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22 mars 2013 5 22 /03 /mars /2013 01:36

 

 

 

BANGUI : LA SÉLÉKA REPREND LES HOSTILITÉS ET ATTAQUENT DEUX VILLES

 

 

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Bangui, 21 mars 2013 (RJDH) Les rebelles de la coalition Séléka ont repris les hostilités ce matin en attaquant les villes de Bouca et de Batangafo situées dans le nord du pays. Une attaque survenue après l’expiration de l’ultimatum lancé au pouvoir du président Bozizé par les rebelles.

 

En reprenant les armes, les rebelles affirment réagir ainsi contre la non application des accords signés le 11 janvier dernier à Libreville. Ils menacent de faire tomber le régime du président François Bozizé.

 

« Nous sommes entrés dans Batangafo, puis à Bouca », a mentionné le Général Arda Hakouma, sous-chef d’Etat-major des opérations de la Séléka, qui dit conduit les attaques avec ses éléments.

 

Pourtant  en début de soirée du mercredi 20 mars, le président François Bozizé a promulgué deux décrets pour répondre aux exigences de la Séléka. Le premier décret lève toutes les barrières érigées à travers le pays lors de l’instauration du couvre-feu, qui est également levé. Le second prévoit la libération des prisonniers politiques et des prisonniers de guerre, ainsi que des personnes qui ont été interpellées dans le cadre de la récente crise.

 

Seulement, les rebelles jugent que les deux décrets signés sont trop tard. Joint par la presse internationale hier soir, le colonel Oumar Bordas, l’un des porte-paroles de la Séléka, affirme que c’est le président Bozizé qui« entraîne l’insécurité et les grands problèmes qui sévissent sur le territoire national (…). Nous avons pour l’instant nos armes au pied. François Bozizé sera chassé par les armes. Il n’y a que ça : c’est le canon qui va le chercher ».

 

Les éléments de la coalition Séléka qui ont maintenu depuis dimanche cinq ministres issus de leur rang, ont posé onze points de revendication au pouvoir de Bangui faute de quoi, ils vont reprendre les hostilités dans un délai de trois jours. Un ultimatum qui a pris fin le mercredi 20 mars.

 

Il s’agit du ministre de la Défense Michel Djotodjia, le ministre de la Communication Christophe Gazam-Betty, celui des eaux et forêts Mohamed Moussa Dhaffane, le Ministère de la Géologie, des recherches minières et de l’hydraulique, Herbert Djono Ahaba, et Amalas Amias Haroun du commerce, alors qu’ils se sont rendus à Sibut (centre) avec une délégation de la communauté internationale, pour sensibiliser les rebelles sur le processus de leur désarmement et réinsertion.

 

 

OBO : UNE SITUATION HUMANITAIRE PRÉCAIRE POUR LES DÉPLACÉS DE LA SÉLÉKA

 

Obo, 21 mars 2013 (RJDH) – Les habitants des villes de Bangassou et de Rafaï (sud-est) qui ont fui les exactions des rebelles de la Séléka, pour se réfugier à Obo (sud-est) vivent dans une situation humanitaire précaire, a fait observer une source proche de la préfecture du Haut Mbomou ce jeudi 21 mars.

 

D’après cette source, certaines personnes déplacées sont accueillies pour la plupart par des habitants d’Obo et d’autres sont dans des auberges, sans aucune assistance.

 

« Depuis leurs arrivées dans la ville, ces personnes n’ont pas bénéficié d’une assistance humanitaire, parce que pour le moment, nous n’avons pas de moyens pour leur venir en aide », a déploré l’informateur du RJDH.

 

Il a par ailleurs souligné que la vie devient également chère à cause de l’arrivée massive de ces déplacés dans la ville d’Obo et à la recrudescence des exactions des éléments de l’Armée de résistance du seigneur (LRA) de Joseph Kony.

 

« Il est actuellement difficile de trouver de la nourriture dans la ville. Tout est cher parce que les voies sont bloquées entre Obo et les autres villes qui ravitaillent la localité. Egalement, la présence des éléments de la LRA empêche la population d’aller aux champs », a dit la source.

 

La même source  a également fait savoir que la majorité de ces déplacés sont des femmes et des enfants, avant de demander aux ONG humanitaires de voler au secours de ces déplacés.

 

La ville de Bangassou est tombée entre les mains des éléments de Séléka le 11 Mars dernier. Cette situation a poussé la population de cette localité et celle de Rafaï à trouver refuge à Obo, une ville déjà affaiblie par les exactions des éléments de LRA.

 

 

BANGUI : DES RELIGIEUX SE MOBILISENT POUR ASSISTER LES VICTIMES DES EXACTIONS DE LA SÉLÉKA

 

Bangui, 21 mars 2013 (RJDH) L’association nationale des églises baptistes (ANEB), mène une campagne de collecte de fonds et autres matériels, allant du mois de mars au mois d’avril. Le fonds récolté est destiné aux victimes des exactions des rebelles de la Séléka, dans les sous-préfectures, de la Nana-Gribizi, du Mbomou, de la Ouaka et de la Basse-kotto.

 

Mathias Toffio, président de l’ANEB a souligné que les églises ont un rôle très important à jouer au sein de la société. « Prêcher l’évangile à la nation,  c’est ramener les perdus vers la bonne voie en se basant sur la parole de Dieu. L’assistance morale et matérielle est encore un autre point qu’il ne faut pas négliger », a-t-il dit.

 

« Cette crise a touché tout le monde et ceux qui se trouvent dans cette situation sont des humains, qui ont besoin de l’aide des autres. Ce sont nos frères et sœurs qui ont été violentés, violés et agressés. Leurs biens ont été volés, donc il est important de les assister et de les secourir », a déclaré le pasteur Mathias Toffio.

 

Il a également précisé que tous les chrétiens des différentes églises, membres de l’ANEB des régions de Bangui, de l’Ombella M’Poko et de la Lobaye sont concernés par cette campagne de collecte.

 

Le président de l’ANEB a également fait savoir qu’au mois d’avril prochain, une mission se rendra dans les zones occupées, pour poser cet acte de soutien aux personnes affectées par les exactions des rebelles.

 

« Nous allons organiser une séance de sensibilisation sur la culture de la paix, qui fait parie du rôle que doit jouer toutes les églises en Centrafrique »,  conclu Mathias Toffio.

 


BANGUI : UNE FAMILLE QUI A FAIT UN QUA TRIPLÉ REÇOIT DE L’AIDE

 

Bangui, 21 mars 2013 (RJDH) Rotary club a fait un don ce jeudi 21 mars, de lait de nourrisson pour le qua triplé, né d’une famille démunie à l’hôpital communautaire de Bangui. Cette structure s’est engagée également à financer l’achat de ces produits alimentaires pour une période de trois mois.

 

Selon Astou Arnould, chargée de communication de cette structure, « Rotary club est une organisation laïque et apolitique, qui mène bénévolement des actions humanitaires. Il a également pour objectif d’accompagner certaines personnes à avoir une existence digne pour se loger, se nourrir et pour pouvoir acquérir une instruction et une éducation ».

 

Le président de Rotary club de Bangui Alexandre Ouango, a ajouté que « nous nous sommes engagés à prendre en charge ces enfants et assurer leur alimentation pendant une période de trois mois.  Pour mieux mener cette action, les parents vont à la pharmacie Notre Dame pour prendre les boites de lait et donner à leurs enfants », a-t-il clarifié.

 

Les nouveau-nés sont à leur deuxième semaine de naissance. Il s’agit de trois filles et d’un garçon. L’un des bébés est maintenu à la pédiatrie pour des raisons sanitaires.

 

 

BANGUI : DES PERSONNES PRIMÉES À L’OCCASION DE LA CÉLÉBRATION DE LA FRANCOPHONIE

 

Bangui, 21 mars 2013 (RJDH) – Une quinzaine de personnes ont reçu le mercredi 20 mars, des prix de la part de l’ambassade de France, de l’alliance française de Bangui et de l’Institut Pasteur. Une activité marquant la célébration de la journée de la francophonie. Ces lauréats sont retenus après avoir participé aux jeux concours de dictée, de dessins et d’autres épreuves, pour marquer cette journée.

 

Les lauréats sont des élèves, étudiants et des particuliers francophones, à qui l’Institut Pasteur a remis  un lot de téléphones portables et des dictionnaires.

 

« Cette année, l’Institut Pasteur a également participé aux concours de la francophonie. Son apport consiste à demander aux élèves de 20 lycées de Bangui à faire un dessin sur la santé, notamment sur la question du VIH/Sida, des autres infections et de l’hygiène sanitaire », a mentionné Mirdad Kazadji, directeur général de l’Institut Pasteur.


Sur les 20 dessins retenus et transmis aux membres du jury, trois dessins sur la communication du VIH/Sida sont retenus. Il s’agit de celui des élèves des lycées Saint Charles, Miskine et du Centre protestant pour la jeunesse.

 

La journée internationale de la francophonie est célébrée ce 21 mars, cependant un centre d’apprentissage d’informatique et d’internet a été mis à la disposition des élèves des lycées Barthélemy Boganda, Miskine et Martyrs de Bangui par l’ l’Ambassade de France et la société de la téléphonie mobile Orange Centrafrique. Le local de ce centre est installé à la maison de la francophonie. L’initiation va durer un mois et plus de 150 élèves passent quotidiennement dans la journée pour apprendre l’informatique et l’internet jusqu’à la fin de ce mois.

 

 

OBO : DES AGENTS DE SANTÉ INITIÉS POUR LE SUIVI DES VICTIMES DE LA LRA

 

Obo, 21 mars 2013 (RJDH) Au totale 16 agents de santé de la préfecture sanitaire du Haut-Mbomou (sud-est), ont été entretenus du 18 au 21 mars, à l’identification, le suivi et la prise en charge des victimes des violences des rebelles de l’Armée de résistance du seigneur (LRA) de Joseph Kony. Une initiative de l’ONG Merlin.


Le chef de la préfecture sanitaire de cette localité,  docteur Zarambaud, a indiqué que  cette assise vise à renforcer la capacité de ces agents de santé en technique de traitement et de suivi des victimes de viol des éléments de la LRA, à l’issue de laquelle un protocole de prise en charge des victimes de viol sera élaboré.

 

« Cette activité est très importante afin de rassembler des preuves médicales pour mener une poursuite judiciaire contre les auteurs des exactions liées à la violation des droits humains », a fait savoir Albert-Boris Mbagalé, le préfet du Haut-Mbomou.

 

Joseph Kpioyessirani, maire de la ville d’Obo, a déploré l’absence de prise en charge des victimes des violences sexuelles commises par les éléments de la LRA. « La formation de ces agents de santé serait une des solutions pour la situation sanitaire équilibrée dans la préfecture du Haut-Mbomou », a-t-il conclu.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Dépêches
22 mars 2013 5 22 /03 /mars /2013 01:03

 

 

 

Bangui ville

 

 

L’incarnation à la tête de l’opposition démocratique par monsieur Nicolas TIANGAYE et monsieur Martin ZIGUELE soit disant n’est pas à la hauteur des espérances de Centrafricains (es), aujourd’hui. Il faut qu’on se le dise, ces deux mumuse de Monsieur BOZIZE, ne cessent de nous désoler. Pour beaucoup de Centrafricains(es), de la diaspora, on ne sait par quelle tournure idiomatique et circonstancielle les deux pensent qu’ils incarnent de manière absolue en jouant très habillement dans des termes ambigus, l’« Opposition Démocratique ». D’ailleurs, qui pose réellement un grand problème, dans les postures et combats qu’on peut mener avec beaucoup des convictions pour la justice et l’équité, la solidarité dans le respect de l’unité et de l’intérêt général pour les Centrafricains(es), et notre intégrité sur un plan international.

 

 

Démonstration de ce concept ambigu d’« Opposition Démocratique », qui nous affaiblit tous sur l’échiquier politique, et qui semble profiter à des situationnistes, au passage muselé, beaucoup de nos compatriotes qui on bien le mérite d’exister sur la scène politique. Les Centrafricains(es), qui s’astreignent à une obéissance aveugle soit disant de leurs leaders, en connaissant les limites et l’incapacité de ces soi-disant leaders d’être ferme, pour arrêter la mise en déroute de notre nation, non seulement pas par la seule faute du Président autiste de Bangui, mais aussi de monsieur Nicolas TINAGAYE et monsieur Martin ZIGUELE qui contribuent largement avec monsieur BOZIZE à brader notre Pays à des étrangers qui sévissent, et pillent  notre richesse et économie, continuent d’enclencher l’appauvrissement de notre population, et une mise en demeure sur le plan sécuritaire systématique.     

 

 

Une opposition reste une opposition quel que soit l’acte, ou le motif de s’opposer à un adversaire.  En Centrafrique, du fait de la médiocrité généralisée ainsi que de l’épuisement moral des Centrafricains(es), des souffrances causées, et imposées par des gouvernants «  les classes politiques », les politiques nous créent des fausses entités d’opposition, qui finalement leur profitent, et font des diverses combinaisons pour se servir, se distribuent des postes au détriment de l’intérêt général, en ce terme d’opposition soit disant :

 

 

Opposition Démocratique, Opposition politico-militaire combattante ou non-combattante…etc.

 

 

Il est temps que le peuple Centrafricain cesse d’avaler des couleuvres. Un appel à la jeunesse, à cette génération d’après l’indépendance de se mobiliser et de ne plus accepter cet état de fait, cette malhonnêteté intellectuelle qu’on ne cesse de lui imposer, les soi-disant hommes politiques.

 

 

L’incompétence de l’opposition démocratique.

 

 

Le constat est très amer de l’incompétence des dirigeants de l’opposition démocratique depuis la mise en place du Gouvernement supposé d’Union Nationale (GUN). Nous avons tout simplement un remix d’un pouvoir endormi de BOZIZE (KNK), ceux-là mêmes qui grattaient hier comme des petits chiots en aboyant sur la base d’une fausse conviction ou des réclamations du « FARE ou FARE-2011 » et puis d’ailleurs on ne sait quelle dénomination leur attribuer, derrière la porte du maître pour demander à manger, aujourd’hui c’est chose faite.

 

 

La sortie molle de monsieur ZIGUELE ancien premier ministre du défunt Président PATASSE qui a oublié qu’il est aux affaires à travers son ami qu’il a mis au chaud monsieur le premier ministre Nicolas TIANGAYE dont on vantait sa grande capacité intellectuelle, ainsi que son intégrité morale, qui se voit aujourd’hui malmené par un Président "Dernayau", de son propre terme du mot dernier de la classe.

 

 

Monsieur ZIGUELE, demande à d’autres dirigeants de venir décider et pousser Monsieur BOZIZE à dissoudre ses milices, nous n’en croyons pas nos oreilles ! Alors qu’il y a un pouvoir exécutif en place piloté par beaucoup des leurs soi-disant « Opposition Démocratique ».

 

 

La sortie non-événement du PM.

 

 

Cette sortie du premier ministre Nicolas TIANGAYE, brille encore de l’ambigüité et d’une grande trahison et au passage se moque encore des souffrances du peuple Centrafricain si y avait un choix à proposer, qu’il continue de briller à travers ses silences, que de nous rabâcher les articles de l’accord de Libreville qui sont devenus caducs avant même la constitution de son Gouvernement. Si le combat qu’il prétend mener au nom de l’opposition démocratique ou du peuple Centrafricain est réel, Il devrait maintenant démissionner, parce que le contrat n’est pas rempli, vues les multiples violations des deux camps antagonistes KNK de BOZIZE et Séléka.


 

L’ultimatum de Séléka à été adressé au propre chef du Président BOZIZE, et non au premier ministre du GUN. Nous savons aussi lire entre les lignes monsieur le premier ministre Nicolas TIANGAYE et monsieur ZIGUELE. Les replis tactiques des leaders de Séléka est une acte posé, fondamental, qui peut avoir deux lectures.

 

 

Une pression supplémentaire vis-à-vis de l’autiste de Bangui, le Président BOZIZE.

 

Acte posé pour la démission du GUN, pour finir le travail.

 

 

Vous tapez sur Séléka, alors que Séléka est le faiseur de Roi, c'est-à-dire grâce à leurs énergies déployées que l’opposition démocratique est aux affaires aujourd’hui. Que cette opposition nous démontre aujourd’hui son efficience à gouverner ou à restaurer la sécurité. Notre Pays à besoin des hommes forts et intègres, honnêtes, afin d’extirper le mal qui se trouve à la tête de notre Pays. Notre pays n’a plus besoin de charmeurs de serpents ou de vendeurs de soupe.

 

 

Réagissons, Réagissons, à l’unissons mes chers(es) compatriotes, on ne sait pas quels  hommes  composent Séléka !

 

                                                                                              Diasporas, le 21-03-2013

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Centrafrique-Presse.com - dans Opinion
21 mars 2013 4 21 /03 /mars /2013 18:53

 

 

 

 

 

Bozizé saluant le gl Dhaffane

 

 

21.03.13 à 15h32

 

Les rebelles centrafricains du Séléka ont rejeté ce jeudi les concessions faites par le président François Bozizé en les jugeant trop timides et trop tardives et ont exigé la démission du chef de l'Etat. Mercredi, la télévision d'Etat a fait état de décrets présidentiels ordonnant la libération de détenus, la levée du couvre-feu et l'interdiction des barrages érigés par les partisans du général-président Bozizé.

 

«Tout ce que nous demandons de lui, c'est qu'il quitte maintenant le pouvoir», a déclaré à Reuters le colonel Sylvain Bordas, porte-parole de l'insurrection. «S'il n'obtempère pas, nous le chasserons.» Le Séléka, dont les combattants étaient aux portes de Bangui en décembre, exige également le départ des contingents africains, dont quelque 400 militaires sud-africains, envoyés en Centrafrique pour stabiliser la situation et faciliter des pourparlers de paix. En Afrique du Sud, un porte-parole du ministère des Affaires étrangères a pour sa part exclu cette éventualité. «Nos troupes restent et n'iront nulle part», a-t-il dit.

 

Les rebelles veulent aussi des postes pour leurs chefs politiques et militaires au sein du gouvernement conformément à l'accord de partage du pouvoir signé en janvier à Libreville. Les Nations unies ont condamné l'offensive militaire rebelle de ces dernières semaines en Centrafrique et invité toutes les parties à respecter l'accord signé dans la capitale gabonaise. A Bangui, on ne signale pour le moment aucun affrontement mais la tension est palpable à la perspective d'une reprise des combats.

 

Avec Reuters

 

 


NDLR : Bozizé n’avait pas à faire des concessions mais à appliquer les termes d’Accords politiques qu’il a signés. Ce qui a été acté à Libreville dans lesdits Accords et que Séléka revendiquait avec force, c’est bien la libération des prisonniers politiques qui ne sont autres que les personnes arrêtées à Bangui pendant les hostilités de décembre dernier notamment, (Goula, Roungas et autres natifs de Bamingui-Bangoran, Haute-Kotto et de la Vakaga) et qui n'ont jamais été présentées à un juge quelconque et dont même le lieu d'incarcération était resté jusqu’ici secret. Dans le décret de BOZIZE, on parle des personnes régulièrement condamnées ou arrêtées depuis le 15 mars 2012 et des prisonniers politiques et de guerre tels que prévus dans l’article 2 de l’Accord de cessez-le feu de Libreville.     

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Centrafrique-Presse.com - dans Dépêches
21 mars 2013 4 21 /03 /mars /2013 16:34

 

 

 

Deby_fevrier_2008_.jpg

 

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LIBREVILLE AFP / 21 mars 2013 16h21 - Un important mouvement rebelle tchadien, l'Union des forces de la résistance (UFR), qui avait déposé les armes après les accords de paix entre le Tchad et le Soudan de 2009, a affirmé jeudi à l'AFP reprendre la lutte armée contre le président Idriss Deby Itno.



Nous avons décidé de reprendre la lutte. C'est une lutte armée, bien sûr, a déclaré Timan Erdimi, une des grandes figures de la rébellion, depuis Doha où il est réfugié. Ancien proche du président tchadien dont il est un neveu, Erdimi est un des leaders ayant mené diverses attaques contre Deby, dont celle de 2008 qui avait échoué devant le palais présidentiel à N'Djamena.

 

Ancien leader du Rassemblement des forces pour le changement (RFC), une des principales rébellions, il avait été désigné en 2009 chef unique de la rébellion par ses pairs, sous la bannière de l'UFR. Toutefois, l'autre grande figure rebelle Mahamat Nouri s'était par la suite retiré de l'UFR pur créer l'Alliance nationale pour le changement et la démocratie (ANCD).

 

Les divisions au sein de la rébellion ont toujours été une de ses faiblesses. M. Erdimi a assuré que l'UFR avait enregistré le ralliement de nombreux groupes et a promis: la porte est ouverte à tout le monde (...) Nouri peut venir.



« Mon déplacement au Tchad sur le terrain n'est pas indispensable. L'état-major est déjà sur place dans la zone de la frontière entre le Tchad et le Soudan. Des éléments commencent à arriver de partout », a-t-il dit



« Quand il y a eu l'accord avec le Soudan, il devait y avoir des pourparlers avec nous mais ca fait deux ans et huit mois que nous sommes à Doha et on ne voit rien venir », a-t-il ajouté.

 

« Deby a cru que parce qu'il y avait l'accord (avec le Soudan), il pouvait ne rien faire. On n'a jamais eu confiance dans Deby. On n'a pas donné toutes nos armes, on en avait caché. Bien sûr, on n'est pas à 100% mais on en récupérera sur le terrain comme d'habitude (dans de précédentes attaques) », a-t-il poursuivi.



Interrogé au sujet de l'armée tchadienne qui est engagée au Mali, Erdimi a précisé: « Nous sommes contre le terrorisme. Nous ne sommes pas contre l'intervention au Mali. Quand Deby sera renvoyé, on pourra continuer à intervenir au Mali. »



(©) 

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Centrafrique-Presse.com - dans AFRIQUE
21 mars 2013 4 21 /03 /mars /2013 16:03

 

 

 

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ONU  21 MARS 2013

 

À l'issue d'un exposé de la Représentante spéciale du Secrétaire général pour la République centrafricaine, Margaret Vogt, les membres du Conseil de sécurité ont fermement condamné mercredi les attaques récemment perpétrées par le Séléka, en particulier à Bangassou et dans la région autour de cette ville, qui marquent une détérioration de la situation sécuritaire dans ce pays.


Le Conseil a également condamné les menaces que font peser ces milices et leurs alliés contre les civils et exhorté les parties prenantes, y compris les médias, à s'abstenir de tout appel à la violence.


« Les membres du Conseil de sécurité réitèrent leur soutien aux accords de Libreville signés le 11 janvier 2013 sous les auspices de la Communauté Économique des États de l'Afrique Centrale (CEEAC) », indique la déclaration lue ce soir à la presse par le Président du Conseil pour le mois de mars, l'Ambassadeur Vitaly Churkin, de la Fédération de Russie.


Conclu en janvier 2013 par le gouvernement et les trois principales formations rebelles regroupées sous la bannière du Séléka, les Accords de Libreville avaient aidé à rétablir une certaine stabilité en République centrafricaine, nation à l'histoire politique troublée et théâtre de conflits armés récurrents. Selon le Département des affaires politiques de l'ONU, l'autorité de l'État est faible dans de nombreuses régions du territoire où sévissent des groupes rebelles ou criminels.


Saluant la nomination d'un nouveau Premier Ministre, Nicolas Tiangaye, les membres du Conseil rappellent dans leur déclaration qu'en tant que Chef du gouvernement, il est responsable de la mise en œuvre des priorités fixées par l'article 5 du volet politique des Accords de Libreville.


Aussi encouragent-ils toutes les parties à pleinement mettre en œuvre leurs engagements au titre de ces Accords et appellent le gouvernement d'unité nationale à appliquer son calendrier de réformes, en particulier celle du secteur de la sécurité.

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Centrafrique-Presse.com - dans Relations Internationales
21 mars 2013 4 21 /03 /mars /2013 15:58

 

 

 

la-porte-parole-du-département-d’Etat-américain-Mme-Vic

 

 

United States Department of State  (Washington, DC) 17 MARS 2013

 

 

DOCUMENT

 

Département d'état Des états — Les États-Unis sont profondément inquiets face à la dégradation continue de la situation sécuritaire en République centrafricaine. Nous appelons le président Bozize et les dirigeants de l'alliance de la Seleka à cesser immédiatement toutes les hostilités et à appliquer les dispositions de l'accord de Libreville.

 

La Communauté économique des États d'Afrique centrale (CEEAC) devrait convoquer rapidement le comité de médiation nommé par l'accord de Libreville, afin de soutenir le gouvernement de transition et aider à restaurer la paix et la sécurité nationales.

 

Le gouvernement d'unité nationale est la seule entité représentative, sur laquelle toutes les parties de l'accord de Libreville se sont convenues, pour gouverner le pays dans cette période de transition critique. Les parties devraient donc agir dans ce cadre politique et empêcher toutes actions qui pourraient l'ébranler. Nous encourageons vivement les dirigeants régionaux et la communauté internationale à respecter l'accord de Libreville et à apporter leur soutien au premier ministre Tiangaye, ainsi qu'à son gouvernement.

 

Les États-Unis invitent instamment les dirigeants de la Seleka et le gouvernement de la République centrafricaine à s'assurer que leurs forces respectent les droits de l'homme du peuple centrafricain. Nous sommes très préoccupés par l'aggravation de la situation humanitaire en République centrafricaine, et des nombreux rapports fiables faisant état de violations des droits de l'homme par les forces de sécurité nationale, ainsi que par les combattants de la Seleka. Les auteurs de ces violations doivent être tenus responsables.

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Centrafrique-Presse.com - dans AMERIQUE
21 mars 2013 4 21 /03 /mars /2013 15:37

 

 

 

Nicolas Tiangaye

 


 

RFI jeudi 21 mars 2013 Par Nicolas Champeaux

 

En Centrafrique, la coalition rebelle Seleka a annoncé mercredi 20 mars qu'elle allait reprendre les armes. L'ultimatum de 72 heures qu'elle avait donné au gouvernement pour satisfaire ses nombreuses revendications a expiré. Nicolas Tiangaye, le Premier ministre de transition nommé à la mi-janvier à l'issue des accords de Libreville, souhaite que les rebelles reviennent à la raison.

 

RFI : Monsieur le Premier ministre, quel message adressez-vous à la rébellion Seleka, qui détient encore cinq de vos ministres et qui menace de reprendre les hostilités ?

 

Nicolas Tiangaye : Je pense qu’il faut renouer le dialogue et retourner à Bangui, autour de la table des négociations, pour que les revendications de la Seleka soient apposées au représentant spécial du médiateur qui se trouve actuellement à Bangui.

 

Et c’est un message que vous avez déjà transmis à la rébellion ?

 

 

Oui, nous comptons sur leur patriotisme. Ce n’est, ni dans l’intérêt du pays, ni dans l’intérêt de la Seleka, d’engager de nouvelles hostilités. Je pense que la raison finira par triompher. Je ne doute pas aussi de la sincérité de nos frères de la Seleka. Je ne doute pas qu’eux aussi, ils doivent être conscients que la reprise des hostilités ferait couler beaucoup de sang dans notre pays, et ne règlerait aucun problème.

 

Monsieur le Premier ministre, vos cinq ministres – à votre avis – sont-ils vraiment retenus en otage contre leur gré, ou participeraient-ils à une mise en scène pour permettre à la Seleka d’obtenir satisfaction ?

 

Je ne peux pas le savoir puisque je n’ai pas eu de contact avec eux depuis qu’ils sont partis.


La rébellion Seleka souhaite le départ des troupes étrangères de Centrafrique. Est-ce que c’est une demande irrecevable, selon vous ?

 

Ça fait partie des points inscrits dans l’accord de Libreville. Mais le président Bozizé estime que la situation sécuritaire du pays n’a pas atteint un point de stabilisation, susceptible de permettre, donc, le départ des troupes sud-africaines.

L’accord de Libreville prévoit que les Etats membres de la CEEAC œuvreront avec le gouvernement centrafricain, pour le retrait progressif du territoire national, de toutes les troupes étrangères non communautaires, en fonction de l’évolution de la situation sécuritaire sur le terrain.

Donc, il y a une question d’interprétation que je pose. La coalition Seleka souhaite le retrait immédiat des troupes sud-africaines, donc il s’agit là d’une question qui présente un aspect un peu complexe, qui sera soumise à l’arbitrage du médiateur.

 

Et quelle est votre interprétation à vous, monsieur le Premier ministre ?

 

Moi je n’ai pas d’interprétation. Je suis Premier ministre, je n’ai pas à interférer en donnant mon interprétation ! Je suis à la disposition de cet accord-là !

 

Autre revendication de la rébellion – et les barrières érigées par des milices – d’après nos informations, elles continuent, ces milices, de se livrer à des arrestations. En tant que Premier ministre, il vous est impossible de mettre un terme à ces agissements ?

 

Il ne s’agit pas de ministre qui procède à des arrestations. Il n’y a pas d’arrestations. Les milices érigent des barricades dans la ville le soir. Il s’agit des milices Cocora et Coac. D’après les accords de Libreville, ces milices doivent être dissoutes. Je crois que cela doit être fait, parce qu’il s’agit des engagements qui ont été pris et qui doivent être respectés.

 

Quelles sont vos relations avec le président François Bozizé, avec qui vous collaborez en tant que Premier ministre, depuis deux mois maintenant ?

 

Ce sont des relations qui reposent sur le respect mutuel, mais également sur l’intérêt du pays.

 

Il est de notoriété publique que vos relations avec le président Bozizé sont exécrables. Comment se passe la collaboration ?

 

Tout le monde souhaite qu’il y ait des relations exécrables, alors que nous nous rencontrons régulièrement pour discuter des questions d’intérêt national ! Pourquoi vous souhaitez que nos relations soient des relations exécrables ?

 

Alors est-ce que vous pouvez nous donner un exemple qui illustrerait cette parfaite collaboration avec le président ?

 

Mais ce n’est pas une question de relations exécrables ou de relations parfaites ! Je dis que nous travaillons dans le cadre du respect des intérêts de notre pays ! Et je n’ai pas à donner des détails, pour des raisons d’Etat, je n’ai pas à donner des détails sur les questions d’intérêt national qui sont abordées par le président de la République et son Premier ministre !

 

Qu’est-ce que votre collaboration a à son actif, dans ces cas-là – sans donner de détails – de quoi êtes-vous fier ?

 

Vous me posez des questions sur Seleka. Ne cherchez pas la petite bête. Moi, je vous dis que même si à un moment donné il y a eu des divergences avec Bozizé, aujourd’hui la situation de mon pays commande que nous taisions nos divergences, pour chercher à résoudre les problèmes auxquels notre pays est confronté ! Il s’agit d’une question de survie nationale, et que nos modestes personnes passent au second tour ! Voilà ce que je peux vous dire sur cette question !

 

Et quand le président François Bozizé, à l’occasion du 10ème anniversaire de son accession au pouvoir le week-end dernier, traite la Seleka de « voleur » et de « violeur », est-ce que vous considérez qu’il participe à la survie du pays ?

 

 

Les accords de Libreville prévoient que des acteurs doivent éviter de punir des troupeaux qui seraient de nature à envenimer la situation.

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Centrafrique-Presse.com - dans Interview
21 mars 2013 4 21 /03 /mars /2013 15:36

 

 

 

 

Bozyangou

 

 

Source : RFI jeudi 21 mars 2013

 

La rébellion avait lancé un ultimatum de 72 heures au président François Bozizé afin que les accords de Libreville soient intégralement appliqués. Au terme de cet ultimatum qui a expiré mercredi 20 mars, le président François Bozizé a promulgué deux décrets pour tenter de calmer le jeu. Des mesures jugées insuffisantes par la Seleka.

 

En début de soirée, mercredi, quelques heures après l'expiration de l'ultimatum lancé par la Seleka au président François Bozizé, celui-ci a promulgué deux décrets, qui sont une réponse directe aux exigences de la Séléka.

 

Barrières levées et prisonniers libérés

 

Le premier décret, signé vers 17h30 TU par le président François Bozizé, prévoit que toutes les barrières érigées à travers le pays lors de l'instauration du couvre-feu sont désormais levées.

 

Le second décret prévoit que toutes les personnes arrêtées, détenues ou condamnées depuis le 15 mars 2012 recouvrent leur liberté. Cette dernière mesure de libération s'applique également aux prisonniers politiques et aux prisonniers de guerre. Toutes les personnes qui ont été interpellées dans le cadre de la récente crise qu'a connu le pays, a expliqué Gaston Mackouzangba, porte-parole de la présidence.

 

Mais pour le colonel Oumar Bordas, l'un des porte-parole de la Seleka, ces décrets arrivent trop tard. La rébellion exige désormais le départ pur et simple du président Bozizé.

 

« C'est lui [François Bozizé, ndlr] qui entraîne l'insécurité et les grands problèmes qui sévissent sur le territoire national », juge le colonel Oumar Bordas. « Nous avons pour l'instant nos armes au pied », précise-t-il. Mais, pour lui, François Bozizé « sera chassé par les armes. Il n'y a que ça : c'est le canon qui va le chercher. »

 

Il faut dire que l'une des exigences les plus importantes de la Seleka, le départ des troupes sud-africaines du pays, n'est pour l'heure pas à l'ordre du jour.

 

Les rebelles mécontents, retiennent cinq ministres issus de la rébellion à Sibut, depuis dimanche. Pour le colonel Bordas, « ils ne servent à rien dans un gouvernement, où ils n'ont pas les coudées franches pour travailler. A quoi bon y rester ? ».

 

Les acteurs politiques veulent une nouvelle concertation

 

De la majorité présidentielle à l'opposition démocratique, en passant par la société civile, les responsables appellent à une résolution pacifique de la crise.

 

« Toutes les parties, et particulièrement la Seleka, qui est un mouvement de rébellion, doivent s'abstenir de pouvoir mener des actions qui sont de nature à mettre en péril cet accord, qui est un gage de paix pour le peuple centrafricain. Le peuple souffre véritablement », affirme ainsi Cyriaque Gonda, président du Parti national pour un Centrafrique nouveau et membre de la majorité présidentielle.

 

L'opposition démocratique, qui s'est réunie en urgence ce mercredi après-midi à Bangui, a appelé les protagonistes à la raison. « Notre patrie est en danger. C'est pour cela que nous insistons, pour qu'ils fassent appel à la raison. Qu'ils utilisent les instruments juridiques qui sont à notre disposition pour une paix durable pour notre chère République centrafricaine », réclame Gabriel Koyambounou, l'un des leaders des partis de l'opposition.

 

Pour Fulgence Zeneth, membre du groupe de travail de la société civile sur les accords de Libreville, l'urgence voudrait que tous les acteurs puissent se réunir pour se parler franchement : « [Il faudrait que] le représentant du médiateur puisse réunir urgemment tous les acteurs au lieu de les rencontrer un à un, ce qui est une perte en terme de temps. L'urgence voudrait que tous les signataires de Libreville se retrouvent et qu'on commence à poser des actes concrets ».

 

Condamnation de l'ONU

 

Le Conseil de sécurité de l'ONU a condamné ce mercredi les menaces de la rébellion Seleka de reprendre les combats en Centrafrique. Il s'est inquiété au cours d'une réunion d'urgence de l'échec à appliquer les accords de Libreville de janvier dernier.

 

La déclaration du Conseil de sécurité est un rappel à l'ordre, non seulement à la rébellion Seleka, mais aussi au gouvernement centrafricain pour ne pas avoir sérieusement appliqué les accords de Libreville. Le Conseil condamne à la fois les attaques des combattants de la Seleka et les menaces que les milices pro-gouvernement font peser sur les civils.

 

Le texte contient également une mise en garde à peine voilée au président François Bozizé : le Conseil de sécurité se félicite de la nomination du Premier ministre Nicolas Tiangaye et rappelle qu'en vertu des accords de Libreville c'est lui qui dirige le gouvernement d'union nationale.

 

Margaret Vogt, la représentante de l'ONU en Centrafrique, a appelé les membres du Conseil de sécurité, dont la plupart n'ont pas d'ambassades à Bangui, à ne pas négliger ce conflit.

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Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers
21 mars 2013 4 21 /03 /mars /2013 14:00

 

 

 

 

Bozizé ailleurs


 

RFI  jeudi 21 mars 2013

 

En Centrafrique, les rebelles de la Séléka ont effectivement repris les armes. Ils affirment être entrés ce jeudi 21 mars 2013 au matin dans les localités de Bouka et de Batangafo. La présidence centrafricaine, elle, dit conserver le contrôle de ces deux localités, qui sont cependant, selon elle, « sous la menace d'attaques ».Une action lancée alors que l'ultimatum de 72 heures fixé par la rébellion a expiré mercredi soir.

 

C'est le chef d'état-major chargé des opérations de la Seleka, le général Arda Hakouma qui affirme que les opérations militaires de la rébellion ont effectivement repris ce matin, jeudi 21 mars 2013. En milieu de matinée, il a déclaré à RFI que les rebelles de la coalition Seleka étaient entrés dans les sous-préfectures de Bouka et Batangafo, dans la partie nord du pays. Selon lui, ils effectuent des opérations de vérification sur le terrain, et l'entrée dans ces deux localités s'est faite sans grande difficulté.

 

Le porte-parole de la présidence centrafricaine, Gaston Mackouzangba affirme de son côté que les deux localités restent sous contrôle des Forces armées centrafricaines (FACA), mais qu'elles sont sous la menace d'attaques « en violation flagrante de l'esprit et de la lettre de l'accord de Libreville ». Il ajoute : « J'appelle mes frères de la coalition Seleka, s'ils aiment leur pays, à revenir à la table des négociations ».

 

Ces bruits de canon se produisent alors que l'ultimatum de 72 heures fixé par les rebelles a pris fin hier soir, mercredi 20 mars 2013. Les hommes de la Seleka se disent mécontents de l'application des accords de paix de Libreville signés le 11 janvier dernier, ils ont lancé une série de revendications : entre autres libération des prisonniers politiques, reconnaissance de leurs grades, intégration de 2 000 de leurs éléments dans l'armée. Certaines de ces revendications ont été satisfaites par les autorités qui ont signé deux décrets en ce sens. Mais la rébellion a déclaré hier soir que cela ne suffisait pas à ses yeux.

 

Le conseil de sécurité de l'ONU, dès hier soir, avait dénoncé et condamné par une déclaration des 15 pays membres les attaques menées récemment par les rebelles de la coalition Seleka, en particulier à Bangassou (dans le sud) et ses environs. Le conseil a également condamné la menace de reprise des hostilités et invité toutes les parties à respecter de bonne foi les accords de Libreville du 11 janvier dernier.

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Centrafrique-Presse.com - dans Annonces et divers
21 mars 2013 4 21 /03 /mars /2013 05:17

 

 

 

Bozizé dépassé

 

 

La signature à la hâte des deux décrets par BOZIZE sous la pression d’une reprise des hostilités militaires par Séléka pour lever à la va vite un couvre-feu que du reste pas grand monde respecte et confiné à quelque km2 de la capitale Bangui, illustre parfaitement l’inadmissible fonctionnement de ce général président dont la roublardise n’a que trop duré.

 

Pourquoi donc n’a-t-il pas dès son retour de Libreville le 11 janvier dernier, soit déjà  un peu plus de deux mois, signé ces décrets pour libérer les prisonniers en question dont il ne doit sans doute pas en rester beaucoup ? On aurait bigrement fait l’économie d’une crise supplémentaire inutile et on serait déjà passé à autre chose.

 

Malheureusement avec BOZIZE, et c’est ainsi depuis qu’il a débarqué à la hussarde à la tête de ce pays, c’est toujours un pas en avant, deux ou trois pas en arrière. Tant qu’il n’a pas le feu au derrière, il continuera à faire le zouave en faisant perdre le temps à tout le monde. C’est ce qui est encore en train de se passer actuellement entre lui et Séléka. En se comportant ainsi, il a incité davantage la rébellion à monter les enchères en augmentant le nombre des points de leurs revendications qui initialement, n’étaient pas aussi nombreuses mais qui sont passées du simple au double en très peu de temps à cause de l’entêtement de BOZIZE.

 

Les conséquences de son mode opératoire dont sont suffisamment lassés les Centrafricains, irritent aussi énormément ses homologues de la CEMAC et de la CEEAC dont certains ne cachent même plus leur exaspération et vont jusqu’à bouder souvent les réunions de chefs d’état consacrés au cas BOZIZE et la situation centrafricaine. Des témoins racontent que lors du sommet de la CEEAC de Libreville, c’est Idriss DEBY qui s’était fait fort d’annoncer à BOZIZE que c’est désormais Michel DJOTODIA qui serait le nouveau ministre de la défense. Il s’en est fallu de peu pour que BOZIZE fasse un arrêt cardiaque. Deux heures de calino-thérapie auraient été ensuite nécessaires pour le requinquer tant il avait cru qu’il avait déjà perdu le pouvoir.

 

De devoir toujours et toujours être sollicités pour voler au secours du même BOZIZE, de plus en plus considéré un peu partout dans les milieux diplomatiques comme réellement incompétent et en somme inapte à diriger un pays. C’est surtout sa versatilité et son incapacité à tenir ses promesses qui est plus insupportable pour ses interlocuteurs. La dernière promesse sur laquelle il est déjà revenu est celle de sa troisième candidature à la présidentielle de 2016, engagement qu’il a pris à l’issue de son entretien avec le président béninois Thomas YAYI BONI alors président en exercice de l’Union Africaine, qui s’est pointé dare-dare à Bangui en décembre 2012 pour faire baisser la tension qui était à son paroxysme avec la rébellion de Séléka aux portes de la capitale et menaçant d’y entrer.


Un sommet de la CEEAC est prévu à N’djaména fin avril prochain mais on annonce aussi avant cela, la venue en urgence dans quelques jours à Bangui des président Idriss DEBY du Tchad et du Médiateur de la crise centrafricaine et non moins président du comité de suivi des Accords de Libreville, Denis SASSOU NGUESSO du Congo. Devant ses pairs, BOZIZE acceptent tout ce qu'ils lui demandent et une fois qu'ils sont repartis, sa roublardise reprend le dessus et il fait ce qu'il veut. C'est cela la cause de la crise centrafricaine qui paraît insoluble. C'est donc le départ de BOZIZE dupouvoir qui est la seule solution. Les autres chefs d'état qui sont toujours sollicités et appelés à sa rescousse ont aussi des problèmes chez eux.   

 

A cela il faut ajouter la désignation par l’OIF de l’ancien ministre belge des affaires étrangères Louis MICHEL comme envoyé spécial pour la crise centrafricaine sans compter que sur place à Bangui, se trouve déjà depuis longtemps à demeure, Mme Margaret VOGT du BINUCA, Représentante spéciale de BAN KI Moon SG de l’ONU, et Mme Hawa AHMED YOUSSOUF de  l’Union Africaine. Force est de constater que tout ce beau monde censé se pencher sur le sort de la RCA paraît tétanisé devant ce BOZIZE et gobe systématiquement sans broncher ses dérives dictatoriales et sanguinaires.

 

En fin de compte, les Centrafricains ne voient pas de résultats probants des activités de toutes ces Représentantes spéciales car elles sont surtout préoccupées les unes que les autres par le déroulement de leur carrière et d’empocher leurs dollars.

 

La Rédaction  

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