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17 juillet 2013 3 17 /07 /juillet /2013 00:14

 

 

Situation sécuritaire en Centrafrique: le président Djotodia demande l'implication du Burkina Faso

 

RFI  mardi 16 juillet 2013 à 11:32

 

Michel Djotodia a entamé sa tournée africaine. Le président centrafricain de transition a été reçu, hier, lundi 15 juillet, à Ouagadougou par le président Blaise Compaoré. Il y est venu exposer la situation sécuritaire dans son pays et demander l’implication du président burkinabè dans la résolution de la crise en Centrafrique.

 

Selon le président Michel Djotodia, la situation sécuritaire en Centrafrique est redevenue normale, hormis dans le Nord-Est où sévit l’Armée de résistance du seigneur de Joseph Kony. L’homme fort de Bangui a demandé, à Ouagadougou, l’implication du président Blaise Compaoré pour le retour de la paix dans son pays.

 

« Nous sommes venus bénéficier de ses expériences, de ses conseils, éventuellement de directives à recevoir pour que la paix revienne. Nous avons saisi l'occasion pour expliquer à Son Excellence, l'évolution de la situation sécuritaire chez nous. Et les dispositions que nous avons eu à prendre », a indiqué le président centrafricain.

 

« Acteur » et non « médiateur »

 

Tout en saluant les efforts entrepris par Michel Djotodia et son équipe pour relever « les défis nombreux et très lourds qui pèsent sur l’avenir de la Centrafrique », le président Blaise Compaoré a promis d’accompagner les Centrafricains vers une sortie de crise.

 

« Je les ai encouragés, tout en exprimant notre disponibilité à accompagner la Centrafrique, et lui-même, dans ses efforts pour retrouver la paix sociale, pour reconstruire le pays. Nous espérons que toute l'Afrique sera à ses côtés pour ce même engagement », a conclu M. Compaoré.

 

 

 

Ouaga-Bangui  Djotodia chez Compaoré

 

http://www.lefaso.net   lundi 15 juillet 2013

 

 

Après les pays d’Afrique Centrale, le nouveau Président (autoproclamé) de la République Centrafricaine (RCA), Michel Djotodia Am Nondroko – de son nom complet –, poursuit sa tournée sur le continent. Premier arrêt, en Afrique de l’Ouest : le Burkina Faso. Ce lundi 15 juillet 2013, Michel Djotodia a rendu visite au Président Blaise Compaoré dans son Palais Présidentiel à Ouagadougou.

 

Michel Djotodia a précisé que Blaise Compaoré aiderait à résoudre les problèmes en Centrafrique en tant qu’acteur et non comme médiateur. Après Ouagadougou, Michel Djotodia doit se rendre au Bénin où il devrait s'entretenir avec son homologue Thomas Yayi Boni.

 

C’est fait. Le gouvernement burkinabè a publiquement reconnu la légitimité du nouveau Président centrafricain en lui offrant l’honneur d’une visite officielle. Sur les marches du Palais Présidentiel, Blaise Compaoré en personne est venu saluer l’arrivée de Michel Djotodia sur le sol burkinabè.

 

Les deux chefs d’Etat se sont entretenus en présence de plusieurs ministres, dont, à leur tête, le Premier Ministre Luc Adolphe Tiao. La presse, elle, a dû attendre un peu avant d’entendre les premiers mots en terre burkinabè de l’ex-chef rebelle de la Seleka, autoproclamé Président de la RCA le 24 mars, puis officiellement élu pour un mandat de 18 mois par un Conseil National de Transition le 13 avril dernier.

 

C’est finalement devant les portes de la Résidence présidentielle que les chefs d’Etat, après avoir déjeuné ensemble, se sont adressés aux journalistes. Le Président Blaise Compaoré a, le premier, « réaffirmé l’amitié et les liens anciens » qui lient les deux pays. « Nous sommes en visite d’amitié », a de même affirmé le Président centrafricain Michel Djotodia, déclarant par ailleurs : « Nous sommes venus remercier notre frère, le Président Compaoré, pour son implication dans notre conflit interne, pour la énième fois… »

 

Un entretien notamment tourné autour de « l’évolution de la situation sécuritaire » en RCA

 

« Nous sommes venus bénéficier de ses expériences et de ses conseils, éventuellement des directives à suivre pour que la paix revienne  », a-t-il poursuivi. Car si la RCA a changé de tête de file – l’opposition coalisée de la Seleka ayant pris Bangui le 24 mars dernier et ainsi fait fuir l’ancien Président François Bozizé – la crise centrafricaine n’en est pas moins résolue. « Nous avons saisi l’occasion pour expliquer à Son Excellence (NDLR : Blaise Compaoré) l’évolution de la situation sécuritaire chez nous et des dispositions que nous avons eu à prendre  » a ainsi affirmé M. Djotodia.

 

« La sécurité est revenue », a-t-il assuré, balayant ainsi de récents témoignages selon lesquels l’insécurité – notamment sous forme de pillages et de rackets, souvent perpétrés par les forces armées de la Seleka – règnerait encore en République Centrafricaine. Sur ce sujet de sécurité, le Président centrafricain a simplement évoqué la question de la rébellion ougandaise de l’Armée de Résistance du Seigneur (LRA) : « Le gros problème chez nous, ce sont les éléments de la LRA. Il est important de souligner que vers l’extrême Nord-Est et vers l’extrême Est, la LRA sévit encore. C’est un phénomène combattu de tout le monde, de toute la communauté internationale. Donc nous sommes là, et au moment où je vous parle mes hommes sont en train de gérer ces éléments  », a-t-il ainsi déclaré.

 

« Il était de notre devoir, en tant que garant de la paix, de mettre Mohamed Daffhane sous les verrous »

 

Quant à l’arrestation – controversée – de Mohamed Daffhane, ex-ministre du gouvernement centrafricain, membre de la Seleka, le Président Djotodia a déclaré : « Depuis qu’il est arrêté nous vivons en paix, il n’y a pas de troubles. M. Daffhane est un de mes compagnons, qui n’a pas voulu respecter certains engagements et qui a donc été incarcéré. C’est lui qui menait des troupes – il était de connivence avec l’ex-régime – et donc il était de notre devoir, en tant que garant de la paix, de le mettre sous les verrous, pour que la paix revienne chez nous. Voilà tout. »

 

De son côté, le Président Blaise Compaoré a « salué les efforts qu’entreprend M. Djotodia, pour relever les défis nombreux et très lourds qui pèsent sur l’avenir de la RCA ». Le nouveau Président centrafricain s’est ainsi dit « rassuré » d’avoir « le soutien indéfectible [de M. Compaoré], et [de savoir] que le Burkina sera toujours à nos côtés ». Le Président du Faso « va nous aider à résoudre nos problèmes dans la crise Centrafricaine  », a donc conclu M. Djotodia, précisant en outre que ce serait en tant que véritable « acteur » et non simple médiateur.

 

En effet, le Président du Faso a exprimé sa « disponibilité à accompagner la Centrafrique dans ses efforts pour retrouver la paix sociale et reconstruire le pays ». Et c’est enfin un appel que M. Compaoré a souhaité lancer, envers les autres chefs d’Etat africains : « Nous espérons que toute l’Afrique sera aux côtés [du Président Djotodia] pour ce même engagement ».

 

Jessica Rat

 

Lefaso.net

 

 

 

Le président de la transition centrafricain en visite de travail à Ouagadougou

 

Mardi 16 juillet 2013 | 05:13 UTC

 

OUAGADOUGOU (Xinhua) - Le président de la transition centrafricain Michel Djokodia a effectué, lundi à Ouagadougou, une visite d'amitié et de courtoisie dans le cadre d'une tournée internationale.

 

M. Djokodia a fait remarquer qu'il est venu rencontrer le chef de l'Etat burkinabé, "qui est un homme plein de confiance et d'expériences et qui a assisté son pays en trouble à un moment donné dans l'histoire", pour lui exprimer toute sa reconnaissance pour les actions qui ont été menées en faveur de sa patrie.

 

Il a souligné que sa visite à Ouagadougou a été possible parce que la paix est revenue dans son pays.

 

"Les bruits sur l'insécurité en Centrafrique, c'est de la propagande démagogique", a-t-il dit, précisant qu'il y a la paix chez lui, sinon il ne sera pas au Burkina Faso.

 

Après Ouagadougou, Michel Djotodia se rend au Bénin.

uaga-Bangui  Djotodia chez Compaoré
uaga-Bangui  Djotodia chez Compaoré
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Centrafrique-Presse.com
16 juillet 2013 2 16 /07 /juillet /2013 08:47

 

 

 

 

 15 JUILLET 2013

 

Le nouveau président centrafricain, Michel Djotodia, a effectué une visite de 24 heures, sa première visite officielle au Burkina Faso, ce 15 juillet 2013.

 

«Nous sommes un peuple africain, membre de l’Union africaine et de la Cen-sad, il est tout à fait normal que je vienne en visite d’amitié, rencontrer le chef de l’Etat burkinabè qui est un homme plein de confiance, d’expériences, qui nous a assisté à un moment donné de l’histoire de notre pays qui était en trouble. Il n’y a donc pas de raison que je ne vienne pas lui dire merci», a déclaré M. Djotodia à sa descente d’avion ce lundi matin à l’aéroport international de Ouagadougou.

 

Après quelques minutes d’entretien avec le Premier ministre Luc Adolphe Tiao au salon d’honneur, le cortège du chef d’Etat centrafricain s’est ensuite ébranlé vers le palais présidentiel où M. Djotodia sera reçu en audience par son homologue burkinabé, Blaise Compaoré.

 

Evoquant la situation actuelle à Bangui, le chef de l’Etat centrafricain a rassuré qu’«il n’y a pas de problèmes». «Il y a la paix chez nous, sinon je ne serai pas ici à Ouagadougou». «La paix est revenue dans mon pays, on peut venir à Bangui le constater» a-t-il insisté, tout en soulignant que «le reste, c’est de la propagande démagogique». 

 

Michel Djotodia, le chef de la Seleka est arrivé au pouvoir à la faveur d’un coup de force le 24 mars 2013. Il a ensuite prêté serment en tant que président de la république de Centrafrique et chargé de conduire le pays vers des élections dans moins de 18 mois. Il a entrepris une tournée internationale pour sortir son pays de la crise institutionnelle et sécuritaire, aux conséquences humanitaires jugées catastrophiques, avec notamment 1,5 million de déplacés internes. Après Ouagadougou, Michel Djotodia se rend au Bénin où il aura un entretien avec son homologue Thomas Yayi Boni.

 

 

Source : http://www.fasozine.com/index.php/actualite/10499-michel-djotodia-au-burkina-il-y-a-la-paix-chez-nous-sinon-je-ne-serai-pas-ici-a-ouagadougou

 

 

 

Burkina Faso : Compaoré accueille Michel Djotodia à Ouaga

 

Ouagadougou, 15 juillet 2013 @Koaci.com– Le président de la république de Centrafrique, Michel Djotodia est arrivé lundi dans la capitale pour une «visite d’amitié», a constaté KOACI.COM Ouaga.


M. Djotodia a été accueillie à sa descente d’avion, à 10h 40 mn, par le premier ministre du Burkina, Beyon Luc Adolphe Tiao.


Les deux personnalités se sont ensuite entretenues pendant quelques instants au salon d’honneur de l’aéroport international de Ouagadougou avant que le cortège du chef d’Etat centrafricain ne s’ébranle, sous les acclamations de ses compatriotes vivant au Burkina, vers le palais présidentiel où M. Djotodia sera reçu en audience par son homologue burkinabé, Blaise Compaoré.


«Nous sommes un peuple africain, membre de l’Union africaine et de la Cen-sad, il est tout à fait normal qu’on vienne en visite d’amitié, (…) rencontrer le chef de l’Etat burkinabé qui est un homme plein de confiance, plein d’expérience, qui nous a assisté à un moment donné de l’histoire de notre pays qui était en trouble. Il n’y a donc pas de raison que je ne vienne pas lui dire merci», a déclaré M. Djotodia à la presse.


Evoquant la situation actuelle à Bangui, le chef de l’Etat centrafricain a assuré qu’«il n’y a pas de problèmes».


«Il y a la paix chez nous, sinon je ne serai pas ici (Ouagadougou, ndlr)», a-t-il soutenu, se demandant «comment laisser mon peuple dans le désordre et venir me promener ici ?»


«La paix est revenue dans mon pays, on peut venir à Bangui le constater» a-t-il insisté, soulignant que «le reste, c’est de la propagande démagogique» en allusion aux médias qui font état de troubles en Centrafrique. 


Arrivé au pouvoir à la faveur d’un coup de force le 24 mars 2013, le chef de la Séléka, Michel Djotodia âgé d’une soixantaine d'années a ensuite prêté serment en tant que président de la république de Centrafrique.


Chargé de conduire le pays vers des élections dans moins de 18 mois, il a entrepris une tournée internationale pour sortir son pays de la crise institutionnelle et sécuritaire, aux conséquences humanitaires jugées catastrophiques, avec notamment 1,5 million de déplacés internes.



BOA

Michel Djotodia au Burkina: «Il y a la paix chez nous, sinon je ne serai pas ici à Ouagadougou»
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14 juillet 2013 7 14 /07 /juillet /2013 22:13

 

 

 

 

Bangui, 13 juil (CAP) - Mardi dernier, à la faveur d’un entretien qu’il a accordé à un journaliste du New York Times, le président Michel DJOTODIA a décidé d’amener son interlocuteur au camp Beal pour lui montrer les magasins contenant d’une part, les armes récupérées depuis une dizaine de jours dans les quartiers de Bangui par l’équipe mixte de désarmement ainsi que d’autre part les armes de toutes sortes et autres explosifs et mines anti-personnel voire des armes chimiques, entreposées par François BOZIZE dans des conditions précaires de sécurité dans ce camp militaire.

 

Après la visite de ces magasins d’armement, le président Michel DJOTODIA accompagné de plusieurs de ses proches collaborateurs ainsi que de son hôte journaliste, ont pris en convoi la route de Mbaiki pour se rendre à l’ex-cour impériale de Bérengo située à 80 km de la capitale. Cette sortie avait pour but de montrer et faire toucher du doigt à M. Adam NOSSITER du New York Times, la réalité des questions de sécurité auxquelles sont obligées de faire face sans grands moyens, les nouvelles autorités de Bangui.

 

Depuis deux mois en effet, 767 jeunes centrafricains dont la plupart avaient voulu se faire recruter dans les FACA en août 2012 mais se sont fait recaler malgré la somme de 5000 F CFA qu’il avait versée à Francis BOZIZE ex-ministre délégué chargé de la défense de son père, reçoivent une formation militaire au sein de l’ancienne cour impériale de l’ex-empereur Jean Bedel BOKASSA de Bérengo, transformée en un centre d’instruction militaire.

 

Dans la cour d’honneur de ladite ex-cour impériale, le convoi présidentiel arrivé de Bangui, est accueilli par les 767 jeunes militaires en formation portant des fusils d’assaut Kalachnikov et autres lance-roquettes en bois sculpté pour les besoins de leur instruction  et avec lesquels ils rendent les honneurs au président DJOTODIA sous le commandement du chef d’état-major des FACA, le général Jean-Pierre DOLEWAYA également du déplacement.

 

Lors de la présentation des honneurs militaires au président, un des jeunes soldats est pris sans doute de malaise et s’écroule. Il a dû être évacué des rangs par des camarades. On ne peut dissimuler les difficultés qu’il existent pour nourrir et soigner correctement ces nombreux jeunes que 500 autres ont encore rejoint ce jour en provenance du camp Beal pour porter leur effectif à plus de 1200 éléments, soit plus de deux bataillons en tout.

 

C’est après avoir pris la parole pour les remercier, les féliciter et leur promettre de leur fournir bientôt des uniformes et de vraies armes que le président DJOTODIA et sa suite ont pris congé de ces jeunes recrues. Sur le chemin du retour, le convoi présidentiel marque un arrêt au marché de la localité de Pissa où Michel DJOTODIA est sorti de sa voiture pour prendre un bref bain de foule parmi les habitants avant de reprendre la direction de Bangui sur une  chaussée asphaltée mais que le régime de BOZIZE a laissé se dégrader pendant ses dix ans de règne.

 

Cette descente sur le terrain permet de cerner concrètement la problématique de la problématique de la sécurité en RCA actuellement. Sans moyens financiers conséquents, ce retour de la sécurité ne sera aussi efficace comme tout le monde le souhaite. La communauté internationale ne doit pas continuer à poser ce problème à l’envers. Sans moyens financiers, il n’y aura pas de sécurité optimale car le désarmement nécessite que les armes récupérées soient entreposées dans des magasins sûrs et non dans les conditions de stockage précaires comme actuellement au camp Beal. Par ailleurs, la prise en charge et l’incorporation dans l’armée nationale des nombreux jeunes désoeuvrés qui souhaitent y faire leur entrée exigent de l’argent et beaucoup d’argent, or on sait bien que les caisses de l’état centrafricain sont désespérément vides. 

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13 juillet 2013 6 13 /07 /juillet /2013 19:18

 

 

 

 

KAGA-BANDORO, République centrafricaine République centrafricaine 13 juil 2013 –(Reuters) - Des représentants de l'Onu et de l'Union européenne ont promis une aide aux victimes de la "crise oubliée" en République centrafricaine, où, dans certaines régions, des groupes armés pourchassent et violent les civils, quatre mois après la prise du pouvoir par les rebelles de la Seleka.

 

Dans la ville de Kaga-Bandoro, dans la jungle à 350 km au nord de la capitale Bangui, certains habitants ont fui les attaques constantes de bandes armées pour vivre dans les forêts et les champs des alentours, en survivant de racines et de feuilles de manioc.

 

L'école, les bâtiments administratifs et les locaux de l'Onu dans cette ville de 26.000 habitants ont été mis à sac depuis que les rebelles de la Seleka se sont emparés du pouvoir à Bangui en mars, mettant fin à un semblant de contrôle des environs de la capitale par l'Etat.

 

"Nous tenons à attirer l'attention de la communauté internationale sur ce qui vous arrive", a déclaré vendredi à des habitants Valerie Amos, secrétaire générale adjointe des Nations unies chargées des Affaires humanitaires.

 

"La République centrafricaine ne restera pas une crise oubliée", a-t-elle promis.

 

Depuis qu'un gouvernement de transition dirigé par le chef rebelle Michel Djotodia a pris le pouvoir, ses combattants sont accusés de représailles et autres atrocités.

 

Les services sanitaires du pays sont au bord de l'effondrement, déclarent des ONG caritatives. Attaques et pillages restent monnaie courante. Cette semaine, MSF (Médecins sans frontières) a accusé la communauté internationale de fermer les yeux sur ce qui se passe dans l'ancienne colonie française.

 

Pascal Zoumbeti, maire de Kaga-Bandoro, a déclaré à Valerie Amos et à la commissaire européenne Kristalina Georgieva que des bandes armées avaient violé 37 habitantes, ce qui a provoqué la fuite de la population vers les profondeurs de la jungle.

 

PIRE CRISE EN VINGT ANS

 

"Nous vivons comme des bêtes", témoigne le maire. "Les attaques ont cessé la semaine dernière parce que les bandes armées ne savent plus où et qui attaquer".

La seule organisation humanitaire encore présente est la Croix-Rouge internationale.

 

Selon Kristalina Georgieva, la malnutrition sévit, y compris chez les nourrissons.

 

Georgieva a promis une aide de l'UE de 20 millions de dollars cette année et a appelé la communauté internationale à redoubler d'efforts pour atténuer les souffrances des 4,5 millions de Centrafricains, dont l'espérance de vie moyenne, avant même le conflit de cette année, n'était que de 48 ans.

 

La Seleka, coalition de cinq mouvements rebelles, a lancé son insurrection en décembre dernier en accusant le président d'alors, François Bozizé, d'être revenu sur un accord de paix. Les combats ont provoqué la fuite de 206.000 habitants et poussé 55.000 personnes à chercher refuge au-delà des frontières.

 

Albert Vanbuel, évêque catholique de Kaga-Bandoro, estime que la crise que connaît le pays est la pire qu'il ait vue en 20 ans.

 

Une femme, Josiane Nouténé, raconte avoir vu dans la jungle avec les 15 membres de sa famille lorsque les rebelles ont commencé à marcher sur la capitale en mars dernier.

 

"Lorsque nous avons vu les deux avions tourner dans le ciel avant d'atterrir, et qu'on nous a dit qu'ils appartenaient aux Nations unies et à l'Union européenne, nous nous sommes dit que c'était notre chance de salut qui était dans le ciel", explique-t-elle.

 

Paul-Marin Ngoupana; Eric Faye pour le service français

Onu et UE au chevet de la "crise oubliée" en Centrafrique
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12 juillet 2013 5 12 /07 /juillet /2013 20:45

 

 

 

 

11 juil. 2013

 

La Secrétaire générale adjointe de l'ONU aux affaires humanitaires, Valerie Amos, et la Commissaire européenne chargée de la coopération internationale, de l'aide humanitaire et de la réaction aux crises, Kristalina Georgieva, se sont dit très inquiètes du sort des populations civiles affectées par l'instabilité en Centrafrique et ont lancé un appel à une amélioration de l'accès humanitaire. « (…) Les besoins sont énormes et ne cessent d'augmenter avec 1.6 million de personnes qui ont besoin d'assistance, » a déclaré Mme Amos.

 

« La sécurité est une préoccupation majeure et l'ONU travaille dur afin de rétablir sa présence et ses activités dans différentes parties du pays », a-t-elle ajouté. « Les autorités centrafricaines doivent urgemment rétablir l'État de droit afin que nous puissions restaurer le flux de l'aide humanitaire, » a pour sa part affirmé Mme Georgieva, en annonçant un financement supplémentaire de 8 millions d'euros ; la contribution financière de l'UE cette année pour le pays totalise maintenant 20 millions d’euros. (Source : ONU)

 

Centrafrique : l’ONU et l’UE lancent un appel à une amélioration de l'accès humanitaire
Centrafrique : l’ONU et l’UE lancent un appel à une amélioration de l'accès humanitaire
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12 juillet 2013 5 12 /07 /juillet /2013 20:09

 

 

 

 

 
   


ambassade de france

 

haute représentation de la république française

auprès de la république centrafricaine

 

 

                                                                                                 le 12 juillet 2013

 

 

 

 

 

LA FRANCE INTENSIFIE SON AIDE EN FAVEUR DES POPULATIONS CENTRAFRICAINES
EPROUVEES PAR LE CONTEXTE SECURITAIRE
ET PORTE SON AIDE ALIMENTAIRE

A 1 306 908 392 FCFA

DEPUIS LE DEBUT DE L’ANNEE

 

 

 

            Le vendredi 19 juillet 2013, M. Serge MUCETTI, Ambassadeur, Haut représentant de la République française auprès de la République centrafricaine, signera quatre conventions de financement d’aide alimentaire avec le Comité International de la Croix Rouge et trois ONG françaises : Triangle Génération Humanitaire, Action contre la faim et Première Urgence-Aide médicale Internationale.

 

            Ces quatre nouveaux projets s’ajoutent aux deux lancés en mars dernier avec le CICR et Solidarités International. Au total, l’aide alimentaire française depuis le début de l’année s’élève à 1 992 369 €, et dépasse nettement le milliard de Francs CFA.

 

            Toutes ces opérations concourent à lutter contre la malnutrition et à restaurer les capacités de productions agricoles et maraîchères.

 

            Par ce geste, la France manifeste son soutien et sa solidarité au Peuple centrafricain en intensifiant son aide au profit de ceux qui sont cruellement éprouvés dans les zones les plus affectées par le contexte sécuritaire.

 

            La cérémonie se déroulera en présence des responsables des organisations bénéficiaires et de M. Didier LE BRET, directeur du Centre de crise du Ministère des affaires étrangères français.

 

 

 

 

 

Communiqué de presse de l'Ambassade de France en RCA
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12 juillet 2013 5 12 /07 /juillet /2013 20:07

 

 

 

 

http://www.la-croix.com   12/7/13

 

Mgr Juan José Aguirre, évêque espagnol en Centrafrique depuis 1980, partage les souffrances et les joies de « son peuple ». 

 

Quand il pense à ses trente-quatre ans d’expérience en Centrafrique, Mgr Aguirre courbe la tête sous le poids des souvenirs. « Ma mémoire est un livre plein de larmes, les larmes de mon peuple », commence le missionnaire combonien. Sous les yeux de cet Espagnol de 59 ans, la Centrafrique enchaîne les rébellions, les coups d’États, les dictatures, dans un lent processus alternant destructions et rebonds. « J’ai connu des moments de joie intense, de joie ecclésiale, précise-t-il. Et j’ai été témoin d’un volume de souffrance qu’on ne peut expliquer par des mots. » 

 

 « C’EST LA LOI DES ARMES » 

 

En cet été 2013, Mgr Aguirre n’a pas terminé de « compter les larmes » de son peuple. Isolé à l’est de Bangui, l’évêché de Bangassou dont il a la charge est sous la coupe des ex-rebelles de la Séléka, désormais au pouvoir« C’est la loi des armes », résume-t-il. Durant leur marche vers la capitale, les rebelles se sont emparés de la région le 11 mars, réquisitionnant aussitôt 30 véhicules appartenant à l’Église. Les pillages systématiques ont commencé les jours suivant. « Ils ont cassé tous les bureaux, la mairie, le cadastre, le tribunal, comme s’ils avaient voulu anéantir la mémoire historique », observe l’évêque.

 

Les hommes en treillis n’ont rien respecté, ni l’administration, ni les bâtiments essentiels. Bâtisseur dans l’âme, Mgr Aguirre avait développé une maternité, un service pédiatrique, une pharmacie, un centre Internet, un collège, un garage : tout a été dévalisé minutieusement au fil des semaines par des soldats livrés à eux-mêmes. La paroisse a perdu ses batteries, son frigo, les panneaux solaires si utiles en brousse. L’insécurité perdurant, le commerce s’est effondré. Le gazole se monnaie au prix fort. Les patients atteints du sida n’ont plus de médicaments pour suivre leur traitement.

 

 « RESTE LA FOI ET L’ESPÉRANCE » 

 

 « Reste la foi et l’espérance », résume l’évêque, qui n’en a jamais manqué. Il avait 27 ans lorsque son ordre l’a envoyé à Obo, la ville la plus à l’est de la Centrafrique, aux frontières du Soudan du Sud. Une mission sans radio, sans électricité. La capitale était à une semaine de voiture. Mais ses supérieurs l’avaient bien préparé, en le dotant d’une solide formation en langue, philosophie et anthropologie, de Madrid à Paris en passant par Rome. « Je suis arrivé avec ma sacoche de théologie, se rappelle-t-il. Les habitants d’Obo l’ont rempli de philosophie de vie. Ils m’ont appris à être missionnaire. » 

 

Loin du monde, l’Andalou se nourrit des sourires des Centrafricains. Il se confronte à leur « réalisme » forgé par la brièveté de leur existence. Il développe une « capacité à distinguer l’important du superflu ». L’épiscopat finit par remarquer ce missionnaire au fin fond de la brousse. Après un détour par Madrid, il est nommé évêque. Cela ne l’empêche pas de « s’asseoir à côté de son peuple » avec une préférence pour les vieillards, les malades, les femmes rejetées pour sorcellerie.

 

UN MISSIONNAIRE RÉVOLTÉ QUE RIEN N’ARRÊTE

 

Aux heures les plus sombres, Mgr Aguirre quitte ses pauvres pour prendre la parole, d’une voix chaude et claire. Il dénonce les exactions des soldats contre les civils durant les grandes mutineries de 1998 à 2001. Il alerte les journalistes sur les massacres et les enlèvements des soudards de l’Armée de résistance du seigneur (LRA) qui écume l’est du pays depuis une décennie. Désormais, il se révolte contre les pillages, les viols, les meurtres commis par les soldats de la Séléka. Rien ne l’arrête, ni les menaces, ni les armes, ni le désintérêt de la communauté internationale.« Aux yeux du monde, reconnaît-il, la Centrafrique est un pays fantôme. » 

 

Quand le découragement le guette, il repense à cet incident survenu à Bangui, au pire des mutineries. L’évêque venait d’échapper aux tirs d’un militaire. Alors qu’il était encore effrayé par l’incident, une grand-mère lui a caressé la barbe comme on prend un fils par l’épaule. « N’ai pas peur, a-t-elle lancé. Que mille tombent à ton côté et dix mille à ta droite, tu ne seras pas atteint » (Psaume 91,7).

 

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SON INSPIRATION : L’APPEL DU CHRIST

 

Juan José Aguirre avait 17 ans la première fois qu’il a lu l’évangile de Marc (10, 30) avec « un peu d’attention ». « Jésus me promettait père, mère, sœurs et frères dans cette vie et aussi la vie éternelle », se souvient-il. « Je me suis dit : ça, c’est pour moi. Je ne pouvais pas passer toute ma vie à me regarder mon propre nombril. » Quelques années plus tard, il s’apercevra que le texte parlait aussi de « persécutions » sur cette terre. « La solitude, la guerre, les mutineries, les attaques personnelles, les calomnies… Des persécutions, en trente-quatre ans d’Afrique, j’en ai eu de tous côtés, précise l’évêque… Mais j’ai aussi eu beaucoup de joies, de visages que je garde dans mon cœur, les personnes qui m’ont aimé et que j’ai aimées. » 

 

OLIVIER TALLÈS (à Bangui, envoyé spécial)

 

 

Centrafrique : le cri d'alarme de Caritas

 

http://www.fait-religieux.com  La rédaction  le 12.07.2013 à 14:36

 

Les représentants africains de Caritas - l'équivalent du Secours catholique en France - ont exprimé leur « indignation face aux souffrances infligées à la population civile innocente » en République centrafricaine, pays qui subit une catastrophe humanitaire, dans une déclaration envoyée à l'agence Fides. En plus d'un geste de solidarité envers le peuple centrafricain, les Caritas africaines, organisations caritatives catholiques, appellent les institutions internationales - ONU, Union africaine, Union européenne - à accueillir « les demandes d'aide lancées par l'Église centrafricaine afin qu'il soit mis fin immédiatement à cette situation ».

 

À l'issue de leur rencontre qui s'est tenue à Nairobi, au Kenya, du 1er au 5 juillet, les responsables des Caritas africaines ont également demandé aux évêques du continent « d'affronter cette question avec les évêques de ce pays et de nous autoriser à lancer des collectes de dons au sein de nos Églises afin d'aider le peuple centrafricain ».

 

Le communiqué salue par ailleurs et soutient « les efforts courageux et prophétiques entrepris par l'Eglise en République centrafricaine afin de redonner espoir aux populations se trouvant dans la souffrance et de prévenir l'extension de cette crise afin d'empêcher sa transformation insidieuse en un conflit à caractère religieux ».

Lu pour vous : En Centrafrique, un évêque en résistance
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12 juillet 2013 5 12 /07 /juillet /2013 10:55

 

 

 




Dieu a créé le monde et l'a peuplé de toutes les espèces vivantes et inorganiques qui lui sont venues à l'esprit. Parmi les espèces vivantes caractérisées plus, particulièrement par l'espèce animale, il y a l'homme. L'homme est une créature qui se distingue des autres par son intelligence. Cette intelligence a traversé des siècles et des siècles, pour connaître une évolution fulgurante et faire que l'homme soit capable aujourd'hui, de voyager à des milliers et des milliers de kilomètres, loin de chez lui, loin de sa planète. 


Ceci a été possible parce que l'homme était happé par l'esprit de transcendance, pour dans un premier temps se défaire de certaines pesanteurs nées de la tradition, afin de faire des choix judicieux capables de le faire avancer, de lui faire améliorer son environnement, de lui rendre faciles les corvées domestiques quotidiennes et d'assurer avec un peu moins de tracasseries, les besoins vitaux élémentaires.

L'homme occidental a, avant tout le monde et mieux que tout le monde, compris cela et il n'est donc pas étonnant que le monde d'aujourd'hui se subdivise en catégories de pays avec d'un côté les pays avancés, au niveau desquels d'autres essaient de s'élever en se hissant dans la catégorie de pays émergents, et de l'autre, le reste des pays, empêtrés encore dans des difficultés de développement liées à leur manque de richesses ou à leur mode de gouvernance enchaîné dans des archaïsmes éculés, si la redondance peut être à juste titre pardonnée.


Le CENTRAFRIQUE fait partie de la dernière catégorie de pays, ceux-là mêmes qui peinent à trouver leur chemin dans le processus du développement économique et social, non pas à cause d'une absence de richesses, mais davantage à cause de la gouvernance du pays, qui fait l'unanimité dans toutes les analyses économiques et politiques.

Sans revenir à l'histoire, pour dénoncer une énième fois les défaillances des uns et des autres, force est de constater qu'en cette année 2013, le CENTRAFRIQUE est plus pauvre qu'il n'était en 1960, année de son émancipation. Il suffit de s'en référer au seul budget de l’État pour se rendre à l'évidence. Ainsi, de nos jours, l’État est incapable de subvenir aux besoins de son propre fonctionnement, quand il le faisait sans la moindre inquiétude dans les années soixante.


Cette dégringolade, qui ne se caractérise pas seulement par la capacité de l’État à 
fonctionner normalement, trouve aussi son explication dans la défaillance des hommes, dans la piètre formation de beaucoup d'entre eux, à laquelle s'ajoutent les lourdes responsabilités publiques qui leur sont, de surcroît, confiées, en dépit de leur incompétence. 

Pour s'en convaincre, et les bras nous en tombent quand certains continuent d'évoquer les FACA alors que cette institution a disparu depuis bien longtemps, lorsque les zaraguinas semaient déjà la terreur dans les provinces. Elle n'était plus qu'une coquille pleine de silhouettes d'officiers généraux, de colonels et autres officiers subalternes. C'est pourquoi, en tant que telles, cette colonne d'officiers supérieurs est restée muette comme une bande de carpes, pendant que des centrafricains se faisaient détrousser sur les routes et parfois dans les champs.

Sur le plan de la gouvernance générale, avec un gouvernement bien assis, pendant que les ponts s'écroulaient dans Bangui, pendant que des sous-préfets et des médecins se faisaient molester ou tuer dans les provinces, qu'ont fait les ministres concernés à l'époque ? Ils n'avaient rien vu, rien entendu.


Aujourd'hui, la population de BANGUI est obligée de faire chanter les casseroles pour faire entendre ses cris de détresse. Un ministre de la République avoue aller à son bureau par ses propres moyens parce que d'autres, plus forts que lui, lui ont confisqué son véhicule de fonction. Quelle est la réaction des autres membres du gouvernement par rapport à cette aberration ? Quelle est la réaction de l'autorité qui l'a nommé à ce poste ? Dans d'autres cieux, ne dit-on pas qu'un gouvernement est une équipe qui joue dans le même sens, et ne parle-t-on pas de solidarité gouvernementale ?

A Bangui, comme dans tout le CENTRAFRIQUE, tout le monde sait ce que signifie 
l'expression «  KOBE TI YANGA ».


A y voir de plus près, il ne s'agit plus d'une expression, mais d'un système. Un système de gouvernance où seul l'individu est placé au cœur du pouvoir. Un individu totalement démuni, à qui l'on fait croire qu'il est puissant alors qu'il n'est qu'un simple ver, car il suffit de le dépouiller de la veste qu'on lui a collée sur le dos, pour qu'il se rende compte de sa nudité, et pour qu'il ne soit plus capable de faire quoi que ce soit.

A ce système s'ajoutent les menaces de la tradition, que beaucoup négligeraient car imbus du raisonnement scientifique. Ainsi surviennent ce que nous appelons les pouvoirs de l'occulte, avec tout le fétichisme « ethnique » que cela suppose et toute la prolifération des croyances sectaires que le pays recouvre.


Ce n'est donc pas pour rien qu'ayant pris en compte toutes ces considérations, l'on se pose moins la question de savoir pourquoi un fervent avocat des droits de l'homme, une fois rentré dans les costumes du pouvoir, n'a plus la langue tranchante du défenseur des hommes opprimés, pour alléger les souffrances du peuple dont il a la charge ? Sous quelle intimidation occulte est-il assujetti ?


Nous apprenons par ailleurs les menaces de mort que certains font sur d'autres pour les empêcher de parler de ce qu'ils savent.


Est-ce ainsi que le CENTRAFRIQUE pourra se mettre debout ? Est-ce à force d'envoûtements, d'intimidations « magiciennes » ou magiques, pour taire tous les esprits ouverts à l'innovation et au changement véritable de pratiques, en vue du développement souhaité par tous, qu'on arrivera à bâtir ce pays ?


Les vrais ennemis du CENTRAFRIQUE sont ceux qui empêchent les centrafricains de parler, de dire ce qu'ils ont à dire. Chacun à le droit de parler, tout comme chacun a le droit de répondre pour défendre ses points de vue, ses idées. Cela ne peut pas se faire dans ou sous la menace, cela ne peut pas se faire à travers les insultes.

La faiblesse des dirigeants centrafricains, qui a entraîné la ruine du pays, vient de ce 
qu'ils n'ont jamais voulu entendre les idées contraires aux leurs, les idées dont ils 
n'ont pas été à l'origine et les idées vraies, qui les ont souvent mis mal à l'aise. 
Cette faiblesse se trouve amplifiée avec l'entêtement à vouloir détenir le pouvoir 
jusqu'à la mort, en faisant recours à des puissances inavouées et malicieuses, souvent éphémères et assassines. Il suffit de faire un tour d'horizon du milieu politique centrafricain, pour se rendre compte que le pays est aussi l'un des rares pays au monde à avoir perdu précocement la plupart de ses dirigeants politiques d'expériences, et qu'on y trouve très peu de références, sinon aucune. Le CENTRAFRIQUE sortira de ce gouffre quand ses dirigeants auront compris les dégâts de la double nature.


Adolphe PAKOUA

CENTRAFRIQUE : LES POUVOIRS DE L'OCCULTE par Adolphe Pakoua
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12 juillet 2013 5 12 /07 /juillet /2013 10:32

 

 

le Figaro avec l’AFP  le 11/07/2013 à 16:57

 

L'Union européenne a annoncé jeudi un renforcement de son aide humanitaire à la Centrafrique et a appelé la communauté internationale à la suivre afin d'éviter que la situation n'empire encore, plus de trois mois après la prise de pouvoir de l'ex-rébellion Séléka.



En visite à Bangui, la Commissaire européenne à l'Aide humanitaire, Kristalina Georgieva, a annoncé le déblocage de huit millions d'euros supplémentaires, ce qui porte à 20 millions l'aide d'urgence fournie par l'UE à la Centrafrique depuis le début de l'année.



"La situation se détériore rapidement. Nous devons agir maintenant", a déclaré Mme Georgieva, accompagnée de la sous-secrétaire générale de l'ONU responsable des affaires humanitaires, Valerie Amos.



"L'UE est le principal bailleur de fonds en faveur de la Centrafrique, mais à l'évidence notre aide ne suffit pas. J'appelle les autres donateurs à agir afin d'éviter le risque que la Centrafrique ne devienne une nouvelle Somalie, où des groupes armés terrorisent la population", a-t-elle ajouté devant la presse avant d'être reçue avec Mme Amos par le président de transition, Michel Djotodia.



Ces propos contrastent avec ceux du nouveau représentant des Nations unies en Centrafrique, Babacar Gaye, qui a averti mercredi le régime de Bangui que toute aide internationale avait pour préalable la lutte "contre l'impunité".



"La Centrafrique est une crise oubliée", a regretté de son côté Mme Amos, en indiquant que "la sécurité" était le principal défi à relever pour conduire à bien les missions humanitaires en dehors de Bangui.

 

 

Centrafrique: la lutte contre l'impunité préalable à toute aide

 

BANGUI — Le nouveau représentant des Nations unies en Centrafrique, Babacar Gaye, a averti le régime de Bangui, livrée au chaos depuis la prise du pouvoir en mars par l'ex-rébellion Séléka, que toute aide internationale avait pour préalable la lutte "contre l'impunité".

 

"Avant même que nous n'aidions le gouvernement, il faut tout d'abord qu'il y ait une volonté affirmée de ceux qui ont librement choisi d'être les dirigeants actuellement de ce pays de mettre fin à l'impunité", a déclaré le général sénégalais Babacar Gaye mercredi soir, lors d'une conférence de presse à l'occasion de sa prise de fonction comme Représentant spécial et chef du Bureau intégré de l'ONU en Centrafrique (Binuca).

 

"Il existe probablement des moyens dans les différents pays où il existe des fonds et des agences qui pourront sans doute donner (...) mais il faut qu'il y ait une volonté affichée et permanente de mettre fin à l'impunité", a insisté le représentant spécial de l'ONU, assurant que "les souffrances des populations centrafricaines, les violations répétées des droits de l'Homme, étaient sa préoccupation".

 

Le président centrafricain de transition, Michel Djotodia, a de son côté jugé qu'il y avait "une amélioration significative sur le plan sécuritaire", dans une allocution diffusée jeudi par la radio nationale.

 

"Nous avons noté une amélioration significative sur le plan sécuritaire. Aujourd'hui, même les plus sceptiques reconnaissent les efforts que nous avons fournis (...) avec nos propres moyens", a-t-il estimé, tout en dénonçant les "ennemis de la République", qu'il n'a pas identifiés.

 

"Les ennemis de la République (...) sont à l'intérieur du pays, mais également à l'extérieur (...) Infiltrés jusque dans les rouages les plus élevés de l'Etat, certains sont chargés de faire un travail de sape", a-t-il accusé.

 

Mardi, cinq ONG françaises ont dénoncé l'"abandon" de la Centrafrique par la communauté internationale qui conditionne son aide à un retour de la sécurité.

 

Dans un communiqué commun, Médecins sans frontières (MSF), Action contre la faim (ACF), Médecins du monde (MDM), Première urgence-Aide médicale internationale (PU-AMI) et Solidarités International (SI), ont fustigé "l'insuffisance de la présence des Nations unies sur le terrain et le manque de financement par la grande majorité des bailleurs de fonds", dont certains "conditionnent leurs financements à venir à une réinstauration de la sécurité", un statu quo "aussi incompréhensible qu'inacceptable".

 

Ces ONG indiquent que la pénurie alimentaire menace, après de mauvaises récoltes en 2012. Les réserves - tout comme les stocks de médicaments du pays - ont ensuite souvent été pillées, soit par des nomades, soit par la rébellion Séléka dont certains combattants multiplient depuis les exactions (pillages, rackets, viols, meurtres), selon des témoignages.

 

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Centrafrique: l'UE veut éviter une "nouvelle Somalie"

 

De Jérôme RIVET (AFP) – 11/07/2013

 

Bangui — L'Union européenne a affirmé jeudi sa détermination à accroître son aide à la Centrafrique pour éviter que le pays ne sombre définitivement dans le chaos et ne devienne "une nouvelle Somalie", plus de trois mois après la prise de pouvoir à Bangui par l'ex-rébellion Séléka.

 

"La situation se détériore rapidement. Nous devons agir maintenant", a averti la Commissaire européenne à l'Aide humanitaire, Kristalina Georgieva, en effectuant une visite à Bangui avec la sous-secrétaire générale de l'ONU, Valerie Amos.

 

Le Représentant spécial de l'ONU en Centrafrique, Babacar Gaye, a cependant conditionné mercredi toute aide internationale au nouveau régime centrafricain à une véritable lutte "contre l'impunité" dont bénéficient les combattants qui commettent des exactions contre la population.

 

En se rendant dans l'un des pays les plus pauvres et les plus troublés d'Afrique, les deux femmes ont voulu montrer que la Centrafrique n'était pas "une crise oubliée", comme l'ont dénoncé mardi plusieurs ONG françaises en lançant un cri d'alarme sur les risques de catastrophe sanitaire dans le pays.

 

Mme Georgieva a néanmoins reconnu que l'attention de la communauté internationale était actuellement focalisée sur d'autres crises, en particulier la Syrie ou l'Egypte.

 

En Centrafrique, un pays qui a connu une succession de putschs et de troubles depuis son indépendance en 1960, "la crise était présente bien avant le coup d'Etat" de mars mais "les violences ont encore aggravé la situation", a relevé Mme Georgieva.

 

Pour faire face à cette détérioration, elle a annoncé le déblocage de huit millions d'euros supplémentaires, portant à 20 millions l'aide d'urgence de l'UE à la Centrafrique depuis début 2013.

"L'UE est le principal bailleur de fonds en faveur de la Centrafrique, mais à l'évidence notre aide ne suffit pas. J'appelle les autres donateurs à agir afin d'éviter le risque que la Centrafrique ne devienne une nouvelle Somalie, où des groupes armés terrorisent la population", a-t-elle ajouté devant la presse avant d'être reçue avec Mme Amos par le président de transition, Michel Djotodia.

 

L'UE évalue à au moins 206.000 le nombre de personnes déplacées dans le pays depuis décembre 2012 et à 55.000 le nombre de celles s'étant réfugiées dans les pays voisins.

 

Mais les ONG estiment que l'ensemble de la population, soit 4,6 millions de personnes, a été affectée depuis le début de la crise et que 1,6 million d'entre elles ont besoin d'une aide d'urgence (santé, nutrition, logement...).

 

"La difficulté est de parvenir à toucher les plus vulnérables, notamment les enfants, dans un pays grand comme la France mais avec une population de seulement le tiers de Paris", a précisé Mme Georgieva.

 

Les ONG toujours présentes dans le pays dénoncent, sur la base de témoignages, le fait que les réserves de nourriture ont souvent été pillées, soit par des nomades, soit par des combattants du Séléka qui multiplient depuis mars les exactions (pillages, rackets, viols, meurtres).

 

Michel Djotodia a cependant affirmé, dans une allocution diffusée jeudi par la radio nationale, qu'il y avait "une amélioration significative sur le plan sécuritaire". "Aujourd'hui, même les plus sceptiques reconnaissent les efforts que nous avons fournis (...) avec nos propres moyens", a-t-il estimé, tout en dénonçant les "ennemis de la République".

 

Si la situation semble se calmer dans la capitale, elle reste instable dans la plupart des régions où "l'administration n'existe pas", selon un diplomate.

 

 

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UE : aide renforcée pour la Centrafrique
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12 juillet 2013 5 12 /07 /juillet /2013 10:27

 

 

 

 

 

Bangui 11 juil 2013 (CAP) - La Secrétaire générale adjointe des Nations Unies aux affaires humanitaires et Coordinatrice des secours d’urgence, Valérie Amos, est arrivée en République centrafricaine (RCA) avec Kristalina Georgieva, Commissaire européenne chargée de la coopération internationale, de l'aide humanitaire et de la réaction aux crises où les deux diplomates séjourneront du 11 au 12 juillet

 

Cette mission conjointe de deux jours vise à faire le bilan de la crise humanitaire et de la réponse à apporter à la RCA. Madame Amos et Kristalina Georgieva, ont été reçues par le Président de la transition Michel Djotodia Am Nondroko avec qui elle ont discuté des possibilités de renforcement de l'appui à la réponse humanitaire et du soutien au relèvement axé sur la résilience avec les autorités centrafricaines et les autres partenaires humanitaires.

 

Elles ont aussi évoqué avec le chef de l’état centrafricain les questions liées à l’indispensable retour de la sécurité dans la capitale et le reste du pays ainsi que la question de l'accès humanitaire et de la protection des civils. Mme Kristalina Georgieva a annoncé le renforcement de l’aide de l’UE à la RCA qui passera maintenant de 8 à 20 millions d’euros.  Le 12 juillet, Mesdames Amos et Georgieva se rendront à Kaga Bandoro dans la préfecture de la Nana-Gribizi (centre-nord) pour voir l'impact humanitaire de la crise et les efforts d’assistance en cours.

 

Le Président Michel Djotodia a offert à un dîner jeudi soir aux deux hautes personnalités des Nations Unies et de l’Union Européenne dans un grand palace de Bangui. C’est après leur retour de Kaga-Bandoro que les deux dames des l’ONU et l’UE seront reçues par le Premier Ministre Nicolas Tiangaye de retour d’Addis-Abeba où il avait pris part à la seconde réunion des pays du groupe de contact sur la RCA.

 

Depuis le 10 décembre 2012, le conflit en RCA a entraîné le déplacement interne de 206 000 personnes et près de 55 000 personnes ont fui vers les pays voisins. L'insécurité et le mauvais état des infrastructures empêchent les organisations humanitaires d’atteindre les communautés touchées par la crise et de leur apporter une assistance.

 

 

 

 

RCA: des diplomates en visite pour sensibiliser la communauté internationale au drame du pays

 

RFI  vendredi 12 juillet 2013 à 05:16

 

La crise actuelle en République centrafricaine est l’une des moins médiatisées, alors que les spécialistes estiment que la quasi-totalité des 4,6 millions d’habitants est affectée, et que 1,6 millions de personnes, soit un tiers de la population, sont extrêmement vulnérables.

 

Depuis jeudi 11 juillet, une délégation de haut niveau de la Commission européenne et des Nations unies est dans le pays. C'est la visite diplomatique la plus importante depuis la prise la prise de pouvoir par les rebelles de la Seleka.

L’un des objectifs est de sensibiliser la communauté internationale au drame de la RCA, où les besoins en termes alimentaire et sanitaire sont gigantesques, et où des centaines de milliers de personnes sont déplacées, et toujours apeurées par les événements de ces derniers mois.

 

Depuis son indépendance, la RCA a connu de nombreuses crises politico-militaires, mais la population est unanime pour dire que celle-ci est la plus violente, de par son intensité, sa longueur, et ses conséquences humanitaires.

 

De passage à Bangui, la sous-secrétaire générale des Nations unies, Valérie Amos, constate pourtant que le pays n’est pas au centre de l’attention : « C’est vraiment une crise oubliée, et c’est fondamental que la communauté internationale se mobilise. Un énorme problème qui doit être réglé concerne la sécurité. Le premier sujet soulevé par les ambassadeurs et les ONG avec qui nous avons parlé est toujours la sécurité, la sécurité, la sécurité… »

 

Le désarmement des « éléments incontrôlés » a démarré début juillet, et semble porter ses fruits au moins dans la capitale. Mais le traumatisme est profond, et la situation humanitaire continue de se détériorer, selon Kristalina Georgieva, commissaire européenne chargée, entre autres, de la réaction aux crises. Alors qu’il n’existe qu’une seule route goudronnée dans tout le pays, elle pointe la situation logistique : « Le problème est de couvrir les besoins sur un territoire aussi vaste où, dans la majorité du pays, les conditions pour accéder aux gens sont très difficiles. C’est un pays plus grand que la France, mais avec un tiers de la population de Paris. »

 

L’Europe vient ainsi de gonfler son enveloppe humanitaire de 12 à 20 millions d’euros.
Alors que la saison des pluies démarre, que la dernière récolte a été pillée ou perdue à cause de l’abandon des champs, la situation alimentaire inquiète. Et au camp militaire abritant le président autoproclamé, même les rebelles de la Seleka se contentent désormais d’une boîte de thon pour deux.

 

 

 

Mme Valerie Amos coordonne une mission conjointe ECHO/OCHA sur le terrain à Bangui et en province
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