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13 février 2013 3 13 /02 /février /2013 04:00

 

 

 

Bozizé et Thomas Yayi Boni

 

 

"Il m'a confirmé qu'en 2016, il ne sera pas candidat (à sa propre succession) et qu'il va respecter les dispositions constitutionnelles" Thomas YAYI-BONI  (Bangui, 30 décembre 2012)

 

Tous les Centrafricains et le monde entier se souviennent encore de ces propos du président béninois alors président en exercice de l’UA au plus fort moment de la crise politico-militaire qu’a connue notre pays en décembre et janvier derniers, à l’issue de sa visite éclair et les entretiens qu’il a eus avec un BOZIZE  acculé et dos au mur. Ce dernier s’était effectivement et solennellement engagé à ne pas être candidat au troisième mandat non constitutionnel qu’il voulait briguer à nouveau après l’expiration en 2016 de l’actuel, ainsi qu’à accepter l’entrée dans son gouvernement des rebelles de Séléka. Ceux qui le connaissent, savent que c’était en réalité à contrecœur et vraiment malgré lui que Bozizé a été obligé de prendre ces engagements.


En effet, selon des informations concordantes et dignes de foi d’une source sûre ayant requis l’anonymat, BOZIZE aurait remis de fortes sommes d’argent à Edouard NGAISSONA et à Elie OUEFIO pour encore acheter et manipuler des jeunes désoeuvrés pour le premier, et, la gente féminine pour le second, en vue qu’ils aillent manifester de nouveau devant les ambassades de  France et des USA à Bangui contre l’interdiction arbitraire à leurs yeux, faite à BOZIZE de briguer un troisième mandat après 2016. NGAISSONA a déjà commencé à distribuer actuellement à ces jeunes, des enveloppes de 5000 F CFA (environ 8 euros et des poussières).

 

On commence donc à comprendre les vraies raisons pour lesquelles BOZIZE a particulièrement tenu à faire entrer Edouard NGAISSONA au gouvernement d’union nationale deNicolas TIANGAYE, et spécialement au ministère de la jeunesse. Comme par hasard, le même NGAISSONA vient de nommer auprès de lui l’activiste de la bonne cause Steve YAMBETE. C’est pour mettre en œuvre ces pseudos mobilisations à des fins politiques des jeunes désoeuvrés avec pour mission de « caillasser » les ambassades de France et des USA, pays dont BOZIZE tient les dirigeants pour être responsables de ses déboires dans son propre pays et de soutenir les rébellions qui cherchent à le renverser avant le jaillissement du premier baril de l’or noir centrafricain.


 Quant à Elie OUEFIO, ancien secrétaire général du KNK et principal auteur des fraudes massives ayant abouti au hold-up électoral de BOZIZE en janvier 2011, il a déserté son ambassade de Kinshasa et ses fonctions d’ambassadeur, et se trouve depuis plusieurs à Bangui on ne sait trop pour quelles raisons. Nous voilà maintenant édifiés. Il s’agit de tenter de casser le verrou empêchant leur vedette BOZIZE de demeurer ad vitam aeternam au pouvoir après 2016. Alors qu’il BOZIZE était prêt à faire sauter le verrou constitutionnel, la crise politico-militaire ouverte par l’avancée fulgurante vers Bangui et les défaites militaires successives des FACA, sont venues tout remettre en question et le contraindre, pour apaiser la tension, à promettre de ne plus être candidat à sa succession après la fin de son mandat en 2016.


Or, tout le monde sait maintenant que BOZIZE n’est ni homme d’honneur ni homme de parole. Il ne tient jamais ses promesses. La preuve : le voilà en pleine manœuvre pour tenter de contourner les engagements qu’il a pourtant pris devant Dieu et devant les hommes et notamment devant son homologue béninois, Thomas YAYI BONI à l’aéroport Bangui-M’poko au moment où la rébellion de Séléka était aux portes de Bangui et menaçait dangereusement d’y entrer. Aujourd’hui, il a visiblement oublié toutes ces péripéties et feint de faire croire qu’il est un président normal, ayant tous les pouvoirs, disposant d’une armée forte pouvant le défendre. Il sait pourtant dans son for intérieur que n’eût été l’intervention rapide de ses pairs d’Afrique centrale, d’abord à N’djaména puis à Libreville, on devait sans doute parler actuellement de lui et de son régime à l’imparfait.  

 

La Rédaction

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
13 février 2013 3 13 /02 /février /2013 03:57

 

 

 

Me Nicolas Tiangaye

 

 

LE DEMOCRATE n° 2885 du 12 février 2013

 

La lumière doit à présent se faire sur toutes les finances de la République comme cela aurait dû se réaliser jadis lorsque l’Etoile de la Promesse brilla, à travers MM Jean-Paul Ngoupandé et Elie Doté, au-dessus de l’étable du ministère des finances et du budget, en leurs qualités de ministres des finances et du budget à part entière.


Mais en ce temps-là, seuls quelques rares cadres et agents de l’Etat, relevant de ce département et ressortissants des grandes écoles de formation professionnelle spécialisée à savoir, l’ENA, l’ENST, Clermont-Ferrand, Neuilly sur Seine et l’IIAP accueillirent la Lumière et ceux qui les écoutèrent ne tardèrent pas à la déformer et à la dénaturer comme ont tendance à le faire aujourd’hui tous les sténo-dactylographes qui se sont miraculeusement substitués sans gêne aux contrôleurs financiers, aux inspecteurs du trésor, des douanes, des impôts et même aux inspecteurs de finances ; quant à ce qu’ils avaient oublié, ils tentèrent de le remplacer par des idées personnelles et ne réussissent ainsi qu’à faire naître une confusion qui est censée passer aujourd’hui pour vérité intangible pour des règles élémentaires de la comptabilité publique et pour de nobles principes du droit budgétaire.


De peur que tout ne s’écroule si le moindre pilier se révèle faux, on nomme à des postes clés de la direction générale du budget, de la direction générale des impôts et des domaines, de la direction générales des douanes et des droits indirects, de la direction générale du trésor public, de la direction générale des marchés publics, de la direction du contrôle financier, de la directions des ressources humaines, non seulement des sténo-dactylographes, mais surtout des médiocres avérés ne sachant ni lire ni écrire, évidemment sur la base des critères opaques et douteux, ceux de l’appartenance politique, religieuse, régionaliste, clanique, familiale et partisane.


On souille chaque cadre et chaque agent de ce département imbu de rayon de Lumière et susceptible d’apporter la connaissance et d’imposer le respect scrupuleux des règes élémentaires de la comptabilité publique et du droit budgétaire. Et là où rien d’autre n’est possible, on les ridiculise pour moins avec une méchanceté et une perfidie qui montrent clairement à celui qui pense avec lucidité que pareil comportement est dicté par la peur et la non maîtrise réelle de la technicité. Des laideurs qui sont acceptées et entérinées par une inspection générale des finances constituée de fonctionnaires et agents de l’Etat au seuil de la retraite, trainant derrière eux de vieilles casseroles ayant des accointances avec la pègre locale, et devant soumission absolue à la hiérarchie.


Tel est aujourd’hui le visage hideux du département des finances et du budget dont Me Nicolas Tiangaye hérite la gestion ! Un département déserté par toutes les luminosités et toutes les intelligences à cause de la loi du parti pris, et de la propension effrénée à la médiocrité qui y est solidement installée. Un département acquis à la cause d’un groupuscule d’individus sans éducation, sans culture, et sans réelle ambition politique, mais  guidés uniquement par le souci de consommer : tapis rouges, frais de carburant, caisses d’avance, détournements des biens et services à des fins personnelles, etc…Et ce n’est pas pour rien que tout a été astucieusement mis en œuvre pour la nomination dans le GUN d’un ministre délégué aux finances chargé du budget.


Pour marquer à la culotte Me Tiangaye, pour défendre les intérêts du clan, préserver les acquis de la famille, et faire perpétuer la race des fonctionnaires véreux, incompétents, non intègres et partiaux. Et si Me Nicolas Tiangaye ne se montre pas plus entreprenant, plus coriace à manipuler, plus indomptable comme il l’a toujours été, sa crédibilité en prendra irréversiblement un coup et avec elle, la déconfiture à jamais de l’image de la République déjà trop ternie dans le concert des partenaires au développement !


C’est pourquoi, selon les combattants de la liberté et tous les démocrates dignes de ce nom, le temps est venu où tout ce que le cerveau de ces cadres et agents de l’Etat relevant du département des finances et du budget a inventé de malsain devra être balayé de la République pour qu’à l’avenir plus rien ne puisse entraver l’acceptation du principe selon lequel la gestion des finances de l’Etat doit impérativement être différente des formes inconsistantes que la médiocrité, la vantardise présomptueuse et le sens des affaires, l’imagination maladive et l’hypocrisie ont engendrées à partir de l’étouffant marécage de l’étroitesse abjecte, en une soif de puissance temporelle et d’honneurs égoïstes, individualistes, catégoriels et bien entendu terrestres.


Maudits soient à présent tous ces cadres et agents de l’Etat qui, usant de leur appartenance à l’oligarchie, ont détourné les règles de la comptabilité publique et du droit budgétaire de leurs buts, les ont asservies au point que leur strict respect est considéré comme un acte de violation de la loi, et que le détournement systématique des biens et services est devenu légal et légitime. Les oreilles sont bouchées et l’on veille anxieusement à ce que nul courant d’air frais n’y pénètre, et ce uniquement par paresse et par crainte que cet air frais, avec la guérison qui y est liée, n’entraîne l’activité de l’esprit, laquelle implique et impose un effort personnel contrairement à l’actuelle somnolence spirituelle apparemment si commode dont la conséquence est un long et lourd sommeil qui ne fait que laisser mains libres à la ruse de l’intellect déformé et corrompu.


Mais Nicolas Tiangaye doit déboucher les oreilles et ouvrir les yeux de tous ces fonctionnaires indélicats, car même si ses principales missions se résument à la restauration de la paix et de la sécurité, à l’organisation des élections législatives, à la restructuration des forces de défense et de sécurité et à la réforme de l’appareil judiciaire, l’homme a tout de même intérêt à ce que la gestion des finances de l’Etat, afin de bénéficier de l’appui de toute la communauté des bailleurs de fonds, puisse reposer sur un capital humain, compétent, intègre et impartial et sur l’allocation stratégique, efficace, et efficient  des ressources dans les secteurs prioritaires porteurs de croissance.


Pour ce faire, il lui faut nettoyer ce département de tous les ripoux qui fourmillent et qui travailleront sans doute par l’entremise de Dieudonné Tokofeissé à lui mettre des grains de sable dans les souliers. Un ministre délégué dont la dénomination du poste n’est pas claire et précise.


Ce nettoyage à sec devra d’abord toucher le plus immédiat à la primature, un certain Maxime Balalou, chargé de mission en matière de la sécurisation des recettes et du suivi du DSRP dont la responsabilité dans la pérennisation et la légitimation de certaines pratiques frauduleuse des fonds publics ayant trait au pilotage des dossiers de quittances parallèles, des salaires, des pensions, des bourses d’études et des créances dues à des fournisseurs véreux de l’Etat n’est plus aujourd’hui à démontrer. Ensuite s’étendre à tous les chargés de mission près le ministère des finances et du budget dont les critères de nomination sont autant opaques que douteux, enfin viser l’inspection générale des finances, tous les directeurs généraux, les directeurs de services et les chefs de services.


Le faire, c’est enfouir dans le sol les graines de l’espoir en donnant un sens aux Accords de Libreville !


Le faire, c’est créer les conditions élémentaires pour une gestion saine des finances, en mettant un terme à l’hégémonie d’un groupuscule d’individus sans éducation et sans culture sur les finances de l’Etat, en assumant l’entièreté et toute la plénitude de ses fonctions de ministre des finances et du budget et en ne déléguant à son ministre délégué que le rôle d’un simple directeur de cabinet !


Le faire, c’est extraire l’ivraie du blé ! Le faire, ici et maintenant, c’est rassurer les partenaires au développement de la volonté du GUN à tendre résolument vers le respect des règles de la transparence et de la bonne gouvernance.

 

 

Jean-Paul Naiba 

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Centrafrique-Presse.com - dans Economie
13 février 2013 3 13 /02 /février /2013 03:41

 

 

 

RÉSEAU DES JOURNALISTES POUR LES DROITS DE LHOMME EN RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE (RJDH-RCA)

 


BANGUI : LES RELIGIEUX DEMANDENT L’ARRÊT DES ATTAQUES DES « INCONTRÔLÉS » DE LA SÉLÉKA

 

 

rebelles de Séléka en RCA


 

Bangui, 12 févr. 13 (RJDH) – Les leaders des trois principales communautés religieuses de Centrafrique ont attiré l’attention de l’opinion nationale et internationale sur les risques d’affrontements entre chrétiens et musulmans qui pourraient survenir suite aux attaques des éléments rebelles de la Séléka qui se poursuivent à l’intérieur du pays.


Les leaders catholiques, musulmans et évangéliques de Centrafrique qui ont donné une conférence de presse ce mardi 12 février, ont développé des arguments selon lesquels il y aurait un risque de  conflit intercommunautaire, entre chrétiens et musulmans.


« Des églises ont été pillées et saccagées. Des symboles de la religion chrétienne ont été profanés. Par contre, aucune mosquée ni symbole de l’Islam n’a été touché. Nous avons des informations qui font état que ces actes sont en train d’être perpétrés par des éléments de la Séléka, qui sont issus de la communauté musulmane. Ce sont des choses qui pourraient mettre en péril la cohésion fraternelle et interreligieuse vécue plus d’un siècle dans le pays », a fait savoir l’Imam Kobir Layama de la communauté musulmane.


Le Révérant Nicolas Guerekoyame-Gbangou de l’Association des églises évangéliques en Afrique écarte pour lui, le terme des éléments incontrôlés, prononcé par les leaders de la Séléka. « Ces hommes qui pillent, qui saccagent et qui détruisent en ce moment, ont été amenés par leurs leaders. Ces leaders doivent prendre leur responsabilité et faire arrêter cette hémorragie, pour ne pas qu’on puisse arriver à une situation encore très déplorable », a-t-il dit.


Pour l’Archevêque de Bangui, Monseigneur Dieudonné Nzapalainga, il est urgent qu’une solution soit trouvée. « Si nous avons des revendications à formuler, il faudrait le formuler clairement et distinctement et l’adresser à qui de droit. Mais, aller vers ceux qui ne sont pas impliqués en première ligne dans ces affrontements pour les faire payer est inadmissible », a mentionné le prélat.


Pour faire entendre leur voix, les religieux entendent multiplier dans les prochains jours, des rencontres, avec les leaders de la Séléka, de la force multinationale et du gouvernement afin de faire pression sur les rebelles pour qu’ils puissent cesser les hostilités.


« La population centrafricaine est constituée à 90% de croyants. Ce chiffre est la force que nous disposons afin de faire revenir la paix et la cohésion entre les différentes communauté », a expliqué le pasteur Isaac Zokoué, qui a été aussi présent parmi ces leaders religieux.


Il y a de cela un mois que les accords de sortie de crise de Libreville avaient été signés, mais leur mise en application demeure problématique par les parties signataires.


L’église catholique de Mobaye (sud-est) a été  saccagée dans la nuit du vendredi 8 au samedi 9 février par des rebelles de la Séléka.  D’importants dégâts matériels et d’actes de profanation ont été enregistrés.

 

 

 

BATANGAFO : DEUX PERSONNES TUÉES PAR LES ÉLEVEURS PEULHS

 

zone sous contrôle Séléka

 

Batangafo, 12 févr. 13 (RJDH) Deux commerçants du village de Wogo, localité située à 96 kilomètres de la ville de Batangafo (Nord) ont été tués le 02 février par des éleveurs peulhs.


Selon les témoignages des habitants du village où ce crime a eu lieu, ce sont des éleveurs armés qui sont en complicité avec certaines personnes de la communauté musulmane qui sont à l’origine de cette tuerie. Ils ont érigé des barrières toutes proches du marché hebdomadaire dans le but de racketter les commerçants ambulants. Malheureusement, cet acte a tourné au meurtre.


« Ces deux commerçants ont trouvé la mort lors de l’attaque du marché hebdomadaire  par des éleveurs  peulhs armés », a confirmée l’un des chefs du village Gofo, de la commune de Nana Bakassa.


Il faut signaler que dans la semaine passée, des membres de la communauté musulmane de Batangafo avaient créé une forte tension contre ceux de la communauté chrétienne, mais cette crise était maîtrisée grâce à l’intervention des éléments de forces armées centrafricaines. Toutefois, les membres de la communauté musulmane ont prémédité de régler cette affaire eux-mêmes.


Dans la nuit du lundi 11 à mardi 12 février, les prêtres italiens de l’église catholiques du village de Gofo, localité située à 9 Kilomètres de  la ville de Batangafo (Nord) sur l’axe Kabo ont été victimes de braquage des hommes armés non identifiés.


Selon les témoignages des trois prêtres, victimes de ce braquage ces hommes ont emporté un véhicule pick-up du vicaire de la paroisse  et une importante somme d’argent.


Tous ces cas de tuerie et d’actes de violences dénotent une augmentation de l’insécurité dans la région de Batangafo.

 

 

 

 

MBAÏKI : RECRUDESCENCE DE VIOLENCE CONTRE LES PRÉSUMÉS SORCIERS

 

 

 

Mbaïki, 12 févr. 13 (RJDH) – La justice populaire contre des personnes soupçonnées de sorcellerie devient très récurrente dans la préfecture de la Lobaye (sud). Les victimes sont parfois battues à mort, soit chassées de la localité, malgré des multiples campagnes de sensibilisations contre ces pratiques menées dans cette localité.


Un homme âgé d’une soixantaine d’année a été tué après avoir été battu, le 9 février, par un groupe de jeunes au village de Kenga à 60 kilomètres de la ville de Mbaïki (sud). La victime avait été accusée d’avoir envoûté son petit-fils.


D’après les témoignages recueillis,  les habitants de cette localité ont soupçonné la victime d’être à l’origine de la mort de son petit-fils âgé de 18 ans. Ce dernier souffrait d’une maladie et que  les parents refusent de l’emmener à l’hôpital. Selon eux, c’est le présumé sorcier qui lui aurait jeté un mauvais sort.


« Quand le jeune homme malade est décédé, les habitants du village de Kenga ont battu le présumé sorcier à mort, ils l’ont coupé en morceaux  et l’inhumé le même jour devant sa maison. Le corps de jeune homme a été également enterré au même endroit », a témoigné un  habitant de la localité.

L’ONG Conseil danois pour les réfugiés (DRC) qui lutte également contre la violence faites aux personnes accusées de sorcellerie entend poursuivre les auteurs de ce crime devant la justice.


Un homme accusé de sorcellerie clame  son innocence en essayant de se suicider


Un autre fait s’est produit le même jour, dans la commune de  Bagandou à 70 kilomètres de la ville de Mbaïki. Un homme âgé de 60 ans, père de neuf enfants, s’est éventré afin de clamer son innocence. Celui-ci a été soupçonné de sorcellerie. La victime a été transférée d’urgence au centre de santé pour des soins.


D’après les faits relatés, par Le chef d’antenne de l’ONG Conseil danois pour les réfugiés Euloge Ibrahim, l’homme a été plusieurs fois accusé par la population d’être sorcier.


« La dernière accusation date du 9 février, le jour où il a décidé d’ouvrir son ventre à l’aide d’un couteau. Il a sorti ses entrailles  pour prouver aux habitants de Bagandou qu’il n’est pas sorcier.  De sources médicale, la plaie mesure 20 cm de profondeur », a-t-il expliqué.


Alertée de la situation, la gendarmerie a ouvert une enquête afin de retrouver les présumés coupables qui seraient à l’origine de cette accusation.


La justice s’est lancée à la poursuite des auteurs de crime contre les présumés sorciers


Au village de Boukoko, localité située à 15 kilomètres de  la Mbaïki, deux hommes âgés respectivement  35 ans  et 40 ans qui avaient battu et enterré vivant, une femme qu’ils ont traitée de sorcière, ont été  arrêtés et gardés à vue le samedi 9 février  à la brigade territoriale de Mbaïki.


L’incident s’est produit au mois de janvier, les présumés coupables avaient battu la victime avant de l’enterrer vivante. Elle a été déterrée et transférée à l’hôpital  grâce à l’intervention des forces de l’ordre.


Depuis lors la gendarmerie a lancé une poursuite contre ces jeunes. Ils ont été arrêtés sur instruction du procureur de la République près le tribunal de grand instance de Mbaïki, le magistrat Thierry Hilaire Ouidémona, qui compte les juger et transférer à la maison d’arrêt  de Mbaïki, si les faits seront avérés.


La victime  se trouve encore à l’hôpital pour des soins. La prise en charge est assurée par l’ONG Conseil danois pour les réfugiés.

 

 

 

BANGUI : L’ANECA MÉCONTENTE DE LA GRÈVE DES ENSEIGNANTS VACATAIRES

 

Université Bangui amphi Fac des Lettres


Bangui, 12 févr. 13 (RJDH) – Le bureau exécutif de l’Association nationale des étudiants centrafricains (ANECA) se dit contrarié de la suspension des activités des enseignants vacataires sur le campus universitaire. Une déclaration faite ce jeudi 12 février par Fleury Pabandji, président de l’ANECA.


« La plupart des enseignants de notre Université sont des vacataires. S’ils sont en grève, cela aura une répercussion négative sur le calendrier des activités académiques. C’est pourquoi nous demandons à ces enseignants de reprendre les cours dans un bref délai pour permettre aux étudiants qui sont en période des examens de terminer leur année académique ».


Fleury Pabandji a également souligné que les enseignants vacataires avant d’enclencher ce mouvement de grève n’ont  pas respecté les textes en vigueur qui régissent  les procédures normales de l’entrée en grève.  La procédure consiste à alerter la hiérarchie, à savoir le staff rectoral, le Syndicat autonome des enseignants du supérieur (SYNAES).


« Les étudiants ne sont pas contre la grève des enseignants vacataires, car ces derniers  sont dans leurs droits. Mais ce que nous déplorons, c’est que ce collectif n’a informé au préalable, ni les autorités rectorales, ni le SYNAES,  encore moins le bureau exécutif de l’ANECA », a-t-il ajouté.


La même source a par ailleurs déploré le fait que « l’Université de Bangui et la seule au monde qui ne respecte pas le calendrier académique comme les autres Universités à cause de ces genres de problème. Donc il est temps que cela cesse afin de permettre à l’étudiant centrafricain d’avancer dans ses études pour le bien de notre pays », a-t-dit Fleury Pabandji.


Les activités académiques sont perturbées depuis lundi 11 février sur le campus universitaire, suite à une grève de trois jours enclenchée par des enseignants vacataires. Ceux-ci réclament le paiement de frais de vacation qui remontent à 2010.

 

 

 

BERBERATI : VERS LA PROMOTION DE LA SCOLARISATION DES FILLES

 

Berberati, 12 févr. 13 (RJDH) – Une dizaine d’écoles primaires et deux établissements secondaires de la ville de Berberati (ouest) ont été sensibilisées sur la scolarisation des enfants en général et les filles en particulier. Cette activité a démarré le 4 février dernier sur initiative du bureau préfectoral des  parrains et marraines de la Mambéré Kadeï, une ONG nationale.


La scolarisation des  filles,  le mariage précoce, les grossesses non désirées, les violences et le harcèlement sexuel  ont   été au centre de cette campagne. La vulgarisation  des textes juridiques en la matière a été également développée.


Cette campagne se poursuit jusqu’à ce jour dans les établissements de la ville. Cette activité a pour cible les élèves, les enseignants et les parents d’élèves.  Elle est  supervisée par Lucie  Mayémawa, présidente du  Bureau préfectoral de l’éducation des enfants en général et celle des filles en particulier.

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Centrafrique-Presse.com - dans Dépêches
12 février 2013 2 12 /02 /février /2013 23:12

 

 

 

Bozizé gros plan

 

 

Après les remous qui ont mis le régime BOZIZE dans la tourmente, des tractations continuent au sein de la bozizie pour calmer la tension qui est à son comble. Le gouvernement d’union nationale a fait surtout plusieurs déçus et mécontents à la fois dans le clan de BOZIZE. Ainsi pour recaser ses amis qui ont été balayés du gouvernement par la force des choses, BOZIZE préparerait une kyrielle des décrets qui seront pris dans quelque temps. De sources concordantes émanant de son proche entourage, il nommerait très bientôt Alfred POLOKO Directeur de cabinet adjoint à la Présidence en remplacement de M. Roger LANGUE, malade.


Quant à M. Claude-Richard GOUANDJA, ex-ministre de la sécurité publique et concepteur en 2010 du fameux slogan « BDR » pour BOZIZE Doit Rester, il serait pressenti pour réorganiser le KNK agonisant afin de préparer les prochaines législatives où BOZIZE compte garder la majorité pour pouvoir nommer un Premier Ministre de son choix. Ce dernier assurerait en même temps le secrétariat général de la Présidence, resté vacant jusque-là.


Dans la foulée, BOZIZE a profité de l’anniversaire de la mort de sa mère pour tenir une réunion ultra sécrète où il est question d’étudier la meilleure stratégie pour casser le GUN par des actions de déstabilisation programmées. C’est alors que plusieurs décrets ont été signés suite à cette réunion, et selon certains participants à cette réunion, sa maîtresse favorite Renée Madeleine BAFATORO aurait influencé beaucoup de décisions de son bonhomme.


Avec BOZIZE, il n’y a jamais de surprise. Quant au sulfureux Edouard NGAISSONA qui vient d’être promu ministre de la jeunesse par son parent BOZIZE, non seulement il a appelé à ses côtés comme chargé de mission le tristement célèbre Steve YAMBETE, mais il prépare un autre BOZIZE pour lui succéder à la tête de la Fédération Centrafricaine de Football. DJODJO au basket, SOSO au foot ! Il n'y en a que pour BOZIZE et ses enfants. 


C’est donc à son collègue soi-disant député de Gambo, Socrate Bozizé que le ministre de la jeunesse a pensé pour le remplacer et promet de tout faire pour son élection. Par contre, on assiste à une purge à la Police centrafricaine. Le nouveau ministre de la sécurité publique Josué BINOUA se débarrasserait de tous les plus proches collaborateurs de son prédécesseur considérés comme des brebis galeuses et ramènerait ceux qui ont été sanctionnés par celui-ci.


Par ailleurs et à la grande surprise de la bozizie, l’ex-Ministre d’Etat Karim MECKASSOUA qu’on disait en cavale avec une importante cagnotte de la Banque Mondiale, était finalement rentré à Bangui pour les passations de services avec Enoch Derant LAKOUE à l’Economie, au Plan et à la Coopération internationale et Henri POUZERE aux Télécommunications.


La gendarmerie du PK 12 vient de mettre la main sur un braqueur dont l’arme qu’il a utilisée pour son forfait a été reconnue comme provenant du lot de celles qui avaient distribuées sur ordre de BOZIZE à des délinquants notoires et autres « ex-libérateurs » radiés des effectifs des FACA recrutés par DANZOUMI YALO et Eugène NGAIKOISSET alias « le boucher de Paoua » lors de l’avancée de SELEKA et des défaites successives des FACA.     

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Centrafrique-Presse.com - dans Annonces et divers
12 février 2013 2 12 /02 /février /2013 19:12

 

 

 

Ngaissona

Edouard NGAISSONA

 

 

 

Steve-Yambete.JPG

Steve YAMBETE

 

 

Bangui, 12 fév (CAP) – Comme il fallait s’y attendre, ceux qui se ressemblent s’assemblent. A peine installé au ministère de la jeunesse, des sports, des arts et de la culture, le sulfureux Edouard Patrice NGAISSONA recrute auprès de lui le tristement célèbre Steve Mike YAMBETE comme chargé de mission. Il ne reste plus que Lévy YAKITE, Christian GUENEBEM, Jean Félix RIVA et autres PABANDJI puissent les rejoindre pour que la boucle KNK des prétendus « patriotes » autour du Conseil National de la Jeunesse Centrafricaine soit bouclée.


Tout ce que sait faire Steve YAMBETE est la délation et la fourniture des fiches mensongères sur certains compatriotes à BOZIZE. C’est ce qui lui a valu son galon et de prétendu titre de détective qui lui permet de soutirer le maximum de fric à ce dernier. Cette nomination de ce Steve YAMBETE dans le cabinet d’un ministre de la République est une prime à la bêtise et une façon de récompenser celui-là même qui, voulant rivaliser avec Lévy YAKITE, l’autre distributeur de machettes et créateur des milices COCORA, a cru devoir lui aussi inventer sa milice, le Comité d'Organisation des Actions Citoyennes, ou COAC pour faire la guerre et la chasse aux Goula, Rounga et parents des dirigeants de SELEKA et autres musulmans.


C’est donc clair qu’avec Edouard Patrice NGAISSONA dont les qualités de chef milicien boziziste et KNK à la tête du ministère de la jeunesse, ce ministère sera transformé en une citadelle pour leur combat autour des thèmes de BOZIZE et pour leur résistance contre tous ceux qu’ils considèrent comme leurs ennemis à abattre, c'est à dire qui luttent pour une véritable démocratie en Centrafrique et une gestion transparente des affaires du pays et la bonne gouvernance.  

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Centrafrique-Presse.com - dans Dépêches
12 février 2013 2 12 /02 /février /2013 18:07

 

 

 

 

 

 

http://www.slateafrique.com   12/02/2013


En démissionnant, le pape Benoît XVI donne un bel exemple aux dirigeants usés qui refusent pourtant de quitter le pouvoir.

 

A bout de forces, le pape Benoît XVI a donc décidé de passer la main. La presse africaine accepte la démission du souverain pontife et tire son chapeau à celui qui n’avait jamais caché son intention de partir au moment voulu.


Et la presse du continent de s’intéresser à l’avenir, avec une questionne qui taraude les esprits: le prochain évêque de Rome sera-t-il un Africain?


Ainsi, Abidjan.net se demande si l'Eglise catholique est prête à désigner un noir à sa tête. Après y avoir vraiment cru, l'Afrique s'était fait voler la vedette lors l'élection de Jean-Paul II, en 1978.


«La mobilisation pour un pape noir reprend»,s'exclame donc Abidjan.net, pour qui le grand favori semble bien le cardinal ghanéen Peter Turkson Appiah.


De fait, les grands titres du Ghana multiplient les portraits de celui dont ils espèrent qu'il succédera à Benoît XVI. Un humaniste, respecté, doué pour les langues… bref, un candidat qui fait la fierté du pays.


Et les espoirs sont grands. Le portail Modern Ghana rappelle d'ailleurs une phrase attribuée au cardinal et qui résonne aujourd'hui pour beaucoup comme une prémonition:


«Si Dieu souhaite voir un homme noir devenir pape, alors gloire à Dieu!» 

 

Le défi de l'unité


Au Nigeria, d'où est originaire un autre cardinal pressenti au poste, on est plus circonspect. La presse du pays s’interroge notamment sur les risques que la décision fait prendre à l'Eglise catholique. Celle-ci restera-t-elle unie?


«Un pape mortel», titre de façon dramatique The Vanguard. Le grand quotidien de Lagos salue le courage du pape, mais souligne aussi la dimension toute révolutionnaire de son acte. Avec cette décision, le pape «entraîne l’Eglise dans de nouvelles traditions» et «signe un nouveau chapitre de l’Eglise romaine».

  

The Vanguard émet également quelques réserves. Dans une autre tribune, le quotidien nigérian se soucie des tensions que la retraite anticipée pourrait entraîner, un souverain qui n’a jamais véritablement montré de velléité à siéger au poste «suprême» avant sa nomination.


L'Eglise catholique sera-t-elle capable d’apparaître soudée avec «deux papes vivants» se demande encore la presse nigériane. La question sera d’autant plus brûlante si le pape est remplacé par un progressiste prêt à s’attaquer à des thèmes qui font débat, tels que l’ordination des femmes.


Au Rwanda, l’annonce est l’occasion de revenir sur les liens privilégiés qui unissent le pape à ce pays d’Afrique de la région des Grands Lacs.


«Puisque son corps s’affaiblit, le pape ne pouvait plus se rendre au Rwanda, mais il prend régulièrement des nouvelles du pays, et se soucie du processus de réconciliation», témoigne ainsi pour le quotidien rwandais New Times Smaragde Mbonyintege, porte-parole de l’Eglise catholique rwandaise.


L'appel à la sagesse


Vue du Rwanda, la démission du pape ne provoquera pas de discordes. Toujours selon le porte-parole de l’Eglise catholique, «cette décision ne doit pas causer de souci aux chrétiens. Au contraire, en la prenant, Benoît XVI laisse derrière lui une contribution importante».


Et le quotidien de se souvenir des paroles du pape en kinyarwanda, une des langues nationales, à l’occasion de ses vœux de Noël aux Rwandais.


La Guinée, moins sentimentale, salue la portée presque politique du geste de Benoît XVI.


Pour le site d'information guineeconakry.info, le pape devrait provoquer l’admiration des «masses laborieuses» africaines. C'est en effet une décision presque historique qui vient d'être prise, et que les «Abdoulaye Wade» du continent, happés par le goût du pouvoir, devraient méditer:


«Pour les populations du continent, la décision de Benoît XVI est, en quelque sorte, aussi un appel à “effet collatéral” à la sagesse, lancé à tous les dirigeants qui, malgré le poids de l’âge et une santé qu’on sait défaillante, refusent d’abdiquer. Au détriment de la prospérité de leur pays et de leurs compatriotes.»


Tous ces débats sur les «candidats» africains à la succession du pape sont vains, pour le site guinéen. Car les trois cardinaux africains en lice ont beau posséder les qualités nécessaires à un bon pape, ils ont un défaut de taille: être africains!


«Naturellement, l’Eglise n’étant pas forcément à l’abri de certains préjugés anthropologiques, très peu d’Africains croient pour le moment, qu’un des leurs puisse succéder au pape Benoît XVI, le 28 février prochain», ironise-t-il.


L’annonce de Benoît XVI a provoqué des réactions similaires au Cameroun, où le portail cameroon-info nargue Paul Biya, président du pays depuis plus de trente ans, un homme qui «n’a pour seul souci que de mourir au pouvoir».


«De par sa manière de servir et de gérer les hommes, le pape Benoît XVI vient de faire preuve de deux vertus évangéliques: l’humilité et la franchise», analyse le site qui, comme beaucoup de titres africains, voit dans le geste du pape un modèle d'exemplarité.

 

Lou Garçon

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Centrafrique-Presse.com - dans Opinion
12 février 2013 2 12 /02 /février /2013 13:14

 

 

 

Bozizé dépassé

 

cour const RCA

 

 12022011malonga

 

 

BANGUI, 11 fév 2013 (AFP) - Le président centrafricain François Bozizé a mis fin aux fonctions du président de la Cour constitutionnelle et d'autres responsables d'institutions républicaines dont les mandats avaient expiré, selon plusieurs décrets présidentiels diffusés à la radio nationale lundi.


Les fonctions du président de la Cour constitutionnelle, Marcel Malonga Nguérémangou et de la vice-présidente, Damienne Nanaré, qui disposaient d'un mandat de 7 ans non renouvelable et expiré depuis septembre 2012, ont pris fin.


Les décrets présidentiels concernent également Mgr Paulin Pomodimo, ancien archevêque de Bangui, président du Conseil national de la Médiation, dont le mandat s'était achevé en 2011, Martin Baba, président du Conseil économique et social qui aurait dû quitter son poste en 2012.


Pour le constitutionnaliste centrafricain Jean-Marie Kangba, "Il faut voir dans ces décrets un acte légal, conforme à la constitution mais qui n'est pas intervenu dans le temps, parce que les responsables de ces institutions devraient déjà être remplacés".


"Maintenant, que cache un tel acte en cette période de transition? C'est la grande inconnue, attendons de voir", s'est interrogé le juriste, joint par l'AFP.


"Il ne faudrait pas qu'on trouve là l'occasion de nommer des gens triés sur le volet pour les mettre à la place de ceux qui sont partis", a pour sa part réagi l'opposant Gabriel-Jean Edouard Koyambounou, vice-président du Mouvement de libération du peuple centrafricain (MLPC), redoutant une tentative de Bozizé d'installer des proches à ces postes-clés.


Mi-décembre, la rébellion du Séléka avait pris les armes contre le régime de Bozizé, menaçant de prendre Bangui. Après un accord signé le 11 janvier à Libreville, au Gabon, rebelles et pouvoir ont finalement accepté de participer à un gouvernement d'union nationale.


Le premier ministre Nicolas Tiangaye, nommé le 17 janvier et issu de l'opposition, conformément à l'accord de paix, est chargé de conduire le pays vers des législatives anticipées d'ici un an, tandis que François Bozizé a obtenu de rester au pouvoir jusqu'à la fin de son mandat en 2016. 

 

 

 

NDLR : Il était temps. Le mandat de cette bande de grands corrompus de la cour constitutionnelle acquise à BOZIZE et qui a fait la honte de notre pays a expiré depuis déjà plusieurs mois et c'est seulement maintenant que Bozizé décide d'en prendre acte et de formaliser cette situation. On lui prête déjà l'intention de caser Jean WILLYBIRO-SAKO qu'il n'a pas envoyé au gouvernement TIANGAYE, celui-là même qui avait organisé au niveau de la commission électorale sa "victoire" à la présidentielle de 2005 et aussi et surtout à la grande mascarade de 2011. La veille de la formation du gouvernement TIANGAYE, BOZIZE et son fils FRANCIS avaient procédé à plusieurs nominations au sein des FACA on ne sait pas trop pourquoi alors qu'ils ont passé dix ans à destructurer cette armée rapidement et honteusement défaite par Séléka. Tout cela est à revoir.  

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Centrafrique-Presse.com - dans Dépêches
12 février 2013 2 12 /02 /février /2013 02:59

 

 

 

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Pour espérer voir la RCA aller de l’avant c’est-à-dire aspirer à de lendemains meilleurs, nous devons sérieusement faire un état des lieux de notre pays, notre autocritique en posant un regard très lucide et sans complaisance sur l’état de notre société et les comportements qui ont cours de tout temps.


Car, si les actes d’anti valeurs existaient de façon marginale, ils sont, aujourd’hui, monnaie courante et par conséquent doivent être bannis de l’espace public. Sans quoi, notre pays sera longtemps condamné à tenir la queue de peloton dans le concert des nations marqué par une mondialisation et une globalisation implacables. Ce qui serait d’autant plus préjudiciable au destin de notre pays qu’ils sont de nature à compromettre gravement l’avenir des jeunes générations et des générations futures.


L’on doit impérativement se préoccuper de laisser à nos jeunes un pays viable où il fait réellement bon vivre au plan des mœurs politiques, économiques et sociaux. Rien ne serait plus répréhensible que de léguer une société où prévaudrait le règne de l’impunité et de l’arbitraire.


Dans cette optique, l’Etat doit, en permanence, s’ériger en une sorte de Vigie pour insuffler et promouvoir les valeurs cardinales de probité, de méritocratie, de défense des droits de l’homme et de stricte observation de la loi.

 

Mon diagnostic et mon analyse résultent de ce que malheureusement, aujourd’hui, la corruption et subsidiairement la fraude (1), le crime organisé (2), la remise en cause ou la tentative de remise en cause de l’ordre établi (3), l’emprisonnement arbitraire (4) sont érigés en mode de gouvernance. Et donc, n’émeut quasiment plus personne.

 

  1. Sur la corruption

 

       Afin de lutter efficacement contre la corruption ; à savoir les deux visages et deux modalités de la corruption (j’entends la corruption active et la corruption passive), cette hydre des temps modernes, qui fait florès sous nos cieux, j’avais déjà préconisé dans le texte-projet de société - destiné à juguler le marasme politique, économique et social de notre pays - que j’avais rédigé surtout à l’intention de nos pouvoirs publics de prévoir la mise en place de deux structures distinctes en charge de la question.


D’un côté, une structure constituée sous forme d’une Autorité administrative indépendante (AAI) aux moyens matériels et humains adéquats et chargée de réduire sensiblement le crime de corruption. De l’autre, et toujours au nom de l’impératif et de l’objectif tolérance zéro corruption et zéro fraude, je préconisais la création d’une Cour de répression des crimes économiques et financiers (CRCEF) pour juger et prononcer des sanctions contre les auteurs, coauteurs et complices de cette incrimination pénale.


Force est de reconnaître que nos administrations et notre système judiciaire - loin d’être épargnés par le fléau - sont gangrénés par le phénomène de la corruption.


La corruption étend ses tentacules à tous les niveaux de l’espace public.


En RCA, tout s’achète oupeut s’acheter moyennant espèces sonnantes et trébuchantes.


Le service public censé être rendu gratuitement aux usagers est souvent payé. Il suffit de soudoyer pour obtenir une décision de justice à son avantage.


Il faut savoir que ce fléau fait perdre chaque année, des milliards de francs CFA, à nos finances publiques. Ce qui vient amoindrir d’autant la part déjà maigres de nos recettes publiques.


La corruption tue et annihile l’esprit d’entreprise et décourage l’introduction de l’investissement en RCA et notamment l’investissement en provenance des partenaires extérieurs. Elle est l’une des principales causes du chômage endémique dans notre pays.


C’est pourquoi, elle doit être impérativement éradiquée. En effet, c’est l’une des conditionnalités fixées par les bailleurs de fonds (FMI, Banque mondiale, BAD, Union européenne etc..) pour que le pays puisse bénéficier de leurs financements et des concours extérieurs.


La jurisprudence dite Balladur devenue, par la suite, doctrine Balladur-Jospin qui imposait aux pays demandeurs d’aide budgétaire de souscrire préalablement une convention avec les bailleurs de fonds multilatéraux pour prétendre bénéficier de l’aide financière dans le cadre de la coopération bilatérale notamment avec la France, notre partenaire historique, est aussi passée par là.


En conséquence de tout ce qui précède, j’invite instamment le nouveau gouvernement à s’atteler résolument à ce combat de lutte sans merci contre la corruption, condition sine qua non de notre développement et de notre crédibilité. Et, subséquemment, condition pour stopper l’hémorragie injustifiée de nos finances publiques. Cette hémorragie financière empêche, évidemment, l’Etat de mettre en œuvre ses programmes sociaux dans les secteurs de l’éducation, de la santé, des infrastructures.

 

  1. Sur le crime organisé

 

En raison particulièrement des nombreux soubresauts qui ont secoué  notre pays, ces dernières années, des pans entiers de nos territoires sont devenus des lieux d’insécurité et des zones non droit mettant à mal la vie de nos paisibles populations.


Nos populations sont quotidiennement harcelées, mises en coupe réglée par des bandits de grands chemins et des délinquants sans foi ni loi.


Plus grave encore, la tentative de mise à mort d’autrui en se faisant parfois justice soi-même ne doit être tolérée sous aucun prétexte. Car, la vie humaine n’a pas de prix.


Si cette situation d’insécurité permanente est dommageable au climat d’apaisement de notre société, elle contribue profondément à dégrader et affaiblir le climat des affaires. Un tel contexte est de nature à décourager tout projet d’entreprise.


En contrepartie des sujétions auxquelles nos populations sont soumises, celles-ci sont en droit d’attendre de nos pouvoirs publics un environnement de sureté.


Afin de combattre le banditisme et le crime organisé, sous toutes leurs formes, sur l’ensemble de notre territoire national, j’avais opportunément suggérais la mise sur pied d’une véritable Brigade anti criminalité (BAC) dotée de moyens matériels et humains adéquats ainsi que d’un système judiciaire performant afin de répondre efficacement au défi de l’insécurité. L’impératif de sécurité est au premier rang des droits de l’homme.


L’autorité de l’Etat ne saurait être continûment bafouée.


Les criminels doivent être mis hors d’état de nuire. A l’égard des malfrats, la loi doit être exercée dans toute sa rigueur. La maxime latine ci-après nous enseigne que « Dura lex sed lex  ». En d’autres termes « la loi est dure mais c’est la loi » dit-on.

 

  1. De la remise en cause ou de la tentative de remise en cause de l’ordre établi

 

Souvenons-nous que Barack Obama, lors de son premier séjour sur le continent noir (Ghana) en tant que Président nouvellement élu des Etats-Unis, avait lancé à l’adresse des Africains que « l’Afrique a besoin d’institutions fortes et non pas d’hommes forts ».


Cette phrase empreinte de sagesse et qui sonne comme une admonestation suggère le mode démocratique de dévolution et de l’exercice du pouvoir en Afrique.


Retenons que le choix du Ghana par Barack Obama ne s’est pas fait par hasard mais s’expliquait davantage par la mise en œuvre réussie de la politique de bonne gouvernance politique et économique dans ce pays frère. Nous pouvons donc, sans complexe, nous inspirer du modèle ghanéen pour amorcer la pente ascendante.


En Centrafrique, on doit apprendre à respecter la loi et singulièrement la loi fondamentale (Constitution) et les textes connexes.


Il est important de souligner ici que, chez nous comme d’ailleurs dans beaucoup d’autres pays africains, la plupart des chefs d’Etat sont arrivés au pouvoir par effraction c’est-à-dire par des voies non constitutionnelles même si certains pronunciamiento ont été qualifiés parfois pompeusement de coup d’Etat démocratique, salutaire ou salvateur notamment en raison de la pratique néfaste et partant de la nature devenue illégitime du pouvoir qui vient d’être évincé. Haro donc sur la pratique non constitutionnelle du pouvoir.


La Constitution, loi fondamentale de notre pays, doit être impérativement respectée. C’est pourquoi, toute tentative de tripatouillage de celle-ci doit être évitée sous peine de mettre en péril l’équilibre du pays et la paix civile.


Il est regrettable de relever qu’en 2013, les vieux démons n’ont pas totalement disparu. Les velléités restent encore vivaces de part et d’autre. De la part des tenants du pouvoir qui veulent coûte que coûte y demeurer ad vitam aeternam et des potentiels prétendants au fauteuil qui aspirent à y arriver et à s’y maintenir  durablement.


Nous devons privilégier le mode constitutionnel d’accession au pouvoir. Sans quoi, c’est la porte ouverte à l’aventure et au dommageable saut dans l’inconnue.


Nous devons inscrire notre destin dans la modernité c’est-à-dire dans le processus inversible de démocratisation pour mériter la respectabilité et la confiance de nos partenaires.


Cela passe par le respect de nos engagements internationaux. Cela commence aussi par la primauté accordée au caractère sacral de la parole donnée.


Toute tentative de remise en cause de l’ordre établi sera d’autant plus condamnable et condamnée que la Constitution est élaborée de façon consensuelle. Et donc, respectée dans sa lettre et dans son esprit.

C’est -à-dire que les joutes électorales seront organisées à terme échu et selon le chronogramme républicain.

 

  1. De l’emprisonnement arbitraire

 

L’Etat doit respecter la loi élaborée et adoptée à son instigation en évitant autant que faire se peut de recourir à l’emprisonnement ou à la détention arbitraires. Le mode carcéral doit cesser d’être la règle pour ne devenir que l’exception.


J’estime, pour ma part, que les droits de l’homme et les libertés fondamentales ne sont pas négociables.


L’on ne transige pas avec les droits et les libertés humains sauf si la culpabilité de l’auteur d’une l’infraction pénale est judiciairement établie ou démontrée et sous l’empire d’une procédure débarrassée de  toute organisation d’une parodie de justice. Attention aux peines commandées c’est-à-dire aux peines prononcées, en réalité, sous la dictée d’une autorité politique au détriment de la règle de la séparation des pouvoirs.


L’Etat ne peut et ne doit s’exonérer de toute responsabilité en commettant lui-même l’arbitraire. La RCA doit construire un véritable Etat de droit.


Ainsi, j’invite les pouvoirs publics à désengorger, sans tarder, nos prisons et autres lieux de détention non conventionnels (lieux de détention secret) c’est-à-dire ne répondant pas aux standards internationaux en matière de régime carcéral en procédant à l’élargissement des prisonniers détenus arbitrairement ou coupables de délits d’opinion.


     Je saisis cette opportunité pour demander aux pouvoirs publics d’étudier la suppression pure et simple et la fermeture de ces lieux de détention.

 

Pendant que ces détenus croupissent en prison, les délinquants en col blanc ont, quant à eux, de beaux jours devant eux et ont parfois même pignon sur rue en narguant la population démunie dans son écrasante majorité et à laquelle a été extorquée ces biens pompeusement et scandaleusement exhibés comme un trophée. N’oublions pas que nous sommes dans un pays où plus de 60% de la population tire le diable par la queue, vivant en dessous du seuil de pauvreté c’est-à-dire avec moins de un (1) dollar par jour (moins de 550F CFA). L’enrichissement sans cause doit être sévèrement puni.


Je suis souvent au regret de constater que l’on met un point d’honneur à faire l’apologie et même la promotion de façon éhontée et cynique de cette engeance, coupables pourtant de concussion et de prévarication. La vue du moment de leur fortune insolente suffit à enivrer leurs prétendus laudateurs. Prosaïquement et trivialement appelés« doungourous » ou courtisans dans notre pays.


Les mentalités doivent être changées en Centrafrique. Ainsi, on assiste, aujourd’hui, à ce que j’appellerais une inversion des valeurs. Au préjudice des valeurs nobles que sont la culture de la méritocratie, de l’effort, du travail, du patriotisme, du civisme, de la paix. 

 

Si l’Etat centrafricain veut rendre le pays attractif, par conséquent, favorable au développement et ouvert à l’implantation de richesse et aux investisseurs, il doit s’efforcer de combattre sans merci la culture de l’impunité et de la violation de la loi, l’une des plaies de notre société.

 

Vive la paix en RCA pour que vive et prospère la République

 

 

 

                                                                                                Wilfried Willy ROOSALEM

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12 février 2013 2 12 /02 /février /2013 02:35

 

 

 

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Procureur Alain TOLMO

 

 

 

 

JUSTICE A QUATRE VITESSES


« Il est temps que le corps judiciaire, dans sa mission, fasse renaitre confiance avec sa population. Une des voies pour l’avancée de l’Etat de Droit », dixit François Bozizé (20 avril 2012)


L’administration centrafricaine dans son entièreté est pourrie. Comme dans toute situation de pourriture il y a plus pourri, en RCA le ministère de la Justice est l’élément le plus pourri. Sa pétrification se sent à des kilomètres à la ronde. L’impunité a transformé la corruption en arnaque. On délivre à tour de bras des mandats d’amener et de dépôt provisoires dans le seul et unique but d’extorquer de l’argent aux appréhendés. Tolmo, Legandet et compagnie ont instauré une justice à quatre vitesses : la justice brute et barbare pour les pauvres et sans voix, la justice complaisante pour les amis et connaissances, la justice lucrative et onéreuse pour les nantis et enfin la justice ni vu ni entendu c’est-à-dire la justice au-dessus des lois pour les dignitaires du pouvoir et leurs ayants droit. Tout se passait dans l’indifférence totale et de l’Assemblée nationale monocolore et des Gouvernements Touadéra I, II et III. Les partis politiques non plus n’étaient audibles sur le sujet. Ce n’est en tout cas pas le MLPC dont le délai de garde à vue de son Vice-président dans une affaire purement pénale a été scrupuleusement respecté qui dénoncerait cette justice qui n’est pas celle que représente Thémis.


Réunis en conférences débats organisés par la Commission Episcopale Justice et Paix de Centrafrique, le clergé catholique centrafricain a manqué le rendez-vous avec l’Homme de la rue, Socrate NGARO.  Les évêques de Centrafrique ont en effet manqué une occasion en or de répondre à la question de l’Homme de la rue Socrate NGARO: Caïn où est ton frère Abel?


Est-ce dire que les évêques de Centrafrique ne voient pas cette descente implacable, inexorable et vertigineuse du peuple centrafricain dans un abîme de malheurs? Non! Comme toutes les organisations dites pompeusement de défense des droits humains en Centrafrique, les évêques sont tétanisés par la boziziecratie. Même les représentants de l’UE et du BINUCA à Bangui sont tétanisés. Souvenez-vous du retournement de veste de l’Éthiopienne Sahle-Work Zewde. J’ai été longtemps enfant de cœur. J’ai servi La messe pendant plusieurs années sous Mgr. Joachim NDAYEN. Je suis nostalgique de ces années-là car aujourd’hui le clergé catholique centrafricain a perdu de son lustre!


Il est de bonne guerre d’être en croisade pour les droits des prisonniers. Les gardiens et régisseurs de maison d’arrêt doivent être vigoureusement voire brutalement rappelés à l’ordre. Aujourd’hui en Centrafrique de Bozizé, un appréhendé est une véritable vache à lait  pour les secrétaires, greffiers, gardiens de prisons, régisseurs et le procureur de la République. J’ai vu de mes yeux, vu Aaron, un soldat en service devant la prison de Bimbo, arracher de l’argent attaché au bout de pagne d’une maman venue voir sa fille embastillée à Bimbo. Informée, la prisonnière supplie Aaron de restituer à sa maman la somme de 300 FCFA prévue pour payer le taxi retour. Aaron suggère que la dame, dans la soixantaine, rentre chez elle à pieds. Il s’en est suivi une bastonnade en règle de la prisonnière sous les yeux indifférents de Passi Ngaka Roger, le régisseur de la maison carcérale de Bimbo. Cet énergumène de Passi Ngaka, diagnostiqué VIH positif, trouve en les prisonnières copines et source d’enrichissement. 50.000 FCFA pour une fin de semaine chez soi; 200.000 FCFA pour un mois et une faveur sexuelle pour une attente chez soi jusqu’au procès. Tout ceci est su des organisations de défense des droits humains et des soi-disant avocats de ces détenues. Ceci étant dit, on ne peut dissocier les droits des prisonniers de la machine à fabriquer les prisonniers c’est-à-dire la facilité, la légèreté et l’aisance avec lesquelles l’on fait, du jour au lendemain,  des honnêtes citoyens sans problème des prisonniers sans droit ni considération.


Affaire SONATU: la montagne a accouché d’une sourie!


Les affaires SONATU et RAYAN sont à mon avis des dossiers d’anthologie en matière de séquestration, détention arbitraire et d’extorsion sans scrupule des sans voix par des brillants diplômés de l’École de Magistrature de Seydou (Bangui). On les appelle sans fou-rire des magistrats. Qu’ils ne me comptent pas parmi ceux qui leur accordent un quelconque égard! Dans l’affaire de l’incendie du super marché RAYAN du Libanais Ali El Akhras alias La Crasse, Me Zarambaud Assingambi a adressé à la Cour de cassation, dans son audience du 7 août 2012, un excellent mémoire en défense qui a mis à nue la méchanceté et la conception moyenâgeuse de la justice du président Bozizé et ses obligés Firmin Findiro et Alain Tolmo qui ont dicté le scandaleux verdict de la Cour de cassation de Bangui. Pour ce qui est de l’autre pièce d’anthologie, l’affaire SONATU, on nous a promis des révélations explosives qui se sont avéré n’être qu’un pétard mouillé. L’innocence des 14 employés qui croupissent dans les prisons de Ngaragba et Bimbo depuis bientôt un an maintenant est aveuglante. Ils y sont encore par la seule et l’unique volonté d’un certain Alain Tolmo soi-disant procureur de la République qui attend de ces innocents de versement entre 500.000  FCFA et 1.000.000 FCFA pour soit attendre leur procès dans le confort de leur foyer soit être retiré de la liste des appréhendés. Alain Tolmo est tombé pieds joints dans le piège que le quatuor que je forme avec trois autres parents des appréhendés lui a tendu pas plus tard que le mois dernier au plus fort moment des tractions post-Libreville. Nous avons envoyé un ami arabe Tchadien muni d’un microphone pour discuter avec Tolmo le dossier SONATU. Les montants d’argent ci-haut mentionnés sont enregistrés.


Dans l’enregistrement on entend clairement Alain Tolmo dire que le dossier SONATU est politique. Il a fait le nécessaire et soumis son parapheur à la signature du président Bozizé depuis septembre 2012. C’est donc au niveau de Bozizé que tout est bloqué. Paradoxalement notre très intègre et brillant procureur de son État serait prêt à relaxer nos parents si nous lui versons 500.000 FCFA par accusé. Il parle d’accusés, pas d’appréhendés. Allez-y comprendre ce que vous pouvez comprendre!


De Findiro à Mbosso


C’est bonnet blanc et blanc bonnet ou mieux encore Dupont et Dupond. L’espoir d’un nettoyage en règle au ministère de la Justice et de la Moralisation qu’a suscité la nomination de Jacques Mbosso à la tête de ce département a très vite fait place à un très fort désenchantement. Cela fait presque 6 mois (17 août 2012 – 11 février 2013) que le tandem Mbosso-Féïganazoui est en place. Rien n’a encore changé dans la toile de corruption tissée par l’araignée Firmin Findiro. Le même Légandet est toujours doyen des juges; le même Tolmo est toujours procureur de la République. Mieux encore, selon les confidences d’Alain Tolmo lui-même, l’arrêté ministériel de sa nomination (par Firmin Findiro) à la Cour de justice de la CEMAC à Ndjamena est maintenu. Il prépare donc une éminente passation de service probablement entre lui Tolmo et le doyen des juges Sieur Legandet. Tout se passe comme si la RCA souffrirait d’un manque criant de magistrats compétents et dignes de ce nom. Et pourtant on en a encore!

 

Bozizé, le nom magique!


Bozizé, un nom qui vaut à lui seul une décision de justice. Au nom de Bozizé un certain Dazoumi Yalo privatise l’OCRB et fait ses lois. Au nom de Bozizé un certain Alain Tolmo embastille illégalement des honnêtes citoyens sans problème. Au nom de Bozizé un certain Ianarelli fait ses lois. Au nom de Bozizé un certain Henri Bolanga asservi dans leur propre pays ses employés domestiques. Au nom de Bozizé les Libanais et arabes vivant en Centrafrique s’approprient le patrimoine national. Au nom de Bozizé sa nombreuse progéniture jouit des prérogatives et privilèges des princes dans une République. Au nom de Bozizé chaque membre de sa nombreuse famille dispose de sa propre prison. Au nom de Bozizé un certain Pierre Chrysostome Sambia transforme la SONATU en une entreprise familiale où ne bossent que ses copines gendarmettes et autres proches.

 

Ce brave gendarme avait pour mission le redressement de la situation financière de la SONATU. Il est de notoriété publique que pendant leur garde à vue de 768 heures les 14 sans voix de cette SONATU effectuaient des travaux forcés qui ne portaient pas leur nom. Au moment de leur transfert dans les prisons de Ngaragba et Bimbo ils avaient laissé dans les coffres de la SONATU la coquette somme de 24 millions de FCFA; recette  réalisée par l’équipe dirigée par la Directrice Commerciale en 2 semaines de gestion rigoureuse. Onze mois plus tard, la SONATU n’existe quasiment plus. On sort 3 ou 4 autobus pour chercher le kobé ti lasso. M. Sambia se cache derrière les relations amoureuses dont est né un enfant entre sa cousine, une certaine Agnès et le président Bozizé pour refuser d’informer régulièrement sur le redressement de la SONATU. Même le contrôleur d’État ne peut lui demander des comptes. Il est le beau-frère de Bozizé après tout.


Vous, constitutionnalistes de Centrafrique, dites-moi en vertu de qui et de quoi un délinquant de l’acabit de François Joseph Bozizé envoie-t-il à tour de bras des gens en geôles? Vous, juristes de Centrafrique, dites-moi en vertu de quel arrêté, de quel article, de quel alinéa le procureur de la République ne peut-il libérer ces prisonniers illégaux? Vous, députés de Centrafrique, dites-moi à quoi vous servez si vous ne pouvez légiférer? Vous, maires de Centrafrique, dites-moi à quoi vous servez si vous ne pouvez construire, embellir et entretenir votre ville? Vous, généraux de Centrafrique, dites-moi que valent vos étoiles si vous ne pouvez faire face à un groupe de 10 ou 15 bandits non-diplômés d’École de Guerre? Ah oui vous êtes bons seulement pour les grandes guerres comme celles du Golf!


Oui, vous ne pouvez rien faire. Bozizé arrête tout, décrète tout, ordonne tout, et légifère tout.  Quelle est donc votre ou plutôt notre raison d’être? Pourquoi concevoir des organigrammes? Pourquoi percevons-nous des émoluments? Il est temps que ces valables fils du pays jusqu’ici muets se manifestent sinon avec le tripatouillage de la Constitution en perspective, on constatera comme Louis Bourdaloue qu’un abîme attire un autre abîme car il ne faut pas se leurrer, Bozizé sera bel et bien candidat en 2016 même s’il faut pour cela mettre dans les rues tous les désœuvrés de Centrafrique pour réclamer la candidature de Bozizé.

 

Centrafrique, mi béni mi maudit


Voilà un pays au sous-sol immensément riche qui se contente d’une place en queue de peloton de l’indice de développement humain. Le diamant est exploité par des étrangers qui cadeautent quelques brebis galeuses pour tourner en véritable esclaves les Centrafricains creuseurs des puits de diamant. C’est le cas notamment de Jean-Eudes Teya rémunéré à hauteur de 5.000.000 FCFA par mois plus avantages sociaux pour représenter BADICA à Anvers en Belgique. Derrière le bouclier Teya, le propriétaire de BADICA et sa famille s’approprient la moitié du patrimoine national, accumulent hôtels privés en France et en Belgique, de luxueuses maisons au Canada et aux États-Unis. Le creuseur de puits de diamant, lui, perçoit un salaire d’esclave de 10.000 FCFA à 15.000 FCFA par mois. Le commerce est une affaire 100% libanaise exonérée de toute taxe. Plus arrogant que les Libanais de Bangui, tu meurs! Ils se targuent, j’allais dire à haute voix, d’avoir tous les ministres dans leurs poches. De deux choses l’une, soit elles sont grandes ces poches de Libanais, soit nos ministres sont trop petits. Pourquoi avoir donné à MOOV l’immeuble Air Afrique? Et ce n’est pas tout. La famille du proprio de Moov est dispensée des formalités de police à l’aéroport Bangui-Mpoko. Le minibus vert de la compagnie conduit la famille de la maison au tarmac pour tout vol en partance de Bangui. On appelle ces malfrats des opérateurs économiques. Bangui n’a décidément pas peur des mots!


Et pourtant le président Bozizé est pasteur. Ô pardon, évangéliste suprême. Le président de la Cour constitutionnelle est pasteur. Le secrétaire général du parti au pouvoir (pour ne pas dire parti unique) est pasteur. Le ministre de la Sécurité publique est pasteur. Le gbopeko (médiateur de la République) est un ancien archevêque. Le président de l’Assemblée nationale monocolore serait aussi un pasteur. Pourquoi aucun de tout ce beau monde ne répond à la question «Caïn où est ton frère Abel?» de l’Homme de la rue Socrate NGARO? Moins théologique et philosophique que l’Homme de la rue Socrate NGARO je dirais: Bozizé qu’as-tu fait de Centrafrique?

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Centrafrique-Presse.com - dans Opinion
11 février 2013 1 11 /02 /février /2013 18:30

 

 

 

Bozizé saluant le gl Dhaffane

 

 

Bangui, 11 févr. 13 (RJDH) Malgré  la signature des accords du cessez-le feu signés à Libreville le 11 janvier et la mise en place du nouveau gouvernement d’union nationale, les rebelles de la coalition Séléka continuent de se livrer aux actes de pillages et d’exactions sur la population. Une  situation qui inquiète la population centrafricaine qui craint le retour probable des hostilités.


« Nous sommes très inquiets par rapport à ce qui se passe dans nos provinces où les rebelles de la Séléka continuent d’occuper illégalement les villes en commettant  au quotidien des exactions sur la population », a déploré Cyrille Mbésséra, habitant le quartier Yangato.


Max Mokopolo, étudiant en master d’histoire et géographie à l’Université de Bangui, a de son côté pensé que l’Accord de paix de Libreville devrait tourner la page de l’insécurité qu’a connue le pays. « Mais le constat est  que les rebelles de la Séléka continuent de piller, de tuer et de poursuivre leurs offensives sur le terrain ce qui est contraire aux engagements qu’ils ont pris lors des pourparlers », a-t-il souligné.


« Les rebelles de la Séléka ne sont pas prêts pour la paix. Je comprends que leur intention est de nuire à la République centrafricaine qui a tant souffert des crises militaro-politiques. Il faut qu’ils cessent les exactions sur la population, car leurs leaders sont déjà dans le gouvernement qui vient d’être mis en place, et c’est leur vœux qui est exhaussé », a martelé Placide Kombélé, un agent de l’Etat.


Des leaders de Séléka ont perdu le contrôle de leurs éléments sur le terrain


Un politologue de l’Université de Bangui qui analyse la situation stipule qu’il y aurait une crise d’autorité en ce moment au sein de la Séléka. Selon lui, des leaders de la Séléka qui occupent des postes ministériels n’ont plus le contrôle des éléments qui sont sur le terrain.


« C’est difficile que leurs décisions soient respectées par les troupes, à cause de leur absence aux côtés des rebelles. Nous crayons que ces rebelles ne reconnaissent plus leurs légitimités », a-t-il ajouté.

Selon la même source, il est important que les chefs de cette rébellion continuent de descendre sur le terrain pour expliquer à leurs éléments les contenus des accords de Libreville qui ont abouti à la formation de ce gouvernement d’union nationale et également de leurs demander d’arrêter ce qu’ils font actuellement.


De leur côté,  des leaders de la coalition Séléka rejettent la responsabilité des attaques et les attribuent aux éléments « incontrôlés ». Ceux-ci promettent des sanctions contre les commanditaires.


Depuis la signature des Accords de paix de Libreville le 11 janvier dernier, plusieurs cas d’exactions et de pillages dont les hommes de Séléka seraient à l’origine, ont été enregistrés dans certaines  villes du pays.  Dans la nuit du 8 et 9 février, ces rebelles ont attaqué la ville de Mobaye. D’importants dégâts matériels et d’importants actes de profanation ont été enregistrés.


Cette attaque a fait déplacer plus de 23 000 personnes vers la République démocratique du Congo.

 

 

 

MOBAYE : UNE MISSION DE LA FOMAC EST ATTENDUE

 

 

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Mobaye, 11 févr. 13 (RJDH) Une mission de la Force multinationale en Afrique centrale (Fomac) est attendue ce lundi  à Mobaye (Sud-est), afin d’évaluer les dégâts causés par des éléments « incontrôlés » de la rébellion de Séléka, dans cette ville, alors que des populations affirment être prises en ce moment en otage par les rebelles.


Cette information a été livrée au RJDH, par une source proche de la coalition Séléka. La mission va se rendre  à Mobaye par voie routière. L’on ignore encore la composition de cette équipe, cependant  Christophe Gazambeti, porte-parole de la rébellion et actuel ministre de la communication affirme que cette mission se rend dans le but de « décanter la situation qui prévaut en ce moment à Mobaye ».


Joint ce matin, un habitant de la ville de Mobaye affirme que depuis samedi, les rebelles avaient fait à nouveau leur irruption dans la ville, bloquant les principales voies fluviales que les populations utilisent pour traverser afin de rejoindre la République démocratique du Congo, pour se mettre à l’abri de l’insécurité.


« Nous sommes terrés dans nos maisons, nous ne pouvons pas sortir, car les rebelles nous profèrent des menaces de mort. Il n’y a plus de quoi à manger, nous sommes vraiment pris en otage », a témoigné la source.


Selon les autorités congolaises, plus de 2 300 centrafricains ont fui la ville de Mobaye depuis jeudi pour rejoindre l’autre côté de la rive, fuyant l’arrivée des rebelles de la Séléka. Ce chiffre risque de s’accroitre, vu que la présence des éléments de la Séléka qui continue d’être signalée dans la région.


Des leaders de la Séléka, qui, désormais font partie du gouvernement, rejettent la responsabilité et l’attribuent aux éléments « incontrôlés ». Ceux-ci promettent des sanctions contre les commanditaires.

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