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  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
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12 juin 2008 4 12 /06 /juin /2008 23:02

 

Le sénateur et ancien vice-président congolais, Jean-Pierre Bemba, arrêté le 24 mai à Bruxelles, restera maintenu en prison en Belgique, l’appel lancé par ses avocats pour sa libération ayant été rejeté jeudi par la Chambre de mise en accusation du Tribunal de Bruxelles, a-t-on appris de source judiciaire. La même instance a rejeté la demande de mise en liberté provisoire que les avocats de la défense avaient introduite.

 

A l’issue de l’audience, les avocats ont annoncé qu’ils allaient introduire un pourvoi en cassation parce que Jean-Pierre Bemba n’était pas assisté par un défenseur lors du premier interrogatoire de l’accusé, peu après son arrestation. Accusé de crimes contre l’humanité et de crimes de guerre, Jean- Pierre Bemba doit être transféré à La Haye (Pays-Bas) au siège de la CPI, auteur du mandat d’arrêt international contre l’homme politique congolais.

 

Au cours d’une rencontre avec la presse à Bruxelles, Liliane Bemba, l’épouse de Jean-Pierre Bemba, a exhibé une lettre datée du 4 janvier 2003, dans laquelle son mari a ordonné "l’arrestation, à titre préventif, de huit de ses soldats, dont la conduite à Bangui s’est avérée contraire aux consignes données tant aux officiers qu’aux hommes de troupes, avant leur départ pour la Centrafrique".

 

Pour les avocats de Bemba, le non-respect de cette procédure entraîne la nullité de l’arrestation de leur client. Dans le cas où la Cour de cassation prononcerait la nullité de l’arrestation du leader du Mouvement pour la libération du Congo (MLC), celui-ci devrait pouvoir être libéré.

 

Toutefois, il y a peu de chance que cela se passe de cette façon, parce que l’avis de la Cour pénale internationale (CPI) est requis avant de procéder à la libération du prévenu. En effet, la CPI a ordonné l’arrestation de Jean-Pierre Bemba, le 24 mai, parce qu’elle détenait des informations selon lesquelles l’homme recherché comptait quitter la Belgique le jour d’après, le 25 mai, pour une destination inconnue, fait-on savoir de source sûre. Mais cet argument ne pourrait être pris en considération que lors du procès qui devrait s’ouvrir dans un an à La Haye.

 

Il est toutefois à craindre que son transfert à La Haye entraîne des violences en Equateur, sa province d’origine et à Kinshasa où Jean-Pierre Bemba jouit d’une grande popularité.

 

Par ailleurs, on fait état de la présence, à Bruxelles, de Olivier Kamitatu, ministre congolais du Plan et ancien président du Parlement congolais, ainsi que d’Antoine Ghonda, conseiller spécial du président Joseph Kabila et ancien ministre congolais des Affaires étrangères. Anciens membres du MLC, Kamitatu et Ghonda étaient des proches collaborateurs de Bemba au moment des faits reprochés à ce dernier. On ignore cependant si leur présence est en relation avec l’affaire Bemba.

 


Publié le 12 juin 2008


Source : L’international magazine.com.

 

Jean Pierre Bemba poursuivi pour meurtre

 

par  RFI  Article publié le 12/06/2008 Dernière mise à jour le 12/06/2008 à 13:37 TU

 

La Cour pénale internationale poursuit Jean-Pierre Bemba pour meurtre, crimes de guerre et crimes contre l'humanité. Ces nouveaux chefs d'accusation s’ajoutent aux viols, tortures et pillages en Centrafrique que la CPI avait déjà retenus contre lui. L’ancien vice-président congolais est tenu responsable de nombreuses exactions commises par ses hommes, les rebelles du MLC, qui étaient intervenus en Centrafrique entre octobre 2002 et mars 2003 en soutien au président de l'époque Ange Félix Patassé.

 

Jean-Pierre Bemba est derrière les barreaux depuis son arrestation en Belgique il y a trois semaines, mais la CPI a délivré hier un nouveau mandat d'arrêt contre lui.

Le document accuse l'ancien vice-président congolais de meurtres, comme crimes de guerre, et aussi comme crimes contre l'humanité, ce qui suppose une pratique systématique.

Le procureur estime en effet pouvoir prouver que les rebelles de Jean- Pierre Bemba n'ont pas hésité à tuer quand les civils centrafricains s'opposaient à des viols ou des pillages commis par le mouvement rebelle congolais.

Ces accusations de meurtre ne figuraient pas pourtant dans le premier mandat d'arrêt délivré par la CPI, le 23 mai.


En fait, les juges attendaient à l'époque qu'on leur donne des informations supplémentaires ; ils voulaient s'assurer que le procureur ait assez d'éléments sur ces accusations de meurtres.

Le 23 mai, le procureur leur a demandé d'émettre un mandat d'arrêt en urgence, de peur que Jean-Pierre Bemba ne prenne la fuite. Les juges ont accepté de l'inculper de viols, tortures et pillages. Ils ont préféré laisser les meurtres de côté dans un premier temps, avant d'émettre un mandat d'arrêt plus complet. C'est chose faite et pendant ce temps Jean-Pierre Bemba attend que la Belgique se prononce sur son extradition vers La Haye.

 

 

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5 juin 2008 4 05 /06 /juin /2008 23:31

 

 

Bangui, 5 jui. (ACAP)- L'ancien président du Mozambique, Joachim Chissano, a lancé, mercredi à Bangui, un appel aux rebelles ougandais de l'Armée de Résistance du Seigneur (LRA de Joseph Kony), leur demandant de contribuer à faciliter le dialogue pour le règlement du conflit qui les oppose au gouvernement ougandais.

 

« Il faut voir comment nous pouvons mieux protéger la population des incursions parce que parfois les rebelles veulent manger et puis ils s'attaquent aux populations etc. donc il faut savoir comment épargner la population de ces attaques qui font souffrir », a déclaré à la presse l'ancien chef d'Etat mozambicain, à l'issue d'une audience avec le président François Bozizé.

« Nous sommes venus pour savoir exactement de quoi s'agit-il et pour continuer à faire le dialogue avec ce mouvement rebelle pour trouver une sortie de la situation », a encore déclaré M. Chissano, expliquant qu'il y a en ce moment une impasse dans le dialogue avec les rebelles, même si « toutes les parties continuent à penser que la meilleure solution, c'est le dialogue ».


Interrogé sur l'éventualité d'une action militaire destinée à mettre fin au conflit et à capturer les chefs rebelles recherchés par la Cour Pénale Internationale, M. Chissano a répondu que beaucoup d'aspects devait être pris en compte dans l'examen de cette situation, y compris l'éventualité d'une réconciliation nationale.


« Je sais que les gouvernements de la région sont en train de discuter de savoir si la solution militaire est la meilleure, si elle est possible, jusqu'à quelle mesure elle ne causerait pas de souffrances à la population », a-t-il affirmé.

 
« Le gouvernement d'Ouganda, avec l'aide du gouvernement du Sud Soudan est en train de chercher une alternative à l'impossibilité de les attraper et peut-être aussi qu'ils sont intéressés de créer des conditions pour une réconciliation nationale et l'unité nationale du pays pour faire marcher le processus de développement », a-t-il encore indiqué.

 
La visite éclair à Bangui de M. Chissano intervient 3 mois après l'attaque de la ville de Obo (1253 km à l'est de Bangui) par des rebelles de la LRA, qui ont pillé des biens publics et privés avant de se retirer dans la brousse avec une centaine de prisonniers.

 

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5 juin 2008 4 05 /06 /juin /2008 00:36

 

Jeune Afrique 1er - 7 juin 2008

 

Le secret ayant été très bien gardé, tout le monde a été surpris, mais le plus surpris de tous - désagréablement, j’imagine - aura été Jean-Pierre Bemba : il a été arrêté à Bruxelles le samedi 24 mai au soir, en exécution d’une demande (tenue secrète) de la Cour pénale internationale (CPI).
24 mai 2008. Retenez cette date : pour cette justice internationale encore balbutiante et en phase de recherche, c’est un tournant.
Avec l’arrestation de ce « gros poisson » qu’est Jean-Pierre Bemba, la CPI s’affirme en face de tous : les politiques feront désormais plus attention à elle et ils lui accorderont une plus grande considération.
Mais le plus important est que les criminels de la politique tremblent à la perspective de se retrouver dans la situation où s’est mis Jean-Pierre Bemba. Et leurs émules, tentés de transgresser les lois de la guerre ou de fouler aux pieds les droits de l’homme, réfléchiront à deux fois avant de se laisser aller à leurs entreprises criminelles.

Jean-Pierre Bemba est un politicien africain qui a rêvé de devenir le président de son pays, la République démocratique du Congo (RDC), un des plus grands d’Afrique. Le tribalisme aidant, il n’a pas été loin de réaliser son ambition : en dépit d’une réputation sulfureuse et grâce à des moyens financiers aussi importants que d’origine douteuse, il a recueilli près de 40 % des voix, contre un peu moins de 60 % à Joseph Kabila, l’actuel président.
C’est donc un homme de poids qui est tombé dans les filets de cette CPI créée il y a dix ans mais qui n’a commencé à fonctionner qu’au début du siècle. Les crimes qu’on impute à cet homme, qui se voulait à la fois chef de guerre, agitateur politique et brasseur d’affaires, sont horribles ; sanctionner tous ceux qui portent la lourde responsabilité de tels actes sera salutaire.

Jusqu’à la fin du XXe siècle, les « ogres » de la politique échappaient à toute sanction ; ils n’étaient punis que lorsqu’ils étaient délogés du pouvoir par la force des armes sans parvenir à s’enfuir et à trouver un pays d’exil : s’abattait alors sur eux la « justice » du vainqueur (qui pouvait être une force politique nationale ou une coalition internationale).
Tombé aux mains de ses vainqueurs britanniques, Napoléon Bonaparte a été une des premières illustrations de ce cas ; Hitler et Goebbels y ont échappé par le suicide, mais ceux des collaborateurs du führer nazi qui se sont fait prendre ont été jugés par leurs vainqueurs, à Nuremberg en 1945.
Ils ont été pendus tout comme Saddam Hussein en 2006 au terme d’un ersatz irakien de ce même type de justice.

Plus près de nous, une kyrielle de dictateurs, dont beaucoup d’Africains, coupables de crimes et d’exactions ont réussi à échapper par la fuite et l’exil à toute sanction : Idi Amin Dada (Ouganda), Mobutu (Zaïre), Siyad Barré (Somalie), Hissein Habré (Tchad), Mengistu (Éthiopie) en sont des exemples connus. À cette liste non exhaustive, on peut ajouter le shah d’Iran, Augusto Pinochet au Chili, les principaux dirigeants khmers rouges au Cambodge et quelques généraux argentins…

Mettre un terme à l’impunité des dirigeants ­politiques ou militaires qui se rendent coupables de crimes de guerre, de crimes contre l’humanité ou seulement d’atteintes graves aux droits de l’homme, c’est la mission que ses créateurs ont donnée à la Cour pénale internationale, qui incarne à elle seule le concept nouveau de justice internationale.
Signé le 17 juillet 1998 par cent vingt pays, le statut de Rome, qui la réglemente, n’est entré en vigueur que le 1er juillet 2002.
La Cour pénale internationale est permanente alors que les autres tribunaux internationaux (pour l’ex-Yougoslavie, pour le Rwanda, etc.) sont spécifiques et provisoires. Son siège est à La Haye.

La CPI en est donc encore à faire ses premiers pas… qui nous ont permis de mesurer à quel point elle est lente et coûteuse.
Mais elle a su se donner d’emblée une excellente réputation : nul ne doute de son sérieux ou de l’équité des jugements qu’elle prononce.
Elle n’est malheureusement pas encore universelle puisque plusieurs États importants - les États-Unis d’Amérique en tête - ont refusé d’y participer. Pour une seule raison, pas très honorable : soustraire leurs citoyens à la compétence d’une juridiction supranationale.
Ces arrogants estiment que se placer au?dessus de la loi internationale doit demeurer leur privilège !

La Cour pénale internationale a le pouvoir de mettre en jugement toute personne accusée de crimes relevant de sa compétence même si cette personne est un chef d’État, un Premier ministre, un ministre ou un député.
Lorsque les États qui n’en sont pas encore membres seront obligés sous la pression de leur opinion publique d’y adhérer, nous nous rapprocherons de la justice internationale universelle, et la mondialisation ne sera plus seulement un concept économique.
Ce jour-là, l’humanité aura accompli un immense progrès. Et nous vérifierons que « le tournant Bemba » en aura été une étape importante.

D’autres ex-dirigeants de pays africains (dont Charles Taylor du Liberia est le plus connu) ont déjà été traduits devant la justice internationale. Nous avons pu voir sur nos petits écrans ces (ex-)personnalités africaines noires conduites, menottes aux poignets, par des gardiens, en majorité blancs, devant une juridiction d’allure européenne (et située en Europe) où ils sont interrogés par des juges dont la plupart sont blancs.


En Afrique subsaharienne, chez certains, ce spectacle est source d’un malaise qui est réel même s’il ne s’exprime pas au grand jour : il faut donc en parler.
Pour ma part, j’en dis ceci : les origines de l’humanité sont en Afrique, nul n’en disconvient. Mais longtemps colonisés, les pays africains commencent seulement de goûter à la liberté.
Elle enivre, et il arrive à ceux qui sont ivres de liberté d’en abuser, de faire n’importe quoi.
C’est la phase historique que nous n’avons pas fini de traverser.

La CPI a été créée pour nous faire prendre conscience d’une nouvelle réalité : la récréation se termine et, avec elle, les maladies infantiles de l’indépendance. Il faut donc que rentrent dans le rang (ou disparaissent de la scène) les mauvais dirigeants qui ont cru qu’ils pouvaient tout se permettre.
Acceptons-le, non seulement parce que c’est juste, mais aussi parce qu’il est de notre intérêt à nous, citoyens, de voir nos tyrans actuels et futurs tenus en respect par la peur du juge indépendant.



Après Bemba, qui ?

 

Christophe Boisbouvier (Jeune Afrique 1 - 7 juin 2008)

 

Le dimanche 25 mai au réveil, Ange-Félix Patassé a allumé la radio, comme tous les jours. Le journaliste annonce l’arrestation de Jean-Pierre Bemba en Belgique. La surprise. L’étonnement. Le choc. Puis l’ancien président centrafricain se mure dans un silence officiel. Protégé par deux policiers togolais et quelques gardes du corps centrafricains, il ne sort plus guère de la grande maison qu’il habite à la cité de l’OUA, à Lomé, et passe son temps au téléphone. Des amis lui disent : « Fais attention. Cela risque de t’arriver aussi. » Imperturbable, il répond : « Non, le peuple centrafricain est derrière moi. » Mais en privé, il prépare fébrilement sa défense. Au cas où.



Il faut dire qu’Ange-Félix Patassé porte la responsabilité d’avoir personnellement appelé les troupes de Jean-Pierre Bemba à la rescousse en octobre 2002 pour repousser l’attaque des rebelles de François Bozizé sur Bangui. « À l’époque, il n’avait pas le choix », plaide un de ses proches. « Depuis les mutineries de 1996 et la tentative de putsch de mai 2001, la plupart des officiers des Faca (Forces armées centrafricaines) avaient déserté. » Patassé lui-même aime à dire : « Quand votre maison brûle, vous ne vous posez pas la question de savoir qui vient à votre secours. »


Surtout, aux yeux de beaucoup de Centrafricains, Patassé est coupable de n’avoir rien fait pour arrêter les crimes des « Banyamulenges » de Bemba. Savait-il ? « Oui », répond sans hésiter Me Goungaye Wanfiyo, le président de la LCDH (Ligue centrafricaine des droits de l’homme). « Les viols et les pillages n’ont pas duré quelques jours, mais plusieurs mois. D’abord à Bangui, puis en province. Dès la mi-novembre, les témoignages ont afflué. Il ne pouvait pas les ignorer. » Un ancien membre de l’état-major des Faca confie : « Moi, je ne pouvais pas supporter qu’ils violent nos filles et nos femmes. Je l’ai dit. Mais Patassé couvrait les Banyamulenges. Quant à mes supérieurs, ils se taisaient. C’étaient des lâches. Alors, je suis parti. »


L’ex-président centrafricain est-il allé jusqu’à encourager ces crimes ? À Bangui, certains le pensent. « Il voulait briser l’élan de la population dans les quartiers favorables à Bozizé », dit un observateur averti. « Arrêtons de le diaboliser. Patassé n’a pas la tête d’un violeur de femmes », répond l’un de ses proches. « Jamais je ne l’ai entendu donner des ordres en faveur d’une campagne de terreur. » Vrai ou faux ? En tout cas, le chef de l’État centrafricain savait être cynique. Un jour de novembre 2002, il n’hésita pas à déclarer : « La population centrafricaine vit en harmonie avec nos amis congolais. »


En fait, il semble qu’Ange-Félix Patassé ait donné carte blanche aux combattants de Jean-Pierre Bemba pour terroriser la population dans trois quartiers de la capitale que les rebelles avaient brièvement occupés en octobre 2002 : Boy-Rabé, Fou et Gobongo. Quand les miliciens congolais sont arrivés chez Michel Gbézéra Bria pour piller sa maison, celui-ci s’est exclamé : « Mais je suis le directeur de cabinet du président ! » Réponse d’un Congolais : « Dans cette zone, tout le monde est rebelle. »


Évidemment, le président Patassé n’était pas seul aux commandes. Tous les jours, le gouvernement de Martin Ziguélé devait trouver les fonds nécessaires pour distribuer des PGA (primes générales d’alimentation) à tous les miliciens congolais. À la tête des Faca, deux hommes jouaient un rôle clé : le général Yangongo, ministre délégué à la Défense, et le général Bombayéké, commandant de la garde présidentielle. Mais Ange-Félix Patassé se méfiait de ses officiers. Beaucoup avaient subi l’ascendant de leur ancien chef d’état-major, François Bozizé. Comme dit Me Goungaye Wanfiyo, « Patassé faisait plus confiance aux miliciens de Bemba qu’à ses propres troupes. »


Du coup, le président centrafricain préférait traiter directement par téléphone avec celui qu’il appelait « mon fils », Jean-Pierre Bemba. Un membre du protocole centrafricain se souvient : « Le président et Bemba se parlaient tous les jours ou presque. Du moins quand on arrivait à joindre Bemba sur son téléphone satellite. » Ensuite, Jean-Pierre Bemba appelait son commandant de terrain, le colonel Mustapha, et lui répercutait les décisions prises entre Patassé et lui. Avec le triumvirat Patassé-Bemba-Mustapha, l’ordre régnait à Bangui…


Outre ces trois hommes, deux autres figures de la scène centrafricaine sont aujourd’hui dans le collimateur. D’abord le colonel Abdoulaye Miskine. Sa milice pro-Patassé est accusée d’avoir massacré en novembre 2002 plusieurs dizaines de civils d’origine tchadienne à un marché au bétail de la sortie nord de Bangui. Ensuite le capitaine français Paul Barril. Officiellement chargé de la lutte antiterroriste à Bangui, l’ancien gendarme de l’Élysée assurait la protection personnelle du chef de l’État centrafricain. En avril 2006, la Cour de cassation centrafricaine a renvoyé devant la CPI Miskine et Barril, en compagnie de Patassé et Bemba.


Reste la question : pourquoi poursuivre les hommes du camp Patassé et pas ceux du camp Bozizé ? De fait, les rebelles de François Bozizé et leurs alliés tchadiens ont tué des civils, eux aussi. À Bossangoa, un prêtre et un journaliste ont été froidement assassinés. « Il faut que Patassé soit arrêté et jugé, mais il faut aussi que la CPI ouvre une enquête sur les exactions des rebelles de l’époque, affirme la LCDH. Sans parler des crimes qu’ils ont commis depuis leur arrivée au pouvoir, en mars 2003. » Patassé coupable ? « Peut-être, mais pas tout seul », disent beaucoup de Centrafricains.

 

 

 

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2 juin 2008 1 02 /06 /juin /2008 17:11




(Libre antenne 02/06/2008)

 

L’arrestation rocambolesque du sénateur Jean-Pierre Bemba à Bruxelles ce samedi 24 mai 2008 nous parait aussi bizarre qu’étrange vu l’urgence invoquée par le Procureur de la CPI, dans un contexte des relations exécrables qui prévalent entre la Belgique et son ancienne colonie la RDC. Cette arrestation est consécutive au mandat d’arrêt que le Procureur de la CPI a demandé et obtenu à l’encontre du sénateur Bemba le jour où le gouvernement congolais a pris la décision unilatérale de rappeler son Ambassadeur, ainsi que de fermer son Consulat à Anvers. Les propos jugés néocolonialistes ténus par le Ministre fédéral belge des Affaires étrangères Karel De Gucht en seraient, de prime à bord, l’élément déclencheur. En outre, l’inculpation de la Banque Centrale Congolaise par le Juge d’instruction belge Michel Claes dans une affaire de blanchiment des 80 millions des dollars américains, a fini par mettre de l’huile sur le feu. Par réaction, Joseph Kabila, fort du soutien de la Chine, menace de fermer les Consulats belges de Lubumbashi et du Kivu. On ne badine pas avec les enjeux économiques ! Aux dernières nouvelles et, sous la pression des Wallons, le gouvernement fédéral belge s’est enfin décidé à faire des courbettes afin de calmer la rage puérile du Raïs congolais. Ce grand remue-ménage nous rappel l’époque de Mobutu. Nous allons tout de même tenter d’apporter notre petit éclairage sur cette grosse affaire politico –judiciaire, CPI contre JP Bemba, qui sent la manipulation.


L’arrestation du sénateur Bemba était-elle urgente ?

 
La lecture des documents pdf sous scellés du 23 mai 2008, redus publiques le 24 mai 2008 sur le site officiel de la CPI juste après l’arrestation du sénateur Bemba, montre que le Procureur Luis Moreno Campo a demandé aux Juges de la CPI d’accéder à sa demande vu l’urgence de la situation car le sénateur Bemba s’apprêtait à quitter précipitamment la Belgique ce dimanche 25 mai 2008 pour une destination inconnue afin de se soustraire définitivement à la justice internationale eu regard aux lourdes charges qui pèsent contre lui : crimes de guerre, crimes contre l’humanité, viols, pillages et tortures commis par ses troupes en République Centre Africaine, la RCA.


Nous sommes très étonnés de lire l’argumentaire du procureur Luis Moreno d’autant plus que le sénateur Bemba séjourne depuis le 09 mai 2008 à Bruxelles. Il a été reçu au parlement fédéral belge par les Membres du groupe CD&V parti politique de Monsieur Yves Leterme le Premier Ministre du gouvernement fédéral belge ; il a eu plusieurs contacts de haut niveau avec d’autres autorités européennes. Pour votre gouverne, le sénateur Bemba devait, à sa demande, rencontrer durant cette semaine plusieurs Ministres fédéraux belges toutes tendances confondues, ainsi que certains Membres influents du milieu d’affaires belges. Avec un pareil agenda politique bien rempli, les raisons invoquées par le Procureur Luis Moreno nous paraissent très peu crédibles.


Toutefois, les occidentaux ainsi que les congolais qui ont rencontré le sénateur Bemba pendant son séjour à Bruxelles assurent que ce dernier continuait à demander des garanties pour sa sécurité avant de retourner à Kinshasa, raison principale de sa visite en Belgique. Ainsi, son éventuel retour en RDC était loin d’être confirmé.



Rumeur d’un retour imminent du sénateur Bemba à Kinshasa !


Depuis le début de la semaine passée, une certaine presse a annoncé le retour imminent du sénateur Bemba à Kinshasa pour ce mercredi 28 mai 2008, afin d'y briguer le poste tant convoité de porte-parole de l’opposition institutionnelle. Nous avions pris soin de vérifier l’origine de cette rumeur persistante et, à notre grande surprise, aucun officiel du MLC le parti politique du sénateur Bemba n’était au courant de l’imminence de son retour au pays ! Seule une certaine presse proche du pouvoir de Kinshasa a fait mention de cette fausse information qui fut, du reste, très largement relayée sur internet.


Nous pouvons raisonnablement penser que cette rumeur insidieusement distillée dans l’opinion fait partie d’un vaste plan orchestré par les officines du pouvoir Kabiliste avec certainement des relais dans le monde politique et la presse francophone belge. Comme par hasard, Madame Collette Braeckman du journal Le Soir en fait mention dans sa publication de ce lundi 26 mai 2008. Ceux qui ont encore des doutes sur le militantisme ou l’activisme, et surtout la complicité de cette dame avec le pouvoir sanguinaire de Kinshasa, nous leur prions de lire son article via ce lien : http://www.lesoir.be/actualite/monde/face-a-kabila-une-cesure-2008-05-26-600883.shtml

Que penser des révélations de Collette Braeckman du journal francophone belge Le Soir ?


Le régime dictatorial de Kinshasa nous a habitué à des vrais faux coups d’Etat manqués. L’affaire du Ministre fantôme Ilunga Ngoyi, l’assassinat et le dénie de filiation d’Aimée Kabila la fille biologique de Laurent Désiré Kabila sont encore frais dans nos mémoires. L’affaire des faux mercenaires fut un montage ridicule imaginé par les officines du régime afin de disqualifier le Professeur Dr. Oscar Kashala, candidat sérieux à l’élection présidentielle. Nous constatons que depuis le parachutage de « l’Espoir du Congo » Joseph Kabila à la Présidence de la RDC en 2001, la liste de ces genres des montages ridicules est très longue. Etant donné que les scénaristes sont les mêmes, nous nous attendions à d’autres prestations sordides de ce type.


Dans le journal de ce lundi 26 mai 2008, l’envoyée « très » spéciale du journal francophone belge Le Soir, la très controversée conseillère en communication de Joseph Kabila, Madame Collette Braeckman, certifie que le sénateur Bemba est arrêté en prévision de sa fuite imminente vers la Libye soit vers l’Ouganda pour se mettre à l’abris de la CPI après l’échec de sa tentative de coup d’Etat qui a échoué ! Depuis la province de Kisangani d’où elle écrit ses balivernes, cette dame atteste, la main sur le cœur, que des hommes en armes munis des cartes de la ville étaient appréhendés après avoir traversé le fleuve en provenance de Brazzaville. Elle n’hésite pas à sous-entendre qu’un Ministre belge aurait voulu prévenir le sénateur Bemba de l’imminence de son arrestation afin qu’il prenne la fuite !


Face à ces graves affirmations, le Parquet belge devrait logiquement ouvrir une enquête afin d’éclairer la population sur les agissements de ce mystérieux Ministre fédéral ou régional belge présumé complice du sénateur Bemba. Nous espérons que Madame Collette Braeckman mesure les risques qu’elle prend en se compromettant de la sorte. Cette fois, elle a cherché à servir de caution morale pour légitimer cette machination diabolique orchestrée par le régime de Kinshasa contre JP Bemba. C’est tout simplement scandaleux. Cette dame fait la honte de sa profession.



Qui a transmis toutes ces fausses informations à la CPI ?


Nous ne pouvons passer sous silence la main mise des grandes puissances occidentales sur le fonctionnement des Cours et Tribunaux Internationaux. Pour illustration, nous citons les déboires de la Juge Carla Delponté avant son éjection définitive du Tribunal Pénal International pour le Rwanda, le TPIR. En effet, malgré les avis négatifs des Britanniques et des Américains, cette Juge voulait obstinément ouvrir le gros dossier des massacres des masses perpétrés par les troupes de l’intouchable général sanguinaire Paul Kagamé de 1992 à 1998 dans toute la région des grands lacs. Par conséquent, la justice internationale ou justice des pauvres et des vaincue est très loin d’être indépendante. Nous vous recommandons vivement le livre du journaliste d’investigation Charles Onana intitulé « Les secrets de la justice internationale » paru aux Editions Duboiris Paris 2005.

 
Une source proche de la Présidence congolaise nous a informé que la décision de rappeler l’Ambassadeur de la RDC à Bruxelles ainsi que la fermeture du Consulat de la RDC à Anvers ne constitue qu’une diversion. Cet écran de fumée a bien fonctionné car c’est belle et bien les services de l’Ambassadeur congolais à Bruxelles qui auraient transmis au bureau du Procureur Luis Moréno Campo à la CPI le rapport de la dite arrestation des mercenaires à la solde du sénateur Bemba, ainsi que celui de son prétendu projet de fuir la Belgique pour se mettre à l’abri de la CPI. Toujours selon la même source, le but ultime de toute cette agitation entre Bruxelles et Kinshasa serait d’atténuer l’impacte de l’arrestation du sénateur Bemba dans l’opinion nationale congolaise. Info ou intox, à chacun d’en juger.


Que doit-on retenir du fond du dossier à charge du sénateur Bemba ?


Pour mémoire, nous devons brièvement rappeler les faits qui sont reprochés au sénateur Bemba. En effet, suite à une tentative de coup d’Etat organisé par le rebelle François Bozizé Yangouvonda en 2002 contre le Président démocratiquement élu de la République Centre Africaine Monsieur Ange -Félix Patassé, ce dernier fera appel aux troupes du MLC de JP Bemba. A l’époque, le MLC fut un mouvement politico-militaire qui administrait près de la moitié du territoire congolais. Par ailleurs, Conformément à l’article 6 de l’accord de cessez-le-feu de Lusaka signé le 10 juillet 1999 par les trois belligérants du conflit armé qui faisait rage en RDC, les mouvements politico-militaires dont le MLC, ainsi que le RCD-goma d’Azarias Ruberwa, avaient obtenu la légitimité d’administrer les territoires qu’ils occupaient au même titre que le gouvernement de Kinshasa du Président autoproclamé Laurent Désiré Kabila.

Il faut aussi retenir que la haute hiérarchie militaire du MLC a toujours affirmé que ses troupes envoyées légalement à Bangui en RCA étaient totalement sous les ordres opérationnels des généraux de l’armée régulière de la RCA suivant les accords d’assistance militaire conclus entre les deux parties.

 
Dans ce cas de figure, à qui incomberaient les éventuelles bavures (viols, pillages, massacres des populations civiles…) présumées à charge des soldats du MLC ? Nous laissons les spécialistes en droit international le soin de dénouer cet énorme nœud gordien. Il va de soit qu’une condamnation de JP Bemba, à l’issu de son procès, fera jurisprudence en droit international. De ce fait, les gouvernements qui voudront dans l’avenir apporter une assistance militaire à un pays ami dont la souveraineté serait menacée par des troupes rebelles devront suivre avec intérêt cette affaire !



En outre, après la victoire militaire du rebelle François Bozizé sur le Président élu Age-Félix Patassé le 15 mars 2003, l’occasion était rêvée pour les officines de Kinshasa d’élaborer un scénario imparable pour évincer définitivement l’un des quatre Vice-président de la transition Jean-Pierre Bemba, candidat annoncé à l’élection présidentielle. Nous étions tous témoins des vas et vient incessants des autorités congolaises à Bangui. Joseph Kabila, Samba Kaputo, Shé Okitundu, Antoine Gonda et bien d’autres. Certains analystes congolais ont à l’époque évoqué une somme d’argent considérable que Joseph Kabila aurait fait parvenir à son ami de circonstance François Bozizé afin qu’il accepte de participer activement à la manipulation visant Jean Pierre Bemba.


Jamais deux sans trois !


Les scénarios des crimes imputés aux troupes commises à la garde du sénateur Bemba à Kinshasa ressemblent à s’y méprendre à ceux que les centrafricains ont introduits à la CPI. En effet, suite aux évènements du 22 au 24 mars 2007 à Kinshasa qui ont vu la garde présidentielle de Joseph Kabila prendre d’assaut à l’arme lourde la résidence de JP Bemba pour la quatrième fois, plusieurs plaintes de complaisance furent introduite au Parquet de Kinshasa à charge du sénateur Bemba par certains Kinois corrompus par les proches du régime.

Malheureusement pour le Raïs congolais, les rapports des ONG’s et ceux de la Monuc prouvent bien la responsabilité de sa garde dans le massacre de près de 2000 civils pendant et surtout après cette guerre en pleine ville province de près de 10 millions d’habitants.

Que conclure provisoirement de cette affaire qui sent la manipulation politico–judiciaire ?

A ce stade, nous pouvons retenir qu’il y a bien plusieurs indices concordantes qui démontrent que Joseph Kabila est à la base de cet acharnement obsessionnel politico -judiciaire contre le sénateur Jean-Pierre Bemba, après avoir tenter plusieurs fois de l’éliminer physiquement. Le Raïs congolais s’est spécialisé dans les montages politico –judiciaires contre ses adversaires politiques. Ainsi, le Dr. Etienne Tshisekedi, Me. Marie-Thérèse Nlandu, le Pasteur Fernando Kutino, Me. Théodore Ngoyi, Me. Mukadi Bonyi, le Prof. Dr. Oscar Kashala et bien d’autres Congolais en savent quelque chose !

 
Le dossier judiciaire à charge de Jean-Pierre Bemba à la CPI est de prime à bord rempli des faux témoignages achetés à coup de dollars américains. Nous espérons que le Procureur Luis Moreno Campo va enfin comprendre qu’il instruit probablement le dossier du plus gros montage politico -judiciaire du siècle qui vise un homme en l’occurrence le sénateur Bemba. Mais, si ce dernier est réellement impliqué de près ou de loin dans un vrai massacre des masses et que sa responsabilité personnelle est réellement démontrée, il devra alors répondre de ses actes, car nul ne peut être au dessus de la loi. Nous espérons toutefois que la présomption d’innocence sera respectée et que les hauts magistrats en charge de ce dossier feront preuve d’impartialité afin que la justice soit réellement rendue.


Il est indéniable que Jean Pierre Bemba dérange bien du monde. Il constitue un danger pour Joseph Kabila et ses parrains dans leur entreprise funeste de démembrement du territoire congolais, ainsi que du pillage à grande échelle des matières premières de la RDC. Malheureusement son élimination définitive de la scène politique congolaise tant redoutée par une frange importante de la population congolaise commence à prendre forme, si on ne s’y prend pas garde.


Dans l’hypothèse où la CPI jouerait le jeu des parrains de « l’Espoir du Congo » et, condamne de manière complaisante le sénateur Bemba, le peuple congolais devra prendre toutes ses responsabilités constitutionnelles face à l’injustice. Par conséquent, le renversement du pouvoir en place à Kinshasa par une Révolution populaire devra être envisagé afin que le nouveau gouvernement réclame le retour de son fils au bercail. En attendant, tous les Membres de l’opposition institutionnelle doivent quitter les institutions par solidarité avec le sénateur Bemba.


En fin, nous constatons avec tristesse que tous les pays de la région des grands lacs sont actuellement dirigés par des criminels multi- récidivistes et, bénéficient du soutien inconditionnel de certaines puissances occidentales. Vu l’impunité ambiante et la barbarie des régimes au pouvoir dans cette région de l’Afrique noire, nous pouvons conclure que tous ceux qui avaient privilégié une paix relative (dictée par leurs propres intérêts économiques égoïstes), au détriment d’une vraie justice réparatrice, se rendent bien compte de leur cuisant échec. Nous sommes d’avis que la justice fera son travail sans complaisance afin que toutes les victimes obtiennent réparation.


Dans tous les cas, ceux qui continuent à croire que tous les Congolais de notre génération sont des naïfs à la mémoire courte, nous trouveront encore et toujours sur leur chemin. On ne tue pas la vérité.


Benjamin Stanis Kalombo


Président de l’APRODEC asbl


Tél : 0032.484.925.836


E-mail : kalombobs@yahoo.fr

 

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31 mai 2008 6 31 /05 /mai /2008 01:22

 

YOHOHAMA 30 mai 2008 (AFP) — Le Japon et les pays africains se sont engagés vendredi à tout faire pour augmenter la production agricole de l'Afrique, tout en soulignant que la stabilité récente du continent lui ouvrait "des perspectives sans précédent" de croissance. Le Japon et la quasi totalité des pays d'Afrique ont achevé vendredi la conférence internationale de Tokyo sur le développement de l'Afrique (Ticad) qui s'est tenue pendant trois jours à Yokohama (région de Tokyo), sous l'égide du Japon, de l'ONU et de la Banque mondiale.

 

Les participants ont adopté un "plan d'action de Yokohama" pour les cinq années à venir et ont souligné que "l'augmentation de la production alimentaire comme de la productivité agricole" était "cruciale pour la sécurité alimentaire, la réduction de la pauvreté et la croissance économique en Afrique". Le continent est particulièrement touché par la flambée mondiale des prix alimentaires qui ont provoqué des émeutes dans plusieurs pays africains.

 

Les pays africains ont réitéré leur engagement à "améliorer la productivité agricole" de 6% par an d'ici 2015 et à "allouer au minimum 10% de leurs ressources budgétaires nationales à l'agriculture" sur les cinq prochaines années. Le Japon avait annoncé mercredi qu'il aiderait l'Afrique à doubler sa production de riz d'ici dix ans.

 

A ce sujet, la Ticad a proposé d'introduire "un usage plus généralisé du Nouveau riz pour l'Afrique", une variété riche en protéines et plus résistante, créée il y a quelques années en Afrique de l'Ouest en croisant des variétés de riz africaines et asiatiques. La Ticad s'est engagée également à contribuer à "étendre les superficies irriguées de 20% en cinq ans" et à "assister les petits cultivateurs et organisations de fermiers à adopter les nouvelles technologies, élargir les terres agricoles (et) introduire les machines pour augmenter la productivité".

 

Dans une "déclaration de Yokohama" distincte, le Japon et l'Afrique se sont par ailleurs félicités de la "stabilité politique accrue et (de la) meilleure gouvernance (du continent), soutenues par une croissance économique forte et des investissements directs étrangers en constante augmentation". Selon eux, des "perspectives sans précédent pour l'Afrique" s'ouvrent désormais pour une "croissance économique réelle et durable" permettant de réduire de "façon significative" la pauvreté.

 

Concernant le suivi des décisions de la Ticad, la quatrième édition d'un sommet qui se tient tous les cinq ans, le Japon et l'Afrique ont instauré un "mécanisme de suivi" annuel pour coordonner leurs décisions entre deux sommets. Le "plan d'action" insiste par ailleurs sur la nécessité de "développer les infrastructures", transport, électricité et hydraulique.

 

Sur le plan sanitaire, Japon et Afrique ont promis de "soutenir les efforts pour atteindre l'objectif d'une réduction de 50% de la tuberculose et des taux de mortalité" liés à cette maladie d'ici 2015 par rapport à 1990. Ils ont enfin reconnu que les changements climatiques constituaient "un défi urgent pour l'Afrique, en raison de la vulnérabilité du continent par rapport à leurs impacts négatifs, comme les sécheresses et les inondations plus fréquentes et plus intenses"."Il est nécessaire pour tous les pays, y compris les pays d'Afrique", d'agir pour parvenir à "une réduction des émissions de gaz à effet de serre", ajoute le plan.

 

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30 mai 2008 5 30 /05 /mai /2008 01:03

 


(Le Messager 29/05/2008)



L’arrestation de Jean Pierre Bemba, Sénateur, ancien vice-Président de la République et surtout chef du principal parti d’opposition au régime de Joseph Kabila, est venue jeter le trouble dans l’esprit de plus d’un observateur des affaires africaines, et créer un doute sur le but, les objectifs, et les commanditaires du Tribunal Pénal international. Dans une de nos précédentes analyses, nous exprimions déjà nos fortes réserves sur cette institution et n’hésitions pas à la qualifier de Tribunal des vainqueurs.


Il convient de replacer l’institution dans son contexte réel. Tout d’abord, le Tribunal Pénal actuel, issu du Traité de Rome que les Etats Unis n’ont du reste jamais ratifié, se veut l’héritier des projets de vengeance concoctés et appliqués par les grandes puissances victorieuses de la deuxième guerre mondiale (1939-1945). Sans doute faudrait-il rappeler, que la manifestation la plus visible de cette soif de vengeance, fut le Tribunal de Nuremberg, lequel fut constitué à la hâte pour juger les dirigeants du régime de l’Allemagne Hitlérienne.

L’on notera pour s’en inquiéter, que de la période qui va de la création de l’Organisation des Nations Unies en 1945 à San Francisco jusqu’à la fin de la guerre froide, les mouvements favorables à la création d’un Tribunal Pénal international, ne prospérèrent que difficilement, en dépit de multiples massacres et génocides résultant des nombreuses guerres. C’est justement parce que les conflits à l’instar de ceux d’Indochine, de l’Algérie, d’Afrique au Sud du Sahara et du Vietnam, furent menés directement par les grandes puissances dans le cours de leurs rivalités idéologiques, qu’il n’apparu pas opportun pour les maîtres du monde, de mettre en place une institution judiciaire qui risquait de s’intéresser d’abord à leurs nombreux crimes.

Les massacres de triste mémoire à l’instar de ceux de Mai lai au Vietnam, ou du pays Bamiléké au Cameroun, sont passés dans l’histoire en pure perte pour les peuples et en gloires implicite pour les criminels.

Dans ce contexte, l’agitation qui a aboutit après de dures efforts de la Commission du droit international de l’ONU à la définition des notions d’agression, de génocide, de mercenaire, de crime contre l’humanité et de crime de guerre pour finalement produire le Traité instituant le Tribunal Pénal International, a été fortement dépendante des nouvelles programmations du commandement stratégique du monde par les mêmes grandes puissances.


Ce que les petits pays découvrent aujourd’hui, c’est la manipulation de l’ensemble des institutions internationales par ces puissances alliées aux milieux d’affaires mafieuses, aux seules fins de contrôle des vastes ressources des matières premières. La fin de la guerre froide n’a pas mis fin à l’impérialisme des nantis et des commandeurs des places boursières, elle aura simplement modifié leur mode opératoire, et changé les vieilles appellations. La crise alimentaire que subissent les peuples, consécutive à une spéculation extravagante sur les cours du baril du pétrole brut, en témoigne. Russes, chinois, américains, et monarchies du Golfe ne sont-ils pas logés dorénavant à la même enseigne spéculative ?


En fait, il est apparu judicieux, après le contrôle des flux financiers et des pouvoirs politiques dans les pays de la périphérie, de concevoir une instance judiciaire qui agirait comme le procureur protecteur des intérêts des nantis. La stratégie consiste alors à mettre en cause, à traquer, à juger, à condamner et à mettre hors d’état de nuire, tous ceux qui au nom de quelconque nationalisme arrogant, seraient en mesure de menacer les pouvoirs fantoches imposés aux peuples. Ces pouvoirs à l’instar de celui de Joseph Kabila, sont clairement et uniquement les gardiens des intérêts des grandes puissances. L’affaire Jean Pierre Bemba prend une signification encore plus choquante, lorsque l’on se penche sur la situation politique interne du Congo démocratique.

 
L’arrivée de Joseph kabila au pouvoir s’est faite exactement selon le même schéma que celui de Mobutu un demi-siècle plus tôt, avec mort d’homme, et entente parfaite entre les intérêts américains et européens, sous le regard complice des nations Unies. Si le crime de Jean Pierre Bemba est de constituer une menace ouverte contre le pouvoir de Kabila, celui de Lumumba fut exactement de la même nature, c’est à dire l’opposition à un complot extérieur pour piller les richesses du pays, et maintenir l’ensemble de la Sous région dans le giron des colonialistes prétendument libéraux.


Le dossier d’accusation retenu contre l’ancien Vice-Président congolais, tel que révélé à la presse, est d’une légèreté criarde qui déshonore complètement les prétendus juristes du parquet de la Cour Pénale internationale.


En réalité, le dossier a été ouvert, lorsque les services spéciaux des grandes puissances à Kinshasa, ont rédigé des notes pour révéler que la popularité de Bemba était trop grande, et son impact sur la population trop dangereuse. La réalité c’est encore que cet homme fut probablement le vrai vainqueur de la présidentielle. La similitude avec le cas Taylor saute aussi aux yeux, dans la mesure où il apparaît dans les deux affaires, que c’est lorsque les grandes puissances perdent le contrôle sur un individu et se retrouvent incapables de le manipuler, qu’ils le mettent en cause et le pourchassent par le truchement du Tribunal Pénal international.

 
Comment ne pas valider cette affirmation, lorsque l’on sait que près de trois cent citoyens du Congo Brazzaville ont été massacrés par le régime de Sassou Nguesso qui n’a jamais été inquiété à ce sujet. Sassou, c’est le produit des pétroliers coloniaux. L’on n’a pas entendu un seul instant TPI évoquer le dossier du Beach, ni même s’intéresser à bien d’autres situations graves ayant entraîné des pertes en vies humaines. Même seulement de banales enquêtes n’ont pas été initiées pour évaluer l’ampleur des pertes lors des soulèvements successifs en Guinée, au Cameroun et au Burkina Faso.


Nous devons préciser utilement que les personnes de Bemba ou de Taylor, ne nous inspirent aucune sympathie et encore moins une quelconque humanité. Ce sont dans tous les cas, des responsables politiques et des chefs de guerre avides de pouvoir qui à un moment donné de leur histoire propre et de l’histoire de leur pays, ont engagé des hostilités pour s’imposer par tous les moyens. Il reste que le procédé utilisé par leur censeurs pour les écarter, ressemble de plus en plus à de la lâcheté et une certaine raison du plus fort. En faisant une projection de l’évolution politique du Congo Démocratique, il est incontestable que le pouvoir de Kabila n’aurait jamais été stable avec Jean Pierre Bemba en liberté.


C’est la même logique qui prévaut en réalité dans les poursuites contre Hissen Habré. Le pouvoir de Ndjamena dont la survie relève d’un accord minimum entre Paris et Washington, n’est pas en sécurité tant qu’un passionné de guerre et de pouvoir comme ce Habré, n’est pas définitivement réduit au silence.

Mais comment donc poursuivre Habré sans poursuivre Déby qui fut son chef d’état major ? Comment s’acharner sur Bemba en oubliant Bozizé qui faisait la même chose de l’autre côté et qui de toute évidence, a rompu le cycle démocratique en procédant à des tueries ? Comment en effet ignorer Patassé, le demandeur de l’intervention de Bemba ? Ce tribunal n’est pas clair.

Le fait de positionner aujourd’hui le bouillant et très populaire Chef de parti congolais dans les longues procédures du TPI, envoie plusieurs messages à tous ceux qui ambitionnent de conquérir le pouvoir en Afrique et ailleurs dans le monde. Le TPI est devenu l’arme sécrète des puissances impérialistes contre les leaders populistes. Mulosévic de Serbie est mort en prison pour s’être opposé au conglomérat géostratégique occidental qui entendait continuer la guerre froide sous d’autres termes.

 
En somme, celui qui veut le pouvoir en Afrique aujourd’hui, subira soit le sort de Sankara, soit celui de Kabila, s’il refuse de composer avec les intérêts des grandes puissances tutélaires. Les termes de colonisation, de néo colonialisme, de tutelle, que certains ont cru très vite devoir ranger dans les archives poussiéreuses de l’histoire, sont plus que jamais d’actualité. Le renchérissement des prix des principales matières premières minérales, vient rappeler que la malédiction du continent africain pour son énorme potentiel, n’est pas prête de s’arrêter. Ce que fait Lafarge dans le ciment, est exactement ce que font Total, Exxon et Shell dans le pétrole, le groupe CEFAO dans l’automobile, et Bolloré dans le transport maritime, les services, le courtage, et ailleurs.


Tous les régimes en place en Afrique centrale sont dorénavant aux ordres de ces multinationales qui à défaut de liquider physiquement les opposants, s’en remettent à la stratégie douce du Tribunal Pénal International qui ne manque pas de dossier, même vide. Il demeure que embastiller les leaders populistes à la hâte aujourd’hui, c’est compter sans les implications des mutations technologiques immenses qui offrent des perspectives terrifiantes aux peuples en colère. Ces mutations ont changé de façon irrémédiable et inattendue, les données de la guerre, voire de la plus petite des confrontations des intérêts./.

Par SHANDA TONME

 

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28 mai 2008 3 28 /05 /mai /2008 22:07

 

LE MONDE | 28.05.08 | 14h43  •  Mis à jour le 28.05.08 | 14h43

 

TOKYO CORRESPONDANCE

 

La scène a eu lieu le 13 mai. Ce soir-là, le corps diplomatique africain au Japon avait convié la presse à l'ambassade d'Egypte pour évoquer la 4e Conférence sur le développement africain (Ticad), organisée à Tokyo du mercredi 28 au vendredi 30 mai. Dans un discours, le représentant des diplomates africains, le Tanzanien Elly Elikunda Elineema Mtango, avait lancé un appel au Japon, l'invitant à ne pas oublier que "l'Afrique est riche en ressources naturelles" et que "les 53 pays de ce continent représentent autant de voix à l'ONU".

 

En quelques phrases, M. Mtango avait résumé l'enjeu de la rencontre, qui doit permettre au Japon de réaffirmer sa présence en Afrique, notamment face à la Chine. La Ticad intervient deux ans après le Focac, le Forum de coopération Afrique-Chine, rencontre qui solennisait la percée économique et diplomatique chinoise sur la scène africaine.

 

Dans son discours d'ouverture, mercredi, le premier ministre japonais, Yasuo Fukuda, a promis un doublement de l'Aide publique au développement (APD) accordée par Tokyo à ce continent. Les projets dévoilés par M. Fukuda vont de la création d'un fonds pour l'investissement en Afrique, doté de 2,5 milliards de dollars (1,6 milliard d'euros), à l'octroi de 4 milliards de dollars de prêts pour les infrastructures et l'agriculture. D'autres aides iront à la santé et à l'éducation. Cette annonce intervient alors qu'en 2007, l'APD s'est établie à 1,7 milliard de dollars, contre 2,6 en 2006.

 

Les annonces s'ajoutent à l'enveloppe de 100 millions de dollars débloquée en urgence pour faire face à l'actuelle crise alimentaire et aux 10 milliards de dollars promis pour aider les nations en développement à lutter contre le réchauffement climatique.

 

NOUVELLES AMBASSADES

 

Certains s'inquiètent pourtant, non de la quantité, mais de la qualité de l'aide. "Le problème est qu'une grande partie de l'aide fournie jusqu'à maintenant l'a été sous forme d'annulation de dettes", s'est inquiété un diplomate africain. Ce que récuse le professeur Sadaharu Kataoka, de l'université de Waseda. "Yasuo Fukuda a adressé un message fort, note-t-il. Quarante-trois chefs d'Etat et de gouvernement ont fait le déplacement, contre 23 pour la 3e Ticad de 2003, ce qui témoigne de leur intérêt pour une collaboration avec le Japon."

 

Tokyo semble donc avoir redécouvert l'importance de l'Afrique - où la croissance a dépassé les 5 % en 2005 et en 2006 - pour son avenir. La crise des années 1990 et son endettement grandissant avaient amené le Japon à réduire son APD, passant du premier au sixième rang des pays donateurs.

 

Mais la nécessité de sécuriser des lignes d'approvisionnement en matières premières et de multiplier les débouchés pour une économie tirée par les exportations a changé sa perception. De nouvelles ambassades ont été ouvertes, au Mali et au Botswana notamment, et les entreprises japonaises sont mieux soutenues dans leurs démarches. D'après le Jetro, l'organisation japonaise du commerce extérieur, 227 compagnies nipponnes étaient présentes en Afrique en 2007, contre 178 en 1999.

Le Japon semble se donner les moyens de réussir en Afrique. Son économie en a besoin. Sa politique aussi. Les 53 voix africaines à l'ONU doivent servir son ambition d'obtenir un siège de membre permanent au Conseil de sécurité.

 

Philippe Mesmer

 

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28 mai 2008 3 28 /05 /mai /2008 22:03


(Le Courrier.ch 27/05/2008)

A quoi sert la Cour pénale internationale (CPI)? La question commençait à tarauder les esprits tant les résultats étaient minces au regard des espoirs suscités par l'inauguration du tribunal en 2003. Avec l'arrestation samedi de Jean-Pierre Bemba, les juges de La Haye tiennent enfin un accusé de poids.

En 2006, ce chef de guerre converti à la démocratie avait failli parvenir à la tête de la dévastée mais scandaleusement riche République démocratique du Congo (RDC).
Il s'était ensuite exilé, non sans avoir tenté un sanglant baroud d'honneur en pleine capitale. Reste une évidence: s'il l'avait emporté dans les urnes, Jean-Pierre Bemba ne dormirait pas cette nuit derrière les barreaux.

Jusqu'à nouvel ordre, la justice internationale demeure celle des vainqueurs. Apparue sur les décombres du IIIe Reich, la qualification de crimes de guerre et contre l'humanité aurait pu s'appliquer aussi bien au bombardement sur Dresde qu'à ceux sur Hiroshima ou Nagasaki.

Préfigurant la CPI, la notion de «compétence universelle» – qui permet à n'importe quel juge d'engager des poursuites contre un tortionnaire de passage – est elle aussi à géométrie variable. On n'a jamais vu un magistrat africain tenter quoi que ce soit contre un visiteur occidental.

Depuis son entrée en fonction, le procureur général de la CPI a ouvert quatre enquêtes – sur la RDC, le Darfour, l'Ouganda et la Centrafrique – et arrêté une poignée de suspects, tous africains.

A croire qu'il n'y a de forfaits internationaux que sur le continent noir. Le pragmatique Luis Moreno-Ocampo a toujours rétorqué qu'il fallait bien commencer quelque part. A condition de ne pas s'arrêter en chemin.

Pour le reste, il faut bien admettre que les crimes de Jean-Pierre Bemba méritent incontestablement d'être poursuivis, comme tant d'autres exactions perpétrées pendant les guerres congolaises.

Pourtant, étrangement, les actes qui lui sont reprochés par la CPI n'ont pas été perpétrés en RDC mais sur le territoire de la république centrafricaine voisine. Les miliciens de Bemba y avaient prêté main forte à leur allié d'alors, violant et rançonnant sur leur passage.

La volonté de ne pas ouvrir le dossier congolais dans son entier, et le fait que l'accusé Bemba s'apprêtait à revenir au pays pour diriger l'opposition, jettent une ombre sur l'indépendance de la CPI.

Alors qu'à Kinshasa on s'interroge sur la justice de La Haye, hier, en Ethiopie, des magistrats aux ordres ont condamné à mort l'ex-dictateur Mengistu. Accusé de génocide, le «Négus rouge», aujourd'hui réfugié au Zimbabwe, avait déjà écopé de la perpétuité.

Quant au sort de Hissène Habré, il est toujours suspendu aux délibérations du Sénégal, qui a promis de juger le Tchadien sur sol africain afin d'éviter une extradition en Belgique, jugée humiliante pour l'Afrique. La CPI n'a pas grand-chose à envier à ces deux procédures judiciaires.


SIMON PETITE


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24 mai 2008 6 24 /05 /mai /2008 17:28




 

   La quatrième conférence internationale de Tokyo sur le développement africain aura lieu cette année dans la ville de Yokohama du 28-30 Mai 2008. Selon nos informations, le président Bozizé devrait quitter Bangui le dimanche 25 mai pour se rendre au Japon via Paris afin d’y prendre part.

 

Toujours d’après nos sources, sur son trajet du retour, Bozizé devrait initialement passer par la Corée du Sud où certains de ses amis maffieux avaient souhaité qu’il fasse escale pour leurs louches activités. Mais alertées, les autorités coréennes n’ont pas hésité à s’opposer à une telle visite en refusant tout simplement l’octroi des visas. Résultat, Bozizé n’ira plus en Corée.

 

Bozizé se rend au Japon dans l’espoir de se faire pardonner les exactions, le pillage et la mise à sac des campements des Japonais de l’entreprise Kajima qui travaillaient au bitumage de l’axe Bossemptélé – Baoro – Bouar, par les hordes zakawas de sa calamiteuse rébellion en 2002-2003.  Depuis lors, la coopération japonaise avec le Centrafrique pourtant très appréciée des Centrafricains, n’est plus ce qu’elle fut.     

 

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21 mai 2008 3 21 /05 /mai /2008 15:06





TOKYO. (Xinhuanet 21/05/2008) - Le Japon a décidé de doubler d'ici cinq ans son assistance officielle au développement (ODA) en faveur des pays africains.

Le Premier ministre japonais Yasuo Fukuda a annoncé cette décision lors d'une réunion de cabinet qui s'est tenue mardi matin.

Le chef du gouvernement japonais a indiqué que la plupart de l'ODA du pays sera destinée à la construction d'infrastructures en Afrique, dont des réseaux routiers, à l'amélioration de la qualité des soins maternels et à la promotion de la production agricole locale.

l'ODA est une aide qui mixe allocations et crédits, a expliqué le ministre japonais des Affaires étrangères Masahiko Komura à l'issue de la réunion.

Pourtant, les précisions portant sur l'ODA seront dévoilées par M. Fukuda au cours de la Conférence internationale de Tokyo sur le développement africain, qui aura lieu entre les 28 et 30 mai à Yokohama, deuxième ville du Japon située à 30 km de la capitale japonaise, a annoncé lors d'une conférence de presse le secrétaire général du gouvernement japonais, Nobutaka Machimura.

 

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