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  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
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7 octobre 2019 1 07 /10 /octobre /2019 17:49

 

 

 

L’Union africaine, Les Nations Unies, et l’Union européenne réitèrent leur appui à la mise en œuvre de l’Accord politique pour la paix et la réconciliation en République centrafricaine (APPR-RCA), unique voie pour le retour à une paix durable en RCA.

 

Du 4 au 7 octobre 2019, le Commissaire à la paix et à la sécurité de l’Union africaine (UA), Ambassadeur Smail Chergui, le Secrétaire général adjoint des Nations Unies pour les opérations de paix, M. Jean-Pierre Lacroix, et le Directeur Général - Afrique du Service européen pour l'action extérieure de l'Union européenne, M. Koen Vervaeke, ont effectué une mission conjointe en République centrafricaine.  Cette mission, qui fait suite à celle d’avril 2019, s’inscrit dans le cadre du suivi de la mise en œuvre de l’Accord politique pour la paix et la réconciliation en République centrafricaine signé le 6 février 2019. Elle avait ainsi pour but de faire le point sur les progrès accomplis, d’identifier les défis relatifs à la mise en œuvre de l’Accord de paix et d’échanger avec les différents acteurs concernés sur les solutions adéquates pour en accélérer l’exécution.

 

La mission conjointe a été reçue en audience par le Président de la République, Son Excellence le Professeur Faustin Archange Touadéra et le Premier Ministre, Son Excellence M. Firmin Ngrebada. Elle a aussi mené une série d’entretiens avec des membres du Gouvernement, des leaders de partis politiques et de la société civile, ainsi que des représentants des missions diplomatiques et d’organisations régionales et internationales. Elle a eu une séance de travail par vidéoconférence avec l’ensemble des responsables civils et militaires des Bureaux de terrain de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA).

 

Au terme de cette visite, la mission conjointe salue les efforts déployés par le Président de la République et son Gouvernement, ainsi que par les acteurs qui travaillent pour la mise en œuvre intégrale de l’Accord de paix. Elle se félicite des progrès réalisés dans la restauration de l’autorité de l’État, notamment avec l’installation de tous les Préfets dans les 16 préfectures, de la majorité des sous-préfets, des Comités techniques de sécurité (CTS), des Comités de mise en œuvre préfectoraux (CMOP), ainsi que du déploiement progressif des Forces de défense et de sécurité.

 

La mission conjointe, tout en prenant note des progrès réalisés à ce jour avec une baisse sensible des violences depuis la signature de l’Accord de paix, a exprimé sa préoccupation face aux actes hostiles qui continuent d’être perpétrés dans le pays. Elle a fermement condamné, d’une part, les affrontements entre les groupes armés à Birao et ayant entrainé le déplacement de plus de 15 000 personnes, et, d’autre part, la persistance des violations de l’Accord de paix et des droits de l’homme dans les autres régions du pays, notamment au nord-ouest dans la période récente. 

 

La mission en appelle à toutes les parties prenantes à respecter scrupuleusement leurs engagements pris au titre de l’Accord et exhorte tous les groupes armés à déposer immédiatement les armes, à mettre un terme aux violences visant la population civile, à démanteler les barrières illégales et à privilégier le dialogue et la concertation, ainsi que les mécanismes de règlement de différends prévus dans l’Accord. Elle engage toutes les parties à garantir l’opérationnalisation rapide des mesures de sécurité transitoires, notamment les Unités spéciales mixtes de sécurité (USMS) ainsi que le désarmement et la démobilisation des groupes armés. Elle encourage également l’adoption rapide des projets de lois essentielles à la pleine mise en œuvre de l’Accord et à la tenue des prochaines élections.

                                

Elle encourage par ailleurs la population centrafricaine, y compris les parties signataires et non signataires, les acteurs politiques, la société civile et les associations de femmes et de jeunes, à continuer de soutenir la mise en œuvre de l’Accord qui reste l’unique voie pour le retour à une paix durable sur l'ensemble du territoire. Elle réaffirme la détermination de la communauté internationale à s’opposer à toute remise en cause de l’Accord dans lequel le peuple centrafricain a tant investi et qui répond à ses aspirations en matière de paix, de sécurité, de justice, et de réconciliation nationale. Elle rappelle que toute entrave a la mise de l’Accord expose ses auteurs à des sanctions.

 

La mission en appelle à l’ensemble de la communauté internationale à continuer à apporter une réponse urgente et appropriée aux besoins humanitaires et de développement, essentiels pour permettre à la population de bénéficier des dividendes de la paix qui commencent à se concrétiser sur le terrain.

                      

La mission conjointe se félicite de l’accompagnement continu de l’Union africaine, de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC), garants de l’Accord de paix, des pays de la sous-région, ainsi que celui de la MINUSCA, de l’Union européenne, et des autres partenaires internationaux, qui revêt une grande importance dans la stabilisation et le relèvement de la République centrafricaine et les invite à poursuivre leurs efforts concertés afin d’accroitre leur appui à la mise en œuvre des dispositions de l’Accord de paix.

 

La mission conjointe réaffirme que le processus électoral constitue une étape indispensable et prioritaire pour la consolidation des acquis démocratiques et la stabilité du pays. Elle exhorte donc les acteurs centrafricains au respect des prochaines échéances électorales de 2020/2021, dans les délais constitutionnels, et s’assurer que celles-ci soient libres, transparentes et pacifiques. Elle appelle la communauté internationale à appuyer ce processus électoral à travers la mobilisation des fonds nécessaires à son bon déroulement.

 

La mission conjointe réitère sa volonté de continuer à soutenir les efforts de l’ensemble des institutions centrafricaines et de la population dans la mise en œuvre de l’Accord de paix, la bonne conduite des élections à venir et la stabilisation de la République centrafricaine.

 

La mission conjointe remercie le Gouvernement et le peuple centrafricains pour l’accueil chaleureux et se réjouit de la disponibilité de tous les acteurs tout au long de son séjour.

 

Fait à Bangui, le 6 octobre 2019

 

 

Strategic Communication & Public Information Division

MINUSCA HQ, PK4 Avenue B. Boganda

BP : 3338, Bangui, Central African Republic

Mail : publicinformation-minusca@un.org

Website: https://minusca.unmissions.org │

Facebook https://www.facebook.com/minusca.unmissions

Twitterhttps://twitter.com/@UN_CAR

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7 octobre 2019 1 07 /10 /octobre /2019 17:33

 

 

DROIT DE REPONSE DE TELECEL CENTRAFRIQUE

 

En référence au contentieux judiciaire qui oppose la Société TELECEL CENTRAFRIQUE à la Société PCCW GLOBAL LIMITED, des commentaires alarmistes ont paru ces derniers jours dans les médias faisant état de menaces de saisie immobilière voire de fermeture définitive concernant TELECEL CENTRAFRIQUE. 

 La Direction Générale de TELECEL CENTRAFRIQUE estime être de son devoir de rétablir la vérité des faits.

 La Société TELECEL CENTRAFRIQUE tient à rassurer sa fidèle Clientèle, ses Partenaires et la Population qu’elle n’est pas du tout menacée d’une quelconque fermeture définitive.

 La vente de ses actions mise en œuvre par l’Etude d’un Huissier de Justice dont il est prétendument question, constitue une procédure abusive, vexatoire et illégale.

 Aussi, la Société TELECEL CENTRAFRIQUE est - elle décidée à engager toutes actions judiciaires appropriées à l’encontre des auteurs et complices de cette initiative de vente inique en vue de défendre ses droits et de sauvegarder ses intérêts.

 En tout état de cause, TELECEL CENTRAFRIQUE est et demeure une Société citoyenne qui a toujours œuvré, en toutes circonstances, dans l’intérêt du Peuple centrafricain, et entend poursuivre dans cette direction. Les actions malveillantes dont elle est victime dernièrement ne sauraient en aucun cas constituer un obstacle à son développement harmonieux ni à ses actions citoyennes.

Fait à Bangui le 07 octobre

 

La  Direction Générale

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5 octobre 2019 6 05 /10 /octobre /2019 16:15
Centrafrique, le désastre écologique des mines d’or chinoises
Centrafrique, le désastre écologique des mines d’or chinoises
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Centrafrique, le désastre écologique des mines d’or chinoises

 

Lu pour vous

 

Aurelio Gazzera, le Bozoumgate et la Chine en Afrique centrale: l'interview

 

Notre entretien avec Aurelio Gazzera

 

https://www.arefinternational.org  02 OCTOBRE 2019


Aref International Onlus a documenté il y a quelques jours "un désastre écologique" par des entreprises chinoises en Afrique centrale. Le protagoniste de l'histoire était Aurelio Gazzera , un missionnaire carmélite de Bozoum , qui a toujours signalé les dommages causés à l'écosystème local. On ne l'a jamais cru, jusqu'à ce que "le laboratoire Lavoisier de Bangui, soutenu par l' Unesco , ait en fait analysé les échantillons d'eau prélevés en juin dans la rivière (Ouham, ed), traçant une concentration de  mercure de quatre à 26 fois plus élevée. la limite admissible ".

 

Pour éclaircir la question, nous avons contacté le directeur intéressé, Aurelio Gazzera .

 

Bonjour Aurelio Gazzera et bienvenue à Aref. Avant de commencer, nous sommes curieux de savoir pourquoi vous êtes en Afrique.

"Je suis missionnaire en Afrique centrale depuis 1992. L’Afrique et la mission ont toujours fait partie de mes rêves, depuis que je suis enfant. En 1982, j'étais déjà un frère carmélite et j'avais terminé mes études secondaires: j'ai eu la chance de venir ici à Bozoum , en Afrique centrale, pour une année de stage. Ce fut une expérience très forte et très belle. Même s'il n'y avait pas de téléphone, si le courrier arrivait après 2-3 mois, c'était un moment important de ma vie. Après le stage, je suis retourné en Italie pour y étudier et en 1989, je suis devenu prêtre. Et après trois ans, en 1992, j'ai finalement pu retourner en Afrique centrale ".

Il y a quelque temps, sur notre site, nous avons documenté un épisode survenu en Afrique centrale qui vous concerne de près, Aurelio Gazzera. Pouvez-vous expliquer brièvement ce qui s'est passé?

«Pendant plusieurs mois, j'avais remarqué la présence d' entreprises chinoises à Bozoum . Je savais qu'ils extrayaient de l'or , mais ce n'est que lorsque les villageois m'ont dit qu'il y avait des problèmes que j'ai étudié le problème. Et j'ai remarqué que les compagnies chinoises étaient en train de semer le trouble : la rivière Ouham s'est déviée, le fond dragué et tamisé avec une énorme machinerie, l'eau polluée. J'ai commencé à signaler le problème et à publier des photos et des vidéos des sites. Le 27 avril, alors que je filmais l'un des sites, j'ai été arrêté par l'armée qui assure la sécurité des Chinois.

Quand ils m'ont emmené en ville (dans ma voiture, conduite par l'armée), la réaction populaire a été très forte: des centaines de personnes sont arrivées à la caserne et le procureur général m'a autorisé à partir. Cela a déclenché de vives réactions dans le pays et dans le monde. Quelques jours plus tard, le Premier ministre m'a accusé devant le Parlement d'être moi-même un passeur d'or. La réaction du Parlement a été forte.

Beaucoup me connaissent, ils connaissent le travail que nous faisons ici à Bozoum pour l'éducation (nous avons plus de 5 000 enfants dans nos écoles), l'agriculture, la santé, la médiation en temps de guerre et l'accueil de milliers de réfugiés pendant le conflit. de 2013-14. Le résultat a été une commission d'enquête parlementaire, qui a mis en lumière le désastre environnemental, écologique et économique. Et quelques jours plus tard, les analyses ont été révélées, révélant la forte présence de mercure dans l’eau des rivières ".

D'après Tempi.it, nous comprenons que la Chine extrait de l'or dans la nation africaine. Est-ce le seul projet actif ou y en a-t-il d'autres qui limitent l'équilibre de l'écosystème local? Sommes-nous confrontés à des œuvres intégrées à la récente New Silk Road?

"La Chine fait de l’or l’un des minéraux les plus recherchés. Depuis quelques années, il est devenu le premier consommateur. En Afrique centrale, il existe au moins une douzaine de sites d'extraction (Bossangoa, Yoaloke, Garga, Gallo, Bossembele, Nola, Sosso Nakombo, etc.). Il y a beaucoup d'opacité à obtenir des permis (sur les 19 chantiers navals de Bozoum, seuls 3 seraient "régulièrement" enregistrés), et les autorités locales sont simplement "achetées", sans scrupule et sans souci du bien commun. Mais le système remonte au plus haut niveau.

Il y a aussi un jeu géopolitique en cours, auquel la Russie et la Chine se font face (suivi et en concurrence avec la France, le Tchad et d'autres pays de la région). La Chine promet des financements et des cadeaux, tandis que de l’autre, elle soustrait les ressources naturelles avec beaucoup de scrupules. "

Depuis plusieurs mois, vous vous battez pour lutter contre les catastrophes environnementales auxquelles vous êtes témoin. Selon vous, la communauté internationale est-elle intéressée par le sujet interne ou s'agit-il d'un sujet laissé dans l'oubli?

"C’est un sujet très sensible qui intéresse beaucoup l’opinion publique. Sur Bozoum, de nombreux médias internationaux ont beaucoup attiré l'attention (RFI, France24, Le Monde, BBC, RAI, Osservatore Romano, Radio Vatican). Cela a beaucoup aidé et le cas de Bozoum, dans les médias nationaux, est devenu la "Bozoumgate" , ce qui a amené le Parlement à mettre en place une commission d'enquête, ce qui bouleverse les hautes autorités de l'État. Même Amnesty International prend soin très au sérieux ".

Ces catastrophes environnementales seront également négatives pour les humains. Au sein de la nation, comment le thème est-il perçu? Est-ce discuté? Y a-t-il un travail de sensibilisation?

"L’affaire Bozoum a touché les nerfs d’un système politique très corrompu. D'un côté, il y a le «système» (président, ministres, autorités locales) qui fait tout pour empêcher un débat, accusant quiconque parle d'être dans l' opposition et évitant de prendre au sérieux les plaintes et les rapports. .

Cela se répercute alors localement avec de très graves conséquences: personne, malgré les informations dénonçant la présence de mercure dans l’eau, n’a osé sensibiliser ou prendre des mesures. Les médias nationaux (notamment les sites Internet) ont beaucoup parlé de 'Bozoumgate', et j'espère que quelque chose bougera tôt ou tard ".

Face à l'extraction de l'or, les Chinois avaient promis des infrastructures pour la population locale. Quelle est la situation aujourd'hui, Aurelio Gazzera?

"Ils ont promis, mais pour l'instant il n'y a pas grand chose. Pour les réalisations locales, ils ont alloué 35 000 euros (ce qui représente environ le coût d'une journée de travail pour les entreprises chinoises), qui devraient être destinés à la construction d'une école et de 2 dispensaires. Curieusement, l'école et les dispensaires ne sont pas encore là, mais une grande tribune a été construite pour permettre aux autorités d'assister au défilé du 1er décembre, fête nationale. "

Plus généralement, quelle est la situation politique et sociale en République centrafricaine? Connaissez-vous les accords commerciaux que l'Etat a conclus avec la Chine?

"L'Afrique centrale cherche désespérément des accords avec divers gouvernements. La Chine est connue pour n'avoir aucun scrupule à rechercher des matières premières. À une époque plus lointaine, la Chine avait un rôle plus actif dans le développement (les rizières de Bozoum avaient été créées par elles dans les années soixante-dix). Au lieu de cela, l'attention semble se concentrer exclusivement sur l'entreprise. Avec les autorités politiques locales, souvent corrompues, le jeu est facile ".

Comment pensez-vous que finira l'histoire qui vous considère comme le protagoniste, Aurelio Gazzera?

"Je ne sais pas. J'espère que quelque chose va changer quand même. Beaucoup d'informations ne sont plus transmises par les médias officiels (qui sont peu nombreux et souvent liés au gouvernement en Afrique centrale), mais par les médias sociaux (Facebook, Twitter) et il est donc difficile de tout étouffer. J'espère que, du moins dans le cas de Bozoum (19 mètres d'extraction, desquels sont extraits des kilos d'or chaque mois), nous pourrons arriver à une suspension des travaux et au départ des sociétés chinoises. J'espère trop? Probablement oui. Mais déjà le fait que si on en parle partout, c'est une petite victoire, qui, à l'avenir, pourra créer une mentalité différente ».

 

Propos recueillis par Angelo Andrea Vegliante

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5 octobre 2019 6 05 /10 /octobre /2019 13:00
Le ministre Lamido ISSA BI AMADOU pointe du doigt le criminel et seigneur de guerre des 3R SIDDIKI SOULEYMANE BI SIDDI

 

 

BANGUI LE 04 0CTOBRE 2019

 

A

 

Monsieur SIDDIKI SOULEYMANE BI SIDDI, PRESIDENT du mouvement 3R.

DEGAULLE

 

SOUS-PREFECTURE DE KOUI.

 

 

 

Objet : Dénonciation des violations graves de l’Accord Politique pour la Paix et la Réconciliation en République Centrafricaine (APPR-RCA) signé le 06 Février 2019 à BANGUI par le Mouvement 3R.

 

 

Monsieur le Président du Mouvement 3R,

 

Le 06 Février 2019, le Monde entier et le Peuple Centrafricaine ont été témoins de votre présence au palais de la Renaissance, très haut lieu et symbole du pouvoir exécutif de la République juste après votre retour de Khartoum pour apposer votre signature sur les pages de l’Accord historique de paix cité en objet. Je veux citer l’APPR-RCA.

 

Je rappelle qu’à l’occasion de toutes vos interventions pour justifier la création du mouvement 3R, vous avez toujours répéter que l’objectif du mouvement ne vise pas la conquête du pouvoir par les armes, mais plutôt c’est pour protéger les éleveurs Peulhs et leurs bétails gravement menacés par certains groupes armés qui les prenaient comme cibles. Ce discours nous avait rassurés et convaincus. Nous avions cru en vous.

 

Nous avons cru en vous le 15 DECEMBRE 2017, lorsque vous avez accepté de faire la paix avec nos frères NDALES Responsables des groupes Antibalaka de Bouar car cela a permis le retour de la paix, la libre circulation facilitée par la lever des toutes les barrières dans la zone occupée par 3R.

 

Nous avions cru en vous quand vous avez engagé le mouvement 3R dans le projet pilote pré-DDR qui a permis à nos vaillants éléments à subir une formation militaire au sein de la République et d’intégrer les forces armées Centrafricaines (FACA) ;

Nous avons cru en votre sincérité et votre bonne foi quand vous avez accepté de venir personnellement au Palais de la Renaissance apposer votre signature sur l’Accord de paix le 06 Février 2019.

 

Nous avons encore cru en vous quand étiez venu à Bouar à l’occasion de la cérémonie d’installation du Comité de mise oeuvre préfectoral (CMOP) parrainée par Son Excellence Monsieur le Président de la République Chef de l’Etat ; a cette occasion vous avez pris des engagements formels devant le Chef de l’Etat pour le respect de vos engagements en faveur de la paix et du processus DDRR.

 

Mais aujourd’hui le peuple centrafricain en général et les éleveurs peulhs en particulier ont des doutes et des regrets.

 

Nous nous doutons de votre sincérité et de votre bonne foi à respecter vos engagements contenus dans l’ACCORD de paix que vous avez signé en notre nom ;

 

Nous avons des regrets de constater votre changement d’attitude et votre comportement qui se caractérisent par des actes de violations graves des dispositions de l’APPR-RCA.

Nous avons le regret de constater que vous nous avez menti ; vous n’êtes pas le protecteur de la communauté peulh comme vous prétendiez être.

 

Nous avons le regret de constater que vous vous cachez derrière des prétexte de vols des bétails des peulhs pour commettre des crimes de masse sur les paisibles populations avec lesquelles nous avons vécu depuis 1920 soit depuis exactement 99 ans dans l’harmonie et la parfaite cohésion sociale.

 

Vos actes exposent gravement toute la communauté peulh qui est aujourd’hui très mal perçue et rejetée par les compatriotes centrafricains.

Vous détruisez ainsi gravement les fondamentaux de la société Centrafricaine à savoir l’Unité et la Dignité du peuple.

 

Nous avons le regret de constater que ce sont nos bétails qui vous intéressent et non notre protection car vous vous considérez comme le propriétaire de tous les boeufs présents dans la zone que vous contrôlez. C’est justement cette raison qui vous pousse à chercher à étendre davantage votre présence par la conquête des nouveaux espaces.

 

Nous avons le regret de constater que chaque deux ou trois mois vous prélever de force les boeufs des éleveurs peulhs que vous prétendez pourtant protéger ; vous êtes aujourd’hui perçu comme le véritable danger pour le Développement de l’Elevage bovin dans la région et pour la vie même des éleveurs peulhs et des agriculteurs car ces prélèvements abusifs inversent la dynamique de croissance naturelle des cheptels bovins et de la population.

 

Nous avons le regret de constater que vous vous opposer désormais au programme DDRR et à l’opérationnalisation des Unités Spéciales Mixte de Sécurité prévus par l’APPR-RCA pour justement pérenniser vos propres intérêts égoïstes.

 

Nous avons le regret de constater que vous ne respectez plus les chefferies traditionnels, les chefs traditionnels et les autorités locales que vous n’hésitez pas d’humilier publiquement par des traitements inhumains et dégradants ; l’exemple le plus récent date du Mercredi 03 octobre 2019 à YELEWA ou vous avez ordonnez personnellement que les jeunes et les notables du Village soient tabassés en votre présence. Cet acte est inacceptable et criminels au regard de nos moeurs et nos lois.

 

En raison de tous ces comportements, nous vous informons de ce qui suit :

 

1. qu’une plainte sera déposée contre vous auprès des juridictions nationales et internationales pour que vous répondiez des vos actes.

 

2. Nous saisirons les garants et les facilitateurs de l’APPR-RCA pour que les mécanismes de sanctions prévus par cet accord en son article 35 soient clarifiés et appliqués sans délais sur vous ;

 

3. Nous lançons un appel patriotique aux jeunes peulhs mbororo, fils d’éleveurs centrafricains, aux officiers de 3R et à Monsieur SIDDIKI SOULEYMANE BI SIDDI de quitter immédiatement le mouvement 3R avec ou sans leurs armes pour se mettre à la disposition de la République dans le cadre du Programme DDR afin de bénéficier des avantages liés à ce programme ; notamment l’intégration dans les corps en uniforme ( FACA, GENDARMERIE, POLICE, DOUANE, EAU-FORET) et la réintégration socio-économique avec les activités génératrices des revenus de leurs choix (commerces, élevage, agriculture etc.).

 

4. Nous lançons un appel patriotique à Monsieur Siddiki afin de prononcer sans délais la dissolution du Mouvement 3R conformément aux engagements pris par lui-même à Khartoum, à Addis-Abeba et à Bangui et de se mettre à la disposition de la justice de la République Centrafricaine.

 

5. Nous demandons au Gouvernement d’accélérer la mise en place des USMS pour garantir notre sécurité et la sécurité de nos biens conformément aux recommandations de la réunion du Comité Exécutif de Suivi de l’APPR-RCA tenue le 27 Septembre 2019 à BANGUI.

 

6. Nous encourageons la Minusca de poursuivre ses efforts de sécurisation des populations dans la Zone de Défense Nord-Ouest pour réduire les capacités de nuisance des Groupes armés actifs dans cette zone.

 

7. Nous demandons à la Communauté internationale, à l’Union Africaine, à la CEEAC et aux pays amis de la République Centrafricaine de ne plus considérer le mouvement 3R comme le protecteur de la Communauté Peulh de Centrafrique et d’appuyer efficacement le redéploiement rapide des FACA et des FSI dans les communes d’Elevage de l’Ouest pour assurer la sécurité des éleveurs et de leurs bétails ainsi que les agriculteurs et les commerçants afin de matérialiser véritablement la restauration de l’Autorité de l’Etat dans cette zone en attendant l’installation des USMS .

 

Tel est l’objet de la présente note. Je vous remercie.

 

Lamido ISSA BI AMADOU

 

Chef Traditionnel du Premier Degré, Président du Conseil National des Chef Traditionnels Peulhs de Centrafrique ; Ancien Maire de la Commune d’Elevage de Niem Yelewa ; Ministre Délégué auprès du Ministre de l’Administration du Territoire, Charge du Développement Local.

 

BANGUI, REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE

 

 

Copie :

1. Président de la République Chef de l’Etat ;

2. Assemblée Nationale ;

3. Premier Ministre Chef du Gouvernement co-président du CES ;

4. Les Garants

5. Les facilitateurs

6. Tous les officiers de 3R ;

7. Minusca

8. Ambassade France ;

9. Ambassade Etats-Unis

10. Pays amis de la RCA

11. Tous les Chefs Traditionnels Peulhs ;

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5 octobre 2019 6 05 /10 /octobre /2019 12:46
  Livre : « Catherine Samba Panza et l’expérience du pouvoir transitionnel » vient de paraitre.

 

Lu pour vous

 

par Arsène-Jonathan MOSSEAVO - 4 Octobre 2019 modifié le 4 Octobre 2019 - 15:25

 

Ce livre est écrit selon l’auteur, pour que la transition dirigée par Catherine Samba-Panza en Centrafrique ne s'oublie pas. Dans l'histoire politique du pays, une femme a été déjà Premier Ministre mais ce fait historique s'est presque effacé dans la mémoire des Centrafricains. Ce livre hautement symbolique rend hommage au courage d'une femme qui a accepté de diriger la Centrafrique à un moment critique de son histoire politique. « J'ai été entièrement inspiré par les discours de Catherine Samba-Panza et les analyses des Éditorialistes sur la République Centrafricaine. J’espère bien que ce livre pourrait contribuer à parler autrement de la République Centrafricaine et de comprendre ce qui se passe dans ce pays », renchéri Joël Bandiba.

Le livre parle de la transition de 2014 à 2016- l’auteur a illustré la page 3 du livre par une citation de Catherine Samba Panza : « les hommes n’ont pas pu régler les problèmes du pays, il est temps que les femmes se positionnent davantage ».

C’est un message fort et un acte de bravoure et de courage de Catherine Samba Panza qui a accepté de diriger la transition suite à sa brillante élection le 20 janvier 2014 au palais de l’assemblée nationale parmi les 7 autres candidats qui n’étaient que des hommes, dont son challenger qu’elle a battu au 2ème tour, Désiré Nzanga Kolingba avec 75 voix contre 53 - Jean Barkès Gombe Kette, Maxime Mbringa Takama pour ne citer que ceux là.

Catherine Samba Panza née SOUGA est née au Tchad, le 26 juin 1954 à Fort Lamy devenue aujourd’hui Ndjamena, capitale du Tchad. Son père Barthelemy DJOU est de nationalité camerounaise, et sa mère, Henriette OUALOUMA, centrafricaine. De confession chrétienne, elle parle français et arabe. Elle est mariée à Cyriaque Samba Panza, un homme politique centrafricain, cadre du Parti Social Démocrate (PSD) d’Enoch Derant Lakoué. Son époux, Cyriaque Samba Panza, a été plusieurs fois ministre, notamment sous les présidences d’André Kolingba et de François Bozizé.
Elle est mère de trois enfants : Stéphane, Christelle, Jimmy SAPPOT.

Catherine Samba Panza est une journaliste - titulaire d’une licence en science de l’information et de la communication, d’un diplôme d’études supérieures spécialisées en droit des assurances obtenu à l’université Panthéons-Assas en France. De retour dans son pays en 1984, elle a embrassé une carrière dans l’assurance dans une des filières du groupe Allianz –elle a crée sa propre structure de courtage en assurance dénommé « Grand Savoy ».

Catherine Samba Panza a été Maire de Bangui du 14 juin 2013 au 23 janvier 2014 et présidente de la transition de 23 janvier 2014 au 30 mars 2016. Elle milite au sein de l'Association des Femmes Juristes de Centrafrique (AFJC), association spécialisée dans la lutte contre les mutilations génitales et toutes les autres formes de violence que subissent les femmes centrafricaines. Elle est également formatrice en droits humains au sein du programme Afrique d'Amnesty International, ce qui l'amène à rencontrer de nombreuses organisations non gouvernementales dans la région des Grands Lacs.

Le livre de Joël Bandiba vient compléter le parcours politique de Catherine Samba Panza pendant les deux années de transition qu’elle a dirigé et les différents programmes qu’elle a exécuté.

L’élection de Catherine Samba Panza à la présidence de transition est une première dans l’histoire politique de la RCA qui a été toujours dirigée par des hommes. Sa principale mission a été de pacifier le pays et d’organiser les élections dans un bref délai. Mais très vite, Catherine Samba Panza qui avait annoncé que « les hommes n’ont pas pu régler les problèmes du pays, il est temps que les femmes se positionnent davantage », s’est rendue compte que la tache n’était pas en réalité aisée. Elle est contrainte de diriger la RCA entièrement dépourvue de ressources financières et d’armée nationale. Mais la mission la plus difficile pour Catherine Samba Panza a été, celle de tenir tête à des groupes armés qui avaient leurs propres agendas en Centrafrique.

Joël Bandiba est né le 22 juillet 1972 à Bangui. Il est titulaire d’une maitrise en droit. Il a été journaliste de 2006 à 2015 à radio Ndeke Luka – d’abord reporter – présentateur de la revue de presse, ensuite il a rejoint le service de comptabilité de la Radio Ndeke Luka. Il vit actuellement en France où il travaille.

 

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5 octobre 2019 6 05 /10 /octobre /2019 12:37
NOTE D’INFORMATION MINUSCA
NOTE D’INFORMATION MINUSCA

 

 

ARRIVÉE À BANGUI DE LA MISSION CONJOINTE DE HAUT NIVEAU

UNION AFRICAINE, NATIONS UNIES ET UNION EUROPEENNE

 

Bangui, le 4 octobre 2019 – La mission conjointe UA-UN-UE composée du Commissaire à la Paix et à la Sécurité de l’Union africaine (UA), l’Ambassadeur Smail Chergui, du Secrétaire général adjoint des Nations unies pour les opérations de paix, M. Jean-Pierre Lacroix, et du Directeur Général-Afrique du Service européen pour l'action extérieure de l'Union européenne, M. Koen Vervaeke, est arrivée ce vendredi à Bangui.

 

Cette visite conjointe, qui fait suite à celle effectuée en avril 2019, s’inscrit dans le cadre du suivi de la mise en œuvre de l’Accord politique pour la paix et la réconciliation en République centrafricaine, et d’échanges avec différents acteurs, afin de continuer à mobiliser davantage de soutien tant sur le plan national que de la communauté internationale.

 

« Nous sommes de retour cette fois-ci pour faire le point sur la mise en œuvre de l’Accord de paix et voir quels sont les défis que nous devons relever conjointement avec les autorités du pays. C’est une visite de suivi de nos précédentes visites », a déclaré à l’arrivée de la délégation, le Commissaire à la paix et à la sécurité de l’UA, l’Ambassadeur Smail Chergui. « Nous sommes venus unis. Les trois organisations sont engagées ensemble pour faire aboutir cet Accord et s’assurer que toutes les parties remplissent ce qui est attendu d’elles », a-t-il poursuivi.

 

Au cours de son séjour, la mission aura plusieurs entretiens, notamment avec le Chef de l’État, le Premier ministre et des membres du Gouvernement, des représentants des partis politiques représentés à l’Assemblée nationale et de la Société civile, ainsi que des représentants de Missions diplomatiques et d’organisations internationales.

 

Le programme de visite prévoit également une visite de terrain, notamment à Birao, dans le Nord-est du pays où la délégation rencontrera des autorités locales et les victimes des récents affrontements.

 

 

PS : En pièce jointe, verbatim de la déclaration à l’arrivée de la mission.

 

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5 octobre 2019 6 05 /10 /octobre /2019 12:35
Abou-Bakr Mashimango, partisan de la lutte armée et enseignant à Bangui

 

Lu pour vous 

 

By La rédaction de Mondafrique - 5 octobre 2019

 

La Centrafrique est devenue ce pays étrange où la frontière est ténue entre les groupes armés, la vie universitaire et l’engagemetn humanitaire, comme le montre le parcours acrobatique de Abou-Bakr Mashimango

Abou-Bakr Mashimango est un citoyen rwandais qui a poursuivi ses études universitaires en France jusqu’au diplôme de docteur l’Université Lyon III après avoir soutenu une thèse en 2010 sur le thème suivant, « Transnationalisme éthique états et conflits armés. » Il est l’auteur de trois livres paru ensuite aux éditions l’Harmattan: La dimension sacrificielle de la guerre (2012), Les conflits armés africains dans le système international (2013), Violences et conflits en Afrique des Grands lacs (2015).

 

De l’humanitaire aux groupes armés

 

Mashimango a commencé à travailler en Centrafrique en Octobre 2014 pour une mission d’un an à la Croix-Rouge Française à Bangui, puis  au sein de l’ONG INSO pendant six mois depuis Bambari. Il devient ensuite chef de mission pour l’ONG Triangle Génération Humanitaire (TGH) fonctions qu’il occupera pendant trois ans de mars 2016 à mars 2019.

Alors qu’il est employé par cette ONG Triangle, il collabore discrètement avec le groupe armé Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique (FPRC). Dénoncé pour ses accointances avec des membres de ce groupe armé, Mashimango est confronté par sa hiérarchie à laquelle il se confesse indiquant qu’il a outrepassé son rôle parce qu’il s’est senti culturellement proche de la lutte que mène la Seleka en Centrafrique.

Les observateurs de la vie politique Centrafricaine avaient d’ailleurs le style soutenu des communiqués du FPRC dès l’été 2018… Mashimango est alors discrètement licencié par l’ONG Triangle qui tente d’étouffer cette embarrassante affaire qui pourrait potentiellement impacter le financement des activités de cette ONG en RCA. Mashimango rentre ensuite quelques semaines en France puis il réapparait à Bangui en mai 2019, prenant une villa en location à Miskine et achetant un véhicule pour ses déplacements. Il indique alors à ses interlocuteurs à Bangui être là pour ses activités commerciales personnelles et le développement d’activité de sa société de conseil « M&M consulting Team. »

Dans la foulée, le 24 mai 2019, un communiqué du FPRC annonce sa nomination comme « conseiller spécial à la Présidence du FPRC chargé des relations avec les institutions nationales et internationales » pour représenter Nourredine Adam à Bangui. Il est aujourd’hui surprenant de noter que celui qui représente officiellement le groupe armé FPRC continue aujourd’hui tranquillement d’enseigner chaque semaine aux élèves du Master 2 « gestion, règlement et prévention des conflits » à la faculté des sciences juridiques et politiques de l’Université de Bangui.

 

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5 octobre 2019 6 05 /10 /octobre /2019 12:34
Centrafrique : le gouvernement veut refondre le secteur du diamant

 

Lu pour vous

 

(Agence Ecofin) 05 octobre 2019 - Le gouvernement centrafricain a annoncé une « refonte complète » de son secteur des diamants alluviaux. Un décret présidentiel signé le 30 septembre dernier a mis en place un processus permettant aux maisons d’achats existantes de formaliser leurs activités.

Selon les détails énoncés, chaque maison d’achat de diamant doit exporter au moins 3 millions de dollars de pierres par trimestre. Les entités ne respectant pas ce minimum perdront leurs licences. Après la période d’essai (qui se termine le 31 décembre 2019), les maisons qui auront respecté toutes les conditions concluront des contrats avec le gouvernement.

Cette nouvelle réforme intervient alors que le marché international est toujours « prudent » à l’égard des diamants extraits en Centrafrique. L’objectif de l’Etat est de mettre des protocoles de diligence raisonnable de traçabilité pour permettre une transparence totale afin d’ôter de l’esprit collectif le terme de « diamant de sang » associé aux pierres précieuses du pays. La réforme sera soutenue par un renforcement de la police minière et des structures locales du Processus de Kimberley.

Si en 2012, la production totale de diamants de la République centrafricaine était d’environ 62 millions $, elle a chuté pour n’être que de 2,3 millions $ en 2018. En 2017, après une levée partielle de l’embargo qui frappait les exportations du pays, les choses se sont bien passées pendant un certain temps avec 113 000 carats expédiés. Toutefois en 2018, la production est retombée à 12 000 carats, soit à peine 3 % du volume de 2012.

 

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5 octobre 2019 6 05 /10 /octobre /2019 12:31
Nouvelles nationales sur Xinhua
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Centrafrique : vers le désenclavement numérique du pays

 

French.china.org.cn | Mis à jour le 05-10-2019

 

La composante centrafricaine du projet de construction de la dorsale à fibre optique d'Afrique centrale (CAB), cofinancée par la Banque africaine de développement (BAD) et l'Union européenne (UE) à hauteur de 33,7 millions d'euros, a été lancée vendredi dans la ville centrafricaine de Berbérati (ouest).

Dans un communiqué de presse rendu public par l'UE, ce projet d'interconnectivité continentale vise le désenclavement numérique et l'intégration de la République centrafricaine dans la communauté régionale, en lien avec les composantes camerounaise et congolaise de l'opération.

Les principales autorités ayant pris part à ce lancement officiel étaient le président centrafricain Faustin-Archange Touadéra, le représentant de la BAD par intérim Léonce Yapo, et la chef de délégation de l'UE en République centrafricaine Samuela Isopi.

Dans un cadre plus global, ce projet est complémentaire à la Dorsale transsaharienne à fibre optique (DTS), également cofinancée par la BAD et l'UE, à travers un mécanisme similaire, qui se propose d'interconnecter l'Algérie, le Niger, le Nigeria et le Tchad.

 

Source: Agence de presse Xinhua

 

 

RCA : Faustin Archange Touadéra lance les travaux d'installation des équipements de la fibre optique à Berbérati

https://www.radiondekeluka.org vendredi 4 octobre 2019 15:14

Le Président de la République Faustin Archange Touadéra a officiellement lancé ce vendredi 4 octobre 2019 à Berbérati dans la Mambéré Kadéï, le projet dénommé Central African Backbone, consistant à installer la fibre optique. Un projet qui s'exécute de janvier 2018 à 2022. Ce désenclavement numérique à travers l'accès facile à internet constitue un facteur essentiel pour booster l'économie nationale.

Le projet d'installation de la fibre optique, qui couvre une durée de 14 mois de mise en œuvre selon l'expertise de l'entreprise sud-coréenne Tayan, vise à améliorer le débit de la connexion internet et de communication en Centrafrique. Cofinancé par la Banque Africaine de Développement (BAD) et l'Union Européenne (EU) à hauteur de plus de 33 milliards de francs Cfa, ce projet va mobiliser une importante main-d'œuvre. L'objectif final est de désenclaver numériquement la République Centrafricaine. 

Dans le cadre de ce projet, 1.100 kilomètres linéaires de fibre optique seront déployés de Bangui à Berbérati en passant par Gamboula, la ville de Kénzo au Cameroun avant de revenir à Berbérati, Nola, Salo pour aller à Ouesso au Congo Brazzaville.

Ce déploiement permettra la réhabilitation et la dotation en équipements de technologies de l'information et de la communication de 20 bureaux de poste situés le long des axes du projet. Pour booster ce programme, le Président Faustin-Archange Touadéra est personnellement allé défendre le dossier à Bruxelles côté Union Européenne et à Dakar côté BAD. 

Le lancement officiel dudit projet s'est déroulé en présence de Samuela Isopi, Ambassadrice cheffe de la délégation de l'Union Européenne, et Joël Sibaye Tokidang, Représentant de la BAD.

Le 28 mars 2018 à Bangui, le Chef de l'Etat, Faustin Archange Touadéra, a instruit le ministre des Postes et Télécommunications, Justin Gourna Zacko, de veiller à ce que le projet de fibre optique en République Centrafricaine aboutisse dans les délais. L'étude de faisabilité de ce projet remonte en 2006 sous le régime de l'ancien Président François Bozizé.

 

 

Les trois Casques bleus sénégalais décédés en Centrafrique décorés à titre posthume

 

DAKAR, 4 octobre (Xinhua) -- Les trois Casques bleus sénégalais décédés le 27 septembre dernier dans le crash d'un hélicoptère en République centrafricaine (RCA), ont été élevés vendredi au rang de chevalier de l'ordre national du lion par le président Macky Sall.

Les trois soldats qui faisaient partie d'un détachement sénégalais prenant part au "soutien à la paix" en RCA, sont morts dans le crash d'un hélicoptère à Bouar, dans l'ouest du pays, lors de l'atterrissage de l'appareil, a indiqué vendredi la Direction de l'information et des relations publiques des armées (DIRPA) dans un communiqué.

Selon ce service de de l'état-major des armées sénégalaises, l'hélicoptère revenait d'une "mission opérationnelle" effectuée pour les Nations Unies dans le cadre du "soutien à la paix" en RCA.

Le président Sall a épinglé la décoration sur le drapeau qui recouvrait chacun des cercueils des Casques bleus exposés au camp Dial Diop de Dakar, le siège de l'état-major des armées sénégalaises.

Participant à la mission 

 

 

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5 octobre 2019 6 05 /10 /octobre /2019 11:52
Le Chef de L’Etat nigérien reçoit plusieurs anciens Chefs d’Etat

 

Lu pour vous

 

http://www.lesahel.org 04 OCTOBRE 2019

 

Le Président de la République, Chef de l’Etat, SE. Issoufou Mahamadou, a accordé hier matin une série d’audiences aux anciens Chefs d’Etat d’Afrique participant au sommet sur le constitutionnalisme pour la consolidation de la démocratie en Afrique organisé par le National Democratic Intitutite (NDI) à Niamey. Il s’agit de Goodluck Jonathan du Nigéria, Nicéphore Soglo du Bénin, Catherine Samba-Panza de la République Centrafricaine et Amos Sawyer du Libéria. Il a également accordé une audience à l’Ambassadeur de la République Populaire de Chine au Niger, SE. Zhang Lijun.

La première audience a été accordée à l’ancien président de la République Fédérale du Nigeria, SE. Goodluck Jonathan. A sa sortie d’audience, il a déclaré que sa rencontre avec le Chef de l’Etat est privée. Mais il a rappelé que SE. Issoufou Mahamadou était élu Président de la République du Niger lorsqu’il était en exercice. « J’ai pu observer toutes les réalisations faites au Niger  depuis son accession au pouvoir. Je suis venu le féliciter pour les grands chantiers exécutés. En venant de l’aéroport international Diori Hamani jusqu’au centre-ville, j’ai vu comment la ville s’est métamorphosée. Je le félicite pour sa promesse tenue. Nous avons également discuté de certaines questions brûlantes en sa qualité de Président en exercice de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). J’ai été satisfait de la manière dont il gère les préoccupations », a-t-il confié.

Le Président de la république a également reçu Mme Catherine Samba-Panza, l’ancienne présidente de la République Centrafricaine. A sa sortie d’audience, elle a déclaré que leur entretien a concerné les priorités du Président de la République, les défis qui se posent au Niger, de sa vision de la pratique démocratique en matière de l’alternance du pouvoir qui est l’objet de leur séjour à Niamey. « Nous l’avons encouragé dans le respect des règles de la démocratie, notamment en ce qui concerne l’alternance. Nous pensons qu’il peut prendre le flambeau de cette alternance de la consolidation de la démocratie en Afrique », a-t-elle martelé.

 

 

Forum de Niamey: les chefs d'État disent non à un troisième mandat présidentiel

 

Par RFI Publié le 05-10-2019 Modifié le 05-10-2019 à 13:47

 

La limitation des mandats des chefs d'État était au menu d'un forum de trois jours qui réunissait d'anciens présidents africains à Niamey, au Niger, et qui s'est terminé le 4 octobre.

Sujet brûlant, la limitation des mandats présidentiels a été débattu pendant trois jours à Niamey, au Niger, à l'occasion d'un forum consacré à la consolidation de la démocratie en Afrique.

D'anciens chefs d'État ont participé à la rencontre, qui s'est terminée ce 4 octobre. Parmi eux, on comptait notamment Mahamane Ousmane du Niger, Nicéphore Soglo du Bénin, Goodluck Jonathan du Nigeria, Catherine Samba-Panza de Centrafrique et Amos Sawyer du Liberia.

Les participants ont dit « non », à l'unanimité, à un troisième mandat présidentiel. « La suppression de la limitation du mandat sape la conscience des populations et accroît la concentration du pouvoir entre les mains d'une minorité », peut-on lire dans la « déclaration de Niamey ».

Question « taboue »

La seule Centrafricaine présente, Catherine Samba-Panza, ancienne cheffe d'État de transition, estime qu'il faut vaincre les résistances et les tabous. « C’est une grande évolution d’avoir organisé un sommet sur cette question jusque-là taboue et que personne n’abordait de manière ouverte », a-t-elle déclaré.

Sans les citer nommément ou donner des leçons, le président béninois Nicéphore Soglo a conseillé à ceux qui s’accrochaient encore de savoir partir à temps. « Je crois que c’est le bon sens pour eux-mêmes », estime-t-il.

L’alternance démocratique est le crédo du président nigérien Issoufou Mahamadou. Sa promesse de s’en aller en 2021 a été saluée et encouragée.

« Mon désir le plus ardent est de passer le pouvoir en 2021 à un successeur démocratiquement élu », a-t-il affirmé. Si elle se concrétise, il s'agira d'une première dans l’histoire du Niger depuis l’indépendance.

 

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