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20 mars 2013 3 20 /03 /mars /2013 20:08

 

 

 

Bozizé fait du sport

 

 

Decret-Bozize-couvre-feu-1.JPGDecret-Bozize-couvre-feu-bis.JPG

 

 

decret-Bozize-liberation-prisonniers.JPGdecret-Bozize-liberation-prisonniers.J-2-PG.JPG

 

 

 

Centrafrique : libération des prisonniers politiques fin du couvre-feu



BANGUI AFP / 20 mars 2013 20h17- Le président centrafricain François Bozizé a pris mercredi deux décrets permettant de libérer les prisonniers politiques et de lever le couvre-feu, deux des revendications de la rébellion du Seleka qui menaçait de reprendre les armes.

 

Les personnes arrêtées, détenues, condamnées à partir du 15 mars 2012, jusqu'à la date de prise de ce décret sont libérées (...) Cette mesure s'applique aux prisonniers politiques et de guerre mentionnés dans les accords (de paix) de Libreville, selon le décret lu à la radio nationale.

 

Le décret sur les prisonniers précise que sont exclues de la mesure les personnes en garde à vue, en détention préventive, condamnées pour assassinat, viol, détournement de deniers publics mais aussi pour atteinte à la sûreté de l'Etat ou port et usage illégaux d'armes de guerre. Ces deux derniers points pouvant sans doute donner lieu à des litiges.



L'autre décret pris en soirée par le président abroge (...) les dispositions prises le 12 janvier 2013 instaurant un couvre-feu, selon le texte lu à la radio. Cette normalisation de la situation à Bangui devrait conduire à la levée des barrages mis en place par des partisans du président Bozizé regroupés en associations citoyennes. Ceux-ci contrôlaient de nombreux axes et accès aux quartiers dans la capitale et étaient accusés de racket voire d'arrestations illégales de sympathisants présumés de la rébellion.



La rébellion, qui retient cinq ministres du gouvernement d'union nationale issus de ses propres rangs depuis dimanche, avait donné 72 heures au pouvoir mercredi pour répondre à ses revendications, menaçant de reprendre les armes. En milieu de journée, le colonel Djouma Narkoyo, un des chefs militaires du Séléka, avait annoncé à l'AFP: L'ultimatum est terminé. Nous allons retourner aux armes. Cela ne veut pas dire que nous allons attaquer maintenant ici ou là. On est sur (on étudie) la stratégie.



(©) 

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Centrafrique-Presse.com - dans Annonces et divers
20 mars 2013 3 20 /03 /mars /2013 19:42

 

 

rebelles centraf

 

 

Reuters 20/03/2013 à 18:18

 

 

Les rebelles centrafricains ont rompu aujourd'hui un cessez-le-feu conclu en janvier avec le gouvernement et disent envisager toutes les options à quelques jours d'une médiation menée par des Etats voisins. "L'ultimatum a expiré sans rencontrer la satisfaction des revendications des éléments du Séléka sur le terrain, ce qui de fait entraîne la reprise possible des hostilités", a déclaré Eric Massi, porte-parole de l'alliance rebelle.



Signé le 11 janvier à Libreville, l'accord de cessez-le-feu a mis fin à une insurrection armée de plus d'un mois qui se rapprochait de la capitale centrafricaine, Bangui. Le Séléka a prévenu ces derniers jours que la trêve était menacée par le non-respect de certaines conditions de l'accord par le gouvernement. Les rebelles réclament notamment la libération de prisonniers politiques. "Toutes les options sont étudiées par l'état-major militaire. Je rappelle simplement que la prise de Bangui avait été jugée inutile afin de préserver des habitants de la capitale de combats. Nous espérons toujours que le président François Bozizé saura entendre raison et reconnaître sa défaite militaire", a poursuivi Eric Massi. 

 


Le président tchadien, Idriss Déby, et son homologue congolais, Denis Sassou-Nguesso, sont attendus ces prochains jours dans la capitale centrafricaine pour des négociations. La France s'est déclarée "préoccupée" par la situation dans son ancienne colonie et a convoqué le Conseil de sécurité des Nations unies pour des consultations. Paris soutient le processus politique issu des accords de Libreville, signés sous les auspices de la Communauté économique des États d'Afrique centrale (CEEAC) et demande aux parties de s'abstenir de tout recours à l'option militaire, a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Philippe Lalliot.

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Centrafrique-Presse.com - dans Annonces et divers
20 mars 2013 3 20 /03 /mars /2013 15:52

 

 

 

 

Kodegue.jpg

 

 

Nous, membres de la Fédération France, Europe, Amériques, Océanie, Asie, Moyen-Orient, du parti politique Le Mouvement de Libération Démocratique( M.L.D), tenons à exprimer nos vives félicitations à Monsieur LOUIS MICHEL, pour sa nomination en tant qu'Envoyé Spécial de l'Organisation Internationale de la Francophonie (OIF) en Centrafrique «en vue de conforter l’action de la Francophonie dans le cadre du processus de transition en cours»

 

Fort de ses nombreuses expériences ,Le MLD espère que son implication inconditionnelle dans le processus en cours, aux côtés des autres institutions déjà à l'oeuvre, permettra une issue heureuse pour le peuple centrafricain .

 

C'est pourquoi, Le MLD comme acteur politique, tient à exprimer sa disponibilité pour une rencontre à toutes fins utiles.

 

FAIT A PARIS LE 20 MARS 2013

 

Cofondateur du MLD Président Fédéral

Guy Simplice KODEGUE

kodeguenaki@yahoo.fr 0033668825143/0033652271165

 

Rapporteur Général de la Fédération Michel DOROKOUMA

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Centrafrique-Presse.com - dans Communiqués
20 mars 2013 3 20 /03 /mars /2013 15:14

 

 

 

rebelles artilleurs Séléka

 


LIBREVILLE AFP / 20 mars 2013 15h13- La coalition rebelle centrafricaine du Séléka a annoncé mercredi qu'elle allait reprendre les armes après l'expiration de son ultimatum de 72 heures au président François Bozizé à qui elle demande le respect des accords de paix de Libreville du 11 janvier.


L'ultimatum est terminé. Nous allons retourner aux armes, a affirmé à l'AFP le colonel Djouma Narkoyo, un des chefs militaires rebelles, précisant toutefois que cela ne veut pas dire que nous allons attaquer maintenant ici ou là. On est sur (on étudie) la stratégie.

Le Séléka avait pris les armes le 10 décembre pour exiger l'application d'accords de paix précédents et notamment l'intégration dans l'armée d'anciens combattants.


Lors d'une offensive éclair, ils avaient mis en déroute les Forces armées centrafricaines (FACA) pour finalement s'arrêter aux portes de Bangui, la capitale, sous la pression internationale.

Les rebelles ont finalement signé le 11 janvier les accords de Libreville qui ont abouti à l'entrée de ministres issus de leurs rangs dans un gouvernement d'union nationale dirigé par un Premier ministre venu de l'opposition Nicolas Tiangaye.


L'accord prévoyait aussi la libération de tous les prisonniers de part et d'autre et le départ du pays des forces étrangères notamment sud-africaines appelées à la rescousse par le président Bozizé.

Mais une partie des rebelles sont mécontents de la manière dont sont appliqués ces accords et, depuis dimanche, des éléments du Séléka retiennent cinq ministres issus de la rébellion à Sibut, à 160 km au nord de Bangui.


Ils avaient donné 72 heures au président Bozizé pour libérer tous les prisonniers politiques, faire partir les forces étrangères et faire lever des barrages (policiers et de partisans du président) à Bangui.


C'est cet ultimatum qui expirait mercredi.


La France qui avait envoyé des soldats à Bangui pendant la crise demandé mercredi à toutes les parties de s'abstenir de tout recours à l'option militaire, qui n'aurait pour effet que de dégrader encore la situation sécuritaire et humanitaire.


Mais le colonel Narkoyo a répondu qu'il revenait au gouvernement de respecter les accords de paix.


Nous, on respecte les accords de Libreville. Nous demandons à la France de mettre la pression sur Bozizé et pas sur nous. C'est Bozizé qui peut amener la paix mais il amène la guerre.



Ce matin on a encore eu des informations selon lesquelles les FACA avaient encore arrêté des gens à Bangui, a-t-il ajouté.


Quant aux cinq ministres du Séléka, retenus à Sibut, M. Narkoyo a déclaré qu'ils n'ont plus leur mot à dire. Ils ont été au gouvernement, ils ont travaillé et rien n'a changé. C'est la base qui décidé, c'est le général Issa (Issaka) qui est le chef d'Etat-major qui dirige.



(©) 

 

 

 

NDLR : L'ultimatum aura expiré sans que Bozizé à qui Séléka avait adressé plusieurs revendications, n'ait bronché. Il faut donc en déduire qu'il veut vraiment la guerre et que le sang de ses compatriotes continue de couler. Les Centrafricains qui croyaient avec beaucoup d'espoir mais sans doute trop naïvement, que la signature des Accords de Libreville allait faire revenir durablement la paix dans leur pays vont donc croiser les doigts pour voir qu'est-ce que les prochaines heures vont leur réserver. Si Séléka ne bluffe pas, elle fera encore parler les armes avec son cortège de souffrances et désolation. Toutes les dix années à la tête du pays depuis son coup d’état dont Bozizé vient de célébrer le 15 mars dernier l'anniversaire, n’auront été marquées que de misère, de pauvreté extrême, de souffrances de toutes sortes et de sans inutilement coulé pour les Centrafricains. Dès lors on se demande vraiment pourquoi continue-t-il à s’accrocher au pouvoir avec l’intention de briguer encore un troisième mandat en 2016. A présent, seul son départ du pouvoir abrègera le martyr du peuple centrafricain dans toutes ses composantes. Selon ce qu'une source proche de Séléka a soufflé à la rédaction de Centrafrique-Presse, il est fortement conseillé aux Banguissois de faire des provisions en prévision de la reprise des hostilités qui devraient intervenir. 

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Centrafrique-Presse.com - dans Annonces et divers
20 mars 2013 3 20 /03 /mars /2013 14:02

 

 

 

 

PM-Nicolas-Tiangaye.JPG

 

 

 

DU 19 MARS 2013

 

 

Centrafricaines, Centrafricains, Chers compatriotes,

 

 

Le 17 mars 2013, cinq Ministres du Gouvernement d’Union Nationale en mission à Sibut ont été retenus par les éléments de la coalisation rebelle de la SELEKA. Ces derniers ont lancé un ultimatum de 72 heurs au Gouvernement menaçant de reprendre les hostilités.


Face à ce nouveau développement, le Gouvernement d’Union Nationale tient à apporter les éléments suivants, nécessaire à la compréhension de la situation actuelle :


Lors du sommet extraordinaire de la CEEAC à N’DJAMENA, il a été convenu que la rébellion SELEKA revienne à sa position,  initiale et engage un dialogue politique en vue de la recherche d’une paix durable ;


C’est ainsi qu’à Libreville, des Accords ont été signés le 11janvier 2013 entre la majorité Présidentielle, la Coalisation SELEKA, l’Opposition  démocratique, les militaro-politiques non combattants et la Société civile.


Aux termes de ces Accords :


ARTICLE 5 : Le Gouvernement d’Union Nationale est chargé notamment de :


Restaurer la paix et la sécurité ;


° Organiser les élections législatives anticipées après la dissolution de l’Assemblée nationale ;

 

° Réorganiser les forces de défense et de sécurité ;

 

° Réorganiser l’administration territoriale ;

 

° Réformer le système judiciaire ;

 

° Poursuivre le processus de DDR et de la RSS avec le concours et l’assistance de la Communauté internationale ;


° Engager des réformes économiques et sociales.

 

Article 13 : Les forces de la coalisation SELEKA s’engagent à se retire des villes occupées et à abandonner la sécurité.


Article 14 : Le Gouvernement s’engage à libérer les personnes arrêtées en relation avec la crise sécuritaire.


Article 15 : Les milices sont dissoutes sur l’ensemble  du territoire National.


Article 17 ; Les éléments armés doivent être cantonnés dans les localités convenues de commun accord sous la supervision de la MICOPAX.


Article 18 ; Les Etas Membres de la CEEAC œuvreront avec le Gouvernement  centrafricain pour le retrait progressif du territoire national de toutes les troupes étrangères non communautaires en fonction de l’évolution de la situation sécuritaire sur le terrain.

 

Centrafricaines, Centrafricains, Chers compatriotes,


Lors du Sommet extraordinaire  de la CEEAC à N’DJAMENA, il a été convenu que la rébellion SELEKA revienne à sa position initiale et engage un dialogue politique en vue de la recherche d’une paix durable.


C’est ainsi qu’à Libreville, des Accord ont été signés le 11 janvier 2013 entre la Majorité Présidentielle, la Coalition Séléka, l’opposition démocratique, les militaro-politique non combattants et la Société Civile.

 

Article19 : Les Partis au présent Accord, s’abstiennent de tout recours à la force pour le règlement de leurs différends.


Article 20 : En cas de litige ou de désaccords dans la mise en œuvre du présent Accord, les parties recourent à l’arbitrage du Comité  de Suivi et si nécessaire à la Conférence des Chefs d’Etat de la CEEAC.


Relativement à ces accords, un Gouvernement d’Union Nationale a été  mis en place, cinq postes ministériels ont été attribués à la Coalition Séléka, un Comité de Suivi a été institué.


Depuis quarante huit heures, de nouvelles revendications qui n’ont jamais figuré dans les Accords de Libreville sont formulées par la Coalition de Séléka, à savoir : l’intégration dans les forces de défense et de sécurité de deux mille combattants, la reconnaissance des grades obtenus dans la rébellion.


Devant ces événements, le Gouvernement entend poursuivre la recherche de la paix par le dialogue, seule solution à la crise actuelle, car les conséquences de cette crise sont dramatiques. Un million cinq cent mille de nos concitoyens sont devenus déplacés internes et vivent dans des conditions nécessitant une assistance humanitaire urgente. Les populations civiles sont victimes de graves violations des Droits de l’Homme : assassinats, viols, pillages et vols, etc.


S’ouvrant inlassablement pour la réconciliation nationale, le Gouvernement réaffirme par la même occasion, sa totale confiance à son Excellence IDRISS Deby ITNO, Président en exercice de la CEEAC et à son Excellence Denis SASSOU NGUESSO, Médiateur dans la crise centrafricaine dont le Représentant est à Bangui depuis le 07 Mars et suit l’évolution de la situation.


Le Gouvernement lance donc un appel pressant à la coalition Séléka pour que l’esprit de dialogue qui a prévalu à Libreville puisse demeurer et conduire à l’application sereine et responsable des termes desdits accords.

 

Le Gouvernement demande également à la coalition Séléka de libérer les Ministres retenus afin de participer aux négociations, car les Accords de Libreville proscrivent tout recours à la force comme moyen de règlement des différends liés à la crise.


Il reste ouvert à toute discussion sur les revendications de la coalition Séléka faisant l’objet de l’Accord politique de Libreville.


De même, il est prêt à examiner dans les prochaines heures, la question de la libération des prisonniers dont il attend la liste.


Le réaménagement technique du Gouvernement peut également être envisagé dans les mêmes conditions.


Tous les autres points de divergence seront soumis au Représentant du Médiateur de la crise centrafricaine.


Le Gouvernement continue de compter sur la disponibilité de nos partenaires traditionnels qui nous ont accompagné jusqu’à la date d’aujourd’hui afin de nous éviter des conséquences humanitaires désastreuses.


Quant à vous chers compatriotes, vous qui souffrez dans vos chairs, le Gouvernement ne vous oublie pas et ne ménage aucun  effort pour abréger vos souffrances.


Nous croyons fermement, qu’entre filles et fils du même pays, il est possible de se parler et d’arriver à un accord de paix durable pour le développement de notre patrie.


Vive la République Centrafricaine.


Je vous remercie.

 

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique
20 mars 2013 3 20 /03 /mars /2013 04:31

 

 

 

Yangouvonda Bozizé F

 

 

 

En déclarant en langue nationale devant ses partisans réunis au stade Boganda le 15 mars dernier pour commémorer le Xème anniversaire de son coup d’état de 2003 que c’est le verdict des urnes qui donnait le pouvoir et que tous ceux qui veulent y accéder en 2016 devront l’affronter, François Bozizé est allégrement revenu sur l’engagement qu’il avait pris en décembre dernier lorsqu’il était dos au mur face à la coalition Séléka arrivée à moins de 100 km de Bangui, après s’être entretenu avec le président en exercice de l’Union Africaine, alors le président béninois Thomas Yayi Boni, qu’il ne se serait pas candidat à la présidentielle de 2016.

 

Ce faisant, il aura manqué à la parole qu’il a donnée à son homologue du Bénin et surtout apporté la preuve contre lui des accusations souvent proférées par ses adversaires qu’il ne respecte jamais ses promesses qui n’engagent que ceux devant lesquels il les formule. C’est très inélégant à l’égard du président Yayi Boni ainsi qu’à ses pairs de la CEEAC qui ont fondé tout le schéma de sortie de crise de la RCA sur le fait qu’il est désormais non-partant, pour reprendre le langage des turfistes, à la présidentielle de 2016.

 

Ainsi dès lors, tout l’échafaudage esquissé pour parvenir à la signature des Accords de Libreville et tout ce qui s’ensuit s’effondre et lesdits Accords, ipso facto, deviennent caducs. Force est de constater que le premier à fouler lesdits Accords n’est autre que Bozizé lorsqu’il a officialisé une liste des membres du gouvernement d’union nationale autre que celle que lui a proposée le Premier Ministre Nicolas Tiangaye. La crise aurait déjà repris ici si ce dernier avait voulu faire de ce coup de force un motif de blocage mais plusieurs semaines après, en exigeant un réajustement du nombre de ses portefeuilles au gouvernement, Séléka pointe à nouveau Bozizé et son fait accompli que malheureusement le médiateur Denis Sassou Nguesso non plus n’a pas su régler en rappelant Bozizé à ses obligations, pourtant un rapport et une requête avaient été adressés au président du comité de suivi.

 

D’autres violations des Accords de Libreville, toujours perpétrées par Bozizé et les activistes de son camp, allaient encore suivre, notamment la poursuite des émissions radiophoniques de haine et de lynchage des leaders de l’opposition ainsi que les activités illégales et bellicistes comme les barrages et autres fouilles de véhicules sur les axes routiers de la capitale par les milices armées COCORA et autres COAC de Lévi Yakété et Steve Yambété. Les arrestations arbitraires de citoyens par le régime bien après le retour de Libreville continuaient tranquillement dans la ville de Bangui comme si de rien n’était. C’était autant de de cas de violation de la lettre et de l’esprit des Accords de Libreville qui recommandaient l’interdiction des actes de nature à accroître encore inutilement la tension dans le pays.  

 

Comme l’a relevé à juste raison le chercheur Roland Marchal dans son interview de ce mardi sur les antennes de RFI, les Nations Unies dont le Secrétaire Général Ban-Ki Moon est pourtant représenté à Bangui par Mme Margaret Vogt, n’ont rien trouvé à redire sur ces violations par Bozizé des Accords de Libreville. Les Centrafricains se souviennent encore de la vacuité et de la complicité avec Bozizé de l’Ethiopienne Mme Sahle Work Zewdé qui a précédé Mme Vogt. Pas la moindre protestation ni rappel à l’ordre du général président à propos des abus et nombreux cas de violation des droits de l’homme.

 

C’est toujours ainsi. Même si Bozizé  tue tous les Centrafricains dans ce pays, le BINUCA et les Nations Unies ne diront rien. C’est un véritable scandale au point où il faut légitimement s’interroger sur l’utilité et le pourquoi de la présence du BINUCA et de ces bonnes dames que des institutions telles que les Nations Unies et l’Union Africaine nomment en poste à Bangui et dont les mandats sont reconduits sans toutefois qu’on s’interroge sur la pertinence et l’efficacité du travail fait par ces bureaux.

 

La roublardise de Bozizé a eu raison de l’ancien président burundais Pierre Buyoya que l’OIF a retiré de la RCA pour envoyer désormais sur la gestion de la situation au Mali. Aujourd’hui, l’OIF désigne encore pour la RCA l’ex-ministre des affaires étrangères belge, Louis Michel dont l’action dans les crises en RDC, en Côte d’Ivoire, n’a pas été d’une époustouflante efficacité. Au lieu de multiplier les médiateurs, on devrait plutôt persuader « l’autiste de Bangui » de débarrasser le plancher car on l’a assez supporté. Combien de temps encore faut-il que les armes continuent de parler en  RCA  à cause de ce diable de Bozizé ?  

 

La Rédaction

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Centrafrique-Presse.com - dans Editorial
20 mars 2013 3 20 /03 /mars /2013 01:51

 

 

 

 

 

BANGUI : LE MAINTIEN DES MINISTRES DE LA SÉLÉKA RAVIVE LES DOUTES

 

Djotodia et Nourredine

 

 

Bangui, 19 mars 2013 (RJDH) – Les cinq ministres issus de la coalition Séléka sont toujours maintenus par les rebelles à Sibut (centre). A Bangui,  les voix se lèvent  sur l’attitude des rebelles. Certaines personnes prennent au sérieux la menace des rebelles à reprendre les hostilités, alors que d’autres voient la mauvaise volonté de ces derniers à faire perdurer la souffrance du peuple centrafricain.


Le maintien des ministres membres de la Séléka est au centre des discussions à Bangui. Dans les bars dancings, restaurants ou dans les bureaux administratifs, tout le monde se préoccupe de ce nouveau revirement dans la crise centrafricaine.


« En maintenant les ministres à Sibut, les rebelles veulent forcer la main au pouvoir de Bangui, pour mettre en pratique ce qui a été dit et signé à Libreville. Le gouvernement a intérêt à accéder aux revendications des rebelles, pour mettre fin à la souffrance des centrafricains », a dit Roger Sourou, chauffeur dans une société privée de la place.


Pour Severin Garba, étudiant en géographie à l’Université de Bangui, « cet acte témoigne la mauvaise volonté des rebelles à faire endurer la souffrance de la population centrafricaine. Les onze points qu’ils ont posés, sont  impossibles à réaliser, conformément à l’ultimatum de trois jours qu’ils ont donné ».


Fulgence Zeneth, activiste des Droits de l’Homme et coordonnateur de l’Observatoire national des élections pense que « le maintien des membres du gouvernement d’union nationale à Sibut par la coalition Séléka est une mauvaise publicité pour la République centrafricaine. C’est en même temps un message pour que les autorités puissent rompre avec l’attentisme qui se développe et qui devient presqu’une vertu dans notre pays ».


Pour lui, « il est à craindre que dans les jours à venir, nous puissions faire la messe de requiem des accords de Libreville qui ne semblent pas préoccuper nos autorités qui devraient être les premiers concernés par la crise centrafricaine ».


Face aux revendications des rebelles, Fulgence Zeneth pense que « les pressions, les ultimatums ne vont pas résoudre le problème actuel. C’est une crise profonde et sérieuse. La logique de la guerre ne pourra pas être une solution. Lorsqu’on adopte la position maximaliste, cela peut être regrettable ».


L’activiste des Droits de l’homme pense aussi que certaines revendications des membres de la Séléka ne sont pas du domaine du droit. Sur le fait que les rebelles demandent qu’ils soient recrutés dans l’armée afin d’assurer la protection de leurs leaders qui sont dans le gouvernement, Fulgence Zeneth mentionne que « les ministres membres de la Séléka sont ministres de la République centrafricaine, ils ne sont pas ministres de la Séléka. C’est important qu’on relève et qu’on signale cette situation. C’est au gouvernement d’assurer la sécurité de ses membres », a-t-il martelé.

 

En ce qui concerne le recours à la force pour régler l’actuelle crise, Fulgence Zeneth mentionne que « la voix de la force est une voix de règlement, mais c’est une mauvaise voix. Seule la voix du dialogue peut être privilégiée. Mais, cela n’exclut pas qu’on mette la pression nécessaire sur tous les acteurs pour qu’ils appliquent ces accords. S’il y a une mauvaise volonté comme on le constate aujourd’hui, il y a des amis de la République centrafricaine qui ont suffisamment de moyen et de poids, pour faire plier ceux qui ne veulent pas entendre la raison ».

 

Les éléments de la coalition Séléka qui ont maintenu depuis dimanche cinq ministres issus de leur, ont posé onze points de revendication au pouvoir de Bangui faute de quoi, ils vont reprendre les hostilités dans un délai de trois jours. Il s’agit du ministre de la Défense Michel Djotodjia, le ministre de la Communication Christophe Gazam-Betty, celui des eaux et forêts Mohamed Moussa Dhaffane, le Ministère de la Géologie, des recherches minières et de l’hydraulique, Herbert Djono Ahaba, et Amalas Amias Haroun du commerce, alors qu’ils se sont rendus à Sibut (centre) avec une délégation de la communauté internationale, pour sensibiliser les rebelles sur le processus de leur désarmement et réinsertion.


KOUANGO : DIFFICILE COHABITATION ENTRE LES REBELLES DE LA SÉLÉKA ET LES AUTOCHTONES

 

combattants Séléka près de Damara

 


Kouango, 19 mars 2013 (RJDH) – La population de Kouango (Sud), une des localités sous occupation des hommes de la Séléka, se plaignent de leur cohabitation avec ces rebelles. Selon les témoignages recueillis par le RJDH, ces hommes armés sont très agressifs et n’hésitent pas à faire usage de leurs armes sur la population.


Les habitants de Kouango ont fait savoir que ces rebelles  commettent souvent leur forfait avec l’appui de certains jeunes natifs de la ville, qui doigtaient les victimes.


« Il suffit de dire qu’une personne est de coloration politique du parti ‘’KNK’’ ou qu’elle est un agent de l’Etat, pour que les rebelles se jettent sur lui », a témoigné un habitant de Kouango qui a réussi à regagner Bangui par voie fluviale.


En plus des agents de l’Etat et les pro-Bozizé, la même source ajoute que les habitants qui ont un peu de moyen financier ou qui ont des outils de valeur sont indexés par les jeunes aux rebelles. « Un instituteur a été battu par les rebelles, car il voulait défendre un agriculteur chez qui les hommes de la Séléka ont pris de force ses deux paires de bœufs qui lui servaient de faire la culture attelée », a-t-elle illustré.

 

 

BANGUI : ENCORE UNE MARCHE DE PROTESTATION CONTRE LES REBELLES DE LA SÉLÉKA

 

Bangui, 19 mars 2013 (RJDH)- Les organisations féminines  centrafricaines ont encore marché ce mardi 19 mars, en  attachant des feuilles de palmier au tour du rein et sur la tête en guise de deuil et de mécontentement. Le but de leur manifestation est de revendiquer du gouvernement, la paix, la sécurité et l’arrêt  systématique des hostilités des éléments de la Séléka.


Cette manifestation intervient après l’ultimatum lancé par les rebelles, le dimanche dernier.


Selon Marguerite Koffio, présidente de l’organisation des femmes  Centrafricaines (OFCA), à l’issu de cette marche, un mémorandum a été remis au président de la République centrafricaine, chef de l’Etat, au Premier ministre chef du gouvernement, à l’ambassade de France, du Congo Brazzaville et au maire de la ville de Bangui, « dans le but de dire NON à la reprise des hostilités par les rebelles de la coalition Séléka », a-t-elle dit.


Marguerite Koffio précise que la République centrafricaine avait signé un accord de défense avec la France depuis longtemps. Voilà pourquoi un mémorandum sera remis à l’Ambassadeur de la France.


Une veuve dont son mari a été tué au front par les rebelles de la Séléka, a interpelé les autres épouses des Forces armées centrafricaines à la solidarité. « Aujourd’hui je suis veuve parce que les rebelles  ont tué mon mari. C’est une blessure au fond de mon cœur que je ne saurais guérir. Mais en tant qu’épouse, veuve et mère des orphelins, je n’aimerais pas que des femmes connaissent ma situation actuelle à travers la persistance des hostilités », a-t-elle souligné.


Le dimanche 17 mars, une mission constituée des cinq ministres issus de la coalition Séléka et le représentant du médiateur, le président congolais Denis Sassou Nguesso, s’est rendue à Sibut (centre) pour sensibiliser les éléments de cette rébellion sur le processus du désarment et réinsertion.


Pendant la mission, les leaders de la Séléka membres du gouvernement ont été maintenus par leurs éléments. Ces derniers ont posé des conditions au président Bozizé pour une sortie de crise. Ils ont également lancé un ultimatum de 72 heures au pouvoir de Bangui, sinon ils marcheront sur Bangui.

 


 

BATANGAFO : L’ONG COIAP ASSISTE DES VICTIMES DES EXACTIONS DE LA SÉLÉKA

 

Batangafo, le 19 mars 2013 (RJDH) – Les habitants de Kabo qui ont fui les exactions des  rebelles de la Séléka, pour se réfugier à Batangafo (nord), ont reçu des lots de médicaments ce mardi 19 mars, de la part de l’ONG Coopérative internationale de l’armature des pêches (COIAP).


Selon le docteur Kaïmba Notoumba, coordonnateur de COIAP, cette aide va permettre aux déplacés internes de se prendre en charge dans leurs zones de cachette, afin de baisser le taux de mortalité et de soulager certaines charges qui pèsent sur l’ONG Médecin sans frontière.


« Nous allons également consulter les déplacés qui sont malades, afin de leurs fournir des médicaments pour leurs soins », a-t-il dit.


Jeannette Kofikété, l’une des  bénéficiaires a affirmé que cette aide est la bienvenue pour les déplacés internes qui souffrent de toutes sortes de maladies dans la brousse. « Dans notre lieu de cachette, nous sommes exposés aux différentes maladies. La majorité des enfants souffrent du paludisme, de la fièvre jaune et des parasites », a-t-elle ajouté.

 

 

 

BERBERATI : LA VIOLATION DES DROITS DE L’HOMME MONTE EN FLÈCHE À GAMBOULA

 

Berberati, 19 mars 2013 (RJDH)- Les actes des violations de droit de l’homme sont récurrents dans la sous-préfecture de Gamboula (ouest). Un constat fait par l’Association centrafricaine pour la promotion, la protection et la défense des droits de l’homme (ACPPDH) qui a effectué une tournée du 15 au 16 mars dans cette localité.


Le  dirigeant de l’ACPPDH, Didier Babézolo, a cité entre autres les amendes irrégulières, le rançonnage de la population par les forces de l’ordre qui, selon lui, sont des actes de violation des droits de l’homme.


Celui-ci a par ailleurs souhaité le respect des autorités et le rétablissement de la confiance entre ces dernières et la population, comme solution et un pas vers le respect des droits de l’homme.


ACPPDH est une structure de la défense des droits de l’homme. Le but de sa tournée dans les villes de la préfecture de la Mambéré-Kadeï est de sensibiliser la population sur leur droit. A l’issue  du déplacement, un bureau a été mise en place dans la localité de Gamboula.

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Centrafrique-Presse.com - dans Dépêches
20 mars 2013 3 20 /03 /mars /2013 00:47

 

 

 

 

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RFI  mardi 19 mars 2013

 

En République centrafricaine, le délai de trois jours donné dimanche dernier par la rébellion de la Séléka aux autorités centrafricaines, pour répondre à ses revendications, expire mercredi 20 mars. Les rebelles menacent de reprendre les armes le jour même de la fin de l’ultimatum. Depuis dimanche, les deux parties n’ont toujours pas entamé de négociations. Le général Noël Léonard Essongo, Haut représentant du médiateur, le président congolais, Denis Sassou Nguesso, lance un appel aux responsables de la Séléka.

 

La rébellion de la Séléka, qui retient, depuis dimanche dernier, cinq ministres issus de leurs rangs, à Sibut – à environ 160 km au nord de Bangui – estime que les accords de paix de Libreville ne sont pas respectés et demande – entre autres – la libération des prisonniers politiques, le retrait des troupes sud-africaines du pays et la levée des barrages.

 

« Ce n’est pas ce que l’on souhaite », assure le colonel Narkoyo, l’un des chefs militaires de la Séléka, « mais si nous n’avons d’autre choix, alors nous reprendrons les armes », a-t-il affirmé.

 

«  On attend, on attend, on ne nous a pas contactés  », a affirmé, de son côté, le colonel Bordas, l’un des porte-parole de la rébellion, joint par RFI, avant de poursuivre : « c’est au président, François Bozizé, de prendre l’initiative et de donner une réponse à nos revendications », a-t-il estimé.

 

Pour sa part, la présidence estime qu'il n'est pas possible d'entamer des discussions sous la menace. Selon Gaston Mackouzangba, porte-parole du président centrafricain, en lançant un ultimatum, la Séléka a choisi la logique de rupture. « On ne négocie pas dans ces conditions », a-t-il fait savoir avant d’ajouter : « on ne peut pas discuter l’arme sur la tempe », a expliqué le porte-parole du président Bozizé.

 

Joint par RFI, le général Essongo, médiateur du président congolais, Denis Sassou Nguesso, indique, quant à lui, qu’il a bien tenté de joindre les ministres Séléka, retenus à Sibut, mais sans succès. Il lance un appel aux responsables de la Séléka.

 

Général Noël Léonard Essongo  Médiateur du président congolais, Denis Sassou Nguesso

 

« Les médiateurs demandent que la Séléka ne puisse pas entreprendre quoi que ce soit pouvant compromettre les accords de Libreville ».

 

 

 

NDLR : Le Premier Ministre Nicolas TIANGAYE a fait une déclaration ce soir à Bangui que CAP ne sera en mesure de publier que dans sa parution du mercredi  dans la journée. En résumé, il appelait tout le monde à respecter les Accords de Libreville dont seule l'application par toutes les parties prenantes permettra à notre pays de retrouver une paix durable et de sortir de la crise. 

 

Toujours selon nos informations d'une source proche de Bozizé ayant requis l'anonymat, celui-ci devrait également faire ce mercredi une déclaration à quelques heures de l'expiration de l'ultimatum de Séléka.  Il faut souhaiter que ce ne soit pas encore des propos incendiaire comme Bozizé en a l'art et qu'il saura prendre l'exacte mesure de la gravité de la situation dans laquelle son entêtement inutile et son sens de la roublardise a plongé le pays.

 

Il devrait vraisemblablement et selon nos sources et  lâcher du lest sur au moins deux revendications de Séléka notamment celle sur la libération des prisonniers et à propos du réajustement de la composition du gouvernement avec quelques portefeuilles supplémentaires concédés à Séléka. Si cela se confirme, il reste à savoir si Séléka s'en contentera ou maintiendra sa position sur la satisfaction de ses autres revendications. On ne devrait plus tarder à être situé avec le compte à rebours et l'expiration de l'ultimatum.     

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20 mars 2013 3 20 /03 /mars /2013 00:34

 

 

 

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YAOUNDE Mardi 19 mars 2013 | 18:31 UTC (Xinhua) - A la veille de l'expiration de l'ultimatum de 72 heures lancé au pouvoir de Bangui à la suite de la séquestration de ses cinq ministres membres du gouvernement d'union nationale du 3 février, la coalition rebelle centrafricaine Séléka a accusé mardi le président François Bozizé de mijoter une attaque et s'est déclarée prête pour la riposte.


«Bozizé a envoyé deux porte-chars à Damara (ville du Centre de la République centrafricaine pourtant protégée par les forces de la Communauté des Etats de l'Afrique centrale, NDLR). Nous aussi, on prend nos dispositions, on se prépare. D'après notre vision, lui-même n'est pas prêt pour la paix », a avancé dans un entretien à Xinhua le colonel Michel Narkoyo, porte-parole de la rébellion.


L'alliance rebelle qui a avait pris les armes en décembre pour renverser le régime de François Bozizé, a saisi le prétexte d'une mission de ces derniers à Sibut (Centre), une des sept villes sous son contrôle, pour faire prisonniers son propre leader, Michel Am Nondokro Djotodia, vice-Premier ministre et ministre de la Défense nationale et quatre autres ministres du cabinet dirigé par l'opposant Nicolas Tiangaye.


« On ne peut pas les libérer. Si on le fait, ils vont rejoindre ceux qui sont à « Guantanamo » (prison gouvernementale), à Bassangoa. Ils sont toujours à Sibut avec nos éléments. S'il n'y a pas une solution, il y a un grand risque de recours aux armes », a menacé l'ex-gendarme de deuxième classe promu au grade de colonel dans la rébellion.


Depuis la formation le 3 février du nouveau gouvernement de transition dont ils ont contesté la composition, estimant que le nombre de postes attribués à leur organisation était insuffisant, Narkoyo et d'autres dirigeants militaires et civils de la Séléka au rang desquels le porte-parole et coordonnateur international Eric Massi, réclament entre autres la libération des prisonniers politiques et le retrait des forces sud-africaines et ougandaises alliées du pouvoir de François Bozizé.


Ils disent prendre à témoin les Nations Unies, la Communauté économique des Etats de l'Afrique centrale (CEEAC, à laquelle la RCA appartient) et le médiateur de la crise, le président congolais Denis Sassou Nguesso, soutenant que depuis 2007 ils respectent les clauses des accords de cessez-le-feu avec Bangui, accusé de dilatoire. « Il n'y a pas une manifestation de volonté de la paix de Bozizé», affirme Narkoyo.

 

Depuis leur séquestration dimanche, leurs cinq ministres n'ont reçu aucune visite, ni de l'Onu, ni de la CEEAC et du représentant de Sassou Nguesso à Bangui. « On ne leur interdit pas de venir », assure cependant Michel Narkoyo.


 Côté présidentiel, le porte-parole du gouvernement et ministre de l'Equipement Crépin Mboli Goumba a réagi pour la première fois en regrettant le nouvel acte de la Séléka et l'appelant à la raison. « Il y a eu des revendications. On les examine à la lumière de l'accord de Libreville du 11 janvier », a-t-il souligné, peu avant une déclaration à la nation annoncée du Premier ministre.

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20 mars 2013 3 20 /03 /mars /2013 00:21

 

 

 

éléments Séléka vers Sibut

 

 

Après avoir déclenché une offensive militaire dans la Préfecture de MBOMOU, face aux troupes étrangères non communautaires et mercenaires lourdement armés par le Général François BOZIZÉ, en violation des Accords de Libreville, dans le but inavoué d’attaquer nos positions dans la Préfecture de la OUAKA, la coalition SÉLÉKA vient de mettre en déroute ces forces obscures par la prise et le contrôle de la ville de BANGASSOU, suite à des affrontements à 17 km de l’entrée de la ville. Par contre, la ville de GAMBO est prise sans combat, tout comme celle de RAFAI.

 

Dans leur fuite effrénée, ces troupes étrangères ont abandonné d’impressionnantes quantités d’armes et d’équipements militaires qui sont récupérées par nos vaillants éléments. Fier du courage de nos combattants, la coalition SÉLÉKA se réjouit de cette protection territoriale.

 

Nous récusons la présence des troupes étrangères non communautaires sur notre territoire. Elles ne sont nullement impliquées dans la gestion de la crise centrafricaine, tout comme ces mercenaires que le Général François BOZIZÉ a fait venir massivement en Centrafrique, en s’appropriant tous les points névralgiques de notre pays au détriment de nos forces régulières, les FACA, qui ne suscitent aucunement la confiance du Chef de l’Etat.

 

Sur notre Territoire National, partout où ces troupes étrangères non communautaires et mercenaires se trouveront, dès lors qu’ils constitueront une menace pour notre défense et notre sécurité, nous les affronterons et les déposséderons des armes achetées avec l’argent du contribuable centrafricain.

 

Nous invitons vivement le Général François BOZIZÉ à se mettre résolument sur le chemin de la paix, conformément aux engagements de Libreville, au lieu de pratiquer une politique de l’autruche qui lui sera forcément et bien fatalement préjudiciable.

 

Fait à Bambari le 20 Mars 2013


Justin KOMBO

 

Secrétaire Général - SÉLÉKA É-mail : zokoyzosozola@yahoo.com

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