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2 janvier 2015 5 02 /01 /janvier /2015 20:08

 

 

 

http://lepays.bf/  vendredi 2 janvier 2015

 

Le Parti Congolais pour le Travail (PCT) du président Denis Sassou N’Guesso devait se prononcer ce 31 décembre 2014 en faveur de la révision ou non de la Constitution congolaise. En rappel, le pays est divisé, en raison des velléités de modification de la Constitution congolaise de 2002, par des partisans de l’actuel chef de l’Etat, dans l’optique de lui permettre de se présenter une fois de plus à la magistrature suprême. Sauf surprise, le PCT sera favorable à cette révision constitutionnelle, au grand dam des démocrates, de tous ceux qui se prennent à rêver  d’alternance au Congo.

 

L’unité de son parti offre au chef de l’Etat congolais un large boulevard à vie

 

En effet, quand on connaît la propension des personnalités issues des différents camps présidentiels en Afrique à jouer aux griots de leurs champions de présidents, on imaginait difficilement comment les partisans du PCT allaient oser faire un « affront » à Denis Sassou N’Guesso, en lui refusant ce quitus pour tripatouiller la Constitution. Ce congrès devait donc servir à adouber le chef de l’Etat congolais et à faire avaler la couleuvre aux partisans de l’alternance au Congo et d’ailleurs.

 

Le PCT était  d’autant plus enclin à prendre sans difficulté cette décision, qu’il est demeuré monolithique. En effet, le parti présidentiel congolais n’a pas connu de déchirures internes, à l’instar de certains de ses homologues sur le continent. Il a jusque-là échappé au phénomène des démissions de cadres de premier rang dont a été victime un parti comme le Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP) de Blaise Compaoré au Burkina. Sassou N’Guesso pouvait donc tabler sur cette unité de son parti, pour soutenir ses ambitions de jouer les prolongations à la tête de son pays. Contrairement à son ami Blaise Compaoré, il n’a pas encore à faire face à une société civile vigilante et déterminée à sauver la démocratie. Il n’a pas non plus affaire à une opposition tenace, coriace, déterminée à en découdre à tout prix avec les tripatouilleurs de Constitutions, partisans des pouvoirs à vie. Ajoutée à la faiblesse de l’opposition politique congolaise et aussi de la société civile de ce pays, l’unité de son parti offre au chef de l’Etat congolais un large boulevard à vie. Il pourra, de ce fait, rouler à tombeau ouvert vers un énième mandat.

 

Ce recul qu’on constate en Afrique sur le plan de l’alternance, est, bien entendu, déplorable. De nombreux chefs d’Etat font des pieds et des mains pour rester au pouvoir. Cela jure avec certains acquis engrangés par le continent en la matière, déjà à la fin du 20e siècle et au tout début du 21e siècle. Est de ces acquis, le renoncement au pouvoir à un certain moment, de leaders comme Léopold Sédar Senghor du Sénégal, Julius Nyéréré de la Tanzanie, Nelson Mandela de l’Afrique du Sud et Joaquim Chissano du Mozambique. Ces hommes ont accepté de quitter le pouvoir à un moment où ils pouvaient encore s’y maintenir. C’est dire combien certains chefs d’Etat actuels sont très loin de leurs illustres aînés et ne font pas honneur à l’Afrique. Leur aveuglément jette du discrédit sur leurs pays respectifs et sur leurs concitoyens, aux yeux du reste du monde. Et ce n’est pas Henri Lopès qui a récemment fait les frais du soutien d’un chef d’Etat très peu soucieux de démocratie, le même Sassou N’Guesso, lorsqu’il s’est agi de trouver un Secrétaire général à l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), qui dira le contraire. Son échec à ce poste est, pour beaucoup, lié à la personne de son chef d’Etat qui soutenait sa candidature, mais qui est l’un des moutons noirs de la démocratie dont la promotion figure pourtant dans les missions de l’OIF.

 

Brazza n’est pas Ouaga, mais ce qui est arrivé à Ouaga peut aussi arriver à Brazza

 

C’est dire combien ces chefs d’Etat atteints de la manie du tripatouillage constitutionnel font du mal à leur pays et à leurs concitoyens pris individuellement. Pourtant, ces chefs d’Etat qui ne veulent pas quitter le pouvoir, sont riches, vachement riches, pour des pays aussi pauvres que les pays africains. Ce n’est donc pas forcément pour l’argent qu’ils se maintiennent là. Beaucoup traînent de nombreuses casseroles et n’ont pas le courage de faire face à leur passé. Denis Sassou N’Guesso voudrait certainement, comme bien de ses pairs, empêcher quelques vérités de remonter à la surface, comme l’affaire des disparus du Beach. Toujours est-il que la gouvernance en Afrique a souvent été, hélas, faite en versant le sang d’innocents. Les dirigeants, par peur de rendre un jour des comptes, s’accrochent ensuite désespérément au pouvoir. De plus, les dictateurs ne tirent quasiment jamais leçon de ce qui est arrivé à leurs homologues. Sinon, l’exemple de Blaise Compaoré, qui s’était forgé une image de faiseur de paix, adulé par de nombreux partenaires, craint pour sa force et sa capacité de nuisance surtout dans la sous-région ouest-africaine, obligé de fuir de son palais en plein midi, devrait donner à réfléchir à tout gouvernant.

 

En tout cas, le président congolais aurait tort de penser qu’il ne peut rien lui arriver. On ne sait jamais d’où peut venir le danger quand on déstructure soi-même son pays, en estimant que c’est à la loi fondamentale de s’adapter au président et non au président de se soumettre à la loi. Le peuple peut somnoler pendant longtemps, mais son réveil a toujours été douloureux pour ceux qui le gouvernent, car son désir de liberté et sa soif de justice et d’alternance longtemps comprimés, finissent par exploser. A Sassou N’Guesso de comprendre donc que ce n’est pas parce qu’on a des soutiens dans une cause que cette cause est noble. Du reste, lorsque quelqu’un est au pouvoir, ses soutiens sont toujours nombreux. Cela est un truisme. Seulement, ces soutiens se volatilisent dès que le vent tourne. Prévenir vaut mieux que guérir, dit l’adage. Il serait, de ce fait, plus sage pour Sassou N’Guesso de prendre les dispositions utiles pour éviter de prolonger l’aventure du Congo sur les sentiers périlleux de l’incertitude, et de s’épargner certains soucis voire des soucis certains. Car, Brazza n’est certes pas Ouaga, mais ce qui est arrivé à Ouaga peut aussi arriver à Brazza. Denis Sassou N’Guesso a franchi le Rubicon  Il a été mal inspiré de le faire.

 

« Le Pays »

Lu pour vous  : PROJET DE REVISION CONSTITUTIONNELLE AU CONGO : Denis Sassou N’Guesso a franchi le Rubicon
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2 janvier 2015 5 02 /01 /janvier /2015 20:04

 

 

 

Gbangou : Les habitants réfugiés en brousse à cause de chef d’Anti-Balaka Andilo
 

Gbangou, 02 Janvier 2015(RJDH) - Deux vingt sept maisons sont incendiées dans ce village, laissant 440 ménages, pour 940 habitants sans abris. Les habitants du village Gbangou, commune de la ville de Bouca situé à 210 Kilomètres de la ville de Bangui, vivent dans des conditions critiques depuis l’incendie de leur village le 21 Septembre 2014 par Andjilo, un général du groupe armé Anti-Balaka.

 

C’est suite à une histoire de jalousie entre un élément d’Andjilo et un habitant du village que cet incident a eu lieu par la suite. Il leur a exigé de rester en brousse pendant dix ans avant de regagner le village. Depuis le 21 Septembre 2014, la population vit dans la brousse, dort sur des feuilles pour certains et pour d’autres sur des nattes sous des petits hangars construits en paille. En plus de cela, cette population  consomme de l’eau non potable, ce qui fait que plusieurs cas de décès et de maladies sont enregistrés.

 

C’est lors de la visite de l’archevêque de Bangui, Dieudonné Nzapalaïnga et d’autres ONG comme la Caritas, Comité Diocésain de la santé (CODIS), l’Association de la diaspora, Coup de Pouce des Anges avec Mme Carmen Ducas et d’autres mouvements et fraternités de l’église catholique, que les habitants de ce village refugiés en brousse depuis plus de deux mois ont présenté leur situation.

 

A l’issue de cette visite de deux jours, des dons en vivres et en non vivres ont été distribués à la population. CODIS s’est occupé de la santé. Les personnes malades sont consultées et ont gratuitement reçu des médicaments.

 

Frère Elkhana de CODIS qui assure la consultation a précisé que, « la majorité de la population souffre du paludisme, des parasitoses et des maladies de la peau y compris des staphylocoques. Tout cela s’explique par le manque d’eau potable et le manque d’une meilleure condition de vie car dans la brousse, ces personnes dorment sur le sol et vue la saison sèche, c’est très difficile pour elles ».

 

Il a ajouté par ailleurs que « 30 femmes enceintes ont été consultées toutes sont malades et ne sont jamais consultées depuis le début de la grossesse, jusqu'à terme et parfois jusqu'à l’accouchement. Pour les enfants c’est beaucoup plus le paludisme et les parasitoses ».

 

 « J’ai fait ce geste parce que j’ai en face de moi, des êtres humains qui sont réduits à l’état d’animal. J’ai été outré, j’ai été indigné en les voyant dans la brousse depuis plus de deux mois et je ne voulais pas rester indifférent et donc, j’avais fait des annonces sur des ondes en attirant l’attention du gouvernement et de la communauté internationale mais j’ai comme impression que ces appels sont restés vains. Cette population mourait à petit feu alors j’ai décidé de prendre mon bâton de pèlerin pour venir à la rencontre de mes frères et sœurs en mobilisant d’autres frères et des moyens, pour venir redonner la dignité à ces personnes. Elles sont joyeuses tout à l’heure en recevons des soins et ces cadeaux », a expliqué l’archevêque de Bangui Dieudonné Nzapalainga.

 

Suzanne, une habitante a exprimé sa joie après avoir reçu ses cadeaux, « je suis très contente de sortir aujourd’hui voir mon village suite à l’appel de Monseigneur. Je n’étais pas sortie depuis qu’Andjilo a mis le feu au village. Depuis Septembre, on est dans la brousse, on mange sans sel, on dort très mal, on souffre de différentes maladies sans avoir des médicaments mais grâce à votre arrivée, on a pu avoir des choses. Je suis très contente ».

 

Après des visites auprès des ex Séléka et Anti-Balaka de la ville de Bangui, l’archevêque Dieudonné Nzapalaïnga avec l’aide de plusieurs organisations religieuses, de l’association Coup de Pouce des Anges de la diaspora et de la Ministre des Affaires Sociales Eugénie Yarafa a pu mobiliser des dons en vivres et non vivres et des soins pour les habitants du village Gbangou, refugiés en brousse depuis plus de deux mois suite à l’incendie de ce village provoqué par Andjilo, un élément du groupe Anti-Balaka, qui sème la terreur sur l’axe Bogangolo-Bouca./

 

Line Péguy Gondje Demba

 

 

Kaga-Bandoro : Les déplacés des Mbrès appellent à l’aide

 

Kaga-Bandoro 02 janvier 2015 (RJDH)---Les déplacés de la ville des Mbrès (Centre) qui ont fui les exactions et qui se trouvent actuellement à Kaga-Bandoro (centre-nord), appellent à  une assistance  humanitaire. Un appel lancé ce vendredi 02 janvier lors d'un entretien avec le RJDH, qui a pu joindre quelques déplacés.

 

Carine est habitante de la ville des Mbrès qui a regagné la ville de Kaga-Bandoro.  Jointe par le RJDH, elle a fait savoir que la situation humanitaire des déplacés est très déplorable.  « C’est depuis deux semaines que nous sommes arrivés à Kaga-Bandoro, nous n’avons rien à manger. Certaines ONG sont passées pour évaluer nos besoins  et nous identifier.  Mais depuis ces jours, elles ne sont plus revenues vers nous. Nous  souffrons,  je suis commerçante mais ici, je n’arrive pas à vendre mes marchandises. Comment mes enfants peuvent manger », a-t-elle décrié.

 

 Une autre déplacée évoque quant-à elle, les difficultés sanitaires ; notamment, le fait que les enfants souffrent du paludisme. « Ils n’ont pas des vêtements adaptés au froid. Ils manquent  de chaussures et nous dormons tous à même-le-sol. Toutes ces conditions font que la   majorité des déplacés souffre actuellement du paludisme et d’autres maladies.  Nous sommes dépourvus des produits pharmaceutiques », a-t-elle énuméré.


« Certains déplacés sont dans les sites des déplacés, d’autres ont trouvé refuge sous des arbres avec leurs familles et une partie est   regroupée  au nombre de 40 dans des petites maisons. C’est vraiment déplorable, si les ONG qui sont à Kaga-Bandoro peuvent nous trouver des solutions puisque pour le moment nous  ne pouvant pas rentrer dans la ville des Mbrès », fait savoir  Joseph un déplacé des Mbrès qui se trouve à Kaga-Bandoro.

 

Tous ces déplacés  ont par la même occasion lancé un appel aux autorités de la transition de leur venir en aide. « Nous avons tout perdu, nos maisons, nos champs, nos greniers et autres biens. Nous ne pouvons pas retourner dans notre ville pour l’instant. Nous demandons au gouvernement et aux ONG de voler à notre secours, la population des Mbrès est abandonnée à elle-même. Nous aimerions à ce qu’on puisse  désarmer tous les Séléka qui sont encore dans la ville des Mbrès », a réitéré Yvonne.

 

C’est depuis le 16 décembre dernier que les habitants de la ville des Mbrès ont fui les combats qui ont opposé des ex-Séléka aux Anti-Balaka. D'après les dernières informations, cette localité est toujours déserte. La ville est sous contrôles par des ex Séléka./

 

Flora Sandrine Mbagna


 

Nouvelles nationales sur RJDH
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2 janvier 2015 5 02 /01 /janvier /2015 20:01

 

 

 

La commission épiscopale Justice et Paix en Centrafrique appelle à un humanisme intégral

 

APA-Bangui (Centrafrique) 2015-01-02 12:41:29 La commission épiscopale « Justice et Paix », profitant de la commémoration de la Journée mondiale de la paix célébrée le 1er janvier de chaque année, a invité le peuple centrafricain à travailler pour la paix. « Disons non à la violence, à la division et la haine.


Musulmans, Chrétiens, Animistes et autres, nous sommes tous appelés à vivre ensemble. Comme le déclare le prophète Isaïe : il est temps que les peuples brisent leurs épées pour en faire des socles et leur lance pour en faire des cercles », a déclaré mercredi dernier le président national de la commission épiscopale, Monseigneur Albert Vanbuel.


Pour lui, il est temps que notre attention se focalise sur la personne humaine qui est au cœur de la paix. « En respectant la personne, on promeut la paix et en bâtissant la paix, on jette les bases d'un authentique humanisme intégral », a-t-il dit.


Il a indiqué que les revendications violentes auxquelles on assiste aujourd'hui sont causées par les souffrances de nombreuses populations. D'où nécessité pour les Centrafricains « de créer et de faciliter un espace de dialogue et de concertation pour que les solutions aux problèmes de Centrafrique ne soient pas recherchées avant tout dans les rues ni hors des frontières ».


Selon le calendrier des activités de la Commission épiscopale en Centrafrique, le mois de janvier 2015 sera consacré au thème de la paix.


La Journée mondiale pour la paix a été instaurée en 1968 par le Pape Paul VI, rappelle-t-on.

 

http://www.apanews.net/news/fr/article.php?id=813477#sthash.X8zwulI5.dpuf

 

 

 

L’archevêque de Bangui menacé de mort par des Antibalaka

 

http://www.radiondekeluka.org   vendredi 2 janvier 2015 13:40

 

La mission humanitaire conduite par l’archevêque de Bangui, Monseigneur Dieudonné Nzapalaïnga, du 29 au 31 décembre 2014 dans l’Ombella M’Poko, a été publiquement menacée par des éléments Antibalaka armés du général Andjilo au village Bénima situé à 10 kilomètres de la ville de Damara sur l'axe Bogangolo.

A l’origine des menaces, l’affaire de vol d’une moto de la Caritas-Centrafrique le 13 décembre dernier par une bande d’hommes armés assimilés à des miliciens Antibalaka habitant le village Bénima.

 
L’une des deux victimes du braquage et animateur à la Caritas diocésaine de Bangui Roger Billa, explique que, « Arrivés dans la forêt de Bénima, nous avons été interceptés par quatre hommes à bord de deux motos. Deux d'entre eux portaient des armes de guerre. Ils nous ont intimé l’ordre de leur remettre les clefs de la moto, ce que nous avons automatiquement fait. Nous avons été aussi dépouillés de tous nos biens », a-t-il relaté.


Lundi dernier, lors du déplacement de la mission humanitaire vers les  populations de Boyélé, Gbangou et Bodingui, l’archevêque de Bangui Monseigneur Dieudonné Nzapalaïnga, a formulé la demande de restitution de la moto.


«Une de nos motos a disparu à partir de Bénima. Nous avons ouï dire que Ruffin est le détenteur et conduit encore cette moto. C’est avec beaucoup de diligence que nous nous sommes arrêtés au niveau de Bénima pour supplier, demander gentiment, poliment à ce jeune homme de la restituer. Par cette moto nous arrivons à atteindre les endroits les plus reculés », a raconté l’archevêque de Bangui.


La demande a été mal prise par Ruffin le milicien Antibalaka, l’auteur du vol. De retour sur Bangui le mercredi, le prélat a marqué un arrêt au village Bénima pour la suite de son message. Ayant refusé d’écouter l’évêque, deux Antibalaka,  armés de kalachnikov, ont insulté et proféré des menaces de mort en public à l’endroit de l’archevêque, de tous les prêtres, les sœurs religieuses, les professionnels de la presse et autres responsables membres de la mission.

 
Monseigneur Dieudonné Nzapalaïnga se dit patient et compte sur les responsables hiérarchiques du mouvement Antibalaka ainsi que des parents de Ruffin pour le ramener à la raison.


Tout constat fait, la population de la région n’adhère pas à cette manière de se comporter devant cette haute autorité religieuse.

L’archevêque de Bangui menacé de mort par des Antibalaka
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2 janvier 2015 5 02 /01 /janvier /2015 19:58

 

 

 

Mes chers compatriotes,

 

A l’occasion de la nouvelle année 2015, je présente à chacun de vous, à vos familles respectives mes voeux ardents pour le retour de la sécurité, de la paix et de la cohésion sociale, rompues par la désastreuse crise que subit notre très riche et très beau pays.

 

La recherche aveugle et effrénée du pouvoir ainsi que la haine politique tenace de certains Centrafricains ont détruit notre très riche et très beau pays.

 

La sécurité, la paix, la cohésion sociale que nous avons ainsi perdues, de surcroît indispensables à la reconstruction nationale, à l’engagement de la République Centrafricaine sur la voie de son développement, dépendent essentiellement de chacun de nous quant à leur restauration.

 

Il est pour cela fondamental que nous en prenions collectivement conscience au cours de l'année 2015.

 

Notre pays est certes membre à part entière de la communauté internationale, mais celle-ci ne fera pas tout à notre place, certains d'entre nous étant d'abord pleinement responsables de cette situation.

 

La crise de notre pays est désastreuse certes, mais elle doit avoir un côté pédagogique pour chaque Centrafricain et pour la reconstruction de l’avenir de la nation.

 

Or, la plus grande inquiétude et le plus grand danger tant pour la situation actuelle que pour demain, résident dans le fait qu’elle ne sert visiblement pas de leçon ou surtout de repentance à ceux qui en sont les auteurs, coauteurs, instigateurs.

 

Après avoir détruit comme des étrangers leur propre pays pour le pouvoir, ceux-ci se disent tous, sans exception innocents, exactement comme si ce qui est arrivé à la population est une fatalité comparable à un feu ravageur descendu du ciel, sans avoir été allumé par une main humaine, de surcroît centrafricaine.

 

Ils croient tromper le peuple, mais ils ne tromperont pas Dieu.

 

Ce n’est pas parce qu’un voleur nie son acte qu’il cessera forcément d’en commettre d’autres, surtout s’il ne se repent pas et ne l’abandonne pas définitivement.

 

D'étranges négociations sont actuellement en cours à l’extérieur de notre pays, non seulement à l'insu des autorités de la transition, mais surtout à l'approche du forum inclusif de BANGUI devant permettre de jeter les bases d'un nouvel avenir à la République Centrafricaine.

 

Ces négociations ont très fortement l'allure d'un nouveau complot contre le peuple centrafricain car son caractère secret ne correspond pas réellement la recherche d'une paix véritable et de l'unité de Centrafrique.

 

Nous devons tous pour cela être très vigilants d'autant plus que le fleuve de sang des milliers de Centrafricains qui a coulé est sur le point de passer en pertes et profits, et que la paix dans le pays semble être subordonnée à la volonté de quelques individus parce qu’ils possèdent des armes.

 

Non seulement ces mêmes individus se rejettent réciproquement la responsabilité du désastre centrafricain, mais comptent se présenter aux élections présidentielles, les couteaux entre les dents, lorgnant surtout sur l'amnistie du forum de BANGUI en cours de préparation.

 

Si tout cela se réalise, il n’y aurait pas un pays dans le monde comparable au nôtre qui souffre, mais fait appel à ses propres bourreaux pour souffrir davantage et sans arrêt.

 

Si l’impunité est garantie à tous ceux qui ont détruit le pays pour des ambitions politiques habillées par une crise à l'apparence interconfessionnelle, le danger que court notre nation sera plus grand demain.

 

L’autre risque de péril pour la cohésion sociale qui a déjà éclaté en lambeaux au sein de notre nation est la pléthore des candidatures aux prochaines élections présidentielles pour un pays d’à peine cinq millions d’habitants. Elle conforte l’effritement de la nation à travers l’esprit de camp existant déjà au sein d’une centaine de partis politiques.

 

Concernant les partis politiques, je n’ai également pas hésité à prévenir leurs leaders au cours d’une réunion de l’Union de Forces Vives de la Nation en mai 2006, qu’ils pourraient perdre la confiance de la population s’ils ne changent pas leurs comportements consistant à rechercher uniquement leurs intérêts, ceci à son détriment.

 

Les élections présidentielles et législatives à venir ne profiteront à la cohésion, à l’unité nationale, au pays que lorsqu’elles se déroulent dans la transparence, avec une victoire claire et incontestable. Le contraire serait source d’une nouvelle crise à éviter.

 

Pour tout ce qui précède, c’est précisément maintenant que nous devons réfléchir profondément au sens à donner au forum de BANGUI en 2015, sans nous laisser désorienter.

 

La réconciliation ne dépendra pas de l’impunité mais au contraire d’une justice préalable.

 

Elle ne s’imposera pas non plus par la force des armes ou par des visées politiques inciviques, mais viendra d'un coeur apaisé par la justice.

 

Depuis mon entrée en politique en 1987 comme député de la ville de BANGUI, bien qu’étant parfois incompris par les pouvoirs sur des prises de position, je me suis toujours fait le devoir de vous prévenir et d’attirer l’attention des différentes autorités qui dirigent notre pays sur tout ce qui est susceptible d’y créer des dangers, des remous et rompre la paix.

 

Pour ne citer que les cas des trois derniers pouvoirs en Centrafrique, je les ai toujours prévenus de ce qui a fini par déboucher sur la crise actuelle ou même de son aggravation.

 

Mes avertissements au Président BOZIZE ont commencé par une correspondance du 18 mars 2013, envoyée de BRAZZAVILLE, c'est-à-dire 3 jours seulement après son accession au pouvoir le 15 mars 2003 par un coup d’État. Ces avertissements se sont poursuivis successivement les 18 octobre 2005, 16 mars 2006 par des déclarations écrites au sujet de la rébellion qui n’était encore que naissante dans le Nord du pays et dont la gestion appropriée par la puissance publique aurait pu éviter qu’elle grandisse progressivement pour devenir une coalition dénommée SELEKA.

 

Avant le déclenchement de la crise armée de SELEKA en 2012, mon dernier avertissement au Président BOZIZE à travers une correspondance datée du 30 septembre 2011 n’a pas non plus été pris en compte et la suite est bien connue.

 

Le 24 mars 2013, dès le lendemain du renversement du Président BOZIZE par la rébellion SELEKA, j’ai prévenu par une déclaration écrite les nouvelles autorités de la transition de la nécessité de faire éviter à la population centrafricaine des exactions, la chasse aux sorcières en prenant immédiatement des dispositions appropriées en prévision de tels actes, fort de l'expérience des agissements des mêmes rebelles ayant accompagné précédemment le Président BOZIZE dans la prise du pouvoir en 2003.

 

La suite est bien connue.

 

Le 04 avril 2014, lors de l’audience accordée par la Présidente de Transition de Centrafrique lors de son passage à Paris, je lui ai indiqué quelques points fondamentaux dans le cadre des solutions à la crise que le pays connaît, parmi lesquels la réaffirmation dès le début de la transition de l’autorité de l’État devant se traduire par la lutte contre l’insécurité, contre l’impunité à travers la justice et la reconstruction de l’administration. Je lui ai réaffirmé à cette occasion qu’il est fondamental que les criminels, leurs coauteurs, les instigateurs de la haine interreligieuse pour des motifs politiques ayant occasionné le chaos généralisé du pays soient jugés de manière à éviter de confondre tout un peuple aux auteurs d’actes abominables commis parfois à visage découvert sur les chaînes de télévision du monde.

 

Chers compatriotes,

 

Nous devons rompre maintenant avec la trajectoire négative d'un passé dévastateur.

 

C’est par notre prise de conscience, notre volonté tant au forum prévu à Bangui qu'aux prochaines élections présidentielles et législatives que la nation centrafricaine se relèvera pour marcher sur le chemin de son épanouissement.

 

Que Dieu vous bénisse, bénisse la République Centrafricaine et sèche ses larmes en 2015.

 

Paris le 01 Janvier 2015

 

Emmanuel Olivier GABIRAULT

MESSAGE DE VOEUX A TOUS LES CENTRAFRICAINS par Olivier GABIRAULT
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2 janvier 2015 5 02 /01 /janvier /2015 19:48

 

 

 

http://lepays.bf/  vendredi 2 janvier 2015

 

A l’époque où la plupart des pays africains étaient sous le régime des partis uniques, la seule possibilité d’alternance et de renouvellement de la classe politique passait systématiquement par les coups d’Etat. L’on a pu, de ce fait, assister en Afrique à ce que l’on pourrait appeler « Le printemps des coups d’Etat ». En effet, à l’exception du Sénégal, tous les autres pays africains ont connu des putschs militaires. Mais depuis que le continent noir a fait l’option du multipartisme et de la démocratie, sous la pression, peut-on dire, de la communauté internationale surtout, l’idée de Mao selon laquelle « le pouvoir est au bout du fusil » est devenue pratiquement une hérésie, et a été combattue comme telle par l’Union africaine (UA). Mais, pour autant, peut-on dire que les pays africains sont à l’abri des coups d’Etat ? Certes, leur fréquence a drastiquement diminué. Mais des pronunciamientos ont été enregistrés sur le continent noir. L’on pourrait expliquer cela de la manière suivante. L’antidote des coups d’Etat, c’est la démocratie, la vraie. Or, bien des pays africains trichent avec la démocratie. En effet, les élections y sont juste organisées pour s’assurer la bienveillance de l’Occident et amuser la galerie.

 

Les institutions sont artistiquement taillées à la mesure des princes régnants, et les Constitutions permanemment charcutées en leur faveur. Le résultat est que la politique se sclérose et l’alternance est, à chaque élection, renvoyée aux calendes grecques. De ce point de vue, l’on pourrait accorder des circonstances atténuantes à certains coups d’Etat, surtout ceux qui ont permis de déboulonner des dictatures et des régimes pseudo-démocratiques face auxquels les populations sont impuissantes. A ce propos, la tentative de putsch avortée du mardi 30 décembre 2014 dernier contre le Néron de Gambie, peut être lue comme un acte de désespoir contre un régime dont la gouvernance politique est aux antipodes de tous les fondamentaux de la démocratie. Le cas de Yayha Jammeh, malheureusement, n’est pas unique en Afrique. Pratiquement, tous les pays de l’Afrique centrale et équatoriale peuvent être logés à la même enseigne. Et comme les mêmes causes produisent toujours les mêmes effets, l’on ne serait pas étonné d’assister encore à des coups d’Etat, si rien n’est fait pour remonter les bretelles à certains présidents, par rapport à leurs pratiques antidémocratiques dont le monde entier est témoin aujourd’hui.

 

Les coups d’Etat ne sont pas le remède approprié pour soigner les pathologies de la démocratie en Afrique

 

Et l’institution qui doit monter au créneau pour le faire pendant qu’il est encore temps, est l’UA. Mais l’on peut être sûr qu’elle ne lèvera pas le petit doigt pour interpeller Sassou N’Guesso, Joseph Kabila et autres, sur leur velléité de s’accrocher éternellement au pouvoir. Elle attendra, comme elle en a l’habitude, jusqu’à ce que des officiers aient toutes les raisons de sortir des casernes, pour ordonner la dissolution de la Constitution. C’est alors que, toutes affaires cessantes, l’UA rappellera aux putschistes que leur mode d’accès au pouvoir viole la charte africaine de la démocratie, et qu’ils ont intérêt à débarrasser au plus vite le plancher, sous peine de sanctions. Ainsi fonctionne l’UA. Elle feint d’oublier que c’est la mal-gouvernance qui inspire les coups d’Etat. En effet, se comportant comme un véritable syndicat des princes régnants, l’UA a toujours fermé les yeux sur les dérives de ces derniers et bouché ses oreilles pour ne pas entendre les cris de détresse des populations, face aux coups de poignard récurrents assénés à la démocratie par certains de ses membres.

 

C’est pourquoi l’on peut affirmer avec force que tant que l’UA ne va pas se muer en une institution au service des intérêts des peuples africains, comme a su le faire l’Union européenne (UE) à l’endroit de la démocratie et des populations d’Europe, et tant que la démocratie sera malmenée sur le continent noir, il y aura toujours des coups d’Etat en Afrique. Cela dit, les coups d’Etat, même si l’on peut partager parfois les motivations liées à leur avènement, ne sont pas, il faut le dire, le remède approprié auquel l’on doit recourir pour soigner les pathologies de la démocratie en Afrique. Ce combat doit être porté surtout par les organisations de la société civile. Ce sont elles qui doivent prendre leurs responsabilités, pour arrimer véritablement l’Afrique à la vraie démocratie. Mais encore faut-il qu’elles acceptent d’en payer le prix en termes de sacrifices individuels et collectifs. Le combat pour une Afrique démocratique qui exclut de facto toute compromission avec les princes régnants, doit être beaucoup plus celui des sociétés civiles que celui des partis politiques de l’opposition. Mais pour être efficace, il doit se mener à l’échelle du continent, par la mise en place d’une interafricaine des sociétés civiles.

 

Pousdem PICKOU

Lu pour vous : GOUVERNANCE EN AFRIQUE : Il y aura toujours des coups d’Etat tant que…
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1 janvier 2015 4 01 /01 /janvier /2015 17:31

 

 

Chers amis et fidèles lecteurs,

 

L’année 2014 aura été très rude pour les Centrafricains et leur pays. Inutile de revenir sur les inqualifiables atrocités et douloureuses épreuves de toutes sortes qui ont émaillé cette année cauchemardesque dont la rédaction s’est efforcée de vous accompagner aussi fidèlement qu’elle a pu dans le suivi informationnel.

 

Pour cette année 2015 qui commence et au cours de laquelle d’importantes échéances nationales sont prévues et annoncées (forum national de réconciliation et surtout les consultations électorales législatives et présidentielles), l’ensemble de la rédaction poursuivra ses efforts et continuera à vous informer autant que possible sur l’évolution de la situation nationale dont elle veut espérer de tout cœur que le pire est désormais derrière et non à venir.

 

Que l’année 2015 qui démarre, tourne la page des horreurs  et des atrocités et de la violence gratuite dans notre pays !

 

Qu’elle apporte la paix et la sécurité à tous les Centrafricains !

 

Qu’elle soit douce légère !

 

BONNE ET HEUREUSE ANNEE A TOUS !

 

 

Le Directeur du Groupe Centrafrique-Presse

 

Prosper N’DOUBA

Voeux 2015 du Groupe Centrafrique-Presse à ses lecteurs
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1 janvier 2015 4 01 /01 /janvier /2015 17:09

 

 

 

Centrafricaines, 

 

Centrafricains, 

 

Chers compatriotes,

 

A l’instar des autres pays du monde, demain nous passerons de l’année 2014 à l’année 2015. Le passage d’une année à une autre est toujours un grand moment dans une vie puisqu’il permet de mesurer le chemin parcouru et de formuler des vœux et des projets d’avenir. C’est souvent aussi le moment des bilans pour ceux qui ont choisi d’agir pour la cause commune de leurs peuples afin d’évaluer les points forts et les points faibles de leurs actions.

 

Dans la situation exceptionnelle où notre pays se trouve depuis près de 18 mois et où des missions exceptionnelles ont été confiées aux dirigeants de la Transition pour relever le pays, un tel bilan s’impose dans la mesure où le peuple attend en toute légitimité d’être fixé sur les actions menées, sur les difficultés rencontrées, sur ce qui reste à faire mais surtout sur les raisons d’espérer dans un avenir meilleur. L’approche de la fin de la Transition prévue initialement au 15 février 2015 accentue cette attente puisque les élections sensées sanctionner le retour à la légalité constitutionnelle ne pourront pas être organisées avant cette date.

 

Mes chers compatriotes,

 

Un bilan complet vous sera bientôt fait, à l’occasion du jour anniversaire de mon accession à la tête de l’Etat, en janvier 2015. Cependant, à la veille de ce passage à l’année 2015, vous avez non seulement le droit de savoir mais il est important de vous rassurer et de vous donner des raisons de croire que 2015 sera différent de 2014.

 

Après une année 2013 catastrophique où vous n’avez même pas eu droit à une réjouissance familiale le 31 décembre, 2014 s’est présenté comme l’année de tous les espoirs avec mon élection à la magistrature suprême de l’Etat le 20 janvier 2014. Dès ma prise de fonction, j’ai pris conscience des espoirs placés en moi et en l’année 2014 pour un changement significatif de la situation désastreuse du pays et pour une amélioration dans la vie de chacun d’entre vous.

 

Sur la base de ma vision de sortie de crise, j’ai immédiatement impulsé une dynamique de rassemblement de tous les Centrafricains sans exclusif autour du projet de reconstruction de notre pays, meurtri par plusieurs décennies de crise.

 

La formation d’un gouvernement de technocrates, au-dessus des clivages politiques et des intérêts qui divisent, a correspondu à ma lecture des voies et moyens de la sortie de crise. N’appartenant pas un parti politique, j’ai fait appel à des Centrafricains de toutes les sensibilités, de toutes les régions mais reconnus compétents et intègres pour m’accompagner dans la lourde responsabilité de conduire les destinées de notre pays.

 

Malgré les critiques formulées à l’endroit de ‘’ma technocratie ‘’, le premier gouvernement de la Transition dans ce format n’a pas démérité puisque les compatriotes qui le composaient ont donné le meilleur d’eux pour servir leur pays.

 

Souvenez-vous qu’en janvier 2014, la République Centrafricaine était au bord de l’implosion avec une insécurité généralisée, des actes de violences sans précédents, sur fond de considérations inter religieuses et des milliers de déplacés internes et externes. Les défis auxquels nous devions faire face étaient énormes: défis sécuritaire, humanitaire, sociopolitique et économique. Il fallait par ailleurs recoller la cohésion sociale mise à mal, restaurer l’autorité de l’Etat et relancer le processus électoral.

 

Sous mon impulsion, ce gouvernement s’est attaqué à tous ces défis. C’est avec ce gouvernement que j’ai obtenu les premiers résultats de mes actions.

 

Mon engagement à conduire la Transition à son terme en février 2015 était ferme et tout était mis en œuvre pour aller dans ce sens si nous n’avons pas été confrontés à toutes les difficultés dressées à dessein sur notre chemin.

 

Chers compatriotes,

 

Contrairement à certaines idées véhiculées pour ternir mon image et décrier mes actions, beaucoup d’initiatives ont été prises pour affirmer mon leadership et prendre en mains la destinée du peuple Centrafricain. Il s’est trouvé malheureusement que toutes les initiatives prises se sont butées à des obstacles de tout genre. C’est ainsi que le chronogramme que nous avons arrêté pour la Transition a suivi les contrecoups des évènements de Fatima en mai, de Malabo en juin, et surtout des tractations de la nomination d’un nouveau Premier Ministre et de la formation du nouveau gouvernement en août, après le Forum de Brazzaville tenu fin juillet. En outre, les graves événements du mois d’octobre à Bangui ont failli marquer un coup d’arrêt à ce chronogramme.

 

Je rappelle ces moments difficiles de l’année 2014 pour bien montrer que si on nous avait laissé travailler dans un minimum de conditions de sérénité, la perspective d’un vide constitutionnel à la fin de la période actuelle de Transition ne se serait jamais présentée, encore moins le besoin de demander une prolongation de celle-ci.

 

Malgré tous ces obstacles, notre détermination d’aller de l’avant ne s’est pas émoussée. Grâce à cette détermination, après onze mois d’exercice du pouvoir de l’Etat, des avancées notables peuvent être enregistrées dans la gouvernance du pays avec des effets significatifs sur l’amélioration des conditions de vie des populations. Il en est ainsi du paiement régulier des salaires, pensions et bourses avec l’appui de la communauté internationale et de la sécurité qui revient progressivement grâce à l’appui des forces internationales. Avec ce retour graduel de la sécurité à Bangui et dans l’arrière-pays, les enfants ont repris peu à peu le chemin de l’école, les hôpitaux et centres de santé ont recommencé à nouveau de fonctionner, les agents de l’Etat et les employés du secteur privé sont de retour à leur lieu de travail, notamment à Bangui et l’approvisionnement du pays en produits de première nécessité se normalise, avec un impact positif sur les recettes de l’Etat.

 

L’on peut également noter une amélioration significative de la situation des déplacés internes des différents sites dont les effectifs ont progressivement baissé, apprécier le déploiement progressif de l’administration dans l’arrière-pays et la reprise progressive des activités économiques.

 

Mes chers compatriotes,

 

Mes propos ont tendu à mettre en exergue les efforts déployés au quotidien pour réduire la souffrance du peuple centrafricain, pour ramener la paix et la sécurité.

 

Comme vous le voyez, la vie reprend petit à petit et l’espoir renaît tout doucement dans notre pays.

 

Il n’en demeure pas moins que beaucoup reste à faire. Les besoins sont énormes et les moyens pour y répondre demeurent encore très limités. Le contrôle d’une partie du pays par les groupes armés non conventionnels reste une préoccupation majeure et constitue un frein à la libre circulation sur tout le territoire. C’est pourquoi, il est urgent de mettre en œuvre les programmes de désarmement, démobilisation, réinsertion et rapatriement(DDRR) et d’aboutir à un engagement réel des groupes armés à s’impliquer sur le terrain pour le retour effectif de la paix et de la sécurité.

 

Cela créera les conditions favorables au retour rapide des personnes encore déplacées internes et refugiées, au renforcement de la protection des populations civiles et au rapprochement de l’administration des administrés.

 

Mes chers compatriotes,

 

Je peux rassurer toute la population Centrafricaine de notre détermination à conduire le pays au retour à la légalité constitutionnelle à travers des élections libres, démocratiques et incontestables.

 

C’est pour créer les conditions d’une fin apaisée de la Transition que le gouvernement et moi-même travaillions étroitement avec toutes les forces vives de la Nation pour réaliser les actions prioritaires qui ont été définies pour les prochaines étapes de la Transition, à savoir les consultations populaires à la base, le forum national de Bangui dont le décret mettant en place la commission de préparation a été signé depuis le 2 décembre, la révision de la constitution et in fine les élections selon le chronogramme proposé par l’Autorité Nationale des élections et validé par la Communauté Internationale.

 

Il n’en demeure pas moins que nous ne sommes pas à l’abri des périls qui s’organisent à notre insu. Il en est ainsi des nombreux projets de déstabilisation de la transition fomentés çà et là et notamment de la réunion organisée à Nairobi dans des conditions qui restent encore à clarifier.

 

Je reste cependant sereine parce que j’ai noté avec une grande satisfaction la maturité de la classe politique, de la société civile et du citoyen lambda qui ne sont plus disposés à accepter des manipulations et autres intrigues orchestrées sur leur dos, pour les diviser davantage et hypothéquer l’avenir du pays.

 

J’en appelle à la vigilance et à la mobilisation du peuple centrafricain pour transcender les divergences et divisions qui ont causé notre malheur dans le passé pour nous unir et mener de front la bataille pour la sortie définitive de crise et la reconstruction du pays.

 

Cette vigilance, je la recommande aussi dans l’organisation des festivités de fin d’année dans un contexte sécuritaire encore difficile, dominé par les actes isolés de violence et de banditisme. Ce moment devrait davantage être celui du partage en famille et je souhaite que vous le saisissez pour rester en famille.

 

Au seuil de cette nouvelle année, tout en saluant encore la capacité de résilience du peuple Centrafricain qui a affronté avec courage la crise, j’ai une pensée profonde pour tous ceux qui ont souffert ou disparu au cours de cette année 2014 et compatie avec toutes les familles endeuillées ou séparées.

 

Mes chers compatriotes,

 

Je souhaite une année 2015 faite de paix, de pardon et d’amour à tous les Centrafricains sans distinction de confessions religieuses, à tous les centrafricains des partis politiques, de la société civile, des organisations des femmes et de la jeunesse, des syndicats, du secteur public et du secteur privé, des villes et du monde rural. J’associe à ces vœux tous les Centrafricains de la diaspora et tous ceux qui sont encore sur les sites de déplacés ainsi que ceux qui sont réfugiés dans les pays voisins comme le Tchad, le Cameroun et les deux Congo.

 

Je n’oublie pas tous les frères d’Afrique et d’ailleurs qui ont choisi de vivre en République Centrafricaine et qui doivent se sentir comme chez eux. Que la nouvelle année leur apporte la paix et le bonheur qu’ils sont en droit d’attendre de la terre Centrafricaine.

 

J’ai une pensée toute particulière pour les soldats et officiers des forces internationales de maintien de la paix déployées dans notre pays qui ne feront pas la fête avec leurs familles proches parce qu’ils ont choisi de défendre la cause de la paix en Centrafrique. Je formule le vœu que l’année 2015 leur procure toute la réussite et l’épanouissement personnel dont ils ont besoin pour l’accomplissement de leur noble mission.

 

C’est aussi l’occasion de renouveler à tous les pays de la communauté internationale qui ont permis que le pire soit évité dans notre pays en 2014 l’expression de ma profonde reconnaissance pour tout ce qui a été fait en notre faveur. Je formule le vœu que 2015 soit l’année du renforcement de notre coopération en vue de sortir définitivement la R.CA de la spirale des crises.

 

Que le Bon Dieu bénisse la République Centrafricaine et en fasse en 2015 une terre de paix, de cohésion sociale et de prospérité.

 

Je vous remercie.

 

 

 

Catherine Samba-Panza appelle à la mise en œuvre des programmes DDRR

 

APA – Dakar (Sénégal) 2015-01-01 16:24:13  La présidente de transition Catherine Samba-Panza, a, lors de ses vœux de fin d’année 2014 à la nation, appelé à la mise en œuvre des programmes de désarmement, démobilisation, réinsertion et rapatriement (DDRR).


« Le contrôle d'une partie du pays par des groupes armés non conventionnels reste une situation préoccupante majeure et constitue un frein à la libre circulation sur tout le territoire. C'est pourquoi, il est urgent de mettre en œuvre les programmes DDRR » a déclaré la présidente de transition Catherine Samba-Panza.


Affirmant qu'elle fera un bilan complet de son mandat à l'occasion de l'anniversaire de son ascension à la tête de l'Etat, en janvier 2015, elle tenu à rassurer ses compatriotes que « 2015 sera différent de 2014 ».


Elle a rappelé que son pays durant l'année écoulée, était à bord de l'implosion avec une « insécurité généralisée, des actes de violence sans précédent, sur fond de considérations interreligieuses et des milliers des déplacés internes et externes ».


« Les défis auxquels nous devions faire face étaient énormes : défis sécurité, humanitaire, sociopolitique et économique » tandis que, « les moyens sont encore très limités pour y faire face », a-t-elle dit, assurant que « malgré tous les obstacles, notre détermination d'aller de l'avant ne s'est pas émoussé ».


A en croire Mme Samba-Panza, la prolongation de la durée de la transition est la conséquence logique des moments difficiles de l'année 2014.


En dépit des améliorations enregistrées dans le domaine sécuritaire et la situation des déplacés internes, Mme Catherine Samba-Panza a appelé à la « vigilance et à la mobilisation du peuple centrafricain pour transcender les divergences ».


Avant de terminer ses propos, la présidente de transition a salué « la maturité de la classe politique, de la société civile qui ne sont plus disposées à accepter d'être manipulées et la capacité de résilience du peuple centrafricain qui a affronté avec courage la crise »

 

http://www.apanews.net/news/fr/article.php?id=813439#sthash.z8h8ygkM.dpuf

Message de nouvel an de Mme Catherine Samba-Panza
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1 janvier 2015 4 01 /01 /janvier /2015 17:06

 

 

Bangui, 1er janvier 2015(RJDH) - Joachin Rénaldy Sioké, vice-président du Rassemblement Démocratique Centrafricain et président de la plate-forme politique dénommé Alliance des Forces Démocratique pour la Transition (AFDT) a, dans une interview accordée au RJDH, le 31 décembre 2014 affirmé que son parti et l’AFDT tiennent aux consultations populaires avant le forum de Bangui. Pour le président de l’AFDT et cadre du RDC, pense que ce rendez-vous ne devrait pas être celui de l’impunité.

 

Les consultations populaires dans les préfectures, c’est le préalable de l’AFDT et du RDC par rapport au forum de Bangui « pour nous au RDC et à l’AFDT, les concertations dans les préfectures, les sous-préfectures sont indispensables. C’est de là que réside la réussite du forum de Bangui. Nous exigeons ces consultations », a déclaré Joachim Rénaldy Sioké.

 

Le président de l’AFDT a justifié cette position en ces termes « c’est dans nos régions, nos préfectures et sous préfectures que la crise a été plus profonde. Il faut aller vers les populations qui souffert de cette crise, recueillir leurs avis, leurs attentes et les faire remonter au niveau de Bangui en vue de la dernière rencontre. C’est comme cela que nous pouvons espérer réussir ce rendez-vous. Si cela n’est pas fait, nous irons droit dans le mur avec ce forum ».

 

Joachim Rainaldy Sioké a affirmé que ce forum ne doit pas être une caution à l’impunité. Pour lui « ceux qui ont du sang sur la main ne sont pas les bienvenus à ce rendez-vous. Aujourd’hui, il ne faut pas que les morts, les pillages et autres crimes commis pendant cette crise restent impunis. Tous ceux qui sont auteurs de ces violations des droits de l’Homme doivent être punis par la loi ».

 

Notons que l’Alliance des Forces Démocratiques pour la Transition (AFDT) a contesté dans un communiqué publié le 10 décembre dernier, le décret portant création de la commission préparatoire du forum de Bangui, décret que cette plateforme considère comme étant pris de manière unilatérale.

 

Le samedi 27 décembre dernier, la cheffe de l’Etat a présidé des concertations relatives à la préparation de ce forum. /

 

Sylvestre Sokambi

 

 

Bangui : Le RDC et l’AFDT exigent les consultations à la base avant le forum dans la capitale
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1 janvier 2015 4 01 /01 /janvier /2015 17:03

 


 

Kabo, 01er janvier 2015 (RJDH) ---La fête de la nouvelle année 2015 est célébrée sous le signe de la réconciliation et de la cohésion sociale dans la ville de Kabo (Nord). A l’occasion,  diverses activés sont prévues dans la journée.

 

C’est à la place de la République que la fête s’est déroulée. Pour le président de la délégation spéciale de la ville de Kabo Abdel Atif, cette manifestation est une initiale de la population. Il a également fait savoir que, le réveillon s’est bien passé dans sa ville. « Nous avons remarqué le signe de la réconciliation parce que des gens  allaient chez leurs voisins, amis et connaissance,  faire  des vœux de nouvel an. Déjà, aux environs de neuf heures du matin, la population et les officiels se sont déjà réunies au lieu de la cérémonie », a indiqué ce dernier au RJDH.

 

Cette cérémonie a enregistré la participation de  la municipalité, les chefs des quartiers,  les ONG exerçant dans la localité, les religieux, l’association des femmes, la jeunesse, le chef d’état-major adjoint de l’ex-Séléka et sa suite. Des représentants  de certain groupes et associations, à l’occasion, vont faire des allocutions sur le pardon et la réconciliation, a confié Abdel  Atif.

 

Des groupes de danse folkloriques et un orchestre de la localité ont agrémenté la manifestation par des prestations artistiques. Une course de chevaux va suivre les exposés.

 

La célébration qui se tient aujourd’hui  dans la ville de Kabo, a réunis  certain représentants  de la localité de Kaga-Bandoro, Batangafo,  moyen Sido et même certaine personnes venus de la ville de Ndélé. /RJDH

Centrafrique-Kabo : Les festivités du nouvel an placées sous le signe de la réconciliation
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1 janvier 2015 4 01 /01 /janvier /2015 17:00

 


 

Bangui, 01 janvier 2015(RJDH) -Le réveillon a été marqué par des coups de feu dans tous les quartiers de Bangui, un  contact fait par le RJDH et confirmé par les banguissois joints ce matin. Interrogés par le RJDH, certains habitants ont affirmé avoir passé plus ou moins bien la fête. Mais, les tirs entendus toute la nuit ont prouvé que des importantes quantités d’armes seraient en circulation à Bangui.

 

Dans tous les huit arrondissements de Bangui ou presque, de grenades, de Kalachnikovs et autres armes automatiques entendues, ont marqué les esprits des habitants interrogés ce jeudi 01er janvier.

 

« La nuit de Saint-Sylvestre s'est déroulée dans notre famille. Mais, nous étions traumatisés par des tirs. À un moment de la nuit, on croyait même aux rumeurs d'éventuels affrontements. Ce qui s'est passé a prouvé à quel point, les gens détiennent des armes illégalement dans cette ville », a expliqué Yvon Regappy, un habitant du quartier Miskine.

 

Idriss, un habitant de km 5 joint au téléphone, a fait savoir qu'il est vrai que, pour manifester la joie, des personnes ont tiré des armes. Et, j'imagine que l'intention n'était pas de faire de mal aux autres. Nous avions passé deux années de crise. C'est évident que des gens puissent se défouler de la sorte ».

 

 « Après toutes ces années, je croyais que les Centrafricains allaient simplement prier pour remercier Dieu. J'étais vraiment surprise de voir que les gens ont choisi d'utiliser des armes comme moyen d'exprimer leur joie », a déploré Natacha, une habitante du 8e arrondissement.

 

Pour le moment, des cas de décès ne sont pas encore présentés. /

 

Rosmon Zokoue

Bangui: Le réveillon marqué par des tirs d’armes automatiques dans la ville
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