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13 février 2013 3 13 /02 /février /2013 17:32

 

 

 

villabongo-Nice.jpg

 

 

Ce matin, dans le cadre d'une enquête sur les biens mal-acquis, une perquisition a été menée dans le quartier de Cimiez dans 2 villas (avec piscine) appartenant à l'ex-président de la République gabonaise, par plusieurs policiers spécialistes de la délinquance financière.

 

Yves Lebaratoux et Didier Brignand

 

villabongo2.jpg

 

      Cette perquisition qui s'inscrit dans le cadre de l'enquête sur des biens mal-acquis a été menée par des policiers de l'Office Central contre la Délinquance Financière, de la Division Economique et Financière, de la Plate-Forme d'Identification des avoirs criminels et d'un magistrat.

La justice s'intéresse aux biens détenus sur le territoire français par Omar Bongo, décédé en juin 2009, mais aussi à ceux de Denis Sassou-Nguesso, président de la République du Congo et de Teodoro Nguema Obiang (TNO), dit Teodorin, fils du Président de Guinée Équatoriale.

 


http://cote-d-azur.france3.fr/2013/02/13/nice-perquisition-dans-2-villas-au-nom-d-omar-bongo-l-ex-president-de-la-republique-gabonaise-199423.html

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Centrafrique-Presse.com - dans Annonces et divers
13 février 2013 3 13 /02 /février /2013 17:18

 

 

 

localisation-de-la-ville-de-mobaye

 


Le Potentiel  11 FÉVRIER 2013


Plus de trois mille habitants de Mobaye-Banga, en République Centrafricaine, se sont réfugiés, depuis le vendredi 8 février, dans le territoire congolais de Mobayi Mbongo (Province de l'Equateur). Et pour cause. Ils disent avoir fui l'occupation de leur ville par les rebelles centrafricains de la coalition de la Séléka. Sur place à Mobayi-Mbongo, rapporte radiookapi.net.

 

Selon la source, ces réfugiés éprouvent des difficultés de survie. Préoccupé, le commissaire du district du Nord-Ubangi en appelle à l'aide du Haut-commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), afin de secourir les réfugiés.


A en croire les autorités congolaises, les populations centrafricaines continuent à arriver en République démocratique du Congo, indique la source. Avant de noter que parmi ces réfugiés, le bureau du territoire de Mobayi-Mbongo dit avoir enregistré trois officiels, soit un bourgmestre, un commandant de gendarmerie et un responsable de la migration centrafricaine.


Interrogée, Célestine Mamine, responsable au service de migration à Mobaye-Banga, dit avoir fui avec ses enfants, à cause de l'insécurité qui prévaut dans cette ville, après son occupation par les rebelles. De leur côté, les autorités congolaises ont fait savoir qu'elles n'ont pas de moyens pour prendre en charge ces réfugiés, dont quelques-uns sont hébergés au bureau du secteur et d'autres à l'hôpital général de Mobayi-Mbongo.


DES RÉVÉLATIONS


Le commissaire du district du Nord-Ubangi, Willy Isekusu, indique avoir déjà saisi sa hiérarchie ainsi que le bureau du Haut-commissariat des Nations unies pour les réfugiés, en vue de venir en aide à ces vulnérables. Pour rappel, des milliers de réfugiés centrafricains sont arrivés sur le sol congolais depuis le début des combats qui ont opposé l'armée centrafricaine et la coalition rebelle de la Séléka en République Centrafricaine en août 2012.


En janvier dernier, près de 300 Centrafricains s'étaient déjà réfugiés à Mobayi Mbongo. Un mois plus tôt, plus de mille autres, enregistrés à Zongo, toujours dans la province de l'Equateur, vivaient dans des conditions difficiles. Plus de mille réfugiés centrafricains, ayant fui la rébellion de la Séléka ont été enregistrés à Zongo dans l'extrême Nord de la province de l'Equateur par la Croix-Rouge locale.


Quelques-uns sont regroupés au site d'hébergement de Worobe, une localité située à 18 kilomètres de la ville de Zongo et la plupart d'entre eux vivent dans des familles d'accueil. Se confiant à la presse, une réfugiée a déclaré : « Nous avons été accueillis par nos frères en Christ. Ils nous ont logés. Mais, nous mangeons difficilement et dormons dans de mauvaises conditions ».


Pour sa part, le chef de bureau intérimaire du HCR en poste à Libenge, Bari Abasi, cité par la même source, a indiqué qu'une équipe de son agence travaille en permanence à Zongo depuis une semaine.

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Centrafrique-Presse.com - dans Humanitaire
13 février 2013 3 13 /02 /février /2013 17:12

 

 

 

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Centrafrique: Le HCR fait état de déplacements massifs de populations dans le Nord et le Centre du pays

 

12 FÉVRIER 2013

 

DOCUMENT


De retour de République centrafricaine, une équipe conjointe du Haut-Commissariat des Nations unies aux réfugiés (HCR) et de l'ONG Mercy Corps a signalé de nombreux déplacements de populations dans le nord et le centre du pays.

 

Cette mission est la première dépêchée dans la région depuis que les principales villes de ces régions, notamment Bambari et Kaga Bandoro, deux localités stratégiques situées à environ 400 kilomètres de la capitale Bangui, sont passées sous le contrôle des rebelles de la coalition Séléka.

 

Selon le HCR, les villages situés entre Grimari et Bambari sont complètement déserts, la plupart de leurs habitants ayant fui les raids de plus en plus fréquents perpétrés par les rebelles à la recherche de vivres, de carburant ou d'argent. Ces attaques de groupes armés s'accompagnent parfois d'actes de violence à l'encontre des civils.

 

Situé à 10 kilomètres de la ville de Bambari, le camp de Pladama Ouaka, où vivent près de 2.000 réfugiés soudanais, n'a pas été épargné, affirment les enquêteurs du HCR. Des installations communautaires, le centre de distribution et l'entrepôt d'une ONG partenaire du HCR ont tous été pillés. Les rebelles se seraient également emparés de panneaux solaires. Un entrepôt du HCR a été également visé au cours d'un pillage généralisé de Bambari.

 

Les assaillants se sont enfuis avec du matériel destiné aux 3.000 réfugiés et déplacés vivant dans cette zone, notamment des bâches goudronnées, des couvertures, des matelas, des vêtements, des lampes et des panneaux solaires. Les bureaux des Nations Unies et des ONG sur place sont très souvent pris pour cible, affirme le HCR, qui estime à environ 316.000 dollars le montant de ses pertes en matériel et autres dégâts.

 

L'accès humanitaires aux populations civiles à travers le pays demeure très limité en raison de l'insécurité, ce qui rend difficile la protection des civils et l'aide aux réfugiés et aux personnes déplacées. Le HCR estime que 80.000 civils auraient fui leurs villages.

 

Le Haut-Commissariat appelle le gouvernement et les rebelles à faciliter l'accès aux populations pour le personnel humanitaire. Le HCR appelle aussi au cantonnement des groupes rebelles comme le prévoient les accords de Libreville signés le 11 janvier dernier.

 

 

 

 

Centrafrique: Dans des régions contrôlées par les rebelles en république centrafricaine, des villages pillés et vidés de leurs habitants

 

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

 

United Nations High Commissioner for Refugees

 

Genève, 12 FÉVRIER 2013 -  Une équipe conjointe, composée d'employés du HCR et de Mercy Corps, s'est rendue pour une mission d'évaluation à Bambari en République centrafricaine, à environ 400 kilomètres au nord-est de Bangui, la capitale.

 

L'équipe a découvert de nombreux déplacements de population à l'approche de Bambari. Les villages situés le long d'une bande de 100 kilomètres de long entre Grimari et Bambari étaient complètement déserts, la plupart de leurs habitants s'étant enfuis pour aller se cacher dans la brousse.

 

Dans un point de presse auprès des journalistes à Genève mardi, Adrian Edwards, porte-parole du HCR, a indiqué que cette mission était la première dans la région depuis la prise des principales villes dans le nord et le centre du pays, à la mi-décembre 2012, par la coalition rebelle seleka.

 

Lors d'entretiens avec des employés du HCR, des villageois ont fait état d'attaques menées par des groupes armés qui cherchent de l'essence, de l'argent et de la nourriture. Les raids de ces groupes armés sont parfois accompagnés par la violence à l'encontre des hommes et des femmes, y compris des passages à tabac avec des câbles électriques. Un chef de village a rapporté avoir été flagellé le 3 février par des rebelles qui essayaient de lui faire avouer où les villageois avaient caché leurs possessions.

 

« Situé à 10 kilomètres de la ville de Bambari, le camp de Pladama Ouaka, où vivent quelque 2 000 réfugiés soudanais, n'a pas été épargné », a indiqué Adrian Edwards. Les installations communautaires, le centre de distribution et l'entrepôt d'une ONG partenaires ont tous été pillés. Des lampes solaires, qui étaient utilisées pour éclairer le camp, ont également été emportées.

 

A Bambari, les bureaux des Nations Unies, y compris ceux du HCR et d'ONG internationales, continuent à être pillés et saccagés. Il y a eu également un pillage généralisé, y compris l'entrepôt du HCR. Tous les biens de secours ont été volés, et notamment des bâches goudronnées, des couvertures, du savon, des moustiquaires, des matelas, des jerrycans, des seaux, des vêtements, des lampes et des panneaux solaires pour 3 000 réfugiés et déplacés vivant dans cette zone.


Une situation similaire est signalée à Kada Bandoro. Selon le HCR, la perte de son matériel de secours combinée avec les dommages dans ses bureaux de Kaga Bandoro et Bambari s'élève à 316 000 dollars.

 

« L'accès pour l'aide humanitaire en République centrafricaine demeure très limité du fait du manque de garanties pour la sécurité, à la fois pour les travailleurs humanitaires et pour les personnes dans le besoin », a indiqué Adrian Edwards. « Dans ce contexte, il reste difficile de livrer une assistance aux réfugiés et aux déplacés, et de mener des activités pour les protéger. »

 

Le HCR appelle le gouvernement et les rebelles seleka à faciliter un meilleur accès pour le personnel humanitaire au bénéfice des populations dans le besoin, a ajouté Adrian Edwards

 

Actuellement, le HCR estime qu'environ 80 000 personnes sont déplacées internes en République centrafricaine et que la population réfugiée compte 17 000 personnes, pour la plupart d'origine soudanaise.

 

 

Centrafrique: Les services de santé toujours perturbés


IRIN  12 FÉVRIER 2013

 

Selon les organisations d'aide humanitaire, malgré un retour au calme relatif depuis l'accord de paix du 11 janvier, l'accès aux soins de santé reste difficile dans certaines régions de la République centrafricaine (RCA) contrôlées par l'alliance rebelle Séléka. Ces régions manquent notamment de personnel de santé et de fournitures médicales.


« Pour l'instant, la capacité d'intervention des ONG [organisations non gouvernementales] en matière de santé est insuffisante. De nombreux endroits sont sous le contrôle des rebelles et les services de santé y sont perturbés. L'accès aux soins de santé payants est également restreint dans bien des lieux », a dit à IRIN Ellen Van Der Velden, chef de mission de Médecins Sans Frontières (MSF) en RCA.


« Là où les soins de santé sont disponibles, les patients doivent payer. Le trafic commercial étant impossible dans les régions sous le contrôle des rebelles, on peut supposer que moins de personnes peuvent supporter ces frais qu'avant. »


De nombreux professionnels de la santé des régions sous le contrôle de la Séléka n'ont pas repris le travail. Selon un rapport du Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations Unies (OCHA), cela « affecte les prestations de services de santé vitaux ». Le rapport ajoute que « les centres de santé en dehors des plus grandes villes sont à court de médicaments ».


Mme Van Der Velden, de MSF, est du même avis : « Les gens commencent à retourner avec crainte dans leurs villages ou villes d'origine et les centres de santé qui disposent des fournitures nécessaires - soit parce qu'elles datent d'avant la crise, soit parce qu'elles ont été fournies par des ONG qui étaient de passage pour évaluer la situation - ont à nouveau ouvert leurs portes. Certains centres font par contre face à une pénurie de fournitures due à une demande supérieure à l'offre et l'on craint que d'autres aient été pillés. »


MSF intervient toujours dans les zones sous contrôle des rebelles de Ndélé, Kabo et Batangafo et, depuis plus récemment dans les régions de Damara et de Sibut.


La RCA est marquée par des besoins humanitaires chroniques. Les manques en matière de santé étaient déjà criants avant le conflit et le sont encore plus aujourd'hui.


« La quantité et la qualité des prestations de soins de santé étaient déjà insuffisantes et ont encore régressé. Le fait que les patients doivent payer leurs soins est d'autant plus accablant pour les populations que les opportunités de commerce ou d'autres activités rémunératrices sont plus limitées en raison de la présence des rebelles », a dit Mme Van Der Velden.

 

Fortes tensions


Selon le Centre de surveillance des déplacements internes (IDMC), malgré l'accord de paix signé à Libreville, au Gabon, qui a mis fin au conflit qui durait depuis un mois, les tensions demeurent fortes dans les régions touchées par la présence de rebelles.


La formation d'un gouvernement d'unité nationale plusieurs semaines plus tard s'est par ailleurs heurtée à une certaine résistance de la part des rebelles, a remarqué l'IDMC. « Des témoignages d'attaques armées dans le pays [ont] conduit à des accusations de violation du cessez-le-feu de la part de certains membres de la coalition rebelle ».


Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a déclaré le 8 février dans un communiqué que des milliers d'habitants de la RCA vivaient dans l'incertitude. « Des affrontements pourraient éclater et de nombreux habitants sont toujours déplacés et ne savent pas s'ils doivent rentrer chez eux ».


« Les effets de l'accord de Libreville ne se font pas sentir sur le terrain. Il n'y a pas de réseau téléphonique. Les gens ne sont pas au courant de ce qui se passe ni du contenu des pourparlers. C'est comme s'il n'y avait pas eu d'accord de paix », a ajouté Gabriel Mukalai, du CICR.


Au plus fort du conflit de décembre et janvier, au moins 80 000 personnes ont été déplacées. « Si certains, qui avaient fui Ndélé, sont rentrés, la plupart ont peur de retourner chez eux à cause de l'insécurité », a remarqué l'IDMC.


Selon l'IDMC, les nouveaux déplacés sont venus s'ajouter aux 52 000 personnes qui avaient déjà fui en raison de tensions ethniques, de la présence de mouvements criminels, des actions du groupe rebelle ougandais Armée de résistance du seigneur et du conflit qui avait secoué le pays avant 2008.


Ndélé, qui se trouve au nord-est du pays, a été la première ville attaquée par les rebelles de l'Union des forces démocratiques pour le rassemblement (UFDR), le 10 décembre 2012, avant que ce mouvement ne forme l'alliance Séléka avec les rebelles de la Convention patriotique pour le Salut Wa Kodro (CSPK) et de la Convention des patriotes pour la justice et la paix (CPJP). Les autres zones touchées sont Sam Ouandja, Bamingui, Kabo, Batangafo, Kaga Bandoro, Ippy, Bambari, Bria et Sibut.

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Centrafrique-Presse.com - dans Nation
13 février 2013 3 13 /02 /février /2013 16:15

 

 

 

Me Zarambaud Assingambi

 

 

Par Maître ZARAMBAUD Assingambi

 

 

            Karl MARX avait eu tort d’affirmer que l’humanité ne se pose que les problèmes qu’elle peut résoudre, du moins en ce qui concerne la République Centrafricaine. La République Centrafricaine se crée des tas  de problèmes, mais elle s’en remet à d’autres pays pour les lui résoudre, même lorsqu’il s’agit de problèmes qu’elle n’aurait jamais dû se créer et dont la solution est à sa portée : ne pas dialoguer et ne pas appliquer les résolutions du Dialogue Politique Inclusif, louvoyer avant de nommer le Premier Ministre de Transition, par exemples.

 

C’est ainsi qu’après avoir fait fleurir les rébellions comme des champignons vénéneux sur du fumier après la pluie, et ce dès après les élections de 2005 dont on espérait  un retour définitif à une paix sincère et durable, qu’après avoir laissé s’installer les hordes de tueurs sans foi ni loi de BABA Ladé et de la LRA et avoir été incapable de les bouter hors du pays, qu’après que le Président de la République a accepté le principe d’un dialogue avec l’opposition, puis s’est arc-bouté et a refusé de le mettre en œuvre, la République Centrafricaine n’a rien trouvé de mieux que de s’en remettre à la CEEAC pour la sortir du bourbier où elle s’est auto enfoncée jusqu’au nez.

 

            Les Pays de la CEEAC ont fait de leur mieux et ont trouvé une solution qui a de facto modifié certaines dispositions de la Constitution, quoiqu’en disent certains qui affirment que la Constitution n’a en rien été modifiée par l’Accord politique de Libreville. En formant le Gouvernement en application de cet Accord avec création de deux postes de Vice-Premier Ministre, le Président de la République a, de son côté, modifié certaines dispositions de la Constitution.

 

            Ni le Peuple par référendum, ni l’Assemblée Nationale par vote n’ont été sollicités pour autoriser ces modifications, vu l’urgence.

 

            Quelles sont ces modifications, et que peuvent être leurs suites ?

 

De la modification de la Constitution par l’Accord politique de Libreville

 

De l’absence de ratification

 

            Dès lors que l’Accord de Libreville a été signé par des Centrafricains et une organisation internationale, en l’occurrence la CEEAC et qu’il traite « De la gestion du pouvoir » de l’Etat, gestion qui est de la compétence de la Constitution, cet Accord constitue un « engagement international » qui doit juridiquement être soumis à l’Assemblée Nationale ; aux fins d’autorisation de ratification.

 

            Or l’Assemblée Nationale ne peut autoriser le Président de la République à le ratifier que s’il est conforme à la Constitution ou après modification de la Constitution s’il lui est contraire.

 

            Aux termes de l’article 69 de la Constitution, « Le Président de la République négocie, signe et ratifie ou dénonce les traités ou accords internationaux ».

 

            « La ratification ou la dénonciation ne peut intervenir qu’après autorisation du Parlement, notamment en ce qui concerne les traités de paix, les traités de défense, les traités de commerce - - - ».

 

            Aux termes de l’article 71 de la Constitution, « si la Cour Constitutionnelle, saisie par le Président de la République, par le Président de l’Assemblée Nationale, ou par un tiers des députés, a décidé qu’un engagement international comporte une clause contraire à la Constitution, l’autorisation de ratifier ou d’approuver l’engagement international en cause ne peut intervenir qu’après la révision de la Constitution ».

 

            Il s’ensuit que l’Assemblée Nationale aurait dû être saisie pour autoriser la ratification de l’Accord de Libreville, ou que, soit le Président de la République, soit le Président de l’Assemblée Nationale, soit un tiers des Députés auraient dû saisir la Cour Constitutionnelle pour juger de la Constitutionnalité de cet Accord avant que l’Assemblée Nationale n’autorise sa ratification. Encore qu’il soit difficile d’imaginer l’Assemblée Nationale siégeant pour autoriser la ratification d’un engagement international signé, non par le Président de la République ou par le Gouvernement, mais par « La Majorité Présidentielle », qui n’a même pas d’existence juridique.

 

De la modification des articles 22 alinéa 5, 24 alinéa 2 et 40 de la Constitution

 

            La Constitution de notre Pays a établi 3 Pouvoirs :

 

Le Pouvoir Exécutif, le Pouvoir Législatif et le Pouvoir Judiciaire.

 

            Le Pouvoir Exécutif est bicéphale (du grec Céphalê qui signifie  tête) en ce sens qu’il est composé de 2 têtes, celle du Président de la République et celle du Premier Ministre, quoique la tête du Président de la République soit plus « grosse » que celle du Premier Ministre.

 

            Aux termes de l’article 22 alinéa 5 de la Constitution, « Il (le Président de la République) nomme le Premier Ministre, Chef du Gouvernement et met fin à ses fonctions ».

 

            Cet article ne précise pas sur quelle base le Président de la République doit choisir le Premier Ministre, mais dans les régimes semi-présidentiels ou parlementaires, la tradition démocratique veut que le Président de la République nomme comme Premier Ministre le Chef du Parti ou de la coalition des partis qui ont gagné les élections législatives, afin que ce Premier Ministre ne soit pas renversé à la première occasion par une Assemblée dans laquelle il ne dispose pas de majorité et qui lui est donc hostile.

 

            Il doit en être d’autant plus ainsi dans notre pays qu’aux termes de l’article 41 de la Constitution, « après la nomination du Gouvernement, le Premier Ministre, Chef du Gouvernement, se présente dans un délai maximum de soixante (60) jours devant l’Assemblée Nationale et expose son programme de politique générale - - - A cette occasion, le Premier Ministre, Chef du Gouvernement, doit demander un vote de confiance à l’Assemblée Nationale - - - La confiance lui est accordée ou refusée à la majorité absolue des membres qui composent l’Assemblée Nationale - - - ». Le non respect du délai de 60 jours entraîne l’application de l’article 40 ci-dessous.

 

            Aux termes de l’article 40 de la Constitution, « Le Premier Ministre, Chef du Gouvernement, est responsable devant le Président de la République et devant l’Assemblée Nationale ».

 

            « Il peut être mis fin, à tout moment, aux fonctions du Premier Ministre par le Président de la République ou à la suite d’une motion de censure adoptée à la majorité absolue des membres composant l’Assemblée Nationale ».

 

            Le refus de la confiance a les mêmes effets que la motion de censure, en ce sens qu’il entraîne la démission du Premier Ministre et subséquemment, celle de son Gouvernement. La seule différence consiste en ce que la question de confiance émane du Premier Ministre, alors que la motion de censure émane de l’Assemblée Nationale.

 

            Or, l’Accord politique de Libreville dispose ce qui suit :

 

Article 1er : Le Président de la République demeure en fonction. Il ne peut se présenter pour un autre mandat.

 

Article 2 : Il est institué un Gouvernement d’Union Nationale inclusif d’une durée de 12 mois éventuellement renouvelable.

 

Article 3 : Le Gouvernement ne peut être révoqué par le Président de la République pendant la durée de la transition.

 

Article 4 : Le Gouvernement d’Union Nationale est dirigé par un Premier Ministre, Chef du Gouvernement, issu de l’opposition.

 

Article 5 : Le Premier Ministre ainsi que les autres membres du Gouvernement ne peuvent être candidats à la prochaine élection présidentielle.

 

            Il s’ensuit que :

 

            L’article 24 alinéa 2 de la Constitution est modifié en ce qu’il interdit au Président de la République, non seulement d’être candidat à un troisième mandat consécutif, mais aussi à tout autre mandat dans l’avenir. Ce n’est pas le cas du Premier Ministre et des membres du Gouvernement de Transition, à qui il n’est interdit de se présenter qu’ « à la prochaine élection présidentielle ». Le Président BOZIZE ne pourra donc pas se présenter à un troisième mandat présidentiel non consécutif comme ce fut le cas de feu l’ex-Président Ange Félix PATASSE

 

            Les articles 22 alinéa 5 et 40 sont modifiés en ce que, non seulement le Président de la République n’est pas libre de choisir son Premier Ministre, qui doit en outre être responsable devant lui et aux fonctions duquel il peut mettre fin quand bon lui semble, mais encore il est obligé de choisir ce Premier Ministre dans l’opposition, tout en perdant le pouvoir de mettre fin à ses fonctions pendant la transition.

 

            Le Premier Ministre n’est donc pas responsable devant le Président de la République, dès lors que celui-ci ne peut le révoquer.

 

            L’Accord de Libreville dispose que le Gouvernement d’Union Nationale est institué pour une durée de 12 mois éventuellement renouvelable, mais il faut comprendre qu’il s’agit d’une durée de 12 mois « forcément » renouvelable. En effet, étant donné que l’article 5 deuxième tiret de l’Accord confie au Gouvernement de transition la charge « d’organiser les élections législatives anticipées après la dissolution de l’Assemblée Nationale », si cette dissolution intervient au dernier jour du 12è mois ou peu avant, le Gouvernement de Transition restera nécessairement en place pour organiser les premier et deuxième tours des élections législatives, si entre temps le Président de la République s’est enfin décidé à procéder à l’installation de la Cour Constitutionnelle, laquelle est seule chargée de la proclamation des résultats des scrutins dont elle est également seule juge du contentieux.

 

            Le mandat de la précédente Cour Constitutionnelle a expiré depuis le 1er Septembre 2012. Toutes les entités ont élu leurs représentants, sauf le Président de la République et le Président de l’Assemblée Nationale. On peut néanmoins compter sur l’Honorable Aurélien ZINGAS pour venir éructer fielleusement que c’est un mensonge, comme il avait éructé que TIANGAYE (qu’il refuse d’appeler Monsieur le Premier Ministre) avait menti en révélant le 25 Janvier 2013 que toutes les entités lui avaient fait parvenir la liste de leurs « ministrables », à l’exception de la Majorité Présidentielle, qui ne l’avait pourtant fait que le lendemain 26 Janvier 2013.

 

            Espérons néanmoins que si le Président de la République ne peut révoquer les membres du Gouvernement de Transition, chaque entité puisse révoquer le membre du Gouvernement qu’il a fait nommer, si celui-ci se révèle incompétent, ou s’il est révélé contre un fait rédhibitoire, ou encore s’il est pénalement condamné.

 

De la modification de l’article 38 de la Constitution par le Président de la République

 

            Aux termes de l’article 38 de la Constitution, « Le Gouvernement comprend le Premier Ministre, Chef du Gouvernement et les Ministres ».

 

            Il s’ensuit qu’en « fabriquant » deux fonctions de Vice-Premier Ministre, le Président de la République s’est lui aussi placé en dehors de la Constitution qu’il a violée de ce fait même, pour paraphraser  Georges MARCHAIS qui, après avoir exclu Roger GARAUDY du Parti Communiste, avait déclaré que Roger GARAUDY s’était placé  lui-même en dehors du Parti.

 

            On pourrait envisager de saisir le Conseil d’Etat en annulation de la fabrication de ces deux fonctions mais, comme disait Françoise GIROUD, on ne tire pas sur une ambulance ! On pourrait ajouter, encore moins sur un corbillard !

 

            La fabrication de ces deux fonctions est due à la méfiance, laquelle a conduit à la création de Ministres Délégués auprès d’aucun Ministre plein, juste pour servir de taupes ou, pis encore, pour garder la main sur des pans entiers des Ministères dont les titulaires ne sont pas membres de la Majorité Présidentielle. Le saucissonnage du Ministère de l’Energie, des Mines et de l’Hydraulique participe de la même stratégie.

 

            La nomination de hauts responsables de l’Armée Nationale avant l’installation du Premier Vice – Premier Ministre chargé de la Défense Nationale, donc sans la mention « Sur proposition du Ministre de la Défense Nationale » comme par le passé participe également de la même stratégie.

 

            Certaines mauvaises langues vont jusqu’à soutenir que, s’agissant de Ministères comme celui de l’Energie, des Mines et de l’Hydraulique et celui du Développement Rural, la stratégie viserait à camoufler les détournements qui auraient été perpétrés par les anciens Ministres, parceque ceux-ci n’auraient pas été seuls à bénéficier de ces détournements.

 

            Pourtant, aux termes de l’article 10 de l’Accord politique de Libreville, « les parties au présent accord manifestent leur volonté commune d’œuvrer pour la réconciliation nationale », ce qui implique un minimum de confiance réciproque.

 

            On espère néanmoins que le Président de la République ne fera pas de la résistance comme le fit le Président François MITTERAND avec le Premier Ministre Jacques CHIRAC lors de leur cohabitation, en refusant de signer des projets d’ordonnances proposés par ce dernier. Le Président de la République sera d’autant moins enclin à faire blocage que nous sommes dans un Pouvoir de semi-cohabitation, et non de cohabitation intégrale, dans la mesure où le Gouvernement comporte aussi des Ministres issus de l’entité Majorité Présidentielle, quoique minoritaires aux côtés des Ministres issus des 4 autres entités.

 

            On espère qu’à la poste et aux télécommunications, l’intraitable Ministre Henri POUZERE obtiendra que soit publié l’audit réalisé à la diligence de son prédécesseur, le très compétent Abdou Karim MECKASSOUA, audit qui révèlerait que l’ancien Ministre Fidèle NGOUANDJIKA avait créé une société sangsue qui avait bu tout le sang de la SOCATEL, en prétendant lui venir en aide.

 

            On espère que le Ministre en charge des élections obtiendra que soit publié l’audit de la CEI (Commission électorale indépendante) que le Président de la République, qui l’avait pourtant commandé, aurait mis sous le coude, afin de camoufler des contrats de gré à gré portant sur des centaines de millions conclus par la CEI avec ses proches, voire ses très très proches.

 

            On espère que le Ministre de l’Economie et des Finances ainsi que le Ministre du Commerce centrafricaniseront effectivement l’économie Centrafricaine et mettront le hola au scandale que constitue la confiscation de tout le commerce de la capitale par une horde de centrafricains de façade et que, de son côté, leur collègue de l’Intérieur radiera les « Centrafricains » qui ne le sont que frauduleusement pour les besoins de leurs commerces frauduleux où n’est recrutée qu’une poignée d’employés sous-payés ne parlant que leur langue d’origine.

 

            S’agissant de l’Armée, nous avons de bons militaires de carrière qui ont été négligés et sous-équipés, au profit des bérets verts dont une bonne partie est constituée de civils déguisés en militaires. Le Ministre de la Défense devra mettre fin à cette situation, et non l’aggraver en incorporant d’autres civils déguisés en militaires provenant de la rébellion, à moins de les incorporer comme 2èmes classes à qui il faudra tout apprendre. Le pourra – t – il, lui qui est incapable de discipliner ses rebelles ?

 

            Quant à la Justice, pompeusement chargée de la moralisation, mais dont la déliquescence est de notoriété publique, est-il interdit d’espérer qu’elle puisse enfin s’atteler à la gigantesque et salvatrice tâche de moralisation, quoique ce soit pour la 3è fois qu’est nommée à cette fonction la même personnalité ?

 

            Enfin, on espère aussi que le Ministre GAZAM BETTY, ci-devant GAZAMBETI, nettoiera Radio Centrafrique des griots qui l’infestaient, et qu’il ouvrira les médias publics aux Partis politiques de l’opposition - - - s’il en reste.

 

Assemblée Nationale : De la chambre d’enregistrement de fait, à la chambre d’enregistrement de droit

 

            Si, aux termes de l’alinéa premier de l’Accord politique de Libreville, « l’Assemblée Nationale est maintenue dans ses prérogatives jusqu’aux prochaines élections législatives anticipées », l’on est fondé à se demander quelles peuvent être ces prérogatives, dès lors qu’aux termes du deuxième alinéa, « Pour éviter le blocage de l’action gouvernementale, les projets de lois adoptés par le Gouvernement doivent être votés en l’état par l’Assemblée Nationale. Il s’agit notamment des projets de lois relatifs à la loi de finances, au code électoral, et à la réorganisation des forces de défense et de sécurité ».

 

            Le terme notamment signifie que la liste est énonciative, et non limitative.

 

            Ainsi, notre Assemblée Nationale qu’on taxait d’être une chambre d’enregistrement et dont on traitait les membres de « godillots », mais qui rejetait énergiquement ces termes qu’elle considérait comme infamants, peut à présent assumer fièrement et en toute légalité sa fonction de chambre d’enregistrement.

 

            Dès lors que les projets de lois adoptés par le Gouvernement devront être « votés » en l’état, sera – t – il néanmoins nécessaire de faire semblant d’en débattre, et de sanctionner les faux débats par de faux votes ?

 

            Il faut espérer que le Gouvernement de Transition ne s’en tiendra qu’à l’esprit de l’Accord politique de Libreville, et pas seulement à sa lettre, et qu’en conséquence il autorisera l’Assemblée Nationale à débattre de ses projets de lois, pour ne retenir que les amendements qu’il aura approuvés, comme c’est le cas pour les lois de finances, conformément à l’article 62 alinéa 7 de la Constitution ainsi libellé : « Si le Gouvernement le demande, l’Assemblée Nationale se prononce sur tout ou partie de la loi de Finances en ne retenant que les amendements acceptés par le Gouvernement ».

 

            Certains Députés, qui avaient été « élus » grâce à des hold – up électoraux dont ils ne se cachaient même pas, savent d’ores et déjà que pour eux, ce sera bientôt la fin des haricots.

 

            Compte tenu de la quasi absence de routes pour accéder aux populations de l’arrière pays, de la dispersion de ces populations dans la brousse, du non accès de la majorité d’entre elles à l’état civil, le temps court imparti au Gouvernement de Transition suffira – t – il pour organiser des élections fiables ? N’est – il pas souhaitable de prendre le temps qu’il faut et de faire comme en Côte d’Ivoire, où les Tribunaux ont tenu des audiences foraines (hors de leurs sièges) jusque dans les villages les plus reculés et ont doté chaque citoyen dépourvu d’acte de naissance d’un jugement supplétif d’acte de naissance, lui permettant d’obtenir une carte d’identité et une carte d’électeur ?

 

            Comme le disait feu le Président Félix HOUPHOUËT BOIGNY, « allons – y lentement parceque nous sommes pressés ».

 

            Etant donné que l’article 6 de l’Accord politique de Libreville dispose que « l’Assemblée Nationale est maintenue dans ses prérogatives jusqu’aux prochaines élections législatives anticipées », sans précision de durée, à quelle date lesdites élections devront – elles être organisées ? Etant donné que ces élections doivent être organisées par le Gouvernement d’Union Nationale qui a une durée de 12 mois « éventuellement renouvelable », on peut penser que le Gouvernement de Transition ne se fera pas hara – kiri en organisant les élections législatives anticipées avant l’expiration du délai de 12 mois.

 

            En effet, la mise en place de la nouvelle Assemblée Nationale constituera ipso facto l’acte de décès du Gouvernement de Transition. Le Président de la République et le Premier Ministre s’entendront – ils pour arrêter consensuellement les dates de dissolution de l’Assemblée Nationale et d’organisation des élections anticipées et qu’en résultera – t – il en ce qui concerne la nouvelle gestion des Pouvoirs de l’Etat ? Mystère et boule de suif.

 

            Sans être devin, on peut prédire que, selon le camp qui sera victorieux, l’un des deux ex-protagonistes, le Président de la République ou le Premier Ministre, qui ne peuvent se présenter à l’élection présidentielle de 2016, sera Président de l’Assemblée Nationale. Seul l’avenir confirmera ou infirmera cette analyse quelque peu présomptueuse.

 

            Assisterons – nous alors enfin à une situation ou la Majorité gouverne et l’opposition se contente de jouer son rôle d’aiguillon ainsi que de lutte pacifique pour une alternance démocratique ? Il faut l’espérer.

 

*

            La situation étant particulièrement désastreuse, notamment avec les éléments de SELEKA qui, déconnectés de leurs chefs et livrés à eux-mêmes sur le terrain, continuent à commettre des exactions de toutes sortes, y compris contre des Eglises, des hôpitaux et des écoles, occupent de nouvelles villes dont la dernière est MOBAYE, ma chère ville natale, le Président de la République, le Premier Ministre et le Gouvernement ont l’impérieux devoir d’unir leurs forces dans la sincérité et la confiance en vue de la paix, de la sécurité et du développement auto - centré.

 

            Bon vent !

Maître ZARAMBAUD Assingambi

Bangui, le 12 Février 2013

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13 février 2013 3 13 /02 /février /2013 14:48

 

 

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AFRIK.COM   MARDI 12 FÉVRIER 2013 / PAR FRED KROCK

 

Les consommateurs de la bière locale trouvent inconcevable la récente augmentation des prix des boissons locales, notamment la Castel Beer, la 33 et la Mocaf. Les grossistes menacent de suspendre le vente de ces produits. Ces boissons sont brassées sur place à Bangui par l’unique raffinerie MOCAF.

 

En novembre dernier, alors que la crise centrafricaine commençait a plombé l’économie nationale, la brasserie MOCAF a augmenté une fois de plus, les prix des boissons alcoolisées locales. Cette augmentation est très contestée par les Centrafricains. Or les Centrafricains sont des bons consommateurs de bières.


Selon le Directeur commercial de la Mocaf, l’augmentation des prix des ingrédients, notamment les matières premières, ont eu un impact considérable sur les rendements de la société. En plus, le coût du carburant au niveau du pays n’a cessé d’augmenter, allusion faite à la récente augmentation des prix des produits pétroliers à la pompe. Qu’à cela ne tienne, les heures de délestage sont de plus en plus importantes dans le secteur de la raffinerie.


Pour ce dernier facteur, le Directeur commercial a indiqué qu’en 2010, ils disposaient de 15 heures d’électricité par jour ; or aujourd’hui, ils se retrouvent qu’à 7 heures par jour. Autant de raisons qui a poussé la société a ajusté les prix des boissons locales, exclusivement la Castel beer, la 33 et la Mocaf. Ces produits ont vu leur prix ajusté de 50 F Cfa. Donc, la Castel beer et la 33 sont passées à 650 F Cfa le grand modèle et 400 F Cfa la petite bouteille ; tandis que la Mocaf est passée à 600 F Cfa contre 550 F Cfa auparavent.

 

« C’est inacceptable ! »


Une augmentation qui n’a pas arrangé les affaires des centrafricains. « Si MOCAF veut augmenter les prix des bières, le moment actuel avec la crise, n’est pas indiqué ». « Nous en avons mare puis que cela fait trois fois en trois ans que MOCAF augmente ces prix ». « C’est inacceptable ! Nos autorités doivent se prononcer sur ce problème ». « Si MOCAF ne baisse pas ces prix, nous allons seulement consommer les boisons traditionnelles telles que l’alcool de traite et le vin de palme » … disent-ils.


M. Mathurin Massikini, président de l’association des distributeurs des boissons (grossistes), a estimé que ce n’est que des astuces que la société avance pour augmenter ces prix. Toutefois, il a insisté sur cette période de crise que la RCA traverse, puisque « la situation économique est délétère en ce moment. Ce n’est pas le moment pour que la MOCAF augmente les prix de ses produits ». Il a ensuite demandé à ses pairs distributeurs de ne plus vendre ces produits jusqu’à ce que la MOCAF revienne sur sa décision.


Jusque-là, le gouvernement n’a pas dit son dernier mot. Ce serait certainement le premier chantier du nouveau ministre du commerce, car la tension monte réellement à ce sujet.

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13 février 2013 3 13 /02 /février /2013 14:26

 

 

 

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Me ZARAMBAUD ASSINGAMBI       GRESENGUET GILBERT       VICKOS JEAN BRUNO

 

 

 

 

LE MINISTRE GAZAM – BETTY  INAUGURE SA FONCTION PAR LA CENSURE

 

 

            Après avoir déclaré lors de la passation de services entre lui et son prédécesseur qu’il rétablirait l’indépendance des journalistes des medias publics, le Ministre GAZAM – BETTY s’est aussitôt contredit en censurant la déclaration du collectif des ressortissants de Mobaye du 12 février2013.

 

            Cette déclaration dénonçait les saccages des édifices publics, le pillage de l’Eglise catholique ainsi que des biens des particuliers, les atteintes intolérables aux droits de l’homme et la terreur instaurée à Mobaye par les rebelles de la coalition SELEKA.

 

            Selon le Ministre GAZAM – BETTY, si l’on en croit son Directeur de Cabinet, la déclaration serait en quelque sorte devenue caduque, au motif qu’une mission de la FOMAC se serait rendue ou devrait se rendre à Mobaye pour ramener ses incontrôlables ouailles à Bambari et les y cantonner.

 

            Selon le communiqué du sieur Eric MASSI, porte parole de la coalition SELEKA, ses rebelles auraient investi Mobaye parce que cette ville servirait de porte d’entrée aux troupes étrangères hostiles qui soutiennent le Président BOZIZE.

 

            A supposer que les troupes de la FOMAC se soient rendues ou doivent se rendre à Mobaye, en quoi cela pourrait-il effacer rétroactivement les exactions déjà commises ?

 

            A supposer que des troupes hostiles à la coalition SELEKA aient débarqué en Centrafrique par Mobaye, ce qui reste à prouver, en quoi cela pourrait-il justifier le saccage des édifices publics, le pillage des biens de l’Eglise catholique et des particuliers, ainsi que les intolérables atteintes aux droits de l’homme qui ont entraîné la fuite en exil de plus de 2300 innocents ?

 

            Quant aux journalistes, pourquoi ont – ils jugé utile de solliciter l’autorisation préalable du Ministre pour diffuser une information véridique et d’une particulière gravité ?

 

            Chassez le naturel, et il revient au galop, le naturel étant ici une culture d’auto - censure.

 

            Le Ministre GAZAM – BETTY, comme le Président MAC – MAHON, doit se soumettre ou se démettre !

 

            Fait à Bangui, le 13 Février2013.

 

            Pour le Collectif des Ressortissants de Mobaye,

 

 

 

                                                                 Maître ZARAMBAUD Assingambi.

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13 février 2013 3 13 /02 /février /2013 13:45

 

 

 

Bozizé en difficulté

 

 

 

 

      Association des Centrafricains de la diaspora en France «Touche pas à ma Constitution ».

                Défenseur  des  valeurs Constitutionnelles et des  Droits de l’Homme.

                Enregistrée  par la Préfecture  de Haute  Garonne  sous  le N° W313017876.

                  81, rue Saint- Roch- BP 74184 31031 Toulouse cedex (France).

 

                                                         Mail: collectifcentrafricain@yahoo.fr

                                                              

                                                                                           A

   SON  EXCELLENCE François BOZIZE Président de la République Centrafricaine

                                                    Palais de la Renaissance à Bangui (R.C.A)

 

Objet : Libération immédiate de tous détenus politiques en RCA.

              

Excellence Monsieur le Président de la République,

 

Suite à la dernière crise qui a secouée la République Centrafricaine en date 10 décembre 2012

Dans le seul souci de garantir la paix et l’unité nationale, un dialogue a eu lieu entre les parties antagonistes y compris les forces vives de la nation, à l’issu de ce  pourparler un accord de paix a été obtenu le 11 janvier 2013.

 

Il ressort dans les dispositions de cet accord « que tous les détenus politiques en République centrafricaine doivent  être libérer ».

 

Pendant la dernière rencontre du Chef de l’Etat en date du 17 janvier 2013, au Palais de la renaissance en présence de toutes les parties politiques y compris les Représentants de la Séléka et la toute la presse, la question de libération de tous les détenus politiques a été soulevée par un Représentant de la Séléka.

 

« Le chef de l’Etat François BOZIZE a promis publiquement de libérer tous les détenus politiques  ».

 

Malheureusement aucun prisonnier n’est libre à ce jour, tous sont encore dans les locaux des différentes prisons. Face à ce manque de volonté politique d’appliquer le récent accord de Libreville.

 

Le Collectif Touche pas à ma Constitution  exige immédiatement la libération sans condition de tous détenus politiques en République Centrafricaine.

 

Le Collectif prend déjà l’opinion nationale et internationale à témoins des conséquences fâcheuses qui peuvent avoir  sur la République et invite le Gouvernement de Maître TIANGAYE et le Président de la République de respecter le présent accord de Libreville dont ils sont tous signataires.

Veuillez recevoir Excellence Monsieur le Président de la République nos salutations Républicaines.

 

                                                                                 Fait à Paris le 11. 02. 2013

                                                                

                                                                   Pour le collectif son Représentant en France

 

                                                                 Godfroy – Luther GONDJE- DJANAYANG                                                            

                                                                           

Amphiations:

 

A Son Excellence le Haut Médiateur dans la crise Centrafricaine, le Président  Denis SASSOU NGUESSO.

 

A SON Excellence Monsieur le Premier Ministre Chef du Gouvernement.

 

A Son Excellence Monsieur le Monsieur  de la Justice.

 

A  Son Excellence Monsieur l’ Ambassadeur de France à Bangui.

 

A Son Excellence Monsieur l’ Ambassadeur des USA  à Bangui.

 

A  Monsieur le Secrétaire Général de la CEEAC à Libreville.

 

Au Président de la Ligue Centrafricaine des Droits de l’Homme.

 

A toute la Presse.

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13 février 2013 3 13 /02 /février /2013 13:34

 

 

 

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13 février 2013 3 13 /02 /février /2013 04:00

 

 

 

Bozizé et Thomas Yayi Boni

 

 

"Il m'a confirmé qu'en 2016, il ne sera pas candidat (à sa propre succession) et qu'il va respecter les dispositions constitutionnelles" Thomas YAYI-BONI  (Bangui, 30 décembre 2012)

 

Tous les Centrafricains et le monde entier se souviennent encore de ces propos du président béninois alors président en exercice de l’UA au plus fort moment de la crise politico-militaire qu’a connue notre pays en décembre et janvier derniers, à l’issue de sa visite éclair et les entretiens qu’il a eus avec un BOZIZE  acculé et dos au mur. Ce dernier s’était effectivement et solennellement engagé à ne pas être candidat au troisième mandat non constitutionnel qu’il voulait briguer à nouveau après l’expiration en 2016 de l’actuel, ainsi qu’à accepter l’entrée dans son gouvernement des rebelles de Séléka. Ceux qui le connaissent, savent que c’était en réalité à contrecœur et vraiment malgré lui que Bozizé a été obligé de prendre ces engagements.


En effet, selon des informations concordantes et dignes de foi d’une source sûre ayant requis l’anonymat, BOZIZE aurait remis de fortes sommes d’argent à Edouard NGAISSONA et à Elie OUEFIO pour encore acheter et manipuler des jeunes désoeuvrés pour le premier, et, la gente féminine pour le second, en vue qu’ils aillent manifester de nouveau devant les ambassades de  France et des USA à Bangui contre l’interdiction arbitraire à leurs yeux, faite à BOZIZE de briguer un troisième mandat après 2016. NGAISSONA a déjà commencé à distribuer actuellement à ces jeunes, des enveloppes de 5000 F CFA (environ 8 euros et des poussières).

 

On commence donc à comprendre les vraies raisons pour lesquelles BOZIZE a particulièrement tenu à faire entrer Edouard NGAISSONA au gouvernement d’union nationale deNicolas TIANGAYE, et spécialement au ministère de la jeunesse. Comme par hasard, le même NGAISSONA vient de nommer auprès de lui l’activiste de la bonne cause Steve YAMBETE. C’est pour mettre en œuvre ces pseudos mobilisations à des fins politiques des jeunes désoeuvrés avec pour mission de « caillasser » les ambassades de France et des USA, pays dont BOZIZE tient les dirigeants pour être responsables de ses déboires dans son propre pays et de soutenir les rébellions qui cherchent à le renverser avant le jaillissement du premier baril de l’or noir centrafricain.


 Quant à Elie OUEFIO, ancien secrétaire général du KNK et principal auteur des fraudes massives ayant abouti au hold-up électoral de BOZIZE en janvier 2011, il a déserté son ambassade de Kinshasa et ses fonctions d’ambassadeur, et se trouve depuis plusieurs à Bangui on ne sait trop pour quelles raisons. Nous voilà maintenant édifiés. Il s’agit de tenter de casser le verrou empêchant leur vedette BOZIZE de demeurer ad vitam aeternam au pouvoir après 2016. Alors qu’il BOZIZE était prêt à faire sauter le verrou constitutionnel, la crise politico-militaire ouverte par l’avancée fulgurante vers Bangui et les défaites militaires successives des FACA, sont venues tout remettre en question et le contraindre, pour apaiser la tension, à promettre de ne plus être candidat à sa succession après la fin de son mandat en 2016.


Or, tout le monde sait maintenant que BOZIZE n’est ni homme d’honneur ni homme de parole. Il ne tient jamais ses promesses. La preuve : le voilà en pleine manœuvre pour tenter de contourner les engagements qu’il a pourtant pris devant Dieu et devant les hommes et notamment devant son homologue béninois, Thomas YAYI BONI à l’aéroport Bangui-M’poko au moment où la rébellion de Séléka était aux portes de Bangui et menaçait dangereusement d’y entrer. Aujourd’hui, il a visiblement oublié toutes ces péripéties et feint de faire croire qu’il est un président normal, ayant tous les pouvoirs, disposant d’une armée forte pouvant le défendre. Il sait pourtant dans son for intérieur que n’eût été l’intervention rapide de ses pairs d’Afrique centrale, d’abord à N’djaména puis à Libreville, on devait sans doute parler actuellement de lui et de son régime à l’imparfait.  

 

La Rédaction

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13 février 2013 3 13 /02 /février /2013 03:57

 

 

 

Me Nicolas Tiangaye

 

 

LE DEMOCRATE n° 2885 du 12 février 2013

 

La lumière doit à présent se faire sur toutes les finances de la République comme cela aurait dû se réaliser jadis lorsque l’Etoile de la Promesse brilla, à travers MM Jean-Paul Ngoupandé et Elie Doté, au-dessus de l’étable du ministère des finances et du budget, en leurs qualités de ministres des finances et du budget à part entière.


Mais en ce temps-là, seuls quelques rares cadres et agents de l’Etat, relevant de ce département et ressortissants des grandes écoles de formation professionnelle spécialisée à savoir, l’ENA, l’ENST, Clermont-Ferrand, Neuilly sur Seine et l’IIAP accueillirent la Lumière et ceux qui les écoutèrent ne tardèrent pas à la déformer et à la dénaturer comme ont tendance à le faire aujourd’hui tous les sténo-dactylographes qui se sont miraculeusement substitués sans gêne aux contrôleurs financiers, aux inspecteurs du trésor, des douanes, des impôts et même aux inspecteurs de finances ; quant à ce qu’ils avaient oublié, ils tentèrent de le remplacer par des idées personnelles et ne réussissent ainsi qu’à faire naître une confusion qui est censée passer aujourd’hui pour vérité intangible pour des règles élémentaires de la comptabilité publique et pour de nobles principes du droit budgétaire.


De peur que tout ne s’écroule si le moindre pilier se révèle faux, on nomme à des postes clés de la direction générale du budget, de la direction générale des impôts et des domaines, de la direction générales des douanes et des droits indirects, de la direction générale du trésor public, de la direction générale des marchés publics, de la direction du contrôle financier, de la directions des ressources humaines, non seulement des sténo-dactylographes, mais surtout des médiocres avérés ne sachant ni lire ni écrire, évidemment sur la base des critères opaques et douteux, ceux de l’appartenance politique, religieuse, régionaliste, clanique, familiale et partisane.


On souille chaque cadre et chaque agent de ce département imbu de rayon de Lumière et susceptible d’apporter la connaissance et d’imposer le respect scrupuleux des règes élémentaires de la comptabilité publique et du droit budgétaire. Et là où rien d’autre n’est possible, on les ridiculise pour moins avec une méchanceté et une perfidie qui montrent clairement à celui qui pense avec lucidité que pareil comportement est dicté par la peur et la non maîtrise réelle de la technicité. Des laideurs qui sont acceptées et entérinées par une inspection générale des finances constituée de fonctionnaires et agents de l’Etat au seuil de la retraite, trainant derrière eux de vieilles casseroles ayant des accointances avec la pègre locale, et devant soumission absolue à la hiérarchie.


Tel est aujourd’hui le visage hideux du département des finances et du budget dont Me Nicolas Tiangaye hérite la gestion ! Un département déserté par toutes les luminosités et toutes les intelligences à cause de la loi du parti pris, et de la propension effrénée à la médiocrité qui y est solidement installée. Un département acquis à la cause d’un groupuscule d’individus sans éducation, sans culture, et sans réelle ambition politique, mais  guidés uniquement par le souci de consommer : tapis rouges, frais de carburant, caisses d’avance, détournements des biens et services à des fins personnelles, etc…Et ce n’est pas pour rien que tout a été astucieusement mis en œuvre pour la nomination dans le GUN d’un ministre délégué aux finances chargé du budget.


Pour marquer à la culotte Me Tiangaye, pour défendre les intérêts du clan, préserver les acquis de la famille, et faire perpétuer la race des fonctionnaires véreux, incompétents, non intègres et partiaux. Et si Me Nicolas Tiangaye ne se montre pas plus entreprenant, plus coriace à manipuler, plus indomptable comme il l’a toujours été, sa crédibilité en prendra irréversiblement un coup et avec elle, la déconfiture à jamais de l’image de la République déjà trop ternie dans le concert des partenaires au développement !


C’est pourquoi, selon les combattants de la liberté et tous les démocrates dignes de ce nom, le temps est venu où tout ce que le cerveau de ces cadres et agents de l’Etat relevant du département des finances et du budget a inventé de malsain devra être balayé de la République pour qu’à l’avenir plus rien ne puisse entraver l’acceptation du principe selon lequel la gestion des finances de l’Etat doit impérativement être différente des formes inconsistantes que la médiocrité, la vantardise présomptueuse et le sens des affaires, l’imagination maladive et l’hypocrisie ont engendrées à partir de l’étouffant marécage de l’étroitesse abjecte, en une soif de puissance temporelle et d’honneurs égoïstes, individualistes, catégoriels et bien entendu terrestres.


Maudits soient à présent tous ces cadres et agents de l’Etat qui, usant de leur appartenance à l’oligarchie, ont détourné les règles de la comptabilité publique et du droit budgétaire de leurs buts, les ont asservies au point que leur strict respect est considéré comme un acte de violation de la loi, et que le détournement systématique des biens et services est devenu légal et légitime. Les oreilles sont bouchées et l’on veille anxieusement à ce que nul courant d’air frais n’y pénètre, et ce uniquement par paresse et par crainte que cet air frais, avec la guérison qui y est liée, n’entraîne l’activité de l’esprit, laquelle implique et impose un effort personnel contrairement à l’actuelle somnolence spirituelle apparemment si commode dont la conséquence est un long et lourd sommeil qui ne fait que laisser mains libres à la ruse de l’intellect déformé et corrompu.


Mais Nicolas Tiangaye doit déboucher les oreilles et ouvrir les yeux de tous ces fonctionnaires indélicats, car même si ses principales missions se résument à la restauration de la paix et de la sécurité, à l’organisation des élections législatives, à la restructuration des forces de défense et de sécurité et à la réforme de l’appareil judiciaire, l’homme a tout de même intérêt à ce que la gestion des finances de l’Etat, afin de bénéficier de l’appui de toute la communauté des bailleurs de fonds, puisse reposer sur un capital humain, compétent, intègre et impartial et sur l’allocation stratégique, efficace, et efficient  des ressources dans les secteurs prioritaires porteurs de croissance.


Pour ce faire, il lui faut nettoyer ce département de tous les ripoux qui fourmillent et qui travailleront sans doute par l’entremise de Dieudonné Tokofeissé à lui mettre des grains de sable dans les souliers. Un ministre délégué dont la dénomination du poste n’est pas claire et précise.


Ce nettoyage à sec devra d’abord toucher le plus immédiat à la primature, un certain Maxime Balalou, chargé de mission en matière de la sécurisation des recettes et du suivi du DSRP dont la responsabilité dans la pérennisation et la légitimation de certaines pratiques frauduleuse des fonds publics ayant trait au pilotage des dossiers de quittances parallèles, des salaires, des pensions, des bourses d’études et des créances dues à des fournisseurs véreux de l’Etat n’est plus aujourd’hui à démontrer. Ensuite s’étendre à tous les chargés de mission près le ministère des finances et du budget dont les critères de nomination sont autant opaques que douteux, enfin viser l’inspection générale des finances, tous les directeurs généraux, les directeurs de services et les chefs de services.


Le faire, c’est enfouir dans le sol les graines de l’espoir en donnant un sens aux Accords de Libreville !


Le faire, c’est créer les conditions élémentaires pour une gestion saine des finances, en mettant un terme à l’hégémonie d’un groupuscule d’individus sans éducation et sans culture sur les finances de l’Etat, en assumant l’entièreté et toute la plénitude de ses fonctions de ministre des finances et du budget et en ne déléguant à son ministre délégué que le rôle d’un simple directeur de cabinet !


Le faire, c’est extraire l’ivraie du blé ! Le faire, ici et maintenant, c’est rassurer les partenaires au développement de la volonté du GUN à tendre résolument vers le respect des règles de la transparence et de la bonne gouvernance.

 

 

Jean-Paul Naiba 

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