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  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
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14 décembre 2011 3 14 /12 /décembre /2011 00:21

 

 

 

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13 Décembre 2011 - 11:38


Le président centrafricain François Bozizé, prendra part du 15 au 18 décembre au sommet des chefs d'Etat des pays de la région des grands lacs à Kampala sur les questions de sécurité et les violences faites aux femmes, a appris mardi l'AFP de source de la presse présidentielle.

 

Selon Lord-Esaïe N'ganamokoï, directeur de la presse présidentielle, le président de la République (...) s'est dit disposé à participer au prochain sommet des chefs d'Etat de la région des grands lacs" après avoir reçu lundi au palais présidentiel James Kinobé ambassadeur de la République d'Ouganda en République Centrafricaine.

 

Le sommet comprends douze pays membres: l'Angola, le Burundi, le Congo, le Kenya, l'Ouganda, la République centrafricaine, le Rwanda, le Soudan, la République démocratique du Congo, le Soudan, la Tanzanie et la Zambie.


La région souffre de nombreux problèmes de sécurité liés notamment à la présence de rébellions telles que l'Armée de résistance du seigneur (LRA), considérée comme l'une des plus brutales au monde.


La Centrafrique a autorisé en 2009 le déploiement sur son sol, d'éléments de l'armée ougandaise pour poursuivre les rebelles de la LRA et son chef Joseph Koni.


La LRA a constitué le principal dossier de la 33è session ministérielle du Comité des Nations Unies sur les questions de sécurité en Afrique centrale (Unoca) tenue dans la capitale centrafricaine du 5 au 9 décembre.

"Elle a déjà occasionné plus de 3400 morts et 440.000 personnes déplacées, dont plus de 21.000 centrafricains et, pour les six derniers mois, 49.000 congolais", selon l'Unoca.


© AFP


 

NDLR : Cela ne sera qu’une réunion de plus. Qu’est-ce que la participation de Bozizé à ces multiples et innombrables réunions au sommet a changé dans la vie des Centrafricains ? Rien !Ce ne sont pas les ronronnements et les incantations qui feront mettre la main sur Joseph Kony et Baba Laddé.

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1 décembre 2011 4 01 /12 /décembre /2011 02:47

 

 

 

 

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Bangui, 30 novembre (C.A.P) – Régulièrement accusé par Bozizé d’être responsable de la détérioration des relations entre Bangui et N’djaména, l’ambassadeur du Tchad à Bangui M. Abdourahim Yakoub Ndiaye a fini par être rappelé dans son pays par le président tchadien qui a accédé aux requêtes plusieurs fois réitérées de son vassal centrafricain.


Lors de la visite éclair de travail effectuée par Bozizé dans la capitale tchadienne le 18 juillet dernier à la tête d’une importante délégation de ses sécurocrates suite aux des graves incidents qui avaient enflammé le quartier Km 5 en juin dernier et où on a déploré la mort de plusieurs citoyens tchadiens et l’incendie de plusieurs mosquées à Bangui, le président centrafricain avait encore renouvelé en insistant auprès de Déby, selon nos informations, son ardent souhait du départ de Bangui de l’ambassadeur du Tchad.


Toujours selon nos informations, le diplomate tchadien a définitivement quitté Bangui contraint et forcé avec un sentiment de grande amère et fâché.  

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30 novembre 2011 3 30 /11 /novembre /2011 04:10

 

 

 

 

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par alexandre le Lundi 28 novembre 2011 à 09:50:31 

Visite du maire de Bangui dans la commune d’Abomey-Calavi: Le jumelage entre les deux villes passe du rêve à la réalité


Du 19 au 25 novembre dernier, le maire de la ville capitale de la Républicaine Centrafricaine Bangui à la tête d’une délégation a effectué dans la commune d’Abomey Calavi une visite de travail et d’amitié avec le maire Patrice Hounsou Guèdè. Au cœur des échanges, la mise en œuvre d’une coopération décentralisée entre les deux villes. Démarrée par la grande prière Sainte du Pape Benoît XVI en visite au Bénin dans le cadre de la signature des recommandations post-synodales, cette descente de Nazaire Guenefe Yalanga, maire de Bangui est essentiellement faite de séance de travail avec l’administration communale pour comprendre son fonctionnement, mais aussi d’audiences tous azimuts avec tout le gotha politique béninois, de visites de chantiers dans la Commune d’Abomey-Calavi, et de visites de sites touristiques.

 

Pendant 7 jours, les échanges entre les deux personnalités ont tournés autour de la mise en œuvre effective du jumelage entre les deux communes. Il s’est agi alors de définir les marges de cette coopération décentralisée dont la signature se fera en janvier prochain à la suite d’un voyage du maire Patrice Hounsou Guèdè dans la capitale Centrafricaine. A l’occasion, l’exercice des visites et des audiences sera repris pour permettre à la délégation d’Abomey-Calavi de toucher du doigt les réalités du beau pays qu’est la Centrafrique. Des expériences qui ont manifestement déjà tempérées le passage de Nazaire Guenefe Yalanga à Abomey Calavi.


La délégation "Banguissoise" sous la houlette du maire d’Abomey Calavi, a été reçue en audience respectivement par les Présidents de trois (03) des six (06) Institutions de la République du Bénin, à savoir, le Président du Conseil économique et social (Ces), le Président de l’Assemblée Nationale et celui de la Cour Suprême chargée de l’organisation des élections communales et locales et de la gestion du contentieux postélectoral. Avec ces différents Présidents d’Institutions, les échanges furent cordiaux, ponctués de conseils et d’exhortation pour une réussite de la prochaine mise en œuvre du processus de la décentralisation en Centrafrique.

 

De la fierté du président Mathurin Nago à la satisfaction de Nicolas Adagbè en passant par les conseils de Ousmane Batoka, la délégation du maire Nazaire Guenefe Yalanga est convaincue de l’exemplarité de la décentralisation béninoise. Ce que ne viennent pas démentir les audiences accordées à la délégation par le maire Nicéphore Soglo et Moukaram Badarou. Avec les deux maires, les échanges étaient basés sur des informations générales sur le fonctionnement des municipalités, les exigences, les besoins et défis à relever notamment en termes de transports interurbains, de gestion des déchets solides et ménagers, et d’assainissement des villes.

 

Des défis que le Bénin entend relever d’ailleurs grâce au projet d’intercommunalité qui va permettre par exemple à trois grandes Mairies, d’Abomey-Calavi, Cotonou et Sèmè-Podji de se mettre ensemble pour faire des levées de fonds. La visite de lé délégation "Banguissoise" a pris fin par une séance de travail avec l’administration communale d’Abomey-Calavi et la participation à la grande soirée dinatoire offerte par Patrice Hounsou-Guede à l’occasion de la remise officielle du Trophée de la "Ville verte francophone de l’année 20" décroché par la Commune d’Abomey-Calavi sur 37 villes concurrentes dont Dakar, Abidjan, Lagos etc.

 

Le Trophée a été décerné par l’Association française des "Eco-Maires" qui est en relation de coopération depuis une dizaine d’années avec plus de deux mille (2000) collectivités de par le monde. A la sortie de cette visite d’une semaine ponctuée de visites touristiques, Nazaire Guenefe Yalanga et sa suite reparte fière d’avoir posé les balises d’une réelle coopération décentralisée Sud-Sud entre la commune de Bangui et celle d’Abomey Calavi qui sera effective à la suite du voyage de Patrice Hounsou en Centrafrique dès janvier prochain.


Modeste TOFFOHOSSOU


Journal FRATERNITE  28/11/11

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28 novembre 2011 1 28 /11 /novembre /2011 19:47

 

 

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Radio Ndéké Luka Dimanche, 27 novembre 2011 12:31

 

Retour progressif de la paix, dimanche 27 novembre 2011 à Garoua-Boulaye, ville frontalière entre la République centrafricaine et le Cameroun. Selon des sources informées, les militaires centrafricains arrêtés jeudi dans cette ville camerounaise frontalière avec l’ouest de la République Centrafricaine sont désormais libres.

 

Toutefois,  les autorités camerounaises continuent de maintenir la barrière  fermée sur la frontière. Plusieurs camionneurs et opérateurs économiques centrafricains sont ainsi bloqués au Cameroun.

 

Ce blocage met à mal l’économie centrafricaine car c’est la principale voie qui permet de desservir le pays depuis le port de Douala. Toujours selon nos sources, des groupes de personnes incontrôlées continuent de commettre des actes de violences sur les uns et les autres, tant du côté centrafricain que du côté camerounais.

 

Le Préfet de la Nana Mambéré et plusieurs autorités militaro-administratives se sont rendus immédiatement sur les lieux dès l’annonce de l’incident. A ce jour ils attendent toujours une éventuelle rencontre avec les autorités camerounaises notamment avec le Gouverneur de la province pour décanter définitivement la situation.

 

Jeudi 24 novembre, un militaire Centrafricain est entré en territoire camerounais avec des grenades non exposés. Son comportement a attiré l’attention des militaires camerounais qui l’ont arrêté. D’autres militaires centrafricains sont intervenus. Deux d’entre eux ont aussi été arrêté.

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27 novembre 2011 7 27 /11 /novembre /2011 00:44

 

 

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Le drapeau camerounais brûlé à Garoua Boulai


Quotidien Mutations Samedi, 26 Novembre 2011 11:52

 

Des militaires centrafricains ont tiré contre des ressortissants camerounais «Les coups de feu ont tonné ce matin à la frontière [Cameroun-Centrafrique] vers 9h. Cela a provoqué une panique générale dans la ville, les boutiques et les bureaux ont refermés leurs portes » Ces propos sont ceux d’un responsable de l’hôpital Luthérien de Garoua-Boulaï, ville frontalière entre le Cameroun et la République centrafricaine dans le département du Lom et Djerem, région de l’Est. Propos recueillis à l’arrivée de ce responsable à la gare routière de Bertoua ce jeudi 24 novembre à 16 h. 


Par ailleurs et selon des informations concordantes provenant de différentes sources à Garoua-Boulaï, « c’est aux environs de 08 h 30 que tout a commencé ». Le nommé Abdoulayé Baba, commerçant dans cette ville  raconte que « tout est parti du refus d’un mototaximan camerounais d’entrer dans le marché transporter les marchandises d’un militaire centrafricain qui venait de terminer ses achats à Garoua-Boulaï ». D’après le commerçant, le militaire centrafricain n’a pas accepté le prix de 1.500 Fcfa souhaité par le taximan pour l’amener à la frontière. C’est ainsi que dans la surprise générale, soutient-il « le Centrafricain se fâche et gifle le taximan. Plus grave, il tente de dégoupiller une grenade, mais il est vite maîtrisé par la foule qui commence à les entourer. » Ce qui provoque du coup la colère des Camerounais qui décident d’en finir avec le militaire centrafricain. C’est sur ces entrefaites qu’une escouade de la brigade de gendarmerie de Garoua-Boulaï arrive sur les lieux pour « sécuriser leur collègue centrafricain ».


Informés de cette situation, rapport notre source, les militaires centrafricains postés à la frontière descendent sur le territoire camerounais pour  délivrer leur compatriote. C’est pendant ce passage, qu’un jeune homme de nationalité centrafricaine arrache le drapeau camerounais situé au niveau du Poste des douanes camerounaises. Ce dernier, avec tout son courage, ramène le drapeau camerounais dans la zone-tampon qui sépare les deux pays pour le brûler. Par la suite, l’effigie de campagne de Paul Biya affichée à la frontière entre les deux pays subit le même sort. Nos différentes sources confirment que « les coups de feu tirés en l’air par l’armée centrafricaine » Au moment de presse, rien n’indique si oui ou non les militaires centrafricains ont déjà pu récupérer son élément en garde à vue à la brigade de gendarmerie.

 

Informé, Le préfet du département du Lom et Djerem s’est mis en route pour Garoua-Boulaï vers 15 hrs ce jeudi 24 novembre pour faire le point de cette autre situation délicate entre Camerounais et Centrafricains à la frontière à Garoua-Boulaï. Avant cela, les autorités administratives à Bertoua ont dépêché sur les lieux des éléments de la compagnie de gendarmerie de Bertoua qui retrouvent sur place leurs homologues du Bataillon d’intervention rapide (Bir) du poste de Mombal. Les différentes sources indiquent également que « le poste avancé de la gendarmerie de la frontière et celui du bureau de gestion du fret terrestre (Bgft) ont été saccagés.» Par ailleurs, les boutiques au marché de Garoua-Boulaï ont été pillées par une foule enragée. Ce n’est pas le premier incident à la frontière entre les deux pays, provoqué vraisemblablement par les militaires centrafricains.

 

Sebastian Chi Elvido


 

Garoua-Boulaï: Des Centrafricains brûlent le drapeau camerounais


Africapresse.com

 

Le Bir aurait riposté à cette attaque et le préfet du Lom et Djerem s’est rendu sur les lieux de l’affrontement où une affiche de campagne de Paul Biya a été brûlée.


Selon des informations concordantes provenant de différentes sources, «c’est aux environs de 8h30 que tout a commencé»…


L’une de ces sources raconte que «tout est parti du refus d’un moto-taximan camerounais d’entrer dans le marché pour transporter les marchandises d’un militaire centrafricain qui venait de terminer ses achats à Garoua-Boulaï». En plus, le militaire n’a pas accepté le prix de 1.500 francs Cfa souhaité par le taximan pour l’amener à la frontière et a plutôt proposé seulement 500 francs Cfa. Contre toute attente, «le Centrafricain se fâche et gifle le taximan. Plus grave, il tente de dégoupiller une grenade mais il est vite maîtrisé par la foule qui commence à les entourer».


C’est sur ces entrefaites qu’une escouade de la brigade de gendarmerie de Garoua-Boulaï arrive sur les lieux pour «sécuriser leur collègue centrafricain». Sans que l’on ne sache comment ils ont été informés de cela, les militaires centrafricains descendent à leur tour pour délivrer leur collègue. Au passage, un jeune homme de nationalité centrafricaine arrache le drapeau camerounais situé au niveau du poste des douanes camerounaises et le ramène au no man’s land pour le brûler devant les regards hagards des Camerounais. Dans le même temps, l’effigie de campagne de Paul Biya affichée à la frontière entre les deux pays subit le même sort. Nos sources parlent également de «coups de feu tirés en l’air par l’armée centrafricaine qui, jusqu’ici, n’a pas encore pu récupérer son élément en garde à vue à la brigade de gendarmerie nationale locale».


Informées, les autorités administratives de Bertoua dépêchent sur les lieux des éléments de la compagnie de gendarmerie qui retrouvent sur place leurs homologues du Bataillon d’intervention rapide (Bir) du poste de Mombal. Tous font le constat que «le poste avancé de la gendarmerie de la frontière et celui du bureau de gestion du fret terrestre (BGFT) ont été saccagés. Par ailleurs, de jeunes gens ont profité de cet incident pour piller les boutiques.»


Ce n’est pas le premier incident à la frontière entre les deux pays. Ce qui inquiète les populations locales qui ne comprennent pas «comment des militaires centrafricains peuvent entrer chez nous avec des armes».

Au moment où nous écrivions ces lignes, le préfet du Lom et Djerem, Peter Mbuh, était en route pour Garoua-Boulaï pour une réunion de crise.

 

 

Coups de feu à Garoua-Boulaï


quotidienlejour.com


Conflits. Des militaires centrafricains attaquent un poste de gendarmerie. Le drapeau du Cameroun à la frontière brulé. Panique dans la ville.


 L’arrondissement de Garoua-Boulaï, dans la région de l’Est était une ville morte hier, 24 novembre 2011. De nombreux coups de feu ont été tirés par des militaires centrafricains près du poste de gendarmerie de la frontière. De 9h à 10h, les populations ont été terrorisées. 

 

Toutes les écoles de la ville ont été fermées, les cours se sont arrêtés au lycée de Garoua-Boulaï, le marché central de la ville s’est vidé en quelques minutes, toutes les boutiques ont fermé leur porte et la majorité de services publics ont cessé de fonctionner, ont indiqué des sources concordantes jointes au téléphone hier. « C’est la panique totale dans la ville. On entend des coups de feu au niveau de la frontière », indiquait un habitant de la ville joint au téléphone hier à 11h30. 

 

Au lycée général de Garoua Boulaï, comme dans la plupart des écoles, les parents se sont rendus en masse pour chercher leurs enfants. « Nous avons essayé en vain de dissuader les élèves de ne pas rentrer. Mais, les parents eux-mêmes sont venus chercher leurs enfants. Les cours sont arrêtés. Le lycée s’est vidé. Mais en ce moment, certains élèves sont encore là et nous resterons jusqu’à ce que le dernier élève rentre chez lui», a confié un enseignant du lycée, joint au téléphone à 12h.

 

D’après des sources concordantes, tout a commencé dans la matinée aux environs de huit heures. Trois militaires centrafricains armés et en tenue se sont rendus au marché de Garoua-Boulaï pour des achats. Ce qui est courant dans la ville. Au marché, l’un des trois est reconnu par un mototaximen, qui, la veille, l’avait transporté avec ses colis du marché pour Cantonnier, une petite localité centrafricaine frontalière du Cameroun. Ils ne s’étaient pas entendus sur le montant à payer. Le militaire lui avait proposé 1 000 francs Cfa qu’il a refusés, exigeant 2 000 francs Cfa.  Lorsqu’il a rencontré le militaire au marché, il a exigé  que le militaire lui donne son argent. Ce que le militaire a refusé. Une vive discussion a éclaté entre les deux, sous le regard d’un policier camerounais qui passait par là. Le policier  a demandé au militaire de payer le taximan. « Pas question », a dit le militaire qui s’est senti sous pression, car plusieurs personnes l’entouraient. Il aurait d’ailleurs été violenté par les taximen. 

 

« Il a sorti une grenade et a menacé de la faire exploser. Le policier a appelé des renforts et les éléments de la police et de la gendarmerie sont arrivés. Ils l’ont déshabillé, ont saisi sa grenade et l’ont transporté au poste de gendarmerie de la frontière avec son compatriote militaire, où ils ont été enfermés. Le troisième militaire centrafricain s’est enfui afin d’alerter ses frères », raconte un habitant de la ville. Une fois au courant de l’arrestation de leurs compatriotes, des militaires centrafricains vont se rendre à la gendarmerie et tirer des coups de feu en l’air, pour exiger la libération de leur compagnon d’arme.

 

Le drapeau du Cameroun hissé près de la frontière sera enlevé et brulé par les militaires, rapportent nos sources. Une affiche du président Paul Biya aussi. Des pneus seront également brulés sur le goudron dans la zone intermédiaire. « Nous étions obligés de fermer nos portes, car il y a avait des coups de feu. Des cailloux étaient lancés sur la gendarmerie par les militaires et les civils centrafricains », confie une employée d’une agence de transfert d’argent située à la frontière et près de la gendarmerie. 

 

Frontière fermée

 

La frontière sera immédiatement fermée. Certaines sources rapportent que les militaires centrafricains sont entrés dans les quartiers par les pistes et ont menacé les populations. Face à la pression des centrafricains, les autorités locales vont faire appel aux militaires du Bir situés à Mombal, à 30 kilomètres de la ville. Une cinquantaine de militaires vont débarquer à la frontière. « Les éléments du Bir vont installer leurs camions à Cantonnier, dans le territoire centrafricain », apprend-on. C’est à partir de là que va commencer la riposte camerounaise. Et c’est à ce moment que les coups de feu vont cesser. « Mais avant, on entendait les coups de feu. Même les éléments du Bir tiraient. On ne sait pas encore s’il y a eu des morts », rapporte notre source. Hier soir, les négociations étaient en cours entre les autorités centrafricaines et camerounaises pour calmer la tension. Les deux militaires étaient toujours détenus à la gendarmerie de Garoua-Boulaï et l’on annonce une rencontre aujourd’hui entre le préfet du Lom et Djerem et celui de Nana-Mambéré (Rca).

 

Beaugas-Orain Djoyum

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25 novembre 2011 5 25 /11 /novembre /2011 17:42

 

FACA à Bouar

 

Radio Ndéké Luka vendredi, 25 Novembre 2011 12:42


La frontière entre la RCA et le Cameroun est fermée au niveau de Garoua-Boulaye (axe Bangui-Douala) depuis jeudi 24 novembre 2011 dans la matinée. Cette mesure prise par les autorités camerounaises est intervenue suite à un incident qui a opposé le même jour des éléments des FACA (Forces armées centrafricaines) à des soldats camerounais.


Il y a eu un échange de tirs mais on ne signale aucune victime. Toutefois, deux soldats centrafricains ont été arrêtés par l’armée camerounaise et une délégation conduite par le préfet de la Nana Mambéré, Jean Sostène Bengbé, s’est rendue immédiatement à Garoua-Boulaye pour calmer la tension et obtenir la libération des prisonniers et la réouverture de la frontière.


Selon le correspondant de Radio Ndeke Luka à Bouar (nord du pays), ce sont deux soldats centrafricains qui se promenaient dans le marché de Garoua-Boulaye en territoire camerounais qui sont à l’origine de l’incident. L’un d’eux portait sur lui une grenade tombée par mégarde, ce qui a irrité la population dans le marché, laquelle a alerté les militaires du poste frontalier. Ceux-là ont procédé à l’arrestation des deux soldats centrafricains.


C’est alors que côté militaire centrafricain, les compagnons d’armes ont exigé la libération immédiate des deux soldats. C’est dans ces circonstances qu’il y a eu échanges de tirs pendant quelques instants. On ne signale aucune victime pour le moment mais la frontière a été immédiatement fermée.


Les dernières informations sur cette situation font état de véhicules et de voyageurs massés des deux côtés de la frontière en raison de l’interdiction de traverser la frontière. Le préfet de Bouar et sa délégation doivent rencontrer dans la journée les autorités camerounaises pour un retour à une situation normale.


Aucune réaction officielle pour le moment au niveau des deux capitales. Il faut rappeler que Garoua-Boulaye se situe sur l’axe Bangui – Douala, lequel approvisionne en denrées de toutes sortes, la capitale centrafricaine. Une fermeture prolongée de la frontière pourrait entraîner une situation de pénurie à Bangui.


 

NDLR : Les soldats des Faca dont l’indiscipline est la caractéristique principale doivent s’abstenir de transporter leurs vices au-delà des frontières de leur pays pour ne pas créer ce genre d’incident regrettable et préjudiciable aux bonnes relations de voisinage entre le Cameroun et le Centrafrique. Il faut espérer que les chefs hiérarchiques de ces deux éléments prendront leurs responsabilités à leur égard. 

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25 novembre 2011 5 25 /11 /novembre /2011 00:30

 

 

 


Bozize-Doha-27-mai-2009.jpg

 

    Bozizé face à l'Emir du Qatar en mai 2009

 

 

Bozizé avec l'émir du Qatar QNA EmirCentAfr191921112011

 

     Bozizé face au même Emir du Qatar en novembre 2011

Trouvez l'erreur ! Seules ont changé, le traducteur interprète, les sandales de l'Emir

ainsi que la chemise du dossier de mendicité de Bozizé


Aussi amusant que cela puisse être, la visite que vient d’effectuer BOZIZE à Doha au Qatar, correspond de façon drôlement identique à celle qu’il avait déjà réalisée en mai 2009 où il avait séjourné dans le même hôtel, « Four Seasons », rencontré quasiment les mêmes personnalités qatari, qui lui avaient déclaré les choses qu’elles lui ont encore réitérées lors de la visite qu’il vient d’achever. Or depuis mai 2009 jusqu’ici, tout cela n’est que du pipo. On a vu aucune réalisation des nombreuses promesses d’investissements qataris dans les domaines des mines, de l’agriculture, de l’énergie hydroélectrique, de l’immobilier, des transports et que sait-on encore !


La rédaction s’est amusée en effet à comparer les dépêches de la même agence qatarie qui rendait compte de la visite de BOZIZE en mai 2009 et celle du 22 novembre 2011.


Les étranges apparentements sont ce qui est surligné en jaune. C’est vraiment fantastique et mérite d’être porté à la connaissance de nos lecteurs. Même au niveau des photos, on retrouve quasiment les mêmes choses, s’agissant de la posture de BOZIZE devant l’Emir avec la seule différence que cette fois-ci, contrairement à la photo de mai 2009, il tenait à la main la chemise en papier contenant sans doute son dossier de mendicité.


Rédaction C.A.P

 


Visite au Qatar du Président Centrafricain


Son Altesse l'Emir Cheikh Hamad bin Khalifa al-Thani et le Président de la République centrafricaine François Bozize Yangouvonda ont présidé hier une série d'entretiens officiels.

Les deux parties ont discuté des moyens de promouvoir les relations bilatérales et examiné une série d'autres questions d'intérêt mutuel.


Ont assisté aux entretiens, entre autres, Son Excellence le Premier Ministre et Ministre des Affaires étrangères Cheikh Hamad bin Jassim bin Jabor al-Thani, Son Excellence le Ministre de l'Economie et des Finances Youssef Hussein Kamal, Son Excellence le Ministre d'Etat à l'Energie et de l'industrie des affaires Dr Mohamed bin Saleh al –Sada.


Le président centrafricain est arrivé à Doha le lundi pour deux jours de visite dans l'État du Qatar.

Par ailleurs, le Président François Bozizé a reçu hier à l'hôtel Four Seasons Son Excellence Sheikh Khalifa bin Jassem bin Mohamed al-Thani, président de la Chambre de Commerce et d'Industrie du Qatar (QCCI), et une délégation de Qatari Diar Real Estate Investment Company.

Après la réunion, Son Excellence Sheikh Khalifa bin Jassem dit qu’ils ont discuté des opportunités d'investissement en République centrafricaine et les perspectives de la promotion de cette coopération pour renforcer les relations entre les deux pays.

Un ensemble de garanties d'investissement et des lois applicables en Centrafrique ont été prises, a dit le président du QCCI, notant que les entretiens ont également porté sur les investissements dans l'exploitation minière, l'énergie hydroélectrique et l'agriculture.


«Nous avons exprimé notre intérêt d'investir dans le secteur agricole en particulier dans les produits alimentaires stratégiques", a déclaré le cheikh Khalifa ajoutant: "Nous avons également discuté de la possibilité de l'envoi d'une délégation commerciale en Centrafrique pour discuter de la question avec les agents là-bas".


"Les hommes d'affaires qataris sont actuellement en train d'étudier les possibilités d'investissement dans certains pays africains, en particulier dans l'agriculture et le domaine de l'immobilier", a déclaré le cheikh Khalifa.


Il a dit que le Président Bozizé a informé les membres de la société sur plusieurs domaines d'investissement dans son pays. Qatari Diar a spécialisé des équipes de recherche et sera en visite prochainement en Centrafrique, a ajouté al-Noeimi.


Pendant ce temps, le responsable des affaires administratives de la Qatari Diar Real Estate Investment Company, Mohamed Abdul Latif al-Noeimi a parlé d’une "féconde rencontre" avec le traité des opportunités d'investissement disponibles dans le domaine de l'immobilier en Centrafrique.


Source: Gulf Times le mercredi 27 mai 2009 à 12:38 PM Doha Time


 

Son Altesse l’Emir s’entretient avec le président de la République centrafricaine


Doha, 21 Novembre  21/11/2011 - 19:52 (CNT) Son Altesse l'Emir Cheikh Hamad bin Khalifa al-Thani et le président de l'Afrique centrale. République François Bozizé Yangouvonda a présidé une série de pourparlers officiels, hier, les deux parties ont discuté des moyens de promouvoir les relations bilatérales et examiné une série d'autres questions d'intérêt mutuel préoccupation.


Les entretiens ont eu lieu entre autres avec SE le Premier Ministre et Ministre des Affaires étrangères Cheikh Hamad bin Jassim bin Jabor Al-Thani, SE le Ministre de l'Economie et des Finances Youssef Hussein Kamal, SEM le Ministre d'État aux Affaires énergétiques et de l'Industrie Dr Mohamed bin Saleh al-Sada.


Le président centrafricain est arrivé à Doha lundi une visite d'Etat de deux jours au Qatar.
Par ailleurs, le président François Bozizé, a reçu hier à l'Hôtel Four Seasons SE Sheikh Khalifa bin Jassem bin Mohamed al-Thani, président du Qatar Chambre de Commerce et d'Industrie (QCCI), et une délégation de Qatari Diar Immobilier Investment Company.


Après la réunion, SE Sheikh Khalifa bin Jassem a déclaré qu'ils avaient discuté des opportunités d'investissement disponibles en République centrafricaine et les perspectives de promotion d'une telle coopération à renforcer les relations entre les deux pays.


Un ensemble de garanties d'investissement et les lois applicables en Centrafrique a été reprise par le président de la Chambre de Commerce et de l’Industrie (QCCI) qui a dit aussi que les discussions ont également porté sur les investissements dans les mines, l'énergie hydroélectrique et l'agriculture.


 "Nous avons manifesté notre intention d'investir dans le secteur agricole en particulier dans les produits alimentaires stratégiques ", a déclaré cheikh Khalifa ajoutant: « Nous avons également discuté de la possibilité d'envoyer une délégation d'affaires en Centrafrique pour discuter de la question avec les responsables là-bas ".


"Les hommes d'affaires qataris sont en train d'étudier les opportunités d'investissement disponibles dans certains pays africains notamment dans les domaines agricole et immobilier ", a dit Cheikh Khalifa.


 Pendant ce temps, le chef de la Qatari Diar société d'investissements immobiliers et des Affaires administratives, Abdul Latif Mohamed al-Noeimi a dit que la "réunion était fructueuse" et a traité des opportunités d'investissement disponibles dans le domaine de l'immobilier en Centrafrique.

Il a déclaré que le président Bozizé a informé les membres de la société sur plusieurs domaines d'investissement dans son pays. Qatari Diar s'est spécialisé avec des équipes de recherche et effectuera une visite prochainement en Centrafrique, a ajouté al-Noeimi.  


QNA


 

Altesse l'Emir tient des entretiens officiels avec le président centrafricain


Doha, 21/11/2011 07:56:04 PM - Altesse l'Emir Cheikh Hamad bin Khalifa Al Thani a tenu lundi à la Diwan Emiri avec une ronde de pourparlers officiels avec le président centrafricain François Bozizé Yangouvonda.


Vice-Premier Ministre et chef du Diwan Emiri SE Abdullah bin Hamad Al Attiyah et un certain nombre de Leurs Excellences les ministres, ont assisté aux pourparlers. Alors qu'il assistait aux pourparlers sur le côté centrafricaine étaient des membres de la délégation accompagnant le président Yangouvonda. Les deux parties ont discuté des liens de coopération conjointe et les moyens de les renforcer dans plusieurs domaines ainsi que d'un ensemble d'autres questions régionales et internationales d'intérêt commun.


Après les entretiens, son Altesse l'Emir et le président centrafricain ont signé des accords de coopération dans le domaine juridique et dans les domaines économique, commercial et technique, entre les deux pays. Altesse l'Emir a offert plus tard un déjeuner en l'honneur de l'invité de la République centrafricaine et la délégation qui l'accompagne.

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22 novembre 2011 2 22 /11 /novembre /2011 00:50

 

 

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Bozizé à Doha, ici avec son dossier de mendicité en main

 


Doha, 21 Novembre  21/11/2011 - 19:52 (CNT) Son Altesse l'Emir Cheikh Hamad bin Khalifa al-Thani et le président de l'Afrique centrale. République François Bozizé Yangouvonda a présidé une série de pourparlers officiels, hier. Les deux parties ont discuté des moyens de promouvoir les relations bilatérales et examiné une série d'autres questions d'intérêt mutuel.

 

Les entretiens ont eu lieu entre autres avec SE le Premier Ministre et Ministre des Affaires étrangères Cheikh Hamad bin Jassim bin Jabor Al-Thani, SE le Ministre de l'Economie et des Finances Youssef Hussein Kamal, SEM le Ministre d'État aux Affaires énergétiques et de l'Industrie Dr Mohamed bin Saleh al-Sada. Le président centrafricain est arrivé à Doha lundi une visite d'Etat de deux jours au Qatar.


Par ailleurs, le président François Bozizé, a reçu hier à l'Hôtel Four Seasons SE Sheikh Khalifa bin Jassem bin Mohamed al-Thani, président du Qatar Chambre de Commerce et d'Industrie (QCCI), et une délégation de Qatari Diar Immobilier Investment Company réel.

 

Après la réunion, SE Sheikh Khalifa bin Jassem a déclaré qu'ils avaient discuté des opportunités d'investissement disponibles en République centrafricaine et les perspectives de promotion d'une telle coopération à renforcer les relations entre les deux pays.


Un ensemble de garanties d'investissement et les lois applicables en Centrafrique a été reprise par le président de la Chambre de Commerce et de l’Industrie (QCCI) qui a dit aussi que les discussions ont également porté sur les investissements dans les mines, l'énergie hydroélectrique et l'agriculture.

 

 "Nous avons manifesté notre intention d'investir dans le secteur agricole en particulier dans les produits alimentaires stratégiques ", a déclaré cheikh Khalifa ajoutant: « Nous avons également discuté de la possibilité d'envoyer une délégation d'affaires en Centrafrique pour discuter de la question avec les responsables là-bas ".

 

"Les hommes d'affaires qataris sont en train d'étudier les opportunités d'investissement disponibles dans certains pays africains notamment dans les domaines agricole et immobilier ", a dit Cheikh Khalifa.

 

Pendant ce temps, le chef de la Qatari Diar société d'investissements immobiliers et des Affaires administratives, Abdul Latif Mohamed al-Noeimi a dit que la "réunion fructueuse" était fructueuse et a traité des opportunités d'investissement disponibles dans le domaine de l'immobilier en Centrafrique.

 

Il a déclaré que le président Bozizé a informé les membres de la société sur plusieurs domaines d'investissement dans son pays. Qatari Diar s'est spécialisé avec des équipes de recherche et effectuera une visite prochainement en Centrafrique, a ajouté al-Noeimi.

 

QNA


 

Altesse l'Emir tient des entretiens officiels avec le président centrafricain

 

Doha, 21/11/2011 07:56:04 PM - Altesse l'Emir Cheikh Hamad bin Khalifa Al Thani a tenu lundi à la Diwan Emiri avec une ronde de pourparlers officiels avec le président centrafricain François Bozizé Yangouvonda.

 

Vice-Premier Ministre et chef du Diwan Emiri SE Abdullah bin Hamad Al Attiyah et un certain nombre de Leurs Excellences les ministres, ont assisté aux pourparlers. Alors qu'il assistait aux pourparlers sur le côté centrafricaine étaient des membres de la délégation accompagnant le président Yangouvonda. Les deux parties ont discuté des liens de coopération conjointe et les moyens de les renforcer dans plusieurs domaines ainsi que d'un ensemble d'autres questions régionales et internationales d'intérêt commun.

 

Après les entretiens, son Altesse l'Emir et le président centrafricain ont signé des accords de coopération dans le domaine juridique et dans les domaines économique, commercial et technique, entre les deux pays. Altesse l'Emir a offert plus tard un déjeuner en l'honneur de l'invité de la République centrafricaine et la délégation qui l'accompagne.

 

(CNT)

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21 novembre 2011 1 21 /11 /novembre /2011 18:41

 

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Doha, Novembre 21 (CNT) – Le Président de la République centrafricaine François Bozizé est arrivé à Doha lundi matin pour une visite de deux jours.

Le Président de la République centrafricaine et sa délégation ont été accueillis à leur arrivée à l'aéroport international de Doha par Son Excellence le ministre de la Culture, des Arts et du Patrimoine Dr Hamad bin Abdulaziz al-Kuwari. (CNT)

 

NDLR : Un président de la République accueilli par un ministre de la culture, il n’y a que Bozizé qui peut bénéficier d’un tel traitement et l’accepter. Il est vrai que lorsque l’on vient tendre la main de mendiant, on ne peut que courber l’échine et tout gober.

 

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17 novembre 2011 4 17 /11 /novembre /2011 18:16

 

 

 

Ban Ki moon


Radio Ndéké Luka Jeudi, 17 Novembre 2011 15:39

 

La « Configuration République centrafricaine (RCA) » de la Commission de consolidation de la paix (CCP) a adoptéjeudi 17 novembre 2011 les conclusions et recommandations du deuxième examen semestriel du Cadre stratégique pour la consolidation de la paix dans le pays.

 

Ces conclusions et recommandations exhortent le Gouvernement centrafricain à achever le programme DDR (désarmement, démobilisation et réintégration), à établir un organe permanent chargé d’organiser les futures élections, à améliorer la bonne gouvernance et à se doter d’une stratégie nationale à long terme de réforme de la sécurité. Face à ces « devoirs », le représentant centrafricain n’a pas caché son agacement: « nous comprenons que le partenaire a suffisamment fait, a déjà rempli sa part et que le facteur bloquant ou le maillon faible serait le Gouvernement n’est-ce pas? »

 

Le document, un « nouveau bébé » selon les mots du Président de la « Configuration RCA », M. Jan Grauls, est le résultat de deux processus de revue conduits en parallèle à New York et à Bangui. Il indique qu’en République centrafricaine, le processus de consolidation de la paix évolue bien, malgré des retards et des difficultés. Les élections ont eu lieu, une commission nationale des droits de l’homme est en cours de mise en place et la vérification des listes d’ex-combattants a été effectuée dans le nord-ouest.

 

Le pays a atteint le point d’achèvement de l’Initiative en faveur des pays pauvres très endettés (PPTE), en juin 2009, et un document de stratégie pour la réduction de la pauvreté de la deuxième génération (DSRP) a été présenté aux partenaires internationaux. Enfin, le plan décennal de réforme du secteur de la justice est bien entamé.

Par contre, la réforme du secteur de la sécurité est quasiment au point mort depuis octobre 2009, et la mise en œuvre des recommandations issues du dialogue politique sans exclusive n’avance guère.

 

Si la situation en matière de sécurité est stable, « à l’exception de quelques zones minoritaires », comme l’a indiqué depuis Bangui, en vidéoconférence, la Représentante spéciale du Secrétaire général en RCA, Mme Margaret Vogt, l’incapacité manifestée par le Gouvernement en matière de réintégration des anciens combattants risque de saper les progrès réalisés jusqu’à présent.

« Il est urgent d’accélérer ce processus », a-t-elle insisté, ajoutant que le retour des combattants vers leur pays d’origine était un élément essentiel du processus de pacification.

 

La Représentante spéciale a également indiqué que l’initiative prise par les États-Unis de déployer des conseillers militaires dans le sud du pays pour lutter contre l’Armée de résistance du Seigneur (LRA) avait été très bien accueillie. Elle a cependant signalé que la situation des droits de l’homme demeurait préoccupante, faisant notamment état d’exécutions extrajudiciaires contre de la population civile.

 

Dans sa présentation, Mme Vogt a passé en revue les efforts déployés pour réintégrer les enfants soldats et libérer des prisonniers de droit commun.

 

Le représentant de la République centrafricaine, M. Charles Armel Doubane, a rappelé l’engagement de son pays à respecter, dans la limite « de ses capacités, de ses possibilités et de ses moyens », ce qui a été décidé en partenariat avec la communauté internationale.

 

Il a dénoncé « l’injonction » faite à son gouvernement de mettre en œuvre le contenu de la déclaration de politique générale, adoptée le 17 mai 2011 par l’Assemblée nationale. « Point n’est besoin de dire que cette déclaration est la ligne directrice à suivre pour le développement holistique de la République centrafricaine fixée par le Président de la République », a-t-il souligné.

 

Le représentant a stigmatisé un document où « c’est le gouvernement qui doit… alors que pour le partenaire, tout se conjugue au futur avec des termes collaborera, concernera, s’attachera, etc.  Nous comprenons que le partenaire a suffisamment fait, a déjà rempli sa part et que le facteur bloquant ou le maillon faible serait le Gouvernement n’est-ce pas », s’est-il agacé.

 

La Sous-Secrétaire générale à l’appui à la consolidation de la paix, Mme Judy Cheng-Hopkins, a reconnu que les ressources financières ne suffisaient pas à couvrir tous les besoins identifiés pour la République centrafricaine, demandant aux États Membres d’accorder l’attention nécessaire aux progrès effectués et à soutenir le Gouvernement.

Plusieurs autres délégations ont pris la parole, notamment la représentante de la France, qui a réclamé une évaluation précise du coût des efforts de réintégration, une réintégration que son homologue des États-Unis a jugée urgente.

 

« Nous avons entendu des promesses, et le temps est venu de passer à l’action », a lancé le représentant de l’Union européenne, pour qui l’amélioration de la gouvernance est le meilleur gage pour mobiliser les bailleurs de fonds; la représentante du Royaume-Uni pointant, en outre, du doigt l’absence d’une stratégie cohérente qui identifie les domaines prioritaires pour la communauté internationale.

 

« Ceux qui savent d’où vient la RCA peuvent mesurer les progrès qui ont déjà été accomplis », a souligné son homologue de l’Union africaine. Celui du Nigéria s’est inquiété des infiltrations d’éléments étrangers dans le pays.

 

 

NDLR : L’ONU ne fait que répéter les même rengaines alors qu’elle sait très bien que le seul obstacle à une réelle mise en œuvre de tous ces programmes n’est pas autre que celui qui se trouve à la tête du pays et qui a été accompagné par la même ONU et sa représentante d’alors en RCA, la dame ZEWDE SAHLE WORK. Pour cela, l’ONU boira le calice jusqu’à la lie en Centrafrique.

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