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20 février 2013 3 20 /02 /février /2013 03:01

 

 

 

wily-Sebiro.jpg

 

source : http://www.centrafriquelibre.info

 

La politique est devenue une source de bien-être et d'enrichissement en RCA. On devient politicien dans ce pays pour s'agripper au pouvoir et se servir et non « pour servir » le peuple. Ce pays tarde à prendre son envol faute des leaders politiques dignes de ce nom.

 

Comment comprendre qu'en 53ans d'indépendance, on ne puisse pas trouver un seul parti démocratique et organisé dans les règles de l'art? On compte aujourd'hui une soixantaine d'associations politiques pour seulement 5 millions d'habitants.

 

En Centrafrique de nombreux partis ont vu le jour depuis l'avènement de la démocratie au début des années 90; mais force est de constater qu'ils ne présentent pas au peuple de véritables projets de société.

 

Du coup la politique politicienne est privilégiée au profit du social: on ne pense pas à l'amélioration des conditions de vie des populations, on privilégie sa carrière et ses intérêts.

 

La plus part de ses organisations n'existent que grâce aux fondateurs et leurs proches connaissances, voire leur famille biologique. Beaucoup de ses associations sont fondées sur l'ethnie.


Si ailleurs, on crée un parti pour défendre des idées afin de fédérer un peuple et conquérir le pouvoir, en Centrafrique c'est le contraire. Créer un parti c'est ouvrir une voie royale au profit et aux activités des choses de la passion.

 

Les leaders ne fournissent aucun effort pour susciter l'adhésion du peuple centrafricain, ils ne se focalisent que sur leurs noms devenus des marques de produits comme on fait en publicité, ainsi que sur leurs proches.


Ce n'est pas le nouveau Me Tiangaye qui nous dira le contraire: la majorité des ministres de son gouvernement sont des leaders des mouvements politiques.

 

Le chef du gouvernement est le président de la CRPS. Le ministre de l'Economie, le retraité et éternel ministre Enoch Dérant Lakouè alias «  feuille de manguier » préside le PSD, un parti de la mouvance présidentielle.

 

A l'exception de Ziguélé qui a préféré envoyer un de ses lieutenants, le ministre Loudégué au ministère de l'Education, tous les chefs se sont empressés de partager le butin apporté par la Seleka.

 

Me Pouzère et Me Mboli goumba avocats de formation et respectivement ministres des Postes et Télécommunications, d'Equipements et du Désenclavement sont les présidents fondateurs de Löndo et de Patrie. M. Béndounga président du MDEREC, est ministre délégué au Développement rural, M. Douba ministre délégué à l'Urbanisme chargé de la Réforme Foncière est le président de l'ADP etc...

 

Si rien n'est fait pour encadrer les partis politiques, la liste de ces organisations va s'agrandir, ce qui entraînera de graves conséquences sur le développement de la RCA.

 

Incapables de montrer de bons exemples, les laisser pour comptes essaieront de rentrer dans cette danse de « canard boiteux »,et la pagaille va s'accroître.

 

Face à l'inexistence des leaders charismatiques, un bon nombre de centrafricains privilégient la violence marquée par la prise des armes et la création d'un parti ou mouvement politique pour s'enrichir en si peu de temps.

 

On retrouve actuellement cette dichotomie entre les membres du gouvernement Tiangaye.

Le gouvernement de transition apparaît comme un dernier rempart pour résoudre le problème de la multiplication des partis politiques.

 

Les trentenaires et des quadragénaires dont une majorité regorgent pourtant des diplômes sont abandonnés à leur triste sort, par ces leaders qui préfèrent collaborer avec les gens de moindre valeurs et facilement manipulables.

 

Une nation se développe en fonction de sa capacité culturelle et de l'apport de tous ses citoyens. Paradoxalement en Centrafrique, le système met à l'écart les jeunes diplômés.


Les diplômes ne payent plus par rapport à la politique qui souvent attire les arrivistes et les aigris de l'école.

A titre d'exemple le cabinet de la ministre Michèle Alliot Marie au ministère de la défense française était truffée des jeunes trentenaires.

 

En Centrafrique, la moyenne d'âge est de 55ans, ce qui montre bien une méfiance à l'égard de la jeunesse qui a toujours été le fer de lance du développement d'un pays.

 

Des informaticiens, des responsables de ressources humaines, des économistes et des financiers Centrafricains contribuent actuellement au rayonnement de la France, alors que la RCA qui doit repenser toute son administration, privilégie les gens fatigués, incompétents ou corrompus.

 

Wilfried Maurice SEBIRO

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Centrafrique-Presse.com - dans Opinion
20 février 2013 3 20 /02 /février /2013 00:45

 

 


 

Ce discours a été prononcé par un esclavagiste européen, William Lynch, en 1712. Il avait été invité par ses collègues afin de venir présenter une nouvelle technique de contrôle des Africains déportés aux États-Unis mais qui se révoltaient chaque jour, et mettaient ainsi à mal leurs « affaires ». William Lynch de par sa compétence et l’expertise qu’il avait développé, était devenu un « consultant » en ce domaine.



« Mesdames, Messieurs, Je vous salue ici, en cette année de notre seigneur, 1712. J’aimerais d’abord vous remercier de m’avoir invité. Si je suis là aujourd’hui, c’est pour vous aider à résoudre les problèmes que vous avez avec vos esclaves. J’ai expérimenté dans ma modeste plantation, des méthodes nouvelles de contrôle des esclaves. La Rome antique nous envierait si mon programme était appliqué. Non seulement vous perdez de l’argent en pendant vos esclaves, vous avez aussi des insurrections, des révoltes, vos champs restant ainsi longtemps sans être cultivés, vos propriétés sont souvent victimes d’incendies, votre cheptel est tué. Je ne suis pas là pour énumérer tous les problèmes que vous avez avec ces esclaves, mais pour vous aider à les résoudre.



Je dispose d’une méthode qui vous permettra de contrôler définitivement vos esclaves noirs, et qui a fait ses preuves dans ma propriété. Je vous garantis à tous que si vous l’appliquez correctement, elle vous permettra de contrôler vos esclaves pendant au moins 300 ans. Ma méthode est simple, tout membre de votre famille ainsi que vos ouvriers blancs peuvent l’utiliser. Je fais ressortir un certain nombre de différences parmi les esclaves; il me suffit de reprendre ces différences, de les agrandir, de les exagérer. Puis je suscite la peur, la méfiance, l’envie, la méfiance en eux, afin de les contrôler; par exemple, prenez cette liste de différences: l’âge, la couleur, l’intelligence, la taille, le sexe, la superficie des plantations, l’attitude des propriétaires, le lieu d’habitation des esclaves (vallées, montagnes, l’est, l’ouest, le nord, le sud), le type de cheveux des esclaves (fins ou crépus), la taille des esclaves (grands de taille ou courts). Je vais ensuite vous donner une stratégie d’action pour mettre tous ces éléments ensemble; mais avant tout, j’aimerais vous dire que la méfiance, le manque de confiance en soi, est plus efficace que le respect ou l’admiration. L’esclave noir, après avoir reçu ce lavage de cerveau, perpétuera de lui-même et développera ces sentiments qui influenceront son comportement pendant des centaines voire des milliers d’années, sans que nous n’avions plus besoin d’intervenir. Leur soumission à nous et à notre civilisation sera non seulement totale mais également profonde et durable. N’oubliez jamais que vous devez opposer les adultes et les noirs âgés aux plus jeunes, les noirs à peau foncée aux noirs à peau plus claire, la femme noire à l’homme noir.



Mesdames, Messieurs, ces solutions sont les clefs qui vous serviront à contrôler vos esclaves. Utilisez-les, faites-en bon usage; faites en sorte que vos femmes, vos enfants, vos ouvriers blancs les utilisent aussi; ne manquez pas cette opportunité. Si vous l’appliquez intensément pendant une année, les noirs eux-mêmes les développeront, les accentueront, et manqueront à tout jamais de confiance en eux-mêmes Cela vous permettra d’asseoir une domination quasi éternelle sur eux. »

                                                                                                                                                          

 

                      Commentaire et analyse du discours par Kidjimalé Léon Grant.

 

 

Ce discours est encore d'actualité. Sa portée a été réelle dans l'Amérique esclavagiste. L'esprit de la méthode de William Lynch est tout simple : la mise en évidence d'un certain nombre  de différences entre les individus d'un même groupe social, en l’occurrence les Noirs. Il s'appuie  pour cela sur l’âge, la couleur de la peau plus ou moins foncée, le sexe, la taille, les cheveux lisses ou crépus...

 

Par ce moyen, il peut séparer les Noirs. Il peut les empêcher de constituer un groupe pour résister à leur propriétaire blanc. C'est le fameux « diviser pour régner ».

Le texte ne nous dit pas si la méthode a été suivie par les  autres fermiers blancs. Mais on peut l'imaginer …

 

Pour nous, Africains, des leçons sont à tirées de ce discours face à l'oppression d'où qu'elle émane !

Dans tous les cas, beaucoup de leaders négro-africains  tels que Martin Luther King, Nelson Mandela et Gandhi, qui connaissaient ce discours, ont su tirer les conséquences politiques et sociales. Ils ont su maintenir unis ceux avec qui ils menaient le combat pour la liberté des droits.

 

Gandhi,  contre  qui les colons anglais, ont  opposé Muhammad Ali Jinnah avait essayé en vain de sensibiliser celui-ci contre les ruses de ce discours que les anglais ont adaptées à la situation de l'Inde de l'époque, mais sans succès – c'est-à-dire si la méthode est redoutable !

 

Mandela, lui, aussi a déployé une énergie immense pour ne pas tomber dans le piège que le régime de l'apartheid avait monté notamment en créant des bantous tans et en attisant les haines tribales entre les Xosas et les Zoulous ...Cela ,malgré les trahisons de Buthélézi et son Inkata...

 

En Afrique centrale, B. Boganda rêvait d'un Etats-Unis en Afrique centrale. Celui que la France gaullienne lui avait opposé pour faire échouer ce fabuleux projet, fût Léon Mba au Gabon. Sans trop effort, l'on avait réussi à le convaincre que son pays risquerait de partager ses richesses avec d'autres plus pauvres.

 

En Afrique de l'ouest, la même méthode a été appliquée avec « succès ». Félix Houphouèt-Boigny refusera une fédération des états de l'ancienne colonie française que les panafricanistes de l'époque lui avaient proposée !

 

«  L'esclave noir, après avoir reçu ce lavage de cerveau, perpétuera de lui-même et développera ces sentiments qui influenceront son comportement pendant des centaines voire des milliers d'années, sans que nous (les colons blancs esclavagistes)n'avions plus besoin d'intervenir. Leur soumission à nous et à notre civilisation sera non seulement totale mais également profonde et durable. »

 

Si je rappelle cette partie du discours de William Lynch, c'est que je pense que c'est le but qu'il recherchait – à savoir soumettre l'homme noir ad vitam aeternam à l'homme blanc, un peu à la manière des dominos qui, succombent les uns après les autres dès la première impulsion.

 

Lavage de cerveau en vue de pervertir le comportement de l'homme noir, pour le dominer pendant des siècles !

Nous soumettre à leur civilisation. Je ne commenterai pas cette partie, et je renvoie aux écrits de Cheikh Anta  Diop et autre Boubou Hama...

 

Vous avez peut-être constaté que je n'ai pas évoqué un point qu'avait souligné William Lynch, sur les différences qu'il avait citées. En effet il avait mentionné les lieu d'habitation des uns et des autres . Il avait suggéré aussi l'intelligence comme moyen de division !

 

J'ai été parfois estomaqué de constater que (certains parmi nous qui avant eu l'opportunité d'étudier, de décrocher des diplômes, bref, ceux qui se trouvent intelligents ou intellectuels) expriment un profond mépris pour nos compatriotes moins lotis.

Pire d'ignorer que l'analphabétisme a atteint un record en Centrafrique et parmi les populations noires.

 

Nous ne devons pas nous laisser instrumentaliser voire flatter comme étant différents des autres. Mais nous devons savoir que si intelligents nous sommes cela  nous confère plus d'obligation envers les autres. Je bats ma coulpe pour n'avoir pas aidé nos compatriotes comme j'aurai voulu, à  combattre l'ignorance et l'asservissement.

 

Le tribalisme et le régionalisme participent de cette duperie !

 

En effet qui n'a pas vu près de lui ou entendu des propos stigmatisant telles ou telles ethnie en R.C.A. !  Surtout lorsqu'un ressortissant d'un groupe ethnique est au pouvoir....

 

Dans tous les cas, sachons-le, la mayonnaise a bien pris. En être conscient, c'est  déjà un début …

Plus l'on occupe un position sociale importante, plus l'on doit se battre pour l'unité et pour l'épanouissement du plus grand nombre. Se battre pour que la veuve l'orphelin  et mes moins nantis aient autant de droit et de chance que les autres.

 

Notre aliénation remonte  donc de loin. Culturellement apprivoisés, nous sommes comme un fleuve qui s'est délité ! Et au premier rang, se trouvent nos dirigeants...

 

Alors que faire pour commencer ?

 

Diffuser largement le texte  de discours de William Lynch,  l'analyser et se l'approprier.

 

Agir toujours ensemble même si c'est difficile. Sans condamner ou rejeter un individu de bonne volonté ou un groupe qui veut  contribuer à un projet politique, économique ou culturel.

Surtout sensibiliser que nous luttons contre une volonté de nous dominer éternellement !!!

Ainsi chacun parviendra progressivement à modifier son comportement. Les actions que nous poserons ensemble seront  plus efficaces dans l'intérêt de nos peuples.

 

Penser aux legs aux générations futures !

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Centrafrique-Presse.com - dans Opinion
19 février 2013 2 19 /02 /février /2013 19:34

 

 

Urgent

 

xavier-sylvestre-yangongo.jpg

 

 

Bangui, 19 fév (CAP) – On apprend d’une source aéroportuaire de Bangui M’poko digne de foi qu’un avion affrété en urgence vient de se poser à l’aéroport international Bangui M’poko en vue de l’évacuation vers Libreville du général Xavier Sylvestre YANGONGO dont l’état de santé se serait brusquement détérioré, il aurait fait un accident vasculo-cérébral (AVC).


Toujours selon nos informations, compte tenu de la gravité de son état, l’évacuation du général ne pouvait attendre le prochain vol régulier d’Air France Bangui-Paris d’où la décision de BOZIZE dit-on de l’acheminer sur Libreville.

 

Tout cela pose avec acuité le problème du manque cruel d’infrastructures de soins médicaux d’urgence en Centrafrique qui n’ont jamais été une priorité ni un souci pour la  bozizie depuis dix ans qu’elle est aux commandes.

 

On se souviendra du cas d’un autre général, André MAZI, qui lorsqu’il était pratiquement à l’article de la mort, avait été évacué à l’ultime moment à Libreville pour y décéder. 

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Centrafrique-Presse.com - dans Annonces et divers
19 février 2013 2 19 /02 /février /2013 05:12

 

 

Ouamba-Patas.JPG

 

 

Au “Tandem Bozizé-Tiangaye”, faut-il le rappeler, et ce, à raison que la paix, la sécurité et l’ordre public sur toute l’étendue du territoire ne sont pas les seuls objectifs de leur cohabitation. C’est urgent, la paix ! C’est nécessaire la sécurité ! Enfin, c’est inexorable l’ordre public ! Ils le défendent ici. Ils l’argumentent là-bas. Même, ils éblouissent l’équilibre de la pensée politique et économique avec ces mots creux – concept-valise – utilisés pour étouffer ou réduire à néant la réalité réelle. Et la réalité réelle. Où est-elle ? Ils sont nombreux à poser cette question. Pourtant, elle est si proche d’eux. Elle est parlante et significative. Mais ils ne l’entendent point ou mieux encore refusent de l’écouter. Et elle sombre. Avec elle, la Centrafrique est en dérive.


Oui la Centrafrique est en dérive. Cette réalité réelle c’est le système éducatif en Centrafrique. Cette réalité réelle, c’est l’Université de Bangui qui meurt. Et l’on ignore que la paix, la sécurité et l’ordre public dépendent de l’éducation des citoyens. Des citoyens bien éduqués et instruits connaissent la valeur de la paix, l’ordre public et la sécurité. C’est dire, le ‘‘Tandem Bozizé-Tiangaye’’ ne devrait pas s’investir exclusivement que dans la politique de la paix, la sécurité et l’ordre public. Pourquoi ? Parce que ces trois  impératifs à eux seuls ne suffisent pas pour rasséréner. Et, c’est là où la réalité réelle devient importante.


La crise centrafricaine n’est pas que politico-militaire. Elle est aussi une crise du système éducatif. Elle est encore, pour dire mieux, la crise de l’Université de Bangui. La rigueur scientifique à disparu au sein de cette institution. Les enseignants traversent une crise de la pensée sur fond de mépris pour l’éthique de la profession. La politique de Recherche & Développement est inexistante. Et l’Université de Bangui n’est pas compétitive an niveau international, et même parfois dit-on, par rapport aux autres Universités de la Communauté Economique et Monétaire de l’Afrique Centrale.


L’ironie du sort, les professeurs de l’Université de Bangui ne sont connus que dans cette ville et dans la sous-région. Au plan international ils sont introuvables.  Au regard de cette réalité réelle, il appartient au ‘‘Tandem Bozizé-Tiangaye’’ d’y remédier.  La paix perpétuelle, la sécurité permanente et le véritable ordre public s’obtiennent que par une  bonne éducation ; l’Université un vivier de savoir et de connaissance prend place dans la société comme vecteur de Recherches & Développement. Cela dit, le système éducatif de la Centrafrique doit connaître une réforme. L’Université de Bangui doit innover en modifiant ses statuts. Il serait raisonnable qu’elle s’adapte à la globalisation. Elle doit  écarter la politique exclusive d’ ‘‘Africanisation du droit des affaires’’.


C’est une  grosse erreur pour l’Université de Bangui d’enseigner le droit communautaire africain des affaires, alors que la Centrafrique n’a pas encore son propre droit des affaires. Ce sont des pistes que le ‘‘Tandem Bozizé-Tiangaye’’ devrait explorer pour mettre en valeur la Recherche & Développement au service de l’économie. Aussi, les différents départements qui composent l’Université de Bangui doivent être autonomes. Les critères de recrutement des maîtres de conférences et professeurs doivent être basés sur la compétence. Et les candidats centrafricains doivent être privilégiés et encouragés à intégrer le corps d’enseignants. Au surplus, le gouvernement ne doit pas hésiter à doter le système éducatif centrafricain et notamment l’Université de Bangui des moyens nécessaires et appropriés pour mener des recherches. Si la Grande-Bretagne est forte aujourd’hui, c’est parce que ses Universités sont en pointe dans l’innovation. Si le Japon est si développé c’est parce que son système éducatif et Universitaire a privilégié les Recherche & Développement.


Et les Etats-Unis d’Amérique doivent être cités comme l’exemple parfait de l’apport incontournable et nécessaire des Recherche & Développement dans tous les domaines. La Centrafrique doit s’inspirer de ces pays pour asseoir sa politique de réforme du système éducatif et de la refonte des statuts de l’Université de Bangui. La Démocratie et la prospérité sont ici. La paix, la sécurité, et l’ordre public résident dans la mise œuvre de cette proposition. Le tout sécuritaire risque de mener à  l’échec et la confusion. Le démocrate ne le souhaite pas.

 

Joseph-Nestor Ouamba-Patas (Strasbourg).          

 

 

It is true that Central African Republic through its National Unity Government has to-day as first priority – implementation of Law and Order – peace and security – over all its territory. This policy is understandable to those observing the state of this country and reflecting on political crises it continues to endure. But, the main political question is that: “Can this Government succeed in this scope without taking in account the case of Education, Research & Development”? Analysing the Government’s intent, it appears that Education, Research & Development are not in its political map. To be clear and relevant on this issue – permanent peace and coherent security imply from citizen: good education, excellent training and better civics. Law and Order could be well understood only through education. The Department of Education is poor with infrastructure.

 

The consequences of this fact are: teachers and  professors cannot do their best in teachings. The lack or non-existence of Research & Development. University of Bangui is underequipped. It is difficult in this situation to compete with other Universities in the world and in the Economic and Monetary Community in Central Africa. University of Bangui and the Department of Education should be adapted to the process of globalization not only to “africanization”.  It depends on “The Tandem Bozize-Tiangaye” to revamp this situation.  It means that these sectors need deep reforms in order to participate in the transformation of Central African Republic. Peace and security, now: it is right. Law and Order, now: it is right. But, it is not enough to secure this country. University of Bangui and the Department of Education must be privileged by the National Unity Government. United Kingdom is so powerful and wealthy to-day because of its Universities and Research & Development. Japan is so strong economically because of its Universities and Research & Development. United States of America here can be quoted as a perfect example Universities and Research & Development play in the process of progress.

 

Central African Republic should experiment these practices in order to give opportunities to professors, engineers, scientists, lawyers, chemists, physicians, physicists, traders, journalists, entrepreneurs...  evolving  the economic fabric through small and medium sized enterprises. It is to mention beyond this assertive that, the political crisis this country faced, is not only military, but at first that of the crisis of education system. It is also a crisis of University of Bangui. Crisis in the way of thinking. Crisis of ethic among elites. In this regard, the Department of Education and the University of Bangui must be in the core of the National Unity Government policy. The effective solution of the series of crisis, Central African Republic is shrouded resides also in the transformation of its education system. University of Bangui should rethink its philosophical way to recruit lecturers and professors. Competence must be the criterion to recruit and Central African encouraged to integrate the professorial corps.    

 

Each department must be self-governing. Academic freedom should be prevailed. It is clear to-day that University of Bangui and the Department of Education deserve more attention from “The Tandem Bozize-Tiangaye”. To reach prosperity, growth, economic stability Central African Republic is obliged to give significant support – financial, material and political – to the Department of Education and the University of Bangui. Both are in serious crisis. Something must be done to fix this calamity. And this calamity has become a breeding ground for “The tandem Bozize-Tiangaye” to value their love and interest to this country by bringing appropriate solutions. The future of Central African Republic is to be found in Education, Research & Development. The better way to establish permanent and perpetual Peace and Security, Law and Order in Central African Republican is to reform Education and to revamp the status of the University of Bangui. Democracy and prosperity are here.

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Centrafrique-Presse.com - dans Opinion
19 février 2013 2 19 /02 /février /2013 04:46

 

 

 

Steve Yambété

 



Bangui 19 fév (CAP) - Nouvellement nommé par des canaux que l’on sait, le tristement célèbre Stève Yambété, et récemment récompensé chargé de mission auprès de Ngaissona pour ses nombreux services rendus à Bozizé, s’est déjà mis en oeuvre au département de la jeunesse. Mis en  place sur une initiative de l’UNICEF en Centrafrique, le Conseil national de la jeunesse est un partenaire du ministère de la jeunesse, des sports, des arts et de la culture de la République centrafricaine.

 

Et pourtant, ce n’est pas ainsi que notre tout nouveau chargé de mission dans ce  département voit les choses. Il n’y a pas longtemps de cela, à l’occasion de la célébration de la journée des martyrs devenue semaine nationale de la jeunesse (instaurée par le CNJ), Bozizé a remis plus de 43 millions F CFA à son neveu Christian Guenebem président du CNJ et de la jeunesse KNK pour le CNJ.

 

Suite à la crise qui a secoué le régime de Bozizé, les fonds n’auraient pas été utilisés et même pas logés dans le compte du CNJ… mais gardé par devers lui par Guenebem qui s’est entre temps rendu en France pour des raisons qu’on ignore. Guenebem qui est d’ailleurs le président du comité d’organisation de ladite activité, n’a rien dit sur le système d’organisation et les autres membres du comité d’organisation n’attendent que son retour à Bangui pour organiser l’activité.

 

Il n’en fallait pas plus pour que Jean Félix Riva, le « doungourou » de Yambété qui a été viré du comité pour mentalité douteuse, ne saute sur l’occasion pour tenter de régler les comptes  avec Guenebem. Ainsi, il s’est approché de Yambété désormais chargé de mission, pour essayer de se venger. Yambété qui profite aussi de ses litiges avec Guénébem n’a pas tardé à faire mouche. Il a décidé de dissoudre le Comité d’organisation et de s’auto nommer président du futur comité, exigeant aussi l’audit des fonds décaissés par Bozizé et remis directement à Guenebem. Son ministre qui sait que les textes du CNJ font de l’institution un partenaire et non une structure sous tutelle du ministère, l’en a empêché.


Mais Yambété a contourné son chef pour en faire à sa tête, ayant trouvé une occasion pour se payer la tête de son grand rival Guenebem. Il a ainsi donné un ultimatum jusqu’au lundi 18 février au bureau  actuel du comité d’organisation dont le premier vice-président n’est  autre que le président de l’ANECA au service du même Yambété. On ne sait franchement pas à quoi joue cet individu qui veut s’imposer comme un incontournable au sein de la bozizie.

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Centrafrique-Presse.com - dans Annonces et divers
19 février 2013 2 19 /02 /février /2013 03:05

 

 

 

Touche-pas-a-ma-Constitution.-2-JPG.JPG

 

 

Fait à Dakar, 14février 2013

 

                                                                                      

Le Collectif  Centrafricain « Touche pas à ma Constitution » tient à attirer l’attention des leaders de la coalition SELEKA, sur  les exactions perpétré par leurs éléments sur les paisibles populations Centrafricaines dans différente régions du pays sous leurs contrôles.


Depuis plus d’un certain temps la paisibilité des pauvres habitants de ces localités est perturbé.  Ceux-ci ne peuvent pas vaquer librement à leurs activités par crainte de ces éléments, des femmes sont violés, des cas de pillages, d’exécutions sommaires sont rapportés la plus récente,le lundi 4 février 2013 à Mobaye.

 

En effet l’excuse lamentable « des éléments incontrôlés » ne sera pas toujours valable, un chien bien dressé ne mords pas à tout bout de champs, le peuple Centrafricains est pris entre le marteau de la garde présidentielle du Général BOZIZE  qui enlèvent, maintiennent arbitrairement  en prison et l’enclume de vos hordes d’éléments incontrôlé qui commettent des exactions, pillent, tuent les paisibles populations, résultat le Centrafricain lambda se retrouve pris en otage par la volonté de  la Seleka et celle de BOZIZE.


Ainsi la SELEKA et le général François BOZIZE se rendent coupable des violations des articles 1er, 3, 4 alinéa 1er, de la constitution Centrafricaine.


Le collectif recommande aux leaders de la SELEKA de prendre leurs responsabilités en mettant fin aux exactions, pillages, exécutions sommaire commisent par leurs éléments.


En vertu des charges qui leurs incombent à l’issue du gouvernement d’union national, le collectif suggère de s’atteler à la restauration urgente de l’armée Centrafricaine seul moyen de garantir l’intégrité du territoire national.

 

 

 

Le Coordonateur-Général


   Kenny ZOUNGARANI

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Centrafrique-Presse.com - dans Communiqués
19 février 2013 2 19 /02 /février /2013 01:56

 

 

 

 

defenses-d-elephant-decouverte-par-l-armee-ougandaisen.JPG

 

 

TRISTE DECOUVERTE FAITE PAR L'ARMEE OUGANDAISE DANS LA JUNGLE CENTRAFRICAINE..!!!.

 


Kampala 15 fév (LNC)(AFP) - L'armée ougandaise a indiqué jeudi avoir découvert une cache contenant des défenses d'éléphants enfouies dans la jungle de Centrafrique probablement par des rebelles de l'Armée de résistance du Seigneur (LRA).



Cette découverte de la petite cache d'ivoire a été rendue possible grâce à une confidence faite par un déserteur de la LRA à une patrouille de l'armée ougandaise lancée à la recherche du chef du mouvement rebelle Joseph Kony, selon l'armée. "Ces défenses, sans doute enfouies par la LRA, se trouvaient dans un lieu éloigné au nord de Djema", une localité du sud-est de la Centrafrique, a indiqué un communiqué de l'armée. 


Le mouvement rebelle ougandais de l'Armée de résistance du Seigneur (LRA), un des plus sanglants d'Afrique centrale, se finance grâce au braconnage des éléphants et la contrebande d'ivoire, ont récemment indiqué des diplomates et militants aux Nations Unies. 

 
Ce groupe, qui compte aujourd'hui 250 hommes, a mené durant 25 ans une rébellion féroce contre le gouvernement ougandais. La LRA est active dans le nord de l'Ouganda depuis 1988, mais ses combattants se sont installés depuis 2005 dans le nord-est de la RDC, ainsi qu'en Centrafrique et au Soudan du Sud. Les rebelles sont tristement célèbres pour des pillages, viols, mutilations, meurtres et enrôlements forcés d'enfants ensuite utilisés comme soldats et esclaves sexuels. 


L'armée ougandaise, appuyée par une centaine de soldats américains des Forces spéciales, mène une chasse à l'homme pour retrouver Joseph Kony dans cette jungle peu peuplée. Dans son communiqué, l'armée ougandaise a indiqué que des représentants de l'armée américaine ont "à leur disposition les défenses d'éléphant" et sont en contact avec les autorités centrafricaines pour les leur remettre.

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Centrafrique-Presse.com - dans Annonces et divers
19 février 2013 2 19 /02 /février /2013 01:44

 

 

 

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Radio Ndéké Luka Lundi, 18 Février 2013 11:47

 

La famille du MLPC s’élargit. Une frange  du comité de soutien à l’ancien Président Ange Félix Patassé, regagne le Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC).  La réconciliation a eu lieu ce 17 février au quartier Galabadja 6 dans le 8earrondissement de Bangui.

 

Ces anciens militants ont invité le bureau politique présidé par Martin Ziguélé, pour lui faire part de  leur retour au sein du MLPC.  Selon Jackson Mazette, 2e vice-président de ce parti politique, « ces militants étaient d’abord des militants du MLPC qui au retour du président Ange Félix Patassé l’avaient rejoint ». Il  considère  ces  retours simultanés déjà effectués dans le 5ème, 4ème ,3ème et 7ème arrondissements  comme «  une journée de réconciliation qui permet à ces militants de continuer leur lutte politique au sein de notre parti politique ».

 

En rappel, le parti MLPC avait annoncé en 2006, la suspension de toute activité politique pour non-respect de sa ligne par Patassé. Puis en mi-juin de la même année, ledit  parti  décide  son exclusion définitif pour les mêmes raisons, avant d'investir son ex-Premier ministre Martin Ziguélé comme candidat à la présidentielle de 2010 à l'issue d'un congrès.

 

Signalons que  la famille du MLPC s’élargit depuis le  3 février dernier avec la reconversion d’un groupe d’anciens militants du parti KNK du 6ème arrondissement de Bangui  au sein du  parti MLPC.

 

 

 

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19 février 2013 2 19 /02 /février /2013 01:32

 

 

BANGUI : DES COMMERÇANTS DU MARCHÉ KM5 MÉCONTENTS DES OPÉRATIONS DU DÉGUERPISSEMENT

 

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Bangui, 18 févr. 13 (RJDH) – Des vendeurs au marché km5, ont manifesté ce matin leur mécontentement suite aux opérations de déguerpissement enclenchées par le ministère de la Sécurité publique. Une situation qui a entrainé une altercation entre les forces de l’ordre et les vendeurs.


Ces opérations consistent à détruire les étales qui permettent au vendeur d’exposer leurs marchandises. Un préavis a été déjà donné à certains commerçants de détruire eux-mêmes leurs étales dans un délai de trois jours. Le propriétaire d’un immeuble baptisé Amigos, a personnellement été visé par cette note. Seulement, le délai étant passé et face au refus de ce dernier, les forces de l’ordre sont intervenues pour procéder à la destruction de l’immeuble et des étals, sur instruction du ministre de la sécurité publique.


D’après le constat fait par le RJDH, plus d’une cinquantaine de femmes se sont mises en tenue d’Eve devant les forces de l’ordre, empêchant ainsi la circulation sur l’avenue Koudoukou, protestant ainsi contre leur expulsion. Pour disperser les manifestants, les policiers ont  fait usage de gaz lacrymogène et des coups de feu à balles réelles. 


« Nous nous sommes déshabillées, c’est pour prouver notre mécontentement à l’égard des autorités du pays. L’acte qu’elles ont posé ne contribue  pas  au  développement social et par conséquent notre commerce.  Nous avons des enfants à notre charge, c’est cette activité qui nous permet de les nourrir », a déploré une commerçante.


Selon Camille Féna, commerçant, cette manifestation a pour objectif de protester contre la « destruction sauvages » des étals des commerçants par la mairie de Bangui. « Hier le ministre de l’administration du territoire nous a fait savoir que nos tables ne seront pas détruites, mais nous sommes surpris de voir que tout est saccagé ce matin», a-t-il  ajouté.


« Les policiers sont venus casser nos étables. Ils ont aussi emporté nos marchandises sous l’ordre des autorités de la mairie. Et lorsqu’on voulait protester, ils ont tiré des coups de fusil sur nous, comme si nous sommes des bandits et des malfrats. Il faut qu’on nous trouve un endroit pour nous permettre de continuer nos activités », a souligné Anne-Marie Dangba, une commerçante, au marché kilomètres 5.


Interrogé sur la question, le maire de Bangui, Nazaire Yalanga Guénéféï se dit surpris et ne pas s’être  informé de cette opération. La population estime quant à elle qu’il n’y a pas de véritable autorité dans l’administration centrafricaine. « Chacun peut se lever un beau matin et faire sa volonté sur le reste de la population. Cet exemple témoigne combien la gestion du personnel échappe aux principaux responsables », a mentionné un observateur de  la vie publique centrafricaine.

 


 

BANGUI : LA SUSPENSION DES ÉMISSIONS SUR LES ONDES DE LA RADIO NATIONALE FAIT POLÉMIQUE

 

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Bangui, 18 févr. 13 (RJDH) La suspension  de deux émissions animées par des proches du président Bozizé et diffusées à la radio nationale continue de faire l’objet de discussions. La décision  a été prise la semaine dernière par le ministre de la communication, issu de la coalition Séléka, Christophe Gazambéti.


Il s’agit des émissions ‘’ Yé so é lingbi ti inga’’ et ‘’Bango ndo ti Gbia ti Kodro’’  qui selon le ministre de la communication, sont incompatibles avec le processus de paix enclenché dans le pays. « Ce sont des choses qu’on ne peut plus supporter, vu que nous sommes dans une période de transition issue d’une crise militaro-politique. Ces émissions ne favorisent pas le climat de paix », a-t-il dit.


Joint ce matin par le RJDH, un animateur de ces  émissions affirme que « rien n’est perdu en ce moment. Nous avons d’autres voies de recours et nous comptons utiliser tout notre relation, afin de convaincre le ministre à reconduire les deux émissions.


A la direction générale  de Radio Centrafrique, une source bien informée, qui cite le texte qui a suspendu les deux émissions, a fait savoir que  celles-ci ont été suspendues pour une question de renouvellement de la grille de programme de la radio nationale.


Par ailleurs, les  émissions suspendues sont jugées « citoyennes » par les uns et « provocatrices » par les autres. La quintessence est qu’elles font souvent l’éloge du chef de l’Etat, ses actions et ses projets de société. Certains pensent que ces émissions sont une tribune pour les animateurs qui en profitent pour régler à travers le média le compte « à ceux qui en veulent à la politique du chef de l’Etat ».


« A mon avis le ministre de la communication a raison. Nous sommes en train de traverser une crise militaro-politique. De telles émissions ne sont pas de nature à apaiser la situation dans le pays. Nous avons déjà signé des accords de paix, alors, respectons-les », a mentionné un enseignant en sociologie, à l’Université de Bangui.


Il faut dire que ces émissions avaient été suspendues par le Haut conseil de la communication. Mais celles-ci avaient été reconduites après de tractations entre la direction de la radio nationale, les animateurs de l’émission et l’organe de régulation du secteur de communication en Centrafrique.


Pour l’instant la décision qui suspend ces  émissions n’a pas mentionné la date de leur rétablissement. Une situation qui fait croire à certains qu’elles ne seront plus reconduites dans cette période de transition.

 

 

 

BOUAR : DES GROUPEMENTS AGRICOLES ONT REÇU DU MATÉRIEL

 

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Bouar, 18 févr. 13 (RJDH) Des lots de matériels agricoles ont été remis aux différents groupements et aux paysans qui ont participé à la 4ème édition de la foire agricole organisée du 16 au 17 février à Bouar (ouest). C’est une initiative de l’ONG internationale Mercy Corps et la Caritas, sous le financement de l’Union européenne.


Les bénéficiaires de ces outils agricoles sont des groupements et personnes les mieux notés  par un système  mise en place par les organisateurs. Ces matériels sont constitués des houes, des machettes, des arrosoirs, des moulins à manioc et des décortiqueuses d’arachides. Certains bénéficiaires se disent satisfaits. Par contre, d’autres ne trouvent pas ces cadeaux à la hauteur de leurs attentes.


« Je ne suis pas satisfaite de mes prix. J’ai travaillé plus, j’ai tout donné mais malheureusement les prix que j’ai reçus ne sont pas à la hauteur de mes attentes », a critiqué Pauline Riki, participante à cette foire.


Le ministre délégué à l’élevage, Joseph Béndounga qui a aussi participé à la clôture de cette exposition vente, trouve cette initiative comme  un moyen efficace pour lutter contre la faim en République Centrafrique. « Cette foire fait partie intégrante de la politique du gouvernement : celle de faire manger trois fois par jour à la population. C’est un moyen efficace pour lutter contre la faim dans notre pays », a-t-il déclaré.


La foire agricole de Bouar (ouest) qui a débuté le 16 février a regroupé les agriculteurs des sous-préfectures de la Nana Mabéré, de l’Ouham et de l’Ouham-Péndé.

 

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19 février 2013 2 19 /02 /février /2013 01:18

 

 

 

Djotodia et Willybiro

 

 

 

 

Betina-Begong Bodoli

 

Le 11 janvier 2013 dernier a été signé à Libreville un accord appelé « L’Accord de Libreville sur la résolution de la crise politico-sécuritaire en République centrafricaine », entraînant un ouf de soulagement non seulement parmi la population centrafricaine, mais également parmi toutes ses composantes de la diaspora. Cet accord, qui a vu un début d’application avec la nomination de Maître Nicolas Tiangaye comme Premier Ministre, focalise les espoirs disproportionnellement gonflés de tout le peuple centrafricain. Cependant, lorsqu’on est un observateur averti de la scène politique centrafricaine, on ne peut s’empêcher d’avoir cette angoissante interrogation : L’Accord de Libreville ne serait-il pas un accord de plus ? Sans pour autant être un indécrottable marchand de malheurs, certains faits historiques ainsi que certaines dispositions de l’accord permettent malheureusement d’y croire.

 

Si, en regardant dans le rétroviseur, on peut admettre que la cause immédiate de la crise centrafricaine a été la prise des armes par la rébellion de la Séléka le 10 décembre 2012, lorsqu’on examine de près la situation, en réalité la cause profonde, elle, vient du coup d’Etat du général Bozizé le 15 mars 2003. A l’époque, une frange non négligeable de la population centrafricaine avait applaudi l’entrée à Bangui du rebelle Bozizé le qualifiant, ainsi que ses mercenaires tchadiens, de « libérateurs ». La population centrafricaine y croyait vraiment d’autant plus que le général avait promis qu’il venait « mettre de l’ordre dans la maison » et qu’il s’en irait sitôt la transition finie. Le fait de s’être maintenu au pouvoir, contre tous les avis défavorables, en organisant des élections gagnées d’avance de 2005 était le véritable point de départ de la crise. C’est alors qu’on a assisté à l’éclosion de multiples rébellions, qui auraient pu balayer le général et son régime depuis belle lurette, mais qui étaient contenues à deux reprises grâce à l’intervention de l’armée française basée à Boali. Or, déjà à Libreville, il y a eu ce qu’on a appelé « l’Accord de Paix Global du 21 juin 2008 » qui n’a pas été suivi d’effet, tout comme les recommandations du Dialogue Politique Inclusif (DPI) du 20 décembre 2008, qui n’ont pas connues de sort meilleur. Tous ces éléments, auxquels il faut ajouter les accords de 2010, toujours à Libreville, permettent de développer un pessimisme bien raisonné. Cependant, les contextes national et international ont changé. Ce n’est plus Nicolas Sarkozy qui est au pouvoir en France, et les rebelles, cette fois-ci, sont vraiment à la porte de Bangui. Outre cela, cette fois-ci, les dispositions de l’Accord de Libreville du 11 janvier 2013 ne sont en rien comparables à celles des Accords précédents.



DES RAISONS D’ESPERER



En dépit de ces déceptions à répétition, des raisons d’espérer cette fois-ci ne manquent pas. D’abord le contexte international : depuis sa campagne électorale à la présidentielle française, le président François Hollande a toujours clamé haut et fort sa volonté de rompre avec la Françafrique. Et ses premiers pas, même s’ils sont timides et empreints de réalisme, ne laissent plus trop de place aux interventions tonitruantes de l’armée française sur le théâtre centrafricain. Du reste, le général Bozizé ne s’en doutait pas, lui qui a fait des pieds et des mains pour être reçu par le nouveau locataire de l’Elysée, sans succès. Ensuite, l’on a noté la réelle implication des Chefs d’Etat de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale (CEEAC). En effet, craignant de voir un pouvoir rebelle à Bangui échappant à tout contrôle et bouleversant l’ordre établi, mais surtout anticipant pour éviter de voir l’effet domino sur leur propre pouvoir, ils ont pesé de tout leur poids pour contraindre le général Bozizé à accepter ce qui d’ordinaire aurait été une insulte pour lui. Conséquence de cette implication, certaines dispositions de l’Accord de Libreville sont rassurantes, à commencer par l’article 1er qui dit : « Le Président de la République demeure en fonction jusqu’au terme de son mandat en 2016. Il ne peut se présenter pour un autre mandat ». Cet article est rassurant pour le Président, mais l’est aussi pour le peuple dans la mesure où il clarifie les dispositions de la Constitution et interdit définitivement au Président toute velléité de s’accrocher au pouvoir. Plus rassurant encore est l’article 3 de l’Accord qui dispose que : « Le Gouvernement ne peut être révoqué par le Président pendant la durée de la transition ». En effet, en prenant cette disposition, l’Accord de Libreville a enlevé par anticipation l’épée de Damoclès qui pouvait être suspendue sur la tête du gouvernement et rendre ainsi inefficace son travail. D’un point de vue du pouvoir exécutif, cet article neutralise le Président et le ramène au rang de simple spectateur. Cela est d’autant plus important que, sauf coup de force spectaculaire, qui plongerait le pays de nouveau dans la guerre avec des conséquences désastreuses, le général Bozizé ne serait plus tenté par les exemples négatifs de Gnasssingbé Eyadéma et Mobutu Sese Seko limogeant sans ménagement leur premier ministre respectif de transition Joseph Kokou Koffigoh et Kengo Wa Dondo. Autre article décisif quant à l’opérativité de l’action gouvernementale est l’article 4 : « Le Gouvernement d’Union Nationale est dirigé par un Premier Ministre, Chef du Gouvernement, issu de l’opposition ». Cet article achève définitivement les prétentions cachées ou manifestes du général Bozizé. En effet, depuis son coup d’Etat du 15 mars 2003, les premiers ministres centrafricains n’étaient rien d’autres que des secrétaires de séance. Non seulement les ministres leur étaient imposés par le Président, mais même leurs membres de cabinet et leurs secrétaires l’étaient. Au point que même s’ils étaient de brillants intellectuels comme le cas du dernier premier ministre, ils étaient ravalés au rang de suiveurs de chef et perdaient au passage leur lucidité et leur esprit critique. Le fait de faire du premier ministre le véritable chef du Gouvernement est à la fois une aubaine et une disposition salvatrice pour le pays. Et nous espérons que le premier ministre ne se priverait pas d’en jouir. Enfin, nous allons conclure ces raisons d’espérer avec l’article 7, alinéa 2 qui dispose que : « Pour éviter le blocage de l’action gouvernementale, les projets de loi adoptés par le Gouvernement doivent être votés en l’état par l’Assemblée Nationale. Il s’agit notamment des projets de lois relatifs à la Loi des finances, au Code électoral, et à la réorganisation des Forces de défense et de sécurité ». Qui dit mieux ? Dans une Assemblée monocolore comme l’est l’Assemblée Nationale centrafricaine, la disposition de cet article 7 est d’une clairvoyance et d’une anticipation exceptionnelle. Elle enlève des pieds du Gouvernement de la Transition de gigantesques épines qu’il aurait eu de la peine à s’en débarrasser. En précisant clairement le rôle de l’Assemblée Nationale, les rédacteurs et les signataires de l’Accord de Libreville veulent donner les mains libres au Gouvernement. Désormais, pour nous, la balle est dans le camp du futur Gouvernement, car le ciel est dégagé !



DES MOTIFS D’INQUIETUDE



Bien qu’il y ait des raisons d’espérer, des motifs d’inquiétude ne sont ni absents ni négligeables. Le premier motif d’inquiétude est le maintien du général Bozizé à la tête de l’Etat. L’homme est connu pour être versatile et capable d’opérer des revirements sans vergogne. En réalité, s’il venait enfin à respecter cet énième Accord, ce ne serait pas en raison de son adhésion mais des rapports de force sur le terrain et de l’environnement international. Aussi conviendrait-il de garder la tête froide pour ne pas se réveiller un matin avec de grosses désillusions. Le deuxième motif d’inquiétude est que, tout se passe comme si le camp présidentiel était surpris par l’ampleur de la dépossession de son leader par l’Accord de Libreville. Aussi certains de ses proches, habitués aux prébendes présidentielles et qui les voient s’éloigner, n’hésitent-ils pas à lui conseiller de dénoncer cet Accord. C’est ce qui a justifié les multiples manœuvres dilatoires dans la nomination du premier ministre, alors que l’opposition avait fait bloc derrière son nom. Autre motif d’inquiétude est le flou qui entoure le rôle véritable de l’Assemblée Nationale. En son alinéa1, l’article 7 de l’Accord dispose que : « L’Assemblée Nationale est maintenue dans ses prérogatives jusqu’aux prochaines élections législatives anticipées ». Bien que l’alinéa 2 apporte une restriction à ces prérogatives, certaines personnes mal intentionnées pourraient utiliser cet article pour neutraliser les actions du Gouvernement dans tous les autres domaines, ce qui serait catastrophique. Il n’y a pas que les finances, le Code électoral et les forces de défense et de sécurité comme priorité en Centrafrique. Aujourd’hui, tout est priorité dans ce pays : l’Education, la santé, les travaux publics, l’eau potable, l’électricité, et j’en passe, sont aussi des priorités. Pourquoi ne pas purement et simplement dissoudre cette Assemblée et la remplacer par une autre de transition comme nous l’avions connue durant la Transition de 2003 à 2005 ? Enfin, rien n’est dit dans cet Accord sur les prérogatives du Président et du Premier Ministre après les élections législatives. Celui-ci doit-il rentrer de nouveau sous la coupole du Président, ce qui serait un retour en arrière désastreux ? Voilà autant de motifs d’inquiétude qu’il convient d’y réfléchir dès maintenant et sereinement afin que la Transition ne se transforme pas en un canard boiteux.

 

POUR UN SURSAUT PATRIOTIQUE



Au regard de ce qui vient d’être examiné, l’Accord de Libreville, bien qu’il ne réponde pas à toutes les attentes, est un Accord supportable. Un Accord ne vaut que par la qualité des acteurs qui le mettent en pratique. Dans l’une de ses déclarations, le général Bozizé a dit ceci, en parlant du premier ministre : « Il sera au pied du mur, là où on voit le maçon », comme si l’Accord ne le concernait pas. L’Accord de Libreville, tout comme la Transition, nous concernent tous, nous Centrafricains. Le camp présidentiel, les rébellions, l’opposition démocratique, la société civile, tout le peuple centrafricain, nous sommes concernés. Pourquoi lancer des défis qui ressemblent à des vœux d’échec. L’échec de la Transition sera l’échec de tous les Centrafricains. Pourquoi souhaiter l’échec de tout un peuple ? Aussi demandons-nous un sursaut patriotique à tout le monde. Il faut aider le Gouvernement de Transition à réussir sa mission. N’est-ce pas honteux de voir notre capitale ressembler à un gros village ? N’est-ce pas honteux de continuer à utiliser dans la capitale des lampes tempêtes ? N’est-ce pas honteux de boire, dans l’arrière-pays, tout comme dans la capitale, de l’eau de puits ? N’est-ce pas honteux de voir notre capitale encombrée de latrines à fosse ? N’est-ce pas honteux d’avoir, au vingt-et-unième siècle, une espérance de vie de 47 ans ? L’heure est à la mobilisation. L’heure est au sursaut patriotique. C’est la seule façon de faire en sorte que l’Accord politique de Libreville sur la résolution de la crise politico-sécuritaire en République centrafricaine ne soit pas un Accord de plus.



Saint-Louis, le 24 janvier 2013



Pr. Bégong-Bodoli BETINA


Maître de Conférences


Université Gaston Berger


Saint-Louis, Sénégal 

 

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