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16 mai 2013 4 16 /05 /mai /2013 22:58

 

 

 

 

Bangui (Agence Fides) – « La République centrafricaine risque de devenir un siège d’Al Qaeda » : telle est l’alarme lancée à Fides par le Père Anastasio Roggero, missionnaire carme rentré le 2 mai de République centrafricaine. « J’ai été seulement quelques jours en République centrafricaine mais j’y œuvre depuis 1975 et je peux dire bien la connaître ». Depuis que l’alliance rebelle Seleka a chassé le Président François Bozizé et que son chef, Michel Djotodia, s’est autoproclamé Président, la République centrafricaine vit dans le chaos.

 

« Ma crainte – explique le Père Roggero – vient du fait que la République centrafricaine est un pays grand comme la France qui ne compte que 5 millions d’habitants. Maintenant que le peu d’administration d’Etat a été détruit, qui peut le contrôler ? Nous sommes au cœur de l’Afrique et le danger que se mette en place ici une centrale du terrorisme est réel, à mon humble avis ».


Le danger en question est par ailleurs alimenté par le fait que les hommes de la Seleka ont une attitude hostile envers les chrétiens, un fait qui semble ne pas avoir de précédents dans l’histoire du pays, ainsi que le confirme le Père Roggero. « J’ai vécu les mutineries de l’armée de 1996, 1997 et 1998 ainsi que les rébellions de 2001 et de 2002-2003 mais ce qui se passe actuellement dépasse toutes les autres crises qu’a connues la République centrafricaine » déclare le missionnaire.


Le Père Roggero cite comme exemple le traitement reçu par les missionnaires, rapportant « le récit que lui a fait le Père Valentino, missionnaire capucin qui se trouvait avec moi sur l’avion du retour en Italie ». « Sa mission de Gofo, dans le nord du pays, à la frontière avec le Tchad, a été complètement détruite. Les rebelles sont arrivés en tirant à l’aveuglette et le Père Valentino ainsi que ses confrères ont dû se cacher sous leurs lits pour se protéger. Ensuite, grâce à l’intervention de ce qui restait des forces de l’ordre, ils ont été accompagnés jusqu’à Bangui, au cours d’un voyage de 800 Km ». Le Père Roggero ajoute cependant que « le Père Valentino, qui a 78 ans dont 52 passés en Afrique, n’a pas perdu courage et a conclu son récit en s’exclamant : Nous ressusciterons ! ».


Le Père Roggero poursuit : « Alors qu’à Bangui, quelque chose est maintenant fait pour améliorer la sécurité, tant est que le lycée Charles De Gaulle vient d’être rouvert, dans les autres zones du pays, la situation demeure extrêmement précaire. Les rebelles, qui sont en majorité soudanais et tchadiens, demandent de l’argent aux pauvres, qui n’en ont pas. Alors, ils volent les pauvres choses que possède la population, parfois même les quelques vêtements que les gens portent. La République centrafricaine est leur butin de guerre qui finit directement au Tchad. Plus que des guérilleros, il s’agit de mercenaires payés au travers de la mise à sac des biens des centrafricains ».


Le Père Roggero, face à l’importance des destructions commises par la Seleka – dont les archives communales et paroissiales qui ont été systématiquement détruits – commente : « Il semble que tout soit détruit afin d’instaurer l’islam ».


« Les hommes de la Seleka ont détruit toutes les structures étatiques : écoles, édifices publics et sanitaires. Comment peut-on penser relancer l’administration d’Etat dans ces conditions » conclut le missionnaire. (L.M.)

 

 

(Agence Fides 13/05/2013)

 

Source : http://www.fides.org/fr/news/35360-

 

 

NDLR : Tout ce qui est excessif est dérisoire

 

 

 

La Centrafrique s’enfonce dans la violence, un jésuite témoigne

 

http://fr.radiovaticana.va/ 2013-05-16 19:10:17

 


L’Onu est déterminée à ramener le calme en République Centrafricaine. Le Conseil de sécurité devrait imposer des sanctions ciblées aux groupes armés qui sèment le chaos et violent les droits de l'homme. Premiers visés, les combattants du Séléka. Viols, mutilations, mariages forcés et recrutements d'enfants font partie de la liste des crimes dont ils sont accusés.


Selon la représentante spéciale de l'ONU en RCA Margaret Vogt « il est temps pour le Conseil d'envisager d'imposer des sanctions individuelles contre les organisateurs et les responsables de ces violations flagrantes ». Ce chaos a aggravé une situation humanitaire déjà difficile, a-t-elle souligné déplorant que l'appel de fonds de 129 millions de dollars lancé par l'ONU pour le pays n'ait été couvert qu'à 29% à la date du 10 mai.


Pour les Nations Unies, la Centrafrique semble par ailleurs être devenue un repaire pour des rébellions étrangères cherchant à exploiter les ressources naturelles du pays, riche en diamants et en or. Nous avons joint à Bangui le père Jean-Luc Ragonneau, jésuite, qui revient sur le climat d’insécurité dans lequel est plongé le pays.

 

Des propos recueillis Par Olivier Bonnel

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