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1 août 2016 1 01 /08 /août /2016 23:31
Les policiers burundais quittent la Centrafrique

 

 

01/08/16 (BBC)

 

Les autorités burundaises ont annoncé lundi le retrait de tout son contingent de policiers déployés en Centrafrique.

 

Près de 126 policiers sont arrivés à Bujumbura à bord d'un vol d'Ethiopien Airlines.

 

Un autre groupe de 280 policiers qui venaient de passer une année et dix mois à Bangui sont attendus dans la soirée à Bujumbura.

 

Seulement 10 policiers vont rester en Centrafrique pour assurer la garde des équipements lourds.

Le porte-parole de la police burundaise Pierre Nkurukiye a indiqué qu'ils ont bien rempli leur mission auprès de la population centrafricaine.

 

En juin, l'ONU avait annoncé qu'elle ne renouvellera pas le mandat des policiers burundais accusés d'exactions commises au Burundi avant leur déploiement.

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Centrafrique-Presse.com
1 août 2016 1 01 /08 /août /2016 23:28

 

 

Par RFI Publié le 01-08-2016 Modifié le 01-08-2016 à 11:48

 

En Centrafrique, les membres du Conseil de sécurité de l’ONU souhaitent donner une nouvelle impulsion à la mission onusienne en RCA. Mais pour une ONG internationale, Oxfam, la Mission de l'ONU en Centrafrique (Minusca) manque de moyens. C’est le constat qu’elle dresse dans un nouveau rapport.

 

Avec 920 millions de dollars alloués par an, plus de 12 000 hommes et femmes répartis sur tout le territoire : les chiffres de la Minusca sont impressionnants, mais c’est peu en comparaison avec d’autres missions onusiennes sur le continent africain. Par exemple, la Mission des Nations unies au Congo-Kinshasa (Monusco), c’est plus d’un milliard quatre cents millions de dollars pour 20 000 hommes.

 

Autrement dit, la Minusca est tout simplement sous-financée, et cela a des conséquences sur la protection des civils, selon Isidore Ngueuleu, de l’ONG Oxfam en Centrafrique : « C’est une incapacité à pouvoir réagir rapidement. Et ça, c’est une demande des civils eux-mêmes. C’est une incapacité à pouvoir patrouiller sur des routes secondaires, mais aussi à faire des patrouilles nocturnes ou des patrouilles à pied ».

 

A la Minusca, on sait et on promet d’agir, comme en témoigne le général Balla Keïta, commandant en chef de la force onusienne en Centrafrique : « Dans certains coins reculés de la Centrafrique, des troupes qui travaillent dans des conditions difficiles. Mais ça n’a pas impacté sur la qualité du travail que ces soldats sont en train de faire parce que ce sont des hommes de sacrifice, ce sont des hommes de foi ».

 

En Centrafrique, 12 000 personnels de la Minusca sont répartis sur 600 000 km². Ils sont seulement 1 500 pour couvrir 41% du territoire, à l’est du pays.

RCA: Oxfam critique envers les moyens des missions de l’ONU
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Centrafrique-Presse.com
1 août 2016 1 01 /08 /août /2016 22:48
Nouvelles nationales sur RJDH
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Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH

 

Centrafrique : Des retours spontanés des déplacés et des réfugiés enregistrés par des acteurs humanitaires

 

http://rjdh.org/ PAR JUVENAL KOHEREPEDE LE 1 AOÛT 2016

 

BANGUI, 1er aout 2016 (RJDH)—Plusieurs refugiés centrafricains ont commencé à rentrer. 728 centrafricains refugiés sur le site de Molai en RD Congo sont déjà rentrés.  Selon la Commission Nationale pour les Réfugiés, ces derniers ont pris cette décision à cause de leurs conditions de vie difficile dans le pays d’accueil.

 

Selon les informations du RJDH, la CNR a déjà enregistré plus de 20.000 retournés.  Le Haut-Commissariat  des Nations Unies pour les Réfugiés  renvoie la balle dans le camp du gouvernement. Charles Mbala, représentant adjoint en charge de la protection au HCR présente deux conditions pour le retour « la première condition, c’est la sécurité, la 2e condition est la coexistence pacifique. Il faudrait que celui qui a fui la guerre vive avec son voisin comme avant la guerre » note t-il.

 

Il y a, selon le HCR et la CNR, trois préalables au retour des déplacés et des réfugiés « le retour est volontaire, il faut une garantie d’intégration pour les réfugiés ou les déplacés qui ne désirent plus rentrer chez eux ou la réinstallation dans un autre pays en cas de menace pour la sécurité du réfugié » a expliqué Ervey Zouaka, Directeur des Réfugiés à la CNR. Ce dernier a indiqué que des mécanismes sont déjà en cours pour faciliter le retour des déplacés et des réfugiés.

 

Au HCR, on dit ne pas encourager le retour massif « le HCR n’encourage pas un retour  massif car pour que le retour soit durable il faut qu’il ait un préalable », a déclaré Magatte Guisse, le chef de bureau du HCR à Bouar. Pour ce dernier, le retour est un processus qui doit être accompagné par l’organe onusien en charge des réfugiés.

 

Des  retours timides  sont constatés, ces derniers jours en provenance du Cameroun  dans les préfectures de la Nana Mamberé et de la Mamberé Kadei. Il y a aussi des cas de retournés du côté tchadien, de la RDC en faveur respectivement de la Moyenne Sido et de Mobaye ainsi que des retours négligés 0 Birao en provenance du Soudan du Sud.

 

 

Centrafrique : Des propriétaires de sites se plaignent de la présence prolongée des déplacés

 

http://rjdh.org/  PAR AUGUSTE BATI-KALAMET LE 1 AOÛT 2016

 

BANGUI, 1er août 2016 (RJDH)—Les propriétaires de certains sites de déplacés commencent à se plaindre de la présence prolongée des déplacés. Tandis que certains déplorent le dysfonctionnement de leurs activités d’autres regrettent des dégâts matériels sur leurs infrastructures.

 

Sur le site des déplacés de la paroisse Saint-Sauveur dans le 2ème arrondissement de Bangui, l’Abbé Bienvenu Paterne Zolo, vicaire de la paroisse fait savoir que les activités paroissiales sont réduites à cause de la présence des  déplacés « depuis que les déplacés sont là, il y a un petit frein par rapport aux activités pastorales de la paroisse Saint-Sauveur. L’espace a été occupé entièrement par ces déplacés alors qu’on se trouve dans des difficultés pour tenir les réunions. Les mouvements ne peuvent pas tenir aussi correctement leurs réunions, et le fait qu’on cherche par-ci, par-là des endroits pour tenir les réunions, ça fait ralentir le travail pastoral. Mais en plus de cela, il faudrait noter également le dégât matériel, c’est-à-dire des cas de vol sur le site » a expliqué le religieux.

 

Pasteur Paul Dénou, responsable de l’église évangélique Luthérienne de Bangui Mpoko, se dit impatient par rapport à la présence des déplacés au sein de l’église, « nous sommes impatients. Nous attendons le départ des déplacés pour réaliser nos projets. Le temps qui passe ne revient jamais » dit-il avant d’interpeler le gouvernement à accélérer le processus du retour des déplacés.

 

Le Curé de la paroisse Saint-Charles Lwanga de Begoua, le Père Anicet Senganambi déplore plusieurs dégâts matériels sur le site après le retour des déplacés, « nous avons eu beaucoup de dommages au niveau de la paroisse, des bancs ont été cassés, et la disparition de certains matériels. Donc après l’accueil réservé aux déplacés, nous avons besoin d’un appui pour pouvoir réaménager certaines choses cassées » a lancé le Curé.

 

Au niveau du site des déplacés de la FATEB à Bangui, le Pasteur Francis Bella a quant à lui témoigné son sentiment de compassion envers ces personnes déplacées. Il appelle les humanitaires et les autorités centrafricaines à conjuguer leurs efforts afin de faciliter le retour de ces personnes encore présentes sur le site de FATEB, « pour nous c’est plus tôt un souci. Puisque la volonté est là et les conditions de certains ne sont pas réunies où une partie de la ville de Bangui demeure encore sous l’insécurité grandissante, nous appelons les autorités à tout mettre en œuvre pour qu’ils rentrent » a-t-il avancé.

 

La ville de Bangui compte aujourd’hui trente sites. Soixante dix autres sont éparpillés dans l’arrière-pays./

 

Judicaël Yongo et Bati-Kalamet.

 

 

Centrafrique : Des retournés déplorent leurs conditions de vie après le retour

 

http://rjdh.org/   PAR BIENVENUE MARINA MOULOU-GNATHO LE 1 AOÛT 2016

 

BANGUI, 01 Aout 2016(RJDH)—Des retournés interrogés par le RJDH affirment vivre dans des conditions difficiles depuis leur retour au pays ou à la maison. Ces derniers appellent le gouvernement et les ONG humanitaires à voler à leurs secours.

 

William Gata, qui a regagné la ville des Mbrès après plusieurs mois passés à Kaga-Bandoro dit vivre dans des conditions très difficiles depuis son retour, « nous sommes nombreux à regagner notre ville natale mais nous vivons actuellement comme des animaux. Nous n’avons pas de maison. Il nous est aussi impossible de reprendre nos activités champêtres à cause de la situation sécuritaire », déplore-il.

 

Les réfugiés centrafricains qui sont retournés au pays et que nous avons contactés, n’ont pas souhaité se prononcer sur leurs conditions de vie après leur retour. Sous l’anonymat, beaucoup ont affirmé être en train de reprendre leurs activités.

 

De nombreux retournés rencontrés au quartier Bea-Rex, dans le 3ème arrondissement ont repris le commerce. Tous n’ont pas voulu donner plus de précisions.

 

Selon Issen Nouraldine, vice-président du comité des retournés de Kaga Bandoro, 3700 réfugiés ont regagné cette ville depuis quelques mois. Il a déploré les conditions dans lesquelles ces derniers vivent et appelle le gouvernement à voler à leur secours. Selon le HCR, prêt de 30.000 déplacés et réfugiés ont regagné le pays ou leurs domiciles depuis le début de l’année.

 

 

Centrafrique : « Le gouvernement dispose d’un plan précis de retour des déplacés», affirme la ministre des Affaires Sociales

 

http://rjdh.org/  PAR JEAN FERNAND KOENA LE 1 AOÛT 2016

 

BANGUI, 1er  Aout 2016(RJDH)—La ministre des  Affaires Sociales, Mme Virginie Mbaikoua a confié au RJDH la reprise par le gouvernement du lead des actions humanitaires en Centrafrique. Elle a développé tout le plan que le gouvernement a préparé pour amorcer dans les meilleurs conditions le retour des déplacés et des réfugiés. Virginie Mbaikoua l’a dit dans une interview accordée le vendredi dernier au RJDH.

RJDH Virginie Mbaïkoua Bonjour 

 

Bonjour : Mr le Journaliste.

 

RJDH : La RCA compte aujourd’hui plus de 400.000 déplacés et plus de 500.000 réfugiés. Le gouvernement a-t-il un plan pour créer les conditions de ces personnes chez elles ?

 

VM : Merci pour la question. Effectivement, nous avons plus de 900.000 déplacés internes et réfugiés. Aujourd’hui, le gouvernement a repris le lead de la gestion du dossier des personnes déplacées et réfugiées. Avant, c’était les partenaires humanitaires qui avaient le lead vu la crise que le pays traversait. Mais depuis le retour à l’ordre constitutionnel, et étant donné que le président a fait de ce volet la priorité des priorités, le gouvernement a  repris le lead pour mener les activités dans le cadre de ce qui a été prévu dans le programme gouvernemental.

 

Alors qu’est ce qui se passe aujourd’hui ! Nous avons deux structures qui ont été mises en place : la première est une structure stratégique qui donne des orientations sur les stratégies de retour, et la deuxième structure, c’est une structure technique qui met en œuvre les grandes orientations. La structure technique est dirigée  par le président de la République lui-même avec le premier ministre et les ministères concernés par la problématique des personnes déplacées. La structure technique est dirigée par moi-même ainsi que les experts des départements ministériels concernés et les partenaires humanitaires œuvrant en République Centrafricaine.

 

Nous avons mis en place un projet de retour qui a été écrit. Un chronogramme de retour du premier site pilote qu’est le site du M’poko est décidé. Compte tenu du problème sécuritaire, nous avons voulu commencer par le site de M’poko.  Mais pour le retour dans le quartier d’origine ou la relocalisation, il faudrait aussi faire un chronogramme et celui-ci est établi avec des étapes importantes visant à rassurer ce retour-là. Cela veut dire que dans les quartiers de retour, les gens sont partis parce qu’il y a un problème sécuritaire, il fallait sécuriser ces quartiers de retour. Ce que nous avons fait avec l’appui de la Minusca.  Nous allons sécuriser certains quartiers qui sont déjà prêts au retour. Nous avons aussi prévu la mise en place des services sociaux de base, c’est-à-dire qu’il faut préparer  les quartiers de retour, il faudrait qu’il y ait des points d’eau, qu’il y ait des centres de santé s’il y a besoin, il faudrait qu’il y ait des écoles, tout ce qu’il faudrait pour que la population puisse revivre tranquillement. Nous avons aussi prévu des mesures d’accompagnement pour ceux qui vont revenir dans leur quartier d’origine et même relocalisés ailleurs. Il faut accompagner ces personnes pour s’assurer que leur retour s’est fait dans des bonnes conditions, mais aussi préparer ceux qui sont restés dans ces quartiers de retour pour l’accueil de ces personnes-là afin qu’ils puissent vivre en harmonie. Donc toutes ces activités sont inscrites dans le projet  de retour mis en place par le gouvernement.  Le gouvernement dispose d’un plan précis de retour des déplacés, plan qui a été consensuellement préparé et sera mis en œuvre par toutes les parties.

 

RJDH : En dépit de ce qui se fait, il ya des partenaires humanitaires qui sont sceptiques et posent de préalables  quant au retour des déplacés et des refugiés. Qu’en dites-vous ?

 

VM : Quel préalable ?

 

RJDH : par exemple le HCR ne veut pas entendre parler de retour massif des déplacés et des réfugiés.

 

VM : Je vais vous dire une chose, nos parents vivent un moment déjà très difficile sur ces sites ou à l’étranger. L’Etat est quand même responsable, il ne peut pas mettre en danger la vie de la population surtout pas le gouvernement, et nous ne pouvons pas le faire. L’Etat doit protéger la population. Si le gouvernement a décidé  de mettre en place un processus de retour, c’est que les préalables ont déjà été étudiés.

 

Nous venons de faire la demande auprès de la Minusca et le ministère de l’Intérieur pour sécuriser les quartiers de retour et parallèlement à ça, il  y a un travail de dialogue qui va se faire dans les quartiers de retour pour la cohésion sociale. Je vous dis, il y a des quartiers qui sont  propices y’en a qui ne le sont pas. Ceux qui sont prêts, on va permettre aux gens de rentrer, ceux qui ne sont pas prêts et s’il y a un travail de réconciliation, de cohésion sociale, le gouvernement va prendre sa responsabilité pour le faire avant le retour de ces personnes-là. Mais il y a une possibilité de relocalisation ailleurs. Vous savez, il y a des pays qui ont connu la même chose que nous et il y a eu de nouveaux quartiers qui sont nés. On pourra éventuellement créer de nouveaux quartiers avec toute la prise en charge holistique pour que la population puisse vivre normalement.

 

Vous savez, les partenaires humanitaires sont avec nous dans un groupe de travail, ils sont avec nous dans le groupe technique que je dirige et si vous me dites qu’ils vous disent à vous les journalistes qu’ils ne sont pas d’accord, et qu’à moi ou au gouvernement lors des réunions, ils disent qu’ils sont d’accord, il y a un quiproquo, donc il va falloir que nos partenaires soient clairs sur leur volonté. Est ce qu’ils sont avec nous ou ils ne sont pas avec nous. Mais moi aux dernières nouvelles, ils sont avec nous. Pour moi, ce problème de réticence n’existe pas. Il y a un travail qui se fait. Nous respectons la convention de Kampala, nous respectons la procédure qu’il faut mettre en place pour le retour des personnes déplacées.

 

RJDH : Vous parlez très peu des réfugiés, Mme.

 

En ce qui concerne les réfugiés, c’est vrai, dès qu’ils ont appris que le retour à l’ordre constitutionnel est établi, beaucoup ont manifesté la volonté de rentrer. Il y a eu des rentrées qui se sont faites spontanément, il y a aussi des problèmes. Ces jours-ci, je vais me rendre dans certaines villes de provinces avec mes collègues en lien avec ce dossier pour essayer de faire un travail de préparation de retour. En même temps, il  y a une équipe qui est arrivée ce dimanche pour préparer le retour de nos frères qui sont dans les pays limitrophes. Vous savez qu’une fois qu’ils sont des réfugiés, il y a des préalables donc  les choses vont se faire à un rythme que nous ne maitrisons pas, mais avec une volonté ferme du chef de l’Etat et du gouvernement de préparer le retour de nos compatriotes qui sont à l’extérieur depuis plus de deux ans et qui ont envie de rentrer et moi je pense que cela va se faire correctement,  j’y crois.

 

RJDH : Quelques déplacés du grand séminaire St Marc de Bimbo ont reçu de l’Archevêque de l’argent pour payer les loyers. Que fait donc le gouvernement pour consolider ce qu’il a commencé ?

 

Je venais de vous dire qu’il y a une coordination de toutes les activités de retour étant donné que nous avons repris le lead. Je suis au courant de ce dossier parce que le Nonce Apostolique est passé avec toute l’équipe de la Caritas pour nous exposer tout le travail qu’ils ont fait pour le retour des déplacés du grand séminaire de Bimbo. Nous travaillons en étroite collaboration. L’objectif c’est quoi ? Ce n’est pas d’être tous au même endroit, s’ils sont à Bimbo, nous, nous devons aller dans un autre secteur pour permettre un autre retour sur un autre secteur. Ça permet à tout le monde de rentrer rapidement au lieu d’aller tous au même endroit et investir au même endroit.

 

C’est clair qu’il y aura un suivi qui va se faire étant donné que ce secteur a été pris en main par la Caritas. Nous restons en lien étroit avec la Caritas pour voir l’évolution de ce retour et en même temps nous commençons à fermer d’autres sites qui sont insignifiants dans le même objectif c’est-à-dire ceux qui veulent rentrer et qui ont besoin de kit, en partenariat avec nos partenaires et même le gouvernement va les aider.

 

On va mettre en place ce qu’il faut parce que ces personnes-là n’ont pas besoin de grand-chose et pour les cas les plus difficiles, cela va être traité cas par cas parce chaque personne déplacée à un profil différent de l’autre. Donc, on ne peut pas globaliser le retour de tous les déplacés, en disant qu’ils rentrent tous. Il y a des gens qui sont seuls et qui ont besoin d’un appui pour partir. Il y a des gens qui vont jusqu’à 11 dans une famille, selon chaque cas, nous essayons de trouver une réponse adéquate pour permettre le retour digne des déplacés.

 

RJDH : Certains retournés de Berberati ont éprouvé des difficultés pour leur sécurité est ce avec le nouveau mandat de la Minusca leur sécurité sera garantie ?

 

Je ne parlerai pas à la place de la Minusca, mais je pense que oui si la Minusca est chargée d’assurer la sécurité, elle doit le faire et je pense qu’ils vont le faire. Je ne pense pas qu’ils ne vont pas le faire, ils sont là pour nous aider, ils l’ont confirmé quand j’ai rencontré l’équipe qui devait assurer la sécurité des quartiers de retour.

 

Ils nous ont rassurés qu’ils vont accompagner le gouvernement. Aujourd’hui, je n’ai pas à douter de cette ferme volonté de sécuriser, mais c’est vrai et je sais qu’à Berberati il y a eu quelque souci parce que vous savez que c’est là où on parle de préparatif de retour. Mais je pense que le retour de Berberati a été spontané. C’est pourquoi d’ailleurs, il faudrait que j’aille là-bas avec une équipe pour essayer de régler ce problème pour que le retour puisse se faire rapidement.

Mme, Je vous remercie !

 

Propos recueillis par Jean Fernand Koena

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Centrafrique-Presse.com
31 juillet 2016 7 31 /07 /juillet /2016 21:22
L'Afrique centrale au chevet de la Centrafrique

 

 

http://www.voaafrique.com/

 

Six pays d'Afrique centrale ont pris plusieurs mesures pour participer au financement du retour de la paix en Centrafrique lors d'un sommet samedi, à Malabo en Guinée-Equatoriale.

 

Les six membres de la Communauté économique et monétaire d'Afrique centrale (Cemac) ont notamment décidé "d'apporter un soutien supplémentaire de quatre milliards de francs CFA (environ six millions d'euros), à la charge du Cameroun, du Congo, du Gabon et de la Guinée-Equatoriale", indique la Cemac dans un communiqué reçu dimanche par l'AFP.

 

Cette enveloppe servira à financer le lancement en Centrafrique du programme de désarmement, démobilisation et réinsertion (DDR), est-il précisé.

 

Les Etats-membres (Cameroun, Centrafrique, Congo, Gabon, Guinée-Equatoriale, Tchad) ont aussi décidé "de l'octroi, par la Banque centrale, d'une avance exceptionnelle de neufs milliards de francs CFA" à la Centrafrique.

 

Les présidents Ali Bongo (Gabon), Teodoro Obiang (Guinée-Equatoriale), Denis Sassou-N'guesso (Congo) ont félicité leur homologue Faustin-Archange Touadéra "pour sa brillante élection" il y a quelques mois.

 

La Centrafrique a basculé dans la guerre en 2013 après le renversement du président François Bozizé. Des violences communautaires entre rébellion Séléka et milices anti-Séléka ont conduit la France a lancé l'opération militaire Sangaris fin 2013, Paris redoutant alors "un génocide".

 

Une mission des Nations unies (Minusca, près de 12.000 militaires et policiers) prend le relais de l'opération Sangaris dont la France a annoncé la fin pour octobre.

 

Avec AFP

 

 

Extrait du communiqué final du sommet de Malabo


« La conférence s’est félicitée de l’initiative de l’organisation d’une table ronde des Bailleurs de Fonds à Bruxelles le 17 novembre 2016. En vue de l’accompagnement politique et économique de cet Etat, la conférence a exhorté les états membres, la communauté internationale ainsi que les partenaires techniques et financiers, à soutenir cette initiative et à mettre en oeuvre un plan d’engagement plus robuste des forces déployées sur le terrain. A cet effet, la Conférence a adopté le principe de l’admission des éléments des forces armées centrafricaines dans les différents centre d’instruction des Etats membres de la CEMAC.


La Conférence a également décidé:


1. d’apporter un soutien supplémentaire de quatre milliards de francs CFA à la République soeur, à la charge du Cameroun, du Congo, du Gabon et de la Guinée Equatoriale, en vue du démarrage de son programme de Désarmement, Démobilisation et de Réinsertion( DDRR);

2. de rétrocéder à la RCA le remboursement de l’avance faite aux Etats sur le Fonds Spécial d’Intégration, soit cinq milliards de Francs CFA;

3. de charger la BDEAC de jouer un rôle particulièrement actif dans le financement des projets mentionnés au Programme de Relance Économique du Gouvernement de la République centrafricaine;

4. de l’octroi, par la Banque centrale, d’une avance exceptionnelle de neuf milliards de francs CFA;

5. de la consolidation de la dette de la RCA envers la Banque centrale;

6. d’étudier la création d’un fonds fiduciaire propre à la remise à flot des secteurs sociaux de base et à la relance des secteurs économique prioritaires;

7. d’ériger un Observatoire de Crises qui soit en mesure d’accompagner le relèvement de la République centrafricaine mais qui soit tout aussi appelé, pour l’avenir, à faciliter le règlement des conflits qui pourraient survenir au sein de la Communauté.

Les Chefs d’Etat ont pris acte des remerciements de Son Excellence Faustin Archange Touadera, pour le soutien multiforme et la solidarité que les autres Etats de la CEMAC ont témoignés à la République Centrafricaine durant toute la période de crise ».

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Centrafrique-Presse.com
31 juillet 2016 7 31 /07 /juillet /2016 20:25
Inondations de Bangui : Réaction du Pr Nguérékata

 

COMMUNIQUE DE PRESSE

 

A la suite des pluies diluviennes qui se sont abattues sur la ville de Bangui ce Mercredi 27 Juillet 2016, le 6e Arrondissement a été particulièrement sinistré,  en raison de graves inondations qui ont provoqué la destruction de plusieurs maisons. On dénombre les sinistrés par centaines.

 

Face à cette situation catastrophique, le Chef de l’Etat Faustin Archange Touadéra s’est immédiatement rendu sur le terrain pour constater l'ampleur des dégâts. Des le lendemain, le gouvernement s’est mobilisé pour apporter une réponse urgente afin de venir en aide à nos compatriotes en détresse. Ces derniers ont reçu des kits de secours et des vivres.

 

Le Parti pour la Renaissance Centrafricaine (PARC) par ma voix salue l’initiative immédiate du Chef de l’Etat et l’action du  gouvernement.

 

En apportant notre soutien à cet élan de solidarité de nos autorités, nous appelons tous nos compatriotes à manifester de même leur soutien aux populations éprouvées. Nous invitons la communauté internationale à contribuer autant que possible  par des dons afin de soulager les sinistrés. Nous appelons  ces actions de solidarité de tous nos vœux, y compris lorsqu'il s'agit de faire face à d'autres drames que subit le peuple centrafricain.

 

Au-delà de ces actions spontanées et limitées dans le temps, le PARC demande au gouvernement d’adopter et mettre en place urgemment une véritable politique de gestion des calamités naturelles et de l’insécurité, insécurité au sens large, y compris alimentaire, énergétique, économique et au sens physique du terme.

 

Le 31 Juillet 2016

 

Pr. Gaston Mandata N’Guérékata

 

Président du PARC

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30 juillet 2016 6 30 /07 /juillet /2016 20:49

 

 

http://rjdh.org/ PAR JEAN FERNAND KOENA LE 30 JUILLET 2016

 

Bangui le 30 juillet 2016 (RJDH)—L’ancien ministre et président du mouvement armé Révolution Justice (RJ), Armel Ningatoloum Sayo appelle au rapatriement des combattants étrangers. Pour lui, le retour de la paix dans le pays dépend de cette opération. Il l’a dit lors d’une interview accordée vendredi dernier au RJDH.

 

RJDH: M Armel  Mingatoloum Sayo (ANS), bonjour.

 

ANS : Bonjour !

 

Dans quelle état se trouve aujourd’hui votre mouvement Révolution, Justice suite à la division qui l’a miné ces derniers temps ?

 

ANS : Révolution Justice se porte à merveille. Il attend comme tous les groupes armés inscrits dans le processus DDRR, la réalisation de ce processus. Il n’ya pas division en notre sein mais quelques éléments égarés se sont permis d’entretenir le désordre et le flou. Mais tout ceci n’a aucun effet sur la RJ qui se porte à merveille.

 

Comment vous vous organisez déjà pour le processus du DDRR ?

 

ANS : Depuis la signature des accords de Brazzaville puis du forum inter centrafricain de Bangui, tous les groupes armés sont censés se cantonner en respectant l’esprit de ces accords-là. Et bien, RJ est cantonnée en attendant la réalisation de ce processus comme je venais d’évoquer. N’empêche qu’il y ait des mouvements de gauche à droite  parce que les gens sont dans leur zone de juridiction et dans leur région. Mais RJ reste prompte en ligne et entend vivre ce processus en toute sincérité et réalité.

 

Beaucoup de groupes armés sont hostiles au dernier R du DDR qui vise le rapatriement qu’en pensez-vous ?

 

ANS : Je pense qu’il ne faudrait  pas qu’on se trompe d’analyse,  parce que le pays a subi une crise et nous amorçons la résolution et donc ce R qui s’inscrit dans la suite logique du DDR est essentiel. Il ya eu beaucoup de combattants étrangers. Pour le retour de la paix, il faut que ceux-ci soient rapatriés.

Beaucoup sont ceux qui pensent qu’il y a des intentions cachées derrière cette hostilité !

 

A.S : Justement avec tout ce qui se passe dans le pays, nous n’arrivons plus à comprendre, si nous voulons la paix ou non.

Si nous voulons la paix, nous devons accepter de marcher avec les propositions qui nous ont été faites. Alors quand on  est retissant devant ces propositions, on se pose des questions sur les intentions des uns et des autres.

 

Le président Faustin Archange Touadera envisage un dialogue après le processus DDRR qu’en pensez-vous ?

 

ANS : Il n’a pas tord, je pense. Ce sera pour lui l’occasion de lancer un message de consolidation de paix dans le pays. C’est un engagement, c’est beaucoup d’investissement et d’implication également et donc maintenant c’est prier toute la nation à vouloir consolider cet acte.

 

Le Conseil de Sécurité des Nations Unies vient de prolonger le mandat de la Minusca jusqu’au mois de novembre 2017, quelles sont vos attentes ?

 

A.S : L’importance de la présence de la Minusca est palpable aujourd’hui malgré les plaintes enregistrées. Prolonger son mandat n’est pas une mauvaise chose à partir du moment où nous n’avons pas encore notre armée.

 

Je vous Remercie

 

Propos recueillis par Jean Fernand Koena

 

Le rapatriement, une solution efficace pour le retour de la paix en Centrafrique, selon Armel Sayo président de la RJ
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Centrafrique-Presse.com
30 juillet 2016 6 30 /07 /juillet /2016 20:39

                                                   

 

Le 26 juillet 2016, le conseil de sécurité de l'ONU à travers la résolution 2301 votée à l'unanimité prolonge le mandat de la Minusca en Centrafrique d'un an c'est à dire jusqu'en novembre 2017. Cette nouvelle résolution est robuste et redéfinit de façon spécifique les missions de la Minusca en ajoutant des tâches supplémentaires et prioritaires urgentes à la mission initiale. Il s'agit d'abord de la protection des civils, ensuite de la promotion des droits de l'homme et enfin d'apporter un appui au processus politique.

 

Les missions de la Minusca sont ainsi adaptées aux besoins réels de la population et de réduire au maximum la capacité de nuisance des groupes armés. Il faut noter à titre de rappel que la Minusca avait échoué lamentablement dans sa mission initiale. Espérant que celle-ci sera l'ultime occasion pour la Minusca de se racheter et de soigner son image. La crainte des nouvelles autorités centrafricaines était perceptible si les différentes négociations avec les groupes armés n'aboutissaient pas. Le vote de cette résolution est une aubaine pour le gouvernement, une garantie supplémentaire à la réussite du processus de désarmement.

 

Avec le retrait ou la réduction de l'effectif des forces françaises, les forces de la Minusca vont monter en puissance et se retrouver en première ligne sur tous les fronts avec une plus grande mobilité et flexibilité dans sa capacité opérationnelle. Il est important de rappeler que personne, ni un groupe armé n'est au-dessus de la loi et force doit toujours rester à la loi. Nul ne peut arrêter ou nuire au processus démocratique amorcé en Centrafrique.

 

Nous saisissons l'opportunité pour lancer un vibrant appel patriotique aux groupes armés qu'il n'est pas tard de revenir à la raison, de négocier positivement leur reddition avec le pouvoir central pour le bien être de notre nation. Les différents groupes armés doivent comprendre que c'est une ultime chance que le chef de l'Etat leur offre. A défaut, ils seront responsables devant l'histoire de leur entêtement digne du moyen âge. Nous invitons parallèlement les autorités centrafricaines, les organismes non gouvernementaux, les partis politiques d'opposition (s'ils en existent ), la société civile de coopérer et de faciliter la tâche pour la réussite de la mission finale de la Minusca.

 

Nous constatons par la force des choses que le Président de la République a visiblement changé ou corrigé sa méthode de travail. Au lieu de tout piloter depuis sa forteresse du palais de la renaissance, notre excellence a adopté la politique de proximité en effectuant une descente dans la zone inondée du 6eme arrondissement de Bangui. Nous avons apprécié l'initiative du Président de la République car cette approche lui permet de circonscrire le problème, de rassurer la population sur sa volonté et son degré d'investissement dans la recherche d'une solution idoine et durable à la crise centrafricaine.

 

Nous nous permettons d'inviter le Président de la République à garder la même posture et la même méthode pour se rendre dans les zones occupées par les groupes armés au lieu d'envoyer des émissaires qui parfois ne rassurent pas dans les négociations. Il est vrai que se rendre dans les zones occupées est un exercice périlleux mais cela vaut la peine pour extirper le mal centrafricain. Vous avez la confiance du peuple à travers le suffrage universel alors allons-y seulement. Mais attention ne le dites à personne, si on vous demande, ne dites pas que c'est moi.                                     

 

Lyon, le 30 juillet 2016.

 

Bernard SELEMBY DOUDOU

 

Juriste, Administrateur des Elections

 

PROLONGATION DU MANDAT DE LA MINUSCA EN CENTRAFRIQUE : UN ESPOIR POUR LE PRESIDENT DE LA RÉPUBLIQUE par Bernard SELEMBY DOUDOU
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29 juillet 2016 5 29 /07 /juillet /2016 21:04

 

CENTRAFRIQUE 

 

http://observers.france24.com/ 29/07/2016


Un de nos Observateurs à Bangui a été témoin, ce vendredi 29 juillet, au matin, du tabassage d’un homme dont le motif est plutôt saugrenu : l’homme transportait une plaque indiquant le nom d’une rue, et a été accusé de vol et frappé par plusieurs dizaines de personnes. Selon notre Observateur, ce type de scène est récurrent depuis la rénovation des infrastructures publiques de plusieurs quartiers de la capitale centrafricaine.


Vendredi matin, un attroupement s’est formé dans le premier arrondissement à proximité de l’université de Bangui autour d’un homme en possession d’un poteau et d’une plaque de rue. Intrigués de le voir transporter ce panneau de signalisation, des habitants s’en sont pris à l’homme, l’accusant de l’avoir volé. Sur des photos publiées sur Facebook, on le voit le visage tuméfié, attaché à un arbre et exposé devant la foule.

 

Quand je suis arrivé sur les lieux, l’homme qui transportait ce poteau avec la plaque de rue était en train d’être tabassé par des jeunes du quartier. Ils étaient énervés et lui disaient "ce pays se relève, et toi, tu veux le détruire". Ils l’ont frappé à plusieurs reprises au visage, et lui ont même asséné un coup sur la tête avec le poteau. Le présumé voleur était hagard par terre, il ne parlait plus. La police est arrivée quelques minutes après pour lui passer les menottes et l’embarquer sous les hourras de la foule.

 

La mairie de Bangui a rénové il y a deux ou trois mois certaines plaques d’arrondissements. Les poteaux, sur lesquels sont fixées les plaques de rues, sont très prisés car ils sont composés d’aluminium, qui se revend jusqu’à 2000 francs CFA [3 euros] le poteau transformé sur le marché noir. La plaque de rue est généralement transformée en objet, comme des seaux, revendus 500 francs CFA (75 centimes d’euros). La mairie a aussi fait installer récemment des lampes solaires dans plusieurs quartiers qui sont aussi la cible de vols.

Après la crise que nous avons connue, les actions menées par les autorités pour rénover l’espace public sont très positives, et c’est triste de voir que ces infrastructures publiques sont la cible des petits larcins. Mais si on veut que ce pays aille de l’avant, il faut aussi que les civils cessent de se faire justice eux-mêmes et de maltraiter en public de présumés voleurs.Plusieurs travaux de rénovation sont en cours à Bangui depuis plusieurs mois, notamment des canaux, de l'aéroport, mais également d'éclairage des routes grâce à des panneaux solaires importés de Chine.

Les vols de matériels publics se produisaient néanmoins déjà avant ces travaux, et les cas de lynchage concernant des personnes suspectées de vols sont fréquents en Centrafrique selon nos Observateurs.

Lu pour vous : Roué de coups dans les rues de Bangui… pour le vol d’une plaque de rue
Lu pour vous : Roué de coups dans les rues de Bangui… pour le vol d’une plaque de rue
Lu pour vous : Roué de coups dans les rues de Bangui… pour le vol d’une plaque de rue
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29 juillet 2016 5 29 /07 /juillet /2016 19:00

 

 

APA-Dakar (Sénégal) - 2016-07-29 12:30:12 La Chambre africaine extraordinaire (CAE) d’assises a ordonné, vendredi à Dakar, le paiement d'indemnisations aux victimes allant de 10 à 20 millions f cfa, dans le cadre du procès intenté, pour réparations, par les victimes du régime de l’ancien président tchadien, Hissène Habré, reconnu coupable le 30 mai dernier de crimes de guerre, crimes contre l’humanité, de torture et de viols.


Selon la Chambre d’assises des CAE, Habré devra payer 20 millions f cfa pour les victimes de viols, 15 millions fcfa pour les victimes de torture, et 10 millions f cfa à toute autre victime constituée partie civile.


Une source proche du dossier révélait quelques semaines plus tôt que les 4.733 victimes constituées partie civile réclament 168,385 milliards de francs cfa (environ 257 millions d’euros) de réparation individuelle et collective.


Le 30 mai 2016, au terme d’un procès débuté en juillet 2015, l'ancien président tchadien est condamné à la perpétuité et jugé coupable de crimes contre l'humanité, viol et esclavage sexuel, par les Chambres africaines extraordinaires, alors qu'il était poursuivi pour crimes contre l'humanité, actes de torture et crimes de guerre.

Les CAE, créées spécialement au sein des juridictions sénégalaises pour juger Habré, sont le fruit d'un accord entre le gouvernement du Sénégal et l'Union africaine.

De juillet 2015 à février dernier, 93 témoins à charge ont défilé à la barre, à la demande du parquet qui, pendant sept mois, a tenté de démontrer que Hissène Habré était directement impliqué dans la mort de plus de 40.000 personnes.

Des assassinats attribués à sa police secrète, la Direction de la documentation et la sécurité (DDS), par une commission d'enquête mise en place au Tchad après son départ forcé du pays en 1990.


Hissène Habré a toujours nié son implication directe dans les présumés crimes qu'aurait commis la DDS.

 

http://apanews.net/news/fr/article.php?id=4859193#sthash.XJ0SeyIS.dpuf

Affaire Habré : dix à vingt millions FCFA d'indemnisations pour les victimes
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29 juillet 2016 5 29 /07 /juillet /2016 18:30
Nouvelles nationales sur RJDH
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Centrafrique : Une centaine de députés remet leur déclaration de patrimoine à la cour constitutionnelle de transition

 

http://rjdh.org/ PAR SYLVESTRE SOKAMBI LE 29 JUILLET 2016

 

BANGUI, 29 juillet 2016—Une centaine de parlementaires ont à ce jour fait la déclaration de leur patrimoine à la cour constitutionnelle de transition. Cette information a été confirmée au RJDH par des sources bien informées au sein de la cour. 

 

Selon les données en notre possession, cent trois (103) députés sur cent trente neuf  (139) ont déjà déclaré leur patrimoine à la cour constitutionnelle de transition. Il y a trente six parlementaires qui à l’heure actuelle, ne se sont pas encore soumis à cette exigence constitutionnelle. Le RJDH a tenté en vain d’avoir des précisions sur l’identité de cette trentaine de députés « il n’est pas possible que je mette à votre disposition la liste des députés ayant fait la déclaration de patrimoine. Sachez seulement que cent trois ont déjà fait cet exercice, nous attendons le reste » a confié un membre de la cour.

 

La déclaration de patrimoine des députés de la nation est une exigence constitutionnelle consacrée par l’article 66 de la loi fondamentale du 30 mars 2016 qui exige des parlementaires, la déclaration de leur patrimoine « dans les trente (30) jours qui suivent l’installation du Parlement, le Député et le Sénateur font, chacun en ce qui le concerne, une déclaration écrite de patrimoine déposée au greffe de la Cour Constitutionnelle qui la rend publique dans les huit (08) jours francs ».

 

Le nouveau parlement est installé depuis le 03 mai 2016. Selon la constitution, les députés avaient jusqu’au O3 juin pour se soumettre à cette exigence.

 

Selon les informations du RJDH, tous les membres du gouvernement Sarandji ont, au jour d’aujourd’hui remis leur déclaration de patrimoine à la cour constitutionnelle de transition. La dernière déclaration est celle de la ministre des Affaires Sociales, Mme Virginie Baïkoua, déclaration enregistrée, selon nos sources, au greffe de la cour, le jeudi 28 juillet dernier.

 

Le premier ministre qui jusqu’en mai dernier, n’avait pas encore déclaré son patrimoine, l’a déjà fait, selon des sources concordantes généralement bien informées.

 

Investi le 30 mars, le président Faustin Archange Touadéra a fait sa déclaration de patrimoine le 06 mai 2016. Selon l’article 39 de la constitution, le président de la République est astreint de déclarer son patrimoine au plus tard trente jours après son investiture tandis que le premier ministre et les membres du gouvernement, sont contraints par l’article 58 de la constitution de déclarer leur patrimoine avant leur entrée en fonction.

 

 

Centrafrique : 148 déplacés de la paroisse Saint Charles Luanga de Begoua quittent le site

 

http://rjdh.org/ PAR JUDICAEL YONGO LE 29 JUILLET 2016

 

BANGUI, 29 Juillet 2016(RJDH) — Les déplacés du site de Saint-Charles Luanga dans la commune de Begoua ont reçu des kits le jeudi 28 juillet 2016 de la part du Haut-Commissariat des Nations-Unies pour le réfugié. Un geste pour favoriser le retour dans les zones respectives de 148 déplacés rescapés sur le site de cette paroisse.

 

Dans l’enceinte de la paroisse Saint-Charles Luanga de Begoua, les endroits occupés par les déplacés sont quasiment vides. Toutes les tentes ont été enlevées et les locaux sont libres.

 

Tout est partie selon le Curé de la Paroisse Père Anicet Senganambi de plusieurs démarches menées auprès des organisations humanitaires et le gouvernement qui ont permis le retour de 148 personnes dans leurs zones respectives.

 

« On était en pourparlers avec le coordonnateur des déplacés, les organismes internationaux en charge des déplacés principalement le HCR y compris le département des affaires sociales. Et donc, c’est dans une ambiance fraternelle avec les déplacés, le HCR a présenté les kits pour permettre aux déplacés de retourner dans leurs vies actives », a expliqué le Curé de la Paroisse.

 

La journée du jeudi 28 juillet 2016 a été marquée par la cérémonie de la remise des kits à la paroisse Notre D’Ame D’Afrique dans le 4ème arrondissement de Bangui en présences des responsables de la paroisse et la Ministre des Affaires Sociales.

 

Ces kits offerts par le Haut-Commissariat des Nations-Unies pour le Réfugié sont constitués des bâches, des seaux d’eau, des ustensiles des cuisines, des nattes, et des couvertures.

 

Une somme symbolique de 500.000 francs CFA, de la part de la Députée de Begoua Nadia Bea a été remise pour encourager les déplacés de l’intérieur du pays à assurer leur transport.

 

Le site des déplacés de la paroisse Saint-Charles Luanga dans la commune de Begoua a enregistré plus de 24.000 déplacés en décembre 2013.

 

 

Centrafrique : Le CDH publie les résultats d’une étude sur les mécanismes endogènes de gestion et de résolution des conflits

 

http://rjdh.org/ PAR BIENVENUE MARINA MOULOU-GNATHO LE 29 JUILLET 2016

 

BANGUI, 29 JUILLET 2016(RJDH) — Le Centre pour le Dialogue Humanitaire(CDH) a organisé jeudi 28 Juillet 2016 à Bangui, une conférence publique sur la présentation des résultats de la recherche documentaire axée sur les mécanismes endogènes de gestion et de résolution des conflits dans la société centrafricaine. Le but de cette conférence est de présenter les origines des conflits et les moyens de les résoudre d’une manière traditionnelle.

 

Le représentant du Centre pour le Dialogue Humanitaire en Centrafrique, Freddy Nkurikiye a précisé le but de cette recherche qui pourrait contribuer facilement  à une réconciliation nationale, « nous avons compris comme tous ceux qui ont travaillé sur le champ de la médiation qu’il y’avait un point important à prendre en compte. Dans chaque contexte, dans chaque société, un conflit s’inscrit dans un cadre culturel bien déterminé. Pour apporter une solution durable, il faut comprendre les ressorts culturels de la société déterminée, comprendre le fonctionnement des différents acteurs, déterminer les dynamiques, visiter les vécus de chacun, essayer de comprendre le pourquoi de ce qui arrive avant d’envisager une solution », note le représentant du CDH.

 

Le Ministre de l’Education nationale et de l’enseignement supérieur Aboubakar Mokadas Noure, maitre de cette recherche a souligné les mécanismes endogènes qui peuvent être associés à la judiciaire pour une meilleure réconciliation nationale, « la présentation de cette étude nous a amené à rechercher les causes historiques de la déstructuration de nos sociétés à travers les mécanismes endogènes », a-t-il rappelé

 

Aboubakar Mokadas Noure  a donné un exemple pur soutenir sa position « un exemple, pendant la crise, la sous-préfecture de Bangassou n’a pas été touchée et le Sultan a développé certains mécanismes qu’il a utilisés pour endiguer cette crise. Nous voulons que ces mécanismes endogènes de résolution de conflit où les gens se réunissent sous un arbre à palabre pour discuter,  puissent être associées à la judicaire pour une meilleure réconciliation », propose le membre du gouvernement.

 

Quant à Maxime Mbringa Takama Sultan de Bangassou, les mécanismes endogènes de gestion et de résolution des conflits sont très importants, « puisse que nous avons échoué à plusieurs reprise avec la méthode des blancs, pourquoi ne pas revenir à la tradition ? C’est ce que nous voulons ramener pour le moment à travers le CDH », a-t-il soutenu.

 

L’un des participants à cette conférence publique du CDH, Achile Bangue Betangai député de la Nana-Bakassa a salué l’initiative du CDH qui pourra faciliter la réconciliation en Centrafrique, « c’est mieux d’associer les méthodes traditionnelles au modernes pour mieux comprendre et résoudre un conflit. Avec la démarche du CDH, je pense qu’on va trouver une solution durable. Mais, que les résultats de cette recherche puissent être l’objet d’une large diffusion afin d’éclairer la population centrafricaine », propose l’élu de la nation.

 

Cette conférence publique du CDH s’inscrit dans le cadre du mandat reçu auprès des autorités centrafricaines d’accompagner la Centrafrique sur le chemin de la paix et la réconciliation nationale. Il est actuelìement dans sa deuxième année d’exercice.

 

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