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12 mars 2013 2 12 /03 /mars /2013 18:17

 

 

 

nicolas-tiangaye-photo- hippolyte-donossio

 

 

YAOUNDE Mardi 12 mars 2013 | 16:42 UTC (Xinhua) - Les nouvelles attaques rebelles enregistrées dans la localité de Bangassou au Sud-est de la République centrafricaine (RCA) lundi matin figurent parmi les sujets de discussions dun conseil de cabinet tenu mardi à Bangui autour du Premier ministre Nicolas Tiangaye, nommé à la faveur des accords de paix du 11 Janvier à Libreville au Gabon, a appris Xinhua.


« C'est sûr, c'est l'un des sujets du conseil de cabinet qui se tient en ce moment même. C'est l'actualité », a confié une source proche de l'entourage du ministre de l'Equipement Crépin Mboli Goumba, porte-parole du nouveau gouvernement d'union nationale formé le 3 février, avec pour composantes la mouvance présidentielle, la coalition rebelle Séléka, l'opposition démocratique dont est issu le Premier ministre, les groupes politico-militaires et la société civile.


Cette réunion se tient sans la présence de Michel Am Nondokro Djotodia, Premier ministre en charge de la Défense nationale et président de l'alliance Séléka, en déplacement à l'extérieur, selon son entourage joint par Xinhua.


Séléka est la coalition rebelle ayant pris les armes en décembre pour renverser le pouvoir du président François Bozizé et dont le camp de celui-ci désigne comme l'auteur de l'attaque de Bangassou, quelques jours seulement après celle menée fin février contre Sido (Nord), à la frontière avec le Tchad.


Cette attaque a fermement condamnée par le camp présidentiel dans une série de déclarations. « Il s'agit, à n'en point douter, d'une action de plus, qui vient confirmer l'option de la coalition Séléka tendant à poursuivre coûte que coûte l'occupation du territoire national », a par exemple souligné dans un communiqué publié lundi à Bangui l'ex-ministre de l'Administration du territoire, Josué Binoua, en qualité de ministre délégué par intérim à la Défense nationale.


Pour la mouvance présidentielle, la nouvelle attaque « vient une nouvelle fois saper tout effort de mise en oeuvre de l'Accord politique de Libreville (sous l'égide des chefs d'Etat de la Communauté économique des Etats de l'Afrique centrale, NDLR). Elle constitue non seulement une violation flagrante de ses dispositions, mais elle compromet dangereusement la poursuite du processus visant à sortir le pays de la crise qu'il traverse actuellement ».


Cette attaque survient au moment où le nouveau gouvernement (d’union nationale) peine à procéder au cantonnement des rebelles Séléka qui doit donner lieu à leur désarmement et celui d'autres groupes armés actifs en RCA.  

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12 mars 2013 2 12 /03 /mars /2013 18:14

 

 

 

 

rebelles-seleka-a-Damara.jpg

 

 

http://www.bbc.co.uk    12 mars, 2013 - 02:56 GMT

 

La ville de Bangassou, située à plus de 600 km au sud-est de Bangui la capitale, est désormais sous le contrôle des rebelles de la Seleka.

 

Il s’agit d’une prise stratégique, rendue possible par la faible capacité de résistance de l’armée centrafricaine qui a rapidement évacué la ville.

 

Les Forces Armées Centrafricaine se sont repliées sur la localité de Rafaï plus à l’est.

A l’heure actuelle, la liaison téléphonique vers la ville est coupée.

 

Aucun bilan officiel n’est disponible sur les pertes en vies humaines lors de cette prise, mais plusieurs sources évoquent des morts des deux côtés, et parmi la population civile également.

 

Depuis le lancement de l’offensive de la Seleka en décembre dernier, Bangassou vivait dans une situation de blocage, avec l’impossibilité d’entrer ou de sortir de la ville par la route.

 

Les autorités n’ont pas encore réagi à l’annonce de cette prise de contrôle.

Le ministère de la défense est dirigé par le chef de la Seleka, Michel Djotodja, depuis les accords de Libreville signés en janvier dernier.

 

Djotodja est absent du pays pour des raisons de santé.

 

Cette reprise des hostilités intervient alors qu’une partie de la rébellion a dénoncé les accords de Libreville et signifié son refus de cantonner les troupes.

 

Elle exige toujours la libération des prisonniers politiques et le départ des forces sud-africaines

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12 mars 2013 2 12 /03 /mars /2013 03:39

 

 

 

 

Crépin Mboli-Goumba

 

 

RFI mardi 12 mars 2013

 

Le gouvernement centrafricain confirme que des éléments de la Seleka, la coalition rebelle signataire des accords de Libreville, ont pu prendre lundi matin 11 mars le contrôle de Bangassou dans le sud-est du pays, près de la frontière avec la République démocratique du Congo. Selon le porte-parole du gouvernement, Crépin Mboli-Goumba, c'est un convoi de sept véhicules chargés d'hommes qui est entré dans la ville. Les FACA, les Forces armées centrafricaines qui s'étaient postées en dehors de Bangassou pour la défendre, ont finalement dû se replier plus à l'est sur Bakouma. Les autorités de Bangui condamnent cet acte qui intervient selon elles alors que les revendications des rebelles sont en train d'être prises en charge.

 

« Le gouvernement condamne fermement ces attaques ... Il est absolument incompréhensibles que la Seleka se livre à ce genre d'attaques. »

 

Crépin Mboli Goumba  Porte-parole du gouvernement

 

 

NDLR : En dépit de cette prise de position du porte-parole du gouvernement d’union nationale, on constate avec étonnement qu’un autre membre du gouvernement en l’occurrence le ministre Josué BINOUA en tant que ministre assurant l’intérim du ministre délégué à la défense (le général Antoine GAMBI) a encore signé un autre communiqué diffusé ce même lundi 11 mars. Le moins qu’on puisse dire est qu’il y a en quelque sorte deux gouvernements aujourd’hui à Bangui. Celui dirigé par François BOZIZE YANGOUVONDA et le second dirigé par le PM Nicolas TIANGAYE. Dans quel pays sommes-nous ?

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
12 mars 2013 2 12 /03 /mars /2013 02:28

 

 

 

 

Jacob-Gbeti.JPG

Jacob GBETI

 

 

Djodjo lors de l'investiture de son père 15 mars 2011

François Joseph BOZIZE alias DJODJO 

 

 

Bangui, 12 mars 2013 (C.A.P) – Sans doute pour plaire à son maître BOZIZE YANGOUVONDA et se faire bien voir par lui, Jacob GBETI l’inamovible et éternel président du Comité National Olympique et Sportif Centrafricain (CNOSCA) n’a pas eu moins que l’idée saugrenue de proposer comme récipiendaire, en même temps que le président de la zone IV du basket (Afrique centrale), un citoyen de la RD Congo, d’épingler également une breloque sur la poitrine du délinquant rejeton de YANGOUVONDA, le tristement célèbre François Joseph BOZIZE alias « DJODJO » qui est aussi président de la Fédération centrafricaine de basketball. Pourquoi ? Seul GBETI en connaît les raisons.

 

La cérémonie de remise des médailles devait se dérouler le samedi 9 mars 2013, juste le lendemain de la journée internationale des droits de la femme. C’est le ministre de l’Education nationale et de l’Enseignement supérieur, Marcel LOUDEGUE du MLPC qui, en l’absence du boziziste Edouard Patrice NGAISSONA, dont il a été désigné pour assurer l’intérim, devait procéder à la remise des médailles aux impétrants.

 

C’est ainsi qu’après avoir décoré le président de la zone IV, lorsque ce fut le tour de DJODJO BOZIZE, celui-ci se rebiffe et refuse ostensiblement que ce soit Marcel LOUDEGUE qui lui remette la médaille. C’est alors que Jacob GBETI dut s’employer à une véritable séance de calino-thérapie afin de convaincre le « gros bébé » DJODJO BOZIZE pour qu’il accepte que la breloque lui soit épinglée sur la poitrine mais le délinquant se dépêcha de disparaître rapidement des lieux avant même que les personnes présentes ne puissent s’en apercevoir. On est bien en bozizie…

 

Le ministre Marcel LOUDEGUE n’aurait pas dû se prêter à cette pantalonnade de Jacob GBETI et DJODJO BOZIZE. Après avoir décoré le citoyen de RD Congo, il devrait s’arrêter là d’autant plus que DJODJO lui-même ne voulait pas être décoré par lui. 

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Centrafrique-Presse.com - dans Annonces et divers
12 mars 2013 2 12 /03 /mars /2013 01:27

 

 

 

Lévy Lakité


 

Au moment où le Conseil Suprême de la SÉLÉKA s’engage, en application des Accords de Libreville, avec le Gouvernement d’Union Nationale (GUN) et la Force Multinationale d’Afrique Centrale (FOMAC), au cantonnement de ses troupes, le Général François BOZIZÉ vient de déclencher, ouvertement, les hostilités par l’entremise de Monsieur Levy YAKITÉ, son Conseiller à la Présidence de la République en charge de la Jeunesse.

 

En effet, sur instruction du Général François BOZIZÉ, Monsieur Levy YAKITÉ, nanti de son titre de Président de la Milice dénommée COCORA, flèche en SANGO, la langue nationale, vient de mobiliser les jeunes de sa milice au Stade Barthélémy BOGANDA, le Samedi 02 Mars 2013. Au cours de cette rencontre, ce dernier a tenu des propos des plus inacceptables, se fondant sur la haine, sur la violence et sur la xénophobie pouvant se résumer par :

 

Le renforcement des barrières dans la ville de Bangui pour filtrer la circulation et procéder à l’arrestation des personnes jugées suspectes ou en lien avec la SÉLÉKA. La jeunesse est ainsi appelée à une forte mobilisation pour s’attaquer, par tous les moyens, à ceux qui n’ont pas la même opinion que le KNK, parti au pouvoir, sur la crise centrafricaine ;

 

L’ultimatum d’un mois donné au Gouvernement d’Union Nationale pour qu’il s’implique dans la gestion de la crise, faute de quoi la COCORA devra exiger sa démission ;

 

La médiation de la crise centrafricaine voulue de la compétence de l’Union Africaine, en récusant ainsi la légitime implication des États de la sous-région, en occurrence les Etats membres de la Communauté Économique des États d’Afrique Centrale ; et

 

L’appel au Président ZUMA de l’Afrique du Sud pour le renforcement de la présence de ses troupes en Centrafrique, en réfutant ainsi les Accords de Libreville de 2013.

 

A la suite de cette rencontre, les machettes, les fléchettes et les couteaux sont, à nouveau, distribués aux jeunes désœuvrés de la capitale. Depuis lors, certains arrondissements de Bangui, où habitent en grand nombre les ressortissants des régions du nord-est de notre pays et les ressortissants étrangers d’origine musulmane, sont devenus la cible de la Milice. Les persécutions, dont sont victimes ces personnes innocentes, se sont nettement accentuées, et bon nombre d’entre elles sont maintenues en détention, dans des conditions dégradantes et inhumaines, sans mise en examen préalable, ni jugement, et souvent sommairement tuées.

 

Le Gouvernement d’Union Nationale, dirigé par Maître Nicolas TIANGAYE, ancien Président de la Ligue Centrafricaine des Droits de l’Homme, devra adopter une position très ferme, au regard de ces atteintes constantes aux Droits Humains.

 

A cet effet, nous émettons une mise en garde, très ferme, à Monsieur Levy YAKITÉ, Distributeur des machettes, sur les dérives des manifestations et des marches qu’il compte organiser avec sa milice dans les jours à venir pour soutenir la présence des troupes sud-africaines sur notre territoire et le régime du Général François BOZIZÉ.

 

En définitive, par l’entremise de son Conseiller Monsieur Levy YAKITÉ, le Général François BOZIZÉ a émis deux messages bien perceptibles par le Conseil Suprême de la SÉLÉKA :

 

le premier, par la récusation du gouvernement, en poussant à sa démission par l’ultimatum de la milice COCORA qui n’a aucune légitimité pour contester ce gouvernement issu des Accords de Libreville et qui a pour mission de relever le pays du marasme économique dans lequel le KNK et son Général-Président l’ont plongé ;

 

le deuxième, par la réfutation de ses pairs de la sous-région, par la surprenante déclaration sur le retrait de la médiation de la crise centrafricaine des mains de la Communauté Économique des États d’Afrique Centrale pour la confier à l’Union Africaine. Une telle déclaration venant du Conseiller du Président, prouve, à l’évidence, que le Général-Président ne fait aucunement confiance à ses pairs Chefs d’Etat d’Afrique Centrale qui l’ont pourtant aidé à se maintenir au pouvoir malgré sa mauvaise gestion de la Chose Publique.

 

Déjà en Janvier 2013, alors que les Chefs d’État d’Afrique Centrale déploient leur contingent de soldats sur notre Territoire, avec pour mission de protéger Bangui, l’on a relevé que le Général François BOZIZÉ a introduit dans le pays, à la surprise de ses pairs, des troupes sud-africaines. Il appartient donc aux Chefs d’État d’Afrique Centrale d’en apprécier.

 

Le Conseil Suprême de la SÉLÉKA, conformément aux Accords de Libreville de 2013, exige le départ immédiat des troupes étrangères à la sous-région, en occurrence les troupes sud-africaines et autres mercenaires du Territoire national, ainsi que la libération immédiate des prisonniers.

 

Fait à Bambari le 12 Mars 2013

 

Justin KOMBO

Secrétaire Général                           

SÉLÉKA

É-mail : zokoyzosozola@yahoo.com

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Centrafrique-Presse.com - dans Communiqués
12 mars 2013 2 12 /03 /mars /2013 00:52

 

 

 

éléments Séléka vers Damara

 


http://www.45enord.ca  le 11/03/2013 à 16:45

 

Face à la faiblesse du pouvoir central, la coalition de la Séléka est parvenue à entrer au sein du gouvernement d’union nationale, formée en janvier dernier. Une situation qui fragilise un peu plus la position du président François Bozizé, ce dernier accusant son armée de «trahison» face à l’avancée rebelle.

 

Un président qui désavoue les fonctions régaliennes du pays. La situation en Centrafrique est plus inquiétante qu’il n’y parait. Si les combats n’affluent pas, les conditions de vie restent déplorables pour les populations alors que la sphère politique se retrouve polluer par les ambitions diverses.

 

Ce dimanche, le président putschiste François Bozizé n’a pas hésité à critiquer ouvertement ses propres forces armées. Accusant l’armée et la police d’avoir «abandonné les populations civiles», le chef d’État centrafricain, arrivé au pouvoir en 2003, a traduit le malaise régnant dans le pays depuis plusieurs semaines.

 

«Vous avez abandonné les populations civiles et plus particulièrement les femmes à leur triste sort. Elles errent, accouchent dans la brousse, et sont à la merci des dangers et exactions de toutes sortes», a-t-il déclaré, ajoutant que«c’est une trahison, cela n’honore pas l’armée, ça n’honore pas la police».

 

En décembre dernier, la coalition rebelle Séléka («Alliance» en sango) avait pris les armes pour protester contre le gouvernement en place. Conquérant ville après ville, cette rébellion n’avait trouvé aucune opposition de la part des forces du régime de Bozizé.

 

Réclamant la libération de nombreux prisonniers politiques ainsi que le départ de plusieurs troupes étrangères, notamment sud-africaines, la Séléka s’était dangereusement approchée de la capitale centrafricaine, Bangui. Une situation qui a contraint le président Bozizé à se soumettre au dialogue pour éviter tout renversement du pouvoir.

 

La Séléka continue d’agir face au «gouvernement de l’ombre»

Car si la Séléka assure ne pas vouloir prendre le contrôle du pays, elle entend néanmoins obtenir l’application de plusieurs accords de paix signés entre 2007 et 2011. Un nouvel accord, signé à Libreville, avait débouché, en janvier dernier, sur la composition d’un gouvernement d’union nationale.

 

Figure de proue de cette rébellion, Michel Djotodia est ainsi devenu vice-premier ministre en charge de la Défense nationale. Si la rencontre de Libreville prévoyait un cantonnement des forces de la Séléka, de nombreux éléments rebelles y sont restés récalcitrants.

 

Ils accusent ainsi le président Bozizé d’avoir mis en place un «gouvernement de l’ombre», permettant aux ministres proches du pouvoir de surveiller ceux issus de l’opposition et de la rébellion.

 

En attendant, la Séléka n’en a donc pas fini avec ses revendications. Ce lundi, des membres de la coalition ont attaqué les localités de Gambo et de Bangassou, dans le sud du pays. S’il y a eu «quelques échanges de tirs» dans cette dernière, une source militaire, cité par l’AFP sous couvert de l’anonymat, a assuré que les «forces de défense et de sécurité ont opéré un repli».

 

De quoi fragiliser un peu plus la position du président Bozizé, qui s’en est donc pris à ses forces militaires et policières. Comme un air de déjà vu après ses déclarations, en décembre dernier, lors d’un discours télévisé. Quelques jours après le début de l’avancée rebelle, le chef d’État centrafricain avait alors affirmé que «si elles [les Forces armées centrafricaines, ndlr] étaient disciplinées et remplissaient leur mission correctement, nous n’en serions pas arrivés à la situation actuelle».

 

Face au refus des États-Unis et de la France, ancienne puissance coloniale en Centrafrique, d’intervenir dans le pays, François Bozizé doit donc faire face à une rébellion tenace et organisée malgré la pluralité de ses origines. De plus en plus esseulé, le président centrafricain apparaît affaibli comme jamais. Certes, les rebelles de la Séléka ne sont pas pressés de prendre le pouvoir avec leurs divergences d’opinion. Mais la poursuite de leurs opérations dans le pays laisse présager d’une situation précaire et déplorable pour les populations laissées à l’abandon.

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11 mars 2013 1 11 /03 /mars /2013 21:08

 

 

 

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11 mars 2013 1 11 /03 /mars /2013 19:28

 

 

 

arrivée Boz à Malabo

 

 

11 janvier 2013 – 11 mars 2013. Voici deux mois jour pour jour qu’ont été signés à Libreville (Gabon) sous les auspices de la CEEAC et en présence de plusieurs chefs d’état et de gouvernement ou leurs représentants, les différents protagonistes de la crise politico-militaire qui a failli balayer du pouvoir dans les toutes dernières semaines de l’année 2012, le général président François BOZIZE YANGOUVONDA par une coalition de mouvements rebelles dénommée SELEKA.


Outre la signature de l’Accord politique et bien d’autres documents importants qui ont été âprement négociés, on retiendra surtout que les discussions de Libreville ont surtout permis l’adoption d’un accord de cessez-le-feu qui a évité aux populations de la capitale Bangui, une entrée certaine mais très redoutée et aux conséquences imprévisibles, de la coalition rebelle.


Force est de constater et le moins qu’on puisse dire est que le schmilblick centrafricain n’a nullement avancé. On a la nette impression de tourner en rond. Les seuls points positifs qui résultent des Accords de Libreville sont seulement la nomination comme Premier Ministre de Nicolas TIANGAYE et la formation du gouvernement d’union nationale dont l’annonce par un coup de force de BOZIZE a encore malheureusement inauguré le retour aux vieux démons  du général président.


Depuis, plus rien. Comment comprendre qu’il a fallu plus d’un mois au représentant du médiateur, le général congolais Noel ESSONGO pour revenir de Brazzaville prendre son poste à Bangui. Pendant ce temps, le président du comité de suivi, le président Denis SASSOU NGUESSO est abreuvé de rapport, de requêtes et autres, mais aucune suite n’est donnée. On note aussi que depuis la signature des Accords de Libreville, Mmes Margaret VOGT du BINUCA et Hawa YOUSSOUF AHMED de l’UA sont allées s’entretenir avec le président tchadien sur la situation en RCA mais rien n’a filtré de leur entretien. BOZIZE est celui qui profite le plus de non mise en œuvre de ce qui est prévu concrètement dans les dispositions des Accords de Libreville.


Pour le reste, on assiste impuissant aux difficultés du gouvernement à réaliser le cantonnement des éléments sur le terrain de Séléka qui prennent prétexte, et on peut les comprendre, sur le refus de BOZIZE de libérer les prisonniers politiques et de de faire se retirer les troupes sud-africaines dont on constate paradoxalement plutôt au renforcement de la présence dans le pays. L’évacuation sanitaire et l’absence du nouveau ministre de la défense Michel DJOTODIA sur Libreville s’ajoutant à cette situation n’arrangent pas non plus les choses.

  

Seuls occupent les devants de la scène nationale dans un insupportable et infantile dialogue de sourd, Séléka de Bangui avec Christophe GAZAM-BETTY, Mohamed DHAFFANE, Séléka du terrain avec NOURREDINE Adam, le « colonel » NARKOYO, Levy YAKITE et COCORA, Steve YAMBETE, David GBANGA, Javan PAPA ZAMA et Abakar PIKO  pour le compte de BOZIZE qui signe des décrets à tour de bras pour nommer ici et là et rappeler à ses côtés à la présidence ses hommes de main qu’il n’a pu placer dans le gouvernement ou ses complices à l’état-major ou au ministère de la défense.


Autre fait à signaler : les réparations à la hâte des hélicoptères ukrainiens achetés il y a longtemps par le mêmeYANGOUVONDA et son fils et certaines dispositions militaires en hommes et matériels qu’il ne cesse de prendre en déployant les Faca et des mercenaires dans certaines villes de province. Aujourd’hui, on apprend la prise de contrôle des villes de Gambo et Bangassou par les rebelles qui prendront sans doute dans les prochaines heures Rafaï et d’autres villes dans leur foulée. C’est hélas le seul langage que comprend BOZIZE, celui de la force et du crépitement des armes car à chaque fois, il ne devient raisonnable que lorsqu’il est mis dos au mur et d'appeler à l'aide.

   

La Rédaction 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
11 mars 2013 1 11 /03 /mars /2013 18:30

 

 

 

BANGUI : UNE SITUATION D’AMBIGÜITÉ À LA PÉDIATRIE

 

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Bangui, 11 mars 2013 (RJDH) – Le personnel d’appui de l’hôpital pédiatrique de Bangui est entré en grève pour une durée de 8 jours ce lundi 11 février, pour réclamer du gouvernement le payement de quatre mois d’arriéré de salaire.


Des feuilles de palmes ont été attachées partout dans les locaux du complexe pédiatrique par les grévistes en signe de protestation et du mécontentement. Selon Grégoire Soukandogo, délégué adjoint du personnel contractuel de cet hôpital, les manifestants ont respecté toutes les procédures juridiques d’entrer en grève.


« Nous nous soucions des enfants qui sont admis ici. Il y a des obligations de service, c’est normal, mais il y a aussi nos droits qui ne sont pas respectés. La responsabilité est partagée », a dit Ulrich- Matthieu Goyéko, chef de service de maintenance au complexe pédiatrique de Bangui.


Face à cette situation, Jean-Chrysostome Godi, directeur de l’hôpital complexe pédiatrique s’est entretenu ce matin avec les grévistes pour leur expliquer les conséquences de cette grève.


« Les conséquences de cette grève seront graves sur les enfants,  au cas où il  y aura un délestage, quel serait le sort des enfants qui sont sous oxygène puisqu’il n’y aura personne au service de maintenance pour faire fonctionner le générateur ? », s’est inquiété Jean-Chrysostome Godi.


Il a par ailleurs demandé aux délégués des contractuels afin de mettre en place un service minimum pour la maintenance, la caisse et l’accueil des enfants malades. Un compromis a été trouvé et les grévistes ont mis en place ce service minimum.

 


 

NDÉLÉ : LA POPULATION MANQUE DE L’EAU POTABLE

 

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Ndélé

 

 

Ndélé, 11 mars 2013 (RJDH) – Les habitants  de la ville Ndélé (nord-est), l’une des localités occupées par les éléments de la coalition Séléka n’ont pas accès à l’eau potable de la Société de distribution d’eau en Centrafrique SODECA, depuis trois jours.

 

D’après les témoignages recueillis ce lundi 11 mars par le RJDH auprès de la population de cette localité, les femmes sont obligées  de parcourir plus de trois kilomètres afin de s’approvisionner  en eau de source. Mais la quantité n’est pas toujours suffisante pour les activités domestiques et l’insécurité pèse dans la zone

 

Selon les informations reçues,  le technicien qui s’occupait  de l’entretien d’eau au service de la SODECA,  a quitté la ville à cause des hostilités grandissantes dans la localité. Après son départ, le service est assuré par  les quelques volontaires de la Croix-Rouge locale.


Il faut signaler  que dans les localités  occupées par la  coalition Séléka, le personnel des services publics  ont tous quitté pour des raisons de sécurité. Ceux-ci sont souvent la première cible des exactions des rebelles.

 

 

MBAÏKI : L’OFCA PORTE PLAINTE CONTRE UN PRÉSUMÉ AGRESSEUR

 

Mbaïki, 11 mars 2013 (RJDH) La présidente de l’Organisation des femmes centrafricaines (OFCA) de Mbaïki, Susanne Malonga a porté plainte contre un homme qui a battu son épouse le 8 mars, alors que celle-ci était avec ses paires en train de célébrer la journée internationale de la femme.


Le chef d’antenne de l’ONG Conseil danois pour les réfugiés (DRC) de Mbaïki,  Euloge Ibrahim, a fait savoir que l’incident s’est produit dans la nuit du vendredi  8 mars à  20 heures,  pendant que certaines femmes continuaient de fêter la journée internationale de la femme. Le présumé agresseur  a battu son épouse qu’il aurait soupçonné d’adultère.


La victime  a reçu des blessures partout sur le corps, elle est restée les deux yeux fermés car le présumé agresseur a failli lui crever les yeux.


Indigné par cet acte de violence, le collectif des femmes de l’OFCA, représenté par Susanne Malonga a porté plainte contre le mari à la gendarmerie de Mbaïki.


La victime se trouve encore à l’hôpital de cette localité pour des soins médicaux et le présumé agresseur est maintenu à la gendarmerie pour des fins d’enquête.

 

 

 

 

BOALI : LES CULTIVATRICES REÇOIVENT DU MATÉRIEL

 

 

Boali, 11 mars 2013 (RJDH) Les associations des femmes du village de Bogoula, situé à 60 kilomètres de Bangui dans la commune de Boali (sud-ouest), ont reçu le dimanche 9 mars, des outils agricoles et des vivres de la part  du ministre du Développement rural, Aimée Dorothée Malénzapa à l’occasion de  la journée internationale de la femme.


Ces matériels sont composés entre autres des brouettes, des râteaux, des houes, des sacs du sucre et des cartons de savon.


Aimée Dorothée Malénzapa a souligné que ces matériels vont permettre à ces femmes de faire face à un certain nombre de problèmes matériels que leur association rencontre. Elle a  également déploré les violences exercées sur les femmes dans les villes occupées par les rebelles de la Séléka.


Le député de Boali, Bertin Béa, a de son côté justifié le choix de cette localité pour la célébration de la journée internationale de la femme comme  une manière de  montrer aux habitants de ce village en général et les femmes en particulier qu’ils ne sont pas exclus du système social.


C’était le dimanche 10 mars que les femmes de la ville de Boali ont célébré la journée internationale de la femme. La journée a été marquée par un grand défilé qui a vu la participation de  toutes les couches sociales féminines de cette localité.

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11 mars 2013 1 11 /03 /mars /2013 18:08

 

 

 

fomac--1-.jpg

 

 

Bangassou, 11 mars 2013 (RJDH) – La ville de Bangassou est finalement tombée entre les mains des rebelles de la coalition Séléka, après un rude combat qui les a opposés aux éléments des forces armées centrafricaines (FACA). Après ce coup, ces éléments rebelles se dirigeraient vers la ville de Rafaï, à une centaine de kilomètres de cette importante ville. Les humanitaires présents dans cette zone, commencent à évacuer la localité.


Bangassou est attaquée depuis ce matin par les rebelles de la coalition Séléka. La présence de ces éléments a été signalée depuis 5 jours dans la localité de Dimbi, proche de cette ville. Les chefs de la Séléka qui ont intégré le gouvernement d’Union nationale ont vigoureusement condamné cette attaque par le biais d’un communiqué lu à la radio nationale.


D’après des informations rapportées au RJDH, le combat a duré plusieurs heures et aurait fait plusieurs victimes dans les deux camps. Des civils auraient été également tués. Les FACA, en rupture de munitions auraient quitté la ville en direction de Rafaï. C’est ainsi que les rebelles se sont donc lancés à leur poursuite vers cette localité déjà en proie aux exactions des rebelles ougandais de l’Armée de résistance du seigneur (LRA) de Joseph Kony.


D’après des informations rapportées ce matin au RJDH, l’essentiel du combat de Bangassou s’était concentré dans la localité du pont de Mbari, situé à cinq kilomètres de la ville, depuis les premières heures de la matinée.


Un religieux de Bangassou a fait savoir que des éléments rebelles qui ont fait tomber Bangassou, sont des éléments dissidents de la Séléka, qui ont déserté les rangs de la rébellion en milieu de la semaine dernière à Bambari (Centre), pour attaquer Mobaye vendredi. La thèse est confirmée par le communiqué de la Séléka.


Sur l’attaque de la ville de Mobaye, on annonce trois morts dans les rangs de l’armée centrafricaine et un civil tué. On ignore le bilan humain du côté des rebelles, car ceux-ci évacuent au fur et à mesure leurs blessés et mort, dans des destinations inconnues, d’après des sources militaires.


A l’écoute du communiqué des leaders de la Séléka, la population de la ville de Bangui s’inquiète de la reprise des hostilités. Cette population ne croit plus aux bons termes des accords signés le 11 janvier à Libreville.

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