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24 juillet 2012 2 24 /07 /juillet /2012 00:56

 

 

 

Réseau des journalistes pour les Droits de l’homme en République Centrafricaine (RJDH-RCA)

Bangui : Les bouchers renouvellent leur grève et toujours pas de viande de bœuf sur le marché

 boucherie à Bouboui

 

Bangui, 23 juillet 2012 (RJDH) – Les bouchers de Bangui ont décidé de reconduire la grève qu’ils ont entamée depuis le vendredi 20 juillet, pour exiger du gouvernement ‘’l’unification du marchés à bétail de  Bouboui à 45 kilomètre sur la route de Boali (nord-ouest) avec  celui de Dokpa à 22 kilomètres, sur la route de Damara (nord).

La décision de renouveler le mouvement de grève a été prise ce matin au cours d’une assemblée générale tenue ce lundi 23 juillet au siège de la Fédération nationale des éleveurs de centrafricains (FNEC) à Bangui avec les mêmes revendications, à savoir l’unification des deux marchés à bétail qui complique leur travail, la baisse des taxes et la réglementation des contrôles militaires sur les barrières.

« Si le gouvernement veut qu’on reprennent nos activités, ils faut que nos revendications soient prises en compte. Nous avons trop souffert. Nous allons tout faire pour que nos décisions soient respectées », a expliqué Moïse Edmond Houlzia, secrétaire général de l’association nationale des bouchés centrafricains.

Nestor Ngbambissi, boucher au marché central, explique qu’ils sont souvent victimes de violence de la part des forces de l’ordre en poste sur les barrières. Et Les taxes sont chères.

La grève des vendeurs de viande de bœuf a une répercussion sur l’alimentation de la au sein des ménages. Plusieurs femmes se plaignent de la quasi inexistence de la viande de bœuf sur les marchés de la capitale.

« Ce matin, j’ai parcouru quelques marchés, mais je n’ai pas trouvé la viande de bœuf. Je suis obligée de faire recours aux chenilles. Notre droit à  alimentation est menacée », a  déploré Yvette Ngatoua, une femme rencontrée au marché combattant.

Cependant l’association des bouchers se dit prête à discuter avec le gouvernement pour trouver les possibilités d’une sortie de crise.

Depuis le transfert du marché à bétail de PK 13 de Bangui à 45 kilomètres de Bangui, une sorte de bras-de-fer oppose les marchands de bœuf, les bouchers et le  gouvernement.

 

Bouar : Environ 18 ponts hors d’usage

 pont-ur-la-route-de-Sibut-Damara.JPG

Bouar, 23 juillet 2012 (RJDH) – Au total 18 ponts qui relient la préfecture  de la Nana-Mambéré (ouest)  à celle de l’Ouham-Péndé, sur une longueur de 105 kilomètres se sont affaissés en raison des pluies.

La population des villages situés sur ces axes,  en passant par le village de Wantiguéra à 17 kilomètres de Bouar, a des difficultés pour s’approvisionner en produits de première nécessité à cause des transports rendus difficile par l’affaissement de ces ponts.

Les véhicules de transport en commun sont obligés de passer par la sous- préfecture de Bossembélé, situé dans la préfecture de l’Ombella-M’poko avant de rejoindre les grandes villes où se tiennent les marchés hebdomadaires. Certains camions contournent par  Bocaranga (120 kilomètres sortie Nord du), pour arriver à Bozoum.

L’adjoint au maire de la commune de Bival-Bilée, Gaston Namsana, a précisé que ce tronçon a été tracé avant l’indépendance. Depuis lors, Il n’a été réhabilité qu’une seule fois en 1984.

« Les véhicules qui vont au marchés hebdomadaires à 45 kilomètres de la ville de Bouar circulent difficilement. Certains passent même des jours dans la brousse », a-t-il ajouté.

 

Bangui : Le personnel d’Aviation Handling Service demande le départ de son directeur

aeroport Bangui Mpoko

 

Bangui, 23 juillet 2012 (RJDH) – Le personnel de la société Aviation Handling Service qui offre une prestation en matière de fourniture de services, d’assistance en escale aux exploitations et usagers de  transport aérien, à l’aéroport Bangui M’poko, s’est soulevé ce matin contre le directeur général, le sénégalais Adama Mboup, pour ‘’ licenciement abusif’’.

Les employés ont  a observé un sit-in pour exiger le rapatriement d’Adama Mboup, qui selon eux, a déjà licencié en mois d’un an de fonction, cinq personnes sans motif évident. D’après les informations recueillies auprès des manifestants, les directeur général aurait annoncé une deuxième vague de licenciement dans les prochains jours, d’où la colère des employés.

« Nous travaillons dans un secteur très sensible. Avec cette nouvelle révélation du directeur, un employé visé par cette mesure peut bien favoriser le passage de bagage dangereux dans les vols, si on lui propose une petite somme, ce qui est dangereux pour les passagers », a souligné un employé sous couvert de l’anonymat.

Le directeur général de la société, Adama Mboup, indexé par son personnel, n’était pas disponible pour répondre aux questions du RJDH qui voulait avoir sa version des faits.

Ce sont les éléments de la gendarmerie nationale et ceux de la sécurité aéroportuaire qui ont calmé la tension en demandant aux manifestants de trouver un cadre de négociation. Toutefois, le personnel donne une durée de cinq jours au directeur général de la société pour revenir sur sa décision.

Signalons qu’Aviation Handling Service est société de prestation de services à l’aéroport Bangui M’ poko, notamment en matière d’assistance en escale aux exploitants et usagers du transport aérien. Elle s’occupe aussi du transport de passagers sur le tarmac vers le terminal, de la gestion des infrastructures et/ou équipements aéroportuaires, des opérations d’affrètement de marchandises, de manutention, de transport et de représentation.

Mbaïki : Des chefs de villages arrêtés pour justice populaire de leurs administrés

 

Mbaïki, 23 juillet 2012 (RJDH) – Les chefs des trois villages où  une femme accusée de sorcellerie a été victime d’une justice populaire, ont été arrêtés le lundi 23 juillet et gardés à vue à la brigade territoriale de Mbaïki (sud).

Il s’agit des  chefs des villages Bouchia, Ndongo, Boyoba. Ils ont été interpellés suite à une plainte  déposée par une organisation humanitaire.

D’après les informations livrées par le procureur de la République près le tribunal de grande instance de Mbaïki, Thierry Hilaire Widémona, bien que leur culpabilité ne soit  pas encore prononcée, ces chefs de village ont été arrêtés afin qu’ils dénoncent les vrais incitateurs de cette agression qui a occasionné la mort de la victime.

« Cet acte est le 50ème cas d’agression traité au parquet du tribunal de grande instance de Mbaïki depuis ces deux dernière années », a précisé le procureur Ouidémona.

Une enquête est ouverte et suivie par le Commandant de la brigade de gendarmerie de Mbaïki, l’officier de police judiciaire, Anatole Lambassou.

Une femme âgée dans la soixantaine, accusée de sorcellerie, a été victime d’une agression physique. La femme a été récupérée et  prise en charge par les Sœurs de la  Charité de l’église catholique de Sainte-Jeanne d’Arc de Mbaïki avec l’aide du Conseil danois pour les Réfugiés. La victime a succombée la semaine dernière.

Bambari : La population éprouve un problème sanitaire

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Bambari, 23 juillet 2012 (RJDH) – Au total cinquante enfants âgés de 0 à 5 ans sont décédés des suites de diarrhée à cause du  manque de soin. De même et  17 adultes ont trouvé la mort de janvier à juillet au village de Gboyo, situé à 120 kilomètres de la ville de Bambari, (centre), a indiqué Gilbert Yakossé, maire de la commune Haute-Baïdou.

« La population du village de Gboyo est estimée à 14 150 personnes, mais on y trouve aucun centre de santé », a déploré  Gilbert Yakossé qui donne l’exemple des malades de tuberculose et du VIH/Sida qui parcourent entre 60 à 120 kilomètres pour aller chercher les médicaments.

Face à cette situation, pour se faire soigner, poursuit la même source, la population est contrainte soit d’acheter des médicaments vendus sur le marché soit de se référer à la médecine traditionnelle.

Interrogé sur la situation, Chamberlain Bama, médecin chef de l’hôpital préfectoral et universitaire de Bambari, a fait savoir que  le manque financement et du personnel qualifié seraient à l’origine de la non création du centre de santé dans certains  villages.

En dehors des difficultés d’accès aux soins, s’ajoute aussi le problème d’eau potable et d’infrastructures routières. «  Il n’y a aucun point d’eau potable dans le village, les routes qui mènent à Bambari sont en mauvais états »,  a-t-il ajouté.

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23 juillet 2012 1 23 /07 /juillet /2012 00:46

 

 

 

 

 

Réseau des journalistes pour les Droits de l’homme en République Centrafricaine (RJDH-RCA)

 

Bangui : Quatre nouveaux évêques pour l’Eglise catholique de Centrafrique

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Bangui, 22 juil. (RJDH)–Les quatre évêques nommés en mai dernier par le pape Benoit XVI vont être consacrés ce dimanche 22 juillet par le cardinalFernando Filoni. Porteur d’un message du Pape pour l’occasion, celui-ci pense que la nomination de ces évêques est la marque de l’attention que porte le Saint-Père à l’Eglise de Centrafrique.

 « Nous voulons que l’Eglise de Centrafrique réponde aux besoins du peuple de Centrafrique, catholique ou non, en communion avec la vie de l’Eglise d’Afrique. Dans son document sur la conclusion de synode des évêques d’Afrique, le pape Benoit XVI invite les diocèses d’Afrique à participer au développement moral, spirituel, politique-social du continent. L’Église de Centrafrique doit aussi répondre à cet appel du Saint père », a-t-il expliqué à Radio Notre Dame.

Pour lui, la crise qui a secoué l’Eglise catholique centrafricaine à un moment donné doit servir d’expérience. « Toute crise est une expérience pour devenir plus adulte dans la croissance et nous pensons que les quatre évêques que le Saint Père a nommés est la réponse concrète du futur pour le futur du pays, je crois qu’ils vont répondre aux besoins du peuple », a ajouté la Cardinal Fernando Filoni.

Pour la chrétienté de Centrafrique, c’est un évènement de grande importance, a dit le vice coordonnateur du comité d’organisation de l’ordination épiscopale, Sébastien Kohepedere qui se réjoui de cet événement.

Les évêques qui seront consacrés ce dimanche sont Mgr Dieudonné Nzapalainga, archevêque de Bangui, Mgr Denis Koffi Agbényadzi, évêque de Berberati, Mgr Nestor-Désiré Nongo Aziagbia, évêque de Bossangoa et Mgr Cyr Nestor Yapaupa, prêtre diocésain et évêque coadjuteur d’Alindao.

 

Birao : Les établissements scolaires manquent d’enseignants

Birao, 22 juil. (RJDH)–La plupart des établissements scolaires de la préfecture de la Vakaga (Nord) n’ont pas d‘enseignants qualifiés pour l’encadrement des enfants. A cela s’ajoute le manque d’eau potable et de centre de santé approprié.

C’est le cas du village de Boura situé à 25 km de la ville de Birao. Depuis quatre ans, les enfants ne vont pas à l’école. « Nous nous demandons pourquoi les enseignants qui sont affectés à Birao n’arrivent pas. Nous avons des enfants qui ont besoin d’éducation mais qui sont abandonnés à eux-mêmes. Pire encore, le village de Boura n’a pas d’enseignants », déplore Kapa-Ekoutou, chef de dudit village.

« Il y’a ici plus d’une centaine d’enfants en âge de scolarisation et qui ne peuvent pas aller à l’école parce qu’il n’y pas d’enseignants. Il faut que le gouvernement nous vienne en aide pour la construction des établissements scolaires et nous envoie des instituteurs pour encadrer nos enfants », poursuit-il.

Mais il n’y a pas que le secteur de l’éducation qui souffre. Dans le village de Goura, il y a un poste de santé qui est dépourvu de personnel. L’eau potable manque aussi. « Ici la population consomme l’eau de puits qui n’est même pas traitée », ajoute Kapa-Ekoutou.

Mbaïki : Deux jeunes filles agressées par des bandits

Mbaïki 21 juil (RJDH)–Deux jeunes filles habitant au village de Ndongo, à 18 km de la ville de Mbaïki (sud), et qui rentraient du marché de Mbaïki après avoir vendu leur marchandise, ont été agressées par deux brigands, le lundi 16 juillet.

D’après les témoignages recueillis, les victimes ont été interpellées par deux hommes dans un village où il n’y avait presque personnes, la majorité de la population étant partie à la cueillette de chenilles. Devant leur résistance, les deux hommes ont brutalisé les jeunes filles et les ont violées. Après le forfait, elles se sont présentées chez le chef du village de Ndongo. Celui-ci a  alerté la  gendarmerie territoriale de Mbaïki. Une enquête est ouverte pour retrouver les auteurs de cet acte.

« Le banditisme, le braquage et la violation des droits humains, sont fréquents dans le secteur. Il est d’importance que les autorités administratives locales veillent sur la sécurité de la population de la sous-préfecture de Mbaïki en général et celle du village de Ndongo en particulier », a suggéré Séraphin Potolo chef du village dudit village.

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21 juillet 2012 6 21 /07 /juillet /2012 02:16

 

 

 

 

 

 

Réseau des journalistes pour les Droits de l’homme en République Centrafricaine (RJDH-RCA)

 

Ndélé : Un camp safari attaqué par des éléments de l’UFDR

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Ndélé, le 20 juillet 2012 (RJDH) – Des éléments de l’Union des forces démocratiques pour le rassemblement (UFDR), basés dans le village de Léméné (nord-est), ont attaqué, le lundi 16 juillet, le camp safari de Christophe Lomé, à 22 kilomètres de la base militaire de Ndélé.

Selon les informations rapportées,  ces éléments, au nombre de  quatre,  ont tiré des coups de feu en l’air avant de s’attaquer au camp et de forcer le conteneur pour le vider de tous ses biens.

Au moment de quitter les lieux,  les rebelles ont été attaqués par un buffle du safari. La bête a ainsi réussi à maîtriser l’un des rebelles, qui a ensuite été arrêté par le personnel du safari.

Alertés, les éléments des forces armées centrafricaines et les pisteurs du safari se sont rendus au village Léméné pour arrêter les autres malfaiteurs. Ils ont été ramenés à  Ndélé, le jeudi 18 juillet.

« Ces éléments sont maintenant à la disposition de la gendarmerie pour des poursuites judiciaires », a précisé Thierry Mokite, le procureur de la République, auprès du tribunal de grande instance de Ndélé, interrogé ce vendredi 20 juillet par le RJDH.

Un autre élément  complice, cité  par les malfaiteurs arrêtés, a également été appréhendé, ce vendredi 20 juillet. « Au lieu de quatre, précise le procureur, ce sont cinq rebelles qui sont maintenant aux arrêts ».

 

Ndélé : Des hommes en armes terrorisent la population

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Ndélé, le 20 juillet 2012 (RJDH) – Les habitants du village de Sangba carrière (nord-est) ont été victimes, le samedi 14 juillet, d’exactions de certains éléments de la rébellion de l’Union des forces démocratiques pour le rassemblement (UFDR).

 « Ils ont exigé de chaque ménage une somme de 1000 FCFA. Ils nous ont également réclamé de la nourriture. Tous nos biens ont été emportés par ces hommes en armes »,  a témoigné un habitant du village de Sangba, sous le couvert de l’anonymat.

Dans le village de Ngoumbre, ces hommes en armes ont brûlé deux maisons. Ils ont aussi tiré des coups de feu en l’air. Informées de la situation, les forces de l’ordre sont accourues sur les lieux. Des affrontements entre les deux groupes se sont produits. Les forces de l’ordre ont finalement capturé les rebelles.

« Ces affrontements ont provoqué la panique au sein de la population, qui a  pris la fuite. Certains ont gagné les villages avoisinants; d’autres ont pris le chemin de la brousse », a expliqué une habitante du village.

Des armes de guerre et de chasse ont été saisies. Ces hommes se trouvent actuellement à la gendarmerie de Ndélé.

 

Mbaïki : Retour possible du choléra dans la Lobaye

 

Mbaïki, le 20 juillet 2012 (RJDH) – Les villages de Sébalé, Linga et Batalimo (sud), qui manquent d’eau potable et de latrines, en plus de souffrir d’insalubrité, pourraient connaître de nouveaux épisodes de choléra. C’est du moins l’avis, exprimé le 15 juillet, par le technicien supérieur de santé de l’antenne de l’ONG internationale Merlin, à Mbaïki.

« Le retour du choléra est probable dans la Lobaye », a observé le technicien supérieur de santé.

Selon ses explications, « la population vivant sur les rives du fleuve Oubangui l’utilise pour faire le ménage, la lessive et pour l’eau de consommation. Les habitants vont dans la forêt ou même dans le fleuve pour se soulager », a-t-il ajouté.

S’il y avait pandémie de choléra, il faudrait alors une période de cinq ans de lutte pour en venir à bout, a précisé la même source.

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20 juillet 2012 5 20 /07 /juillet /2012 02:24

 

 

 

Réseau des journalistes pour les Droits de l’homme en République Centrafricaine (RJDH-RCA)

Obo : Des éleveurs centrafricains expulsés à nouveau du Congo Démocratique

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Obo, le 19 juillet 2012 (RJDH) – Les autorités de la commune de Banda, en République démocratique du Congo (RDC), ont une fois encore chassé de leur territoire des éleveurs centrafricains, le lundi 9 juillet. 

« C’est la 3ème fois que nous sommes chassés de la République démocratique du Congo. Les autorités de Banda, au sud-est de la RDC, nous ont traités de pisteurs et de rebelles de Joseph Kony. Ils ont menacé de nous attaquer si nous insistions pour rester », a déploré Hardo Tchukao Ibro, chef des éleveurs.

Selon lui, « les autorités de la RDC nous ont déclaré qu’elles peuvent nous recevoir dès que la LRA n’existera plus »

Pour l’instant, ces éleveurs se sont regroupés dans le village de Bazigbiri, à 65 kilomètres de la ville d’Obo (est), sur les rives du fleuve Mbomou, a précisé le chef des éleveurs.

Bambari : La commission épiscopale dénonce les exactions sur la population

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Bambari, le 19 juillet 2012 (RJDH) – La commission épiscopale Justice et paix a dénoncé, le mardi 19 juillet, la recrudescence des exactions par les forces de l’ordre aux barrières et aux postes de contrôles dans la préfecture de l’Ouaka (centre-est).

Dans une lettre adressée aux autorités militaires et administratives, la commission note et déplore une augmentation du rançonnage de la population par les forces de l’ordre dans les cinq sous-préfectures du territoire.

Par ailleurs, la commission souligne que la protection des citoyens a cédé la place à la violation des droits de l’homme et de la libre circulation des personnes et des biens.

Selon cette commission, sur les cinq barrières que compte la sous-préfecture de Bambari, tous les conducteurs de véhicules et de motocyclettes,  de même que les piétons, ont l’obligation de payer un droit de passage dont le montant varie selon la tête du passager.

Les paysans qui rentrent des champs, ajoute la commission, ont l’obligation de déposer du bois de chauffe à chaque barrière, ce qui correspond à une somme de 100 FCFA

Au village de Ndassima, une zone minière, les contreventions se payent, par ailleurs, avec des grammes d’or. La qualité et les quantités de ces pierres précieuses, exigées par des agents des forces de l’ordre, varient selon la gravité des infractions.

La commission Justice et paix demande aux forces de l’ordre de cesser les exactions sur la population et de consolider la paix, la justice et les droits humains.

 

Mbaïki : OCDH lance un appel pour bannir la justice populaire

Mbaïki, le 19 juillet 2012 (RJDH) – Le président de la sous-section de l’Observatoire Centrafricain des droits de l’homme (OCDH) de la préfecture de la Lobaye (centre-sud), réagissant à la mort, le mercredi 18 juillet, d’une  femme soupçonnée de sorcellerie, lance un appel à la mobilisation pour le respect des droits de l’homme.

« Nous lançons  un appel aux partenaires au développement d’appuyer les associations œuvrant pour la défense des droits de l’homme », a souhaité Bruno Ndongo.

Cette aide va nous permettre de bien mener notre mission pour la restauration des droits de l’homme et pour bannir la justice populaire.  Une large campagne de sensibilisation  à l’endroit de la population sur le respect des droits de l’homme serait nécessaire, selon lui.

Nola : La population prête à contribuer pour lutter contre le choléra

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Nola, le 19 juillet 2012 (RJDH) – La population du quartier Alombé3, à Nola, s’engage à lutter contre le choléra. Pour ce faire, elle entend traiter les eaux de sources et se dit prête à verser une contribution par ménage. C’est l’engagement pris au sortir d’une rencontre du chef du quartier et des habitants, le 18 juillet, au domicile du chef.

 « Pour lutter contre cette maladie, chaque ménage devra cotiser 4000 FCFA. Cet argent sera versé aux ONG locales, comme ICDI et Action contre la faim (ACF), pour la  réhabilitation des points d’eau malpropres », a expliqué Jean-Noël Ndoumbé-Mélé, chef du quartier Alombé3.

L’occasion a aussi permis au chef du quartier de faire la restitution d’une réunion tenue plus tôt avec le docteur Patrick Gamba sur la prévention et la lutte contre le choléra.

«  Les ONG de la localité doivent soutenir la population de la sous-préfecture de Nola, en général, et celle du quartier Alombé3, en particulier », de conclure le chef du quartier.

 

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18 juillet 2012 3 18 /07 /juillet /2012 23:14

 

 

Réseau des journalistes pour les Droits de l’homme en République Centrafricaine (RJDH-RCA)

Obo : La sécurité s’améliore au tour de rayon de 25 km de la ville d’Obo

 RCA sud Est

Obo, le 18 juillet 2012 (RJDH)- La sécurité autour de la ville semble s’améliorer, si l’on en croit le compte rendu de la réunion de sécurité, ce mercredi 18 juillet, au camp des forces armées américaines basé à Obo. 

« La sécurité est revenue dans les villages. La population peut circuler librement à l’intérieur d’un rayon de 25 kilomètres du centre-ville d’Obo, sans crainte », André Zalongo, doyen des chefs de quartiers et de villages, également chef de groupe du centre-ville.

En tout, 27 chefs de quartiers, de groupes et de villages, ainsi que quelques notables de la ville, ont pris part à la réunion hebdomadaire dirigée par le sergent Josh, des Forces américaines.

Les chefs présents à la réunion soutiennent que la sécurité est revenue  au centre-ville, mais pas au-delà de 50 kilomètres. Le village de Magoussou, situé à 45 kilomètres de la ville, vit encore dans l’insécurité. « Chaque samedi, les éléments de la LRA sortent dans les champs. Il y a un groupe de 7 à 10 personnes qui sillonnent encore les champs », a indiqué le sergent américain.

« Pour que la sécurité revienne définitivement, il faut augmenter le nombre des éléments de la force  armée centrafricaine pour couvrir tous les villages », a souhaité le militaire américain.

Selon lui, l’armée centrafricaine effectue en ce moment des exercices dans la ville d’Obo sur la façon de déceler un adversaire infiltré dans un milieu, sans pour autant faire du mal à la population.

La prochaine réunion de sécurité est prévue pour 1er août.

Obo : Un accident de circulation fait une trentaine de blessés

 

Obo, le 18 juillet 2012 (RJDH)- Un accident de circulation, survenu le mardi 17 juillet au village de Nguili-nguili, à 12 kilomètre de la ville d’Obo (sud-est), a occasionné des blessures à 29 personnes qui se trouvaient à bord d’un véhicule qui s’est renversé.

Les blessés sont actuellement hospitalisés au centre de santé des forces armées ougandaises. Parmi ces blessés, deux personnes sont dans un état critique tandis que deux autres ont subi une fracture aux bras. Les autres occupants du véhicule n’ont subi que des blessures légères.

D’après les informations rapportées par Radio Zéréda, le chauffeur du véhicule voulait prendre un tournant pour aller à la base de Nguili-nguili. Le véhicule aurait basculé, renversant tous ceux qui étaient à l’intérieur.

Le   véhicule appartient aux forces  ougandaises. Il avait quitté Mboki pour revenir à Obo, après avoir  ravitaillé en vivres les éléments basés à Djéma.

Une équipe d’infirmiers militaires de l’armée américaine a été dépêchée  au centre de santé des forces de l’armée ougandaise pour  s’occuper des blessés.

Kabo : L’ONG internationale Solidarité offre un parc à bétail pour les éleveurs

 Carte-Centrafrique-Tchad

Kabo, le 18 juillet 2012 (RJDH) – Un parc à bétail construit par l’ONG internationale Solidarité a été inauguré, le samedi 14 juillet, par les autorités administratives de la sous-préfecture de Kabo (nord).

« C’est la première fois dans l’histoire de la sous-préfecture qu’un parc à bétail est installé. Cela nous permettra de garder et de vendre les bœufs sur place et d’éviter les conflits entre les éleveurs et les cultivateurs », a déclaré Abdel Afis, maire de la ville de Kabo.

Il ajoute que « cela va favoriser le retour des éleveurs qui ont quitté la ville, après les exactions des éléments de la rébellion de Baba Ladé ».

Le maire affirme aussi que « toutes les dispositions seront prises en collaboration avec les agents des forces de  l’ordre pour sécuriser les  éleveurs. Car l’élevage fait partie de l’économie de notre pays ».

Kabo : Un jeune homme tué à coup de machette par son frère ivre

Kabo, le 18 juillet 2012 (RJDH)- Un homme âgé de 35 ans a tué son frère à coup de machette, après avoir bu de l’alcool de traite, le samedi 14 juillet, au quartier Kabo 1 (nord).

L’homme, qui a d’abord semé le désordre autour de lui, s’est ensuite rendu chez lui où il a voulu poignarder sa mère. Témoin de la scène, le petit frère de l’homme, âgé de 25 ans, a voulu s’interposer. L’homme lui aurait porté un coup de machette à la tête. La victime aurait succombé à sa blessure.

Selon plusieurs témoins, l’individu armé en question était dans un état d’ivresse. Il  menaçait tout le monde avec un couteau et une machette sur son passage. Ne  voyant  plus personne devant lui,  il est reparti chez lui. C’est là qu’il aurait tué son petit frère.

Une source qui a requis l’anonymat affirme que  cet homme a l’habitude de menacer les gens avec une arme blanche chaque fois qu’il est ivre.  « Dieu merci, a dit cette source, il est arrêté. Il constituait un danger pour la population ».

Une source proche de la gendarmerie affirme que « la culture de la violence est très élevée dans la sous-préfecture de  Kabo et que l’homme en question est actuellement en garde à vue ».

 

Kaga-Bandoro : Unicef analyse les activités sanitaires à Kaga-Bandoro

 

Kaga-Bandoro, le 18 juillet 2012 (RJDH) – Le chef du sous-bureau de l’UNICEF a organisé, les 17 et 18 juillet, une réunion d’analyse et de synthèse des activités sanitaires pour le personnel de la santé et les autorités de la sous-préfecture de Kaga-Bandoro (centre-nord).

« Nous avons la charge d’offrir des soins de santé primaire pour  mieux déceler les conditions sanitaires que traverse la population. Notre implication dans ce processus de lutte contre les maladies nous permettra de sauver les habitants des deux sous-préfectures, soit celles de Kaga-Bandoro et de Mbré », a indiqué le docteur Emmanuel Titizé, chef du sous-bureau de l’UNICEF de Kaga-Bandoro.

Cette réunion vise à faire le bilan et l’analyse des activités réalisées par 27 formations sanitaires de la préfecture de la Nana- Gribizi, du début de l’année 2011 jusqu’au 1er semestre 2012.

La réunion s’inscrit dans le cadre du projet des stratégies africaines de survie de l’enfant, appuyé par l’UNICEF pour une somme d’environ 32 000 000 FCFA.

Selon les analyses, la préfecture de la Nana-Gribizi (qui comprend les deux sous-préfectures) présente un rapport favorable pour un début de projet.

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18 juillet 2012 3 18 /07 /juillet /2012 01:05

 

 

 

 

Réseau des journalistes pour les Droits de l’homme en République Centrafricaine (RJDH-RCA)

Obo : Deux artisans miniers abattus par des militaires ougandais

 patrouille armée ougandaise

Obo, le 17 juillet 2012 (RJDH) – Deux artisans miniers âgés de 28 et 26 ans sont tombés sous les balles des forces ougandaises qui  les ont confondus avec des éléments de l’Armée de résistance du Seigneur (LRA) de Joseph Kony.  Le drame s’est produit le samedi 14 juillet, à 50 kilomètres du village de Dembia (sud-est). 

« C’est un accident qui s’est produit. Les forces ougandaises ont confondu ces artisans miniers avec des éléments de la LRA de Joseph Kony », a déclaré Ismaël Yadakoua, officié de la gendarmerie territoriale de la ville d’Obo.

Selon la même source, les  artisans étaient  au nombre de quatre.  Deux seulement  sont sortis sains et saufs de l’attaque.  Une équipe de la gendarmerie a procédé à l’inhumation des corps de deux autres dans le village  de Dembia.

 

Kaga-Bandoro : Les prisonniers manquent de nourriture

Kaga-Bandoro, le 17 juillet 2012 (RJDH) – Le manque d’accès à la nourriture pour les prisonniers de la maison d’arrêt de la sous-préfecture de Kaga-Bandoro (centre-nord) était au centre d’une réunion qui a regroupé les autorités carcérales, le samedi 16 juillet.

« Cela fait deux semaines aujourd’hui que nous n’avons pas reçu l’argent pour la  nourriture  des prisonniers. Et ceux-ci ont donc du mal à trouver de quoi  manger.  Nous sommes obligés de mettre la main à notre portefeuille pour aider ces  prisonniers », a déclaré Pépin Saint-Cyr Namboua, régisseur  de la maison d’arrêt de Kaga-Bandoro.

Pour le délégué des prisonniers, Bienvenu  Gandogo, « c’est difficile pour nous de trouver à manger. On crève de faim.  Beaucoup d’entre nous ont des problèmes sanitaires,  mais il n’y a pas de soins pour nous. Nous avons aussi le  droit  de vivre comme les autres ».

La maison d’arrêt de Kaga -Bandoro est dotée d’une infirmerie, construite le 27 janvier 2011 en vertu du  projet de renforcement de l’État de droit par le PNUD. L’infirmerie  demeure non opérationnelle.

 

Birao : L’agriculture, un moyen de lutter contre la crise alimentaire

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Birao, le 17 juillet 2012 (RJDH) – Les habitants de la sous-préfecture de Birao (nord-est) commencent à reprendre peu à peu les activités  agricoles. Certains font le petit commerce et d’autres se lancent dans la fabrication d’alcool de traite pour subvenir aux besoins de leurs familles.

 « C’est grâce à l’agriculture que j’arrive  en ce moment à nourrir mes enfants. Parfois,  je suis obligée de vendre du bois de chauffe. Pour avoir  un peu d’argent, je vais travailler dans les champs de mes voisins », a confirmé Amgana Bilal, veuve.

Selon Mahamat Nabir,  père de trois enfants,  « l’agriculture est ma principale activité. Entre temps, je produis du sorgho en grande quantité chaque année. Mais c’est l’insécurité qui me cause  du tort.  Nous allons nous remettre au travail », a-t-il affirmé.

Selon lui, le sorgho est la principale nourriture des habitants de la préfecture de la Vakaga.  Mais ce produit est devenu rare,  ces  derniers  temps, sur le marché.

La crise alimentaire dans la Vakaga touche depuis le début de mois de mai près de 45 000 personnes qui,  jusqu’à aujourd’hui, disent n’avoir reçu aucune aide alimentaire de la part des ONG humanitaires et du gouvernement centrafricain.

 

Bouar : Des douaniers saisissent du whisky en sachets en provenance du Cameroun

Bouar, le 17 juillet 2012 (RJDH) – Les  douaniers  de Béloko, dans la sous-préfecture de Baboua,  à la frontière du Cameroun et de la RCA,  ont brûlé, le lundi 16 juillet, deux cartons de sachets de whisky saisis dans le véhicule d’un commerçant  de Bouar (ouest).

 « La consommation de whisky en sachets constitue un danger grave pour la santé de l’homme », a expliqué  Joseph Ganin, technicien supérieur de santé à l’hôpital de Bouar, qui s’appuie sur une étude scientifique.

Selon un consommateur  qui  a requis  l’anonymat, «ce sont les commerçants de la ville de Bouar qui  continuent à vendre en cachette ce whisky. Ils ont l’habitude de dissimuler  les  sachets de whisky  parmi leurs marchandises pour échapper ainsi aux contrôles de la douane ».

Le ministère du Commerce a signé un arrêté en avril, interdisant la vente du whisky en sachets sur toute l’étendue  du territoire national.

 

Bangui : Trois agents de l’ordre meurent après des affrontements

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Bangui, le 17 juillet 2012 (RJDH) – Des affrontements entre policiers de la FOMAC (Force multinationale de l’Afrique centrale) et la gendarmerie de Bangui ont entraîné la mort de trois agents. Ces accrochages meurtriers sont survenus dans la nuit du 15 au 16 juillet, d’abord à la hauteur du km5 (quartier), puis au stade Vingt-mille places, à Bangui.

Un malentendu entre les agents de la FOMUC et les gendarmes serait à l’origine du premier accrochage. Après mésentente, des coups de feu ont été échangés. Un policier de la FOMUC est mort sur le coup.

Les agents de la FOMUC se seraient alors rendus au stade Vingt-mille places.  Deux gendarmes qui montaient la garde des bus de la Société nationale de transport urbain ont été abattus.

En guise de rappel, les agents de la FOMUC, agressés par un groupe de jeunes au quartier Combattant, dans le 8ème arrondissement de la ville de Bangui, auraient tué, en mars dernier, une femme qu’ils soupçonnaient d’être la mère d’un des jeunes agresseurs.

 

Bangui : Les journalistes en formation

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Bangui, le 17 juillet 2012 (RJDH) – Un atelier de formation regroupant une douzaine de journalistes de Bangui et de l’intérieur du pays propose d’utiliser la population comme source première d’information. Le procédé, appelé « crowdsourcing », ouvre des pistes de couverture intéressantes en République centrafricaine.

C’est du moins l’avis de Jérémie Soupou, coordonnateur-adjoint du Réseau des journalistes pour les Droits de l’Homme, qui co-anime l’atelier.

« À travers ce nouveau type de journalisme, on considère le public comme faisant intégralement partie  de l’information. Le public doit contribuer dans la fabrication  même de l’information », précise Jérémie Soupou.

Le co-animateur de l’atelier explique que   «le souhait est que les membres du Réseau et les radios communautaires s’approprient de tous ces outils pour changer la situation de la population qui vit des moments difficiles. Et notre vision est de rendre plus efficaces nos structures ».

L’atelier de formation, organisé par Internews en partenariat avec le Réseau des journalistes pour les Droits de l’Homme, se poursuit jusqu’au vendredi 20 juillet.

 

Bangui : Le chef de la CPJP dément les rumeurs de renonciation à la paix

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Bangui, le 17 juillet 2012 (RJDH) – Le  président du groupe  armé de la Convention des patriotes pour la justice et la paix (CPJP) dément, ce mardi 17 juillet 2012, les rumeurs selon lesquelles son groupe serait en train de dénoncer le processus de paix enclenché depuis la fin juin avec les autorités politiques de Bangui.

Brandissant le procès-verbal de la mise en place du bureau politique du mouvement de la CPJP et de son aile armée, en date du 24 février 2010 et signé à Akousroubak (nord-est), Adoulaye Issène se dit l’interlocuteur légitime de son groupe armé avec le gouvernement centrafricain.

« Ce document est une preuve que le mouvement CPJP est unique et s’engage pour la paix en Centrafrique », dit-il.

Abdoulaye Issène, qui refuse de qualifier son mouvement de rébellion, mais qui parle plutôt « de révolution de jeunes désœuvrés », lance le défi à « ceux qui envoient des tracts sur Internet et dans les journaux privés » de « sortir de leur cachette et de présenter un document établissant la crédibilité de leur soit- disant CPJP ».

En ce qui concerne les négociations pour la signature de l’accord de paix, le président de la CPJP affirme que « tout est sur la bonne voie et nous sommes disposés à faire revenir la paix dans notre pays ».

Dans un document dont le RJDH a obtenu un exemplaire, la CPJP présente sa structure composée d’un bureau de plusieurs membres, ainsi que d’une aile armée, composée aussi de plusieurs membres.

Le samedi 7 juillet, lors d’un précédent entretien avec le RJDH, le président du groupe armé de la CPJP affirmait avoir reçu « l’assurance des autorités politiques centrafricaines » pour le processus de paix.

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16 juillet 2012 1 16 /07 /juillet /2012 19:46

 

 

 

 

 

Réseau des journalistes pour les Droits de l’homme en République Centrafricaine (RJDH-RCA)    

 

Birao : Le maire de Birao appelle la population à lutter contre la crise alimentaire

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Birao, le 16 juillet 2012 (RJDH) – Au cours d’un entretien avec notre envoyé spécial, le samedi 14 juillet, le maire de Birao, Mahamat Kazimire Tandja, a  lancé un appel à la population de la préfecture de la Vakaga (nord-est) pour que reprennent les travaux  agricoles afin de lutter contre la crise alimentaire.

« Nous ne pouvons pas attendre chaque jour les humanitaires pour nous donner à manger », a précisé Mahamat Kazimire Tandja, maire de la ville.

Selon lui, la préfecture de la Vakaga est très riche en produits  agricoles.  « Nous souffrons à cause des éleveurs qui se déplacent avec leurs bœufs pendant la saison sèche. Il y a aussi l’insécurité qui empêche la population  d’aller au-delà de 50 kilomètres pour cultiver ».

« Nous devrons lutter contre la crise alimentaire.  La sécurité commence à revenir dans la région.  Nous allons prendre des mesures pour lutter contre les éleveurs qui se  déplacent pendant la saison sèche », a-t-il conclu.

 

Bangui : Vers l’implication du public dans le traitement de l’information

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Bangui, le 16 juillet 2012 (RJDH) Dix journalistes venus de Bangui et de l’intérieur du pays prennent part à un atelier de formation sur le « journalisme participatif : principes et techniques », ce lundi 16 juillet,  à l’hôtel AZIMUT, à Bangui

Organisé par l’ONG Internews, en collaboration avec le Réseau des journalistes pour les Droits de l’Homme, cet atelier de formation devrait permettre aux participants de valider une méthode originale de travail qui s’appuie sur les nouvelles technologies de l’information et de la communication, en impliquant la population dans le traitement de l’information.

« C’est une nouvelle manière pour les  médias de travailler en collaboration  avec la population. C’est aussi une façon de lui demander de faire une partie du travail que font les journalistes », a précisé Arnold Wafula, directeur du projet.

A la fin de cette formation, poursuit-il,  chaque participant sera capable d’appliquer le « crowdsourcing », qui signifie journalisme participatif, dans ses activités quotidiennes.

 

Bangui : Une pétition pour l’annulation des élections à l’université de Bangui

  Georgette Florence Koyt Debale

 

Bangui, le 16 juillets 2012 (RJDH) Une pétition est en circulation à l’Université de Bangui, demandant l’annulation des élections de l’Association nationale des étudiants centrafricains qui ont eu lieu, le samedi 14 juillet.

« Nous, membres de la coalition N°3, avons rédigé cette pétition pour faire voir que ce bureau  est imposé aux étudiants. Il n’est pas crédible », a déclaré un membre de la coalition.

Pour le président du comité d’organisation des élections, les étudiants en lice sont libres de déposer leur recours au bureau du comité dans un délai de 48 heures.

« Un délai de 48 heures est accordé aux étudiants qui ont remarqué des irrégularités ou autres manquements pendant le processus », a dit le président du comité.

Deux jours avant ces élections, des actes de violences et de vandalisme ont été observés.

«Nous déplorons les actes de barbarie qui se sont produits vendredi dernier sur le  campus universitaire. Les étudiants se sont bagarrés. Il y a eu des jets de pierres, des pillages de certaines chambres et d’autres dégâts qui pénalisent aujourd’hui certains étudiants. Le débat devrait être intellectuel, et non physique ou violent», a déploré le président du Réseau des droits de l’homme de l’Université de Bangui, Eric Térekané.

Les élections se sont déroulées dans un climat de haute surveillance de la police et de la gendarmerie nationale suite à la levée de la franchise universitaire décidée par madame le recteur, Georgette Florence Déballé Koyt

 

Bangui : Les victimes des mutineries de 1996-1997 se mobilisent

 

Bangui, le 16 juillet 2012 (RJDH) – L’association des victimes des mutineries de 1996 à 1997, des huit arrondissements de Bangui et Bimbo,  a tenu,  le samedi  14 juillet,  au Lycée de Bimbo (centre-sud),  une réunion de restitution avec les victimes.

Selon  le président de cette association, Théodore Mokotémapa, le but  de cette rencontre «  est de faire la restitution des démarches menées auprès des autorités politiques. C’est aussi l’occasion de  recenser à nouveau les victimes et de rechercher, en collaboration avec le gouvernement, les moyens en vue  d’indemniser les victimes ».

Théodore Mokotémapa a expliqué que dans  la   démarche des membres du comité, il ressort que  le gouvernement a fait le nécessaire pour faciliter la tâche à notre association. Malheureusement, dit-il, ceux qui étaient désignés pour suivre les dossiers n’ont pas fait leur travail.

«  Le gouvernement attend le rapport de notre activité afin de nous aider à chercher une aide auprès des bailleurs », a conclu Théodore Mokotémapa.

Les mutineries de 1996-1997 sont survenues à l’époque pour protester contre le non-paiement des salaires de militaires au  cours du mandat du défunt Président Ange Félix Patassé.

 

Bambari : 150 enfants en situation difficile

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Bambari, le 16 juillet 2012 (RJDH) – Près de 150  enfants  vulnérables du village de  Gbokolobo,  à  60 kilomètres de la sous-préfecture de Bambari (centre-est), ont des problèmes d’alimentation, de santé et d’éducation.

« Ces enfants traversent une période difficile. En tout, il s’agit de 144 enfants enregistrés qui  vivent sans une  prise en charge alimentaire, sanitaire et éducative. Ils errent dans la nature, sans aucune famille d’accueil »,  a déploré Apollinaire Gonikara,  président de la délégation spéciale de la commune de Ngougbia.

Selon lui, « la prise en charge de ces enfants coûte des sous, voilà pourquoi les chefs de ménage de la localité craignent de les accueillir. Il n’y a aucune structure œuvrant dans ce domaine présente dans la commune »,  a ajouté la même source.

«Nous sommes au courant de la situation de ces enfants, mais il n’y a pas de documents qui nous autorisent à venir en aide à ces enfants.  Il est souhaitable que les autorités locales nous  écrivent pour leur prise en charge »,  a souligné Augustin Gréomo,  responsable des affaires sociales à la sous-préfecture de Bambari.

 

Berberati : Des barrières illégales démantelées

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Berberati, le 16 juillet 2012 (RJDH) – Une dizaine de barrières illégales ont été démantelées, du mercredi  4  au mardi 10 juillet, par une mission conjointe des forces de l’ordre sur l’axe Bangui – Berberati (ouest), en passant par la préfecture de la Sangha-Mbaéré.

L’équipe est composée d’éléments de la gendarmerie nationale et des Forces armées centrafricaines. Désormais, il n’y aura que six barrières érigées d’une manière légale qui vont continuer à exercer les contrôles routiers sur cet axe d’une longueur de 600 kilomètres.

D’après un membre de l’équipe, cette mission s’inscrit dans le cadre de la promotion de la libre circulation des personnes et des biens.

 

Birao : Le paludisme fait une nouvelle jeune victime

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Birao, le 16 juillets 2012 (RJDH) – Le paludisme a fait une nouvelle jeune victime, le samedi 14 juillet, au centre de santé de la ville de Birao (nord-est).

« Mon enfant a trois ans et demi. Il faisait de la fièvre. Nous l’avons emmené au centre de santé. Malgré des soins, il a succombé. Je n’arrive pas à comprendre ce qui est arrivé à mon fils », a déploré Constant Fékamba, père de la victime.

Ce décès tend à confirmer les estimations de plusieurs personnes interrogées selon qui, un à deux enfants meurent chaque jour de paludisme dans cette sous-préfecture.

Mahamat Kazimir Tandja, maire de la ville de Birao, et les responsables de l’International Medical corps, se sont fixé pour objectif de lutter contre le paludisme dans la préfecture de la Vakaga.

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15 juillet 2012 7 15 /07 /juillet /2012 00:39

 

 

 

 

Réseau des journalistes pour les Droits de l’homme en République Centrafricaine (RJDH-RCA)

Birao : Les enfants sont les victimes de la crise alimentaire

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Birao, 14 juillet 2012 (RJDH) – Les enfants de la sous-préfecture de Birao (nord-est)  et les environs sont plus vulnérable et meurent à moindre coup de paludisme car affaibli par la sous-alimentation depuis plus de deux mois.

« Deux ou trois enfants de 6 à 59mois, meurent chaque jour puisqu’ils ne sont plus résistants à chaque coup de fièvre due au paludisme. Ils sont affaiblis par la faim », a déploré Sévérin Ndjapou, chef de la préfecture sanitaire de la vakaga.

« Il y’a un centre de santé dans le secteur du village Djabarouma où le taux de mortalité est plus élevé, mais qui ne dispose pas de médicaments pour la prise en charge de ces enfants attaqué par le paludisme et la malnutrition » a-t-il ajouté.

La population éprouve d’énorme difficulté pour se nourrir, « grâce aux travaux agricoles que nous subsistons. Nous avons 13  orphelins à notre charge, sans aucune aide de l’extérieur. Nous sommes épuisées ma mère et moi. Aucune structure humanitaire n’intervient pas dans ce secteur », a témoigné Yabadala  Yagoumar, une jeune fille  de Birao 1.

L’intervention des ONG et des humanitaires s’avèrent nécessaire dans ce secteur a souhaité la même source.

Bria : Le jeune peulh emporté par un crocodile, retrouvé dévoré à moitié

Bria, 14 juillet 2012 (RJDH) – Le corps du jeune peulh de 14 ans, emporté par un crocodile dans la rivière La koto jeudi 12 juillet, est retrouvé  le vendredi 13 juillet avec une partie du corps dévorée.

« Le corps de cet enfant a été  retrouvé à 18 heures, à sept kilomètres  en amont  de la ville de Bria (centre-est), d’autres membres de son corps ont été   dévorés. C’est lamentable » a déploré Alioune Oumarou l’oncle de cet adolescent.

Selon lui, « c’est un véritable danger pour la population, puisque la plupart des habitants cultive de l’autre côté de la rivière. Nous souhaitons que cette bête soit tuée » a –t-il ajouté.

Cet enfant est inhumé le même jour. La gendarmerie et le service des eaux et forêts sont à pied d’œuvre pour chercher à  abattre le crocodile, selon des sources officielles.

Bangui : Le sucre se fait rare sur le marché

 

Bangui, 14 juillet 2012 (RJDH) – Les emballages d’un kilogramme de sucre de marque SUCAF sont rares sur le marché à Bangui.

Dans deux magasins visités au centre-ville, le sachet d’un kilo se vend 1 200 FCFA,  alors qu’avant l’arrêté d’homologation des prix par le ministère du Commerce, il était à 900 FCFA et  le paquet du carreau d’un kilo variait de 1 000 à 1 200 FCFA selon les magasins, il est vendu actuellement à 1 400 FCFA.

Le sucre en emballage de marque SUCAF est très rare 1 magasin sur 20 au marché central comme au KM 5 dans le 3ème arrondissement, on ne trouve que du sucre vendu en vrac à partir des sacs de 50 km du groupe SOMDIAA dont fait partir SUCAF Centrafrique.

« Actuellement, nous vendons du sucre en détail à partir de sacs de 50 kilogrammes que nous transvidons dans des paquets de 1 kilogramme, a expliqué un détaillant. Il est difficile de trouver du sucre avec l’emballage d’usine. Malheureusement, les gens préfèrent l’emballage original».

« Nous avons du mal à dégager des bénéfices, a fait remarquer un vendeur de café au marché central. Auparavant, on utilisait 2 à 3 cuillerées de sucre pour un verre. Maintenant, il en faut 4 ou 5 pour la même quantité ».

La population craint que la rareté du sucre puisse avoir des retombées sur le coût du panier à provisions, surtout la pratique des mélanges de sucres chimiques pour les vendeuses qui offrent du café et des beignets.

Selon des informations obtenues par le RJDH auprès de sources proches de la SUCAF, la baisse du volume de sucre sur le marché est due à des travaux annuels de maintenance des équipements pour mettre sur le marché des nouveaux types d’emballages et aussi pour moderniser le conditionnement du sucre et améliorer les conditions d’hygiène.

 

Kaga-Bandoro : Un adolescent noyé et introuvable

Kaga-Bandoro, 14 juillet 2012 (RJDH) – Un adolescent âgé de 15 ans s’est  noyé après avoir  été poussé à l’eau par un homme qui lui a supplié de le transporter dans sa pirogue afin de l’aider à traverser la chute de la Nana à environ 20 kilomètres de la ville de Kaga-Bandoro (nord-est).

Selon des témoignages recueillis, la victime était en compagnie des deux autres jeunes qui sont dans le même quartier que lui. Ils étaient partis faire la pêche. Alors que l’homme  a supplié l’adolescent de le transporter dans sa pirogue.

« Arrivé au milieu de la rivière, l’homme a poussé le jeune homme qui s’est noyé. Après il a pris fuite », a expliqué un des deux jeunes.

Le corps du jeune garçon n’a pas encore  été retrouvé. Le chef du quartier originaire de ces jeunes, André Joseph, a donné l’instruction aux éléments des auto-défenses de rechercher le présumé coupable pour que justice soit faite.

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12 juillet 2012 4 12 /07 /juillet /2012 23:48

 

 

 

 

 

 

Réseau des journalistes pour les Droits de l’homme en République Centrafricaine (RJDH-RCA)

 

Bria : Les habitants de huit villages se plaignent des exactions des éléments de la CPJP

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Bria, 12 juillet 2012 (RJDH) – Les habitants de huit villages de la sous-préfecture de Bria (centre-est) prétendent vivre sous les exactions quotidiennes des rebelles de la Convention des patriotes pour la justice et la paix (CPJP). Ces éléments, selon des habitants interrogés, ont instauré leur administration pour contraindre la population au respect de leur loi.

Ce fait concerne les habitants de huit villages, dont « Baïdou, Yangakola, Damalago, Kpokono, Ngoundja, Yangoudrondja, Aingbando, et des environs qui vivent sous la pression des rebelles de la CPJP », a expliqué un habitant du village  d’Aigbando, dont nous taisons le nom pour des raisons de sécurité.

L’homme précise que «  ces rebelles ont instauré une administration au village d’Aigbando, à savoir la gendarmerie, la brigade minière et le tribunal. Tout passage d’un village à un autre est soumis à des formalités ».

« Toutes les activités sont paralysées à cause des exactions de ce mouvement. La campagne vaccinale n’a pas atteint son objectif et les établissements scolaires n’ont pas fonctionné comme il se doit », a poursuivi la même source.

L’homme conclut que la population attend avec impatience le processus du Désarmement, démobilisation et réinsertion pour être libérée des mauvais traitements infligés par les éléments de ce groupe armé.

Joint par le RJDH à Bangui, le leader de la CPJP, Abdoulaye Hissène, a nié toutes les accusations portées sur ses éléments.

« Je ne suis pas sûr de cette information. Je viens d’avoir des nouvelles de mes éléments il y a 15 minutes. Ce sont des personnes mal intentionnées qui livrent ces fausses informations pour ternir l’image de la CPJP », a-t-il répliqué.

Bambari : Des religieux dénoncent le rançonnage aux barrières routières 

archevêque Dieudonné Nzapalainga

 

Bambari, 12 juillet 2012 (RJDH) – La Commission épiscopale justice et paix de l’Église catholique de la ville de Bambari (centre-est) a interpellé les autorités locales sur le problème du rançonnage aux barrières routières, à l’issue d’une rencontre tenue le mercredi 11 juillet, dans la ville.

Pendant cette réunion, les membres de la commission épiscopale ont remis aux autorités politico-militaires et administratives de la localité des écrits sur le problème du rançonnage et celui des barrières. Les religieux ont décrit la manière dont les forces de l’ordre extorquent de l’argent à la population civile aux barrières routières.

Selon eux, les militaires exigent de l’argent à tous les passants, que ce soit aux conducteurs de motos, de vélos ou  de pousse-pousse, sur tous les axes de la ville. Les membres de la commission épiscopale soutiennent que cette situation empêche la libre circulation des personnes et des biens.

Ils demandent à l’administration locale de prendre ses responsabilités afin d’arrêter ce problème qui perdure dans la localité.

Bambari : Le HCR parle des droits des réfugiés aux autorités politiques

Bambari, 12 juillet 2012 (RJDH) – Une équipe du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les  réfugiés (HCR)   et le comité national des réfugiés soudanais basés dans la commune de  Pladama-Ouaka ont tenu une réunion, ce  jeudi 12 juillet,  avec les autorités politiques  de  la sous-préfecture de Bambari (centre-est) sur la question des réfugiés soudanais.

Selon le responsable des affaires juridiques du HCR, Albert Sangougbia, cette rencontre avec les autorités locales vise à attirer leur attention sur le respect des textes nationaux et internationaux visant la protection des réfugiés.

D’après le même responsable, les  autorités locales de la sous-préfecture de Bambari doivent respecter les procédures d’asile en RCA, les droits et devoirs des refugiés et les structures de leur prise en charge.

Kabo : Accusé de pratique de sorcellerie, il confirme

Kabo, 12 juillet 2012 (RJDH) – À Kabo, un homme âgé de 60 ans, soupçonné de sorcellerie et accusé d’avoir envoûté un jeune détenu âgé de 26 ans, a accepté les faits qui lui étaient reprochés.

La victime, un jeune homme accusé  de  viol sur une fille d’âge mineur et condamné pendant l’audience foraine tenue les 25 et 26 juin au tribunal de grande instance de Kabo, avait été condamné à un an de prison.

Selon les propos rapportés, « le jeune a été choisi parmi les détenus qui doivent aller faire des corvées chez le greffier en chef, près du tribunal de grande instance de Kabo. Il aurait alors perdu connaissance, puis, sans en être conscient, il aurait commencé à brouter les herbes. Il a été transféré à l’hôpital. Mais les soins qui lui ont été administrés n’ont pas réussi à la sortir de son état », a expliqué un membre de sa famille, sous couvert de l’anonymat.

Les parents, poursuit la même source, ont décidé de le ramener à la maison pour le faire soigner avec des remèdes traditionnels. « C’est à cette occasion qu’il  a prononcé le nom de Mamadou Sélébanda, connu comme un redoutable sorcier ».

Interpellé par la gendarmerie, le présumé coupable a avoué avoir ensorcelé le  détenu. Il est actuellement en garde à vue à la gendarmerie de Kabo pour fins d’enquêtes.

Birao : Des enfants souffrent de paludisme

Birao, 12 juillet 2012 (RJDH) – Plusieurs cas de paludisme sont enregistrés chez les enfants en bas âge à l’hôpital préfectoral  de la Vakaga (nord-est).

Le docteur Séverin Ndjapou, médecin chef de l’hôpital préfectoral de la Vakaga, affirme que « ces enfants présentent des formes sévères du paludisme, notamment des formes neurologiques que nous traitons grâce à l’appui de l’ONG International Medical Corps (IMC) ».

Il ajoute que c’est pendant la saison des pluies qu’il y a recrudescence du paludisme chez de nombreux enfants.

Mahamat Kamir Andja, premier adjoint au maire de Birao, explique que « pour faire face au problème de la crise alimentaire qui sévit depuis plus de deux mois, certaines personnes vivent dans les champs avec leurs enfants pour les travaux agricoles. Et ces enfants sont exposés au paludisme ».

Une réunion s’est tenue le mardi 10 juillet avec les représentants de l’IMC afin de venir en aide à ces enfants. La même situation se retrouve dans les centres de formation de la commune de Ouandja, selon l’adjoint au maire.

Zémio : Des vivres pour les réfugiés congolais

Zemio, 12 juillet 2012 (RJDH) – L’organisation Coopi, en collaboration avec le Programme mondial alimentaire a procédé, ce jeudi 12 juillet, à la distribution des vivres aux 4155 réfugiés congolais installés dans la sous-préfecture de Zémio (sud-est).

« Le stock suffit pour 4155 personnes et la réserve est considérable. La crise était intervenue en raison de l’arrivée tardive des véhicules. La distribution de ces produits alimentaires aux réfugiés durera trois jours », a confirmé Augustin Magoyo, animateur au bureau de Coopi à Zémio.

Celui-ci affirme que, pendant les trois mois de retard, « chaque réfugié a bénéficié de 72 kg de soja, de 15 kg de CSB, de 4,5 litres d’huile végétale et de 150 grammes de sel de cuisine en guise de compensation ».

 

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12 juillet 2012 4 12 /07 /juillet /2012 03:37

 

 

 

 

Réseau des journalistes pour les Droits de l’homme en République Centrafricaine (RJDH-RCA)

Bangui : Mortalité maternelle – une Centrafricaine meurt toutes les 5 heures

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Bangui, 11 juillet 2012 (RJDH) – « Une Centrafricaine meurt toutes les 5 heures, chaque jour, des  suites de complications de grossesse ou d’accouchement », affirme  le docteur Aimé Théodore Dodane, de la direction de la santé familiale et de la population auprès du ministère de la Santé.

Interrogé par le RJDH à l’occasion de la Journée mondiale de la population, ce mercredi 11 juillet,  le docteur Dodane souligne qu’à elles seules, les complications liées aux avortements clandestins constituaient, en 2010, 31,2 pour cent de tous les cas enregistrés de mortalité maternelle en République centrafricaine.

En plus des décès liés aux avortements, le docteur Dodane rappelle que la mortalité maternelle est également liée aux hémorragies et aux infections qui accompagnent  souvent les accouchements.

« En matière de mortalité maternelle, insiste le docteur Dodane, les décès par suite d’hémorragies compte pour 28,1 pour cent des cas enregistrés, tandis que les infections constituent 14,5 des cas signalés. À cela s’ajoute le nombre insuffisant de personnel qualifié dans les centres de santé à l’intérieur du pays ».

Selon lui, dans la plupart des cas, les femmes qui connaissent des difficultés de grossesse arrivent tardivement dans une unité sanitaire alors que leur situation s’est déjà dégradée.

« La sous-utilisation des services de santé expliquerait aussi le taux élevé de mortalité chez certaines femmes qui méconnaissent les signes de gravité des urgences obstétricales. Cela est aussi lié au taux élevé d’analphabétisme », précise, pour sa part, le professeur Abdoulaye Sépou, gynécologue obstétricien à l’Hôpital communautaire de Bangui.

Le docteur Sépou note qu’en 2008, la proportion des femmes suivies régulièrement pendant la période de grossesse  était de 34 pour cent, que le taux d’accouchements assistés par un personnel qualifié était de 53 pour cent et que la prévention par l’utilisation de méthodes contraceptives modernes était de 9 pour cent.

Pour sa part, le docteur Babatunde Osotimehin, directeur exécutif du Fonds des Nations Unies pour la population, dans un message transmis par voie de communiqué à la faveur de la Journée mondiale de la population, dévoile que 800 femmes meurent chaque jour, dans le monde, durant leur grossesse ou l’accouchement, de complications qu’il est pourtant possible de prévenir ».

Le docteur Osotimehin réaffirme l’engagement de son organisation à œuvrer pour que la planification familiale volontaire soit reconnue comme ‘’un élément clé du nouvel agenda de développement internationale après 2015’’, peut-on aussi lire dans son message.

 

Birao : L’autre cause de la crise alimentaire

 carte ndele

Birao, 11 juillet 2012 (RJDH) – La transhumance des éleveurs peulhs et l’installation des groupes armés  dans la Vakaga (nord-est) constituent des causes de la crise alimentaire qui frappe cette préfecture depuis bientôt deux mois.

Bangué Zacharia, un habitant de la ville de Birao explique que «  les éleveurs soudanais qui se déplaçaient chaque année avec leurs bœufs détenaient des armes. Lorsque les bœufs détruisent les champs de la population et que les propriétaires réagissent, ces éleveurs font usage de leurs armes. Cela crée souvent des conflits entre les deux groupes ».

« La crise alimentaire dans la préfecture de la Vakaga s’est accentuée avec l’établissement des groupes armés en  2004. C’est là que la situation s’est compliquée avec les conflits entre les groupes rebelles de la Convention des patriotes pour la justice et la paix (CPJP), d’Abdoulaye Hisseine, et l’Union des forces démocratiques pour le rassemblement (UFDR), de Zakaria Damane, instaurée en 2006 », a témoigné Anne Kaltouma, une autre habitante.

Avant  ces conflits,  poursuit la même source, « il y avait beaucoup de nourriture sur les marchés de la ville. Les prix étaient à la  portée de toute la population.  Le sorgho, l’aliment de base de la population, se vendait à  3 750 FCFA au lieu de 9000 FCFA aujourd’hui.  Il y avait aussi beaucoup de poisson à cette époque ».

Quand  la CPJP, de l’ethnie rounga, et l’UFDR de l’ethnie goula,  ont commencé à s’affronter, beaucoup de personnes ont fui pour trouver refuge dans la brousse.  Elles n’ont pas eu le temps de pratiquer l’agriculture.

Depuis deux mois, la crise alimentaire sévit dans la préfecture de la Vakaga.

 

Birao : Reprise des activités agricoles en guise de solution à la crise alimentaire

Birao, 11 juillet 2012 (RJDH) – La population de Birao (nord-est) a repris ses activités agricoles après les derniers évènements qui ont secoué la ville.

Selon  Moustara Sarassa,  veuve et  mère de 8 enfants, «  pour nourrir ma famille, je suis obligée d’aller travailler dans des champs chez des personnes et  parfois, je vends des  bois de chauffe », a-t-elle expliqué.

Selon elle, la population n’était pas du tout tranquille pour pratiquer l’agriculture. C’est pour cette raison qu’il y a rareté de vivres dans la ville et aussi sur le marché. « Les rebelles ont brulé tous nos biens et nos maisons. Chacun a été obligé d’aller vivre dans la brousse », a-t-elle déploré.

Selon Nacir Mahamat, délégué des bouchers de la ville, « le kilogramme de viande de bœuf est cher car les éleveurs soudanais qui nous ravitaillaient ne viennent plus à cause de la saison des pluies. C’est pourquoi nous sommes obligés d’augmenter le prix du kilogramme ».

Depuis bientôt deux mois, une crise alimentaire est déclaré dans la préfecture de la Vakaga. D’après les chiffres donnés par OCHA, près de  45 000 seraient affectées par cette crise.

 

Bakouma : La population décrie la publication de Human Rights Watch

Bakouma sur carte google

 

Bakouma, 11 juillet 2012 (RJDH) – La population de Bakouma s’élève contre la publication, le 9 juillet, par l’organisation Human Rights Watch d’une lettre et d’un rapport d’étude selon lesquels le meurtre, en mars, de 13 travailleurs miniers dans la zone de l’entreprise CAWA, à Bakouma, aurait été perpétré par l’Armée de résistance du Seigneur (LRA).

Le président de l’association des parents éprouvés de Ngounguiza, Faustin Bandoulou,  dément la piste de la LRA et affirme que « les parents des victimes sont mécontents et vont réagir à cette publication ».

« Les parents des victimes envisagent de faire une marche pacifique à l’issue de laquelle un mémorandum sera envoyé au gouvernement à Bangui », a-t-il ajouté.

 

Obo : Le mauvais état des routes pénalise la population

Obo, 11 juillet 2012 (RJDH) – La dégradation des routes des préfectures du Mbomou (est) et du Haut Mbomou (est) est à l’origine des multiples accidents qui s’y sont produits ces derniers temps, causant la perte de produits manufacturés des particuliers et des humanitaires.

Trois véhicules chargés de vivres et de marchandises de particuliers et du Programme alimentaire mondial (PAM) ont récemment connu des accidents causés par le mauvais état des routes sur l’axe Bangassou-Obo.

D’après des constats, des crevasses d’un mètre et demi de profondeur coupent plusieurs parties des routes et empêchent la circulation. Les vieux ponts, construits il y a longtemps, sont tous en mauvais état.

L’arrivée de la saison des pluies, en août, est source d’inquiétude pour la population des différentes localités des sous-préfectures de Bangassou et d’Obo.

 

Obo : Vers de meilleures techniques pour rapporter les informations sur les droits de l’homme

Obo, 11 juillet 2012 (RJDH) – Quinze membres de l’Observatoire centrafricain des droits de l’homme (OCDH) d’Obo (sud-est) se sont entretenus, le samedi 7 juillet, avec les représentants du Bureau intégré des Nations Unies en Centrafrique (BINUCA) sur les techniques pour rapporter les informations relatives aux droits de l’homme.

« Dans la préfecture de Haut-Mbomou, les violences physiques ne sont pas seulement liées aux exactions commises par les éléments du rebelle ougandais Joseph Kony. Mais il existe aussi d’autres formes de violences liées au non-respect des droits de l’homme », a indiqué Fabrice Ramadan, représentant du BINUCA à Obo.

Le bureau onusien organisera chaque samedi des séries de formation avec les membres de l’OCDH sur les questions de droits de l’homme.

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