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27 décembre 2012 4 27 /12 /décembre /2012 11:31

 

 

 

Alain-Lamessi.JPG

                                                                      

 

Ces derniers temps les évènements se sont précipités en République Centrafricaine plongeant le pays dans un désarroi encore plus grand. Les fiers-à-bras du Séléka auréolés de leurs nombreuses, rapides et combien spectaculaires conquêtes sur le champ de bataille rongent les freins pour en découdre avec le régime de Bangui aux abois. Les FACA, avec ses généraux pléthoriques et défaites encore une fois de plus, perdent leur chef d’Etat-major mais pas son Ministre de la défense. Et pour cause.


Quatre années seulement après le dialogue politique inclusif tenu à Bangui à cor et à cris, du 8 au 20 décembre 2008, et dont la mise en œuvre des recommandations devrait être le point de départ d’une nouvelle République centrafricaine apaisée et harmonieuse, voilà que les démons destruction et de la mort sévissent à nouveau avec plus de virulence. Les responsabilités sont connues. Le moment n’est pas encore venu pour se poser des questions du genre : Qui soutient les rebelles ?  Est-ce par hasard que cette rébellion s’active dans le Nord et le Nord-Est de la république Centrafricaine au moment où l’exploration du pétrole centrafricain paraît de plus en plus prometteuse? Contentons-nous pour le moment de faire connaissance avec le Séléka.


La rébellion armée : une vraie fausse alternative au régime de Bozize


Le Séléka est une coalition hétéroclite de factions rebelles dissidentes qui écument l’arrière-pays depuis quelques années déjà. Il faut avoir lu la déclaration de sortie de crise publiée sur le site Centrafrique-presse le 18 décembre dernier pour appréhender quelque peu la pertinence de  leur analyse et surtout pour se rendre compte à quel point leur plate-forme revendicative reste pour le moins catégorielle.


Pas de ligne politique conceptualisée, ni structurée, pas d’idéologie claire et cohérente, pas de revendications précises. Tout cela finit par convaincre queSéléka, dans sa forme actuelle, n’est pas et ne peut pas être une alternance crédible au régime de Bozize. Il n’est pas fait pour accéder au pouvoir, ni gérer la République centrafricaine. Quand bien même le voulait-il, en a-t-il seulement les moyens intellectuels et humains ? C’est encore un aventurisme rampant qui s’annonce avec ses grands sabots et qui  ne peut hélas que déboucher sur un cauchemar encore plus grand propulsant la République Centrafricaine dans le gouffre sans fond au bord duquel elle se cramponne  désespérément. L’enfer est pavé de bonnes intentions.


L’histoire récente de notre pays ne cesse de nous enseigner. On peut arriver au pouvoir par les armes en évinçant un Président de la République démocratiquement élu. On peut même cafouiller pour conserver le pouvoir par des moyens pseudo-démocratiques. Cela n’empêche pas le peuple de vous jeter dans la poubelle de l’histoire dès la première occasion venue.


La réunion de Libreville : Une opportunité pour aller de l’avant


Les négociations inter-centrafricaines prévues dans la capitale du Gabon le week-end prochain, vont s’ouvrir assurément en tenant compte du rapport des forces en présence sur le terrain. D’une part, les forces rebelles regroupées au sein du Séléka contrôlent quasiment les trois quarts du territoire centrafricain. Auréolée par de nombreuses victoires en si peu de temps, Séléka va débarquer en position de force. Et la dynamique de la suite des opérations est en sa faveur. S’ils refusent d’engager la dernière bataille de Bangui, ce n’est pas tant par respect des vies humaines comme ils le prétendent (ils n’en ont jamais fait preuve depuis le début de la rébellion) mais c’est parce que tout simplement les éléments des forces armées tchadiennes positionnées à Sibut leur en empêchent l’accès.


De son côté, le Général Président Bozize qui aura tout perdu en respectabilité et en crédibilité, les FACA ne contrôlant jamais plus que Bangui et ses environs, va effectuer le déplacement de Libreville dans la pire des conditions possible. En position de faiblesse totale, il va devoir subir stoïquement la morgue fanfaronne de nouveaux rois de guerre et surtout affronter l’opposition démocratique dont il a toujours répondu à la demande incessante de dialogue national par un silence méprisant. Son ministre de l’Administration du territoire, le Pasteur Binoua, a déclaré sur RFI que le gouvernement centrafricain ne pose plus de condition, ni d’exigence préalables aux négociations de Libreville. Comment pouvait-il en être autrement quand la défaite sur le terrain est si lourde  et bue jusqu’à la lie ?


A quelque chose, malheur est bon ! L’objectif que le FARE 2011 n’a jamais pu obtenir depuis sa création par la voie démocratique, l’opposition armée va le lui offrir sur un plateau d’or à Libreville : L’annulation et la reprise des élections de 2011. Le dirigeant chinois Deng Xiao Ping affirmait déjà avec beaucoup de pragmatisme : « Peu importe que le chat soit noir ou gris pourvu qu’il attrape la souris ».


La réunion de Libreville doit être comprise non pas comme une nième  foire d’empoignes mais comme une opportunité à saisir par les acteurs politiques et les groupes polico-militaires pour débloquer la situation politique de la République centrafricaine dans l’impasse depuis les élections présidentielle et législatives de 2011.


Cette réunion  qui ne doit pas excéder 24 heures devra s’atteler à consacrer les points suivants :


La dissolution de l’Assemblée nationale et la désignation par consensus d’une instance législative de transition.


La dissolution du gouvernement et la nomination d’un gouvernement d’union nationale dirigé par un membre de l’opposition modéré qui s’engage à ne pas se présenter à l’élection présidentielle.


Le maintien de Bozize à la présidence de la République jusqu’à la prochaine élection.


Dans cette nouvelle configuration qui doit privilégier le consensus comme mode de gestion de la transition, des hommes politiques comme Nicolas Tiangaye, Martin Ziguele, Gaston Mandata Nguerekata et Jean-Jacques Demafouth auront un rôle de premier plan à jouer. De ces quatre hommes politiques certes compétents et au parcours différent, Maître Nicolas Tiangaye peut paraître en pole position pour être un bon premier ministre de transition parce qu’ayant déjà été président du parlement de transition en 2003, parce que n’ayant jamais été au gouvernement, parce que dirigeant d’un parti de l’opposition, il n’aura certainement pas envie de briguer la présidence de la République. En plus, il  peut bien s’entendre avec Le Général Président Bozize.


Il est dommage d’en arriver à de telles extrémités pour obtenir un changement qualitatif en République Centrafricaine. De ce point de vue le Séléka n’aura été qu’un simple accélérateur de la volonté du peuple centrafricain de vivre en paix et dans un pays uni et prospère. En se confinant à ce rôle, rien qu’à ce rôle, il aura été utile pour la sortie de crise. Et le peuple lui sera reconnaissant.

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27 décembre 2012 4 27 /12 /décembre /2012 02:46

 

 

 

Boz-centrafrique.jpg

 

 

Cinq ans après les premiers accords de paix, les rebelles du nord de la Centrafrique ont repris les armes contre le général-président, François Bozizé. Les rebelles marchent sur la capitale. En déroute, Bozizé compte sur l'intervention de l'armée tchadienne pour reprendre le dessus.

 

Depuis quelque temps, François Bozizé doit être en train de lire et de relire la Bible sous toutes ses coutures. Le pasteur évangélique qu’il est, qui troque souvent son costume de chef d’Etat contre celui de ministre du culte, doit sans doute y retrouver le réconfort dont il a besoin. 

Bozizé doit, aussi, bien se demander si cette mise en garde de Jésus à un de ses disciples dans l’évangile de Matthieu 26v52 : "Remets ton épée à sa place; car tous ceux qui prendront l'épée périront par l'épée" ne va pas s’appliquer à lui. 


En effet, le général va-t-il partir par les mêmes moyens que ceux par lesquels il est venu au pouvoir ? Pour rappel, c’est le 15 mars 2003 qu’il a pris le pouvoir, par les armes, avec l’appui du président tchadien, Idriss Déby; malheureusement, il n’aura pas le temps de s’attaquer au vrai défi du développement, occupé qu’il est à gérer les multiples rébellions et mutineries qui ont fini par ravager le tissu économique de ce pays aux immenses ressources naturelles. 

Il y a de cela deux ans, les troupes tchadiennes ont dû déloger les rebelles de Birao (nord de la Centrafrique) pour sauver le tombeur de Patassé [1993-2003]. Cette année encore, le voici confronté à la coalition Séléka [alliance en langue songo], qui regroupe plusieurs rébellions revendiquant notamment le "respect" des différents accords de paix signés entre 2007 et 2011, prévoyant un processus de désarmement et de réinsertion des anciens combattants. 

Ouvrir des négociations avec les rebelles

Quelque deux semaines d’hostilités ont suffi à inquiéter le régime de Bangui, qui a dû faire appel de nouveau à son voisin du Nord pour sauver les meubles. Face aux loyalistes, qui ne font visiblement pas le poids, les rebelles ont fait une percée significative, provoquant ainsi un sommet des chefs d’Etats de la communauté des Etats d’Afrique centrale (CEMAC) à N’Djamena, capitale du Tchad, vendredi 20 décembre. Ces derniers n'ont pas eu d’autres choix que de demander au pouvoir en difficulté d’engager des négociations avec les insurgés tout en demandant "le retrait des rebelles à leur position de départ dans un délai n’excédant pas une semaine", comme le veut Bangui. 


Qu’à cela ne tienne, les assaillants, qui avaient promis de geler leurs opérations pour favoriser les négociations, sont passés à l’offensive samedi en s’emparant en trois jours de trois nouvelles villes. On a l’impression que l’histoire repasse les plats dans cette Centrafrique, car ce dont on accuse Bozizé, c’est ce qu’il reprochait à celui qu’il a déposé sans coup férir. 

Une fois le pouvoir acquis, il s’est lancé dans son exercice solitaire, et il doit être de ceux qui pensent qu’il faut se scotcher au fauteuil. Ceux qu’il faut plaindre, ce sont les civils pris entre deux feux avec le drame humanitaire qui pourrait s’en suivre si les hostilités devaient continuer. Bozizé ou ses adversaires du moment, c’est blanc bonnet, bonnet blanc.

L'expérience a montré que ceux qui aspirent au pouvoir deviennent allègrement de véritables fossoyeurs des idées qu’ils défendaient bec et ongles. Espérons que le président pasteur fera sienne cette sagesse de Salomon dans Ecclésiaste 3, qui dit qu’il y a un temps pour toute chose sous le soleil, pour ne pas ramer à contre-courant de l’histoire au détriment de son peuple.

 

L'Observateur Paalga Abdou Karim Sawadogo  26 Décembre 2012

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27 décembre 2012 4 27 /12 /décembre /2012 02:36

 

 

 

carte RCA zone en crise


 

Face à la profonde crise que traverse ces jours-ci notre pays, une crise qui plonge une fois encore la population centrafricaine dans une misère indescriptible, il nous incombe, nous, enfants du pays de trouver des solutions appropriées afin d’éviter à notre pays l’irréparable.

C’est pourquoi l’Organisation de la Société Civile Centrafricaine de France (OSCCF) soutient l’idée d’un dialogue avec la rébellion (SELEKA). Il va de soi que l’opposition démocratique et la société civile doivent eux aussi prendre part à ce dialogue.


Cependant, pour que ce dialogue se tienne dans de bonnes conditions et qu’il en découle des recommandations susceptibles de conduire à une véritable sortie de crise ; et afin de rassurer la rébellion, l’opinion nationale et internationale de la bonne foi du régime en place de dialoguer, un préalable s’impose :

 

la démission de l’actuel gouvernement et la mise en place d’un nouveau  gouvernement restreint de 12 membres composé pour 1/3 des membres du régime en place, 1/3 des membres de l’opposition démocratique et 1/3 des membres de la société civile.


Car dans un pays qui se respecte et de surcroît dit de démocratie, on ne peut garder en place et en l’état un gouvernement alors que la moitié du pays est occupée par la rébellion en l’espace de quelques jours seulement. C’est invraisemblable !


après le dialogue avec la rébellion le gouvernement pourra s’élargir avec l’admission de 4 nouveaux membres représentants la rébellion.


En somme, ce gouvernement (de transition) désormais de 16 membres pourra avoir un mandat de 18 mois et aura pour principale mission l’organisation en juillet 2014 de nouvelles élections (présidentielle et législative).


L’assemblée nationale sera dissoute après la formation définitive du gouvernement de transition. Ce qui conduit in facto à l’invalidation partielle des élections de 2011.


L’actuel président pourra rester en place jusqu’aux élections de 2014 mais avec un pouvoir restreint. En outre il doit s’engager solennellement et par écrit à ne pas se présenter à l’élection présidentielle de 2014.


Vu les expériences du passé, notamment celles des régimes successifs à la tête de notre pays, où le tribalisme a souvent été le facteur déterminent, voire la base du recrutement dans l’armée nationale, il est souhaitable que le gouvernement de transition qui sera mis en place prenne ce problème de défense nationale à bras le corps. Pour cela, on pourra par exemple recruter les futurs soldats de manière équitable dans chacune des 16 préfectures du pays.


En définitif, le gouvernement de transition aura pour principales missions :

la préparation et l’organisation d’une élection transparente en 2014,


l’organisation de l’armée nationale en vu de doter le pays d’une armée véritablement nationale, mieux formée et équipée, et surtout apolitique !


la mise en œuvre des recommandations issues des dialogues précédents, notamment celui de 2008.   

 

 

Fait à Paris le 26 décembre 2012.

 

Le Coordonnateur  national de l’OSCCF

 

Clotaire NGOUMBANGO.

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26 décembre 2012 3 26 /12 /décembre /2012 12:05

 

 

 

 

general-francois Yangouvonda Bozizé

 


(L'Observateur Paalga 26/12/2012)

 

Depuis quelque temps, François Bozizé doit être en train de lire et de relire la Bible sous toutes ses coutures. Le pasteur évangélique qu’il est, qui troque souvent son costume de chef d’Etat contre celui de ministre du culte, doit sans doute retrouver le réconfort dont il a besoin.

Il doit bien se demander si cette mise en garde de Jésus à un de ses disciples dans l’évangile de Matthieu 26 v52 : «Remets ton épée à sa place; car tous ceux qui prendront l'épée périront par l'épée» ne va pas s’appliquer à lui. En effet, le général va-t-il partir par les mêmes moyens que ceux par lesquels il est venu au pouvoir ? En rappel, c’est le 15 mars 2003 qu’il a pris le pouvoir, par les armes, avec l’appui du président tchadien, Idriss Deby; malheureusement, il n’aura pas le temps de s’attaquer au vrai défi du développement, occupé qu’il est à gérer les multiples rébellions et mutineries qui ont fini par ravager le tissu économique de ce pays aux immenses ressources naturelles.


Il y a de cela deux ans, les troupes tchadiennes ont dû déloger les rebelles de Birao (nord de la Centrafrique) pour sauver le tombeur de Patassé. Cette année encore, le voici confronté à la coalition Séléka, qui regroupe plusieurs rébellions revendiquant notamment le «respect» des différents accords de paix signés entre 2007 et 2011, prévoyant un processus de désarmement et de réinsertion des anciens combattants. Quelque deux (2) semaines d’hostilités ont suffi à inquiéter le régime de Bangui, qui a dû faire appel de nouveau à son voisin du Nord pour sauver les meubles.


Face aux loyalistes, qui ne font visiblement pas le poids, les croquants ont fait une percée significative, provoquant ainsi un sommet des chefs d’Etats de la communauté des Etats d’Afrique centrale (CEMAC) à N’Djamena vendredi dernier. Ceux-ci n’ont pas eu d’autres choix que de demander au pouvoir en difficulté d’engager des négociations avec les insurgés tout en demandant «le retrait des rebelles à leur position de départ dans un délai n’excédant pas une semaine», comme le veut Bangui.


Qu’à cela ne tienne, les assaillants, qui avaient promis de geler leurs opérations pour favoriser les négociations, sont passés à l’offensive samedi en s’emparant en trois (3) jours de trois (3) nouvelles villes. On a l’impression que l’histoire repasse les plats dans cette Centrafrique, car ce dont on accuse Bozizé, c’est ce qu’il reprochait à celui qu’il a déposé sans coup férir. Une fois le pouvoir acquis, il s’est lancé dans son exercice solitaire, et il doit être de ceux qui pensent qu’il faut se scotcher au fauteuil.


Ceux qu’il faut plaindre, ce sont les civils pris entre deux feux avec le drame humanitaire qui pourrait s’en suivre si les hostilités devaient continuer. Bozizé ou ses adversaires du moment, c’est blanc bonnet, bonnet blanc .L ‘expérience a montré que ceux qui aspirent au pouvoir deviennent allègrement de véritables fossoyeurs des idées qu’ils défendaient bec et ongles. Espérons que le président pasteur fera sienne cette sagesse de Salomon dans Ecclésiaste 3, qui dit qu’il y a un temps pour toute chose sous le soleil, pour ne pas ramer à contre-courant de l’histoire au détriment de son peuple.


Abdou Karim Sawadogo

 

© Copyright L'Observateur Paalga

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26 décembre 2012 3 26 /12 /décembre /2012 11:55

 

 

 

Bouté Clément

 


« La pire des choses, ce n’est pas la méchanceté des gens mauvais mais le silence des gens bien. »

                                                                                                                                                                  Norbert ZONGO.

 

Centrafricaines, Centrafricains ; mes Chers Compatriotes.


Jour après jour, les villes tombent.


Jour après jour, des dizaines de blessés sont acheminés dans les centres sanitaires tandis que des dizaines de morts viennent remplir les morgues ou sont enterrés à la-va-vite.


Ces villes conquises, ces centaines de blessés gratuits, ces dizaines de morts inutiles, ces milliards de Fcfa de dégâts sont la manifestation des limites de l’actuel pouvoir et aussi la preuve de son échec.


Inexorablement, à quelques variables ; l’histoire se répète devant nos yeux. Dans le rôle d’Ange Félix PATASSE, François BOZIZE YANGOUVONDA. Et dans celui de BOZIZE, la SELEKA, cet OPNI (Objet Politique Non Identifié).


Chaque jour qui passe, semble nous rapprocher du moment où l’on apprendra la fuite, l'arrestation ou l'exil de ceux qui ont « saigné » la RCA depuis bientôt dix ans et les inévitables retournements des vestes que produisent ces changements brutaux.


Depuis le début de cette crise, on n’entend plus les Ouvriers.  Les zélés et autres carriéristes prompts à casser, à « fichier » ont disparu des radars. Les Doungourous et autres huberlulus ne répondent plus. Tous les communicants ou pseudo communicants semblent être atteints d’aphonie intégrale.


BOZIZE, ses Enfants et sa Cour découvrent et font l’amère expérience de la « SOLITUDE DU POUVOIR » dans laquelle leur gestion empirique, clanique, tribale, brutale, inique, apathique, arrogante et prébendiere…les a plongés et avec eux, la RCA dans la crise la plus aigüe de toute son histoire.


En pareille circonstance, l’on exigerait :


La démission de François BOZIZE YANGOUVONDA ;


La démission du gouvernement incompétent de Faustin TOUADERA ;


La dissolution de l'Assemblée Nationale;


La comparution des Généraux François et Francis BOZIZE devant le tribunal militaire pour haute trahison.

...

…Mais l’heure est grave, car,


Loin d’être une bataille pour sauver de la guillotine un régime qui est entré dans l’histoire de la RCA par la petite porte, le  PK12, et qui n’a jamais mobilisé les forces et les intelligences pour en sortir par la grande, elle est celle de la survie de notre pays dans sa double entité unique à savoir un territoire et une nation.

C’est donc ici l’heure pour :


Condamner avec la dernière rigueur, ceux qui s’excitent, qui sabrent le champagne de la chute annoncée de la maison BOZIZE-KNK pendant que nos populations errent en brousse à la merci des éléments;


Dénoncer ceux qui se réjouissent lorsque nos militaires, méprisés, appauvris, brimés ; tombent au champ d’honneur ;


Vouer à l’opprobre perpétuel ceux que la récente histoire de la RCA n’instruit pas  et qui pensent que leur heure est venue, oubliant le jour d’après, celui du partage de la dépouille de la RCA entre ces différents groupes dont ils font semblant de ne pas voir le côté non seulement exogène mais aussi et surtout terriblement dangereux ;


Indiquer ceux qui se répartissent les postes dans la RCA de la SELEKA alors que la dépouille est encore chaude et que nos masses sont traumatisées ;


Résister à l’invasion de la République Centrafricaine par cette horde venue des fonds du Sahara et de l’Orient ;


Désapprouver ceux qui dans l’entourage de François BOZIZE YANGOUVONDA s’en prennent à la France, à l’Union Européenne, aux USA…se trompant ainsi d’ennemis ;


Manifester notre désaccord contre la guerre par procuration que mènent en Centrafrique certains groupes dont les intérêts sont opposés à ceux des Centrafricains ;


Se liguer contre l'opportunisme machiavélique de certains compatriotes et partis politiques de l'opposition qui négocient en secret des accords sur le sang des Centrafricains.


Centrafricaines, Centrafricains ; mes Chers compatriotes.


Au crépuscule de cette année 2012, la République Centrafricaine notre pays est menacé comme Territoire et Nation par une nébuleuse venue du fond du Sahara et de l’Orient aux apparences endogènes.


Face à cette menace qui risque de consacrer la somalisation de notre pays, il nous faut créer une alliance nationale, entrer en résistance et empêcher que cette profanation se produise pour :


Reconquérir l’intégrité de notre territoire national ;


Panser les plaies de nos populations ;


Reconstruire une nouvelle Armée Nationale ;


Relancer l’Economie ;


Reconstruire la RCA.


Ce défi, celui de la Résistance pour la Restauration de notre unité territoriale et du retour de la sécurité, est desormais le nôtre puisque ceux qui en étaient les garants n’ont pas été en mesure de le relever.


Il est impérieux, au moment  où de nombreuses villes sont tombées et où les bruits de bottes s’approchent dangereusement de Bangui en semant désolation et morts que les préalables à la formation de cette Alliance Nationale se mettent en place :


Dissolution de l’Assemblée Nationale et mise en place d’une Délégation Législative à part égale entre l’actuelle majorité présidentielle, l’Opposition Politique, la société civile et les signataires des accords de Libreville devenus caducs  qu’il faut réviser dans le cadre des pourparlers de la CEEEAC ;


Démission du Gouvernement ;


Révision des accords de Paix de Libreville ;


Mise en place d’un quartet (CEEEAC - UA – UE – ONU)  pour veiller à la stricte application des engagements de sortie de crise avec des mécanismes contraignants pour toutes les parties ;


Elaboration d’un Programme de Redressement National 2013-2015 ;


Engagement Certifié de François BOZIZE YANGOUVONDA à renoncer au projet de modification constitutionnelle pour sauter le verrou de la limitation des mandats présidentiels et la création d’une deuxième chambre du parlement ;


Mise en place d’une Commission Vérité et Justice en lieu et place d’un énième dialogue politique ;


Réactivation du Comité de suivi du DPI 2008.


Tel est le prix à payer par tous les REPUBLICAINS pour éviter que La RCA ne devienne un paillasson sur lequel tous les tribalistes, les extrémistes religieux, les hors la loi, les ex génocidaires, les politiques en quête de rédemption ou de vengeance, les revanchards opportunistes, les ambitieux nombrilistes ne viennent s’essuyer les pieds. Car au-delà  de la personne de François BOZIZE YANGOUVONDA, de ses enfants ainsi que de tous ceux qui ont géré la RCA ces dix dernières années, la survie de notre pays est un impératif catégorique.

 

Centrafricaines, Centrafricains ; mes chers Compatriotes.


En ce l’an 2012 finissant, l’urgence  est d’entrer en résistance pour sauver la République de sa vassalisation prévue et de sa patrimonialisation planifiée.


 Au crépuscule de cette année 2012 qui aura amplifié notre processus « Somalisant »  et endeuillé les familles centrafricaines, mes pensées vont à l’endroit des familles de militaires centrafricains et des supplétifs des FACA décédés au front ou faits prisonniers ainsi que celles des victimes civiles. 

  

En ces périodes de désespoir, mes prières vont vers :


Bria pillée;

Bambari profanée;

Ndélé saccagée;

Bamingui humiliée;

Mbrès souillée;

Kaga-Bandoro violée;

 

Au peuple centrafricain qui s’apprête malgré l’incertitude de la situation, à célébrer l’arrivée de l’an 2013, je formule l’espoir qu’il apporte avec lui, les prémices de la REFONDATION de la République.


De tous les bords, les ennemis de la République se sont découverts et l’ont agressé.  Les REPUBLICAINS doivent lancer l’Alliance Nationale pour sauver la République ou assister à sa disparition. Telle est notre mission. Elle exige que nous dépassions nos différences, nos divisions et nos oppositions.


RESISTONS !


Clément DE BOUTET-M’BAMBA

 

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26 décembre 2012 3 26 /12 /décembre /2012 02:25

 

 

carte-RCA-zonessecurit2010.jpg

 

 

PAUVRE CENTRAFRIQUE « QUE DIEU AIT PITIE DU PEUPLE »

 

Ceux qui applaudissent aujourd’hui la déchéance de la nation, et jubilent au changement doivent méditer sur le sort du peuple, à quelle sauce cette république va être mangée. Parlerons-t-on d’un état centrafricain dans deux ans ? Je ne le pense pas. Nous avons étudié une dizaine d’année en Europe, vécue une vingtaine d’année à l’intérieur du pays, traversé plusieurs continents, assisté à des conférences, séminaires, colloques. Nous avons vu passer sous nos yeux, le régime de BOKASSA, DACKO, KOLINGBA, PATASSE, ET BOZIZE.

 

La conclusion est pitoyable, plus personne n’a l’esprit patriotique, nationaliste, comme les Abel NGOUMBA, Patrice LUMUMBA, et Barthélémy BOGANDA .De plus en plus l’esprit d’égoïsme, de népotisme, de clientélisme, de corruption, de racisme, la culture du clanisme à gangrener la République Centrafricaine. La tumeur a atteint un stade de métastase avancée, et la mort de la nation Centrafricaine est écrite et programmée par ces propres fils.

 

Voici exactement ce qui s’est passé à Bambari. L’arrivée de la troupe rebelle a été saluée par une partie de la population qui désœuvrée et misérable, n’a d’autre source d’inspiration que d’inciter les rebelles à leur éventrer les dépôts des sociétés et organismes non gouvernementaux. C’est ainsi que les rebelles ont cassé le dépôt de PAM vendant les sacs de farine de soja a 1000 F CFA le sac de 25 kg, les bidons de 10 litres d’huile à 1000 F CFA, les dépôts de SUCAF éventrés avec plus de cinquante tonnes de sucre vendues aux commerçants véreux et détaillants qui ne sont autres que les musulmans du coin. Le sac de 25 kg est vendu à 12 000 F CFA et celui de 50 kg à 20 000 F CFA. Les enchères ont commencé à partir de 5 000 F. Le dépôt de SOCACIG a été entièrement pillé par les rebelles. Un carton de cigarettes contenant dix cartouches de 10 paquets se revendait à 40 000 F CFA alors que le prix officiel est de 90 000 F CFA minimum.

 

Le dépôt de boissons de M. ALIMA, le seul Centrafricain qui relève et rehausse l’image de Bambari, est totalement pillé avec un stock de boissons dépassant les 1 400 casiers. Cela faisait mal au cœur de voir les casiers être revendus à 1000 F CFA l’unité par les rebelles. Le dépôt de M. ELIAN aussi a été saccagé  et pillé.

 

La base de l’ONG Triangle qui construit les écoles dans la région, a été pillée et un stock de plus de 120 tonnes de ciment emporté. Le sac de ciment se revendait à 2 000 F CFA.

 

TELECEL, opérateur de téléphonie mobile, a été éventré, tous les appareils téléphoniques cellulaires en stock emportés et revendus 1000 F l’unité ainsi que les cartes de recharge.

 

La seule Banque de la Place, ECOBANK a été cassée, malheureusement pour les rebelles, la Direction Générale à Bangui avait pris le soin par mesure préventive de rapatrier par avion son personnel et la liquidité qui se trouvait à la banque, dès la prise de Bria.

 

L’antenne du BINUCA (Bureau Intégré des Nations Unis pour la Centrafrique) a été saccagée par la population. Ces sont les jeunes désœuvrés de Bambari qui indiquent les domiciles de leurs compatriotes.

 

SOFIA CREDIT qui est une petite institution financière de la place a été aussi visitée .Nous sommes dans l’œil du cyclone. Aucune boutique de Tchadien, ni de commerçants musulmans n’a été visité, et pour cause. En plus de cela, ce sont les jeunes de Bambari mêmes qui indiquent l’emplacement des maisons de tel ou tel ainsi que certaines des cachettes des opérateurs économiques autochtones afin qu’elles soient dépouillés par la suite.

 

La station TOTAL a été saccagée, et les rebelles eux-mêmes revendaient le litre d’essence à 250 F CFA à la pompe et empochaient l’argent.

 

Après avoir volé «  AURAFRIQUE » NDASSIMA, à qui le tour ?

 

Seuls les taxis motos circulent à Bambari. Aucune administration ne fonctionne. Les jeunes élèves de l’ENI et de la FACSS rentrent à pied sur Bangui. Seuls les musulmans et Kanembous de Bambari ouvrent leurs magasins avec la bénédiction des rebelles. Les rebelles encouragent  la destruction des édifices publics et tout ce qui représente l’Etat Centrafricain. Qui vont-ils gouvernés ?

 

Un mode de recrutement mis en place par les rebelles, consiste à faire jurer les jeunes recrus de ne pas toucher aux biens d’autrui, mais de s’attaquer aux édifices de l’état. Ce recrutement se fait moyennant 300 000 F sans visite médicale, ni enquête de moralité. L’effectif de la troupe à Bambari dépasse déjà 1500 personnes. Il faut noter que dans cette rébellion, il y a des mercenaires tchadiens, soudanais, principalement les Djandjawid. Certains de ces mercenaires ne parlent pas un seul mot français, ni Sango. Ceux qui se targuent de les soutenir sur le plan international en disant qu’ils sont Centrafricains en auront pour leur compte. L’armement lourd utilisé qui effraie les FACA, est l’arsenal  provenant du conflit libyen  et ces rebelles ont transité par le Soudan pour atterrir à Birao et Ndélé puis Bria. La technique est faire déplacer deux mercenaires par moto apache avec des THURUYA et recueillir les informations sur la ville avant l’attaque. Les éclaireurs rentrent deux par deux dans les villages, recrutent se renseignent et progressent. Les nouveaux recrus à leur tour, commettent les exactions, viols et règlement de compte.

 

Le jeune Opérateur qui a été assassiné a KAGA BANDORO, l’a été par des Centrafricains natifs de KAGA BANDORO. C’est la MALINISATION de la Centrafrique qui est programmée. Ceux qui en doutent, n’auront que leurs yeux pour pleurer.

 

Depuis l’époque de PATASSE ou les mutineries ont été déclenchées, l’intérieur de le RCA n’a jamais été aussi détruit .Dites quelle est l’ONG qui acceptera de venir dans le dernier pays du monde investir ?

 

C’est une réflexion qu’il faut pousser au bout .La misère a fait que la sagesse a quitté les dirigeants centrafricains. La RCA est le seul pays au monde ou le tissu économique et les capitaux ne sont détenus que par les étrangers. Il n’y a jamais eu en cinquante ans, une volonté de voir émerger une classe sociale, capable de gérer l’économie. Tous les grands magasins sont la propriété des Libanais, Nigériens, et autres véreux commerçants musulmans. Du moment ou un natif ou jeune émerge, il faut le tuer ou ce sont les impôts qui l’asphyxient dans le but de faire plaisir à des intérêts égoïstes étrangers.


Le Chef de l’Etat BOZIZE ne pense à recruter que des mercenaires, et la situation est incontrôlable .Les militaires nouvellement recrus sont à 90% Gbaya, et dans les moments de combats, ils ne sont pas envoyés au front. Toute cette situation exaspère et fruste la nation entière A Bria par exemple, ce sont les jeunes de la ville qui indiquaient la résidence secondaire des FACA qui étaient poursuivis comme des lapins pour être abattus. Chaque ville pense prendre vengeance sur le pouvoir en place, en incitant les rebelles à tuer les autorités et surtout les gendarmes, douaniers, militaires qui selon eux, sont les principales causes de leur misère. Je le clame haut et fort. La Centrafrique est appelée à disparaitre si cette semaine rien n’est fait pour éviter l’hémorragie.


Qui dirigera la Centrafrique de demain ? C’est une question à triple inconnue.


L’incivisme, la dépravation des mœurs, le manque d’esprit patriotique, le clientélisme, le népotisme, la mauvaise gouvernance, tous ces mots font de nous un peuple en voie de disparation. Le mal est que l’histoire ne nous enseigne rien.


Quel est le pays dans lequel en une année on nomme une vingtaine de généraux sans troupe, ni hommes de terrain. C’est l’armée mexicaine en Centrafrique, tous ceux qui ont été gradés récemment dans l’armée ou la gendarmerie doivent être rétrogradés. Ils sont tous à Bangui en train de boire et festoyer alors que les pauvres soldats se font massacrer a l’arrière-pays. Honte à eux, ces généraux et colonels de salon. Ce n’est pas au mérite qu’ils ont eu ces galons.  Le mal c’est que le chef d’état a rapatrié tous les militaires gbaya boys à Bangui pour la bataille finale, laissant les autres sur le terrain comme des pigeons à abattre. Ces derniers, à l’approche des Djandjawid baissent les armes et les laissent progresser pour ne pas se faire égorger comme des moutons.


QUE DIEU AIT PITIE DE LA RCA


Une correspondance particulière de Bambari pour CAP

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25 décembre 2012 2 25 /12 /décembre /2012 16:53

 

 

 

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 DECLARATION CONCERNANT LE DIALOGUE DE LIBREVILLE SUR LA CRISE ARMEE CENTRAFRICAINE

 

La réunion des Chefs d’Etats de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale (CEEAC) tenue à NDJAMENA a décidé de la convocation d’un dialogue à Libreville sur la crise qui secoue actuellement et dangereusement la République Centrafricaine.

 

Ce dialogue qui doit réunir les différentes composantes de la nation centrafricaine, notamment l’opposition démocratique, l’opposition armée, la société civile et le pouvoir en place, doit tout d’abord privilégier l’intérêt supérieur du pays, carrefour commun à tous.

Les propositions à soumettre à ce dialogue par l’opposition démocratique et la société civile doivent se faire dans un cadre élargi, unitaire et recueillir leur consensus. Ce n’est que dans un élan de préservation prioritaire de l’intérêt supérieur de la nation en évitant les erreurs et divisions du passé à l’origine des crises à répétition que ce dialogue pourrait avoir toutes les chances de réussite.

 

Face à l’intérêt national et au destin de la République Centrafricaine, l’opposition et la société civile doivent éviter toute fissure et rechercher un consensus sur les différents sujets à soumettre au dialogue de Libreville en faisant preuve d’une grande responsabilité.

 

Elles doivent surtout tirer toutes les leçons du passé et éviter d’arriver en ordre dispersé par des propositions n’ayant pas recueilli un plus large consensus, car c’est dans l’unité, la sérénité et un esprit républicain que les voies de la marche d’une nouvelle République Centrafricaine doivent être tracées afin de tourner définitivement les pages sombres de son passé pour un avenir radieux. Le monde entier nous observe et nous n’avons plus droit aux erreurs du passé.

 

J’exhorte l’opposition démocratique et la société civile à convoquer ensemble une réunion élargie avec un ordre de jour arrêté de commun accord pour préparer le sommet de Libreville.

Joyeux Noël à tous les compatriotes. Que Dieu bénisse notre pays.

 

PARIS le 25 décembre 2012

 

Emmanuel Olivier GABIRAULT

 

Personnalité Politique Indépendante,

Vice- président du Dialogue National de 2003,

Vice-président du Présidium du Dialogue Politique Inclusif de 2008

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24 décembre 2012 1 24 /12 /décembre /2012 04:32

 

 

 

 

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Paix sans liberté, l’histoire de la RCA n’est faite que de cela: Des phases de paix imposée par les plus forts du moment entrecoupées de courtes périodes de délire exutoire dont la dernière qui a eu lieu en Mars 2003 fut qualifiée par un politicien aujourd’hui disparu de Révolution. Or, les fondements de la paix sont les libertés individuelles, comme cela se passe dans les plus crédibles des démocraties de ce Monde. La paix n’est que la conséquence de libertés individuelles bien assumées et non pas l’inverse. Il n’existe pas d’alternative à cette logique qui ne s’accommode guère de ces demi-mesures dont on sait qu’elles ne font qu’entretenir des événements couteux en vies humaines, comme ceux qui sont en cours en ce moment en Centrafrique. Ça, les ténors de la communauté internationale le savent, eux qui n’accepteront pas que dans leur pays, la quête de la paix se fasse au détriment de la protection des libertés individuelles. Ce qui est inacceptable ailleurs ne devrait être salutaire en Centrafrique.

 

En passant au second plan tout ce que le régime de François Bozizé a entrepris jusqu’ici pour abêtir le Centrafricain consistant notamment à priver la grande majorité des citoyens centrafricains du minimum de dignité qu’un être humain est en droit de se voir garantir, la communauté internationale a semé les graines de la crise actuelle. Au fil des années elle a donné l’impression que ce qui compte c’est l’illusion d’une stabilité politique, une paix sans le respect des libertés individuelles. Peu importe donc, si la République Centrafricaine est gouvernée dans la négation et la diabolisation de ceux qui ne pensent pas comme ceux du pouvoir en place.

 

La communauté internationale a eu tort de n’avoir pas jugé opportun au moment où il le fallait, de dénoncer les innombrables exactions que les habitants de ce pays n’ont cessé d’endurer de la part des enfants, des femmes, des parents, de la garde rapprochée de François Bozizé. Ce n’était pas en petit comité que François Bozizé s’était vanté d’avoir dépecé un ses adversaires et qu’il n’hésitera pas à faire subir ce triste sort à tous ceux qui auraient le culot de s’opposer à ses désirs. On aurait aussi pu épargner à la Centrafrique cette nouvelle crise si des moyens de pression beaucoup plus conséquents que de simples rapports de missions avaient été activés afin d’empêcher que les résultats des dernières élections présidentielles et législatives ne soient imposés à tout le monde?

 

Cela dit, au-delà des Centrafricains et de la dictature implacable de François Bozizé qui tire à sa fin, les combats qui se déroulent actuellement auront forcément d’autres conséquences dont il est difficile pour l’heure d’apprécier l’ampleur. En effet, s’il n’y’a aucun doute quant au sort du régime KNK qui lui, est déjà scellé, celui qui pourrait aussi laisser quelques plumes dans cette affaire risque d’être Idriss Déby lui-même. Car, en intervenant en Centrafrique, le président Déby a réduit à sa plus simple expression le rôle, beaucoup plus valorisant que lui et son armée auraient dû jouer au Mali. Quant à François Bozizé qui avait promis de suivre l’exemple de son protecteur Idriss Déby dans la prochaine guerre contre les islamistes maliens, nous savons depuis quelques jours qu’il n’en a pas les moyens.

 

Enfin, je ne peux pas demander aux Centrafricains de Centrafrique d’initier et conduire seul la lutte pour leur liberté et en même temps leur reprocher la méthode lutte qu’ils ont choisie. Cependant, je reste opposé à la prise de pouvoir par la force car pour moi les libertés individuelles passent avant tout et que le choix émis par chaque Centrafricain quant à l’identité de celui ou celle qui doit présider à la destinée de son pays, doit compter. Pauvre ou pas, intellectuel ou pas, c’est ce choix-là qui est susceptible de conduite à la paix. Bonne chance aux rebelles de Séléka.

  

Jean Kalimsi

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23 décembre 2012 7 23 /12 /décembre /2012 16:29

 

 

 

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RCA carte MAE France

 

 

 

Le Nord-ouest de la République centrafricaine est une région à forte densité démographique qui abrite 1 million des 4.216.666 millions d’habitants que compte la République centrafricaine. Cette a  souvent abrité des bases de rébellion. C’est, d’ailleurs dans cette localité que François Bozizé a ramassé les armes pour, enfin, renverser le pouvoir de Bangui en 2003.

 

Après les élections de mai 2005 et la victoire du François Bozizé, des mouvements armés se sont créés dans cette région du Nord. Il s’agit le plus souvent d’une des parties de l’armée en désertion  et des ex combattants rebelles ou membres de l’armée démobilisés mais non désarmés.  Ils croient en leur légitimité car ils protègent la population civile locale contre les agissements criminels des bandits palliant ainsi l’absence de l’autorité de l’Etat centrafricain dans cette partie du territoire.  Au départ alors, l’action de ces hommes armés rentrait dans le cadre d’une délinquance classique.

 

Chronique de la rébellion en République centrafricaine

 

La présence de ces groupes armés dans le Nord de la République centrafricaine a très vite suscité une vive réaction du pouvoir central de Bangui cherchant à éviter la constitution de véritables rebellions. Les attaques vont entraîner une radicalisation des mouvements armés contre le gouvernement.  En l’espace de quelques mois,  des forces armées non étatiques vont pulluler dans cette  région du Nord-Ouest.  La rébellion était  dominée par l’APRD (Armée Populaire pour la Restauration de la République et la Démocratie) dirigée par l’ancien ministre de la Défense Jean-Jacques Demafouth. Elle associait sept (7) autres mouvements rebelles à savoir : le FUC ( Front Uni pour le Changement)  dirigé par Mahamat Nour Abdelkerin, le FDPC (Front Démocratique du Peuple Centrafricain) à sa tête le général Abdoulaye Miskine de son vrai nom Martin Koumtamadji, le GAPLC (Groupe d’Action Patriotique de Libération de Centrafrique) de Michel Djotodia, le MLCJ (Mouvement des Libérateurs Centrafricains pour la Justice)  dirigé par Abakar Sabone, le MPRC (Mouvement Patriotique pour la Restauration de la République Centrafricaine), le FDC (Front Démocratique Centrafricaine) dirigé par Justin Hassane et la CPJP (Convention des Patriotes pour la Justice et la Paix) dont le principal représentant est Abdoulaye Issene mais le leader du groupe  fut le disparu Charles Massi.


Dans le même temps,  à la mi-juin 2006, la République centrafricaine s’est trouvée  face à une seconde rébellion organisée dans la région peu peuplée du Nord-Est, limitrophe du Darfour  et de l’Est du Tchad.  Il s’agit du GAPLC (Groupe d’Action Patriotique pour la Libération de Centrafrique) dirigé également par Michel Djotodia, du MLCJ (Mouvement des Libérateurs Centrafricains pour la Justice) dont le Chef est Abakar Sabone.  

 

Ces deux mouvements rebelles, composés de plus de cent  cinquante (150) rebelles, vont hanter tout le Nord de la République centrafricaine.  Cette région est donc en proie à une incessante insécurité. L’appartenance ethnique dans ces groupes armés est mise en évidence. Par ailleurs, le Tchad est lourdement impliqué dans  les différents mouvements rebelles.

 

Revendication

 

Les différentes rébellions se présentent comme des mouvements de contestation des autorités en place. Leurs chefs refusent l’ordre institutionnel établi. Pour justifier leur action les rebelles mettent en avant la mauvaise répartition des richesses nationales, les disparités ou les inégalités socioéconomiques de l’espace national. Ils dénoncent donc une injustice flagrante, insupportable, source de frustrations à laquelle il faut mettre un terme. Ces mouvements armés sont mus par des revendications diverses notamment : la contestation de la régularité des élections présidentielles, la condamnation de la mauvaise situation économique génératrice de pauvreté. Ils agissent également pour des raisons personnelles comme des arriérés de salaires pour les fonctionnaires. En contre partie de ces revendications, Ils réclament une redistribution équitable des richesses du pays, une lutte efficace contre la corruption, des mesures pour contrer les discriminations ethniques et l’insécurité dans le Nord du pays. Voilà ce qui, en principe et au-delà des motivations individuelles des leaders, sert de motifs fondateurs, d’alibi ou de justification sociale, politique, morale et psychologique ou intellectuelle  aux différents mouvements de rébellion en République centrafricaine.

 

L’échec des accords de paix

 

« Nous voulons la paix en République centrafricaine  et la paix en Afrique centrale ». Telles sont les paroles qui sont aux lèvres des acteurs de la crise centrafricaine. « Comme dans  toute situation insurrectionnelle notre lutte de libération s’est accompagnée de graves dérapages  commis (…) notamment par ceux qui se sont mis résolument au service d’une noble cause. Homme, c’est-à-dire capable d’erreur, du fond du cœur (…) pardon à la Centrafricaine et aux centrafricains espérant que cela pourra contribuer à apaiser les cœurs, panser les meurtrissures » affirmait François Bozizé avant que le peuple centrafricain ne lui donne la légitimité politique et constitutionnelle.

 

Hélas, en République centrafricaine, des accords de paix entre les acteurs de la crise centrafricaine n’ont cessé d’être signés. Le 13 avril 2007 un accord de paix a été signé entre le gouvernement centrafricain et l’UFDR à Birao. Celui-ci prévoit une amnistie pour l’UFDR, sa reconnaissance en tant que parti politique et l’intégration de ses combattants dans l’armée. Le 21 juin 2008 il y a eu signature de l’accord global de paix sous la médiation du Président gabonais agissant en tant que Président du Comité ad hoc dans l’espace CEMAC sur les questions centrafricaines entre le Gouvernement de la République centrafricaine d’une part et les Mouvements politico-militaires centrafricains d’autre part. Le 3 juillet 2009 il eut une autre signature de l’acte d’adhésion au processus de paix en République centrafricaine à Syrte en Lybie par le FDPC sous les bons offices du Président Libyen.

 

Ces arrangements politiques n’ont fait que profiter à Jean-Jacques Demafouth au lendemain du dialogue politique inclusif puisque SELEKA menace depuis le 17 décembre 2012 de renverser le pouvoir de François Bozizé. Le schéma est connu  en République centrafricaine : accords de paix, pardon, dialogue politique. Il s’agit d’un perpétuel recommencement.


La reprise des hostilités : SELEKA

 

SELEKA est une coalition composée de trois groupes rebelles : la CPSK (Convention Patriotique pour le Salut wa Kodro), la CPJP (Convention des Patriotes pour la Justice et la Paix) et l’UFDR (Union des Forces Démocratiques pour le Rassemblement). SELEKA n’a de réelles visées séparatistes ou  révolutionnaires.


Qui soutient SELAKA ? Quelle est sa capacité de nuisance ? Quel est son objectif ? N’est-ce pas  que les soutiens de SELEKA sont dans l’actuel pouvoir de Bangui si l’on se rappelle le cas Charles Massi ?

 

La principale revendication de SELEKA reste et demeure l’application de l’Accord de Libreville notamment le DDR pour Désarmement, Démobilisation et Réintégration. 

Mais, il n’y a pas de raison de nier l’affaiblissement de l’Etat centrafricain. Face à l’échec du Gouvernement de François Bozizé à promouvoir et à garantir le bien être et le bien vivre de sa population, l’analyse de la situation permet de comprendre les formes que l’Etat centrafricain revêt : déflation, dépérissement, déliquescence, éboulement, évanescence et faillite, crise de l’Etat tout court sont autant des caractéristiques de l’Etat centrafricain impuissant à remplir  ses fonctions les plus élémentaires.

 

La République centrafricaine a besoin de sécurité

 

La République centrafricaine ne mérite pas de ployer sous le poids des hostilités. Il y en a des centrafricains qui sont nés, grandis et même morts par et dans les conflits qui affectent la République centrafricaine. En République centrafricaine, l’insécurité évoque la peur, l’angoisse devant l’absence de paix et de tranquillité sociales. Cette menace sur les personnes et leurs biens vient d’une absence ou d’une insuffisance de protection assurée par l’Etat. Les acteurs du dialogue passé sont toujours les protagonistes des hostilités d’aujourd’hui.

 

Aussi quelle empreinte les différents soulèvements militaires vont-ils laisser dans l’histoire de la République centrafricaine ? Est-ce que ce seront les cadavres, le sang des concitoyens ou des actes de destruction des biens des particuliers et des biens publics ?


Alors, il faut comprendre  que la paix se trouve dans l’application consciente et le respect scrupuleux des accords et des  engagements régulièrement conclus. Les acteurs de la crise centrafricaine ont parcouru des milliers de kilomètres pour aller chercher des facilitateurs afin de régler cette crise. Les émissaires africains ou d’autres pays, malgré leur bonne volonté, ne peuvent aboutir. Ils doivent faire face à un océan de mauvaise foi et de manque de patriotisme des leaders politiques et du Gouvernement centrafricains. Les acteurs de la crise centrafricaine ont conscience que la résolution de ladite crise passe par les Centrafricains eux- mêmes. Il appartient à la République centrafricaine de faire des plans de sortie de crise d’abord avec ce qu’elle a. Le monde ne la laissera pas toute seule. Il va forcément aider la République centrafricaine. C’est dire que la paix en République centrafricaine, c’est d’abord l’affaire des Centrafricains eux-mêmes.

 

Pour atteindre cet objectif, il a donc été nécessaire de dresser un bilan des causes de l’instabilité : les soulèvements militaires, l’armée, la situation de l’extrême pauvreté, la porosité des frontières, la libre circulation des armes, l’absence du multipartisme, l’absence du dialogue, l’absence de compromis...bref, tous les ingrédients sapant les fondements de l’Etat de droit et de la démocratie.

 

Dès lors, il est possible d’envisager un accord selon  différentes perspectives : les types de sujets à aborder, la finalité de l’accord et son champ d’application matériel.

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23 décembre 2012 7 23 /12 /décembre /2012 01:42

 

 

 

Saragba Franck

 

 

La pagaille politico militariste qui prévaut sur l’ensemble du territoire national résulte d’un savoir faire initié naguère par un général, chef d’état major des armées de son Etat, aujourd’hui, président de la République. Suppôt légataire d’un « pseudo sursaut patriotique « au nom duquel la fétide ivraie avait été ensemencé par inadvertance en lieu et place de la bonne graine nourricière.


Latente putréfaction du régime politique en place qui allait crescendo au lendemain du 15 mars 2003, ce, malgré les nombreuses interpellations et autres tentatives de réconciliation aussi bien de la part de l’opposition démocratique que des groupes armés par le dialogue politique sont  restées vaines. Si le régime en place avait appliqué les recommandations du dialogue politique inclusif, nous n’en serions pas là.


A vouloir jouer trop au malin, voilà que toute la fétide puanteur de linges sales qui devraient se laver en famille se répand  au-delà de nos frontières. S’étale alors au grand jour les limites d’un régime politique aphone, entretenues par d’insouciants opportunistes prédateurs à la tête desquels se trouve un président incompétent et impopulaire de surcroît  va-t-en guerrière. Pendant que la généreuse population meurt par milliers dans l’indifférence générale des gouvernants et de la communauté internationale.


Bozizé doit admettre qu’il a échoué au bout de dix années, Il doit s’en aller.


Parce qu’il a voulu gouverner seul contre tous, le général Bozizé, en tant que chef politique, chef militaire, chef religieux  aura été le principale responsable du chaos instauré dans notre pays ces dix dernières années.


On aura beau accuser les régimes qui l’ont précédé  ou encore les groupes armées de tous les maux dont souffrent notre pays mais il va falloir reconnaitre que lorsque l’on accède au pouvoir de l’Etat, c’est toujours et normalement avec un projet de société dans le but d’améliorer les conditions d’existence de ses concitoyens, du développement de son pays. En fait, faire mieux que le régime qui  a précédé le vôtre, or, il faudrait se rendre à l’évidence que ce n’est pas le cas aujourd’hui. Quel est ou quels sont concrètement les projets réalisés par le régime en place  au bout de ces dix années ?


Le régime en place a repris toutes les tares et autres dysfonctionnements des précédents régimes qui ont eu à gouverner notre pays depuis plus de cinquante ans pour les perfectionner en un système destructeur performant. L’impôt de capitation de triste mémoire,  combien impopulaire auprès de nos concitoyens  a failli même faire son retour en ce moment de crise où la plupart des centrafricains se contentent d’un repas par jour. Les  maux dont souffraient nos concitoyens sous les précédents régimes ont été élevé à une puissance exponentielle.


 À quoi donc a servi le changement de régime dix ans après ? Bozizé doit admettre qu’il a échoué sur toutes les lignes au bout de ces dix années par conséquent il doit s’en aller. À ce moment-là, il faudrait avoir la dignité et l’honnêteté de s’arrêter avant qu’il ne soit trop tard. D’autant plus que le régime en place a pu disposer seul de tous les pouvoirs en même temps qu’il a bénéficié  de plus d’aides financières et techniques octroyées généreusement par des pays amis et des organismes internationaux qu’aucun autre régime n’a obtenu auparavant.


Le jeu indigne et dangereux que joue le général Bozizé.

 

Vassalisé  et redevable du président Tchadien pour l’avoir installé au pouvoir, le général centrafricain a du mal à s’émanciper de ce tutorat  encombrant qui lui impose de plus en plus ses diktats à la limite du supportable au point que le pays tout entier en pâtit. N’hésitant plus à s’immiscer  directement dans les affaires intérieures de la Centrafrique au point de saborder l’autorité de Bozizé dans son propre camp. Les centrafricains savent que c’est Deby qui préside à Bangui et qu’il ne lâchera pas ce dernier tant qu’il ne n’obtiendra pas de garantie sur la non exploitation du pétrole centrafricain pour au moins une vingtaine d’année. Auquel cas, Deby se chargera de trouver un homme de paille, ces assoiffés de pouvoir  du même acabit que le premier, prêt à vendre le pays  parmi l’opposition centrafricaine ou la rébellion pour refaire  encore aux centrafricains le même coup du « sursaut patriotique », et le tour est joué. Si des raisons inavouables comme l’exploitation du pétrole centrafricain lie le général Bozizé et le transforme en homme lige et les centrafricains en sous -hommes, alors l’histoire retiendra que Bozizé à jouer avec la vie de la Nation juste pour préserver un semblant de pouvoir. Ce qui constituerait un crime imprescriptible pour des générations. Pourquoi ne reprend t-il pas sa liberté en composant avec ses frères de l’opposition dans le but de quitter dignement le pouvoir pendant qu’il est encore temps ?  En composant sincèrement avec l’opposition démocratique, la société civile et la coalition SELEKA , il desserrera inévitablement l’étau de Deby qui l’étouffe et agace sérieusement les centrafricains. À l’opposition de lui garantir sa sécurité. Ne dit-on pas  que les affaires sales se lavent en famille ? Préfère t-il remettre son destin encore entre les mains de Deby qui n’a cessé de l’humilier  afin de le rendre impopulaire auprès des siens ?  Jusqu’où Bozizé est t-il prêt à accepter les diktats de Deby et à aller contre le peuple centrafricain ?

 

Aux abois et pour préserver son illégitime pouvoir décrié de toute part qui est plutôt sur la fin, le général cinq étoile fais recours à de vieilles recettes de dictateurs.

 

Chantages, menacent ou nominations complaisantes pleuvent de toute part au lieu de jouer à l’accalmie en ouvrant le débat et les négociations avec ses frères de l’opposition démocratique, de la société civile ainsi qu’avec ceux de la coalition SELEKA afin de trouver une issue heureuse. Le régime s’entête à désigner à tort soit les membres de l’opposition démocratique comme responsables de l’échec de son régime, soit des personnes anonymes qui sont accusés de vouloir faire un coup d’état. Arbitrairement arrêtés, ils croupissent désespérément dans la prison politique de Bossembele. À moins que ce soient les rebelles qui sont réunis au sein de la coalition SELEKA pour revendiquer leur dû suites aux différents accords signés qui sont indexés. Pire, le régime en place n’hésite pas à organiser ces derniers jours une marche de soutien à son régime en payant et livrant des jeunes désœuvrés contre la France et contre l’union Européenne avec pour consigne de mettre le feu aux drapeaux respectifs. Un acte condamnable qui démontre une fois de plus la mauvaise foi d’un régime ingrat à bout de souffle, incapable de remettre de l’ordre d’une manière rationnelle dans ses propres rangs mais toujours prompt à trouver des boucs émissaires ici et là.

 

Franck SARAGBA

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