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21 décembre 2012 5 21 /12 /décembre /2012 15:30

 

 

 

 

Me Zarambaud Assingambi

 

 

            La situation actuelle du régime KNK – BOZIZE ressemble étrangement à celles de la fin de l’Empire romain et du naufrage du TITANIC.

 

            En effet, plus la fin de l’Empire romain approchait, et plus on festoyait et on organisait des jeux et des fêtes grandioses, comme si, inconsciemment, les Autorités se rendaient compte d’avoir conduit leur Peuple au bord du précipice, que leur chute ne pouvait être que salvatrice, et qu’il convenait donc de fêter dans l’allégresse cette chute qui soulagerait le Peuple.

 

            En ce qui concerne le TITANIC, chacun se rappelle que c’était un luxueux paquebot transatlantique aux dimensions imposantes (271 mètres de long, 46000 tonnes), construit en 1911 et qui semblait d’une grande sécurité. Pourtant, dans la nuit du 14 au 15 Avril 1912, lors de son voyage inaugural vers l’Amérique, il avait heurté un iceberg au Sud de Terre Neuve et avait sombré, en faisant 1500 victimes.

 

            Ce qui avait le plus frappé les esprits, outre le fait que ce paquebot était particulièrement imposant comme était particulièrement important le nombre de victimes, c’était que, pendant que le paquebot s’enfonçait inexorablement dans le fond glacé de la mer avec corps et biens, l’orchestre à bord continuait à jouer sur le pont comme si de rien n’était.

 

            Comment ne pas faire de rapprochement avec la situation actuelle du régime KNK – BOZIZE ?

 

            N’ayant rien vu venir, le Président de la République a nommé des généraux à tour de bras, non pas pour renforcer les capacités de l’Armée, mais pour les mettre financièrement à l’aise, et peut – être aussi pour leur enlever toute tentation de Coup d’Etat. Dans la foulée, un festin gargantuesque a été organisé sur deux barges sur l’Oubangui, on ne sait en honneur de quel futile évènement, tout comme un anniversaire personnel a été fastueusement fêté avec de gros cigares aux becs, le tout publié fièrement sur internet, « afin que nul n’ignore », comme disent les agents d’exécution et les huissiers de justice.

 

            Or voici que, peu de temps après, 3 organisations rebelles centrafricaines, regroupées dans une coalition dénommée SELEKA ont pris, presque sans coup férir, de nombreuses villes du Nord du Pays, entraînant la mort ou la disparition d’une quarantaine de militaires des FACA (Forces Armées Centrafricaines) rien que pour la ville de Ndélé, et bien entendu la fuite en brousse des populations civiles, ainsi que des pillages pour la ville minière de Bria. Le bilan pour cette ville et les autres, demeure inconnu.

 

            Pourtant, les précédentes escarmouches avec les rébellions et les nombreuses exactions commises par des coupeurs de route lourdement armés, notamment sur l’axe Damara – Sibut, puis jusqu’au PK 22, auraient dû mettre à la puce à l’oreille de la hiérarchie militaire et du régime. Il n’en fut rien.

 

            Selon le Ministre de l’Intérieur, les FACA ont opéré un repli tactique, parce qu’ils ignorent le nombre des assaillants et leur armement ; comme si notre armée n’a pas de 2ème Bureau, dont le rôle consiste précisément à localiser l’ennemi, à connaître son nombre, ses intentions et ses équipements, pour permettre à l’Etat – Major (curieusement dirigé par un intendant), de prendre des mesures préventives afin d’empêcher toute attaque surprise ou d’y faire victorieusement face si elle est déclenchée.

 

            Il faut croire que, du côté des rébellions, les Deuxièmes Bureaux des trois composantes ont par contre bien fonctionné, à en juger par les résultats des combats et des « non-combats », certaines villes ayant été conquises sans combats.

 

            Le Ministre Délégué à la Défense n’ose même plus publier un communiqué selon lequel les FACA se sont lancées à la poursuite des assaillants, comme il nous en avait accoutumés. Il peut d’autant moins le faire que les 40 « disparus » de Ndélé faisaient précisément partie des troupes envoyées en renfort pour poursuivre les assaillants. Certains généraux doivent regretter d’avoir été promus, craignant d’avoir à aller aux fronts pour justifier la pertinence de leur promotion.

 

            Quant au vrai Ministre de la Défense Nationale, qui continue courageusement à se réfugier dans la personne du Président de la République, il garde prudemment un silence assourdissant.

 

 

            Prenant astucieusement exemple sur le mouvement rebelle rwando – congolais M 23 qui écume l’Est de la République Démocratique du Congo, les rebelles regroupés dans la coalition SELEKA ont fait leurs les revendications de l’opposition Démocratique, qu’ils ont ajoutées à leurs propres revendications. Ils soutiennent que le Président BOZIZE n’a pas respecté ses engagements envers eux, tandis que celui – ci fait dire par le Ministre de l’Intérieur et par divers canaux allant du KNK à des individus qu’il a parfaitement respecté ses engagements et a vainement tendu les bras aux rebelles.

 

            L’épuisement des fonds destinés au programme DDR (Désarmement, Démobilisation, Réinsertion) a créé un vide dans l’attente de la demande et de l’obtention de nouveaux fonds, vide dans lequel la violence s’est hélas engouffrée, comme je le craignais dans un précédent article, lorsque le Président de la République avait publiquement annoncé cet épuisement.

 

            En tout état de cause, quelles que soient les responsabilités de part et d’autre, et quelle que soit sa position vis – à – vis du régime actuel ou de la rébellion, aucun Centrafricain ne peut se réjouir d’assister une fois de plus au fracas des armes, et particulièrement à la fuite en brousse des innocentes populations civiles.

 

            « Quand les éléphants se battent, c’est l’herbe qui souffre », dit l’adage.

 

            C’est pourquoi, à présent que la coalition Séléka continue à occuper de nouvelles localités, que toute victoire militaire des FACA ne peut sérieusement être envisagée, pas plus que celle de la coalition du fait des pressions internationales et pour mettre fin aux souffrances du Peuple, la seule voie qui s’offre est celle d’un cessez – le – feu immédiat et inconditionnel.

 

            Il en résultera une partition de fait du pays, puisque la coalition entend conserver les localités conquises, mais il faut espérer que cette partition ne sera que de très courte durée, le temps qu’aboutissent les discussions militaro – politiques.

 

            Bien évidemment, dans de telles circonstances, tout projet de modifier la Constitution pour rendre indéfini le nombre des mandats présidentiels doit être abandonné, tout comme doit être abandonnée l’idée saugrenue de créer un Sénat, alors qu’à notre grande honte nous n’avons même pas les moyens de rebâtir de simples ponts dans notre capitale Bangui ex – la coquette.

 

            Le Sénégal nous a pourtant montré la bonne voie, en supprimant son Sénat pour consacrer le budget de feue cette Institution à des projets sociaux.

 

            Certes Monsieur NGUENEBEM a démenti formellement avoir été chargé par le Président de la République de mobiliser la jeunesse pour qu’elle demande « spontanément » une modification de la Constitution, mais il a précisé que le Président de la République rempilerait volontiers si le Peuple le lui demandait.

 

            Qui mobilisera le Peuple, et particulièrement la jeunesse pour qu’ils fassent des marches « spontanées » à cette fin ? Même si, par des marches « spontanées », le Peuple demandait au Président de la République de modifier la Constitution et de rempiler, ne devrait – il pas faire comme l’ancien Président du Mali Alpha Oumar KONARE qui, considérant que « les cimetières sont remplis de gens indispensables », avait refusé de modifier la Constitution et de rempiler comme le lui demandaient ses chauds partisans par de nombreuses marches politiques ?

 

            Du reste, il n’est actuellement pas possible de déposer devant l’Assemblée Nationale un projet de loi de modification constitutionnelle, étant donné qu’il n’y a plus de Cour Constitutionnelle pour donner son avis préalable au dépôt du projet de loi. En effet, le mandat de la précédente Cour Constitutionnelle a expiré sans qu’une nouvelle Cour Constitutionnelle n’ait été mise en place, du fait que le Président de la République et le Président de l’Assemblée n’ont pas désigné leurs représentants.

 

            Il semblerait que le Président de la République n’ait pas apprécié la désignation de Madame DEMAFOUTH par l’Université. Il se proposerait donc de procéder à une manœuvre consistant à considérer la Constitution modifiée avec création du Sénat comme une « nouvelle » Constitution, et à obliger subséquemment les autres entités à procéder à une nouvelle désignation de leurs représentants ; il se ferait fort d’obtenir que l’Université élise un autre représentant en lieu et place de Madame DEMAFOUTH, tant il est vrai qu’il vaut mieux faire compliqué quand on peut faire simple.

 

            Si le Président BOZIZE ne s’était pas refusé à mettre en œuvre le dialogue dont il avait accepté le principe à la demande de l’opposition démocratique depuis le mois de Mai, et avait étendu ce dialogue aux rébellions encore actives, sans doute n’en serions – nous pas aujourd’hui à voir crépiter les armes, à demander un cessez – le – feu et un dialogue.

 

            Pourquoi ne l’avait – il pas fait ? Mystère ! Les rébellions encore actives se sont – elles dit que « kobéla a yé ngangou yoro », pour venir « tirer les marrons du feu » de la lutte pacifique menée par l’opposition démocratique et la société civile, comme le rebelle BOZIZE l’avait lui – même fait lors de l’agonie du régime MLPC – PATASSE ? Encore mystère !

 

            Il va de soi que c’est en position de faiblesse que le Président BOZIZE sera contraint de « subir » un dialogue qui lui sera à présent imposé par les armes, au lieu de « bénéficier » du dialogue qu’il aurait dû initier lui – même en période de paix et qui l’aurait grandi.

 

            Il va également de soi que le régime qui sortira du « Dialogue imposé » qui se profile à l’horizon ne sera plus un régime KNK – BOZIZE, monocolore, prédateur du Trésor comme des droits de l’homme, faisant pousser des milliardaires comme des champignons vénéneux sur du fumier après la pluie, un régime d’incurie nul de nullité absolue, comme disent les juristes par opposition à la nullité relative.

 

            Les Romains disaient « si vis pacem, para bellum » (si tu veux la paix, prépares la guerre), mais le Président BOZIZE aurait dû se dire « si tu ne veux pas la guerre, entretiens la paix ».

 

            Comme il a coutume de le dire lui-même, les conséquences instruisent mieux que les conseils.

 

 Maître ZARAMBAUD Assingambi

 

 

 

Bangui, le 21 Décembre 2012

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21 décembre 2012 5 21 /12 /décembre /2012 13:37

 

 

 

general-francois Yangouvonda Bozizé

 


http://www.fasozine.com MERCREDI, 19 DECEMBRE 2012 05:28 BARK BIIGA


Le président centrafricain François Bozizé a de sérieux soucis avec l’offensive des rebelles de la coalition Séléka. Deux localités du nord du pays (Ndélé et Kabo) et une du centre (Bria) sont déjà tombées entre les mains de ces dissidents armés qui, dans leur progression, n’ont pas rencontré grande résistance des Forces armées centrafricaines (Faca). Une situation qui a contraint le chef de l’Etat à faire appel à l’armée de son voisin et allié de toujours, Idriss Déby-Itno.

 

Arrivé au pouvoir par les armes, en 2003, avec le soutien de ces mêmes soldats tchadiens, le général François Bozizé semble visiblement rattrapé par les flammes d’une sale guerre qu’il n’a jamais réussi à éteindre à la racine. Du moins, si les rebelles ont déterré la hache de guerre, c’est bien parce qu’aucun dialogue sérieux n’a été organisé avec eux dans le sens des revendications qui sont les leurs. Acculé de toutes parts, Bozizé a perdu le Nord et ne semble n’avoir d’autre issue que de faire appel à l’Armée tchadienne.

 

Il est à craindre des dérives militaires dans les zones occupées par les rebelles. En tout cas, il y a des risques que l’assaut de l’armée de terre tchadienne qui serait «lourdement armée» ne dégénère en un règlement de comptes dont les victimes innocentes ne seront autres que les populations civiles. Car, la principale motivation de cette guerre demeure le contrôle de la zone diamantifère du Nord. Comme si ces ressources minières qui permettent à d’autres pays de se développer n’étaient que source de malheur pour Afrique. En tout cas, la fin de l’année s’annonce comme un sale temps pour Bozizé.

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21 décembre 2012 5 21 /12 /décembre /2012 00:40

 

 

 

 

Boz-tribune-Hilton.JPG

 Bozizé au Hilton de Roissy CDG le 13 août 2012

 

 

Par Roger ANDJALANDJI

 

 

Par le biais de procédés peu orthodoxes, un groupe de Centrafricains constitué sur commande se sont réunis  dans les locaux de l’ambassade à Paris le 08 Septembre 2012 et le 06 octobre 2012 pour donner naissance à un « conseil supérieur des centrafricains de l’étranger » qui ressemble étrangement à un appendice du KNK.

 

Le prétexte retenu pour justifier  cette démarche serait de donner un cadre « aux attentes les plus pressentes  pour un sursaut patriotique fort des Centrafricains de l’extérieur en direction de leur pays ». Un prétexte qui cache difficilement l’agenda caché des initiateurs.

 

Or, un minimum de sérieux serait d’introduire, préalablement à la création, plusieurs  phases  constitutives qui auraient donné l’occasion aux centrafricains dans leur diversité  et aux différentes associations Centrafricaines  de débattre du choix, du format, du mode de fonctionnement et de  l’opportunité de mettre en place un organe représentatif et  indépendant des pouvoirs publics.

 

Le discours politique du 13/08/2012  à  l’hôtel Hilton Roissy ne  peut  fonder une quelconque légitimité  au groupe  qui s’est autoproclamé  bureau du Conseil Supérieur des Centrafricains de l’Etranger.

 

En 2005 déjà, la commission politique et diplomatie du Dialogue National dans son rapport final avait fait une recommandation relative à la création d’un Conseil Supérieur du Centrafricain de l’étranger en considérant que la communauté centrafricaine établie hors du territoire national, de par ses ressources humaines et financières, peut et doit contribuer au développement du pays.

 

Ainsi, la légitimité de tout organe supérieur des Centrafricains de l’extérieur à porter la défense des intérêts  de la diaspora  dans la perspective d’une  meilleure implication de celle-ci  dans la mise en œuvre des projets d’investissement et le partage des responsabilités dans la lutte contre la pauvreté dans notre pays repose uniquement sur une adhésion massive des différentes composantes de cette forte communauté.

 

La diaspora Centrafricaine n’est pas monolithique, elle ne se limite pas à la France, elle est diverse et diversifiée et est le résultat de plusieurs facteurs d’ordre politique et économique. Avec un flux migratoire qui s’établi à 0,05% de la population, rapporté  à 5.000.000 d’habitants, on peut estimer à environ 1.900 personnes qui quittent chaque année le pays pour s’installer hors du territoire national en Afrique, Europe et Amérique. C’est dire que la diaspora Centrafricaine est non négligeable et mettre en place une structure de suivi de sa situation demande un peu plus d’ingéniosité qu’une petite réunion de douze personnes.

 

Dès lors la question de l’agenda caché de l’initiatrice de cette démarche se pose et doit être suivie avec beaucoup d’attention.

 

 

Roger ANDJALANDJI,  Paris

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20 décembre 2012 4 20 /12 /décembre /2012 19:31

 

 

Gabirault

 

 

DECLARATION CONCERNANT LA SITUATION AGITEE EN CENTRAFRIQUE


La situation agitée de la République Centrafricaine était prévisible, car la conséquence évidente d’un entêtement et d’un aveuglement politiques, malgré les incessants conseils, critiques constructives, avertissements des hommes et même de Dieu qui aime tant ce pays.                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                   Je ne le répèterai jamais assez que nous n’avons pas tiré les leçons du passé pour mieux faire et surtout éviter l’éternel recommencement des mêmes crises dans notre pays, sous une forme ou une autre,  au détriment bien évidemment de la population dont les larmes coulent abondamment depuis des décennies.                                                    .                                                                                                                                                

Dans un pays responsable,  depuis le sommet de l’Etat, les citoyens tirent les leçons de leur histoire. N’ayant malheureusement pas tiré les leçons de l’histoire récente, notamment du procès BOKASSA qui était celui de toute la société centrafricaine, notre pays n’a fait que connaître  de  grandes  souffrances avec un degré exponentiel.                                                                                                                             .                                                                                                                                       

 Ainsi, la deuxième mutinerie a été plus violente que la première, la troisième plus sanglante que la deuxième, le coup d’Etat manqué du 28 mai 2001 du défunt Général André KOLINGBA  plus dramatique que la troisième mutinerie, le coup d’Etat du Général  François BOZIZE du 15 mars 2003 très sanglant, mal maîtrisé, ayant créé davantage de la désolation par de très importantes pertes en vies humaines, de viols massifs, le déplacement d’un nombre plus élevé de réfugiés à l’extérieur, d’incalculables destructions et pillages de biens appartenant aussi biens à l’Etat qu’aux particuliers.                                                                   .                                                                                                                                                                                                          A tout cela se sont ajoutés les graves évènements dans le Nord du pays en 2006 au cours desquels des milliers de villages ont été incendiés, des populations réfugiées en brousse, vivant comme des animaux dans des conditions inhumaines, d’autres en exil, ce qui aura une déstructuration sociale certaine dans l’avenir.                                                                              .                                                                                                                                                              Depuis 10 ans, des conseils, critiques constructives, avertissements sur la conduite du pays ayant essentiellement pour but de faire éviter le cauchemar que le peuple centrafricain a ainsi vécu n’ont pas été écoutés, encore moins suivis.                                                                                                             

 

De  plus, les violations incessantes de la constitution, le non respect des autres textes ainsi que de la parole donnée, l’absence totale de justice et la loi de la jungle ont complètement déréglé la société centrafricaine, désormais sans repères moraux.


Un pays qui ne brille plus que par  des comportements rocambolesques, des statistiques épouvantables dans tous les domaines sur le plan mondial, qu’il s’agisse de l’espérance de vie devenue la plus faible de la planète, la famine,  paradoxalement, historiquement alarmante, cause de malnutrition, de multiples décès, l’insécurité généralisée qui occasionne tous les jours la mort en grand nombre  dans différents coins du pays  etc., ne peut être que la proie à la rébellion armée qui trouve bien évidemment un ensemble de  prétextes réunis.                                                                                                                                                                                                                                                                         

En réduisant l’opposition démocratique à sa plus simple expression par tous les moyens alors que ses critiques sont au moins une boussole pour lui,  le pouvoir a offert ainsi toutes les raisons à une rébellion armée, comme un plat sur un plateau.

Les déclarations officielles du gouvernement français et des autorités tchadiennes montrent très clairement un embarras dans une situation où il n’y a finalement plus de moindre mal pour le peuple centrafricain, qu’il s’agisse du pouvoir ou de la rébellion armée. 

                                                                                           

En effet, face à un pouvoir dont la gestion est à l’origine de la situation agitée actuelle dans le pays et une rébellion armée dont les intentions véritables ne sont pas encore bien cernées, la meilleure  solution pour éviter que le sang coule inutilement, et pour sauvegarder la démocratie encore naissante , bien que torpillée, est une large concertation nationale.                                          .                                                                     

Cependant, le plus important concerne le mécanisme pouvant garantir efficacement le respect de ce qui pourrait découler de cette concertation dans l’intérêt national.                                                                                       .                                                                                                                                                                                                             

Dans cette perspective,  une simple interposition des forces tchadiennes entre les belligérants serait une solution sage de nature à éviter un embrasement avec des conséquences sur l’innocente population centrafricaine.                                         .                                                                                                                   

En tout cas, si le pouvoir ne savait pas que la gestion à cache- cache de ses relations avec la rébellion armée depuis plusieurs années allait avoir les conséquences actuelles, c’est très grave. Mais s’il le savait et n’a rien fait pour le prévenir, le faire éviter, c’est également très grave car ceux qui dirigent le pays ne doivent pas continuellement jouer avec la vie de toute une nation.                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                              Dans un passé récent, le peuple centrafricain a eu à juger du sens élevé de l’Etat du défunt Président David DACKO qui n’avait pas hésité, compte tenu du contexte de l’époque, à céder le pouvoir à l’armée pour préserver la paix,  l’unité nationale en 1981 et du défunt Président André  KOLINGBA qui, pour les mêmes raisons s’était plié aux résultats des urnes, bien que militaire.                                               

De la même manière qu’un coup d’Etat est condamnable en démocratie, de la même manière une gestion hasardeuse aux conséquences multidimensionnelles est condamnable.

                                                  

Fait à Paris le 20 décembre 2012

Emmanuel Olivier GABIRAULT                                                                                                                                                                                                                     Personnalité Politique Indépendante,                                                                                                                                                                                                                           Vice-président du Comité de Suivi des Actes du Dialogue National de 2003,                                                                                                                                           Vice-président du Présidium du Dialogue Politique Inclusif de 2008.

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19 décembre 2012 3 19 /12 /décembre /2012 19:30

 

 

 

Cyriaque-Gonda-PNCN.jpg

 

 

Bangui, 19 décembre (RJDH) –Le Parti national pour un Centrafrique nouveau (PNCN) une formation politique de la majorité présidentielle, condamne la prise des villes du pays par des groupes rebelles. Dans une conférence de presse qu’il a tenu ce matin à Bangui, Cyriaque Gonda, président de ce parti et ancien ministre d’Etat en charge des négociations avec les rebellions s’est ‘’peiné’’ par ces événements.


«  En tant qu’ancien ministre d’Etat en charge du processus de paix, en tant que président du PNCN j’exprime ici notre condamnation la plus ferme. Nous condamnons avec vigueur cette menée meurtrière des fils du pays contre leur propre pays avec comme alliés, des étrangers venus du Soudan ou d’une partie des autres pays. Nous pensons que la paix, le dialogue réclamés ne peuvent pas s’obtenir au bout du canon », dit-il.

 

Cyriaque Gonda affirme ne pas comprendre pourquoi les rebelles qui attaquent des villes dans le nord-est et le centre trouvent comme justification la non application de l’Accord global de paix de Libreville (2008). « L’accord de Libreville prévoyait l’amnistie des rebelles, le retour des réfugiés politiques et des militaires, l’implication des cadres des rebellions dans la gestion de la chose publique, des élections inclusives avec l’implication des rebelles et enfin le désarmement », mentionne-t-il.

 

Pour lui, « toutes ces choses ont été faites et il ne reste que la finition du processus de désarmement des rebelles, qui est en marche depuis 2009. Dire que les accords de paix n’ont pas été respectés, je me porte en faux », a indiqué l’ancien ministre d’Etat qui avait signé au nom du gouvernement tous ces accords avec les leaders des groupes armés.

 

« Nous pensons de notre part que dans tout accord si une clause n’a pas encore été réalisée, n’est pas appliquée qui tarde à être appliquée, les parties doivent s’asseoir immédiatement trouver des solutions pour soit accélérer  soit changer de méthode de mise en œuvre. La solution de violenter la population, de mettre la population dans la brousse, d’attaquer les autorités administratives, d’attaquer les forces armées centrafricaines n’est pas une solution de sincérité », a fait remarquer Cyriaque Gonda.

 

Il demande par ailleurs aux assaillants de se retirer des villes qu’ils occupent et de laisser les populations venir vaquer à leurs occupations. « Qu’ils repartent dans leurs positions initiales, qu’ils renouent avec le dialogue ; car on ne peut pas réclamer le dialogue et continuer de prendre des villes et semer la désolation parmi les populations», a-t-il suggéré.

 

S’agissant du recours aux troupes tchadiennes, Cyriaque Gonda affirme que « c’est nécessaire, dans le cadre des accords et dans le cadre de la fraternité. La déstabilisation de la République centrafricaine aujourd’hui concerne aussi bien le Tchad, le Cameroun que tous les autres pays frontaliers », a-t-il relevé.

 

 

 

NDLR : Selon nos informations, ce conférencier aurait reçu une enveloppe de 2 millions de F CFA pour ce faire de la part de Bozizé. Cyriaque Gonda feint d’ignorer que c’est à cause de la filouterie, la roublardise et le refus de son mentor Bozizé d’appliquer scrupuleusement les recommandations du dialogue politique inclusif (DPI) de 2008 que nous en sommes arrivés à la présente situation. La surdité dont Bozizé a fait preuve jusqu’ici en tournant en bourrique l’opposition sur la nécessité d’un nouveau dialogue est à l’origine de l’exaspération d’un certain nombre de compatriotes notamment ceux des mouvements politico-militaires. On ne peut attendre éternellement les caprices et la seule volonté de Bozizé. Mis à la touche de la bozizie depuis un petit moment, Gonda qui vient de se marier en grande pompe, profite de la situation actuelle pour se rappeler au bon souvenir de Bozizé et lui faire comprendre qu’il est prêt à reprendre du service à ses côtés. Personne ne peut en être dupe.    

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16 décembre 2012 7 16 /12 /décembre /2012 23:53

 

 

 

Clement-Boute-Mbamba.jpg

 

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basketball-fauves.jpg

 

 

Pour Un Afrobasket à la dimension de nos ambitions.

 

 Une première victoire

Réuni du 21 au 23 novembre 2012 au Caire (Egypte), le congrès de la FIBA-Afrique a retenu les dossiers de la République Centrafricaine et de l’Angola sur les quatre candidatures(1) à l’organisation de l’Afrobasket 2015. La décision d’attribution sera prise à Abidjan  en marge de l’Afrobasket  2013 qu’abritera la capitale économique de la Côte d’Ivoire, compétition pour laquelle les fauves-Basket se sont récemment qualifiés à Bangui lors du tournoi de la Zone IV.

Seul pays de la région ayant organisé et abrité une compétition continentale de Basket-Ball, la candidature de Bangui 2015 n’est pas uniquement celle de la République Centrafricaine  mais aussi et surtout celle de la CEMAC et de l’ensemble de la Zone IV FIBA-Afrique privée d’Afrobasket (2) depuis bientôt 40  ans.

logo-Fauves-du-Bas-Oubangui-Alazoula.JPG                                                                                                                                                 © Bertrand Alazoula Pilongo.  

Face à la montagne Angolaise, il est impérieux que soit mise en place une diplomatie  à 3 volets : sportif, économique et politique…pour que la fumée blanche qui sortira du conclave d’Abidjan en aout 2013 prenne la direction de Bangui.

C’était comment hier ?

En 1974, sur impulsion de François W. PEHOUA, la République Centrafricaine organisa sa 1ère compétition continentale toutes disciplines confondues. Ce fut notre premier titre.

Du 07 au 08 mars 1975, s’est déroulé à Bangui le 2ème sommet France-Afrique (3) avec la présence de neuf chefs d’état, un Premier ministre et cinq délégations ministérielles.

En 1989 et 2009, la RCA abrita le tournoi régional de football dit « Coupe de la CEMAC » dont l’édition de 2009 fut remportée par les fauves-football.

De ses origines à nos jours, près d’une demi-dizaine de compétitions de la Zone IV FIBA-Afrique se sont déroulée à Bangui.

C’est, enrichie de ces expériences accumulées, que la RCA est appelée à assurer  la candidature de Bangui 2015.

 

 

Abidjan, un enjeu déterminant

A plus six minutes, les Centrafricains ont assisté impuissants à l’élimination des fauves-football par les étalons à Ouagadougou en match retour qualificatif pour la CAN-Orange 2013. Malgré les irrégularités manifestes entourant cette déconvenue, il est urgent que les responsables sportifs  de notre pays s’instruisent  des manquements dans l’organisation  non seulement de ce match mais surtout de la participation des fauves durant cette épopée pour s’imprégner de l’environnement qu’il faut créer afin de se hisser au firmament du sport continental, prélude au mondial car Ouagadougou ne fut pas qu’une défaite sportive.

L’Angola a eu l’honneur d’organiser à trois reprises l’Afrobasket : 1989 – 1999 – 2007. Il a remporté 8 des 10 derniers Afrobasket et 3 des 5 derniers Jeux Africains. 15ème au  top  20 de la FIBA, les  « Palancas negras » sont non seulement la 1ère Team d’Afrique mais possèdent aussi les infrastructures les plus modernes de toute l’Afrique sub-saharienne de Dakar à Addis-Abeba, de N’Djamena à Johannesburg.

Misé sur le seul fait que la CEMAC ainsi que la Zone IV (4) n’aient pas abrité le tournoi continental depuis presque 40 ans, c’est offrir à l’Angola le ticket gagnant sans effort. Il faut donc maximiser nos atouts pour l’emporter.

Que faire ?

Organiser une compétition continentale ou mondiale est souvent une occasion pour moderniser les infrastructures, améliorer les conditions d’existence et s’offrir durant la période de compétition une vitrine de communication dont il faut espérer des retombées  économiques et sociales.

1 : Infrastructures

a) Gymnases et centres d’entraînement

Le Palais Omnisports : Gymnase 1

Si ce gymnase a reçu une homologation FIBA pour organiser  le tournoi zonal d’octobre 2012 à Bangui suite à sa rénovation expresse, il faut reprendre le cahier de charges de la FIBA afin de poursuivre son exécution et l’arrimer définitivement aux standards internationaux ;

Le Centre National de Basket-Ball Martin Ngoko : Gymnase 2

Temple du Basket-Ball centrafricain depuis 1974, un projet de rénovation était en instance avant que le Bureau de la FCBB n’opte pour le Palais Omnisports. Bangui 2015 est donc l’occasion pour doter l’agglomération Banguissoise d’un second gymnase (5) aux standards internationaux et permettre à ce que la compétition puisse se dérouler dans deux gymnases ;

projet-renovation-CNBB.JPG

Projet de rénovation CNBB-MN. © Fédération Centrafricaine de Basket-Ball.

 

Les Centres d’entrainement :

Pour les 16 équipes en compétition, il est indispensable d’avoir 4 terrains d’entraînement en parquet. La cartographie de ces aires d’entraînement doit prendre en compte les lieux d’hébergement et de compétition d’une part et la réaffectation de celles-ci après la période de compétition d’autre part (6) :

Lycée d’Etat des Rapides (Bangui-Est)

CNEPS (Bangui Nord et Centre)

Maison des Jeunes de Castors (Bangui-Sud)

Ecole Georges Koudoukou (Bangui-Ouest)

 

centres-d-entrainement.JPG

Cartographie des centres d’entraînement, Bangui 2015. Projection CBM. (7)

 

Cité des Sports :

Bangui 2015 est une opportunité pour la municipalité et les autorités gouvernementales d’optimiser les infrastructures sportives de la ville. Dans ce chapitre, l’édification d’une « Cité des Sports » dans le périmètre du palais Omnisports et le Complexe Sportif Boganda est un impératif.

Outre le Palais Omnisports, le Stade Barthelemy Boganda et le stade de 20.000 places, la Cité des Sports de Bangui comprendra (8) :

L’Institut National du Sport ;

Le Musée National du Sport ;

Le Centre National d’accueil Sportif ;

La Clinique Sportive et Scolaire ;

Le Centre de Presse de Bangui ;

Le Parc sportif ;


Cité des Sports de Bangui. Projection CBM. cite-sportive.JPG

b) Capacités hôtelières

Avec une capacité hôtelière globale d’environ 800 chambres dont 85% à Bangui soit 7 fois moins que la capacité hôtelière angolaise, la candidature de Bangui à l’organisation de l’Afrobasket 2015 est une opportunité pour moderniser et étendre le parc hôtelier Banguissois. En sus de la construction dans le cadre de la « Cité des Sports de Bangui » d’un Centre d’hébergement et d’accueil » de nos équipes nationales, une sorte de « Clairefontaine » des bords de l’Oubangui, le gouvernement devra créer un  « fFonds de Développement Hôtelier » qui étudiera les dossiers des entreprises hôtelières Banguissoises afin de financer en tout ou en partie les travaux de modernisation et d’extension du parc hôtelier. L’objectif à atteindre dans le cadre de l’Afrobasket 2015 est de multiplier par au moins 2,5 la capacité hôtelière de la Commune de Bangui.

c) Routes-Ponts

Avec le délestage électrique, la dégradation des routes de la capitale centrafricaine est l’une des faiblesses majeure de sa candidature. Il faut en toute urgence lancer le chantier de la rénovation des principaux axes routiers (9) de la ville :

Avenue des Martyrs : section aéroport-université de Bangui ;

Avenue de France : section  Parvis de la Cathédrale - Commissariat 5ème arrondissement ;

Route de Ouango : section Oubangui Hôtel – Marché de Ouango ;

Avenue Koudoukou : Section Croisement Georges Koudoukou – Place Marabena.

2 : Diplomatie Sportive

Si la qualité des infrastructures est nécessaire, elle n’est cependant pas suffisante. L’autre bataille est celle de la communication et de la diplomatie sportive. En couple avec le bureau de la FCBB, il conviendrait de mettre en place un comité d’organisation  réunissant sportifs et communicants œuvrant quasi à temps plein pour la désignation, l’organisation du tournoi et la gestion de la compétition.

Ce comité d’organisation  s’articulerait  autour de :

Joueurs :

Gabriella GUEGBELET - Aline BENGAÏ - Viviane KOPIA AZOR - Romain SATO – Max KOUGUERE - Anicet LAVODRAMA - Eugene PEHOUA – Fred GOPORO - Maurice BEYINA - Jean de Dieu MAGEOT - SONNY POKOMANDJI – Jean Pierre KOTTA – Jean BENGUE.

Communicants :

       Cyrille NGARIO – Christian Aimé NDOTAH – Symphorien CROZON-CAZIN

3 : Diplomatie Politique

L’appui gouvernemental est primordial pour Bangui 2015. La mise en place d’une structure diplomatique chargée de porter la candidature de notre pays et de la « vendre » requiert célérité. Il s’agit de rallier, au plus haut niveau, le plus grand nombre de voix tout en faisant échec aux effets collatéraux de pétrodollars angolais.

L’Afrobasket 2015 vaut tournoi qualificatif pour les Jeux Olympiques de Rio de Janeiro. Le Comité National Olympique et Sportif Centrafricain (CNOSCA)  s’investira volontiers dans ce chantier.

Nguinza a yéké na ya ti gogoro ti kodoro ni apé

Une candidature à l’organisation d’une compétition continentale appelle à une mobilisation financière conséquente. Celle-ci ne peut s’opérer par les traditionnels canaux de financement centrafricains, à majorité constitués d’aide. Bangui 2015 nécessite la réalisation de nombreuses infrastructures et l’amélioration de l’existant. Certaines âmes bien pensantes ne manqueront pas de demander le plan de financement d’une telle ambition. Interrogation légitime à adresser à qui de droit. Néanmoins pour ce qui concerne la présente contribution dont l’objectif est de consolider la candidature de Bangui 2015, une solution de financement existe.

Avec des indemnités d’environ Un million de Fcfa par mois sans compter d’autres frais accessoires,  les députés centrafricains ont un traitement très élevé par rapport à ceux des autres agents de l’état. Qualifiés de « élus du peuple », ceux-ci doivent être en avant dans la mobilisation pour Bangui 2015.

Solution n°1 : Pour ce faire, je saisis officiellement le Député de ma circonscription, le 2ème arrondissement de Bangui ; Monsieur Théophile Sonny Colé aux fins de déposer une proposition de loi à l’Assemblée Nationale réduisant d’1/4 les indemnités parlementaires sur une période de 3 ans afin de participer à l’effort national pour l’Afrobasket 2015.

120 députés x 250.000 Fcfa x 12 = 360.000.000 Fcfa/an soit 1.080.000.000 Fcfa sur 3 ans.

Solution n°2 : 2ème poste de dépense budgétaire pour l’exercice 2013, la défense nationale représente 8,84% du prochain budget soit 22.984.000.000 Fcfa.  Réduit à 6% (10), cela permettra au gouvernement de dégager environ 7.384.000.000 Fcfa soit 2,6% du Budget pour l’année 2013. Inscrit dans un cahier spécial « Bangui 2015 » via une rectification de la loi des finances 2013, cette mobilisation sur deux années permettra de mettre à la disposition du comité d’organisation de l’Afrobasket et de la Commune de Bangui, près de 15.000.000.000 Fcfa soit 85% de l’enveloppe nécessaire à la réalisation des infrastructures pour l’organisation de l’Afrobasket 2015. La différence pouvant être complétée par la réduction des indemnités parlementaires ainsi que le sponsoring.

 

 

 I have a dream: Habemus Bangui


“I have a dream. This dream is that in Abidjan in August 2013, FIBA choose Bangui to host the continental competition in 2015.”

J’ai fait un rêve. Ce rêve, c’est que ce jour-là  à Abidjan, la FIBA dise : « Habemus Bangui »…

…Car Bangui 2015, ce sera  d’abord la fête de la jeunesse centrafricaine, de l’Unité, du Sport, de la CEMAC et de la Zone IV.

Ensuite Bangui 2015 sera la fête du Basket Africain et de sa jeunesse. Du Panafricanisme et toute l’Afrique qui sera au rendez-vous de Bangui, le cœur du continent.

Enfin Bangui 2015 ce sera  la fête de la Renaissance Banguissoise et de toute la RCA.

Avant d’être le défi de la CEMAC ou de la Zone IV FIBA-Afrique, Bangui 2015 est notre défi. Il dépasse le cadre de la Fédération Centrafricaine de Basket-Ball et du gouvernement et appelle à une action réfléchie, globale et efficace. Ce défi, pour être remporté exige que soient bannis l’amateurisme, la navigation à vue et la gestion patrimoniale. Remporter la désignation à Abidjan est possible, pourvu que l’on fasse dans l’excellence.

 Cette tribune est mon apport à cette aventure palpitante qui fait remonter à ma mémoire les joyeux souvenirs de 1987 où gamin de dix ans, j’assistais à la deuxième victoire des fauves et  à cette passion qui s’est déchainée aux quatre coins du pays, bannissant les barrières imaginaires ou réelles et nous donnant la fierté d’appartenir à un seul ensemble : LA NATION CENTRAFRICAINE (11).

 

                                                                                                               Clément DE BOUTET-M’BAMBA

Post-Scriptum :

Une certaine presse a récemment fait écho de l’existence au sein du Palais Omnisports  de cellules [cachots] d’emprisonnement. Si cette information est exacte, il est urgent que les autorités compétentes fassent le nécessaire afin de mettre un terme à cela. Car l’existence de celles-ci détourne non seulement le gymnase de son objet principal mais pourrait constituer un facteur bloquant à l’attribution de l’Afrobasket 2015 que les adversaires de Bangui, les Angolais ; ne manqueront pas d’exploiter car à ce stade, rien n’est laissé au hasard.

La question de l’édification d’une Cité des Sports dans le périmètre du Palais Omnisports entraine celle du déplacement des populations incluses dans ce périmètre. Une commission ad ’hoc composée des autorités locales, municipales ainsi que du département des sports et celui de l’habitat peuvent définir les contours de celui-ci.

La FCBB doit déposer le dossier de Bangui pour abriter la 29ème Coupe d’Afrique des Clubs Champions de Basket-Ball en novembre/décembre 2014 afin de procéder au rodage des infrastructures devant servir pour l’Afrobasket 2015.

*Yassitoungou : Emprunt linguistique « Banda » littéralement traduit par : la femme au bracelet (bague). Yassi = Femme et Toungou = Bracelet ou Bague. Une femme appelée YASSITOUNGOU en pays Banda est une femme « réservée et ou promise [je préfère le terme Fiancé] » à un homme. La tradition Yassitoungou fut popularisée par une Chanson de l’orchestre « Vibro Succès » dans les années 60 racontant l’histoire d’une femme courtisée pendant une longue période. Elle est passée dans le jargon sportif national à la faveur des performances des Fauves qui poursuivirent le trophée continental pendant une longue période finissant 3ème en 1968, 4ème en 1970 et 1972 pour finir par remporter le trophée en 1974. Le trophée fut donc nommé Yassitoungou à l’image de cette femme dont la cour dura…longtemps bien qu’étant promise.

         1 :  Candidats à l’Afrobasket 2015 avant le congrès de la FIBA [Sénégal, Egypte, Angola et RCA]

2 :  Précédemment appelé : Championnat d’Afrique de Basket-Ball Masculin

3 : 2ème sommet France-Afrique du 07 au 08 mars 1975 à Bangui : Michel Micombero (Burundi), Maréchal Jean-Bedel Bokassa    (RCA), Félix Houphouët-Boigny (RCI), Valéry Giscard d’Estaing (France),Omar Bongo (Gabon), Général Sangoulé Lamizana (Burkina-Faso), Lieutenant-colonel Seyni Kountché (Niger), Général-major Juvénal Habyarimana (Rwanda), Léopold Sédar Senghor (Sénégal), Sir Seewoosagur Ramgoolam (PM Ile Maurice) Barthélémy Ohouens(Ministre de la Justice-Benin),Thiéoulé Konaté (Ministre des Finances – Mali), Edem Kodjo (Ministre des Finances – Togo), Niati Boula Mandongo (Commissaire d’Etat aux Affaires étrangères – République Démocratique du Congo)

  4 : FIBA-Afrique Zone IV : Cameroun, Centrafrique, République du Congo, Gabon, Guinée équatoriale, République   démocratique  du Congo, Sao Tomé-et-Principe, Tchad.

5 : Le Centre National Basket-Ball Martin Ngoko abritera après l’Afrobasket 2015  les matchs du championnat national de  Volley-Ball, de Hand-Ball ainsi que ceux de la 2ème division de la ligue de Basket-Ball.

6 : Quatre gymnases couverts, dotés d’une aire de jeux en parquet ou synthétique et de toutes les commodités (sanitaires, vestiaires, salle de réunion…) serviront  après l’Afrobasket 2015 de terrain d’entraînement  pour  certaines équipes de la ligue nationale de Basket-Ball mais aussi de salle de réunion, de spectacle, de conférence…

      7 : ©  http://www.hdptcar.net/fr/documents/bangui-carte-de-r%C3%A9f%C3%A9rence-a0-juin-2009

      8 : Cité des Sports de Bangui :

L’Institut National des Sports : - Centre National de Formation des Professeurs en Education Physique et Sportive

                                                - Centre d’Entrainement, de préparation des équipes Nationales et de suivi des  sportifs

Le Musée National du Sport :     Archives Sportives Nationales et Centre de Documentation

Le Centre d’Accueil Sportif :       Centre d’accueil et de regroupement des équipes nationales. Capacité : 40 personnes.

La Clinique Sportive et Scolaire : Unité médicale de prise en charge intégrale du sportif, des élèves et  des étudiants.

Le Centre de Presse de Bangui :

Le Parc sportif : Tennis – Natation – Palais Omnisports – Stade 20.000 places (Football) – Stade Boganda (Rugby)…

  9 : La rénovation de ces axes routiers entraine obligatoirement celle des ponts et passerelles  effondrés.

10 : Certains seront tentés de notifier que la RCA est un pays en guerre. D’ailleurs au moment de la rédaction de cette tribune, la presse faisait état d’une attaque sur Ndélé-Sam Ouandja-Ouadda.  Réfuter cette réalité serait stupide. Cependant, la gymnastique budgétaire pour permettre à l’état de dégager les marges pour financer Bangui 2015 ne peut se faire que sur le chapitre « défense » du budget 2013 d’une part et aussi parce que depuis 6 années où nous faisons face aux différentes rebellions, les dotations se sont multipliées, permettant aux FACA, si elles étaient mieux organisées de faire face à l’ennemi sans saigner l’état.

11 : à l’instar des différents mouvements de soutien aux fauves football, il faut que soit mis en place, un club (association) pour soutenir la candidature de Bangui 2015. Cette structure qui mobilisera tous les citoyens et amis de Centrafrique, viendra en appui aux structures institutionnelles et mobilisera le pays pour la réussite de son Afrobasket.

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13 décembre 2012 4 13 /12 /décembre /2012 14:06

 

 

 

 

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(Afrik.com 13/12/2012)

 

2003 - 2012 : les pires années de notre existence. Neuf ans d’avancée inexorable vers la restauration de l’an pire centrafricain ; Ô pardon ! Je voulais écrire Empire centrafricain. Tel un brillant statisticien Bozizé teste avec succès, les unes après les autres, les hypothèses de l’inféodation de la République centrafricaine au clan Bozizé. Le jour où la RCA sera proclamée l’empire de Benzambé est plus proche que nous ne le suspectons.

 

L’absolutisme présidentiel


Force est d’admettre que le régime de Bangui n’est ni républicain ni démocratique. La mise sur pieds de quelques institutions républicaines n’est qu’un trompe-l’œil. Il s’agit surtout de satisfaire les desideratas de la banque mondial et son FMI (qui d’ailleurs ont obtenu de Bangui la construction d’un palace pour leurs excursions et safaris dans ce coin du monde). Le quotidien du Centrafricain est dominé par un Bozizé Yangouvounda François (BYFteck) qui croit qu’il incarne l’État. A ce titre, il réunit entre ses mains tous les instruments de la puissance et ne partage son pouvoir un peu comme Louis XIV régnait sur la France au XVIIème siècle. Il y a lieu de croire que pendant que Bokassa étudiait la biographie de Napoléon Bonaparte, Bozizé, lui, dévorait celle de Louis XIV alias Roi Soleil.


Les quelques institutions républicaines mises en place de façon sélective et unilatérale sont dirigées de mains de dictateur par le seul Bozizé (ou BYFteck) qui arrête tout, qui décrète tout, qui ordonne tout, et qui légifère tout au grand dam de ceux qui croient à la séparation des pouvoirs dans une République. Pourquoi avons-nous des députés, présidents des cours et tribunaux, maires, ministres, directeurs généraux, directeurs de service, etc. ?


Bozizé est le premier bohème de la Constitution centrafricaine qu’il a pourtant juré de respecter scrupuleusement et de faire respecter. A se demander si BYFteck a compris un seul mot de sa lecture publique le 15 mars 2011. Il est permis d’en douter sans grand risque de se tromper ! On compte une ribambelle de violations de la constitution par Bozizé au quotidien. Bozizé est, au mépris de la Constitution centrafricaine, président du jury du baccalauréat de l’enseignement du second degré 2012 (http://centrafrique-presse.over-blo...), trésorier-payeur général, président des conseils d’administration, député du quatrième arrondissement, ministre de la Défense nationale, des Anciens Combattants, des Victimes de guerre et de la Restructuration de l’Armée, président de la République et j’en oublie sûrement.

 

Accointances questionnables


Tel maître Corbeau, BYFteck se délecte de flagorneries. Dans un de ses CV, œuvre d’un talentueux flagorneur, il est écrit que Bozizé est pilote de formation militaire et titulaire du baccalauréat de l’enseignement du second degré, série D (Lycée B. Boganda de Bangui). Inutile de préciser que j’ai répertorié tous les bacheliers de série D de Centrafrique de 1965 à 1975. Il y en avait pas des centaines par session ni par année ! BYFteck qui est le trésorier-payeur de Centrafrique doit savoir que les conseilleurs ne sont pas les payeurs ! Ces apprentis constitutionnalistes qui le saoulent de ce qu’il veut entendre le poussent tout simplement au suicide politique. Mais BYFteck on le sait aime s’entourer des gens de moralité douteuse et aux connaissances approximatives de quoi que ce soit dont ils se targuent d’être des experts. Fabien Singaye (génocidaire rwandais expulsé de Suisse), Saifee Durbar (malfrat indo-pakistanais détenu à la prison de la Santé dans le 14ième à Paris), Armand Ianarelli (mercenaire ayant bourlingué de l’Algérie à l’Angola en passant par le Biafra), et j’en passe. Pourquoi le Trésor public centrafricain doit-il jeter notre argent en payant coûteusement ces sans référence honorable ? Le patriotisme ne serait-il pas un attribut de tout président de République ? Tenez, en quoi un Henri Pascal Bolanga (le sorcier camerounais de Bozizé) serait-il meilleur qu’un journaliste centrafricain de la promotion de Guy Tampon par exemple ? Dans un mémo d’à peine une page adressé par Henri Bolanga à son mentor BYFteck on ne compte pas moins de dix fautes de Français, grammaire, etc. (http://www.centrafrique-presse.info...).



Tout pour le Roi, rien pour le peuple !


On sort 400 millions de franc CFA du Trésor public et on nous parle de fonds personnels. Est-ce dire que le Trésor public centrafricain est une banque à charte pour les Bozizé ? Il n’y a pas 10 millions de franc CFA pour ne serait-ce réparer les deux petits ponts effondrés sur l’Avenue de France en 2010 (SICA II) et en 2011 (SICA III) mais on a trouvé 12 millions de franc CFA le 03 août 2012 pour restaurer le buste de BYFteck arraché du jardin du cinquantenaire le 02 août par des jeunes en colère. On a miraculeusement trouvé 380 millions à la veille de la visite de BYFteck à Bouar pour réhabiliter le central thermique de cette ville en panne depuis 7 ans. BYFteck décide, sans en informer l’Assemblée nationale, de fêter le 13 août (commémoration de la proclamation de l’indépendance) 2012 en France. En avril dernier, un coup d’État presqu’à maturité fut déjoué. Bozizé se confondant à l’État, tire les oreilles à son auteur, Sylvain Ndoutingaye (un fils illégitime né d’une relation incestueuse avec une cousine) et ordonne au Trésor public de verser 30 millions de franc CFA (probablement sur fonds personnels !) au même Ndoutingaye pour bourlinguer en Afrique de l’ouest.



Des jeunes recrues meurent comme des mouches à Bouar. Les parents encore moins le peuple n’ont droit à aucune explication. Je reviens de Bossangoa où les gens en ont encore gros sur le cœur pour leurs maisons saccagées à la recherche d’armes que le feu président Ange Félix Patassé aurait fait cacher dans les plafonds. La jeunesse est encore choquée par la décision de Bozizé de faire exhumer et transférer les restes mortels d’une fille dans la vingtaine enterrée sous le drapeau flottant devant la gendarmerie de Bossangoa. En 1999/2000 un militaire des FACA en service à Bossangoa tua à bout portant une jeune fille dans la vingtaine. Les jeunes de Bossangoa décidèrent comme un seul homme que leur défunte sœur soit inhumée comme martyr dans la concession de la gendarmerie. Bozizé assista à l’inhumation en qualité de Chef d’État-major.


Même avec une nouvelle usine d’égrenage quatre en une inaugurée vraisemblablement sans perfidie, ce n’est pas demain la veille que les rues de Bossangoa scanderont « Modification constitutionnelle ! Modification constitutionnelle ». BYFteck, on le sait, est préjudiciablement obstiné et rébarbatif à respecter la Constitution. J’ai proposé le profil et le processus de sélection du Premier ministre de la transition (http://www.afrik.com/article26042.html) afin de sortir gagnant/gagnant de cette crise qui perdure. Le conclave KNK du 09 juin à Bossangoa a débattu du mérite de ma proposition. A quand l’aboutissement de la réflexion ou de l’analyse ?


Voici un autre conseil gratuit. Au lieu de se suicider politiquement sur la voie de la modification constitutionnelle que ces apprentis constitutionnalistes investissent argent et temps dans les biographies d’Eltsine et de Poutine !


par Gaspard Zangbi, pour l'autre afrik

© Copyright Afrik.com

 

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11 décembre 2012 2 11 /12 /décembre /2012 19:00

 

 

 

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jeunes Centrafricains sur une barge arrivant à Brzzaville

 

Les images récentes qui suivent se passent de commentaires. Brazzaville est devenu depuis peu l’eldorado des jeunes centrafricaines et centrafricains à bout souffle. Les plus téméraires sont ceux qui sont restés à Bangui. Ils fuient le chômage, la pauvreté en terme clair, l’incurie de Bozizé. Ils mènent une vie précaire durant les navigations et sont à la merci des intempéries.


A Brazzaville, ces jeunes filles centrafricaines se livrent pour la plupart à la prostitution à tous les prix si ce ne sont pas des filles de maison. Tandis que les garçons sont recrutés par les Mairies pour le balayage des rues et avenues. D’autres sont dans les chantiers avec les entreprises chinoises de construction ou bien embauchés par des commerçants ouest-africains et chinois. Dans certains cas, quelques uns viennent écouler leurs marchandises mais déplorent aussi la misère vécue par la population centrafricaine. Malheureusement, d’autres se lancent dans le braquage, le vol et l’escroquerie et la délation de leurs compatriotes par mauvaise foi. Ces jeunes sont pour la plupart âgés de 14 à 34 ans. En majorité sans qualification et bacheliers ainsi que de professionnels. Les ¾ décident à leur arrivée à Brazzaville de ne plus mettre pieds à Bangui qu’après le départ de Bozizé.


Mais les difficultés et les contrôles de la police qu’ils rencontrent à Brazzaville finissent par leur faire changer de décision. Au premier bateau centrafricain qui arrive, ils sont pleins à dire à Dieu à Brazzaville pour retourner à Bangui mais font finalement un aller et retour compte tenu de la situation de Bangui qui demeure toujours inchangée. Ainsi certains se résignent et préfèrent souffrir à Brazzaville qu’à Bangui. « A Brazzaville, au moins je gagne mieux comme manœuvre dans les chantiers de chinois que les vacations que je fais à Bangui dans les établissements privés où j’accumulent arriérés sur arriérés», argue Gérard, professeur de Philosophie au Lycée, titulaire d’un Certificat d’Aptitude Professionnelle de l’Enseignement Secondaire (CAPES) en quête d’emploi à Brazzaville. Ils viennent donc augmenter le nombre de chômeur en République du Congo. « A Bangui, il est même difficile de trouver un travail de gardiennage. C’est facile à Brazzaville d’en trouver pourquoi rester souffrir à Bangui » déclarent tout furieux Gatien et Guy respectivement manœuvre travaillant pour le curage de caniveau dans une entreprise de construction et agent de sécurité privée.


A la dernière nouvelle, le capitaine du bateau Mbomou de la SOCATRAF aurait chassé et abandonné des jeunes centrafricains sur une île à quelques kilomètres loin de Mongoumba, une ville centrafricaine frontalière avec la République du Congo. Pour la simple raison qu’ils étaient nombreux à se rendre à Brazzaville. On comprend par là que leur devise est : « Brazzaville ou la mort » puisque Bangui devient invivable. Le rêve du jeune centrafricain aujourd’hui avec le régime de Bozizé est de vivre à Brazzaville et non Bangui qu’ils chérissent en dépit de la précarité car ces jeunes passent leur temps à écouter et à danser aux rythmes centrafricains des derniers albums.


A suivre...

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11 décembre 2012 2 11 /12 /décembre /2012 12:17

 

 

 

Christian-Touaboy.JPG

 

 

Dialogue par ci dialogue par là. Ces derniers temps, la presse dans son ensemble ne fait que relayer les cris d’orfraies de certains compatriotes réclamant a corps et  cri un dialogue dont la porte et la possibilité ont été entrouvertes par le président Tchadien Idriss Deby himself, mais très rapidement refermées par François  Bozizé.  Ce dernier certain de l’incapacité de ses adversaires à lui offrir un front commun  et surtout ayant une confiance aveugle en sa brutale et momentanée supériorité militaire continue de faire la sourde oreille. Soit.

Cependant  il existe un point sur lequel partisans et opposants au dialogue pouvoir-opposition ne pourront que s’accorder ; l’impératif unitaire. En effet, sans véritable regroupement, ou union sincère, l’issu du noble et juste combat politique contre l’ogre de Bangui semble être écrit d’avance dans du marbre. Or que nous enseignent les faits ?  Le dialogue réclamé par certains partis  de l’opposition a été superbement ignoré par d’autres  états-majors politiques, atténuant  ainsi d’un ton sa portée et affaiblissant du même coup  la stratégie (peu importe son véritable but) d’une partie de l’opposition,  faisant ainsi  le lit du Général. Cette situation de ni guerre ni paix entre certains leaders de l’opposition a donc favorisée (mais n’est pas la principale raison, il faut le dire) le désengagement, l’entêtement  et la virevolte  du pouvoir de Bangui.

A dire vrai, l’alternance en Centrafrique est fortement liée et repose sur  une troïka composée de MM. Martin Ziguelé, Nicolas Tiangaye et Gaston Nguerakata. Ces trois personnalités semblent réunir les éléments nécessaires  et indispensables (audience nationale et internationale,  carnets d’adresses) a même d’empêcher le général de dormir sur ses deux oreilles. Mais ne nous leurrons point, cette alternance politique tant souhaitée et qui devrait en toute logique apporter un début de solution aux maux qui gangrènent le pays ne pourra se réaliser que si et seulement si, ces trois personnalités décident de  former un « triumvirat », d’offrir un front commun  et de mettre en place un programme de gouvernance  partagée.

Or que constatons nous ? Une opposition  qui devient subitement fébrile, fratricide et aphone lorsqu’il s’agit de se regarder dans les yeux, de se parler, d’avoir un dialogue interne, franc et constructif.  A ce jour, il n’existe (nous ne disons pas fermé ou bloqué)  aucune preuve ou prémices de dialogue entre deux pièces extrêmement importantes de cette troïka ; Martin Ziguelé et Gaston Nguerekata (nul doute que l’axe Tiangaye-Nguerekata est inexistant  lui aussi)  Cette situation ne saurait perdurer. Il est à préciser que nous parlons ici de communication politique au plus haut niveau a même de déboucher sur une opposition s’exprimant d’une seule et unique voix.

Ceci dit, il est pourtant clair et évident que sans dialogue interne, sans  réorganisation, et sans une plateforme  commune, l’opposition n’ira nulle part. L’alternance à ce point ne serait qu’un vain mot  ressassé de manière  futile et protocolaire. Il ne nous suffit pas de dire que nous allons battre Bozizé en 2016, nous devons en montrer la volonté et le brulant désir par des actes politiques profonds et concrets. Un rapprochement Ziguelé-Nguerekata serait non seulement un acte politique profond et concret, il serait un signal fort lancé non seulement au pouvoir fouetteur  en place à  Bangui mais aussi un signe d’espoir à tous les Centrafricains. 

Ziguelé et Nguerekata sont tous deux des patriotes hautement intelligents et qualifiés, animés par le désir de voir  leur pays sortir de la situation dans laquelle elle patauge depuis des décennies maintenant. Nul doute qu’ils ont saisi la hauteur  et le caractère historique de la tâche qui s’étale devant eux pour ne pas laisser leur « Je » ou leur « Moi » entraver la victoire attendue par tout un peuple en 2016.  Ils se doivent  de faire les sacrifices utiles et les ajustements nécessaires afin de recadrer la lutte, remotiver les Centrafricains, les unir afin de  les emmener à la victoire. Cela est possible. Cela est faisable.

Le temps est donc venu pour tous nos leaders, en particulier ceux susmentionnés (et les plus jeunes aussi) de cesser la danse ridicule et macabre de l’ego. Le temps est venu de cesser de faire de « l’opposition épistolaire », voici venu le temps de l’action et de l’unité, ce temps est celui du changement ; changement dans nos pratiques politiques ; cultivons l’art du compromis afin d’éluder ces querelles politiques de bas étages qui ont longtemps paralysé l’opposition.  Nous appelons donc Martin Ziguelé et Gaston Nguerekata à embrasser cette vision nouvelle et jeter des aujourd’hui les jalons, les bases d’une opposition crédible, unie et puissante qui ira à l’assaut de la forteresse KNK.

Déclarons  le haut et fort : en l’état actuel des choses même une modification constitutionnelle  ne garantirait nullement une victoire du General-Président lors des échéances prochaines, de cela il en est plus que conscient. Seule une déstructuration de l’opposition pourrait permettre une éventuelle  catastrophique réélection de ce dernier. Grattons du bois.

Le devenir de millions de femmes et d’enfants abandonnés à eux-mêmes sans écoles, sans maternités, sans eau potable, vivant dans l’obscurité et l’insécurité totale ou encore servant d’esclaves sexuels a une bande d’étrangers faisant la loi chez nous devrait nous convertir à l’humilité et nous emmener à prendre conscience de l’importance des élections prochaines.  Nous avons besoins de sacrifices, nous avons besoin d’abnégation…Les différentes frontières ; ethniques, idéologiques, matériels, mais aussi vénales et mercantiles peuvent et devraient être aplanies afin d’édifier une nation nouvelle, juste et prospère que seule pourra ériger une  opposition unie et marchant main dans la main.

Martin Ziguelé dont le credo est : « Tous unis nous vaincront »  et  Gaston Nguerekata dont la volonté affichée est de réunir tous les Centrafricains autour d’un projet commun (et qui vivant aux Etats-Unis connait les vertus du dialogue et du compromis) doivent s’asseoir, discuter et établir au plus vite un contact politique direct et ininterrompu. Il n’y a pas d’autres voies que celle-là pour une victoire en 2016.

Le Haut représentant de L’U.E en Centrafrique vient de dénoncer de manière on ne peut plus claire le lugubre projet de modification constitutionnelle des Bozizé. Une opposition unie pourrait donc gagner cette bataille…

Le peuple lui attend, guette et revendique un signe de ses leaders. Alors nous leur disons : Messieurs, Commencez par vous entendre et le peuple suivra !

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Centrafrique-Presse.com - dans Opinion
8 décembre 2012 6 08 /12 /décembre /2012 03:05

 

 

 

Jean Pierre Redjekra 

 

On ne vit plus en toute quiétude en Centrafrique, dans les villes et dans les villages naguère paisibles. Auparavant, désignée comme la Suisse africaine, mon pays, notre pays est devenu un territoire occupé, un endroit où l'on craint pour son intégrité et pour sa vie. Un pays non démocratique, car il n y a pas de démocratie sans liberté d'aller et venir, sans possibilité de s'établir  sur un quelconque espace de terre pour y développer une activité, ou pour y vivre simplement. 

Parce que c'est un enjeu d'intérêt commun, intérêt dépassant celui du régime en place, intérêt surpassant les ambitions de celles et ceux qui ont une stratégie de conquête du pouvoir, intérêt cardinal à toutes centrafricaines, à tous centrafricains, j'ai pris la responsabilité de m'interroger: 

1) S'il y a eu une politique de sécurité et de défense nationale portée par le chef de l'Etat, mise en œuvre par le gouvernement et contrôler par l'action vigilante de notre parlement? 2) S'il y en a eu une, elle est manifestement en deçà des défis, au regard de la porosité de nos frontières (présence de forces non conventionnelles sur notre territoire que l'on ne compte plus) d'une part, des violences et des attaques dont sont victimes tous azimuts les femmes, les enfants, les hommes vieux et jeunes, sur toute 'étendue du territoire d'autre part.

La question fondamentale que je pose cette fois est surtout de savoir s'il faut se réjouir de l'échec de la politique de sécurité et de défense nationales? Quelles pistes devraient t-on entrevoir par ailleurs dans le cadre d'un projet politique alternatif? 

Schématiquement, l’on peut indiquer que l’insécurité et le perméabilité de nos frontières sont : un facteur de déstabilisation du pouvoir du général-président, un contexte favorable aux « préempteurs » en eaux troubles qui profitent pour spolier des richesses de notre peuple. Notre pays apparaît comme subdivisé en mille et un mini territoires contrôlés, sous contrôlés par telle ou telle faction, de tels ou tels groupes rebelles. Encore que la notion de rébellion et de voyoucratie d’Etat ont bien essaimé depuis 15 ans environ. 

L’économie, l’activité agricole notamment qui fait vivre le vrai peuple de Centrafrique a régressé consécutivement à l’augmentation de l’insécurité et de l’affaiblissement de la capacité de l’armée nationale. Sans délai, il est urgent de défendre notre intégrité et notre souveraineté territoriale. Toutes les activités sont devenues risquées.

 

Sans vouloir rouvrir la polémique, l’exploitation de l’uranium par le groupe Areva a été stoppée en partie, en raison de l’insécurité, liée aux exactions de la LRA dans le sud est centrafricain. Ce n’est pas l’appui logistique de l’armée américaine qui a pu changer la donne dans cette partie sous-continent de l’Afrique centrale. Les assoiffés de « sang, de pierres précieuses, de gibiers extorqués, de femmes vierges », soldats barbares de John Kony sévissent à intervalles réguliers. Nous consacrerons un article entier à toutes les autres forces qui occupent notre pays. 

Cette situation d’insécurité est un obstacle structurel lourd. Il entrave l’autorité de l’Etat et surtout il empêche l’expression démocratique locale, régionale et nationale. Comment en effet reconstruire paisiblement la vie quotidienne de nos villages de l’extrême est centrafricain ? Comment y poser une infrastructure routière, hospitalière ? Comment construire un partenariat gagnant-gagnant avec le nouvel Etat du sud Soudan qui se met en place de l’autre côté de la frontière, et qui malgré la situation de tension avec le Soudan du nord, parvient à projeter des grands travaux notamment ferroviaires ? 

Comment veut-on que les professionnels de santé, les religieux, les étrangers qui veulent s’établir chez nous, nous-mêmes propres enfants du pays pourront envisager un quelconque projet d’envergure quand la quiétude du trajet est l’exception et que le risque majeur est la règle ? Comment enfin, les candidates et les candidats à la magistrature suprême en 2016, pourront-ils se rendre à la rencontre du peuple au-delà de la barrière de la sortie nord ou sud de la ville de Bangui ? 

Je suis intimement convaincu à vrai dire que, à part quelques membres de la voyoucratie, aucune centrafricaine, aucun centrafricain, ne trouve son compte dans la situation actuelle ! Elle concerne l’ensemble du territoire centrafricain avec les débordements sur les frontières des pays voisins. On ne peut pas raisonnablement se réjouir de l’insécurité ambiante dans laquelle j’inclus les disparitions et les exécutions extra-judiciaires, ni de l’incapacité globale à défendre nos frontières. C’est une question de dignité, d’honorabilité et de notre existence même en tant que Etat normalement constitué ! 

Au regard de ce cri du cœur, il faut réfléchir et poser les pistes de réponses politiques, stratégiques et opérationnelles. Elles sont le marqueur de l’aptitude à gouverner autrement et efficacement, qu’un certain nombre de centrafricaines et de centrafricains rassemblés dans une plate-forme sont entrain de formaliser.

 

Je verse au débat public que veut susciter en permanence notre plate-forme, le Conseil National pour la Renaissance Centrafricaine -  Finî Beâfrica, sur tous les sujets vitaux quelques pistes, quelques amorces stratégiques et des schémas opérationnels.

Quelques pistes de politiques de sécurité et de défense nationale :

-          Rétablir le service militaire et civique pour refonder une véritable armée nationale

-          Développer une armée comportant tous les corps de métiers

-          Organiser la reconnaissance de la nation à tous les soldats morts en mission commandée pour la patrie, notamment en légiférant pour accorder une priorité de recrutement à leurs enfants aptes et désireux de rejoindre les métiers des armes

-          Inscrire l’enseignement des valeurs de civisme, de patriotisme et de fierté citoyenne dès l’Ecole primaire, sans y donner une connotation partisane ou de culte de la personnalité

-          Promouvoir le projet d’une armée de la sous – région Afrique centrale

Quelques éléments stratégiques

-          S’appuyer sur l’expertise des structures de formation militaire et de police des Etats amis et les anciens de l’armée et de la police centrafricaine

-          Fixer durant une période de rattrapage de 10 ans une priorité budgétaire n° 2 ou 3 aux dépenses de sécurité et de défense, juste après celles de l’Education, de la santé et de l’énergie.

-          Impliquer le parlement dans les processus de nomination aux postes de commandement dans l’armée, en privilégiant les compétences techniques, le professionnalisme et la loyauté envers les institutions démocratiques.

-          Développer une action diplomatique active avec les pays émergents pour équiper nos forces de défense et de sécurité

Quelques éléments opérationnels

-          Planifier des campagnes de recrutement pour les forces de défense et de sécurité sur la base de critères équitables, transparents et visant l’efficacité.

-          Rouvrir les écoles de de formation militaire et de police et en tout cas augmenter la capacité de formation des hommes du terrain et du commandement.

Tout ce discours théorique ne sera légitimement porté que par des gouvernants dévoués, soucieux du bien commun et de l’impérieuse nécessité de la Renaissance Centrafricaine.

 

Jean-Pierre REDJEKRA

Conseiller National chargé de la stratégie, de l’organisation et de la mobilisation de la plate-forme du Conseil National de la Renaissance Centrafricaine – Fi
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