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10 mai 2012 4 10 /05 /mai /2012 23:53

 

 

 

 

Serge Singa-copie-1

                    Serge SINGHA BENGBA 

 

 

 

 

      Léonard Sonny

                                       Léonard Mamadou SONNY

 

Après l’expulsion mouvementée il y a quelques jours de Léonard SONNY de son cabinet d’expertise comptable de l’immeuble Christinger dont le député Serge SINGHA BENGBA revendique ldorénavant a propriété, la rédaction de C.A.P a reçu cet article d’une source proche du dossier qu’elle publie uniquement pour éclairer la lanterne de ses lecteurs et non pour alimenter une quelconque polémique et est disposée à publier toujours pour la gouverne de ses internautes toute information de l'autre protagoniste de cette affaire.

Rédaction C.A.P

 

Il y a de cela deux mois nous étions tous fiers de voir un Centrafricain réussir ce que beaucoup des nôtres n’arrivent plus à faire. A savoir monter un dossier banquable et aller dénicher un financement important (plus d’un milliard) à l’étranger pour construire une université moderne qui ambitionne d’être leader en Afrique Centrale dans des domaines novateurs.

Nous étions d’autant plus fiers de l’honorable Serge Singha que le Chef de L’Etat est venu personnellement présider la pose de la première pierre de son université afin de l’encourager pour les efforts qu’il ne cesse de déployer pour la formation de la jeunesse centrafricaine.

 Aujourd’hui, pour une banale affaire d’acquisition d’un vieil immeuble au centre-ville de Bangui, il est vilipendé, dénigré avec violence comme s’il s’agissait de l’acquisition de toute la ville de Bangui.

C’est ça la République Centrafricaine et les Centrafricains d’aujourd’hui, qui combattent tous ceux qui essayent de relever la tête,  les accusant de tous les maux et les vouant aux gémonies.

En effet, devons-nous tous rester au même niveau sans qu’aucune tête ne dépasse, surtout pas celle d’un inconnu qui est rentré au pays il n’y a pas si longtemps que cela. Ah pauvre Centrafrique ! S’il est de bon ton d’affubler nos dirigeants passés, actuels et à avenir de tous nos maux, il est aussi temps de pointer du doigt tous nos manquements et nos tares qui ont pour dénominateur commun : LA JALOUSIE.

Pour illustrer mon propos j’ai choisi de m’appuyer sur le dossier de vente de l’immeuble de la société Cattin que nous pouvons résumer après analyse de tous les documents que les protagonistes de cette affaire ont mis à notre disposition de la manière suivante :

L’honorable Serge SINGHA BENGBA, en lisant la presse nationale remarque que l’immeuble CHRISTINGER est mis en vente par le service de suivi de la liquidation du Ministère des Finances dans le cadre d’une procédure de saisie vente au niveau du Tribunal de grande instance de Bangui.  En homme d’affaires avisé, il s’intéresse à cet immeuble et monte un dossier pour la mise en place d’un Centre d’affaires Centrafricain digne de ce nom à Bangui. Il  présente ce dossier à une banque de la place qui accepte de financer l’opération.

A l’issue de la procédure judiciaire de vente par adjudication qui est menée au niveau du tribunal de grande instance de Bangui d’une manière contradictoire (c'est-à-dire en présence des avocats de toutes les parties prenantes à l’affaire) l’Etat est déclaré adjudicataire de l’immeuble CHRISTINGER.

L’Etat consent ensuite à vendre cet immeuble à l’honorable SINGHA BENGBA qui lui fait la meilleure offre. Le Conservateur procède ensuite à la mutation au nom de ce dernier suivant les règles de l’art et Monsieur SINGHA BENGBA est devenu de ce fait le nouveau propriétaire. Dès lors ce dernier doit jouir de ce qui est jusqu’à preuve du contraire, sa propriété.

Malheureusement pour lui, alors que la plus part des locataires reconnaissent  ses droits et décident soit de quitter les lieux, soit de lui payer les loyers, Monsieur  Léonard SONNY du Cabinet Price Water House refuse catégoriquement de le reconnaître comme nouveau propriétaire en alléguant ceci :

Je n’ai pas de bail avec Monsieur SINGHA BENGBA.  Au mépris de l’article 78 de l’acte uniforme relatif au commerce général qui stipule qu’en cas de mutation de propriété sur l’immeuble dans lequel se trouvent des locaux  donnés à bail, l’acquéreur est de plein droit substitué dans les obligations du bailleur.

J’ai un droit de préemption en tant qu’ancien locataire.

Or le droit de préemption qui n’existe pas dans le droit centrafricain, n’est valable que dans le cadre d’une procédure de vente de gré à gré, pas dans le cadre d’une vente par adjudication à la barre ou seul le meilleur enchérisseur est retenu. Pire devant le refus obstiné de Monsieur SONNY, l’Honorable SINGHA fait appel à la justice qui condamne Monsieur SONNY à plusieurs reprises. Il y’a d’abord une décision du juge des référés du 26 juillet 2011 qui demande le déguerpissement de Monsieur SONNY et de son Cabinet, suivi d’un arrêt de la cour d’appel du 27 septembre 2011 qui confirme cette décision.

Enfin Le 19 mars 2011 la cour de cassation a rejeté la requête de sursis à exécution de Monsieur SONNY. Pour s’opposer à l’exécution de ces décisions  de justice Monsieur SONNY va user de tous les moyens extra-judicaires  et de la force. C’est ainsi qu’il fait appel à deux de ses frères Députés de la Nation, à leurs épouses à leurs enfants et à plusieurs membres de leur famille pour barrer la route à la bonne exécution de la justice. Il a fallu plus de six(6) tentatives, trois agents d’exécution et quarante éléments de la force publique pour arriver à déloger Monsieur Leonard SONNY et son Cabinet de l’immeuble CHRISTINGER au bout de plusieurs mois de vaines tentatives.

Or cette expulsion donne lieu à un procès en sorcellerie contre Monsieur SINGHA BENGBA  qui à fait confiance à la justice de son pays pour la défense de ses droits. Les appartenances politiques des uns et des autres n’ont pas droit de cité car personne n’est au dessus de la loi qui doit s’imposer à tous sans distinction. Si Monsieur SONNY avait fait meilleure offre lors de cette vente par adjudication qui était publique et précédée de publicité, il aurait été l’heureux acquéreur de cet immeuble.

D’ailleurs d’après les rumeurs, la Famille SONNY est déjà propriétaire pour la modique somme de 22 millions de Fcfa de l’immeuble qui abrite le restaurant Code 24 en centre Ville en face de la clinique CHOUAIB. A titre de comparaison,  l’immeuble CHRISTINGER a été vendu à 130 millions soit 6 fois plus. Dès lors on comprend pourquoi certaines personnes habituées à des opérations confidentielles  dans le secret des structures de liquidation, sont très mécontentes aujourd’hui.

En effet elles auraient voulu que cette opération se fasse en catimini afin de pouvoir acheter cet immeuble à vil prix. Nous nous plaignons que seuls les étrangers possèdent les immeubles au centre ville, mais dès qu’un Centrafricain relève la tête nous le clouons au pilori, pourquoi ? Il n’est nullement  besoin de faire scandale en ville avec des femmes qui menacent d’enlever leurs pagnes ou d’insulter les magistrats le Procureur ou le Ministre de la Justice pour avoir raison. Dans notre pays, il y a des voies de recours que nous offre la justice.

Toutes les décisions de justice pour l’heure, condamnent Monsieur Leonard SONNY qui à ce jour, n’est plus qu’un squatteur. Par contre la Société CATTIN peut ester en justice contre l’Etat si elle estime que ses droits ont été bafoués et qu’il n’y a pas lieu de lui réclamer les centaines de millions dues à la BCAD. La justice tranchera !

Par contre il ne faut pas désigner à la vindicte populaire un fils du pays qui ne cherche qu’à contribuer efficacement au développement de la République Centrafricaine. Pendant que nous nous battons comme des chiffonniers entre Centrafricains, les étrangers prospèrent allègrement chez nous. A qui la faute ?

Librekenze

 

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9 mai 2012 3 09 /05 /mai /2012 01:10

 

 

 

Hollande-Sarko.jpg

 

L'élection présidentielle vient à peine de donner son verdict et de pourvoir la FRANCE d'un nouveau chef de l'État. Après une campagne âpre, dont la fin n'a pas manqué de donner à l'un et à l'autre des deux candidats finalistes de la course au fauteuil présidentiel l'occasion de faire feu de tout bois pour convaincre le peuple Français de la nécessité de faire le bon choix, ces deux protagonistes n'ont pas manqué de se livrer une bataille sans merci pour mettre à nu les faiblesses de l'adversaire. En témoigne, entre autres joutes verbales, l'unique débat télévisé qui a vu les deux hommes faire étalage de leurs compétences dans la maîtrise des sujets d'ordre économique,  sécuritaire, social ou international. En dépit des contradictions et parfois du ton péremptoire qu'on pouvait relever de part et d'autre, le débat s'est déroulé avec une dignité dont seuls peuvent faire preuve les grands hommes.

 

La cérémonie du 8 MAI, fête de l'armistice de la deuxième guerre mondiale, est venue couronner cette qualité propre aux grands hommes, celle de vite oublier pour ne tenir compte que de l'essentiel, l'intérêt primordial de la NATION.

 

Ainsi, en invitant son adversaire d'hier à célébrer au même titre que lui la cérémonie du 8 MAI, le Président NICOLAS SARKOZY a fait preuve, à cette occasion, d'une magnanimité et d'une hauteur d'esprit qu'on ne retrouve que chez les grands hommes. Il faut aussi reconnaître que FRANCOIS HOLLANDE, le nouveau chef de l'état, qui n'a pas encore pris ses fonctions, aurait bien pu décliner, avec beaucoup d'habileté, l'invitation de participer côte à côte à la cérémonie, en compagnie de celui qui, quelques heures plus tôt, fut son plus farouche adversaire. Le geste est lui aussi digne d'éloges.

 

Cette capacité à dépasser les sentiments personnels enrobés dans un égoïsme assassin des intérêts de l'État et des populations qu'on est censé protéger et faire évoluer, a été perçue dernièrement au SENEGAL, avec la reconnaissance rapide de sa défaite par le Président sortant ABDOULAYE WADE, et la mise en place d'une coalition permettant à MACKY SALL de gagner l'élection présidentielle dans son pays. Tout le monde salue encore cette alternance pacifique.

 

L'image de NICOLAS SARKOZY et FRANCOIS HOLLANDE déposant ensemble la gerbe de fleurs à la mémoire du soldat inconnu, a surpris et même fait couler plus d'une larme à beaucoup d'africains qui l'ont vue et plus particulièrement à beaucoup de centrafricains qui ont eu l'occasion de la percevoir.

 

Que l'adversaire d'hier devienne très vite le frère, le compagnon de l'heure parce que l'intérêt majeur de la NATION le commande, est une leçon qui doit s'incruster dans la réflexion des dirigeants centrafricains « responsables », et des hommes politiques de ce pays, pour être la boussole de leurs actions et de leur comportement.  Ces hommes doivent grandir dans leur tête et dans leur cœur, pour mieux appréhender les problèmes qui se posent à leur nation, afin de se hisser à la hauteur des différents enjeux. La mesquinerie et la médiocrité n'ont jamais rien produit de louable, pas plus que l'esprit de division et de clan ne peut avoir le dessus sur la solidarité de la communauté tout entière.

 

Seules les actions désintéressées ont porté leurs auteurs au firmament de la célébrité et de la mémoire de leurs congénères.

 

Les hommes politiques de CENTRAFRIQUE n'ont qu'à regarder avec un œil plus critique les images de la cérémonie du8 MAI 2012 à PARIS, pour les confronter avec les images des centrafricains et des centrafricaines du sud-est du pays, déplacés de leurs villages par esprit de survie pour chercher à trouver refuge dans la nature, sans la moindre garantie de survie. Ils n'ont qu'à confronter ces images pour comprendre l'urgence d'un changement de comportement qui ne sera pas seulement vital pour le peuple, mais un changement de comportement qui leur évitera aussi de ressentir tous les remords qu'ils ne ressentent volontairement pas aujourd'hui,  et qui demain, pourraient les envahir et les accabler.

 

C'est dire que si l'on souhaite un mieux-être pour les centrafricains, ce qui est loin d'être le cas actuellement, il faut se prémunir d'un esprit démocratique, un esprit d'ouverture, qui demande le dépassement de soi,  l'amour  et la compréhension de l'autre et des autres.

 

Le changement de Président en FRANCE ne peut pas être le lit sur lequel les centrafricains doivent se coucher pour attendre un changement en CENTRAFRIQUE. Ce lit, ils doivent le fabriquer eux-mêmes, à travers une bonne prise de conscience des problèmes actuels, une bonne analyse des solutions et un changement évident et urgent de leur comportement. La tâche peut s'annoncer difficile, mais elle est à portée de main, pourvu qu'on le veuille.

 

La FRANCE est grande parce qu'elle est gouvernée par de grands hommes. La REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE sera grande quand elle sera gouvernée par des hommes aussi « grands ».

 

Zo na kodro ti lo.

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9 mai 2012 3 09 /05 /mai /2012 01:03

 

 

 

 

Saulet-Clotaire.JPG

 

Nous voulons assumer ici notre centrafricanité en criant : GLOIRE A DIEU ! Ce faisant, nous n’avons aucune propension pour un quelconque prosélytisme religieux dans la mesure où nous condamnons sans équivoque et par principe, tout intégrisme religieux, tout  intégrisme politico-religieux et tout intégrisme humanitaro-politico-religieux. Bien que cette dernière forme de courant obscurantiste, apparue en Centrafrique en juillet 2001, ait failli noyauter la société centrafricaine en raison de la démission de l’Etat face à ses devoirs naturels de satisfaction des besoins vitaux des larges masses populaires et, nonobstant l’appartenance depuis quelques années, par erreur, d’un parti politique centrafricain à l’Internationale socialiste qui, par essence défend des valeurs de gauche dont la tolérance, le dialogue, la rigueur, la probité morale et intellectuelle ou la conquête du pouvoir par la voie démocratique, laquelle Internationale socialiste ne peut devenir un purgatoire pour les bourreaux du peuple centrafricain, ni un paillasson sur lequel ces mêmes bourreaux vont essuyer leurs bottes ensanglantées depuis les représailles des évènements des 28 mai 2001et 25 octobre 2002 et qui, aujourd’hui, se la coule douce en France sous un parapluie de mensonges politiques et historiques qu’il faut méthodiquement et patriotiquement démonter, nous voulons vous inviter à méditer avec sérénité, la victoire de François HOLLANDE…

 

Mes cher-e-s Compatriotes,

 

Pour notre part, nous ne sommes pas sans savoir qu’en politique et durant des campagnes électorales, des discours sont généralement tenus pour convaincre des électeurs ou pour stimuler des partisans, des promesses solennelles sont faites, le plus souvent sans lendemain, pour séduire, comme le fameux « nguinza ayèkè ga pan! » de 1992-1993 dont nous avons fait l’amère expérience…

Nous Centrafricain-e-s, devons nous départir de tout infantilisme politique, tant dans nos analyses que dans nos actes. Car, il n’appartient pas aux autres de trouver des solutions à nos problèmes ou au problème que nous représentons par notre passé politique…

 

Par contre, nous devons faire montre de maturité politique et non faire étalage de cet infantilisme politique dont la manifestation concrète a été cette annonce surréaliste que nous avons lue sur une ‘’TV sur Internet’’ d’un parti politique qui, au lieu de populariser les luttes que le peuple centrafricain mène quotidiennement pour sa survie (insécurité à Bria, les tongo tongo de l’Armée de Résistance du Seigneur de Joseph Kony qui écument l’Est du pays, les ponts qui n’existent plus dans la capitale centrafricaine, les graves dysfonctionnements des systèmes éducatif et sanitaire etc), ou bien faire des contre - propositions concrètes pour redresser le pays dans tous les domaines et prendre ainsi à témoin l’opinion nationale et internationale de l’obscurantisme supposé ou réel du Pouvoir établi à Bangui, ce parti politique a poussé à l’extrême ce qu’un compatriote a appelé depuis le début des années 2000, la « bêtise politique centrafricaine » pour annoncer l’inauguration de ce média par la retransmission en direct au profit des internautes Centrafricain-e-s qui, pour la plupart, sont en Europe et en Amérique et qui, comme nous, avons suivi plutôt à la télé, l’intégralité de cet exercice démocratique qui a opposé les deux finalistes des élections présidentielles françaises. Alors que le camarade François HOLLANDE que nous nous devons d’appeler maintenant « Monsieur le Président de la République », le Parti socialiste et l’Internationale socialiste ne pourraient qu’attendre de ce parti qu’il prouve ce dont il est capable de faire pour la défense des valeurs de gauche en République Centrafricaine, les responsables de ce parti se sont mis à plat ventre, comme au temps béni des colonies, alors que l’on ne leur a même pas demandé de le faire et que cette façon de faire est aux antipodes de la nouvelle pratique qu’entend mettre en place le 7ème Président de la Vè République !  

 

Au lieu de nous réjouir béatement en croyant tout aussi béatement que, par une baguette magique, ce parti politique centrafricain qui, répétons-le, par inadvertance politique, a réussi à être admis au sein de l’Internationale socialiste alors que sa place ne peut être que dans la poubelle de notre histoire, va être porté au pouvoir en République centrafricaine en 2016, pour prendre ainsi la place de ceux qui nous font encore descendre dans les bas fonds de la régression en Centrafrique et ce, encore par notre faute et à cause de la Transition Consensuelle 2003-2005 non balisée, nous ferons mieux de nous imprégner de ce que Mme Edwige AVICE, ancien ministre français de la Coopération sous François MITTERRAND, avait dit : ‘’ La considération que l’on accorde à un pays passe d’abord par la conviction partagée qu’il est capable d’inventer ses réponses et qu’il ne les attend pas seulement de l’extérieur, quitte à souhaiter une aide pour les appliquer’’.    

 

Puisque nous pensons que nous-mêmes, pris individuellement, avons aussi notre propre part de responsabilité - aussi minime soit-elle -, dans la DECHEANCE MORALE, SPIRITUELLE, INTELLECTUELLE, POLITIQUE, amorcée paradoxalement et véritablement depuis le 22 octobre 1993 en République centrafricaine, nous osons, sans faire du prosélytisme religieux et nous le répétons pour mieux nous faire comprendre,- tout en rappelant notre fort attachement à une ‘’ laïcité centrafricaine’’ et Jean JAURES, Aristide BRIAND en ont défini pour la France -  nous osons donc vous inviter, comme nous eûmes l’habitude de le faire à l’époque de KOLINGBA où la journée du 30 juin de chaque année fut consacrée aux jeûnes et aux prières, vous inviter à méditer ce passage :

 

« Si Mon peuple sur qui est invoqué Mon nom s’humilie, prie et recherche Ma face, s’il revient de ses mauvaises voies, Moi, Je l’écouterai des cieux, Je lui pardonnerai son péché et Je guérirai son pays ». ( Second Livre des Chroniques 7/14)

 

Nous terminons, en raison de la forte religiosité des Centrafricain-e-s, et nous ne deviendrons jamais pour autant un Etat théocratique, en vous suggérant - et ce n’est pas un crime de « lèse - laïcité » pour certains anti-cléricaux invétérés - à méditer les 63 versets du chapitre 16 du livre d’Ezéchiel.

 

Que Dieu bénisse le Centrafrique !

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25 avril 2012 3 25 /04 /avril /2012 22:39

 

 

 

 

Marylin-Mouliom-Roosalem.jpg

 

Le Centrafricain ne sait plus à quel saint se vouer. Avec les salaires qui sont bloqués depuis plus de trois décennies et les prix des produits de première nécessité (huile de palme et d’arachide, savon, oignon, sucre, tomate, farine de blé, boîte d’allumettes, …) qui ont été multipliés par trois voire quatre, la vie est devenue invivable pour les ménages. Le Centrafricain ne mange plus qu’une seule fois par jour. Se procurer les produits de première nécessité relève du miracle. Des produits qui proviennent pour l’essentiel de l’extérieur : le savon, la bière, le sucre, la farine de blé, l’oignon,  le poisson de mer et le poulet congelés proviennent du Cameroun, l’huile de graine de coton, le poisson fumé et l’oignon  du Tchad et l’huile de palme de la RDC. Et ce sont les commerçants libanais qui sont les seuls  transporteurs, et vendeurs grossistes.

Suite à des voix qui commencent à s’élever dans la rue, la ministre du commerce a pris dans la précipitation un arrêté pour encadrer les prix de certains produits de première nécessité dans les villes de Bangui, Bimbo et Begoua  tout en alléguant que le gouvernement ne fait que de la surveillance des prix.

Un régime affaibli, corrompu qui a démontré son inaptitude à gouverner le pays plongé dans la crise ne peut faire respecter une décision gouvernementale et de surcroît un arrêté ministériel. La ministre a pris une décision populiste et très simpliste sans prendre en compte tous les paramètres qui concourent à la fixation du prix de vente au consommateur. Et pourtant, la ministre avait à son service un cabinet composé de techniciens qui disposent  des éléments d’aide à la décision. Ce sont les consommateurs qui payent chers cet amateurisme.

Nous ne prendrons que le cas pathétique du poisson frais congelé, importé du Cameroun, en  l’occurrence le chinchard, très prisé par les Centrafricains. Le prix du kg avant l’arrêté ministériel était à 1400 F cfa et il  a été administrativement ramené à 1000 F cfa le prix de gros. Avec une baisse de presque 1/3 du prix de vente, les consommateurs ont cru faire une bonne affaire et se sont rués sur le produit jusqu’à épuisement des stocks dans les poissonneries de la place. A l’heure actuelle, il n’existe pas sur le marché de Bangui ce poisson importé et bon marché pour la plupart des banguissois.  

Il faut regarder le spectacle affligeant des femmes, mères de famille avec des bébés sur le dos assises à même le sol devant les poissonneries des libanais en ville attendant une hypothétique livraison de cartons de chinchard pour alimenter leur petit commerce de vente de poisson grillé.

Tout cela, était sans doute prévisible car la ministre étale au grand jour son ignorance de la réalité centrafricaine. Aujourd’hui, le produit comme le « chinchard » est exclusivement distribué aux détaillants centrafricains par cinq grossistes libanais : Corail, Rayan etc… Ce produit occupe dorénavant une place de choix dans la structure de consommation des Centrafricains. Le chinchard remplace la viande qui est non seulement devenue  un aliment rare mais également hors de portée de la bourse du commun des Centrafricains. Ce poisson de mer, préparé avec les feuilles de manioc ou « ngoundja », est un mets très prisé lors des places mortuaires et les cérémonies officielles de certains partis politiques. Les commerçantes vendent également  un petit morceau frit à 50 F CFA que le consommateur peut manger avec du chikouangue. Le méchoui ou « souya » de cabris ou de viande de bœuf qui se vend à 500 F CFA (5 petits morceaux) est devenu un plat de luxe. Les grossistes libanais ont répercuté  sur les prix de vente, les coûts supplémentaires engendrés par :

- l’insuffisance de la fourniture de l’électricité qui a conduit les commerçants à utiliser des ventilateurs qui brassent de l’air chaud et des groupes électrogènes ruineux en carburant pour éviter les ruptures de la chaîne de froid. Il y a inévitablement un vrai problème de santé publique  dans un pays où le gouvernement n’a pas la volonté et les moyens de contrôler le respect de la température normale pour conserver les produits frais (poisson, moutarde, poulets, viande, mayonnaise…) ;

- les tracasseries fiscalo – administratives avec le fléau des barrières illégales dressées par les forces de l’ordre et certaines structures administratives comme les Eaux et forêts et les transports avec le pont-bascule du PK 12. De Bangui à Bossemptélé soit environ 300 Kms, il y a plus de 16 barrières routières ou mobiles. A chacune d’elle, le commerçant est tenu de verser 10 000 à 20 000 F CFA et le tarif du pont-bascule qui est de 50 000 F CFA par passage qu’il y est dépassement ou pas.

- la dégradation avancée des pistes rurales et des routes nationales rallongent le délai d’approvisionnement en produits frais. En saison des pluies, un véhicule mettrait  7 jours pour rallier Douala à Bangui. Sur la route nationale n°1, le tronçon Bossembélé à  Yaloké pourtant bitumé, s’est énormément dégradé et est devenu impraticable. Il faut plus de 2 heures pour parcourir les 60 kms. De même, il faut 3 heures pour parcourir les 60 kms de Bouar à  Baoro ;

- enfin la persistance de l’insécurité dans presque toutes les localités poussent certains commerçants à se payer des agents de sécurité, charge qui vient accroître leurs coûts de revient. La hausse des prix de vente de l’huile s’explique également par le refus des Soudanais de venir jusqu’à Bambari pour vendre de l’huile et en retour repartir avec du café comme ils le faisaient naguère. Cette déconvenue crée non seulement une pénurie d’huile mais également un manque à gagner pour les finances publiques.

Le populisme recherché par la ministre et l’ignorance de la réalité locale et des règles élémentaires de fonctionnement d’une économie, ne peuvent que conduire à une situation désastreuse pour la population. Et en économie, l’erreur se payant cash, nous nous retrouvons donc dans une situation plus compliquée que celle de départ. Comment peut-on prendre une décision d’administrer les prix dans un pays où le commerce est libéralisé depuis longtemps ? Pourquoi donner l’impression que la ministre n’a aucune compréhension du fonctionnement des fondamentaux de l’économie ?  Est- il sorcier de comprendre que le prix, dans un régime libéral est la résultante de l’équilibre entre l’offre et la demande ? Ce prix ne peut être  administré, au besoin, il ne peut qu’être qu’encadré où orienté par des mesures incitatives.

Le gouvernement est l’art du réel.

Jean Claude GBAGUENE

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20 avril 2012 5 20 /04 /avril /2012 15:18

 

 

 

 Zarambaud

 

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19 avril 2012 4 19 /04 /avril /2012 14:32

 

 

 

 Zarambaud

 

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17 avril 2012 2 17 /04 /avril /2012 00:18

 

 

 

 

Bozizé

 

 

Dans un billet au titre éloquent de « LA DESCENTE AUX ENFERS........... » paru ce lundi 16 avril 2012, le frère Jean Claude GBAGUENE fait un exposé assez somptueux de la manière dont la République Centrafricaine est gouvernée, exposé qui met en lumière, comme l'ont déjà fait beaucoup d'autres articles, la gestion calamiteuse des ressources de ce pays, par un groupuscule d'hommes avides d'opulence.

Lorsqu'un « chef » décide de s'entourer de ses proches pour organiser le pillage des ressources de son pays, en sabotant toute l'administration chargée d'organiser les différents services compétents à la mise en valeur et à  exploitation de ces ressources, cela ne se passe pas à l'insu de ceux-là mêmes qu'on appelle fonctionnaires et cadres de cette administration. C'est dire à quel point les problèmes évoqués dans l'article ne sont pas secrets, car la pratique ne date pas d'hier.

En son temps, Le Général KOLINGBA s 'était entouré d'un certain nombre de frères Yakoma qui lui étaient proches pour mettre en place une administration parallèle à l'administration officielle, afin de conduire les affaires de l'État, comme lui et ses plus proches l'entendaient. L'on sait où cela a mené le pays.

En son temps, le Président PATASSE, pourtant élu démocratiquement et jouissant d'une popularité jamais égalée hormis celle de BOGANDA, s'était entouré d'hommes qui lui étaient proches et dont la majorité était issue de la tribu de nos frères KABA, à laquelle il fallait ajouter certains frères de la tribu GBAYA. Les résultats de cette politique de proximité ont conduit la République Centrafricaine à un coup d'État qui a porté le Général BOZIZE au pouvoir.

De KOLINGBA à BOZIZE, une trentaine d'années se sont écoulées, le temps que les hommes qui se disent « politiques » prennent le pli, et quel pli ?

Le pli de penser que le pouvoir ne peut se partager avec aucune autre tribu du pays. A partir de cette pratique politique qui ne dit pas son vrai nom, personne ne peut guère s'étonner que des Conférences Nationales, des Dialogues Politiques Inclusifs, des Fronts pour l'Annulation et la Reprise des élections n'aient pas atteint ou ont du mal à atteindre les objectifs qu'ils se sont assignés.

En Afrique, le pouvoir se prend de deux manières : par les urnes et par les armes. La République Centrafricaine en sait bien des choses. Mais il y a une autre voie qu'elle ignore ou qu'elle feint d'ignorer tout simplement à cause de cette lamentable philosophie qui sévit dans ce pays : la tristement pitoyable philosophie du « kobe ti yanga ».

C'est pour cela que la société civile et l'administration ( sans oublier au passage la jeunesse) ne savent pas qu'elles ont, entre leurs mains, une arme efficace qui peut plier le pouvoir et faire changer les choses.

BOZIZE ne peut, tout seul ou avec sa petite bande, continuer à mener la vie dure à ce pays, s'il n'y avait pas la passivité, l'indifférence de la société civile et de l'administration, qui ignorent tout de leurs droits.

L'on se posera alors la question de savoir, « mais quel est le rôle des partis politiques d'opposition » ? La réponse à cette question oblige la rédaction d'un long exposé. Mais il faut souligner le fait qu'il n'y a pas d'opposition, lorsque dans un pays, aucun parti politique d'opposition ne peut s'organiser et ne peut s'exprimer librement.

Au SENEGAL, la société civile et la jeunesse, en s'alliant avec les partis politiques d'opposition ont eu raison d'ABDOULAYE WADE. Et cette victoire n'a été possible que parce que ces partis politiques d'opposition étaient déterminés et solidaires, et l'appui de la société civile et de la jeunesse leur a été un apport déterminant.

Les problèmes majeurs qui se posent en CENTRAFRIQUE sont de deux ordres : le tribalisme et le manque de clairvoyance politique.

Le tribalisme généralisé n'a pas sa raison d'être :

A l'époque de KOLINGBA, tous les YAKOMA n'avaientt pas bénéficié des privilèges que certains de leurs congénères s'étaient octroyés. Seuls ses plus proches.

PATASSE au pouvoir, tous les KABA ne sont pas devenus millionnaires ou milliardaires. Seuls quelques proches ont profité de quelques mannes.

BOZIZE Président, on a beaucoup de mal à croire que tous le Gbaya ont sorti de terre des palais, des hôtels ou construit des villas à l'étranger. Seuls ses proches parents et alliés ont pu le faire.

ET parlant des GBAYA, les centrafricains doivent être très attentifs à leur histoire et à leur géographie pour éviter de tomber dans le piège de l'amalgame. En effet, le pouvoir de BOZIZE, avec les quelques GBAYA de l'OUHAM qui l'appuient dans son orientation, n'a rien à voir avec les GBAYA de BERBERATI, CARNOT, GAMBOULA ou NOLA qui meurent de famine parce que le pouvoir de BOZIZE les a oubliés, tout comme il a oublié le reste des autres populations de Centrafrique.

C'est dire que les tribus n'ont rien à voir avec la politique qu'un pouvoir met en place. Il faut plutôt s'en prendre aux hommes qui cautionnent ce genre de pratique, profitant du seul fait de partager le même patois que le chef, pour mettre en pièces la concorde nationale.

Et la clairvoyannce politique, c'est de ne pas sacrifier la tribu à laquelle on appartient, en menant une politique à l'apparence tribaliste, une politique à vrai dire de la terre brûlée.

La clairvoyance politique consiste à ne pas tomber dans l'amalgame. Et si les partis politiques de Centrafrique ont du mal à convaincre, c'est tout simplement parce que les racines d'une pratique politique basée sur la tribu continuent à s'insinuer dans le milieu centrafricain. Notre pays ne pourra pas s'en sortir si nous n'avons pas compris cela. Et les différents gouvernements qui seraient appelés à conduire cette nation seront toujours confrontés à ce problème, tant qu'ils n'auront pas compris qu'un seul bras ne peut pas faire le tour d'un baobab, tout comme une tribu, à elle seule, ne peut se substituer aux autres tribus.

La République Centrafricaine est une. Elle doit demeurer indivisible.

 

Molengué ti Kodro.

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16 avril 2012 1 16 /04 /avril /2012 01:41

 

 

 

 

 

Bozizé à Bruxelles

 

Qui  veut tuer son chien l’accuse de rage. La Centrafrique, disait-on, était  atteinte d’une maladie chronique dont les symptômes étaient : arriérés de salaire, crises politico militaires à répétition et insécurité. Cette maladie, aux yeux des pays de la sous-région et de la France, nécessitait un traitement de cheval. « Quinine ti mbarata » comme diraient les Centrafricains. Ces puissances extérieures ont alors décidé d’une solution radicale, sous la forme du coup d’Etat du 15 mars 2003 qui renversé le régime du président Ange-Félix PATASSE et le « médecin » fut le général François BOZIZE.

Non seulement le médecin n’a pas réussi à guérir le malade mais les symptômes se sont au contraire aggravés avec la partition du pays, la familiarisation du pouvoir et le pillage systématique des ressources de l’Etat. L’espérance de vie est réduite à 42 ans à peine. Enterrer, jusqu’à cinq membres d’une même famille par mois, devient chose courante aujourd’hui. Le Centrafricain est sonné, impuissant et résigné à pleurer ses morts. Pour peu que le paludisme, l’hypertension, le diabète ou l’hépatite se déclare, c’est la mort assurée. Il n’y a aucune mesure de prévention. Les hôpitaux sont transformés en mouroir. Les écoles ne sont plus que l’ombre d’elles-mêmes et les routes ont disparu. On ne peut plus sortir de Bangui, ni se déplacer d’une province à l’autre, pour simplement s’approvisionner en nourriture ; les rebelles contrôlent le reste du pays à l’exception de Bangui. La famine a fait son apparition depuis longtemps et les ravages se comptent par milliers. Le « médecin » appelé depuis 9 ans au chevet de la Centrafrique malade, a failli. Aujourd’hui, le pays est plongé dans un coma profond, sa survie est plus qu’incertaine. Le pronostic vital est désormais engagé et son sort est remis entre les mains de Dieu. Cela explique la multiplication dans le pays des sectes et de nombreux groupes de prière qui tentent de miroiter aux citoyens  naïfs, l’espoir de lendemains meilleurs. BOZIZE ne se sent aucunement responsable des graves crises que traverse le pays. Bien au contraire, il excelle dans la séduction, les dérapages et les mises en scène de toutes sortes auprès de ces protecteurs pour perpétuer son régime.

Un pouvoir quasi familial et clanique

BOZIZE ne fait confiance qu’à sa propre famille et à sa tribu. Il a promis d’asseoir l’hégémonie de l’ethnie gbaya sur le peuple centrafricain et il l’a fait. Tous les postes de rente, dits « juteux» et les postes pour lesquels dépend la survie du régime sont réservés d’abord  à son cercle familial restreint. Les autres postes, non stratégiques, sont ensuite attribués aux membres de la tribu et enfin  aux copains du pouvoir ou étiquetés « majorité présidentielle ». 

Mais le dossier de la sécurité est géré en famille. Le père, François BOZIZE est ministre de la Défense, le fils Francis est ministre délégué à la défense, un autre rejeton, Aimé Vincent BOZIZE alias « Papy » est le véritable responsable de la gendarmerie et patron de la SRI, la police politique du régime. Rodrigue BOZIZE officie aussi comme gendarme. C’est encore Papy qui est chargé de la gestion par intérim de la SONATU. Un autre fils, Socrate BOZIZE, député de Gambo dans le Mbomou, vient de faire son entrée au bureau de l’assemblée nationale depuis début mars dernier. Franklin  BOZIZE s’occupe lui, de la sécurité aéroportuaire et mène la vie dure aux opposants ou supposés qui tentent de quitter le pays.

L’ensemble de l’appareil de l’Etat, les sociétés d’Etat, les agences et offices publics  sont dirigés par les ressortissants gbayas ou assimilés. Le ministère des mines rattaché à la présidence en compte 90%, on n’y parle que la langue gbaya. De même au ministère des finances, 80% des postes de responsabilité sont occupés par les gbayas. Le directeur des ressources humaines, Mr Danboy, en poste depuis 2005, est chargé de la purge administrative. Il vient d’être remplacé par Mr Bénam, un autre gbaya. Constatez vous-même l’hégémonie gbaya:

Mairie de Bangui ( Jean Barkès Ngombé-ketté puis Nazaire Nguénéfé-Yalanga) ; Directeurs généraux :  ICRA (Salomon Namkosséréna) ; ENERCA ( feu Samuel Tozoui, son intérimaire Mme Elisabeth KOFIO), SODECA (Bénam), ANDE (Namkoissé), ACDA (Honoré Féïzouré) ; ORCCPA (Abel Kpawilina) ; ENAM (Gbénézoui); Trésor (Serge Ouarassio) ; Douane (Bonézoui) ; Protocole d’Etat après avoir coulé la SODECA(Rangba) ; AGETIP (Marcel Nganassem) ; les directeurs de cabinet : Cabinet Présidence (Michel Gbézéra-Bria) ; Finances (Kongaï Moïdokana) en remplacement de Kolios nommé à l’urbanisme; Agriculture (Moïse Dénissio) ; Santé (Coksis Wilibona) ; justice (Goyféïna) ; Intérieur (Yves Gbéyoro) ; Tourisme (Cendri Mignot Mouté) ; Président du Conseil d’Etat (François Nanaré) ; Président du tribunal de commerce (Namkomokoina) ; Président  du tribunal administratif (Dédé) ; Directeur national de la BEAC (Kéléfio) ITIE (Robert Moïdokana)….Il faut rappeler que les directeurs de cabinet ont été imposés aux ministres.  Les tentacules gbayas se sont étendues dans le domaine des sports : le président de la fédération centrafricaine de football (Patrice Edouard Ngaissona) et celui de basket-ball (François Joseph Bozizé alias Djo Djo).

Au quotidien, les plus proches collaborateurs de BOZIZE sont NDOUTINGAÏ et FINDIRO avec lesquels il travaille la main dans la main. BOZIZE n’écoute plus ses conseillers et certains n’ont même pas la chance de le croiser. Les réseaux familiaux court-circuitent l’organigramme de l’administration centrafricaine.  Personne ne peut s’approcher de la mangeoire de l’Etat sans la bénédiction de Sylvain NDOUTINGAÏ ou Firmin FINDIRO. Le demi-dieu Firmin FINDIRO, Ministre de la justice, procureur de la République de fait, porte-parole du gouvernement et actuellement intérimaire du ministre chargé du Secrétariat Général du gouvernement, est l’ « éminence grise » de la bozizie.

Aucune promotion dans l’administration et aucune initiative privée ne sont possibles sans leur consentement. Et leur compagnie est désormais  très recherchée. Certains fonctionnaires et agents des forces de l’ordre, ne reconnaissent plus la hiérarchie, ils ont des relations bien placées. Les initiatives mal venues que paye chères la Centrafrique aujourd’hui viennent de Firmin FINDIRO et de NDOUTINGAÏ. 

BOZIZE  et la concentration des pouvoirs

BOZIZE a fini par dépouiller le pouvoir exécutif, le gouvernement, de toutes ses prérogatives. Aujourd’hui, une décision qui aurait pu être prise par un directeur ou un ministre l’est par le Président de la République. Les mines, les finances, l’économie, la sécurité sont gérés directement du palais de la renaissance. Il est  Ministre de la défense, président du comité de trésorerie, président du conseil d’administration de toutes les entités publiques. Il ne s’embarrasse d’aucun état d’âmes ni de conflits d’intérêts. N’est-ce pas lui qui a visé les demandes de ses fils Djo Djo, Teddy et Kévin et pour organiser le Kermesse au palais omnisport en fin 2011 ?

Mais à quoi servirait de changer un chef de gouvernement qui a un rôle de second plan ? Changer  de premier ministre, aurait, aujourd’hui, plus de sens. Le premier ministre Faustin Archange TOUADERA, en poste depuis 2008, est à sa 3ème reconduction. Il mérite  sa place car il ne dérange personne. BOZIZE se sert de lui à volonté comme « émissaire de la République » : il a été d’abord envoyé à Washington pour solliciter une lettre de confort du FMI, ensuite en Inde pour renégocier le prêt indien, et enfin à New York pour « quémander » une rallonge du financement de DDR. Il a échoué, lamentablement, sur toute la ligne. Des missions de ce genre, de basse classe, devraient être confiées à un ministre ou un conseiller mais avec un exécutif rabaissé, BOZIZE se sert de son Premier ministre comme « paillasson ».  Il a même trouvé inutile de faire un remaniement technique pour pourvoir le poste de Sylvain MALIKO resté vacant depuis près de 6 mois ou celui de Michel KOYT au secrétariat général du gouvernement. Par souci d’éthique, il devrait changer Fidèle GOUANDJIKA, le Chef du département de l’agriculture mis en examen pour trafic d’influence et détournement de fonds publics. Mais il n’a rien fait car il le protège. GOUANDJIKA garde son poste de ministre de l’agriculture.

S’inspirant de feu Lansana CONTE qui avait déclaré qu’en Guinée, la justice c’est lui, après s’être rendu personnellement en prison pour libérer son ami et homme d’affaires Mamadou SYLLA, le 10 juin 2010, BOZIZE, en personne, était descendu au parquet du Tribunal de grande instance de Bangui pour ordonner l’arrestation du bâtonner de l’ordre des Avocats et Jean Daniel DENGOU, gérant de ADMN et vice président du Conseil Economique et Social. Il avait dit que le super marché RAYAN  appartiendrait à un de ses proches amis, libanais de son état.  Jusqu’à ce jour, Mme Albertine BALEMBY est toujours en prison à Bangui malgré l’ordonnance de mise en liberté de la chambre d’accusation de la cour d’Appel. BOZIZE et FINDIRO ne veulent rien savoir.

Les ministres Fidèle GOUANDJIKA et Thierry MALEYOMBO qui se sont sucrés sur le dos de l’Etat, ne sont pas inquiétés. Tous les deux sont toujours libres de leur mouvement par la seule volonté de BOZIZE. Un troisième larron, Simplice ZINGAS, est aussi protégé par BOZIZE qui n’a pas daigné ordonner à l’assemblée nationale de lever son immunité parlementaire pour qu’il soit traduit devant la justice. Eh oui ! Les voleurs se connaissent et se protègent.  Le député de Birao II, l’honorable Gontran DJONO-AHABA a été détenu de longs mois dans les geôles  de la prison de Bossembélé. Il a été arrêté sans la levée de son immunité parlementaire et sur instruction expresse de BOZIZE pour dit-on « tentative d’atteinte à la sûreté de l’Etat ». Il vient d’être libéré  sous la pression de la communauté internationale.

Il a renforcé les pouvoirs de sa famille sur l’assemblée nationale monocolore et réussit à mettre aux ordres le parlement.  On trouve dans l’hémicycle : son frère Roger  OUEFIO, sa sœur cadette Joséphine KELEFIO, sa femme Monique BOZIZE, sa maîtresse favorite Reine Madeleine BAFATORO, son fils ainé Francis BOZIZE, son fils cadet Socrate BOZIZE, son neveu Sylvain NDOUTINGAÏ et un cousin éloigné l’homme d’affaires véreux, Patrice Edouard NGAISSONA.  BOZIZE fait et peut défaire le bureau de l’assemblée nationale. L’honorable Timoléon MBAIKOUA a été débarqué du poste de 2ème vice-président sur instruction de BOZIZE qui s’est dit trahi par ce dernier. En cause, une lettre signée en compagnie de dix autres députés indépendants pour protester contre l’arrestation du député de Birao II, pendant plusieurs mois sans aucune procédure.

BOZIZE et les diplomates

BOZIZE a entretient des relations de terreur avec les représentants des organisations internationales et des pays étrangers. Il veut les avoir tous à sa botte. Ils sont tenus  de transmettre à  leur hiérarchie des rapports édulcorés sans objectivité sur la réalité de la situation en Centrafrique sinon ils s’exposent à ses états d’âme et à son courroux. Certains diplomates, soucieux de préserver le bon déroulement de leur carrière se sont conformés à ses instructions et n’ont jamais eu le courage de lui dire la vérité. C’est l’exemple de Mme Sahle Work ZEWDE, directrice du bureau intégré des Nations Unies (BINUCA) qui n’avait daigné ni dénoncer ni s’indigner des graves et intolérables disparitions de Charles MASSI et de Hassan OUSMAN de MNPS non élucidés à ce jour. On ne l’avait pas entendue non plus s’émouvoir de l’inadmissible expulsion d’une réunion où était présent l’ensemble du corps diplomatique au palais présidentiel suivi de son passage à tabac de Joseph BENDOUNGA, président du MDREC au sein même du palais de la Renaissance par des éléments la garde présidentielle sur ordre de BOZIZE.

Non plus de ce que BOZIZE avait tranquillement et gratuitement demandé à ses services de sécurité le « dépeçage » du Bâtonnier Symphorien BALEMBY et Jean Daniel DENGOU désignés d’office et accusés sans la moindre preuve d’être les auteurs d’un incendie pourtant volontaire par le propriétaire même du supermarché RAYAN, un commerçant libanais « ami » très intéressé de BOZIZE.

Elle n’avait non plus protesté pour le triste sort des personnes de leur entourage qui croupissent toujours en prison. Faisant partie du Comité de pilotage des élections, elle n’avait  jamais ni réellement accepté ni soutenu le principe et l’exigence formulée par l’opposition avec beaucoup d’insistance de l’informatisation des listes et des cartes électorales. Celle qui lui a succédé, Mme Margaret Aderinsola VOGT, l’actuelle représentante du BINUCA semble aussi suivre les traces de Mme ZEWDE. Elle avait  exhorté la communauté internationale devant le Conseil de Sécurité à New York à soutenir  selon elle « les efforts en cours »  pour rétablir la stabilité en Centrafrique alors qu’elle sait très bien que BOZIZE et sa bande font tout pour torpiller le DDR. Quel optimisme ? De quels efforts parle t- elle ? Pourquoi elle n’a pas dénoncé avec suffisamment de fermeté l’arrestation arbitraire de M. Jean Jacques DEMAFOUTH ? Pourquoi ne dénonce -t-elle pas les violations quotidiennes des droits de l’homme en Centrafrique ? Pourquoi n’a-t-elle pas dénoncé la mauvaise gestion des 8 milliards de F CFA de la CEMAC ?

Par contre, devant le refus de certains représentants des organisations internationales de s’accommoder avec complaisance de la mauvaise gouvernance du régime BOZIZE. Ils ont été déclarés persona  non grata et ont été sommés de quitter le pays avant la fin officielle de leur mandat. M. Jean Claude ESMIEU, délégué de l’Union Européenne, a été sommé de quitter plutôt le pays après quatre ans de mandat, suite à un discours prononcé lors de la cérémonie de la journée de l’Europe le 08/05/05 qui n’était pas du goût de certains ministre de la bozizie. En assénant quelques vérités suite à un constat objectif de la situation catastrophique du pays et des conséquences de la mauvaise gouvernance du régime BOZIZE, il a soulevé un véritable tollé et failli créer un incident diplomatique en public. De même, M. Barry GAOUSSOU, citoyen malien, Directeur général de la Banque Sahélo- Saharienne (BSIC) a été mal traité et expulsé manu militari suite à son refus de consentir une avance à l’Etat pour lui permettre de verser les salaires des fonctionnaires.  

C’est également le cas du Représentant résident du FMI qui a quitté le pays à l’anglaise à la fin de son mandat sans être reçu par les autorités centrafricaines  pour leur faires ses adieux. Son tort est de ne pas permettre à la RCA de décrocher un programme économique et financier depuis 2009. Aux dernières nouvelles, l’affaire Antoine NTSIMI, président de la commission de la CEMAC, toute passion mise à part, s’agissait d’un refus de financement du sommet des Chefs d’Etat de la CEMAC à Bangui. Il s’agirait d’une enveloppe de 600 millions de F CFA.

KOYT,  KETTE et KADRE, boucs émissaires ou trop gourmands

BOZIZE est devenu maître dans l’art de rouler dans la farine la communauté financière internationale.

L’affaire de la SONATU n’est que l’arbre qui cache la forêt. Le ministre KOYT et l’honorable Judes Alex KETTE sont des boucs émissaires. Ce dernier vient d’ailleurs d’être libéré. L’article 19 de la loi qui régit les entreprises et offices publics, dit : « l’exercice direct des fonctions politiques et/ou de contrôle est incompatible avec celles d’administrateur des sociétés d’Etat, sociétés d’économie mixte et des offices publics ». Cette loi a été signée par BOZIZE en 2008. Comment expliquer qu’il nomme Michel KOYT président du conseil d’administration alors qu’il occupe encore le poste politique de ministre chargé du secrétariat général du gouvernement ?  Comment expliquer que KETTE puisse être le commissaire aux comptes de la SONATU alors qu’il était élu de la nation ?

Une des raisons possibles de cette violation serait de récompenser KOYT pour avoir fait partie de la délégation qui s’est rendue en Inde pour négocier ce prêt. L’autre raison serait de trouver un fusible en cas de fiasco. Car le fiasco est inévitable. Au fond, on comprend mal que ce soit l’état centrafricain qui devrait rembourser le prêt pour acheter des bus de la SONATU alors que c’est BOZIZE qui en est le principal actionnaire. En réalité la SONATU est une propriété privée. C’est insensé.

La  cimenterie est un éléphant blanc. Tous les autres pays de la sous-région disposent de leur cimenterie à l’exception de la Guinée Equatoriale. Le prix  d’un sac sur leur marché local respectif est de l’ordre de 6500 F CFA alors que celui d’un sac en Centrafrique hors énergie et sans marge commerciale coûterait déjà 6 000 F CFA. La cimenterie si elle est vraiment construite et si elle est alimentée avec un groupe électrogène  reviendrait à près de 14 000 F CFA  le sac (toute taxe comprise + le coût de l’énergie). On ne peut pas faire tourner une cimenterie vorace  en énergie avec un groupe électrogène. Le fiasco est inévitable.

S’agit-il vraiment d’un prêt ou d’un blanchissement d’argent ? L’ambassadeur de l’Inde au Congo démocratique a déjà affirmé que son gouvernement n’est pas en mesure de retracer les origines de ce prêt. N’est-ce pas douteux que les prêteurs n’ont pas exigé de garantie ? Pourquoi se sont-ils contentés uniquement de la signature du Gouvernement ? Ca sent une odeur de blanchiment d’argent. Toute cette affaire ressemble à une véritable escroquerie dont les centrafricains doivent payer l’ardoise.

Avec ces révélations, le centrafricain peut légitimement s’interroger sur le rôle du FMI en RCA.  En l’absence de tout contre pouvoir  où : l’assemblée nationale est  monocolore et partisane, la justice est aux ordres, l’opposition est neutralisée, la société civile est démissionnaire, la presse privée est muselée et le syndicat est corrompu,  le seul rempart du peuple centrafricain aurait pu être le  FMI dont le rôle  est entre autres  d’assurer un contrôle rigoureux et une surveillance des opérations financières des Etats.

Sous d’autres cieux et dans cette même Centrafrique d’avant le régime de BOZIZE,  la dissimulation et les termes de ce prêt qui sont contraires aux engagements pris par l’Etat (de ne contracter que des prêts concessionnels et non commerciaux) auraient été un motif suffisant d’interruption de tout pourparler avec le gouvernement. N’est-ce pas ce même  FMI qui avait exigé en 2002 à la Centrafrique de renégocier les conditions pourtant concessionnelles du prêt de 6,5 milliards de F CFA que la Lybie avait consenti en 2000 à notre pays pour le paiement de salaires des fonctionnaires ?

Pourquoi aujourd’hui les responsables de la mission du FMI vont- ils fermer les yeux sur le prêt Indien qui crée un fardeau de dette insupportable pour la génération actuelle et future de notre pays ? Savent-ils que  les fonds n’ont jamais atterri dans les caisses du Trésor ? Par ce prêt, la RCA replonge dans le cycle de surendettement.  Pourquoi le FMI ne demande t-il pas fermement de comptes à BOZIZE ? Pourquoi  le FMI n’exige t-il pas la traçabilité de ce prêt ?

Pourquoi le FMI n’a-t-il pas fermement demandé des comptes sur un autre scandale financier qu’est celui du prêt en nature de dizaines de milliards contracté en 2010 auprès du Koweit ou Arabie Saoudite  pour le financement de la campagne de BOZIZE ? Les 200 tonnes de riz,  objet de ce prêt ont bel et bien été livrées au port de Douala et écoulées sur place par une commission mise place par Albert BESSE dont le président fut le député Ibrahim PACCO et ensuite Mme Bernadette SAYO Ministre des affaires sociales. Seule une infime partie est arrivée à Bangui et a fait l’objet de distribution aux sinistres en faisant croire qu’il s’agissait de dons du gouvernement et des pays amis. Certains responsables du ministère des finances qui y étaient membres ont en mis plein les poches et acquis des appartements en France.

Depuis 2003, les chefs de missions du FMI qui ont géré le dossier de la RCA ont affiché une certaine complaisance synonyme de complicité évidente à l’égard de BOZIZE et son régime. Ils l’ont encouragé à dilapider les maigres ressources de l’Etat et à mettre à terre l’économie nationale. Pour preuve (A titre d’exemple), en position de pays fragile et post conflit, BOZIZE a pu tranquillement acquérir une épave d’Hercule C130 à coup de milliards de FCFA qui auraient pu être investi dans les secteurs sociaux en détresse.

Des sommes colossales en guise des bonus du secteur minier versées par les sociétés Uramin,  Aurafrique et autres, sans qu’il y ait la moindre trace dans le budget  ou les comptes des opérations financières de l’Etat.  Il en est  de même des recettes provenant  des attributions des  permis de recherches et d’exploration pétrolières dont personne n’est au courant. Les Chinois peuvent- ils engager des prospections pétrolières à Boromata dans le nord du  pays  sans verser quoi que ce soit  à l’Etat? Pourtant sous le régime précédent, l’argent payé par la société GRYNBERG au titre des redevances des permis et recherches pétrolifères a fait l’objet d’inscription au budget de l’Etat  et débat à l’assemblée nationale. A l’époque,  les recettes exceptionnelles comme  la location de la base Mpoko à la MONUC,  ont été enregistrées dans les comptes publics et le ministère des finances donnait  des explications au FMI quant à leur utilisation.

Comment expliquer aujourd’hui qu’étant sous « programme »,  l’Etat multiplie au vu et  au su de cette fameuse communauté  internationale tant d’opérations « douteuses » et « mafieuses » et continue de bénéficier du laxisme  du FMI et de la banque mondiale? Les investigations qui ont été faites suite aux dilapidations des 25 milliards de F CFA des allocations de DTS sont restées sans suite. Les 25 milliards ont pris des destinations diverses. Les 49 milliards de dépenses non justifiées décelées lors de la dernière mission du Fonds sont oubliés. Ils n’ont même pas tiré les oreilles aux autorités.

Les concessions minières sont la propriété exclusive de BOZIZE et NDOUTINGAÏ. Combien la sud-africaine a-t-elle versé à BOZIZE et NDOUTINGAÏ ? Ce que les Centrafricains ne comprennent pas, pourquoi le FMI se fait complice de la boulimie financière de la bozizie ?

Et pour couronner le tout, dans ses communiqués de fin de chaque mission le FMI se contente des satisfécits falacieux  laissant croire à des progrès enregistrés sur le plan économique, dans la gestion des finances, par rapport à la cherté de niveau de vie, dans la réduction de la pauvreté, dans le renforcement de la sécurité et la consolidation de la paix, dans le respect des droits de l’homme et la liberté de la presse, la lutte contre la corruption, bref que sais-je encore. En d’autre termes, et à en croire ces messieurs du FMI, la RCA de BOZIZE serait un bon élève comme le Burkina Faso, l’Ethiopie, la Namibie …. Alors que la réalité dans le pays et ce que la population et  les entreprises centrafricaines endurent n’ont rien à voir avec ces déclarations.  Qu’ils sortent un peu des  bureaux et salles de conférence climatisées pour rencontrer la population et se rendre compte de l’évidence.

Quand le vase est sous la gouttière, on ne peut pas savoir quand l’ultime goutte le fera déborder. Mais, un jour, elle arrive.

Jean-Claude GBAGUENE

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11 avril 2012 3 11 /04 /avril /2012 22:31

 

 

 

 Olivier Gabirault au DPI

 

Aujourd’hui, beaucoup de Centrafricains parmi lesquels des cadres de qualité, formés, dynamiques et pleins d’initiatives pour la construction du pays sont soit à l’Extérieur, soit sur le point de le quitter, ou encore bien que sur place, démotivés,  intellectuellement en retrait par pure déception.  Non seulement des cadres quittent le pays, mais ceux qui sont à l’Etranger ayant fini leurs formations n’y reviennent pas, par manque de programme  attractif et rassurant de retour. Certains Centrafricains, pour de malheureuses expériences vécues au pays, donc de mauvais souvenirs, ne veulent même plus entendre parler de leur patrie et préfèrent se taire dans un grand silence, signe de déception, mais aussi de désintéressement à son égard. D’autres vont même jusqu’à déclarer qu’ils regrettent d’être nés Centrafricains, dépassés certainement par l’ampleur de leur déception.                      Par ailleurs, la gestion du pays, sa situation et son image de plus en plus répulsives  à l’extérieur alimentent ce sentiment. Or rien n’est plus dangereux pour une jeune nation que la déception, le découragement collectif des cadres qu’elle a mis du temps et des moyens pour former en vue de son développement.                                                                                                                                 Le pouvoir ne semble pas s’en inquiéter, préoccupé uniquement par son enrichissement tous azimuts avec les yeux  fixés seulement sur le présent.                                                                                                                                                      Nous ne devons pas regarder la République Centrafricaine par rapport au présent, mais au contraire par rapport à ce qu’elle doit représenter demain, ce qui nécessite bien évidemment les actions de l’ensemble de ses enfants pour préparer cet avenir.                                                                                                                                                                  Ceux qui pensent tirer profit de leur quelconque position pour s’enrichir, avoir les poches, les comptes personnels plus garnis que la caisse du trésor public, au détriment du peuple centrafricain se trompent naïvement et aveuglément. Ils ignorent ou oublient que chaque fois qu’on utilise le pouvoir au détriment du peuple qu’on est censé servir, on s’attire inévitablement le courroux de Dieu. Le pouvoir ne doit pas être conçu comme une occasion pour s’enrichir, se venger, faire gratuitement du mal, parfois par plaisir, mais au contraire comme un sacrifice personnel en efforts  à tous égards pour rechercher  le bien-être de l’ensemble de ses compatriotes.

 En effet, Dieu n’est pas injuste et lorsqu’Il permet même à un vil d’accéder au pouvoir, c’est pour que ce vil se souvienne non seulement de l’Eternel en faisant ce qui est conforme à Sa parole, mais également de là où il a été tiré pour être élevé. En se souvenant de Dieu, il doit agir à la fois selon Sa volonté, mais aussi par reconnaissance. En se souvenant de là où Dieu l’a pris, c'est-à-dire de ses propres conditions du passé, il n’y a pas meilleure expérience que ses souvenirs pour comprendre la situation de misère de la majorité de ses compatriotes et agir en leur faveur. Tous ceux qui comprennent le sens de leur élévation, de leur mission à la tête de la nation n’ont généralement pas de problème à l’issue de celle-ci et sont au contraire bénis par Dieu pour service bien accompli. Par contre ceux qui oublient les conditions desquelles Dieu les a tirés pour les élever souverainement mais qui s’attachent aux honneurs, aux facilités de la fonction, aux richesses du pays pour leurs seuls intérêts, se perdent inévitablement.  Il suffit simplement de regarder les exemples du passé dans notre pays, tout autour de nous et dans le monde pour percevoir cette imparable réalité.                                                                                                                                                             L’honnêteté de certains dirigeants, leur esprit de justice, le rejet de la haine de leur cœur et surtout leur amour pour leur nation, y ont produit des effets positifs et grandi historiquement leurs noms. En voici deux exemples parmi tant d’autres :                               Nelson Mandela a passé une grande partie de sa vie en prison et une fois devenu Président de l’Afrique du Sud, ne s’est pas vengé pour quoi que ce soit. La coupe du Monde de Football a été organisée pour la première fois en Afrique, précisément en Afrique du Sud. Qui peut y voir un hasard ? La stabilité de l’Afrique Sud, son expansion économique, diplomatique, la considération qu’elle jouit dans le monde résultent d’un geste de cœur, c'est-à-dire l’amour de Nelson Mandela pour son pays, la tolérance dont il a historiquement fait preuve pour l’intérêt de sa nation.                                                                                                                                     Le deuxième exemple d’amour est celui pratiqué par Martin Luther King dans le cadre de la lutte pour l’égalité des droits aux Etats Unis d’Amérique, acte ayant produit des résultats extraordinaires, même bien longtemps après sa mort,  sur les libertés, les droits, l’épanouissement  des Noirs et surtout l’ élévation de l’un d’eux à la haute magistrature de ce pays. En effet, face à la crise raciale qui a sévi aux Etats Unis d’Amérique pendant plus de trois siècles, et au cours de laquelle les Noirs américains ont souffert de l’oppression, de la discrimination et de la frustration,  Martin Luther King et ses amis ont  opposé  l’amour à la haine afin de gagner à la fois la liberté et leurs oppresseurs.

Martin Luther King a enduré toutes sortes de souffrances au cours de cette lutte pourtant non violente, toutes sortes de souffrances injustes. Il savait  mieux que personne ce que c’est que souffrir. Sa maison a été endommagée par une bombe. Il a vécu jour après jour pendant 13 ans, sous des menaces de mort. Ses adversaires l’ont accusé par méchanceté de communiste, de n’être pas sincère et de se mettre en avant pour sa propre gloire. Il a été poignardé par un membre de sa propre race, assommé dans le hall d’un hôtel, mis en prison vingt fois, blessé profondément parfois par la trahison d’amis. Malgré tout cela, il n’avait aucune amertume au cœur, aucune rancœur en son âme. Martin Luther King a parcouru ce monde en tous sens pour prêcher la non-violence et le pouvoir rédempteur de l’amour. L’une de ses prédications les plus touchantes était basée sur le texte du sermon sur la montagne (Mt.5 : 43-45).                     Rédigée dans une prison de Georgie, il l’avait intitulée : « Aimez vos ennemis ».

Après avoir montré pourquoi et comment nous sommes appelés à aimer, il décrit comment « la haine multiplie la haine en une spirale descendante de destruction et affirme qu’elle est tout aussi néfaste à la personne qui hait qu’à sa victime. Selon Martin Luther King, « l’amour est la seule force  capable de transformer un ennemi en ami » par  sa puissance rédemptrice.

A l’opposé de  ces grands hommes, tous ceux qui ont toujours  voulu considérer le pouvoir comme une occasion de s’amasser abondamment et rapidement des richesses de manière à devenir subitement les plus riches du pays, les plus en vue, les seuls en place en faisant disparaître socialement, économiquement, politiquement, physiquement leurs compatriotes dans ce seul but, se sont toujours gravement trompés.                           Généralement après leur chute, ces colossales richesses acquises malhonnêtement ne profitent ni à eux-mêmes, ni à leurs enfants dont la plupart se retrouvent dans des conditions misérables. Ils oublient que c’est Dieu qui leur a donné le pouvoir pour le bien de leurs peuples respectifs et que rien ne Lui échappe, même pas la profondeur du cœur.                                                                                                                                   En ce qui concerne les Centrafricains qui affirment même que  leur pays serait maudit, certainement déçus de sa gestion et des souffrances qu’elle engendre, ils doivent comprendre que la langue a un pouvoir soit positif, soit négatif selon qu’on l’utilise dans un sens ou dans un autre. En effet, Dieu a tout créé par la parole, et l’homme à Son image. Etant créé à l’image de Dieu, l’homme peut également tout créer par la parole.                                                                                    La parole est donc une semence. Si elle est semée positivement, elle produit de bons résultats ; mais si elle est semée négativement, les résultats seront évidemment négatifs. Ce double aspect de la parole est parfaitement résumé et confirmé dans Proverbes 18 :20-21 qui  déclare que la mort et la vie sont au pouvoir de la langue. Cela signifie que la même langue peut prononcer une parole de vie et une parole de mort, autrement dit une parole positive et une parole négative. Retenons que Dieu nous a donné une parole de vie. Cependant, le diable nous met aussi des pensées négatives pour nous amener à prononcer une parole de mort. Dieu est fidèle à Sa parole, mais Il a des principes que nous devons observer.  En effet, nous avons tendance face aux problèmes de la République Centrafricaine, à oublier la parole de Dieu, à commencer à désespérer, à nous plaindre en disant par exemple : «  Notre pays est maudit ». Lorsque nous tenons un tel propos et prions pour le pays, Dieu ne peut pas le bénir, parce que les paroles positives et négatives se neutralisent, s’annulent.                                                                                                                  La République Centrafricaine est notre patrie et nous devons l’aimer au lieu de la maudire, parfois sans le savoir. Nous devons par ailleurs tout faire pour mettre  son amour dans les cœurs de nos enfants. En effet comme nous-mêmes, ils sont appelés à la servir et on ne sert mieux que ce que l’on aime. Il est vrai qu’elle connait un véritable problème de gestion qu’il est normal de dénoncer, de condamner car le mal ne doit pas être cautionné. Cependant, nous devons nous rappeler ou savoir que les crises raciales en Afrique du Sud et aux Etats Unis d’Amérique étaient plus difficiles à surmonter que le seul problème de gestion que connaît  la République Centrafricaine. Or elles ont été effacées par l’amour et non par la haine, la rancune, de nature bien au contraire à hypothéquer l’avenir de notre  très chère patrie.

 

Paris, 9 avril 2012

                                                                                                                                              

Emmanuel Olivier GABIRAULT

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Centrafrique-Presse.com - dans Opinion
8 avril 2012 7 08 /04 /avril /2012 22:28

 

 

 

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Ce qui arrive aujourd'hui à la République Centrafricaine est un épisode qui donne la chair de poule à tous ceux qui ont vécu dans ce pays ou qui y ont passé un long séjour pour le connaître et l'apprécier.

C'est la péripétie d'une histoire qui vous fait passer des ténèbres de la colonisation, à l'espoir d'un avenir lumineux, la péripétie de l'histoire d'un homme éclairé, qui vous fait passer de la lumière, aux profondeurs du gouffre creusé par ceux qui étaient censés perpétuer cette lumière sur leur contrée. Quel paradoxe ?

Boganda est né à un moment où la plupart de ses parents ne connaissaient rien de l'instruction. Il a eu cette chance de bénéficier des avantages qu'offrait l'école, avantages qu'il ne tardera pas à mettre aux services de ses frères, en devenant tout d'abord un homme d'église pour ouvrir la foi de ses frères et les instruire des préceptes de l'amour, de l'amour du créateur et de l'amour de tous les autres congénères. Cette mission, qu'il a accomplie avec tout le dévouement qu'il fallait, ne pouvait se réaliser entièrement sans la part de l'action politique indispensable à la concrétisation de cette gigantesque œuvre, dont Boganda avait bien mesuré la taille, saisi la gravité et intériorisé la nécessité de la réussir.

Ainsi, il avait recours à la foi, à l'amour des autres, à la détermination et au sacrifice de soi pour se lancer dans un combat dont le caractère était un monstre d'ingratitude. Ce n'est donc pas surprenant qu'habité par de tels attributs, il avait ouvert son cœur à tout le monde et étendu sa lutte à la libération de l'ancienne Afrique Équatoriale Française, dont il voulait faire un seul territoire. Visionnaire, il a tout de suite compris les déboires qu'essuieraient les poussières de Républiques que pourraient être le Tchad seul, le Congo seul, le Gabon seul, l'Oubangui-Chari seul. Grand, il a mis toute son énergie à faire que ce rêve de la République Centrafricaine devînt un jour réalité.

Et que reste-t-il aujourd'hui de ce rêve ? La République Centrafricaine.

Et quelle République Centrafricaine ? La République Centrafricaine, pas celle de Boganda. Pas celle de Boganda pour les multiples raisons que chacun sait, car dans l'ensemble, les différents successeurs de cet Grand Homme ont usé de tous les artifices pour faire oublier de l'histoire et de la mémoire des centrafricains la philosophie de l'homme, son action politique, pour la simple raison qu'ils ne pouvaient pas appliquer le programme prévu par Boganda, programme dont le fondement était une amélioration certaine des conditions de vie de ses concitoyens, programme qui demandaient le sacrifice, l'amour des autres, l'esprit de partage et d'équité.

Les successeurs de cet Grand Homme ne pouvaient pas appliquer un programme réaliste et républicain, pour la simple raison que leurs intérêts personnels primaient les intérêts de l'ensemble, à un point, tel que si Boganda fut à son époque le centre de l'A.E.F, la République Centrafricaine fut à un moment donné, plus précisément pendant quelques années à partir du 4 décembre 1977, le centre du monde avec une ridicule transformation, anachronique, du pays en Empire.

Les intérêts personnels des successeurs de Boganda priment les intérêts de l'ensemble à un point, tel que la République Centrafricaine est aujourd'hui le centre de la pauvreté en Afrique, en dépit de toutes les ressources et du bon climat dont elle regorge et dont elle jouit. Comment peut-on comprendre un tel paradoxe ? Les gens qui se disent responsables dans les divers domaines de la vie sociale de Centrafrique ont-ils encore leur bon sens pour se rendre compte de la descente aux enfers de ce pays? Sont-ils assez responsables pour comprendre que seules les grandes orientations et les grandes décisions qu'ils prennent sont les seuls leviers qui peuvent permettre à se pays de se maintenir debout, pour faire face aux problèmes auxquels il est confronté ? Sont-ils assez responsables pour comprendre qu'une politique sans programmes, sans vision, et sans objectifs est semblable à un navire sans boussole, un navire en perdition ? Encore faudrait-il qu'ils se soucient d'être à la barre d'un navire qu'ils sont chargés de mener à bon port ?

L'Oubangui-Chari a produit un homme exceptionnel, un homme habité par le souci de la bonne santé, de la sécurité, du bien-être de tous ceux au milieu desquels il se trouvait. Et parce qu'il était un homme exceptionnel, peut-on penser qu'à cause de cette éminence précoce, précoce par rapport à son époque, Boganda, par son nationalisme, sa grandeur, a laissé aux centrafricains une charge dont ils ont beaucoup de mal à s'acquitter ?

Obo, Zémio, Ndélé, Birao sont des villes centrafricaines qui ne savent rien de ce qui se passe dans la capitale parce qu'elles en sont coupées. Les centrafricains meurent sur les routes par manque d'entretien de ces routes. Les rues de Bangui sont devenues des pistes de rallye pour les 4X4 de dernier cri que seuls s'octroient les hommes puissants.

L'eau potable manque dans certains quartiers de Bangui, quand d'autres sombrent dans l'obscurité totale.

L'empoisonnement est devenu l'arme redoutable qu'on emploie pour éliminer tous ceux qui gênent, sans que la moindre enquête policière s'ensuive.

Est-ce ça, le Centrafrique qu'on veut laisser à la postérité ?

Boganda n'a jamais souhaité une telle acrobatie manoeuvrière pour son pays.

L'on peut se tromper, c'est la nature de l'homme, mais se tromper volontairement en laissant mourir « ses propres frères », alors qu'on peut faire quelque chose pour les sauver, est un comportement qu'on ne trouve même pas chez les bêtes de la même espèce.

Les centrafricains souffrent, ils souffrent dans leur chair et même s'ils ne l'expriment de la manière la plus criante ou la plus sauvage, le rôle d'un responsable est aussi de chercher à se mettre à la place de ceux dont il a la responsabilité, pour mieux estimer les conditions dans lesquelles ceux-ci se trouvent.

Boganda est un « mythe »; il n'est pas mort car ses idées sont impérissables. Et la République centrafricaine sortira du calvaire dans lequel on l'a plongée, pour peu qu'on s'imprègne de ces idées salvatrices.

Que le bon sens gagne tous les esprits pour que dans l'unité, la dignité et le travail bien fait, vive le Centrafrique.

 

Un fils d'Oubangui-Chari et de Centrafrique.

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