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6 avril 2013 6 06 /04 /avril /2013 12:49

 

 

 

 

L’Union africaine a bien marqué le coup en condamnant avec force le coup d’Etat de la Séléka du 27 mars 2013. Elle a réaffirmé avec autorité sa doctrine en matière  des rébellions armées et de changement anticonstitutionnel. Celle-ci doit être apprise et retenue par cœur par tous les aventuriers tapis dans l’ombre et qui fulminent encore, obnubilés par le seul esprit de vengeance: On ne prend plus le pouvoir par la force en Afrique. Cette période est révolue. Le Président auto-proclamé l’a appris à son corps défendant. Avec ses sbires il risque d’avoir le même destin que celui du capitaine Sanogo du Mali.

 

Alors que le Président Michel Non Ndroko Djotodia  était confiné dans un hôtel à Bangui, Maître Nicolas Tiangaye, Premier Ministre de transition, était mis à l’honneur à la conférence des Chefs d’Etat de la CEEAC de Ndjamena du mardi 3 avril 2013. Il est considéré comme seul interlocuteur crédible qui peut parler au nom de la République centrafricaine. Ce soutien officiel des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Afrique centrale répond en écho au soutien diplomatique appuyé que lui ont ouvertement apporté les grandes puissances que sont les Etats-Unis d’Amérique, l’Union européenne et la France. A la vérité, Maître Nicolas Tiangaye est adoubé par la communauté internationale.

 

La République Centrafricaine est un pays moribond dont les rares outils de production sont détruits par plusieurs années de rébellion et des coupeurs de route. Un pays où viol et pillage sont devenus des exercices favoris des enfants soldats enrôlés à tours de bras. Un pays où les maigres richesses sont systématiquement pillées par des prédateurs foireux et véreux. Un pays où simplement manger à sa faim, boire de l’eau potable à sa soif, envoyer ses enfants à l’école, se soigner, s’habiller, se loger sont devenus une chimère. Quel triste sort pour ce pays qui était jadis si admiré et convoité par les voisins ! Avec tant de richesses, il aurait déjà pu devenir un géant en Afrique !  Malheureusement, notre pays souffre hélas d’un nanisme politique chronique.

 

Pour couronner le tout, l’image de la République centrafricaine est à jamais écornée par des évènements successifs négatifs depuis le couronnement ubuesque de Bokassa jusqu’à la prise de pouvoir par les flibustiers de la Séléka en passant par les exactions immondes des rebelles de Jean-Pierre Bemba. Toiletter et redorer cette image ne seraient pas un exercice superflu. Pour cela, le pays a plus que besoin des hommes et des femmes crédibles, intègres et compétents mais surtout désintéressés. Des hommes et des femmes capables de rassembler les centrafricains, d’essuyer les larmes des mamans en pleurs, de créer les conditions d’un retour à la paix durable, de garantir la liberté d’expression ainsi que la liberté d’aller et de venir au peuple, bref des hommes et des femmes qui feront le pari d’abréger la souffrance du peuple centrafricain et de lui donner des raisons d’espérer.

 

Aujourd’hui, la République Centrafricaine ne peut pas s’offrir le luxe d’un isolement international auquel la rébellion armée aurait pu nous conduire. Peut-être ne la savait-elle pas. Nous avons plus que besoin de la communauté internationale. Des relations multiformes bilatérales et multilatérales sont indispensables pour notre développement.

 

La République centrafricaine doit profiter de ce chaos ambiant pour renaître de ses cendres. Maître Nicolas Tiangaye et Martin Ziguélé vont jouer un grand rôle. Pour dire vrai, il faudra désormais compter avec ce duo qui va certainement beaucoup impacter l’avenir politique immédiat de la République Centrafricaine. De même Michel Djotodia, qui est utilisé par le destin pour accélérer l’histoire de la République centrafricaine, aura toute la latitude de se rendre incontournable pour peu qu’il veuille bien transformer la Séléka en parti politique.

 

A bien voir les choses, toutes les cartes sont battues et Martin Ziguélé aura sa carte à jouer. Il est un homme politique crédible et compétent. Il a une machine politique en ordre de bataille. Contrairement aux autres, il s’est préparé depuis longtemps à jouer le premier rôle même s’il doit au préalable apporter une petite touche qualitative à son entourage. Il aura face à lui Anicet Georges Dologuélé requinqué par son expérience de banquier, Gaston Mandata Nguérékata toujours volontariste, Karim Meckassoua, Jean-Jacques Demafouth et bien d’autres tout aussi sérieux qu’intelligents. Et même le Général Bozizé, à peine balayé par le tsunami Séléka, veut absolument revenir. Qu’à cela ne tienne. Il n’est pas moins centrafricain que les autres. Pourvu que la justice ne croise pas son chemin d’ici-là.

 

Nonobstant cette singularité qui confine à l’anachronisme, la République centrafricaine a des raisons d’espérer. La nouvelle génération doit prendre ses responsabilités et assumer le pouvoir en République centrafricaine pour corriger les échecs successifs de l’ancienne génération avec David Dacko, Abel Goumba, André Kolingba, Ange Félix Patassé et François Bozizé qui auront fait la prouesse de laisser en héritage un pays en ruine, un peuple divisé, une économie moribonde. Ils doivent apporter des répondants crédibles aux problématiques économiques et sociales de la république centrafricaine. Nous sommes bel et bien à l’aube d’un jour nouveau.

 

 

 

  

L’Union africaine a bien marqué le coup en condamnant avec force le coup d’Etat de la Séléka du 27 mars 2013. Elle a réaffirmé avec autorité sa doctrine en matière  des rébellions armées et de changement anticonstitutionnel. Celle-ci doit être apprise et retenue par cœur par tous les aventuriers tapis dans l’ombre et qui fulminent encore, obnubilés par le seul esprit de vengeance: On ne prend plus le pouvoir par la force en Afrique. Cette période est révolue. Le Président auto-proclamé l’a appris à son corps défendant. Avec ses sbires il risque d’avoir le même destin que celui du capitaine Sanogo du Mali.

Alors que le Président Michel Non Ndroko Djotodia  était confiné dans un hôtel à Bangui, Maître Nicolas Tiangaye, Premier Ministre de transition, était mis à l’honneur à la conférence des Chefs d’Etat de la CEEAC de Ndjamena du mardi 3 avril 2013. Il est considéré comme seul interlocuteur crédible qui peut parler au nom de la République centrafricaine. Ce soutien officiel des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Afrique centrale répond en écho au soutien diplomatique appuyé que lui ont ouvertement apporté les grandes puissances que sont les Etats-Unis d’Amérique, l’Union européenne et la France. A la vérité, Maître Nicolas Tiangaye est adoubé par la communauté internationale.

La République Centrafricaine est un pays moribond dont les rares outils de production sont détruits par plusieurs années de rébellion et des coupeurs de route. Un pays où viol et pillage sont devenus des exercices favoris des enfants soldats enrôlés à tours de bras. Un pays où les maigres richesses sont systématiquement pillées par des prédateurs foireux et véreux. Un pays où simplement manger à sa faim, boire de l’eau potable à sa soif, envoyer ses enfants à l’école, se soigner, s’habiller, se loger sont devenus une chimère. Quel triste sort pour ce pays qui était jadis si admiré et convoité par les voisins ! Avec tant de richesses, il aurait déjà pu devenir un géant en Afrique !  Malheureusement, notre pays souffre hélas d’un nanisme politique chronique.

Pour couronner le tout, l’image de la République centrafricaine est à jamais écornée par des évènements successifs négatifs depuis le couronnement ubuesque de Bokassa jusqu’à la prise de pouvoir par les flibustiers de la Séléka en passant par les exactions immondes des rebelles de Jean-Pierre Bemba. Toiletter et redorer cette image ne seraient pas un exercice superflu. Pour cela, le pays a plus que besoin des hommes et des femmes crédibles, intègres et compétents mais surtout désintéressés. Des hommes et des femmes capables de rassembler les centrafricains, d’essuyer les larmes des mamans en pleurs, de créer les conditions d’un retour à la paix durable, de garantir la liberté d’expression ainsi que la liberté d’aller et de venir au peuple, bref des hommes et des femmes qui feront le pari d’abréger la souffrance du peuple centrafricain et de lui donner des raisons d’espérer.

Aujourd’hui, la République Centrafricaine ne peut pas s’offrir le luxe d’un isolement international auquel la rébellion armée aurait pu nous conduire. Peut-être ne la savait-elle pas. Nous avons plus que besoin de la communauté internationale. Des relations multiformes bilatérales et multilatérales sont indispensables pour notre développement.

La République centrafricaine doit profiter de ce chaos ambiant pour renaître de ses cendres. Maître Nicolas Tiangaye et Martin Ziguélé vont jouer un grand rôle. Pour dire vrai, il faudra désormais compter avec ce duo qui va certainement beaucoup impacter l’avenir politique immédiat de la République Centrafricaine. De même Michel Djotodia, qui est utilisé par le destin pour accélérer l’histoire de la République centrafricaine, aura toute la latitude de se rendre incontournable pour peu qu’il veuille bien transformer la Séléka en parti politique.

A bien voir les choses, toutes les cartes sont battues et Martin Ziguélé aura sa carte à jouer. Il est un homme politique crédible et compétent. Il a une machine politique en ordre de bataille. Contrairement aux autres, il s’est préparé depuis longtemps à jouer le premier rôle même s’il doit au préalable apporter une petite touche qualitative à son entourage. Il aura face à lui Anicet Georges Dologuélé requinqué par son expérience de banquier, Gaston Mandata Nguérékata toujours volontariste, Karim Meckassoua, Jean-Jacques Demafouth et bien d’autres tout aussi sérieux qu’intelligents. Et même le Général Bozizé, à peine balayé par le tsunami Séléka, veut absolument revenir. Qu’à cela ne tienne. Il n’est pas moins centrafricain que les autres. Pourvu que la justice ne croise pas son chemin d’ici-là.

Nonobstant cette singularité qui confine à l’anachronisme, la République centrafricaine a des raisons d’espérer. La nouvelle génération doit prendre ses responsabilités et assumer le pouvoir en République centrafricaine pour corriger les échecs successifs de l’ancienne génération avec David Dacko, Abel Goumba, André Kolingba, Ange Félix Patassé et François Bozizé qui auront fait la prouesse de laisser en héritage un pays en ruine, un peuple divisé, une économie moribonde. Ils doivent apporter des répondants crédibles aux problématiques économiques et sociales de la république centrafricaine. Nous sommes bel et bien à l’aube d’un jour nouveau.

POUR UNE VERITABLE REFONDATION DE LA REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE par Alain Lamessi

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