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  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
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8 juin 2012 5 08 /06 /juin /2012 21:46

 

 

 

 

 

 

Gabirault

 

 

A l’occasion de l’audience accordée le 29 mai 2012 à l’Elysée au Président du BENIN, Son Excellence Thomas BONI YAYI, Président en exercice de l’Union Africaine, le Président François Hollande a exposé sa politique pour l’Afrique, se définissant notamment par l’assainissement des relations entre la France et l’Afrique, précisément la rupture avec  ce qui est qualifié par le vocable « françafrique », le principe d’un nouveau partenariat équilibré, la promotion de la démocratie, de la bonne gouvernance, le pacte de croissance et de développement, la reconnaissance du continent dans le G20, la stabilité, la sécurité. 

Le soutien de la France à la démocratie et à la bonne gouvernance en Afrique, desquelles pourraient découler la croissance et le développement de ce continent serait salutaire.                           En effet, le déficit démocratique en Afrique s’accentue  de plus en plus, avec des conséquences dramatiques sur les populations et une répercussion indirecte sur les pays industrialisés dont la France.                                                    

 

DEMOCRATIE

 

Dans mon discours devant le Président du Sénat français en 1992 (à l’époque René MONRY) en qualité de chef  de délégation de Parlementaires Africains en tournée en Europe et en Amérique du Nord sur le processus de démocratisation de l’Afrique, j’avais déclaré que « Nos peuples aspirent à la liberté, à la démocratie, mais surtout à la paix pour se développer. C’est seulement et précisément dans ce sens que la démocratie est porteuse d’espoir en Afrique ».

Dans cette même intervention, j’avais particulièrement attiré l’attention de la communauté internationale qui prône la démocratie en Afrique, ce qui entraîne nécessairement l’alternance et le partage des pouvoirs, sur le fait  qu’elle engagerait lourdement sa responsabilité devant l’histoire et l’humanité toute entière en restant à l’écart de ce mouvement pour suivre son évolution sur ce continent ainsi que ses conséquences en spectatrice.

J’avais par ailleurs souligné l’importance de l’encadrement de la communauté internationale dans la nouvelle marche de l’Afrique vers la démocratie, car elle n’entendait pas sortir d’un chaos pour entrer dans un autre par l’anarchie, la division, la violence, le terrorisme politique, bref,  le déchirement.

 Le problème de l’efficacité des missions d’observations électorales et de  leur crédibilité qui dépendent d’un travail en amont et en aval des consultations (avis, assistance dans l’observation des projets de codes électoraux afin de garantir l’égalité de traitement et de chance des candidats, organisation matérielle, surveillance des scrutins, de leurs dépouillements, conseils à la modération, à la tolérance, stricte neutralité et objectivité dans les constats ou rapports etc.) y avait également été soulevé. En effet, en arrivant juste à la veille des élections pour repartir le lendemain de leur proclamation, il est évident que les missions d’observations ne peuvent pas avoir le temps nécessaire pour effectuer un tel travail.

La crainte exprimée dans ce discours au sujet d’une Afrique déjà en retard, mais qui allait creuser davantage sa tombe si un certain nombre de dispositions n’étaient pas prises, s’est réalisée aujourd’hui, 20 ans après. (copie intégrale du discours dans les archives l’Assemblée Parlementaire de la Francophonie).

Si le soutien à la démocratie dans le cadre de la nouvelle politique africaine prônée par le Président François HOLLANDE  est effectif, il permettrait de corriger une grave contradiction entre d’une part l’évolution des idées sur le continent, consécutive à  la mondialisation, au progrès de la technologie de l’information, au niveau élevé d’instruction des Africains d’une part et une gestion par des dirigeants en marge de ce mouvement, laquelle se caractérise par des méthodes et un esprit passéistes, facteurs d’enlisement, de recul d’autre part.

 

BONNE GOUVERNANCE

 

Tout citoyen aspire au mieux-être, au bonheur et les dirigeants nationaux ont pour cela le devoir de s’en préoccuper à travers l’organisation politique et la bonne gouvernance.                          La bonne gouvernance  qui recherche l’intérêt général qui est un bien commun, consiste à mieux faire, et porte sur des actions dans les  divers secteurs de la vie nationale pour l’épanouissement de la population. Elle  nécessite bien évidemment un certain nombre de critères et  conditions essentielles qui manquent malheureusement assez souvent en Afrique et dont les conséquences sont à l’origine de son recul et de la misère croissante de sa population. La révolution américaine était l’affaire d’une élite qui a organisé les anciennes colonies par d’importants changements intellectuels guidés par des idéaux républicains et démocratiques, qui forment aujourd’hui les valeurs américaines,  à travers des textes de référence (Déclaration d’Indépendance, Constitution) dans lesquels sont affirmés les droits  à la liberté, à l’égalité et  à la recherche du bonheur. La révolution française a été également l’œuvre d’une élite (philosophes des lumières, c'est-à-dire un courant intellectuel du XVIIIème siècle, créé en France, ayant eu pour but de sortir le peuple de l’obscurantisme par la connaissance).                                                                                    En Afrique, les dirigeants sont arrivés pour la plupart au pouvoir sans idéal véritable, sans même parfois une idée de ce que représente un Etat, encore moins son fonctionnement, la collaboration entre les institutions pour son intérêt, mais préoccupés par la recherche systématique de leurs  propres intérêts, ceux de leurs familles, de leurs clans avec  tout simplement l’objectif de se fixer à sa tête de la nation par tous les moyens et pour toujours. La conception, les orientations, les actions concernant la vie de la nation s’éloignent bien évidemment dans ces conditions de la bonne gouvernance. Par ailleurs, la compréhension entre ceux qui gouvernent et ceux qui sont gouvernés manque, les premiers n’ayant aucun compte à rendre aux seconds quand bien même leurs actions malencontreuses ont toujours mis en péril la vie de ces derniers, et même de plusieurs générations.

L’absence de bonne gouvernance en Afrique devient de plus en plus non seulement source de  pauvreté, mais d’immigration.

En effet, de la même manière que l’Afrique a suivi le modèle d’urbanisation des pays occidentaux ou industrialisés sans en avoir les moyens, elle prend aujourd’hui celui de la démocratie de l’Occident sans les valeurs républicaines qui accompagnent ce processus. Alors qu’en  Occident au XIXème siècle, l’urbanisation était source de création de richesses dans les villes dont l’industrialisation avait besoin de la main d’œuvre d’origine rurale, c’est le contraire en Afrique. L’absence de développement des zones rurales est source de déséquilibre du territoire, lui-même source d’exode rural massif vers les villes africaines, lesquelles n’offrent ni emploi, ni logement, ni soins, mais se caractérisent au contraire  par la squattérisation, la sur densification, la bidonvilisation bref, des conditions de  précarité physique extrême. Aux conditions socioéconomiques se superposent celles à caractère sociopolitique, répulsives, facteur  bien évidemment de l’immigration dans des conditions souvent dramatiques en Occident d’une manière générale et en France, ancienne puissance colonisatrice en particulier. La nécessité de survie est dans ces conditions telle qu’un sous-emploi en Occident pour des cadres africains formés pourtant pour le développement de leurs pays devient préférable, même si cela les amène à perdre la main.

 

SUGGESTION DE SOLUTIONS A CETTE SITUATION

 

La pauvreté de l’Afrique aura nécessairement des répercussions indirectes sur l’Occident par l’immigration des populations de ce continent. En apportant un soutien effectif à la bonne gouvernance en Afrique, la France pourrait la faire conduire non seulement sur la voie de la recherche de l’intérêt collectif, de la croissance, du développement, mais faire véritablement freiner l’immigration sur son territoire.

Un soutien à l’accompagnement des  politiques de « développement équilibré du territoire » en Afrique en assurerait le rééquilibrage physique en corrigeant les inégalités spatiales en termes économiques et sociaux. Un tel partenariat ou coopération serait directement bénéfique aux populations (actions géographiques sur un certain nombre de composantes : réseaux de communication, localisations industrielles, développement agricole et urbain etc.). Les avantages d’un tel soutien seraient multiples. Il permettrait ainsi de contourner la mauvaise gestion de l’aide internationale qui n’aboutit pas souvent ou entièrement  aux peuples d’Afrique qui en sont les destinataires, en leur profitant directement par cette formule. En deuxième lieu, ce nouveau volet de soutien permettrait de freiner l’exode rural et même redistribuer les populations des grandes villes sur l’ensemble du territoire par l’attrait d’activités créatrices d’emplois, de richesses. En troisième lieu, une telle politique freinerait l’immigration et même conduirait les cadres africains immigrés à retourner dans leurs pays pour se mettre à leur service dès l’instant où la démocratie serait effective, apaisée, tolérante, la bonne gouvernance appliquée à la recherche de l’intérêt collectif, la voie du développement ouverte.

En ce qui concerne les cadres, il n’est nullement dans l’intérêt de l’Afrique de perdre des cerveaux dont la formation a été coûteuse et qui est  en train de dépérir dans le cadre de « l’immigration forcée », c'est-à-dire consécutive à la gestion répulsive de ses dirigeants. Cela ne ferait que retarder son développement. La France n’a pas non plus intérêt à voir la pauvreté de l’Afrique se poursuivre avec des conséquences sur l’immigration massive et surtout clandestine sur son territoire.   Une réaction collective est pour cela nécessaire dans le cadre d’un mécanisme approprié de développement du continent africain qui représente un grand chantier de production entièrement neuf. La communauté internationale d’une manière générale, la France en particulier (dans le cas présent) dispose de tous les moyens pour non seulement encourager une telle politique, mais la faire réaliser.

 

             Fait à Paris le 04 juin 2012

 

           E. Olivier GABIRAULT

 

* Urbaniste-Aménagiste en Chef (freelance)

Personnalité Indépendante centrafricaine

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Centrafrique-Presse.com - dans Opinion
6 juin 2012 3 06 /06 /juin /2012 22:18

 

 

 

 

 

le rebelle Ndoutingaï

 

 

Le jeudi 30 mai, voici ce que j’écrivais dans mon dernier bulletin : «Comme on le voit, le sort des centrafricains ne préoccupent guère Bozizé, Ndoutingaye, Findiro et les voleurs qui pillent outrageusement la République Centrafricaine depuis bientôt dix bonnes années. Seule leur importe leur soif du pouvoir et du lucre. Et dans cette perspective, tout indique que le vice-roi, sûr de son coup il y’a quelques temps encore, est plus proche aujourd’hui de la porte de sortie que de la dernière marche du pouvoir suprême».

Le vendredi 1 juin, le tout-puissant Sylvain Ndoutingaye était sèchement viré de son poste hyper lucratif de ministre des Finances. Le match est-il fini ? Que nenni !

Ndoutingaye out ! What else (pastiche)

 

Inutile de revenir sur le scenario de l’éviction de l’ex maître de Bangui, même si dans certaines circonstances, il est toujours recommandé de s’assurer que le cadavre bouge encore ou pas. Et en l’occurrence, François Bozizé ne semble pas au bout de ses peines.

En effet, aussi étrange que cela pouvait paraître et en dépit des faisceaux convergents de présomptions contre lui, Sylvain Ndoutingaye, sûr de son pouvoir absolu sur Bozizé, ne semblait pas autrement inquiet. Ces derniers temps, malgré les mesures conservatoires prises à son encontre (interdiction de garer sa voiture dans l’enceinte du palais, de voyager à l’intérieur comme à l’extérieur etc…) le vice-roi s’employait à rassurer ses innombrables obligés. Jusqu’à cette soirée fatidique du 1 juin et le décret tant attendu par de nombreux centrafricains, en particulier par les enfants de Bozizé, lesquels ont fêté la nouvelle.

Mais d’autres parmi les enfants de Bozizé regrettent ouvertement que Ndoutingaye n’ait pas été arrêté, voir éliminé physiquement. La vengeance est un plat qui se mange froid. En effet, la détermination de ces extrémistes est renforcée par la découverte, tenue cachée pour l’instant, d’un document dans lequel Ndoutingaye et ses complices entendaient passer par les armes, si leur coup avait réussi, un certain de personnalités parmi lesquelles le président de la République lui-même, quatre de ses enfants, deux de ses plus collaborateurs ainsi que deux ministres militaires. C’est la technique du nettoyage par le vide.

Ces rejetons de Bozizé sont d’autant plus enclins à préconiser la méthode radicale que la contre-attaque des obligés de Ndoutingaye, k.o debout le vendredi soir et le samedi, n’a pas tardé. Première à monter aux barricades, Solange Pagonendji Ndakala, longtemps membre du gouvernement par la grâce de Ndoutingaye, lequel en a fait une de ses innombrables maîtresses, avant de lui octroyer la coquette somme de 100 millions de CFA (excusez du peu) afin de l’aider à conquérir frauduleusement le siège de député de Bambari.

Depuis, Arôme Maggi, comme les mauvaises langues de Bangui la surnomment, a été bombardée à la 3e vice-présidence de l’Assemblée nationale. Reconnaissance du ventre comme de l’oreiller, l’égérie de Ndoutingaye, a réuni des jeunes du knk en soutien au démis. Première escarmouche, une manifestation des partisans de Ndoutingaye au PK 13 route de Boali, dispersée par la police.

Il y’a également l’animateur de l’émission ‘’Yé so é lingbi ti inga’’ Séverin Vele Faimindi, une ersazt des émissions de la ‘’Radio Mille Collines’’ au Rwanda d’avant le génocide et qui passe tous les matins sur Radio Centrafrique. Cet animateur a pour consigne d’inonder les antennes avec des émissions favorables à Ndoutingaye, chantant ses louanges rappelant ses bienfaits (sic).

Mais ce n’est pas tout. Entre également en scène un étrange personnage dénommé Fawaz, Libanais de son état mais Centrafricain pour les besoins de la cause. Pour rappel, c’est ce sulfureux quidam qui avait offert des pots de peinture au tribunal de Bangui et qui s’était rendu personnellement à la cérémonie de remise de ces cadeaux de misère en lieu et place de Ndoutingaye, prouvant ainsi les liens incestueux entre le ministre des Finances et les commerçants véreux de la place.

En effet, il est acté que ce Fawaz a joué un rôle déterminant comme l’un des financiers du complot visant à renverser François Bozizé. Cette opération de ripolinage visait à assujettir davantage, par Firmin Findiro interposé, le corps judiciaire à la botte de Ndoutingaye.

Fawaz a donc reçu mission, appuyé par Rufin Benam Beltoungou, directeur général de la SODECA et par beaucoup d’autres directeurs généraux de la galaxie de Ndoutingaye, d’abreuver les directeurs de publication de la presse privée de subsides. Dès lors, ces derniers devront pondre à foison dans les prochains jours des articles à la gloire de Ndoutingaye et parallèlement stigmatiser l’ingratitude de Bozizé et de certains milieux knk, qui n’ont pas juré fidélité à l’ex vice-roi.

Des préfets, notamment ceux de la Mambéré Kadéi et de la Lobaye, lesquels selon une source proche du ministère de l’Intérieur, ont coutume de rendre compte d’abord à Sylvain Ndoutingaye avant leur hiérarchie officielle, ont également été mobilisés.

Firmin Findiro, le délinquant ministre de la Justice, lui aussi dans l’oeil du cyclone en tant qu’auteur intellectuel du coup de force raté, doit se dépêcher pour ‘’faire tomber très rapidement’’ quelques ‘’ennemis’’ de Ndoutingaye. Mais l’ancien procureur véreux sait que ses jours sont comptés.

CEMAC, tendre fromage.

Toutefois, l’information la plus incroyable (mais peut-on encore être surpris ?), c’est celle que je vous donnais en exclusivité et en priorité depuis plusieurs mois, bien avant le déclenchement de l’affaire Antoine N’Tsimi. Sylvain Ndoutingaye, aujourd’hui blackboulé du gouvernement, entend plus que jamais atterrir à la présidence de la Commission de CEMAC qui, en théorie, doit revenir à la République centrafricaine.

Inutile de préciser que dans les capitales de la région, les autorités sont vent debout. Les commentaires sont partagés entre l’affliction et les railleries. Un ministre camerounais explique : «Va pour le tour de la RCA à la tête de la CEMAC. Toutefois, les centrafricains sont-ils autant dépourvus de cadres valables pour oser présenter la candidature d’un pseudo ministre des Finances qui avait affirmé sans rire que c’est l’euro qui est adossé au Franc CFA ?». De profundis…

Même colère à Brazzaville où le président Denis Sassou Nguesso ne cache guère sa volonté d’imposer son poulain Pierre Moussa, (retenez votre souffle) ministre d’Etat, ministre coordonnateur du pôle économique, ministre de l’Economie, du plan, de l’aménagement du territoire et de l’intégration (ouf). Ce qui est sûr, c’est que cette affaire ne va pas améliorer les relations extrêmement délétères entre François Bozizé et ses pairs de la sous-région. Ne parlons pas de ses futurs liens avec la nouvelle équipe en place à l’Elysée.

La légende de l’hydre à sept têtes

Sylvain Ndoutingaye ayant mis un genou à terre, se pose inéluctablement la seule question qui vaille aujourd’hui. Cet homme doit rendre gorge. En d’autres termes, il convient d’entamer contre lui des procédures judiciaires susceptibles de retrouver et de rapatrier les dizaines et les dizaines de milliards de FCFA qu’il a impunément détournés durant ses huit ans à la tête du ministre des Mines, plus un an aux Finances.

Il convient de lancer dans un second temps une demande d’entraide internationale à des institutions comme Tracfin, organisme du ministère français des finances chargé de lutter contre les blanchiment d’argent et capables de tracer les énormes sommes qu’ils ont englouties, Bozizé et lui, au titre des bonus à la signature des contrats léonins signés à tour de bras depuis près de 10 ans.

Comme avec Ndoutingaye, nous avons affaire à une hydre à sept têtes, un véritable nettoyage s’impose dans la foulée, dans toutes les sphères du pouvoir à Bangui, à commencer par le gouvernement où sa principale maîtresse, Marilyn Roosalem, ministre du Commerce et trésorière du parti knk, connait l’essentiel de ses petits et grands secrets.

Il faut dire que l’ex Dom Juan de pacotille l’a étroitement associée, ces dernières années, au pillage du trésor en même temps qu’il l’instrumentalisait dans son entreprise de démolition des intérêts de la France en Centrafrique. Dernière illustration, Roosalem vient d’infliger une amende de 100 millions FCFA à Mocaf et Sucaf, deux entreprises du groupe français Castel. Personne n’aurait eu à redire si cette procédure ne relevait pas d’une intention cachée : mettre à mal les relations entre Bozizé et la France, l’isoler et favoriser le coup foireux que Ndoutingaye et sa bande comptaient tenter. Astucieux…

Ndoutingaye va-t-il rendre des comptes? On peut toujours rêver tant la toile tentaculaire qu’il a tissée au ministère de la Justice en nommant Firmin Findiro à la tête de ce département le préserve de toute inquisition. Mais on peut surtout douter de la volonté de François Bozizé de tirer une quelconque leçon de la tragi-comédie orchestrée par son neveu autrefois chéri et qu’il défendait bec et ongles.

En effet, dès le lendemain de l’éviction de Ndoutingaye, le soufflet est vite retombé avec la nomination aux Finances d’un autre prédateur, Albert Besse. Comme le dit un cadre du ministère, «Ndoutingaye et Besse, c’est bonnet blanc et blanc bonnet», admirable locution popularisée par le communiste Jacques Duclos en 1969. Le même Besse qui envisageait, lui aussi, de briguer la présidence de la commission de la CEMAC.

Gouvernement fantôme

Pour finir, juste au moment où je boucle la présente chronique, me provient la liste supposée d’un gouvernement d’union ou de large ouverture destinée à être publiée le 18 juin prochain. Cette information ne me surprend guère. Je l’avais anticipée dans ma dernière tribune. En effet, j’y avançais l’hypothèse plus que probable selon laquelle le pseudo-dialogue avec l’opposition et la société civile, amorcé depuis le 15 mai dernier, était juste destiné à débaucher quelques leaders en vue. Du moins à tenter de les débaucher, si l’on en croit la cascade de démentis qui a suivi la publication de cette liste.

Vrai ou faux, j’imagine la chaude ambiance qui caractérisera la machine gouvernementale d’où bon nombre de ministres se savent déjà éjectés. A l’opposé, je mesure la fureur de ceux qui espéraient y entrer, étant entendu que beaucoup doivent sans doute faire leur deuil de leur carrière gouvernementale mort-née. Selon un membre du cabinet présidentiel, ces documents sont des faux en ce qu’ils comportent déjà des numéros d’ordre alors que d’ici le 18 juin, le président de la république sera amené à signer un ou plusieurs décrets.

Ce qui est sûr, selon une source crédible, c’est que toute cette histoire a été montée et mise en musique par deux frères dont l’un aurait été le grand gagnant de cette opération de replâtrage. Il s’agit de Théodore Jousso et de Maurice Ouambo, alias Djento. Le premier, actuel ministre délégué à la présidence de la République chargé de l’Aviation civile, se serait retrouvé Premier ministre, excusez du peu. Le second, chargé de mission en charge des Centrafricains de l’étranger, séjourne en ce moment à Bangui et fait feu de tout bois pour obtenir le poste stratégique de secrétaire général du parti KNK au pouvoir.

La nature ayant horreur du vide après l’éviction de Ndoutingaye, les deux frangins, nés de père Camerounais, entendent désormais jouer les missi dominici auprès de Bozizé. Or selon nos sources, Théodore Jousso faisait lui aussi partie de la galaxie Ndoutingaye.

Sentirait-il déjà le noeud de la corde s’enrouler autour de son cou plantureux ? En réalité, cette affaire ressemble plus à une cabale, une de plus. Loin de développer tout esprit xénophobe, mais tout de même. Les Centrafricains, les vrais, ils sont où ?

Jusques à quand Bozizé, sa famille, son clan, sa région et ses obligés prendront-t-ils la République centrafricaine pour leur chasse gardée ?

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Centrafrique-Presse.com - dans Opinion
2 juin 2012 6 02 /06 /juin /2012 20:38

 

 

 

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Le CENTRAFRIQUE, pays enclavé, pays vêtu par l'opinion internationale du manteau de pays pauvre malgré les nombreuses ressources tant humaines que naturelles dont il regorge, semble résigné à porter très longtemps cette casaque de misère qu'il ne mérite à aucun égard de porter. En effet si l'extérieur perçoit le pays comme un nid de pauvreté et d'espoir bouché, seuls les centrafricains, qui vivent dans ce « calvaire » savent que leur destin n'est pas aussi compromis qu'on le pense dans d'autres cieux. Et eux seuls savent et peuvent trouver les clés qui leur permettraient d'ouvrir au monde  les portes de leurs propres réalités.

 

En l'espace d'un mois, deux événements majeurs se sont produits en CENTRAFRIQUE, suite à la visite du Président du TCHAD à BANGUI.

 

Le premier de ces scoops est la « main tendue » à l'opposition par l'homme actuellement fort en CENTRAFRIQUE, pour ouvrir les « fenêtres » d'un dialogue qu'il a pendant longtemps réfuté.

 

Le deuxième est le limogeage très récent du « tout puissant » ministre des finances, à juste titre qualifié de « vice président » de la REPUBLIQUE, à cause de sa proximité avec le PRESIDENT en titre, et de ses exactions personnelles qui faisaient de lui l'homme par qui tout passait, juste après son oncle.

 

Deux événements majeurs que les Centrafricains et l'homme fort de BANGUI doivent mesurer à leur juste portée. Deux événement majeurs dont il faut saluer l'importance et le courage. Mais deux événements qui ne permettent pas de croire que le CENTRAFRIQUE est en voie de sortir de son marasme économique, intellectuel et social, tributaire de son marasme politique.

 

En effet, si pour le moment une lueur d'espoir semble illuminer le fond du gouffre où se trouve le pays, cette lueur doit sortir de ce gouffre pour être perçue de tout le monde. Elle ne pourra être perceptible que si elle est suivie d'autres actes courageux, justes, légitimes, susceptibles d'injecter dans les veines des centrafricains, un vaccin de confiance qui les empêchera de se défier de ceux chargés de les conduire vers une destinée meilleure.

 

Cela passe par la suppression de toute tactique clienteliste, clanique, familiale de la gestion de la chose publique, par l'éradication de tout favoritisme lié aux affinités égoïstes attachées à l'enrichissement personnel. Un enrichissement personnel qui se justifie par des malversations financières opérées à ciel ouvert, çà et là dans les services, publics ou privés, censés apporter suffisamment d'oxygène dans  les caisses de l'État.

 

Le courage, c'est aussi de se dire qu'on a aucun intérêt à faire porter une lourde charge, à son fils, à à son neveu, à son proche parent, tout simplement parce qu'il est votre fils, votre neveu, ou votre proche parent, en dépit de ses incompétences ou de son inexpérience dans les domaines qui justement requièrent la compétence comme premier élément de réussite.

 

C'est dire qu'il est tout à fait possible de mener à bien et longtemps une entreprise quelconque, avec des hommes qui ne sont pas issus du même sérail que vous, pourvu que vous partagiez avec ces hommes, les mêmes idéaux.

 

Et en ce qui concerne le CENTRAFRIQUE, ces idéaux ne sont autres que ceux d'UNITE, de DIGNITE et de TRAVAIL, renforcés par la conviction et la détermination à porter ce pays le plus loin possible sur le chemin du développement.

 

Cela ne sera possible qu'avec un esprit de justice, de clairvoyance et de dépassement de soi. Et la justice consistera à sanctionner à leur juste degré, les fautes et les réussites des responsables chargés de mener à bon port les choix politiques de développement retenus au haut niveau. Ces sanctions, comprises comme récompenses et punitions, seront le fruit d'un bilan et d'un constat incontestables.

 

En tendant la main à l'opposition, en limogeant son parent du poste prestigieux qu'il occupait sans en avoir la bouteille, l'homme fort de BANGUI a fait un pas assez louable, qu'il faut confirmer avec d'autres initiatives, toutes aussi louables. Le maintien d'un PREMIER MINISTRE qui n'a de fonction que de porter le titre, l'élévation d'hommes « prétendus » militaires à des titres pompeux, dans l'armée et dans la gendarmerie, sans les actes de bravoure qui les caractérisent et  les conditionnent, la facilitation d'élection à la représentation nationale d'hommes et de femmes qui ne sont que les fils du tissu familial, sont d'autres pratiques qui demandent une clarification, car mal perçues de la majorité des centrafricains.

 

Avancer, ce n'est pas faire un pas et s'arrêter, tout comme cela ne consiste pas à reprendre comme sur un jeu de dames, les mêmes pions pour relancer un jeu achevé ou annulé. Avancer, c'est choisir une destination et continuer de faire des pas successifs vers cette destination, en déployant les efforts nécessaires pour aller le plus loin possible.

 

L'homme fort de BANGUI a fait deux pas que tout le monde a vus, sans en connaître la direction, il lui reste à continuer à avancer dans le sens que souhaite le peuple, s'il veut que les deux pas qu'il a faits ne soient pas un feu de paille, mais le début d'un chemin dans lequel il pourra entraîner une grande partie du peuple de CENTRAFRIQUE, un chemin où l'on parlera très peu d'opposition, mais davantage de consensus.

 

I YE LA  A SU NA KODRO

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Centrafrique-Presse.com - dans Opinion
22 mai 2012 2 22 /05 /mai /2012 02:06

 

 

 

 

 

 

Saulet Clotaire

 

« La haine rend aveugle ». C’est ainsi que je conçois l’article intitulé « méditons avec sérénité la victoire de François HOLLANDE » publié sous la signature de Mr Clotaire Surungba Saulet dans Centrafrique-Presses.com du mercredi 9 mai 2012. On peut lire entre autres : « bien que cette dernière forme de courant obscurantisme des besoins vitaux des larges masses populaires et, nonobstant l’appartenance depuis quelques années, par erreur, d’un parti politique centrafricain à l’Internationale socialiste qui, par essence défend des valeurs de gauche dont la tolérance, le dialogue, la rigueur, la probité morale et intellectuelle ou la conquête du pouvoir par la voie démocratique , laquelle internationale socialiste ne peut devenir un purgatoire pour les bourreaux du peuple centrafricain, ni un paillasson sur lequel ces mêmes bourreaux vont essuyer leurs bottes ensanglantées depuis les représailles des évènements des 28 mai 2001 et 25 octobre 2002….. ».  

Je suis choqué et je réagis en tant que patriote centrafricain qui ne peut rester indifférent à un article qui crie à la vendetta et qui veut déclencher un cycle infernal de haine et de violence incontrôlable alors que les centrafricains veulent se réconcilier pour bâtir ensemble un avenir meilleur.  Sans doute ignores-tu que le centrafricain aime son pays, car personne d’autres  ne le ferait à sa place ?  Il est patriotique, tolérant,  épris de paix, de justice et de liberté.  Et beaucoup de centrafricains sont des chrétiens qui obéissent à la Sainte écriture qui nous demande d’aimer notre prochain comme nous-mêmes et de  pardonner aux autres autant de fois que nous le pouvons.  C’est pour cette raison qu’il n’y a pas encore eu de guerre civile en Centrafrique malgré qu’une ethnie ait  tenté  de l’imposer en son  temps, de 1995 à 1997 au peuple centrafricain. Il est incompréhensible qu’un centrafricain qui se dit religieux et que j’appellerai un « pharisien » sans porter un jugement,  puisse nourrir autant de pensées démoniaques de division et inoculer le venin du tribalisme et de la haine dans le cœur de ses concitoyens qui n’aspirent qu’à la paix.

Dans ton article, tu considères le défunt président PATASSE, Martin ZIGUELE et le MLPC comme les responsables directs de tous les malheurs actuels de la RCA. Cependant, tu n’as pas eu le courage de faire référence aux déboires du régime BOZIZE  qui a réussi à diviser le pays entre différents groupes rebelles, dilapider plus de 700 milliards de FCFA d’aide extérieure, affamer son propre peuple et réduire son pays à une misère que le mot extrême pauvreté ne suffit plus pour décrire.  Tu cherches à détourner l’attention des centrafricains de leur enfer quotidien pour les plonger dans des souvenirs douloureux que tous tentent péniblement d’oublier sans jamais pardonner.  Tu cherches forcement à inculper les ressortissants de l’Ouham Pendé sans doute pour un calcul politique.  Tu cultives la haine sans savoir que celle-ci a un bras long, auquel personne n’est à l’abri.  Où est le bon sens dans tes analyses s’il l’on ne parle pas des conditions de vie actuelles des centrafricains?  Quelle impartialité!

 

Il n’ya que deux raisons pour lesquelles tu évites de parler de BOZIZE. La première raison est que tu cherches à plaire à BOZIZE pour te faire une place auprès de la mangeoire. La seconde, tu as une haine viscérale du MLPC et de son président.  Faut-il que toi et tes complices soient aux abois pour tenter de disqualifier le MLPC et son président par des procès d’intention d’une telle violence ?

 

Saulet, connais-tu un peu l’histoire de ton propre pays ?   

Chaque foyer centrafricain du nord au sud comme d’est à l’ouest à perdu  un être cher, un père, un fils, une sœur ou un frère dans des circonstances douloureuses et souvent terrifiantes. 

En 1968, les ressortissants de la Sangha Mbaéré ont pleuré les disparitions  de BANZA, MARIGOT, ZATAO  et consorts.  Les plaies ne sont pas encore cicatrisées même si Bokassa n’est plus.

En 1976, les ressortissants de l’Est ont pleuré les fils du pays comme les frères OBROU et MEA, KOSSI, MANDABA, LIGOUPOU, MAZOUGOU et ZOUKONGO et autres.  Ils sont encore loin d’oublier cette perte des leurs. 

De 1985 à 1987, la haine a poussé KOLINGBA à raser plus d’une vingtaine de gros villages dans l’Ouham Pendé.  Les localités  principalement visées étaient la ville de Paoua, le village Békaie où trois frères d’une même famille, fusillés sur la place centrale hantent encore les esprits et les villages Bédaya et Bémaïdé.  Des  cases, des greniers de maïs, de mil et de grains de coton ont été incendiés, et le cheptel pillé par les militaires en mission commandée. Les jeunes qui ont réussi à s’échapper ont pris le chemin de l’exil, en majorité vers Garoua, dans le nord du Cameroun, ville frontière avec le Nigeria. Cette expédition punitive était la conséquence du fameux coup d’état radiophonique de 1983 orchestré par le seul et incompétent BOZIZE, un ressortissant de l’Ouham tout court. Par la suite, le général MBAIKOUA a été tué comme un animal en brousse. Pendant le coup d’Etat manqué du 28 mai 2001, le Général NDJADDER, ressortissant de l’Ouham Pende et d’autres fils du pays ont trouvé la mort.

Actuellement, il y a urgence, notre cher et beau pays n’existe plus que de nom.  Notre pays meurt à petit feu à cause de notre incapacité à faire face à nos propres problèmes.

   

Le Centrafricain n’a plus que ses yeux pour pleurer. Les Centrafricains meurent comme des mouches car les hôpitaux sont des mouroirs où il manque le minimum d’équipements sanitaires et de médicaments. Le niveau d’instruction baisse d’année en année car les enfants ne font plus que 12 heures de cours par semaine. Les écoles publiques manquent d’enseignants, d’équipements  et de  matériels didactiques. Au 21ème siècle, les Centrafricains se lèvent à 3 heures du matin pour chercher de l’eau potable dans des bidons, sinon ils n’ont pas d’eau pour la journée.  L’accès à l’eau potable est de 32% en milieu rural et  de 28% dans les zones urbaines. Cela est inacceptable. L’électricité ne fonctionne que 5 heures tous les 2 jours.  Les Centrafricains ne mangent qu’une seule fois par jour et deviennent végétariens contre leur gré.  La viande et le poisson, des denrées rares, sont hors de portée de sa bourse.  Dès sa descente d’avion, le visiteur est choqué par l’état détérioré de la ville de Bangui.  L’insécurité gagne l’ensemble du territoire. La défense du territoire national et même des institutions de la république est sous traitée aux forces étrangères. Les caisses de l’Etat sont vides à cause d’un pouvoir prédateur, clanique et incompétent. L’avenir du pays dépend désormais du hasard. Pendant ce temps, BOZIZE, affame son peuple, mais alimente  ses comptes off shore. 

SAULET, pourquoi tiens-tu des discours revanchards, extrémistes et nauséabonds ? Tu es aveugle face aux problèmes actuels, et tu t’insurges en censeur-moralisateur en  ciblant le MLPC et son président Martin ZIGUELE pour créer de la polémique. Pour faire un changement en Centrafrique, il te serait plus facile de descendre dans l’arène et te battre démocratiquement comme tout le monde.  Si tes idées plaisent aux Centrafricains, ils t’éliront, sinon ils t’enverront à la casse ! 

C’est étrange, même mort, le président Ange Félix PATASSE te dérange encore. De mon point de vue,  je crois que tu es viscéralement anti-MLPC et cette haine transcende ton intérêt de vendre ta « boule  puante » que tu intitules tout bonnement « vérités sur les politiques centrafricaines ».  Où sont donc les valeurs démocratiques et républicaines  que tu dis vouloir « défendre »? Comment un être humain peut-il en arriver à ce niveau de l’abject, de mensonge, de diffamation et de l’ignominie ?

De grâce, fais toutes les analyses critiques que tu veux sur le MLPC ou tout autre parti politique (MDD, RDC, MESAN…) mais ne sombre pas dans la détestation sans limites et l’exécration déraisonnable. Les Centrafricains ont pour l’heure, d’autres chats à fouetter. Ils ne vont pas s’abaisser à ton niveau pour regarder dans le rétroviseur. Ils ne descendront pas dans le caniveau nauséabond. Ils ne veulent plus d’une politique qui stigmatise et prône la division. Ils ont eu à pleurer leurs morts et ils ont d’autres préoccupations aujourd’hui, celles de survivre.

Ne remuons pas le couteau dans la plaie qui ne s’est pas tout à fait cicatriser. Ce sont des moments tristes de notre histoire que nous souhaitons tous qu’ils ne se répètent plus. Jamais au grand jamais ! Je ne veux pas de la politique-spectacle, ni d’une politique qui stigmatise. C’est anti démocratique !

Je ne mets pas en cause tes connaissances historiques de la politique centrafricaine, mais ton avis est orienté par des pulsions tribales inavouées comme si les OBROU, KOSSI, MANDABA, BANZA, NDJADDER, MBAIKOUA et consorts ne sont  pas des Centrafricains et les villages incendiés à Paoua n’appartiennent pas au territoire centrafricain ou à ceux de la « République de Logone » comme tu l’as écrit ? 

Disons-le simplement, ne prends pas les Centrafricains pour des crétins. Mon impression est qu’en plus de ta haine, tu es à la recherche d’intérêts personnels, espérant bénéficier des faveurs de BOZIZE après la publication de ton livre. Toute fois, aujourd’hui, désarticulé, disloqué et anémié financièrement, la bozizie est un grand corps malade.  Le pouvoir du chef se désagrège. Entre malaise et suspicion, les hauts dignitaires de la bozizie s’écharpent comme jamais. Et nombreux sont les opportunistes comme toi qui sont déjà à tourner autour comme si le malade va passer à trépas. Certains commencent à se résigner à une éventuelle fin de règne. Peut-être espères-tu occuper plus tard le fauteuil de BOZIZE entouré de la clique d’opportunistes tribalistes qui te soutiennent ?  

Alors qu’il est urgent et indispensable que la société civile et politique formule une stratégie différente du complot de Gonesse en 2003 où toutes les énergies, les intelligences et les moyens ont été utilisés uniquement pour chasser PATASSE, le président démocratiquement élu. Ils n’ont pas assez réfléchi à la manière de gouverner. Comme le disait Laurent BOUVET : « quand on est au pouvoir, on ne réfléchit pas : on est censé l’avoir fait avant ». Ne nous laissons pas dominer par l’événement ou nous distraire mais projetons-nous dans l’avenir.

La logique politique de ces dernières années, axée sur la division et l’arrogance qui enferme dans la passivité coupable l’opposition est à bannir car elle risque d’anesthésier tout espoir d’alternance. Selon un dicton centrafricain : « un seul doigt ne peut pas attraper un poux dans les cheveux ».  C’est ensemble que nous pouvons arriver à Canaan.

Les opposants sénégalais se sont mis ensemble pour se défaire du président WADE. Pourquoi ne nous unissons nous pas autour de Martin ZIGUELE et du MLPC  pour mettre fin aux  souffrances du peuple centrafricain ?

Acceptons la réalité et reconnaissons en toute objectivité et lucidité, qu’aujourd’hui, si alternative il y a, Martin ZIGUELE et le MLPC en seront le centre de gravité. Le MLPC a été le seul parti politique a brisé la loi politique unique de l’impossible héritage. Martin ZIGUELE a pris le leadership du parti lorsque PATASSE était  en exil au Togo. Son intelligence politique a été de ne pas chercher querelle avec le président PATASSE. Ce qui n’a pas été fait par les partis  RDC, FPP et MDD qui ont été dirigés par procuration par leur président respectif  jusqu’à leur dernier souffle. Aujourd’hui, le FPP et le MDD sont devenus des partis satellites du KNK de BOZIZE. Le RDC n’est plus que l’ombre de lui-même sans leader charismatique. Contrairement aux autres partis, le MLPC est le seul à faire un travail de fond sur toute l’étendue du territoire. Il dispose de toutes les structures du parti à Bangui et dans les provinces.

S’il y a une seule personne qui peut profiter de tes basses querelles, c’est BOZIZE.

N’en déplaise à SAULET, mais DACKO, KOLINGBA et PATASSE ne sont plus de ce monde, paix à leurs âmes. C’est une nouvelle génération avec des idées nouvelles, une approche différente du pouvoir et une vision de la société différente qui doit émerger. Je reste convaincu que ta démarche délirante est solitaire et n’engage en rien les yakomas ou le RDC. Rien ne sert de manipuler la pensée et l’histoire républicaine pour assouvir un quelconque dessein. Aujourd’hui au sein du FARE, nous avons le RDC qui travaille la main dans la main avec le MLPC.

« Qui veut faire l’ange fait la bête ». 

Y a pas la temps !

 

Jean-Claude Gbaguéné  

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20 mai 2012 7 20 /05 /mai /2012 16:43

 

 

 

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 Saulet Clotaire

 

De Monsieur DAWA André

Militant MLPC- France

 

A Monsieur Clotaire SURUNGBA  SAULET 

Enseignant, Syndicaliste, militant

Associatif- ECRIVAIN

 

Le 19 mai 2012

V/R : Votre Demande d’entretien public.

 

 

Sur votre demande pour avoir un débat télévisé avec le Président de notre Parti, comment nous, militants du MLPC ne pouvons pas ne pas nous interroger ?

Débattre avec des personnalités de votre carrure serait un idéal pour la société quand vous nous apprenez que vous êtes enseignant, syndicaliste…. Et écrivain, nous pensons que vous devez avoir certainement des valeurs humanistes beaucoup plus grandes que la nôtre.

Pauvres « amateurs » que nous sommes dans notre famille politique, le MLPC, incomparable avec la ou les association(s) où vous militez, sachez que nous avons coutume de nous retrouver autour des sujets qui se présentent à nous pour y réfléchir car à plusieurs nous pensons qu’on est intelligent.

Lorsque vous interpelez le Président de notre Parti sur notre juridiction sans passer par notre bureau qui a à sa tête un responsable que vous connaissez bien et que vous avez côtoyé à un moment donné, nous pensons qu’un chasseur sauvage aurait à votre place, fait la moindre formalité à cet effet, au lieu de tirer directement sur le gibier.

Personnellement, j’ai trouvé votre démarche  malsaine et négligente à notre égard, et c’est du fond de mon cœur que je vous adresse mon point de vue avant de mettre ma hiérarchie au courant.

Mais comme nous avons la mémoire courte, aussi nous oublions très rapidement les propos que nous tenons parfois devant le public sans savoir avec qui on se trouve.

Pour en venir, je vous pose la question de savoir si vous voulez reporter votre haine contre le Président PATASSE sur Martin ZIGUELE parce qu’il représente à vos yeux l’héritier de ce dernier à la tête du MLPC, comme vous l’avez annoncé à Paris dans un café situé à proximité de la bourse du travail, où avait échoué l’association de Madame Reine HASSEN l’année dernière ?

Figurez-vous que j’étais présent quand vous avez annoncé que vous étiez contre le Président PATASSE et que vous avez participé aux mutineries, alors que ces mutineries ont décimé et grandement mis à mal le Pays économiquement à l’heure où nous sommes.

Je vous rappelle que ce jour là, je me suis présenté comme militant du MLPC, pour vous dire que vos propos étaient tombés dans les oreilles de notre Parti.

A ma compréhension un écrivain digne mérite mieux que ce qui est cité ci-haut, et quand on est écrivain on doit défendre des valeurs au lieu d’en détruire.

A titre de rappel, nous savons que tous ceux qui ont participé aux mutineries font partie du Gouvernement de BOZIZE. Est-ce une démarche pour réintégrer la famille politique de ce dernier que vous êtes en train de faire ?

Et pourtant c’est aussi simple que ça, BOZIZE ramasse tous les brouillons pour gouverner, pourquoi pas vous ? Au lieu de perdre votre temps sur le MLPC qui regroupe des milliers de Centrafricains, vous ferez mieux de vous frayer le chemin vers BOZIZE pendant qu’il ramasse les ex-mutins.

Les débats télévisés nous en avons connu des plus nobles, et ça ne se force pas. Ce n’est pas parce que vous avez participé à des mutineries que nous sommes obligés de faire un débat avec vous. Etre mutin est-il un titre de noblesse ?

Quand vous vous définissez comme un enseignant c’est pour enseigner.

Quand vous dites que vous êtes Syndicaliste, c’est pour défendre les valeurs du travail. Or votre syndicalisme, autant qu’on s’en souvienne, était un syndicalisme politique dirigé contre le président Patassé et le MLPC.

Quand vous prétendez être un écrivain, c’est pour contribuer à la défense des courants livresques.

Quant à votre appellation de militant associatif, nous attendons de vous voir à l’œuvre car nous ne savons pas à quelle association vous appartenez.

Vous avez oublié de vous présenter comme ex-mutin comme vous l’aviez fait à Paris.

Sachez pour votre information que nous sommes un Parti politique enregistré et déclaré en France comme en Centrafrique, et que nos travaux sont contrôlés administrativement et juridiquement.

Il ne suffit pas d’être un Centrafricain pour dire ZIGUELE vient, je suis enseignant, je suis syndicaliste ou je suis écrivain, on va faire un débat télévisé et que c’est automatique.

Encore faudra-t-il que vous ayez la notoriété habilitée pour oser faire cette demande.

Enfin sachez que Martin ZIGUELE au su de tous, représente le MLPC, et nous ne savons pas quel parti vous dirigez ou représentez ?

Nous remercions infiniment« Centrafrique-Presse » et son Directeur Prosper NDOUBA pour nous avoir donné cette occasion de rendre publiques nos opinions gratuitement mais n’en abusons pas.

 

Salutations patriotiques.

 

André DAWA

Militant MLPC.

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19 mai 2012 6 19 /05 /mai /2012 02:22

 

 

 

 

 

« Si j’annonce l’Évangile… » (1 Corinthiens 9 : 16)

*   *   *

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q TEXTES FONDAMENTAUX DE MON MINISTÈRE

§  « 20 J’ai été crucifié avec Christ ; et si je vis, ce n’est plus moi qui vis, c’est Christ qui vit en moi ; si je vis maintenant dans la chair, je vis dans la foi au Fils de Dieu, qui m’a aimé et qui s’est livré lui–même pour moi. » (Galates 2 : 20)

 

§  « 16 Je n’ai pas à me vanter d’annoncer la Bonne Nouvelle. C’est en effet une obligation qui m’est imposée, et malheur à moi si je n’annonce pas la Bonne Nouvelle. » (1 Corinthiens 9 : 16)

 

§  « 10 Et maintenant, est–ce la faveur des hommes que je désire, ou celle de Dieu ? Est–ce que je cherche à plaire aux hommes ? Si je plaisais encore aux hommes, je ne serais pas serviteur de Christ » (Galates 1 : 10)

À la requête, bien comprise, de nombreux lecteurs de mes articles gracieusement publiés par Centrafrique-Presse, que je remercie encore vivement, ici, qui souhaitent savoir à qui ils ont affaire, voici les grandes lignes de mon témoignage personnel en tant que chrétien, d’une part, et serviteur de Dieu, de l’autre.

q QUI SUIS-JE, ET D’OÙ VIENS-JE ?

Je suis né en plein milieu du 20ème siècle, au temps de l’Oubangui-Chari, lorsque mon père assurait son premier poste de pasteur à l’Église Baptist Mid-Missions de YALINGA, en Haute-Kotto. À sept (7) ans, le récit de l’utilisation atroce de bombes destructrices de vies par les Allemands contre la France et l’Angleterre, durant la Seconde Guerre Mondiale, récit fait un soir à mon père par mon instituteur en visite à la maison, me convainquit de croire immédiatement en Jésus-Christ, le Fils de Dieu, si je voulais être sauvé… au cas où une bombe venait à être lancée sur notre… village, ce qui fut fait dès le dimanche suivant cet affreux récit. Deux (2) années plus tard, je poussais mon engagement plus loin en me faisant baptiser. Dès lors, je ne cessais de braver mes copains de classe : « Les Allemands peuvent désormais jeter leurs bombes ! Moi, je suis sau-vé ! »

Trois (3) années plus tard j’entrai en 6ème au Lycée Barthélémy BOGANDA de BANGUI et m’attachai à l’Église Baptiste de Ngouciment, jusqu’à mon départ en France, en Octobre 1979, en vue de préparer une maîtrise d’Anglais à l’Université de BORDEAUX III. Entretemps, j’ai été formé au métier d’enseignant de langues à l’École Normale Supérieure d’Afrique Centrale (E.N.S.A.C.) de BRAZZAVILLE, puis ai enseigné au Lycée Moderne de BOSSANGOA (1971 – 1972), au Lycée Barthélémy BOGANDA de BANGUI (1974 – 1975), puis de 1976 à 1979, après un séjour de formation linguistique et pédagogique à l’Université de CAPE-COAST, au GHANA (1975 - 1976).

Aujourd’hui, je vis toujours en France, à BORDEAUX, dans la Commune de CENON, où j’exerce toujours mon métier d’enseignant du secondaire tout en servant le Seigneur, notre Dieu, selon l’appel reçu de Lui, dont j’étais loin, alors très loin, de m’en douter quand en 1979, juste après la chute de BOKASSA, je prenais l’avion d’Air Afrique, avec d’autres collègues de l’Éducation Nationale également mis en position de stage, comme moi, en direction de Paris.

q LA FRANCE : MON PAYS D’APPEL

Quand je récapitule, de temps à autre, le sens des évènements personnels, familiaux, administratifs et spirituels intervenus dans ma vie en France, je suis convaincu d’une seule vérité, non, de deux, cardinales :

1)     Quand on s’engage formellement pour Dieu, Il nous prend au mot et nous conduit, soit d’une manière, soit d’une autre, vers l’accomplissement irrémédiable de l’engagement formellement pris à Son égard. Mais comprend-on qu’alors, notre vie ne nous appartient plus jamais, mais à Dieu seul ?

 

2)     En toute souveraineté divine, Il sait dire à Ses enfants : « Toi : viens ici ! », ou « Toi : va là-bas : » En effet, Sa moisson est si vaste (le monde entier à évangéliser), et il y a si peu d’ouvriers…

Mon père et moi avons découvert cette première vérité quand en 1995, il confessa lui-même avoir non seulement rêvé, mais fidèlement prié pour que son fils aîné que je suis, à qui il a donné de manière prémonitoire le prénom de « Céphas » (« Pierre »), devînt un jour serviteur accompli et consacré de Dieu, d’où mes nombreuses années de séjour involontaire à l’étranger, qu’il considérait, lui, comme un « lâchage familial »…

Et moi, qui avais fait l’expérience de la conviction du péché (dur moment de vifs regrets amers et de larmes pour tous les péchés commis par le passé) le 1erJanvier 1976 au Ghana, et dont le dossier d’entrée à la Faculté de Théologie de Bangui (FATEB) avait été rejeté pour des questions de conflits inter-dénominationnels, et donc doctrinaux, j’avais cru bon endosser de manière définitive mon costume de prédicateur laïque et de m’y complaire, à ma guise, quoi qu’il arrive, et où que je sois. C’est à ce titre que je devins « ancien » à l’Église Action Biblique de Bordeaux, de 1990 à 1998, avant de rejoindre une église baptiste (Mid-Missions) plus proche de notre domicile et cela, de 1998 à 2006.

Entretemps, le Seigneur a largement pris le temps de me gaver de « Ses coups de massue paternels » visant à me faire comprendre qu’Il m’appelait à Le servir en France et cela, conformément à deux vœux personnels consciemment prononcés en 1975, à BANGUI, de Le servir toute ma vie, s’Il pouvait me délivrer de mes esclavages avérés de l’époque qu’étaient l’alcool et le sexe. Vous l’avez compris : la conviction de péché intervenue quelques mois plus tard au Ghana fut Sa réponse toute-puissante et profondément libératrice à ma requête.

Les « coups paternels » reçus en conséquence de mes vœux de service consacré furent les suivants :

§  Radiation injuste de la Fonction Publique Centrafricaine sous le prétexte fallacieux de refus de retour au pays à l’issue d’un stage de formation : en réalité, nous nous étions constitués en groupe de pression, avons rédigé, signé et envoyé en lettre recommandée avec accusé de réception une pétition collective exigeant de l’État centrafricain notre rapatriement légal à l’issue de nos différents stages de formation, officiellement initiés par lui par des textes légaux de mise en position de stage ;

 

§  Recherche, au départ désespérante, de travail, finalement fructueuse pour ce qui me concerne, avec l’obtention d’un poste de maître auxiliaire auprès du Rectorat de l’Académie de Bordeaux (Février 1984) et cela, par pure grâce de la part de mon Dieu (les factures s’amoncelaient et les huissiers…) ;

 

§  Perte de santé, ou d’emploi, ou les deux à la fois, quand la nostalgie du Centrafrique m’envahissait au point de me faire regretter, amèrement, le fait d’avoir, naïvement, pris l’avion d’Air Afrique en 1979…

 

§  Perte de ma première fille lors d’un accouchement difficile, ainsi que celle de mon fils aîné, tous restés au pays…

C’est en 1995, quand j’étais parti enterrer mon fils, que mon père et moi avions fini par faire le point sur l’action de Dieu dans nos vies respectives, de part et d’autre : ensemble, nous avions alors compris qu’un vœu sciemment prononcé reste un vœu, devant l’Éternel des cieux, et doit par conséquent être strictement tenu, conformément aux Écritures :

« 21 Si tu fais un vœu à l’Eternel, ton Dieu, tu ne tarderas point à l’accomplir, car l’Eternel, ton Dieu, t’en demanderait compte, et tu te chargerais d’un péché. 22 Si tu t’abstiens de faire un vœu, tu ne commettras pas un péché. 23 Mais tu observeras et tu accompliras ce qui sortira de tes lèvres, par conséquent les vœux que tu feras volontairement à l’Eternel, ton Dieu, et que ta bouche aura prononcés. » (Deutéronome 23 : 21 – 23).

Nous convînmes par conséquent de nous séparer dans la paix et de servir le Seigneur, notre Dieu, là où Il nous veut, et en nous donnant formellement rendez-vous au ciel, dans la gloire du Seigneur, si jamais Il ne nous permettait plus de nous revoir sur cette terre des vivants.

Mon père s’en est allé dans la gloire en 2002 et moi, je retrousse activement les manches pour exhorter, en France, au sein de notre église de maison, multiraciale, comportant une vingtaine de personnes : adultes, enfants et ados, à s’attacher formellement au Seigneur et à Le servir de tout cœur jusqu’à ce qu’Il revienne.

Quant au Centrafrique, mon pays de toujours, je ne peux qu’adopter à son égard, en raison de tout ce qu’il m’a donné, et me donne encore, aujourd’hui, l’attitude d’un certain Néhémie, déporté Juif à Babylone qui, en son temps, a su plaider la cause de Jérusalem, horriblement saccagé par les Babyloniens, et de ses habitants, pauvres parmi les pauvres, au seul endroit qui vaille la peine, c’est-à-dire, au pied du trône de la grâce du Dieu vivant :

« 1 Récit de Néhémie, fils de Hakalia. La vingtième année du règne d’Artaxerxès, au cours du mois de Kisleu, alors que moi, Néhémie, je résidais dans la ville forte de Suse, 2 un de mes frères, Hanani, arriva de la province de Juda, accompagné de quelques hommes. Je leur posai des questions au sujet des Juifs revenus d’exil, et au sujet de Jérusalem. 3 Ils me répondirent : Les anciens exilés sont installés dans la province de Juda, mais se trouvent dans une grande misère et dans une situation humiliante. Quant à Jérusalem, ses murailles ont des brèches et ses portes ont été incendiées.

4 Lorsque j’entendis ces nouvelles, je m’assis pour pleurer ; durant plusieurs jours je restai dans l’affliction, en jeûnant. Je me mis à prier le Dieu du ciel 5 et lui dis : Ah, Seigneur, Dieu du ciel, Dieu grand et redoutable ! Tu maintiens ton alliance avec ceux qui obéissent à tes commandements, tu restes fidèle envers ceux qui t’aiment. 6 Tourne ton regard vers moi, sois attentif, écoute maintenant la prière que je t’adresse, moi, ton serviteur. Jour et nuit je te prie pour nous, les Israélites, tes serviteurs ; je te demande de pardonner les fautes que nous avons commises. Oui, moi–même et mes ancêtres nous avons péché ; 7 nous t’avons offensé en désobéissant aux commandements, aux lois et aux règles que tu nous avais communiqués par ton serviteur Moïse. 8 Souviens–toi cependant de la parole que Moïse nous a adressée de ta part : Si vous ne me restez pas fidèles, je vous disperserai parmi les nations étrangères. 9 Mais si, par la suite, vous revenez à moi et prenez bien soin de mettre en pratique mes commandements, j’irai vous chercher et je vous ramènerai à l’endroit que j’ai choisi pour y manifester ma présence, même si vous êtes alors en exil aux extrémités de la terre.

10 Seigneur, nous sommes tes serviteurs, nous sommes ton peuple ! C’est nous que tu as délivrés grâce à ta force, à ta puissance irrésistible. 11 Je t’en supplie, Seigneur, sois attentif à la prière que je t’adresse et que t’adressent aussi tes autres fidèles, qui trouvent leur joie à t’honorer. Fais réussir les démarches que je vais entreprendre et permets que le roi y réponde avec bienveillance. J’étais à cette époque échanson du roi. » (Néhémie 1)

D’un autre côté, j’ai à l’égard de mon pays la pleine conviction qu’il se relèvera un jour de sa souffrance indicible, pourvu que ses dirigeants ainsi que le peuple tout entier s’humilient devant l’Éternel des cieux en se détournant radicalement, chacun pour ce qui le concerne, de tout le mal qu’il fait à l’autre, sciemment, sans aucune compassion.

Dernier engagement, formel devant l’Éternel des cieux : je continuerai à prier et à exhorter au bien, sans relâche, jusqu’à mon dernier souffle et c’est cela, le ministère d’avertissement formellement reçu de la part de mon Dieu, dès 1983, à l’égard de tous, grands et petits, ici et là-bas.

C. MABADA-MABAYE – Pasteur

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18 mai 2012 5 18 /05 /mai /2012 14:28
 
 
 
Saulet Clotaire
 
 
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La rédaction publie ci-dessous la réaction d'un de ses lecteurs suite aux méditations de Clotaire Saulet sur l'élection de François Hollande publiées également dans une de notre précédente parution. Elle tient à rappeler que les propos libres tenus par les auteurs de ces différents écrits n'engagent nullement la rédaction de C.A.P dont le seul souci est de permettre la tenue du débat démocratique sur divers sujets qui peuvent intéresser les internates.
La Rédaction
 
 
La victoire de François HOLLANDE le 06 mai dernier a fait l’objet d’une réflexion de la part de Clotaire SAULET SURUNGBA qui dans ses affabulations strictement personnelles et sa logique viscéralement haineuse à l’endroit du MLPC, s’est permis ex nihilo de prêter aux dirigeants du MLPC d’entrevoir dans la victoire de François HOLLANDE une certitude que ce dernier viendra aider le MLPC à revenir au pouvoir en Centrafrique. Il est fort utile de préciser ici que le MLPC est devenu membre de l’Internationale Socialiste grâce à la vision politique de son Président Martin ZIGUELE, Ancien Premier Ministre. Ce choix a été fait à un moment où la Droite était encore au pouvoir en France. Si on suit la logique du raisonnement politique de Clotaire SAULET SURUNGBA qui pense que le MLPC se voit déjà au pouvoir avec la victoire du Président HOLLANDE, le choix d’adhésion à l’Internationale Socialiste devait être alors considéré comme un mauvais choix voire risqué en terme de géopolitique puisque ce choix a été fait pendant que la Droite Française était au pouvoir, surtout que rien n’indiquait à l’époque un probable retour de la Gauche Française à l’Elysée.
Aujourd’hui, avec le recul, on peut accorder au Président du MLPC Martin ZIGUELE, la qualité d’un dirigeant visionnaire, un homme de conviction qui ne change pas en fonction de la géopolitique internationale. Donc l’adhésion du MLPC à l’Internationale Socialiste n’était pas de l’opportunisme politique dicté par une reconquête effrénée  du pourvoir perdu le 15 mars 2003 par le coup d’Etat du Général François BOZIZE. Dans l’émission Afrique Presse sur TV5 monde du 11 mai 2012, Martin ZIGUELE, président du MLPC a affirmé clairement que ni lui ni aucun opposant ou dirigeant africain n’avait versé dans l’infantilisme politique consistant à rêver que le nouveau Président François Hollande viendrait se battre à la place de qui que ce soit en Afrique ; et l’ancien Premier Ministre Centrafricain de conclure que François HOLLANDE est élu pour servir la France même si la politique africaine de la France devrait en principe changer notamment sur la question du réseau France-Afrique. Ces propos de Martin ZIGUELE peuvent être vérifiés en allant visionner Afrique Presse encore en ligne sur TV5.
Ainsi, l’on ne peut que s’interroger très légitimement sur les propos malveillants de SAULET SURUNGBA envers le MLPC et son dirigeant Martin ZIGUELE. Pour ceux qui ont lu le livre de SAULET SURUNGBA intitulé « CENTRAFRIQUE 1993-2003. La politique du changement d'Ange Félix Patassé », ils vont comprendre tout de suite que ce compatriote n’est guidé que par une haine viscérale vis-à-vis de feu Ange Félix PATASSE et du Parti MLPC. Il est dans sa logique de diabolisation gratuite du MLPC. Pour SAULET SURUNGBA, le MLPC n’a plus droit de cité et devrait disparaitre de la scène politique de notre pays. En démocratie, un parti politique qui a exercé le pouvoir et qui a échoué ou a été sanctionné par le peuple dans les urnes est en droit de continuer à faire vivre ses idées et repartir à la reconquête du pouvoir. Si Clotaire SAULET SURUNGBA qui n’est que l’ombre de lui-même, qui agit uniquement à son nom propre, se met à rêver qu’avec son livre haineux sur feu PATASSE et le parti MLPC, qui est étranger aux réalités quotidiennes du pays, si SAULET SURUNGBA pense qu’il pourra rentrer en Centrafrique pour devenir Président de la République comme il le prétend, alors c’est  à se poser des questions.
Ce n’est pas en allant au siège du Parti Socialiste Français pour présenter son livre de haine, tenter de dénigrer Martin ZIGUELE et demander in fine le soutien du Parti Socialiste Français pour prendre le pouvoir en Centrafrique qui fera que SAULET SURUNGBA parviendra à inquiéter le MLPC ni son Président Martin ZIGUELE. L’infantilisme que SAULET SURUNGBA tente d’attribuer au MPLPC par rapport à la victoire de HOLLANDE, c’est plutôt à lui qu’il faut l’attribuer au vu de ce qu’il est allé faire et dire au siège du PS rue Solferino. LE MLPC assume son choix d’adhésion à l’Internationale Socialiste ; le MPLC avec Martin ZIGUELE n’a pas attendu l’arrivée du Président François HOLLANDE au pouvoir pour demander à intégrer ce mouvement politique international.
Il est légitime de la part de SAULET SURUNGBA d’avoir des ambitions politiques ; qu’il ficelle et présente un projet de société aux Centrafricains, qu’il crée son parti ou adhère au parti de son choix. Mais s’il veut combattre le MLPC ou Martin ZIGUELE ou un autre parti ou un autre homme politique de notre pays, qu’il le fasse dans le cadre de l’éthique politique et des règles démocratiques, au lieu de tomber si bas en versant dans la haine viscérale gratuite. Qu’il aille à la rencontre du peuple centrafricain pour leur parler de son projet ou du projet de société d’un parti qu’il soutient afin d’obtenir la confiance du peuple. ZIGUELE Martin, homme de paix et homme d’Etat tel qu’on le connaît ne répondra jamais à SAULET SURUNGBA même si c’est la énième fois qu’il subit des attaques de la part de ce compatriote.
En lieu et place de l’infantilisme politique et de l’opportunisme politique attribués à tort par SAULET SURUNGBA au parti MLPC et à son dirigeant Martin ZIGUELE, on doit plutôt dire que le MLPC et son Président ZIGUELE ont une idéologie politique, de la conviction politique et l’affirment avec constance et ne changent pas au gré de la direction politique du vent qui souffle en France ou ailleurs. Pendant que Nicolas SARKOZY et l’UMP étaient au pouvoir, Martin ZIGUELE et le MLPC ont toujours affirmé qu’ils étaient ancrés dans les valeurs de la Gauche. Aujourd’hui, ils le réaffirment à nouveau avec le retour de la Gauche au pouvoir. Cela s’appelle de la constance politique et non de la transhumance politique, Monsieur SAULET SURUNGBA Clotaire et cher compatriote.
En tant que compatriote et observateur avisé de la politique centrafricaine, nous ne pouvons que réagir intellectuellement pour éclairer les lecteurs et les Centrafricains sur le mobile réel des attaques ex nihilo de SAULET SURUNGBA à l’endroit du MLPC et de son Président Martin ZIGUELE.
Clovis OUEFIO
    
 
La rédaction publie également cette lettre adressée à Martin Ziguélé Président du MLPC par le même Clotaire Surungba Saulet qui est décidemment très prolixe ces derniers temps surtout à l'égard du MLPC et son Président, proposant à ce dernier un débat public suite au passage de Martin Ziguélé à l'émission le TALK d'AFRICA 24 du 16 mai 2012.
On doit se demander de quel droit Clotaire Saulet peut-il dénier  à Martin Ziguélé le droit de parler de la RCA sur les medias de son choix ? En tant que leader d'un parti politique et dans toute démocratique, c'est la moindre des choses qu'un dirigeant de parti puisse s'exprimer librement et tenter d'orienter la vision de ses compatriotes afin qu'ils puissent le suivre ou le rejoindre dans son combat pour la prise du pouvoir. C'est la vocation première d'un parti politique et de son leader. Par ailleurs, Clotaire Saulet n'étant pas leader d'un parti politique, on a quelque mal à comprendre qu'il veuille absolument "débattre en public" avec Martin Ziguélé qui lui, est chef d'un parti politique et n'a jamais prétendu à notre connaissance qu'il détenait la vérité infuse et le monopole de la certitude sur les sujets touchant la RCA. C'est pour le moins très présomptueux de la part de Clotaire Saulet.
La Rédaction 
Cergy-Pontoise, le 18 mai 2012
A Monsieur Martin ZIGUELE

Président du Mouvement de Libération
Du Peuple Centrafricain ( MLPC )


Objet : Demande d’entretien public


Monsieur le Président,

Nous venons de suivre avec un très grand intérêt le « TALK – Martin ZIGUELE- Centrafrique », cette émission de la chaîne panafricaine AFRICA24.
Nous faillirons à un devoir moral, politique et intellectuel si, tout en nous félicitant de votre disponibilité à éclairer, à votre manière, l’opinion nationale et internationale des tristes réalités centrafricaines, nous nous complaisons dans une posture qui nous mettrait en porte-à-faux contre notre conscience, contre ce que nous savons de la République centrafricaine pour laquelle nous dénions fermement le droit à quiconque d’avoir le monopole d’en parler.

Ainsi, avons-nous l’honneur de venir, très respectueusement auprès de votre personnalité, solliciter un entretien sur AFRICA 24 aux jour, date et heure de votre convenance.

Nous voulons, à travers cet exercice démocratique, témoigner de notre attachement viscéral aux principes élémentaires de la Démocratie et aux valeurs de gauche que nous sommes censés partager, et ce, jusqu’à la preuve du contraire.
En cette période où notre Pays d’adoption et Terre d’asile, la France, liée par une longue histoire coloniale et par la Francophonie à notre Pays d’origine, le Centrafrique, est en train d’envoyer des signaux très forts en direction du monde où la déshumanisante mondialisation ne cesse de faire des ravages, ce débat, nous le souhaitons, doit se tenir dans des conditions normales et dans un état d’esprit de recherche permanente de la vérité et nous devons constamment, vous et nous, avoir en mémoire, cette déclaration de Mme Edwige AVICE, ancien ministre français de la Coopération sous François MITTERRAND et qui disait :
En vue d’échanger avec méthode et de manière scientifique, nous vous suggérons quelques documents nécessaires à la bonne information des téléspectateurs car, toute tentative d’enfumage avérée ou subtile, ne nous serait d’aucun bénéfice. Nous listons ainsi lesdits documents :
a) « Centrafrique 1993-2003 – La politique du Changement d’Ange Félix Patassé » - Editions L’Harmattan 2012,

b) Lette du Bureau Politique du MLPC au Président de la Commission de la CEMAC du 18 avril 2012, publiée par Centrafrique Presse – CAP de M. Prosper NDOUBA,

c) Lettre ouverte au Président du Bureau Politique du MLPC du 25 avril 2012, publiée par « Le CONFIDENT » de M. Mathurin MOMET - Réaction de Clotaire SAULET SURUNGBA ,

d) Méditons avec sérénité la victoire de François HOLLANDE, publié par « L’HIRONDELLE » de M. Judes ZOSSE- Réflexion de Clotaire SAULET SURUNGBA.

Nous vous prions de croire, Monsieur le Président, en l’expression de notre déférente considération.
Clotaire SAULET SURUNGBA
Enseignant, Syndicaliste, Militant associatif, Ecrivain
 
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17 mai 2012 4 17 /05 /mai /2012 17:06

 

 

 

 

Bozizé KNK

 

 

Ce qui se passe en CENTRAFRIQUE se passe de commentaires pour ne pas être inimaginable. En effet, sous une menace exprimée sans la moindre complaisance à l'opposition politique centrafricaine, l'homme actuellement fort à BANGUI s'exprime dans des termes des plus ahurissants, pour ouvrir un dialogue avec ceux qu'il n'a jamais voulu écouter, et qui se trouvent être ses opposants politiques.

Ainsi, sans porter de gants, il déclare : « L'occasion viendra où je vais vous convoquer individuellement ou en groupe pour discuter. Que ça vous plaise ou non, c'est ce ce que j'ai trouvé à vous dire ! C'est aussi cela la démocratie...... Je ne peux pas discuter avec quelqu'un de l'opposition qui ne veut pas dialoguer avec moi. »

A travers cette courte intervention, l'on comprend clairement pourquoi le CENTRAFRIQUE reste empêtré dans ses difficultés, pourquoi rien ne peut avancer dans ce pays. L'on voit clairement que non seulement les propos que l'on tient çà et là, les décisions que l'on prend pour résoudre tel ou tel problème, ne rentrent pas dans leur phase d'application, tout simplement parce que les mots n'ont pas le sens qu'on leur donne. Ils ne sont donc pas compris tel qu'on devrait les comprendre.

Les propos de l'homme fort de Bangui portent en eux toute l'expression de violence et d'arbitraire tout ce qu'il y a de plus antidémocratique et de dictatorial. Ainsi, lorsqu'on veut tendre la main à quelqu'un, pour l'aider ou pour solliciter son concours, on ne le convoque pas, on l'invite ou on le convie. Lui dire que cette convocation doit être reçue et acceptée coûte que coûte « que cela vous plaise ou non » est comme embarquer quelqu'un manu-militari dans une entreprise dans laquelle on décide de l'associer.

Engager un dialogue suppose être disposé à écouter celui avec qui l'on veut converser, être prêt à entendre et à prendre en considération ses propos, qu'ils aillent dans le même sens que les vôtres ou qu'ils soient contradictoires aux vôtres.

Contrairement à ce que pense l'homme fort de Bangui, la démocratie, ce n'est pas imposer ses vues aux autres, pour la simple raison qu'on est plus fort qu'eux.

L'homme fort de Bangui a organisé à sa manière l'élection présidentielle de 2011, suivie d'une mascarade d'élections législatives que ses opposants ont contestées, au point de mettre en place un Front pour l'Annulation et la Reprise de ces Élections.

En dépit de cette organisation qui existe encore aujourd'hui, et qui n'aurait pas dû voir le jour si les adversaires politiques de l'homme fort de Bangui avaient été écoutés à temps opportun, l'on n'a pas manqué de mettre en place une assemblée qui n'a de qualificatif que familiale ou clanique, là où elle devait être nationale.

En plus de ces extravagances, on a l'outrecuidance de parler de démocratie quand on se montre autiste et autocrate.

Le mal dans toute cette tragédie, puisque c'est de tragédie qu'il s'agit, c'est que l'opposition centrafricaine a du mal à se hisser à la hauteur d'une opposition capable d'ébranler le pouvoir excessif de la poignée d'hommes qui entraînent le CENTRAFRIQUE dans la galère.

Le seul fait de voir certains hommes de l'opposition se rendre à une réunion convoquée quelques heures seulement avant sa tenue, sans au préalable disposer de l'ordre du jour de cette rencontre, pour se voir monter les bretelles dans des termes tels que ceux employés par l'homme fort de BANGUUI, montre le degré de maturité politique que l'opposition centrafricaine doit atteindre pour voir murir un jour les fruits de sa lutte.

L'opposition politique centrafricaine existe bien sûr, mais elle doit faire preuve d'une réflexion plus approfondie des problèmes auxquels elle fait face, afin de trouver les attitudes, les parades et les solutions appropriées pour un aboutissement véritable de sa lutte.

Les excès, les exactions et les provocations orchestrées par le pouvoir en place sont des atouts sans pareils que l'opposition doit exploiter pour ébranler la muraille tyranique de BANGUI.

L'heure n'est plus aux convocations de réunions dont les résolutions, bien que souvent empreintes de bon sens et d'espoir, finissent toujours dans les poubelles de l'oubli et de l'histoire.

L'opposition centrafricaine doit savoir où elle va, elle doit savoir ce qu'elle veut vraiment. Le pouvoir de BANGUI ne doit pas lui indiquer son chemin, ni lui imposer ce qu'elle doit accepter.

Le CENTRAFRIQUE a trop souffert et continue de souffrir. C'est pour cela que l'opposition centrafricaine doit renvoyer à son auteur, la réplique de ses propres propos :

« La démocratie et l'alternance politique doivent être inscrites dans l'évolution contemporaine du CENTRAFRIQUE, qu'on le veuille ou non. Le respect de la constitution reste le seul garant de la réalisation de cette démocratie et de cette alternance politique. »

 

Passi ni a lingbi awe

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17 mai 2012 4 17 /05 /mai /2012 01:50

 

 

 

 

Djanayang Godfroy

 

C’est l’un des grands auteurs Français en la personne de Jean -Jacques Rousseau qui établit qu’une organisation sociale "juste" repose sur un pacte garantissant l’égalité et la liberté entre tous les citoyens. Ce pacte est contracté entre tous les participants, c’est-à-dire l’ensemble exhaustif des citoyens.

Dans le pacte social, chacun renonce à sa liberté naturelle pour gagner une liberté civile. La souverainetépopulaire est le principe fondamental du contrat social. L’indivisibilité de cette souveraineté est un autre principe fondamental, par lequel il faut comprendre que le pouvoir du Souverain ne saurait être divisé. Rousseau emploie ce terme pour désigner le peuple souverain et il ne peut s’en séparer par intérêt particulier, car l’intérêt particulier est contraire à la recherche de l’intérêt général, seul objectif du contrat social.

Ce contrat social, Rousseau le voit comme faisant suite à l’état de nature dans lequel règne la loi du plus fort. Pour lui, la loi du plus fort ne peut être un principe directeur d’une société car il est incompatible avec l’intérêt général, et donc avec le contrat social : « Le plus fort n’est jamais assez fort pour être toujours le maître, s’il ne transforme sa force en droit et l’obéissance en devoir. »

La dissolution du contrat social, c’est le retour à l’état de nature, primitif, présocial, « tyrannique et vain ». Une société qui rompt son contrat social ne serait plus une société.  Soumettre la puissance au droit et faire que la justice soit forte implique une démystification de l’expression mal formée « droit du plus fort » qui aligne deux ordres hétérogènes : celui de la réalité physique et celui de la moralité. Pour Rousseau, nul n’est vraiment maître en raison de la réalité physique, on doit s’appuyer sur la réalité morale : « transformer la force en droit » et « l’obéissance en devoir ».

La date du 27 décembre 2004,  a été une marque de l’histoire de la politique centrafricaine elle a permis au peuple centrafricain de prendre un engagement devant le monde entier et  aussi devant sa propre nation en adoptant un pacte social dénommé la « Constitution Centrafricaine ». L’engagement pris par le peuple Centrafricain à la date mentionnée ci-haut  s’associe  conjointement  avec le principe de « pacte suns verda » qui veut dire que l’engagement de la parole donnée s’impose aux citoyens Centrafricains  comme  un  principe juridique et exécutoire sans dérogation.

Mais depuis les grandes révolutions qui ont secoué le Moyen  Orient et le Sénégal, les tributaires de pouvoir public en Centrafrique semblent contourner la législation  par la mise en place  des stratégies politiquement lourdes permettant de mettre en rupture l’engagement du peuple en lui proposant une loi portant sur le projet de la modification du code électoral. L’intention manifeste qui caractérise ce projet de  loi a pour seul but de renoncer à un pacte social sans avoir véritablement l’autorisation du peuple centrafricain.

Bien que ce projet de loi émane du pouvoir exécutif malheureusement, à ce jour le gouvernement centrafricain souffre d’une crise liée à sa crédibilité et surtout sa légitimité du fait que lors des deux scrutins groupés dernièrement en République centrafricaine, les différents résultats qui sont issus de ces scrutins ont été contestés par les forces d’opposition et par la communauté internationale notamment l’Union Européenne et la Francophonie. Dans le contexte actuel, l’Assemblée Nationale ne dispose pas de la  légitimité suffisante pour la validation d’une telle reforme. Les députés qui se prononceront favorablement sur ce projet de loi trahiront les valeurs de la république et porteront la responsabilité d’instabilité et de la misère du peuple centrafricain. Face à ce climat d’instabilité politique que le pays traverse actuellement, il sera judicieux de laisser le peuple  se prononcer en toute liberté.

Si les ONG qui sont les défendeurs des droits de l’homme et les différentes classes politiques en République centrafricaine ont rebondi pour condamner avec dernière énergie cette intention de modification du code électoral, sans doute cela invite certainement chaque citoyen centrafricain à se demander pour quelles raisons veut-t- on au grand jour apporter une modification sur le code électoral ? 

Pour prendre le sujet au vif, le projet de ce coup d’état contre les valeurs constitutionnelles ne se limite pas au projet des réformes à faire concernant le code électoral mais c’est une première tentative de coup de force qui préparera effectivement le terrain à la modification de la constitution sur le sujet du mandat présidentiel. Et pourtant le peuple centrafricain à pris un engagement a travers le « pacte social qui est la constitution du 27 décembre 2004 dans son article 24 dispose que la limite de la durée du mandat de président de la république est de cinq (5) ans. Le mandat est renouvelable une seule fois.»

Malgré toutes les contestations  du régime de président François BOZIZE,celui-ci s’est maintenu au pouvoir et se trouve à son deuxième mandat. Certainement que l’héritage politique et démocratique qu’attend le peuple centrafricain ne se confrontera pas au diable de la modification de la constitution.

Sans doute que l’exemple d’ABDOULAYE WADE servira comme leçon comprise.

«La constitution centrafricaine est un pacte social pour chaque citoyen, nul ne viendra remettre en cause sa valeur républicaine »

Godfroy-Luther GONDJE- DJANAYANG

Expert – Analyste en Gestion des crises politico- militaires.

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14 mai 2012 1 14 /05 /mai /2012 15:38

 

 

 

 

Hollande F


13 mai 2012  Juliette Abandokwe


Aux éternels pessimistes, qui, munis de la science infuse ont déjà condamné François Hollande, et à ceux qui par principe seront d'accord avec eux, nous devrions rappeler ici que le Président de la France n'est pas l'unique garant de la Françafrique. 

Quelle que soit sa volonté, il fait face en arrivant au pouvoir, à un système lourdement ancré dans les habitudes de la France, et surtout depuis plus de 50 ans. Ceux qui naïvement pensent que Hollande va tout changer du jour au lendemain, oublient le pouvoir d'autres acteurs, comme notamment l'empire industriel français, autant commercial que militaire. 

Ensuite, la victimisation systématique dans laquelle se vautrent bon nombre d'Africains, leur fait perdre la faculté de se remettre en question, d'utiliser l'intelligence avec laquelle ils sont nés avant d'être formaté bon gré malgré. La France n'est pas la seule responsable. Ni ses sous-préfets abuseurs locaux. Nous sommes tous responsables de notre destin, du destin de la terre que nous ne traitons pas toujours très bien. 

Nous ne pouvons pas éternellement accuser les autres de nos malheurs. S'il est vrai que notre passé ne nous avantage guère, notre futur est devant nous, autant que le futur de la France et des autres. Tant que la soumission que nous subissons reste dans nos esprits synonyme de paix, nos ennemis auront toujours l'outrecuidance de s'autoproclamer "Le choix du peuple" avant même que le peuple ait exprimé son avis par le vote. 

Prenons-nous donc en main, regardons autour de nous, et faisons le constat amer de nos tentatives de sortie de crise. La jalousie et l'appât du gain immoral, les luttes de pouvoir et de leadership, le refus d'écouter les autres et d'accepter les avis divergeant, la soif d'auto-glorification, et le besoin de s'imposer par l'abus, sont autant d'éléments qui n'avantageront pas un fonctionnement constructif et positif, car surtout ils nous font systématiquement perdre de vue le Bien de la Nation, le Bien public. 

Les autres nous ont imposé leur marque au fer rouge, c'est vrai. Mais nous pouvons sortir de là, regarder en avant, au lieu de toujours pleurer sur le passé. Même s'ils ne se ressemblent pas, les échecs se suivent, absence de stratégie viable oblige.

 François Hollande a été élu par les Français, pour la France. Ne lui laissons pas croire que nous ne savons pas ce que nous voulons. C'est à nous de faire preuve d'un comportement mature et réfléchi, qui force le respect et qui, au fur du temps, mènera à un partenariat de gagnant-gagnant. 

Pour le moment, nous sommes divisés, incapables de nous organiser autour d'un objectif consensuel, exagérément naïfs devant les diversions à gogo, et incapable de faire de projets réalistes et concrets, tant nous sommes facile à tromper. Cette faiblesse n'est qu'une simple brèche pour ceux qui n'ont pas de temps à perdre... 

Quand serons-nous capables de leur montrer que nous aussi n'avons vraiment plus de temps à perdre.......


http://juliette.abandokwe.over-blog.com/article-francafrique-quelles-responsabilites-105110360.html

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