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3 juillet 2012 2 03 /07 /juillet /2012 02:20

 

 

 

 

abdou-diouf-5-juillet-2011

 

 

QUEBEC (Canada) AFP / 03 juillet 2012 00h47 - Nous devons être des indignés linguistiques mais sans lancer une déclaration de guerre aux autres langues, a plaidé lundi le secrétaire général de la Francophonie, Abdou Diouf à l'ouverture du premier forum mondial sur la langue française à Québec.

Plus de 1.000 conférenciers, artistes, jeunes et autres membres de la société civile se réunissent de lundi à vendredi dans la capitale québécoise pour dessiner un portrait précis de l'état de la langue française parlée par plus de 200 millions de personnes à travers le monde.

Je pourrais vous dire que la langue française se porte bien, qu'elle est parlée et enseignée sur les cinq continents, que son nombre de locuteurs est en progression et qu'elle est promise à un brillant avenir, singulièrement en Afrique qui représentera environ 80% des 700 millions de francophones vers 2050, a déclaré M. Diouf.

Par-delà les chiffres rassurants que nous connaissons, il y a des faits, des pratiques quotidiennes, des évolutions géopolitiques et géoculturelles lourdes, a ajouté M. Diouf.

Nous devons être des indignés linguistiques! Mais entendons-nous bien: nous ne sommes pas là pour lancer une déclaration de guerre, mettre les langues en concurrence ou en compétition, a souligné le secrétaire général de l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF).

Les discussions au forum de Québec pourraient déboucher sur d'éventuelles recommandations pour le Sommet des chefs d'Etats francophones à Kinshasa (RDC), en octobre, afin de renforcer la coopération économique, la publication scientifique dans la langue de Molière et la mobilité entre citoyens des pays ayant le français en partage.

Je le dis fermement: une langue ne peut survivre à l'enfermement, elle ne circule jamais mieux qu'avec ses locuteurs. On ne peut vouloir le rayonnement de la langue française et, dans le même temps, fermer ses frontières à ceux qui parlent français, qui étudient le français, qui créent en français, a lancé M. Diouf, devant les Premiers ministres canadien et québécois, Stephen Harper et Jean Charest, et le maire de Paris, Bertrand Delanoë.

Ce dernier a salué cet appel en faveur de la mobilité des étudiants à travers les pays francophones. Si dans tous nos pays, on n'a pas envie d'accueillir les étudiants des autres pays francophones alors nous nous privons .... de faire vivre ensemble cet espace culturel, cet espace de valeurs qu'est la Francophonie, a déclaré M. Delanoë.

Il faut que le poète africain ait autant d'influence sur notre langue commune que le +slammeur+ du Québec..., a ajouté le maire de Paris, en référence au slam, cet art oratoire alliant musique et poésie.

Le discours de M. Harper sur les vertus de la cohabitation linguistique entre francophones et anglophones au Canada a été interrompu par un protestataire qui a demandé aux citoyens de se rebeller contre lui et le Premier ministre québécois.

 Une centaine de personnes ont aussi manifesté dans le centre-ville de Québec pour réclamer une meilleure protection de la langue française dans la province francophone de huit millions d'habitants, frontalière du géant américain.

S'il ne faut pas dramatiser sur l'état du français à travers le monde, il serait tout aussi erroné de prétendre que sa force d'attraction n'a pas fléchi, a déclaré M. Charest déplorant la place croissante de l'anglais dans les médias et la publicité en Europe et son recul dans des institutions internationales.


(©)

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30 juin 2012 6 30 /06 /juin /2012 22:50

 

 

 

 

abdou-diouf-5-juillet-2011

 

Le Monde.fr avec AFP | 30.06.2012 à 18h53 • Mis à jour le 30.06.2012 à 18h53

Le secrétaire général de l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF), Abdou Diouf, a dénoncé le manque d'intérêt de la France pour la promotion du français dans le monde, dans un entretien samedi 30 juin au quotidien québécois Le Devoir.

"Nous sommes quand même parvenus à obtenir que les autorités françaises s'intéressent réellement à la francophonie. Mais, en gros, les universitaires et les intellectuels s'en moquent. C'est la nouvelle trahison des clercs", explique-t-il. "Et les hommes d'affaires s'en moquent encore plus. Quand vous leur en parlez, vous les ennuyez. On a l'impression que seule la mondialisation les intéresse", a ajouté M. Diouf.

L'ancien président sénégalais s'est cependant réjoui de l'arrivée à la présidence de François Hollande, avec lequel il dit avoir discuté à trois reprises de la francophonie avant son élection. "Je pense qu'au niveau de son gouvernement, il fera passer le souffle". "Le français est une langue dont le nombre de locuteurs augmente et qui est très demandée dans le monde entier", a rappelé le secrétaire de l'OIF en citant notamment l'Afriqueanglophone, la Chine et les pays du Golfe. "Si tout se passe normalement, à l'horizon de 2050, il devrait y avoir plus de 700 millions de francophones, dont 80 % en Afrique", a-t-il déclaré.

Eclairage : "L'avenir du français est en Afrique"

A l'heure où certains constatent un recul du français au Québec, notamment à Montréal, M. Diouf a dit espérer que "ces prédictions (...) ne se réaliseront pas, car nous, nous avons besoin du Québec". "Si tous les pays de la francophonie étaient aussi résistants, aussi créatifs, aussi innovants en ce qui concerne le français, je serais heureux parce que vous faites quand même des choses extraordinaires", a-t-il indiqué. "Ceux qui défendent le plus le français dans les arènes internationales, ce sont les Québécois et les Africains", a-t-il précisé. "Nous y tenons comme à la prunelle de nos yeux".

M. Diouf est attendu à Québec où se tient à partir de lundi le premier forum mondial sur la langue française, qui se donne pour objectif de tracer un portrait détaillé de la francophonie d'aujourd'hui.

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26 juin 2012 2 26 /06 /juin /2012 00:33

 

 

 

Carte-Centrafrique-Tchad

 

 

Communiqué  de presse  N° 010/FSR /BE /2012.

 

Le Gouvernement de la République Centrafricaine (RCA) agissant sous instruction de son mentor Deby ., a procédé à une arrestation arbitraire des ressortissants tchadiens résidant dans la zone du triangle(RCA  ,Soudan, Tchad). Il s’agit pour la plupart des enfants, des femmes, des personnes âgées, des invalides et quelques hommes qui n’ont pu se rendre ce jour aux travaux champêtres.

Le motif invoqué pour procéder à ce forfait est que ces éléments sont des militants et sympathisants de l’opposition armée surtout du Front pour le Salut de la République (FSR), du Front Populaire  pour le Redressement (FPR) et de l’Union des Forces pour la Démocratie et le Développement Fondamental (UFDD/F). En conséquence, ils sont  accusés de fournir des combattants aux trois mouvements susmentionnés.

Il s’agit d’une pure invention fabriquée par Deby qui a instruit Bozizé pour éxécution.Le comble est que le Général Bozizé a non seulement, procédé avec zèle à l’arrestation de ces paisibles citoyens, mais il les a transférés à Ndjamena.

A l’heure où nous mettons ce communiqué sous presse, la mission Bozizé a pris fin. Il a, en effet, remis le colis à Deby.

Le Front pour le Salut de la République(FSR) tient tout d’abord à condamner fermement ces méthodes relevant d’un autre âge. Celles-ci transgressent tous les usages relatifs au respect des droits de l’Homme et ce, au nom d’une prétendue solidarité entre dictateurs ébranlés et qui s’accrochent au pouvoir.

Ensuite, nous tenons le Général Bozizé pour responsable au même titre que Deby de tout malheur qui  pourra  advenir à l’un ou à tous ces paisibles citoyens.

Enfin, nous lançons un appel pathétique à tous les gouvernements pour qui  la démocratie a un sens et qui se soucient du respect des droits de l’Homme ; aux organisations régionales et internationales en l’occurrence l’Union Africaine et Les Nations-Unies ainsi que les organisations de défense des droits de l’Homme, notamment Amnesty International, Humain Watch Right , la Raddho etc. de se mobiliser pour éviter le pire contre des citoyens paisibles dont le seul reproche retenu contre eux est d’être parents à des rebelles. Comme vous le constatez, c’est l’esprit de la vendetta que Deby et Bozizé tentent de mettre en valeur pour justifier un crime avéré.

Nous sommes persuadés que seule une mobilisation dynamique et vigoureuse permettra de dissuader le bourreau de Ndjamena de commettre le pire.

                                 Fait à Paris le 25 juin 2012.

Pour le Front pour le Salut de la République (FSR).

Le Commissaire à la communication Porte –Parole

          Abakar Assileck Halata.

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22 juin 2012 5 22 /06 /juin /2012 21:44

 

 

 

 

 

Bozizé en galante compagnie KNK

fmi-logo

 

Selon des informations concordantes, le conseil d’administration du FMI devrait se tenir lundi 25 juin prochain pour décider d’accorder un programme de facilité élargie de crédits au gouvernement centrafricain. Si un tel ballon d’oxygène est octroyé par le FMI au régime corrompu, prédateur et d’incurie de Bozizé, autant dire que c’est une prime et un mauvais signal donné à la mauvaise gouvernance à ce régime au bout du rouleau. Que reproche-t-on alors à Ndoutingaï qui vient justement d’être limogé par le même Bozizé ?

Comment le FMI peut-il justifier un tel cadeau lui qui a mis à jour une colossale hémorragie financière sans sérieuse justification de la part du pouvoir de Bangui de plus de 49 milliards de F CFA du trésor public et dont les auteurs pourtant bien connus et dénoncés des semaines durant par Centrafrique-Presse, continuent de jouir à ce jour d’une totale impunité. Alors que le FMI insiste vainement et ne parvient toujours pas à obtenir à ce jour du régime corrompu de Bangui de revenir à un minimum d’orthodoxie dans la chaîne des dépenses publiques, c’est un véritable scandale que d’octroyer une telle facilité de crédits à Bozizé.

Fort de cette prime que s’apprête à lui accorder le FMI, Bozizé, comme on pouvait s’en douter, semble retrouver un peu d’air et durcit d’ores et déjà ses positions face aux exigences de l’opposition dans la perspective du dialogue politique inter-centrafricain en vue qu’il a été contraint entre temps de laisser entrevoir. Ce mauvais signal que veut lui donner le FMI est franchement honteux pour cette institution qui, ce faisant, ce sera totalement discréditée.

Le FMI ne dispose d’aucune garantie de bonne gestion au sujet de la facilité de crédits qu’il se prépare à offrir à Bozizé, ceci d’autant plus que c’est un autre prédateur, Albert Besse, qui a été nommé en remplacement du calamiteux Ndoutingaï à la tête du ministère des finances. Albert Besse n’est autre que le prédécesseur de Ndoutingaï au ministère des finances et celui-là même qui avait déjà aidé Bozizé avant les élections du 23 janvier 2011 à dépenser sans compter les maigres subsides de l’Etat pour battre campagne.

Malgré les cinq milliards de F CFA que Bozizé a généreusement reçus de la part de ses pairs chefs d’Etat de la CEMAC pour sa campagne électorale, avec Albert Besse et Kolios son ex-dircab, ont cru devoir encore claquer les 26  milliards de F CFA que le FMI avait fait virer entre temps sur le compte du trésor par la BEAC et destinés aux dépenses de santé et d’éducation du pays, pour acquérir à la CFAO Bangui et à Dubaï d’innombrables véhicules 4x4 pour la propagande de leur parti KNK.

Il faut que le FMI révise impérativement son incompréhensible politique de faveur injustifiable au régime de Bozizé. Le fait que ce dernier se soit coûteusement attaché les services du cabinet privé du Béninois Abdoulaye Bio-Tchané, ex-directeur Afrique de cette institution, ne saurait constituer des circonstances atténuantes pour Bozizé dont l’incompétence et la mauvaise gouvernance du régime corrompu et prédateur ne sont plus à démontrer.

L’état de grave délabrement des infrastructures de base dans lequel se trouve actuellement la capitale Bangui ainsi que le degré d’abandon des formations sanitaires dans quasiment l’ensemble du pays avec d’inadmissibles pénuries de médicaments essentiels pour les populations, le tout dans l’indifférence impériale du pouvoir en place, sont assez éloquents pour en témoigner.

Le cadeau que s’apprête à faire le FMI à Bozizé est d’autant plus paradoxal qu’il contraste singulièrement avec les conséquences désastreuses de la mauvaise gouvernance du régime Bozizé qui viennent d’être cruellement pointées sans complaisance dans un accablant rapport de mission de l’Agence Française de développement suite à de sérieuses investigations menées à Bangui en avril dernier par ses experts.

La Rédaction

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18 juin 2012 1 18 /06 /juin /2012 02:55

 

 

 

 

Boz-et-Hu-Jin-Tao.jpg

 

Chen Binjie, le 05-06-2012 17:03 Chine Nouvelle(Xinhua)

 

Guo Boxiong, haut dirigeant militaire chinois, a rencontré mardi Jean-Francis Bozizé, ministre de la Défense de la République centrafricaine,pour discuter de la promotion des relations militaires.

Les relations bilatérales ont été rapidement relancées et ont connu un développement global depuis la reprise des relations diplomatiques en 1998, a indiqué M. Guo, vice-président de la Commission militaire centrale.

La Chine apprécie l'adhésion de la République centrafricaine à la politique d'une seule Chine et son soutien quant aux questions concernant ses intérêts fondamentaux, a indiqué M. Guo.

Les liens militaires bilatéraux se sont bien développés ces dernières années, a-t-il indiqué, évoquant la coopération fructueuse en matière d'échanges d'équipements, de technologies et de formation du personnel.

M. Bozizé a apprécié le soutien de la Chine à la République centrafricaine et déclaré que son pays souhaitait renforcer ses échanges avec la Chine.

M. Bozizé est en visite en Chine à l'invitation du ministre chinois de la Défense Liang Guanglie et s'est entretenu avec lui mardi après-midi.

Copyright ©

 

NDLR : C’est un secret de polichinelle que la Chine est la plus grande pourvoyeuse d’armes de guerre du régime dictatorial de Bozizé depuis que celui-ci est au pouvoir à Bangui. On en a encore la confirmation ici. On s’étonne qu’au moment où Bozizé fait semblant de vouloir d’un dialogue inter-centrafricain alors qu’il est maintenant dos au mur, son régime isolé de tout côté, il cherche toujours à acquérir des armes, toujours des armes de guerre ! Aujourd'hui, les Centrafricains meurent de faim et ont surtout besoin de nourriture et de quoi manger et non des armes de guerre !

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7 juin 2012 4 07 /06 /juin /2012 17:39

 

 

 

 

 

logo Onu

 

Les membres du Conseil de sécurité ont entendu l’exposé général fait par Mme Vogt, Représentante spéciale du Secrétaire général, sur les travaux du Bureau intégré des Nations Unies pour la consolidation de la paix en République centrafricaine (BINUCA). Ils se sont félicités du rapport du Secrétaire général sur la situation en République centrafricaine et les activités du BINUCA daté du 29 mai 2012 (S/2012/374).

Les membres du Conseil de sécurité ont salué les efforts déployés par le Gouvernement concernant l’engagement d’un dialogue politique le 15 mai 2012 et se sont déclarés préoccupés par l’absence de consensus à propos de la réforme du Code électoral. Ils ont instamment demandé au Gouvernement de poursuivre le dialogue de façon ouverte, avec la participation de l’opposition, quasiment absente des institutions démocratiques, et de la société civile. Ils ont encouragé l’ensemble des parties prenantes à oeuvrer en faveur de la réconciliation nationale.

Les membres du Conseil de sécurité se sont déclarés extrêmement préoccupés par la recrudescence des violations des droits de l’homme commises par les forces de défense et de sécurité, notamment les arrestations arbitraires, les détentions illégales et les exactions, dont le harcèlement, dans la zone contrôlée par les groupes armés dont il a été fait état. Ils ont appelé le Gouvernement à enquêter sur ces violations et à en traduire les responsables en justice et à assurer le plein respect de la loi et des droits de l’homme, y compris la liberté de la presse.

Les membres du Conseil de sécurité sont demeurés préoccupés par la situation humanitaire en République centrafricaine, notamment la sécurité des réfugiés, des personnes déplacées et du personnel humanitaire, et ont appelé toutes les parties à respecter leurs obligations en vertu du droit international humanitaire, du droit des droits de l’homme et du droit des réfugiés. Ils ont encouragé l’ensemble des parties prenantes à jouer un rôle actif dans la prévention des violations des droits de l’homme, notamment en mettant en oeuvre les recommandations du Groupe de travail du Conseil de sécurité sur les enfants dans les conflits armés. Ils ont encouragé les États Membres à contribuer à l’appel global pour la République centrafricaine lancé en janvier 2012 par le Bureau de la coordination des affaires humanitaires.

Les membres du Conseil ont constaté avec satisfaction que les efforts de la force tripartite mise en place par la République centrafricaine, le Tchad et le Soudan avaient amélioré la sécurité dans la région frontalière du nord-est. Ils ont déploré le décès de 11 soldats à Am Dafok le 18 avril 2012. Ils se sont félicités des efforts qui se poursuivent en coordination avec l’Union africaine, l’Organisation des Nations Unies et les partenaires internationaux pour mettre un terme à la menace régionale que pose l’Armée de résistance du Seigneur (LRA), et notamment de l’arrestation et de la reddition de plusieurs hauts dirigeants de cette armée et ont noté avec satisfaction la capture de Caesar Acellam le 12 mai 2012. Ils se sont félicités des efforts déployés par le BINUCA, en collaboration avec le Gouvernement centrafricain et autres acteurs des Nations Unies dans la région, pour encourager la désertion des combattants de la LRA et des personnes enlevées par cette dernière et soutenir le rapatriement et la réintégration de ceux qui quittent ses rangs. Ils ont souligné à quel point il importait d’adopter une approche globale pour trouver une solution durable à la menace que représentait la LRA.

Les membres du Conseil de sécurité sont demeurés préoccupés, en dépit de certaines améliorations récentes, par la situation en matière de sécurité en République centrafricaine. Ils ont noté que l’opération

menée de concert avec le Tchad avait permis de déloger le FPR de son fief mais causé la dispersion de ses membres, qui représentaient eux-mêmes une menace pour la population. Ils ont encouragé le Gouvernement à renforcer la présence de l’administration et des forces de sécurité, en particulier pour consolider la présence des Forces armées centrafricaines dans l’ensemble du pays en préparation d’un retrait progressif de la MICOPAX (Mission de consolidation de la paix en Centrafrique). Ils ont réaffirmé qu’il importait que les pays de la sous-région continuent d’apporter leur soutien pour assurer la stabilité ultérieure de la République centrafricaine. Ils ont souligné qu’il convenait de mettre en oeuvre sans tarder la réforme du secteur de la sécurité et encouragé le Gouvernement à continuer d’élaborer les stratégies sous-sectorielles de cette réforme prévues dans la feuille de route approuvée en février, avec l’aide du BINUCA et d’autres acteurs pertinents des Nations Unies. Ils ont rappelé les efforts déjà menés à cet égard par les partenaires internationaux. Ils ont également appelé le Gouvernement centrafricain à faire des progrès rapides en matière de bonne gouvernance et de lutte contre la corruption.

Les membres du Conseil de sécurité ont pris note de l’engagement pris par le Gouvernement en juin 2011 de poursuivre le processus de désarmement, démobilisation et réintégration. Ils se sont félicités de l’annonce de la dissolution de l’Armée populaire pour la restauration de la république et de la démocratie (APRD) le 17 mai 2012 et de la démobilisation et du désarmement progressifs de presque 6 500 ex-combattants dans le nord-ouest du pays. Ils ont encouragé les autorités centrafricaines à promouvoir un climat permettant de mener à bien le processus de désarmement, démobilisation et réintégration tout en continuant à mobiliser l’appui de la communauté internationale. Ils ont souligné la nécessité pour le Gouvernement centrafricain de conclure un accord de paix avec la Convention des patriotes pour la justice et la paix (CPJP).

Les membres du Conseil de sécurité se sont félicités de la participation active du Président de la formation République centrafricaine de la Commission de consolidation de la paix, M. Jan Grauls, et ont encouragé la formation à continuer de coordonner les efforts de la communauté internationale.

 

 

CONFÉRENCE DE PRESSE SUR LE RAPPORT DU SECRÉTAIRE GÉNÉRAL RELATIF À LA SITUATION  DES ENFANTS VICTIMES DE L’ARMÉE DE RÉSISTANCE DU SEIGNEUR (LRA)

Aux côtés de Mme Grace Akallo, ex-enfant soldat, la Représentante spéciale du Secrétaire général pour les enfants et les conflits armés a présenté aujourd’hui à la presse le dernier « Rapport du Secrétaire général sur les situations des enfants victimes de l’Armée de résistance du Seigneur* (LRA) ». Mme Radhika Coomaraswamy a appelé la communauté internationale à appuyer les Nations Unies, l’Union africaine et les pays directement concernés dans leur lutte contre la LRA.

Entre juillet 2009 et février 2012, la LRA, qui ne compte plus que 700 combattants environ dont une majorité de jeunes de moins de 18 ans, a enlevé au moins 591 enfants, dont 268 filles, en République démocratique du Congo (RDC), en République centrafricaine et au Soudan du Sud. En RDC, une autre tendance, apparue en 2010 et renforcée en 2011, montre que les enfants sont enlevés pour un très court laps de temps et utilisés comme porteurs jusqu’à leur abandon ou leur évasion.

L’ancienne enfant soldat, Mme Grace Akallo, enlevée elle-même en octobre 1996, a estimé que la traque contre la LRA doit être renforcée au moins pour deux raisons. Elle a cité l’échec de toutes les tentatives de négociation avec le chef du mouvement, Joseph Koni, et l’utilisation des enfants comme boucliers humains. Les Nations Unies, l’Union africaine et les pays directement concernés n’ont pas assez de moyens pour traquer Joseph Koni qui évolue dans une forêt dense », a souligné la Représentante spéciale du Secrétaire général.

Mme Radhika Coomaraswamy a néanmoins reconnu que les efforts de ces trois groupes de protagonistes ont porté des fruits. En effet, depuis 2008, le nombre d’enfants tués et mutilés semble avoir diminué. Sans savoir vraiment à quoi attribuer cette tendance, la Représentante spéciale a hésité entre la protection offerte par les Casques bleus de l’ONU, les déplacements massifs des populations en fuite et la présence des forces de sécurité dans les zones d’opération de la LRA, ou les trois à la fois.

Dans son rapport, le Secrétaire général salue les Forces de défense ougandaises et l’Union africaine. Mais tout en notant la nécessité d’encourager les défections au sein de la LRA, M. Ban Ki-moon s’oppose à toute impunité pour les crimes de guerre et les crimes contre l’humanité, y compris les violations graves contre les enfants.

Sa Représentante spéciale a ajouté aujourd’hui qu’elle ne conseille pas les lois d’amnistie et s’est dite encouragée par l’expiration des dispositions pertinentes dans la loi ougandaise sur l’amnistie.

Le Secrétaire général prévient aussi, dans son rapport, que la faible présence de l’État dans les régions affectées par la LRA a contribué à la création de groupes locaux d’autodéfense. Il exhorte les pays concernés à étendre l’état de droit dans ces régions, avec l’aide des donateurs.

 

* S/2012/365

 

 

 

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11 avril 2012 3 11 /04 /avril /2012 00:45

 

 

 

 

Abou Moussa UNOCA

 

 

MM. Abou Moussa et Francisco Madeira effectuent une visite conjointe de travail du 10 au 15 avril en République démocratique du Congo (RDC) et en République Centrafricaine (RCA), deux des quatre pays affectés par les atrocités de la LRA, groupe jugé « terroriste » par l’UA et dirigé par Joseph Kony, un rebelle sous le coup d’un mandat d’arrêt de la Cour pénale internationale.


 UNOCA/Kinshasa (République démocratique du Congo), 09 avril 2012 - Le Représentant spécial du Secrétaire général de l’ONU et chef du Bureau régional des Nations Unies pour l’Afrique centrale (UNOCA), M. Abou Moussa, et l’Envoyé spécial de l’Union africaine (UA) pour la question de l’Armée de résistance du Seigneur (LRA), M. Francisco Madeira, séjourneront en RDC du 10 au 13 avril dans le cadre des actions conjointes qu’ils mènent depuis décembre 2011 contre la LRA. Ils auront une séance de travail avec les autorités de Kinshasa ainsi qu’avec les partenaires régionaux et internationaux impliqués dans la lutte contre ce groupe jugé « terroriste » par l’UA.

 
Les deux personnalités se rendront également à Dungu, dans la province orientale, où est basé un des trois quartiers généraux de secteur de l’Etat-major de la Force régionale d’intervention (EM-FRI) autorisée par l’UA. La visite de Dungu (12-13 avril), à laquelle participera le Colonel Dick Prit Olum, Commandant de ladite Force, permettra de faire un état des lieux avec les hommes déjà présents sur le terrain et d’évaluer les besoins nécessaires pour renforcer leur efficacité. « Nous sommes très préoccupés par les attaques répétées de la LRA dans cette région et ailleurs. Il faut que cela cesse », souligne M. Abou Moussa, Représentant spécial du Secrétaire général et chef de l’UNOCA. Depuis le début de l’année, la province orientale a en effet enregistré plus de 4200 personnes déplacées du fait de la LRA, d’après le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR). La zone de Dungu est l’une des plus touchées avec près de 1200 déplacés.


  Les délégations de l’ONU et de l’UA quitteront Dungu (RDC) le 13 avril pour Obo, dans le Sud-est de la République Centrafricaine, où est également installé un des quartiers généraux de secteur de l’EM-FRI. Elles s’entretiendront avec les forces armées centrafricaines et ougandaises qui y mènent des opérations anti-LRA et qui bénéficient du soutien des troupes américaines déployées dans cette région en octobre 2011. « Nous avons appris que la situation s’est un peu améliorée à Obo. Mais nous devons rester très vigilants, d’autant plus que plusieurs autres villes du Sud-est continuent à subir les assauts de la LRA », affirme M. Abou Moussa. Le HCR estime à onze le nombre d’attaques perpétrées par ce groupe armé entre janvier et mars 2012. Ces attaques ont occasionné la mort de quatre personnes tandis que 31 autres ont été enlevées.


« Nous sommes peinés face à la catastrophe humanitaire causée par les rebelles de la LRA. Nous leur demandons, une fois de plus, de déposer les armes. Nous continuerons de nous investir afin que la sécurité revienne dans les zones concernées et que les populations puissent jouir de leur liberté et de leurs terres », conclut le chef de l’UNOCA.

 
MM. Abou Moussa et Francisco Madeira réitéreront cette détermination à tous leurs interlocuteurs à Bangui, la capitale de la RCA, où leur visite de travail s’achève le 15 avril.

 
CONTEXTE - La mission en RDC et en RCA se tient plus de deux semaines après la cérémonie officielle de lancement, le 24 mars à Juba (Soudan du Sud), de l'Initiative de coopération régionale de lutte contre la LRA (ICR-LRA) et sa composante militaire, l'Etat-major de la Force régionale d'Intervention (EM-FRI). L'Union africaine a fixé le nombre d'hommes devant composer cette Force à 5000 maximum, sans imposer de quota aux pays pourvoyeurs de troupes, notamment la République Centrafricaine, la RD Congo, l’Ouganda et le Soudan du Sud. Le quartier général de l’EM-FRI est basé à Yambio (Soudan du Sud) et est placé sous le commandement d’un officier ougandais (Colonel Dick Prit Olum). Des quartiers généraux de secteur ont été installés à Dungu (RDC), Obo (RCA) et Nzara (Soudan du Sud). Une mission conjointe ONU/UA s’était rendue dans cette dernière ville et à Yambio en mars 2012.

Le travail du Commandant de l'EM-FRI, qui consiste à rechercher et à capturer Joseph Kony et ses hommes, est soutenu par une forte activité politico-diplomatique que mènent depuis décembre 2011 l'Envoyé spécial de l'UA pour la question de la LRA et le Représentant spécial du Secrétaire général de l'ONU et Chef du Bureau régional des Nations Unies pour l'Afrique centrale (UNOCA). Ce dernier agit sur la base d'un mandat qui lui a été confié par le Conseil de sécurité des Nations Unies le 14 novembre 2011.

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8 avril 2012 7 08 /04 /avril /2012 00:24

 

 

 

Mme Margret Vogt

07/04/2012 (Pana) -  Une émissaire des Nations unies exhorte à un soutien accru aux efforts de paix en Centrafrique - L'émissaire spéciale du secrétaire général des Nations unies et  chef du Bureau intégré des Nations unies pour la consolidation de la paix en Centrafrique (BINUCA), Mme Margaret Vogt, a exhorté la communauté internationale à soutenir les efforts en cours pour rétablir la stabilité dans ce pays.

Elle a déclaré que plus de 19 millions de dollars américains sont nécessaires pour achever son processus de désarmement, de démobilisation et de réinsertion en République centrafricaine (RCA).

'Je crois que la possibilité de stabiliser la République centrafricaine est bien réelle maintenant, si nous faisons quelques efforts pour y arriver', a déclaré Mme Vogt dans une interview accordée à la Radio des Nations unies en marge d'une réunion des 'Amis de la République centrafricaine' au siège des Nations unies, à New York, aux Etats-Unis.

Elle a également déclaré qu'elle espère que les donateurs vont dans les prochaines semaines fournir plus que les 2 millions de dollars nécessaires dans l'immédiat pour terminer les programmes de désarmement et de démobilisation.

Mme Vogt a révélé que 'les discussions se poursuivront ensuite sur la façon de collecter le reste du financement nécessaire pour des programmes de réinsertion et de réintégration à long terme'.

Les Nations unies avaient mis un terme à l'opération de maintien de la paix en Centrafrique et au Tchad en 2010, à la fin de son mandat.


NDLR : Qui dit que les rallonges financières pour le DDR que plaide Mme Vogt iraient effectivement au programme DDR et non dans les poches de Bozizé et sa clique de prédateurs. On ne peut continuellement plaider pour ce pouvoir qui n’en a rien à faire des appels incessants pour le respect des droits de l’homme, qui ne fait rien contre l’insupportable impunité des assassins, contre les corrompus et autres prédateurs en son sein.

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6 avril 2012 5 06 /04 /avril /2012 15:15

 

 

 

 

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Le secrétaire général des Nations Unies Ban Ki-moon a rappelé jeudi que pendant que l'attention du monde est tournée vers le Moyen-Orient, l'Afrique du nord et de l'ouest, une crise oubliée continue de faire des ravages en République Centrafricaine.

« Nous devons faire tout notre possible pour aider le gouvernement à consolider la paix, à reconstruire, à réformer le secteur de la sécurité, à mettre en place des accords de paix et à désarmer, démobiliser et réintégrer les anciens combattants », a déclaré M. Ban dans un message lu par le secrétaire général adjoint aux affaires politiques, B. Lynn Pascoe, lors d'une réunion du groupe des « amis de la République Centrafricaine » et en présence du Premier ministre de ce pays, Faustin Touadera.

M. Ban a rappelé que beaucoup a déjà été fait depuis la création du Bureau intégré des Nations Unies pour la consolidation de la paix en République centrafricaine, il y a deux ans mais que de nombreux défis restaient à relever dont la pauvreté extrême, des institutions nationales faibles, la corruption, les violations des droits de l'homme et l'impunité.

« Il est primordial de renforcer le processus démocratique. L'ONU a organisé des ateliers rassemblant l'opposition et des représentants du gouvernement pour des discussions politiques. Cela est particulièrement nécessaire étant donné que le parti politique dominant contrôle le parlement et les autres institutions suite au boycott du processus électoral par les partis politiques d'opposition », a rappelé M. Ban.

Le dialogue soutenu par l'ONU est conçu pour créer un espace de recherche de consensus et de dialogue politique inclusif. Le soutien de l'ONU est nécessaire puisque le gouvernement se trouve devant une situation complexe et difficile. Des groupes rebelles et criminels contrôlent une grande partie du territoire ce qui déstabilise le pays et les pays voisins. Le gouvernement a cependant fait preuve d'une grande détermination à mener à bien le processus de désarmement, de démobilisation et de réintégration (DDR) d'anciens combattants rebelles, et le secrétaire général a réitéré le soutien de l'ONU tout en appelant la communauté internationale à appuyer les efforts du gouvernement centrafricain.

« Le gouvernement a établi un cadre institutionnel pour le DDR, dont un ministère chargé spécifiquement de cet objectif, et il a investi près de 9 millions de dollars dans les activités de DDR dans le nord-ouest du pays. Le Fonds pour la consolidation de la paix a approuvé l'octroi de 2,4 millions de dollars supplémentaires pour aider à améliorer la sécurité dans le pays et dans la sous-région », a indiqué M. Ban.

M. Ban a d'ailleurs salué la ratification par le gouvernement centrafricain des deux protocoles facultatifs de la Convention relative aux droits de l'enfant en décembre dernier et le projet de réintégration d'anciens enfants soldats dans les communautés.

« Nous sommes conscients qu'il existe des frustrations concernant la lenteur des progrès. De nouveaux retards vont uniquement exacerber les tensions et saper un processus déjà fragile, avec des conséquences potentiellement désastreuses. Avec l'arrivée de la saison pluvieuse dans le nord-est, il sera difficile de mener des opérations de DDR », a mis en garde M. Ban.

Le secrétaire général a lancé un appel aux « amis de la République centrafricaine » pour un soutien qui corresponde aux besoins sur le terrain, et pour ne pas délaisser le processus de DDR. Les conséquences d'un retour au conflit seront lourdes, non seulement pour la République centrafricaine, mais pour toute la sous-région. « Vous avez un rôle fondamental à jouer pour éviter cela », a souligné M. Ban.

 

 

NDLR : En bon diplomate Ban Ki-moon est obligé de lancer cet appel aux « amis » de la RCA qui sont vraiment fatigués et exaspérés par Bozizé et sa clique dont les malversations répétées et la gestion opaque des moyens financiers octroyés par la communauté internationale pour le DDR, notamment par la CEMAC (8 milliards de F CFA), sont systématiquement détournés pour d’autres fins inavouables.

Par ailleurs l’arrestation rocambolesque et la détention purement arbitraire à ce jour du vice-président du comité de pilotage du DDR Jean-Jacques Demafouth, n’incitent pas franchement les bailleurs de fonds à consentir quelques efforts supplémentaires que ce soit qu’on leur demanderait. Tout cela porte bien à croire que Bozizé ne veut nullement qu’il puisse avoir un désarmement dans ce pays car l’insécurité alimente son fonds de commerce et il en fait un véritable business.

Selon nos informations, l’ancien président burundais qui était encore très récemment à Bangui à la demande du Secrétaire Général de l’OIF, pour s’entretenir avec lui et faire le point de la situation en Centrafrique, en serait reparti découragé face à l’entêtement de Bozizé, son refus à s’amender et son obstination à tout verrouiller. Un détail non négligeable: toujours d’après nos informations, avant de descendre à Bangui, Pierre Buyoya a fait un détour par N’djaména pour un entretien avec le président tchadien sans doute au sujet du cas Bozizé.

On comprend pourquoi Bozizé s’est rendu récemment à N’djaména pour une prétendue « visite de travail et d’amitié ». En réalité, c’est pour se faire souffler dans les bronches par son voisin du Nord qui, toujours selon nos informations, en marge de la réunion de Marseille au sujet de l’eau et l’assainissement, se serait entretenu avec le président Abdou Diouf, Secrétaire Général de l’OIF. On devine que la situation en Centrafrique a dû figurer en bonne place dans leur entretien.  

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1 avril 2012 7 01 /04 /avril /2012 23:18

 

 

 

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No 2012/63 Journal des Nations Unies  duSamedi 31 mars 2012

Groupe des amis de la République centrafricaine

 

 

Voilà ce qu’on peut lire dans le No 2012/63 Journal des Nations Unies. Une réunion des amis de la République Centrafricaine est prévue pour  le jeudi 5 avril 2012 de 15 h à 17 heures aux Nations Unies à New York.

 

Mais selon nos informations, les "amis de la République centrafricaine" en question ne sont pas chauds pour tenir  cette réunion mais Bozizé et sa clique forcent la tenue de cette réunion... Comme d'habitude, il faut bien se déplacer pour les per diems… comme naguère pour la tristement célèbre Table-ronde de Bruxelles qui a débouché sur le fiasco que l’on sait.

 

Ces « amis » de la République centrafricaine ne sont pas dupes de la réalité de la situation actuelle de ce pays sur les plans politique, économique, sociale et autres.

 

C’est trop facile de faire appel aux amis lorsqu’on a pillé soi-même les ressources de son pays, et vidé les caisses du trésor. C’est trop facile de faire appel aux « amis » lorsqu’on n’a aucune volonté politique de sanctionner les vrais auteurs des détournements de deniers publics et que bien au contraire on les promeut même à d’autres fonctions plus élevées, l’exemple du général Guillaume Lapo est là pour en attester.

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C’est trop facile de faire appel aux « amis » lorsqu’on a fraudé aux élections que ces mêmes amis ont financées avec leur argent. C’est se moquer d’eux.  

 

Rédaction C.A.P

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