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26 avril 2008 6 26 /04 /avril /2008 00:29

 

 

Tripoli, - 24/04/2008 - Libye - (PANA) - Le secrétaire aux affaires de l'Union Africaine au comité populaire général libyen des relations extérieures et de la coopération internationale, Dr Ali Triki, s'est réuni jeudi à Tripoli, avec l'émissaire du secrétaire général des Nations unies au Tchad et en Centrafrique, le portugais, Victor Da Silva Angelo, actuellement en visite en Libye.

La rencontre a permis d'examiner les efforts de la Libye en faveur de la réalisation de la paix au Tchad, au Soudan et en Centrafrique, ainsi que les résultats de la visite effectuée le 15 avril courant en Libye par le président centrafricain François Bozizé, accompagné par la Commission du dialogue national en Centrafrique qui comprend le gouvernement et les autres factions politiques.


L'émissaire du secrétaire général des Nations unies a, au cours de cette réunion, demandé le soutien de la Libye pour le programme exécuté par l'ONU pour la formation d'agents de police en Centrafrique et au Tchad en vue de contribuer au maintien de la sécurité et de la paix à l'intérieur des camps de réfugiés dans les deux pays.


Les deux responsables ont convenu au cours de cette rencontre, de la coopération entre les Nations Unies et la Libye dans ce domaine.


La Libye a, rappelle-t-on, déployé et continue à déployer d'intenses efforts pour assurer la sécurité et la stabilité dans la région, notamment dans le Darfour. Dans ce cadre, elle a accueilli durant les dernières années plusieurs mini-sommets africains consacrés aux développements de la situation dans la région, notamment la paix dans la province du Darfour et l'apaisement de la tension entre le Soudan et le Tchad.


Elle a parrainé aussi le 2 février 2007 à Syrte (centre de Libye) la signature d'un accord de paix entre le gouvernement de la Centrafrique et le Front démocratique du peuple centrafricain (FDPC) du général Abdoulaye Miskine et qui associe aussi l'Union des forces démocratiques pour le rassemblement (UFDR).



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23 avril 2008 3 23 /04 /avril /2008 14:33

 

 

Bruxelles 23/04/2008 Belgique (PANA) - Un colonel suédois, Hans Am, en opération au sein de la Force européenne au Tchad et en Centrafrique (EUFOR) a été relevé de ses fonctions par la hiérarchie militaire de son pays, pour "rétention d'informations", a appris mercredi la PANA de source officielle à Bruxelles.


Le colonel Hans Am est accusé par l'armée suédoise "d'avoir dissimulé des informations sur les actes de torture commis sur un milicien congolais par des soldats français de l’opération Artémis, en juillet 2003, en Ituri", en République démocratique du Congo.


Un haut fonctionnaire européen à Bruxelles a confié à la PANA que l’affaire est suivie de près par Javier Solana, Haut représentant de l’Union européenne pour la politique extérieure et de sécurité commune, responsable politique direct des opérations militaires de l’Union européenne.

Le colonel suédois a été révoqué de l’armée de son pays en même temps que le vice-amiral Jorgen Ericson, qui était responsable du contingent suédois lors de l’opération Artémis.

Placée sous le commandement de la France, cette mission militaire européenne fut lancée d’avril à juillet 2003, pour sécuriser la ville de Bunia, qui était le théâtre des massacres interethniques.

Les milices commandées par des chefs de guerre se disputaient le contrôle de mines d’or de l’Ituri (est de la RD Congo) qui se trouve être le champs aurifère le plus étendu du monde.

L’affaire a éclaté en Suède suite à la diffusion à la télévision d’un reportage montrant un milicien congolais attaché par un lacet à la gorge et mené ainsi jusqu’à la base franco-suédoise de Chem-Chem à Bunia. Au cours d’un interrogatoire qui a duré plusieurs heures, les soldats français ont soumis le Congolais a une simulation de noyade pour lui arracher des aveux.

Selon le témoignage des soldats suédois, les cris du prisonnier congolais étaient entendus dans toute la base de Chem-Chem où il a été soumis à un simulacre d’exécution par un officier français.

Les soldats suédois témoins de ces scènes auraient par la suite remis un rapport à l’officier supérieur, commandant du contingent suédois de l’Artémis, qui lui n’a pas retransmis l’information à sa hiérarchie.


A Bruxelles, dans le milieux des institutions européennes, on tient désormais à éviter que de tels actes ne puissent se reproduire au cours de l’opération EUFOR-Tchad/RCA, déployée depuis le 12 février dans l'est du Tchad et en Centrafrique, pour y assister une mission de police de l'ONU et protéger quelque 450.000 réfugiés du Darfour (ouest du Soudan) et déplacés tchadiens et centrafricains.


Pour être au complet, l'EUFOR devrait être composée, à partir de mai, de 3.700 soldats venant de 16 pays européens, dont 2 100 Français.

 


Un colonel du 1er RPIMA de Bayonne accusé de torture

 

EITB 24 23/04/2008

 

Les faits remontent à 2003. Les soldats suédois qui étaient aux côtés des français pour rétablir l'ordre au Congo, auraient été témoin de la simulation d'exécution sur un prisonnier congolais.

Le 2 avril dernier, une équipe de la télévision publique suédoise, la SVT a diffusé un documentaire révélant que des soldats français auraient maltraité un prisonnier congolais pendant l'opération Artémis, en juillet 2003, dans la province de l'Ituri, dans le nord-est de la République démocratique du Congo.


Parmi les hommes mis en cause figure le colonel Christophe Rastouil, ancien chef du 1er RPIMA de Bayonne qui commandait des forces spéciales françaises en Ituri.

Les soldats suédois qui étaient aux côtés des français pour rétablir l'ordre au Congo, auraient été témoin de la simulation d'exécution sur un prisonnier congolais réalisée par des soldats français.

 

Le colonel Rastouil a écrit une lettre à la télévision suédoise pour démentir ces accusations et il a qualifié ces accusations de "diffamatoires". L'armée française va demander une "enquête approfondie" sur les faits.

 

 

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14 avril 2008 1 14 /04 /avril /2008 23:48

jeudi 17 avril à 09H00 à Bangui

Conférence de presse conjointe
de Monsieur BRYLLE et du Général GANASCIA
le jeudi 17 avril à 09h00 à Bangui

N’Djamena- 14/04/2008: Le Représentant spécial de l’Union européenne pour le Soudan et l’Opération EUFOR-TCHAD/RCA, Monsieur Torben BRYLLE et le Commandant de la Force européenne TCHAD/RCA, le Général Jean-Philippe GANASCIA tiendront une conférence de presse conjointe le jeudi 17 avril 2008 à 09h00 dans la salle de conférence de la résidence JM, avenue de l’Indépendance face au Palais de l’Assemblée Nationale à Bangui.

Le RSUE et le Commandant de l’EUFOR-TCHAD/RCA feront un point de situation relatif au déploiement de la Force sur le terrain et répondront aux questions des journalistes.

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10 avril 2008 4 10 /04 /avril /2008 00:21

 


SUR  LA SITUATION AU TCHAD, EN RCA ET DANS LA SOUS-RÉGION

 

Conseil de sécurité

SC/9295
AFR/1678

 

Département de l’information • Service des informations et des accréditations • New York

 

On trouvera ci-dessous le texte intégral de la déclaration faite à la presse par le Président du Conseil de sécurité, M. Dumisani S. Kumalo (Afrique du Sud), sur la situation au Tchad, en RCA et dans la sous-région:

 

Les membres du Conseil de sécurité ont entendu un exposé du Sous-Secrétaire général, M. Edmond Mulet, sur la situation au Tchad, en République centrafricaine et dans la sous-région, et sur le déploiement de la Mission des Nations Unies en République centrafricaine et au Tchad (MINURCAT) et de l’opération EUFOR Tchad/RCA.

 

Les membres du Conseil de sécurité ont réitéré leur préoccupation à l’égard de la situation à l’est du Tchad et au nord-est de la République centrafricaine, notamment sur le plan humanitaire alors que le nombre de personnes réfugiées et déplacées continue d’augmenter.  Ils ont exprimé leur inquiétude à l’égard de la menace que l’insécurité fait peser sur la conduite des opérations humanitaires.

 

Les membres du Conseil de sécurité se sont réjouis des progrès du déploiement de la MINURCAT et de l’opération EUFOR Tchad/RCA, et ont encouragé les États Membres à soutenir ces déploiements notamment par des contributions appropriées en personnel et en moyens.  Ils ont souligné que le déploiement intégral de la MINURCAT et de l’EUFOR Tchad/RCA contribuera à la protection des populations civiles vulnérables ainsi qu’à faciliter la fourniture de l’assistance humanitaire, conformément à la résolution 1778 (2007).

 

Les membres du Conseil de sécurité ont félicité le Président Wade du Sénégal pour ses efforts de médiation ayant permis la signature de l’accord de Dakar du 13 mars 2008 entre le Soudan et le Tchad.  Ils ont appelé fortement le Soudan et le Tchad à respecter ces engagements réciproques ainsi que leurs engagements précédents, ont salué la création du Groupe de Contact, coprésidé par la Libye et le Congo et dont la première réunion doit se tenir à Libreville, et ont encouragé les pays de la région à s’impliquer activement dans le suivi de cet accord.

 

Les membres du Conseil de sécurité ont condamné la persistance de l’activité armée de groupes rebelles au Tchad, notamment l’attaque conduite sur Adé le 1er avril dernier. Ils ont exhorté toutes les parties concernées au respect de l’accord de Syrte du 25 octobre 2007.

 

Les membres du Conseil de sécurité ont encouragé les autorités tchadiennes à persévérer sur la voie du dialogue politique initié par l’accord du 13 août 2007. Ils ont également encouragé le Gouvernement de la République centrafricaine à continuer ses efforts pour promouvoir un dialogue politique inclusif.

 

 

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4 avril 2008 5 04 /04 /avril /2008 20:59


(Bakchich 03/04/2008)

Des investissements supérieurs aux sommes injectées par la Banque Mondiale, 800 000 Chinois installés sur place… L’Afrique est en passe d’être dévorée toute crue par l’Empire du milieu.

La croissance et même la survie économique de la Chine dépendent, paradoxalement et pour une part croissante, du continent le moins développé, l’Afrique. Pékin absorbe désormais 25 % de tout le cuivre consommé à travers le monde, 40 % du charbon, 35 % de l’acier, 10 % du pétrole et sa demande ne cesse de croître, et 90 % de tout l’aluminium. Une économie dévoreuse d’énergie, boulimique en matières premières qui s’est tout naturellement tournée vers la région qui en est le mieux pourvu.

Les Chinois ont lancé une véritable OPA sur l’Afrique en profitant à la fois de la perte d’influence occidentale, notamment française en Afrique de l’Ouest, et de la crise que traversent les institutions chargées de l’aide au développement : en 2007 Pékin a investi plus de 9 milliards de dollars en Afrique alors que la Banque Mondiale s’est révélée incapable d’y injecter plus de 2,5 milliards de dollars. L’organisation internationale basée à Washington tente désormais de convaincre la Chine de devenir son partenaire pour le financement des projets africains.

La Chine à l’assaut de l’Afrique© PieR GajewskiPlus de 800 000 Chinois travaillent déjà sur ce continent pour plus de 900 entreprises de toutes tailles. Ils extraient le cuivre et le cobalt en Zambie et au Congo, le platine et le chrome au Zimbabwe ; ils achètent d’énormes quantités de bois au Gabon, au Cameroun, au Mozambique, en Guinée équatoriale et au Libéria, ainsi que l’acier, l’or, le charbon, le nickel dans tous les pays de cette zone qui en détiennent ou en produisent. L’Angola fournit la moitié du pétrole importé d’Afrique par Pékin. En janvier 2005 le gouvernement de Luanda a bénéficié d’un prêt chinois de 2 milliards de dollars gagés sur le pétrole, qui a augmenté d’un milliard de dollars l’année suivante. Officiellement pour réparer les infrastructures déficientes.

Les Chinois détournent le regard


En réalité, la Chine sait qu’elle traite avec des régimes totalement corrompus qui détournent à leur profit une partie de ces sommes. En juillet 2005, la Chine et le Nigeria, autre exemple de corruption à tous les niveaux, ont signé un accord de 800 millions de dollars qui prévoit la livraison de 30 000 barils de pétrole quotidien à la Chine ; le régime nigérian a aussi octroyé à la Chine des licences de forage en échange de 4 milliards de dollars.

Pour les nombreux dictateurs qui peuplent cette région, Pékin constitue une manne et une bénédiction : le régime chinois offre une alternative au tête à tête de plus en plus pesant et tendu avec les occidentaux, ne manifeste aucune exigence en matière de démocratie ou de bonne gouvernance, et enfin, propose gratuitement des services que ces régimes ont toujours été incapables d’offrir à leur population. Plus de 15 000 médecins chinois ont ouvert des dispensaires dans 47 États africains.

La Chine : un généreux investisseur


Désormais, l’Afrique fournit 1/3 du pétrole importé par Pékin. Ce qui explique qu’en 2006-2007, le Président chinois Hu Jin Tao ait visité 17 pays du continent. En 2005, le flux commercial entre la Chine et l’Afrique s’élevait à 40 milliards de dollars, il dépassera les 100 milliards de dollars avant 2010. Les réserves financières de la Chine dépassent 1 500 milliards de dollars et Pékin joue de cette puissance financière pour séduire, contrôler. En juin 2006, le Sénégal a ainsi bénéficié d’un allègement de sa dette, qui atteignait alors 20 millions de dollars.

Par ailleurs, la Chine s’est engagée à investir 35 millions de dollars dans le dernier délire pharaonique du Président Wade, la construction du plus grand théâtre d’Afrique de l’Ouest. Aussi mauvais gestionnaire que grand mégalomane, le dirigeant sénégalais se montre très satisfait de la réactivité chinoise : « un contrat », confie-t-il, « qui était discuté et négocié pendant cinq ans avec la Banque Mondiale, est conclu en 3 mois avec les Chinois ».

Il est vrai que pour Pékin, le temps presse. Et l’ampleur des investissements est à la mesure de cette urgence. 15 milliards de dollars ont été investis au Soudan depuis 1996, essentiellement dans le pétrole, et 500 000 barils par jour sont extraits, en grande partie par la CNPC (China National Petroleum Corporation), autorisée à extraire directement les gisements. Pékin finance et arme également les rebelles tchadiens avec, comme objectif, le contrôle des zones pétrolifères du pays.

Vive les matières premières !


Étendre la présence chinoise en République du Congo est devenu une autre priorité. Le plus grand pays d’Afrique est aussi l’un des plus pauvres au monde, avec un revenu annuel par habitant de 714 dollars. C’est également potentiellement le plus riche : son sous-sol recèle les plus importantes réserves mondiales de cobalt et de tantalum, un métal rare, et d’énormes gisement de cuivre, d’or, de diamants, de manganèse, d’uranium et de zinc. Un accord signé en septembre 2007 prévoit que la Chine injectera 6,5 milliards de dollars dans la construction ou l’amélioration des infrastructures du pays, ainsi que 2 milliards de dollars supplémentaires pour ouvrir ou moderniser de nouvelles mines.

Dans ce pays, les Chinois concurrencent directement les grands groupes miniers occidentaux mais disposent d’un atout de poids : leurs firmes sont des entreprises publiques capables de surenchérir inlassablement pour s’adjuger les concessions. Un seul exemple : en 2006 Sinopec, l’une des 3 compagnies pétrolières chinoises, a accepté de payer 2 milliards de dollars pour exploiter le pétrole sur trois lots situés dans les eaux territoriales angolaises.

Cette stratégie rassure Pékin, quant à la stabilité de ses approvisionnements, et encourage les comportements les plus obscènes de certains dirigeants africains : depuis que du pétrole a été découvert dans la minuscule Guinée équatoriale, une ancienne colonie espagnole, la famille au pouvoir est courtisée par la Chine et les occidentaux. Malgré les gisements découverts, le niveau de vie de la population, déjà misérable, a encore chuté et le fils aîné du Président, et son successeur désigné, a pour principal préoccupation de négocier le rachat du yacht de Paul Allen, le co-fondateur de Microsoft.


jeudi 3 avril par Eric Laurent


Voir en ligne : in Bakchich n°74

© Copyright Bakchich

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4 avril 2008 5 04 /04 /avril /2008 16:46




(S/2008/215)

 

Source: United Nations Security Council

Date: 01 Apr 2008


I. Introduction

 

1. Le présent rapport est soumis en application de la résolution 1778 (2007) du Conseil de sécurité, par laquelle le Conseil m'a prié de lui présenter, tous les trois mois, un rapport sur l'évolution de la situation sécuritaire et humanitaire dans l'est du Tchad, dans le nord-est de la République centrafricaine et dans la région, y compris les mouvements de réfugiés et de déplacés et les progrès accomplis en direction de l'objectif d'aider à créer les conditions favorables à leur retour volontaire. Il rend compte des principaux faits survenus depuis mon dernier rapport (S/2007/739) daté du 17 décembre 2007, y compris en ce qui concerne le déploiement de la Mission des Nations Unies en République centrafricaine et au Tchad (MINURCAT), la Force de l'Union européenne (EUFOR Tchad/République centrafricaine) et la Police tchadienne pour la protection humanitaire (PTPH).

 

II. Évolution récente de la situation

 

A. Évolution de la situation politique

 

2. La situation s'est nettement détériorée au Tchad en dépit de la signature à Syrte (Libye), le 25 octobre 2007, de l'accord de paix entre le Gouvernement et les principaux groupes d'opposition armés tchadiens. Dans cet accord, les parties ont convenu de respecter la Constitution, de mettre fin aux combats, d'accorder l'amnistie aux rebelles, de permettre aux groupes rebelles de participer à la gestion des affaires publiques, d'intégrer les forces rebelles dans l'Armée nationale tchadienne et d'organiser à Tripoli une nouvelle rencontre avec la participation de tous les partis politiques et des organisations concernées de la société civile, en vue de suivre la mise en œuvre de l'accord. Toutefois, les parties n'ont pas honoré l'accord. La Concorde nationale tchadienne (CNT) a été le seul groupe armé de l'opposition signataire de l'accord à respecter les termes de l'accord. Le 25 décembre 2007, 1 600 ex-combattants du CNT auraient été admis au Centre de formation militaire de Moussoro, au Tchad.

 

3. Le 12 décembre, trois des quatre principaux groupes de l'opposition armée tchadienne - l'Union des forces pour le développement et la démocratie (UFDD), le Rassemblement des forces pour le changement (RFC) et l'Union des forces pour la démocratie et le développement fondamental (UFDDF) - ont publié une déclaration annonçant la création d'une alliance dénommée la Résistance nationale. Cette alliance n'a pas entraîné une fusion des trois groupes armés en un mouvement unique mais plutôt la création d'un comité exécutif regroupant les dirigeants des trois groupes, à savoir M. Mahamat Nouri, de l'UFDD, M. Timane Erdimi, du RFC, et M. Abdelwahid Aboud Makaye, de l'UFDDF.

 

4. Le 26 décembre, le Premier Ministre tchadien, M. Nouradine Delwa Kassiré Coumakoye, a publié un communiqué dans lequel il a notamment accusé le Gouvernement soudanais d'accueillir, de former et d'équiper des groupes armés tchadiens dans le but de déstabiliser le Tchad et d'empêcher le déploiement de l'EUFOR Tchad/République centrafricaine et la mise en place de l'opération hybride ONU-Union africaine au Darfour (MINUAD). Dans un autre communiqué publié le même jour, le Premier Ministre a lancé un appel à l'Union africaine, à l'ONU et à l'Union européenne afin qu'elles aident à rétablir la paix et la sécurité dans la zone frontalière située entre le Tchad et le Soudan.

5. Dans une lettre du 28 décembre adressée au Conseil de sécurité, le Gouvernement soudanais s'est défendu de planifier une attaque contre le Gouvernement tchadien et a accusé le Tchad de soutenir un groupe armé soudanais, le Mouvement pour la justice et l'égalité (MJE), qui, disait-il, avait récemment tenu une réunion sur le territoire tchadien. Le Gouvernement soudanais a également accusé le Tchad d'effectuer des incursions terrestres et des bombardements aériens dans les régions de Rijl al-Harzaya et de Karmoula, dans le Darfour-Ouest, à quelque 56 kilomètres au sud-ouest de Geneina. Le 7 janvier 2008, le Secrétaire général de la Communauté des États sahélo-sahariens (CEN-SAD), M. Mohamed Madani al-Azhari, s'est rendu à Khartoum et à N'Djamena pour exhorter les parties à faire preuve de retenue, dans le souci d'éviter une aggravation des tensions.

 

6. En République centrafricaine, le Premier Ministre, M. Élie Doté, a démissionné le 18 janvier, en réaction à l'examen prévu d'une motion de censure déposée au Parlement et au moment où se déroulaient des mouvements de grève des travailleurs de la fonction publique, qui exigeaient le règlement d'arriérés de salaires. Le 22 janvier, le Président Bozizé a nommé comme nouveau Premier Ministre M. Faustin Archange Touadera, ancien professeur à l'Université de Bangui. M. Touadera, qui a d'abord été rejeté par la classe politique parce que le Chef de l'État n'avait pas consulté les partis politiques au sujet de sa nomination, est parvenu, avec les syndicats, à un accord qui a conduit à une cessation des mouvements de grève le 25 février. Le 28 janvier, le Président Bozizé a formé un nouveau Gouvernement dans lequel les principaux ministres ont conservé leur portefeuille. Par ailleurs, le Comité préparatoire du dialogue a poursuivi ses travaux et devrait mettre au point des propositions détaillées visant à organiser, à l'échéance du 31 mars, un dialogue politique ouvert à tous.

 

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5 mars 2008 3 05 /03 /mars /2008 02:49
La-Chine.jpg
 
15 février 2008
 
« Il existe une différence notable entre la coopération sino-africaine et le colonialisme des impérialistes occidentaux en Afrique. La nature du colonialisme consiste à contrôler et intervenir dans les affaires politiques d’autres pays, et à monopoliser et piller les ressources économiques. La Chine, sur le plan politique, s’en tient toujours à la politique de non-ingérence dans les affaires intérieures et souligne, dans le domaine économique, à la coopération d’entraide mutuelle et au “gagnant-gagnant” ». L’occident reproche souvent à la Chine de soutenir des dictatures pour gagner des marchés. Nous reproduisons ici les arguments d’une réponse chinoise qui, convenons en, ne manque pas de force. La réponse du berger à la bergère, en quelque sorte.
 
Par Min Guowei, Chinafrique 2007 N° 4
 
Ndlr : Chinafrique est une revue institutionnelle chinoise de langue française destinée à promouvoir la coopération économique avec le continent africain.
Ces derniers temps, l’opinion publique occidentale blâme la Chine de pratiquer le « néocolonialisme » en Afrique.
 
De toute évidence, cette critique est irrationnelle.
 
Il existe une différence notable entre la coopération sino-africaine et le colonialisme des impérialistes occidentaux en Afrique. La nature du colonialisme consiste à contrôler et intervenir dans les affaires politiques d’autres pays, et à monopoliser et piller les ressources économiques. La Chine, sur le plan politique, s’en tient toujours à la politique de non-ingérence dans les affaires intérieures et souligne, dans le domaine économique, à la coopération d’entraide mutuelle et au « gagnant-gagnant ». De plus, le commerce et l’investissement entre la Chine et l’Afrique se basent sur les négociations bilatérales égales ; parfois c’est la partie africaine qui manifeste d’abord l’intention de coopérer avec la Chine. Donc, il n’existe évidemment pas de « néocolonialisme » dans les échanges sino-africains.
Le « néocolonialisme » se caractérise par les facteurs suivants.
 
Facteur de contrôle : la puissance la plus forte qui contrôle le marché des matières premières est celle de certains grands pays occidentaux. Robert Murifi, analyste des affaires africaines du Département d’État des États-Unis, dit qu’outre le Moyen-Orient, l’Afrique est une autre source importante qui assure l’importation de pétrole des États-Unis. Actuellement, 15 % du pétrole importé par les États-Unis provient de l’Afrique, et ce chiffre arrivera à 25 % en 2015. Comment la Chine pourrait-elle posséder une telle puissance ?
 
Facteur d’intervention : selon l’analyse des médias occidentaux, le Fonds monétaire international, la Banque mondiale et le G8 fournissent une assistance économique conditionnelle à l’Afrique, c’est-à-dire que tout en réduisant le remboursement des dettes occidentales, les pays d’Afrique doivent augmenter l’exportation des matières premières, encourager l’investissement occidental en Afrique et privatiser leurs entreprises étatiques. Depuis l’application de la réforme imposée par l’Occident en 1980, les dettes extérieures africaines non seulement n’ont pas diminué mais ont même augmenté de 500 %. Ces dernières années, des centaines de milliards de dollars de capitaux ont coulé vers l’Occident, non pas vers la Chine.
 
Facteur de polarisation : l’Afrique a été divisée en pôles riche et pauvre, afin de faciliter l’intervention complète du néocolonialisme. Aujourd’hui, des guerres éclatent fréquemment en Afrique. Pendant les quinze dernières années, le feu de la guerre a touché 32 des 53 pays d’Afrique. Entre 1950 et 1989, certains grands pays occidentaux ont fourni 15 milliards de dollars d’« assistance » dans les domaines militaire et éducatif africains, préludant aux conflits d’aujourd’hui. De 1991 à 1995, ils ont augmenté encore une fois l’assistance militaire envers 50 pays d’Afrique, se mêlant à quelques guerres régionales, causant des millions de morts et des millions de réfugiés. Parmi ces guerres et fléaux, où apparaît la Chine ?
 
La Chine fait le commerce normal et rationnel en Afrique aux prix du marché. Par exemple, de la totalité du pétrole exporté de l’Afrique, l’Europe en prend 36 %, les États-Unis 33 % et la Chine seulement 8,7 %. Si ces 8,7 % s’appellent pillage de ressources, que dire des proportions de 36 % et de 33 % ? Depuis la mise en exploitation il y a quatre ans, la mine de cuivre de Chambishi, construite en coopération sino-zambienne, vend tous ses produits à la société britannique Transamine, sans que la moindre quantité soit transportée en Chine. Comment peut-on dire que la Chine « pille » les ressources africaines ?
 
Durant les quelque quarante années passées, la Chine a construit pour l’Afrique 19 écoles, 38 hôpitaux, envoyé plus de 16 000 médecins à 47 pays d’Afrique pour soigner 170 millions de personnes. On y compte aussi 760 000 sièges dans l’ensemble des stades construits par la Chine.
 
La Chine ne pratique jamais la domination coloniale dans d’autres pays. Au contraire, depuis la guerre de l’Opium en 1840, elle a subi l’invasion des puissances impérialistes des pays occidentaux pendant près de cent dix ans. La nation chinoise connait donc cette souffrance ; voilà qui explique pourquoi le gouvernement chinois soutient depuis longtemps la libération nationale africaine et le redressement.
 
Le continent africain a été victime de domination coloniale pendant cinq cents ans. Les Africains bien savent que ce qu’a rapporté cette domination et ce qu’elle leur a pris. Si la Chine y pratiquait véritablement le « néocolonialisme », il n’y aurait pas de si nombreux pays d’Afrique à désirer l’assistance et la coopération de la Chine.
 
L’auteur est le vice-président de la Société générale d’ingénierie outre-mer de Chine.
 
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3 mars 2008 1 03 /03 /mars /2008 19:37
1187810232m7car.jpg
 
3/3/2008 15:52:17
 
Un groupe de rebelles ougandais de l'Armée de résistance du seigneur (LRA) sont passés en Centrafrique, pays depuis lequel ils mènent raids et enlèvements, a confirmé une officielle du gouvernement à Kampala.

Ruth Nankabirwa, ministre de la Défense, a dit à la presse vendredi que davantage de combattants du groupe rebelle, qui négocie aujourd'hui un accord de paix avec le gouvernement, quittent leurs caches en République démocratique du Congo pour se rendre en Centrafrique.

"Je confirme que la LRA va vers la Centrafrique et est en Centrafrique", a-t-elle déclaré, ajoutant que le gouvernement, qui utilise la diplomatie avec la Centrafrique pour évoquer cette présence des rebelles, étudie ce que cela signifie par rapport au processus de paix.

La LRA serait responsable de la mort de dizaines de milliers de personnes et aurait fait 1,4 million de sans-abris dans le nord de l'Ouganda.

Selon Joseph Ngere, vice-gouverneur d'Equatoria de l'Ouest dans le sud-Soudan, cité par le quotidien officiel New Vision, des rebelles de la LRA sont passés de Centrafrique au Soudan le 19 février et ont tué 11 personnes. 27 autres ont été enlevées.

C'est la deuxième fois que ce type de déplacement de la LRA est évoqué. Elle rejoindrait l'Armée populaire pour la restauration de la démocratie (APRD), un groupe rebelle en Centrafrique.

Le président centrafricain Francois Bozize, qui s'est rendu en Ouganda l'année dernière, a assuré son homologue ougandais Yoweri Museveni que son gouvernement enquêterait sur la présence supposée de la LRA en Centrafrique.

Sur les négociations de paix entamées en juillet 2006, le groupe rebelle a affirmé qu'il ne signerait aucun accord de paix définitif tant que les mandats d'arrêt de la Cour pénale internationale contre certains de ses dirigeants ne seraient pas annulés, une demande refusée par le gouvernement qui souhaite la signature préalable de l'accord.

Le désarmement de la LRA, sa démobilisation et sa réintégration font l'objet des négociations actuelles et un accord devrait être signé la semaine prochaine.

Les négociations, sous la médiation du gouvernement du sud- Soudan, sont vues comme la meilleure chance de mettre un terme à l'insurrection de la LRA, un des plus longs conflits d'Afrique.

Xinhua
 
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3 mars 2008 1 03 /03 /mars /2008 19:29
Eufor-Tchad-RCA.jpg
 
 
Bangui, 28 fév. (ACAP)- Le président François Bozizé a reçu, jeudi au palais de la Renaissance à Bangui, le ministre belge des Affaires étrangères, M. Karel de Gucht, arrivé mercredi soir en République Centrafricaine.
 
« Le but de notre voyage dans cette région est d'évaluer les conditions générales et donc aussi la situation politique en vue du déploiement de l'opération Eufor », a déclaré M. De Gucht à la presse, à l'issue de sa rencontre avec le chef de l'Etat centrafricain.

Il a également indiqué avoir eu avec son interlocuteur « un entretien très intéressant sur la situation dans le pays, les problèmes auxquels ce pays est confronté en termes de services de sécurité » et a promis la contribution de son pays à la réforme du système de sécurité en cours de préparation expliquant qu' « il est important que l'Etat puisse se projeter sur l'intégralité du territoire et créer une situation de sécurité pour les opérateurs économiques et pour aussi la population ».

« J'ai aussi expliqué quelques unes de mes idées sur le problème qui est quand même assez vaste dans l'Afrique centrale, le problème de la gestion, de la bonne gouvernance, de l'impunité, des services de sécurité, le problème du contrôle du territoire, la scolarité, la santé », a-t-il poursuivi.

« Nous soutenons déjà un projet pour les personnes déplacées à l'intérieur du pays et ce matin encore j'ai promis faire un effort pour les manuels dans les écoles ensemble avec l'Unicef et une organisation non gouvernementale italienne et nous sommes ouverts aussi à d'autres pistes de coopération », a-t-il ajouté, invitant la République Centrafricaine à renforcer sa coopération avec son pays.

La visite à Bangui du ministre belge des Affaires étrangères intervient au lendemain de l'annonce par son gouvernement du renforcement de sa participation à l'Eufor par l'envoi de 22 soldats de ses forces spéciales.

Etat membre de l'Union Européenne, le Royaume de Belgique s'est engagé à fournir 120 hommes sur les 3700 de la force militaire européenne destinée à sécuriser l'Est du Tchad et le Nord-est de la République Centrafricaine et dont le mandat d'une durée d'un an devrait prendre effet à la mi-mars prochain.
 
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1 mars 2008 6 01 /03 /mars /2008 20:23
Quels intérêts pour la France d'avoir des troupes en Afrique Centrale?
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