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27 octobre 2012 6 27 /10 /octobre /2012 13:48

 

 

 

 

Entête MLPC

Bureau Politique                                         

 

         

 

MESSSAGE DE MARTIN ZIGUELE, PRESIDENT DU MOUVEMENT DE LIBERATION DU PEUPLE CENTRAFRICAIN AU CONGRES DU PARTI SOCIALISTE FRANCAIS - TOULOUSE (DU 26 AU 28 OCTOBRE 2012)

 

Chers camarades, militantes et militants du Parti Socialiste Français,

Chers camarades militantes et militants des Partis Socialistes et Socio-démocrates venus du monde entier pour participer au Congrès du Parti Socialiste, Français,

 

Au nom des militantes et militantes de mon Parti, le Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC), au nom de ma délégation et en mon nom personnel, je voudrais adresser aux militants et militantes du Parti Socialiste français, et au-delà à tout le peuple ami de France, mes sincères et amicales félicitations pour  le changement qui vient de s’opérer en France, par  l’élection de notre camarade François Hollande à la tête de l’Etat Français.

Que le camarade François Hollande trouve ici l’expression de notre profonde admiration, et de nos vœux de plein succès.

C'est à l'occasion de rassemblements tels que ceux de ce Congrès, que nous pouvons échanger des informations entre camarades venus de divers horizons sur la situation de nos pays et de nos partis respectifs, au nom de cette solidarité militante et de cet internationalisme qui sont le fondement de notre démarche pour l'avènement partout dans le mode, de sociétés libres, démocratiques et respectueuses des droits de l'homme. C’est au nom de ce principe, que je me fais le devoir de vous informer sur la situation globale de mon pays, la République Centrafricaine.

 

Mon parti le MLPC a accédé au pouvoir en septembre 1993 à l'issue d'élections pluralistes et transparente, par la victoire de notre candidat Ange Félix PATASSE au second tour face à Abel GOUMBA, les candidats éliminés au premier tour du scrutin étant  les anciens Présidents André KOLINGBA et David DACKO, ainsi que Ruth ROLLAND et François BOZIZE. Ce fut la première fois dans l'histoire de notre pays qu'un parti politique issu de l'opposition démocratique accédait au pouvoir par les urnes, et de manière incontestée. Très rapidement le régime issu du MLPC fera face à plusieurs mutineries politico-militaires entre 1996 et 1997. Après une brève accalmie jusqu'en 2001, le pays fera à nouveau face à une rébellion armée dirigée par le Général François BOZIZE, ci-devant ancien candidat malheureux aux élections de 1993 remporté par le MLPC , mais que le Président Ange Félix PATASSE, vainqueur de ces élections, a rappelé en activité et promu Inspecteur Général des Armées puis Chef d’Etat Major des Forces Armées Centrafricaines (FACA).....

Cette longue et destructrice rébellion dirigée par le Général François BOZIZE , dont les conséquences de tous ordres plombent encore notre pays aujourd'hui, conduira finalement à son coup d'Etat militaire du 15 mars 2003 et son accession au pouvoir. Ce coup d'Etat militaire qui mettra brutalement fin au processus démocratique en cours, initié au prix de mille sacrifices du peuple centrafricain, était survenu deux années seulement avant des consultations électorales démocratiques prévues en 2005. Où en est la République centrafricaine aujourd'hui ?

 

Après son coup d'Etat du 15 mars 2003, le Général François BOZIZE  recevra le soutien multiforme et la bienveillance politique de la communauté internationale pour une période de transition qui s'achèvera par les élections multipartites de mars 2005, au cours duquel le candidat du MLPC affrontera au second tour le Général François BOZIZE, avant de perdre.

Peu après ces élections, le régime de François BOZIZE commencera à son tour à faire face à des rébellions armées, dont les activités de l'une d'entre elles a même dû donner lieu à l'intervention de l'armée française en novembre 2006.  La dégradation de la situation sécuritaire du pays , ajoutée à des crispations politiques autoritaristes et à une mauvaise gouvernance économique caractérisée ont amené l'opposition à demander et obtenir un Dialogue Politique Inclusif en décembre 2008.

Le pouvoir foulera aux pieds les résolutions de ces assisses, ce qui nous conduira à une préparation chaotique des élections pluralistes de 2011. Ces élections furent un modèle du genre en matière de fraude électorale, relevée unanimement par tous les observateurs internationaux y compris par les experts de l'Union Européenne, principal bailleur de fonds de ces élections dont elle a conclu qu'elle ne reflète nullement les suffrages des centrafricains. Notre parti le MLPC, aux côtés de partis frères de l'opposition démocratique centrafricaine, avons  refusé de cautionner cette mascarade électorale et avons donc boycotté le second tour. Aujourd'hui réunis au sein d'une plateforme politique dénommée le Front pour l'Annulation et la Reprise des Elections du 23 janvier 2011 (FARE-2011), nous partis politiques de l'opposition démocratique centrafricaine ne reconnaissons pas la légitimé des institutions issues de ce hold-up électoral, à savoir le Président de la République et l' Assemblée Nationale monocolore dont l'opposition est totalement absente. Nous exigeons l'annulation et la reprise de ces élections.

C'est le lieu de remercier le camarade Premier Secrétaire du PS, Harlem DESIR qui, comme député européen, a posé la question écrite au Parlement européen sur la suite qu'elle entend donner à cette situation inacceptable.

La démocratie et les liberté n'étant pas divisibles, nous démocrates et progressistes centrafricains attendons aussi, en totale communion avec notre peuple souverain, non seulement les réponses du Parlement européen mais surtout les preuves de soutien et de solidarité à notre cause provenant des nos amis et camardes socialistes et socio-démocrates d'ici et d'ailleurs. Croyez-moi, le recul de la démocratie dans un seul pays du monde est une menace pour toutes les autres démocraties, car vous le savez comme moi, les dictatures prospèrent à cause du silence des démocrates. C'est pourquoi nous demandons au PS de tenir bon sur les questions de droit de l'homme, de la démocratie et de la bonne gouvernance, en Afrique comme ailleurs, car les populations africaines vibrent à l'unisson avec ce discours porteur d'espérance. Tenez-bon, ne reculez surtout pas devant les nombreux chantages  de toutes natures et de toutes origines. L'Afrique profonde et qui polie sous la faim, la maladie, les privations de liberté et la mauvaise gouvernance  vous en sera reconnaissante.

 

Camarades  congressistes,

 

 

Le MLPC estime que la République centrafricain est dans une situation de blocage politique, suite à ces élections frauduleuses du 23 janvier 2011. Des centrafricains de bonne volonté et conscients de l'état de notre pays, ainsi que la communauté internationale, œuvrent sans relâche pour le déblocage de cette situation par la tenue sans délai d’un dialogue politique sincère, honnête et direct, dont l'objectif premier est de sauver ce pays. L'adoption récente d'un projet de code électoral consensuel est la preuve que , réunis et de bonne foi, les filles et fils de notre pays sont capables du meilleur. Nous espérons que l'Assemblée nationale d'où l'opposition est, je le répète, absente, ne procèdera pas à des manipulations visant à en dénaturer le contenu, comme elle l'a déjà fait en 2009.  Pour nous la démocratie, c'est d'abord le respect de la parole donnée et de la Constitution de notre pays dans toutes ses dispositions. Après la mascarade électorale du 23 janvier 2011 qui est une violation de la souveraineté populaire, toue manipulation visant à  modifier les termes de notre Constitution , en vue d’un troisième mandat à la tête du pays  et de l'instauration d' une dynastie familiale , sera considérée comme un crime contre le peuple centrafricain. Je termine en lançant de cette tribune un vibrant appel aux forces de progrès, et à la Communauté Internationale de ne pas continuer à ignorer le peuple centrafricain qui souffre, mais plutôt d'intensifier r son œuvre salvatrice au profit de ce peuple.

Sur ce, je souhaite pleins succès au Congrès de TOULOUSE                                                                                                

 

 Martin     ZIGUELE

 

 

 

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 la délégation du MLPC au Congrès du PS de Toulouse

 

 

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Harlem Désir, Laurent Fabius, Martin Ziguélé à table lors du dîner pendant le Congrès

 

 

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 H Désir, L. Fabius, M. Ziguélé, Alcache du Niger pendant le dîner

 

 

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      Marcel Loudégué, Nguemby du PGP Gabon et J.C Cambadélis

 

 

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Martin Ziguélé ici avec Mme la ministre d'Etat de Guinée Chérif Nanténin Konaté


 

 

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25 octobre 2012 4 25 /10 /octobre /2012 22:50

 

 

 

 

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Addis Abéba, le 25 octobre 2012: La Présidente de la Commission de l'Union africaine (UA), Dr. Nkosazana Dlamini-Zuma, a nommé, aujourd’hui, l’ancien Président de la République du Burundi, M. Pierre Buyoya, comme Haut Représentant de l’UA pour le Mali et le Sahel. Cette décision fait suite à l’annonce faite hier, 24 octobre 2012, par Mme Dlamini-Zuma dans son allocution d’ouverture de la réunion du Conseil de paix et de sécurité (CPS), tenue au niveau ministériel, au cours de laquelle le CPS a adopté le Concept stratégique pour la résolution des crises au Mali et d’autres aspects connexes.

Le Haut Représentant, qui s’appuiera sur le Bureau que l’UA ouvrira très prochainement à Bamako, aura pour mission principale de renforcer la contribution de l’UA aux efforts en cours, en vue du règlement de la situation qui prévaut au nord du Mali et du parachèvement du processus de sortie de la crise institutionnelle. Il s’attachera à assurer une meilleure coordination avec la CEDEAO et les pays de la région, y compris les pays du champ, ainsi qu’avec les partenaires internationaux, en vue de relever les défis multiformes auxquels la région du Sahel est confrontée, avec un accent particulier sur la coordination des efforts visant au traitement des causes sous-jacentes des crises que connaît le Mali. La mise en œuvre de la stratégie de l’UA pour la Sécurité et le Développement dans la région du Sahel est également incluse dans le mandat du Haut Représentant.

Monsieur Pierre Buyoya, qui a été Président de la République du Burundi de 1987 à 1993 et de 1996 à 2003, a une très vaste expérience dans la gestion des crises et le règlement des conflits. Il est membre du Groupe de mise en œuvre de haut niveau de l’UA sur le Soudan et le Soudan du Sud depuis 2009. Il assumera sa fonction de Haut Représentant cumulativement avec ses responsabilités de membre du Groupe de haut niveau.

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14 octobre 2012 7 14 /10 /octobre /2012 23:45

 

 

 

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RFI dimanche 14 octobre 2012


Le Sommet de la Francophonie à Kinshasa est officiellement clos. Le prochain rendez-vous des dirigeants francophones aura lieu à Dakar en 2014. En attendant, l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) a adopté une série de résolutions s’engageant notamment à soutenir l’Afrique, afin qu’elle soit plus présente dans les organes de décision comme le Conseil de sécurité de l’ONU. Elle s’est par ailleurs prononcée sur la crise au Mali et sur la situation en RDC.

 

De notre envoyée spéciale à Kinshasa, Frédérique Misslin

 

Chaque mot de la résolution consacrée au conflit au Nord-Kivu aura été minutieusement pesé. Finalement les dirigeants francophones ont appelé le Conseil de sécurité des Nations unies à « adopter des sanctions ciblées contre tous les responsables des exactions commises » dans l’est de la République démocratique du Congo.

 

Le Rwanda a émis une réserve sur cette demande et pour cause : un rapport de l’ONU a récemment mis en cause Kigali pour son soutien à la rébellion congolaise du M23, ce que les autorités rwandaises démentent.

 

« Un conflit intra-congolais »


Joseph Kabila assure qu’il n’a pas été surpris par les réserves de son voisin rwandais. De son côté, le secrétaire général de la Francophonie Abdou Diouf prend acte du manque de consensus et rappelle : « je ne condamne personne, chaque Etat est souverain ».

 

Invitée de RFI, la ministre des Affaires étrangères rwandaise, Louise Mushikiwabo, a tenu a signaler que « ce que le Rwanda refuse, c'est qu'on essaie de simplifier un conflit intra-congolais, qu'on essaie de l'étendre à la région et surtout d'impliquer le Rwanda négativement ».

 

Les dirigeants francophones réclament des sanctions

 

Un autre point de la résolution appelle à ce que les auteurs de crimes de guerre et de crimes contre l'humanité commis en RDC soient poursuivis en justice. Le chef rebelle Bosco Ntaganda, recherché depuis 2006 par la Cour pénale internationale (CPI), est dans la ligne de mire comme plusieurs dirigeants du M23.

 

De façon plus générale, les dirigeants francophones condamnent « les violations massives des droits de l’homme et du droit humanitaire dans l’est de la RDC, en particulier les meurtres de civils, le déplacement de populations, le recrutement d’enfants soldats et les violences sexuelles ».

 

« La RDC n’est pas complexée » sur la question de la démocratie


Abdou Diouf estime que le sommet de Kinshasa a été un succès. Lors de la conférence de presse finale, le président congolais Joseph Kabila a été interrogé sur l’état de la démocratie et des droits de l’homme dans son pays. Le dirigeant congolais a proclamé sa fierté « de la démocratie exercée dans ce pays ».

 

 

 

« La RDC n’est pas du tout complexée » sur cette question, a ajouté le chef d’Etat, « nous pratiquons la démocratie dans ce pays par conviction et pas par contrainte. C’est notre choix et nous sommes sur la bonne voie ». François Hollande n’a pas assisté à la conférence de presse finale. Il était représenté par la ministre de la Francophonie Yamina Benguigui, qui a remercié la République démocratique du Congo pour son accueil chaleureux.


L’épineuse question des droits de l’homme, abordée de façon abrupte par le président français avant le sommet de Kinshasa, n’a pas créé de nouvel incident diplomatique.

 

Prochain rendez-vous : Dakar en 2014

 

Le Sommet de la Francophonie a par ailleurs permis aux chefs d’Etat d’exprimer leurs préoccupations concernant la situation au Mali. Ils parlent d’atteinte « à la souveraineté et à l’intégrité territoriale du Mali par des groupes armés terroristes et extrémistes ».

 

Les dirigeants francophones appellent enfin au renforcement de la lutte contre la piraterie maritime dans le golfe de Guinée. Ils veulent privilégier la bonne gouvernance dans le domaine des industries extractives et forestières et trouver une issue aux impasses politiques que connaissent Madagascar et la Guinée Bissau.

 

Lors du sommet de Kinshasa, les chefs d’Etat ont par ailleurs accepté que le Qatar devienne membre associé de la Francophonie. Le prochain grand-rendez-vous des dirigeants ayant le français en partage aura lieu en 2014 à Dakar, au Sénégal.

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14 octobre 2012 7 14 /10 /octobre /2012 00:55

 

 

 

 

 

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KINSHASA13.10.2012 21h06 (Sipa) — François Hollande a placé son message de défense des droits de l'Homme au coeur de sa visite en République démocratique du Congo (RDC). Le président français a plaidé pour "la démocratie, le pluralisme, le respect de la liberté d'expression" -dans un pays qui met à mal ces valeurs- samedi au sommet de la Francophonie.


"La francophonie doit porter la démocratie, les droits de l'Homme, le pluralisme, le respect de la liberté d'expression, l'affirmation que tout être humain doit pouvoir choisir ses dirigeants", a affirmé le chef de l'Etat français, lors d'un discours prononcé devant le président de la RDC, Joseph Kabila, dont la réélection en 2011 a été entachée de fraudes dénoncées par la communauté internationale.


"J'ai voulu me rendre personnellement ici à Kinshasa au sommet de la Francophonie" pour "témoigner du soutien de la France au peuple congolais", a-t-il lancé, très applaudi. Le peuple congolais aspire "à la paix, à la sécurité, à la démocratie", a-t-il poursuivi.


"Je voulais venir ici à Kinshasa pour exprimer une nouvelle fois ma confiance dans l'avenir de l'Afrique, qui est la jeunesse du monde", a-t-il ajouté, reprenant un thème qu'il avait largement développé la veille, lors de la première étape de son voyage, à Dakar. Le chef de l'Etat a présenté le Sénégal comme un "exemple" pour sa transition démocratique.


A l'inverse, il a suscité l'hostilité de la part des autorités de RDC en jugeant "inacceptable" la situation dans ce pays en la matière, lors d'une conférence de presse mardi dernier.


Un mot qu'il a employé à nouveau à Kinshasa: la RDC est "une démocratie où le processus n'a pas été encore complet, c'est le moins que l'on puisse dire. Il y a encore des réalités inacceptables", a-t-il dit, lors de l'inauguration d'une médiathèque portant le nom du militant des droits de l'Homme Floribert Chebeya, assassiné en 2010, à l'Institut français.


Samedi matin, le chef de l'Etat a entamé la deuxième journée de son voyage africain par une rencontre avec le président Joseph Kabila. L'entretien, d'une demi-heure, a été "franc et direct", selon une source proche du président -même si la poignée de main entre les deux hommes a été brève et sèche.

 

François Hollande a notamment évoqué le procès des assassins de Floribert Chebeya. "La France ne relâchera pas la pression pour que le procès se tienne et que les auteurs soient jugés et punis", souligne la même source.


Juste après cet entretien, le président français a rencontré sept représentants d'organisations non gouvernementales et cinq personnalités issues de quatre groupes parlementaires d'opposition, à la Résidence de France à Kinshasa. En début de soirée, il s'est aussi entretenu avec Etienne Tshisekedi, ancien Premier ministre de la RDC et l'un des principaux opposants au régime en place.


François Hollande a assuré avoir tenu le "même langage" au président Joseph Kabila, et à ses opposants, sur "la démocratie, les droits de l'Homme, et le respect des scrutins".

 

 

Hollande en RDC: "parler français, c'est aussi parler droits de l'homme"


KINSHASA (AFP) - 13.10.2012 12:23 - Le président français François Hollande a souligné samedi à Kinshasa, en marge du 14e sommet de la francophonie, que "parler le français, c'est aussi parler les droits de l'homme", après une rencontre avec l'opposition congolaise et des ONG.

 

"La francophonie, ce n'est pas seulement la langue française: parler le français, c'est aussi parler les droits de l'homme, parce que les droits de l'homme ont été écrits en français", a-t-il déclaré à l'issue de ces entretiens qui se sont déroulés à la résidence de l'ambassadeur de France.


"Je voulais que mon déplacement puisse être utile aux acteurs, aux militants qui font que les droits de l'homme, c'est à la fois un engagement mais aussi un risque", a poursuivi le président français qui s'était entretenu avec le président congolais Joseph Kabila dès son arrivée à Kinshasa samedi matin.


François Hollande avait jugé mardi "tout à fait inacceptable" la situation en République démocratique du Congo (RDC) "sur le plan des droits, de la démocratie, et de la reconnaissance de l'opposition". Kinshasa avait vivement et immédiatement réagi, lui suggérant de "compléter son information" pour rendre son voyage dans la capitale congolaise "très utile".


A la veille de son premier déplacement présidentiel en Afrique, le président français avait également jugé que les élections qui avaient conduit à la reconduction de Joseph Kabila à la tête du pays en novembre 2011 n'avaient "pas été regardées comme étant complètement satisfaisantes".


"La démocratie ce n'est pas une leçon, la démocratie, c'est un droit et pour ceux qui sont à la tête des Etats, un devoir", a-t-il encore souligné samedi


© 2012 AFP

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12 octobre 2012 5 12 /10 /octobre /2012 22:06

 

 

 

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Sommet de la Francophonie : Plusieurs chefs d’Etat et de gouvernement déjà à Kinshasa


Kinshasa (RD Congo) 2012-10-12 13:51:41 (APA)  Plusieurs chefs d’Etat et de gouvernement sont arrivés vendredi à Kinshasa où ils prendront part, samedi et dimanche, au 14-ème sommet de la Francophonie.


Les présidents nigérien Issoufou Mahamadou, burkinabais Blaise Compaoré et équato-guinéen Teodoro Obiang Nguema sont arrivés dans l’après-midi à l’aéroport de Ndjili, dans la capitale de la République démocratique du Congo (RDC), où ils ont été accueillis par le président de l’Assemblée nationale (chambre basse du parlement congolais), Aubin Minaku.

Les Premiers ministres libanais et djiboutien, le ministre angolais des Affaires étrangères ainsi que plusieurs autres délégations étrangères sont également arrivés à Kinshasa où le début officiel des assises de la Francophonie a été marqué par une conférence de presse conjointe animée par Ousmane Paye, le conseiller spécial du secrétaire général de l’Organisation internationale, et le Pr Ndaywellè Nziem, commissaire général de la RDC à la Francophonie.

M. Paye a indiqué que l’environnement et la gouvernance mondiale constituent la thématique de ce sommet dont l’ordre du jour pourra être enrichi à la demande de la plénière, soulignant que les échanges entre chefs d’Etat seront franches et sincères et qu’il n’y aura aucun sujet tabou.
 

 

 

 

Denis Sassou N’Guesso attendu à Kinshasa pour le Sommet de la Francophonie  


Brazzaville (Congo) 2012-10-12 (APA) Le président congolais, Denis Sassou N’Guesso, est attendu à Kinshasa (RD Congo) où il prendra part au XIVème Sommet de la Francophonie qui aura lieu du 12 au 14 octobre 2012, a-t-on appris vendredi auprès des services de la communication de la présidence congolaise.


''Le président congolais Denis Sassou N’Guesso quitte Brazzaville cet après-midi pour Kinshasa, où il va prendre part aux côtés de ses pairs africains au XIV-ème sommet de la Francophonie qui aura lieu dans la capitale politique de la République Démocratique du Congo’’, ont indiqué notamment les mêmes sources, ajoutant que ''Denis Sassou N’Guesso va au cours de ce sommet tant attendu par les Africains, ouvrir le débat sur le thème de ce sommet à savoir :’’Francophonie, enjeux environnementaux et économique face à la gouvernance’’.

''Il est aussi prévu, relèvent les mêmes sources, que le président congolais, durant ce sommet, ait un tête à tête avec le président français, François Hollande, également attendu à ce sommet, pour échanger sur les problèmes brulant de l’Afrique et du monde, mais surtout des relations bilatérales entre les deux pays, la France étant un partenaire économique du Congo’’.


Outre François Hollande et Denis Sassou N’Guesso, diverses autres personnalités sont attendues à Kinshasa dont Alassane Ouattara de la Côte d’Ivoire, Ali Bongo du Gabon, Michel Martely de Haïti, le Premier ministre canadien, Stephen Harper, et Pauline Marois, la nouvelle Première ministre du Québec.

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12 octobre 2012 5 12 /10 /octobre /2012 22:02

 

 

 

 

 

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DAKAR (AFP) - 12.10.2012 17:04 Le président français François Hollande a décrété solennellement vendredi devant l'Assemblée nationale sénégalaise à Dakar la fin de "la Françafrique" et prôné des relations avec l'Afrique marquées par "la sincérité".


"Le temps de la Françafrique est révolu: il y a la France, il y a l'Afrique, il y a le partenariat entre la France et l'Afrique, avec des relations fondées sur le respect, la clarté et la solidarité", a déclaré M. Hollande.


La "Françafrique" est le vocable utilisé pour décrire les réseaux d'influence occultes mêlant, depuis les années 1960, politique, affaires et affairisme dans les relations entre Paris et ses anciennes colonies africaines.


Le chef de l'Etat français a également souhaité que "la sincérité" fonde désormais les relations entre la France, ex-puissance coloniale, et les pays africains.


"Je ne suis pas venu en Afrique pour imposer un exemple, ni pour délivrer des leçons de morale. Je considère les Africains comme des partenaires et des amis. L'amitié crée des devoirs, le premier d'entre eux est la sincérité. Nous devons tout nous dire, sans ingérence mais avec exigence", a-t-il dit.

François Hollande, très applaudi par les députés, a cité le Sénégal en "exemple" pour le reste de l'Afrique.

"Les trois premiers présidents sénégalais ont su, dans leur diversité, transmettre le flambeau à leur successeur, permettant à votre pays de réussir des alternances sans déchirement", a-t-il dit.


Le président sénégalais Macky Sall a été élu en mars dernier face à Abdoulaye Wade, battu après douze ans au pouvoir. Il avait lui-même battu en 2000 le président Abdou Diouf, successeur du premier président du Sénégal devenu indépendant de la France en 1960, le poète Leopold Sedar Senghor.


François Hollande a qualifié l'histoire des relations entre les deux pays de "belle, rebelle et cruelle", rendant hommage aux soldats sénégalais qui ont "versé leur sang" pour la France au cours des deux guerres mondiales de 1914-1918 et 1939-1945.


Face aux nombreuses critiques au Sénégal à propos de la difficulté d'obtenir des visas pour la France, il a promis de faciliter leur délivrance, en particulier pour les étudiants.


Ses paroles à Dakar était très attendues, cinq ans après la visite dans cette ville de son prédécesseur Nicolas Sarkozy qui y avait prononcé un discours très controversé dans lequel il avait vu dans "l'Homme africain (qui) n'est pas assez entré dans l'histoire", le "drame de l'Afrique".


Lors d'une conférence de presse conjointe avec Macky Sall, M. Hollande avait avant de se rendre devant les députés, exprimé sa "grande confiance" dans le Sénégal et l'Afrique. "L'Afrique est un grand continent qui va devenir aujourd'hui un grand continent émergent", avait-il affirmé.


Après son discours à l'Assemblée nationale, François Hollande devait aller commémorer le souvenir des victimes de l'esclavage en visitant la "Maison des esclaves", sur l'Ile de Gorée, au large de Dakar, aux côtés de sa compagne, Valérie Trierweiler.


Puis, après un discours à la résidence de l'ambassade de France à la communauté française vivant au Sénégal, il devait quitter Dakar en fin de soirée pour Kinshasa où il assistera au sommet de la Francophonie.

 

© 2012 AFP

 

 


 

L’avenir économique de l’Afrique se jouera en Afrique selon François Hollande 


APA-Dakar (Sénégal) 2012-10-12 16:24:17L’Afrique est un continent d’avenir et le futur économique du monde se jouera sur ce continent, a estimé vendredi à Dakar, le Président français François Hollande, soulignant que l’Afrique regorge d’immenses ressources naturelles et une population qui avoisinera les 2 milliards de personnes en 2050.


«L’Afrique est portée par une dynamique démographique sans précédent. Sa population dont les jeunes constituent les 2/3 atteindra les 2 milliards de personnes en 2050. L’Afrique est l’avenir économique du monde. C’est le continent de la croissance, du progrès et du développement. L’avenir économique du monde se jouera en Afrique», a soutenu M. Hollande.

Arrivé à Dakar pour une visite de quelques heures, le Président français tenait un discours devant l’Assemblée nationale, après son tête à tête avec son homologue sénégalais.


Soulignant le grand potentiel humain de l’Afrique, M. Hollande a invité les Africains à orienter dans leurs intérêts les investissements étrangers. «Vos défis, sont de renforcer la présence de l’Afrique dans la mondialisation, assumer vos responsabilités, redéfinir votre place aux grandes négociations internationales, et développer les services et les télécommunications», a-t-il ajouté.


Poursuivant son discours, Hollande a indiqué que le changement de l’Afrique viendra des Africains. «Les Africains ont pris leur destin en main, et cette dynamique doit aller de l’avant. Malgré toutes les turbulences, l’Afrique est en marche», a noté le Chef de l’Etat français.

Il a relevé, entre autres principes pour les Africains, la transparence dans les activités des entreprises étrangères qui viennent en Afrique, la bonne gouvernance, la lutte contre la corruption et l’égalité.

«L’Afrique est une véritable force de transformation et de changement», a poursuivi François Hollande.


Né le 12 août 1954 à Rouen en Seine-Maritime, François Gérard Georges Nicolas Hollande, à l’Etat civil, a été élu dimanche 6 mai président de la République, recueillant plus de 51,5% des suffrages au second tour de la présidentielle face à Nicolas Sarkozy.

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8 octobre 2012 1 08 /10 /octobre /2012 02:00

 

 

 

 

 

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WASHINGTON AFP / 08 octobre 2012 02h45- Les deux géants chinois des télécoms Huawei et ZTE menacent la sécurité américaine et doivent être empêchés de conclure des contrats et acquisitions aux Etats-Unis, estime une commission du Congrès à l'issue d'une année d'enquête.

Selon un projet du rapport de la commission du renseignement du Congrès dont l'AFP a obtenu une copie dimanche soir, il est impossible d'avoir l'assurance que les deux groupes sont indépendants du gouvernement chinois. Elles peuvent en conséquence être utilisées pour saper la sécurité américaine, estime la commission.


Sur la base d'informations classifiées et non classifiées, Huawei et ZTE ne peuvent pas garantir leur indépendance par rapport à l'influence d'un Etat étranger et cela pose donc en conséquence une menace pour la sécurité des Etats-Unis et notre système, indique le projet de rapport.

La commission avait lancé son enquête à la suite d'inquiétudes sur le fait que Pékin pourrait utiliser ces deux groupes à la croissance rapide pour faire de l'espionnage économique ou militaire, ou bien pour des cyber-attaques.


Huawei et ZTE ont tous deux déjà démenti avoir des liens avec le gouvernement chinois.


(©)

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6 octobre 2012 6 06 /10 /octobre /2012 01:43

 

 

 

 

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PARIS AFP / 05 octobre 2012 22h43 - La France souhaite aider les Etats africains à mieux négocier les contrats avec des entreprises internationales, notamment pour l'exploitation de leurs ressources naturelles, selon une tribune cosignée par le ministre français de l'Economie et le président ivoirien.


Dans ce texte publié vendredi dans Le Figaro à l'occasion du 40e anniversaire de la zone franc, Pierre Moscovici et Alassane Ouattara affirment vouloir promouvoir des contrats commerciaux justes et équitables.


Le temps de l'exploitation outrancière des réserves africaines est heureusement révolu, estiment-ils. Mais une obligation de transparence pour les industries extractives -- pétrolières, minières, gazières -- doit être strictement fixée, au niveau européen et international, déclarent-ils.


L'aide au développement doit apporter aux Etats africains un appui juridique et financier renforcé pour mieux négocier les contrats qui les lient aux entreprises internationales, assurent les deux hommes dans cette tribune publiée à l'occasion de rencontres internationales à Paris marquant le 40e anniversaire des accords établissant la zone franc, qui lie la France et les pays africains ayant comme monnaie le franc CFA, aujourd'hui arrimé à l'euro.


En marge de cette rencontre, la Banque mondiale a annoncé le lancement d'un nouveau Fonds destiné à aider les pays africains à jouer à armes égales avec les sociétés étrangères afin de leur assurer des conditions équitables dans les contrats relatifs à l'exploitation des ressources naturelles qu'ils signent avec celles-ci.


M. Moscovici a annoncé dans un communiqué qu'il soutenait cette initiative et une autre de la Banque africaine de développement en faveur de l'assistance juridique pour les pays africains. La France va les appuyer concrètement, financièrement, pour un montant total de quinze millions d'euros, a-t-il ajouté lors d'une conférence de presse.


Dans leur tribune, MM. Ouattara et Moscovici appellent de leurs voeux une relation redéfinie entre la France et l'Afrique, après des décennies de liens ambigus, parfois teintés de corruption, entre Paris et ses anciennes colonies.


J'ai voulu faire de cet anniversaire le point de départ, dans la sphère qui est la mienne, d'une redéfinition des relations entre la France et l'Afrique, a déclaré le ministre français.

Il a notamment confié à plusieurs personnalités (l'ex-ministre français des Affaires étrangères Hubert Védrine, le président du fonds d'investissement PAI Partners Lionel Zinsou, l'ex-directeur de l'Agence française de développement Jean-Michel Séverino) une mission visant à trouver les moyens d'activer les flux humains, financiers et commerciaux entre la France et l'Afrique.


(©)

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1 octobre 2012 1 01 /10 /octobre /2012 14:52

 

 

 

 

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Afrik.com lundi 1er octobre 2012 / par Fred Krock

 

(De notre correspondant)


La communauté chinoise en République centrafricaine a célébré, le 28 septembre à Bangui, le 63eanniversaire de son pays. Sun Haichao, ambassadeur de la République populaire de Chine en Centrafrique et son épouse ont accueilli à cette occasion le président centrafricain, François Bozizé Yangouvonda, les membres du gouvernement centrafricain et les autres ambassadeurs accrédités en Centrafrique.


La soirée du 28 septembre a vu la communauté chinoise rassemblée autour de son ambassadeur en République centrafricaine, Sun Haichao pour commémorer le 63e anniversaire de leur pays, la République populaire de Chine. Si cela a été un moment de rencontre pour cette communauté, cela a également été une occasion de dresser un bilan de la coopération sino-centrafricaine tant du côté chinois que du côté centrafricain.


A cette occasion, l’ambassadeur chinois Sun Haichao a d’abord remercié tous ses invités dont le président de la République centrafricaine, François Bozizé Yangouvonda, le ministre de la Coopération internationale, Dorothée Malénzapa, les membres du gouvernement et les ambassadeurs accrédités en Centrafrique. Il a ensuite fait le point sur la santé de la coopération entre les deux pays. Depuis trente ans déjà, la Chine a opté pour une politique d’ouverture sur le monde et surtout en Afrique. Le diplomate a fait savoir qu’en 2011, le flux commercial entre la Chine et l’Afrique a atteint un seuil de 163,3 milliards de dollars US (environs 125 millions d’euros), faisant de la Chine le premier partenaire commercial de l’Afrique avec un taux d’investissements directs d’environ 14,7 milliards de dollars US (plus de 11 milliards d’euros) et plus de 2 000 entreprises chinoises implantées en Afrique.


La Chine de plus en plus présente en Afrique

 

En ce qui concerne la coopération avec la RCA, M. Haichao a évoqué le récent voyage du Chef de l’Etat centrafricain François Bozizé en Chine, où il a participé à la foire internationale d’investissement et du commerce. Pêle-mêle, il a cité quelques réalisations passées dont la réhabilitation de l’hôpital de l’Amitié, la construction de la ferme agricole de M’Poko, des bourses d’études accordées par la Chine aux étudiants centrafricains, l’assistance de la mission médicale chinoise à Bangui, etc.


Pour terminer son discours, l’ambassadeur a annoncé d’importants chantiers à venir pour la RCA. Il s’agit d’une prochaine mission ministérielle qui sera conduite par la ministre de la Coopération internationale, Dorothée Malénzapa en Chine pour un séminaire bilatéral ; la centrale hydroélectrique de Boali 3 ; le pont Sapéké ; l’Ecole de la formation professionnelle du centre pilote des technologies agricoles ; ainsi que les projets de forages, de l’énergie solaire.


Quant à Mme Malénzapa, elle s’est réjouie de la bonne coopération entre la Chine et son pays, car dit-elle, « la RCA est heureuse de compter parmi les nations africaines que l’histoire a unies à la Chine dès l’aube des indépendances et qui se flattent non pas sans raison de cette amitié exemplaire ». Profitant de l’occasion, le membre du gouvernement a fait un plaidoyer auprès du gouvernement chinois par rapport à la dégradation sans précédent des infrastructures en République centrafricaine.

 

 

 

 


NDLR : Et dire que lorsque Bozizé venait de prendre le pouvoir en mars 2003, il voulait renouer avec Taiwan. Aujourd’hui, sa lune de miel avec Beijing se poursuit. Non seulement la République populaire de Chine est sa plus grande pourvoyeuse d’armement mais il lui a confié les travaux d’exploration du pétrole de Gordil. Actuellement ce sont des médecins chinois qui le soignent. Quoi de plus normal mais Beijing a la mémoire courte car c’est le régime du MLPC de Patassé qui a renoué avec lui alors que le général Kolingba avait choisi d’entretenir des relations plutôt avec Taiwan.

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22 septembre 2012 6 22 /09 /septembre /2012 00:55

 

 

 

 

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La Journée internationale de la paix nous offre l’occasion de vous rappeler notre mandat et nos actions en République centrafricaine. Et comme vous le savez, nous ne travaillons pas seuls, mais avec nos partenaires nationaux et internationaux. Certains sont devant vous pour vous présenter leurs actions en faveur de la consolidation de la paix.

 

Le thème de la commémoration de cette année est : « Une paix durable pour un avenir durable ». Tout au long de cette année, BINUCA et ses partenaires internationaux ont travaillé en étroite collaboration avec le Gouvernement et les autres acteurs nationaux pour que la paix et la stabilité soient plus consolidées dans le pays. 

 

Je peux vous citer quelques exemples de ces actions:


Le Gouvernement et les différents partis politiques, avec la société civile, viennent d’adopter, par consensus, un nouvel organe de gestion des élections en République centrafricaine. Cela n’a pas été facile, mais démontre que quand tout le monde est engagé et disponible pour dialoguer, on peut parvenir à des résultats satisfaisants pour tous.

 

Personnellement, j’ai vu les différents participants au troisième atelier de concertation sur la révision du code électoral vraiment engagés dans la recherche de solutions consensuelles. Il s’agit là d’un pas très important dans les efforts de construction d’une société plus apaisée.

 

Autre acquis important, qui est le résultat de négociations à plusieurs niveaux, c’est que différents groupes politico-militaires ont signé l’Accord Global de Paix de Libreville. Le dernier en date à signer cet accord est la Convention des Patriotes pour la Justice et la Paix (CPJP). Cela nous donne l’opportunité de poursuivre un programme fondamental pour la stabilité de ce pays : le Désarmement, la Démobilisation, la Réinsertion et la Réintégration des ex-combattants. 

 

Les Nations Unies sont très engagées dans ce processus. En effet, nous venons de mettre en œuvre un programme de Réinsertion dans le Nord-Ouest, au profit de 4000 anciens combattants. Dans le cadre de la libération des enfants associés aux groups et forces armés, les Nations Unies viennent de libérer 32 enfants, dont quatre filles. Cette action, bien que symbolique, souligne l’importance que nous accordons à cette thématique.

 

En aout, le BINUCA a aussi appuyé l’établissement des Cellules Locales de Médiation à Kaga-Bandoro, Birao, Ndele et Bria.

 

Autre volet sur lequel le BINUCA agit en faveur de la paix en République Centrafricaine est la promotion du Genre. En ce sens, des ateliers de formation ont été organisés cette année à l’ intention des femmes leaders afin d’appuyer leurs efforts dans la promotion et consolidation de la paix, et la résolution des conflits dans les préfectures de Haute Kotto et Vakaga.


Un autre aspect de notre mandat concerne le respect des droits de l’homme et la justice. C’est pourquoi la lutte contre les violations des droits de l’homme et l’impunité font partie de nos actions prioritaires. Nous croyons qu’il ne peut pas y avoir de paix sans justice. Pour cela, nous sommes en train de renforcer les capacités du personnel pénitentiaire par le biais de la formation et de perfectionnement dans la gestion des prisons. Bien plus, pour éviter des détentions illégales et prolongées, nous avons développé avec le Gouvernement et d’autres partenaires des fiches pour l’enregistrement des prisonniers.

 

Aujourd’hui, nous célébrons la Journée internationale de la Paix. Mais la paix se construit tous les jours, en dialoguant, en faisant des concessions et avec une attitude positive.

Ensemble, agissons en faveur de la paix en Centrafrique, notre patrimoine commun!

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