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  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
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10 janvier 2015 6 10 /01 /janvier /2015 20:34

 

 

10/01/15 (AFP)

 

Près de 10.000 réfugiés centrafricains supplémentaires ont afflué en République démocratique du Congo en un peu plus de trois semaines, a-t-on appris vendredi auprès du Haut-Commissariat de l'ONU pour les réfugiés (HCR).

 

"Presque 10.000 réfugiés centrafricains" sont arrivés dans l'extrême Nord-Est de la RDC "depuis le 16 décembre", a déclaré à l'AFP Céline Schmitt, porte-parole de l'agence onusienne au Congo.

 

Selon Mme Schmitt, ces réfugiés ont fui les violents combats ayant opposé depuis cette date des ex-Séléka et des anti-balaka dans la préfecture de Ouaka (centre-sud de la Centrafrique) pour s'abriter dans la province congolaise de l’Équateur qui abrite l'essentiel des quelque 68.000 réfugiés centrafricains recensés aujourd'hui par le HCR au Congo.

 

Depuis la prise du pouvoir en mars 2013 par la coalition rebelle Séléka - à dominante musulmane, chassée à son tour en janvier 2014 - la Centrafrique a sombré dans une crise sécuritaire et politique sans précédent.

 

Les milices anti-balaka qui se sont constituées contre la Séléka sont majoritairement chrétiennes.

RDC : 10.000 réfugiés centrafricains de plus en quelques semaines (HCR)
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10 janvier 2015 6 10 /01 /janvier /2015 01:08

 

 

Par Cyril Bensimon et Christophe Châtelot  LE MONDE


La cavale meurtrière de Dominic Ongwen s’est achevée dans le nord-est de la Républicaine centrafricaine (RCA), à des milliers de kilomètres de son point de départ, il y a vingt-cinq ans, dans le septentrion de l’Ouganda. Ce chef militaire de l’Armée de résistance du Seigneur (Lord’s Resistance Army, LRA), recherché depuis dix ans par la justice internationale, ne se serait pas rendu volontairement, comme l’ont annoncé Washington puis l’armée ougandaise. Il aurait été capturé par des éléments de l’ex-Séléka, la rébellion centrafricaine qui contrôle la zone, puis remis aux soldats américains. Les Etats-Unis ont déployé depuis 2011 une centaine de soldats en Afrique centrale pour appuyer les armées de la région dans la traque de la LRA.

 

« Le 2 janvier, un villageois est venu nous prévenir que la LRA allait nous attaquer à Sam Ouandja, raconte le commandant Amat Mounir. Je suis alors parti avec deux sections, soit soixante hommes, pour les intercepter. Vers 18 h 30, nous avons eu un accrochage au niveau du village de Koto 3, à 35 kilomètres plus au nord. Ils ont perdu trois hommes dans les combats, nous avons fait prisonnier leur chef. » Selon cet officier de l’ex-Séléka, le captif a ensuite été emmené à la base militaire de Sam Ouandja où un détachement des forces spéciales américaines est venu le chercher le 5 janvier au matin.

 

« Si j’avais su, je l’aurais tué sur place »

 

« Nous les avions prévenus et ils sont arrivés avec deux hélicoptères. L’un est resté en l’air et de l’autre sont sortis neuf soldats. Dominic Ongwen croyait que c’étaient les Ougandais et qu’ils allaient le tuer. Il refusait catégoriquement d’être livré, même aux Américains », poursuit le commandant Amat Mounir, contrarié que les Etats-Unis n’aient pas salué son travail et plus encore de ne pas avoir empoché la prime de 5 millions de dollars (4,2 millions d’euros) promis par Washington pour la capture effectuée. « Si j’avais su, je l’aurais tué sur place », conclut-il fermement.

 

Transféré sur une base de l’armée américaine à Obo, dans l’extrême sud-est de la RCA, Dominic Ongwen attend désormais d’être fixé sur son sort judiciaire. Sera-t-il remis à la Cour pénale internationale (CPI), qui l’a inculpé en 2005 pour crimes contre l’humanité, ou à l’Ouganda, son pays, pour un éventuel procès ? En dépit des attaques verbales répétées du président Yoweri Museveni contre la CPI, un membre du bureau du procureur se dit plutôt confiant dans l’extradition prochaine à La Haye de Dominic Ongwen. « Les Américains ont pris des engagements sur l’arrestation des leaders de la LRA. Les Centrafricains sont prêts à nous faciliter la tâche et avec les Ougandais, malgré les déclarations du président, ça se passe bien jusque-là, confie cette source. On est en train de dépoussiérer le dossier, mais sur cette affaire on est très solide. » Début décembre 2014, la CPI avait abandonné ses poursuites contre le président kényan Uhuru Kenyatta, faute de preuves. Le cas d’un commandant d’une milice moribonde, dont la renommée mondiale s’est construite sur la violence de ses crimes, est moins complexe à régler que celui d’un chef d’Etat en exercice.

 

Le parcours de Dominic Ongwen est jalonné de crimes, subis et infligés. Sasha Lezhnev, de l’ONG américaine Enough Project, rappelle qu’avant de gravir les échelons au sein de la LRA, celui qui est suspecté d’avoir notamment commandé, en février 2004, le massacre de plus de 200 civils, dont 67 enfants, dans le camp de déplacés de Barlonyo, dans le nord de l’Ouganda, fut enrôlé de force à l’âge de 10 ans. A ce titre, Kampala pourrait lui offrir une amnistie.

 

Les attaques de la LRA en baisse

 

Depuis des années, le mouvement fondé par Joseph Kony ne représente plus une menace pour le pouvoir ougandais. Ses quelques centaines de combattants maraudent en petits groupes entre la RCA, la République démocratique du Congo, le Soudan et le Soudan du Sud. « Ils ne font que piller et brûler les villages », décrit le commandant Amat Mounir. « La mobilisation internationale commence à porter ses fruits. Le nombre d’attaques de la LRA a chuté de 90 % par rapport à la fin des années 2000 et les redditions ont augmenté. Mais on note simultanément une reprise des enlèvements ces derniers mois », ajoute Sasha Lezhnev.

 

Le chercheur s’inquiète également d« un regain d’activité, en collaboration avec des éléments de l’ex-Séléka, dans le commerce illicite d’ivoire, de diamants et d’or dont s’occuperait tout particulièrement Ali Kony, l’un des fils de Joseph Kony ». En 2013, Michel Djotodia, le chef de la Séléka alors au pouvoir en RCA, avait prétendu disposer du contact direct du chef rebelle et d’être en mesure d’obtenir sa reddition. Ses déclarations étaient restées sans effet. Des cinq cadres de la LRA inculpés par la CPI, Joseph Kony serait aujourd’hui le seul survivant toujours en fuite. Seule sa capture semble en mesure de mettre un terme définitif à l’errance criminelle de ce groupe armé politico-mystique.

 

A Sam Ouandja, le commandant Amat Mounir veut encore croire à une carrière de chasseur de primes. « Dominic Ongwen n’était pas sûr mais il m’a montré sur la carte un village à environ 300 km de là où serait Kony. J’ai proposé aux Américains de les aider à l’attraper. J’attends. »

 

Cyril Bensimon


 

http://www.lemonde.fr/afrique/article/2015/01/09/un-chef-rebelle-ougandais-capture-en-centrafrique_4552639_3212.html#ObAGJFYMHyvpoHvT.99

 

 

LRA : interrogations sur le sort d'Ongwen

 

Le Monde.fr avec AFP


L'Ouganda et les Etats-Unis discutent du sort de Dominic Ongwen, un des principaux chefs de la sanglante rébellion LRA recherché à la fois par la Cour pénale internationale (CPI), Washington et Kampala. L'armée ougandaise a pu « le voir alors qu'il était encore détenu par les Américains, et des discussions sont en cours pour déterminer s'il nous sera remis bientôt », a expliqué le ministre de la défense ougandais, Crispus Kiyonga.

 

Dominic Ongwen, un des principaux chefs de l'Armée de résistance du Seigneur (LRA), s'est rendu cette semaine aux forces spéciales américaines en Centrafrique. Il est recherché par la CPI pour crimes contre l'humanité et crimes de guerre, notamment pour esclavage d'enfants.

 

INTERROGATIONS SUR LE SORT RÉSERVÉ À OGWEN

 

Les Etats-Unis, qui ne sont pas membres de la CPI, offraient 5 millions de dollars pour sa capture.

 

Si Ongwen était remis à l'Ouganda, membre de la CPI, il serait tenu de lui livrer le rebelle. Mais le président ougandais Yoweri Museveni ne cesse de tirer à boulets rouges sur la Cour, l'accusant de ne viser par principe que des Africains.

 

Le ministre de la défense ougandais ne s'est pas prononcé sur ce que ferait Kampala si Ongwen lui était livré. « Nous menons des consultations avec les autorités concernées, l'ONU et l'Union africaine », a-t-il dit, rappelant que l'Ouganda a lui-même « mis en place des chambres spéciales pour juger les crimes de guerre ».

 

TRAQUE DANS LA FORÊT ÉQUATORIALE

 

Selon le ministre, la reddition du rebelle est le fruit de « pressions constantes » de la force de l'Union africaine, pilotée par Kampala et appuyée par les forces spéciales américaines, qui traque les derniers combattants de la LRA éparpillés dans les forêts équatoriales de la région.

 

La LRA a été créée dans le nord de l'Ouganda en 1987 sur les ruines du Mouvement du Saint-Esprit de la prêtresse Alice Lakwena, qui serait apparentée au chef de la milice, Joseph Kony. Le mouvement, chassé en 2006 de l'Ouganda par l'armée, s'est alors scindé en petits groupes.

 

Selon l'ONU, cette rébellion a tué plus de 100 000 personnes depuis 1987 en Afrique centrale et a enlevé plus de 6 000 enfants. Selon l'armée ougandaise, Joseph Kony, également poursuivi par la CPI, reste le dernier dirigeant de la LRA toujours en liberté.


http://www.lemonde.fr/afrique/article/2015/01/08/un-chef-de-la-lra-remis-a-l-ouganda_4551254_3212.html#P2Gp5Qwtuge0RLYB.99

 

Lu pour vous : Un chef rebelle ougandais capturé en Centrafrique
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10 janvier 2015 6 10 /01 /janvier /2015 01:04

 

 

09/01/15 (AFP)

 

Au moins six personnes ont été tuées depuis mardi en Centrafrique lors de violences entre deux groupes rivaux de miliciens anti-balaka à Bambari (centre), a-t-on appris vendredi auprès de la gendarmerie centrafricaine.

 

"Cinq personnes ont été tuées et plusieurs blessées entre mardi et jeudi dans des affrontements qui ont éclaté à Bambari entre deux groupes anti-balaka entrés en conflit, pour des raisons qui ne sont pas encore connues. Les victimes sont pour la plupart des miliciens anti-balaka", a indiqué à l'AFP, sous couvert d'anonymat, un responsable de la gendarmerie.

 

"A la suite de ces affrontements, certains anti-balaka se sont rendus dans la nuit de mercredi à jeudi au domicile d'un chef de quartier qu'ils ont assassiné, l'accusant de les avoir trahis. Les agresseurs ont incendié sa maison", selon la même source, ajoutant: "les forces internationales et nationales ont pris des dispositions pour sécuriser la population".

 

Bambari, où s'est installé l'état-major de l'ex-coalition Séléka, a été depuis le mois de juin le théâtre de violents affrontements qui ont fait plus de 100 morts et au moins 200 blessés, pour la plupart des civils, ainsi que plusieurs dizaines de milliers de déplacés.

 

Ces affrontements ont opposé les anti-balaka, essentiellement chrétiens, aux hommes de la Séléka et à des civils musulmans armés, puis plusieurs factions de l'ancienne rébellion entre elles.

 

Depuis la prise du pouvoir en mars 2013 par la coalition rebelle Séléka - chassée à son tour en janvier 2014 - la Centrafrique a sombré dans une crise sécuritaire et politique sans précédent.

 

Ces troubles et la déliquescence de l'Etat centrafricain ont permis à des bandes armées de prospérer dans de nombreuses régions, où elles rançonnent et volent la population, mais aussi les organisations humanitaires.

 

Trois forces militaires internationales sont déployées dans le pays pour tenter de le stabiliser: Sangaris (française), Eufor-RCA (Union européenne) et Minusca (ONU).

 

Une commission des Nations unies enquêtant sur les violences en Centrafrique depuis deux ans a conclu que les deux camps avaient commis des crimes contre l'humanité, y compris un "nettoyage ethnique", mais que l'intervention internationale avait évité un génocide.

 

Cette commission estime que le conflit a fait "des milliers de morts", sans doute plus de 6.000, et fixe comme priorité de "mettre fin à l'impunité".

Centrafrique : six tués dans des violences entre groupes armés
Centrafrique : six tués dans des violences entre groupes armés
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10 janvier 2015 6 10 /01 /janvier /2015 01:01

 

 

 

09/01/15 (IRIN)

 

La société civile et les organisations religieuses de la République centrafricaine (RCA) tentent de rebâtir la confiance et l’harmonie dans un pays marqué par l’animosité ethnique et religieuse depuis le renversement du président François Bozizé en mars 2013.

 

L’impact réel du plan de réconciliation nationale mis en œuvre par le gouvernement intérimaire de la présidente Catherine Samba-Panza n’est pas encore tangible et des actes de violence continuent de se produire dans l’ensemble du pays, même si le plan a été révisé lors des pourparlers de paix qui ont eu lieu en juillet à Brazzaville. Il prévoit la création d’une commission de réconciliation et encourage la médiation et le dialogue entre les leaders communautaires et politiques.

 

Une ministre de la Réconciliation nationale a été nommée ; une émission de radio sur la réconciliation est diffusée quotidiennement depuis quelques mois ; et des panneaux d’affichage sur lesquels sont inscrits des messages de paix sont visibles dans les rues de la capitale, Bangui.

 

Ces initiatives ont mobilisé des leaders religieux, des organisations de la société civile et même des parties au conflit pour œuvrer en faveur de la paix. L’ancien coordonnateur adjoint des anti-balaka Sébastien Wénézoui et le porte-parole de la communauté musulmane nationale Ousmane Abakar ont récemment formé un parti politique. « Le temps est venu de guider les Centrafricains, l’ex-Séléka et les anti-balaka sur la route de la paix et de reconstruire la RCA », a dit M. Wénézoui.

 

Le conflit national opposait les milices anti-balaka, principalement composées de chrétiens, et les combattants musulmans de l’ex-Séléka. « Les différences culturelles ou religieuses ne devraient pas faire obstacle à la paix », a dit M. Wénézoui.

 

Prières et pourparlers de paix

 

Au début de l’année, l’archevêque de Bangui, Dieudonné Nzapalainga, a supervisé la création d’un forum interconfessionnel composé de lui-même, du chef de la communauté musulmane du pays, l’imam Omar Kobine Layama, et de Nicolas Grekoyame Gbangou, le leader de l’Alliance évangélique. Le forum organise des réunions de prière régulières et d’autres rencontres pour discuter de la paix et de la réconciliation.

 

En juin, le forum a lancé « une campagne interreligieuse en faveur de la cohésion sociale ». La campagne, qui est toujours en cours, a pour objectif de surmonter les divisions dans le pays. Il a également organisé une semaine de prière et de dialogue culturel après deux mois de sensibilisation sur la question de la cohésion sociale.

 

Des débats, des événements culturels et sportifs ainsi que des visites dans des camps de déplacés ont été organisés. Une importante cérémonie religieuse réunissant des fidèles de diverses confessions a également eu lieu dans un stade de Bangui. Quelque 400 leaders religieux ont par ailleurs été formés pour encourager la réconciliation.

 

« Notre rôle en tant que leaders est de servir d’artisans de la paix, de créer un espace pour le dialogue entre les communautés. C’est l’objectif du forum : des musulmans, des protestants et des catholiques s’assoient ensemble autour d’une table pour montrer qu’il est possible de vivre ensemble… »

 

« Notre rôle en tant que leaders est aussi de montrer la voie à suivre, de dire que le barbarisme et les meurtres [ne sont pas une solution] et que la fraternité, le pardon, l’unité et la réconciliation [doivent être privilégiés] », a dit M. Nzapalainga, qui a hébergé l’imam Layama pendant plusieurs mois en 2013 après qu’il eut été forcé de quitter son foyer.

 

Des actes de violence continuent malgré tout de se produire dans de nombreuses régions du pays. Le 16 décembre, 28 personnes ont été tuées dans la ville de Mbres, une région qui a été le théâtre de nombreux affrontements au cours des dernières semaines.

 

Selon un rapport publié le 22 décembre par Human Rights Watch (HRW), des centaines de musulmans seraient coincés dans des enclaves dans des « conditions déplorables ». L’organisation documente par ailleurs des cas d’attaques menées à l’intérieur des enclaves.

 

Plus de 860 000 personnes sont actuellement déplacées en raison du conflit.

 

Récemment, M. Nzapalainga s’est rendu, avec un groupe de chrétiens, dans un camp où sont détenus des milliers de rebelles de l’ex-Séléka. Quelques jours auparavant, les anciens rebelles avaient manifesté pour protester contre les mauvaises conditions de vie dans le camp et demander au gouvernement de prendre des mesures pour y remédier.

 

« L’église organise des activités qui permettent aux musulmans et aux chrétiens de travailler ensemble pour la cohésion sociale », a dit l’archevêque. Grâce à ses encouragements, des musulmans déplacés ont pu être hébergés dans diverses paroisses de l’ensemble du pays.

 

Régler ses comptes sur le terrain

 

Début décembre, des résidents de Fatima, un quartier [de Bangui] à majorité chrétienne, ont joué un match de football contre une équipe du PK5, ce qui aurait été impensable il y a quelques mois. En mai et en avril dernier, des hommes armés venus de ce quartier musulman avaient mené une série d’attaques contre les habitants de Fatima.

 

En décembre toujours, une équipe formée d’anti-balaka a affronté une autre équipe composée d’ex-Séléka dans un match auquel assistait la ministre de la Réconciliation nationale. La rencontre, qui a eu lieu au stade municipal de Bangui, avait été organisée par des leaders des deux camps plusieurs mois après le début d’une campagne de réconciliation.

 

« Nous cherchons simplement à assurer la paix à travers ces activités », a dit Abdel Kader Khalil, un ancien officier des anti-balaka.

 

« Lorsque nous voyons ces deux camps s’affronter au football, nous comprenons que la paix se rétablit lentement. Nous devons encourager les jeunes… La paix dépend de leur engagement », a dit la ministre de la Réconciliation nationale Jeannette Detoa.

 

Des coureurs attendent le départ lors du premier Marathon de Bangui pour la Paix, qui a eu lieu en décembre 2014

 

La capitale centrafricaine a récemment organisé son premier marathon dans le cadre des efforts déployés pour rétablir l’harmonie. L’organisation non gouvernementale (ONG) locale Point d’Appui et la Fédération centrafricaine d’athlétisme ont œuvré ensemble aux préparatifs du Marathon de Bangui pour la Paix. Des responsables du gouvernement et des politiques ont participé à la course aux côtés des athlètes.

 

« Il s’agit d’un événement auquel nous nous devons d’assister en tant qu’artisans de la paix et de la cohésion sociale. Lorsque les jeunes se mobilisent pour des événements culturels et en faveur de la fraternité, nous devons être présents pour montrer notre engagement et les encourager », a dit l’imam Layama.

 

« Des jeunes musulmans participent à cet événement. Cela montre qu’il y a un début de cohésion sociale. Il devrait y avoir beaucoup plus d’activités du genre », a-t-il ajouté.

Lu pour vous : Œuvrer pour la paix en RCA
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10 janvier 2015 6 10 /01 /janvier /2015 00:58

 

 

Bangui : La nomination des membres de la Commission Préparatoire du forum de Bangui, crée des mecontents

 

Bangui, 09 janvier 2015 (RJDH) — Le G7 Siriri, plateforme de tous les groupes armés de Centrafrique fustige la liste des membres de la commission préparatoire du Forum de Bangui. Pour son rapporteur général, Dr Euloge Koi Doctrouvé, bien que faisant partie des membres du G7 Siriri, les personnes nommées au nom de ce groupement ne sont pas celles retenues par le groupe. La présidence aura, selon lui, jeté son dévolu sur des personnes autres que celles proposées par le G7 Siriri, il l’a fait savoir au cour d’un entretien au RJDH

 

« Nous avons envoyé des noms des personnalités devant nous représenter dans la Commission Préparatoire du forum de Bangui. Or, en sortant la liste, c’est d’autres noms qui ont été cités. Cette méthode va à l’encontre du consensus qui guide toute action du G7 Siriri », a expliqué Dr Euloge Koi Doctrouvé, en sa qualité de rapporteur général du G7 Siriri et Secrétaire General du Mouvement des Libérateurs Centrafricains pour la Justice (MLCJ).

 

Dr Euloge voit derrière  cet acte, une façon de diviser et de créer la zizanie au sein du mouvement pourtant uni. « Ce sont des méthodes qui ne peuvent construire la paix en République Centrafricaine », a-t-il dit.

 

Le mouvement tient pourtant à poursuivre le processus de réconciliation, en acceptant malgré tout la décision de la nomination. « Nous prenons acte de la décision et sommes solidaires de la suite du processus, voix ultime de la sortie de crise en République Centrafricaine. Nous avons tenu seulement à critiquer la procédure ayant entouré la désignation des représentants du G7 Siriri, mais nous nous plions à la décision».

 

Le RJDH n’a pas pu entrer en contact avec la présidence de la République Centrafricaine pour plus d’éclaircissements sur le mode de désignation des membres de cette commission.

 

Le G7 Siriri est la plateforme de tous les groupes armés de Centrafrique. Il réagit ainsi à la publication de la liste des 22 membres de la Commission Préparatoire rendu publique par décret présidentiel du 07 janvier dernier. /

 

Naim-Kaelin ZAMANE


 

Bangui : Le 1er vice président du RDC justifie le report du congrès du parti
 

Bangui, le 09 janvier 2015 (RJDH)---Le congrès du Rassemblement Démocratique Centrafricain (RDC)  prévu du 20 au 22 janvier 2015 est reporté au mois de février. Le 1er vice président de cette formation politique, Joachim Rainaldy Sioké, a expliqué que cette rencontre a été reportée pour peaufiner les préparatifs.

 

Prévu initialement du 20 au 22 janvier, c’est finalement entre le 10 et le 12 février 2015 que le Rassemblement Démocratique Centrafricain (RDC) se réunira pour son congrès ordinaire. L’annonce de ce report a été faite dans un communiqué de presse publié ce jour par ce parti politique.

 

Joachim Rainaldy Sioké, 1er vice président du RDC, joint par le RJDH a expliqué que ce report est motivé par la question liée aux préparatifs de la rencontre, « il est vrai que nous avions fixé la tenue du congrès du 20 au 22 janvier 2015. Mais le bureau politique a rencontré le mardi dernier, le comité d’organisation de ce congrès. Il était question de  faire le bilan à mis parcours des préparatifs de cette rencontre. Le comité a conseillé que nous puissions reporter le congrès afin de lui permettre de peaufiner les préparatifs. C’est sur conseil des membres de ce comité, que nous avons décidé de reporter le congrès. En fait, c’est pour des soucis logistiques que le RDC a décidé de reporter cette grande rencontre ».

 

Le 1er vice président de cette formation politique a confié au RJDH qu’il s’agit du dernier report possible, « je crois  que la nouvelle date indiquée ne pourra plus subir de modification. Toutes les mesures sont prises pour que nous allions vers ce congrès d’ici les 10, 11 et 12 février 2015 ».

 

Lors d’un échange avec le RJDH, le  31 décembre dernier, Joachim Rainaldy Sioké a confié que c’est lors de ce congrès que le RDC désignera son candidat à la présidentielle de 2015.

 

Notons que c’est le 4ème congrès ordinaire du RDC depuis sa création par le feu président André Kolingba en 1987./

 

Sylvestre Sokambi


 

Bambari : Un calme relatif après les incidents des Anti-Balaka
 

Bambari, 09 Janvier 2015 (RJDH)- Un calme relatif est constaté dans la ville de Bambari (centre), après un accrochage qui a eu lieu entre les Anti-Balaka, les deux derniers jours. Les activités commerces ont ouvert et  la circulation a également repris.

 

« La circulation a repris dans la ville de Bambari. Les diverses activités de la ville, les commerçants ont ouvert leur boutique », a affirmé une source hospitalière jointe par le RJDH.

 

Le témoin a ajouté que les blessés de ces violences reçoivent des soins à l’hôpital. « Les victimes de ces affrontements admises au centre hospitalier, sont encore sous contrôle médical. Les blessés graves, ont été transférés à Bangui en collaboration avec le Comité International de la Croix Rouge (CICR), pour des soins intenses », a-t-il ajouté.

 

Une autorité locale a relevé que « la ville de Bambari est sous contrôle des deux forces, entre autres, les ex-Séléka qui occupent la majeur partie de la ville et les Anti-Balaka venus de Bangui, se sont regroupés au quartier Kidigra ».

 

Cette même source a réitéré que des rumeurs d’une attaque des localités situées aux alentours de l’aérodrome circulent dans la ville. « Il aurait eu des blessés amenés à l’hôpital de Bambari. Les assaillants demeurent inconnus », a-t-elle dit.

 

Un cas de braquage perpétré par un groupe des éléments armés assimilés aux Anti-Balaka,  avait abouti à un drame. Le bilan faisait état de 5 morts, 7 blessés et deux maisons incendiées.

 

La population continue de vivre dans la psychose et la peur suite à ces événements douloureux malgré le calme observé ce jour dans la ville. /

 

Auguste Bati-Kalamet.


 

Mbrés : La ville tente de reprendre les activités après plusieurs jours de combats entre Anti-Balaka et ex-Séléka

 

Mbrés, 09 Janvier 2015 (RJDH) -  Après les affrontements ayant opposé les ex-Séléka Peulhs armés de la ville des Mbrès aux Anti-Balaka de cette même ville le 16 décembre 2014 dernier, les activités tentent de reprendre dans la ville.

 

Selon les témoignages recueillis ce matin auprès de certains habitants de cette localité,  des chefs de quartier ont regagné leurs domiciles et les commerçants ont aussi repris les activités sur le marché.

 

D’après le témoignage d’un habitant, une partie de la population a commencé à regagner son domicile après un appel lancé par le sous-préfet intérimaire de la ville des Mbrés. « Plusieurs quartiers de Mbrés centre à l’instar de Gombo, Mboutou retrouvent peu à peu la joie de vivre et les habitants ont regagné leur maison depuis 4 jours après avoir été sensibilisés par le sous-préfet intérimaire » a-t-il témoigné.

 

Antoinette Gblakadja, une habitante de cette ville jointe par le RJDH a témoigné en disant : « C’est depuis 4 jours que nous avons regagné notre domicile. La ville est calme depuis ce jour, nous n’avons pas entendu des détonations d’armes par ce que les ex-Séléka peulhs ont quitté la ville pour la brousse. Sur le marché on ne voie que les commerçants musulman mais pas les chrétiens ».

 

Moussa, un commerçant des Mbrès a souligné qu’ils ont déjà repris les activités commerciales. « Nous avons repris nos activités depuis une semaine avec nos frères commerçants chrétiens qui sont encore dans la ville. Même certains habitants qui sont dans les coins périphériques viennent vendre leurs marchandises sur le marché », a-t-il confirmé.

 

Nadine Yabada a souligné les difficiles conditions d’approvisionnement en nourriture. « Pour manger, nous devons parcourir des kilomètres, même chose pour les produits pharmaceutiques de première nécessité. Mais on peut trouver facilement la viande de bœuf à des prix abordables» a-t-elle dit.

 

Une réunion sera organisée demain samedi 10 janvier à l’hôtel de ville de la ville des Mbrès avec les responsables des Anti-Balaka et les ex-Séléka, les chefs des villages et des quartiers ainsi que les autorités administratives qui sont encore dans la ville sur initiative du maire intérimaire de cette localité./

 

Flora Sandrine Mbagna

Nouvelles nationales sur RJDH
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9 janvier 2015 5 09 /01 /janvier /2015 00:25

 

 

http://www.lavoixdelamerique.com  08.01.2015 22:32

 

Une commission d'enquête des Nations Unies révèle avoir trouvé des preuves d’épuration ethnique des musulmans dans la République centrafricaine, mais elle ne peut prouver que le génocide a eu lieu au cours des violences sectaires sans précédent qui ont fait des milliers de morts en Centrafrique.

 

Le rapport final de la commission publié jeudi révèle également que, bien que le bilan varie entre 3000 à 6000 morts, de tels chiffres  sont une «sous-estimation drastique » du nombre de personnes tuées dans les combats sanglants qui se poursuivent du reste entre les chrétiens et les musulmans dans ce pays pauvre  et enclavé.

 

La commission constituée de trois membres d'enquête accuse les parties opposées de crimes de guerre et crimes contre l'humanité. Elle pointe du  doigt  la milice chrétienne anti-Balaka pour l’épuration ethnique contre les musulmans. Elle prévient que "les principaux acteurs conservent évidemment une capacité importante de relancer la situation et déclencher un nouveau cycle de meurtres."

 

Charles Armel Doubane, ancien représentant de la Centrafrique aux Nations unies que la VOA a estimé que le nettoyage ethnique ne doit être imputé qu’aux seuls anti-Balaka.

 

« Il y a eu effectivement des crimes de masses dans les deux camps. Quand on doit faire des rapports, il ne faut pas qu’un seul camp ne soit avantageux, » a affirmé M. Doubane. Pour lui, il faut aujourd’hui établir les responsabilités et rendre justice aux victimes.

 

Charles Armel Doubane joint par Felix Yepassis-Zembrou

 

Des milliers de musulmans ont fui la République centrafricaine. Les Nations unies décrivent ce déplacement forcé et mortel comme une épuration ethnique.

 

L'ONU considère le chaos centrafricain comme une crise humanitaire de haut niveau, au même rang que celle de la Syrie, de l'Irak et du Soudan du Sud. Pendant ce temps, un fragile gouvernement de transition s’efforce d’organiser les élections en Août 2015.

 

Une mission de maintien de paix de l'ONU a remplacé la force de l'Union africaine en Septembre. Elle fait face à une tâche énorme: ramener la paix dans un pays de la taille du Texas avec quelque 4,6 millions d’habitants et peu d'infrastructures. La vaste région du nord centrafricain était largement anarchique avant même que la violence éclaté et abrite un certain nombre de groupes rebelles.

 

Les rebelles de la Séléka, majoritairement musulmans, ont pris le pouvoir en République centrafricaine en Mars 2013, renversant le président qui régnait depuis une décennie. Leur chef a démissionné en Janvier 2014, déclenchant une série d'attaques de représailles par l'anti-Balaka.


La situation de sécurité reste si précaire que la commission d'enquête dit qu’il ne lui était pas possible de visiter la partie centrale du pays en raison d'une "atmosphère hostile et violente." Son rapport final, puis, se concentre sur ses visites dans la capitale, Bangui, et la partie occidentale du pays.


En Septembre, le procureur de la Cour pénale internationale a annoncé qu'elle ouvrait une nouvelle enquête sur les atrocités dont assassiner, le viol et la persécution pendant les combats en République centrafricaine depuis 2012.

La commission du rapport d'enquête recommande que la CPI et les tribunaux du pays s’impliquent combattre l'impunité et établir les responsabilités.

 

Les Musulmans, victimes d’épuration ethnique en Centrafrique selon un rapport de l’ONU
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9 janvier 2015 5 09 /01 /janvier /2015 00:07

 

 

Décret n° 15.004 du 07 Janvier 2015 Entérinant la désignation des membres de la Commission Préparatoire du Forum de Bangui.

 

Les personnalités dont les noms suivent sont nommées Représentants de leurs institutions ou Entités pour siéger à la Commission Préparatoire du Forum National de Bangui.


ll s’agit de :

 

Présidence de la République :

 

– Mme Antoinette MONTAIGNE née MOUSSA ;

 

Conseil National de Transition

 

– M. ldriss SALAO

 

Gouvernement:

 

– Mme Jeannette DETHOUA, Ministre de la Réconciliation Nationale, du Dialogue Politique et de la Promotion de la Culture Civique:

 

– M. Victor WACKE, Ministre de la Communication ;

 

Associations et Partis Politiques :

 

– M. Etienne MALEKOUDOU

– M. Rigobert VONDO

– M. Raymond ADOUMA

– M. Daniel NZEWE

 

Groupes armés :


– M. Régis NGBENZI

– M. Dieu Béni Christian KIKOBE

– M. Hamat MALMAL

– M.MOKPEM BIONLI Jacob

 

Réfugiés:

 

– M. Mamadou BELLO Abdoul Nassir

 

Société Civile :


– M. Jean-Jacques MATAMALET

 

Plateforme des Confessions Religieuses:

 

– Pasteur GREKOYAMET GBANGOU

 

Organisations de la Jeunesse :


– M. Jean Félix RIVA

 

Organisations des femmes :

 

– Mme Cécile GUERET-SEREGUET

– Mme Hadja Asta MOUSSA

 

Diaspora Centrafricaine :

 

– M. Guy Simplice KODEGUE

 

Personnalité Indépendante :

 

– Mme Emilie Béatrice EPAYE

 

Facilitateurs Internationaux

 

– M. Michel BONDOMA ;

– M. Aurélien MBOUBI-KOULOUBI

 

Appui technique :

 

– Centre pour le Dialogue Humanitaire

 

Art.2: Le Bureau de la Commission Préparatoire du Forum de Bangui sera composé conformément à I’Art 07 du Décret n » 14.391 portant création de la Commission Préparatoire du Forum de Bangui.

Composition de la Commission préparatoire du Forum de Bangui
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8 janvier 2015 4 08 /01 /janvier /2015 23:18

 

 

 

Bangui : Me Nicolas Tiangaye, favorable à la participation de Djotodia et de Bozizé au forum

Bangui, 08 janvier 2014 (RJDH)---Lors de l’émission du RJDH « Actualité et Nous » Maître Nicolas Tiangaye s’est exprimé sur la question de la participation ou non de Djotodia et de Bozizé au forum de Bangui, son appréciation de la politique du gouvernement Kamoun et sa position sur l’extradition de Baba Ladé.

 

Me Nicolas Tiangaye pense qu’il est important que les deux anciens chefs d’Etat Michel Djotodia et François Bozizé puissent participer au forum de Bangui.

 

Pour lui, la participation de ces deux personnalités est capitale dans la recherche de solution à la crise : « si nous appelons à un forum de réconciliation, nous ne devons pas écarter un certain nombre de personnes dont Michel Djkotodia et François Bozizé. Pour nous, il est essentiel qu’ils viennent car ils ont des choses à dire au peuple tout comme moi, j’ai quelque chose à dire aux Centrafricains. Nous appelons à leur participation sans laquelle, il ne s’agira pas d’un dialogue mais d’un monologue ou de la juxtaposition de monologue. Il faut savoir qu’on ne se réconcilie pas avec ses amis. C’est avec ses ennemis ou ses adversaires qu’on se réconcilie » a déclaré l’ancien premier ministre Tiangaye.

 

Lors de cette émission, le président de la Convention Républicaine pour le Progrès Social (CRPS) a noté qu’il s’agit d’une version révisée du programme que son gouvernement avait élaboré. Toutefois, Me Nicolas Tiangaye dit n’avoir pas compris pourquoi le gouvernement a fait passer les élections avant la sécurité.

 

Pour l’ancien premier ministre, il faut un minimum de sécurité avant de parler des élections : « dans la feuille de route présentée par le premier ministre, les élections passent avant la sécurité. Je pense que cela ne tient pas parce qu’il faut un minimum de sécurité pour espérer aller aux élections. Sur ce point, je pense que je ne partage pas la position du gouvernement », a-t-il dit.

 

Me Nicolas Tiangaye s’est dit opposé à l’extradition de Baba Ladé au Tchad. L’ancien président de la ligue centrafricaine des droits de l’homme affirme qu’il n’y a pas eu d’extradition parce que les règles en la matière n’ont pas été respectées.

 

Pour lui, il s’agit de la libération d’un criminel par les autorités de la transition : « Quand Baba Ladé a été arrêté, ce sont les mêmes autorités qui  à travers le parquet, ont déclaré que Baba Ladé était un criminel. Comment arriver à le renvoyer chez lui alors qu’il a commis des crimes dans ce pays ? Il ne s’agit pas en fait d’une extradition parce que les règles en la matière n’ont pas été respectées. C’est une libération, la libération d’un criminel par les autorités de la transition ».

 

Notons que c’est lors de l’émission « Actualité et Nous », un espace de débat crée et réalisé par le RJDH que l’ancien premier ministre Me Nicolas Tiangaye a fait ces déclarations. Il faut noter que sur la participation ou non de Bozizé et de Djotodia au forum de Bangui, la position de Me Nicolas Tiangaye s’oppose à celles de Martin Ziguelé président du MLPC et de Joachin Rainaldy Sioké,  1er vice président du RDC et président de l’Alliance des Forces Démocratiques pour la Transition, une plate forme politique à laquelle appartient le parti de Tiangaye./

 

Sylvestre Sokambi

 

 

Bangui : La circulation tarde à reprendre sur l’avenue Koudoukou
 

Bangui, 08 janvier 2015 (RJDH)--  Malgré plusieurs tentatives de reprise de la circulation sur l’avenue Koudoukou, notamment celle  du mercredi 07 janvier dernier par les autorités locales des 5ème et 3ème arrondissements, la circulation reste timide sur cet axe. Un constat fait ce matin par le Rjdh, qui s’est rendu dans la zone.

 

En  quittant le croisement Miskine/ Benz-vi dans le 5ème arrondissement  pour le rond point Koudoukou dans le 3ème, on peut constater que l’axe est presque vide. Seulement quelques véhicules de particuliers,  les véhicules des forces internationales, les motos-taxis et quelques taxis pris en course qui circulent. 

 

Certains habitants dans ces secteurs interrogés par le RJDH, ont fait savoir que les gens ont encore peur de circuler dans le secteur. D’autres pensent que cette peur est due à de fausses rumeurs, faites par certaines personnes qui n’habitent pas le secteur.  Selon eux, ces personnes ont  tendance à faire croire qu’il y’a encore des actes de violence dans le secteur.

 

« Après la cérémonie de réouverture de cet axe hier, on voyait quelques bus et taxi, qui  transportaient des gens  sur la grande voie. Mais ce matin, le constat révèle que seuls les taxi-moto circulent. Le reste des véhicules sont pour des particuliers. C’est très triste. Car  dans les années précédentes, le 5ème et le 3ème étaient des coins chauds de la capitale. Nous encourageons nos frères et sœurs, de ne pas avoir peur,  la ville de Bangui, ne se limite pas que vers autres secteurs » a dit Landry Martin Malitovo, un commerçant du Km 5.

 

Teddy Dafara que nous avons rencontré au bord de la route, explique que «  l’absence des forces de l’ordre national dans les deux commissariats c’est-à-dire le 5ème et le 3ème, est l’une des raisons, qui ne rassure pas les conducteurs à emprunter l’axe Koudoukou, bien qu’il y’a la présence des forces  internationales. Les centrafricains se sentiront rassurer, lorsqu’ils verront les policiers, les gendarmes et le gardes champêtres  sur le terrain entrain de travailler. C’est pourquoi, nous demandons aux autorités de penser à redéployer ces forces très rapidement » a-t-il dit. 

 

Pour les autorités locales, la cérémonie d’hier est une occasion de donner la chance à chaque Centrafricain de circuler librement. 

 

Ces deux arrondissements sont  toujours sous contrôle des éléments de l’EUFORT-RCA et ceux de la Minusca. Aucune présence des forces nationales n’est signalée dans le secteur./

 

Annette Maélaine Malebingui.

 


Bambari : Un affrontement entre deux groupes des Anti-Balaka dans la ville
 

Bambari 08 Janvier 2015 (RJDH) – La ville de Bambari a été le théâtre ce jeudi 8 janvier aux environs de 4 heures du matin d’un combat opposant deux groupes des Anti-Balaka. Selon le témoignage d’un habitant de cette localité joint par le RJDH, l’assassinat d’un élément proche du commandant de zone des Anti-Balaka de la ville Bambari par un autre groupe des Anti-Balaka venu de Bangui est à l’origine de ce drame.

 

Selon une source bien informée, l’assassinat des éléments proches du Comzone des Anti-Balaka de la ville serais à l’origine du drame.

 

« Ce matin les Anti-Balaka venus de Bangui ont assassiné l’élément le plus proche du Comzone. Quelques temps après, ils ont incendié sa maison.


C’est ce qui a soulevé la tension ce matin dans la ville » a-t-il témoigné. Un habitant a fait savoir que la population a de nouveau regagné les sites de déplacés. «  Les deux groupes se sont s’affrontés ce matin en pleine ville. Ce qui a fait que la population a de nouveau regagner les sites des déplacés afin de se protéger » a précisé la même source.

 

Le mardi 6 janvier dernier, un cas de braquage par un groupe des Anti-Balaka avait créé des tensions dans cette localité. Le bilan faisait état de 5 morts et 7 blessés.

 

 Flora Sandrine Mbagna


 

Bangui : L’Eufor et la Sangaris font leur bilan et présentent leurs perspectives
 

Bangui, 8 janvier 2015 (RJDH)- Lors d’une conférence de presse organisée par l’Eufor et la Sangaris ce jeudi 8 janvier à Bangui, les autorités militaires de ces deux missions militaires ont présenté à tour de rôle les activités réalisées sur les plans  sécuritaire et humanitaire de décembre 2014 à janvier 2015.

 

Pendant cette conférence regroupant une vingtaine de journalistes, Jean-Marc Bacquet, commandant de l’Eufor-RCA a présenté de long en large les activités réalisées par l’Eufor sur le plan sécuritaire dans les 3ème et 5ème arrondissements de la ville de Bangui dont ils ont la charge.

 

Au cours de sa présentation, cette autorité militaire a relevé les efforts consentis pour le retour à la sérénité dans la ville de Bangui. « Nous sommes là pour la population et nous combattons contre les minorités qui empêchent le retour de la paix en Centrafrique », a-t-il expliqué.

 

Selon le commandant Jean-Marc Bacquet, « le port des rubans de couleur bleue, des tee-shirts bleus, entre autres, serait un mouvement populaire qui sous entent un commun accord pour un retour définitif de réconciliation nationale », a-t-il suggéré. « Que cet acte soit spontané, personnel et non obligatoire. Que cela va de soit, pour un retour de paix durable et décidé », a-t-il ajouté.

 

Pour ce qui concerne les perspectives, le commandant de l’Eufor a fait savoir que des activités de la réalisation d’un pont provisoire  sur l’avenue de France dans le 3ème arrondissement sont envisagées  au cours de ce mois de janvier. « Les travaux du pont démontable vont être réalisés les 12 et 13 janvier par l’Eufor », a-t-il signalé.

 

D’autres autorités militaires de la Sangaris ont tour à tour présenté le bilan des activités réalisées quant à ce qui concerne la sécurité de la population civile. « Des barrières érigées par les Anti-Balaka, ont été démantelées sur l’axe Sibut-Damara », pendant les rondes réalisées par les pelletons mobiles.  Ils ont rappelé les activités  militaires menée, à Bambari et de Bria, pour le retour au calme.

 

Le pont temporaire qui serait réalisé par Eufor au camp des Castors, mesure 24 mètres de long et 4 mètres de larges. Ce chef d’œuvre a été fabriqué par la Pologne, fourni par la République Tchèque. Le transport a été assuré par l’Allemagne, sous la supervision Tchèque, et mise en œuvre par le génie italien. /

 

Auguste Bati-Kalamet.


 

Nouvelles nationales sur RJDH
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8 janvier 2015 4 08 /01 /janvier /2015 23:12

 

 

 A.H.C.A

Association humanitaire pour la CentrAfrique

: 4 rue d’Arcole 72000 Le Mans

 : 07 81 84 21 21 / 07 81 51 70 35/ 07 61 39 21 63

 : association.ahca@gmail.com

 : www.ong-ahca.org

Association type loi 1901 déclarée à la préfecture

De La Sarthe le 19/04/2006 sous le n° w723004831

N° SIRET : 515 129 625 00015

 

 

Chers amis,

Une année vient de finir et une autre qui commence avec son lots de drames … Le monde vit une crise politique, humanitaire, économique et militaire.

 

Tant de malheurs dans le monde… Tant d’enfants qui ne mangent pas à leur faim… Tant d’injustice, tant de misère, les droits de l’homme ne sont pas respectés où que l’on se trouve… Le constat reste amer

 

Depuis 2006 les membres de AHCA et moi même nous nous battons pour apporter un peu de joie et de gaieté aux plus démunis, le chemin est encore long et difficile mais main dans la main on y arrivera ;

 

L’Afrique, ma très chère Afrique qui tarde à se sortir de ses multiples crises humanitaires, sécuritaires et politiques ; c’est le cas de la République Centrafricaine, le Congo RDC, le Nigéria, la Lybie, le Soudan, l’Egypte et tant d’autres.

 

Que dire de l’Europe et de sa crise Ukraino-Russe qui a fait des milliers de morts sans que personne ne bouge le petit doigt ; La crise économique qui bouscule les institutions économiques Européennes et les migrants qui croient encore aux rêves européens et qui échouent sur les rivages faisant de la mer un tombeau à ciel ouvert.

 

L’Asie, le Proche et le Moyen Orient avec les multiples attentats dont celui récemment au Pakistan qui à fait 141 victimes dont 132 enfants ; en Afghanistan, le conflit sans fin entre Israël et la Palestine ; La Syrie, l’Irak avec des dizaines de mort journaliers.

 

L’Océanie ou l’injustice perdure

 

Que dire de l’Amérique, que d’espoirs brisés sous la présidence Obama ; Même 60 ans après « I HAVE A DREAM » de Martin Luther King avec un président noir les Afro-Américains continus de subir l’injustice raciales.

 

Plusieurs craches d’avion avec des milliers de morts….

 

Mes deux pays la France mon pays d’accueil qui m’a tout donné qui était un grand pays respecté par tous pour le respect du droit de l’homme est maintenant devenu un pays ou l’extrême prend des galants… Des milliers de chômeurs… Hausse des impôts et pas de pouvoir d’achat. Et surtout la menace terroriste. . Et hier à paris au siège de Charlie Hebdo…

 

Et pour finir, le pays qui m’a vu naitre la République Centrafricaine qui depuis le 24 mars 2013, connaît un déchainement de violences avec pillages, viols, déplacements de populations, représailles ; La RCA déjà sinistrée par de nombreux coup d’état, est le théâtre de scènes insoutenables, malgré l’interventions des forces internationales, la haine et la peur nourrissent la population ; en très peu de temps 7000 morts et plus d’un millions de déplacés…Et plus de 1500 enfants soldats ; Les enfants étant les plus à plaindre dans cette crise parce qu’ils ne sont responsables de rien mais ils sont obligés de subir la faim ,la misère et les oblige de ne pas aller à l’école

 

Dans tous ces malheurs, il y a quelques lueurs d’espoir ; l’espoir pour un monde plus juste, un monde de paix, c’est en ce monde que nous devons continuer de croire.

 

Toutes l’équipe de l’association humanitaire pour la Centrafrique (AHCA) se joint à moi pour encourager la négociation là ou il y a le conflit ; la paix, là où il y a la guerre ; la joie là où il y a la peine ; la vérité là où il y a le mensonge ; la réconciliation là ou il y a la désunion ; la justice là ou il y a l’injustice et surtout l’espoir ou règne le désespoir.

 

Pour toutes ces raisons A.H.C.A. a encore d’avantage besoin de votre soutien et de votre participation afin de pouvoir mener à bien ses actions sur le terrain, venir en aide aux plus déshérités, leur apporter une aide matérielle et un soutien par notre bénévolat afin de leur procurer le réconfort dont ils ont besoin. « AIDEZ NOUS A LES AIDER ! »

 

Pour 2015 je vous demande humblement de partager l’amour et la paix autour de vous… Avec et par cet amour on peut déplacer des montagnes

 

BONNE ET HEUREUSE ANNEE 2015 DANS LA PAIX, L’ESPOIR ET L’AMOUR

 

Reine Prudence SONDA BOUIH

 

Présidente fondatrice de l’AHCA

Voeux de l'Association humanitaire pour la CentrAfrique
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8 janvier 2015 4 08 /01 /janvier /2015 18:30

 

 

 

COMMUNIQUE DE PRESSE

 

 

C’est avec colère et une profonde consternation que nous avons appris la fusillade terroriste contre l'hebdomadaire satirique français Charlie Hebdo à Paris, qui a fait douze morts et de nombreux blessés. Nous sommes profondément attristés par ce massacre odieux.

 

Dans ces moments difficiles, la Fédération Europe-Amériques-Asie-Moyen Orient-Océanie (EAAMOO) du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC) exprime sa compassion et sa solidarité avec le peuple français touché par ce drame national qu'elle condamne avec fermeté.

 

Elle présente, au nom du Bureau Politique du MLPC et au nom de son Président, le Camarade Martin ZIGUELE, toutes ses condoléances les plus sincères aux familles des victimes et souhaite un prompt rétablissement à tous les blessés de cette lâche attaque.

 

Fait à Paris, le 8 janvier 2015.

 

Antoine Jérémie NAM-OUARA

 

Membre du Bureau Politique

 

Chargé de communication extérieure

La Fédération EAAMOO du MLPC condamne les assassinats à Charlie Hebdo et exprime sa compassion et solidarité avec le peuple français
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