Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Sommaire

  • : centrafrique-presse
  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
  • Contact

Recherche

Liens

3 octobre 2012 3 03 /10 /octobre /2012 02:46

 

 

 

omnisport-renove.4-jpg-copie-2.jpg

 

 

basketball fauves


 

Il paraît que les diplomates sont astreints à un droit de réserve mais comme en RCA nous faisons les choses toujours de travers, voilà ce que l'ambassadeur de la RCA aux Nations-Unies vient d'écrire sur son mur facebook. Est-ce le prélude à une candidature annoncée pour 2016 de la part de Charles Armel Doubane ou tout simplement l'envie de se faire virer par sa majesté Yangouvonda 1er. Au rang des diplomates qui l'ouvrent dès que la petite occasion se pointe, il faut maintenant ajouter Charles Armel Doubane au bataillon. C'est la réhabilitation du gymnase omnisports de Bangui qui a déclenché la logorrhée de l'ambassadeur....Que dira-t-il lorsque les différents ponts effondrés de Bangui seront réhabilitées !


Rédaction CAP

 


 

"Et un! Et Deux!...Ca ne va pas et ne doit pas s'arrêter là. Nous allons nous qualifier pour Abidjan. C'est bien. Mais que ces victoires sportives entrainent un nouveau départ pour la renaissance de la RCA dans tous les domaines: routes, ponts, écoles, dispensaires et hôpitaux, sécurité, respect des droits de l'homme etc...


Si après 30 ans le complexe omnisport a été réhabilité sur fonds propres, c'est que nous pouvons faire des exploits partout si nous le voulons. A CHACUN SA RESPONSABLITE, SON POSTE, SES DEVOIRS. ET LES LEADERS a qui nous avions confié nos vies, prenez la tête de cette croisade. Faites nous rever. YES WE CAN. Nous aussi sommes des Hommes et avons un Etat la République Centrafricaine." signé   Charles Armel Doubane

 

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com - dans Opinion
30 septembre 2012 7 30 /09 /septembre /2012 22:46

 

 

 

Bangui ville

 

 

Elle est excellente la proposition de Me MBOLI-GOUMBA d’obliger les propriétaires des immeubles situés depuis le point zéro jusqu’au monument BOGANDA de relever le niveau de leur immeuble d’au-moins quatre étages.

 

Cependant, ce « plan d’urbanisation » ne répond pas à l’absence du troisième élément, la volonté d’exister et l’aptitude de définir un projet de société. En tout cas, le plan de Maître Crépin  ne vient pas à bout du déficit de projet de société dans notre pays.

 

De mon point de vue,  le nécessaire aménagement urbain du périmètre « centre ville » de Bangui passe par la mise en place d’un mécanisme de résorption de la ruine et de l’insalubrité des immeubles qui s’y trouvent actuellement.

 

Pour cela, le Parlement devrait instituer,  par la loi , une procédure spéciale d’expropriation et de préemption en matière d’aménagement urbain, sur une période donnée, tendant à faciliter d’une part, la suppression des édifices insalubres du centre ville et d’autre part, à organiser un « droit de préemption urbain » sur tout ou partie du périmètre du centre de Bangui dont le titulaire sera  la Mairie de Bangui mais que celle-ci pourra déléguer son droit à une autre personne publique ou à un concessionnaire privé d’opération d’aménagement.

 

Ainsi, on pourra faire  du centre ville de Bangui une zone de droit de préemption et d’aménagement, pour une durée de 20 ans par exemple, à l’intérieur de laquelle le concessionnaire d’opération d’aménagement ( public ou privé ) pourra préempter tous les biens immobiliers qui seront aliénés par leur propriétaire pour en faire des opérations de construction ou d’amélioration des structures foncières du centre ville.

 

On donnera  ainsi l’opportunité à des Centrafricains de se constituer en sociétés d’aménagement ou en sociétés de promotion immobilière pour venir à bout de la vétusté des immeubles du centre ville de Bangui.

 

Roger  ANDJALANDJI, Paris

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com - dans Opinion
29 septembre 2012 6 29 /09 /septembre /2012 16:48

 

 

 

 

Crépin Mboli Goumba

 

 

 

A VUE D’HOMME : LES ENSEIGNEMENTS DE CES ELECTIONS

 

Le 13 Mars 2005, je décidais de me soumettre au suffrage d'une partie de mes concitoyens. Candidat à la députation dans le 5e I, je ne me faisais pas d'illusions quant à l'issue de cette joute électorale. Non que j'aurais boudé mon plaisir, si, par extraordinaire, j'étais sorti victorieux dans cet arrondissement le plus peuplé de Bangui.


Mais j'avais dessein de prendre date pour les combats futurs. Plus d'une décennie d'exil m'avait éloigné de la patrie. En politique, l'absence prolongée ne pardonne pas. Le Général de Gaulle, retiré à Colombey pendant plus de onze ans, ne recueillait qu'un pour cent d'intentions favorables des sondes en 1956, sur son éventuel retour aux affaires. Et l'Assemblée lui vota les pleins pouvoirs, il est vrai, sous la menace de l'opération « résurrection ».


Oh, bien-sûr, je ne suis pas le Général de Gaulle, et le peuple Centrafricain n'a pas les mêmes ressorts que le peuple français. Comme il m'aurait suffi que ce peuple qui est mien ressemblant au peuple Ivoirien !


J'aurais pu faire dans la facilité, choisir une localité du mystique orient centrafricain et me faire élire confortablement, à l'instar de ma chère tante qui, n'y vivant même pas, a été élue dès le premier tour.

 
Une carrière politique qui se veut ambitieuse ne doit pas se permettre ces raccourcis, surtout dans ce contexte de repli communautaire.


Avoir fait du porte à porte, à la rencontre de la vraie Centrafrique, aura été pour moi une révélation. J'ai découvert un pays qui m'était étranger. A quelques kilomètres seulement du centre-ville, c'est déjà le Moyen-Âge ! Et comment ne pas se rappeler le visage de cette vieille dame, rencontrée au quartier Bangui Mpoko I, mangeant des feuilles de manioc simplememt pilées, sans huile ni arachides, sans sel parce que j'en ai goûté, manifestement malnutrie ?

 
Cependant, il faut que la nation vive.


Même si les idées auxquelles de plus en plus les Centrafricains croient ne sont pas représentées dans la classe politique, n'ayons pas la vanité de croire que la vie de la nation s'arrêtera pour autant.


En attendant de lutter pied à pied, de s'organiser (et je pense ici à mes chers amis qui sont dans d'autres partis politiques), il faut faire des propositions.
Mais quelles sont ces idées ? En effet, le problème centrafricain n'est ni le tribalisme, ni la gestion peu orthodoxe de l'Etat. Ne confondons pas les effets avec la cause, ce serait de mauvais aloi.


Notre problème, fondamentalement, c'est l'absence d'un projet de société clair, incarné par les détenteurs de la machine d'Etat, qui pourrait éviter les travers du tribalisme et autres « ismes » négatifs. Le pilotage à vue justifie tous ces errements. Nous ne pouvons pas continuer à considérer notre pays comme une hutte qui ne nécessiterait pas préalablement un plan. Le Benin a « Benin perspective 2025 », programme de développement pour un quart de siècle. La Gambie de Yaya Jammeh à « Gambia Vision 2020 », et on voit bien que ce pays décolle.


Pour avoir dit que je considérais le pèlerinage perpétuel de nos politiques comme le signe patent d'un rabaissement supplémentaire, j'ai heurté un consensus. Pourtant, mon opinion sur la question n'a pas changé.


Pour avoir parlé de la faillite de l'Etat, une certaine élite prompte à épouser les vérités officielles, toutes les vérités officielles, a crié au nihilisme.


Que lui dire, sinon, comme Malraux, « qu'après être allé dans les bibliothèques, il faut savoir jeter les livres pour affronter la vie ».


Comme je l'ai dit ailleurs, je ne saurais me résoudre à vivre en citoyen d'un pays inexistant. Je ne puis ôter de ma mémoire l'offense faite à mon peuple, fouetté, et à la vertu des femmes de mon pays, par des banyamulengues, la corruption des opposants pour accepter l'inacceptable.


Il est jusqu' à un candidat à la présidentielle pour s'étonner que, prônant le panafricanisme, je n'ai pas été enchanté par son voyage à Libreville. Quelle méprise !
Mon panafricanisme ne s'accommode pas de l'existence d'un maître et d'un esclave, mais des rapports d'égal à égal dans une convergence ( Ah, que je déteste désormais ce mot !) vers un même but.


Il y a quelques temps déjà, j'ai développé la théorie des trois éléments de la puissance en Afrique. L'élément militaire, l'élément économique et le troisième élément qui repose sur la volonté de leadership des dirigeants d'un pays.


L' élément militaire nous est servi par le Rwanda, jadis pays insignifiant ne se rappelant à la mémoire du monde qu'à grands coups de combats tribaux. Ce pays fait aujourd'hui trembler le grand Congo, grâce à son armée.


L'élément économique nous est servi par le Gabon, pays sous-peuplé, qui utilise sa manne pétrolière pour exister dans le monde et servir de destination privilégiée à nos politiques.


Le troisième élément, la volonté d'exister et l'aptitude au leadership, nous est servi par le Burkina-Faso. Ce troisième élément repose sur l'ambition des dirigeants d'un pays.
N'ayant ni une armée digne de ce nom, ni une économie florissante, le seul élément à notre portée reste le troisième.


Nous devons bâtir une identité qui nous soit propre. Il est vrai que dès la genèse de notre histoire moderne, une double méprise s'est abattue sur nous. Ainsi, nos parents ont appris nos ancêtres les Gaulois. Nous autres, nous avons appris Leuk le Lièvre, Mamadou et Bineta, alors que nous avons Ndaramba le lapin, et que, à tout prendre, Kossi Kpanamna ou Ngura, ça sonne plus centrafricain. Quelle avancée c'eut été pour le panafricanisme si, dans le même temps, on apprenait l'histoire de notre pays en Afrique de l'Ouest.

 
Or donc, il faut que la nation vive.


J'ai rédigé 10 projets de loi que je soumettrai au député élu du 5e arrondissement.


Parmi ces projets, il y a l'obligation faite aux propriétaires d'immeubles à caractère commercial, situés depuis le point zéro jusqu'au monument Boganda, de relever le niveau de leurs immeubles d'au-moins quatre étages, et cela sur cinq ans. Cela s'est fait ailleurs, et nous avons le devoir de transformer le paysage architectural de Bangui, en mettant à contribution ceux qui profitent du pays.


En attendant que demain soit un autre jour.


Pour une certaine façon d'être Centrafricain.

 

Me Crépin Mboli-Goumba

 

 

 

NDLR : « L'obligation faite aux propriétaires d'immeubles à caractère commercial, situés depuis le point zéro jusqu'au monument Boganda, de relever le niveau de leurs immeubles d'au-moins quatre étages, et cela sur cinq ans. ».

 

C’est une excellente proposition qu’avait faite en son temps ce fils du pays et qui mérite à nouveau attention, pour peu que les décideurs du pays - à commencer par ceux qui se prennent pour des députés de l’actuel assemblée nationale - aient réellement le souci du bien de la RCA. Si le plan d’urbanisme de la capitale ne les préoccupe pas, qui d’autres cela doit-il préoccuper ? A la reprise lundi prochain de la session parlementaire, c’est le moment indiqué pour que les députés puissent sérieusement se pencher sur  l’idée et cet intéressant projet d’urbanisme de la capitale de Me Crépin Mboli-Goumba.   

 

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com - dans Opinion
21 septembre 2012 5 21 /09 /septembre /2012 12:36

 

 

 

 

Firmin Feindiro

 

 

Source :    http://www.afrik.com  vendredi 21 septembre 2012 / par Gaspard Zangbi,

 

La France, signataire de la Convention du 28 juillet 1951 relative au statut des réfugiés devenu le cadre juridique de définition du droit d’asile dans les États signataires, ne saurait refuser à Firmin Findiro le privilège de déposer une demande d’asile.


La France, patrie des droits de l’Homme, ne saurait protéger un persécuteur hors pair qui se passe aujourd’hui pour un persécuté, un soi-disant magistrat qui se parjure sans le moindre scrupule, une fourberie personnifiée que l’on doit au contraire arrêter et accuser de faux et usage de faux.


Au meilleur de ma connaissance, relever un ministre de ses fonctions n’est pas une persécution. Il est de notoriété publique que Firmin Findiro fut limogé du gouvernement Touadéra le 16 juillet 2012. C’est le seul et unique évènement qui lui soit arrivé.


Ce trapu tortionnaire de la trame d’Idi Amin Dada était ministre de la Justice et de la Moralisation, Garde des Sceaux et cumulativement procureur de la République. Il affectionnait son surnom de demi-dieu et défendait bec et ongles le principe de deux poids et deux mesures pour la justice. Il fabriquait à volonté les charges et pièces à conviction proportionnellement à la supposée capacité de payer de ses victimes ou de leurs parents. Firmin Findiro croit plus profondément que tout que la justice n’est pas la même pour tous.


Malgré les ordonnances de non-lieu, malgré la confirmation par la Cour de cassation de la décision de mise en liberté rendue par la cour d’appel de Bangui, Firmin Findiro maintient en détention arbitraire et séquestration depuis juin 2010 une vingtaine de personnes innocentes. Leur seule faute, c’est soit être au mauvais endroit au mauvais moment soit être parents à Jean Daniel Dengou ou à Symphorien Balemby gratuitement désignés par Firmin Findiro et François Bozizé comme étant les incendiaires du super marché Rayan du Libanais Ali El Akhras alias La Crasse. Qui plus est, l’érudit Firmin Findiro, magistrat hors classe (sans blague !), propose de troquer leur liberté contre la reddition des incendiaires désignés.


Il me semble que l’une des règles de demande d’asile stipule que tout demandeur d’asile doit demander l’asile dans le premier pays sûr où il arrive. Le Congo Brazzaville est un pays sûr, signataire de la Convention du 28 juillet 1951 relative au statut des réfugiés devenu le cadre juridique de définition du droit d’asile dans les États signataires. Firmin Findiro, on le sait maintenant, est arrivé en France en provenance de Brazzaville sous le coup de faux et usage de faux !


Firmin Findiro possède des propriétés au Cameroun dont il a la nationalité par alliance. Il y a accompagné et installé confortablement sa famille vers la fin juillet-début août 2012. Tout objet de valeur fut librement et en toute sécurité transféré de Bangui à Yaoundé. On croyait qu’il déménageait au Cameroun où il envisageait d’entreprendre des études de second cycle de droit à l’Université de Yaoundé. Mais le voilà qui revient à Bangui et va chercher sa mère au village pour venir prendre soins de lui.


On murmure à Bangui notamment dans l’entourage de Sinféï Moïdamsé que Firmin Findiro compte demander refuge pour des raisons humanitaires compte tenu de son bilan de santé. A ma connaissance, l’infrastructure hospitalière camerounaise est développée et fonctionnelle sinon la Centrafrique n’y évacuerait pas ses malades nécessitant des soins spécialisés ou intensifs. Comme partout en zone Cemac, la trithérapie est gratuite à Yaoundé et partout sur le territoire camerounais. Firmin Findiro a, par ailleurs, les moyens pour se faire livrer la trithérapie par DHL de partout au monde.


Mieux encore, à la fin juin 2012, Firmin Findiro alors tout puissant demi-dieu de Bangui de passage à Paris a cru bon demander l’asile politique auprès de l’Ambassade du Botswana à Paris plutôt qu’auprès de l’OFPRA. La France serait-elle subitement devenue terre d’asile aux yeux de Findiro ?


Firmin Findiro, de par sa double nationalité centrafricano-camerounaise, est en réalité un ballon d’essai pour les Tolmo, Sinféï, et consort qui ont déjà les fausses identités et billets d’avion prêts pour rejoindre Paris via Douala pour les uns et Ndjamena pour les autres. Accorder l’asile politique ou humanitaire en France à cet individu, c’est ouvrir béantes les portes de la France aux multiples tortionnaires de la zone Cemac dont les centaines de millions de FCFA mal acquis ont été placés à dessein dans les banques françaises. Accorder l’asile politique ou humanitaire en France à cet individu c’est encourager nos tortionnaires à bafouer davantage nos droits pour finir sereinement leur séjour terrestre dans le luxe et le confort en France.


Le déficit de la démocratie, la mal gouvernance, la corruption et l’impunité sont devenus, hélas, la marque distinctive de la zone Cemac. Devant ces fléaux, le mieux que la France (l’OFPRA) peut faire pour décourager et freiner les singeries se profilant à l’horizon c’est, primo, renvoyer Firmin Findiro à Brazzaville (le premier pays sûr où il a séjourné des jours durant avant d’embarquer pour Paris) et, secundo, expulser celui-là même qui a fortement monnayé ses papiers administratifs français et son intervention au niveau de l’aéroport Maya-Maya de Brazzaville pour permettre à Firmin Findiro d’atterrir en France. Il me paraît urgent et nécessaire de réprimander exemplairement ce genre d’abus de services de défense des droits humains. La demande d’asile de Firmin Findiro n’est rien d’autre qu’un pied de nez aux nombreuses victimes de sa tyrannie au cours des dix dernières années et aux organisations de défense des droits humains.

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com - dans Opinion
10 septembre 2012 1 10 /09 /septembre /2012 22:09

 

 

 

 

Clotaire Saulet

 

 

 

Il arrive dans la vie de toute femme ou de tout homme un moment où, mû(e) par une ambition légitime, sous-tendue par des paramètres objectifs qui sont de nature à garantir la réussite d’une entreprise, ou mieux, à lui permettre de tendre asymptotiquement vers une limite que d’aucuns nommeraient « appel pour la patrie », à l’instar de Néhémie, cet échanson du roi à Suse, il arrive inéluctablement ce moment où cette femme ou cet homme se décide enfin à se lever en prenant courageusement ses responsabilités naturelles et historiques. Et comme sous le ciel il n’y a rien de nouveau et qu’un tel engagement ne peut s’accompagner que de la satisfaction à court, moyen et long terme, des conditions en ressources humaines, en ressources matérielles et en ressources économiques et financières si tant qu’il est sincère et dont le seul intérêt n’est que le meilleur devenir des larges masses populaires centrafricaines qui n’ont cessé de boire le calice jusqu’à la lie depuis 1960, il y a lieu d’affirmer, avec une modestie malgré tout et sans enthousiasme excessif mais plutôt de manière sereine et responsable, que la date du 6 mai 2012 annonce une nouvelle ère pour le Centrafrique, Terre de nos Ancêtres.


Convaincu de tout ce qui précède, nous avouons d’emblée que la réflexion de notre compatriote Henri Paul AKIBATA KETTE, postée depuis le 03 mars 2012 sur www.sozoala.com  sous le titre « La Centrafrique, l’indécision qui tue ! » et que nous avons lue, relue, imprimée pour bien lire entre les lignes et pour mieux nous imprégner de la substantifique moelle de ce document,  nous interpelle très, très fortement. Nous sommes nombreux, je suppose et j’espère, à avoir écouté avec les oreilles de notre cœur, la profondeur de ce message qui a été aussi l’un des facteurs déterminants pour ce qui apparaît comme un appel.


Nous faillirons à un devoir moral de reconnaissance si nous n’exprimons pas ici solennellement, toute notre gratitude à l’endroit de M. Louis GELIN, concepteur et gestionnaire du site www.sozoala;com pour l’initiative ôh combien salutaire qu’il a eue et pour le service qu’il a rendu, qu’il rend et qu’il  rendra encore, à sa manière et en toute liberté, à notre Pays et aux Centrafricain-e-s, ses frères et sœurs, au-delà de toute considération…Car, si ce site n’avait pas existé, nous n’aurions pas été aiguillonné pour écrire notre premier opuscule, lequel n’a été que l’enrichissement et le développement du premier article de la rubrique ‘’l’arbre à palabres’’, publié le 12 janvier 2005, sous le titre « Devoir de mémoire ».


Si ce site n’avait jamais existé, nous n’aurions pas pu découvrir tous ces compatriotes dont la pertinence et la profondeur des analyses sur tous les sujets qui touchent la vie de la nation centrafricaine ou les propositions positives qui n’ont pu trouver preneurs, tant au niveau du Pouvoir de Bangui dont la contradiction principale n’a été que « c’est notre tour de manger », que de nos fameux partis politiques d’opposition qui aspirent pourtant à exercer le pouvoir d’Etat et dont la plupart ne sont même pas capables d’avoir des compétences couvrant tous les secteurs d’activité d’un Etat si jamais ils devraient gouverner ou dont les responsables, pompeusement appelés leaders mais qui en toute objectivité ne le sont pas, mais qui polluent le paysage politique national en devenant actifs, le temps d’une rose, que lors des cérémonies officielles avec des nœuds papillons, barbichettes fournies assorties de pipes bourrées de ‘’clan’’ et qui sont de véritables pots de fleurs des tribunes officielles sur l’avenue des Martyrs, au Palais de la Renaissance, au Palais de l’Assemblée Nationale, au salon d’honneur de l’aéroport Bangui Mpocko, au stade Barthélemy BOGANDA et qui poussent le ridicule et le cynisme quelquefois dans l’arrière-pays en obligeant nos larges masses paysannes à leur offrir poulets, cabris et voire, de jeunes adolescentes aux seins pointus…Nous ne manquerons pas de joindre à ce concert de portail informatique le www.rca-beafrica.com de notre compatriote Roche TOMBIDAM dont l’action profonde de visibilité du Centrafrique profond de meure le cheval de bataille…

 

Que n’a-t-on pas encore dit sur le Centrafrique pour que nous nous hasardions à lancer un énième appel ? Nous croyons tous que le charpentier ne va pas, pas donner un seul coup de marteau pour bien enfoncer le clou dans le bois. Il lui faudra plusieurs coups et nous ne nous privons pas , depuis Cergy-Pontoise, dans le Val d’Oise ou le « neuf-cinq », de relancer un appel pour « l’émergence d’une classe politique de type nouveau -CPTN», grâce à la philosophie politique du « Changement Endogène ».


En cette fin troisième trimestre 2012, pouvons-nous raisonnablement, prendre des vessies pour des lanternes dans le Centrafrique , cette terre bénie des dieux où une graine tombée sur le sol pousse d’elle-même ?  . Nous ne le croyons pas surtout que la date du 6 mai 2012, bien comprise, bien intégrée dans nos analyses, ne doit pas nous faire rêver béatement que 2016 aurait déjà eu lieu et ne serait qu’un remake de 1993 ou que la Libération de 2005 qui a raté son départ entre 2003 et 2005 ne nous réserverait plus d’autres illusions…


Nous allons faire parler, Mgr François-Xavier YOMBANDJE, pour mieux nous faire comprendre. Nous allons lui emprunter soin cri de révolte, car nous sommes, à des degrés divers, des révoltés, à l’allure où vont les choses aujourd’hui.

« Je voudrais faire le fou du pays pour que les premiers  rayons du Soleil qui arrivent jusqu’à nous, nous permettent de nous secouer de notre torpeur et de commencer les premières conscientes, actives et positives de notre histoire..


Je suis ce fou qui passe nu, les chaînes au pied dans nos rues, nos places fortes, dérangeant tout le monde par sa nudité, le bruit de ses chaînes qui cliquettent sur le goudron et sa folie qui lui accorde quelques libertés…Je vais écrire, écrire jusqu’à l’épuisement pour qu’on sache quel est le malheur de mon peuple, afin que  s’il y’avait quelque part un cœur généreux parmi mes contemporains, qu’il  m’écoute au moins, qu’il me lise au moins jusqu’au bout, même s’il ne peut, ni me consoler, ni voler à mon secours. Je ne demande pas mieux que d’attirer  l’attention sur mon peuple.


On a jeté un voile pudique sur nous, nous empêchant de pleurer et de dire que nous avons mal. Je veux enfin être l’enfant qui refuse de se taire et qui fait en sorte que tout le quartier soit alerté. On peut me traiter de tous les noms de bêtes et d’oiseaux, il faut que l’on sache que nous allons mal et que nous devons changer de mentalités et de comportement….D’année en année, nous attendons vainement ce qui arrive aux autres ailleurs : la prospérité, le bonheur, la paix. Comment faire autrement quand nous ne sommes abreuvés de guerre, de malheur, de misère et je ne sais quelle autre calamité, comme si nous étions nés pour souffrir et pour être les victimes de prédilection de tous nos bourreaux qui en ont reçu la mission ? Sommes-nous nés à une époque de fous, de maudits qui ne peuvent que produire tribulations et abominations ? Sommes-nous mal nés ? Qui serait pour les peuples, la sortie du désespoir, l’aube de l’espérance, l’étoile du matin ? Qui prendra les devants pour nous sortir de ce cloaque d’histoire, de cette histoire pourrie et sans issue ? »


Et nous ajoutons, qui nous sortira de cette histoire pourrie depuis cinquante et deux années ? Nous disons que ce n’est pas l’actuel parti ni ses satellites au pouvoir et encore moins les partis d’opposition démocratique dont les membres les plus hauts placés nourrissent l’espoir de, le secret espoir de rentrer dans un gouvernement, c’est à dire qui veulent se mettre à la mangeoire tout simplement…Et il aura fallu qu’ils nous donnent cette image désopilante d’une basse cour où les poussins, les coquelets, les coqs, les poulets s’imaginent  que les grains de céréales qui viennent d’être jetés par le véritable maître des lieux va transformer leurs becs en dents acérées pour bien picorer ou manger selon les cas…Aujourd’hui, comme ces oiseaux de la basse-cour, nos politiques ou politicards s’ébrouent, volent dans tous les sens, piaillent, roucoulent, jacassent, sautent en l’air car l’opportunité de rentrer dans un nouveau gouvernement est bien forte depuis qu’un autre chef de la basse-cour  est venu convaincre son voisin de la nécessité de donner des grains à tout le monde !


Les cris de dépit de Mgr François-Xavier YOMBADJE, poussés en novembre 2011, sont encore audibles neuf mois plus tard !


Le Centrafrique, le Centrafrique de Barthélemy BOGANDA en a marre de cette classe politique qui, non seulement n’est plus crédible, mais dont la plupart des membres n’ont pour programme politique ou projet de société que cette inclination à satisfaire des besoins bassement matériels. Elle s’est morcelée en 53 ou 54 groupes , partis politiques ou groupuscules dont la plupart compte moins de militants que les doigts d’une main gauche ou moins de militants que les doigts des deux mains !


-Certains des leaders, abusivement  affublés de ce vocable ,lors des cérémonies officielles, avec leurs cravates ou nœuds papillons, assortis de grosses pipes bourrées de tabac  « clan » dans les tribunes officielles ne sont que de véritables pots de fleurs, lors de certains défilés sur l’avenue des Martyrs,

-D’autres se précipitent pour les rencontres assorties d’enveloppes avec le Chef de l’Etat, et sur la base d’invitation se résumant à des communiqués radiodiffusés ou lus sur l’unique chaîne de la  télévision…


Nous n’avons nullement l’intention de fustiger une quelconque partie de la classe politique centrafricaine…Cependant, nous estimons être en droit de dire que nous sommes fatigués de ce spectacle qui ne fait pas honneur à notre peuple…Comme le dirait l’autre, « Y’EN A MARRE » ! ! ! !Le Centrafrique mérite mieux…Le Centrafrique mérite mieux que ces filles ces filles qui s’engagent sans pugnacité, sans conviction ou sans esprit de suite…


La seule bataille qui vaille et nous devons le dire avec conviction’ est le respect de la Loi fondamentale de notre Pays…Et pour ne pas paraphraser Jean-Jacques ROUSSEAU, l’objet de la vie humaine est la félicité de l’homme…Et la félicité du Centrafricain et de la Centrafricaine passe par ce mouvement initié par ces jeunes compatriotes consciencieux, initiateurs de « Touche pas à ma Constitution ». Cette initiative témoigne de la Société civile centrafricaine qui se construit méthodiquement et scientifiquement

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com - dans Opinion
10 septembre 2012 1 10 /09 /septembre /2012 18:38

 

 

 

 

carte_centrafrique_432.gif

 

 

Faut-il rappeler que notre pays a sans doute figuré, de 1966 à 1972, parmi les plus ambitieuses nations d'Afrique? Cette période a vu naître l'émergence d'un État centrafricain volontariste, audacieux, créatif, catalyseur d'énergie.


Durant ces années, la planification a occupé une part éminemment substantielle et stratégique dans le processus d'élaboration des politiques de développement.


C'est au sein du ministère du Plan qu'a été formulée, mise en œuvre, de manière cohérente, la stratégie de développement de l'agriculture et de l'industrie. Il suffit de consulter les indicateurs économiques de cette période, pour constater que l'économie centrafricaine n'a jamais été aussi prospère.

 

Aujourd'hui ce qui me frappe dans notre pays, c'est l'absence d'un État interventionniste, à la fois concepteur et pilote de la machine économique.


Il nous manque un État à la fois souple et fort, appuyé sur une fonction publique efficace et moderne, et capable de se rendre maître de l'environnement économique. Pour reprendre une métaphore sportive, le "club" Centrafrique donne sans arrêt l'impression de subir le match. Il ne sait ni attaquer, ni défendre. Non seulement il n'a aucune stratégie, mais il lui manque aussi la créativité, l'audace, la volonté de gagner. Bien évidemment, on ne peut pas toujours gagner. Mais pourquoi nous résigner à une déroute continuelle?

 

J'observe que la faiblesse de notre économie tient en grande partie à nos carences institutionnelles parmi lesquelles il me suffit de mentionner le manque de vision et de stratégie "développementalistes", une administration démotivée et inefficace, l'absence d'un ambitieux plan national de développement à long terme, méthodiquement élaboré par et pour les Centrafricains. En résumé, notre pays souffre d'un déficit institutionnel chronique.

 

Nos performances économiques, au moment où nous avions un État fort, sont la preuve qu'un État audacieux, créatif, et une fonction publique dévouée ne sont pas des chimères. Il est urgent de redonner à l'État centrafricain son rôle et sa légitime intervention dans la conduite du développement. Il est encore possible d'y parvenir. Comment? En adoptant les mesures suivantes:

 

 

UNE VISION POUR 2032: UNE AMBITION POUR VINGT ANS

 

Notre pays est désormais confronté à un choix déterminant: prendre le chemin du développement ou s'exposer à la faillite de notre démocratie et à une dangereuse marginalisation par des voisins plus ambitieux, plus performants et plus conquérants. Le gouvernement centrafricain doit, dès à présent, élaborer une nouvelle politique économique et mettre en œuvre, région par région, un ambitieux plan national à long terme pour renforcer les capacités de l'Etat, éradiquer la pauvreté, moderniser notre économie et relever le défi de transformer notre pays en une économie à revenu intermédiaire à l'horizon 2032.

 

Il est donc urgent, par-delà la stabilité macro-économique, de nous forger une vision volontariste pour une transformation rapide du pays, avec l'adhésion de toutes les composantes de la Nation, la société civile, les partis politiques, les syndicats, le secteur privé, le gouvernement, l'Etat dans son ensemble.

Tel devrait être le mot d'ordre prioritaire et permanent

 

UN «CHEF D'ORCHESTRE» AU CŒUR DU GOUVERNEMENT.

 

Pour revenir à la métaphore footballistique, Il est de coutume d'entendre affirmer qu'un match de football se gagne ou se perd au milieu de terrain.

Le "club" Centrafrique doit disposer d'un milieu capable à la fois de proposer les options stratégiques favorables à l'équipe et d'organiser l'intelligence collective de la sélection. Une nouvelle politique économique pour le développement et le redressement national ne peut être envisagée sans un dispositif institutionnel efficace et performant. Pour gagner le match du développement, le gouvernement doit s'employer à plus de cohérence, d'homogénéité, de synergie et de coordination dans la formulation et l'exécution de ses politiques publiques, notamment dans le domaine économique.

 

À cet effet, au cœur du gouvernement, je propose la création d'un grand ministère de la Coordination Économique, du Plan et du Développement (MCEPD), englobant le Plan, le Budget, la Coopération Internationale, et l'Économie. Sous l'impulsion du Premier Ministre, ce super-ministère jouera un rôle central dans la coordination et l'harmonisation des politiques publiques de notre pays. Véritable "chef" d'orchestre gouvernemental, son rôle impliquera d'élaborer et de mettre en œuvre des plans stratégiques à long terme, de contrôler l'affectation et le rendement des ressources budgétaires, de s'assurer de l'application des orientations stratégiques des plans de développement, d'harmoniser les politiques publiques des ministères économiques et de promouvoir la coopération internationale. Ce super-ministère symboliserait ainsi la détermination du gouvernement à accorder une extrême priorité au développement économique et traduirait son engagement pour la poursuite systématique et résolue de plans de développement à long terme.

 

UNE FONCTION PUBLIQUE AU SERVICE DU DÉVELOPPEMENT

 

Un autre volet du dispositif institutionnel, nécessaire à la mise en œuvre d'une nouvelle politique économique, relève du fonctionnement de l'administration publique. L'Etat Centrafricain se doit de disposer des capacités et des compétences administratives, techniques et politiques pour fixer les objectifs nationaux et mettre en œuvre les politiques de développement. Il se doit de reposer sur une fonction publique efficace, cordonnée et compétente, qui place au-dessus de toute considération personnelle, politique ou autre, la réalisation des objectifs fixés par l'Etat.

 

Pour y parvenir, notre pays a besoin d'une grande réforme de la fonction publique. À cet égard, je propose la création d'une Commission de la Fonction Publique (CFP), organisme central chargé de la gestion et de la compétitivité des agents publics. Cet organisme aura pour mission de concevoir et de mettre en œuvre une vaste réforme de l'administration publique qui devrait s'articuler autour des axes suivants:

 

- Adoption d'une nouvelle politique de gestion des ressources humaines fondée sur la compétence

 

- Optimisation du mode de recrutement et revalorisation des statuts des agents publics

 

- Introduction d'une culture du mérite, du résultat et de la performance

 

- Formation permanente des agents administratifs axée sur une plus grande spécialisation plutôt que des profils généralistes.

 

«CENTRAFRIQUE S.A.», UN PARTENARIAT SECTEUR PUBLIC ET SECTEUR PRIVÉ.

 

Le secteur privé en Centrafrique doit être le principal moteur de la croissance, tandis que le secteur public doit conduire le développement et assurer la réalisation des objectifs socio-économiques nationaux.


Pour atteindre les objectifs de la Vision 2032, une étroite collaboration entre le gouvernement et le secteur privé est cruciale. Bien plus qu'un dispositif institutionnel, cette collaboration doit être le fruit d'un nouvel état d'esprit dans la relation secteur public-secteur privé. Le gouvernement centrafricain doit être animé par la conviction que le moteur de la croissance réside dans la pleine coopération entre secteurs privé et public et que seul un solide partenariat permettrait de concrétiser le dessein national.

 

En conséquence, notre gouvernement se doit désormais de penser la Nation comme une entreprise, la Société Anonyme Centrafrique, dont les partenaires pour le développement national sont le gouvernement, le secteur public et le secteur privé.


Le succès de cette nouvelle approche du développement national dépendra de la volonté et de la détermination des pouvoirs publics centrafricains à créer les conditions d'un dialogue public-privé favorable au développement. Pour ce faire, il est important de définir et d'établir des mécanismes de construction de la confiance entre le secteur public et le secteur privé. Ces mécanismes peuvent concerner à la fois des modes de coordination entre les acteurs (du secteur public/privé) mais également la création de nouveaux organes ou la proposition de chartes éthiques en termes de comportement à adopter. À cet effet, je propose les initiatives suivantes:

 

- Renforcement et diversification des organes de consultation et des mécanismes de discussion, de collaboration entre les secteurs public et privé.

Les principaux objectifs seront de réduire les divergences entre les deux secteurs et d'enclencher une dynamique nouvelle de consultation et d'amélioration du contenu des politiques publiques.

 

- Instauration et application d'une "Charte Client" au sein de l'appareil gouvernemental et public pour améliorer la qualité des services destinés au secteur privé. À travers cette charte, l'appareil public et gouvernemental s'engage à offrir aux "clients" usagers des services de qualité, simples et accessibles.

 

- Diversification des méthodes et instruments de diffusion des informations publiques destinées au secteur privé. Le gouvernement centrafricain doit redoubler d'effort pour une communication concertée et partagée dans le but de faciliter l'accès aux lois, règlements, et services fournis par le secteur public.

 

- Adoption, pour les agents publics, d'un code national de conduite régissant les relations entre les secteurs public et privé sur la base du concept de la Société Anonyme Centrafrique. La finalité de ce code sera de préciser les règles de conduite et les normes à respecter dans le cadre du partenariat pour le développement entre les agents publics et le secteur privé.

 

C'est en adoptant des mesures similaires, fondées sur l'intervention énergique de l'État, que l'Europe d'après-guerre est parvenue à se reconstruire et se réindustrialiser. Ruinés au lendemain du conflit mondial, la France, l'Allemagne, l'Italie, les pays du nord ont su placer leurs États au centre d'un projet mobilisateur pour l'ensemble de la société.

 

Ce fut également le cas en Asie, où des États moteurs du développement se sont vu assigner pour mission première de stimuler l'essor industriel. Le Japon, la Corée du Sud, Hong-Kong, Singapour, Taïwan, l'Indonésie, la Malaisie, la Thaïlande et plus récemment le Vietnam ont eu pour trait commun l'adoption d'un système institutionnel résolument prescripteur.

 

Le "miracle centrafricain" est également possible. Je propose que nous libérions ce génie du développement économique qui sommeille en chacun d'entre-nous.

Nous l’avons démontré par le passé. Nous le pouvons encore. Mais nous ne quitterons le banc de touche qu’à la condition que l’Etat centrafricain puisse, dès à présent, « gouverner le marché » en fixant la direction, le rythme et les objectifs à atteindre. Nous y parviendrons en cessant d’être spectateurs de notre propre histoire. Nous y parviendrons en redevenant auteurs et acteurs de notre propre avenir. Voilà ce qui est en jeu.

 

-----------------------------------------------

Contact : lettredumesan@ymail.com

 

 

 

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com - dans Opinion
4 septembre 2012 2 04 /09 /septembre /2012 02:17

 

 

 

 

Zarambaud

 

 

Zd-Ye-so-e-lingbi-ti-hinga.JPGZd-Ye-so-e-lingbi-ti-hinga.-2-JPG.JPGZd-Ye-so-e-lingbi-ti-hinga.-3-JPG.JPGZd-Ye-so-e-lingbi-ti-hinga.-4-JPG.JPGZd-Ye-so-e-lingbi-ti-hinga.-5-JPG.JPGZd-Ye-so-e-lingbi-ti-hinga.-6-JPG.JPG

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com - dans Opinion
3 septembre 2012 1 03 /09 /septembre /2012 23:36

 

 

 

 

M-bezoua.JPG

 

 

 


 

 

Le Président François BOZIZE a cru amadouer nos compatriotes de France en venant fêter avec eux notre indépendance le 13 août 2012, mais le fait est que les Centrafricains de France sont aussi mécontents que ceux de la République Centrafricaine.


Les partisans du KNK de Paris ont fait croire au Chef de l’Etat que toute la Diaspora est satisfaite. Ce sont les mêmes violons qui ont distillé ce type de mélodie aux oreilles de ses prédécesseurs, leur faisant croire que tout va bien. Ils les ont ainsi endormis jusqu’à leur chute fatale. Puis ils ont immédiatement retourné leur veste. Ces caméléons des différents régimes grouillent autour du Président François BOZIZE. Sans compter tous ceux qui lui promettent des solutions aux maux de la Centrafrique et qui sont incapables d’apporter quoi que ce soit à notre pays meurtri.


Que le Président BOZIZE ne se fourvoie pas :  les Centrafricains savent parfaitement la différence qui existe entre un Joachim KOKATE, un Christophe GAZAMBETY, une Marie-Reine HASSEN, un Désiré KOLINGBA et bien d’autres…

·        Il y a l’opposition du ventre, les affamés qui cherchent à se jeter goulûment sur la mangeoire pour se gaver à leur tour, et il y a l’opposition qui ne meurt pas de faim et qui analyse calmement la situation, la dissèque et sait où se trouvent certaines clés ;

·        Il y a l’opposition va-t-en guerre, qui se limite à tirer à boulets rouges sur le Chef de l’Etat et le régime, au sens propre comme au sens figuré, et il y a l’opposition constructive, celle qui est capable d’apporter des solutions ;

·        Il y a l’opposition de connivence et il y a celle qui compatit avec le peuple et ses souffrances, et qui, vu la gravité de la situation, ne s’est pas mêlée aux réjouissances ;

·        Il y a une certaine opposition qui continue à croire que c’est la puissance coloniale qui la mettra au pouvoir, comme elle l’a fait dans le passé.

Les faux opposants s’amusent à jeter constamment l’huile sur le feu dans le but de provoquer un énorme incendie qui leur permettrait de reprendre les rennes du pouvoir et continuer eux aussi à détruire le pays et son peuple.  Ces gens sont de tous les régimes qui se sont succédés depuis Davis DACKO. Il est à noter que certains des proches du Président sont également ses ennemis.


Les Centrafricains n’ont pas oublié que les différents chefs de rebellions n’ont impliqué aucun de leurs enfants ou de leurs proches dans les différentes troubles dont la RCA a souffert. Ce sont les citoyens de notre pays qui ont été utilisés. Aujourd’hui ce ne sont pas les personnes au pouvoir ni les opposants qui souffrent du manque d’électricité, de la faim, du manque d’infrastructures routières, sanitaires et scolaires, ni qui meurent comme des mouches. Les tenants du pouvoir, ainsi que certains opposants, sont évacués sanitaire aux frais de l’Etat et au détriment de la Nation Centrafricaine. 

 

Que le Président se souvienne qu’avant les élections, par le biais d’un article de presse je lui avais conseillé de tenir ces gens à l’écart. Ce sont ceux-la même qui finalement ont accepté d’aller aux élections, pour ensuite s’empresser de contester immédiatement après. Ces mêmes personnes ont encore voulu sacrifier les Centrafricains en les incitant à réfuter les résultats et exiger l’annulation et la reprise des élections.


J’encourage le Président de la République à poursuivre son dialogue avec les opposants qui font de l’opposition constructive dans l’intérêt du pays et du peuple, et à se méfier de ceux qui lui disent que tout va bien. Je l’invite à ne plus être l’otage de son entourage et à faire preuve de discernement dans l’avenir.


Pour sortir notre pays des différentes crises qui le secoue, nous avons besoin d’un véritable Premier Ministre ayant le profil de la fonction, possédant une ouverture sur le monde aussi bien qu’une estime nationale, capable d’attirer l’attention positive de la Communauté Internationale sur notre pays et ouvrir des portes dont beaucoup se sont fermées. Une personne capable également de proposer des solutions pour ramener la sécurité sur le territoire et apaiser les différentes rebellions. Ce nouveau PM devrait venir avec un programme et une véritable politique pour sa mise en œuvre dans chaque département. Il mettrait en place avec le Chef de l’Etat un Gouvernement avec des gens compétents dans les postes clés. Ca devrait être un Gouvernement volontaire, de mission, de convictions, qui apporterait des solutions rapides aux problèmes vitaux de la population et à la relance de l’économie.


Pour sauver son pouvoir et son régime, le Président BOZIZE devrait arrêter désormais d’octroyer des postes à titre de reconnaissance à des individus qui n’ont ni compétences ni convictions. . 

Presque 10 ans après sa prise de pouvoir, si le Président continue à pêcher son Premier Ministre et son Gouvernement dans son panier de crabes, il va finir dans le mur.

           

Paris le 04 septembre 2012

 

Bernard Christian MBEZOUA

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com - dans Opinion
2 septembre 2012 7 02 /09 /septembre /2012 18:57

 

 

 

Firmin Feindiro

 

« L'ex-ministre de la justice, Firmin Feindiro a fui le pays et réussi à gagner l'Europe il y a deux jours. L'information a été confirmée à Ndeke Luka ce dimanche 2 Septembre 2012 par le porte-parole du « Mouvement Sauvons la RCA », Ted Maya Angalisho. »

 

C'est l'un de ces scoops ahurissants qui vient de tomber, un de ces scoops toujours stupéfiants qui n'étonnent plus personne, tellement ce pays de BOGANDA est devenu la poubelle d'où émanent toutes les odeurs nauséabondes de la gouvernance politique.

 

Après avoir été l'un des artisans majeurs des fraudes électorales de 2011 qui ont permis de mettre en place un gouvernement d'aventuriers, de morts-de-faim financiers, appuyé à bouts de bras par une assemblée nationale fantomatique, voilà que le moindre zéphyr qui l'effleure pour l'écarter de la mangeaille, ce zéphyr qui n'est pas moins qu'un tsunami pour les pauvres centrafricains, se permet de prendre la poudre d'escampette pour aller trouver la sécurité à l'étranger, comme s'il n'avait jamais vu toute l'insécurité dans laquelle était noyée la « populace » centrafricaine, comme lui et ses coéquipiers l'ont toujours considérée.

 

Dans sa fuite, a-t-il un instant eu une pensée pour ces paysans centrafricains empêchés d'aller travailler dans la sérénité dans leurs champs ? A-t-il eu une pensée pour ces pauvres centrafricains tués et pillés sur les routes à cause d'un certain nombre de hordes de bandits armés ? A-t-il eu une pensée pour ces hommes politiques de l'opposition qui n'ont jamais partagé les orientations politiques néfastes que lui et ses autres compagnons ont mises en place pour perturber toute la vie centrafricaine ? Ces écoles, ces hôpitaux, ces routes  complètement en état de délabrement avancé.

 

Cette corruption généralisée devant laquelle il a fermé les yeux en tant que haut magistrat, tout simplement parce que le soleil brillait bien pour lui, quand les tornades privaient les centrafricains de leurs habitations, parce que, lui, appartenait à un gouvernement qui n'avait rien à faire de ces calamités dont souffraient ceux-là mêmes sur le dos desquels ils s'asseyaient pour se remplir le ventre et boire tout leur saoul ?

 

Venir en Europe pour fuir les foudres du dragon qu'il a contribué à mettre au monde et à faire grandir, c'est se moquer des centrafricains. Et les centrafricains qui seraient prêts à écouter demain les mensonges qu'il proférera pour se dédouaner des méfaits diaboliques qui ont couronné et qui couronnent encore la gestion des affaires publiques centrafricaines, doivent réfléchir à deux fois, s'ils ne veulent pas, à leur manière, contribuer à insulter et à cracher sur ce pays qui ne mérite pas le sort que certains se plaisent à lui infliger.

 

L'histoire, la fiction, et la sagesse humaine nous apprennent avec Frankhestein que le monstre finit par tuer son créateur, que celui qui tue par l'épée mourra par le fer et que la brindille qu'on fixe du regard, finit toujours par crever l'oeil qui l'observe.

 

En soutenant aveuglément et en  prêtant main forte à un pouvoir prédateur et patricide, l'ex-ministre de la Justice savait ce qu'il faisait. En quittant le navire dont lui et d'autres étaient et sont à la barre, il fait la démonstration de ce que certains pensent : « De toute façon, c'est notre tour, il faut qu'on mange. On s'en fout du reste. »

 

Le fuyard de Centrafrique est un magistrat, et si le mot justice existe,  c'est la preuve que LA VRAIE JUSTICE EXISTE REELLEMENT. Et  cette justice-là finira un jour par rattraper les fuyards.

Nous souhaitons le mieux pour ce pays.

 

NZAPA A EKE.

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com - dans Opinion
1 septembre 2012 6 01 /09 /septembre /2012 03:22

 

 

 

Saturnin-Ndomby.JPG

 

 

 

Déclaration du 31 août 2012

 

 

Le 13 Août 2012 à Paris, Jour anniversaire du cinquante deuxième anniversaire de l’accession de notre Pays à l’indépendance, s’étaient réunis à l’initiative du Professeur Gaston NGUEREKATA, des Centrafricains et Centrafricaines soucieux de l’avenir de notre Pays.

 

Cette rencontre patriotique avait permis au Professeur Gaston NGUEREKATA d’annoncer la mise en place du Conseil National pour la Renaissance Centrafricaine (CNRC). Il s’agit d’un Mouvement de réflexion et de préparation pour la réussite de l’alternance politique en Centrafrique.

 

 Le Conseil National pour la Renaissance Centrafricaine  a vocation à rassembler tous les Centrafricains Amoureux de leur Pays et qui veulent vivre ensemble dans l’Harmonie, la Justice et le progrès collectif.

Aucune organisation, Association  ou Parti Politique ne peut croire au redressement de notre Pays par la seule volonté d’un camp contre tous les autres.

 

La réussite de l’Alternance Politique dans notre Pays dépend essentiellement de la capacité des organisations politiques à se rassembler autour de projets à mettre en œuvre dans une République retrouvée, où chaque Centrafricain devra vivre comme un véritable citoyen ayant des droits et des devoirs au regard de nos Lois.

 

C’est dans cet esprit que, de la rencontre avec les Centrafricains à Paris le 13 Août 2012, autour du Professeur Gaston NGUEREKATA, et après concertation, s’est constituée l’équipe provisoire dont la liste a été rendue publique, le 29 Août 2012.

 

Nous remercions toutes les Centrafricaines et tous les Centrafricains qui, de par le monde, continuent de nous faire part de leur sentiment par rapport à  cette équipe  provisoire qui évoluera très vite vers un bureau composé de membres élus en Congrès national.  Les travaux en commissions thématiques, la formulation d’un projet politique national, l’implantation du CNRC sur toute l’étendue du territoire et la mobilisation de toutes les forces motrices de la Renaissance Centrafricaine (les femmes, les jeunes, les travailleurs, les entrepreneurs, les paysans) sont autant de chantiers qui exigent le rassemblement de toutes les centrafricaines et de tous les centrafricains.


Le Conseil National pour la Renaissance Centrafricaine n’est pas un Parti Politique. C’est le rassemblement de toutes les bonnes volontés et  compétences qui devront se mettre au service de notre Pays pour le faire entrer dans une nouvelle phase de son histoire.

 

A ce jour, l’histoire récente de notre pays est faîte d’assassinats extrajudiciaires, de disparition  de responsables politiques et administratifs, d’insécurité et d’exécutions de paisibles citoyens. De la préparation des élections Présidentielle et Législatives,  aux différents mouvements de contestation qui ont vu le jour après les résultats des élections, soit par le biais de structures connues, soit par des actions individuelles ou de masses, l’heure est venue de  passer à une autre forme d’action collective unitaire dont le seul but est de relever notre Pays et de le faire entrer dans une nouvelle ère, celle de la Renaissance Centrafricaine qui ne peut plus attendre et qui sera l’œuvre de chacune et de chacun d’entre nous.


Il ne s’agit pas de dresser un camp contre un autre, un parti contre un autre, une ethnie contre une autre, des centrafricains de l’extérieur contre des centrafricains de l’intérieur. Il est question de réaliser la Concorde Nationale, faire de Notre Pays une République dans laquelle,  chaque citoyen doit trouver  toute sa place grâce au respect des règles et des lois et où la force reste au service de la loi.

 

C’est dans l’Unité que nous devons retrouver, et la Dignité, que nous nous mettrons au Travail, avec Fierté et Patriotisme, pour relever  les défis de la Justice, de la Sécurité, de la Paix et de la Prospérité.

 

Saturnin NDOMBY

 

Conseiller National, Conseiller Spécial, Porte-parole du CNRC.

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com - dans Opinion