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28 novembre 2012 3 28 /11 /novembre /2012 19:11

 

 

 

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L’encre continuera de couler à propos des dialogues en Centrafrique, Kodrô tî ê kwë!  Et sans un autre espace d’expression politique et citoyenne, le Net et les journaux privés resteront les lieux accessibles au grand dam du citoyen et paysan centrafricain lambda que nous ne savons atteindre par l’écriture.

Pour rappel, une importante rencontre regroupant tous les partis politiques et toutes les coalitions de l’Opposition Démocratique a eu lieu le 12 Novembre 2012 à Bangui pour exiger la tenue d’un dialogue.


Cette démarche s’inscrit dans une logique patriote qui a sa source dans l’histoire de l’exercice des pouvoirs dans l’humanité.

Prenons d’abord le livre Stèles  du journaliste chinois Yang Jisheng

( voir  http://www.centrafrique-presse.info/site/info-annonce_et_divers-1887.html  )  Stèles : la grande famine en Chine, 1958-1961 »,  documente la plus grande catastrophe politique et humanitaire du XXe siècle, les 36 millions de morts de la famine due au Grand Bond en avant, un plan de développement  économique.  La famine menace la RCA (comme l’avait prévu Grand K, paix à son âme) au regard de  la situation sociopolitique et économique; un pays  sans électricité, sans Eau potable, sans ponts, sans routes, sans écoles, sans hôpitaux,  etc. Nous savons tous qu'il est difficile de manger trois fois par jour alors qu'on a pas besoin d'irrigation pour planter le manioc et que la RCA n’a pas besoin de technologie particulière pour traiter la farine de manioc ou de maïs en quantité suffisante.

De la là se pose la question légitime sur les ambitions politiques en République Centrafricaine !  Cette question de manque d’ambition et d’amour de la part des qui justifie la lecture du livre de Yang Jisheng ?

Pour ceux qui s’intéressent vraiment aux erreurs politiques de l’histoire, il faut  penser à un autre livre "Le Dialogue aux enfers entre Machiavel & Montesquieu", un pamphlet de Maurice Joly (1829-1878) paru en 1864 à Bruxelles chez A. Mertens et fils, un classique philosophiques sur les erreurs politique, livre toujours d'actualité.

Ainsi, selon

http://fr.wikipedia.org/wiki/Dialogue_aux_enfers_entre_Machiavel_et_Montesquieu,

Machiavel et Montesquieu échangent quelques propos sur la politique moderne, et la façon la plus  efficace pour quelques hommes politiques - toute considération de morale mise à part - d’acquérir et de conserver indéfiniment le pouvoir, mettant des hommes de paille aux places clé de la société. Dans ce dialogue aux enfers, Montesquieu, conformément à son rôle historique, met l’accent sur la séparation des pouvoirs, l'État de droit, la souveraineté de la nation, mais Machiavel retourne à chaque fois ses arguments pour montrer comment ces notions nobles peuvent être détournées au service d'un homme, ici Napoléon III qui n'est jamais cité, manipulant toutes les composantes de la société. 

Avec ces deux lectures, on est tenté de poser la questions aux Centrafricains :  Que faisons-nous de ces leçons du passé? Qu'en est-il des expériences des autres WADE, MOUBARAK, BEN ALI, CEAUCESCU, MOBUTOU, BOKASSA.  On me dira que ceux qui ont le pouvoir aujourd’hui sont plus chanceux que ceux que je viens de citer. Ils sont tellement croyants du slogan « Ad vitam æternam » ( cette expression latine qui signifie : « jusqu'à la fin des jours », « à jamais », « pour la vie éternelle », « pour l'éternité ») qu’ils pensent que cela n’arrive qu’aux autres.

Beaucoup de compatriotes pensent à juste titre que le dialogue n’est plus possible avec le général Bozizé et son régime au vu des expériences de dialogues dans le passé. Néanmoins, nous de l’opposition radicale croyons que le dialogue politique doit faire référence. Un dialogue  politique avec l’opposition est la seule voix pour  sortir de l’impasse politique en République Centrafricaine.

Il se trouve que ce sont les protecteurs de Bozizé qui lui ont conseillé le dialogue auquel il se refuse. L’histoire politique de l’humanité est pleine de leçon d’échecs politique par absence d’esprit du dialogue. Naturellement, dans un tel dialogue politique, il chacun arrivera avec sa vision  et ses propositions de  solutions.  

C'est sûrement la peur du lendemain politique qui anime l’instinct de rejet de tout dialogue. Or quand  on gère le présent dans la justice, la transparence économique et politique, il n'y a aucune raison d'avoir peur du futur. Et la croyance au principe «  Ad vitam æternam «  est une grosse erreur politique.

En France, une réflexion est cours pour amplifier l’action de toutes les coalitions de l’Opposition Démocratique du 12 Novembre 2012 et rendre visible et audible l’exigence la tenu d’un dialogue politique en Centrafrique.  Ce travail d’amplification passera forcément par une action des sympathisants et membres des partis - Alliance pour la Démocratie et le Progrès (ADP) ;- Alliance pour la Solidarité et le Développement (ASD) ; Convention Républicaine pour le Progrès Social (CRPS) ;- LÖNDÖ ; - Mouvement Démocratique pour la Renaissance et l’Evolution de Centrafrique (MDREC) , - Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC) - Parti Africain pour la Transformation Radicale et l’Intégration des Etats (PATRIE) - Rassemblement Démocratique Centrafricain (RDC), - Union Démocratique du Peuple pour le Progrès (UDPP)

Paris le 28 Novembre 2012

Jean-Pierre MARA

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28 novembre 2012 3 28 /11 /novembre /2012 19:05

 

 

 

 

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« On ne naît pas femme, on le devient… » Simone De Beauvoir

Depuis presque deux décennies, femmes, filles de Centrafrique vous êtes de plus en plus violées, bafouées, piétinées, effrayées, terrorisées, refoulées, esclavagisées, violentées, méprisées…et privées de tous les droits humains les plus élémentaires sur tout le territoire de notre pays. Vous payez le prix fort des mutineries, des coups d’Etat réels et supposés, des rébellions, de la voyoucratie d’Etat ou pas. Pourtant ce n’est pas pour un tel sort que vous vous êtes mobilisées au début des années 1990. Vous le savez mieux que quiconque, des échéances à fort enjeux approchent et il convient de s’interroger.

En 2016, les institutions de la res publica devraient être renouvelées par le biais d’élections dont la crédibilité est menacée par de nombreuses distorsions, des velléités de confiscation, de manipulation, de tripatouillage de tous ordres et de tous types : élections présidentielles, parlementaires et peut être municipales (les dernières municipales remontent à 1988). D’ici aux échéances normales, combien de femmes auront été violées, combien auront subi le droit de « cuissage », combien souffriront du regard condescendant et infériorisant, au grand dam de l’association des femmes juristes, commerçantes, wali gara et autres ?

Le problème de fond est que l’horizon 2016 est chargé d’incertitude pour un peuple souffrant de nombreux maux. Un peuple à la recherche silencieuse d’issues durables aux malheurs qui le frappent, par la faute collective de ses dirigeants et de ses aspirants dirigeants. Un peuple qui ne croit plus en la parole  et en la crédibilité des politiques. Tous ces aspects ont plus de sens pour les femmes de Centrafrique, des villes, des villages, des espaces ruraux et péri-urbains criminalisés.

Il est de notre responsabilité citoyenne, de dessiner les pistes de la rupture, les conditions du changement. Et si les femmes étaient l’une des forces motrices majeures de l’espérance, voire d’une  Renaissance indispensable déjà rêvée par Barthélémy Boganda au moment de la proclamation de la République Centrafricaine le 1er décembre 1958. Cet hymne de la Renaissance est devenu également un leitmotiv relayé en ce moment de l’histoire nationale, par une part croissante de centrafricaines et de centrafricains, de l’intérieur et de l’extérieur du pays.  Il est devenu une matrice et un horizon politique à partager avec tous depuis le 13 août 2012, date de la création d’une plate-forme novatrice nommée Conseil National de la Renaissance Centrafricaine, Finî Beâfrica CNRC-FB. C’est dans cette perspective que je m’adresse à vous.

Femmes de Centrafrique, vous êtes les piliers qui tiennent la famille et notamment l’éducation et les soins aux enfants, quand les hommes s’adonnent à d’autres choses plus légères…

Vous centrafricaines, vous êtes caractérisées par votre courage, votre détermination, votre jusqu’auboutisme. Vous étiez seules à enterrer les morts à des moments tragiques de l’histoire de notre pays «  a koli a kpè ! ». Vous êtes désormais les garants de la dignité, de l’humanité et peut être du changement. 

A l’instar de vos consœurs d’Afrique, vous avez su créer un nouveau mode de résistance, la grève du sexe ! Vous avez ainsi un moyen de pression pour manifester avec humour et conviction, les exigences sociales.  Interpeller les consciences individuelle et collective, vous êtes les vecteurs vertueux de la lutte démocratique sans recourir à la violence. J’ose vous proposer d’expérimenter ce mode d’action de revendication le moment venu. Pour le respect de la constitution et notamment pour imposer la stricte application des dispositions limitant le nombre de mandats. Je vous invite à rejoindre la construction d’un espace qui travaille à définir un projet politique permettant de relever notre pays, au-delà des formations partisanes existantes qui sont décrédibilisées.

Dans ce projet, des politiques spécifiques doivent être portées pour les femmes de Centrafrique, nos grands-mères, nos mères, nos épouses, nos sœurs et nos filles. Quelques pistes à cet égard, que je verse au débat pour la Renaissance Centrafricaine :

Le viol doit être élevé au rang de crime quel qu’en soit l’auteur. Il devra être imprescriptible et assorti de plus lourdes peines.

La priorité nationale donnée à l’Education et à la Formation, doit dégager un indicateur d’objectif chiffré de scolarisation et d’alphabétisation des filles. Elles ont le droit par ailleurs d’être des élites pour le management des secteurs public et privé. Eduquer une femme c’est éduqué une nation ne dit-on pas chez nous !

Un projet de loi qui inscrira l’obligation de quota au profit de femmes dans les organisations politiques, les entreprises, et les postes éligibles municipaux, régionaux et nationaux, les postes dans les organismes internationaux au titre des quotas de la RCA .

Ce que je crois et que je propose à votre réflexion :

Vous devez prendre la plus grande place possible dans la mobilisation et la vigilance actuelle, pour organiser et préparer les conditions du changement qui est nécessaire et ne qui peux attendre.

Je suis convaincu que vous serez à l’initiative concrète des grandes évolutions dans notre pays, dans les domaines de l’éducation, de l’économie, de la défense et de la sécurité nationale, la culture et le social…Vous êtes ce que Gisèle Halimi, brillante avocate tunisienne appelle « le moteur et l’aile marchante à part entière avec l’homme ».

Parce que vous n’êtes pas en situation de décision, notre nation a erré sur les sentiers du tribalisme, de la division, de l’incompétence, des violences de tous ordres et de tous types. L’on peut constater l’affaiblissement du sens patriotique et du bien commun. De plus votre absence, a également joué sur la capacité des partis politiques à prendre en charge la mobilisation populaire, pour rétablir la dignité des citoyens et la respectabilité de notre pays.

Vous étes réduites au rang « d’applaudimètres » et « d’actrices folkloriques » pour meubler la galerie et donner vos votes sans contrepartie de promesse de progrès social, économique et humain…A vous et à vous seules de rompre avec ce manque de considération !

Pour innover nous avons besoin de vous, pour refonder et renouveler la confiance en la politique (la gouvernance des affaires communes), nous avons besoin de vous…

Pour insuffler un nouvel élan à notre démocratie chèrement acquise au début des années 1990, il faut que les affaires de la res publica soient avant tout les vôtres. Arithmétiquement, si toutes les femmes en âge de voter s’engagent dans la gestion du village, du quartier, de la commune, de la région et du pays, les arbitrages et les décisions changeront de nature et seront empreintes de pragmatisme. On le constate au Libéria, reconstruit après la guerre par une femme, une grande africaine Sir Hellen Jhonson…

Je compte sur votre ténacité pour qu’une vraie coalition de l’opposition, opposition véritablement alternative soit mise en place : un regroupement, un projet et un programme d’actions assorti d’une transition démocratique indispensable à la déconfiture actuelle, des groupes de travail et des groupes d’actions inter-partis traversant tout le pays. C’est l’idée centrale d’un Conseil National pour la Renaissance Centrafricaine ouvert aussi à celles et ceux qui n’étaient pas engagés jusque-là ! N’ayez pas peur car vous êtes les moteurs et les gardiennes de l’espérance. 

Je fais le pari en cette fin d’année 2012, que la Renaissance culturelle, sociale, économique et politique de la République Centrafricaine dépend des femmes centrafricaines, qui se lèvent et feront jaillir un autre avenir.

 

 

Jean-Pierre Redjekra

Conseiller National à la stratégie, à la mobilisation, à l’organisation

Plate-forme du Conseil National de la Renaissance Centrafricaine, Finî Beâfrica – CNRC-FB

(Ces réflexions n’engagent que son auteur)

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Opinion
27 novembre 2012 2 27 /11 /novembre /2012 23:31

 


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"Une telle ambition aura non seulement l’avantage de créer du travail, de la richesse et d’améliorer le cadre de vie des Centrafricains, mais aussi la légitimité historique de jeter des passerelles nouvelles en Centrafrique, au-delà de tout ce que nous avons connu.

Le défi qui se présente à nous, est celui du mode de développement, du choix de société et de l’héritage à donner aux Centrafricains de demain." CBM  (2) 

   

Introduction


Les 11 et 12 octobre 2012 s'est tenue à Bangui, une table ronde autour du projet de rénovation de l'aéroport international Bangui-Mpoko. Si l'initiative est louable, son objet l'est moins.

En effet, l’histoire des pays développés, émergents ou en voie d’émergence nous instruit que la dynamique d’un pays se traduit par celle de sa principale ville et la qualité de ses infrastructures globales reproduite à l’échelle nationale.


Or le Doing Business 2013 place la République Centrafricaine au dernier rang des nations mondiales et Africaines. Déjà en 2011, le Classement mondial du Cabinet MERCER plaçait Bangui à la 220ème place/221 dans son enquête mondiale sur les villes.


Face à cette dégradation permanente (voulue et entretenue) des conditions d’existence des Banguissois voire des Centrafricains, un projet comme celui de la rénovation de l’Aéroport International Bangui-Mpoko ne peut se faire comme celui d’un vulgaire abri de stockage agricole.


Bangui est-il notre avenir ?


Tels sont les termes d’une interrogation initiée le 26 juin 2010 (3) à l'occasion du cent-vingt et unième anniversaire de la fondation de la ville de Bangui. Depuis, les différentes catastrophes humaines et naturelles qui s’y sont déroulées ont renforcé cette perception et convaincu de la nécessité de repenser Bangui. En effet, si nous sommes incapables de trouver des solutions aux maux de Bangui, nous serons incapables, qu'importe les moyens à disposition, de régler ceux de la RCA.


 Les maux de Bangui sont ceux de la République Centrafricaine. Trouver des solutions à ceux-ci, c'est trouver la méthode pour solutionner ceux de la RCA. De ce postulat, l'unique possibilité est donc d'intégrer les approches au sein d'un schéma global.


S'il est vrai (voire urgent) que l'aéroport international Bangui-Mpoko doit être mis aux normes OACI, est-ce que sa rénovation est la solution appropriée ?


A peine peuplé de 2000 habitants en 1911, la ville de Bangui selon les dernières estimations démographiques comptera 1.200.000 habitants en 2020 c’est-à-dire dans 8 ans seulement  soit 25% de la population nationale et 46% de la population urbaine.

 

 

La population actuelle et à venir sera confrontée aux mêmes problèmes :

1.    la crise de l'énergie (difficulté d'approvisionnement en bois, principale source d’énergie domestique);

2.    l'accès à l'eau potable;

3.    l'accès et l'approvisionnement régulier en électricité;

4.    un habitat décent;

5.    des infrastructures hospitalières insuffisantes;

6.    une insalubrité quasi-industrielle;

7.    au péril fécal et chimique (présence d'industries polluantes en ville) ;

8.    au déboisement et à la déforestation;

9.    à la sous-alimentation;

10. à la pauvreté, au chômage et sous-emploi;

11. à une offre scolaire et universitaire inadaptée et insuffisante;

12. à un mauvais état des routes et une organisation archaïque des transports en commun;

13. à une urbanisation sauvage (occupation des terres, ghettos-refuges, inondation...);

14. à l'insécurité…

 

Savoir, c'est avoir conscience. Et lorsqu'on a conscience de tous ces facteurs, l'on est en droit de s'interroger si l'option prise pour la rénovation de l'aéroport International Bangui-Mpoko est la bonne  face aux nombreux défis auxquels sont confrontés les Banguissois et les Centrafricains. Ce projet de Rénovation me rappelle ces nombreux monuments de mauvais gout mais de grosses factures qui ont vu le jour ici et là dans la ville ces dernières années mais qui n'ont pas participé à l'amélioration de la qualité de vie des Banguissois. Car c'est de cela dont il est question et c'est uniquement cela que doivent poursuivre non seulement les autorités municipales mais aussi et surtout les responsables gouvernementaux, Bangui étant encore la capitale administrative de notre pays (PS).


Mis en service en 1967 à une période où la ville de Bangui comptait moins de 200.000 habitants et dont les bassins de peuplement Nord/Ouest et Sud/Ouest ne sont pas identiques à ceux que nous connaissons aujourd'hui. Le projet de la rénovation de l’Aéroport International Bangui-Mpoko doit non seulement faire appel à toutes les expériences vécues et les techniques acquises mais aussi et surtout à une évaluation de son impact sur le quotidien du Centrafricain et l’économie de son pays.


 

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Aéroport International Bangui-M’poko et le domaine aéroportuaire. Google Earth.


" l’analyse fonctionnelle indique que ces infrastructures ne répondent plus aux besoins d’exploitation d’un aéroport international moderne en termes notamment de disponibilité des surfaces, de capacité d’accueil, de traitement des passagers de délai de livraison des bagages, de facilitation, de commodités offertes aux exploitants et d’encombrement de l’aire de stationnement des aéronefs. Comme exemples patents de la saturation de l’infrastructure aéroportuaire de Bangui M’Poko, il semble utile d’évoquer  l’exiguïté de la salle d’embarquement qui n’offre que 90 places assises quand l’avion critique (Airbus A340) a une capacité de deux cents cinquante-six (256) sièges. De même, le temps de livraison des bagages avoisine fréquemment 2  à 3 heures au lieu des 45 mn généralement admis à compter du stationnement du vol Air France. Afin de remédier à tous ces disfonctionnements, il  devient nécessaire et urgent d’investir massivement pour moderniser et mettre aux normes les infrastructures aéroportuaires de Bangui M’Poko afin qu’elles puissent être en adéquation parfaite avec l’ambition de la République Centrafricaine pour son secteur de l’Aviation Civile et du Transport Aérien " Tel est le verbatim du ministre délégué au transport aérien et à l'aviation civile. (4)


Si le diagnostic est juste, l'on peut constater que la solution proposée n'est pas satisfaisante. Et Bangui dans tout ça? Que deviennent les populations des trois arrondissements qui jouxtent la zone aéroportuaire? Arrondissements les plus peuplés de la ville de Bangui et par conséquent les concentrations humaines les plus denses de la République Centrafricaine. Quelles leçons tirées de mars 1986 ?(5) Que deviennent ces routes, ponts et passerelles impraticables qui conduisent à l'aéroport? Toutes ces interrogations demeurent muettes puisque dans l'actuel projet, aucune approche ne les prend en compte.


En intégrant les réponses à ces interrogations, l'on s'aperçoit qu'une autre solution existe.

 

 

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Maquette de la nouvelle aérogare de l’aéroport International Bangui-M’poko. Ministère de l’Aviation civile. 


Le Grand Bangui


Au départ poste de pénétration coloniale, Bangui devint chef-lieu du territoire qui deviendra la République Centrafricaine après Possel (anciennement Fort-Possel). Fondé par Dolisie et conçu sur un triple cercle dont le centre est l'actuelle place de la république. La ville de Bangui n'était pas destinée dans l'esprit de ses fondateurs à accueillir sa population actuelle.


Autour du centre-ville, quelques zones tampons existaient pour tenir loin de celui-ci en l'isolant, les populations dites "indigènes". Ainsi, dont ses limites originelles, l'ancien aéroport (aérodrome est le terme exact) de Bangui se situe sur l'actuelle avenue des martyrs soit à moins de 3 kilomètres du centre-ville.


Au hasard de la colonisation et à la faveur de l'indépendance, Bangui est devenu la capitale administrative, politique et économique de la RCA. Sa fondation et son extension ne répondent pas aux principes qui régissent la construction d'une ville moderne, à fortiori capitale politique et administrative d'un pays.

123 années plus tard, face aux nombreux défis auxquels elle est confrontée et aux choix à faire, il est utile et urgent de s'assoir pour concevoir une nouvelle cité.


De 2 km² en 1912, la superficie de la ville de Bangui et son agglomération a été multiplié par 47 en cent ans pour atteindre 94 km² en 2010. Cette extension spatiale pose non seulement le double problème de la croissance démographique et territoriale mais aussi et surtout celui de l'urbanisation sauvage.


Dès lors, le préalable à tout aménagement urbain majeur de la ville de Bangui ou la réalisation d'un projet d'envergure comme celui de la rénovation de l'aéroport International Bangui-Mpoko est une relecture de la loi du 19 janvier 1996 et une requalification des ordonnances des 12 et 19 février 1998 (6).

De là:

1.    Les Communes de Begoua et Bimbo seront fusionnées avec celle de Bangui ;

2.    Le Chef-lieu de la Préfecture de l'Ombella-Mpoko transféré à Bossembélé;

3.    Les limites de la nouvelle ville seront :

·         Au Sud : le fleuve Oubangui et l’Île des Singes;

·         A l'Ouest : la boucle de la rivière MPOKO jusqu'au Pont du PK26);

·         Au Nord: le village Guerengou;

·         A l'Est: la plage de la PAMA

L’extension du périmètre urbain permettra de faire face à :

1.    l’inconstructibilité des ¾ de l’actuel site de Bangui,

2.    l’urbanisation sauvage,

3.    la croissance démographique et spatiale,

4.    l’organisation planifiée de l’occupation des sols : habitations, infrastructures, industries, écoles, commerces, espaces verts, etc…

5.    la définition de la zone d’influence économique et financière de la ville de Bangui,

6.    la définition d’une aire d’intercommunalité (7)

Le droit de savoir :

 

Il eut l’Île des Singes et la Cité à 350 milliards de Fcfa dite « Cité Lumière KNK ». Mais la cité ne vit jamais le jour et la lumière se fait toujours attendre.

Des airs, une promesse survint…avec l’impressionnant nom de HERCULE C130…mais depuis, c’est le calme plat et le retour au garage.

Puis Il eut Saïfee Durbar et son chemin de fer de l’Atlantique à la Mer Rouge, de  Douala à Port Soudan. Mais  le Centrafricain attend toujours le passage de la 1ère locomotive.

 

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 Maquette « Cité Lumière KNK-Ile des Singes ».Le Moniteur. 

 


Du Sud de la ville apparût comme par enchantement le projet de réhabilitation de l’avenue Boganda, don de la « China International Fund » paraît-il. Mais cette artère centenaire est comme toutes les autres de la capitale : en mauvais état et en dégradation permanente

De l’extrême nord du pays, résonnent encore les échos du chemin de fer Nyala-Birao, de l’Université de Birao…que les Centrafricains attendent toujours.                                

Enfin, Il y a eu la Sonatu, la Cimenterie de Nzila et toutes les affaires entourant le montage financier, la gestion des fonds et celle de l’entreprise.                  

Face à ces innombrables  effets d’annonce et de projets aux contours flous, non seulement nous sommes en droit de savoir ce dont il est question mais nous, Peuple de Centrafrique, exigions à ce que le meilleur choix soit effectué.                                                           

 

panneau-maquette-nouvelle-avenue-Boganda.JPG

 

Panneau représentant la nouvelle avenue Boganda en 2010.

(H Donossio).                                                                                                                 

 

L’argument principal des initiateurs du projet de rénovation de l’aéroport international Bangui-MPoko est son montage financier. Le génie ici mis en avant est le fait que sur les 60 milliards de Fcfa nécessaires à la réalisation dudit projet, le gouvernement centrafricain ne débourserait pas un seul  Fcfa. Dans le merchandising de ce projet, il a été porté à la connaissance des Centrafricains et des partenaires l’équation suivante : 120.000 Passagers/an x 20.000Fcfa= Remboursement des 60 milliards Fcfa. Le chiffre de 120.000 passagers n’est pas une prévision de trafic mais des données statistiques enregistrées paraît-il.

 

Or le 18 mai 2011 lors de sa déclaration de Politique Générale devant l’Assemblée Nationale, le Premier Ministre Faustin Archange Touadera déclara : « L’effet induit en a été que le nombre des passagers transportés en 2005 qui était de 52854 a atteint 67500 passagers en fin 2010 et une forte croissance du volume du trafic fret. »(8) De là, on peut projeter qu’annuellement depuis 2005, l’Aéroport International Bangui-M’poko reçoit environ 2930 passagers de plus par an. Sur la foi de cette projection, on peut estimer le volume en 2011 à 70430 passagers sans oublier que le trafic au niveau de Bangui a très certainement connu un ralentissement du fait de la cessation des activités d’Afriqiyah Airways. Sur cette base, même dans 7 ans, Bangui-M’poko ne comptera que 80.000 passagers/an. (9)


Soit le 1er Ministre a meublé son discours de politique générale avec de fausses données et cela peut être considéré comme un parjure qui non seulement appelle à sa démission et à la dissolution de l’Assemblée Nationale qui a fait preuve d’une grande légèreté dans son vote de confiance.

Ou les initiateurs du Projet de Rénovation de l’Aéroport International Bangui-Mpoko ont conçu, présenté et défendu leur projet sur une base incorrecte. Or celle-ci est l’élément central car encadrant le schéma de remboursement du prêt.

 

 

Béréngo, l'autre solution


 

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Piste de l’Aéroport de l’ancienne Cour Impériale de Béréngo. Google Earth.


À soixante-quatorze (75) kilomètres au sud-ouest de Bangui se trouve l’ancienne cour impériale de Béréngo. À l’intérieur de ce domaine il y a  l’ancien aéroport Impérial dont la piste fait 2200mX35m soit seulement 400 mètres de moins que celle de Bangui-M’Poko sur sa longueur et 20 mètres de moins sur sa largeur. Cet endroit semble tout indiqué pour  accueillir le nouvel Aéroport International de la  Région de Bangui. Projetons-nous :


1.    Les travaux au niveau du site 

ü  Délimitation, sécurisation du domaine aéroportuaire  et Réalisation d’un lotissement vers Bobangui pour l’accueil des familles délocalisées à cause du domaine aéroportuaire ;

ü  Rénovation de la piste existante ;

ü  Extension de la piste de 1000m sur la longueur et 20m sur la largeur ;

ü  Construction d’une aire de Stationnement (tarmac) ;

ü  Construction  d’une aérogare et d’une tour de contrôle ;

ü  Construction de la zone de fret, des services de la sureté et des pompiers ;

ü  Construction  d’une Zone d’Activité Economique et Commerciale ;


2.    Les travaux au niveau de la Région :


ü  Réalisation d’une Centrale hydroélectrique au fil de l’eau sur la Lobaye (10)

ü  Sécurisation de la RN6 et Renforcement de la Signalisation ;


ü  Rénovation et relance des activités du Centre de Recherches Agronomiques de Boukoko ;


ü  Rénovation et Extension de l’ISDR et ouverture d’un Campus Universitaire à Mbaïki par le transfert de la Faculté de Droit, de Sciences Economiques et de Gestion de l’Université de Bangui ;


ü  Réalisation d’une étude de faisabilité d’une voie de chemin de fer Mongoumba-Zinga-Mbaïki-Berengo-Kpalongo ;


ü  Construction d’une nouvelle bretelle de sortie de Bangui : KM5 (croisement Georges Koudoukou)-Cattin-Boeing-Kpalongo [environ 11km] ;

ü  Construction  d’une gare (Terminus, aire de Stationnement Bus-Taxi, aire de Repos, Centre Commercial…) à Kpalongo ;


Atouts de l’installation de l’aéroport à Béréngo


ü  Infrastructure aéroportuaire et conditions météorologiques existant ;


ü  Foncier disponible ;


ü  Durée de réalisation des travaux inférieure à celle de Bangui-Mpoko : environ 20 mois avec une cadence de 2x7h ;


ü  L’actuelle enveloppe destinée aux travaux de rénovation de Bangui-Mpoko couvrirait tous les travaux sur site plus la sécurisation et le renforcement de la signalisation sur la RN6 ainsi que la réalisation d’une étude de faisabilité d’une voie ferrée Mongoumba-Zinga-Mbaïki-Berengo-Kpalongo ;


ü  Potentialité et activités économiques du Sud-Ouest : Bois, Mines, Tourisme…

ü  Zone d’impact de l’Aéroport International Bangui-Berengo : Environ 1.500.000 personnes en Centrafrique et 1.400.000 en République Démocratique du Congo (Mbandaka-Libenge-Gemena-Zongo) ;


ü   La construction d’une centrale hydroélectrique au fil de l’eau sur la Lobaye permettra d’électrifier l’ensemble du Sud/Ouest centrafricain de Salo à Berengo ainsi que tous les sites industriels de la région  car le potentiel hydroélectrique de la rivière Lobaye est six fois supérieur à celui de la Mbali (Boali) ;


ü  La construction dans un second temps d’une voie ferrée entre Zinga et Kpalongo en passant par Béréngo pour réguler le trafic et la circulation permettra aussi de palier à la rupture de la navigabilité entre Zinga et Bangui au moment de la saison sèche ;

 

Béréngo : domaine des Bokassa ou Propriété de l’état centrafricain ?


Au terme d’un décret pris à l’occasion du 1er  décembre 2010 par le général François Bozizé, Jean Bedel Bokassa condamné à mort puis gracié par le général André Kolingba fut réhabilité dans tous ses droits. Cette réhabilitation  efface ses condamnations pénales et notamment les amendes et les frais de justice, et fait cessé pour l'avenir toutes les incapacités qui en résultent. Cependant le même décret précise que cette réhabilitation  « ne préjudicie pas au droit de l'administration et des tiers ». En clair, le jugement rendu au nom du peuple de Centrafrique en juin 1987 et qui confisquait toutes les propriétés de monsieur Jean Bedel Bokassa au bénéfice de l’état centrafricain est toujours valable. Par conséquent, l’Etat centrafricain est donc légalement propriétaire des lieux.

 

Que deviendra  Bangui-M’poko ?


D’après les termes du projet de rénovation de l’Aéroport International Bangui Mpoko présenté les 11 et 12 octobre 2012, celui-ci ne fermerait pas durant la période des travaux. Cette réalité permet de lever l’hypothèque d’une éventuelle declassification de Bangui-M’poko si des aménagements mineurs sont réalisés pour atténuer l’effet de la vétusté de l’aéroport.


 Quel avenir ?


1. Pendant la construction de Bangui-Béréngo :


ü  Installation d’un hall d’accueil temporaire du public (chapiteau ou structure en panneaux de bois) ;

ü  Réorganisation de la salle d’embarquement ;

ü  Contrôle de l’étanchéité de la toiture et réparation ;

ü  Sécurisation de la chaussée aéronautique : colmatage ;

 

2. Après Bangui-Béréngo :


Vu du ciel, le domaine aéroportuaire de Bangui-Mpoko environ 7km² soit près de 7,5% de la superficie de la ville est une ligne droite entre le nord et le sud de la ville. Vu sa position et les défis de l’extension ainsi que de la modernisation de Bangui, l’actuel domaine aéroportuaire est tout indiqué pour recevoir le nouveau quartier administratif de la ville.

 

Sortir la Présidence, les ministères, les administrations (offices, tribunaux, agences nationales…)  de l’actuel centre-ville y compris la Primature de l’avenue des Martyrs et le ministère des Affaires étrangères, les regrouper en un seul endroit dans des infrastructures modernes est un pari qu’il faut prendre pour un avenir meilleur. C’est aussi un symbole d’unité car la cohésion des deux pôles de la ville (Nord/Sud) a été durablement mise à l’épreuve lors des différentes crises de 1996 à ce jour.


Le transfert de la Présidence, de la primature, des ministères et de toutes les administrations du centre-ville vers le plateau Bangui-Mpoko permettra de faire de l’actuel centre-ville le quartier des affaires de la ville de Bangui et de l’Avenue des Martyrs (section Monument des Martyrs-ENS), le quartier de l’Université.


Cette réorganisation spatiale de la ville de Bangui devra aussi permettre sa démilitarisation  par la fermeture du Fort du Camp de Roux, du Camp Kassaï, du Camp Fidèle Obrou, du Régiment de Soutien, de l’Escadrille Bangui-Mpoko, du Génie militaire et du Camp Béal. Seules les casernes de la gendarmerie resteront dans la ville ainsi que des commissariats d’un type nouveau.


Pour faire face à la démilitarisation de la ville, deux garnisons seront à construire :

ü  Une garnison dans la plaine de la Konga à environ 15 km à l’Ouest de la ville avec un héliport et une piste d’atterrissage ;


ü  Une garnison à Bobaya à environ 20 km au sud/est de la ville au bord de l’Oubangui ;

Après le transfert de l’Aéroport International Bangui-Mpoko vers Bangui-Béréngo, l’actuel domaine aéroportuaire deviendra le nouveau quartier administratif de la ville et l’actuelle aérogare réaménagée, servira de nouveau palais présidentiel.


Conclusion 

 

Notre pays qui cherche à sortir de cette longue période d'instabilité se doit de planifier ses efforts de développement en répartissant ses actions de manière intégrée afin de :

1.       réorganiser l'état (administration, politique, sécurité); 

2.       relancer l'économie; 

3.       assainir les finances publiques; 

4.       développer les infrastructures; 

5.       redynamiser l'agriculture et l'élevage; 

6.       redresser le système éducatif; 

7.       améliorer les infrastructures sanitaires et scolaires ; 

8.       promouvoir la jeunesse, la femme, les arts et les sports.

  

C'est uniquement au prix de cette planification intégrée que nous pourrons d'abord rattraper le train du développement, ensuite celui de l'intégration régionale et africaine et enfin entrer dans la modernité c'est à dire le 21ème siècle. Tout autre schéma participerait à reproduire les erreurs du passé et à pérenniser le cycle de la gouvernance à vue tout en continuant à faire du "Banguicentrisme"(11) l'unique prisme du développement de la RCA.

 

 

 

Clément DE BOUTET-M’BAMBA.

 

 

 

 

Post-Scriptum : Depuis mai 2003, je milite pour le transfert de la Capitale administrative de la République Centrafricaine de Bangui à Bambari. Je suis toujours convaincu de la pertinence d’un tel projet et de l’urgence de sa réalisation. Mais je suis aussi conscient qu’il faut lancer le chantier de la modernisation de l’agglomération Banguissoise et de tous les centres urbains de Centrafrique. Cette vue de l’esprit du transfert de l’aéroport International Bangui Mpoko de Bangui à Béréngo et toutes les infrastructures périphériques à mettre en place appelle j’en suis conscient à une mobilisation financière plus élevée que celle prévue dans l’actuel projet. C’est le prix à payer pour que la RCA entre dans la modernité.


1 : Je propose que cet aéroport soit nommé : AEROPORT INTERNATIONAL BANGUI-BERENGO ;


2 : « DEMANTELER LE KILOMETRE 5 POUR RELANCER L’ECONOMIE CENTRAFRICAINE.  MAMADOU MBAÏKI : l’antithèse de l’Economie MODERNE », Paris 27.11.2007  http://www.sozowala.com/palabre/reflexions/r20071126001.htm 


3: « Bangui est-il notre avenir ? ». Paris 26.06.10. http://www.sozoala.com/palabre/reflexions/r20100626001.htm 


4 : In Afrique Nouvelle. http://www.afriquenouvelle.fr/Aeroport-Bangui-M-poko-bientot-la-grande-mutation_a1192.html 


5 : le 27 Mars 1986, un avion (jaguar) de l’armée française s’écrase sur le quartier Gbaya dombia à la périphérie de l’aéroport international Bangui-Mpoko  au décollage faisant 20 morts.


6 : Loi du 13 janvier 1996 sur la décentralisation et la régionalisation (Bangui devient la 7ème région de la RCA). Ordonnances des 12 et 19 février 1996 place l’administration de la  7ème Région sous l’autorité d’un Préfet.


7 : L’avenir de la région de Bangui passe aussi par une intercommunalité. Celle-ci permettra d’arrimer à la dynamique de Bangui, les communes limitrophes. Dynamique qui n’est qu’une vue de l’esprit pour le moment. Cette intercommunalité pourra se mettre en place entre Bangui, Mbaïki, Boali et Damara voire Zongo en République Démocratique du Congo.


8 : Discours de Politique Générale du 1er Ministre Faustin Archange Touadera, 18 mai 2011 -et-   Table du Ledger Plaza, Document Présentation, Bangui 11/12 octobre 2012.


9 : Le remboursement du prêt des 60 milliards Fcfa débutera dans 7 ans.

 

10 : « Carte Orohydrographique de la RCA », Pr Yves Boulvert, ORSTOM, Paris 1987.


11 : « Banguicentrisme ».  Ce néologisme n’est pas de moi. Il s’agit de la contribution d’un compatriote à une tribune publiée en 2010 et qui traduit la supposée supériorité de Bangui et/ou des Banguissois sur le reste de la RCA. Il peut aussi signifier l’abandon du reste de la RCA qui dans l’esprit des gouvernants et pouvoiristes de Bangui voire certains Banguissois, se limite et se suffit à « La République de Bangui ».

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27 novembre 2012 2 27 /11 /novembre /2012 23:26

 

 

 

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La prudence voudrait qu'on ne traite pas d'un problème qui n'existe pas. Or un dicton populaire relève qu'il n'y a pas de fumée sans feu. Les rumeurs qui font état d'un rêve de l'homme fort de BANGUI de modifier la constitution pour se donner le droit d'un troisième mandat se font de plus en plus pressantes et de plus en plus précises, détaillées.

 

La FRANCE a connu un véritable changement en menant à bon port sa révolution. Et la vie pacifique du peuple français, sa liberté de choix, sa liberté d'expression sont le fruit de cette révolution.

 

Aujourd'hui, nous n'allons pas demander au peuple CENTRAFRICAIN de faire exactement ce que le peuple français avait fait en son temps pour se libérer de son joug impérial.

 

Les CENTRAFRICAINS, tout comme tous les autres AFRICAINS, ont fait les mêmes études que ceux qui gouvernent la FRANCE aujourd'hui pour avoir compris les fondements et les orientations politiques d'un régime en place. Ils ont suffisamment étudié pour savoir comment mener une lutte pacifique pour renverser un régime contesté. Et quand nous parlons de lutte, nous parlons bien de cette lutte moderne, en matière de politique et qui réside dans la pluralité et la démocratie : c'est la lutte des mots, la lutte des stratégies politiques, qui est bien loin de celle consistant à détruire l'adversaire politique par la force des armes, des armes qui souvent celles de l'État, celles chargées cependant et sans conteste, de protéger les citoyens d'une même nation.

 

La FRANCE vit tranquille aujourd'hui à cause de sa démocratie, en dépit des problèmes politiques qui peuvent opposer les uns aux autres. C'est d'ailleurs cela qui justifie l'existence d'une démocratie : la coexistence d'un parti au pouvoir et d'un groupe de l'opposition.

 

Là où on a envoyé des bombes, des chars et des canons pour déloger un président à la suite d'un vote dont les résultats étaient vivement contestés, cela ne peut se passer qu'en AFRIQUE. Ici, on voit bien comment au sein d'un même parti, l'opposition face à une injustice peut être féroce, sans jamais faire appel aux armes nucléaires, si ce ne sont que celles de la démocratie qui sont la puissance des mots et celle des stratégies politiques.

 

Aujourd'hui, nous avons un exemple exceptionnel de ce qu'au sein d'un même parti, l'opposition peut voir le jour en plein jour quand il s'agit de défendre les convictions auxquelles on tient. On voit comment on mène la bataille, pour rétablir la vérité des faits. Et l'on apprend que même dans un même camp, la lutte peut se faire pour rétablir la vérité telle qu'elle est. C'est dire en définitive que dans un même camp, on ne peut pas toujours s'unir derrière un seul homme ( en pensant tout simplement qu'on est dans un processus démocratique ) lorsque l'on sait que cet homme bafoue vos droits les plus élémentaires, bafoue les droits les plus élémentaires de son peuple, ferme les yeux devant la misère qui est le lot quotidien de ce peuple, remplit le ventre de tous ses enfants de la pitance du peuple, reste sourd aux cris de détresse de ces parents d'OBO, du MBOMOU, de BIRAO ou d'ailleurs sans oublier ceux non loin de BANGUI, qui doivent d'une minute à l'autre passer de vie à trépas pour la simple raison qu'ils ont voulu effectuer un petit déplacement pour rentrer chez eux ou pour aller rendre une visite à leurs parents habitant dans une autre localité.

 

Les députés du CENTRAFRIQUE devaient avoir honte d'eux mêmes s'ils ont encore un peu de bon sens. Est-ce peut-être c'est parce qu'à BANGUI, on devient tellement aveugle qu'on ne voit plus les choses de la même manière et telles qu'elles sont, qu'on ne voit plus rien du tout ?

 

Les maux qui rongent le CENTRAFRIQUE aujourd'hui ne viennent pas du fait que sa loi fondamentale est inadaptée et ne permet aucune évolution. Et ce n'est donc pas par là qu'il faut aller chercher le microbe qui tue.

 

Nous espérons que les rumeurs qui courent sur les intentions de l'homme fort de BANGUI ne sont que du vent et qu'elles ne pourront jamais voir le jour. Il y a quand même au sein du parti au pouvoir, des gens qui ont été à l'école pour savoir qu'on ne peut pas éternellement laisser le CENTRAFRIQUE croupir dans l'état de misère chronique volontairement provoquée qui est le sien, et que ces « instruits » du parti au pouvoir, et toutes les plumes qui couvrent les deux ailes de ce pouvoir, qui ont donc été à l'école pour comprendre les choses, ne permettront pas que ce cauchemar de la modification de la loi fondamentale, devienne un jour, réalité.

 

BOGANDA A VERSE SON SANG POUR EVITER A SON PEULPE LA MISERE ET LA TYRANNIE.  AYONS UNE PENSEE POUR LUI, DANS NOS ACTES.

 

I KOUE ZO

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27 novembre 2012 2 27 /11 /novembre /2012 23:23

 

 

 

 

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QUE SIGNIFIE CHANGEMENT EN CENTRAFRIQUE ?

 

Le 12 novembre 2002, je publiais un article sur le site  Sangonet.com intitulé « Oui pour le dialogue inter centrafricain ».

 

Force est de constater que 10 années plus tard, la problématique n'a pas changé alors que certaines personnes osent parler de changement en Centrafrique depuis 2003. Qu'est ce que en fait ce changement dont on parle à Bangui? Un changement d'hommes à la tête de l'État? Pas sûr puisque ce sont les mêmes qui sont aux affaires depuis l'ère Bokassa qu'on retrouve encore aujourd'hui dans la gestion de l'État. Un changement de politique? Encore moins car l'égoïsme prédomine toujours au détriment de l'intérêt collectif avec toutes les conséquences connues jusqu'alors. On a l'impression de vivre une histoire sans fin, un éternel recommencement. Je vous fais lire ou relire le texte intégral de 2002. Pour moi, RIEN n'a changé depuis 2003 et que cet article est encore valable aujourd'hui. Pourquoi un dialogue supplémentaire alors qu’à chaque fois les décisions ne sont pas mises en œuvre ? Le dernier dialogue politique inclusif est encore valable à mon sens. Pourquoi ne pas faire appliquer les conclusions ? Rappelez-vous de cette citation de Winston Churchill: « Mieux vaut prendre le changement par la main avant qu'il ne nous prenne par la gorge ».

 

 

OUI POUR LE DIALOGUE INTER CENTRAFRICAIN

 

Chers compatriotes,

 

Face à la gravité sans précédent de la situation socio-pôlitique en Centrafrique, devant l'inertie suicidaire de nos dirigeants politiques (en particulier leur refus de prendre des mesures nécessaires à cette crise paroxystique), il s'avère que rester silencieux serait pour nous tous (filles et fils de ce pays), se rendre complice d'un crime majeur contre le peuple centrafricain.

 

Cette situation a de nombreuses causes parmi lesquelles la faible ou l'inexistante volonté politique de nos leaders et leur manque de conscience du bien commun national.

Mais il n'y a pas que les leaders politiques qui soient responsables:le manque de dynamisme est de la responsabilité de tous et de chacun.

 

L'heure est plus que grave. Nous devons donc faire notre examen de conscience politique. Accepter de voir la réalité comme telle qu'elle est, même si cela fait mal, est la première attitude qu'on peut attendre d'un homme ou d'une femme qui se veut acteur de son histoire et de celle de son pays, solidaire pour un développement réel.

 

L'idée d'un dialogue inter centrafricain proposée par certains compatriotes nous paraît salutaire si l'on veut mettre un terme à ces maux qui gangrènent et qui fragilisent gravement la société centrafricaine et si nous voulons enfin donner la chance à ce beau pays de réaliser son développement.


Ce grand débat doit se situer au delà de toutes considérations (ethnique, politiques, religieuses...): seul l'intérêt national devrait être privilégié. Oser regarder ses propres difficultés n'est pas trahir sa culture, sa famille, sa région, son parti,sa religion; au contraire, c'est la seule attitude qui permette la vraie fierté, celle qu'on peut avoir sans mentir, celle qui permet d'assumer son passé pour avancer vers demain la tête haute.

 

Lors de cette assise qui ne devrait pas se transformer en un grand procès national, le plus important serait de mesurer l'ampleur des choses, des enjeux qui se présentent à nous, les hommes et les femmes de centrafrique. Cela nous permettrait de voir ce qui ne va pas pour y faire face en s'organisant. Au terme de ce dialogue et contrairement aux différentes assises qui ont déjà eu lieu dont les dispositions finales n'ont jamais été respectées, nous devons entrer dans une véritable dynamique de l'histoire c'est à dire un mouvement de changement véritable.

 

Ce temps du regard est le temps de l'analyse et de l'appropriation. Il ne doit pas être trop court pour ne pas être trop caricaturant comme l'est l'expert parachuté. Il doit être au rythme de la réalité et être un temps pour sentir et comprendre, pour découvrir et se sentir lié au devenir d'un peuple, d’une NATION. C'est le temps des racines et celui du réveil, d’une maturation qui ne se scléroserait pas en habitude.


Chers compatriotes, non à la disparition de l'Etat centrafricain. Nous avons des ressources importantes mais nous passons de plus en plus d'une richesse sous développée à une pauvreté développée. Si nous acceptons que la pauvreté ne soit pas une fatalité alors nous pouvons la combattre à la seule condition que tout le monde le veuille. Brisons la loi du silence. Dans un monde dit démocratique les choses ne peuvent s'arranger que si nous acceptons de véritables débats qui pourront déboucher sur des solutions concrètes.

 

Merci

MarcelloIMAYAKA


Marcello m.energy@caramail.com

 

(12 Nov 2002 18:23:49 GMT+1)

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27 novembre 2012 2 27 /11 /novembre /2012 02:38

 

 

 

Adrien Poussou

 

Adrien POUSSOU

Directeur du Mensuel AFRIQUE NOUVELLE
Immeuble SKYLINE
22, Mail Pablo Picasso
44000 Nantes (France)
Tel. : +33 (0) 2 40 95 36 83 / Fax : +33 (0) 2 40 95 36 00
Mèl :
afriquenouvelle@netcourrier.com
SITE INTERNET : www.afriquenouvelle.fr

 

 

Mise au Point au sujet de la campagne d’intoxication qui me vise.

 

Ces derniers temps, des rumeurs aussi fausses, simplistes, haïssables, que méprisables, qui n’ont de réalité que la mythomanie de leur auteur au dessein malfaisant, circulent sur mon compte au sujet d’un supposé soutien que j’apporterais au président François Bozizé.   

 

Je saisis l’occasion qui m'est donnée par la dernière en date, envoyée par mail à un listing, née de l’esprit affabulateur d’un certain Godefroy-Luther Gondjé Djanayang, et ainsi esquissée : « Le compatriote Adrien POUSSOU est à Dakar pour recueillir des informations cruciales sur le Collectif Centrafricain. Nous vous informons d’être très prudent en face d'une telle personne venant en mission contre la cause que nous défendons tous, puisque nous savons déjà qu'il travaille pour le président BOZIZE. Merci de votre compréhension »*, pour faire la mise au point suivante :

 

Que, il n’y a pas si longtemps, alors que tout le monde était au garde-à-vous, nous étions seuls, Prosper N’DOUBA de Centrafrique-Presse et moi-même à pourfendre le régime du président François Bozizé jusqu’à ce que notre intégrité physique soit menacée et nos têtes mises à prix. D’ailleurs, à cause de cet engagement, je me suis fait virer de la chaîne de télévision panafricaine Africa 24 où je faisais un stage après avoir été victime d’une odieuse agression en plein Paris.   

 

Que, maintenant que le régime semble avoir des difficultés multiformes et montre quelques signes de faiblesses, certains personnages sans relief, amateur de l’autoglorification et qui ne connaissent que l’autocélébration, se sont finalement découverts une âme d’opposant dont le terrain de lutte demeure internet.  

 

Qu’il y a une différence de statut entre mon combat et celui de ceux-là qui se proclament de jour opposants au président Bozizé et qui à la nuit tombée, s’invitent, toute honte bue, au festin présidentiel, pathologiquement convaincus que seuls les arrangements politiciens de bas étage pourraient leurs donner à manger. 

 

Que, si par extraordinaire, je me décidais à rentrer à Bangui pour servir mon pays dans le domaine qui est le mien, celui de la presse et la communication, je n’aurais de compte à rendre à personne pas même à mes parents qui se sont pourtant sacrifiés pour me permettre d’avoir une bonne formation.

 

Parce que, c’est en conscience, sans contrainte, totalement libre, convaincu qu’être Centrafricain consiste à défendre une certaine idée de la vie, de la liberté, de la solidarité entre humains parce qu’ayant été à la fois témoin et victime d’un pouvoir exclusivement tribale, à l’origine de l’instauration dans notre pays d’une atmosphère sanglante et impitoyable ainsi qu’à la généralisation de pratiques inhumaines, en conséquence de quoi beaucoup de nos compatriotes eurent l’impression d’assister à une véritable apocalypse, ce qui a conduit à la rébellion et au coup d’État du 15 mars 2003,  que je m’étais engagé dans la lutte pour la défense des acquis démocratiques obtenus de hautes luttes et qui est pour le moins malmenés par le régime actuel. 

 

Que, tout en soutenant que l’opposition centrafricaine est mal organisée si ce n’est désorganisée à dessein, se rassemblant qu’autour des intérêts foireux, de sorte qu’elle est allée à la dernière présidentielle sans avoir signé au préalable un accord commun de gouvernement, je me suis décidé, pour des raisons strictement professionnelles, à m’éloigner des rivages de la politique centrafricaine.  

 

Que, ce n’est pas parce qu’en marge du sommet de la CÉMAC à Brazzaville,  le président Bozizé m’a fait l’honneur, en sa qualité de chef d’État, de m’accorder un entretien en tête-à-tête, suivi d’une interview exclusive au cours de laquelle toutes les questions essentielles ont été abordées, que je me suis transmué, inexorablement, en un apparatchik du KNK. Pour la simple et la bonne raison qu’en politique comme d’ailleurs dans d’autres domaines, même les ennemis sont tenus de se parler. À plus forte raison un journaliste et un président de la République.  

 

D’autant plus que je ne suis membre d’aucune chapelle politique et qu’un journaliste ne choisit pas ses interlocuteurs. Je n’ai été, ne le suis et ne serai probablement jamais, ni militant, encore moins sympathisant de quelque parti politique que ce soit. 

 

Que, le despote, le vrai,  n’est pas celui qui reçoit ses adversaires mêmes les plus virulents, c’est même de la grandeur d’esprit, mais plutôt ceux dont l’humilité n’est pas leur fort et dont l’effervescence leur tient lieu de raisonnement, qui ont tendance à se fabriquer ennemis et adversaires.

 

Que, le président Bozizé disposant des services de sureté et des moyens de l’État n’a nullement besoin de moi pour avoir des informations et que le « Collectif Touche pas à la Constitution » qui n’est en rien une organisation militaire, n’a pas à cacher ses « informations cruciales », pas plus que ses stratégies.

 

Que, j’étais effectivement à Dakar non pas pour espionner je ne sais qui comme certains l’ont grossièrement prétendu, mais plutôt à la demande et sur l’invitation des plus hautes autorités du Sénégal avec lesquelles j’ai eu des échanges des plus fructueux. 

  

Que, si aujourd’hui, aucune âme sensée ne saurait ignorer la situation préoccupante de la République Centrafricaine, il n’en demeure pas moins vrai que la sérénité et la réflexion devaient guider toutes les actions des uns et des autres.

 

Que, face à cette campagne de dénigrement systématique et ce lynchage savamment orchestrés, je suis prêt à livrer bataille, à faire une « guerre » tout aussi totale, impitoyable et qui servira de leçon à ces incapables dont la seule détermination est de nuire à ceux qui refusent d’être dans combine de mauvais aloi.

 

Parce que je place l’Honneur et la réputation au dessus de tout !

 

 

Fait à Nantes, le 26 novembre 2012   

 

 

Adrien POUSSOU

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27 novembre 2012 2 27 /11 /novembre /2012 02:23

 

 

 

 

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ex-aide de camp de Charles Massi              ex-collaborateur de Ndoutingaï au ministère des Finances

 

 

 

Excellence Monsieur le président de la République, garant de l’intégrité territoriale et du respect de la constitution, comme vous avez prêté  serment conformément  au titre III article 25 alinéa 4 de la constitution du 27 Décembre 2004 qui dispose: Lors de son entrée en fonction, debout, découvert, la main gauche posée sur la Constitution et la main droite levée, le Président de la République prête le serment ci-après devant la Cour Constitutionnelle siégeant en audience solennelle :


« JE JURE DEVANT DIEU ET DEVANT LA NATION D’OBSERVER SCRUPULEUSEMENT LA CONSTITUTION, DE GARANTIR L’INDEPENDANCE ET LA PERENNITE DE LA REPUBLIQUE, DE SAUVEGARDER L’INTEGRITE DU TERRITOIRE, DE PRESERVER LA PAIX, DE CONSOLIDER L’UNITE NATIONALE, D’ASSURER LEBIEN–ETRE DU PEUPLE CENTRAFRICAIN, DE REMPLIR CONSCIENCIEUSEMENT LES DEVOIRS DE MA CHARGE SANS AUCUNE CONSIDERATION D’ORDRE ETHNIQUE, REGIONAL OU CONFESSIONNEL, DE NE JAMAIS EXERCER LES POUVOIRS QUI ME SONT DEVOLUS PAR LA CONSTITUTION A DES FINS PERSONNELLES ET DE N’ETRE GUIDE EN TOUT QUE PAR L’INTERET NATIONAL ET LA DIGNITE DU PEUPLE CENTRAFRICAIN ».

 

Ladite constitution prône la valeur humaine, les droits de l’Homme dans son préambule:

Le Peuple Centrafricain,


Résolu à construire un Etat de droit fondé sur une démocratie pluraliste, garantissant la sécurité des personnes et des biens, la protection des plus faibles, notamment les personnes vulnérables, les minorités et le plein exercice des libertés et droits fondamentaux,

 

Animé par le souci d'assurer à l'Homme sa dignité dans le respect du principe de " ZOKWE ZO " énoncé par le Père fondateur de la République Centrafricaine, Barthélemy BOGANDA,

 

Convaincu qu'il est essentiel que les droits de l'Homme soient protégés par un régime de droit,

 

Réaffirme son adhésion à la Charte de l'Organisation des Nations Unies, à la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme du 10 décembre 1948, aux Pactes Internationaux du 16 décembre 1966 relatifs aux droits économiques, sociaux et culturels d'une part et aux droits civils et politiques d'autre part,


Réaffirme son attachement à la Charte Africaine des Droits de l'Homme et des Peuples du 27 juin 1981,


Réaffirme son adhésion à toutes les Conventions Internationales dûment ratifiées, notamment celle relative à l'interdiction de toute forme de discrimination à l'égard des femmes ainsi que celle relative à la protection des droits de l'enfant.

 

Nous le collectif avons le regret, la désolation de vous informer de ces manquements exécrables du respect de l’adhésion, l’attachement du Peuple Centrafricain aux chartes relatives aux Droits de l’Homme cité ci-haut qui se traduit par l’enlèvement, la séquestration de M. SERGE VENANT MAGNA citoyen Centrafricain et cadre au Ministère des Finances, M ABDEL KANI DJIME,

 

Cet enlèvement constitue une atteinte grave à l’encontre de la constitution Centrafricaine et du peuple Centrafricain dont la violation des articles ci-dessous :


Article.1er : La personne humaine est sacrée et inviolable. Tous les agents de la puissance publique, toute organisation, ont l’obligation absolue de la respecter et de la protéger.


Article.3 : Chacun a droit à la vie et à l’intégrité corporelle. Il ne peut être  porté atteinte à ces droits qu’en  application d’une loi.


Nul ne sera soumis ni à la torture, ni au viol, ni à des sévices ou traitements cruels, inhumains, dégradants ou humiliants. Tout individu, tout agent de l’Etat, toute organisation qui se rend coupable de tels actes, sera puni conformément à la loi.

 

Nul ne peut être arbitrairement arrêté ou détenu. Tout prévenu est présumé innocent  jusqu’à ce que sa culpabilité soit établie à la suite d’une procédure lui offrant les garanties indispensables à sa défense. Le délai légal de détention doit être respecté.

 

Nul ne peut être condamné si ce n’est qu’en vertu d’une loi entrée en vigueur avant l’acte commis.

 

Les droits de la défense s’exercent librement devant toutes les juridictions et administrations de la République.

 

Toute personne faisant l’objet d’une mesure privative de liberté a le droit de se faire examiner et soigner par un médecin de son choix.

 

Article4 : La liberté de la personne est inviolable.

 

Article17 : Tout individu victime de violation des dispositions des articles 1er à 15 du présent titre a droit à réparation.

Toute personne habitant le territoire national a le devoir de respecter, en toutes circonstances, la Constitution, les lois et règlements de la République.

 

Les dispositions de l’article 1er, 3 et 4 du Citoyen SERGE VENANT MAGNA,  ABDEL KANI DJIME  ont été violé, conformément à l’article 17 alinéa 1 de la constitution, il a droit à réparation.

 

Excellence  M. le président,  grande est notre surprise de constater que ces violations exaspérante des Droits de l’Homme et de la constitution se font à votre su,  de fois par votre progéniture sans aucune réaction probante  de votre part. Le cas SERGE VENANT MAGNA vient s’ajouter à une longue liste dont le cas affaire RAYAN Maitre SYMPHORIEN BALEMBI contraint à l’exil pour sauver sa peau, les jeunes SAMBO torturés,  manqué  l’ensevelissement vivant de justesse par un de vos rejetons TEDDY GBENEGAÏNA alias TEDDY BOZIZE.


Excellence devons-nous vous rappeler que vous êtes le père des Centrafricains jusqu’en 2016 et que la priorité c’est le peuple Centrafricain et non la famille BOZIZE, et que la RCA n’est pas un butin de guerre des libérateurs !


Excellence nous vous exhortons  s’il ya de la place pour la patrie en vous d’user de votre influence afin que M. SERGE VENANT MAGNA recouvre la liberté et ait un procès équitable s’il ya des chefs d’accusation contre lui comme prévoit la Constitution en son article 3 alinéa 3.


Si Monsieur MAGNA a été assassiné, que sa dépouille soit restituée à sa famille pour obsèques digne d’un être humain, et nous demandons qu’une enquête soit ouverte dans un bref délai pour élucider les circonstances de son enlèvement et  meurtre.


Passer ce délai, le peuple Centrafricain, la communauté Internationale, la ligue des Droits de l’Homme, Amnistie International, Human Right Watch, l’Organisation des Nations Unies, l’Union Européenne, le  BINUCA, la presse Nationale et Internationale sauront que  la récréation n’est pas encore terminer comme vous avez mentionné lors de votre investiture en 2011 et que nous sommes à l’air de l’impunité totale et des violations flagrante des Droits de l’homme.


Excellence Monsieur le président, veuillez agréer, l’expression de notre sincère désolation.

 

QUE DIEU BENISSE LA RCA

 

 

 

                                                               Fait à Dakar, 26 Novembre  2012

 

                                                             Le Coordonnateur General Adjoint

 

 


                                                                        Kenny ZOUNGARANI 

               .                            .

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26 novembre 2012 1 26 /11 /novembre /2012 02:55

 

 

 

entête Touche pas à ma constit

 

 

  Association des Centrafricains de la diaspora en France «Touche pas à ma Constitution ».

           Défenseur  des  valeurs Constitutionnelles et des  Droits de l’Homme.

           Enregistré  par la Préfecture Haute Garonne  sous  le N° W313017876.

             81, rue Saint- Roch- BP 74184 31031 Toulouse cedex (France).

 

                                

                                                                    A 

Son Excellence François BOZIZE Président de la République Centrafricaine 

Palais de la Renaissance 

                                                              Bangui (R.C.A)

 


Objet: Lettre ouverte au président François Bozize sur son intention de modifier l'article24 de la constitution centrafricaine.

 


Excellence Monsieur le Président de la République,

 


Le 13 Août 2012, à l'occasion de la célébration des 52éme anniversaires de la proclamation de notre indépendance que vous avez bien voulu passer en France, avec nos compatriotes et vos distingués invités à l'hôtel  Hilton de Roissy Charles DE GAULLE, le Représentant de notre collectif « TOUCHE PAS A MA CONSTITUTION» avait pris sa responsabilité devant l'histoire de la République pour vous interpeller sur le respect stricte de l'article 24 de notre constitution qui dispose que «le mandat du Président de la République est défini à 5 ans et renouvelable une seule fois».


Constitutionnellement parlant, votre mandat prend fin en 2016 et les élections doivent s'organiser sans votre candidature, mais depuis un certain temps votre intention de modifier la constitution se confirme par vos différentes démarches afin de briguer un troisième mandat totalement illégal.


Devant vos agitations allant dans le sens de la modification de l'article 24 de la constitution Excellence Monsieur le Président de la République, nous voudrions tout simplement vous rafraîchir la mémoire relativement à votre engagement prit devant la diaspora centrafricaine en France en date du 13 Août 2012, suite à l'interpellation de notre Représentant il a été dit par vous de manière publique «que la constitution de notre pays et notamment l'article 24 sera totalement respecté ».


A ce jour, si le diable de la modification vient de faire son incursion en vous et si vos mauvais conseillers vous font croire que le peuple est derrière vous avec un tel projet anti-républicain, croyez nous, étant d'abord simple citoyens centrafricains et militants défenseurs de la constitution de notre pays, que le peuple dans son ensemble est aujourd'hui prêt à défendre sans réserve sa constitution en danger, n'oubliez jamais que vos conseillers qui sont les artisans de ce projet de modification vous creusent  un  fossé politiquement profond avant le soulèvement populaire.


Excellence Monsieur le Président de la République,

 

Aujourd'hui le Président Fondateur Barthélemy BOGANDA, est mort pour une cause juste, même s'il n'est plus de ce monde, certainement ce grand chevalier de la liberté veut voir son peuple vivre dans une ambiance de grande liberté, malheureusement le peuple souffre sans limite. 

 

Excellence Monsieur le Président de la République,


Votre méthode politicienne qui consiste à manipuler vos militants pour organiser une marche en votre faveur est connue de toutes les forces vive de la nation, certainement un tel spectacle n'aura aucun poids politique, si vous avez utilisé  cette méthode après votre coup de force de 2003, afin de rendre votre candidature légitime pendant les élections de 2005, cette fois ci, le peuple et la communauté internationale ne pourront jamais avaliser une telle pratique machiavélique.


Alors au regard de votre projet de coup d'État constitutionnel en vue, qui risque de plonger sans faute le pays dans une situation dramatique, le collectif a pris déjà l'opinion nationale et internationale à témoin des conséquences qui découleront de cette crise qui n'épargnera jamais la responsabilité du Président en fin de mandat constitutionnel, François BOZIZE.


Raison pour la quelle le collectif, lance un appel républicain à toutes forces vives de la nation de se joindre au mouvement, afin de combattre la dictature installée dans notre République. 

En règle générale «un régime est passager, mais le peuple reste le véritable juge des différents régimes donc vaut mieux sortir par la grande porte que de sortir par la petite fenêtre ».


Dans l'assurance que cette lettre ouverte viendra interpeller votre conscience étant le premier garant de la constitution vous ferez renoncer à votre projet de coup d'État constitutionnel.


Veuillez recevoir de la part des membres du collectif, Excellence Monsieur le Président de la République, nos salutations patriotiques. 

 

 

Ampliations:

 

A son Excellence Monsieur le président de l'Assemblée Nationale,

A son Excellence Monsieur le Premier Ministre chef du Gouvernement,

A son Excellence Monsieur le Médiateur de la République,

A son Excellence Monsieur l' Ambassadeur de France en R.CA,

A son Excellence Monsieur l' Ambassadeur des U.S.A en R.C.A,

Au Représentant de l'Union Européenne en R.C.A,

Au Représentant du BINUCA en R.C.A,

Au Secrétaire Général de la C.E.M.A.C à Bangui.

A toute la presse.

                                                                                          Fait à Paris, le 17 Novembre 2012 

Pour le Collectif le Représentant en France 

                                                                                 

 

 Godfoy -Luther GONDJE- DJANAYANG 

 

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22 novembre 2012 4 22 /11 /novembre /2012 04:33

 

 

 

 

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Le CENTRAFRIQUE est dans l'impasse. Il est dans l'impasse depuis une bonne dizaine d'années et la situation de ce pays continue de se détériorer, de se détériorer à une allure vertigineuse. Au vu de cette remarque, l'on pourrait être tenté de croire que la seule porte de sortie demeure dans la tenue d'un dialogue qui réunirait les centrafricains de tout bord, pour trouver les solutions imparables aux problèmes qui verrouillent le développement du pays et l'amélioration intégrale des conditions de vie du peuple tout entier.

 

Force est pourtant de constater que ceci n'est qu'un mauvais rêve. Un mauvais rêve quand on sait que le groupuscule d'aventuriers affamés qui gravitent autour du pouvoir de BANGUI ne permettraient à quiconque de les déranger dans leurs ripailles égoïstes.

 

Pauvre CENTRAFRIQUE !

 

La vie politique d'un pays ne peut pas se résumer à un tel spectacle. Pour qu'un pays avance, ce qui en d'autres termes signifie qu'il assure le bien-être de son peuple, il faut la mise en application d'un programme politique par le pouvoir en place, avec l'existence d'une opposition chargée de faire des critiques par rapport à la politique du pouvoir, et de faire aussi des propositions susceptibles de corriger les erreurs qui viendraient à être commises ou qui pourraient être commises. Cela suppose donc que le pouvoir en place mène une politique répondant au programme sur la base duquel il a été élu.

 

Le pouvoir de BANGUI n'a pas « gagné » les élections de 2011 sur la base d'un programme politique bien déterminé, qu'il est censé mettre en application. Ce n'est donc pas étonnant si le CENTRAFRIQUE aujourd'hui est un pays qui retourne à la poussière, un pays où toutes les réalisations passées ne seront plus que les vestiges de ce qui avait existé, quand on pense aux routes, aux ponts et autres réalisations vouées à disparaître de la vitrine centrafricaine. Tout simplement parce que le gouvernement de BANGUI navigue à vue, sans boussole, sans programme.

 

Une bonne gouvernance suppose un pouvoir juste, avec une opposition forte et respectée. Le pouvoir de BANGUI est un pouvoir trop fort dans la gestion du pays vers sa décadence.

 

Il est trop fort quand il s'agit de refuser l'expression libre à l'opposition. Il est trop fort quand il s'agit de l'empêcher de s'organiser pour devenir une organisation solide et crédible, capable de corriger certaines erreurs et de rectifier la mauvaise trajectoire du pouvoir. Il est trop musclé quand il s'agit d'exécuter des œuvres basses. Il est trop fort quand il s'agit de permettre à des délinquants de progéniture  supposée « présidentielle », de molester les centrafricains dans les rues de BANGUI sans que le père « géniteur » daigne lever le moindre doigt pour interdire de tels actes. Il est trop fort quand il pense que les centrafricains sont tous « morts » et qu'il a le droit de mettre n'importe lequel de ses rejetons à des responsabilités que celui-ci est loin d'assumer. Et quand ces rejetons auront molesté tous les centrafricains, à leur guise, comme ils le font actuellement en les arrêtant dans les rues et en les enfermant sans raison dans des geôles devenues leurs propriétés, le père sera toujours là pour ne rien dire.

 

Que la fête continue, la ROUMANIE est aujourd'hui un pays tranquille, seule l'histoire écrit son propre récit.

 

De tous les Présidents de CENTRAFRIQUE qui ont précédé, on n'a jamais vu une telle gouvernance familiale, pour ne pas dire une telle tyrannie familiale.

 

Les leaders de l'opposition ne doivent pas attendre d'être arrêtés un jour dans les rues de BANGUI, puis molestés par une prétendue progéniture impunissable, pour savoir qu'on ne fait pas de dialogue avec un tel régime.

 

Le centrafrique n'a pas besoin de violence pour opérer le changement certes, le pouvoir n'a pas besoin d'utiliser la violence contre d'innocents centrafricains qui n'aspirent qu'à vivre. Ce ne sont pas les raisons pour lesquelles l'opposition ne peut pas réfléchir à d'autres moyens très efficaces et non violents pour bouter du pouvoir une bande d'agresseurs de centrafricains.

 

Les fils de l'homme fort de BANGUI sont redoutables, alors, ils n'ont qu'à laisser les centrafricains tranquilles, pour s'en prendre aux rebelles qui sèment la détresse dans l'est, le nord et le sud-est du pays. L'homme fort de BANGUI n'avait qu'à envoyer ses soi-disant « fils » redoutables sur les terres des rebelles,  pour libérer les paysans de ces régions, s'ils en sont vraiment capables.

 

L'opposition doit mesurer la gravité des problèmes que vit le CENTRAFRIQUE d'aujourd'hui, pour envisager une conjugaison de forces en vue de soulager le pays tout entier, en mettant de côté les envies et les élans partisans. C'est un devoir impérieux, que le peuple ne manquera pas d'appuyer, compte tenu du poids de misère qu'il a sur les épaules.

 

KODRO OKO ZO OKO

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21 novembre 2012 3 21 /11 /novembre /2012 00:56

 

 

 

 

Franck Saragba


 

 


Dix (10) bonnes années de règne absolu pendant lesquelles le régime belliqueux en place a voué aux gémonies  les différents leaders et partis politiques de l’opposition démocratique.


Dix (10) bonnes années de règne absolu pendant lesquelles le régime belliqueux  en place a refusé aux partis politiques de l’opposition démocratique, aux syndicats de jouer simplement leur rôle de contre pouvoir comme il est indiqué dans les dispositions de la loi fondamentale.


Dix (10) bonnes années de règne absolu pendant lesquelles le régime belliqueux en place mène une lutte farouche contre la liberté d’expression  en muselant les médias et les journalistes, ce, malgré la loi sur la dépénalisation des délits de presse.


Dix (10) bonnes années de règne absolu pendant lesquelles le régime belliqueux en place  a mis aux arrêts d’une manière arbitraire nombreux de nos compatriotes sans que justice ne soit rendu.


Dix (10) bonnes années de règne absolu pendant lesquelles le régime belliqueux en place et ses bras armés ont  scandaleusement assassiné, massacré, humilié d’innocents concitoyens. Les bourreaux sont toujours et encore là, n’hésitant pas à narguer au quotidien les victimes et leur famille.


Dix (10) bonnes années de règne absolu pendant lesquelles le régime belliqueux en place a initié un système de rapine bien rodé de détournement de deniers publics qui a fini par mettre à genoux le trésor public.

 

 Dix (10) bonnes années de règne absolu pendant lesquelles le régime belliqueux en place a embastillé le peuple centrafricain dans un pays qui est devenu une prison à ciel ouvert. Haro sur toutes les revendications, légitimes soient-elles.


Dix (10) bonnes années de règne absolu pendant lesquelles le régime belliqueux en place a paupérisé davantage notre bon et généreux peuple au point que nous sommes devenus un peuple de mendiant.


Dix (10) bonnes années de règne absolu pendant lesquelles le régime belliqueux en place a décidé de faire la promotion des plus médiocres d’entres nous, de cautionner l’immoralité dans tous les sens du terme, d’encourager les agissements de personnages douteux, hauts en couleur qui ternissent ici et là l’image de notre pays.


Dix (10) bonnes années de règne absolu pendant lesquelles le régime belliqueux en place a décrété que la récréation sera entière et permanente pour ses princes mais horriblement répressive pour tous les autres. Ainsi, il a fini par diviser  la société centrafricaine en une classe d’intouchables privilégiés et celle des nécessiteux qui sont précarisés, brimés à outrance.


Dix (10) bonnes années de règne absolu pendant lesquelles le régime belliqueux en place a décidé de sous traiter notre souveraineté nationale à des pays tiers, pire encore à des groupes de va-t-en-guerre.


Dix (10) bonnes années de règne absolu pendant lesquelles le régime belliqueux en place a troqué d’une manière scandaleuse notre république indépendante contre une suzeraineté au voisin du nord.


Au terme de ces dix années d’enfer et de régression à travers lequel nos concitoyens espéraient enfin voir le bout du tunnel, voici que  l’opposition démocratique d’une manière surprenante vient tendre une nouvelle perche au régime en réclamant  à cor et à cri un hypothétique dialogue pour distraire nos concitoyens. Qui paiera la facture au moment où notre pays est confronté à d’énorme problème financier  et que le monde est en crise ?  Quelles sont les moyens de pressions dont disposent l’opposition démocratique pour contraindre par la suite le régime à accepter les recommandations ? A croire que l’opposition démocratique, ne veut pas vraiment d’une véritable alternance. A ce moment-là, pourquoi ne pas imposer par exemple un bras de fer au régime en place afin qu’il applique sans délai tout simplement les recommandations du dialogue inclusif de 2008 ?

 

A ce jour, on peut dire sans détour que le régime en place est le seul responsable de son échec et de la faillite du pays du fait que depuis le 15 mars 2003, le régime  a décidé de gouverner seul, confisquant tous les pouvoirs. S’il est vrai que le dialogue reste et demeure le seul moyen incontournable de résolution de crises en politique, il n’en demeure pas moins que pour dialoguer, il faudrait être au minimum à deux. Or,  l’opposition démocratique n’a jamais  reconnu la légitimité du régime, de l’autre côté , le général Bozizé n’est pas un homme de dialogue à plus forte raison de consensus, il ne veut pas dialoguer depuis sa prise de pouvoir par la force ou feint de dialoguer lorsque la communauté internationale l’oblige à le faire,  comme lors du dialogue politique inclusif en 2008. Comment dialoguer alors que les deux partis concernés ne reconnaissent pas inversement l’existence de l’autre ?


OUI et encore mille fois OUI pour le dialogue inter-centrafricain mais avec qui ? Et pour quels objectifs ? Pour des recommandations qui ne seront encore et toujours hélas pas appliquées ? Que faudrait-il faire alors ?


Pour des raisons objectifs et de calendrier, nous pensons que l’opposition démocratique se trompe une fois encore en offrant un ballon d’oxygène inespéré à un régime à bout de souffle dont les principaux et les plus fidèles collaborateurs ont quitté le navire.  Le temps nécessaire d’organiser un dialogue digne de ce nom avec les différents partenaires sérieux et l’on aura perdu déjà cinq à six mois qui auront des répercussions sur la préparation des prochaines élections présidentielles. A presque mi-parcours d’un second et dernier mandat calamiteux du régime en place, le dialogue politique ne sert plus à rien et n’a pas de sens au regard du temps imparti. Le grand gagnant sera encore le régime en place qui cherche a gagné du temps. A titre d’exemple, les organes qui préparent  l’organisation des élections présidentielles dans des pays pourtant expérimentés s’y mettent au moins deux à trois ans avant les échéances. Pour ne pas perdre du temps, l’opposition démocratique ne ferait t’elle pas mieux de se concentrer plutôt sur les voies et moyens pour l’organisation d’une élection juste et transparente en 2016 ?  

 

Franck SARAGBA

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