. Ceci, « pour préserver la paix à l’Université conformément au règlement intérieur de cette institution », précise le communiqué.

Par un consensus établi entre le comité d’organisation des élections des membres du bureau de l’Association Nationale des Etudiants Centrafricains (ANECA) et les différentes coalitions estudiantines de l’UB, les étudiants doivent élire leur nouveau président ainsi que les autres membres du bureau ce 13 juillet 2012. Ces élections ses sont soldées par des violences sur le campus universitaire.

« Jets de pierre et bagarres, la chambre d’un membre de l’ancien bureau a été saccagée par les membres d’une coalition adverse. La coalition I et II sont en déphasage », rapporte Radio Ndeke Luka ce début d’après midi.

Pourquoi la paix a-t-elle quittée le socle de l’intelligentsia centrafricaine de façon subite ?

Interrogé par RNL, le Recteur laisse entendre que, « j’ai été surprise de voir que, pour une histoire du renouvellement des membres du bureau de l’Association Nationale des Etudiants Centrafricains,  les armes blanches ont fait leur intrusion sur le campus ce jeudi suivi des actes de violences. Une entité candidate spécule que j’ai publié un communiqué pour que les étudiants votent en faveur d’un candidat c’est faux. Je n’ai pas interdit les élections sur le campus, cela ne ressort pas de mes attributions de Recteur de l’Université de Bangui ».

Pour quelles raisons les étudiants candidats agiraient-ils de la sorte dans l’enceinte de l’Université dont les textes réglementaires interdisent les outils  cités par le Recteur? Que s’est-il passé pour qu’une coalition se rebelle ?

Fiacre Kombo, étudiant en année de licence 2 et candidat au poste de secrétariat général, explique que «  c’est par ce que la coalition numéro 1 s’est retirée de la liste des candidats et elle ne veut pas que le processus électoral se poursuive. Je ne suis pas d’accord pour ce sabotage. Les étudiants ont droit d’avoir des représentants selon l’application du consensus ».

Selon un groupe d’étudiants rencontré devant la Faculté des sciences de l’Université de Bangui, qui a requis l’anonymat, « la coalition numéro I s’est retirée par ce qu’elle estime que le Rectorat et le Décanat de la Faculté des Lettres et des Sciences Humaines (FLSH) appuient,  d’une manière ou d’une autre, l’une des 4 coalitions pour des intérêts politiques ».

Cette hypothèse serait sans doute le motif de l’agression du Doyen de la FLSH, Anicet Clément Guiyama dans la nuit du 11 juillet. « C’est lorsque le Doyen était dans  son bureau avec un candidat à la présidence de l’ANECA nommé Pacôme Pabandji,  que les membres de la coalition I se sont pris à eux », relate un autre étudiant.

Sur le duo du Doyen et de l’étudiant candidat, le Secrétaire Général de l’Université de Bangui se prononce en évoquant une erreur de jugement de la part des étudiants.

« Le Doyen, Anicet Guiyama, qui est aussi président de l’attribution des bourses, devrait statuer avec l’étudiant Pabandji sur l’arrêté des bourses. Le Doyen était à quelques heures de vol sur Londres pour accompagner les sportifs centrafricains aux Jeux Olympiques. Les étudiants ont cru qu’ils complotaient pour les élections et ils ont commis leurs forfaits. C’est condamnable, les étudiants sont ici pour bénéficier d’une formation et non pour des futilités », énonce le secrétaire générale.

Depuis lors, l’Université de Bangui est instable. Le vote prévu ce 13 juillet est reporté pour une date ultérieure vu que le poste de président de l’ANECA est devenu un sujet de conflit inter estudiantin.  Si la fumée ne s’aperçoit qu’après l’existence d’un feu, c’est que derrière cette crise se cachent des intentions égoïstes. Ce qui se passe actuellement sur le campus ne constitue –t-il pas un mauvais exemple pour les nombreux lycéens et écoliers centrafricains qui sont en train de monter ?

 

Les étudiants agressent un Doyen de l’Université de Bangui

Radio Ndéké Luka Vendredi, 13 Juillet 2012 18:54

A deux jours des élections du nouveau bureau de L’Association Nationale des Etudiants Centrafricains (ANECA), prévue ce 13 juillet 2012, un groupe  d’étudiants appartenant à une coalition a agressé ce 11 juillet le Doyen de la Faculté des Lettres et des Sciences Humaines (FLSH), Anicet Clément Guiyama.

Arrivé légèrement en retard, Radio Ndeke Luka n’a pu recueillir les propos du Recteur, qui a aussitôt quitté l’enceinte de l’université dans le bus bleu foncé de commandement accompagné de son chauffeur.

« C’est presque la même scène chaque année à l’approche des élections des membres du bureau de l’Association Nationale des Etudiants Centrafricains », déclare un étudiant en 3ème année de droit à l’Université de Bangui.

Ces étudiants accusent le Doyen Anicet Guiyama de vouloir aider une coalition en retravaillant  la liste des étudiants du département des lettres et sciences humaines en faveur de l’ancien bureau de l’ANECA.

D’après les informations reçues auprès de quelques étudiants témoins, « c’est lorsqu’un étudiant nommé Emmanuel Pabandji, membre du bureau actuel, a fait son entrée dans le bureau du Doyen aux environs de 18 heures fort que la bande d’étudiants de l’autre coalition a débarqué, puis a forcé la porte sur eux. Ils ont fait des casses dans le bureau du Doyen et l’ont aussi tabassé ».

« La situation a été très compliquée pour le Doyen pris dans l’étau des étudiants déchainés. Il a fallu une intervention du Recteur, Mme Georgette Debale Koyt et des forces de l’ordre pour apaiser les tensions sur le campus », rapporte un autre étudiant résidant à la Cité II de l’UB.

Être membre du bureau de l’Association Nationale des Etudiants Centrafricains a depuis belle lurette fait du campus universitaire un théâtre de violents incidents. Selon les dires de certains étudiants, c’est à cause de l’ingérence politique dans les affaires estudiantines qui seraient la cause de ces troubles. D’autres disent que ceux qui font partis du bureau ont toujours été les favoris des différents régimes politiques centrafricains.

Aux dernières nouvelles, les élections du 13 juillet sont reporter suite à incident entre la coalition I et la coalition II cet après-midi 13 juillet.

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12 juillet 2012 4 12 /07 /juillet /2012 01:46

 

 

 

 

 

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«Quelle que soit la durée de la nuit, le jour finit par se lever»[1]

L’Eglise catholique de Centrafrique vient de traverser une période sombre de son histoire. Un virus émanant de son sein a été cause de son malheur. Des écrits anonymes visant à ternir l’image des uns et des autres, des lettres ouvertes et tapageuses, des articles de presse et beaucoup d’autres facteurs ont contribué à assombrir l’image de cette Eglise qui n’a plus de place dans certains milieux. Beaucoup de fidèles sont désemparés et déconcertés. Mais «quelle que soit la durée de la nuit, le jour finit par se lever».

Ce fut le 14 mai 2012 que la nouvelle surprise a été annoncée dans un communiqué du Saint-Siège et reprise peu après par la radio Notre-Dame de Bangui. Sa Sainteté le pape Benoît XVI vient de nommer quatre nouveaux évêques pour l’Eglise locale de Centrafrique. Il s’agit de:

-          Mgr Dieudonné Nzapalainga, spiritain centrafricain, qui était jusqu’alors administrateur apostolique de Bangui, est nommé archevêque métropolitain de la capitale, Bangui;

-          Mgr Denis Kofi Agbenyadzi, ghanéen, de la Société des Missions Africaines, qui était jusqu’alors supérieur régional des Pères de la Société, est nommé évêque de Berbérati;

-          Mgr Désiré Nongo-Aziagbia, centrafricain, de la Société des Missions Africaines, qui était jusqu’alors supérieur des Pères de la Société d’Haguenau à Strasbourg, est nommé évêque du diocèse de Bossangoa;

-          Mgr Cyr-Nestor Yapaupa, prêtre diocésain centrafricain, qui était jusqu’alors vicaire général d’Alindao, est nommé évêque coadjuteur du diocèse d’Alindao.

En Centrafrique et dans la diaspora, la nouvelle a été diversement accueillie. Pour les uns, c’est l’indifférence. Les évènements douloureux, vécus durant la période de la crise, ont laissé des traces tellement profondes qu’il faut du temps pour tourner la page. Qu’il faille, peut être, organiser au préalable une assise ou mieux un synode national de l’Eglise catholique en Centrafrique où prendraient part tous les membres ecclésiaux, à savoir évêques, clercs, religieux et religieuses, laïcs. Cette plateforme donnerait lieu à une analyse et une relecture de la crise qui perdure, l’évaluer en dégageant les côtés négatifs et les côtés positifs, puis formuler ensemble des recommandations pour l’avenir de l’Eglise en Centrafrique. Cette étape nécessaire pourrait déboucher sur la célébration de la réconciliation sincère et vraie, condition sine qua non pour une paix durable. Après quoi, l’Eglise reprendrait son chemin de foi sur la base de relation nouvelle entre ses divers membres. Pour d’autres, c’est une attitude de réserve. Ils préfèrent pour l’instant être sur la touche et observer le changement avant de prendre position plus tard, au moment venu. Un adage populaire le dit à point nommé: «Quand on n’a pas encore fini de traverser la rivière, on ne dit pas que le crocodile a le nez bossu». Pour d’autres encore, la joie est au comble. C’est l’occasion de proclamer comme la Vierge Marie: «Mon âme exalte le seigneur et mon cœur exulte de joie en Dieu mon sauveur…»[2]. Le Seigneur s’est penché sur L’Eglise de Centrafrique pour la relever. Après ces moments d’angoisse et de désespoir, un jour nouveau se lève. Il convient d’implorer la grâce de Dieu sur ces nominations, Lui demander de combler des grâces nécessaires les évêques, les prêtres, le peuple chrétien afin de bâtir, ensemble, la main dans la main, une Eglise-Famille de Dieu en Centrafrique, avec toute la vitalité et tout le dynamisme propre aux Eglises d’Afrique. 

Toutefois, quelle que soit la prise de position de chacun, une réalité s’impose: l’Eglise de Centrafrique est en train de tourner une page de son histoire. Elle prend le large et tous ses membres, filles et fils de Centrafrique, missionnaires expatriés, tous sont embarqués dans le bateau. La question de fond revient à se demander: Comment allons-nous vivre ce moment crucial, ce tournant? Avons-nous pris le temps nécessaire pour évaluer le parcours suivi jusque-là? Avons-nous pris la peine de relire notre passé, les évènements qui ont préparé et façonné notre présent assez douloureux?

Les nouveaux évêques seront ordonnés le 22 juillet en la Cathédrale Notre-Dame de l’Immaculée Conception de Bangui. C’est dans cette Eglise que 74 années plus tôt, eurent lieu, le même jour, l’intronisation de Mgr Marcel Grandin, vicaire apostolique de l’Oubangui-Chari et l’ordination presbytérale du premier prêtre oubanguien, l’abbé Barthélémy Boganda. Loin de se contenter des manifestations à caractère festif, quoique nécessaires, l’Eglise de Jésus-Christ en Centrafrique a grand intérêt à vivre cet évènement dans la foi et surtout dans une prise de conscience de sa mission. Le pape Benoît XVI, dans son allocution avant la prière de l’Angelus du 20 novembre 2005, rappelle que la mission centrale de l’Eglise hier, aujourd’hui et toujours, est «annoncer le Christ et lui rendre témoignage afin que l’homme, tout homme, puisse réaliser pleinement sa vocation»[3].

Je ne saurai terminer ces quelques lignes sans évoquer le propos, combien prophétique, du premier prêtre oubanguien, l’abbé Barthélémy Boganda, lors du toast après son ordination presbytérale. On a l’impression que ce discours s’adresse à nous aujourd’hui et se conjugue parfaitement avec le contexte actuel:

Notre optimisme chrétien doit prendre le dessus et nous faire entrevoir l’avenir de l’Oubangui sous un jour serein et plein d’espoir. Un jour prochain, car il me semble entendre l’heure de Dieu sonner pour ce pays. Alors ce ne sera plus seulement un prêtre et quelques séminaristes mais deux clergés indigènes constitués qui (…) se donneront la main pour conduire leurs frères au Christ (…); tels sont les vœux que mon cœur de jeune prêtre africain forme aujourd’hui pour tout ce Pays qui m’est si cher[4].

Puisse la Vierge Marie, Mère de l’Eglise, aider les fidèles de Centrafrique à accueillir le Christ comme Seigneur de leur vie pour coopérer fidèlement à l’avènement de son règne d’amour, de justice et de paix.

Abbé Célestin DOYARI DONGOMBE



[1] Proverbe ivoirien

[2] Lc 1, 36

[3] Benoît XVI, «Allocution avant la prière de l’Angelus» in Zénit.org du 20 novembre 2005.

[4] J.-D. Pénel, Barthélémy Boganda. Ecrits et discours: 1946-1951: la lutte décisive, L’Harmattan, Paris 1986, 83-84.

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10 juillet 2012 2 10 /07 /juillet /2012 00:34

 

 

 

 

 

Réseau des journalistes pour les Droits de l’homme en République Centrafricaine (RJDH-RCA)

 

Bangassou : Le ministère de la Défense nationale évalue les suites de l’attaque de Bakouma

 

Bangassou, 9 juillet 2012 (RJDH) – Une mission mixte du ministère de la Défense nationale s’est rendue le dimanche 8 juillet à Bangassou (sud-est) afin d’effectuer un contrôle de présence des éléments des forces de l’ordre sur le terrain, après l’attaque de la ville de Bakouma, le dimanche 24 juin.

Selon le chef de cette mission, le colonel Dépôt, l’équipe est composée des éléments des Forces armées centrafricaines, des éléments de la gendarmerie et de ceux des eaux et forêts. « Cette mission a pour objectif de faire l’état des lieux des éléments des forces de l’ordre qui sont en détachement dans la zone de Mbomou », a-t-il précisé.

« Suite à l’attaque du site de la société française d’exploitation d’uranium AREVA,  à Bakouma, le ministère de la Défense nationale a constaté que les éléments sur les lieux sont en désertion. C’est pourquoi, le ministère a jugé utile d’effectuer cette descente sur le terrain afin de constater les réalités », a-t-il fait savoir.

« Les récidivistes seront sanctionnés conformément aux règlements intérieurs de l’Armée nationale », a conclu le colonel Dépôt.

 

Obo  Présence d’un groupe des éléments de la LRA signalée à 70 km de la ville

 

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Obo, 9 juillet 2012 (RJDH) – Un groupe des éléments de l’Armée de résistance du Seigneur(LRA) de Joseph Kony se trouverait actuellement à 70 kilomètres d’Obo (est), au bord de la rivière Guéré, a annoncé  le sergent Josh américain, ce lundi 9 juillet, pendant la réunion des forces tripartites basées à Obo (sud-est).

Lors de cette réunion, le même sergent a précisé que les forces armées  ougandaises sont à leur poursuite, mais sans la participation des éléments de Forces armées centrafricaines (Faca) parce qu’ils n’ont pas leur prime d’alimentation.

« La formation de la Force armée centrafricaine a été interrompue depuis deux semaines en raison du non-paiement de leur prime d’alimentation. Elle a repris aujourd’hui », a expliqué le sergent Josh, président de la séance.

Il a rapporté à l’assistance que selon une  victime, sortie de sa captivité depuis juin, les éléments de la  LRA écoutent tous les jours de 18 heures à 21 heures les stations de radio pour s’informer sur ce qui se dit à leur sujet.

 

Bangui : Dix jeunes libérés après avoir été accusés de tentative de déstabilisation de pouvoir

Bangui, 9 juillet 2012 (RJDH) – Les dix jeunes, membres de Réseau des Organisations des Jeunes de Centrafrique (ROJECA), arrêtés le jeudi 28 juin, ont finalement retrouvé la liberté le vendredi 6 juillet.  Ils ont été arrêtés alors qu’ils se rendaient à Mbaïki (sud-ouest) dans le cadre d’une activité de cette organisation.

« Aucune charge n’a été retenue contre nous, mais nous craignons cependant pour notre sécurité, car nous savons qu’il y a des agents de services de renseignements qui nous suivent désormais. Mais nous n’avons pas peur de poursuivre nos activités », a commenté l’un des jeunes, qui a requis l’anonymat.

Lors de leur interpellation, ces jeunes ont été accusés de ne pas disposer de tous les documents requis afin d’effectuer un déplacement à l’intérieur du pays. Des sources informées ont cependant affirmé que l’arrestation de ces jeunes est liée à un projet de déstabilisation du régime en place à Bangui.

Il faut dire que ces jeunes dont l’âge varie de 19 à 25 ans ont toujours cru en l’existence d’une fiche mensongère à leur sujet, visant à les stopper dans leurs activités à l’intérieur du territoire centrafricain.

Le Réseau des Organisations des Jeunes de Centrafrique, à laquelle appartiennent ces dix jeunes, est une structure qui œuvre dans la promotion et la protection des droits et des devoirs des enfants.

 

NDLR : Qu'un pouvoir en place tremble  de toute sa carcasse au point de malmener ainsi une poignée de jeunes scouts, en dit long sur la réalité de ce régime bozizéen et sur le climat de paranoïa qui règne à Bangui dans les sphères les plus hautes de la bozizie.

 

Berberati : Mauvaise condition d’abattage des bœufs

 

abattage clandestin de boeuf

 

Berberati, 9 juillet 2012 (RJDH) – Les bouchers se plaignent de la mauvaise condition dans laquelle ils abattent les bœufs chaque jour pour revendre à la population de Berberati (ouest).

« Nous n’avons pas d’eau pour laver les carcasses des bœufs après l’abattage. Il n’y a pas une aire pour nous permettre de dépouiller nos bêtes. Nous le faisons à même le sol », a déploré le président de l’association des bouchers de la ville.

L’abattoir de Berberati, poursuit la même source, « dispose d’un château d’eau  et d’une motopompe. Mais cela n’est pas fonctionnel. Les conditions hygiéniques ne sont pas réunies. Il y a risque de contamination en cas d’épidémie ».

« Nous sommes informés de la condition dans laquelle travaillent les bouchers.  Une réunion est prévue dans les prochains jours  pour discuter de ce problème », a expliqué le premier adjoint au maire de la ville  de Berberati,  Albert Eustache Nakombo.

Selon l’adjoint au maire, c’est la Société d’État de gestion des abattoirs qui devait s’en occuper. « Mais nous avons constaté que ce service ne fait pas son travail. Les bouchers ont droit de se plaindre », a-t-il conclu.

 

Bambari : Deux hommes agressés par une bande armée non identifiée

Bambari, 9 juillet 2012 (RJDH) – Un conducteur de taxi-moto et un cultivateur ont été bastonnés, le dimanche 8 juillet, par une bande armée non identifiée sur l’axe Chigbolo, un village situé à 30 kilomètres de la  ville de Bambari (centre sud).

« Ils  m’ont battu et ont endommagé ma moto. Ils ont aussi pris mon téléphone portable et une somme de 15 000 FCFA », a déclaré le conducteur du taxi-moto.

Un cultivateur qui revenait du marché après avoir vendu ses produits champêtres est aussi tombé entre les mains de ces hommes armés.

« Ils sont au nombre de 30. Ils ont exigé que je leur donne de l’argent et, subitement, l’un d’eux m’a frappé d’un coup de couteau. Ils détenaient  tous des armes, dont certaines sont de fabrication artisanale et d’autres de marque  Kalachnikov », a témoigné le cultivateur.

Les victimes ont été transférées à l’hôpital régional universitaire de Bambari pour y recevoir des soins.

Bangui : La SODECA étend ses branchements

Bangui, 9 juillet 2012 (RJDH) – Quatre arrondissements de la ville de Bangui vont bénéficier du projet de 2000 branchements sociaux et 1800 branchements inactifs de la société de distribution d’eau en Centrafrique (SODECA). Ce projet financé par la Banque Mondiale va concerner les 3ème, 5ème, 6èmeet 8ème arrondissements de la ville.

« Ce projet est financé par la Banque Mondiale en partenariat avec le gouvernement centrafricain, dans le but d’étendre les branchements en vue de lutter contre les maladies hydriques et d’autres maladies associées à la consommation d’eau non potable », a expliqué Jules Yanganda, chef de la cellule de communication à la SODECA.

Selon lui, « le projet des 2000 branchements sociaux et 1800 branchements inactifs est au profit des ménages démunis qui n’ont pas la possibilité de payer le branchement normal. C’est un projet pilote », a-t-il déclaré.

Le chef de la cellule de la communication a souligné que « les conditions d’admissibilité à ce branchement sont entre autres le versement de frais de 26 600 F CFA, être propriétaire d’une maison située à 20 mètres d’un branchement d’eau et fournir les pièces afférentes ».

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