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13 mars 2013 3 13 /03 /mars /2013 02:58

 

 

 

Guy-Labertit.JPG 

 

Notre Afrik n° 31 Mars 2013 Page 13

 

 

Pourquoi ce livre que vous venez d’écrire sur l’opposant tchadien [Ibni Oumar Mahamat Saleh], « Ibni, une vie politique assassinée » (1949-2008) ?

 

Mes premières manifestations à Bordeaux étaient contre l’intervention française au Tchad en 1970. Etant un militant antiimpérialiste comme on disait à l’époque, j’ai rencontré Ibni Oumar Mahamat Saleh dès 1975 alors qu’il était étudiant en mathématiques et engagé plutôt sur les bases du Frolinat (Front de Libération nationale du Tchad, ndlr) qui était un mouvement armé. Lui-même a essayé de rejoindre les maquis en 1978, mais a très rapidement rompu avec cette stratégie de lutte armée dès 1979, choisissant une lutte démocratique pour la conquête du pouvoir. Il a été ministre sous Hissène Habré et sous Idriss Deby Itno.

 

Pourquoi a-t-il été assassiné ?

 

… Parce qu’il s’est écarté du pouvoir d’Idriss Deby. Il était devenu un fédérateur de l’opposition civile. Il s’était présenté contre Idriss Deby en 2001. Il a été arrêté juste au moment où Idriss Deby avait failli être renversé par la rébellion à Ndjamena. Il n’était pas impliqué dans cette rébellion. Deby a profité de cette situation et a arrêté trois personnes, dont Ibni, et on constate qu’un seul n’a jamais réapparu : Ibni Oumar Mahamat Saleh, parce qu’il était potentiellement un chef d’Etat.

 

Les auteurs de son assassinat courent toujours…

 

Le rapport d’enquête révèle qu’Ibni a été à 19h30 le dimanche 3 février 2008 et a été présenté au président Idriss Deby dans la soirée même. Et qu’il a été confié à dignitaire du régime tchadien. Ce que l’on peut penser, c’est que les interrogatoires qu’il a subis dès cette soirée ont été d’une extrême violence. On peut estimer qu’il est décédé à la suite de ces tortures.

 

La France considère cependant Idriss Deby comme un allié. On le voit notamment au Mali…

 

Le président Hollande a posé au chef de l’Etat tchadien la question de la disparition d’Ibni Oumar Mahamat Saleh et a demandé que lumière soit faite. C’est vrai qu’aujourd’hui, pour des raisons diplomatiques, je ne souhaite pas qu’Ibni soit passé par pertes et profits parce que l’intervention tchadienne est nécessaire à la réussite de l’ « Opération Serval » au Nord-Mali.


La Françafrique a-t-elle encore de beaux jours devant elle ?

 

Il y a une volonté de rupture qui est incontestable. C’est vrai qu’il y a des engrenages dans lesquels il est difficile de sortir, comme la situation du Tchad où on se rend compte que garder un objectif politique est parfois difficile. Quel que soit le rôle de l’armée tchadienne dans le Nord-Mali, on ne doit pas oublier que notre perspective en tant que gauche, c’est d’être toujours du côté des forces qui veulent aller vers le progrès et la démocratie.

 

Vous disiez que le système des valises entre l’Afrique et la France a toujours existé. A-t-il vécu ?

 

J’ai toujours pensé que ce système avait existé. J’ai toujours témoigné en disant que parmi les grands hommes politiques francais qui étaient hors de ce système figurait Lionel Jospin. J’en suis persuadé ! Je pense aujourd’hui que les forces politiques qui sont en place autour de la gauche ne peuvent etre soupçonnées de ce dont on a accusé la gauche, notamment pendant la période sous Mitterand.

 

 Que vous inspire l’affaire des biens mal acquis qui implique des chefs d’Etat africains ?

 

On fait beaucoup de bruit autour de ces affaires. Je voudrais bien être persuadé que ceux qui mettent ces accusations en avant sont absolument blancs sur tous les points par rapport à tous les pays d’Afrique. Ce qui me met un peu mal à l’aise par rapport à ces affaires, c’est la  bonne conscience que se donnent les Européens et certaines élites françaises par rapport à l’Afrique.

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Centrafrique-Presse.com - dans Opinion
13 mars 2013 3 13 /03 /mars /2013 02:12

 

 

 

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Bangui, 13 mars 2013 (CAP) - Nourredine Adam, un des chefs du mouvement rebelle, la CPJP, membre de la coalition Séléka qui a activement pris part aux négociations de Libreville ayant abouti à la signature des fameux accords de paix de Libreville mais qui n’est pas allé jusqu’au bout comme les autres responsables de Séléka qui sont entrés au gouvernement TIANGAYE, est arrivé en fin de journée dimanche dernier à la base militaire FOMAC de Mpoko après un séjour passé au Tchad à l'issue des discussions de Libreville. Lui, n'avait pas effectué le déplacement de Brazzaville avec les autres responsables de Séléka. 


Celui à qui les autres responsables de Séléka reprochaient ces derniers temps de tenter désespérément de faire échouer lesdits Accords, notamment en revendiquant l’attaque de Sido et la destruction des villes de Gambo et Bangassou, n’aurait pas, selon nos informations, des revendications structurées et claires si ce n’est son ressentiment de n’avoir pas obtenu un poste  ministériel pour lui-même ou son frère.


Une affaire de famille en somme. Pour le moment ce rocambolesque retournement paraît avoir pris de court plusieurs de ses partisans mais l’intéressé lui-même n’aurait encore rien dit de ses réelles prétentions et semble d’abord chercher plutôt à se ressourcer. D’aucuns avancent déjà qu’il serait notamment attiré par les fonds du DDR qui sont devenus un peu en Centrafrique, un véritable fonds de commerce mais on attend de connaître ses véritables motivations. 

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Centrafrique-Presse.com - dans Annonces et divers
13 mars 2013 3 13 /03 /mars /2013 01:33

 

 

 

Bozizé fait du sport

 

 

source : http://www.centrafriquelibre.info/   12 mars 2013

 

Dans trois jours, les « libérateurs » comme on les appelait auront 10 ans de règne. La RCA ne jubilera sans doute pas pour cette libération, car elle est à moitié occupée par un mélange hétéroclite de rebelles. L’incurie des pseudos libérateurs a conduit la RCA à la catastrophe. Le pays est devenu en effet, ingouvernable.

 

 

Bangassou, la plus grande ville de l’Est et capitale du Mbomou et de la région sanitaire numéro 5 n’est plus sous le contrôle des autorités Centrafricaines, et d’ici quelques jours la chute de la ville d’Obo, capitale de la préfecture  du Haut Mbomou, située à la frontière du Sud Soudan, est inéluctable. Ce chef-lieu  qui se trouve à 1200km de Bangui  est dépourvu de tout et abandonné depuis des années.

 

 

Les populations de ces régions déjà meurtries par cinq années d’occupation des psychopathes du seigneur de guerre ougandais Joseph Kony, vivent une situation dramatique dans une totale opacité des dirigeants prostrés à Bangui et de la nonchalance de la communauté internationale à intervenir.

 

 

Les peines de ces populations dépassent de loin  celles vécues par les maliens après la prise de la partie Septentrionale de leur pays par les islamistes. Avant le déclenchement des hostilités, les opérateurs économiques de ces zones parcouraient jusqu’à 2500km, soit deux semaines au minimum de voyages dans des conditions draconiennes pour gagner Douala, la capitale économique du Cameroun, pour y effectuer des achats de marchandises.

 

 

Depuis le 10 décembre qui marque le début des attaques de la Seleka, les commerçants de ces localités sont coincés à Bangui après leur séjour à Douala, faute de nombreuses barrières sur les  routes et de l’aggravation de la situation sécuritaire.

 

 

Sans la mise en place  d’un corridor humanitaire pour faciliter la circulation des personnes et des biens dans les zones affectées par le conflit, des centaines de centrafricains vont périr. Car les hôpitaux, les dispensaires, et les petits centres de santé manquent de médicaments et ne peuvent être ravitaillés.

 

 

Les femmes enceintes vivent avec la peur au ventre. En cas de complications au moment de leur accouchement, elles ne peuvent bénéficier d’une césarienne, utile à la préservation de leur vie et celle des nouveaux- nés, car les groupes électrogènes sont non seulement aux arrêts à cause de leur vétusté, mais il y a aussi une pénurie de carburant. On ne manque pas également de signaler une carence criante sur l’effectif de personnels soignants.

 

 

Malgré ce drame sans précédent, ni les officiers des Forces Armées Centrafricaines, ni les intellectuels qui collaborent avec le régime ne secouent leur apathie pour convaincre le président de Bangui à changer de politique.

 

 

Les Centrafricains doivent impérativement se réconcilier le plus vite possible s’ils veulent garder leur pays, car l’apocalypse est proche.

 

 

Wilfried Maurice SEBIRO

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Centrafrique-Presse.com - dans Opinion
13 mars 2013 3 13 /03 /mars /2013 01:28

 

 

 

fomac (1)

 

 

Centrafrique : 4 militaires tués dans une attaque lundi au sud



BANGUI AFP / 12 mars 2013 18h59- L'attaque lundi de l'une des principales villes du sud de la Centrafrique, Bangassou, a fait quatre morts dans les rangs des forces armées centrafricaines (FACA), a-t-on appris mardi de source militaire.


Le ministère de la Défense centrafricain a attribué cette attaque à la coalition rebelle Séléka. Mais selon une seconde source militaire s'exprimant sous couvert de l'anonymat, l'attaque aurait été menée par une bande armée venue du Soudan et il faudra attendre plusieurs jours avant de savoir qui en est réellement l'auteur.


Selon une première source militaire, les éléments des FACA étaient alertés depuis plusieurs jours déjà de l'imminence de l'attaque et sont allés se poster à une dizaine de kilomètres de l'entrée de Bangassou, où ils ont (...) opposé une résistance qui n'a pas duré. Alors qu'ils tentaient le repli vers la ville, celle-ci était déjà aux mains des hommes de la (coalition rebelle) Séléka qui ont même pris leur base, faisant quatre tués, a-t-elle ajouté, anonymement.


Les FACA n'avaient pas d'autre solution que de se replier sur Zémio (250 km à l'est de Bangassou). Mais (...), faute de carburant, et redoutant de tomber sur les éléments de la LRA (Armée de résistance du Seigneur, rébellion ougandaise), ils ont décidé de se regrouper (entre les deux localités), a assuré la première source militaire.


Aucun bilan officiel n'a été communiqué.


Fin février, une faction de la rébellion avait déjà attaqué la localité de Sido (nord), une offensive vivement critiquée par deux figures de la rébellion, ministres dans le gouvernement d'union nationale, le général Mohamed Dhaffane et Christophe Ghazam Betty.


Mardi, le ministère centrafricain de la Défense a condamné avec la plus grande fermeté ces attaques, en affirmant dans un communiqué: Il s'agit à n'en point douter d'une action de plus qui vient confirmer l'option de la coalition Séléka tendant à poursuivre coûte que coûte l'occupation du territoire national.


Mi-décembre, les rebelles du Séléka avaient pris les armes contre le régime du président François Bozizé, menaçant la capitale Bangui. Après avoir signé un accord de paix le 11 janvier à Libreville, la coalition rebelle a accepté de participer à un gouvernement d'union nationale.

Les rebelles continuent cependant d'exiger la libération des prisonniers politiques et le départ des troupes étrangères, en particulier sud-africaines. Coalition formée fin 2012, le Séléka est composé de deux principaux groupes rebelles, et de plusieurs petits groupes armés.


(©) 

 

 

 

Centrafrique : L'attaque de Bangassou attribuée au CPJP fondamental, une faction de Séléka

 

YAOUNDE Mardi 12 mars 2013 | 17:48 UTC (Xinhua) - L'attaque rebelle contre la localité centrafricaine de Bangassou (sud-est, plus du 400 km de Bangui) a été menée par les hommes de la Convention des patriotes pour la justice et la paix (CPJP), mouvement rebelle membre de la coalition Séléka, affirme un responsable de cette organisation qui a pris les armes en décembre pour renverser le pouvoir du président François Bozizé.

 

"Ce sont les éléments du CPJP fondamental de Noureddine Adam qui sont allés commettre cette infraction. C'est l'un des mouvements qui forment Séléka", a déclaré à Xinhua le colonel Michel Narkoyo, porte-parole militaire de l'alliance rebelle issu d'une autre faction, l'Union des forces démocratiques pour le changement (UFDR).

 

L'attaque contre Bangassou (à la frontière avec la République démocratique du Congo) a été perpétrée lundi matin, soit deux semaines après celle menée contre Sido (nord, à la frontière avec le Tchad), au moment où le nouveau gouvernement d'union nationale présidé par l'opposant Nicolas Tiangaye tente d'appliquer les accords de paix signés le 11 janvier à Libreville au Gabon.

 

Fermement condamnée par la direction de Séléka incarnée par Michel Am Nondokro Djotodia, ex-fonctionnaire du ministère des Affaires étrangères et ex-consul à Nyala au Soudan, nommé Premier ministre en charge de la Défense nationale au sein du cabinet formé le 3 février, cette attaque suscite également des interrogations au sein de l'alliance rebelle, selon le colonel Narkoyo.

 

"Jusqu'à présent, nous aussi on se pose la question de savoir pourquoi ils ont attaqué la ville de Bangassou", fait savoir le responsable rebelle, indiquant cependant que les éléments du CPJP fondamental (moins de 200 hommes) ruminent leur colère d'avoir été écartés du gouvernement issu des accords de Libreville.

 

D'autres revendications du mouvement rebelle, les mêmes que celles régulièrement formulées par Michel Narkoyo lui-même et d'autres leaders de Séléka comme le coordonnateur international à Paris Eric Massi, portent sur la libération des détenus des détenus liés à la crise et le départ des troupes étrangères alliées du pouvoir, en l'occurrence les soldats sud-africains et ougandais.

 

En dehors de l'UFDR et du CPJP fondamental, Séléka est une coalition hétérogène de plusieurs mouvements rebelles et groupes armés qui comporte en outre le Front démocratique du peuple centrafricain (FDPC) de Martin Koumtamadji connu sous le nom de guerre d'Abdoulaye Miskine, puis la Convention patriotique du salut kodro (CPSK).

 

A en croire Narkoyo, le général Noureddine Adam n'a pris pas part aux pourparlers de Libreville, placés sous l'égide des dirigeants de la Communauté économique des Etats de l'Afrique centrale (CEEAC, à laquelle la République centrafricaine appartient).

 

"On est tous allés à Libreville, lui est resté à N'Djamena. C'est hier qu'on l'a emmené à Bangui", note le responsable rebelle.

 

"Nous sommes contre ces attaques. S'il y a des revendications, on doit s'asseoir autour d'une table et discuter", a-t-il ajouté, annonçant l'absence du pays de Djotodia, alors que se tenait mardi un conseil de cabinet avec au menu des débats sur les nouvelles attaques rebelles.

 

Outre son leader, Séléka compte quatre autres ministres au sein du gouvernement d'union nationale, un attelage constitué par ailleurs du camp présidentiel, de l'opposition démocratique à laquelle appartient le Premier ministre Nicolas Tiangaye, la mouvance politico-militaire et la société civile.


Source : http://www.afriquinfos.com/articles/2013/3/12/centrafrique-lattaque-bangassou-attribuee-cpjp-fondamental-faction-seleka-219019.asp

 

 

 

Centrafrique: les rebelles de la Séléka avancent et accusent

 

Source : http://www.45enord.ca/2013/03/  12/03/2013 à 11:12

 

Au lendemain d’une nouvelle avancée des rebelles de la Séléka, les divisions s’accentuent entre cette coalition, depuis peu membre du gouvernement d’union nationale, et le pouvoir en place du président Bozizé.

 

Gambo, Bangassou et désormais Rafaï. Ville après ville, les membres de la Séléka n’en finissent plus de conquérir le territoire centrafricain. Ce lundi, les rebelles n’ont eu aucun mal à prendre le contrôle de Gambo et Bangassou. Aucune résistance de l’armée nationale face à eux et les voilà désormais maîtres des deux cités.

 

À en croire les informations révélées par le correspondant de RFI en Centrafrique, Hippolyte Donossio, ils auraient même poursuivi leur offensive, ce mardi, en prenant le contrôle de Rafaï. Alors que la ville serait désormais coupée du réseau téléphonique, les rebelles seraient d’ores et déjà en route pour Zémio.

 

Un peu plus de trois mois après le début de la rébellion armée face aux forces du président Bozizé, la Séléka continue son action à travers le pays. Pourtant, à mesure de leur avancée, en décembre dernier, aux abords de Bangui, la capitale centrafricaine, les rebelles ont contraint le pouvoir actuel à concéder une part de leur gestion du pays.

 

À l’issue des accords de Libreville, signés en janvier dernier, la Séléka a accepté de faire partie du gouvernement d’union nationale afin de résoudre les différends qui pourrissent les relations entre les proches du président Bozizé et les rebelles.

 

Figure de proue de cette rébellion, Michel Djotodia est ainsi devenu vice-premier ministre en charge de la Défense nationale. Mais si la rencontre de Libreville prévoyait un cantonnement des forces de la Séléka, de nombreux éléments rebelles y sont restés récalcitrants.

 

La Séléka et le parti au pouvoir s’accusent mutuellement de l’escalade des tensions

 

Et pour cause, ils accusent le président Bozizé d’avoir relancé les hostilités «par l’entremise de Monsieur Levy Yakité, son conseiller à la Présidence de la République en charge de la Jeunesse». Dans un communiqué obtenu par 45eNord.ca, le secrétaire général de la Séléka, Justin Kombo, dénonce le discours teinté de «haine», de «violence» et de «xénophobie» de M. Yakité, prononcé le 2 mars dernier, devant ce que M. Kombo considère comme «les jeunes de sa milice».

 

«Les persécutions, dont sont victimes ces personnes innocentes, se sont nettement accentuées, et bon nombre d’entre elles sont maintenues en détention, dans des conditions dégradantes et inhumaines, sans mise en examen préalable, ni jugement, et souvent sommairement tuées», a ainsi dénoncé M. Kombo.

 

Appelant le gouvernement d’union nationale à «adopter une position très ferme, au regard de ces atteintes constantes aux droits humains», le secrétaire général de la Séléka maintient les revendications de la coalition à l’égard du président Bozizé. «Le Conseil Suprême de la Séléka, conformément aux accords de Libreville de 2013, exige le départ immédiat des troupes étrangères à la sous-région, en l’occurrence les troupes sud-africaines et autres mercenaires du territoire national, ainsi que la libération immédiate des prisonniers», conclue-t-il.

 

Des accusations fortes pour des revendications permanentes

 

La Séléka n’accepte pas la stratégie du président Bozizé. Affaibli par une armée fuyant les affrontements, le général arrivé au pouvoir en 2003 parait de plus en plus esseulé à la tête du pays. Il semble même se détacher progressivement de ses principaux alliés régionaux. Face à la fermeté de la rébellion actuelle, sa légitimité est touchée, les populations sont meurtries.

 

Pour autant, Bangui n’abdique pas et le fait savoir. Après avoir fermement condamné ces récentes attaques, le porte-parole du gouvernement, Crépin Mboli Goumba, s’interroge sur la stratégie menée par la Séléka.

 

«Au moment où le gouvernement se penche sur les questions soulevées par la Séléka, il est absolument incompréhensible que ses éléments se livrent à ce genre d’attaque. Nous demandons à ces éléments de revenir à la raison, de laisser leurs représentants légitimes, qui travaillent déjà d’arrache-pied avec le gouvernement», a-t-il déclaré sur les antennes de RFI.

 

Entre l’impatience de la rébellion et l’affaiblissement de l’État, le dialogue peine à aboutir sur des résultats concrets. La méfiance, voire le mépris, de chacun des acteurs envers l’autre freine l’avancée des négociations. Au grand dam des populations centrafricaines.

 

Source : http://www.45enord.ca/2013/03/centrafrique-les-rebelles-de-la-seleka-avancent-et-accusent/

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Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers
13 mars 2013 3 13 /03 /mars /2013 00:48

 

 

 

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Bangui, le  12 Mars 2013 

                                            

Dossier: BINOUA Josué et M.P

              c/                                                 Monsieur le Directeur                   Médias + et SANDY                                        de publication de

Réf.: 1A/01-A01/019/2013                                       Centrafrique Presse (CAP)

 

Objet: Droit de réponse


 

Monsieur le Directeur,

 

J’ai  lu avec intérêt l’article  mis en ligne en date du samedi 9 mars 2013 et  intitulé « RCA-Médias: encore un journal menacé de fermeture et un journaliste menacé d’arrestation (MEDIA +).


Je me permets, outre le remerciement que je vous adresse pour la publicité personnelle et organique gratuite, de relever quelques points que j’estime tout aussi infondés   qu’exagérément développés.


Primo : Je ne suis pas la voix autorisée pour me prononcer sur la position de la Présidence de la République ni du gouvernement quant à ce qui concerne les actions de gouvernance et du respect de « l’éthique publique dans ce pays », du moins l’évaluation des prestations des acteurs politiques ou des hauts cadres de l’administration. 


Dois-je préciser, par ailleurs, que je partage les mêmes préoccupations de bonne gouvernance et d’éthique que vous, ainsi que normalement, tout citoyen centrafricain qui aime son pays. Et toute initiative allant dans le sens d’une reddition de compte de la part de ceux qui ont eu la responsabilité de gérer la res publica ne peut être que saluée.


Cependant, le tout noir politique mis de côté, j’agis dans le cadre d’un mandat précis et défends les intérêts d’un client, fut-il ministre et collaborateur d’un régime que vous abhorrez, mais qui est dans mon portefeuille professionnel depuis plus de sept ans. Et c’est à ce titre que je réponds à votre article.


Je précise par ailleurs que ma préférence est pour le combat de prétoire que je connais mieux que le combat de mots stériles et vénéneux via les colonnes des médias, non pas que j’en sois incapable. C’est une question de principe tant qu’une procédure est en cours. Alors, il faut éviter la débauche d’énergie et ménager son temps !


Secundo : sur le terrain judiciaire, il s’agira de rapporter la preuve de ce qui est allégué et non des élucubrations du genre « …cette affaire et bien d’autres du genre, qui ne cessent de défrayer la chronique car constamment relayées par plusieurs médias privés de la place… ». Et vu votre culture qui transpire, à n’en point douter, au fil des lignes, vous devez savoir que l’avocat ne plaide pas contre l’évidence. Ce qui voudrait dire qu’au combat de preuve contre preuve, il y a une issue. Et si l’issue devrait être fatale pour mon client, convaincu de détournements, de harcèlement moral ou je ne sais de quelle autre infraction vous lui collez, ce que je doute fort à ce stade et au regard des éléments du dossier, je changerai ma ligne de défense. Alors, trêve de distraction !


Tertio : je ne suis pas pour le tout politique ou l’utilisation à tort de la presse pour assouvir des pulsions politiques…


Ne trouvez-vous pas que c’est absurde d’accuser un homme qui, avant d’être ministre, a distribué plus d’une centaine d’ordinateurs en Centrafrique, des tricycles et ambulances aux hôpitaux, des véhicules et d’autres biens pour soulager tant que peut se faire, donc qui n’est pas un nécessiteux, de voler quelques ordinateurs et menus mobiliers?


Par ailleurs, si vous êtes sérieux, puisque vous relevez le manque de cette qualité chez les autres, vous devriez savoir que :


aucun magistrat ni avocat n’édicte des textes de lois. L’Ordonnance à laquelle vous faites allusion est venue à l’ordre juridique avant le code pénale et ont des champs d’action différents ;


la responsabilité pénale des personnes morales n'est pas un fait nouveau ni ignoré de notre législation ou de notre jurisprudence suprême, si vous convenez qu'elle est une source du droit.


ce n’est pas avec la condamnation à des dommages-intérêts de FCFA 5. 000.000 que mon client, à qui vous prêtez des intentions, pourra participer à une élection présidentielle que vous, en votre qualité d'homme d'Etat il y a peu, sait ce que cela coûte;


Le principe de la continuité de l’Etat veut que n’importe quelle personnalité appelée à apporter sa pierre à l’édifice le fasse. Au regard de l’instabilité ministérielle, je ne saurai dire avec exactitude combien de ministres se sont succédé à ce département pour que vous trouviez une forme d’irritation, chez mon client, à l'évocation du nom, ou au vu, du journaliste de fait que vous défendez;


Monsieur SANDY n’a-t-il pas été élevé à la dignité de tous ceux qui profitent des largesses du pouvoir ? Comment anticiper sur son insolvabilité  si ce n'est un aveu de sa culpabilité et donc de sa condamnation? Surtout que c’est ce dernier qui a lui-même souhaité que la justice soit saisie. Alors de quoi avez-vous peur ?


La mobilisation corporatiste ne saurait effacer en rien le caractère délictueux d’un des leurs qui se met au travers de la loi. A travers des piliers comme vous, puisqu’ils font remonter systématiquement les informations que vous relayez, le respect de l’éthique, l’observation d’un minimum de comportements dignes doivent être largement partagés au lieu d’un appel à une levée de boucliers tous azimuts et à l’emporte-pièce.


Je ne pouvais terminer ce droit de réponse en omettant de vous faire noter que chaque  jour que Dieu fait, je prie pour que mon Pays qui n'est pas le plus mal loti trouve sa voie. Ce, dans tous les domaines. Cette pensée ou philosophie doit nous guider tous, à quelque niveau de responsabilité ou d’activités, pour que chacun ne nourrisse pas une méchanceté gratuite, ni aucune mauvaise foi sans commune mesure contre son compatriote, quand l’on sait que le destin de chacun est entre les mains du Dieu Très Haut, qui élève et qui abaisse qui il veut.


Comprendre le contraire équivaudrait à lutter contre des plans divins et nous tirerait vers le bas et toujours!


C’est dans cet esprit que si je devais me tromper, ce sera de bonne foi et non jamais avec l'intention de nuire!


L’intention qui  a mû mon client qui n’en veut pas outre mesure à la personne du Directeur de publication est de s’en prendre à ses actes placés en dehors de légalité et qui sont attentatoires à la dignité et à la vie privée d’autrui.

 

Bon vent à votre organe.


Votre bien dévoué.

 

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers
12 mars 2013 2 12 /03 /mars /2013 19:39

 

 

 

 

RAFAÏ : LA VILLE EST OCCUPÉE PAR LA SÉLÉKA

 

 

RCA sud Est

 


Rafaï, 12 mars 2013 (RJDH) - La ville de Rafaï vient de tomber ce matin entre les mains des rebelles de la coalition Séléka.  Ces éléments qui ont pris  la ville de Bangassou le lundi 11 mars, se sont  lancés à la poursuite des éléments des Forces armées centrafricaines (FACA), qui se sont  repliés dans cette région.

 

On ignore pour l’instant le bilan causé après la prise de Rafaï, toutefois des sources anonymes ont fait savoir que deux véhicules appartenant aux religieux catholiques auraient été emportés par les rebelles. A en croire d’autres sources, la ville de Rafaï serait prise sans combat, car l’armée s’est déjà retirée de cette localité.

 

Le réseau téléphonique est coupé. Joint depuis Zémio, plusieurs personnes ont fait savoir que des éléments des FACA, qui avaient été attaqués à Bangassou, sont arrivés depuis hier soir dans la ville. « Ils sont arrivés à bord de cinq véhicules dont l’un est surmonté de mitraillette », a mentionné une autorité locale.

 

Cette source a aussi mentionné que les rebelles auraient également l’intention de poursuivre leur marche vers Zémio. « C’est justement pour récupérer les véhicules et les matériels des FACA », a-t-elle complété.

 

Du côté des autorités de Bangui, les réactions ne restent que dans les condamnations. Les membres de la Séléka qui ont intégré le gouvernement d’Union nationale, ont attribué ces attaques aux éléments incontrôlés.

 

 

 

 

ZÉMIO/BAKOUMA : L’AVANCÉE DE LA SÉLÉKA PANIQUE LA POPULATION

 

 

Bangui, 12 mars 2013 (RJDH) – L’avancée des rebelles de la coalition Séléka dans la  région sud-est de la Centrafrique, met la population des villes de Zémio et de Bakouma dans une situation d’ambigüité. Les habitants de Zémio, une ville déjà affaiblie par les exactions des éléments de l’Armée de résistance du seigneur (LRA) de Joseph Kony, disent ne plus vouloir aller dans la brousse à cause de cette rébellion ougandaise. Tandis qu’à Bakouma certaines personnes ont commencé à quitter la ville.


D’après le constat fait par un habitant de la ville de Zémio joint ce matin par le RJDH, une  partie des habitants de Rafaï qui ont fui les attaques du lundi 11 mars se trouvent actuellement dans la ville de Zémio.  Il a également signalé la présence des éléments des Forces armées centrafricaines (FACA) qui ont été délogés à Bangassou par les rebelles.

 

Face à cette situation, les habitants de cette localité se trouvent dans l’embarras du lieu de cachette. Car dans la brousse et les périphéries de la ville, la présence des éléments de la LRA est souvent signalée. Certaines personnes préfèrent se diriger vers la ville d’Obo, à l’extrême sud-est.

 

« Nous allons partir à Obo parce que les rebelles peuvent d’un moment à l’autre envahir la localité. Les gens qui ont fui Bangassou nous ont fait savoir que ces hommes ont pour objectif de prendre toute la région du sud-est », a déclaré Dieudonné Balikpio, un agent de l’Etat.

 

Mariette Zanoufio, veuve et mère de sept enfants a fait savoir que  l’avancée des rebelles de la Séléka  vers Zemio  vient ajouter la souffrance de la population de cette localité qui continue de subir les exactions des éléments de la LRA. « Nous ne savons où aller. Dans la brousse, les rebelles de la LRA sont présents et très actifs ces derniers temps. Et maintenant ce sont les rebelles de la Séléka qui veulent venir pour aggraver notre situation », s’est elle plainte.

 

Le chef du quartier Sagbozara, Anicet Stéphane Koumba qui s’est entretenu avec ses administrés, a appelé  les habitants de garder le calme et surtout d’éviter d’aller se réfugier dans la brousse à cause des éléments de la LRA.

 

« C’est une occasion pour les éléments de la LRA de kidnapper les gens. Donc il est urgent que nous organisions cette rencontre pour demander à la population de ne pas se rendre dans la brousse. Puis que pour le moment notre ville n’est pas encore attaquée », a dit le chef du quartier Sagbozara.

 

A Bakouma, une partie de la population a commencé à quitter la ville pour trouver refuge dans les villes et les villages environnants depuis la prise de Bangassou par les rebelles de la Séléka.

 

« Les personnes qui ont quitté la ville depuis l’annonce de la prise de Bangassou par la Séléka sont pour la plus part des femmes et des enfants. Les gens ont peur d’aller dans la brousse à cause de la présence des éléments de la LRA », a fait savoir une autorité locale.

 

La ville de Bangassou est tombée le lundi 11 mars entre les mains des rebelles de la coalition Séléka, après un rude combat qui les a opposés aux éléments des forces armées centrafricaines (FACA). Les membres de la Séléka qui ont intégré le gouvernement d’Union nationale, ont attribué ces attaques aux éléments incontrôlés.

 

 

 

 

BANGUI : LA FRANCE ÉPAULE 9 750 PERSONNES À HAUTEUR DE 197 MILLIONS DE FCFA

 

 

Bangui, 12 mars 2013 (RJDH) Une convention d’aide alimentaire d’un montant de près de 197 millions de F CFA, seront signé entre l’Ambassadeur de la France à Bangui, Serge Mucetti et l’assistant au chef de mission de l’ONG solidarité international, Denis Broise.


 

La signature de cette convention permettra à l’ONG Solidarité international d’améliorer les conditions de vie des populations de la sous-préfecture de Kabo (nord) et de fournir à environ 9 750 personnes, 220 tonnes de semences afin d’augmenter leur capacité de production agricole.

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Centrafrique-Presse.com - dans Dépêches
12 mars 2013 2 12 /03 /mars /2013 18:29

 

 

 

des-éléments de-la-séléka-au-nord-de-damara-le-21-févr

 

Avec Reuters

 

Source : http://www.20minutes.fr/ 12.03.13 à 16h39

 

Les rebelles centrafricains du Séléka ont annoncé ce mardi s'être emparé de deux localités de l'est du pays et pourraient reprendre les armes contre le gouvernement de Bangui si ce dernier refuse de libérer les centaines de détenus politiques conformément à l'accord de Libreville de janvier.

 

«Le chef de l'Etat, le président François Bozizé, n'a pas l'intention d'appliquer l'accord de Libreville», a déclaré le porte-parole des insurgés, Eric Massi. «Si les choses restent en l'état, nous lui montrerons quelles pourraient être les conséquences. Nous n'aurons pas nécessairement besoin de reprendre les hostilités, mais c'est une possibilité que nous n'excluons pas.»

 

Selon ce porte-parole, les combattants du Séléka ont pris lundi les villes de Bangassou, sur la frontière avec la République démocratique du Congo, et de Gambo, à quelque 900 km à l'est de Bangui. Les troupes gouvernementales se sont enfuies, a-t-il dit.

 

«L'opération d'hier visait à sécuriser nos bases arrières parce que depuis l'accord de réconciliation de Libreville, le chef de l'Etat a consolidé ses positions au lieu d'embrasser la voie de la paix», a-t-il dit par téléphone.

 

Source : http://www.20minutes.fr/ledirect/1116905/20130312-rebelles-centrafricains-pourraient-reprendre-armes

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Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers
12 mars 2013 2 12 /03 /mars /2013 18:22

 

 

 

Déby ALi et Boz

 

 

APA – Libreville (Gabon) 2013-03-12 15:21:48 - Le 16ème sommet ordinaire des Chefs d’État et de gouvernement de la Communauté Économique des États de l'Afrique Centrale(CEEAC) se tiendra du 23 au 29 avril 2013 à N’Djamena au Tchad, a annoncé mardi le secrétariat général de l’institution régionale basé à Libreville.


La CEEAC s'est illustrée positivement en fin 2012 pour son rôle déterminant dans la recherche de la paix en Centrafrique, un de ses 10 pays membres menacé de déstabilisation par la coalition rebelle de la Séléka.


L'institution régionale avait dépêché sur place des diplomates et une mission militaire ayant permis de d'amener les protagonistes sur la table de négociations.


 
Les pourparlers organisés début janvier à Libreville ont débouché sur la formation d'un gouvernement d'union nationale, dirigé le Nicolas Tiangaye issu de l'opposition politique.


Toutefois, ces succès diplomatique ne fait pas oublier les difficultés du secrétariat exécutif de faire appliquer tous les textes relatifs à l'intégration de la région. 


Trop de barrières persistent et empêchent la libre circulation des biens et des personnes. La faiblesse des ressources financières et le manque de volonté politique sont autant de facteurs bloquant.

 

Au terme du sommet, Idriss Déby, le président tchadien cèdera la présidence tournante à un autre dirigeant de la région. Le Burundi, la Centrafrique n'ont jamais occupé ce fauteuil.

 

Les dix Etats membres de la CEEAC sont l'Angola, le Burundi, le Cameroun, la Centrafrique, le Congo, la Gabon, la Guinée Equatoriale, le Tchad, la République démocratique du Congo (RDC) et Sao Tomé et Principe.

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Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE
12 mars 2013 2 12 /03 /mars /2013 18:20

 

 

 

Séléka à Damara

 

 

 

http://www.afrique7.com   Philippe Omotundo / 12/03/2013 2:43

 

 

La CEMAC vient d’accorder à la République centrafricaine une aide de 8 millions de dollars pour lui permettre de lancer une opération sur le désarmement des rebelles. Après la mise en place du gouvernement d’union nationale, certaines bases du groupe rebelle séléka semblent en désaccord avec la hiérarchie du mouvement alors que cette dernière a rassuré la communauté tant nationale qu’internationale, qu’elle exécuterait le programme DDR. Il s’agit du programme démobilisation, désarmement et réinsertion visant à enterrer la hache de guerre et revenir sur les voies de la pacification.

 

Cette dernière a été acceptée par les différentes parties à la signature des accords de paix le mois dernier. La somme versée par les membres de CEMAC représente le budget prévisionnel pour la réalisation de l’opération. Pour un premier temps, les cibles sont les membres ou anciens membres de la séleka. Aussi, à moyen terme, il est prévu que le programme soit étendu à tous les groupes armés à travers le territoire centrafricain. Une partie de la somme a déjà été mise en contribution, elle sert actuellement à couvrir les besoins liés aux préparatifs du processus DDR.

 

L’Union Européenne a également annoncé qu’elle verserait incessamment une somme d’environ 3 millions de dollars. C’est le premier ministre issu des accords de paix qui a lancé l’opération de cantonnement des rebelles en vue de leur désarmement. Cependant, très peu de données sur le déroulement et la durée de l’opération ont atterri sur les médias locaux.

 

L’opinion ne sait pas exactement de combien d’hommes il s’agit, ni ce qu’il en est de la quantité d’armes à récupérer. Cette phase reste importante pour restaurer l’armée nationale, sinon l’on pourrait se retrouver rapidement avec plusieurs petits groupes armés non-maîtrisés ou des petites armées au sein de l’armée.

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Centrafrique-Presse.com - dans Annonces et divers
12 mars 2013 2 12 /03 /mars /2013 18:17

 

 

 

nicolas-tiangaye-photo- hippolyte-donossio

 

 

YAOUNDE Mardi 12 mars 2013 | 16:42 UTC (Xinhua) - Les nouvelles attaques rebelles enregistrées dans la localité de Bangassou au Sud-est de la République centrafricaine (RCA) lundi matin figurent parmi les sujets de discussions dun conseil de cabinet tenu mardi à Bangui autour du Premier ministre Nicolas Tiangaye, nommé à la faveur des accords de paix du 11 Janvier à Libreville au Gabon, a appris Xinhua.


« C'est sûr, c'est l'un des sujets du conseil de cabinet qui se tient en ce moment même. C'est l'actualité », a confié une source proche de l'entourage du ministre de l'Equipement Crépin Mboli Goumba, porte-parole du nouveau gouvernement d'union nationale formé le 3 février, avec pour composantes la mouvance présidentielle, la coalition rebelle Séléka, l'opposition démocratique dont est issu le Premier ministre, les groupes politico-militaires et la société civile.


Cette réunion se tient sans la présence de Michel Am Nondokro Djotodia, Premier ministre en charge de la Défense nationale et président de l'alliance Séléka, en déplacement à l'extérieur, selon son entourage joint par Xinhua.


Séléka est la coalition rebelle ayant pris les armes en décembre pour renverser le pouvoir du président François Bozizé et dont le camp de celui-ci désigne comme l'auteur de l'attaque de Bangassou, quelques jours seulement après celle menée fin février contre Sido (Nord), à la frontière avec le Tchad.


Cette attaque a fermement condamnée par le camp présidentiel dans une série de déclarations. « Il s'agit, à n'en point douter, d'une action de plus, qui vient confirmer l'option de la coalition Séléka tendant à poursuivre coûte que coûte l'occupation du territoire national », a par exemple souligné dans un communiqué publié lundi à Bangui l'ex-ministre de l'Administration du territoire, Josué Binoua, en qualité de ministre délégué par intérim à la Défense nationale.


Pour la mouvance présidentielle, la nouvelle attaque « vient une nouvelle fois saper tout effort de mise en oeuvre de l'Accord politique de Libreville (sous l'égide des chefs d'Etat de la Communauté économique des Etats de l'Afrique centrale, NDLR). Elle constitue non seulement une violation flagrante de ses dispositions, mais elle compromet dangereusement la poursuite du processus visant à sortir le pays de la crise qu'il traverse actuellement ».


Cette attaque survient au moment où le nouveau gouvernement (d’union nationale) peine à procéder au cantonnement des rebelles Séléka qui doit donner lieu à leur désarmement et celui d'autres groupes armés actifs en RCA.  

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