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25 août 2012 6 25 /08 /août /2012 16:43

 

 

 

 

Ndomby

 


 

Depuis la validation de l’élection du Président de la République, le Général François BOZIZE et la mise en place des institutions de la République, le Forum démocratique pour la modernité (FODEM) observe attentivement  les actions gouvernementales dans le respect des règles de la République.


Dans son rôle de Parti Politique, le FODEM se doit d’attirer l’attention du pouvoir sur des actes posés et sur lesquels le silence constituerait un manquement au devoir responsable envers la Nation et l’Avenir.

C’est la primauté de la loi sur la force qui est la garantie de la sécurité sans laquelle il ne peut y avoir de Paix véritable. C’est par la force de la loi que l’on obéit aux hommes et à tous ceux qui incarnent les institutions de la République.  Lorsque la force et son utilisation sont illégales, elle définit l’injustice et conduit à l’arbitraire.


L’un des devoirs régaliens de l’Etat, c’est de garantir la sécurité sur toute l’étendue du territoire national et à tous les citoyens d’où qu’ils se trouvent.  Sans cette sécurité qui doit être garantie par l’Etat, aucun développement n’est imaginable, d’autant que notre Pays est essentiellement agricole. Comment mobiliser et encourager la population à se mettre au travail de la terre si elle n’est pas en sécurité lors de ces activités ?


C’est dans la sécurité, le dialogue permanent, le respect les uns des autres dans la République que nous vivrons dans l’harmonie sans laquelle la cohésion nationale et l’unité resteront de pieux vœux.


La Paix est un comportement et ne peut s’accommoder de l’injustice et de l’arbitraire. Le comportement respectueux vis-à-vis des règles et des lois qui nous régissent dans la République et au-delà desquelles personne ne peut se placer est la garantie de la Paix génératrice de l’harmonie qui nous permet d’être dignes ensemble et de nous mettre au travail dans l’unité pour notre développement.


La Paix sociale est garantie en grande partie par la Diaspora sans l’appui financière de laquelle, de nombreuses familles souffriraient davantage et de nombreux projets associatifs seraient sans lendemain. Il faut rappeler que sans la cohésion  communautaire à l’extérieur, nombreux étudiants en grandes difficultés seraient rentrés au Pays avec baluchons sur la tête, l’Etat n’ayant pas toujours les moyens financiers pour répondre à temps à toutes les difficultés. Comment comprendre alors que la Diaspora soit ainsi mise en difficulté sur la question du renouvellement  et de la mise en place des passeports biométriques ? De nombreux Centrafricains, familles centrafricaines connaissent des difficultés administratives en France, non pas à cause de l’administration Française mais par la volonté des responsables Centrafricains eux-mêmes. Ne pouvant pas se rendre à Bangui pour y renouveler leurs passeports, des salariés perdent leurs emplois et donc leurs revenus sur lesquels vivent plusieurs familles en général, y compris des familles résidant en Centrafrique.


Et que dire des étudiants boursiers Centrafricains qui ne vivent que grâce à la solidarité de ceux des Centrafricains, généreux, qui travaillent et qui désormais vont perdre leurs emplois du fait de cette mesure incompréhensible ? Aucun Pays de la sous-région de la CEMAC ni même d’Afrique n’a mis en place une mesure pareille.


Il est encore temps pour que les autorités nationales prennent la bonne mesure qui consistera à relever les empruntes digitales dans les représentations nationales extérieures et à faire établir les nouveaux passeports rapidement à tous ceux qui sont dans l’attente afin de leur permettre de sauvegarder leurs emplois, de poursuivre leurs études dans des conditions acceptables et surtout de continuer à venir en aide aux leurs, nombreux dans le besoin au Pays.


Il s’agit là d’une réalité au sein de la Diaspora. C’est grâce à l’esprit de solidarité que beaucoup de Centrafricains arrivent encore à tenir, mais jusqu’à quand ? Si cette mesure devrait demeurer, ce serait une injustice contre laquelle rien ne pourra justifier que des Centrafricains dignes de ce nom se taisent et restent dans l’inaction. Nous devons préserver ce qui reste de notre image déjà bien marquée dans le volet des incompréhensions, de l’injustifiable et de l’arbitraire. Nous devons être sûrs de faire ce qui est Juste pour consolider notre Unité et permettre à notre Pays  de réaliser ses ambitions au-delà des divergences dont nous devons d’ailleurs apprendre à  tirer profit.


La République est un projet toujours inachevé. Il appartient aux représentants du peuple que sont les députés de poursuivre, dans le cadre institutionnel, le projet Républicain, dans le respect de notre loi fondamentale qu’est la Constitution.


Devant l’effondrement des infrastructures routières, notamment les ponts et la dégradation avancée des rues et avenues, y compris dans la capitale, que pensent les députés qui représentent les circonscriptions sinistrées ? Que des actions citoyennes soient entreprises par la jeunesse pour améliorer la circulation dans certaines rues et avenues, c’est une excellente initiative qui mérite d’être saluée voire encouragée. Mais cela ne doit exonérer l’Etat de son devoir d’améliorer le cadre de vie de tous les Centrafricains par le maintien et la construction des infrastructures,  encore moins la représentation nationale dans son devoir de porte-parole du peuple,  lequel  ne cesse de crier à voix basse son désarroi.


Ensemble, mettons notre Pays en chantier et relevons les défis du développement personnel, politique, économique pour lui permettre d’entrer dans une nouvelle phase de son histoire.

Cette nouvelle phase devra corriger les  insuffisances et carences des phases précédentes pour jeter les bases du Centrafrique de demain en s’appuyant sur tous les acquis et toutes les compétences dans la Justice, l’Harmonie,  la Sagesse et l’Amour.


Fait à Paris, le 25 Août 2012


Saturnin NDOMBY


Président du FODEM

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24 août 2012 5 24 /08 /août /2012 22:14

 

 

 

Gabirault

 

 

 

 

DECLARATION CONCERNANT L’ARRESTATION ARBITRAIRE DU COORDONNATEUR DE L’ASSOCIATION « TOUCHE PAS A MA CONSTITUTION »

 


 

 

 

L’arrestation du Coordonnateur de l’association « TOUCHE PAS A MA CONSTITUTION » à sa descente d’avion à BANGUI où il s’est rendu à l’occasion du décès de son frère, montre au  monde entier le niveau atteint par la dégénérescence, la déconfiture morale du pouvoir en Centrafrique.  

                                                 

 Ceux qui, dans l’entourage immédiat du Président de la République, conseillent, applaudissent ou gardent silence face à de tels actes, uniquement pour préserver leurs fonctions ne lui rendent nullement service, encore moins à la nation centrafricaine dont l’image est déjà suffisamment épouvantable sur le plan international.                                                                                       

 Ceux qui sont également prompts à exécuter des ordres sous le fallacieux prétexte qu’ils sont porteurs de tenue, doivent également réfléchir au passé récent de notre pays.                                                                             

 En matière de construction, un architecte conçoit un plan et l’entrepreneur l’exécute. Cependant, lorsque le premier se trompe manifestement et que le second exécute sans intelligence, sans conscience, il engage inévitablement sa propre responsabilité. C’est la théorie de la baïonnette intelligente valable dans tous les domaines de la vie.C’est d’ailleurs une notion qui en droit pénal, condamne l’obéissance à un ordre manifestement illégal.                

 La formulation de cette théorie est très claire car elle évoque la situation du soldat (la baïonnette) qui doit refuser d’exécuter un ordre manifestement illégal. L’arrestation du Coordonnateur de l’association « TOUCHE PAS A MA CONSTITUTION » est manifestement illégale car sa qualité de dirigeant de cette structure, de surcroît pour la protection de la constitution n’est nullement assimilable à celle par exemple d’une bande de rebelles qui pullulent pourtant en toute liberté dans le pays.

                                                                                               

La République centrafricaine sort souvent d’un chaos pour entrer immédiatement dans un autre chaos plus sévère sans tirer les leçons du passé pour repenser positivement l’avenir. Dès qu’un Centrafricain a «  le malheur » de dire « faisons attention pour éviter la situation du passé » ou « nous avons des enfants, gérons le pays de manière à préserver leur avenir », il s’attire bizarrement,  violemment le courroux, la haine des dirigeants et devient un individu à écraser par divers moyens. 

                                                                                                             

 La politique centrafricaine se révèle  de plus en plus abominable, destructrice, dangereuse. En effet, rien n’est plus catastrophique que d’empêcher des jeunes instruits, dynamiques, responsables, en âge de travailler, de penser à leur avenir et chercher à le protéger, le préserver dans le cadre de la loi,  dès l’instant  où la direction du pays le sacrifie  d’une manière irresponsable pour des intérêts du présent.

                                                                                                   

 Le Président de la République et ses conseillers devraient porter leurs réflexions sur les conditions des jeunes qui se trouvent  aujourd’hui dans la tranche d’âge de 40 ans, victimes dans un passé récent de plusieurs années blanches, dont certains sont à l’extérieur du pays, ne pouvant pas rentrer car sans aucune garantie de travail ou de sécurité. Une autre catégorie de ces jeunes, bien qu’ayant terminé leurs études , sont sans emploi en Centrafrique, obligés même d’être des « pousseurs » pour subvenir à leurs besoins, confrontés à divers problèmes. Il y a également les jeunes sans formation spécifique, dont une partie a été récemment victime d’escroquerie monstrueuse  du pouvoir à l’occasion du recrutement dans l’armée nationale. A tous ces jeunes, s’ajoutent ceux dont les conditions d’études sont incertaines à cause des grèves.                                                                                   

 

 

Ce bref tableau, pourtant facile à établir et comprendre, n’a pas été pris en compte par le pouvoir. Le même pouvoir ne semble pas non plus  percevoir le mécontentement de la jeunesse, consécutif à ses problèmes multidimensionnels qui s’aggravent quotidiennement. Alors que ce mécontentement est visible comme un nuage qui annonce la pluie,  il n’est bizarrement pas perceptible par le pouvoir qui cherche d’une manière effrénée des boucs émissaires pour se consoler des conséquences de ses propres carences.                                                                                           

 

Le Chef de l’Etat et ses conseillers doivent savoir qu’il n’y a pas que les jeunes, membres de l’association « TOUCHE PAS A MA CONSTTUTION » qui se préoccupent de la défense de  la loi fondamentale du pays.  Déjà, lors du Dialogue National de 2003, les débats sur la constitution avaient focalisé remarquablement  l’attention des différentes composantes de la nation.  Le  souci exprimé unanimement par les différentes composantes de la nation (plus représentatives par leur nombre, leur composition et leur qualité que les membres de l’Assemblée Nationale multicolore mise en place par la suite), était de faire  corriger par l’actuelle constitution, non seulement  les dérives des différents régimes qui se sont succédé à la tête du pays, mais  constituer un garde-fou suffisant dans la nouvelle gestion du pays.                                                                                                            

 

En effet,  ayant constaté que les précédentes constitutions de la République traduisaient jusque là la volonté des chefs au pouvoir, elles ont voté une recommandation spécifique fixant des orientations précises, destinées à la rédaction de la loi fondamentale promulguée en 2004, actuellement en vigueur. Cette recommandation  avait pris en compte les dérives, les évènements du passé, les préoccupations profondes de la population qui aspire à la paix, à la stabilité, à l’équité, au développement, grâce à la coexistence harmonieuse, au bon fonctionnement des institutions de la  République, au sens de l’Etat.  

                                 

Certaines dispositions spécifiques de la constitution actuelles sont bien évidemment  le résultat de cette vigilance accrue du peuple centrafricain depuis leur rédaction, leur vote par le Parlement de Transition de l’époque et la promulgation de la loi fondamentale en août 2004. Il s’agit notamment des dispositions des :                                                                                         

 

Articles 23 : CONCERNANT L’INTERDICTION FAITE AU PRESIDENT DE CUMULER SES FONCTIONS AVEC UN AUTRE MANDAT POLITIQUE OU D’AUTRES FONCTIONS LUCRATIVES SOUS PEINE DE DESTITUTION ;

                                                                                                                

 

Malgré cette interdiction, le Chef de l’Etat est depuis plus de huit ans, en même temps Ministre de la Défense Nationale, Président du Comité de Trésorerie de l’Etat, Chef de l’organisation politique KNK etc. etc.                                                                                                                 

Un procès a été intenté pour cela contre lui par un courageux compatriote au sujet de ce cumul de fonctions, du fait de la carence des parlementaires qui n’ont pas joué leur rôle face à cette violation. Cette action a été un très grand enseignement à la fois pour le Chef de l’Etat lui-même et la nation dans son ensemble, car ayant permis clairement de faire comprendre que la République Centrafricaine ne doit pas être dirigée éternellement avec des réflexes passéistes, que l’impunité ne doit plus être tolérée à quelque niveau que ce soit, que la même constitution que le Président de la République viole donne le droit de le poursuivre, que ce dernier n’est pas un citoyen différent des autres en dehors d’une protection fonctionnelle prévue, qu’il peut répondre de ses actes à un moment ou un autre devant la justice                                                                                                         

 

Art 24 : MANDAT DU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE D’UNE DUREE DE CINQ ANS RENOUVELABLE UNE SEULE FOIS ;                                                                                                                 

 

Art 36 : CONTRESEING DES ACTES DU CHEF DE L’ETAT : sous peine de nullité, les actes du Chef de l’Etat et les décisions adoptées en Conseil des Ministres doivent être contresignés par le Premier Ministre et par les Ministres chargés de leur exécution, à l’exception de ceux relevant de son pouvoir régalien. Cette disposition est un exemple de la vigilance affichée déjà à l’époque par les composantes de la nation par rapport à la direction du pays en tenant compte du passé.  

                                                                                                                             

 

 Art 96 : La définition de la « haute trahison » mentionnée dans la constitution a été l’exigence des composantes de la nation afin d’éviter toute autre interprétation de cette notion qui englobe : la violation du serment, les homicides politiques, la cupidité, l’affairisme  et toutes actions contraires aux intérêts supérieurs de la nation.                         

 

Art 105 : Dans le cadre des orientations pour  la rédaction  de l’actuelle constitution, les composantes de la nation ont expressément exclu de toute révision  constitutionnelle :  

        

 la forme républicaine et laïque de l’Etat ;

                                                                                                                                                                       

 le nombre et la durée des mandats présidentiels ; 

                                                                                                    

les conditions d’éligibilité ;                                                                                                                                                                                     

 les incompatibilités aux fonctions de Chef d’Etat ;

                                                                                                                                        

  les droits fondamentaux du citoyen.                                                                                                                

Art 96: MISE EN ACCUSATION ET DESTITUTION DU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE          

 

A la demande des  composantes de la nation, la procédure de mise en accusation et de destitution du Président de la République a été non seulement prévue, mais surtout   assouplie en deux étapes. La première commence par la recevabilité de la résolution de sa mise en accusation par un tiers des députés composant l’Assemblée Nationale.  La décision de sa traduction devant la Haute Cour de Justice intervient à la suite du vote à bulletin secret des deux tiers des députés composant l’Assemblée Nationale.                              

 

Ce qui est essentiel de noter de tout ce qui précède est la rigueur qui a caractérisé les délégués au Dialogue National quant au prototype du futur Président de la République, ayant bien évidemment pris en compte les dérives des régimes précédents.                                                                     

 

 Les dispositions rappelées ci-dessus exprimaient profondément la préoccupation du peuple quant au respect de la constitution et avaient essentiellement pour but de dissuader toute violation par tout Chef d’Etat élu. 

 

                                                                           

De tout ce bref rappel, la première question la plus évidente serait de savoir si le Président de la République respecte les dispositions de la constitution. La réponse à une telle question prendrait un livre entier tellement les violations sont presque quotidiennes.


Ala seconde question de savoir pourquoi il n’a pas été traduit devant la Haute Cour de Justice prévue par la constitution, deux réponses sont toutes simples : 

                                                

 1° Pendant que tout a été mis en œuvre pour baliser la violation de la constitution, tout a été parallèlement pensé du côté du Chef de l’Etat pour baliser sa traduction devant la Haute Cour de Justice pour sa destitution, conscient de ses multiples et incessantes trahisons. L’absence de la Haute Cour de justice en est la démonstration la plus claire, exactement comme un dessin au tableau.                                                                                                                                                                  

2° Le caractère monocolore de l’Assemblée Nationale est par ailleurs, non seulement une précaution supplémentaire d’impunité, mais de contournement de l’esprit de cette belle constitution.

                                                                         Fait à PARIS le 23 Août 2012.


                                                                         Emmanuel Olivier GABIRAULT


Précédemment Vice-Président du Comité de Suivi du Dialogue National de 2003 ;                               

Vice-Président du Présidium du Dialogue Politique Inclusif de 2008 ; 

                                                               

 Personnalité Politique Indépendante.

 

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23 août 2012 4 23 /08 /août /2012 23:28

 

 

 

 

Godfroy.JPG

 

 

 

 

 

Reconnaître la liberté d’expression a souvent constitué l’une des premières étapes vers la démocratie. Revendication commune au libéralisme politique et au républicanisme, elle est le pendant de la liberté de conscience et s’oppose au dogme. Celui de la monarchie absolue (crime de lèse-majesté), celui de la religion (délit de blasphème).

 

Maniant l’ironie, Beaumarchais fait dire à son Figaro :« Pourvu que je ne parle en mes écrits ni de l’autorité, ni du culte, ni de la politique, ni de la morale, ni des gens en place, ni des corps en crédit, ni de l’opéra, ni des autres spectacles, ni de personne qui tienne à quelque chose, je puis tout imprimer librement, sous l’inspection de deux ou trois censeurs. » 

Aux XVIIe et XVIIIe siècles, les révolutions anglaises, américaine et française se sont, entre autres, caractérisées par la reconnaissance de la liberté d’expression. Elles réalisaient ainsi une partie du projet des Lumières.

Tous les textes nationaux et internationaux protégeant les droits de la personne accordent à cette liberté une place privilégiée : du Bill of Rights de 1689 en Angleterre (liberté de parole et de débat au Parlement, la  liberté de se réunir en association, droit de pétition ) à la Déclaration universelle des droits de l’homme des Nations unies (DUDH) de 1948 en passant par la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples, adoptée en 1981.

Il est significatif qu’elle figure parmi les premières libertés supprimées par les régimes autoritaires, notamment au travers du contrôle de la presse et de l’art.

Alors 52 ans après une longue bataille et le sacrifice républicain du Président Fondateur Barthelemy BOGANDA, la République Centrafricaine veut replonger  dans  le monde de la tyrannie institutionnelle, si fondamentalement les différentes opinions qui doivent en principe servir comme arme de la construction d’un Etat fort sont qualifiées automatiquement de l’ennemi de la République, certainement que la décomposition de nos institutions  de ce jour est la preuve matérielle de pouvoir autoritaire et militaire qui veut confondre la démocratie à la dictature  dont le père géniteur Abraham Lincoln disait la démocratie  c’est le gouvernement du peuple pour le peuple par le peuple.

 En revanche pendant les festivités de 52ans de l’indépendance de la République Centrafricaine, sur initiative de Président François BOZIZE qui voulait célébrer cette journée  républicaine avec la diaspora centrafricaine en France.

Après son allocution  qui lui  a permis de rendre son réquisitoire  des 10 années bientôt passé au pouvoir, il fallait justement saisir l’opportunité d’avoir une comptabilité globale de fonctionnement de nos institutions c’est pour quoi la parole a été accordée au Représentant du Collectif  « Touche pas à Constitution » en France, une association de la défense des valeurs constitutionnelles et en même  temps contribuable de la bonne gouvernance en République Centrafricaine.

Le Représentant du Collectif  voulait  tout simplement savoir si le président de la République n’a pas l’intention de modifier la Constitution centrafricaine afin de lui permettre de prétendre à un troisième mandat qui sera totalement illégal au regard des dispositions de l’article24 de la dite Constitution.

Devant une question patriotique et qui engage la vie de la nation, le Président de la République, surpris de la portée d’une telle interrogation se met à rebondir sur des éléments de réponses  fondées sur la politique politicienne.

Et pourtant le Président a affirmé devant la diaspora en France que la Constitution sera respectée mais  à  notre  grande surprise  le Coordonateur  du collectif  Thierry  Ndoyo  a été arrêté à Bangui à sa descente de l’avion et transféré  automatiquement en prison au Camp de Roux, suite à l’intervention militaire d’un certain Capitaine de la garde présidentielle en la personne d’ Anatole NGAYA qui n’était même pas muni d’un document juridique délivré  par le Procureur de la République lui permettant de procéder à l’arrestation de ce dernier.

L’absence d’un mandat légal caractérise une fois de plus l’entrave faite sur  la liberté d’opinion et la violation des règles des droits fondamentaux en République Centrafricaine. Il est très  important de s’interroger  si l’engagement dans une vie  associative afin de promouvoir la démocratie  en République Centrafricaine est synonyme avec le fait d’être ennemi de la nation ?  On ne peut s’empêcher de faire le lien eu égard aux récents événements de l’affaire Thierry Ndoyo qui sont consécutifs du retour de Paris du Président Bozizé.

 «La  démocratie des opinions est différente de la démocratie des armes »

 Godfroy – Luther GONDJE- DJANAYANG

Expert – Analyste en Gestion des crises politico- militaires.

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20 août 2012 1 20 /08 /août /2012 11:47

 

 

 

Boz tribune Hilton

 

 

 

Tout se passe comme si Bozizé veut considérer les centrafricains comme des dupes et qu’il peut manipuler avec aisance comme des moutons de panurge. La vraie raison de la commémoration du 52ème anniversaire de l’Indépendance de la République Centrafricaine n’est pas d’honorer la diaspora centrafricaine résidant en République Française sœur ou amie, avec la panique de l’imminence de la fin de son règne. Bradant la souveraineté de la République Centrafricaine à 1 Fr symbolique au grand dam du peuple centrafricain et de la communauté internationale, Bozizé croyait se rendre ridicule au paroxysme devant la France et François Hollande afin d’attirer ses faveurs et modifier non seulement sans bavure la Constitution Centrafricaine en vu briguer un autre mandat mais truquer le suffrage puisque son impopularité est désormais indubitable.

 

Le courtisan tentait par ses manœuvres sans précédent de diner proche de François Hollande et peut-être espérer une réception par ce dernier tenant compte du caractère servile de son acte. Mais la moisson était maigre pour lui et sa suite. C’est la première stupidité son ambassadeur Emmanuel Bongopassi qui a sûrement soutenu le concept de bradage de la souveraineté de notre Nation en vu d’attitrer la bénédiction de la France sur la dictature de Bozizé.

 

D’ailleurs Bozizé oublie tout comme ses mentors que si François Hollande dédouane sa tyrannie, il sera contraint de le faire pour les autres Nations qui ont des dirigeants qui s’usent et moisissent aux commandes depuis des décennies. François Hollande serait loin de trahir ses engagements et les idéaux de gouvernance démocratique défendues par la France depuis belle lurette. C’est une tromperie criarde, si Bozizé croit que par le patronyme, François Hollande pourrait lui faire des exceptions dans les règles de la démocratie. Il doit savoir qu’ici, il n’est pas question de sentiment comme il a osé l’exprimer dans sa lettre de félicitation à François Hollande par son « cher ami ». C’est une amitié mal placée. Cette époque est révolue.


Le serment implicite de fidélité de Bozizé à la France et à François Hollande est donc un échec. D’ailleurs, Bozizé est devenu la risée au sein de la communauté internationale et son ambassadeur Emmanuel Bongopassi doit être ri au nez par ses collègues diplomates en France. Du jamais vu en cinquante une année d’Indépendance des anciennes colonies de la France même britanniques, hispanique, portugaises et bien d’autres sur la planète terre. Ce cuisant échec de la diplomatie vient s’ajouter celui qu’il endossé à Brazzaville à la 11ème Conférence de la Cémac.


Bozizé doit se figurer qu’en dépit de son vœu inexprimé de fidélité à la France et à François Hollande, il partira comme le défunt président André Kolingba (In Pace Requistat) aux élections de 1993 qui a vu l’accession de feu Président Ange Félix Patassé (Tibi Terra Levis) au pouvoir. Si ce sera par la force qu’il tentera de s’accrocher au pouvoir, qu’il se détrompe.

Sa place sera tranquillement à côté de Laurent Gbagbo, Jean Pierre Bemba et d’autres sanguinaires comme lui au quartier pénitentiaire de la Cour Pénale Internationale de la Haye.

 

Ce qui grossira son Chef d’accusation puisqu’il est aussi impliqué dans les dégâts matériels et humains commis par Jean Pierre Bemba Gombo en Centrafrique considérés de crime de guerre et crime contre l’humanité par la Cour Pénale Internationale. Il faut aussi noter qu’une enquête n’est pas encore ouverte sur les affres de sa rébellion sur la population dans le Nord du Pays sans oublier les exactions de son régime sur les citoyens centrafricains en passant le pillage en règle de la richesse du pays.


Bozizé fait de la RCA, un gouvernorat de la République Française comme le ridicule ne tue pas, mais il ne fait qu’engraisser son auteur. Mais ici, cette bouffonnerie n’est pas grasse pour l’engraisser. Il est temps de faire votre valise et penser à la rééducation de vos progénitures éparpillées qui brillent dans la délinquance. On comprend que vous avez échoué partout.


 « Il faut donc savoir quitter les bonnes choses avant qu’elles ne vous quittent » a dit le sage.

 

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15 août 2012 3 15 /08 /août /2012 17:56

 

 

 

F Saragba

La systématisation, la permanence, le recours automatique au pouvoir discrétionnaire du chef de l’Etat ces derniers temps pour régler des actes ordinaires de gouvernement ont fini par supplanter la logique purement administrative, impersonnelle au profit des intrigues  dirigistes et pernicieuses du tout politique. Celui-ci a effacé désormais la fine pellicule qui fixe et consacre les limites des différents pouvoirs entre eux, annihile toute garantie de continuité, de disponibilité des institutions de la république qui sont sensées êtres au service du plus grand nombre. La mise en avant d’une manière rédhibitoire remet en cause la portée générale des textes fondamentaux qui sont institués après de longues procédures par les constituants, conformément au concept de la démocratie représentative et de la république.

« L’Aura » de discernement requise, le caractère exceptionnel auxquels sont rattachés ce pouvoir pour en donner une dimension presque « sacrée » et indiscutable sont rompus. L’illusion qui jusque-là est entretenue par la rareté et le mystère font place à la banalité, à la légèreté et à l’accoutumance. Ainsi donc, le pouvoir discrétionnaire par conséquent exceptionnel  s’est immiscé complètement et entièrement en lieu et place du pouvoir ordinaire. Les non-dits, les graves et grotesques manquements voir les incompétences et autres actes innommables de nos gouvernants trouvent ici l’expression de leur plate justification dans le pouvoir discrétionnaire du chef de l’état. Cet ersatz de la monarchie  et des régimes dictatoriaux qui octroie un pouvoir exceptionnel à un homme, simple mortel, imparfait par nature n’est t-il pas antinomique de la démocratie représentative ?

En démocratie représentative, le président de la république, brillant soit t-il n’est-il pas  seulement que le dépositaire d’un certain ordre moral et économique consenti dont l’ordonnateur demeure le peuple souverain d’où il tire sa légitimité et envers lequel il doit rendre nécessairement sinon obligatoirement compte. On voit bien que l’immanence des questions relatives aux pouvoirs politiques dans la citée trouvent un sens vrai et pratique que si elle se rapporte au temps présent et aux questionnements du moment. Les interrogations de nos concitoyens doivent trouver des réponses claires et bien définies. Notre destin commun ne doit pas rester dans le flou, soumis  à la seule  fantaisie, aux caprices déviants, aux extravagances d’une personne sous le prétexte qu’il est le président de la république. Une incompatibilité qui demande à être corriger rapidement afin que la loi fondamentale s’impose à tous car nul n’est au dessus de la loi. En octroyant un  pouvoir discrétionnaire à un homme, président de la république soit-il, nous créons innocemment  un demi dieu dans un concept de la démocratie représentative qui ne s’y prête. Ne devrions-nous pas dissocier une fois pour toute le domaine sacré de la spiritualité d’avec les questions « bassement »politiques ? La cohérence nous invite à poser sérieusement la question de la préservation du pouvoir discrétionnaire du chef de l’Etat dans sa globalité. Ce sont ces prérogatives octroyées à tort qui privilégient et encouragent le règne d’un homme en affaiblissant les institutions alors que notre pays a besoin plutôt aujourd’hui des institutions fortes. Raisons pour lesquelles, le pouvoir discrétionnaire du chef de l’Etat doit être abrogé au bénéfice d’institutions fortes.

L’histoire de notre pays depuis ces cinquante dernières années est une histoire « d’hommes forts « et d’institutions faibles. Depuis la disparition tragique du président Barthélémy Boganda, l’inconsolable et orphelin peuple centrafricain est à la recherche en vain  d’un hypothétique homme providentiel de la même stature que celui-ci. Si nous avions des institutions fortes, la question ne se poserait pas, elles auraient comblées naturellement le vide provoqué.

Le pays tout entier semble à jamais être suspendu à la recherche ou plutôt à l’apparition de ce sauveur qui viendrait mettre fin à son agonie. Pourtant, des régimes politiques à la tête desquels « des hommes forts « se sont succédés et ont régné sans partage dans le pays. Tour à tour, ces régimes et ces présidents hors normes qui semblaient êtres des intouchables tant leur pouvoir terrorisait et traumatisait la majeure partie de la population. Au fil du temps, ces différents régimes se sont mis à se détruire de l’intérieur. Eux qui disposaient de pouvoir absolu voit peu à peu décroitre leur influence et finissent piteusement tels de vulgaire usurpateurs. Sitôt en difficulté les quelques partisans zélés, fieffés, fossoyeurs du pays et autres collaborateurs opportunistes du régime quittent sans vergogne le navire en désignant comme seul responsable  le président déchu. Les principaux notables du régime, les conseillers et autres collaborateurs de premiers rangs du « monarque » déchu qui ne sont évidemment responsables en rien et de rien. Il en a été ainsi depuis toujours. La logique « de l’homme fort ou de l’homme providentiel qui frôle avec le culte de la personnalité  est une réalité. Elle est encore aujourd’hui entretenue par la classe politique centrafricaine à travers des appellations aussi invraisemblables que : le père de la nation, le grand président, l’homme fort, le grand berger, le guide, le pays de untel ou de tel autre…

Nos concitoyens doivent s’émanciper et s’affranchir de toutes ces appellations ringardes et inappropriées dont le seul intérêt est de les préparer, de les conditionner à accepter aveuglement sous le couvert du pouvoir discrétionnaire du président de la république l’inacceptable à moins que ce ne soit l’inexplicable. Autrement dit, il n’y a pas d’homme fort dans une démocratie représentative comme la nôtre mais tout simplement des hommes avec leurs qualités et défauts fussent-ils présidents qui sont au service des institutions de la République pour une durée déterminée.

Franck SARAGBA

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13 août 2012 1 13 /08 /août /2012 12:06

 

 

 

 

Bozizé met les galons de colonel à son fils Francis

 

Nous voilà aujourd’hui en face d’une situation périlleuse, où le Général BOZIZE pilote, et son fil Francis BOZIZE copilote, sont en train de nous conduire en enfer. La RCA va sombrer !

Premièrement : La présidence de la commission de Communauté Economique et Monétaire de l’Afrique Centrale (CEMAC) qui était réservée à la République Centrafricaine par le principe de rotation qui avait été établi lors du sommet de la dite institution tenu à  Bangui en 2010, notre pays est tenu en échec par les cinq (5) autres Chefs d’Etat qui n’ont pas respecté leur parole d’honneur. Le peuple centrafricain est entrain de subir les conséquences de dépendance du Général BOZIZE et Francis BOZIZE vis-à-vis de ces cinq (5) Chefs d’Etat.

C’est une honte nationale, une désolation totale pour le peuple et en particulier la jeunesse qui a très mal vécu cette trahison.

Deuxièmement : Le copilote Francis BOZIZE, Ministre de la Défense qui a la charge du recrutement des jeunes au sein des Forces Armées Centrafricaines (FACA) se frotte les mains et se délecte en face de cette dérive.

On ne peut pas non seulement se contenter de recruter uniquement des jeunes de son village natal dans les FACA en dehors des critères républicains, en favorisant des critères anti-démocratiques et antirépublicains qui font le lit de la discrimination et cultivent la haine et la violence politique, mais également institutionnaliser l’escroquerie en prenant à ces pauvres et malheureux jeunes centrafricains 5000 f, budget de 3 mois de nourriture d’une famille ainsi que la corruption au sein d’une grande institution qu’est l’armée centrafricaine.

Si ça avait été un HOMME D’ÉTAT : c'est-à-dire un HOMME RESPONSABLE au sens propre du terme  à la place du copilote Ministre Délégué Francis BOZIZE, il DEVAIT DEMISSIONNER purement et simplement POUR PROTÉGER LE POUVOIR DE SON PÈRE QUE LUI FRANCIS A RENVERSE CAR  SON BUSTE A  ÉTÉ SACCAGE ET DEMOLI PARMI CEUX des DEFUNTS PRESIDENTS, OUI, c’est de la faute de Francis, de son incapacité notoire. Les jeunes n’ont pas compris cette dérive politique de la part de ce SOI-DISANT RASSEMBLEUR qui n’est autre qu’un PÈRE qui favorise ses ENTRAILLES au détriment des enfants dont il n’est pas le PÈRE BIOLOGIQUE.

Troisièmement : C’est le peuple qui élit au suffrage universel direct le Président de la République qui est le  représentant du peuple souverain.

Pendant que le peuple centrafricain ne mange pas à sa faim, où les Organisations Non Gouvernementales (ONG) humanitaires parlent de l’insécurité alimentaire, en outre les routes et les ponts sont en état de déconfitures totales, l’insécurité grandissante sur toute l’étendue du territoire centrafricain, le Général BOZIZE et sa bande se permettent le luxe d’aller dans un pays de l’occident notamment la France, pays colonisateur pour fêter le 13 Août 2012, fête de l’indépendance qui est d’ailleurs une fête nationale. Alors on est en DROIT de se poser un certain nombre de questions :

1-    Quel pays Africain ou dans le Monde a- t-il déjà  commémoré une fête de l’INDÉPENDANCE dans le pays colonisateur ? Les Cinq Chefs d’Etat de la sous région avaient raison de ne pas  confier la gestion de la CEMAC à la RCA : leur honneur et dignité d’être indépendant  ainsi que ceux de leur PEUPLE RESPECTIF devaient être bafoués : BRAVO ET FÉLICITATION MESSIEURS LES PRESIDENTS POUR VOTRE VIGILANCE ET CLAIRVOYANCE.

2-    Dites nous, vous « TOUADERA, WILLYBIRO SACKO, BESSE , MAZOUNGOU, ROOSALEM MOULIOM, GOUANDJA, FRANCIS BOZIZE le copilote » ainsi que vos autres acolytes « ZINGAS, BONDA, SANZE GINA, pasteur défroqué  OGUERE alias OGRE, VONDO porte-parole du KNK , SOCRATE LE VRAI ET VÉRITABLE HÉRITIER DU TRÔNE DE BOZIZE, le sais-tu COPILOTE FRANCIS ? » qui aviez conseillé le Président BOZIZE d’aller célébrer le 13 août  à l’extérieur de la RCA ; Est-ce le petit nombre de la DIASPORA centrafricaine en France qui a élu BOZIZE au premier tour ? Sont-ils plus nombreux que les Centrafricains de la CENTRAFRIQUE ? Aviez-vous pensé à ce Peuple que vous aviez loyalement ignoré et négligé ? Que dites vous de 2016 ?

3-    Sachez que toute la République, la jeunesse  vous observe et vous suit ainsi que la soi-disant majorité de « PROSTITUEES DE GRAND CHEMIN » et « PIRATES DE HAUTE MER »qui sera la première à se rallier au prochain locataire du Palais de la Renaissance

4-    Général Président « PILOTE ET COMMANDANT DE BORD DE L’AVION MYSTÈRE CENTRAFRIQUE » Etes- vous CONSCIENT DE CE QUI SE PASSE AUTOUR DE VOUS ? OÙ VEULENT-ILS VOUS EMMENER CEUX À QUI VOUS DONNEZ A MANGER ?

A BON ENTENDEUR SALUT !

 

Jean-Paul NGANATOUA (Bangui)

 

 

 

  NDLR : Un autre compatriote s'adresse à Bozizé sous forme de lettre ouverte

 

 

  

J’ai opté pour la sincérité plutôt que la langue de bois

En ma qualité de citoyen centrafricain, jouissant de tous mes droits, civiques et politiques, je me permets de vous adresser M. Le président cette lettre ouverte. Peut-être que vous ne la lirez jamais, mais

votre service de presse, s'il est crédible, se chargera de vous tenir informé conformément à la déontologie.

 
Je voudrais par cette lettre ouverte non seulement vous rappeler un certain nombre de faits relatifs à notre chère patrie, mais aussi porter à votre connaissance ce qui suit.


En effet, M. Le président, je ne m'empêchais de clamer haut et fort que vous êtes capable jouer à la réconciliation de notre peuple et œuvrer à une véritable paix sociale en Centrafrique. Loin s'en faut, j'ai vite déchanté.

Excellence, je ne voudrais pas parler de votre bilan qui est nul et décevant au superlatif absolu. Je me permettrais de prendre seulement quelques exemples récents pour illustrer mes propos car en effet, ce et démontrer à suffisance votre méchanceté envers notre pays.


En tant que citoyen vivant dans une société organisée, j'ai des expériences, des réactions, des responsabilités en tant que citoyen. Et la société organisée a d'abord pour mission, d'aider les citoyens organiser leurs Vies et leurs destins de façon la meilleure possible. De part cette logique, je ne suis pas prêt à me laisser entraîner une dérive politique. Que l'on soit politicien ou non, on a quelque chose à dire sur la situation politique, économique, sociale et culturelle de son pays.

On ne peut pas se dire Etat souverain et se permettre de fouler aux pieds cette liberté acquise au nom de tout le peuple centrafricain du Nord au Sud et de l’Ouest à l’Est. Cette conquête pour la liberté et la souveraineté de feu Président fondateur Barthélémy Boganda ne doit pas être Sali et bafoué par tout nouveau Président successeur. D’ailleurs, c’est pour cette raison que nous sommes moins considérés par les autres pays d’Afrique centrale (voir le cas de la réunion de cemac à Brazzaville).

-Je me demande, Mr le Président, pourquoi aviez vous décidé de venir célébrer une fête nationale sur la terre de ce même pays qui nous a opprimé durant des siècles, nous privant de nos liberté avec des conséquences culturelles que nous connaissons et subissons?

-Pourquoi dérogez-vous aujourd’hui cette règle qui à été établie depuis le fondement de la république Centrafricaine de fêter les 13 août sur le territoire de notre pays ?     

J’ai choisi la sincérité plutôt que la langue de bois afin de pousser aussi les hommes politiques Centrafricains à prendre conscience de leurs propres échecs et de prendre en main le destin ce peuples meurtri.

FEREOL-SANA Jean Francis

   

 

 

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13 août 2012 1 13 /08 /août /2012 11:25

 

 

 

 

 

Bozizé en galante compagnie KNK

 

 

La loufoque décision du président Centrafricain  François Bozizé de commémorer le 52ème anniversaire de l’accession à l’indépendance de son pays en terre étrangère, a provoqué,  comme l’auteur de cet acte avilissant lui-même devrait s’y attendre, une levée de bouclier instantanée et soulevé une vague justifiée d’indignation, somme toute  légitime de la part de nombreux Centrafricains.

En vérité, l’idée de fêter l’indépendance de la Centrafrique en France est une décision ridicule et émotionnelle, sans portée politique véritable et n’est rien d’autre que le caprice d’un dictateur en mal d’attention et  ne devrait être considérée  que comme ce qu’elle est véritablement ; une bouffonnerie de plus à ajouter à son palmarès déjà fort élogieux dans ce domaine et qui bien naturellement continuerait de s’en aller crescendo. Point n’est donc besoin de s’y attarder.

Aussi,  il serait important et primordial pour l’opposition de cesser de prêter flanc aux niaiseries, aux distractions  de François Bozizé  et de son clan  afin de recentrer sa pensée, de concentrer ses forces, de se reconcentrer sur son but véritable ; l’accomplissement d’une alternance véritable par le biais d’élections  juste, transparentes et équitables, seuls vecteurs de développement.  Elle (l’opposition)  qui nous a habitué aux divisions internes, aux désistements de dernière heure ou encore a de soudaines virevoltes alimentaires se devrait de (il n’est pas trop tôt) mettre de l’ordre et sonner le rassemblement de ses militants.

Une chose est on ne peut plus vraie, Bozizé semble hésiter de plus en plus à l’idée d’une révision de la constitution (sa décision a pourtant été prise il y a longtemps). Son fils Francis, catastrophe des catastrophes, a anticipé a tort  que la disparition de son rival de cousin allait lui ouvrir la voie royale  de la présidence, Que nenni ! Les évènements du 02 Aout semblent lui avoir rappelé de façon amère  son  effrayante impopularité parmi les jeunes Centrafricains, exception faite bien sûr, de la nuée de flagorneurs qui l’entourent.

C’est donc un homme honni, conspué et désavoué chez lui, mis en quarantaine  par nombre de ses pairs dans la sous-région qui va donc tenter le tout pour le tout à Paris chez  l’autre François, président de la République Française et en toute apparence allergique aux dictateurs qui ne semble décidément pas lui prêter attention. Pour ce faire les Bozizé père et fils ont eu la truculente idée de se rappeler à Hollande en lui offrant cette bien curieuse danse du ventre ; La fête nationale de la République Centrafricaine. Ils vont déplacer tout une république bananière sur les bords de la seine (pardonnez du peu), avec tout ce qu’il contient de personnages aussi véreux que violents…il y a une première à tout dit-on.

La sagesse Africaine aime dire que c’est lorsque le poulet n’a plus sa tête qu’il se débat le plus. Bozizé, handicapé par la perte d’une de ses pièces maitresses et rappelé à l’ordre par le peuple n’a aujourd’hui plus le choix que de gigoter. L’opposition devrait saisir ce moment pour ce ressaisir, et parler de sujet important tel la réforme du code électoral et s’apprêter à toute éventualité (au cas où Bozizé déciderait de se présenter ou pas) que de perdre son temps à  discutailler sur les ripailles d’un dictateur en fin de carrière.

La meilleure défense c’est l’attaque et l’opposition n’a que trop joué en défense.

 

Nicodème Bessantoua (USA)

 

NDLR : La rédaction se réjouit de ce que l’aventure incompréhensible et surréaliste de Bozizé le jour du 13 août à Roissy CDG, pourtant fête nationale de la RCA, puisse susciter autant de réaction négative de la part des Centrafricains de par le monde. C’est la preuve que les Centrafricains restent parfaitement lucides et ne se sentent nullement concernés par les errements d’un soudard désespéré qui ne sait plus où donner de la tête et qui vient dilapider les maigres moyens d’un Etat qu’il a mis par terre en offrant un banquet aux abords des pistes de l’aéroport Charles de Gaulle de Roissy. Pathétique !

 

 

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13 août 2012 1 13 /08 /août /2012 11:02

 

 

 

 

Boz et Déby à N'djaména 

 

    Comme tout suzerain qui se respecte, Idriss Déby s’est rendu à Bangui, toutes affaires cessantes pour donner des leçons de survie politique à son vassal Bozizé. On devine facilement qu’il lui a intimé l’ordre de mettre de l’eau dans son vin, c’est-à-dire de faire le ménage autour de lui, de réserver une petite place à l’opposition pour «  duper » les socialistes qui viennent d’accéder au pouvoir à Paris. Déby a peur que Bozizé ne l’entraîne dans sa chute.

 

   Aujourd’hui, force est donc de constater :

 

-1 . Que c’est Déby qui donne le LA en Centrafrique. Il connaît et contrôle mieux notre pays que ce pauvre Bozizé  et il n’est nullement exagéré de dire que c’est le président tchadien  qui détient les dossiers-clés de la RCA ( hommes dangereux à écarter, comploteurs, hommes véreux de la police et de la gendarmerie et surtout du gouvernement …) . C’est à N’djaména  que Bozizé doit se rendre pour présenter ses hommages et non à Paris !

 

-2 . Tous les hommes de l’exécutif et ceux qui gravitent autour sont redevables à Bozizé à un titre ou à un autre ( famille, clan, région, même promotion etc ) si bien que nous assistons tous les jours à cette bizarrerie en Bozizie qui consiste à démettre des ministres, renvoyer des fonctionnaires sans dire pourquoi pour l’édification du peuple centrafricain . Au lieu d’élever le peuple centrafricain, Bozizé et les siens l’insultent en lui mentant quotidiennement. A quand la justice pour tous en RCA ?

 

-3 . Le changement attendu en Centrafrique ne doit pas être un simple replâtrage qui débauche des hommes d’un camp pour l’autre : koudoufarisme ou nomadisme politique, la pauvreté et la cupidité rapprochent les hommes politiques peu convaincus de la mangeoire. L’actuelle opposition portera une lourde responsabilité en fournissant un contingent de ministres « KLEENEX » à un Bozizé aux abois. Elle a le devoir d’exiger et d’obtenir de Bozizé une feuille de route claire pour la sortie de crise multiforme qui frappe notre pays . Parmi les conditions non négociables : la non-modification de la Loi fondamentale, une commission électorale paritaire pour des listes électorales informatisées . Bozizé est un chef de bande qui ne respectera que le rapport de force imposé par une opposition unie et décidée.

 

-4 . Notre pays a-t-il un budget voté annuellement comme ailleurs ? Si oui, à quoi sert-il quand on voit les écoles bondées sans tables ni bancs , des ponts emportés par des intempéries depuis des années, des routes, pardon des sentiers qui sont une cause de mortalité importante ? Faut-il rappeler qu’une bonne partie de la RCA est couverte de forêt ? Que dans certaines régions on se sert de planches pour faire la cuisine ? Qu’en pensent l’assemblée monocolore et son ectoplasme de président Gaombalet ?

 

    Autre question qui me taraude : à quoi sert le premier ministre et surtout qu’attend-il pour démissionner depuis qu’il se ridiculise en avalant couleuvres sur couleuvres ? Voilà un Monsieur qui ne dit jamais rien , qui ne proteste pas quand tout va mal . Sa caution à la dictature de Bozizé est une énigme pour moi . Après réflexion, j’ai compris que comme tous les dictateurs, Bozizé a cru naïvement qu’un professeur de mathématiques allait l’aider à résoudre la difficile équation financière de la RCA . Seulement il est tombé sur une bonne pâte aphone, sourde et muette qui ne retrouve la voix qu’à l’extérieur du pays pour ânonner des discours écrits par d’autres. Alors, il le garde pour le malheur de la RCA.

     Quant aux raisons qui ont emmené Bozizé à Paris, elles sont plus prosaïques que tout ce qui a été dit jusque-là :

a/ Ecouler ses diamants ainsi que ceux volés, entreposés et retrouvés ( probablement ) chez son neveu Ndoutingaï . Les vrais hommes d’affaires français capables d’aider un pays comme le nôtre sont en vacances sur leurs bateaux de luxe. Anvers n’est pas loin. Cependant, il faut néanmoins expliquer à Bozizé l’importance de la période estivale dans la zone tempérée !

 

b/ Se rapprocher par tous les moyens des socialistes pour sonder leurs intentions et solliciter de l’aide financière,

 

c/ Boycotter éventuellement la conférence de Nguérékata,

 

d/Enfin montrer que ce qui se passe en RCA ne le préoccupe guère. Cet homme n’aime pas notre pays : c’est pourquoi il le violente tous les jours. Son départ du pouvoir apporterait un peu de sérénité et de paix pour la longue convalescence de la RCA.

 

    Bozizé et ses sbires se sont présentés comme des libérateurs. Je lui réponds que Pol Pot et ses Khmers rouges aussi. Il a beau bâtir son trône avec des baïonnettes, il ne restera pas longtemps assis dessus ! A certains de mes compatriotes qui continuent à l’appeler « l’homme fort » de Bangui, je les exhorte à se remémorer le fameux discours d’OBAMA au Ghana «  L’Afrique n’a pas besoin d’hommes forts, elle a besoin d’institutions fortes » . Peu d’hommes politiques africains méritent cette appellation car ce qu’ils considèrent comme une force est en réalité une faiblesse qui mine leur propre pays et donc notre continent.  Pour moi, Nelson MANDELA est un homme fort. Puisse la RCA trouver un jour cette espèce d’homme en voie de disparition et tout le peuple s’accordera pour reconnaître sa force.

 

KaDé ( France )

 

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11 août 2012 6 11 /08 /août /2012 01:27

 

 

 

empereur-Bozize.JPG

Tous les centrafricains de France sont conviés à l'hôtel Hilton de Roissy Charles de Gaulle le lundi 13 aout pour fêter les 52 ans d'indépendance de leur pays. Telle est la teneur du communiqué de presse publié sur le journal Centrafrique presse par M Djento Ouambo chargé de mission de la diaspora centrafricaine.

Hasard du calendrier, cette annonce surprise suscite l'émoi des centrafricains qui attendaient plutôt la conférence de presse de l'ancien ministre des recherches scientifiques le célèbre professeur des mathématiques de l'université de Baltimore aux USA M Mandata NGUEREKATA âgé de 60ans.

Ce brillant professeur formé au Canada et aux USA a symboliquement choisi le jour du 13 aout qui commémore habituellement l'anniversaire de l'acquisition de l'indépendance de la RCA pour parler de ses ambitions présidentielles. Du côté du gouvernement, c'est une improvisation comme Bozizé aime bien le faire depuis 9 ans qu'il dirige ce pays. Un adage français dit pourtant «  gouverner c'est prévoir, » mais avec Kangara c'est le désordre et la cacophonie en permanence.

Car, comment comprendre qu'un soit disant chargé de mission qui n'a pas de bureau pour recevoir et traiter les nombreux problèmes de ses compatriotes puisse se permettre de les inviter à moins d'une semaine de ces festivités?

Quelle légitimité possède-t-il lorsqu'il observe ses nombreux Centrafricains qui sont obligés de débourser 2000 à 3000e pour se rendre à Bangui à la recherche des passeports biométriques?

La France est-elle devenue une province de la République centrafricaine pour qu' elle y délocalise un évènement si cher ?

Est-ce logique de refuser de payer les 90000e représentant les arriérés de salaire de l'entraîneur de l'équipe de football annihilant au passage l'avenir radieux des joueurs centrafricains et de venir dépenser inutilement en France leur argent?

La fortune de ce déplacement avec sa nombreuse délégation n'aurait-elle pas été utile à l'achat des lits ou de l'entretien du complexe pédiatrique devenu un mouroir?

Et les ponts qui s'écroulent, les routes qui se dégradent à mesure que le temps passe, le manque d'infrastructures, l'occupation du territoire par des groupes armés demeurera tant que Bozizé sera président?

Toutes ces questions ont des réponses négatives vu l'ampleur de la misère quotidienne des centrafricains.

Bozizé qui a traité les centrafricains de la diaspora et surtout ses partisans du Kobè Na Kobè ( KNK) de tous les noms, cherche à se racheter. Grand pourvoyeur des bénis-oui oui comme le premier ministre M. Faustin Touadera et le président de l'assemblée nationale M. Gaombalet, il est sans doute à la recherche d'autres opportunistes pour combler le vide laissé par ses parents NDOUTINGAI et FINDIRO qu'il a pulvérisés récemment pour tentative de déstabilisation du régime selon leur dire.

Les Centrafricains de France ont sans doute l'occasion de démontrer à Bozizé qu'on ne peut pas acheter leur conscience en boycottant ce grand-messe. Mais au vu des rencontres précédentes entre la diaspora et ce dernier, c'est fort possible que des pseudos intellectuels vont faire des pieds et des nez pour des postes juteux.

Le champagne qui va couler à flot et toutes les beuveries risquent d'attirer les partisans véreux du KNK et certains opportunistes, qui pour des intérêts égoïstes peuvent oublier leurs parents qui sont en souffrance en Centrafrique.

Les jeunes candidats au recrutement de l'armée ont démontré la rage qu'un homme peut avoir lorsqu'on le prive de ses ambitions. C'est bien un exemple que les centrafricains d'Europe et de France pourraient prendre s'ils refusaient d'honorer de leur présence à ce festin.

WILFRIED MAURICE SEBIRO

 

NDLR : Selon nos informations, Bozizé aurait personnellement téléphoné au chanteur BB Matou pour lui proposer de venir chanter en sa présence au Hilton moyennant un intéressant cachet. La réponse de l’artiste est sans hésitation favorable comme on pouvait s’en douter.  

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10 août 2012 5 10 /08 /août /2012 22:48

 

 

 

 

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Tout se passe comme si Bozizé est en train de fuir les odeurs de ses chiures en presque 10 ans de pouvoir en République Centrafricaine. Comme le chat cache sa chiures après s’être déféqué en la couvrant de sable, Bozizé fuit le courroux de la jeunesse centrafricaine et le ras-le-bol du peuple centrafricain qui l’a déjà vomi après tant d’années aux affaires publiques sans contenu, pour aller fêter dans un autre pays. Il doit savoir que tout ce qu’il va utiliser comme services dans ce pays hôte est fruit du dur labeur d’un peuple.

Mais le temps est venu. Les plumes ont fait couler beaucoup d’ancre. Les bouches ont fait couler beaucoup de salive. Maintenant le peuple est sur le point de dire NON. La fin de règne de Bozizé a sonné. Le glas de son prochain départ en exil est imminent. La fête de l’indépendance de la République Centrafricaine qu’il va faire à Paris en France avec la diaspora bozizéenne c'est-à-dire sa diaspora et non celle de la République Centrafricaine est un signe avant-coureur de son éviction du pouvoir. Car l’on ne peut pas se dire Etat souverain et se permettre de fouler aux pieds cette liberté acquise au prix du sang de tout le peuple centrafricain du Nord au Sud et de l’Ouest à l’Est, sous la tyrannie et des traitements inhumains. Cette conquête pour la liberté et la souveraineté pour laquelle feu Président fondateur Barthélémy Boganda a couronné par son sang. J’observe un d’une minute silence en mémoire de ces illustres disparus pour lesquels j’ai une pensée pieuse sur cette terre d’exil où je suis et je vis à cause de la liberté et la dignité humaine et j’entonne l’hymne national :

 

LA RENAISSANCE

Ô Centrafrique, Ô berceau des Bantous !

Reprends ton droit au respect, à la vie !

Longtemps soumis, longtemps brimé par tous,

Mais de ce jour brisant la tyrannie.

Dans le travail, l'ordre et la dignité,

Tu reconquiers ton droit, ton unité,

Et pour franchir cette étape nouvelle,

De nos ancêtres la voix nous appelle :

Au travail dans l'ordre et la dignité,

Dans le respect du droit, dans l'unité,

Brisant la misère et la tyrannie,

Brandissant l'étendard de la Patrie.

 

E ZINGO


Bêafrîka, mbeso tî âBantu

Kîri mo gbû gîgî tî mo-mvenî

Mo bâa pâsi na gbe tî âzo kûê

Me fadësô, mo ke na kürü gô

Mo sö benda, mo bûngbi kûê ôko

Na kusâra ngâ na nëngö-terê

Tî tö ndâ tî finî dutï tî ë sô

E mä gbegô tî_âkötarä tî ë

E gbû kua nzönî na nëngö-terê

E kpë ndiä nzönî na mängö-terê

E kinda wasïöbê, ë tomba pâsi

E yâa bandêra tî ködrö tî ë!      

 

Quelle honte pour Bozizé de se permettre d’aller célébrer une fête nationale sur la terre d’autres ancêtre ! Cet hymne qui sera fredonné  en présence de l’étendard de la patrie en République Française. Oh c’est fini pour le peuple centrafricain avec le stupide de Bozizé qui sonne la cloche de l’humiliation du citoyen centrafricain. Comme si toutes les gaffes commises au Sommet de l’Etat ne suffisent pas, il faut encore expatrier une fête qui fait la fierté de la population centrafricaine et lui rappelle les souvenirs de ses frontières. D’ailleurs nous autres, exilés et de la vraie diaspora centrafricaine, lorsque nous faisons cette commémoration hors de nos frontières, de nos terroirs pour de raisons diverses d’une personne à un autre, nous ressentons une fierté nationale. Même le peuple israélite déporté hors de ses frontières à Babylone sous le roi Naboukodosor, n’a pas oublié ses racines puisque lorsqu’il chante et prie les psaumes, il se souvient de ses racines Sion (Cf Baruch 1 et suivants). Mais quel déshonore pour un Président de la République de se rendre dans un autre pays pour célébrer la mémoire de ses martyrs et cette diaspora qui s’attire cette bassesse ! Quel serait le plaisir de cette diaspora à qui le Président fait l’honneur de les faire revenir au pays afin d’honorer nos martyrs !

Oui, je remercie Bozizé puisqu’il donne la preuve ici que la liberté du peuple centrafricain est encore loin de voir le bout du tunnel. Les jeunes sont descendus dans les rues pour manifester leur mécontentement suite un concours d’entrer dans les rangs des Forces Armées Centrafricaines (FACA), comme si Bozizé, pour former sa rébellion composée pseudo libérateurs, il a besoin d’organiser un concours ; encore plus faire payer des frais à ses combattants. Qu’il n’ignore pas que de la même que cette jeunesse que l’on pensait dupe, que l’on pensait amorphe, que l’on pensait inapte, ne l’est plus. De la même manière que les jeunes ont vendu leurs âmes, bravant ses ceintures de sécurité et les manœuvres d’intimidation de toutes formes pour manifester leur ras-le-bol, ils te feront partir du pouvoir. Le spectre de la victoire de la jeunesse n’est pas loin.

Tenez, la douleur, la galère que vit la jeunesse centrafricaine dans sa chair, dans ses os, dans son âme et esprit ne sont pas à comparer avec ce que vit la diaspora. Cette jeunesse est au front devant les armes de Bozizé et son armée tournées contre le peuple. Qu’on cesse de se comporter comme des moutons de panurge ou de jouer ce jeu qui ne grandit personne. Si Bozizé a des comptes à rendre, c’est à la jeunesse centrafricaine. Ce n’est nullement à cette diaspora qui devrait d’ailleurs dire NON et rabrouiller Bozizé et sa suite au front avec la jeunesse. Nous savons qu’il use de toutes les stratégies pour la diviser afin de régner. Mais s’il veut jouer au Bachar El Assad de Centrafrique, la jeunesse ne lui lâchera pas prise. ADIEU BOZIZE. Wait and see…

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Centrafrique-Presse.com - dans Opinion