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  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
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12 septembre 2012 3 12 /09 /septembre /2012 17:33

 

 

 

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2012-09-12 08:49:00 (xinhua)


La Chine et la Centrafrique s'engagent à renforcer encore davantage leur coopération, lors de la rencontre mardi entre le vice-Premier ministre chinois Li Keqiang et le président centrafricain François Bozizé.

M. Li a transmis à cette occasion les salutations du président chinois Hu Jintao à son homologue centrafricain lors de cette rencontre qui a eu lieu à Yinchuan, capitale de la région autonome Hui du Ningxia, dans le nord-ouest de la Chine.


Il s'est félicité du développement sain et rapide des relations entre les deux pays ces dernières années, caractérisé par le maintien des contacts de haut niveau, le renforcement de la confiance politique mutuelle et le soutien de l'un à l'autre sur les questions concernant les intérêts clés des deux pays.


Les deux pays ont obtenu des progrès remarquables dans la coopération en matière d'économie, de commerce, d'énergie, de construction d'infrastructures et d'échanges culturels, a-t-il fait remarquer.


"Nos deux parties ont élargi notre coopération mutuellement avantageuse, renforcé la compréhension entre nos deux peuples et créé un environnement favorable à la coopération amicale", a-t-il déclaré.


La Chine est prête à continuer à oeuvrer avec les pays africains, dont la République centrafricaine, à l'approfondissement de la confiance politique mutuelle, à l'intensification de la coopération économique et commerciale, à la multiplication des échanges culturels et sociaux et au maintien de la coordination entre les deux parties sur les questions internationales et régionales d'importance majeure, afin d'élever le niveau du partenariat stratégique entre la Chine et l'Afrique, a-t-il indiqué.


De son côté, le président centrafricain a noté que le développement des relations entre les deux pays avait des perspectives prometteuses.


"Nous deux pays devons renforcer la coopération dans tous les domaines et accélérer la coopération pragmatique dans les domaines de l'agriculture, de la construction d'infrastructures et l'exploitation des ressources minières, afin de stimuler le développement des relations bilatérales", a-t-il ajouté.

 


 

 

NDLR : Ce n’est un secret pour personne que pour Bozizé, l’intérêt de la coopération avec la Chine réside surtout dans la possibilité d’acheter beaucoup d’armes de guerre à ce pays qui est un de ses principaux fournisseurs et d’obtenir que les travaux d’exploration des champs de pétrole de Gordil près de Birao aboutissent rapidement afin de lui permettre de s’en mettre encore davantage dans les poches.

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12 septembre 2012 3 12 /09 /septembre /2012 00:49

 

 

 

Bozizé en Chine

 

 

Li Keqiang assistera à un forum commercial et économique international à Yinchuan (nord-ouest)


BEIJING, 10 septembre (Xinhua) -- Le vice-Premier ministre chinois Li Keqiang assistera à la cérémonie d'ouverture d'un forum commercial et économique international qui aura lieu à Yinchuan, capitale de la région autonome Hui du Ningxia (nord-ouest).

 

La Foire internationale de l'investissement et du commerce de Chine (Ningxia), ainsi que le 3e Forum économique et commercial entre la Chine et les pays arabes, se tiendront du 12 au 16 septembre à Yinchuan.

 

Plusieurs dirigeants étrangers, dont le président centrafricain, François Bozizé, le président des Etats fédérés de Micronésie, Emanuel Mori, et le Premier ministre de Papouasie-Nouvelle-Guinée, Michael Thomas Somare, assisteront à la foire sur l'invitation du comité d'organisation.

 

 

 

Li Keqiang met l'accent sur le nouveau partenariat stratégique sino-africain lors de sa rencontre avec le président centrafricain


2012-09-11 20:13:24 (xinhua) - Le vice-Premier ministre chinois Li Keqiang a annoncé ce mardi à Yinchuan (la capitale de la Région autonome Hui du Ningxia) que la Chine veut renforcer la confiance politique mutuelle, dynamiser la coopération économique et commerciale et promouvoir les échanges culturels et humains avec tous les pays africains, dont la République centrafricaine. Il a souligné que le gouvernement chinois envisage d'élever le nouveau partenariat stratégique sino-africain via la coordination et le soutien mutuel.

 

Le vice-Premier ministre chinois a fait ces remarques lors de sa rencontre avec le président centrafricain François Bozizé, venu participer à l'ouverture du troisième Forum économique et commercial sino-arabe.

 


 

NDLR : La RCA est-elle devenue un pays arabe ? Un président de République qui s’entretient avec un vice-premier ministre ! Avec Bozizé, on aura tout vu.

 

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1 septembre 2012 6 01 /09 /septembre /2012 21:57

 

 

 

 

 

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  Bozizé et Ahmadinejad, deux vieux amis

 

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Radio Ndéké Luka Samedi, 01 Septembre 2012 14:45


Le 16ème sommet du Mouvement des Pays Non Alignés s’est déroulé du 30 au 31 août 2012 à Téhéran. Le Président centrafricain François Bozizé y a pris part aux côtés des 120 dirigeants des pays non-alignés.


Environ une trentaine de chefs d’Etat ou de gouvernement et 70 ministres des Affaires étrangères ont pris part à ce sommet. Ils ont aussi examiné le projet de document final de ce sommet qui fait plus de 200 pages.

 

Le sommet a réaffirmé le droit de tout pays à l'énergie nucléaire pacifique et a appelé à nouveau au désarmement nucléaire et à la création de zones dénucléarisées, notamment au Moyen-Orient où l’entité sioniste, seule puissance nucléaire de la région, refuse de signer le Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires.

 

Malgré les critiques formulées par les Etats-Unis et l’entité sioniste, le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-Moon a pu participer à ce sommet.

 

Le Président égyptien récemment nommé, Mohamed Morsi, à aussi été présent. Bien que de courte durée, sa visite est avant tout symbolique.

 

 

 

 

 


Le commerce devrait suivre les excellentes relations politiques avec la République centrafricaine  

 

Vendredi 31 Août 2012 - 13h35 - Le président Mahmoud Ahmadinejad a déclaré vendredi que les relations économiques et la coopération entre l'Iran et la République centrafricaine (RCA) doivent atteindre  l'excellent niveau des relations politiques.


Le président Ahmadinejad a fait ces remarques lors d'une rencontre avec le président de la République centrafricaine François Bozizé en marge du 16ème Sommet des chefs d’Etats du Mouvement des non-alignés.


Dr.Ahmadinejad a décrit les relations iraniennes avec la RCA comme étant de longue date et déclaré que la République islamique d'Iran et la République centrafricaine ont les mêmes points de vue constructifs sur les développements régionaux et mondiaux.


Des liens profondément enracinés et des relations politiques ainsi que des points de vue communs sur les questions internationales ont préparé le terrain pour l'expansion des relations économiques et culturelles entre les deux pays qui doivent être utilisés, a dit le président Ahmadinejad.


Le président Ahmadinejad a appelé à la formation d’une commission économique conjointe Irano-Centrafricaine à la première occasion.


Se référant à des réalisations importantes de l'Iran et des capacités dans de nombreux domaines, le Président a affirmé que l'Iran était prêt à transférer son expérience et son savoir-faire.

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1 septembre 2012 6 01 /09 /septembre /2012 21:07

 

 

 

 

XXIVème CONGRES DE L’INTERNATIONALE SOCIALISTE


Le Cap (Afrique du Sud) 30 août- 1er Septembre 2012

 

 

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DISCOURS DE MARTIN ZIGUELE, PRESIDENT DU MOUVEMENT DE LIBERATION DU PEUPLE CENTRAFRICAIN (MLPC) REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE

logo MLPC 

 

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Monsieur le Président de  l’Internationale Socialiste,


Mesdames et Messieurs les membres du Présidium de l’Internationale Socialiste

 

Chers Camarades,

 

Distingués Invités,

 

Au nom de mon Parti, le Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC), de ses militantes et militants, ainsi qu'au nom de son Bureau Politique, je  voudrais tout d'abord féliciter le Président George Papandréou, les trente et trois Vice-présidents élus et réélus, ainsi que Luis Ayala, notre Secrétaire Général reconduit. J'exhorte également la camarade Mona Sahlin à s'investir à la consolidation de notre organisation, car son discours de candidature est un enrichissement certain à notre démarche collective.


Toujours au nom de mon Parti, je salue tous  les délégués des partis membres de l'Internationale Socialiste ici présents,  et vous  remercie du fond du cœur pour votre soutien politique ferme lors de la mascarade électorale qui s'est déroulée en lieu et place  des élections  dans mon pays la République centrafricaine, le 23  janvier 2011.

 

 

 

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Je remercie le Secrétaire général de l'Internationale Socialiste et notamment le Parti Socialiste français qui ont publié à plusieurs reprises des déclarations politiques pour nous soutenir dans notre lutte qui continue toujours dans de grandes difficultés. Comment, en ces moments certes difficiles pour la démocratie africaine, ne pas se réjouir d'être aujourd'hui  ensemble avec vous sur cette terre sud-africaine pleine d'espérance, grâce à le lutte aujourd'hui centenaire de notre parti frère, l'African National Congress (ANC)  de Nelson Mandela, d' Oliver Reginald Tambo, et de leurs dignes successeurs, dont notre Camarade et aîné le Président de la République Sud-africaine Jacob ZUMA, à qui je tiens à présenter également mes félicitations pour sa brillante élection à la vice-présidence de l'Internationale Socialiste.


Le thème dans lequel j'interviens et qui s'intitule" La lutte pour les droits et libertés: renforcer la démocratie représentative et gagner des nouvelles démocraties dans le monde" est non seulement d'actualité dans la plupart des pays africains aujourd'hui, mais il revêt un accent particulier plus encore  ici , à quelques mètres seulement de la célèbre prison de Robben Island où Nelson Mandela et ses compagnons ont passé près de 27 ans de leur vie en prison, pour la liberté et la démocratie dans leur pays qui nous accueille aujourd'hui.

 

Chers Camarades,


La lutte pour la démocratie et les libertés devient plus exigeante que jamais sur le  continent africain et en particulier dans mon pays la République centrafricaine: en effet, même les pires autocrates africains ont maintenant intégré dans leurs pratiques du pouvoir  le "minimum syndical" à faire pour avoir les oripeaux d'une démocratie , afin notamment de ne pas s'attirer les foudres de la communauté internationale et de continuer à bénéficier de ses subsides multiformes. C'est ainsi  d'ailleurs que même les auteurs de coup d'Etat se sont adaptés à cette exigence démocratique de façade, car vous aurez remarqué qu'ils s'empressent maintenant dans leurs déclarations de prise de pouvoir de promettre un retour rapide  à la démocratie et aux élections. Au passage, il faut relever  que les Etats africains qui recourent le plus à ces pratiques anti-démocratiques et liberticides sont les mêmes qui sont abonnés aux robinets de l'aide internationale pour leur survie en tant qu'Etat, tout en vivant dans la psychose des coups d'Etat qui devient pour leurs dirigeants de fait un mode privilégié de gestion du pouvoir.


Certes, depuis le tournant des années 1990, la démocratie africaine, a fait des progrès indéniables dans certains pays, notamment dans les régions de l'Afrique australe, orientale et occidentale où plusieurs alternances démocratiques se sont réalisées sans heurts, et où les libertés individuelles et collectives sont respectées.


Cependant force est de constater que dans plusieurs pays d'Afrique de l'Ouest et du Centre,  dont le mien la République centrafricaine, l' élan démocratique des années 1990 à la faveur du fameux vent de l'Est , s'est brisé sur le retour en scène de pratiques que nous avions tous cru définitivement révolues, et qui empruntent toujours deux scénarii bien connus et rôdés:


- dans le premier cas,  des militaires prennent le pouvoir après un coup d'Etat contre le pouvoir civil démocratiquement élu, mais fragilisé par les maladies infantiles du multipartisme et les déceptions nées de l'insatisfaction de la très grande demande sociale. Baptisés pour l'occasion "sursaut patriotique " ou "libération"  pour ne pas heurter les bonnes consciences, ces coups d'Etat sont systématiquement suivis d' une transition politique puis des élections "encadrées" dont les résultats sont programmés d'avance au profit des militaires putschistes,  et/ou  à celui de leur "clientèle "civile. C'est la stratégie du "butin" à partager entre militaires putschistes et civils baptisés pour l'occasion des  "technocrates" qui les accompagnent. Dans ces pays, la démocratie est purement nominale et l'alternance démocratique de fait impossible, les libertés individuelles et collectives sont quotidiennement et impunément violées, et les réflexes autocratiques du pouvoir et l' "humeur du chef" rythment la vie politique nationale.


- dans le second cas, des dirigeants parfois démocratiquement élus au départ, refusent de fait l'alternance et le respect des libertés individuelles et collectives. Usant aussi bien de la carotte que du bâton, ces dirigeants transforment progressivement la vigoureuse renaissance démocratique d'il ya deux décennies  en un rituel des plus sommaires se résumant juste à la répétition d'élections les unes plus frauduleuses et plus rocambolesques que les autres, sans réelle possibilité d'alternance. Dans ce cas également, l'alternance démocratique est bloquée et les libertés violées tous les jours.


Dans les deux cas, comme le virus du SIDA qui mute et s'adapte aux cellules du sang de son porteur, la démocratie africaine a très souvent hélas ces derniers temps fortement muté et s'est pliée à la volonté d'autocrates locaux, qui utilisent les moyens de l'Etat dont ils sont maîtres absolus, pour corrompre les élites et briser toutes résistances intérieures, afin de restaurer un environnement de parti unique de fait et s'éterniser au pouvoir, tout en planifiant sa transmission à leurs progénitures.


Ce tableau certes difficile n'est pas désespéré car partout en Afrique aujourd'hui comme dans le reste de ce monde globalisé, les peuples aspirent à un  mieux-être et à la liberté. C'est pourquoi notre Parti, le Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain, aux côtés des autres forces de l'opposition démocratique centrafricaine, nous battons dans deux directions:


- D'abord nous comptons  sur nous-mêmes et sur notre propre peuple. Nous pensons que seule la mobilisation du peuple autour d'objectifs démocratiques clairs nous permettra de gagner le combat vital pour la démocratie et les libertés par des moyens pacifiques et légaux. L'Afrique centrale, comme mon pays la République centrafricaine, regorge de potentialités de toutes sortes, mais l'indice du développement humain y est l'un des plus faibles de la planète. Nous affirmons que seule la démocratie participative permettra l'amélioration de la gouvernance tant souhaitée, et  donc facilitera l'accroissement du bien-être collectif.


- Ensuite nous appelons  tous les démocrates du monde à une solidarité effective et active avec les partis et les peuples en lutte. Aujourd'hui nous sommes réunis au Cap, grâce à la lutte pour la liberté menée par l'ANC, avec le soutien des forces progressistes du monde entier. D'autres pays africains en ce moment même ont soif de liberté et de démocratie, et leurs peuples se battent dans le dénuement le plus complet face à des oligarchies et à des autocrates d'un autre âge. Nous ne pourrons avoir une Afrique où règneront  la paix, la stabilité, le développement et la démocratie que grâce à votre soutien politique multiforme. Or, ne l'oublions pas, dans cinquante ans, l'Afrique aura deux milliards d'habitants, et la condition essentielle de la paix dans le monde est le niveau d'appui à un développement endogène de l'Afrique sur le plan institutionnel, démocratique autant qu'économique.


C'est le lieu de saluer, en tant que progressiste africain, les victoires électorales de nos frères du Niger avec le Camarade Mahamadou ISSOUFOU et de Guinée avec le Camarade Alpha CONDE qui ont la redoutable obligation de réussir avec notre soutien multiforme. De même, nous exhortons notre organisation à apporter un soutien sans faille à nos frères du Mali qui vivent  une situation inédite avec la sécession du Nord de leur pays. J'exhorte également l'Internationaliste Socialiste à revoir sa sanction à l'encontre du Front Populaire Ivoirien qui a aujourd'hui plus que jamais besoin de notre compréhension et de notre solidarité.

Le  temps de parole étant limité, je vous salue à nouveau en fondant l'espoir qu'un jour le peuple centrafricain aura le plaisir de vous accueillir aux bords du majestueux fleuve Oubangui qui longe Bangui, la capitale de cette République centrafricaine qui est vraiment au cœur géographique de l'Afrique.


Merci

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25 août 2012 6 25 /08 /août /2012 23:35

 

 

 

Abou Moussa UNOCA

 

 

  

APA-Dakar (Sénégal) 2012-08-25 13:15:32   Le mandat du Bureau régional des Nations Unies pour l’Afrique centrale (UNOCA) qui arrive à expiration le 30 août prochain a été prolongé jusqu’au 28 février 2014, sur demande du Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-Moon, annonce un communiqué reçu samedi à APA.

La mesure, précise le communiqué, a été officialisée par ‘’une lettre datée du 21 août adressée au Secrétaire général de l’ONU par M. Gérard Araud, Représentant permanent de la France auprès des Nations Unies et président du Conseil de sécurité pour le mois d’août.’’

Pour justifier sa requête, Ban Ki-Moon, note le communiqué soutient que ‘’l’UNOCA a contribué à nos efforts en faveur de la paix et la sécurité dans la sous-région. Le Bureau régional a suivi de près l’évolution de la situation dans la sous-région et a fait des compte rendus et soumis des rapports périodiques au Conseil de sécurité’’.


En plus de son premier rapport d’activités présenté en novembre 2011, l’UNOCA présente un ‘’bilan positif’’, soutient le Secrétaire général de l’ONU qui cite, au nombre des ‘’actions menées’’, la coordination et l’élaboration d’une stratégie régionale de lutte contre l’Armée de résistance du Seigneur (LRA), un ‘’mouvement rebelle dont les atrocités affectent les populations de l’Ouganda, de la République Centrafricaine (RCA), de la République démocratique du Congo (RDC) et du Soudan du Sud’’.


‘’Cette stratégie a été favorablement accueillie par le Conseil de sécurité lors de sa session du 29 juin dernier’’, indique le communiqué, ajoutant que sur ces entrefaites ‘’Le Conseil de sécurité avait alors demandé à l’UNOCA de soutenir sa mise en œuvre’’, une opération entrée dans sa phase active après la réunion technique organisée à Entebbe (Ouganda) du 25 au 27 juillet.


Par ailleurs, note le communiqué, ‘’la lutte contre la piraterie maritime interpelle UNOCA chargé, avec le Bureau des Nations Unies pour l’Afrique de l’Ouest (UNOWA), d’appuyer les efforts des Etats et des organisations sous-régionales en vue de l’organisation d’un sommet conjoint des pays du Golfe de Guinée dans les meilleurs délais’’.


L’objectif principal de ce Sommet sera de définir et d’adopter une stratégie régionale de lutte contre la piraterie et les vols à mains armées en mer, renseigne le communiqué, ajoutant que dans ce cadre ‘’plusieurs initiatives’’ ont été menées depuis mai 2012 ‘’avec la participation de la Communauté économique des Etats d’Afrique centrale (CEEAC), de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’ouest (CEDEAO) et de la Commission du Golfe de Guinée (CGG)’’.


 Pour Ban Ki-moon, la prolongation du mandat de l’UNOCA lui permettra de suivre ‘’ces dossiers importants’’, sans en oublier d’autres comme la coopération avec les organisations régionales, la prévention des conflits, la lutte contre le chômage des jeunes et l’appui au travail du Comité consultatif permanent des Nations Unies chargé des questions de sécurité en Afrique centrale (UNSAC) dont l’UNOCA assure le Secrétariat depuis mai 2011.


 Inauguré le 2 mars 2011 et placé sous la direction de Abou Moussa, Représentant spécial du Secrétaire général de l’ONU pour l’Afrique centrale, l’UNOCA dont le siège est à Libreville, couvre les dix pays de la CEEAC : Angola, Burundi, Cameroun, République Centrafricaine, Congo, Gabon, Guinée Equatoriale, République démocratique du Congo, Sao Tome et Principe, et Tchad.

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21 août 2012 2 21 /08 /août /2012 16:37

 

 

 

 

Meles-Zenawi.JPG

 

 

 

AFRICAN UNION UNION AFRICAINE

UNIÃO AFRICANA


Addis Ababa, Ethiopia, P.O. Box: 3243 Tel.: (25111) 5513 822 Fax: (25111) 5519 321

Email: situationroom@africa‐union.org

 

 

 

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

 

 


L'UNION AFRICAINE ATTRISTÉE PAR LA MORT DU PREMIER MINISTRE MELES ZENAWI DE L'ÉTHIOPIE

 


Addis-Abeba, le 21 août 2012

 

Le Président de la Commission de l'Union africaine (UA), Jean Ping, a appris avec un immense choc et une profonde tristesse la disparition prématurée d’Ato Meles Zenawi, Premier ministre de la République fédérale démocratique de l'Éthiopie.

 

 La Commission n’oubliera jamais la contribution exceptionnelle du défunt Premier ministre Meles Zenawi à la promotion des objectifs de l'UA et à la défense des intérêts de l’Afrique sur l’arène internationale. En particulier, le Premier ministre Meles a joué un rôle essentiel dans la promotion du Nouveau Partenariat pour le Développement de l'Afrique (NEPAD), dont il dirigeait le Comité de Mise en Oeuvre. Il a également présidé avec compétence et un engagement inégalé le Comité des chefs d'Etat et de Gouvernement sur le changement climatique.

 

La Commission salue, en outre, la contribution de l'Éthiopie, sous la direction du Premier ministre Meles, à l’avancement de la paix et de la sécurité en Afrique, tant dans le cadre de l'UA que de l'Autorité intergouvernementale pour le Développement (IGAD). À cet égard, il convient notamment de faire mention du déploiement par l’Éthiopie de soldats de la paix au Burundi, au Libéria et à Abyei, dans le cadre de missions de soutien à la paix de l’UA et des Nations unies, ainsi que de l’appui apporté aux autorités somaliennes et à l'AMISOM dans leurs efforts visant à vaincre le terrorisme et l'extrémisme en Somalie et, partant, à ouvrir la voie à la promotion durable de la paix et de la réconciliation dans ce pays. Le Premier ministre Meles a déployé des efforts inlassables en appui à l’action du Groupe de Mise en Oeuvre de Haut Niveau de l'UA visant à faciliter le parachèvement de la mise en oeuvre de l'Accord de Paix Global (CPA) et les négociations sur les relations post‐sécession entre le Soudan et le Soudan du Sud.


Le Premier ministre Meles Zenawi a également présidé à la transformation radicale de son pays, qui figure aujourd'hui parmi les États africains les plus performants sur le plan économique. Ce faisant, il a grandement aidé à l’avènement, sur le continent, d'une nouvelle ère faite d'espoir et de croissance, animé qu’il fût par la vision de la Renaissance de l’Éthiopie et de l'Afrique.

 

La mort du Premier Ministre Meles prive l'Afrique de l'un de ses plus illustres fils. Au nom de la Commission, le Président Ping voudrait exprimer au peuple et au Gouvernement éthiopiens, ainsi qu'à la famille du défunt, ses condoléances les plus sincères, et les assurer de la sympathie de l'UA en ces circonstances difficiles.

 

Que son âme repose éternellement en paix!

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17 août 2012 5 17 /08 /août /2012 19:07

 

 

 

sommet CEMAC Brazzaville juillet 2012

Si d’aucuns pensent que le débat sur la succession à la présidence de la CEMAC est clos, qu’ils se désillusionnent. Le débat est toujours ouvert. La République Centrafricaine ne s’y reconnaîtrait pas dans la communauté économique et monétaire de l’Afrique si ce n’est que par le partage d’un même territoire. Si Bozizé s’est comporté comme un valet lors du 11ème sommet de la Cemac à Brazzaville devant ceux-là qui devraient être ses égaux, le peuple centrafricain s’indigne devant ce genre de comportement digne du maître à esclave.

Ce sommet du club des cinq s’est tenu comme si c’était une occasion pour donner des leçons à Bozizé suite à son arrogance vis-à-vis d’un lieutenant de l’un de ses maîtres en l’occurrence Paul BIYA. Bozizé ne pouvait pas dire non face à la décision de ces maîtres ne serait-ce que non seulement de céder la présidence de la Cemac mais aussi de retirer tous les cadres centrafricains au sein des agences et des institutions de la communauté et aux cinq autres Etats membres de placer leurs ressortissants.

Comme pour sanctionner Bozizé, le sommet du club revient sur la décision qui consistait à un principe de rotation par ordre alphabétique des Etats membres de tous les postes de responsabilité au niveau de l’ensemble des Institutions, Organes et Institutions Spécialisées lors de la 10ème  Session Ordinaire de la Conférence  des Chefs d’Etat de la CEMAC tenue en pompe à Bangui les 16 et 17 Janvier 2010, ( Cf article 1er de l’Acte Additionnel n° 16/CEMAC/CCE/10). Ce qui a mis un terme au consensus de Fort- Lamy. Au lieu de République Centrafricaine à la Présidence de la vraie CEMAC, c’est plutôt la République du Congo. Une véritable sanction pour leur valet Bozizé.

Mais si Bozizé l’est pour les cinq Etats membres de la vraie CEMAC, le peuple centrafricain n’est pas prêt à être esclave d’un quelconque peuple. Nous sommes une Nation souveraine et aucun autre peuple ne peut avoir la prétention de nous dicter sa loi au travers d’un Bozizé qui n’a plus de poids dans le concert des Nations puisqu’il fait le béni-oui devant ces derniers et déverse son courroux sur le pauvre peuple centrafricain dont il vandalise la souveraineté. Le peuple centrafricain doit se permettre d’être aussi versatile au moment venu de revenir sur cette décision qui l’honore en rien puisqu’au sein de la Cemac, il est facile et autorisé de revenir sur les décisions chaque deux ans.

Et donc en lieu et place du principe de rotation, il est décidé par les chefs d’état de façon implicite le principe de révocation de toutes les décisions chaque deux ans. Ce que les uns et les autres doivent savoir est que le Président de la République est l’émanation du peuple. Et scandalisé par le traitement infligé par les autres pays frères, le prochain Chef d’Etat centrafricain est susceptible au nom du peuple de ne pas accepté cette décision.

Il est implicitement déjà lu dans les réactions de certains opposants centrafricains en l’occurrence la dernière interview de Martin Ziguélé et la déclaration de maître Nicolas Tiangaye au nom de leurs partis politiques respectifs. D’autres peut-être leur emboîtent les pas par des murmures… Cette bévue internationale a complètement fragilisé cette communauté dans l’esprit de sa création. Barthélémy Boganda avait prêché dans le désert.

Le suspect qui plane ici est que le peuple centrafricain comprend manifestement la pensée de ces cinq autres pays frères. Mais ils oublient que la République Centrafricaine est aussi en frontière avec la République Démocratique du Congo, le Sud-Soudan et le Soudan du Nord et l’Ouganda qui peuvent constituer une Communauté Etatique et peut-être mieux collaborer. D’ailleurs les trois quatre autres ne sont pas dans la CEMAC, mais appartiennent à  d’autres communautés. Cette humiliation est passagère puisque Bozizé partira avec elle.

Tout se passe comme si Bozizé ne pouvait pas dire non de peur de se faire éjecter de son fauteuil présidentiel. Ce qu’il ignore est que même le peuple centrafricain qu’il fait humilier n’est pas aussi pour lui, il est devenu impopulaire. Toutes ses cartes sont jetées. La preuve est ostensiblement la réaction des jeunes le 02 août 2012. Le spectre de Jasmin plane dans l’espace centrafricain. Jasmin continue sa révolution dont il a inauguré l’ère en Tunisie par son sang versé. Les « Jasmin » sont nombreux en Centrafrique…

A ce niveau l’intégration a du plomb dans l’aile, revenons à notre débat sur la Cemac c’est une communauté qui est amer si l’on entend le sigle Cémac dans une compréhension en Sango (Langue nationale de la RCA). La libre circulation n’a pas fait l’objet d’une décision comme celle de la présidence de la Cemac comme si cette 11ème conférence n’avait pour objet que de finir avec Bozizé qui a souillé Antoine Ntsimi et n’a pas soutenue la candidature de Jean Ping à la tête de l’Union Africaine.

Si ce n’est que cela à avoir comme à l’ordre du jour des conférences des chefs d’état de la Cemac, cette communauté est loin de voir le bout du tunnel et chaque Etat reste dans son tour d’ivoire. Et alors, les peuples de cette Communauté qui ont presque tous, les racines et des ancêtres en commun ? Pauvre Afrique Centrale, qui va te sauver ?

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17 août 2012 5 17 /08 /août /2012 00:37

 

 

 

 

 

 

Yamina-et-Kabila.jpg

AFP 16/08/2012

L'association Convergence pour l'Emergence du Congo (CEC) a saisi la justice française pour tenter d'empêcher la tenue à Kinshasa, en République démocratique du Congo (RDC), du prochain sommet de la francophonie en octobre, ont annoncé jeudi ses représentants.

Il serait "immoral" de tenir le sommet de l'Organisation Internationale de la Francophonie (OIF) dans "un pays en détresse", a déclaré lors d'un point de presse Jean-Louis Tshimbalanga, président de cette association composée de Français d'origine congolaise.

Il a dénoncé les violences dans le pays dirigé depuis 2001 par Joseph Kabila, avec des "millions de morts", "des femmes violées tous les jours" et "des voix électorales volées".

L'association reproche au secrétaire général de l'OIF, Abdou Diouf, de ne pas avoir condamné la situation. "Il y a deux poids, deux mesures" de sa part, a regretté l'un des avocats de l'association, Me Norbert Tricaud.

M. Diouf, ancien président du Sénégal, a selon lui à juste titre pris des mesures de condamnation ou de sanction de pays "en situation soit de rupture de démocratie soit de violations massives des droits humains" et a relocalisé en Suisse il y a deux ans le sommet initialement prévu à Madagascar.

Le sommet est organisé à Kinshasa du 12 au 14 octobre alors que Kabila "n'a pas tenu ses promesses" d'organiser des élections "transparentes et démocratiques", a-t-il ajouté.

L'association a engagé une action en référé (procédure d'urgence) au Tribunal de Grande Instance (TGI) de Paris. Elle demande à la justice une relocalisation hors de RDC du sommet, ainsi que "la nomination d'un administrateur judiciaire qui se substituerait à M. Abdou Diouf, visiblement défaillant", a précisé Me Tricaud.

Une audience de procédure a eu lieu jeudi, au cours de laquelle "la présidente a souhaité que l'acte d'assignation soit produit à nouveau à l'OIF", dont le siège est à Paris, qui avait refusé d'en recevoir copie, a détaillé Me Olivier de Boissieu.

Une nouvelle audience a été fixée au 6 septembre. "Ce sera très certainement une audience de plaidoirie, compte tenu de l'urgence de la situation", a ajouté cet avocat, prévoyant que l'OIF tente "de se réfugier derrière l'immunité".

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16 août 2012 4 16 /08 /août /2012 00:14

 

 

 

 

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NOTE D’INFORMATION


Bangui le 15 août 2012.  Le Conseil National de la Médiation (CNM) a lancé, le 14 aout 2012, avec l’appui du BINUCA, la première phase de la mise en place des Conseils locaux de médiation à Kaga Bandoro et Bria, du 14 au 18 aout 2012, à Ndélé, du 21 au 23, et à Birao, du 28 au 30.

L’objectif principal de ces missions est d’identifier les interlocuteurs du Conseil  National de la Médiation CNM) au niveau local et de sensibiliser la population locale sur la mise en place de ces Comités Locaux. Par la suite, une formation sera donnée  aux membres de ces comités. Cet appui du BINUCA au CNM entre dans le cadre des efforts de consolidation de la paix en RCA.

En effet, depuis sa mise sur pied en 2010, et conformément à son mandat, le BINUCA travaille en étroite collaboration avec le Conseil national de la médiation (CNM). Il l’appuie notamment dans la recherche de solutions aux différends d'ordre politique, sécuritaire et sociale, tout en lui apportant un soutien logistique important en fonction des moyens disponibles. Fort de ce soutien, le CNM fait des efforts considérables pour gérer les conflits, mais il reste encore absent au niveau local.

Au mois de Juin 2012, un fonds extrabudgétaire a été octroyé au BINUCA par le Département des Affaires politiques de l’ONU pour aider à améliorer la capacité d'action du CNM au niveau national, et encourager le règlement des différends au niveau local, par la création des Conseils locaux de médiation (CLM). Ce fonds a été également mis à la disposition du BINUCA pour permettre d’initier des sessions de formations dans le cadre de la médiation.

C’est dans ce cadre que s’inscrit le lancement de la première phase de la mise en place des Conseils locaux de médiation à Kaga Bandoro, Bria, Ndélé et Birao. D’autres missions similaires seront organisées dans les autres régions.

 

 

 

 CONTACTS PUBLIC INFORMATION SECTION || BINUCA Chef de Section Information et Porte-parole: Mme Ikavi Uwolowulakana - +236 75 49 53 83, ikavi@un.org SITE WEB DU BINUCA: http://binuca.unmissions.org

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12 août 2012 7 12 /08 /août /2012 23:06

 

 

 

 

 

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                                Guy Samzun

 

 

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S’achemine-t-on vers l’alternative extrême, notamment celle de voir M. Guy Samzun, Représentant de l’Union européenne en poste à Bangui déclaré persona non grata en République centrafricaine ? Indubitablement oui si l’on s’en tient à la farouche détermination des autorités de l’administration du territoire à ne pas tronquer un seul poil de la mission régalienne qui est la leur dans le cadre de cet acte de souveraineté qu’est la question de la loi électorale. Mais, nous n’en sommes pas encore là. Le moins qu’on puisse dire est que le ver est dans le fruit.

Le point névralgique de cette tension n’est rien d’autre que les modalités de relance du dialogue politique à travers la révision du code électoral. Le 8 août 2012, M. Guy Samzun, « ambassadeur », chef de délégation de l’UE a fait parvenir un courrier aux partis politiques et à la société civile. En objet, une proposition de « modalités de relance du dialogue politique à travers la réforme du processus électoral ». C’est la « synthèse des discussions que nous avons eues avec l’ensemble des partis politiques concernés par ce dialogue ainsi que la société civile. Cette synthèse comporte également un schéma en annexe » précise la lettre du diplomate bruxellois.

Cependant, dans les coulisses du ministère de l’administration du territoire, Samzun a appuyé sur le bouton rouge, car il s’agit, ni plus ni moins, pour les garants constitutionnels d’une question aussi souveraine que le code électoral, d’un crime de lèse-majesté. Un cadre qui a requis l’anonymat a quant à lui parlé de « provocation ». « Samzun a outrepassé les limites de sa mission » a confié un autre.

A postériori, les voix qui s’élèvent pour protester contre la démarche de Guy Samzun, la mettent sans équivoque, sur le compte de l’initiative personnelle de ce diplomate dont on dit « difficile à vivre ». Pour illustration, on ressasse la volonté de Samzun d’empêcher la tenue de la table ronde des bailleurs de fonds de la République centrafricaine le 17 juin 2011 à Bruxelles qui a finalement eu lieu. Il y a lieu de se demander si après son désir qui s’est fracassé, de voir ses amis de l’opposition accéder coûte que coûte au pouvoir lors des Elections Générales de janvier 2011, Monsieur le chef de la délégation ne caresse pas le rêve d’imposer ses protégés lors des futures échéances électorales à venir, au mépris de la souveraineté du pays et du suffrage des centrafricains.

Preuve que cet homme fait passer son humeur pour règle en lieu et place des conventions et des pratiques positives en matière de diplomatie et de relations internationales, ceci avec le risque d’aller à l’encontre de la position de Bruxelles et de certaines grandes capitales de l’union.

Sa légitimité en tant que chef de délégation, estime-t-on, le limiterait davantage à un rôle de liaison à la différence des ambassadeurs accrédités. D’où un excès de zèle de la part de ce diplomate.

Là où le bât blesse, à en croire les indiscrétions du cercle du pouvoir, est que le ministre de l’administration du territoire qui légalement assure le leadership du processus de la révision du code électoral n’est même pas destinataire du document de synthèse. En cela, on ne s’empêche pas de tirer la conclusion selon laquelle ce diplomate serait en train de rouler pour l’opposition, ce qui n’est malheureusement pas son rôle.

D’un autre point de vue, dans le cercle du département de tutelle, on a eu l’impression que Samzun a volontairement ou non, confondu le dialogue politique renforcé qui s’inscrit dans le cadre de l’article 8 de l’Accord de Cotonou qui lie l’UE avec les pays ACP et le dialogue inter centrafricain annoncé par le président de la République lui-même surtout que cela inclut la révision du code électoral qui, jusqu’à preuve du contraire demeure un problème de souveraineté.

Bref, à la faveur de cet argumentaire, le ministère de l’administration du territoire s’insurge contre la velléité d’imposer un schéma soit-il élitiste, à un Etat souverain. Il est fort probable qu’une réaction officielle puisse être imminente. Dans tous les cas, les autorités centrafricaines semblent prendre toutes les précautions utiles pour séparer les relations entre la RCA en tant qu’Etat souverain et l’UE d’avec la personne de Samzun qui, pour des raisons connues que de lui seul, s’inscrit dans la posture de quelqu’un qui tient coute que coute à provoquer le crash.

Tout compte fait, c’est un bras de fer somme toute saugrenu qui s’engage ainsi entre le gouvernement et M. Samzun. Et, dans cette bataille, seule chose qui puisse tirer le diplomate d’affaire est que sa démarche soit effectivement approuvée par Bruxelles. Mais, le cas échéant, s’il s’agit de ses propres caprices comme l’entendent les autorités de Bangui, on s’achemine alors vers le cas Esmieu, le prédécesseur de Samzun dont les relations avec le gouvernement étaient devenues exécrables à un moment donné et avaient failli déboucher sur le pire, peu avant la fin de sa mission en Centrafrique.

Souma DEPOT

Ancien Diplomate

Consultant International

Résident à Bangui

 

 

     

josue binoua

 

Mises au point du Ministre de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation, Josué BINOUA à la suite de la sortie du sieur SAMZUN

Je voudrais exprimer mon étonnement face à la dernière sortie du sieur Guy SAMZUN en ce 08/08/2012, et pour parer à tout malentendu diplomatique, j’entends faire les mises au point suivantes :

Par rapport à l’objet du 3° atelier :

1/ J’avais pris soin, lors de la rencontre du 24/07/2012 en mon bureau, d’informer le Représentant du Sieur SAMZUN (car ce dernier évite volontairement de me rencontrer) que l‘objet du 3° atelier du comité de concertation n’est autre que de s’entendre sur l’organe de gestion des élections dans notre pays.

Or, quel ne fut mon étonnement de lire sous la plume du sieur SAMZUN que l’objet en serait de relancer le Dialogue Politique initié par Mr le Président de la République en date du 15/05/2012 ! Non, non, ne nous laissons pas confondre : le Dialogue Politique initié par le Président de la République en date du 15/05/2012 est géré directement et exclusivement par lui. C’est en effet le Président de la République lui-même qui en définit la forme, qui en détermine le rythme, qui reçoit les nombreux protagonistes et qui en fixe l’objet. Tout cela n’ayant que de vagues et lointaines accointances avec le processus de révision du Code Electoral qui est avant tout, une activité technique.

Par rapport au rôle des observateurs à l’atelier :

2/ Où donc le sieur SAMZUN est-il allé trouver que pour « l’élaboration ( ?) d’une méthode consensuelle ( ?) qui devrait permettre de sortir les travaux d’élaborations ( ?) du Code Electoral de l’impasse ( ?) dans laquelle ils se trouvent, les Autorités centrafricaines ont sollicité l’assistance de l’Union Européenne et du BINUCA ? »

Je voudrais ici apporter le démenti le plus formel à toutes ces assertions.

Aucune autorité centrafricaine n’a sollicité d’assistance pour l’élaboration de quelque méthode que ce soit en matière de révision de Code Electoral. Certes le BINUCA avait bien avant l’accord donné par le Président de la République offert de financer la tenue des travaux du 3° atelier éventuel et de ci-de là, quelques suggestions d’appui technique nous ont été faites, mais comme j’ai eu à le dire à mes interlocuteurs, le Gouvernement est en mesure de financer sur fonds propre la tenue de ces assises s’il y a lieu ; et en matière d’appui technique, le Gouvernement entend se prononcer le moment venu… Alors pour quel besoin le sieur SAMZUN a-t-il eu besoin d’agir ainsi ? 2

Par rapport à la Présidence de l’atelier :

3/ Lors des différentes rencontres que j’ai organisées avec les parties prenantes au 3° atelier prévu, j’ai souligné à mes différents interlocuteurs que si la majorité des participants à ces assises se prononçait pour un modérateur en son sein, je n’y verrais pour ma part pas d’inconvénient. Mais par respect des convenances administratives et politiques, je transmettrais la proposition au Gouvernement qui en tout état de cause aviserait.

Par rapport aux autres élucubrations :

4/ Le comportement qui se reflète à travers ce papier du sieur SAMZUN outrepasse de loin ses attributions et l’expose à l’indignation légitime des centrafricains.

En voilà un qui non content d’usurper impunément le titre flatteur d’Ambassadeur (comme si l’on pouvait être accrédité par une autorité autre qu’un Chef d’Etat !) voudrait à présent se passer pour un Proconsul. Oubliant que si un certain Léopold avait un temps considéré tout un pays africain comme sa propriété privée, il ne peut en être de même aujourd’hui ; et le sieur SAMZUN n’est pas de taille et n’a pas la taille pour se mesurer au Ministre de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation !

Que cherche-t-il ? Court-circuiter le Gouvernement pour arracher le leadership de l’organisation du Code Electoral ? Là encore c’est peine perdue, car son statut d’observateur, il l’a volontairement abandonné.

Que cherche-t-il enfin ? Diviser les centrafricains qui veulent se concerter entre eux ?

Je dis non ! Cela n’arrivera pas, cela n’aura pas lieu. Car après la réception de son courrier condescendant et infantilisant, la société civile et les partis politiques responsables et amoureux de leur beau pays la République Centrafricaine, sont décidés à faire réussir ce 3° atelier.

Au nom du Gouvernement, je remercie tous les partenaires respectueux de la souveraineté de notre pays, qui nous prodiguent des conseils précieux et nous font des propositions pertinentes sans se positionner en donneur de leçons, à savoir : la Francophonie, la France, les Etats-Unis, l’Union Africaine, l’Union Européenne en tant qu’institution, le BINUCA à sa tête Mme VOGT la Représentante du Secrétaire Général des Nations Unies pour sa démarche constructive et sincère.

Que Dieu exorcise le démon du mal qui tire notre pays constamment vers le bas.

TROP c’est TROP ! Il y a des limites où le peuple centrafricain signe : A NE PAS DEPASSER !

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