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  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
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9 août 2012 4 09 /08 /août /2012 17:22

 

 

 

 

Pierre-Buyoya.jpg

Radio Ndéké Luka Jeudi, 09 Août 2012 13:48

Le Représentant spécial adjoint du Secrétaire général des Nations Unies, par ailleurs Coordonnateur résident et humanitaire du Système des Nations Unies et Représentant résident du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), Modibo Ibrahim Touré, a reçu le 08 août 2012 au siège du BINUCA, à Bangui, l’ex-président burundais, Pierre Buyoya, en sa qualité de médiateur de l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF) en RCA.

A la tête d’une délégation, celui-ci est venu s’enquérir de l’évolution de la situation politique et sécuritaire en République Centrafricaine.

La visite de l’ex-président s’inscrit dans « le suivi des efforts précédemment entrepris par l’OIF pour promouvoir le dialogue politique». « Nous sommes venus encourager le processus », a souligné Pierre Buyoya, qui a aussi fait valoir « la nécessité de concertation au niveau international ».

Modibo Ibrahim Touré, après avoir souhaité la bienvenue à son hôte, a souligné que la présente visite intervient à un moment opportun. En effet, le Représentant spécial adjoint parachève, au nom de la chef du BINUCA, Mme Margaret Vogt, une série de consultations avec des représentants de la communauté internationale, des acteurs de la classe politique et des membres de la société civile.

Dans une interview accordée ce 9 août à Radio Ndeke Luka, au sortir d’une audience avec le ministre en charge de l’Administration du Territoire, l’ancien président burundais a indiqué que l’ « OIF est aussi venue soutenir les efforts du gouvernement dans le cadre de la révision du code électoral. Il s’agit des appuis concrets notamment des suggestions, propositions, la mise à disposition des experts et des matériels ».

Pour lui, « il est souhaitable que le dialogue politique ait lieu et débouche sur la mise en confiance de tous acteurs de politiques. Une voie qui mettrait un terme aux querelles politiques et permettrait à tout un chacun de s’occuper des questions qui engagent la vie d’une nation notamment le développement».

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31 juillet 2012 2 31 /07 /juillet /2012 00:27

 

 

 

 

 

godillots gabonais

Radio Ndéké Luka Lundi, 30 Juillet 2012 13:09

Un coup dur pour la sécurité en République Centrafricaine. Les militaires gabonais en poste à Bangui depuis plus de 10 ans, dans le cadre d'une mission de paix et de sécurité, vont se retirer du pays en 2013.

L’annonce a été faite le 25 juillet 2012, par le Secrétaire général de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC), le Tchadien Nassour Guelengdouksia Ouaidou. Il l’a dit au cours d’une rencontre avec le ministre gabonais de la Défense nationale.

Selon le site de gabonreview.com qui a mis en ligne cette information, interrogé déjà par les députés gabonais au sujet de la présence des soldats gabonais en Centrafrique dans le cadre de la Mission interafricaine de surveillance des Accords de Bangui (Misab), le ministre de la défense nationale gabonaise, avait estimé, en mai dernier, qu’ « il était désormais nécessaire de rapatrier ces hommes vers leur pays ».

Le Secrétaire général de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale (CEEAC) qui recevait le ministre gabonais a déclaré qu’ils ont « en programme de faire remplacer les troupes présentes et de faire en sorte que les troupes centrafricaines assurent, à partir de fin 2013, la sécurité de l’Etat centrafricain».

Des militaires gabonais avaient en effet été déployés en République Centrafricaine pour cette mission créée le 31 janvier 1997 par une coalition de pays africains (Gabon, Burkina Faso, Mali et Tchad).

Autorisée le 6 août de la même année par la résolution 1125 du Conseil de sécurité de l’ONU, le mandat de la Misab avait pris fin le 15 avril 1998. Ceci après que la France lui ait retiré son soutien logistique et financier. Elle a donc aussitôt été remplacée par la Minurca (Mission des Nations unies en République centrafricaine).

Dans un contexte marqué par des contraintes financières, il y a désormais nécessité de rapatrier les militaires gabonais dans leur pays, surtout que des grincements de dents quant à leur poids sur le budget se font entendre. Les hommes de troupe Gabonais ont perdu, durant cette mission de plus de 10 ans, 3 de leurs membres.

 

Gabon: Micopax, les troupes gabonaises en RCA feront leurs bagages en 2013

Ai-Gabon 27 Juillet 2012— La procédure du retrait des troupes gabonaises engagées en Centrafrique était au centre d'un entretien entre le ministre de la défense nationale Rufin Pacôme Ondzounga et le secrétaire général de la Communauté économique des Etats d'Afrique centrale (CEEAC), Nassour G. Ouaidou.

Les deux hommes ont également discuté sur les questions de la sécurité dans le Golf de Guinée. Cette rencontre a servi aux deux parties de revisiter toutes les questions de paix et de sécurité dans la sous-région, selon la source.

La présence des troupes gabonaises en République Centrafricaine est le fait d'un long processus de la mission internationale de surveillance des accords de Bangui (MISAB), suite aux mutineries successives des forces Armées centrafricaines en fin 1996.

Tout ce processus, a indiqué le ministre gabonais de la Défense, rentre dans le cadre de la politique de paix du feu Président Omar Bongo Ondimba qui avait pris conscience de la nécessité d'agir rapidement, afin de trouver des solutions susceptibles de prévenir la contagion des crises en Afrique Centrale, face aux multiples crises internes survenues aux pays voisins du Gabon.

Les parlementaires centrafricains adhèrent à la Paix et à la libre circulation des biens et des personnes dans la CEEAC et recommandent la prorogation de la MICOPAX.

De 150 soldats au départ, l'effectif est ramené depuis le mois de juin dernier à 38 militaires, une période qui a permis au Gabon de prendre le commandement de la Mission de consolidation de la paix en République centrafricaine (MICOPAX).

Depuis le 12 juillet 2009, elle est sous la responsabilité de la Communauté économique des Etats d'Afrique centrale (CEEAC). Elle avait succédé à l'opération FOMUC qui a été lancé le 25 octobre 2002 par une décision de la Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale (CEMAC).

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30 juillet 2012 1 30 /07 /juillet /2012 01:13

 

 

 

 

 

Bozizé et Monique en pleine prière

 

 

Aussitôt rentré du calamiteux sommet des chefs d’Etat de la CEMAC de Brazzaville et repu des plats de couleuvres qu’il y a avalés, Bozizé nomme par décret Emmanuel Bongopassi comme ambassadeur de Centrafrique à Paris, continuant ainsi dans la ligne de l’abaissement de la RCA sur laquelle il mène sa diplomatie. Le décret de cette nomination a été lu ce dimanche sur les antennes de Radio Centrafrique par David Gbanga, le DG de cette station qui intrigue sans cesse dans l’ombre et se positionne de plus en plus pour succéder à l’actuel ministre de la communication de la bozizie.

La rédaction de C.A.P avait eu vent de l’intention de Bozizé de cette nomination pour laquelle la demande d’agrément de Paris avait été sollicitée. C’est même à l’ex-ambassadeur de France à Bangui, Jean-Pierre Vidon qui quittait définitivement la RCA qu’avait été remise la demande d’accréditation de Bongopassi pour qu’il la remettre aux autorités compétentes du quai d’Orsay.

C.A.P avait en effet déjà informé ses lecteurs il y a quelques jours de sa ferme opposition aux perspectives de nomination d’Emmanuel Bongopassi, personnage qu’elle avait qualifié de « fossile bokasiste » et d’être un « cas psychiatrique » et auteur d’un incendie volontaire dûment établi par la police ivoirienne lorsqu’il fut ambassadeur à Abidjan, dont le profil ne correspond nullement à ce que devrait être l’ambassadeur de RCA en France pour répondre à ce que devrait être la qualité des relations d’amitié et de coopération réciproque entre la France et la République centrafricaine.

Il ne manque pas en RCA des personnalités qui pourraient valablement être nommées ambassadeur à Paris mais beaucoup de personnalités susceptibles d’être nommées ne correspondent pas aux critères personnels de Bozizé. Depuis le rappel au pays en novembre 2010 du dernier à occuper le poste de Paris, l’actuel ministre de l’enseignement supérieur, Jean Willybiro-Sako, Bozizé a tourné en rond pendant deux années durant.

Des noms comme ceux de Faustin Touadéra, de Désiré Kolingba, avaient circulé un moment, y compris la fréquente campagne d’intox du vrai faux pasteur et nullissime Joseph Binguimalé qui avait pourtant déjà servi par le passé comme chauffeur dans cette ambassade mais  avait le culot de raconter à qui voulait l’entendre qu’il était un possible recours de Bozizé pour l’ambassade de Paris.

Pendant toute cette période, l’importante ambassade de Paris est restée réduite au rang de chargé d’affaires, statut heureusement tenu avec compétence par le premier Conseiller, Egide Gouguia, un jeune cadre dynamique sur lequel Bozizé n’a cessé malheureusement d’avoir des doutes, allant même jusqu’à le soupçonner à tort et par pure paranoïa, d’être le cerveau depuis Paris, d’une sombre affaire de tentative de déstabilisation dont des chasseurs tchèques venus en RCA ont été accusés et arrêtés pour rien.

L’isolement diplomatique croissant de Bozizé dans la sous-région

S’attirer les foudres de ses pairs, telle est désormais la spécialité de Bozizé. Les récents sommets de l’Union Africaine à Addis-Abeba et celui de la CEMAC à Brazzaville en sont une parfaite illustration et ne sont que les conséquences d’une situation générale qui de sommet en sommet, ne fait que s’empirer.  

Au sommet de la CEMAC de Bangui en janvier 2010 déjà, Bozizé avait eu la particularité d’avoir irrité presque tous ses homologues à qui il avait fourni à chacun, un sujet d’énervement contre lui. Idriss Déby avait quitté le sommet en feignant d’aller aux toilettes tout en prenant la direction de l’aéroport pour reprendre son avion.

Ali Bongo du Gabon à qui Bozizé n’avait eu de cesse de promettre son soutien à son candidat pour le gouvernorat de la BEAC, a été profondément déçu car le moment venu, ladite promesse n’a pas été tenue et le candidat du Gabon n’a pu décrocher le poste. Dernièrement à Addis-Abeba, les voix du Tchad ainsi que celle de la RCA dont pourtant le Gabon a contribué à l’apurement des arriérés de cotisations à l’UA afin de lui permettre de voter pour son candidat, aurait cruellement manqué à Jean Ping dans son face à face avec Mme Dlamini Zuma. Quoi d’étonnant qu’après tout cela, le Gabon puisse confirmer le retrait fin 2012 début 2013 de son contingent de la MICOPAX.

S’agissant du Cameroun, le traitement très peu diplomatique et humiliant infligé par Bozizé à Antoine Ntsimi, refoulé de l’aéroport Bangui-M’poko comme un malfrat, ne pouvait nullement arranger les relations de Bozizé avec Paul Biya. A Brazzaville il y a quelques jours, le candidat de Paul Biya pour la présidence de la commission a été battu après Antoine Ntsimi dont la réunion des ministres avait déjà rejeté la candidature.

Pour ce qui est du Congo Brazzaville, selon nos informations, les fiches mensongères dont Claude Richard Gouandja, un des sécurocrates du régime abreuve régulièrement Bozizé lequel prend tout ce qui y est affirmé pour argent comptant, agacent et irritent aussi énormément le président Sassou Nguesso de plus en plus exaspéré par Bozizé. La seule vraie consolation que Bozizé a eue à Brazzaville, c'est le principe d'une enveloppe de 5 milliards de F CFA après la première de 8 milliards de 2009 dont on ne sait pas très ce qu'il en a fait,  décidée et dégagée à nouveau par le sommet pour le désarmement en RCA. Malgré ses turpitudes, Bozizé continuent bizarrement de bénéficier contre toute raison de la générosité de ses pairs.

La Rédaction

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26 juillet 2012 4 26 /07 /juillet /2012 18:19

 

 

 

 

 

saleh-kebzabo

MZ 3

 

26/07/2012 à 16h:25 Par Jeune Afrique

L'arrivée au pouvoir de François Hollande relance l'Internationale socialiste en Afrique francophone.

Depuis l'arrivée au pouvoir de François Hollande, l'Internationale socialiste (IS) est très convoitée, et les demandes d'adhésion en provenance d'Afrique francophone affluent ou se confirment. Les partis des deux opposants Saleh Kebzabo (Tchad) et Martin Ziguélé (Centrafrique), l'Union nationale pour la démocratie et le renouveau (UNDR) et le Mouvement de libération du peuple centrafricain (MLPC), vont ainsi faire leur entrée lors du comité Afrique de l'IS, présidé par le Sénégalais Ousmane Tanor Dieng, qui se tiendra à Praia (Cap-Vert) les 30 et 31 juillet.

Autre formation candidate dans la perspective du Congrès de l'IS prévu fin août au Cap (Afrique du Sud) et auquel est annoncée Ségolène Royal : la Renaissance du Bénin (RB) de Léhady Soglo. Hasard ? Emmanuel Golou, le nouveau président du Parti social démocrate (PSD) béninois, déjà membre de l'IS, vient d'effectuer une tournée des « amis » à Paris. Rue de Solférino, c'est Jean-Christophe Cambadélis, secrétaire national à l'Europe et à l'international du PS, qui traite ces demandes d'adhésion. Toujours à la manoeuvre aussi, Thomas Melonio, l'ex-« Monsieur Afrique » du parti devenu conseiller à l'Élysée.

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26 juillet 2012 4 26 /07 /juillet /2012 17:14

 

 

 

-OIF.jpg

 OIF

ParRFI jeudi 26 juillet 2012

En RDC, alors que la ministre française déléguée à la Francophonie Yamina Benguigui est à Kinshasa, la direction de l'Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), le parti de l'opposant Etienne Tshisekedi (qui revendique toujours sa victoire à la dernière présidentielle), s'est rendue ce mercredi 25 juillet à l'ambassade de France. Elle y a déposé mercredi une pétition (portant 20 000 signatures selon le parti) pour demander la délocalisation vers un autre pays des assises la Francophonie prévue dans la capitale congolaise en octobre prochain.

En RDC, la délégation, conduite par le secrétaire général de l'UDPS Bruno Mavungu Pwati, s’est rendue à l'ambassade de France pour déposer une pétition afin de demander la délocalisation, vers un autre pays, du sommet de la Francophonie prévu dans la capitale congolaise en octobre prochain. Il a été reçu par l'ambassadeur Luc Hallade et le directeur de cabinet de la ministre.

« L’UDPS demande que ce sommet ne se tienne pas en République démocratique du Congo, explique Bruno Mavungu Pwati, que la tenue de ce sommet soit délocalisée dans un autre pays. Les raisons sont connues. Qui dirige le pays aujourd’hui ? Le président qui a été élu ne peut pas pour l’instant recevoir ses pairs parce que c’est lui, Etienne Tshisekedi, qui doit recevoir les présidents étrangers qui viennent dans notre pays. Vous savez que Kabila a tué à Kinshasa beaucoup de nos combattants, après les élections. Les chars ont circulé à travers la ville. Aujourd’hui le pays n’est ni géré, ni dirigé ».

La réponse de la majorité présidentielle arrive par la voix du ministre des Médias et porte-parole du gouvernement. Lambert Mende dénonce la démarche de l'UDPS. Pour lui, ce n'est ni à la France, ni à François Hollande de décider de l'endroit où devrait se tenir le sommet controversé.

« Le sommet de la Francophonie est une initiative de l’Organisation internationale de la Francophonie [OIF] dont le gouvernement français ne détient pas la propriété, annonceLambert Mende. Donc on s’étonne... Pourquoi diriger cette requête en direction du gouvernement français. C’est manifestement des orphelins de la Françafrique. C’est donc infantile et encore une fois aberrant.»

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23 juillet 2012 1 23 /07 /juillet /2012 15:13

 

 

 

 

 

fmi-logo

 

Avec AFP Mis à jour le 20/07/2012 à 21:51 | publié le 20/07/2012 à 21:45

Un économiste du Fonds monétaire international (FMI) en passe de quitter cette organisation lui reproche ses "échecs" en matière de surveillance et le "parti pris européen de sa direction", selon sa lettre de démission révélée aujourd'hui par CNN.

"Après vingt ans de service", Peter Doyle, conseiller au département Europe du FMI, reproche au Fonds de ne pas avoir émis les "mises en gardes répétées et en temps utile qui s'imposaient" à la zone euro alors que les racines de la crise que celle-ci traverse avaient été selon lui "identifiées bien en amont", selon ce document mis en ligne par CNN.

Il explique: "j'ai honte d'avoir été associé au FMI". Et de dénoncer "l'incompétence" du FMI, qui avait identifié les causes de la crise de la zone euro "de longue date" et n'a pourtant pas été capable de la prévenir.

M. Doyle, qui fut au sein de son département chef de la division couvrant la Suède, le Danemark et Israël, attribue notamment les "échecs du FMI en matière de surveillance" au "parti pris européen" du Fonds qui, dit-il, ne cesse "de se renforcer" et se transmet par capillarité du sommet à "l'ensemble de l'organisation".

Le FMI a toujours été dirigé par un Européen, et "même sa directrice générale actuelle", la Française Christine Lagarde, malgré "son sexe, son intégrité et son ardeur", ne "peut racheter l'illégitimité fondamentale du processus ayant abouti à sa sélection", écrit-il en date du 18 juin.

Interrogé par l'AFP sur le contenu de cette lettre, un porte-parole du Fonds, William Murray, a simplement indiqué que "les remarques" de l'intéressé étaient déjà "bien connues et de nature publique" depuis un certain temps.

 

 

NDLR : Ces critiques sont d’autant plus pertinentes qu’elles viennent d’un cadre de l’institution même. Comment expliquer en effet que par exemple en Centrafrique où le régime de Bozizé est passé maître dans l’art du non-respect systématique de la chaîne de dépenses des finances publiques allant jusqu’à refuser exprès l’utilisation des outils informatiques préconisés par le FMI ; comment comprendre qu’un pouvoir qui excelle dans  la dissimulation au même FMI de certaines ressources extrabudgétaires comme les bonus de certaines sociétés minières, cette institution puisse  lui décerner régulièrement des satisfécits et lui octroyer comme elle vient de le faire une facilité de crédits en sachant qu’il n’y a absolument aucune garantie d’une bonne gestion de ces crédits consentis. Le FMI est généralement seul à percevoir souvent des efforts fournis par le régime Bozizé. 

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18 juillet 2012 3 18 /07 /juillet /2012 01:37

 

 

 

 

 

vote ambassade Paris

Selon des informations de sources dignes de foi, c’est finalement le sieur Emmanuel BONGOPASSI que Bozizé aurait choisi de proposer comme ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République centrafricaine en France avec résidence à Paris. Une demande d’accréditation aurait été introduite auprès des autorités françaises compétentes qui n’auraient pas encore donné leur avis. Il y a lieu de rappeler que depuis le départ de Jean Willybiro Sako en novembre 2010, le poste de Paris est demeuré jusqu’à ce jour sans ambassadeur.

Ce choix de Bozizé en faveur d’un pareil individu est franchement très surprenant et inacceptable dans la mesure où tant le passé diplomatique de délinquant de ce bonhomme aussi bien que son déséquilibre mental ne plaident nullement en faveur de sa présence dans une représentation diplomatique comme Paris aujourd’hui.

Qui est Emmanuel Bongopassi ?

S’il est vrai que Bozizé et Bongopassi se connaissent bien pour avoir été tous les deux de fidèles serviteurs de l’ex-empereur Jean Bedel Bokassa 1er à la cour impériale de Bérengo, le premier comme aide de camp de « sa majesté » et le second comme DG du protocole impérial, on a quelque mal à comprendre que le choix de Bozizé puisse porter sur un véritable cas social tel qu’Emmanuel Bongopassi qui vit actuellement comme un bohémien.

Il est un ancien repris de justice déjà du temps même de Bokassa qui l’avait fait condamner par la justice pour détournement des fonds généreusement alloués naguère par le président Omar Bongo du Gabon pour éponger les dettes de l’ambassade de la RCA à Libreville. Il a fui de prison en traversant le fleuve Oubangui via Zongo pour se retrouver à Brazzaville où il s’était constitué en exilé soi-disant politique durant des années. C’est avec l’arrivée de Patassé au pouvoir en 1993 qu’il est revenu à Bangui.

Emmanuel Bongopassi est un cas psychiatrique. Il avait aussi détourné une somme de 60 millions de F CFA représentant les bourses des étudiants centrafricains en Côte d’Ivoire en arguant que le magot aurait également consumé avec l’incendie de la voiture Mercedes de l’ambassadeur. Les enquêtes ont démontré qu’il était lui-même l’auteur de l’incendie criminel de la voiture mais l’argent n’était pas en réalité dans la voiture brûlée.  

Il est vrai que la recherche effrénée par Bozizé d’un profil lisse et d’une personnalité servile et docile ne pouvant pas le déranger politiquement pour en faire un ambassadeur en France l’a conduit depuis si longtemps à écarter plusieurs candidatures crédibles mais cela ne doit pas le conduire à exhumer à présent un fossile bokassiste de la trempe de Bongopassi qui a déjà suffisamment donné les preuves et la mesure de son manque de probité, de son incompétence et de son sens de la prédation dans certaines ambassades de Centrafrique en Afrique dont il n’a pas hésité par le passé à en détourner les maigres deniers. C’est franchement désespérant de constater qu’avec Bozizé il faut être un voleur et un détourneur de deniers publics pour prétendre à une quelconque promotion.

Quelques recherches faites par la rédaction de C.A.P dans les archives du journal officiel de la RCA de l’époque nous édifient sur le personnage d’Emmanuel Bongopassi. Il n’a rien à faire à Paris et Centrafrique-Presse recommande fortement aux autorités françaises d’émettre un avis très défavorable à cette demande d’accréditation car la personnalité de cet individu n’est pas à la hauteur des relations amicales de coopération qui doivent exister entre la France et la RCA. (Lire ci-dessous)

La Rédaction

 

JOURNAL OFFICIEL DE LA REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE

15 novembre 1971

-Ministre Délégué à la Présidence de la République,

Chargé des Transports Fluviaux et des Relations avec le Secteur Privé : M. Jean-Marie WALLOT

-Ministre des Eaux et Forêts et des Mines : M. Christian SOMBODEY

-Ministre de la Justice: M. Louis-Pierre GAMBA

-Ministre du Tourisme : M. Joachim DA SILVA

-Ministre de l'Energie : M. André ZANIFE TOUAMBONA

-Ministre Délégué à la Présidence de la République Chargé des Anciens Combattants et de la Jeunesse Pionnière Nationale :M. Antonio FRANCK

-Secrétaire d'Etat aux Travaux Publics, Chargé des Travaux d'entretien, de bitumage et de voirie de tous les centres urbains de la République :M. Augustin DALLOT-BEFIO

-Secrétaire d'Etat à l'Elevage :M. Fidèle BAKRY

-Secrétaire d'Etat à la Jeunesse et aux Sports M. Gaston BANDA-BAFIOT

-Secrétaire d'Etat et Grand Maître de Cérémonies à la Présidence de la République, Chargé en matière de Protocole d'Etat de la coordination avec tous les Départements Ministériels et de l'organisation des-Services d'Accueil de la République :M. Emmanuel BONGOPASSI

Art. 4. -Le présent décret sera publié au Journal Officiel et communiqué partout où besoin sera.

Général de Division Jean-Bedel BOKASSA

 

Secrétaire d'Etat et Grand Maître de Cérémonies à la Présidence de la République, Chargé en matière de Protocole d'Etat de la coordination avec tous les Départements Ministériels et de l'organisation des-Services d'Accueil de la République: M. Emmanuel BONGOPASSI

Art. 4. -Le présent décret sera publié au Journal Officiel et communiqué partout où besoin sera.

Général de Division Jean-Bedel BOKASSA

 

LE PRESIDENT A VIE DE LA REPUBLIQUE,

PRESIDENT DU GOUVERNEMENT

Par Décret n° 76/091 du 16-2-76, M. Emmanuel BONGOPASSI, Attaché Principal d'Administration de 3e classe 4" éch. est nommé Directeur Général du Protocole d'Etat au Ministère des Affaires Etrangères, en remplacement du Colonel de Police Delphin NGUEMA appelé à d'autres fonctions.

Le présent Décret qui abroge toutes dispositions antérieures contraires prend effet pour compter de la date de sa signature.

Général de Division Jean-Bedel BOKASSA

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16 juillet 2012 1 16 /07 /juillet /2012 17:58

 

 

 

 

 

Fomac forces

R

adio Ndéké Luka Lundi, 16 Juillet 2012 11:56

3 morts, c’est le bilan global de l’incident qui a eu lieu ce 15 juillet à Bangui, entre les éléments de la Gendarmerie centrafricaine et ceux de la Police Constituée de la Force Multinationale de l’Afrique Centrale (FOMAC).

Deux éléments de la Gendarmerie Nationale qui assuraient la sécurité des Bus de la SONATU ont été assassinés dans la nuit du dimanche 15 au lundi 16 juillet 2012 à leur poste au "Stade 20 places" à Bangui. Les gendarmes ont été abattus sommairement par des éléments de la Police Constituée en acte de vengeance.

Selon les témoignages recueillis aussitôt par Radio Ndeke Luka ce 16 juillet auprès de la gendarmerie nationale, « tout est parti d’une altercation opposant dans un premier temps deux frères d’armes de la Police constituée dans un bar au marché Km5 de Bangui. L’intervention des éléments de la Gendarmerie en patrouille dans le secteur pour les calmer, a dégénéré  et il y  a eu  des échanges de tirs entre les deux corps. Un policier de la FOMAC  a été tué. »

Pris de colère, les autres éléments de la FOMAC à bord de leur pick-up, ont ramassé le corps, et l’ont transféré à la morgue de l’hôpital communautaire avant que deux d’entre eux ne reviennent en trombe vers le complexe sportif Barthélémy Boganda pour la vengeance, relatent d’autres sources.

Après s’être informés de la présence des éléments de la Gendarmerie en poste à la Direction de la SONATU, ces policiers de la Force Multinationale de l’Afrique Centrale, se sont orientés vers les 2 gendarmes en service. Sans crier gare, ils ont ouvert le feu sur eux avant de battre en retraite.

Un élément de la FOX Sécurité de garde au stade ce 15 juillet, qui  a failli être du nombre de victimes raconte : « ils m’ont d’abord ordonné de m’allonger sur le sol et je l’ai fait sans hésitation. C’est à ce moment-là qu’un autre policier s’est rendu compte que je ne suis pas un gendarme. Ils m’ont lâché pour aller tuer les gendarmes ».

Informée, Radio Ndeke Luka s’est rendue à la morgue de l’Hôpital Communautaire de Bangui où le reporter a constaté la présence du corps du policer de la FOMAC, tandis que les dépouilles des 2 gendarmes se trouvent à la morgue de l’Hôpital Général de Bangui.

Les autorités administratives et militaires de la gendarmerie et de la FOMAC ne se sont pas encore officiellement prononcées sur cet incident. Toutefois, des inquiétudes se font sentir au sein de la population banguissoise.

Rappelons qu’au mois de mars 2011, un officier de la FOMAC avait été grièvement agressé par des malfrats au quartier Combattant dans le 8ème arrondissement de Bangui. Impulsifs, d’autres éléments de la FOMAC ont improvisé une descente musclée dans ledit quartier. Les actions menées en représailles par les éléments de la FOMAC ont entrainé  la mort d’une femme et fait de nombreux blessés graves.

Or, « le comportement de certains militaires de la FOMAC n’est pas de nature à honorer le travail noble qu’ils sont venus faire en Centrafrique » a dénoncé le premier président de l’Observatoire Centrafricain des droits de l’Homme (OCDH), Mathias Barthélémy Morouba, le 26 juillet 2011.

 

NDLR : Des histoires de flics et gendarmes centrafricains dans un bistrot qui dégénèrent avec des éléments de la FOMAC et qui entraînent autant de morts. Manifestement la présence des éléments de la FOMAC est de moins en moins indispensable à Bangui. Il est temps que les différents contingents regagnent leur pays comme le demandent d’ailleurs depuis longtemps les autorités de ces pays.

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14 juillet 2012 6 14 /07 /juillet /2012 23:29

 

 

 

 

union-africaine-nouveau-siege.jpg


ADDIS ABEBA AFP / 14 juillet 2012 20h54 - Le Conseil de paix et de sécurité (CPS) de l'Union africaine (UA) a réclamé samedi à Addis-Abeba la dissolution effective de l'ex-junte au Mali, en dénonçant ses interférences inacceptables dans le processus de transition en cours.

Le CPS demande la fin des interférences inacceptables de la junte militaire et de ses soutiens civils dans la gestion de la transition et la dissolution effective du CNRDRE (Comité National pour le Redressement de la Démocratie et la Restauration de l'Etat ) qui avait pris le pouvoir le 22 mars à Bamako, selon les conclusions de la réunion, lues par le commissaire de l'UA à la paix et à la sécurité, Ramtane Lamamra devant la presse.

Le Conseil de paix et de sécurité de l'UA appelle également à la finalisation rapide de la liste des individus dont l'action entrave la transition afin de permettre l'imposition immédiate de sanctions par l'UA et la Cédéao (Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest) contre ces individus, poursuit le texte.

Les chefs d'Etat d'Afrique de l'Ouest avaient déjà exigé samedi dernier un gouvernement d'union nationale au Mali d'ici au 31 juillet, sous peine de sanctions.

Ce durcissement de ton illustrait l'impatience des capitales d'Afrique de l'Ouest face au statu quo à Bamako malgré une multitude de sommets et de concertations, et la lenteur à faire avancer une transition permettant de tourner définitivement la page du coup d'Etat du 22 mars.

Réuni à la veille du 19e sommet de l'UA, le CPS -- organe de l'UA compétent dans la réponse aux crises et conflits sur le continent -- réclame également la mise en place d'une commission d'enquête sur l'agression au cours de laquelle le président par intérim Diancouta Traoré a été blessé le 21 mai par des manifestants hostiles à son maintien comme chef de la transition.

Le président Traoré se trouve depuis le 23 mai à Paris pour des soins.

Cette commission devra faire la lumière sur l'agression, afin d'identifier ses auteurs et ceux qui l'ont favorisé afin de les traduire en justice, poursuit le Conseil dans ses conclusions.


(©)

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14 juillet 2012 6 14 /07 /juillet /2012 23:27

 

 

 

Ban Ki moon

 

Dakar (Sénégal) 2012-07-14 15:48:57 (APA) - Le Secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon, a nommé l’ancienne Secrétaire générale adjointe de l’ONU, Asha-Rose Migiro de la Tanzanie, au poste d’Envoyée spéciale pour le Vih/Sida en Afrique, et l’Algérienne Leila Zerrougui, en poste à la Mission de l’ONU en RDC, au poste de Représentante spéciale pour l’Enfance et les conflits armés, selon un communiqué publié par l’organisation internationale.

Durant son mandat de Secrétaire générale adjointe de 2007 à 2012, Mme Migiro s’était totalement investie pour promouvoir une réponse face au Sida, dans le monde et en Afrique, avec un accent particulier sur la réduction de la vulnérabilité des femmes et des filles, tout en préservant les droits des personnes vivant avec le Vih, a indiqué un communiqué de presse publié par l’ONUSIDA et parvenu samedi à APA.

“Il y a une dizaine d’années, le Vih en Afrique était presque entièrement une épidémie du désespoir. Aujourd’hui, nous enregistrons des progrès contre le Sida que nous ne pensions jamais faisables. C’est le moment de porter nos efforts à un niveau supérieur. Je souscris à la vision du Secrétaire général selon laquelle, la lutte pour mettre fin au Sida en Afrique commence dès maintenant", a déclaré Rose Migiro, qui remplace Elizabeth Mataka qui occupait ce poste depuis 2007.

Par ailleurs, Leila Zerrougui de l’Algérie, va remplacer Radhika Coomaraswamy au poste de Représentante spéciale pour l’Enfance et les conflits armés.

Mme Zerrougui est actuellement la Directrice adjointe de la Mission de stabilisation de l’Organisation des Nations Unies (MONUSCO) en RD Congo, où depuis 2008 elle orientait les efforts de la Mission pour renforcer l’Etat de droit et protéger les civils.

Les enfants et les femmes restent les principales victimes des divers conflits qui secouent le continent africain. Des enfants sont très souvent appelés et enrôlés comme enfants soldats, indique-t-on.

De même, l’Afrique reste le continent le plus affecté par le Vih, selon l’ONUSIDA rappelant qu'en 2010, près de 68% des personnes vivant avec le Vih résidaient en Afrique sub-saharienne.

La région compte également 70% de toutes les nouvelles infections par le virus du Sida à travers le monde.

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