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  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
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17 juillet 2012 2 17 /07 /juillet /2012 22:50

 

 

  Bozizé Y

 

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pont de Kouki avant

 

ACF-4_pics_809.jpg

 

 

  Sylvain-Ndoutingai   Feindiro

 

  pont de Sica 3

 

                                          pont effondré de SICA 3 sur l'avenue de France

  

 

Francis Boz  Bozizé 15 mars 2011 

 

  ecole primaire en RCA

 

                              des enfants dans une salle de classe en RCA aujourd'hui

 

 

 

 

 

 Bozizé met les galons de colonel à son fils Francis

Bozizé épinglant les galons de colonel sur les épaules de son rejeton Francis

 

 

chantier Ngouandjika building hôtelier

palace en chantier du ministre Fidèle Gouandjika milliardaire de Boy-Rabe

 

 

 

 

camion rca 3

 

 

Bozizé avec l'émir du Qatar QNA EmirCentAfr191921112011

 

                                 Bozizé en pleine mendicité chez l'émir du Qatar

Bozizé au Qatar

 

 

symbolique de la RCA selon Forbes

 

 

pont provisoire Langbassi

                         Passerelle Langbassi après l'effondrement du pont

 

 

villa de Claude Richard Gouandja au nom de Polagba

                                          Villa Claude Richard Gouandja

 

 

 

Bozizé honoris causa

 

 

Bozizé fait du sport

 

 

Les différents bulletins journalistiques qui nous parviennent de BANGUI n'étonnent plus personne. Des ponts qui s'écroulent dans la capitale et qui ne peuvent pas être réparés, des routes qui ne permettent pas de rejoindre les villes de province dans les conditions les meilleures, des rebelles qui donnent du fil a retordre aux pauvres villageois éloignés de la capitale et qui ne peuvent même pas s'assurer le minimum vital à cause d'une insécurité chronique, des mères qui ne trouvent  un peu d'eau potable qu'au prix de leur sommeil et parfois de l'abandon pendant des heures et des heures de leurs pauvres petits enfants encore mineurs ( restés seuls dans la maison), tout simplement parce qu'elles doivent passer de longues heures dans des files afin de pouvoir se procurer l'indispensable liquide journalier pour leur cuisine et leur consommation, sans parler de toutes les pénuries qui alimentent leur quotidien au niveau sanitaire, alimentaire et éducatif, telles sont les différentes épreuves qui constituent les dures épreuves du parcours du combattant auquel le peuple de cette République de  « CENTRAFRIQUE » est assujetti.

Quand une rumeur de complot politique survient, qui est censé engendrer l'insécurité au niveau du pouvoir établi, les solutions pour éradiquer un tel problème sont vite trouvées : on arrête les comploteurs qu'on enferme dans des geôles blindées, on leur retire le passeport pour qu'ils ne puissent pas sortir du trou centrafricain, on empêche leurs familles de faire le moindre geste. On a tous les moyens pour résoudre le problème posé.

Pauvre peuple centrafricain, pauvre mère centrafricaine, ton fils peut ne pas aller à l'école, personne  n'en sera indigné.

 

Ta petite fille de six ou sept ans peut aller parcourir les rues dangereuses de la ville pour chercher à trouver de l'eau potable, personne ne se souciera de son si jeune âge.

Ton oncle peut trouver la mort à la suite d'une attaque armée, il ne faudra s'attendre à aucune enquête car ceci fait bien partie du lot de chacun.

Tu peux travailler sans percevoir à temps ton salaire, ta pension, ou tout autre fruit de tes efforts qu'importe. La justice n'est pas  faite pour tout le monde.

La REPUBLIQUE existe pourtant, avec un CHEF de L'ETAT, un PREMIER MINISTRE entouré d'un GOUVERNEMENT, une ASSEMBLEE NATIONALE avec des REPRESENTANTS du PEUPLE, une ADMINISTRATION avec des fonctionnaires chargés d'envisager, de planifier et de résoudre tous les problèmes techniques.

Mais pourquoi diantre tout cet appareil ne fonctionne-t-il pas ?

Pourquoi a-t-on un CHEF de l'État et pourquoi un PREMIER MINISTRE, un GOUVERNEMENT et une ASSEMBLEE NATIONALE ?

On fera porter la charge de la défaillance générale sur la CRISE que traversent la plupart des pays du monde, mais il y a des pays qui s'en sortent bien malgré cette CRISE, il y a des pays qui font des efforts pour alléger le poids de la CRISE, on le sait bien.

On dira qu'on n'a pas de pétrole comme certains de ces pays.

Mais se demande-t-on ce qu'on a , que ces pays n'ont pas ? Que faire de notre terre fertile . Que faire de nos rivières, de nos forêts, de notre faune ? Et que faire de notre intelligence ? De notre savoir-faire ? Ne sont-ce pas des ressources aussi exploitables que l'est le pétrole ?

Et un GOUVERNEMENT, c'est fait pour exploiter toutes ces ressources. Une ASSEMBLEE NATIONALE, c'est fait pour contrôler l'exploitation de ces ressources et trouver des règles appropriées pour mieux gérer ces richesses et assurer la sécurité pour tous.

Un CHEF d'État n'es pas forcément le plus instruit ni le plus intelligent de son peuple. UN CHEF est celui qui sait le mieux s'entourer. Et le mieux s'entourer n'est pas l'agglomération de parents proches ni d'amis autour de soi. Un bon entourage ne se vérifie que par la CONFIANCE que celui-ci peut tirer du peuple au bénéfice du pouvoir établi. Cette confiance ne peut venir que de la compétence des uns et des autres, de l'esprit d'équité, de solidarité et de la détermination dont ils sont animés.

Le limogeage de certains barons du pouvoir de BANGUI n'étonne personne. Il était évident que cela devait arriver un jour, et pour ceux qui seraient surpris, il faut bien dire qu'ils ne sont pas encore au bout de leur surprise. Ils auraient même dû se rappeler le proverbe africain qui n'accepte pas « deux crocodiles dans une même rivière ».

Et s'il y a une leçon à tirer du récent limogeage de certains caciques du pouvoir, c'est de se dire qu'une tâche à moitié accomplie n'est pas complètement accomplie.

Il convient maintenant d'aller au fond des choses. L'opposition centrafricaine a fait des revendications qu'il convient d'entendre. Le PREMIER MINISTRE avec son GOUVERNEMENT actuel a fait preuve de trop de laxisme empreint de beaucoup d'incompétence.

C'est dire la nécessité d'un changement radical consensuel, pour trouver assez rapidement les solutions susceptibles d'alléger les souffrances des centrafricains et de donner à notre pays un autre visage, le visage de ces périodes où il était qualifié de SUISSE AFRICAINE, un endroit où il faisait bon vivre.

NOUS NE SOUHAITONS QUE CELA.

 

ZO E YE KODRO TI LO

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Centrafrique-Presse.com - dans Opinion
14 juillet 2012 6 14 /07 /juillet /2012 01:46

 

 

 

assemblee nationale

 

 

Avant la conférence -débat du FARE-2011 France du dimanche 15 juillet, un compatriote a cru devoir exprimer ci-dessous son point de vue sur les enjeux politiques de la situation nationale aujourd'hui.

 

La Rédaction

 

Au vu des réalités dramatiques qu'a vécues et que vit le CENTRAFRIQUE aussi bien avant les dernières opérations électorales majeures ( présidentielle et législatives ) organisées en 2011 qu'après, et plus précisément après les derniers soubresauts et secousses politiques qui plongent la nation dans un avenir  incertain, l'opposition politique centrafricaine devrait prendre le temps de la réflexion pour mettre en place une stratégie efficace, crédible et pouvant atteindre la clairvoyance des CENTRAFRICAINS dans leur ensemble pour les amener à suivre le mouvement collectif et solidaire imprimé par les partis d'opposition.

 

La mise en place du FARE 2011 a été une bonne initiative, une initiative qui a montré ses limites car jusqu'aujourd'hui, les deux raisons fondamentales, à savoir l'ANNULATION et la REPRISE des élections contestées, qui ont justifié la naissance de cet ensemble, sont toujours des messages inaudibles, qui ont donc beaucoup de mal à être entendues pour être exaucées.

 

Beaucoup de dérapages dans la gouvernance du CENTRAFRIQUE ont donné moult grains à moudre à l'opposition pour huiler sa machine stratégique en vue d'atteindre ses objectifs politiques : à  aucun moment de sa jeune histoire, le CENTRAFRIQUE n'a vécu dans l'abîme d'insécurité au fond duquel il est jeté, pas plus qu'il n'a vu son territoire se réduire aux seules limites de la capitale, le reste étant sous aucun contrôle sûr de l'autorité politique. Il n'en demeure pas moins vrai du taux de mortalité grimpante, de l'invasion des maladies de toute nature et de la croissance galopante de la misère suite aux différentes pénuries caractérisées par le manque d'eau potable dans certaines régions, les coupures intempestives d'énergie électrique et par d'autres difficultés liées aux réseaux routiers impraticables.

 

Le CENTRAFRIQUE a souvent été gouverné par des hommes dont l'incapacité ou la médiocrité était perceptible des aveugles, car bon nombre de ceux qui n'en voyaient pas la peine n'ont jamais été effleurés par l'idée de  mêler leurs actions à celles d' une équipe d'aventuriers, convaincus qu'avec une telle cuisine, aucune avancée significative dans le sens du vrai développement du pays n'était possible. Si l'on peut condamner ceux qui ont volontairement décidé de ne participer à aucun gouvernement, aucune administration de cette nature, il convient maintenant de se demander ce qu'il faut faire pour les convaincre à entrer en jeu, à apporter leur pierre à la construction nationale. Cela ne peut se faire que sans la moindre manipulation, mais avec la force de la conviction et la détermination exprimée sans la moindre dissimulation.

 

Aujourd'hui, le pouvoir de BANGUI veut se faire une peau neuve. Il veut se faire une peau neuve tout en gardant sa vieille peau, sans la moindre volonté de la laver ou de la changer vraiment et radicalement.

 

Il sait qu'il peut toujours compter sur les ventres affamés qui n'ont plus de  cœur et de tête, pour ne pas avoir d'oreilles et d'yeux. Des ventres qui courront tout suite une fois la soupe servie, sans se demander de quelle soupe il s'agit, quand bien même elle serait préparée précipitamment avec des ingrédients inconciliables, et leur donnerait l'urticaire, pour ne pas leur provoquer une forte diarrhée.

 

Le FARE 2011 ne s'est pas donné un programme appuyé sur une stratégie politique échelonnée dans  un espace de temps donné. A moins que nous nous trompions sur ces données.

 

Ce qu'il convient de faire aujourd'hui, c'est de cibler les actions, de clarifier les objectifs et de chercher à les atteindre dans un laps de temps donné, pour éviter le risque de s' y éterniser. Le SENEGAL nous a montré le bon chemin.

Les remarques que nous faisons ici ne doivent pas être perçues comme éléments pour déstabiliser le FARE 2011, mais plutôt comme une contribution à la réflexion.

 

Le CENTRAFRIQUE mérite mieux car il a des hommes valables qui ne sont pas à leur place,  nos jeunes footballeurs en ont fait la démonstration et nous leur en sommes infiniment reconnaissants.

Le changement ne viendra que lorsque ces hommes auront décidé à y participer ; les partis politiques d'opposition doivent le savoir pour œuvrer dans ce sens. Cela suppose beaucoup de force de conviction et une autre pratique politique.

       

ZO A YE KODRO TI LO

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Centrafrique-Presse.com - dans Opinion
14 juillet 2012 6 14 /07 /juillet /2012 01:39

 

 

 

 

Olivier Gabirault

 

 

DECLARATION N°01/A.C.D/12/P/12

                                          ------------------------------------------------------

CONCESSION POUR UN QUART DE SIECLE DES FORÊTS DU SUD EST DE LA REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE A LA SOCIETE CARBON ESSENCE

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Le Bureau Exécutif de l’Association Centrafrique Demain lit depuis quelques jours dans la presse des rumeurs concernant la concession des forêts du Sud Est de la République Centrafricaine à une société israélienne dénommée Carbon Essence tantôt pour 20 ans, tantôt pour 25 ans contre des gains annuels non précisés avec exactitude.                                                                                                   Tout en reconnaissant au gouvernement la compétence constitutionnelle  de négocier des accords, l’A.C.D rappelle que ceux qui concernent  les finances publiques, l’environnement et les richesses naturelles du pays ne peuvent être ratifiés qu’avec l’autorisation préalable de l’Assemblée nationale, conformément à l’art 69 de la constitution du 05 décembre 2004.                                                                                 L’art 69 de la constitution parle certes de traités, mais le terme contrat utilisé dans cette transaction ne doit pas tromper car il s’agit d’un engagement sur des matières soumises à l’autorisation préalable de l’Assemblée Nationale. Ce n’est pas du tout  par hasard que la constitution a partagé les rôles en donnant la compétence de négocier, de signer des traités, des accords, conventions  au Gouvernement en réservant l’autorisation de ratifier, c'est-à-dire l’avis du peuple à être définitivement lié par des  engagements découlant des démarches de l’exécutif à l’Assemblée Nationale.                                                                        Compte tenu du fait le paraphe ou la signature d’un accord à caractère international, ne lie  pas encore l’Etat, l’A.C.D demande à l’Assemblée Nationale de donner publiquement son avis sur cette concession de richesse naturelle de la nation conformément à l’art 69 de la constitution.                                                                                                                                 Elle demande par ailleurs à la société israélienne Carbon Essence de s’assurer (dans son intérêt), du respect des procédures et textes centrafricains concernant la concession de ressources naturelles du pays.

                                                                           Le Président de l’A.C.D

                                                                           E. Olivier GABIRAULT

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12 juillet 2012 4 12 /07 /juillet /2012 23:04

 

 

 

 

 

Pacome-Pabandji-opinion.JPG

 

La situation en Centrafrique va de mal en pis. Du sécuritaire au sanitaire en passant par le social et le politique, rien ne va au pays où tout est permis. Il ne se passe jamais 2 heures sans que l’on entende parler d’une attaque armée dans une des régions de la République centrafricaine. La quasi-totalité des villes des provinces du pays vivent l’enfer à cause tantôt des rebelles du FPR de Baba Laddé, tantôt de ceux de la LRA de Joseph, tantôt des bandits armés qui sévissent en semant horreur et désolations dans ces régions.

D’ores et déjà, après une année de « négociation » avec la Convention pour la justice et la paix (CPJP) dirigée par Abdoulaye Hissein, les « vrais » responsables de cette rébellion viennt de se prononcer à travers une déclaration contraignant le gouvernement à entamer une véritable étape de pourparler avec cette rébellion. Cette rébellion rappelons-le, réclame toujours et encore que lumière soit faite sur les conditions d’élimination de Charles Massi, l’une des conditions sine qua non de négociation. Le gouvernement sachant très bien cela, a préféré contourné pour piocher Abdoulaye Hissein traité aujourd’hui de traitre par ses compères.

En plus de cela, la situation alimentaire vient enfoncer le clou avec la hausse constante des prix des denrées alimentaires. D’ores et déjà, la cuvette de manioc coûte 4000 F CFA parce que dans les provinces, la situation est aussi alarmante, pendant que le ministre de l’agriculture, M. Fidèle Ngoundjika ne cesse de crier sur les toits « trois repas par jour ». Outre aspect de la vie difficile en Centrafrique, l’aspect sanitaire n’est pas à négliger du moment où tous les hôpitaux du pays rencontrent d’énormes difficultés de matériels de services quand bien même ces matériels sont moteurs d’une bonne marche des diagnostics. D’ores et déjà, le service de radiologie est quasi inexistant dans le pays, ou alors coûte une fortune.

A l’hôpital Communautaire de Bangui, ce service est in opérationnel depuis plusieurs mois et ce n’est que silence de la part du ministère de tutelle et du gouvernement en général. En ce moment, dans presque tous les classements négatifs du monde, la République centrafricaine figure en tête de liste. Cependant, à l’intérieur du pays ce n’est que la guerre de positionnement, la corruption, le népotisme, etc. qui gangrènent les administrations, au lieu que les gens fassent de leur mieux pour avancer les choses. Pour de simples rumeurs, de nombreux concitoyens sont en moment traqués pour avoir dit-on, pris part à une tentative de déstabilisation de pouvoir.

Cependant, au niveau de la justice il n’y eu aucune interpellation afin que les « vrais » coupables puissent répondre de leur acte. D’autre part, depuis plus de trois mois des gens sont écroués pour dit-on, détournement et/ou complicité de détournement. Cependant, pendant tout ce temps-là il n’y a pas eu de procès équitable. Autre affaire qui traîne encore, 13 centrafricains avaient été retrouvés morts, massacrés, le 22 mars 2012 à Ngunguinza sur une mine de diamant dans la zone de CAWA Safari, une société de Safari qui a parvenu à corrompre une majeure partie des autorités. Malgré cela, même si les responsables de cette société se retrouvent sous les verrous, les choses traînent encore au niveau de la justice. De ce point de vue, l’on est obligé de parler d’une faiblesse de la justice qui serait peut être manipulée comme une marionnette. Loin s’en faut, il faut ajouter l’aspect chômage dans ce malheur qui engouffre la République centrafricaine. Les ministres sont quasi inexistants si ce n’est que de présider des cérémonies officielles. Le ministère de la santé fait face à de nombreux problèmes dont le manque des structures sanitaires et des matériels adéquats dans les centres hospitaliers ; le ministère de la fonction publique a un sérieux déficit de fonctionnaires mais a des problèmes pour employer des jeunes diplômés sans emplois ; le ministère de la défense a de la peine à assurer la défense du territoire, la porosité des frontières inquiète, les groupes armés pullulent. Quel rôle joue le gouvernement ?

Par Pacôme PABANDJI

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6 juillet 2012 5 06 /07 /juillet /2012 12:16

 

 

 

 

 

 

Zarambaud

 

Au merveilleux pays des records négatifs,

Des paradoxes et des supers plumitifs, (0)

Ainsi qu’un tonnerre dans un ciel sans nuages

L’incroyable nouvelle avait surpris les sages :

Le puissant Vice – Roi, naguère porte – drapeau

De la philosophie bêlante du troupeau

Venait brutalement de choir (1) dans la poussière

Où l’avait envoyé un coup dans le derrière

Férocement asséné par le brodequin

Du Grand Libérateur le traitant de faquin (2)

Et d’Arsène Lupin qui, sournoisement, trame

Intrigues et complots d’une façon infâme

En vue de perpétrer un sanglant Coup d’Etat

Pour déchoir son mentor (3), le doux Chef de l’Etat,

Si surpris qu’il en devint brusquement aphone (4)

Et usa des rumeurs comme d’un mégaphone.

Nul n’osa invoquer l’adage merveilleux

Qui veut noyer son chien le traite de galeux.

On assista plutôt au concours délectable

De jets de gros cailloux sur l’ancien connétable, (5)

Lequel clamait de plus fort son attachement

Au Grand Libérateur en s’auto-flagellant. (6)

Pourtant un autre baron mandé en Justice

Ayant bénéficié d’une drôle d’armistice

Narguait la misère du Peuple et paradait

En limousine à six portes, en vrai dadais. (7)

D’autres, moins protégés, se morfondaient en tôle,

Ou avaient fui, soit en avion, soit en bagnole,

De sorte que le Gouvernement, amaigri,

Quoique pillant toujours le Trésor dégarni,

Tétanisé, paralysé, perclus d’angoisse

Recherchait en son sein le Jonas de la poisse. (8)

Tout poulet d’élevage en batterie le sait :

Etre blessé, c’est être des autres un met.

Tel Saint-Pierre reniant Jésus en sa posture

Ses chauds protégés crièrent à l’imposture

Et rampèrent aux pieds du Grand Libérateur

Pour vite dénoncer leur ancien protecteur

Qu’en chœur ils chargèrent de la déliquescence (9)

Du régime aux abois et dans la turbulence

Sous l’action conjuguée de vils envahisseurs,

De rebelles sans foi ni loi ni même cœurs,

De la misère noire et du grand tribalisme.

L’ensemble couronné d’un arrogant cynisme,

Les prédations, les attentats aux libertés

Des chauds gouvernants coupés des réalités.

Sous l’impulsion de l’inénarrable (10) Grand homme

Le Grand Libérateur, se proclamant Surhomme

S’était accaparé de très nombreux pouvoirs,

Y compris la gestion illégale d’avoirs

D’innombrables entreprises dites publiques

Qu’il avait confiées à ses partisans iniques

Afin de leur soutirer créances et biens

Faute de bon sens tant pour lui que pour les siens

Et ainsi les précipiter dans la béance

Pour que triomphent la mauvaise gouvernance

Et de belles faillites dont le Monde entier

Glorifierait notre pyromane – pompier.

C’était d’autant plus sûr et même inéluctable

Qu’il n’avait du temps que pour sa secte et sa table,

Sans compter les nombreuses messes de minuit

De l’association secrète siégeant sans bruit

Où majorité, opposition, sans mémoire,

S’entendaient comme fieffés larrons en foire,

Mais s’étripaient le jour venu en ennemis 

           Comme si d’accord ils ne s’étaient jamais mis

Et ainsi trompaient le bon peuple sans vergogne

De sorte que rien ne résultait de sa grogne.

                       Il espérait ravoir ci –bas sérénité

Et se garantir dans les cieux félicité.

Grand arbitre –joueur comme ne fut personne

                      Sur terre et aux cieux son incompétence étonne.

                      Plus la déliquescence foudroyait les yeux

Et plus ses chers griots devenaient audacieux.

           Bridée, caporalisée, radio chantre à triques(11)

 Animée par de grands griots soporifiques (12)

Psalmodiait (13) les prétendues réalisations

Du Grand Libérateur à ses populations,

Insultait opposants et société civile

Mais décrétait tout droit de réponse futile

Afin de préserver les records négatifs

Objectifs gratifiants pour dignes plumitifs.

Le Grand Libérateur n’était nullement dupe

De tous ces flagorneurs attirés par sa soupe

Et, calfeutré dans son palais comme en bunker,

Dans le vain espoir de conjurer le malheur,

Abattu, apeuré, il pleurait en silence

En pensant à la fin de son mandat d’errance

Qui le protégeait des mandats des tribunaux

Pressés de l’envoyer derrière les barreaux.

Bien que fort peu doté de saine intelligence,

Il entreprit de réfléchir comme en enfance

Et crut avoir trouvé la bonne solution :

Proroger son mandat par modification

De « sa » constitution déjà édulcorée (14)

Par « sa » Cour Constitutionnelle et l’Assemblée.

Du côté judiciaire il s’était prémuni

En ajoutant au chef un bon poste interdit

Qui le mettait de fait sous sa nocive coupe

Et  faisait de lui un candidat à la coulpe. (15)

Après avoir compulsé nombre de manuels,

Il mandat urgemment tous « ses » intellectuels,

Forgerons patentés des idées saugrenues (16)

Et il leur demanda son maintien dans les nues.

Si d’autres Présidents avaient réussi le coup,

Pourquoi lui – seul garderait – il la bride au cou ?

Hélas les temps ont bien changé, le pays faible

L’ami historique est devenu intraitable

Et le Peuple, qui n’en peut plus, est en courroux,

Décidé à en découdre avec les ripoux. (17)

En proie aux cauchemars, il vit avec tristesse

Le Peuple le chasser dans une grande liesse.

Tel est le triste sort qu’inflige le destin

A qui broute le dos du Peuple et fait festin

     

                                                           Maître ZARAMBAUD Assingambi

                                                           Bangui fin juin- début juillet 2012

 

 

GLOSSAIRE :

 

Arsène Lupin : personnage des romans policiers de Maurice Leblanc incarnant le gentleman cambrioleur

 

Jonas : Prophète qui attira la fureur de Dieu sur le bateau où il avait embarqué pour tenter de fuir « loin de la présence de l’Eternel », faillit faire le malheur de l’équipage et des autres passagers, et obtint d’être jeté à la mer pour que celle-ci se calme et cesse d’être contraire. Quel ou quels autres Ministres Le Gouvernement jettera – t – il à la mer pour calmer la fureur du Grand Libérateur ?

 

0.     Plumitif : mauvais auteur, gratte – papier

1.     Choir : être entraîné de haut en bas à la suite d’une perte d’équilibre due à un faux mouvement, à une impulsion, à la rencontre d’un obstacle . . . (Mallarmé : « pierre ici bas chue d’un désastre obscur »)

2.     Faquin : individu sans valeur, plat et impertinent

3.     Mentor : guide, conseiller sage, expérimenté

4.     Aphone : privé de voix

5.     Connétable : grand  officier de la couronne

6.     S’auto-flageller : s’infliger des coups de fouet

7.     Dadais : garçon niais et de maintien gauche

8.     Poisse : malchance

9.     Déliquescence : décadence

10.                       Inénarrable : dont on ne peut parler sans rire

11.                       Trique : bâton utilisé comme arme pour frapper

12.                       Soporifique : qui endort

13.                       Psalmodier : parler, dire, réciter d’une façon monotone

14.                       Edulcorer : affaiblir

15.                       Coulpe : péché volontaire entrainant la perte de la grâce

16.                       Saugrenu : bizarre et quelque peu ridicule

17.                       Ripoux : en verlan, langage des jeunes en France, inversion du mot pourri

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6 juillet 2012 5 06 /07 /juillet /2012 00:14

 

 

 

Bozizé ailleurs

 

Centrafrique, cinquante ans plus tard

Source : Afrik.com   jeudi 5 juillet 2012 / par Gaspard Zangbi

Le constat est amer. Cinquante ans après sa naissance, la République Centrafricaine (RCA) n’existe que de nom. Nous sommes tout au plus un ensemble de gens de bonne volonté rassemblé quelque part entre les 2° et 11° parallèles nord et les 13° et 27° méridiens est, sur une superficie de 622 980 km2 à cheval sur la grande forêt équatoriale (au sud) et la zone des savanes (au nord). Nous ne suscitons ni considération ni compassion du reste du monde. Nonobstant notre évaluation de son QI, Bozizé a bien cerné cette indifférence du reste du monde face à la RCA pour disposer de nous à sa guise. Si, par impossible, Bozizé voulait être le pasteur amoureux qui chante la bergère, donnons-lui une énième seconde chance qui doit être la bonne et la dernière.

Toutes les institutions républicaines centrafricaines figurent mais n’existent pas. Je l’ai écrit et démontré lorsque j’ai dénoncé la détention arbitraire et séquestration du personnel de la moribonde sinon défunte SONATU qui continue d’ailleurs à croupir en prison sans être entendue. Comme quoi, la boziziecratie est têtue et cruelle. Il n’y a pas longtemps le président du MDREC, M. Joseph Bendounga, a fait le même constat de l’inutilité de nos institutions. Sous d’autres cieux, je vous assure, ces présidents de l’Assemblée nationale, de la Cour constitutionnelle, du Conseil économique, le Premier ministre, etc. seraient arrêtés, jugés selon les règles de l’art et envoyés en prison. De l’aveu même de la quasi-totalité des hauts agents de l’État, les décisions leur viennent plus souvent qu’autrement de la présidence de la République. La pléthore de conseillers et autres à la présidence de la République se plaint, elle, de la difficulté de travailler avec le président que tous décrivent comme un homme excessivement irascible et brutal. Qui plus est dans son livre paru en 1997, l’auteur canadien Brian Titley s’est attardé sur la brutalité de Bozizé récompensée par Bokassa qui le promut du grade de sous-lieutenant à celui de général après qu’il eut frappé un français qui manqua de respect envers Bokassa.

Bozizé, homme-orchestre pour rien faire !

Par définition de ministre délégué et de député suppléant, force est d’admettre que Bozizé est à lui seul trésorier-payeur général, président des Conseils d’administration des entreprises et offices publics de Centrafrique, ministre de la Défense, ministre des Mines, député du IVe arrondissement, président de la République, et j’en oublie certainement. Cela fait un peu gourmand voir égoïste pour un seul homme quand on sait que le taux de chômage en Centrafrique est d’au moins 80%. Au-delà de la considération socio-économique, se posent naturellement les questions de temps et de compétences. Bien que la tentation soit grande, je refuse de croire que le président de la République réduise les compétences techniques d’un trésorier-payeur général, le rôle clef d’un président de Conseil d’administration d’entreprises et offices publics, les attributions nationales d’un ministre, la grandeur des responsabilités morales d’un député de la Nation voir la plus haute et la plus prestigieuse fonction de président de la République à la simple et seule signature des parapheurs. Avis aux intéressés : peaufinez votre seing !

Je dirais, en paraphrasant certains compatriotes plus talentueux que moi qui ont décrit de manière élégante et saisissante la misère du peuple Centrafricain, qu’aujourd’hui, nombreux sont les Centrafricains qui mangent trois à quatre repas par semaine. Dans le Centrafrique d’aujourd’hui, les hôpitaux sont des mouroirs où il manque ne serait-ce que le minimum d’équipements sanitaires et de médicaments, les enfants ne font plus que 12 heures de semblant de cours par semaine. Nos écoles, les écoles de la République, manquent d’enseignants, d’équipements et de matériels didactiques. Dans ce Centrafrique de 2012, hommes, femmes et adolescents se lèvent à 3h00 (du matin bien sûr) pour aller chercher de l’eau potable dans des bidons qu’ils colporteront jusqu’à destination pour toute la famille. L’électricité ne fonctionne que trois heures par quartier à Bangui ou encore dix heures par mois en certains chefs-lieux de préfecture. L’insécurité est menaçante sur les 622 980 km² de superficie. Et comme si cela ne suffisait pas, les routes sont défoncées et les ouvrages d’art tant à Bangui que dans l’arrière-pays s’effondrent les uns après les autres comme des châteaux de sable. Pendant ce temps, les caisses de l’État se vident impunément au vu et au su de tout le monde au profit d’une minorité qui se dit ou se croit invulnérable.

J’ai brossé un tableau de relations interpersonnelles d’une part et d’une situation apocalyptique de l’autre. Ma démarche se veut pédagogique. Nous sommes Africains bantous. Le respect des aînés et des supérieurs hiérarchiques est inné en nous. Le président de la République qui est un pasteur a, par une certaine réflexion, compris qu’il ne peut laisser le gros de son troupeau se perdre dans le pâturage. Certes, des erreurs ont été commises dans la façon de mettre la table ; cependant, le mets est appétissant et nous sommes affamés. Donnons-lui une énième seconde chance. Ne t’arrache pas encore les cheveux, mon frère, ma sœur ! Je ne suis pas KNK et je ne le serai jamais (n’en déplaise à La Fontaine !). Je ne suis pas perfide d’une part et d’autre part le KNK disparaîtra du paysage politique centrafricain le 15 mars 2016.

Profil du Premier ministre de la transition

Les défis du tableau apocalyptique et le déficit de relations interpersonnelles nous imposent un brainstorming stratégique autour de la personne qui sera appelée à assurer les fonctions de Premier ministre de la transition devant avoir les pleins pouvoirs en accord avec la constitution du 24 décembre 2004. Le Premier ministre dont il est question aura comme lourdes tâches de gérer les rébellions de la LRA, de Baba Laddé et celles nationales qui écument la RCA, procéder sans tambour ni trompette à une vérification efficiente du pompage du trésor national ces dix dernières années, concevoir une planification stratégique des fournitures d’eau potable et d’électricité, assurer une gestion efficace de l’unité de cession du médicament (UCM), équiper ne serait-ce les hôpitaux de Bangui du minimum d’équipements sanitaires que tout hôpital digne de ce nom doit en disposer, revaloriser l’éducation, colmater tant que faire se peut quelques tronçons de routes et organiser à la fin 2015 les élections présidentielle et législatives transparentes et crédibles à l’aide d’un fichier informatisé et consensuel. Il est clair que les défis qui attendent le Premier ministre de la transition sont bien énormes. C’est pourquoi son choix est urgent et doit répondre à des critères rigoureux. Dans les critères énumérés ci-dessous, le masculin est épicène.

Premier critère : un candidat nouveau qui ne s’est jamais associé, ni de près ni de loin, à aucun des régimes qui se suivent et se ressemblent depuis 1979. Plus de loser  !

Deuxième critère : un Honnête homme au sens de Nicolas Faret mais pour servir le peuple centrafricain qui, à mon avis, n’a connu que mépris. Les défis et la définition de tâches requièrent que le candidat à la primature de transition sache quelque chose de tout que de savoir tout d’une chose. Montaigne dirait que le candidat doit avoir la tête bien faite plutôt que bien pleine.

Troisième critère : un candidat intransigeant sur le respect de la feuille de route de trois ans et quelques mois, la séparation de pouvoir et l’application des textes et résolutions et recommandations au risque de rendre son tablier.

Quatrième critère : le candidat doit être un fédérateur, un conciliateur qui puisse rassembler les Centrafricains en cette période où l’unité nationale est mise à rudes épreuves. Il doit posséder des capacités fédératrices à ménager les pros et anti-KNK. Le but n’est pas de dominer ou d’humilier l’une ou l’autre des parties. On doit à tout prix éviter le triomphalisme et l’arrogance d’un côté et de l’autre, la frustration et la résignation.

Cinquième critère : un mandat d’une durée rigide de trois ans et quelques mois, non prolongeable, non renouvelable. Le titulaire ne sera candidat ni à l’élection présidentielle ni aux législatives Comité de sélection du Premier ministre de la transition.

Oui à une énième seconde chance mais pas à n’importe quel prix et surtout pas un chèque en blanc. Nous ferons les choses comme du monde en commençant par la mise en place d’un comité circonstanciel de sélection du Premier ministre de la transition dont la composition peut faire l’objet ou pas de consensus entre le président de la République, l’Assemblée nationale et l’opposition. Les ambassades et consulats, la Direction générale de la planification au ministère du Plan, les associations estudiantines, parents et amis seront mis à contribution pour constituer une banque de candidats qui sera publique. Le comité de sélection aura par la suite la difficile et ingrate tâche de choisir, d’après les critères ci-dessus, cinq Premiers ministrables parmi les noms proposés qui seront contactés selon les règles de l’art. En cas de désistement, on contactera le 6e sur la liste et ainsi de suite afin d’avoir cinq candidats au premier tour. Ceux et celles qui accepteront l’insigne honneur d’être sur la liste des Premiers ministrables enverront au comité de sélection leur curriculum vitae (CV) et une ébauche de départements ministériels donnant une idée de la taille de leur équipe gouvernementale. Par la suite, le comité de sélection interviewera et évaluera chacun des cinq candidats et remettra, sans recommandation aucune, au président de la République les noms et coordonnées des TROIS plus performants des cinq candidats.

Mais où est donc ce Premier ministre de la transition ?

Il ne fait aucun doute, quant à moi, que cet oiseau rare porteur de notre salut est dans un nid centrafricain à l’étranger, dans la diaspora. Contrairement à ce que pense ce ministre camerounais de, je ne sais quoi, le Centrafrique regorge de cadres très compétents qui enseignent dans des universités occidentales, opèrent dans les hôpitaux français, construisent des routes et ouvrages d’art en Europe. Il est temps d’appeler ces fils et filles de Centrafrique au chevet de la Nation qui se meurt.

Méfions-nous, cependant, des intégrations par parties distillées depuis un certain temps sur CAP. Au fait que veut Nguérékata ? Prendre sa revanche sur Gbéti ? J’ai trouvé de mauvais calcul cette initiative d’adresser aux mamans centrafricaines des souhaits de bonne fête des mères dans un journal en ligne sachant pertinemment que ces braves dames sont à 90% illettrées sans parler de l’internet qui n’est accessible qu’à environ 5% de la population centrafricaine.

Pour finir, je note avec un écœurement certain la naissance de "Sauvons le Centrafrique". L’opposition centrafricaine comme l’opposition gabonaise (pour ne citer que celles-là) sont allées aux présidentielles en rang dispersé ; elles ont perdu. L’opposition sénégalaise est allée aux présidentielles en rang serré ; elle a gagné ! Un certain Démafouth a mis tous ses œufs dans le panier de Premier ministre de Bozizé II ; il s’est retrouvé en prison. Je ne peux résister à la tentation de mettre en garde les perfides que le général Bozizé excelle dans l’art de diviser pour régner.

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2 juillet 2012 1 02 /07 /juillet /2012 01:09

 

 

 

 

Saragba F

Dialogue inclusif par-ci, dialogue inter-centrafricain par-là. Dans un premier temps, la noblesse de la démarche ne  fait aucun doute. Il s’inscrit dans le cadre normal de  la recherche des résolutions de crise politique.  En second lieu, il pose par anticipation la question de la vacuité du timing politique, du sérieux de l’application des recommandations  qui suivront donc du sens.  L’espérance et la foi en l’avenir devient problématique voir inenvisageable pour nombres de nos concitoyens. Ceux-ci se retrouvent démunis face à l’inertie et la résistance des principaux acteurs politiques du moment d’une manière sournoise, cinglante sinon absurde.

Méfiance exacerbée, peurs entretenues par les détenteurs du pouvoir en cette fin de règne très agitée dont ils redouteraient le sort qui leur serait réservé par l’opposition démocratique si jamais elle parvenait au pouvoir, tant ils auront commis des exactions  à l’endroit de celle-ci et du bon peuple centrafricain comme aucun autre régime ne l’avait commis auparavant. De l’autre côté, se profileraient  les menaces  revanchardes, » humainement compréhensible » de la part d’une opposition  brimée, maltraitée, humiliée, déconsidérée, privée de ses droits les plus élémentaires, ce, pendant presque une dizaine d’année. Toutes ses raisons légitimes soient-elles  viennent s’entremêler dans un nœud de haine viscérale à peine camoufler qui plonge le pays dans un statut quo destructeur  pour  la nation. Les conséquences à moyen et long terme sont incommensurables.

La suspicion règne malgré la volonté affichée de tous d’aller à ce dialogue, la confiance est à jamais rompue à raison entre les deux entités du fait que l’opposition a été le dindon de la farce du régime en place. Conscient de ses exactions et de ces manquements envers l’opposition, le régime en place  a peur et se méfie d’une éventuelle revanche de l’opposition. Autrement dit, le régime veut demeurer au pouvoir juste pour sauver sa peau et terminer l’œuvre de destruction nationale qu’il a planifié au lendemain du 15 mars 2003 tandis que l’opposition démocratique attend impatiemment son tour pour reprendre les rênes du pouvoir afin de perpétuer ce système pervers à l’envers. Ce ne sera que vengeance et revanche.

Tant que les mêmes acteurs politiques qui animent la vie publique  dans notre pays depuis une trentaine d’années sont encore là. Aussi longtemps que ceux qui ont subi malheureusement dans leur chair, leur âme et conscience des actes combien condamnables, ceux qui sont marqués profondément  par les meurtrissures des différents régimes n’ont pas fait le deuil de leur malheur en franchissant le pas pour pardonner sincèrement, notre pays ne connaitra pas la paix. Nous pouvons organiser des milliers de dialogue mais cela ne rimera à rien. C’est une question de rivalité, de haine et de vengeance entre ces hommes qui ont pris en otage tout le pays. Ils se sont constitués d’une part et d’autre en une sorte de syndicats des politiciens pour nourrir, entretenir et perpétuer le système. Ils  veulent coute que coute s’approprier ce dialogue comme ce fut le cas en 2008 pour que les choses restent en l’état sans pour autant apporter un véritable changement de fond.

Le véritable dialogue inter-centrafricain  crédible devrait se faire aussi et avec la grande participation de la société civile, représentatif du vrai corps social. Les partis politiques confondus et les différents régimes qui se sont succédé à la tête de notre pays depuis une cinquantaine d’année ont lamentablement échoué sinon notre pays ne serait pas là où il est aujourd’hui. Le régime agonisant du général-président aura été celui qui a perpétué puis perfectionner à l’excès les vices et autres tares d’un système en faisant exploser le baromètre de la mal gouvernance et de la déraison.

Les « héritiers » des pères de l’indépendance ont échoué.

Aux pères de l’indépendance plutôt rassembleurs et patriotes, se sont succédés un autre genre   d’hommes politiques. Pour des raisons incompréhensibles et condamnables, ils  ont préféré cultiver, entretenir, encourager, perpétuer un clientélisme fâcheux, un esprit ethnique répugnant,  un clanisme  nauséabond, une médiocratie éhontée, une impunité condamnable. Tour à tour ces « héritiers » des pères fondateurs à la tête de leur parti politique respectif  ont intégré ces valeurs dans la conscience politique de nos concitoyens au point qu’aujourd’hui la majorité des partis politiques dans notre pays aussi bien à travers ses militants que le bureau politique qui les composent  sont synonymes d’une ethnie, au mieux, ils sont représentatifs d’une ou de deux (2) préfectures. L’avènement  de la démocratie et du multipartisme a accentué davantage ce phénomène. En cultivant aveuglement ces valeurs de division, ces leaders politiques ont petit à petit réussi à entrainer hélas à défaut d’un projet commun une partie non avertie de la population  dans leur coupable manœuvre au point que la lutte politique s’est transformée au fil des années et des régimes en une rivalité pour la conquête du pouvoir de l’état par ethnies ou par région interposées. Ainsi, ils ont entrainés  dans leur sillage toute une génération pour les initier au jeu malsain et dangereux de la conquête du pouvoir de l’Etat par le clan.  

S’il y’a un temps pour tout, celui des « héritiers «  des pères de la nation et leur politique de division nationale, de médiocrité, de l’impunité semble s’étirer désespérément vers une triste fin. La jeune génération à laquelle appartient 80% de la population qui est née après les indépendances, libre de corps et d’esprit  ne veut plus les suivre dans leur manipulation politicienne, leurs querelles  égoïstes et stériles. Désormais, elle veut vivre ensemble avec toutes les ethnies confondues sur les seules bases de la compétence, du pragmatisme, de l’intégrité et de la citoyenneté.

C’est pourquoi,  une nouvelle classe politique doit émerger et revendiquer le pouvoir au nom d’une alternance générationnelle pour sauver la Centrafrique.

Une deuxième alternance générationnelle s’impose.

La situation  est grave et exceptionnelle. Face à l’incurie des « héritiers » des pères de l’indépendance, n’appartient t-il pas  à la nouvelle génération de prendre ses responsabilités ici et maintenant pour revendiquer  et exiger le pouvoir partout où elle se trouve ? Chacun, dans son parti politique respectif  doit le faire en exigeant le renouvellement de la classe politique. C’est une nécessité car il s’agit également de la lutte intergénérationnelle. Exiger le pouvoir dans vos organisations pour apporter le changement salvateur dont la République Centrafricaine a tant besoin.

Alors qu’ils n’avaient pas trente ans pour certains d’entres les pères de l’indépendance, ils  étaient déjà au pouvoir. Certains « héritiers » ont accédé à leur tour au pouvoir avant l’âge de quarante ans. Il est tout à fait naturel que la nouvelle génération revendique sans complexe le pouvoir cinquante deux ans après les indépendances. Partout ailleurs dans le monde, on assiste au rajeunissement et au renouvellement des hommes politiques notamment les présidents de la république. La jeunesse de notre pays doit prendre son destin en main afin de tourner définitivement la page des « héritiers » des pères de l’indépendance.

Englués pendant des décennies dans des  querelles égoïstes, rétrogrades et partisanes, les « héritiers » ont raté le virage décisif pouvant conduire notre pays sur la voie du développement. Peuvent t-ils  se permettre de parler au nom de la nouvelle génération ? Sont-ils crédibles ? Ont t-ils encore une légitimité ?

 

Franck SARAGBA

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30 juin 2012 6 30 /06 /juin /2012 21:49

 

 

 

 

 

 

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La classe politique centrafricaine, à travers ses différentes prises de position par rapport aux multiples problèmes qui se posent au pays, doit s'interroger sur son action, sa pensée et ses perspectives d'avenir, pour le futur d'un CENTRAFRIQUE déterminé à prendre sa vraie place au sein des nations du monde en général, et au sein des pays de l'Afrique centrale.

Laboratoire de tous les systèmes politiques et même matrice des conférences nationales qui ont traversé les pays africains lors de leurs différentes crises, la REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE a  prouvé au monde entier  l'ingéniosité dont ses fils étaient animés. La dernière en date de ces créations par ces derniers a été le Dialogue Politique Inclusif organisé en 2011, à laquelle avait volontiers pris part  feu le Président Gabonais Omar BONGO ONDIMBA.

La question qu'une âme avisée et que les centrafricains doivent se poser est de savoir le gain ou les gains que le pays a tiré(s) de toutes les gymnastiques spirituelles politiques qui ont tour à tour permis de faire voyager le CENTRAFRIQUE à travers les arcanes de la démocratie d'abord, de la gestion du pays par un groupe d'hommes forts ( connu sous les termes de coup d'État), de la gestion du même pays par l'instauration d'un système « empirique » pour ne pas dire « impérial » qui ne desserrera plus son étau pour devenir un système clanique, familial, impitoyable et aveugle aux diverses calamités qui déchirent le pays, de l'est à l'ouest, du nord au sud, en passant bien évidemment par le centre, pour que la coupe soit pleine.

Les hommes politiques de CENTRAFRIQUE doivent tirer les leçons de tous les balancements historiques et surtout politiques qui ont agité la REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE.

La situation que vit le pays aujourd'hui est un tissu de honte que même le pauvre parmi les plus pauvres n'oserait se payer le luxe de s'en vêtir.

 

Voir des parents de NOLA ou de BERBERATI se plaindre par manque d'eau potable, ou tout simplement parce qu'ils ne peuvent bénéficier des soins élémentaires pouvant éradiquer assez rapidement les maladies qui les accablent,

Voir les parents de KAGA-BANDORO ou de NANA-GRIBIZI fuir leur village à cause d'une insécurité dont ils ne peuvent même pas imaginer l'origine, les voir perdre leurs récoltes et se retrouver totalement démunis face à la nature,

Voir les populations de l'OUHAM ou de l'OUHAM – PENDE crier au secours à un gouvernement devenu depuis longtemps aveugle, sourd et muet devant les calamités qui sont les leurs depuis belle lurette, calamités caractérisées par l'insécurité créée par l'invasion de factions rebelles,

Il n'y a plus de dialogue qui tienne, qu'il soit entre l'opposition et le pouvoir en place.

Il n'y a plus de dialogue car trop de dialogues tuent le vrai dialogue.

Le seul dialogue aujourd'hui doit se limiter à un monologue, le monologue de l'homme aujourd'hui fort en CENTRAFRIQUE.

 

Et ce monologue ne tient qu'en trois tournures :

Compte tenu des élections contestées de 2O11, l'homme fort de BANGUI doit rencontrer l'opposition politique centrafricaine et lui proposer un consensus sur trois points :

 

-        La nomination d'un nouveau et vrai  PREMIER MINISTRE.

-        La dissolution de l'actuelle ASSEMBLEE NATIONALE FANTOMATIQUE.

-        La formation d'un gouvernement consensuel de transition pour résoudre les problèmes de sécurité et organiser des élections transparentes pouvant pourvoir l'ASSEMBLEE NATIONALE de vrais REPRESENTANTS du PEUPLE.

 

Au vu de ces trois évidences, on ne comprend pas pourquoi l'opposition politique centrafricaine se plairait à accepter un éventuel DIALOGUE POLITIQUE censé apporter des solutions aux différentes crises socio-économico-politiques que traverse le CENTRAFRIQUE depuis plus de deux décennies, et en particulier depuis une dizaine d'années.

 L'opposition politique centrafricaine doit cesser d'être les testicules de mouton de la politique centrafricaine, pour devenir un organe ferme, imbu de ses convictions et sachant de quel côté elle souhaite orienter l'avenir de ce « pauvre » pays, qu'est devenu le  CENTRAFRIQUE.

 

ZO AYE KODRO TILO

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18 juin 2012 1 18 /06 /juin /2012 23:45

 

 

 

 

Godfroy Djanayang Gondjé

La stratégie, du grec « stratos » qui signifie " armée ", et en latin  ageîn,  veut dire conduire  est l'art de coordonner l'action de l'ensemble des forces de la Nation ; politiques, militaires, économiques, financières, morales… pour conduire une guerre, gérer une crise ou préserver la paix, "La stratégie est de la compétence du gouvernement et de celle du haut-commandement des forces armées." selon Charles de Gaulle .

Par extension, l'élaboration d'une politique, définie en fonction de ses forces et de ses faiblesses, compte tenu des menaces et des opportunités, dans d'autres domaines que celui de la défense, notamment dans les activités économiques (stratégie commerciale, industrielle, financière etc.) mais aussi dans des jeux complexes avec par exemple la stratégie échiquéenne.

La stratégie consiste ainsi à la définition d'actions cohérentes intervenant selon une logique (La logique (du grec logikê, dérivé de logos (λόγος), terme inventé par Xénocrate signifiant à la fois...) séquentielle pour réaliser ou pour atteindre un ou des objectifs. Elle se traduit ensuite, au niveau opérationnel, en plans d'actions par domaines et par périodes, y compris éventuellement des plans alternatifs utilisables en cas d’événements changeant fortement la situation.

En contraste à la tactique dont l'enjeu est local et limité dans le temps (Le temps est un concept développé pour représenter la variation du monde : l'Univers n'est jamais figé, les éléments qui le composent bougent, se transforment et évoluent pour l'observateur qu'est...)(gagner des combats à l'intérieur d'une bataille), la stratégie à un objectif global et à plus long terme (gagner la bataille à l'intérieur d'une guerre qui est du ressort de la politique). En effet, il appartient à la politique le choix de la paix ou de la guerre et l'attribution des ressources mises en œuvre par des stratégies militaires sur le champ (Un champ correspond à une notion d'espace défini:)de bataille ou diplomatiques dans des négociations.

Par la prise d’une température profonde il apparaît plus clair depuis une certaine décennie, la République centrafricaine vit en permanence sous une tension de crises politico-militaires. L’aventure des armes et la contestation du pouvoir des différents régimes sont devenues le nouveau destin de cette République.

Depuis le 15 mars 2003 où le pays a connu un coup de force renversant la vapeur démocratique, la situation de la République Centrafricaine devient de plus en plus alarmante. Ainsi les acteurs politiques de ce pays semblent distraire l’opinion nationale et internationale par la mise en scène de soi- disant  dialogue politique.

Pas plus tard que du 8 au 20 décembre 2008 à Bangui, les acteurs politiques centrafricains ont pu distraire la communauté internationale et la nation centrafricaine.  Le soi-disant dialogue politique inclusif (DPI) a abouti à d’importants accords et des recommandations parmi les quels l’exigence de formation d'un gouvernement de large ouverture, la tenue des élections libres et transparentes, la mise en place d'un comité de suivi des accords signés et d'une commission vérité et réconciliation.

Le comité de suivi des recommandations du dialogue est composé de l'ancien président Ange Félix Patassé, l'ex président André Kolingba, et du président actuel, François Bozizé. Ce comité, selon l'ancien président Patassé, « qui a reconnu pour la première fois la légitimité de François Bozizé, "aura pour mission non seulement à contrôler à l'application effective des recommandations, mais aussi un rôle d'apaisement des tensions dans le cadre d'application aux interprétations de certaines dispositions ou recommandations.

Au regard des engagements pris devant le peuple centrafricain et la communauté internationale lequel est mis en application ?

Dommage pour le peuple centrafricain qui continue de subir le vice caché de la « politique politicienne ». Le dialogue n’est pas un spectacle à offrir au peuple centrafricain. La dégradation des institutions régaliennes oblige les Centrafricains à être sensibles à un véritable dialogue. Malheureusement, le politique centrafricain se voit le plus malin que le peuple qui souffre actuellement, sachant qu’en politique le discours de la distraction est un piège.

Après neuf ans de prise de pouvoir du Général Bozize, une main tendue fait surface dans le langage politique de l’heure. Cette inflexion par la main tendue est le fruit d’une visite du Président Tchadien idriss Deby qui recommande fortement au pouvoir actuel de Bangui la tenue d’un dialogue politique rassemblant toutes les forces de la république. L’initiative est encourageante mais à quoi bon tenir encore un autre dialogue sans une volonté réelle de changer les choses ?

Le dicton qui selon lequel « qui veut la paix prépare la guerre» n’est pas valable  dans contexte actuel en R CA. Pour consolider la paix et retrouver une stabilité durable, tous les Centrafricains doivent se transformer en sapeur-pompiers.

La République Centrafricaine n’est pas une propriété privée, elle appartient aux filles et aux fils de ce pays  qui doivent librement se prononcer sans contrainte d’opinion.

En règle générale la force d’un pouvoir réside dans « les paroles et les actes». En République Centrafricaine, pour obtenir l’application d’un engagement politique, il faut souvent des sacrifices immenses. Si les politiques sont restés sans faire un choix entre la paix et la guerre, sans doute un vent de révolution établira le choix  à faire.

Alors pour éviter le vent violent de la grande révolution, trois solutions d’urgence sont à mettre en application :

-la tenue d’un vrai dialogue fondé sur la refondation des valeurs républicaines,

-mettre de manière stricte les différentes recommandations en application,

-relancer la machine étatique sur le principe de la méritocratie des compétences.

« Souffrir en silence est plus dangereux que de souffrir en dénonçant » 

 

Godfroy- Luther  GONDJE- DJANAYANG

Expert Analyste en Gestion des crises politico- militaires.        

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12 juin 2012 2 12 /06 /juin /2012 23:17

 

 

 

 

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Une des particularités du gouvernement de Bozizé est non seulement la propension à la prédation de certains de ses ministres mais aussi l’itinéraire souvent très laborieux et peu orthodoxe de ceux-ci, notamment ceux qui font le plus de bruit et qui défraient le plus la chronique. C’est le cas de Sylvain Ndoutingaï qui, après avoir grillé ses cartouches en première année à l’Institut Universitaire de Gestion des Entreprises de l’Université de Bangui, a dû se résoudre à voir avec son parent Bozizé lorsqu’il fut encore chef d’Etat-major des Faca pour qu’il puisse l’envoyer à l’école des officiers de Thiès au Sénégal. Ndoutingaï a tranquillement rejoint après sa formation, la rébellion que son parent venait de démarrer depuis le Tchad. On connaît maintenant la suite.

Firmin Findiro qui lui se prend pour le meilleur juriste centrafricain devant l’éternel et conseillait tout à la fois Bozizé et Ndoutingaï, traîne des casseroles de diplômes universitaires trafiqués. Le comble de l’ironie est qu’il est ministre de la justice Garde des Sceaux chargé de la moralisation de la vie publique. Heureusement que le ridicule ne tue pas en Centrafrique.

Pour Anicet Parfait Mbaye l’autre ténor de la bozizie, l’un des ex-porte-paroles avec l’ex- capitaine Anicet Saulet des mutineries de 1996 puis passé à la rébellion à la rébellion de Bozizé fort de son passé de mutin, le parcours est différent et encore plus difficile.  Fils d’un ancien magistrat proche du général André Kolingba, Anicet Parfait Mbaye a été envoyé en 1989 grâce à ce dernier à l’Ecole Nationale des Sous-Officiers d’Active (ENSOA) de Bouaké en Côte d’Ivoire d’où il est revenu comme caporal-chef en 1991 alors que s’il avait normalement terminé sa scolarité avec le diplôme de l’école, il devrait sortir sergent-chef. C’est la preuve qu’il y avait à l’origine déjà un gros problème de niveau intellectuel.

Toujours grâce au général André Kolingba et à cause des relations de celui-ci avec le père d’Anicet, ce dernier est recruté avec ce grade de caporal-chef dans l’Escadron Blindé Autonome (EBA) crée par le président Kolingba dans une promotion où ils ne furent que deux, Anicet Parfait Mbaye et l’adjudant-chef Sylvain Kouzounguéré déjà décédé. La question se pose rapidement par la famille que le jeune caporal-chef puisse retourner en formation mais dans une école d’officiers de préférence. Seulement le hic est qu’il faut absolument le baccalauréat pour cela, diplôme dont n’est pas pourvu Anicet Parfait.

Le même André Kolingba donnera des instructions fermes pour qu’on puisse donner le BAC à ce garçon. Pour cela, même les sujets de cet examen vont lui être fournis. Du jamais vu ! C’est donc muni de ce BAC qu’il est envoyé à l’Ecole des Officiers de Gendarmerie de Melun dont il ne sortira pas quelques années après muni du diplôme de fin de formation car il sera plutôt exclu de cette grande et célèbre école où il a seulement obtenu une moyenne générale de 6 et des poussières sur 20 qui ne lui permettait pas d’être diplômé mais il a aussi et surtout été convaincu de vol sur un de ses camarades de chambrée de l’école. Pour tout cela, il allait soit dormir en prison en France, soit faire l’objet d’une expulsion du territoire français en 1993. Il a choisi de rentrer au bercail.

C’est à la faveur de l’accession du président Ange Félix Patassé à la magistrature suprême cette année-là qu’Anicet Parfait Mbaye s’est rappelé à son bon souvenir par un courrier, son père étant un grand ami du nouveau président élu, que  Anicet Parfait va regagner Bangui et toujours avec l’appui du président Patassé, intégrer la gendarmerie centrafricaine sans le diplôme de l’Ecole de Melun.

C’est donc un individu qui doit une reconnaissance éternelle d’abord à André Kolingba puis à Ange-Félix Patassé. Malheureusement, force est de constater qu’il n’en a rien été. Il a trahi quasiment tous ses parents et sa famille et surtout son bienfaiteur André Kolingba dont il s’est même permis de sortir avec une de ses épouses, la nommée Sylvie Adama.

Quand à Patassé, il l’a aussi remercié d’une drôle de façon en prenant activement part aux diverses mutineries contre lui ainsi qu’à la calamiteuse rébellion de Bozizé qui a fini par le renverser avec le coup d’Etat du 15 mars 2003, dont Anicet Parfait Mbaye célèbre fièrement chaque année les anniversaires aux côtés de Bozizé depuis lors. De leurs tombes, André Kolingba et Ange-Félix Patassé doivent respectivement jeter un regard vers Anicet Parfait Mbaye et François Bozizé, regard qui en Africains, signifiera beaucoup de chose.

Au service de Bozizé, il n’a pas mis tous ses œufs dans le même panier. Tout en étant ministre, il était également le pourvoyeur de renseignements sur Bozizé à feu Omar Bongo Ondimba ainsi qu’aux services de renseignements français. Bozizé sait-il tout cela ? On peut en douter…Si Mbaye continue de s’agiter, des documents existent qui suivront… !

Jean-Claude GBAGUENE

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