Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Sommaire

  • : centrafrique-presse
  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
  • Contact

Recherche

Liens

2 avril 2015 4 02 /04 /avril /2015 16:41

 

 

Par RFI 02-04-2015 à 10:45

 

Le Forum national de Bangui se tiendra du 27 avril au 4 mai 2015. La date en a été fixée le mercredi 1er avril par la commission préparatoire. Ce forum qui a été précédé de deux mois et demi de consultations est censé réunir toutes les forces vives de la Nation, dont les anciens belligérants.

 

On ignore encore si les anciens président François Bozizé et Michel Djotodia participeront au Forum national de Bangui ; une question du ressort du gouvernement, d'après la commission préparatoire. En revanche les ex-Seleka et la mouvance anti-balaka devraient y envoyer des représentants. Car ce forum sera aussi un examen de conscience grandeur nature, avec un mort d'ordre, la réconciliation. On écoute à ce propos Raymond Adouma, le porte-parole de la commission préparatoire du Forum :

 

"Tout devra être dit".

 

Raymond Adouma, porte-parole

 

 

 

Centrafrique : le forum de Bangui attendu le 27 avril prochain

 

http://adiac-congo.com   Jeudi 2 Avril 2015 - 12:00

 

L’annonce a été faite mercredi 1er avril par la commission préparatoire. Ce grand rendez-vous de paix et de réconciliation est censé réunir toutes les parties impliquées dans la crise centrafricaine, mais la participation des anciens présidents François Bozize et Michel Djotodia, n’est pas encore confirmée.

 

D’après le porte-parole de la commission préparatoire du forum de paix de Bangui, Raymond Adouma, les discussions se tiendront du 27 avril au 2 mai prochain dans la capitale centrafricaine. Ce forum intervient deux mois après la tenue des consultations populaires à Bangui et à l’intérieur du pays notamment dans les seize préfectures que compte la République.

 

Lors de ces consultations, les Centrafricains de toutes les couches socio-professionnelles ont exprimé leurs préoccupations et suggéré des solutions en vue de la sortie de crise. Entre autres : la cohésion sociale, la paix et le pardon, la lutte contre l’impunité, la sécurité, la relance économique. Pour Raymond Adouma, le message du peuple centrafricain est clair : « il n’y aura pas d’amnistie », les responsables des graves crimes seront poursuivis. Le porte-parole de la commission préparatoire du Forum a confirmé par ailleurs la participation des représentants de tous les groupes armés, Anti-bala et séléka.

 

Quant à la participation des deux ex-chefs d’États centrafricains, Bozize et Djotodia, elle reste hypothétique. Les autorités de la transition ne se sont pas encore clairement exprimées sur le sujet.  Pourtant les deux hommes politiques qui se sont rencontrés à Nairobi entre décembre 2014 et janvier 2015, ont affiché leur intention de participer au dialogue de Bangui.

 

Cependant, des leaders politiques et militants de la société ont dénoncé le risque sécuritaire que leur présence dans capitale pourrait engendrer. « François Bozizé et Michel Djotodia présents au forum de Bangui, signifierait que nous avons décidé une fois de plus de consacrer l’impunité dans ce pays. Pour nous, il n’est plus possible de tolérer et d’encourager l’impunité », avait protesté le premier vice-président du Rassemblement démocratique centrafricain (RDC), Joachim Rainaldy Sioké, qui assure la présidence tournante de l’Alliance des forces démocratiques pour la transition (AFDT), cité par le Réseau des journalistes pour les droits de l’homme (RJDH).

 

Même crédo du côté du leader du Mouvement de libération du peuple centrafricain (MLPC), l’ancien Premier ministre Martin Ziguélé. Dans un entretien avec Jeune Afrique en janvier dernier, le président du MLPC s'est dit opposé à la participation des anciens présidents car, selon lui, « lorsqu’on a du sang sur les mains, il faut en rendre compte. Le dialogue n’est pas un prétexte pour consacrer l’impunité ».

 

Fiacre Kombo

RCA: un Forum pour la réconciliation nationale
Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com
2 avril 2015 4 02 /04 /avril /2015 16:33

 

 

http://www.radiondekeluka.org  jeudi 2 avril 2015 15:05

 

Le Procureur de la République près le Tribunal de Grande instance de Bangui, Ghislain Grézénguet, a requis mercredi 1er avril, 5 ans d’emprisonnement ferme, une amende de 500.000 de francs CFA et des dommages et intérêts de 20 millions de francs CFA exigés par la partie civile à  Romaric Vomitiadé, le ministre du Tourisme.  L'accusé  Vomitiadé est poursuivi par le parquet de Bangui dans l'affaire qui l'oppose à la dame Victorine Toroma pour trois chefs d'accusation : attentat à la pudeur consommé avec violence, acte de pédophilie et entrave l’émancipation d'une jeune fille. Pour permettre sa comparution devant le Tribunal, la présidente de transition Catherine Samba-Panza a levé son immunité le 13 février dernier.

La salle d'audience du Tribunal de grande instance était pleine à craquer à l'ouverture du procès à partir de 11 heures, heure de Bangui ( 10 heures TU). Les personnes présentes au procès étaient, pour la plupart, des proches du ministre accusé. Romaric Vomitiadé s'est présenté à la barre avec un air relaxe dans un costume bleu, chemise blanche, cravate bleue ; à ses cotés, les quatre avocats de la défense.

Le procès s'ouvre avec la vérification de l'identité du présumé, des six témoins dont un à charge. Poursuivi pour attentat à la pudeur consommé avec violence, acte de pédophilie et entrave à l’émancipation d'une jeune fille, Romaric Vomitiadé ne se reconnaît pas dans les faits qui lui sont reprochés. La défense de l'accusé exige purement et simplement sa mise en liberté en brandissant l'hypothèse d'un dossier vide et monté de toutes pièces.


La défense de la partie civile représentée par un avocat a attesté que les faits reprochés au prévenu sont établis et demande le versement de la somme 20 millions F CFA à titre de dommages et intérêts.


Dans son réquisitoire le Procureur de la République, Ghislain Grézénguet, soutient la thèse de l'avocat de la partie civile. Le magistrat demande au tribunal de déclarer Romaric Vomitiadé coupable des faits qui lui sont reprochés. Le réquisitoire du procureur est tombé après des débats houleux et directs qui ont duré plus de 7 heures.

Le Président du Tribunal, Jules Gaveaux, a renvoyé la délibération du procès au 8 avril prochain. C'est la première fois que Romaric Vomitiadé comparait devant de le Tribunal de grande instance de Bangui. Les faits qui lui sont reprochés remontent au 25 janvier 2015, alors qu'en tant que ministre, il effectuait une mission de consultations à la base dans la sous préfecture de Yaloké.


Le procès de Romaric Vomitiadé s'inscrit dans le cadre de la lutte contre l'impunité et les violences sexuelles prônée par la communauté internationale et la Cour pénale internationale (CPI).


Les Etats Unis d’Amérique avaient allouer environ 15 milliards de F CFA au Programme des nations unies pour le développement (PNUD) pour appuyer deux projets de lutte contre l’impunité en République Centrafricaine, dont la lutte contre les violences sexuelles. L’information avait été publiée le 27 février dernier par David Brown, le chargé d'affaires à l'Ambassade des Etats-Unis lors de la visite à Bangui de deux membres du département d’Etat américain, Docteur Marc T. Hove, responsable du programme Afrique-Moyen Orient des droits de l’Homme et Mme Megan Anderson, responsable des droits de l’Homme, de la démocratie et du travail.

 

 

Centrafrique/Bangui : Démarrage du procès du Ministre du Tourisme, le procureur recommande 5 ans d’emprisonnement


Bangui ,02 Avril 2015 (RJDH)— Le procès du Ministre du Tourisme Romaric Vomitiade a débuté hier 01 avril 2015. Le présumé auteur du viol d’une mineure dément toutes les accusations portées contre sa personne. Le membre du gouvernement encourt une peine d’emprisonnement ferme de 5 ans avec une amende de 500 000 fcfa, selon le réquisitoire du procureur. Le verdict final aura lieu le 8 avril prochain.


C’est tout fatigué que le ministre du Tourisme Romaric Vomitiade a pris la parole « et jure devant Dieu et devant le tribunal de grande instance qu’il na pas posé un tel acte». Il dit être « critiqué partout dans les journaux, sur l’internet concernant cette nouvelle ».

 

D’après les explications de la fille, « c’était aux environs de 19 heures que sa tante, madame le sous-préfet de Yaloké, l’avait  envoyée avec les deux téléphones du ministre pour les lui remettre. C’est arrivée dans la chambre du ministre que l’acte a été commis».

 

Sept autres témoins ont été également joints au dossier. Il s’agit des membres de la délégation des facilitateurs des consultations  populaires à la base de Yaloké. Ils seront auditionnés par le président du tribunal.

 

Le viol pour lequel le ministre du tourisme est accusé remonte au 25 janvier 2015, lors de la mission des consultations populaires  à la base à Yaloké./

 

Judicaël Yongo.

 

L'affaire du ministre anti-balaka violeur : 5 ans de prison ferme requis par le parquet
Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com
2 avril 2015 4 02 /04 /avril /2015 16:07

 

 

02/04/2015 à 15:26 Par Vincent Duhem   Jeune Afrique

 

Chassé du pouvoir il y a tout juste deux ans, l'ancien président centrafricain François Bozizé ne se résout pas à ne plus être au centre du jeu et rêve encore du jour où il fera son grand retour à Bangui.

 

Qu'est-ce que deux ans dans la vie d'un homme ? Pas grand-chose pour certains. Une éternité pense très fort, presque à haute voix, François Bozizé Yangouvonda, 68 ans. Contraint de quitter le palais de la Renaissance dans la précipitation, le 24 mars 2013, l'ex-président centrafricain commence à trouver le temps long. À la tête du pays pendant dix ans, il n'a jamais totalement abandonné l'espoir de retrouver son fauteuil et souffre d'un mal répandu chez les anciens dirigeants : le sentiment d'être oublié. "Il n'aime pas ne plus être au centre du jeu, analyse une des rares personnes qui, à l'exception de ses six fils, lui ont rendu visite dans la capitale ougandaise. Il s'ennuie."

 

À deux reprises déjà, ce général de brigade galonné sous Jean-Bedel Bokassa avait dû s'éloigner des rives de l'Oubangui. Direction le Bénin d'abord, après le putsch manqué de 1982. Puis le Tchad et la France après un autre coup d'État raté en mai 2001. Et aujourd'hui, Kampala, où il a posé ses valises depuis plus d'un an. De ces trois exils, celui-ci est sans doute le plus difficile.

 

Longtemps, l'ancien maître de Bangui a cru que l'histoire se répéterait. Que, comme en 2003, du temps d'Ange-Félix Patassé, il ne s'effacerait que quelques mois avant de provoquer la chute de son successeur. C'est ce qu'il avait affirmé à J.A. par un après-midi pluvieux du mois d'août 2013. À l'époque, il venait de s'installer en France auprès de sa famille, après plusieurs mois passés dans la suite 930 de l'hôtel Hilton de Yaoundé puis à Nairobi.

 

En catimini

 

Mais le temps passe et les soutiens s'émiettent. Bozizé est rarement le bienvenu là où il passe. Le Cameroun redoute que sa présence ne soit mal interprétée. Paris la juge trop bruyante et le lui a clairement signifié. En catimini, comme un fugitif, l'ancien chef d'État quitte donc l'Hexagone le 24 septembre 2013, direction Nairobi, via Bruxelles et Addis-Abeba, et enfin Kampala. L'Ouganda, pays qu'il connaît bien, est finalement l'un de ses derniers soutiens.

 

Lui et le président Yoweri Museveni s'étaient rencontrés au début des années 1970, à la faveur de la coopération militaire entre leurs deux pays (le premier était l'aide de camp de Bokassa, le second, membre des services secrets du président Milton Obote), et les liens ne s'étaient pas distendus. Le général Caleb Akandwanaho - dit Salim Saleh -, frère et conseiller militaire de Museveni, venait régulièrement à Bangui. Et, dans les dernières heures du régime, Kampala avait même proposé d'envoyer 700 hommes.

 

Dans la capitale ougandaise, François Bozizé bénéfice de tous les avantages dus à son rang d'ancien président : une villa cossue avec piscine sur les hauteurs de la ville, non loin de la résidence de Museveni, un 4×4 Toyota Prado avec chauffeur et vitres teintées, plusieurs gardes du corps. Il lit beaucoup, mange une fois par jour, apprend l'anglais, se rend à l'église tous les dimanches...

 

Grand amateur de poisson, il se permet quelques escapades sur les bords du lac Victoria pour savourer un bon tilapia ou un capitaine. Mais Bozizé, qui doit informer son hôte de ses moindres faits et gestes, ne mène pas non plus grand train. Surtout, il est seul. Plus d'un an et demi qu'il n'a pas revu Marie-Madeleine Bafatoro, sa seconde épouse, qui habite près de Tours, en France.

 

Son rêve d'un retour triomphal à Bangui s'est brutalement éloigné le 9 mai 2014, date à laquelle il a été officiellement sanctionné par le Conseil de sécurité des Nations unies. S'ils sont contestés par l'intéressé et ses proches, les griefs, tels qu'ils sont formulés sur le site internet de l'ONU, sont sans appel : "Bozizé a apporté un appui matériel et financier à des miliciens qui s'emploient à faire dérailler la transition en cours et à le ramener au pouvoir. Les forces qui lui sont loyales participent désormais aux représailles menées contre la population musulmane du pays."

 

Depuis lors, ses avoirs sont gelés et il lui est interdit de voyager. La surveillance est telle que son fils Jean-Francis se dit victime d'un délit de patronyme. À chaque fois qu'il pénètre sur le territoire français, il est retenu plusieurs heures par la police aéroportuaire, à laquelle il a toutes les peines du monde à expliquer qu'il ne s'appelle pas François et que lui, l'ancien parachutiste du 6e RPIMa et ex-ministre de la Défense, est un citoyen français...

 

Fatigués

 

Et pourtant. Bozizé persévère dans son plan un peu fou de se présenter à la prochaine élection présidentielle. "Il travaille jour et nuit pour proposer un nouveau projet aux Centrafricains", affirme son conseil Lin Banoukepa, avocat français au barreau de Paris. Sceptique, un de ses anciens ministres répond sèchement : "Il veut revenir, mais pour quoi faire ? Il avait la possibilité de devenir notre meilleur président. Au lieu de cela, il s'est refermé sur son clan, sa clique. C'est trop tard."

 

C'est vrai que Bozizé peut encore compter sur quelques soutiens au sein de la garde présidentielle, auprès de personnes qui lui doivent un poste ou l'accès à certaines ressources. "La loyauté est encore présente, mais le noyau se réduit, confie un intime de la famille. Ces gens-là sont fatigués ; ils ont passé plus d'un an dans la brousse, quand Michel Djotodia [tombeur de Bozizé] était au pouvoir."

 

Il peut aussi s'appuyer sur les Gbayas, son ethnie d'origine (25 % à 30 % de la population) que deux des principaux candidats à la prochaine élection, Martin Ziguélé et Anicet Georges Dologuélé, tentent déjà de séduire. À la Convergence nationale Kwa Na Kwa (KNK, sa formation politique), personne n'a encore osé contester son leadership. Des réunions sont régulièrement organisées en France pour remobiliser les troupes. À Bangui, des comités demandant son retour voient le jour.

 

Conscient qu'il ne peut arriver à ses fins sans un coup de pouce extérieur, l'ex-président a le soin de ménager ceux qui lui ont tourné le dos il y a deux ans. Fini les diatribes contre le tchadien Idriss Déby Itno ou les accusations contre la France... Bozizé s'est placé sous le patronage du médiateur de la crise centrafricaine, Denis Sassou Nguesso, le seul de ses anciens pairs qui accepte parfois de le prendre au téléphone et que son fils Jean-Francis ainsi que Lin Banoukepa consultent régulièrement à Brazzaville ou à Oyo, le fief du président congolais. Ce dernier lui a d'ailleurs demandé de se faire discret, et Bozizé n'a pas donné suite à notre demande d'entretien.

 

Bozizé s'accroche à l'idée qu'il est indispensable à la résolution de la crise. Il n'est pas le seul à le penser. Cheick Tidiane Gadio, mandaté par l'Organisation de la conférence islamique, ne l'a-t-il pas sollicité en avril 2014 pour qu'il s'engage à oeuvrer pour la paix ? Catherine Samba-Panza n'a-t-elle pas dépêché son conseiller Anicet Guiama-Massogo à Kampala, début septembre, pour lui demander de s'impliquer dans le processus de réconciliation ? Et, fin novembre, c'est une délégation angolaise, menée par le responsable du renseignement, qui lui rendait visite.

 

Assaut final

 

Quelques semaines plus tard débutaient les pourparlers de Nairobi. Dans la capitale kényane, Bozizé a retrouvé son tombeur, Michel Djotodia. Les deux hommes se sont vus une fois en tête à tête, dans les salons de l'hôtel Weston. Entre présidents déchus, on a "beaucoup parlé", on s'est "compris" et on a "aplani les malentendus". L'espace d'un instant, l'ex-président s'est dit que l'heure du retour avait sonné, que la communauté internationale accepterait un texte lui accordant l'amnistie et appelant à une troisième transition. Ce ne fut pas le cas.

 

Mais Bozizé ne veut pas d'un destin à la Patassé qui, depuis son exil togolais, ne parvint pas à se présenter à la présidentielle de 2005. Peu importent les obstacles, il ne lâchera pas, c'est dans sa nature. L'exil l'a renforcé. En deux ans, il a eu tout le temps de ressasser ses derniers mois au pouvoir : la première offensive de la Séléka fin 2012, les tractations, l'accord de Libreville, la formation du gouvernement d'union, la reprise des hostilités mi-mars 2013, son aller-retour à Pretoria afin de s'assurer des intentions de Jacob Zuma...

 

Puis son dernier survol du front le 23 mars, à l'aube, à bord d'un hélicoptère russe de combat Mi-24. L'espoir, pensait-il alors, était encore permis. Quelques heures plus tard, deux colonnes de la rébellion lançaient l'assaut final. Bozizé prenait la fuite le lendemain, trente minutes avant que la Séléka vienne à bout de la résistance de la garde présidentielle.

 

A-t-il appris de ses erreurs ? A-t-il simplement conscience d'en avoir commis - et de graves ? À écouter son entourage n'évoquer que des "défaillances de communication" et expliquer "qu'il a fait confiance aux mauvaises personnes aux mauvais moments", on peut en douter. Pour lui comme pour ses partisans, l'heure de l'autocritique n'est pas encore venue.

 

Dans le viseur de Bangui... Et de la CPI ?

 

Deux menaces pèsent sur François Bozizé. La première vient de Bangui. Après l'ouverture, par le parquet financier de Paris, d'une enquête préliminaire contre l'ancien président pour détournement de fonds, les autorités centrafricaines ont déposé une nouvelle plainte, le 15 mars, toujours à Paris. Elle vise à obtenir la désignation de juges instructeurs et s'attaque à d'autres personnalités de l'ancien régime, comme l'ex-président de la Cour constitutionnelle, Marcel Malonga, ou encore le neveu de Bozizé, Sylvain Ndoutingaï, autrefois ministre des Finances.

 

Mais ce n'est pas tout : la Cour pénale internationale (CPI) pourrait elle aussi ouvrir une procédure contre lui. La présidente Catherine Samba-Panza en a fait la demande à la procureure Fatou Bensouda, en visite à Bangui le 25 février. Mais Bensouda veut être sûre de pouvoir présenter des dossiers suffisamment solides pour éviter de reproduire les erreurs commises dans les dossiers kényan ou ivoirien.

 

 

Lu pour vous : Centrafrique : l'espoir fait vivre François Bozizé
Lu pour vous : Centrafrique : l'espoir fait vivre François Bozizé
Lu pour vous : Centrafrique : l'espoir fait vivre François Bozizé
Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com
2 avril 2015 4 02 /04 /avril /2015 10:58

 

 

Toute la famille MBERYO, les enfants Florence, Christian Aimé, Sophie et Samuel et leur maman, ont la profonde douleur d’annoncer le décès survenu le 31 mars 2015 à l’hôpital de Reims en France des suites d’une longue maladie de M. Salomon MBERYO, professeur d’Education Physique et Sportive au Lycée Technique de Bangui, ancien champion national centrafricain du lancer de javelot.

 

La rédaction de Centrafrique-Presse adresse à la famille et aux proches du disparu, ses condoléances les plus attristées

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com
2 avril 2015 4 02 /04 /avril /2015 01:23

 

 

01/04/15 (APA)

 

De nombreux habitants de Béma, localité à 900 km à l’est de Bangui, se sont réfugiés en République démocratique du Congo (RDC) pour fuir deux factions rivales des ex-rebelles de la coalition Sélékas qui se disputent le contrôle des postes de douanes et de police qualifiés de juteux, dans cette région frontalière, a appris APA. Proche de l’ethnie de l’ancien président Michel Djotodjia, le premier groupe rebelle a occupé les postes frontaliers et y prélève, pour son propre compte, les droits des douanes ainsi que les recettes fiscales et autres taxes.

 

La minorité peulh, qui compose le second groupe, veut s’emparer de ces positions, afin de prendre possession des recettes qui doivent normalement revenir aux services de l’Etat.

 

Selon des sources contactées sur place, les casques bleus, qui se trouvent à Bangassou, une ville située à 100 km de Béma, ont mis en garde les groupes armés contre un affrontement dont la population serait la victime.

 

La situation à Béma est symptomatique des difficultés de redéploiement des forces de défense intérieure et internationale sur toute l’étendue du territoire national, afin de garantir la sécurité de la population et assurer le retour de l’autorité de l’Etat, alors qu’approchent des échéances électorales cruciales pour l’avenir du pays.

Centrafrique : menace d’affrontements à la frontière avec la RDC
Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com
2 avril 2015 4 02 /04 /avril /2015 00:41

 


 

Bangui, 1er Avril 2015 (RJDH)—Au total 280 policiers sénégalais sont arrivés mardi 31 mars à Bangui pour renforcer l’effectif des policiers de la Minusca. Les deux contingents d’Unité de Police Constituée augmentent à 1501 l’effectif de la Police de la Minusca. L’annonce a été faite ce matin par Léo Franck Gnapié, porte-parole de la Police de la Minusca lord de la conférence hebdomadaire.

 

« Cette semaine a été marquée par la décision du Conseil de Sécurité d’augmenter de 280 policiers, l’effectif de la composante police, portant ainsi à 2080 l’effectif total que devra atteindre à terme la Police de la MINUSCA. En attendant l’effectif actuel est de 1501. Cet effectif a en effet été renforcé par l’arrivée, hier 31 mars 2015, de 02 contingents d’Unité de Police constituée (UPC) du Sénégal. L’une sera chargée de la sécurité de l’aéroport et l’autre de la protection des institutions de l’Etat ». C’est en ces termes que le Colonel Léo Franck Gnapié, porte-parole de la police a annoncé cette nouvelle.

 

Selon Léo Franck Gnapié, une passation d’autorité pour la sécurisation de l’Aéroport entre  la force militaire gabonaise et la police de la Minusca se ferra bientôt.

 

Parallèlement au renforcement de ses effectifs, la police de la MINUSCA continue de mettre la pression sur les criminels. « Ainsi, le 27 mars 2015, un véhicule de marque Toyota, type pick-up qui avait été volé la veille dans le 8èmeArdt par 02 individus armés de fusils de guerre, a été retrouvé par une patrouille des casques bleus. Les deux braqueur sont aussi été interpellés et mis à la disposition de la gendarmerie nationale. De même 03 autres véhicules ont été retrouvés au cours de la semaine », a relevé le porte-parole de la Police de la Minusca.

 

 « Cette semaine12 personnes ont été interpellées et 17 infractions ont été recensées. On note une baisse par rapport à la semaine d’avant au cours de laquelle 21personnesavaient été interpellées, pour 23 infractions recensées », enregistré la police de la Minusca.

 

 La cheffe de la Communication Publique de la Minusca, Myriam Dessables a annoncé que ce mercredi, la Minusca a lancé les travaux de réhabilitation du Camp de Roux, qui servira comme annexe à la prison Centrale de Ngaragba. « C’est dans le cadre de la mise en œuvre des mesures temporaires d’urgence. Ces travaux financés par la Minusca vont durer huit semaines. La prison de Ngaragba fait face à une surpopulation de plus en plus inquiétante. L’achèvement de ces travaux constituent une réponse à la question d’un lieu sécurisé, offrant des conditions de détention conforme », a dit Myriam Dessables.

 

 Le 26 mars, le Conseil de Sécurité des Nations Unies avait adopté la Résolution 2212, portant l’augmentation de l’effectif des casques bleus de 750 militaires, 280 policiers et 20 agents pénitentiaires./

 

Fridolin Ngoulou

Centrafrique : 280 policiers sénégalais à Bangui pour renforcer la police de la Minusca
Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com
2 avril 2015 4 02 /04 /avril /2015 00:33

 

 

 

APA Bangui (Centrafrique) 01/04/15 - Le président du Conseil national de transition (CNT) en Centrafrique, M. Alexandre Ferdinand Nguéndé, a appelé, mercredi à Bangui, les responsables de la transition et l’Autorité nationale des élections (ANE) à organiser le recensement général de la population et les élections groupées, dans les délais prévus par la charte constitutionnelle de transition.

 

A l'occasion de la présentation de l'état d'exécution de la feuille de route du CNT pour la période 2013-2015, M. Nguéndé, a averti que si les élections n'étaient pas organisées en juillet prochain, toutes les institutions de la transition perdront leur légitimité au mois d'aout».

 

Il a rappelé que la transition avait déjà été prorogée une fois par le médiateur de la crise centrafricaine, le président congolais Denis Sassou Nguesso.

 

La charte constitutionnelle donne cette fois-ci la possibilité aux chefs d'Etat de la Communauté économique des Etats de l'Afrique centrale (CEEAC) de réfléchir une solution alternative, en cas de non-respect des délais fixés par la transition.

"'Devant ce dilemme, la tenue d'urgence du dialogue national devant permettre à ce que toutes les forces vives de la nation réfléchissent sur cette question, afin de trouver une solution nationale est nécessaire'', a expliqué le président du CNT.

 

Il a affirmé que le CNT était à jour de sa feuille de route et avait réalisé dans les délais impartis les missions qui lui ont été assignées, entre autres, rétablir la sécurité, redéployer l'administration sur toute l'étendue du territoire national, s'occuper des déplacés internes et externes et organiser les élections

 

Installé comme Parlement de transition au lendemain de la chute de François Bozizé, le CNT est composé majoritairement des partisans de l'ancien président Michel Djotodjia.

 

De nombreux observateurs déplorent cependant le manque de personnalité du CNT qui n'a pas encore voté certaines lois comme celle instituant une cour pénale spéciale en Centrafrique, une préoccupation pour la communauté internationale.

Centrafrique : le CNT pour la tenue des élections dans les délais fixés
Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com
1 avril 2015 3 01 /04 /avril /2015 13:10

 

 

 

01/04/2015 – 07h00 Centrafrique (Breizh-info.com) ‑ Alors que l’intervention française en Centrafrique s’est totalement enlisée bien qu’elle dure depuis un an, et que l’instabilité est toujours générale dans le pays, la Centrafrique sollicite la France pour boucler son budget, rapporte le Journal de Bangui.

 

En effet, le conseiller à la présidence centrafricaine en charge de la sécurité et des relations avec Sangaris et la Minusca (Mission des Nations Unies en République centrafricaine), Jean-Jacques Demafouth a plaidé lors de son voyage à Paris ces jours-ci le maintien de Sangaris et un « soutien financier clair » de la part de la France.

 

Le ministère de la Défense n’ayant pas beaucoup de marges de manoeuvre – surtout depuis l’accroissement des efforts sur le théâtre militaire irakien – la présence française en Centrafrique va être réduite à 1700 puis à 1500 hommes puis 500 à terme, sans être relayée par l’Europe dont les 700 personnels ont vu leur mandat échoir le 15 mars et sont partis. Ils ne seront remplacés que par 60 experts (mission Eumam) qui continueront à remettre à niveau des forces armées centrafricaines dont le moral est bas et l’armement déficient. L’ONU en revanche voudrait porter les effectifs de la force pan-africaine de 8500 à 12500 soldats, même si les soldats de la MISCA se sont bien plus fait remarquer pour avoir fait l’objet de plaintes de la part de civils que pour leur valeur au combat.

 

Dans son entretien au journal de Bangui, Jean-Jacques Demafouth a aussi constaté l’échec de Sangaris, même si sans l’aide de la France le pays risque tout simplement d’exploser : « Nous avions espéré que Sangaris puisse résoudre les maux du pays, mais la crise se révèle plus profonde. Si aujourd’hui nous traversons une accalmie que je comparerai à de la braise sous de la cendre, le pays est exsangue et nous avons toujours plus besoin de sécurité pour mener à bien cette transition. Le président François Hollande a indiqué que Sangaris restera en RCA jusqu’à l’automne. Ce que nous saluons, mais nous souhaitons un retrait progressif, à un rythme d’escargot. »

 

L’opération Sangaris aura coûté plus d’un milliard d’euros à la France en un an, et emporté la vie de quinze soldats français. L’investissement financier n’aura empêché ni des pénuries flagrantes ni permis de rétablir la paix dans l’ensemble du pays alors que même les quartiers de la capitale sont aux mains de groupements armés… ainsi que tout le centre et l’est du pays.

 

Par ailleurs, des éléments islamistes opèrent en Centrafrique, qui est un vrai carrefour de toutes les tares de l’Afrique : désorganisation de l’Etat, absence de réseaux, querelles inter-tribales perpétuelles, trafics divers, extrémismes politiques ou religieux, frontières-passoires…et à l’est une opération militaire américano-ougando-congolaise contre la LRA, une faction de l’opposition armée qui a débordé de l’Ouganda à l’est de la Centrafrique et au sud-Soudan. Ce que confirme aussi Jean-Jacques Demafouth : « Nous ne savons rien ou si peu de ce qui se passe à nos frontières avec le Soudan et le Tchad sous contrôle de l’ex-Séléka. Boko Haram peut opérer dans ces zones, ce qui nous préoccupe d’autant plus que nous savons que des liens existent. Le numéro 2 de l’ex-Séléka, Noureddine Adam, est ou a été en contact avec des éléments de Boko Haram et d’Al-Qaida. Nous constatons actuellement l’arrivée en Centrafrique de prédicateurs radicaux venus de pays voisins. » Ajoutons à cela l’existence de groupes armés qui font des incursions dans les pays voisins, les armées de ces pays qui viennent en Centrafrique pour prendre des otages civils – comme l’armée tchadienne encore dernièrement – et le désoeuvrement de la jeunesse centrafricaine, et l’on obtient une bombe prête à exploser. Quand? Personne ne sait.

 

Ce qui n’empêche pas la Centrafrique d’organiser le Forum de Bangui, des Etats Généraux dont les réunions préparatoires à travers tout le pays ont bien souvent nécessité l’appui de l’armée française. La réunion de 500 délégués des diverses régions, de chefs de file confessionnels, tribaux et associatifs, est censée être le préalable à des élections présidentielles, bien que les observateurs avertis s’accordent sur la crainte de voir le forum et l’élection faire l’objet de graves troubles à l’ordre public. Là encore, le conseiller centrafricain convient que « c’est l’élection de la dernière chance » mais personne ne sait si ça va fonctionner et quand.

 

La seule chose que l’on sait, c’est la somme que la Centrafrique demandera à la France : « Nous avons besoin d’un soutien financier clair de la France. Nous voulons que Paris soutienne le budget de la RCA et incite d’autres bailleurs à faire de même. Nous avons encore besoin de prés de 10 milliards de FCFA pour boucler notre budget. Et ce, sans compter l’organisation de l’élection présidentielle ainsi que le Forum de Bangui » . Soit encore 15 millions d’euros. Sans compter aussi les travaux d’infrastructures que la France a effectué ou va faire en Centrafrique, comme ce pont posé par les militaires pour relier deux quartiers de Bangui ou encore la réhabilitation à venir de l’aéroport de Bambari. Bref, alors que l’Afrique démontre une fois de plus à la France – et à l’Occident – que l’armée n’est pas la panacée, les contribuables français n’ont pas fini de payer l’esprit va-t-en-guerre de Hollande.

La Centrafrique en voie de somalisation avancée demande à la France d’abonder son budget
Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com
31 mars 2015 2 31 /03 /mars /2015 19:34

 

 


Abuja AFP / 31 mars 2015 23h30 - L'ancien putschiste Muhammadu Buhari a remporté mardi la présidentielle au Nigeria contre le sortant Goodluck Jonathan, lors de l'élection la plus serrée de l'histoire du pays le plus peuplé d'Afrique.


La victoire de M. Buhari, reconnue par M. Jonathan, constitue la première alternance démocratique au Nigeria, marquant un tournant majeur dans l'histoire politique agitée de ce pays qui a connu six coups d'Etat militaires depuis l'indépendance, en 1960, et qui a été gouverné par le même parti depuis la fin des dictatures militaires, il y a 16 ans.

Avec l'annonce tard dans la soirée de mardi au siège de la Commission nationale électorale indépendante (Inec) de sa victoire écrasante dans l'Etat de Borno, épicentre de l'insurrection islamiste de Boko Haram, M. Buhari remporte 21 Etats des 36 que compte la fédération nigériane. Il compte 2,57 millions de voix d'avance sur Jonathan.

Sans tarder, l'Union européenne a chaleureusement félicité mardi soir la victoire du candidat de Buhari.


Dans un pays où les dissensions politiques attisent souvent des tensions ethniques et religieuses, entraînant de sanglantes émeutes post-électorales, le vote, qui s'est déroulé dans le calme, n'a pas donné lieu à des violences majeures pour l'instant qui pouvaient être craintes.


Et le groupe islamiste Boko Haram, qui a multiplié les attentats-suicides dans le nord, ces dernières semaines, et qui avait juré de perturber cette élection, n'est pas parvenu à empêcher le processus électoral.


Des milliers de Nigérians sont descendus dans les rues de Kano, la plus grande ville du nord musulman, pour célébrer la victoire de celui qu'ils ont plébiscité avec près de deux millions de voix --contre un peu plus de 200.000 pour Jonathan dans cet Etat--, a constaté un journaliste de l'AFP.


Une nuée de scooters et de voitures tous feux allumés faisaient des rodéos avec leurs engins, dans un nuage gaz d'échappement. Des femmes voilées scandaient Juste Buhari! en choeur dans la foule.


Nombre d'entre eux brandissaient des balayettes, le symbole du parti de Buhari, le Congrès progressiste (APC), qui s'est engagé à lutter contre des années de mauvaise gouvernance et de corruption.


Des jeunes écrasaient des fédoras noirs- le chapeau que M. Jonathan porte en toute occasion - portant des valises sur leurs têtes alors que des gens chantaient Pars de Aso Rock!, la villa présidentielle nigériane.


A Kaduna, dans le centre du Nigeria, où des affrontements entre chrétiens et musulmans avaient fait près d'un millier de morts lors de la défaite de M. Buhari à la présidentielle de 2011, la foule exultait elle aussi, mardi soir, après avoir retenu son souffle tout le week-end dans l'attente des résultats de la présidentielle.


- Première alternance démocratique –


Le Nigeria, première économie du continent, qui compte 69 millions d'électeurs inscrits sur 173 millions d'habitants, a voté ce week-end pour élire, outre le président, les 109 sénateurs et les 360 députés du pays que compte le Parlement.

Malgré les couacs techniques, dûs à l'utilisation de lecteurs de cartes électorales biométriques pour la première fois, qui ont engendré de longues files d'attente devant les bureaux votes, et la menace d'attentats islamistes, les Nigérians ont été voter en masse pour faire entendre leur mécontentement, notamment sur les questions de sécurité et sur la corruption.


A Lagos, la capitale économique et la plus grande ville du pays, où Buhari a remporté la présidentielle, des feux d'artifices ont été lancés dans le quartier populaire d'Obalende, et les partisans du nouveau président ont laissé exploser leur joie dans les rues, à pied, dans des triporteurs et même à cheval.


A Abuja, une foule compacte dansait devant le QG de campagne de l'APC.


Il s'agit de la première alternance démocratique de l'histoire du Nigeria. Il n'est pas question de musulman ou de chrétien, ou même de parti politique. Cela montre aux politiciens que s'ils ne font pas leur job, on peut les mettre dehors, s'est enthousiasmé Anas Galadima, qui faisait partie de la fête.


Pour le commentateur politique Chris Ngwodo, la victoire de M. Buhari instaure une suprématie (...) de l'électorat, dans un pays où bien souvent, la bataille était gagnée d'avance pour le président sortant.


La dynamique entre les gouvernés et le gouvernement a changé pour de bon, a-t-il poursuivi.

Selon M. Ngwodo, si M. Buhari a remporté cette élection, c'est parce, soutenu par une opposition unie, il a réussi à fédérer l'électorat au niveau national, s'assurant d'une importante réserve de voix dans la moitié nord, majoritairement musulmane, mais remportant aussi des soutiens clé dans le sud, principalement chrétien --avec notamment un appui stratégique à Lagos.


Les récentes avancées de l'armée contre Boko Haram, dans le nord-est, grâce à l'intervention militaire des pays voisins, le Tchad en tête, ont finalement peu profité à M. Jonathan, les électeurs considérant sûrement que cette opération arrivait trop tard, l'insurrection islamiste ayant fait plus de 13.000 morts en six ans.


M. Jonathan a téléphoné à M. Buhari dès 17h15, mardi, pour le féliciter et reconnaître sa défaite, selon l'opposition, un geste qui a été salué par les politiciens de tous bords.


Au nom des Nigérians, je veux remercier le président Jonathan d'avoir été l'homme d'Etat qu'il a été, a réagi l'ancien dirigeant militaire Abdulsalami Abubakar.

C'est la première fois que l'opposition chasse un gouvernement par la voie des urnes dans l'histoire du Nigeria, s'est réjoui à l'AFP Lai Mohammed, porte-parole de l'APC dans l'après-midi.


Aisha Buhari, l'épouse de Muhammadu Buhari, fière de son mari, a renchéri: Nous allons construire un nouveau Nigeria, comme mon mari l'a promis. Puis, réaliste, elle ajoute: Ca va être dur. Les attentes sont immenses.



(©)

 

 

Nigeria : l’opposant musulman élu président

 

Sophie BOUILLON Libération 31 mars 2015 à 20:06

 

REPORTAGE

 

Les Nigérians ont préféré le général Buhari au sortant chrétien, Goodluck Jonathan.

 

«Nous sommes en train d’assister à un grand moment de notre histoire», commentaient mardi soir les journalistes de la télévision d’Etat NTA, alors que les derniers décomptes de l’élection étaient annoncés. Cela ne fait plus de doute désormais, le général Buhari, candidat de l’opposition, a remporté le scrutin présidentiel.

 

Les rues de Kano, vides depuis samedi, jour du vote, se sont remplies peu à peu. Les commerçants rouvraient leurs échoppes, les marchés ont repris des couleurs. Dans la mégalopole du nord du pays, le parti de l’APC (All Progressive Congress) a remporté un score digne d’un dictateur : 89,8% contre 10,2% pour le parti de Goodluck Jonathan. Le soutien pour le général Buhari est passionnel dans cette capitale de l’islam nigérian où, en fin de journée, le soulagement a gagné les rues.

 

Revers. Muhammadu Buhari, 76 ans, est un fils de la région. Musulman, comme l’immense majorité des habitants de Kano, il a promis de venir à bout de l’insurrection de Boko Haram. Les terroristes hantent le quotidien de la mégalopole depuis six ans, perpétrant des attentats dans les lieux publics bondés. La dernière attaque dans la mosquée centrale, en novembre, a fait 200 morts, selon les autorités. «Goodluck Jonathan a laissé Boko Haram ravager le Nord, déclare le Dr Aliu Dauda, professeur des études d’islam à l’Université de Kano. Ça l’arrangeait bien que nous soyons tués. Il savait que l’on ne voterait jamais pour lui !»

 

C’est un revers terrible pour le président sortant. Après seize années de démocratie, c’est la première fois qu’un parti d’opposition fait basculer la présidence. Le général Buhari a fait campagne sur la lutte contre Boko Haram, mais aussi sur les nombreux scandales de corruption qui ont secoué le pays. Selon Transparency International, le Nigeria se place au 136e rang sur 174. Quelque 20 milliards de dollars manquaient au budget de l’Etat en 2013, sans qu’aucune sanction n’ait été prise au sein du gouvernement. Au Nigeria, premier producteur de pétrole du continent, l’or noir coule à flots, mais deux tiers des habitants vivent toujours sous le seuil d’extrême pauvreté.

 

Le général Buhari n’est pourtant pas un nouveau venu sur la scène politique nigériane. Il fut d’ailleurs à la tête du Nigeria entre 1983 et 1985, après avoir pris le pouvoir par un coup d’Etat. Sa fermeté et son passé militaire sont vécus comme un retour dans les heures les plus sombres du passé récent du pays. «Ils nous ramènent en arrière ! clame Jones, jeune chrétien de Kano, militant du PDP (People’s Democratic Party). Goodluck nous a ouverts sur le monde. Grâce à lui, on est devenu la première puissance économique d’Afrique, nous voulons un jeune président !»

 

Sourires. Alors que la victoire de leur candidat se faisait imminente, les musulmans de Kano sont sortis célébrer dans les rues. Qu’importe son passé de dictateur, Buhari a changé, selon eux. Il est arrivé au pouvoir par les urnes, après avoir déjà échoué à trois élections présidentielles. La quatrième fut la bonne. Les résultats officiels devraient être annoncés dans la nuit mais, à Kano, en fin d’après-midi, les sourires sont déjà sur toutes les lèvres et on remercie Allah d’avoir enfin apporté un président musulman à la tête du Nigeria. Dans le Sud chrétien, et notamment dans l’Etat de Rivers, les violences ont commencé à éclater. Pour ne pas accentuer les tensions religieuses et politiques, il faudra que Goodluck Jonathan accepte officiellement sa défaite. Ce sera alors le vrai test pour la démocratie nigériane.

 

Envoyée spéciale à Kano Sophie Bouillon

 

 

Présidentielle au Nigeria: l'UE félicite chaleureusement Muhammadu Buhari pour sa victoire


Bruxelles AFP / 31 mars 2015 23h29 - La chef de la diplomatie de l'Union européenne, Federica Mogherini, a chaleureusement félicité mardi soir la victoire du candidat de l'opposition Muhammadu Buhari lors de l'élection présidentielle au Nigeria et remercié le président sortant, Goodluck Jonathan, pour sa grande contribution à la démocratisation du pays.


Je félicite chaleureusement le général Buhari en tant que candidat victorieux du Congrès progressiste (APC), et tous ceux qui ont gagné un siège au Sénat ou à la Chambre des représentants, de tous les partis, a déclaré dans un communiqué Mme Mogherini, alors que la victoire du candidat de l'opposition n'avait pas encore été confirmée officiellement par la commission électorale.


La représentante de la diplomatie européenne a également salué les candidats qui ont reconnu leur défaite avec grâce et souligné que ceux qui veulent contester les résultats devraient le faire par les procédures appropriées.


Je remercie le président sortant, Goodluck Jonathan, pour sa grande contribution à la construction du pays et à la consolidation de la démocratie au cours des cinq dernières années, et je me réjouis de travailler avec le président nouvellement élu et son gouvernement, a ajouté Mme Mogherini.


Les observateurs électoraux de l'UE resteront au Nigeria pour examiner le déroulement des élections pour les gouverneurs le 11 avril, dont nous espérons qu'elles se déroulent dans le même esprit pacifique et démocratique, précise le communiqué.

Muhammadu Buhari, un ancien putschiste qui aime à se présenter en converti à la démocratie, a revendiqué mardi une large victoire à la présidentielle la plus serrée de l'histoire du Nigeria, suscitant l'immense joie de ses partisans.



(©)

 

APA-Abuja (Nigeria) 2015-03-31 18:20:44 Le candidat de l’opposition nigériane (All Progressives Congress), le général Muhammadu Buhari, a remporté l'élection présidentielle au Nigeria avec plus de 15 millions de voix en attendant les résultats de l’Etat de Borno.


Le président Goodluck Jonathan a appelé son adversaire pour le féliciter et reconnaitre sa défaite, a-t-on appris.


C'est la première fois qu'un parti d'opposition remporte une élection présidentielle au Nigeria, un scrutin considéré comme étant la plus disputée de l'histoire du pays depuis l'indépendance en 1960.


Le candidat Buhari a réagi sur son compte Twitter demandant à ses électeurs « d'attendre » les résultats officiels (ndlr).


Selon les derniers chiffres de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) publiés cette après-midi, l'ancien dirigeant militaire a obtenu environ 15 millions de voix devant le président sortant, Goodluck Jonathan du People's Democratic Party qui a recueilli un peu plus de 13 millions voix.


Buhari a remporté dix-neuf Etats dont Jigawa, Katsina, Zamfara, Kano et Yobe dans le nord et Oyo, Ogun Osu et Ondo à l'ouest, tandis que Jonathan remporté quatorze Etats notamment Plateau, Nasarawa et les territoires de la capitale fédérale et Ekiti.

Ces élections présidentielle et législatives sont considérées comme les plus disputées depuis que le le pays le plus peuplé d'Afrique (173 millions d'habitants) est revenu à la démocratie en 1999.

 

http://www.apanews.net/news/fr/article.php?id=820699#sthash.zghlVFT9.dpuf

 

 

 

L'opposant Buhari très confiant dans sa victoire à la présidentielle


Abuja AFP / 31 mars 2015 18h03 - Le principal parti de l'opposition nigériane a revendiqué mardi la victoire de son candidat à la présidentielle, l'ex général Muhammadu Buhari, qui s'est déclaré très confiant, alors que l'annonce des derniers résultats officiels se poursuivait.


Le porte-parole du Congrès progressiste (APC), Lai Mohammed, a déclaré à l'AFP que son candidat, M. Buhari, avait pris une telle avance, qu'il pouvait désormais être sûr d'avoir remporté le scrutin face au président sortant Goodluck Jonathan.

C'est la première fois que l'opposition chasse un gouvernement par la voie des urnes dans l'histoire du Nigeria, a déclaré Lai Mohammed.


M. Buhari a lui-même déclaré peu après à l'AFP qu'il était très confiant dans sa victoire, au moment où les résultats partiels de la Commission électorale indépendante (Inec) --dans 33 des 36 Etats nigérians auxquels s'ajoute la capitale fédérale-- lui donnaient une avance de plus de 2,75 millions de voix sur M. Jonathan.

Nous avons les chiffres, même si (le parti au pouvoir) revendique 100% des voix dans les Etats (restants) qu'il contrôle, nous pouvons les absorber, a pour sa part déclaré le directeur de campagne de M. Buhari, Shehu Garba.


Nous oeuvrons pour créer un nouveau Nigeria, comme mon mari l'a promis a affirmé l'épouse du candidat de l'opposition, Aisha Buhari.


Ca va être dur, les attentes sont immenses, a-t-elle déclaré.


L'ancien général, âgé de 72 ans, a axé sa campagne électorale sur la lutte contre la corruption endémique au Nigeria, pays à la croissance dynamique devenu l'an dernier la première puissance économique d'Afrique, riche de son importante production de pétrole mais aux inégalités sociales criantes.



(©)

Muhammadu Buhari remporte la présidentielle nigériane
Muhammadu Buhari remporte la présidentielle nigériane
Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com
31 mars 2015 2 31 /03 /mars /2015 19:12

 

 

http://mondafrique.com   31/03/15 (MondAfrique)  Par Danielle Mbari - le 30 Mar, 2015

 

Depuis l'éclatement du conflit en Centrafrique, 500 000 personnes ont trouvé refuge dans les pays voisins. Dans le camp de Gado à la frontière avec le Cameroun, la consommation de drogue explose

 

Sur un total de près de 234.000 Centrafricains actuellement réfugiés au Cameroun, ils sont près de 30.000 dans le camp de Gado situé à environ 25 km de Garoua Boulaï, ville frontalière de la province Est, parqués sous les bâches de l’UNHCR, aux antipodes du scénario bling-bling vanté par les autorités de transition dans la capitale centrafricaine. Jointe sur place par téléphone, une réfugiée, Aïcha Abdouram*, nous parle du quotidien. « Le matin, on fait d’abord la queue pour chercher de l’eau. L’approvisionnement en eau qui posait de sérieux problèmes compte tenu d’un nombre insuffisant de pompes et points d’eau s’est quelque peu amélioré au cours des derniers mois avec l’installation d’un nouvel équipement. L’eau est distribuée après désinfection par un dosage manuel d’eau de javel, tâche confiée à certains réfugiés du camp.

 

Pour l’éducation minimum des quelques 4000 enfants du camp, des salles de classe ont été construites par l’UNICEF. Elles ne sont pas équipées de tables ni de bancs mais des cours y sont dispensés de 8h à midi. Le reste du temps, les enfants demeurent inoccupés dans la cour ou à des endroits ombragés du camp. En matière de santé, des soins minimum sont dispensés par les ONG humanitaires dans l’hôpital du camp, tout du moins pour une partie de la journée. L’hôpital ferme ses portes dans l’après-midi, et un service minimum n’est pas assuré après la fermeture ». L’inquiétude se ressent dans la voix d’Aïcha lorsqu’elle rapporte que, dans la mesure où les infirmiers habitent à 25 km du site, on n’a pas intérêt à tomber malade en soirée ou la nuit car rien n’est prévu pour répondre aux urgences. Pour le reste, le quotidien de cette communauté dénuée de suivi ou d’assistance par une quelconque autorité ne va pas sans un certain nombre de problèmes.

 

Le paradis de la drogue

 

L’ennemi numéro un dans le camp de Gado, selon le témoignage de Bachir Ali*, lui aussi, réfugié sur place, c’est la drogue dont la consommation tend à se généraliser. Si les femmes sont moins sujet à cette problématique, les jeunes, y-compris les enfants de 12-15 ans le sont particulièrement. Ceux-là affichent alors, par moment, un comportement totalement désordonné et incontrôlable, estimant être les maîtres des lieux et intouchables ! Et tous les moyens sont bons pour se procurer du chanvre ou des comprimés, jusqu’à vendre la nourriture distribuée par les ONG, seule denrée monnayable à disposition.

 

«Au-delà du commerce qu’elle permet, la nourriture fournie aux occupants du camp fait, d’une manière générale, objet de convoitise. Le magasin dans lequel elle est entreposée est géré par le personnel camerounais de la Croix-Rouge française et d’autres ONG. La nourriture est régulièrement détournée par ces mêmes ONG chargées de la distribuer ». Avec un rire amer, Bachir raconte que, passées 20 heures, après la fermeture du magasin, on peut observer le personnel s’introduire dans l’entrepôt et y « faire son marché » sans que le gardien, un des réfugiés, n’ait la moindre possibilité de s’y opposer. Dernièrement, le gardien du magasin a été arrêté et déferré pour vol de nourriture. Entre temps, les vrais voleurs ont certes été retrouvés mais le gardien croupit toujours dans la prison de Garoua Boulaï…

 

Les réfugiés en position de vulnérabilité, sont sujets à toutes sortes de traitements, en partie maltraités par les populations locales mais plus particulièrement par les forces de police et la gendarmerie camerounaises. Dès qu’ils essaient d’exprimer quelque revendication, on ne tarde pas à les arrêter. Les jeunes du camp ont d’ailleurs décidé de se réunir pour débattre d’une décision qui devait être prise par les « ARDO », les chefs de secteur, quant à un accord à donner aux autorités camerounaises de poursuivre un réfugié jusqu'au camp et de le mettre en prison. «Récemment, un réfugié qui avait malencontreusement écrasé un chien alors qu’il roulait à moto a été incarcéré », témoigne encore Bachir Ali*, révolté. Les prisons de Bertoua et Garoua Boulaï sont pleines de réfugiés centrafricains qui y croupissent sans même savoir quels droits ils peuvent-défendre et sans avoir un quelconque moyen de le faire.

 

D’une insécurité à l’autre

 

Dans un contexte sécuritaire qui laisse à désirer, les réfugiés sont livrés à eux-mêmes. La plupart d’entre eux, notamment les ex-combattants de la Seleka mais aussi tous les civils qui ont fui les violences il y a plus d’un an sont là, encore aujourd’hui, avec les mêmes séquelles psychologiques qu’à leur arrivée. Aucune des ONG actives sur le terrain n’intervient sur ce volet et Karim Mahamat*, réfugié depuis près de 14 mois dans le camp, est très préoccupé à l’idée que, l’UNHCR réduisant son budget au fur et à mesure que des signaux de stabilisation en Centrafrique sont lancés par les autorités de Bangui, les ONG cessent progressivement leurs opérations et se retirent prochainement du camp. Il sait qu’il est peu probable, voire totalement exclu qu’un suivi psychologique soit mis en place. L’une des conséquences est que, la consommation de drogues aidant, l’on inscrit à l’ordre du jour toutes sortes de violence, verbale, physique, et sexuelle, la dernière touchant principalement les femmes et les jeunes filles. Si paradoxale que cela semble, Karim évoque une peur au ventre quasi permanente…

 

Rien n’est simple dans cette vie en communauté dans un camp où un séjour n’est, en principe, pas prévu pour s’éterniser. Les autorités de Bangui, qui ont procédé récemment aux consultations à la base prévues dans le cadre de la préparation du Forum de Bangui, auront entendu que cette communauté du camp de Gado, comme pratiquement tous les réfugiés centrafricains, pour autant qu’on veuille effectivement un retour au pays, souhaite un rétablissement de la sécurité avant de pouvoir rentrer en Centrafrique. Quand seront-elles seulement en mesure de la garantir et de répondre à un besoin de relogement étant donné que des villages entiers ont été réduits au néant ? La question reste entière. Pour le moment, excepté dans certaines villes, à l’instar de Bangassou où l’on observe un quelques réussites dans la cohésion sociale des diverses confessions religieuses, les populations musulmanes restées en Centrafrique y vivent littéralement enclavées, ne pouvant circuler librement sans courir un risque imminent de représailles et de violences. C’est notamment le cas à Yaloke, Boda, et bien d’autres villes où les citoyens musulmans ne peuvent pas circuler librement, ou encore Bambari, ville littéralement divisée en deux. D’un côté vivent les musulmans, de l’autre tous ceux qui ne le sont pas (parler ici de chrétiens serait suivre le raccourci abusif déjà pris par les médias et qui a déjà fait suffisamment de dégâts). Les conditions sont donc loin d’être remplies pour un retour à la normalité qui permettrait aux réfugiés de Gado de rentrer chez eux.

 

En attendant, ils sont donc là dans le camp de Gado comme dans de nombreux autres.. Certes, ils ont la vie sauve, ces quelques 500.000 réfugiés, mais dans quelles conditions sont-ils parqués et pour combien de temps en attendant une paix qui peine à s’installer en Centrafrique et une sécurité que les autorités n’ont manifestement pas la capacité d’assurer? Il est en tout cas peu probable que les élections qui s’organisent actuellement et qu’on présente comme la panacée aux maux des Centrafricains, soient justement la solution à ceux de ces communautés.

 

(*)Nom modifié pour des raisons de sécurité des réfugiés interrogés

Lu pour vous : Un camp de réfugiés centrafricains se transforme en paradis de la drogue
Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com