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  • : centrafrique-presse
  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
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20 décembre 2012 4 20 /12 /décembre /2012 17:54

 

 

conseil-de-securite.jpg

 

 

NEW YORK 19 déc 2012 — (AFP) - Le Conseil de sécurité de l'ONU a demandé mercredi que les rebelles centrafricains "mettent fin aux hostilités, se retirent des villes qu'ils ont prises et cessent leur progression" vers Bangui.


Dans une déclaration adoptée mercredi soir, les 15 pays membres "condamnent les attaques" menées ces derniers jours dans le nord-est du pays "et les violations des droits de l'homme qui en ont résulté" et ils soulignent que les responsables des exactions doivent être sanctionnés.

 

Ils insistent sur "la nécessité de renforcer le dialogue politique" et demandent aux groupe armés et au gouvernement de la République centrafricaine de "réaffirmer leur attachement au processus de réconciliation nationale".

 

Les rebelles centrafricains qui menacent de renverser le régime de Bangui ont poursuivi leur offensive lancée la semaine dernière en prenant mercredi une nouvelle ville du nord mais le président François Bozizé a été renforcé par l'arrivée de soldats de son allié tchadien.

 

Après avoir capturé et pillé mardi la ville minière de Bria, le Séléka ("alliance" de plusieurs factions rebelles) a pris Kabo, à 350 km au nord de la capitale, selon des responsables militaires et de la rébellion.


Copyright © 2012 AFP. Tous droits réservés

 

 

Centrafrique: pas de retrait rebelle avant un dialogue sincère



BANGUI AFP / 20 décembre 2012 10h14- Un des principaux dirigeants de la coalition rebelle, qui a pris plusieurs villes dans le nord et le centre de la Centrafrique, a affirmé jeudi à l'AFP que les rebelles ne se retireront pas de leurs positions tant qu'ils n'obtiendront pas un dialogue sincère avec Bangui.


Nous avons pris acte de la résolution du Conseil de sécurité de l'ONU (leur demandant de se retirer), mais nous n'allons pas nous retirer des positions actuelles sur le terrain jusqu'à ce qu'il y ait un dialogue sincère avec le pouvoir, a affirmé Michel Djotodia, dirigeant de l'aile dissidente de l'Union des forces démocratiques pour le rassemblement (UFDR) qui a adhéré à la coalition rebelle Séléka.


(©) 

 

Centrafrique: les rebelles progressent


AFP  le 20/12/2012 à 14:11

 

Les rebelles de la coalition Séléka ont pris la ville de Batangafo (300 km au nord de Bangui) tandis que l'armée a repris la ville de Kabo (60 km au nord de Batangafo) tombée la veille aux mains des rebelles, a appris l'AFP de source militaire centrafricaine et de la gendarmerie. "Les rebelles ont pris Batangafo vers 11h (10h00 GMT) et progressent vers Bouca (280 km au nord de Bangui)" selon une source au sein de la gendarmerie de Bouca alors qu'une source militaire a indiqué que "l'armée a repris le contrôle de Kabo après de violents combats".

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19 décembre 2012 3 19 /12 /décembre /2012 17:15

 

 

 

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Addis Abéba, le 19 Décembre 2012 : La Présidente de la Commission de l’Union africaine (UA), Dr. Nkosazana Dlamini-ZUMA, suit avec une très vive préoccupation la situation en République Centrafricaine, marquée notamment par l’occupation des villes de Ndélé (dans le  centre nord), Sam Ouandja,  Bamingui, (dans le  nord-est) et Bria (dans le centre) par une coalition de forces rebelles.


La Présidente de la Commission condamne fermement cette occupation qui constitue une violation flagrante de l’Accord de Paix Global (APG) de Libreville et hypothèque tous les efforts de consolidation de la paix, ainsi que le programme de désarmement, de démobilisation, et de réinsertion dans le nord-est. Elle demande aux forces rebelles coalisées de se retirer immédiatement et sans condition de toutes les localités qu’elles occupent et de cesser toute action armée. Elle réitère la détermination de l’UA à prendre des sanctions à l’encontre des groupes et de leurs dirigeants, auteurs des attaques armées. 


La Présidente de la Commission demande aux groupes rebelles de s’engager résolument dans la voie du dialogue, et de s’inscrire dans le processus de désarmement, de démobilisation et de réintégration  dans le nord-est.  Elle  invite le Gouvernement et tous les acteurs politiques, ainsi que les mouvements politico- militaires, à privilégier le dialogue, à placer l’intérêt supérieur de leur pays au-dessus de toute considération et de s’abstenir de toute action pouvant compromettre les acquis encore fragiles du processus de paix et de reconstruction post conflit dans le pays. 


La Présidente salue la  contribution du gouvernement du Tchad à la stabilisation de la situation sécuritaire de la RCA et encourage les pays membres de la CEEAC et la Communauté internationale dans son ensemble à soutenir la RCA dans ses efforts de consolidation de la paix et à apporter l’aide humanitaire nécessaire aux populations affectées.

 

 

 

NDLR : L'UA devrait plutôt rappeler sa représentante à Bangui qui, le 6 décembre dernier encore, écrivait dans une déclaration ubuesque d'une incroyable cécité qu'il y avait des progrès dans la situation sécuritaire en Centrafrique.  Moins d'une semaine après, Ndélé était pris. Quand et qu'est ce que l'Union Africaine attend pour ouvrir les yeux sur la réalité de la situation en Centrafrique. Au lieu de dissuader les funestes projets de Bozizé , elle attend de dire encore amen à la modification constitutionnelle que Bozizé compte réaliser afin de briguer encore un autre mandat en 2016. 

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14 décembre 2012 5 14 /12 /décembre /2012 01:23

 

 

 

Kaarina-Immonen.JPG

 


 

United Nations

                 

 

                            Nations Unies

United Nations Integrated Peacebuilding Office

in the Central African Republic

BINUCA

Bureau Intégré des Nations Unies pour la Consolidation de la Paix en République Centrafricaine

 

Notice biographique

 

LE SECRÉTAIRE GÉNÉRAL NOMME MME KAARINA IMMONEN, DE LA FINLANDE, REPRÉSENTANTE SPÉCIALE ADJOINTE POUR LA RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE

 


Le Secrétaire général des Nations Unies, M. Ban Ki-moon, a nommé Mme Kaarina Immonen, de la Finlande, Représentante spéciale adjointe pour la République centrafricaine. Mme Immonen assumera également les fonctions de Coordonnatrice résidente de l’ONU et de Coordonnatrice humanitaire.

Elle remplace M. Bo Schack, du Danemark. Le Secrétaire général exprime sa gratitude à M. Schack pour ses bons et loyaux services au sein de l’Organisation, ainsi que pour son engagement en faveur de la consolidation de la paix et de la stabilité en République centrafricaine. Le Secrétaire général est également reconnaissant à M. Modibo Touré pour sa contribution, en tant que Coordonnateur résident de l’ONU et Coordonnateur humanitaire, aux efforts des Nations Unies dans le pays.

Mme Immonen possède plus de 16 ans d’expérience dans les domaines de la prévention des conflits, des stratégies de relèvement au sortir d’un conflit, du développement et de la conduite d’opérations sur le terrain. Avant cette nomination, Mme Immonen a occupé différents postes au sein du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), y compris en tant que Coordonnatrice résidente de l’ONU et Représentante résidente du PNUD en Moldavie, de 2007 à 2012. Mme Immonen a également été Représentante résidente adjointe du PNUD en Fédération de Russie et a assumé des fonctions similaires en Géorgie. Elle a commencé sa carrière en tant que « Administrateur auxiliaire » du PNUD au Congo, avant d’occuper plusieurs postes, toujours au sein du PNUD, au Viet Nam, au Rwanda, au Kenya et au Cambodge.

Mme Immonen est diplômée en sciences politiques et en relations internationales de l’Université de Genève et de l’Institut universitaire des hautes études internationales de Genève, en Suisse.

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13 décembre 2012 4 13 /12 /décembre /2012 11:13

 

 

 

 

Représentante de l'UA en RCA



Mercredi 12 décembre 2012


 Addis Abéba, le 12 décembre 2012 : La Présidente de la Commission de l’Union Africaine (UA), Dr. Nkosazana Dlamini-Zuma, suit avec une vive  préoccupation la situation en République centrafricaine, et ce à la suite des attaques armées lancées, le lundi 10 décembre 2012, par une faction de l’Union des Forces Démocratiques pour le Rassemblement (UFDR) favorable à Michel Djotodia contre les localités de Ndélé (dans le centre nord), ainsi que celles de Sam Ouandja et de Ouadda (dans le nord-est) de la RCA.


 La Présidente de la Commission condamne fermement ces attaques, qui constituent une violation flagrante de l'Accord de Paix Global (APG) de Libreville et sapent les efforts de consolidation de la paix en RCA. Elle demande instamment à la faction de l'UFDR qui est à l’origine de ces attaques de se retirer immédiatement et inconditionnellement de toutes les localités qu’elle occupe et de cesser toute action armée. Elle lui demande également de s’inscrire dans le processus de dialogue en cours et de prendre une part active au programme de désarmement, de démobilisation et de réinsertion (DDR) dans le nord-est du pays. De façon plus générale, la Présidente de la Commission demande au Gouvernement et à tous les groupes politico-militaires actifs sur le terrain de mettre effectivement en œuvre les différents Accords conclus, notamment l’APG. 


 La Présidente de la Commission rappelle que lors de sa 345ème réunion tenue le 6 décembre 2012, le Conseil de paix et de sécurité (CPS) a mis en garde tous ceux qui seraient tentés de saper le processus de consolidation de la paix, de la sécurité et de la stabilité en RCA, et souligné qu’ils seront tenus responsables de leurs actes. Dans ce contexte, la Commission sera amenée à soumettre prochainement des recommandations sur des sanctions possibles à l'encontre des groupes, y compris leurs dirigeants, qui s’emploient à compromettre les efforts en cours en RCA. 



Source : http://www.peaceau.org/fr/article/l-union-africaine-condamne-les-attaques-armees-survenues-en-republique-centrafricaine

 


 

NDLR : La semaine dernière, la Représentante de l’Union Africaine en Centrafrique prétendait que la situation sécuritaire dans le pays s’améliorait et qu’elle s’en félicitait. Force est malheureusement de constater qu’il en va autrement de la réalité sur le terrain. L’Union Africaine, toujours incapable d’anticiper l’évolution des choses, et sa Représentante à Bangui, doivent revoir leur copie.

 

 

 

CENTRAFRIQUE : L’UA SALUE LES PROGRÈS RÉALISÉS

 

6 déc. 2012

Le Conseil de paix et de sécurité de l’UA a adopté aujourd’hui, lors de sa 345e réunion, une décision saluant les avancées enregistrées en République centrafricaine et encourageant Bangui à poursuivre ses efforts. Le Conseil de paix et de sécurité a notamment appelé le gouvernement centrafricain à persévérer en ce qui concerne la promotion du dialogue nationale, la mise en œuvre du programme DDR, le programme RSS ainsi que l’approfondissement des réformes engagées dans le domaine socio-économique et le renforcement de la gouvernance. Le CPS a néanmoins souligné que de nombreux défis politiques, sécuritaires, socio-économiques et humanitaires subsistaient et mis en garde toute personne tentée de saper le processus de consolidation de la paix en Centrafrique.


(Source : UA) 

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11 décembre 2012 2 11 /12 /décembre /2012 00:19

 

 

 

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Bangui 10 déc (CAP) – L’ambassadeur de l’Union Européenne en République centrafricaine, Guy Samzun, a déclaré que l’institution qu’il représente l’a déjà dit et répété qu’elle ne souhaite pas, n’est pas favorable et  ne soutient pas une modification constitutionnelle par le président centrafricain en vue de pouvoir briguer sa propre succession en 2016.


C’est au cours d’une conférence de presse convoquée par le diplomate vendredi dernier à Bangui à l’occasion de la remise du Prix Nobel de la Paix décernée cette année à l’Union Européenne que Guy Samzun a tenu ces propos en répondant aux questions des journalistes de la presse centrafricaine curieux de connaître la position de l’UE sur les intentions attribuées à Bozizé de recourir à la voie parlementaire pour faire sauter le verrou constitutionnel qui l’empêche actuellement d’être à nouveau candidat au fauteuil présidentiel en 2016.


Bozizé a en effet déjà commencé les grandes manœuvres visant à sauter le verrou constitutionnel. C’est ainsi qu’il a convié les 24 et 25 novembre dernier les députés de son parti au pouvoir le KNK à un conclave à Boali pour qu’ils réfléchissent à l’éventualité de sa candidature en 2016 que plusieurs dispositions actuelles de la constitution empêchent.


Bozizé a chargé et remis beaucoup d’argent à un certain Steve Yambété numéro deux de sa secte de l’église du christianisme céleste qui joue les mécènes et distribue à tour de bras aux notables des quartiers de Bangui des téléphones portables, des enveloppes et sponsorise ici et là des artistes et des jeunes afin que le moment venu, ils votent comme un seul homme pour un troisième mandat de Yangouvonda.   

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6 décembre 2012 4 06 /12 /décembre /2012 00:46

 

 

 

CPI siège La Haye

 

Slate Afrique 05/12/2012

 

Pour Jean-Yves Ollivier, fin connaisseur de l'Afrique depuis 40 ans, l'impartialité dont se prévaut la Cour pénale internationale est à géométrie variable.

Il y a six ans, le président ougandais Yoweri Museveni s’était résolu à en finir avec la guerre d’écorcheurs que l’Armée de résistance du Seigneur (LRA) —une rébellion théocratique et tribale— infligeait au nord de son pays depuis vingt ans.

Pour Museveni, au regard des près de deux millions d’Ougandais chassés de leur foyer, dont plus de 60.000 enfants kidnappés et enrôlés de force comme enfants soldats ou esclaves sexuels, la paix n’avait plus de prix.

Aussi demanda-t-il à un ancien chef d’Etat éminemment respecté, le Mozambicain Joaquim Chissano, de bien vouloir entreprendre une médiation délicate et périlleuse. Chissano accepta et, en ma compagnie, rencontra le leader de la LRA, Joseph Kony, dans l’extrême-sud du Soudan, non loin de la frontière ougandaise.

Au terme de longs pourparlers, Chissano obtint de Kony l’arrêt de sa croisade politico-religieuse et son départ à la retraite, tranquillement dans un village, en échange de 2.500 têtes de bétail et de trois maisonnettes, pour lui et ses deux épouses.

Je ne l'aurais pas cru, moi-même, si je n’avais pas été là! Kony était prêt à faire la paix et à garder ses vaches, si seulement il était à l’abri de poursuites. Inutile de dire que le président Museveni y consentit sans hésitation.

Hélas, bien que Chissano se déplaçât en personne à La Haye pour négocier avec la Cour pénale internationale, le procureur de la CPI d’alors, l’Argentin Luis Moreno-Ocampo, refusa net au nom du sacro-saint principe de «l’impunité».

Quitte à punir des dizaines de milliers de civils, non seulement en Ouganda, mais aussi au Congo-Kinshasa et en République centrafricaine qui, depuis, ont été suppliciés par la LRA, une armée de desperados plus cruelle que jamais pour n’avoir plus rien à perdre.

Bref, en fermant la porte de sortie à Kony, la CPI a ouvert à un cortège d’innocents un boulevard de souffrances.

Pourquoi les inculpés sont-ils tous Africains?

Je suis favorable à une justice internationale. En 1998, j’aurais signé des deux mains le Traité de Rome, qui fut à l’origine de la CPI. Mais alors que cette cour fête ses dix ans de fonctionnement, je suis devenu l’un de ses ennemis déclarés.

Nous sommes désormais nombreux dans ce cas, notamment en Afrique, le continent d’où sont originaires tous les inculpés de la CPI. Il n’y aurait donc pas un seul crime contre l’humanité qui soit commis ailleurs?

Si c’était vrai, ce serait une excellente nouvelle, et l’on pourrait se contenter d’un tribunal spécial pour civiliser le «cœur des ténèbres». Écrire ces mots injurieux revient à exposer le néocolonialisme judiciaire de la CPI.

Mais ce n’est pas tout. En dix ans de procédures, la CPI n’a condamné qu’un seul prévenu, Thomas Lubanga, un «seigneur de guerre» parmi d’autres en République démocratique du Congo (RDC).

A la tête d’une milice tribale jusqu’à son arrestation en 2006, Lubanga a participé au conflit le plus meurtrier de l’histoire moderne de l’Afrique —5 millions de morts, ce n’est qu’un ordre de grandeur.

En mars 2012, soit six ans (!) plus tard, il a été condamné à 14 ans de prison pour le crime de guerre commis par tous les belligérants en RDC, à savoir l’enrôlement d’enfants-soldats. C’est trop ou trop peu: trop d’honneur pour un chefaillon de guerre ou trop peu de justice pour un bain de sang incommensurable avec les charges et la peine retenues contre le seul Lubanga.

Mais la CPI n’est pas à une absurdité congolaise près. Elle a aussi inculpé l’ancien vice-président de la RDC, Jean-Pierre Bemba, lequel avait obtenu 42 pour cent du suffrage universel au second tour de la présidentielle en 2006.

Ecroué en 2008, il doit assumer sa «responsabilité de supérieur hiérarchique», en répondant aux accusations de crimes de guerre et de crime contre l’humanité pour des viols commis par ses partisans armés en République centrafricaine.

Je connais très bien Jean-Pierre Bemba. Il est de notoriété publique que, à la demande de plusieurs chefs d’Etat d’Afrique centrale, je l’ai soutenu jusqu’en 2002, quand il est devenu vice-président et, à mes yeux, a perdu le sens de la mesure en se voyant déjà au zénith du pouvoir.

Cependant, malgré notre rupture, je suis convaincu que jamais Jean-Pierre Bemba n’aurait donné l’ordre à ses troupes, appelées au secours par l’ancien président centrafricain Ange-Félix Patassé face à une rébellion, de piller et de violer à Bangui.

Bien entendu, il est légitime que la CPI mène son enquête. Mais combien d’années faut-il garder sous les verrous, «préventivement», l’un des hommes politiques les plus représentatifs au Congo-Kinshasa? La CPI ne semble avoir posé la question qu’au président Joseph Kabila, qui doit être content de savoir son rival loin de Kinshasa «au frais» à La Haye.

Comment ne pas conclure à une «justice des vainqueurs» quand la CPI accuse réception de l’ancien président ivoirien Laurent Gbagbo, obligeamment livré par son successeur au pouvoir, Alassane Ouattara, qui a semblé pourtant, pendant de longs mois, protéger son épouse, Simone Gbagbo?

Il ne faut pas être initié dans les arcanes de l’ancien régime pour savoir que l’influence et, donc, la responsabilité de cette dernière était au moins aussi grande que celle de son mari. Sans parler du fait que, menacés par une rébellion armée commettant son lot de crimes de guerre, les Gbagbo se sont défendus par les mêmes moyens que leurs rivaux aujourd’hui au pouvoir, et qui, eux, ne sont pas inculpés par la CPI.

Le syndrome de la justice des vainqueurs

La sacro-sainte impunité serait-elle à géométrie variable? Si c’est le cas, ne vaudrait-il pas mieux mettre l’exception au service de la paix?

La palme du non-sens politique et de la souffrance humaine prolongée revient à l’inculpation du président soudanais Omar el-Béchir, tenu pour responsable du «génocide» au Darfour.

C’est le fait d’armes historique de l’ex-procureur Moreno Ocampo, qui s’est «payé» le premier chef d’Etat poursuivi dans l’exercice de ses fonctions. Je m’empresse de dire que, génocide ou contre-insurrection, la sale guerre au Darfour a fait plus de 50.000 victimes directes, auxquelles il faut ajouter environ 350.000 autres qui ont succombé aux privations et maladies liées au conflit.

Mais qu’a changé à cette tragédie l’inculpation du général el-Béchir? Rien, si ce n’est sérieusement miner la crédibilité de la CPI, puisque le chef de l’Etat soudanais continue de gouverner son pays, de voyager à l’étranger et de négocier avec le monde entier, entre autres, la partition pacifique de son pays dont la partie méridionale est devenue indépendante en 2011.

Pire, les mouvements insurrectionnels au Darfour —aujourd’hui une bonne vingtaine, tant il semble difficile de s’unir face au mal absolu que serait le régime de Khartoum— n’ont jamais voulu négocier une paix honorable, contrairement aux rebelles du Sud-Soudan.

Ils sont convaincus que la communauté internationale finira bien par «enlever» leur ennemi. D’où des années de souffrances en plus, et ce n’est pas fini. Car à présent, les victimes d'hier, les «Africains» du Darfour censément en danger d’extermination par les «Arabes» au service d’él-Béchir, s’entretuent.

Le monde est trop complexe pour accorder l’impunité à des justiciers internationaux trempant leur orgueil dans le sang de victimes anonymes. Joseph Kony court toujours. S’il était arrêté demain, il faudrait juger avec lui la CPI. Pour complicité.

Jean-Yves Ollivier

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4 décembre 2012 2 04 /12 /décembre /2012 11:28

 

 

CPI-siege-La-Haye.jpg


(Dakaractu 04/12/2012)


La communication et ‘’les pratiques’’ de la Cour pénale internationale (CPI) font que son fonctionnement est marqué par des ‘’dérives’’ de nature à saper sa crédibilité et à hypothéquer son avenir, dix ans après sa création, a estimé, lundi à Addis-Abeba, le politologue franco-sénégalais Albert Bourgi. 

‘‘Aujourd’hui, il n’est pas audacieux ni exagéré de dire que l’avenir de la CPI s’assombrit de plus en plus’’, a-t-il soutenu, à l’ouverture d’un atelier international organisé par le Laboratoire de prospective et de science des mutations de l’université Cheikh Anta Diop (UCAD) de Dakar, sur le thème ‘’L’Afrique et la gouvernance judiciaire mondiale’’

Outre des universitaires sénégalais, une centaine de délégués venus de différents pays d’Afrique, d’Europe et des Etats-Unis participent à cet atelier qui se tient sous l’égide du Centre international d’études et de recherches stratégiques et prospectives de Dakar (CIERSP). La rencontre va également aborder les relations entre l’Afrique et la CPI. 

A sa création en 2002, la CPI était ‘’toute auréolée’’ de prestige, d’autant qu’elle était attendue au tournant de la lutte contre l’impunité, une ‘’mission hautement humanitaire’’, a dit Bourgi, professeur de relations internationales à l’université de Reims, en France. 

Selon Albert Bourgi, professeur des universités, ces 10 dernières années ont cependant démontré que la CPI ‘’se cherchait une voie, (ce qui est illustré) par ces espèces de dérives qui ont marqué sa communication et ses politiques’’. 

Au nombre des éléments constituants ‘’l’acte d’accusation’’ de la CPI, tel que dressé par ses contempteurs, il a souligné le fait que cette juridiction est ‘’devenue purement et simplement un organe d’exécution (des directives) du Conseil de sécurité de l’ONU’’

Le politologue a également évoqué ‘’les pratiques’’ du procureur de la CPI, soulignant que le travail d’investigation sur lequel celui-ci se base ‘’se résume tout simplement à reprendre les griefs et les actes d’accusation qui sont dressés sur un certain nombre d’Etats qui influent’’, y compris les Etats-Unis qui ne sont pourtant pas partie de la juridiction internationale. 

Selon Albert Bourgi, ‘’la collusion entre la CPI et le Conseil de sécurité de l’ONU est d’autant plus dangereuse que le second a le pouvoir de saisir directement la Cour’’, qui se révèle comme un ‘’organe d’administration onusien. S’y ajoute un ‘’mélange plus ou moins dangereux au service des intérêts politiques, économiques et militaires’’, a-t-il martelé. 

Les insuffisances relevées dans les procédures de la CPI, la ‘’politisation’’ de ses actes ajoutées aux ‘’désinvoltures’’ de son procureur ‘’ont de toute évidence contribué à jeter un doute sur l’indépendance de la Cour et sur son statut juridique tout court’’, a-t-il dit. 

La CPI a par conséquent pris ces dernières années la forme d’une ‘’justice des vainqueurs au service d’une orientation politique qui serait conforme’’ aux attentes du Conseil de sécurité de l’ONU. Ce qui fait que, selon Bourgi, la conduite de ses poursuites et enquêtes se trouve de plus en plus imprégnée de ‘’considérations politiques’’. 

La CPI en définitive ‘’fait aujourd’hui l’objet d’une très grande défiance’’, compte non tenu de ‘’coût financier exorbitant’’, de sorte que pour faire son diagnostic, ‘’c’est une mort prochaine annoncée et il ne faut pas en être triste’’, a conclu le politologue franco-sénégalais.

 APS 

Mame Khary Ndaw

© Copyright Dakaractu

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30 novembre 2012 5 30 /11 /novembre /2012 01:20

 

 

AIMF-Abidjan.JPG

 

Villes, dialogue interculturel et paix - Abidjan, 26-28 novembre 2012


 

La XXXIIème Assemblée générale de l’AIMF s'est tenue à Abidjan du 26 au 28 novembre. Elle a été l’occasion pour les plus de 300 maires et représentants des autorités territoriales d’échanger sur la problématique « Villes, dialogue interculturel et paix ».

 

  M. Josué BINOUA, Ministre de l'Administration du Territoire et de la Décentralisation de la République centrafricaine y a apporter une contribution que la rédaction publie ci-dessous. 

 

 A noter que six villes ivoiriennes ont reçu leur adhésion à l’AIMF.

La ville de Bossangoa a été admise comme adhérent à l’AIMF après le plaidoyer de la délégation centrafricaine composée du Ministre de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation Josué Binoua, du Maire de Bangui Nazaire Guénéféi Yalanga et du Maire de Bossangoa. 


La contribution des autorités locales à la prévention, gestion, résolution des conflits et la reconstruction en République Centrafricaine


Par Josué BINOUA, Ministre de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation

novembre 2012

 

Cette communication vise à ressortir le rôle joué par les autorités locales dans la prévention, la gestion, la résolution des conflits en Centrafrique et la reconstruction post-conflit.

Depuis son Indépendance en 1960 jusqu’au vent de la démocratie qui a soufflé sur le pays à partir du Sommet de la Baule,  la République Centrafricaine a été confrontée à plus d’une quarantaine de crise ou conflits allant des coups d’Etat aux mouvements de revendications sociales en passant par les mutineries d’une partie de l’armée. Ces crises ont eu  des conséquences relativement graves à tous les niveaux : destruction des maisons et des champs, les déplacements de la population tant à l’extérieur qu’à l’intérieur, l’exacerbation de la discrimination ethnique,  réduction des actions et de la présence humanitaires pour ne citer que celles-là. Par ailleurs, des attaques fréquentes sur les communautés rurales (jusqu’à la mi-2008), au cours desquelles des villages étaient souvent brûlés et des personnes prises en otage, ont rendu impossible la production des cultures vivrières dans certaines zones, en particulier dans l’extrême Nord-Ouest. Presque un quart de la population – soit environ un million de personnes – a été touchée par la violence durant ce cycle.

Ces conflits ont souvent leurs sources dans la ville de Bangui, lieu de concentration du pouvoir et des activités politiques et économiques mais naissent parfois et s’étendent souvent aussi aux villes secondaires, aux communes rurales et aux villes frontières où ils sont parfois attisés par des forces extérieures. C’est le cas des rebellions dans les régions du nord-ouest, du centre-nord et du nord-est de la République Centrafricaine qui partagent plus de 1500 km de frontière avec le Tchad et le Soudan du sud, pays en proie à des conflits internes.

La communauté internationale  a accompagné la transition vers la démocratie, la tenue d’élections et la consolidation de la paix et de la démocratie par le renforcement des institutions gouvernementales et de la société civile. Le pays Page 2 sur 5est en ce moment dans une dynamique de reconstruction et de relèvement à travers les programmes de démobilisation et réintégration des ex-combattants, de la réforme du secteur de la sécurité, de renforcement de la gouvernance et de l’Etat de droit. Les autorités locales ont souvent été associées à ce processus. En effet, peut-être plus que tout autre pays post-conflit, la RCA se distingue comme un cas d’école sur la nécessité du DDR et des liens obligatoires entre la Sécurité Communautaire (SC) et la Cohésion Sociale (CS), les Armes Légères et de Petit Calibre (ALPC), ainsi que la Réforme du Secteur de la Sécurité (RSS).

La démocratie se présente comme un système de  gestion des conflits et favorise l’expression d’opinions divergentes qui renforcent la gouvernance et la démocratisation. Comment les autorités locales peuvent-elles contribuer efficacement  à la prévention,  à la  gestion et  à la résolution des conflits dans une situation où la décentralisation n’est encore qu’un projet (qui vient d’être introduit auprès de l’Assemblée Nationale), où le système traditionnel de gouvernance et de résolution de conflit a presque disparu ?

Au niveau de la prévention des conflits, les collectivités locales contribuent à la sensibilisation et à la collecte d’informations relatives à la sécurité à travers les chefs de quartier. Ces derniers mobilisent les populations autour des problèmes de braquage et d’insécurité due aux armes légères par exemple, les populations quant à elles ont le devoir d’informer leurs chefs de quartier sur la présence et les activités de nouveaux arrivés qui paraissent « anormales ».

Cette méthode, même si elle frise parfois la stigmatisation, a permis d’identifier et de barrer la route aux exactions de certains braqueurs qui changent souvent  de quartier après plusieurs forfaits. Elles ont été associées au séminaire et à l’élaboration d’un plan d’action pour la réforme du secteur de la sécurité dont la mise en œuvre repose sur une approche participative.

Dans toutes les préfectures, il existe des Conseils préfectoraux composés de toutes les entités sociales au sein desquels, les autorités locales, civiles et militaires prennent une part active. Ces Conseils traitent des questions tant économiques que sociales, culturelles et sécuritaires. Cependant ils manquent drastiquement de moyens pour fonctionner efficacement et régulièrement. Les crises récurrentes que le pays a connues ont également provoqué une crise de confiance entre les membres.

En effet dans les zones du nord-ouest, du Centre-nord et du nord-est du pays, on assiste à une récurrence de l’insécurité due  aux « coupeurs de route » et autres bandits armés. Ce regain de violence à l’égard des populations notamment des éleveurs Peulhs et leur famille montre au grand jour non seulement les inconvénients d’une absence de concertation au niveau local, d’une mobilisation face à l’insécurité mais aussi et surtout l’urgence et la nécessité d’une structure participative de partage d’informations et d’interventions d’urgence en vue de la sécurisation des biens et des personnes.

Aussi, entre 2006 et 2008, le Gouvernement avec l’appui technique et financier du PNUD a-t-il initié une expérience pilote en matière de prévention des conflits dans la ville de Bangui et dans trois préfectures (Ouham, Ouham-Pendé et Haut-Mbomou).

L’objectif principal de cette expérience pilote était de créer et/ou renforcer les capacités des cadres locaux de concertation, de coordination d’initiatives locales et de prévention des crises afin de rétablir la confiance entre les autorités locales et la population et promouvoir des interventions concertées en réponse aux crises. Ces comités locaux de prévention, gestion, résolution des conflits et de reconstruction post-conflit composés des autorités locales, civiles, politiques et militaires, officielles et traditionnelles et des représentants de toutes les couches de la population, ont pour objectifs d’observer, analyser, comprendre, suivre l’évolution, susciter et appuyer les dynamiques locales en matières de concertation, de coordination d’initiatives locales de développement, de relèvement et de prévention des crises. En termes simples,il s’agit pour ces comités de prévention et résolution des conflits, de collecter et analyser de manière participative, les informations sur les indicateurs de vulnérabilité face aux conflits, les valider dans une réunion élargie, les partager au niveau local et les utiliser pour des plaidoyers auprès des pouvoirs politiques au niveau central et susciter la participation active, coordonnée et efficace  des acteurs locaux dans la prévention des conflits d’une part et la coordination des actions de réponses ainsi que leur pérennisation d’autre part. Cette initiative a suscité la mise en place d’un mécanisme de prévention des exactions des « coupeurs-de-route » composé d’autorités militaires et civiles, des chefs communautaires et religieux, les archers peuhls pointés souvent du doigt comme faisant partie de coupeurs-de-route, les agriculteurs et les chasseurs qui connaissent assez bien leurs parcours.

En effet, dans le Nord-ouest du pays, les populations autochtones stigmatisent et craignent les Bororo Ouda, Alagamba ou Akou (qui sont des nomades originaires du Tchad, du Soudan ou du Niger). Depuis les évènements de 2003, une grande confusion s’est installée entre (Bororos centrafricains et Bororos des pays riverains), au détriment des Bororos centrafricains. Ces derniers sont souvent confondus, par l’armée, aux bandits ou sont accusés d’intelligence avec les coupeurs de route, et sont combattus. Les mêmes éleveurs bororos, sont également braqués, tués par les nomades transhumants des sous-groupes  des Ouda,  Alagamba et Akou, qui emportent argent et troupeaux. Certains s’enfuient vers des pays voisins pour sauver leur vie et épargner le  reste du troupeau. Ceux qui choisissent de rester, sont confinés dans les recoins de la brousse, privés de liberté d’aller et venir. Seules les autorités locales qui ont l’avantage de la proximité sociale et spatiale avec ces populations peuventaider à comprendre une telle différenciation, même si c’est parfois encore elles qui à travers les mosquées, les places publiques, les « arbres à palabre » montent certaines communautés contre d’autres. En dépit de cela, les autorités locales se sont positionnées comme les promoteurs d’un dialogue interculturel et interreligieux au niveau local.

Les Présidents des Délégations Spéciales (Maires nommés), les maires d’arrondissement et des communes ont joué le rôle de point focal non seulement pour la mobilisation, la sensibilisation des populations et la collecte des informations à travers les chefs de quartiers et de villages, mais aussi dans la mobilisation et le plaidoyer auprès des organisations humanitaires au niveau local. Ils contribuent à la prévention de l’insécurité au niveau des frontières à travers l’appui à la lutte contre la circulation transfrontalière des armes légères et de petit calibre.

Les rebellions au nord-ouest, au centre-nord et au nord-est se présentent comme des rebellions communautaires dont le but est le rétablissement par des actions armées, de l’égalité  entre les communautés qui se considèrent comme marginalisées de la gestion socioéconomique et politique du pays et celles qui sont vues par les premières comme les mieux nanties à cause de la proximité socioculturelle qu’elles ont avec le pouvoir en place. Aussi, dans les zones sous influence de ces rebellions, les chefs rebelles ont-ils placé les leurs à la tête des collectivités territoriales et exigent dans leurs revendications  politiques, la nomination/confirmation de leurs représentants à ces postes.

Cela pose pour la République Centrafricaine, la nécessité de la décentralisation, Page 5 sur 5 de la démocratie pour permettre aux communautés de se choisir des  représentants acceptés et écoutés et qui peuvent se faire écouter.

En effet,  si  la démocratie se présente comme un système de  prévention,  gestion, résolution des conflits et de reconstruction post-conflit et la  décentralisation, le transfert de certaines compétences aux collectivités locales,  ces deux processus doivent donner l’opportunité à ces collectivités de mettre  en place un mécanisme de prévention des conflits qui prend en compte  l’importance du consensus, le respect des anciens, le système des croyances  éléments essentiels du système traditionnel de gouvernance et de gestion des  conflits que ne peut le faire la démocratie  moderne dans laquelle c’est la  majorité qui décide.

Je vous remercie

 

 

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9 novembre 2012 5 09 /11 /novembre /2012 14:32

 

 

 

François Hollande Elysée

 

 

Boz et IDI

 

 

Sauf changement de dernière minute ou un nouveau cas de force majeure, Idriss Déby Itno devrait être reçu le 4 décembre prochain par François Hollande selon le service de protocole de l’Elysée. C’est sans doute compter sans le lobbying des sénateurs socialistes Gaétan Gorce et Jean Pierre Sueur qui perturbe les rapports entre N’djaména et Paris. Ces deux parlementaires continuent d’exiger que la lumière soit faite sur l’assassinat à N’djaména en 2008 du leader de l’opposition démocratique Mahamat Saleh Ibni Oumar par les éléments du général Ismaël Chaïbou le patron de l’ANS, la police politique du président Idriss Déby.

 

Malgré ses efforts, le président tchadien qui doit à Nicolas Sarkozy d’être encore au pouvoir alors qu’une rébellion armée était à deux doigts de le renverser en février 2008, ne parvient pas à décrocher un rendez-vous avec le nouveau président français depuis son élection en mai dernier. En octobre dernier, Idriss Déby a décidé et aurait annoncé lui-même à Bozizé en marge du congrès de son parti, le MPS, de rappeler les 90 éléments de l’Escadron tchadien de la garde rapprochée qu’il a détaché auprès de son protégé François Bozizé depuis son putsch de 2003 en Centrafrique.

 

Idriss Déby a pris cette décision pour éviter que ses éléments présents à Bangui depuis le coup d’Etat de du 15 mars 2003 ne fassent les frais des conflits récurrents que suscite leur longue présence de moins acceptée par les Centrafricains y compris au sein de l’armée centrafricaine. Bangui s’attend également au prochain départ de Centrafrique des 300 éléments français du détachement Boali qui assurent le soutien logistique des troupes d’Afrique centrale de la MICOPAX. Le Gabon qui fournit le gros de l’effectif a déjà annoncé son retrait de la RCA en 2013. Le contingent congolais de Brazzaville devrait suivre tout en offrant en compensation de former en 6 mois, deux bataillons centrafricains à l’académie militaire de N’kombo. Quant au Cameroun, il a déjà commencé son retrait des régions de l’Ouham et l’Ouham-Pendé.

 

Cette décision qui a plongé ce dernier dans la panique l’a contraint à faire appel aux services du général à la retraite Jean-Pierre Perez reconverti dans une entreprise privé de sécurité militaire, le groupe EHC. Ce général français qui vient d’effectuer une visite éclair à Bangui, n’est pas un inconnu pour Bozizé qu’il a déjà servi comme conseiller sécurité à la présidence de 2003 à 2006.

 

François Bozizé quant à lui, désespère de rencontrer son homologue français etcompte beaucoup cependant sur la rencontre Hollande-Déby pour qu’une esquisse de bouclier sécuritaire pour son pouvoir soit trouvée par les deux chefs d’Etat. Selon nos informations, il s’est plaint à un chef d’Etat africain lors du sommet de l’OIF à Kinshasa en ces termes : « Hollande est très rancunier, il a reçu le doyen Paul Biya en insistant uniquement sur le dossier d’un franco-camerounais emprisonné au Cameroun. Il n’a même pas remercié le président Joseph Kabila après la lecture de son discours officiel au sommet de la Francophonie parce que pèse sur le président congolais, le soupçon d’avoir ordonné l’assassinat de Floribert Chébéya. Quant à moi, les représentants de l’opposition en France qui n’ont pas d’électeurs en Centrafrique, ont dit à l’Elysée que ce sont mes enfants qui ont torturé à mort l’ancien ministre Charles Massi qui avait pris les armes contre l’armée de son propre pays ».

  

La rédaction

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1 novembre 2012 4 01 /11 /novembre /2012 01:03

 

 

 

 

Gambi-et-Deby.png

 

Antoine Gambi et Idriss Déby

 

 

 

Le Président de la République IDRISS DEBY ITNO a reçu une délégation de quatre ministres centrafricains ayant pris part à la 13ème Session de la Grande Commission Mixte Tchad-RCA


Ils sont quatre ministres centrafricains à prendre part à N’Djamena du 29 au 30 octobre 2012 aux travaux de la 13ème Session de la grande commission mixte Tchad-RCA. Cette délégation conduite par le ministre centrafricain des Affaires étrangères, M. Antoine Gambi est venue rendre compte des conclusions des travaux de la commission mixte au Chef de l’Etat IDRISS DEBY ITNO.

 

L’on retiendra que dix (10) accords et conventions ont été signés entre les deux parties. Il s’agit entre autres d’un accord d’assistance mutuelle en vue de prévenir les infractions douanières et sécuriser les transits ; un accord pour le mouvement de bétail et de transhumance et un autre de coopération interuniversitaire et d‘agence de presse. Le Chef de la diplomatie centrafricaine est aussi porteur d’un message de son Président à son illustre destinataire.

 

 

 


Communiqué de presse de la présidence du Tchad

 

L'avion de type Beechraft 1900 de 17 places, battant pavillon Am-djerass qui avait transporté le Président de la République IDRISS DEBY ITNO à Kalaït avait raté son atterrissage.


 

Beechcraft-1900-accidente-de-Deby-a-Kalait.png         avion-accidente-de-Deby.png

 

restes du Beechcraft 1900 du miraculé Déby sur la piste de l'aérodrome de Kalaït

 

avion-de-Deby-accidente.png

 

 

Le Directeur du Cabinet Civil Adjoint du Président de la République, Monsieur ZACKARIA DEBY ITNO informe l’opinion nationale que l’avion qui transportait le Président de la République Son Excellence Monsieur IDRISS DEBY ITNO avait raté son atterrissage sur la piste de Kalaït dans la région de l’Ennedi.

L’avion est endommagé. Mais, le Président de la République est sorti sain et sauf ainsi que tous les autres passagers.

Le Président de la République a effectué le déplacement pour prendre part au Forum du Développement et de la Paix de la Région du Borkou- Ennedi-Tibesti sur invitation de l’Association pour la Paix et le Développement. Cette démarche de Son Excellence le Président de la République s’inscrit sur le registre de son engagement vis-à-vis des populations tchadiennes de consacrer les trois premières années de son quinquennat à la promotion du monde rural.


DIEUDONNE DJONABAYE

 

Directeur Général de la Communication

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