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16 avril 2015 4 16 /04 /avril /2015 17:22

 

 

http://afriqueinside.com  jeudi, 16/4/2015 | 5:17 UTC+1

 

Sous l’égide la présidence kenyane, les deux ex-présidents centrafricains François Bozizé et Michel Djotodia ont signé mardi soir l’accord de paix de Nairobi paraphé une semaine plus tôt par les forces rebelles ex-Séléka et Anti-Balaka. A trois mois des élections générales, les deux hommes promettent de soutenir la transition

 

Contre toute attente, il s’agit d’un succès diplomatique pour les médiateurs de la crise centrafricain, le président Kenyan Uhuru Kenyatta et son homologue congolais Denis Sassou N’Guesso. Les deux anciens présidents de la Centrafrique Michel Djotodia et François Bozizé se sont engagés à soutenir la feuille de route de cette transition. Les négociations qui avaient débuté à la fin de l’année 2014 avaient pourtant été rejetées par tous les parties prenantes aux pourparlers, la transition, la classe politique et les groupes armés du pays, y compris les partenaires internationaux et le chef de l’état congolais, principal médiateur de la crise en République Centrafricaine. La copie du texte proposé par les négociateurs a donc été revue puis signée la semaine dernière par les délégations anti-balaka et Séléka avant d’être approuvée mardi soir par M. Bozizé et M. Djotodia. Il s’agit sur le papier d’un pas important en faveur de la réconciliation nationale car c’est justement leur rivalité passée qui a plongé la Centrafrique dans une grave crise politique. En mars 2013, Michel Djotodia, alors chef de la rébellion Séléka avait renversé du pouvoir François Bozizé. Les deux hommes exilés et accusé de nuire à distance au bon déroulement de la transition se sont donc entretenus au Kenya et ont pris l’engagement de soutenir la transition, à ne pas perturber les élections générales prévues en juillet et de participer au prochain forum de réconciliation programmé à la fin du mois.

 

Le document de Nairobi se fonde sur un accord de paix signés la semaine dernière dans la capitale kenyane par les forces rebelles ex-Séléka et Anti-Balaka et l’accord de Brazzaville signé en juillet 2014. Sa signature met un terme à la médiation du président Uhuru Kenyatta missionné par Denis Sassou N’Guesso pour tenter de trouver une issue à l’imbroglio centrafricain. Reste à savoir si les signataires de la déclaration de Nairobi tiendront leurs promesses ( soutien de la transition, cessez-l-feu, cessations des hostilités), en ce sens le prochain forum de réconciliation devrait constituer un test pour mesurer le niveau de sincérité de tous. La Centrafrique est habituée à la signature d’accords non appliqués. Par ailleurs, l’accord de Nairobi ne dit rien sur les responsabilités des belligérants de la crise. Pour rappel, la crise centrafricaine a fait des milliers de victimes et provoqué le déplacement d’au moins un millions de personnes. M. Bozizé et M. Djotodia sont-ils désormais à l’abri de rendre des comptes? Une question qui devrait être largement soulevée après les élections.

 

Une résolution onusienne de soutien à la Misca

 

Sur le terrain, la situation sécuritaire reste préoccupante. La Misca (Mission internationale de soutien en Centrafrique) est censée aider le gouvernement transitoire en Centrafrique à sécuriser le pays mais ne dispose que 1.400 sur les 3.600 prévus, elle manque de moyens. La France qui prévoit le retrait de son contingent Sangaris en juin prochain, a proposé une résolution onusienne de soutien à la force africaine que le Conseil de sécurité doit adopter ce jeudi. D’ici un mois, le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon devrait ainsi soumettre quelques propositions dont la transformation de la Misca en une mission de maintien de la paix de l’ONU, sur le modèle appliqué au Mali avec la Minusma. Par ailleurs, à l’approche des élections, le mandat du Bureau intégré pour la consolidation de la paix en RCA (Binuca) devrait être renforcé pour permettre le bon déroulement du processus électoral et assurer un calendrier électoral encore incertain.

 

La rédaction

 

Lu pour vous : Centrafrique : Bozizé et Djotodia tiendront-ils leurs promesses?
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Centrafrique-Presse.com
16 avril 2015 4 16 /04 /avril /2015 16:16

 

 

 

Bangui, 16 avril 2015 (RJDH)---Me Lin Banouképa, un des proches de François Bozizé ayant pris part aux discussions de Nairobi a présenté les principaux points de la déclaration d’engagement signé le 14 avril dernier par les anciens chefs d’Etat Michel Djotodia et François Bozizé. Ce document, selon Me Lin, n’est que la reconnaissance de la transition par les deux anciens chefs d’Etat. Me Lin Banouképa l’a dit dans une interview accordée ce matin depuis Nairobi au RJDH.

 

Très proche de François Bozizé, Me Lin Banouképa a confié au RJDH que la déclaration de Nairobi, signée par les deux anciens chefs d’Etat, n’est que la reconnaissance de la dynamique de Brazzaville.

 

« La déclaration d’engagement que les deux anciens chefs d’Etat ont paraphée s’inscrit dans la droite ligne de Brazzaville qui prévoit le forum de Bangui ». Pour ce dernier, l’importance de cette déclaration est politique. « C’est politique, ce qui vient d’être signé. Il est vrai que les deux anciens chefs d’Etat étaient représentés à Brazzaville mais nous savons quels résultats l’accord issu de cette rencontre a  eu sur la situation réelle du pays ».

 

Me Lin Banouképa a noté que la déclaration d’engagement signée à Nairobi est un condensé d’engagements pris par les deux anciens chefs d’Etat, engagements visant à soutenir la transition centrafricaine et à s’impliquer dans le processus de la réconciliation.

 

 « Cette déclaration est une adhésion à l’accord de Brazzaville du 23 juillet 2014. A travers cet accord, les deux anciens chefs d’Etat adhèrent volontairement et totalement à la feuille de route de la transition conduisant à un dialogue inclusif en Centrafrique. Ce document consacre la reconnaissance et la disposition des deux anciens présidents à œuvrer sous l’autorité de notre présidente de transition Catherine Samba-Panza ».

 

Interrogé sur la participation de François Bozizé au Forum de Bangui, Me Lin Banouképa a indiqué que seul l’ancien président peut se prononcer sur cette question. « Cet aspect de la chose ne relève pas de la politique générale mais de la politique individuelle.  De ce fait, seul le président François Bozizé peut se prononcer là-dessus » a-t-il fait savoir.

 

Concernant les polémiques qui sont nées après la création du présidium et du comité technique d’organisation ainsi que de la nomination des membres du comité, polémiques qui ont contraints l’exécutif à rapporter ces textes officiels, Me Lin n’a pas souhaité faire de commentaire.

 

 « Je suis assez loin pour me prononcer sur des décisions que les autorités de la transition ont prises. Mais l’essentiel est que tous les fils de ce pays prennent part à ce dialogue ».

 

De sources bien informées, jointes par le RJDH depuis Nairobi, dans la déclaration d’engagement que Michel Djotodia et François Bozizé ont signée, il est aussi question du respect du processus électoral centrafricain en préparation.

 

La déclaration d’engagement est signée par François Bozizé et Michel Djotodia, une semaine après un accord entre les Anti-Balaka et ex-Séléka, représentés respectivement par Joachim Kokaté, Maxime Mocome (Anti-Balaka) et Côme Azounou et Noureddine Adam, Mustapha Sabone, Batoul Achta (ex-Séléka) ainsi que quelques représentants de la société civile.

 

Ces deux documents sont signés après un premier accord entre Anti-Balaka et ex-Séléka paraphé le 22 janvier 2015 à Nairobi. Ce premier document a été fortement contesté tant en République Centrafricaine qu’au niveau international. Le médiateur aussi avait pris ses distances vis-à-vis de cet accord.

 

Notons que c’est depuis décembre 2014 que sur initiative du médiateur international dans la crise centrafricaine, le président congolais Denis Sassou Nguesso que cette rencontre est initiée. Pour le moment, personne ne sait encore si les discussions ont pris fin avec la signature de la déclaration d’engagement entre François Bozizé et Michel Djotodia./

 

Sylvestre Sokambi 

 

 

Centrafrique Bangui : « Hier c’était la victoire du peuple centrafricain. Il n’y a eu ni vainqueur ni vaincu », déclare Joseph Bendounga


Bangui, 16 avril 2015 (RJDH)—Dans une interview accordée au RJDH un jour après la concertation des forces vives de la nation avec le premier ministre Mahamat Kamoun, le président du parti Mouvement Démocratique pour la Révolution et l’Évolution de Centrafrique (MDREC) a déclaré que « c’était la victoire du peuple centrafricain tout entier ». La rencontre a permis, selon lui d’élire dans un esprit de consensus les nouveaux membres du Comité Technique du Forum de Bangui et du Présidium du Forum de Bangui.

 

Parlant de la concertation à laquelle il a également pris part aux côtés des 70 leaders des partis politiques présents, la société civile et les confessions religieuses, le président du MDREC indique que c’est la démocratie qui était à l’œuvre hier. « Hier c’était la victoire du peuple centrafricain tout entier. Il n’y a eu ni vainqueur ni vaincu. C’est la règle d’or de la gestion d’un État. Vous ne pouvez pas imposer une volonté, imposer un individu », dans le contexte de la République Centrafricaine. « C’est également la victoire de la sagesse sur l’entêtement », qualifie-t-il.

 

La désignation de la Ministre de la Santé, Mme Marguerite Samba Maliavo au poste de la Coordonnatrice Générale du Forum de Bangui, ne provoque pas l’étonnement du candidat à la présidentielle de 2015, « que ce soit madame la ministre de la santé ou une autre dame ou encore un homme, l’essentiel est que cet homme-là puisse avoir un minimum d’intégrité morale et une culture de la paix et de la démocratie. On ne va pas mettre un ancien chef rebelle à la tête d’une structure de réconciliation surtout que nous voulons sortir d’une situation de crise créée par des rebelles. Ce sera la prime à la casserole, c’est encourager les criminels à avoir pion sur rue. Ce n’est pas question de voir Madame Marguerite Samba Maliavo mais c’est question de droit. Elle n’a pas de passé sal. »

 

Il ne cache pas sa satisfaction devant l’élection des nouveaux membres du Comité Technique et du Présidium du Forum de Bangui. « Puisque ce travail a été fait par l’ensemble de la classe politique centrafricaine, la société civile, la plateforme des confessions religieuses, la communauté internationale qui a également voté son représentant, la satisfaction va de soi », termine-t-il en évoquant cette expression latine « Vox populi, vox dei ».

 

Près de 200 représentants des différentes couches sociales se sont retrouvés le 15 avril 2015 dans la Salle de Cinéma du Palais de la Renaissance et ont élu les nouveaux membres du Comité Technique et du Présidium du Forum de Bangui.

 

Le Présidium garde à sa tête l’historien sénégalais, Abdoulaye Bathily, Représentant spécial du Secrétaire général de l’ONU et chef du Bureau régional des Nations Unies pour l’Afrique centrale. Par contre, la Coordination technique revient désormais à la Ministre de la Santé, Mme Marguerite Samba Maliavo.

 

Un décret présidentiel est attendu pour entériner ses propositions./

 

Naim-Kaélin ZAMANE 

Centrafrique: Me Lin Banouképa, participant aux discussions de Nairobi, présente les principales articulations de déclaration d’engagement
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Centrafrique-Presse.com
16 avril 2015 4 16 /04 /avril /2015 16:01

 

 

 

15/04/15 (Afrik.com)

 

La santé du Président tchadien Idriss Déby se détériore. Après un énième malaise, le fils d’Idriss Déby ambitionne de prendre la place de son père.

 

Le Président tchadien Idriss Déby a été victime d’un malaise, ce lundi. Un malaise qui a suscité de vives interrogations sur son état de santé et sur sa capacité à diriger le pays. Son fils Mahamat Kaka, intéressé par le pouvoir, a sécurisé la Présidence et retiré le passeport du président de l’Assemblée nationale afin d’éviter qu’il se proclame président par intérim, selon Africa info.

 

Un acte qui démontre l’intention du clan Déby, et plus particulièrement Mahamat Kaka, de conserver le pouvoir, même si le président de l’Assemblée nationale n’a pas besoin de son passeport pour se proclamer président par intérim constitutionnel. Cependant, cette action prouve la position du fils d’Idriss Déby, il tente a tout prix d’écarter quiconque du pouvoir afin de succéder à son père. L’absence quasi-totale des autres enfants d’Idriss Déby ainsi que de ses petits-enfants laisse présager l’avenir politique du pays. Le frère aîné d’Idriss Déby possède tous les moyens financiers tandis que Mahamat Kaka a les forces de sécurité à sa botte.

 

Idriss Déby, arrivé au pouvoir en 1990 après avoir chassé son ancien compagnon d’armes Hissène Habré, est désigné président de la République du Tchad, en février 1991, après l’adoption de la Charte nationale. Depuis plusieurs semaines, son état de santé se détériore, ce qui sème le doute sur sa capacité à gouverner le pays. Quoi qu’il en soit, certains pensent déjà que le pouvoir ne peut échapper à son fils.

Lu pour vous : Tchad : Idriss Déby malade, sa succession en question
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16 avril 2015 4 16 /04 /avril /2015 15:52

 

 

RCA : marche de réfugiés de la RDC pour de meilleures conditions de vie

 

APA-Bangui (Centrafrique) 2015-04-16 13:32:34 - Les réfugiés de la République démocratique du Congo à Zémio (900 km de Bangui vers le sud-est), qui ont fuit les exactions des rebelles Ougandais de la LRA pour se retrouver en Centrafrique en 2009, ont manifesté pacifiquement à travers les rues de cette localité pour dénoncer leurs difficiles conditions de vie.


Les 3000 réfugiés congolais réclament non seulement leur prise en charge effective par le HCR en les assistants par des vivres du Programme alimentaire mondial mais aussi une garantie sécuritaire.


Les LRA ont capturé et tué une dizaine d'entre eux qui ont essayé de repartir en RDC dans leurs anciens champs pour chercher de la nourriture.


Ces réfugiés ont décidé de manifester après plusieurs appels à l'assistance lancés des jours durant. Les autorités du HCR en Centrafrique interrogées sur cette manifestation des réfugiés congolais ont affirmé avoir compris leurs revendications.

Par ailleurs, elles ont fait remarquer que ce manque d'assistance se justifiait par la situation de l'insécurité généralisée en Centrafrique qui ne favorise pas la libre circulation des camions.


Selon elles, cette situation va se normaliser dans un avenir proche. Ainsi, avec le retour de la sécurité et la présence des casques bleus, le transport des aides à leurs destinations pourront s'organiser.


Ces réfugiés ont été, dès leur arrivée en Centrafrique, pris en charge effectivement par le HRC qui leur avait distribué des non vivres et des produits PAM.


Certains avaient bénéficié de la FAO des semences.


 

http://www.apanews.net/news/fr/article.php?id=821811#sthash.g6INo7Ys.dpuf

 

 

Incendie dans un camp de déplacés en RCA : deux morts et 150 blessés 

 

APA-Bangui (Centrafrique) - 2015-04-16 13:20:02 Le camp des déplacés situé dans l'enceinte de la gendarmerie de Bambari, une localité à 300 km de Bangui, a pris feu, mercredi, occasionnant la mort de deux enfants de moins de 10 ans et plus de 150 blessés


Selon certaines sources, l'incendie a été provoqué par un feu qu'une fillette avait allumé pour préparer le repas familial.


Suite à une maladresse de cette dernière, le feu s'attaque à une hutte et à plusieurs autres huttes en paille qui entourent le site.


L'incendie s'est ensuite propagé, au contact d'une bouteille d'essence qui traînait dans le coin.


Le retard accusé dans l'organisation des secours par les forces internationales qui protègent le site, a fait que toutes les habitations en paille, proches du site, ont été la proie des flammes.


Le camp des déplacés fuyant les exactions des groupes armés installé à la gendarmerie de Bambari, est peuplé de presque six-cent personnes qui hésitent encore à regagner leur domicile par peur des violences.


Par le passé ce site de Bambari a subi des violences de la part des ex-rebelles de la sélékas, en représailles d'une attaque des anti-balakas qui s'étaient réfugiés dans ce site. Le bilan de cette attaque était d'une dizaine de morts.


Depuis cette attaque, le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés et certaines organisations humanitaires de la localité de Bambari se battent pour soutenir les blessés dont beaucoup sont pris en charge médicalement.

 

http://www.apanews.net/news/fr/article.php?id=821809#sthash.J1ll0lCQ.dpuf

 

Nouvelles nationales sur APA
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Centrafrique-Presse.com
16 avril 2015 4 16 /04 /avril /2015 13:48

 

 

 

http://www.radiondekeluka.org/  16/04/15

 

L'actuel ministre de la Santé publique, Docteur Marguerite Samba-Maliavo, a été consensuellement désignée mercredi 15 avril coordonnatrice générale du Comité technique d'organisation du Forum de Bangui en lieu et place de Jean-Jaques Démafouth, très contesté par l'ensemble de la population, quelque jour après sa nomination. Le choix des nouveaux membres a été fait mercredi à l'issue de la concertation entre le Chef du gouvernement de transition, Mahamat Kamoun, et les Forces vives de la nation au Palais de la Renaissance.

 

La coordination générale du Comité technique d'organisation du Forum de Bangui est co-gérée par le Parti de l'unité nationale (PUN) affilié à l'Alliance des forces démocratique pour la transition (AFDT) et la plateforme religieuse. Mme Marguerite Samba-Maliavo coordonne ainsi un comité de dix huit membres dont des représentants des groupes armés, du syndicat, des médias, des déplacés, du patronat et de la communauté musulmane.

 

Au cours de cette rencontre, le présidium du Forum a été également mis en place et piloté par Professeur Abdoulaye Bathily, médiateur à l'organisation des Nations Unies pour l'Afrique centrale (ONUAC). Le présidium est composé de onze membres, représentatifs de toutes les couches de la société.

 

L'initiative a été saluée par les participants qui souhaitent au Forum de Bangui un bon dénouement pour le rétablissement de la paix et la cohésion sociale en Centrafrique. Ce qu'explique Eddy Symphorien Kparékouti, président du Parti de l'unité et de la reconstruction (PUR).

 

« Je voudrais saluer l'effort et le courage de Madame la présidente de pouvoir retirer les trois décrets et respecter la volonté du peuple. Dans la mise en place du nouveau comité d'organisation du Forum, la voix du peuple a été respectée et prise en compte », s'est réjoui le président du PUR.

 

Le Premier ministre de la transition, Mahamat Kamoun, a rassuré que les propositions faites vont être soumises au Chef d’État de la transition qui va les entériner par décrets.

 

« Vous avez en toute liberté désigner vos représentants respectifs. Le gouvernement a pris acte de vos choix et se fait le devoir de les faire entériner par décret de la présidente de la République », a déclaré Kamoun.

 

La rencontre fait suite à la contestation des décrets pris unilatéralement par l’exécutif de la transition pour créer un comité technique d’organisation du Forum de Bangui, désigner les membres dudit comité et créer le présidium du Forum. Le dialogue national de Bangui est prévu pour le 27 avril 2015.

 

Voici la liste des membres du comité technique d'organisation du Forum et celle du Présidium.

 

Comité technique d'organisation du Forum de Bangui


Coordonnateur général : Mme Marguerite Samba-Maliavo
1er Coordonnateur adjoint : Davy Yama, parti politique
2e Coordonnateur adjoint : RP Nicolas Guérekoyamé-Gbangou, plateforme religieuse

Rapporteur général : Daniel Nzéwé, chargé de Mission à la Primature
1er Rapporteur adjoint : Thierry VacKat, CNT
2e Rapporteur adjoint : Mme Annick Service, OFCA

 

Le comité est composé de sept (7) membres :


Groupes armés : Sébastien Wénézouï et Rodrigue Malembéti
Syndicat : Sabin Kpokolo
Média : Odilon Ouakpo
Déplacé : Bertin Boto
Patronat : Gilbert Grézéngué
Communauté musulmane : Imam Saliou Ndjiaye
Gestionnaire comptable : Siméon Zoukota, le directeur général du Trésor public

 

Facilitateurs

 

Union africaine : Alassane Binta Diop
Minusca : Mme Bari Frimann
CEEAC : Korentin Idoulaye
OIF : Libert Baranouyérézé
CDH : Freddy Nkurunkinyé

 

Présidium

 

Président du presidium : Professeur Abdoulaye Bathily, médiateur à l'organisation des Nations Unies pour l'Afrique centrale (ONUAC)
1ère Vice-présidente : Mme Marie Nöelle Koyara, gouvernement
2eme Vice-présidente : Mme Mboua née Léa Doumta, CNT
3eme Vice-présidente : Mme Emilie Béatrice Epaye, société civile
4eme Vice-président : Mgr Dieudonné Nzapalaïnga, archevêque de Bangui
5eme Vice-président : Laurent Gon-Baba, parti politique
6eme Vice-président : Ali Dida Ali, Représentant groupes armés

Rapporteur général : Anicet Clément Guiyama-Massogo, pouvoir public
1er Rapporteur adjoint : Serge Singa, société civile
2em Rapporteur adjoint : Jean-Félix Riva, jeunesse
3em Rapporteur adjoint : Askin Zéngué-Landa

 

 

 

Forum de Bangui : un comité d’organisation dit de consensus sans Jean Jacques Demafouth
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Centrafrique-Presse.com
16 avril 2015 4 16 /04 /avril /2015 11:52

 

 

Par RFI  16-04-2015 à 04:02

 

En Centrafrique, la désignation par décret des personnalités chargées d'organiser le Forum de Bangui a fait polémique ces derniers jours, obligeant la présidente Catherine Samba-Panza à revenir sur ses décisions. Mercredi 15 avril, la société civile, les parlementaires et les politiques se sont enfermés dans une salle pour élire de manière démocratique cette fois, les différentes entités qui organiseront le Forum de réconciliation, prévu le 27 avril.

 

« Consensus », c'était le mot du jour. Le Premier ministre Mahamat Kamounprésidé une large concertation pour mettre sur pied en un temps record le présidium et le comité technique d'organisation du Forum de Bangui.

 

« Chaque entité a proposé des personnalités répondant aux critères voulus. Toutes les personnalités ont été admises par consensus aux différents postes des deux structures qui seront chargées d’organiser le Forum de Bangui », précise Laurent Ngon Baba, le vice-président de la séance.

 

Côté groupe armé, les anti-balaka cèdent leur place au présidium à un représentant de l'ex-Seleka et gagne une place au comité technique. Une décision de bon sens, pour Igor Lamaka, le porte-parole des anti-balaka : « Nous ne voulons pas aller dans les discussions ou encore dans les guéguerres. Donc nous avons décidé de laisser la place à nos frères de la Seleka. »

 

A la tête du comité technique, la ministre de la Santé Marguerite Samba succède au controversé Jean-Jacques Demafouth. De quoi satisfaire l'assemblée, notamment Thierry George Vacath, rapporteur adjoint pour le comité : « Elle est ministre, c'est un cadre centrafricain, elle est connue. C'est une dame qui a pignon sur rue, ce n'est pas une parvenue. Elle peut gérer, car elle gère déjà un grand département. »

 

En une seule journée, partis politiques, société civile et parlementaires ont réussi à s'entendre sur tous les points. Un bel exemple de démocratie qu'il faudra reproduire au Forum de réconciliation.

 

 

Forum de Bangui : consensus autour du comité technique

 

http://www.radiondekeluka.org/   mercredi 15 avril 2015 13:29

 

La composition et la désignation des membres du nouveau Comité technique d'organisation du Forum de Bangui est au centre, ce mercredi, d'une discussion entre le Chef du gouvernement de transition, Mahamat Kamoun et les Forces vives de la nation. La rencontre se déroule dans la salle de cinéma du Palais de la renaissance.
 
Près de 200 représentants de différentes couches sociales du pays prennent part aux échanges. Objectif : donner l'opportunité aux participants de faire des propositions concrètes et mettre en place, séance tenante, le bureau du comité technique d'organisation du Forum de Bangui prévu du 27 avril au 4 mai prochain.

La proposition du bureau technique d'organisation du dialogue national sera entérinée par un décret présidentiel. 


Mardi après midi, la présidente de la transition Catherine Samba Panza et le chef du gouvernement, Mahamat Kamoun ont abrogé les trois décrets signés le 4 avril et contestés quelque jour plus tard par le Conseil national de transition, le parlement provisoire.

Par ailleurs, le processus de la réconciliation en Centrafrique enregistre du nouveau.

Les ex-présidents François Bozizé et Michel Djotodia se sont engagés mardi 14 avril 2015 par écrit en faveur du Forum de Bangui. Le document a été signé à Naïrobi au Kenya, ville qui assure la médiation des pourparlers dits de paix entre les groupes armés rivaux ex-Séléka et Antibalaka.


Selon un communiqué publié par la présidence kényane, le document n’est qu’un engagement des signataires à rallier l'accord signé à Brazzaville en juillet 2014, mais aussi à participer au Forum de réconciliation de Bangui, prévu fin avril et à reconnaître le régime de la transition. L'engagement dit de Naïrobi fait suite à un autre accord signé le 8 avril dernier entre les représentants des Séléka et des Antibalaka, deux groupes armés rivaux en République Centrafricaine.


A Bangui, nombreux centrafricains sont unanimement favorables à la présence de ces deux personnalités considérées comme les principaux acteurs de la crise centrafricaine. « L’heure n’est plus à l’exclusion », estiment bon nombre d'entre eux.

L'engagement, quand bien même obtenu à l'issue des pourparlers organisés dans des circonstances floues, ouvre la voix au dialogue et à la paix, du moment où il permet aux ex-présidents François Bozizé et Michel Djotodia de rejoindre le processus de la réconciliation. Une prise de position non encore commentée par les autorités de Bangui.


Un premier accord avait été signé en janvier par les parties centrafricaines, toujours à Naïrobi. Mais l'accord n'avait pas été reconnu par Bangui car il appelait au remplacement des autorités de la transition en Centrafrique. Le projet de janvier prévoyait aussi une amnistie générale. Les autorités de la transition, exclues du processus, ont toujours refusé de reconnaître sa légitimité.


Pour l'heure, tous les yeux sont tournés vers le Forum de Bangui, un rendez-vous tant attendu qui permettra aux centrafricains de diverses couches sociales de débattre du retour d'une paix définitive dans leur pays.

RCA: consensus sur le choix des organisateurs du Forum de Bangui
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Centrafrique-Presse.com
16 avril 2015 4 16 /04 /avril /2015 00:20

 

 

 

http://www.maliweb.net  Lun 13 Avr 2015 - 12:15 AM GMT

 

Présent dans la capitale malienne dans le cadre de la réunion du comité Afrique de l’Internationale socialiste, tenue les 10 et 11 avril, le président du parti le Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC) Martin Ziguélé a bien voulu se prêter à nos questions. Dans cet entretien, l’ex-Premier ministre du président déchu Ange Felix Patassé aborde les questions de l’actualité dans son pays.

 

Pouvez-vous vous présenter à nos lecteurs ?

 

Je m’appelle Martin Ziguélé, je suis Centrafricain, ancien Premier ministre, le dernier du président Ange Felix Patassé, et suis président du parti Mouvement de libération du peuple centrafricain (Mlpc), membre de l’internationale socialiste et, naturellement, du comité Afrique.

 

Peut-on savoir l’objet de votre présence dans la capitale malienne ?

 

Comme je vous le disais tantôt, mon parti est membre de l’internationale socialiste. Cette organisation qui regroupe plus de 140 partis sur les cinq continents a des démembrements sur le Continent, le démembrement africain s’appelle le comité Afrique dont mon parti est membre et qui se réunit deux fois par an en Afrique. Et c’est à ce titre que je suis présent à Bamako pour la première réunion du comité Afrique.

 

Comment se présente la situation dans votre pays en ce moment ?

 

C’est vrai, depuis décembre 2012, une coalition de mouvements de rébellion politico-militaire s’est emparée très rapidement de la quasi-totalité de notre pays. A la différence notable de celle du Mali, ils ont réussi à prendre le pouvoir d’Etat. Et cela s’est passé moins de trois mois après la réunion de Libreville au Gabon où nous avions décidé d’une transition consensuelle. Et cette prise de pouvoir, a été malheureusement suivie de beaucoup d’exactions sur les populations civiles. Et cela s’est aggravée par la parution, en décembre 2014,  d’un autre mouvement de rébellion appelé cette fois-ci les Anti Balaka, qui ont donné un aspect  que d’aucuns ont qualifié de confessionnelle, que moi j’appelle de l’instrumentalisation politique pour opposer les fils et les filles de ce pays entre eux, sur des bases confessionnelles, régionales et subjectives hautement condamnables. Et cette situation a entrainé d’abord l’intervention rigoureuse des forces de la communauté économique des Etats de l’Afrique Centrale (Mucopax). La Mucopax étant dépassée par les évènements, parce que le pays fait 624000 Km2, donc à peu près la moitié du Mali, avec 4 millions d’habitants. Et dissimulées partout dans le pays, les forces de la Mucopax ont réussi à éviter une crise ouverte, mais elles ne peuvent pas permettre une réelle stabilisation de la situation. C’est comme cela que l’Union Africaine a pris le relais avec la force de la Misca. Mais devant les difficultés de la Misca, on a fait appel à la Minusca. Avant l’arrivée de la Minusca, l’intervention de la force française Sangaris a permis de calmer la situation avant que la Minusca se déploie dans le pays depuis décembre 2014 à Bangui. Mais, depuis deux mois, même s’il y a des explosions de violence dans le pays de façon circonstancielle, il y a l’accalmie dans le pays dans l’ensemble. Car le gouvernement contrôle la quasi-totalité du pays, l’administration s’est rétablie dans une grande partie du pays, mais il faut reconnaitre que la situation sécuritaire reste difficile car nous ne sommes pas encore revenus d’avant la crise où l’administration était présente à 100% dans le pays, les forces armées et de sécurité ont disparu après la crise, car disloquées, et c’est maintenant qu’il y a une opération de reconstruction graduelle, laborieuse et difficile des forces armées, mais la situation reste difficile.

 

Quel regard portez-vous sur l’équipe dirigeante de la transition dans votre pays ?

 

Vous savez, quand il y a transition, c’est que la normalité a échoué, et aussi que la RCA est à genou, affaiblie, il serait présomptueux d’attendre d’un régime de transition, quel qu’il soit, le salut. Donc le gouvernement éprouve de grandes difficultés à rétablir l’ordre et la sécurité, mais ce qui est important pour nous qui sommes démocrates, c’est de soutenir ce processus de transition à qui on peut reprocher beaucoup de choses, mais il faut soutenir ce processus de transition car on n’a pas le choix. Et il faut faire en sorte que  le pays ne fasse pas une rechute. Et que nous allions résolument vers les élections, c’est fort de cela que mon parti, le Mlpc soutient le processus de dialogue qui va aboutir au forum prévu du 27 au 2 novembre. Car des hommes et des femmes meurent et souffrent, avec plus d’un million de déplacés internes et 420 mille refugiés à l’étranger sans ressources avec des problèmes humanitaires immenses.

 

Avez-vous confiance en la médiation ?

 

Nous Centrafricains, quand nous avons connu la crise avons appelé à cors et à cris, la médiation d’abord de nos pays frères de l’Afrique centrale, dans le cadre de la CEEAC, et après de l’Union Africaine et par la suite celle de la communauté internationale via les Nations unies. Et en tant que responsables politiques, on ne peut pas demander quelque chose et vouloir son contraire, nous soutenons les efforts de la médiation. La médiation est une œuvre humaine, elle est à parfaire, elle peut à un moment bégayer, mais il faut soutenir la médiation car ce sont les médicaments que nous devons prendre pour guérir de ce mal profond.

 

Seriez-vous candidat à l’élection présidentielle à venir en Centrafrique ?

 

Oui, c’est le congrès extraordinaire de mon parti qui m’a désigné le 22 novembre 2014 à Bangui, comme son candidat à l’élection présidentielle et législative couplées, prévues au mois de juin et juillet de cette année. Et c’est pour la troisième fois que le parti me fait cet honneur. Je vous rappelle que j’ai été candidat en 2005 et 2011 où nous avons refusé de reconnaitre les résultats de cette élection, parce que c’était un monument de fraudes, et aujourd’hui, pour mettre fin à cette transition, le parti m’a désigné pour la troisième fois pour défendre ses couleurs. La quintessence de mon programme est très simple. Ce sont les trois « R ». C’est-à-dire réconciliation, rassemblement et reconstruction.

 

Interview réalisée par Paul N’GUESSAN

 Martin Ziguelé, président du MLPC : « Les Anti Balaka sont une instrumentalisation politique pour opposer les fils et les filles de la Centrafrique »
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16 avril 2015 4 16 /04 /avril /2015 00:15

 

 

http://www.maliweb.net  Mar 14 Avr 2015 - 02:24 PM GMT

 

En séjour dans la capitale malienne dans le cadre de la réunion du comité Afrique de l'internationale socialiste qui s'est tenue les 10 et 11 avril derniers, l'ancien Premier ministre centrafricain et président du Mouvement de libération du peuple centrafricain (MLPC), Martin Ziguélé, a animé, le dimanche 12 avril, à l'Hôtel Salam, une conférence de presse. Objectif : échanger avec les hommes de média sur le processus électoral et l'évolution de la situation sécuritaire dans son pays.

 

A l’entame de ses propos, le dernier premier ministre du président Ange Félix Patassé, Martin Ziguélé, a évoqué les raisons de sa présence à Bamako.  » Je suis au Mali pour participer à la rencontre du comité Afrique de l’Internationale socialiste dont mon parti, le MLPC, est membre. L’organisation socialiste regroupe plus de 150 partis politiques à travers les cinq continents «  a-t-il ajouté.

 

Sur la question de la situation sécuritaire en République centrafricaine, le président du MLPC a retracé l’historique du conflit. Depuis décembre 2012, une coalition de rebelles, la Séléka, s’est emparée de la quasi-totalité du pays. Et de préciser qu’à la différence de celle du Mali, la coalition a réussi à prendre le pouvoir en RCA. «  Cette prise du pouvoir par la force est intervenue à moins de trois mois après la réunion de Libreville au Gabon où la classe politique centrafricaine s’était engagée à aller vers une transition consensuelle. Cette prise du pouvoir a été suivie de beaucoup, malheureusement, d’exactions sur la population et cela s’est aggravé par l’apparition d’un autre mouvement de rébellion, notamment les Anti-Balaka qui ont donné un aspect confessionnel «  a-t-il déploré.

 

Il a saisi l’occasion pour condamner ce qu’il qualifie d’instrumentalisation de la société centrafricaine. Une situation qui met en conflit des enfants d’un même pays sur des bases confessionnelles d’appartenance régionale ou ethnique est purement subjective. Et d’ajouter que celle-ci a entrainé l’intervention des forces de la Communauté des États de l’Afrique centrale.

 

À en croire Martin Ziguélé, malgré quelques implosions, depuis deux mois, la situation sécuritaire en RCA s’améliore progressivement car le gouvernement contrôle la quasi-totalité du pays et l’Administration s’est rétablie dans une grande partie du pays. À la suite de ces évènements, dira-t-il, l’armée s’est complètement disloquée et une opération de reconstruction des forces armées et de sécurité centrafricaines est en cours.

 

Évoquant la transition dans son pays, l’ancien Premier ministre dira que la RCA est un pays à genou et affaibli par les malheureux évènements de 2012. À ce titre, il se serait présomptueux d’attendre du salut d’un gouvernement de transition. Aujourd’hui, le gouvernement éprouve de grandes difficultés à rétablir l’ordre et la sécurité.

 

À ses dires, ce qui est important pour tout démocrate c’est de soutenir cette transition et faire en sorte que le pays ne fasse pas une rechute pour que le pays aille résolument vers des élections. Ainsi, il a déclaré que sa formation politique, le MLPC, soutient fermement le processus de médiation en cours en vue de rétablir la paix et la sécurité sur l’ensemble du territoire centrafricain. «  Il faut sortir de cette crise parce qu’il y a des hommes et des femmes qui meurent tous les jours à la suite des violences »  , a-t-il conclu.

 

Boubacar PAITAO

L’ex-Premier ministre centrafricain, Martin Ziguélé, à propos de la situation sécuritaire dans son pays
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16 avril 2015 4 16 /04 /avril /2015 00:00

 

 

15/04/15 (Dw-World)

 

Les deux ex-présidents veulent rallier la feuille de route de la transition, et ont signifié leur disponibilité pour participer au Forum de Bangui. Est-ce souhaitable? L'avis de Joseph Bendounga, ancien maire de Bangui. Les instances dirigeantes de la transition centrafricaine se sont réunies toute la journée. Une réunion qui avait pour objectif de remanier totalement la présidence de l'organisation du Forum de Bangui pour la réconciliation, censé débuter le 27 avril.

 

La constitution du bureau politique du Forum a suscité des débats tels que la présidente Samba Panza a dû abroger plusieurs décrets qu'elle avait pris pour nommer certaines personnalités.

 

Les autorités n'ont pas encore réagi officiellement à la signature de l'accord d'engagement, à Nairobi, des deux anciens présidents François Bozizé et Michel Djotodia, mais le gouvernement de transition centrafricain n'a jamais reconnu le processus engagé, affirmant n'avoir pas été impliqué dans les négociations. Alors, maintenant que Michel Djotodia et François Bozizé se sont engagés à rallier la feuille de route de la transition, et même signifié leur disponibilité pour participer au Forum de Bangui, doit-on les autoriser à y prendre part?

 

"Messieurs Bozizé et Djotodia doivent participer au Forum de Bangui pour rendre des comptes" (J. Bendounga)

Djotodia et Bozizé doivent-ils participer au Forum de Bangui?
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15 avril 2015 3 15 /04 /avril /2015 23:38

 

 

NEW YORK (Nations Unies) mercredi, 15 avril 2015 12:51  - Le chef de la Mission des Nations Unies en République centrafricaine (Minusca), le général Babacar Gaye, a estimé que des progrès importants avaient été réalisés en faveur d'un retour vers la sécurité et la stabilité dans ce pays, malgré la persistance d'obstacles au processus de transition démocratique.

 

"Des progrès sensibles ont été enregistrés dans la protection des populations qui continuent malgré tout à souffrir de violences", a déclaré M. Gaye à l'occasion d'une réunion du Conseil de sécurité de l'ONU sur la situation en République centrafricaine (RCA), ajoutant que ces violences résultent principalement des tensions intercommunautaires liées à la migration saisonnière des éleveurs Foulani et de leur bétail.

 

M. Gaye, qui est également le Représentant spécial du Secrétaire général de l'ONU en RCA, a précisé que les violences continuent d'être le fait, à Bangui, la capitale du pays et dans l'ouest du pays, des Anti-balakas qui, à l'instar des ex-rebelles Seleka au centre et à l'est, cherchent à se substituer à l'Etat.

 

"Le retour encore timide de l'autorité de l'Etat n'arrive pas à prévenir ou à apaiser les tensions communautaires", a poursuivi le Représentant spécial, ajoutant que les populations à risque, en particulier les communautés musulmanes, sont par conséquent toujours menacées malgré les efforts déployés par les acteurs humanitaires et les forces internationales.

 

La situation humanitaire reste grave dans le pays, a également expliqué M. Gaye, précisant que 50.000 déplacés supplémentaires ont été dénombrés depuis janvier 2015, alors que parallèlement, l'accès humanitaire a souffert de la fragmentation des groupes armés.

 

Sur le plan politique, le processus de transition en RCA franchira une étape décisive au cours du dialogue national inclusif qui sera mené au Forum de Bangui, a estimé M. Gaye. Forum qui a été créé pour favoriser la réconciliation entre acteurs politiques et groupes armés.

 

L'organisation d'élections crédibles marquera la fin de la période de transition dans le pays, a ajouté M. Gaye, tout en indiquant que le processus se heurtait à des obstacles tels que l'inscription des déplacés et des réfugiés sur les listes électorales.

 

"Je voudrais saisir l'occasion pour faire appel à tous les partenaires internationaux afin qu'ils maintiennent leur engagement à soutenir les opérations humanitaires dont ce pays a tant besoin", a par ailleurs insisté le Représentant spécial, mentionnant qu'à ce jour, seuls 13% des fonds nécessaires au titre de l'assistance humanitaire pour la Centrafrique ont été versés à l'Organisation.

 

"Restaurer la sécurité, promouvoir un dialogue politique inclusif et compléter la transition n'est que le commencement du long cheminement de la République centrafricaine vers la stabilité et le développement durables", a conclu M. Gaye.

Centrafrique: l'ONU salue des progrès importants dans la transition démocratique
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