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9 avril 2013 2 09 /04 /avril /2013 17:24

 

 

 

 

Bangui, 8 av (ACAP)- Le Président de la République, Michel Ndjotodja Am Nondroko a pris cinq textes officiels portant nomination ou confirmation d’un Directeur de cabinet au ministère des Finances et du Budget, d’un chargé de mission aux Affaires particulières à la présidence de la République, des fonctionnaires au ministère des Finances et du Budget, des membres du cabinet de la Primature, d’un ministre conseiller en matière des Mines et du Pétrole à la présidence de la République.


Il s’agit de Monsieur Dimanche Bertin Rufin, Inspecteur des Impôts est nommé Directeur de cabinet au ministère des Finances et du Budget, par décret n°013.011 du 06 avril 2013, 


Monsieur Mahamat Nour Binyamine, est nommé chargé de Mission aux Affaires Particulières à la présidence de la République, par décret n°013.012 du 1er avril 2013, 
  
Des Chargés de mission : 
 

Chargé de mission en matière de Trésorerie, Banque, Institutions Financières internationales et Partenaires Techniques Financiers : Monsieur Laurent Nombissou, Inspecteur du Trésor, 
Chargé de Mission en matière de Mobilisation des recettes de l’Etat : Monsieur Pierre Mapouka, 
Chargé de Mission en matière de Dépenses Publiques, Monsieur Chérubin Yérada, Contrôleur général des Finances 
Chargé de Mission en matière de Politique budgétaire : Monsieur Alexis Ngomba, Contrôleur Général des Finances 
 

De l’Inspection Générale des Finances 
 

Inspecteur Général : Monsieur Rémy Yakoro, Inspecteur des Douanes 
De la Cellule de Suivi des Reformes Economiques et Financières 
Coordonnateur : Monsieur Gervais Doungoupou, Economiste 
Coordonnateur Adjoint : Madame Denise Tombidam, Inspecteur de Trésor, 
 

Des Directions Rattachées au Cabinet 
 

Direction générale des Marchés Publics : 
 

Directeur Général : Monsieur Jean Bernard-Dominique Ndarata, Contrôleur Principal des Finances 
Directeur du Contrôle Financier : Monsieur Amédée Gbongo, Contrôleur Principal des Finances, 
Directeur du Système Information : Monsieur Sylvère Simplice Ngarso, Inspecteur du Trésor 
Directeur des Affaires Juridiques : Monsieur Yvon Tazou, Administrateur Civil 
Directeur du Secrétariat Commun : Monsieur Robin Palia Kabailé, Inspecteur Adjoint des Impôts 
  
Sont nommées ou confirmées au Cabinet de la Primature, les Personnalités dont les noms suivent : 
 

Direction de Cabinet 
Directeur de cabinet Adjoint : Monsieur Maurice Lenga 
Chef de cabinet Particulier : Monsieur Francis Albert Ouaka-nga 
Directeur de Protocole : Monsieur Freddy Mathurin Mapouka 
Directeur de Sécurité : Capitaine Judes Ngayoko, Matricule -1-1103 
Directeur de Presse : Monsieur Clément Gbakamazopa 
 

Secrétaire Particulier du Premier ministre : Mademoiselle Aurélie Emilienne BITEP BISSICK 
 

Conseillers Spéciaux 
 

Conseiller spécial chargé de la gouvernance, de la Restauration de l’Autorité de l’Etat et du Suivi du processus Electoral : Monsieur Rainaldy Sioké 
Conseiller spécial chargé des Affaires Politiques et Institutionnelles, de la Réconciliation et de la Cohésion nationales : Monsieur Laurent Ngaibona ; 
Conseiller spécial chargé de la Promotion des Investissement, du Partenariat Public-Privé et de l’Amélioration du Climat des Affaires : Monsieur Désiré Pendémou 
Conseiller spécial en matière de Diplomatie : Monsieur Sissa Le Bernard 
Conseiller spécial chargé de la Coordination et du Suivi du Programme d’Urgence : Monsieur Lazare Doukoula 
 

Structures rattachées à la Primature 
 

Haut Commissariat à la Décentralisation, Régionalisation et au Développement Local 
Haut Commissaire : Monsieur Georges Pétrokoni Zézé 
 

Conseil Permanent chargé de la Réforme de l’Administration Centrafricaine (CPRAC) 
 

Coordonnateur : Monsieur Dédé Vianney M’Boe 
Contrôle Général du Secteur Para-Public 
Contrôleur général : Madame Isabelle Gaudeuille 
 

Coordination Nationale du Comité Nationale de Lutte Contre le Sida (CNLS) 
Coordonnateur National : Professeur Nestor Mamadou Nali 
 

Conseillers et Chargés de Mission 
 

Division Economie, Coopération Internationale et Finances 
Conseiller 
 

Conseiller Economique et Coopération Internationale : Monsieur Jean Jacques Sanzé 
Conseiller Finances : Monsieur Maxime Balalou 
 

Chargés de Mission : 
 

Chargé de Mission Monde Rural Economie et Développement Durables : Monsieur Gaétan Roch Moloto-A-Kenguemba 
Division Education, Santé Affaires Sociales et Promotion du Genre 
Conseiller : Madame Marguerite Ramadan 
 

Chargés de Mission 
 

Chargé de mission Genre et Insertion sociale : Madame Fatimé Yougboko 
Chargé de mission Education et Recherche : Monsieur Guy Florent Ankoguy Mpoko 
Chargé de mission Jeunesse, Culture Arts et Sports : Monsieur Patrick Nambéanré Naguene 
Chargé de Mission Emploi, Travail et Dialogue Social : Monsieur Joseph Gniko Mbombo 
 

Division Juridique, Bonne Gouvernance, Restauration de l’Autorité de l’Etat et Suivi du Processus Electoral 
 

Conseiller : Monsieur Jacob Sanny 
Chargé de Mission Restauration de l’Autorité d el’Etat et Suivi du Processus électoral : Monsieur Joseph Dounia 
Division Défense et Sécurité 
Conseiller 
Conseiller Thierry Marie Mintékoé, Matricule 80-10-3344 
 

Division Diplomatie 
 

Chargé de Mission : Monsieur Léon Dodonou 
 

Division Communication, Relations Publiques et Nouvelles Technologies 
 

Conseiller : Monsieur Marie Hubert Djamani 
Chargé de Mission : Monsieur Christophe N’Douba 
Chargé de Mission Nouvelles Technologies et Biométrie : Monsieur Charles Zoé Banga 
 

Directions des Services Administratifs et Techniques 
 

Attachés de protocole : Mademoiselle Jocelyne Zandanga Mbesseck – Monsieur Patrick Joslin Tanga 
 

Direction des Ressources 
 

Directeur : Monsieur Justin Ounefio 
Chef de Service du secrétariat du ministre, Directeur de Cabinet du Premier Ministre : Monsieur Guillaume Gbamou 
Chef de Service du Personnel : Madame Ngboda née Koyt Clarisse Blanche 
Chef de Service Financier et du Matériel : Monsieur Roger Ndahode 
Chef de Service du Secrétariat Commun : Madame Inguinza Marianne 
Chef de Service des Archives : Monsieur Konamna Aimé 
 

Direction de Sécurité 
 

Chef de Service de la Documentation : Adjudant Armand Aristide Ali, Matricule 90.10.3349 
Chef de Service d’Escorte : Adjudant Alexis Benayang-Nzapa A Honyoro, Matricule 97.11.017 
 

Direction de la Communication et Nouvelles technologies 
 

Chef de Service de gestion Technique et maintenance : Monsieur Thomas Sélé 
Chef de Service Communication et Nouvelles technologies : Monsieur Jean Michel Vianney Frédéric Gamba 
 

Enfin monsieur Igor Kombot-Naguemon est nommé ministre Conseiller en matière des Mines et du Pétrole à la Présidence de la République 

 

 

Le Président Michel Djotodja Am Nondroko nomme des fonctionnaires à des postes de responsabilités
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9 avril 2013 2 09 /04 /avril /2013 14:55

 

 

 

Par Christophe Boisbouvier  RFI   mardi 09 avril 2013

 

L’Organisation internationale de la francophonie (OIF), réunie lundi 8 avril à Paris, a suspendu temporairement de ses instances la Centrafrique. Louis Michel, envoyé spécial de l’OIF pour le suivi de la situation politique en République centrafricaine, était présent lors de cette réunion. Au micro de RFI, il juge le comportement de François Bozizé qu'il qualifie de « dictateur ». Il confirme que Michel Djotodia, le président autoproclamé, lui a réaffirmé qu’il partirait « dès que les élections seront terminées ».

 

RFI : Après le coup d’Etat du 24 mars, vous suspendez la Centrafrique de façon temporaire. Pourquoi temporaire ?

 

Temporaire, parce qu’on se rend bien compte que la décision de la CEEAC (Communauté économique des Etats de l'Afrique centrale), c'est-à-dire des pays de la région, remet quand même ce pays sur des voies qui pourraient en tout cas recréer les conditions d’un nouvel ordre constitutionnel. Deuxième élément : il y a quand même eu, suite à cette décision, une réponse très favorable, puisque le putschiste a dit : « OK, je m’incline ». Il a réaffirmé de manière très forte qu’il ne serait pas candidat aux prochaines élections. Donc je pense qu’on retourne vers ce que j’appellerais une dynamique vertueuse.

 

Depuis la déclaration de Bamako, la Francophonie condamne tous les coups d’Etat, toutes les ruptures de régime démocratique. En ne demandant pas le rétablissement de François Bozizé au pouvoir, est-ce que la Francophonie n’est pas en contradiction avec elle-même ?

 

Non, je ne le crois pas ! Je pense qu’au contraire, la Francophonie est plutôt en pointe sur le respect de ses valeurs. Un coup d’Etat est, d’office, condamné par une suspension. Dans ce cas-ci, on peut considérer que la suspension est plutôt une suspension douce, et en tout cas une suspension qui pourrait être revue au moins de juin, en fonction des avancées constatées, c'est-à-dire (savoir si) le Conseil supérieur de la transition est déjà en place.

 

Si vous ne demandez pas le retour au pouvoir de François Bozizé, n’est-ce pas aussi parce que vous estimez que peut-être l’ancien président centrafricain a commis quelques erreurs ?

 

Bien sûr ! Je pense en fait qu’il y a maintenant une unanimité pour considérer que François Bozizé a usé et abusé de la patience de la communauté internationale. On sent très bien ce ras-le-bol de la part de ses propres amis ! Les pays du voisinage ont pris beaucoup de patience avec lui.

Les accords de Libreville auraient dû lui permettre de se conscientiser à l’obligation, de faire l’ouverture, de faire des progrès de bonne foi. Qu’a-t-on constaté au lendemain de Libreville ? Il a dit qu’il serait candidat en 2016, et il a pris des mesures pour doubler tous les ministres des autres partis ! Il s’est comporté véritablement comme un dictateur ! Il n’y a pas d’autre terme. Et donc, honnêtement, le retour de François Bozizé, je pense que la population ne le supporterait pas.

 

Vous dites que si Michel Djotodia, le nouvel homme fort, est élu président de la transition, il ne pourra pas se présenter à la prochaine présidentielle dans dix-huit ou vingt-quatre mois. Mais vous l’avez vu trois fois la semaine dernière. Est-ce qu’il vous l’a confirmé ?

 

Il l’a confirmé publiquement ! Il l’a dit et redit. Il a eu cette expression qui m’a d’ailleurs fort séduit : « Ecoutez, je partirai dès que les élections seront terminées. Je veux partir sous les applaudissements. Je ne veux pas qu’on me chasse ». Et le Premier ministre, je suis sûr qu’il le fera. Les ministres s’y sont aussi engagés.

 

Nicolas Tiangaye ?

 

Oui. Je pense que c’est un homme d’une classe supérieure, providentielle. Je sens chez Djotodia une vraie estime pour son Premier ministre.

 

Ces derniers temps, François Bozizé s’était rapproché de l’Afrique du Sud. Est-ce que cette nouvelle alliance militaire, politique, a pu agacer les voisins du président centrafricain et précipiter sa chute ?

 

Je n’oserais pas dire ça. Mais je pense que cette alliance avec l’Afrique du Sud a renforcé son arrogance naturelle. En faisant cette alliance, il s’est dit qu’il a une assurance tous risques pour continuer à jouer au dictateur peu éclairé. Et donc, cette alliance avec l’Afrique du Sud a nourri chez lui une certitude qu’il pouvait désormais tout se permettre, encore plus qu’avant !

 

Si Nicolas Sarkozy était encore président, est-ce que la France aurait sauvé le soldat Bozizé, comme Jacques Chirac l’a fait en 2006 ?

 

Non, je ne le pense pas. Je pense qu’en 2006, Monsieur Bozizé avait encore le bénéfice du doute.

 

Au regard de sa politique africaine, est-ce que François Hollande est un bon ou un mauvais président ?

 

Vous savez que je ne suis pas socialiste ! Mais j’apprécie la manière dont François Hollande appréhende la politique africaine jusqu’ici - par exemple son intervention au Mali - se montre, me semble-t-il, soucieux de l’Afrique. Mais il a une certaine retenue. C'est-à-dire qu’on n’a pas le sentiment d’une sorte d’ingérence permanente. Il ne donne en tout cas pas le sentiment d’avoir des agendas cachés.

 

Dans son discours au dernier sommet de la Francophonie à Kinshasa, François Hollande a salué Abdou Diouf, mais a ignoré l’hôte du sommet, Joseph Kabila. Ça vous a choqué ?

 

Cela ne m’a pas choqué. Je pense qu’il y avait à l’époque, évidemment, un contentieux sur le terrain. Il y avait l’affaire Chebeya, ce qui était évidemment assez gênant. A cette époque-là, moi en tout cas, j’ai considéré qu’il aurait peut-être pu ne pas y aller, si c’était pour créer cet incident-là. Mais je me suis dit : « Bon, voilà ». Il faut aussi que nos partenaires puissent accepter le débat, comme nous devons accepter d’ailleurs leurs critiques.

 

Certains prêtent au président Kabila l’intention de modifier la Constitution pour pouvoir se représenter en 2016. C’est une bonne ou une mauvaise idée ?

 

Je pense que changer les règles du jeu en cours de partie, c’est toujours une mauvaise idée. Vous savez que l’élection a été mise à un tour plutôt qu’à deux tours. Je pense que cela a été d’abord mal compris, à juste titre, par une certaine opinion publique. Cela a fait un grand tort à la crédibilité de Monsieur Kabila. J'ai vu cela au Parlement européen, dans les sphères internationales. De toute façon, il pouvait gagner en faisant deux tours ! Sans doute cela aurait été plus serré. Mais on aurait eu un vrai débat.

Cela a entaché, d’une certaine manière, la légitimité de son élection. Et là, on constate que les présidents qui ont été capables de jouer l’alternance, de ne pas s’accrocher, sont devenus des références en termes de sagesse, en termes d’éthique, et qu’on fait souvent appel à eux dans des missions extrêmement prestigieuses.

Je vois, par exemple, ce que Pierre Buyoya (ancien président burundais, ndlr) a été capable de faire. Il a accepté de partir après dix-huit mois et de ne pas être candidat.  Et que fait-il aujourd’hui ? Plein d’organisations internationales l’appellent. Et il sert le monde entier !

 

Louis Michel : «la suspension de la Centrafrique de l'OIF est plutôt une suspension douce» (RFI)
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Centrafrique-Presse.com
9 avril 2013 2 09 /04 /avril /2013 14:52

 

 

 

Paris, le 8 avril 2013

 

Le CNRD a pris note des résolutions du Conseil de la CEEAC du 4 avril 2013 à N’Djamena.

 

C’est sans doute, par souci de préserver la souveraineté de l’Etat de la République Centrafricaine, que le Sommet de N’Djamena a été mis en place suite au constat, alarmant, dramatique et à la vue inacceptable de la situation chaotique et inhumaine que subit le peuple centrafricain.

 

Nous saluons, l’initiative des organisateurs du Sommet de N’Djamena. C’est en leur qualité de décideurs humanistes, que ces hautes personnalités bienveillantes, ces décideurs,  ces chefs d’Etats, ces représentants des Etats, ces Institutions internationales, ces femmes et ces hommes n’ont pas reconnu la légitimité du chef rebelle de la SELEKA : le Président  autoproclamé.

 

Par soucis d’équité, de neutralité, afin de garantir et d’assurer un chemin vers la paix, vers une démocratie respectant les droits de l’homme, que les participants à ce sommet, après de longue et mûres réflexions, ont décidé qu’un Collège formé des « forces vives » de la société Centrafricaine, devait désigner, en son sein, les personnalités pour conduire la transition de 18 mois, à savoir un Chef de l’Etat de Transition, un président du Conseil National de Transition et un 1er ministre de transition. Mais aussi, le plus important, d’avoir décidé la révision de la constitution centrafricaine.

 

Nous souhaitons fortement que la Constitution soit révisée, mais aussi que la notion de « forces vives » soit définie de manière précise et claire.

 

Il nous semble évident que, les  personnes ayant pris le pouvoir par les armes, ainsi que les signataires des Accords de Libreville, se trouvent délégitimées pour participer à ce Collège, d’où sortira celui qui emmènera la RCA vers une transition démocratique.

 

Si ces conditions n’étaient pas suivies, le deuil du peuple centrafricain ne sera jamais réparer.

Aujourd’hui, nous ne pouvons que constater, la peine et la douleur des familles endeuillées, déchirées, meurtries,  par les moyens criminels utilisés depuis 2003, aggravés en 2013 pour s’emparer du pouvoir par les armes.

 

L’instrumentalisation auquel nous assistons pour diviser le peuple tant sur le plan ethnique que religieux, nous fait craindre encore pour la situation de demain.

 

En effet, nous, le CNRD avons pris connaissance des accords de N’Djamena. Mais beaucoup de questions abordées, restent sans réponse et nous voulons que tout soit mis en œuvre dans l’intérêt seul de la Centrafrique et de son propriétaire le Peuple centrafricain.

 

Nous souhaitons, par la présente, lancer un appel au peuple Centrafricain, au peuple des Sans Voix, des Sans Grades, des Sans Familles. Nous avons maintenant l’unique occasion de choisir notre destin car la communauté internationale a les yeux braqués sur nous et sur notre avenir. Nous serons responsables de nos choix actuels.

 

En droit, être responsable c’est être habilité à répondre.

 

Ce cri d’espoir, en âme et conscience, qui nous est offert est dicté par les victimes des atrocités commises depuis trop longtemps. Notre choix doit être cohérent. Nous ne pouvons pas reproduire les causes de ce qui s’est passé depuis 10 ans ! Résistants ! Insoumis ! Le monde nous regarde ! Faites le choix de la vie, ne cautionnez plus ceux qui vous ont donné la mort ! Ne vous faites pas complice de nos bourreaux.

 

CONTRE LA LOI DE LA FORCE : LA LOI DU JUSTE !

 

Le CNRD pense qu’il faut impérativement, avant que le collège ne soit composé, mettre en place un dialogue avec les centrafricains. Il est difficile de penser que ce soit encore le système qui décide sans prendre en compte le choix et les attentes qui émanent du Peuple et propose la mise en place d’Assises Nationale.  

 

En effet, sans cette condition, nous avouerons devant notre futur et devant nos parents, l’échec de l’espoir de tout un Peuple ! Prenons l’option de la vie pas celui de la mort. Prenons l’option de la vie pas celui de l’aliénation. Nous sommes des insoumis. Le monde attend nos réactions. Ne décevons pas les institutions qui se sont rassemblées pour nous dire que nos morts ne sont pas morts en vain. Nous voulons dire aux centrafricains et à ceux qui décident, aujourd’hui, respectez les morts. Permettez au peuple de pleurer leur mort et de les enterrer dignement en choisissant leur destin. Sinon, nous deviendrions un peuple d’aliénés, n’ayant pas fait le choix de la vie.

 

Le CNRD se positionne pour être le porte-parole du peuple, des insoumis, des résistants, ...

en recherchant la paix, la souveraineté, la vérité, la sécurité et le respect.

 

Le CNRD est en mesure, aujourd’hui, de répondre aux attentes du Peuple centrafricain, pour des solutions rapides, efficaces, et de bons sens.

 

 

 

Lionel Saraga-Morais, Président  

              

centrafrique.cnrd@yahoo.fr

 

COMMUNIQUE DE PRESSE CNRD
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Centrafrique-Presse.com
9 avril 2013 2 09 /04 /avril /2013 05:02

 

 


08/04/2013 à 14h:55 Christophe Boisbouvier  Jeuneafrique.com

  

Il est le nouvel homme fort de la Centrafrique. Le rebelle dont Bozizé se méfiait le moins. Aussi rusé que mystérieux, le chef de la Séléka, Michel Djotodia, aura jusqu'au bout caché son jeu.

 

Dimanche 17 mars, une semaine avant la chute de François Bozizé. Alors que les rebelles de la Séléka lui ont lancé un ultimatum, le président envoie une délégation à Sibut pour essayer de les calmer. À sa tête, Michel Am Nondokro Djotodia, vice-Premier ministre et ministre de la Défense. Mauvais choix. Le chef de l'Union des forces démocratiques pour le rassemblement (UFDR) ne va rien négocier du tout. Bien au contraire, sous prétexte d'être « retenu » par ses frères de Sibut, il va organiser l'assaut final sur Bangui. « Pour Bozizé, c'était le plus modéré des rebelles. Mais Djotodia a bien caché son jeu, remarque un proche du président déchu. En fait, Djotodia est comme Bozizé. Un faux débonnaire. »

 

Michel Djotodia, 63 ans, est un homme mystérieux. Pourquoi ce goût du secret ? Sans doute à cause des épreuves de la vie. Son enfance, il la passe dans la Vakaga, l'une des provinces les plus reculées, dans l'extrême nord-est du pays, là où personne ne s'aventure, sauf des touristes en mal de sensations fortes et des commerçants soudanais à la recherche de diamants, de café et de bois. Sa chance, c'est que son père, un ancien combattant de l'armée française, ait pu quitter son village de Gordil pour vivre à Birao, le chef-lieu de la Vakaga, où il touchait les indemnités de la France.

 

École primaire à Birao, collège à Bambari... Le petit Djotodia fait de bonnes études. Première fêlure : le jeune musulman doit adopter un prénom chrétien, Michel. « En famille, on l'appelait Déya, du nom de son père, mais un enseignant chrétien a décidé qu'il s'appellerait Michel, raconte un de ses camarades de classe. Il est vrai qu'à l'époque tous les chefs de bureau à Bangui étaient chrétiens et que, sans ce prénom, il n'aurait sans doute pas pu décrocher une bourse pour aller à l'étranger. » Après la terminale, le jeune homme s'envole pour l'Union soviétique - la Russie d'aujourd'hui -, où il va vivre quelque quatorze années.

 

Déclic

 

À son retour, Djotodia partage sa vie entre la Vakaga, où il a fondé une famille et créé un commerce, et Bangui, où il occupe divers postes aux Finances et au Plan. Mais la politique s'empare de sa vie. « Chez nous, les Goulas, même si on n'a pas envie de faire de la politique, on y est forcé. Sinon, les gens de Bangui ne nous écoutent pas », explique l'un de ses cousins, qui dénonce le manque d'écoles et d'hôpitaux dans toute la moitié est du pays.

 

Seconde fêlure : aux législatives de 1998, Djotodia se présente à Birao 2 sous l'étiquette du Mouvement pour la démocratie et le développement (MDD), de l'ancien président David Dacko. Il réussit à mettre en ballottage le candidat du président Patassé mais est finalement battu.

 

Le déclic aura lieu à Nyala. Fonctionnaire polyglotte (anglais, arabe, français, russe), Djotodia demande à être nommé consul de Centrafrique dans ce chef-lieu du Sud-Darfour, au Soudan. A priori, le poste est insignifiant. Mais Nyala, c'est la porte du Darfour, des rebelles tchadiens et des diamantaires soudanais qui achètent les pierres de Centrafrique. Sous le régime Patassé, le poste lui échappe in extremis. Après l'arrivée au pouvoir de François Bozizé, en 2003, Djotodia se rapproche du nouveau régime par l'entremise de Lévy Yakité et de Jean Francis Bozizé, le fils du chef de l'État. Avant la présidentielle de 2005, il entre dans la Coordination des cadres pour le soutien à François Bozizé. Quelques semaines plus tard, il est nommé à Nyala.

 

Trou d'air

 

Est-il victime d'une note mensongère des services de renseignements centrafricains ? Ou commence-t-il vraiment à conspirer contre le régime ? En 2006, Djotodia apprend par ses amis soudanais que le président Bozizé réclame son retour manu militari à Bangui. Khartoum lui paye un billet d'avion pour Cotonou, au Bénin. C'est à ce moment-là que l'ex-consul crée l'UFDR, qui lance une première offensive fulgurante sur Birao. Après les frappes de l'armée française, c'est le trou d'air. En décembre 2006, il est arrêté au Bénin à la demande de la justice centrafricaine. Pendant dix-huit mois, le chef rebelle est incarcéré à la prison civile de Cotonou. Après sa libération, en juin 2008, rien ne semble s'arranger. Tandis qu'Abakar Sabone, son ex-compagnon de cellule, rentre à Bangui et rallie le régime, il végète quatre ans à Cotonou, où il fonde une nouvelle famille.

 

Mais son intransigeance finit par payer. En août 2012, à l'appel des « généraux » Noureddine Adam et Mohamed Dhaffane, il rejoint le maquis pour fonder la Séléka. Dans les unités rebelles, on respecte l'homme qui a refusé l'argent de Bangui. La preuve : le 17 mars dernier, près de Sibut, quand il passe en revue les troupes de la Séléka avant de lancer l'offensive finale sur Bangui, il pose sa main droite sur l'épaule de Zakaria Damane - signe, chez les rebelles, que son vieux compagnon de l'UFDR lui fait allégeance. Pour l'instant, dans les rangs de la Séléka, nul ne semble contester son autorité.

 

Que fera le nouvel homme fort de la Centrafrique lors de la présidentielle de 2016 ? « Vu son caractère, je doute qu'il s'efface, confie l'un de ses frères d'armes. Il n'aime pas beaucoup être contredit. Après une discussion un peu vive, il peut rester trois semaines sans vous adresser la parole. » Le 24 mars, au soir de sa victoire, quand un reporter de RFI lui a demandé combien de temps il comptait rester au pouvoir, sa réponse est partie dans un rire : « Nous venons seulement de commencer et vous me demandez combien de temps je vais rester ! »

Lu pour vous : Centrafrique : Michel Djotodia, du maquis aux lambris
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Centrafrique-Presse.com
9 avril 2013 2 09 /04 /avril /2013 04:50

 

 

 

Le Comité ad’ hoc des Centrafricains de l’Etranger a l’honneur de porter à la connaissance de la Communauté Centrafricaine établie à l’étranger, qu’elle conteste la démarche entreprise par le compatriote dénommé MAURICE OUAMBO, qui a cru devoir émettre une convocation aux fins du vote des représentants de la Diaspora devant siéger au Conseil Supérieur de la Transition.

Il est en effet utile de préciser que :

 

  • Mr OUAMBO MAURICE avait en son temps, bénéficié d’une nomination politique au poste de Chargé de Mission de la Diaspora ;
  • Ce poste lui avait permis dans un passé récent de prendre publiquement sur RFI ; France 24 des positions sur lesquelles il n’est plus besoin de revenir… ;
  • Depuis le 24 Mars 2013, le décret de sa nomination est devenu caduc ;
  • En l’absence d’une Ordonnance prise récemment par la nouvelle Autorité, le confirmant à ce poste, il est juste de considérer que le poste de Chargé de Mission de la Diaspora  demeure vacant et  même s’il en était le cas , il n’appartient  pas à un ;
  • A ce titre, il ne dispose d’aucune qualité pour convoquer la communauté, encore moins pour poser un acte engageant ladite communauté ;
  • Seul le Consulat de Centrafrique a la charge,  pour peu qu’il soit instruit expressément par son Autorité de tutelle, d’organiser l’élection des représentants au Conseil Supérieur de Transition ;
  • En émettant cette convocation, Mr OUMBO MAURICE usurpe une qualité qu’il n’a plus, et que nous sommes en droit de suspecter des manœuvres.
  •  

En conséquence,  au regard du vide en la matière depuis le changement du 24 MARS 2013 d’une part, et de l’urgence en ce qui concerne la désignation desdits représentants au CST d’autre part, le Comité ad’ hoc des Centrafricains de l’étranger recommande :

 

A tous les compatriotes de ne pas répondre à cette « convocation », qui apparaît comme une provocation, car cette élection n’aura pas lieu ;

 

Par contre le Comité Ad ‘hoc informe les compatriotes que le quota de deux (2) sièges réservé aux Centrafricains de l’étranger paraît insignifiant au vue du poids que nous représentons.

 

A cet effet, une grande consultation est en cours pour déterminer la conduite à tenir sans interférence extérieure, afin d’adopter consensuellement une chartre visant  les engagements ; critères ; directives et modalités du choix des représentants.

 

Fait à Paris, le 08 AVRIL 2013

 

      Pour Le Comité Ad ‘hoc de la Diaspora de Centrafricains

 

 Crépin NGOKO NZENGUET

 

 

 

 

COMMUNIQUE Comité Ad Hoc Centrafricains de l'étranger
COMMUNIQUE Comité Ad Hoc Centrafricains de l'étranger
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9 avril 2013 2 09 /04 /avril /2013 04:23

 

 

BANGUI : UNE SITUATION SÉCURITAIRE ENCORE PRÉCAIRE

 

Bangui, 8 mars 2013 (RJDH) – En dépit des mesures prises par les nouvelles autorités visant à ramener la paix sur l’ensemble du territoire centrafricain, la situation sécuritaire reste encore très précaire dans le pays et dans la capitale Bangui. Des pillages se poursuivent dans certains coins, des coups de feu  ne cessent de se faire entendre, des vols à main armée se multiplient. Une situation qui bloque la reprise  effective des activités socioéconomiques.

 

La situation sécuritaire n’inspire plus confiance en ce moment dans la capitale centrafricaine. Depuis leur prise de pouvoir le 24 mars dernier, les éléments de la Séléka règnent en maîtres dans la ville de Bangui. En dépit de l’assurance donnée par des leaders militaires de cette rébellion, les éléments sur le terrain continuent de commettre des exactions sur la population civile.

 

Pour faire face à cette situation, le ministre d’Etat, chargé de la sécurité publique a sorti un arrêté en fin de la semaine dernière,  interdisant aux éléments de cette rébellion de porter  les armes dans les  villes  et de circuler dans les quartiers sans autorisation expresse, de faire de tirs injustifiés. Ce décret précise également que les éléments qui iront en marge du texte, seront traduits devant la justice.

 

Seulement, cet arrêté n’est pas du tout observer par les éléments de la Séléka, qui détiennent toujours les armes dans toute la ville de Bangui. En illustration, ce lundi dans le 4e arrondissement de Bangui sur l’avenue de l’indépendance, un élément de la Séléka a été tué par ses compagnons d’arme, pour une histoire de partage de butin.

 

Une  situation qui a perturbé la circulation dans cette localité et a provoqué la  psychose chez plusieurs passants et témoins de l’incident. Le cadavre a été enlevé plusieurs heures plus tard, par les éléments de la Séléka.

 

En dépit d’une police militaire mise en place par les nouvelles autorités, ces actes continuent. Par mesure de sécurité, plusieurs banques de la place n’ont pas encore ouvert la totalité de leur service. Certaines qui osent travailler, font un service minimum et sous surveillance des éléments de la FOMAC, présents dans le pays.

 

La même situation est visible dans plusieurs villes de la Centrafrique où sont présents les rebelles de la Séléka. Des faits qui témoignent de l’instabilité palpable dans le pays, que les nouvelles autorités ont promis de mettre au centre de leurs actions.

 

 

BOZOUM : LA POPULATION EFFRAYÉE PAR LES HOMMES DE LA SÉLÉKA

 

 

Bozoum, 8 mars 2013 (RJDH) – La  population de la ville de Bozoum (nord) a reçu la visite des hommes de la coalition Séléka  le samedi 6 avril. Ces derniers ont tenu une réunion le lendemain avec les autochtones afin de les mettre en confiance. Toute fois dans la nuit du dimanche 7 au lundi 8 avril, des cas d’exactions perpétrés par ces hommes en arme ont  été signalés.


D’après les informations rapportées au RJDH par un habitant de la ville de Bozoum,  au terme de cette réunion, les hommes de la Séléka ont rassuré la population en leur disant de ne pas fuir la ville et de reprendre les activités.  « Ils ont demandé aux gens qui détiennent des armes de les remettre car dans quelques jours ils vont commencer à fouiller les maisons à la recherche des armes », a ajouté la source.


« Mais déjà la nuit même du dimanche, ils  ont commencé à passer dans les maisons et  voler les appareils et les biens des particuliers. Un enseignant du lycée moderne de la ville a été tabassé sans aucune raison par les rebelles, pendant ces opérations », a relaté la même source.

 

 

OBO : LES ACTIVITÉS REPRENNENT AVEC LA PRÉSENCE DES TROUPES OUGANDAISES DANS LA RÉGION

 

Obo, 8 mars 2013 (RJDH) – Les activités ont repris dans la ville d’Obo (sud-est), après les rumeurs d’une attaque des éléments de la Séléka et le départ des troupes ougandaises et américaines de cette partie du territoire en proie aux exactions des rebelles de l’Armée de résistance du seigneur (LRA), de Joseph Kony.

 

D’après le constat fait par Radio Zéréda, les éléments de la force Ougandaise et les conseillers militaires américains sont présents dans la ville et mènent des patrouilles. Les services publics et privés ont ouvert leurs portes et le commerce a également repris.

 

Ces forces Ougandaises et américaines sont dans leurs bases et continuent à jouer leur rôle qui est de traquer les rebelles de la LRA et le leader de ce mouvement Joseph Kony.

 

Lors d’une réunion tenue le 3 avril dernier entre l’Union africaine, les organisations des Nations-Unies (ONU) et les autorités ougandaises à Kampala, il a été décidé que les soldats ougandais mis à la disposition de la Force régionale d’intervention (FRI) de l’Union africaine (UA), pour la traque à Joseph Kony, leader de la rébellion de la LRA et ses hommes,  en Centrafrique et continuerons leurs activités. Ces forces se trouvent dans la région sud-est du pays, notamment dans la préfecture de Haut Mbomou où la présence de la LRA est souvent signalée.

 

 

MBAÏKI: LES ACTIVITÉS TARDENT À REPENDRE APRÈS LES PILLAGES

 

Mbaïki, 8 mars 2013 (RJDH) – Les activités peinent à reprendre dans la ville de Mbaïki (sud), après l’incursion des éléments de la Séléka et les scènes de violences et de pillages orchestrés par ces derniers sur la population de cette localité.

 

Selon Simplice Gbanzanka, un habitant joint ce matin par le RJDH, la population vit toujours dans la psychose. Le marché ferme tôt vers midi, les services publics et privés sont restés fermés et les autorités locales sont encore dans leurs lieux de cachette.

 

«  Les activités n’ont pas encore repris normalement dans la ville. Les habitants  qui ont quitté la ville pour trouver refuge dans la brousse et dans les villages environnants n’ont pas encore regagné leurs domiciles », a-t-il expliqué.

 

Il a également fait savoir que cette situation a affecté l’hôpital de Mbaïki, où les malades admis dans ce service sont abandonnés à leur triste sort à cause de l’absence du personnel soignant et le pillage de cet hôpital par des éléments de la Séléka. «Les gens se retrouvent actuellement à l’hôpital sans soins, parce que le personnel soignant n’est pas sur place. Et les éléments de la Séléka ont pillés et emportés tous les matériels y compris les stocks de médicaments », a dit Simplice Gbanzanka.

 

La même source a par ailleurs souligné que le prix des produits de première nécessité et d’autres produits a sensiblement augmenté. «  Un litre du pétrole qui coûtait 680 FCFA est actuellement à 1500 FCFA, le savon qui se vendait à 150 FCFA coûte en ce moment 250 FCFA. Tout est cher, parce que la majorité des commerçants sont dans la brousse », a ajouté  Simplice Gbanzanka.

 

Les éléments de la Séléka ont investi la ville de Mbaïki, le 30 mars dernier. Plusieurs cas d’exactions, de vols et de pillages ont été enregistrés lors de leur passage dans cette partie sud du pays.

 

 

BANGUI : UN OFFICIER DE LA SÉLÉKA DISSOUS L’ANECA

 

Bangui, 8 mars 2013 (RJDH) – L’actuel bureau exécutif de l’Association nationale des étudiants centrafricains (ANECA), vient d’être dissout ce lundi 8 avril, par un officier de la coalition Séléka, lors d’une assemblée générale qui a regroupé tous les étudiants à l’Université de Bangui. Certains étudiants approuvent cette décision, d’autres sont restés sceptiques.

 

Selon le constat fait par le RJDH, c’est sur une haute surveillance des éléments de la Séléka, constitués en police militaire que cette assemblée générale s’est tenue. Certains de ces  hommes armés ont bouclé le périmètre sur l’Avenue des martyrs et d’autres par contre se sont infiltrés au sein même de l’Université.

 

D’après les explications de cet officier  de la Séléka, « c’est pour amener de l’ordre au sein du campus Universitaire que nous avons pris cette décision.  Puisque selon nos constats, ce bureau a été imposé par l’ancien régime aux étudiants et tous les membres ne sont pas actuellement à Bangui. Et les étudiants commencent à s’inquiéter, c’est la raison qui nous a motivé à prendre cette décision ».

 

Pour Eric Sélébiro, étudiant en 4ème année de la Science économique, cette décision est la bienvenue pour les étudiants afin de préserver la paix au sein du campus universitaire. « Je suis tout à fait d’accord par rapport à cette décision, parce que les étudiants sont divisés depuis le départ des membres de l’ANECA. Certains veulent l’organisation d’une nouvelle élection dans un bref délai, d’autres refusent. Alors on risque d’assister à une bataille entre les étudiants », a-t-il ajouté.

 

« A mon avis, c’est une bonne décision de suspendre le bureau actuelle de l’ANECA. Parce que ce bureau était dirigé par des gens qui ont une coloration politique, alors que l’objectif de cette association est de défendre les intérêts des étudiants centrafricains », a déclaré Gertrude Matoula, étudiante en 2ème année de droit.

 

D’autres étudiants pensent que c’est une ingérence dans les affaires de l’université qui ne concerne que les étudiants et non la Séléka.

 

« Je me demande sur quelle base juridique, ce colonel de la Séléka peut suspendre les activités du bureau de l’ANECA qui a été élu par les étudiants. Ce dernier n’a pas le droit de prendre des décisions à la place des étudiants », a critiqué un étudiant en philosophie qui a requis l’anonymat.

 

Pour l’un des membres de ce bureau, « il est hors de question que notre bureau soit suspendu par un homme en tenue qui n’a même pas un minimum de connaissance sur le fonctionnement de notre association. Car d’après les textes de l’ANECA, c’est le ministre de l’éducation nationale qui a habilité à suspendre l’ANECA. Nous allons continuer notre activité jusqu’à une nouvelle élection ».

 

Le RJDH s’est rapproché de l’administration de l’Université de Bangui pour avoir sa version des faits, mais celle-ci n’a pas souhaité faire de commentaire.

Dépêches du Réseau des Journalistes centrafricains des droits de l'homme
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9 avril 2013 2 09 /04 /avril /2013 03:57

 

 

 

PARIS, 08 avr 2013 (AFP) - 08.04.2013 17:19

 

L'Organisation internationale de la francophonie (OIF) a suspendu lundi la Centrafrique de ses instances, dénonçant le coup d'Etat du Séléka, et a appelé les nouvelles autorités de ce pays à appliquer les décisions de l'Afrique centrale en vue d'une transition politique.

 

"Le conseil permanent de la francophonie décide, conformément aux dispositions du chapitre 5 de la déclaration de Bamako (qui condamnent les coups d'Etat, ndlr), de prononcer la suspension de la République centrafricaine", a écrit le conseil dans une résolution communiquée à la presse.

 

Cette décision sera réexaminée par le conseil "lors de sa prochaine session, fixée au 28 juin 2013", a ajouté le conseil, précisant que l'OIF restait "disponible pour oeuvrer à l'accompagnement des efforts en vue de la conduite d'un processus de transition inclusif en République centrafricaine".

 

L'ancien ministre belge des Affaires étrangères Louis Michel, envoyé spécial de l'OIF en Centrafrique et récemment rentré de mission, a souligné qu'il s'agissait "d'une suspension temporaire, conditionnée à l'évolution de la situation".

 

"Il suffit que les autorités de transition, de bonne foi, comme elles s'y sont d'ailleurs engagées exécutent les décisions prises par la CEEAC à N'Djamena pour réexaminer cette suspension", a-t-il expliqué lors d'une conférence de presse.

 

Les chefs d'Etat de la Communauté économique des Etats d'Afrique centrale (CEEAC) réunis à N'Djamena le 3 avril ont instauré un dispositif de transition en Centrafrique, qui prévoit notamment l'élection d'un président de transition pour une période de moins de 18 mois, la mise en place d'un Conseil national de transition, d'une Cour constitutionnelle et d'un gouvernement d'union nationale.

 

L'OIF compte 56 Etats et gouvernements membres. Quatre pays sont actuellement suspendus des instances: la Centrafrique, le Mali, Madagascar et la Guinée-Bissau.

 

Le secrétaire général de l'OIF Abdou Diouf avait condamné le 25 mars "la prise de pouvoir par la force" de la coalition rebelle Séléka qui a renversé le président François Bozizé au terme d'une offensive-éclair sur Bangui.

 

Le Séléka a jugé que François Bozizé n'avait pas respecté les accords de paix signés en janvier entre pouvoir, opposition et rébellion à Libreville, après une première offensive rebelle en décembre 2012.

 

© 2013 AFP

 

NDLR : Si les chefs d’état de la CEEAC ont considéré qu’il leur était impossible de reconnaître Michel Djotodia et Séléka ce n’est pas l’OIF qui pourrait les désavouer mais le fait que cette dernière dit « appuyer » la transition est significativement encourageant et peut redonner de l’espoir au pays. Selon nos informations, la tonalité des entretiens du PM Nicolas Tiangaye tant à l’OIF qu’avec les autorités françaises va dans ce sens. Pourvu que le processus de mise en place du Conseil Supérieur de Transition aboutisse et tienne compte de la direction arrêtée par le sommet des chefs d’état de la CEEAC de N’djaména. La pagaille commence malheureusement à s’installer avec la voracité de certaines entités issues de la société centrafricaine qui exigent des quotas de représentation totalement déraisonnables. En matière de CNT, l’expérience de 2003 est pourtant là qui semble avoir assez bien fonctionné jusqu’à ce que Bozizé ne vienne tout perturber avec ses ambitions de s’éterniser au pouvoir.  Pourquoi ne pas simplement se référer à cette expérience de 2003 ? 

La Francophonie suspend la Centrafrique de ses instances, appuie la transition
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9 avril 2013 2 09 /04 /avril /2013 03:38

 

 

«  COLLECTIF TOUCHE PAS À MA CONSTITUTION »

Tél : 0022177 782 90 31/779745597

E-mail :touchepasmaconstitution@gmail.com

 

Fait à Dakar, le 7avril 2013

 

COMMUNIQUE DE PRESSE N°24

 

Le collectif « Touche pas à ma constitution » tient à informer la communauté nationale qu’il n’est de près ni de loin lié à aucune manifestation de soutien au SELEKA.

 

Dès la veille du putsch du 24 Mars 2013 le collectif a eu à condamner fermement cette manière d’accession au pouvoir conformément à la constitution du 27 Décembre 2004 qui a été suspendue.

 

Cependant, nous n’avons que deux (2) représentants à Bangui, en la personne de Romaric NDOROMA SEREFIO et Patrick GNIKOLI respectivement représentant et représentant adjoint du collectif.

 

Certains  compatriotes multiplient les démarches auprès des nouvelles autorités issues du changement brusque du 24 mars dernier au nom du collectif dans un souci d’obtenir des postes.

 

De ce fait, seules les personnes citées ci-dessus ont habilité à agir au nom du collectif.

 

NB : Le régime déchu du Général président pasteur nous a consultés en vain, ceux  dont nous détenons les preuves à ce jour. Pour ce faire notre combat est patriotique et non pour un intérêt partisan.

 

Le Secrétaire Général

 

 

Mandela YAPENDE

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9 avril 2013 2 09 /04 /avril /2013 03:25

 

 

Par RFI lundi 08 avril 2013

 

En Centrafrique, cela fait maintenant deux semaines que François Bozizé a été renversé par la Seleka. Aujourd’hui, un voile se lève sur la nature de ce régime. Reportage à  Bossembele, à 150 kms au nord de Bangui, où l'armée se livrait à des actes de torture sur les prisonniers.

 

A Bossembele, François Bozizé a perdu ses galons de stratège militaire et sa dignité de père de la nation. Une seule cause n’explique jamais l’effondrement d’un régime mais dans cette petite ville, le président déchu a profondément creusé la tombe de son pouvoir.

 

Sur le plan militaire, tout d’abord. En plaçant armes et munitions aussi loin du palais qu’il espérait défendre, François Bozizé a fait un cadeau inespéré à la rébellion. La poudrière a été prise sans difficulté le 22 mars, et deux jours plus tard la Seleka entrait victorieuse dans Bangui. A Bossembele, ses ennemis ont fait main basse sur 17 containers. Des obus et des munitions de tous calibres, des roquettes antichars, des armes en pagaille. Une véritable aubaine pour une rébellion en campagne.

 

« Guantanamo »

 

Sur le plan humain, la prise de Bossembele permet de découvrir la face la moins glorieuse de ce régime. Une maison d’arrêt civile baptisée« Guantanamo »  et des geôles dans le camp militaire jugées encore plus infernale pour ceux qui ont fréquenté les deux bagnes. Ali Garba qui est aujourd’hui un colonel de la Seleka a été détenu huit mois dans la prison militaire. Il raconte les exécutions arbitraires, les tortures, les privations mais aussi la présence ici d’un disparu devenu célèbre, l’opposant Charles Massi.

 

« Je ne l'ai pas vu, mais je sais qu'ils l'ont torturéaffirme-t-il. Parce que nous sommes ici dans la maison où on l'a amené pour être torturé, avant de le renvoyer en prison. Les militaires étaient en train de parler de ça et nous les avons écouté. Ils disaient :"On ne peut pas le tuer sur place, on va le torturer, jusqu'à ce qu'il meurt. Il va souffrir avant de mourir" »

 

Le colonel Ali Garba avoue sans peine qu’il lui sera difficile de cohabiter avec les soldats qui l’ont torturé ou les officiers qui ont couvert ces crimes. Quant au président déchu, il estime que sa place est désormais devant la justice internationale.

Centrafrique: à Bossembele, les fantômes du régime de Bozizé hantent encore la ville
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9 avril 2013 2 09 /04 /avril /2013 03:10

 

 

BOSSEMBELE (Centrafrique) 08-04-2013 à 16h45 (AFP) - Tortures, exécutions sommaires, conditions de détention insupportables: le camp militaire de Bossembelé, à 175 kilomètres au nord de Bangui, révèle les horreurs du régime centrafricain du président François Bozizé, renversé le 24 mars.

 

"C'était horrible. Inimaginable. Je suis resté trois mois et j'ai eu la chance que la communauté internationale se mobilise pour me faire libérer", affirme à l'AFP Herbert Djono-Ahaba, actuel ministre des Mines, membre de la coalition rebelle Séléka, qui était alors député. "C'étaient des tueries. Je remercie Dieu d'être encore en vie", poursuit M. Djono-Ahaba, libéré début 2012.

 

Dans un cadre bucolique à l'entrée de la ville, le camp militaire de Bossombelé est en fait un centre de formation de militaires. Mais une de ses maisons avait été transformée en geôle pour les prisonniers dits "politiques". S'y côtoyaient des militaires et des civils détenus sans procès et considérés comme dangereux.

 

Ils étaient maintenus au secret total, dans l'impossibilité de communiquer avec leurs proches qui, souvent, les croyaient morts ou disparus pour toujours.

 

Les prisonniers ont tous été libérés le 23 mars, au début de l'offensive du Séléka qui a pris le contrôle de Bangui le lendemain. Une colonne de rebelles était passée à Bossembelé pour ouvrir une nouvelle voie vers la capitale et récupérer l'important matériel militaire qui s'y trouvait.

 

Aujourd'hui, dix-sept conteneurs sont visibles dans le camp, et des milliers de cartouches, des obus, des mortiers et des mitrailleuses parfois éparpillés sur le sol.

 

L'unique cellule de 40 m2 pouvait contenir jusqu'à 35 personnes. A la libération du camp, il y en avait 17.

 

Yaya Issa, membre de la Convention des patriotes pour la justice et la paix (CPJP), une des rébellions composant aujourd'hui le Séléka, y a passé plus de deux ans.

 

"On m'a torturé, frappé. Une fois, un GP (garde présidentiel) m'a tapé du soir au matin. 240 coups avec une cordelette militaire. Après, il a pissé sur mes blessures", raconte-t-il, exhibant les stigmates sur sa tête et son dos. "Je me disais que j'allais mourir".

 

"Pendant les quatre premiers mois, je ne suis pas sorti de la cellule. Pas possible de se laver. Les mêmes vêtements. On n'avait pas de toilettes, on faisait dans la pièce. Après, ils ont apporté un seau".

"On mangeait un peu la +boule+ (boule de maïs ou de manioc) une fois par jour. On avait faim. Parfois, pour nous humilier, les GP la jetaient devant nous et on n'avait rien", se souvient-il.

 

Frappés à mort, tués d'une balle

 

Amadou Tidjani, commerçant, avait été arrêté en septembre 2011 en possession de cartouches dont il dit aujourd'hui qu'elles ne lui appartenaient pas. Il a rejoint le Séléka à la libération du camp.

 

"On dormait à même le sol ou sur des cartons. On ne sortait presque jamais. Un seul d'entre nous sortait pour la corvée de seau et d'eau", explique-t-il. Chaque jour, les prisonniers n'avaient droit qu'à cinq litres pour toute la cellule.

 

"Les gardes entraient et te tabassaient, à coups de pieds, de crosse de kalachnikov", dit M. Tidjani. "Parfois, ils sortaient un prisonnier et le frappaient à mort. De mes yeux, je l'ai vu", assure-t-il, expliquant avoir assisté à au moins cinq exécutions.

 

Il exhibe une longue cicatrice boursouflée: "Un capitaine a collé un pistolet sur mon ventre et a tiré. Pour me faire peur", déclare-t-il, ajoutant que ce même officier a tiré une balle dans le pied d'un autre détenu.

 

Selon lui, un "mercenaire français" se trouvait au camp mais il ne l'avait pas vu participer aux exactions.

 

Le colonel du Séléka Ali Garba, auparavant membre de l'armée, a passé trois mois à Bossembélé en 2010 avant d'en être libéré. Lui aussi affirme avoir vu des exécutions sommaires. "C'était l'abattoir de Bozizé. Ils venaient, sortaient un soldat et le tuaient d'une balle. Il ne se passait pas deux jours sans une exécution", soutient-il.

 

Selon lui, il s'agissait surtout de soldats qui s'étaient repliés lors de la prise de Birao (nord) par la CPJP en 2010. Bozizé avait ensuite dû faire appel à l'armée tchadienne pour reprendre la ville.

 

En se promenant à la périphérie du camp, les anciens prisonniers désignent une sorte de terre-plein. C'est là que seraient enterrés les cadavres des victimes. Des os sont visibles. D'humains ou d'animaux? Impossible de répondre en attendant un médecin légiste ou une commission d'enquête.

 

La plupart des geôliers sont aujourd'hui introuvables même si Amadou Tidjani affirme en avoir retrouvé à Bangui. "Certains n'étaient pas méchants et nous donnaient de la nourriture en cachette. Ce n'était pas de leur faute mais celle de Bozizé".

 

Le colonel Ali Garba souhaite que justice soit faite : "Si je retrouve ceux qui m'ont torturé, je veux les arrêter pour qu'ils soient jugés. Bozizé aussi".

En Centrafrique, le camp de Bossembelé, théâtre des horreurs du régime Bozizé
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