Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Sommaire

  • : centrafrique-presse
  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
  • Contact

Recherche

Liens

27 novembre 2019 3 27 /11 /novembre /2019 17:46
Affaire du curé pédophile belge

 

De Croo exige des réponses des associations concernant le père Luk D. accusé d'abus sexuels sur enfants

 

BELGA le mercredi 27 novembre 2019 à 13h52 –

 

Le ministre démissionnaire en charge de la Coopération Alexander De Croo (Open Vld) vient de réclamer des clarifications aux associations Caritas België et Via Don Bosco suite aux nouvelles accusations d'abus sexuels sur enfants en Centrafrique à l'encontre du père Luk D.

M. De Croo veut savoir si l'intéressé, retrouvé et démasqués par une équipe de reportage de CNN, a été impliqué dans des projets de ces associations financés par la Coopération belge.

Le père Luk D., 50 ans, a été condamné en 2012 à un an de prison avec sursis probatoire pour avoir, onze ans auparavant, commis des attouchements sur deux garçons de 12 et 13 ans dans le dortoir de l'internat Don Bosco à Gand et car de la pédopornographie avait été retrouvée sur son ordinateur en 2009. L'homme avait également été contraint à ne plus travailler avec des enfants pendant dix ans.

La congrégation salésienne l'a alors envoyé en Centrafrique pour y occuper une fonction administrative auprès de Caritas. Dans celle-ci, il ne devait entretenir aucun contact avec des enfants mais, en juin, il est apparu qu'il aurait commis de nouveaux faits. La congrégation l'a dès lors rapatrié en Belgique. Une plainte de victime à son encontre aurait été enregistrée récemment à Bangui.

Dans une lettre aux deux organisations, M. De Croo pointe les abus sexuels présumés, mais aussi "l'opération de protection" dont ce pédophile condamné a bénéficié en étant muté à l'étranger afin de "se soustraire à tout contrôle et poursuivre ses pratiques sans être dérangé".

Partager cet article

Repost0
Centrafrique-Presse.com
27 novembre 2019 3 27 /11 /novembre /2019 17:27
Déclaration du KNK

 

DECLARATION DU KWA NA KWA RELATIVE A LA SITUATION SOCIO-POLITIQUE DE LA REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE

 

La République Centrafricaine traverse depuis plusieurs années déjà une crise multidimensionnelle qui, malgré tous les efforts de soutien et d’accompagnement de la Communauté Internationale, peine à être résorbée pour laisser définitivement la place à la Paix.

C’est dans le but de privilégier la Paix et le redressement socio-économique qu’au lendemain des élections générales de 2015-2016, le KWA NA KWA a fait le choix d’accompagner les autorités nouvellement élues, notamment le Président de la République, Chef de l’Etat, le Pr Faustin Archange TOUADERA, sans réclamer aucune contrepartie dans l’unique souci de favoriser l’instauration d’une stabilité politique qui elle-même devait permettre d’amorcer le délicat virage de la réconciliation nationale et d’envisager sereinement un avenir pour notre pays où le triptyque Paix – Sécurité – Justice devrait garantir le développement du Centrafrique pour le bien de tous ses enfants.

Malheureusement, après avoir soutenu la politique du Chef de l’Etat durant trois longues années, laquelle politique que nous n’avons ni contribué à élaborer ni à mettre en œuvre, l’évidence nous est apparue que le pays courait à nouveau le risque d’un naufrage collectif et ne souhaitant pas être comptable des échecs successifs de ce régime, il nous a fallu quitter la majorité afin œuvrer désormais dans l’opposition démocratique et proposer une alternative à la gouvernance actuelle au Peuple centrafricain.

C’est pourquoi, au nom du Président Fondateur du KWA NA KWA, au nom du Bureau Politique, au nom de toutes les Ouvrières et de tous les Ouvriers, nous déclarons ce qui suit :

DU RETOUR EN REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE DE S.E. FRANÇOIS BOZIZE YANGOUVONDA

Il n’est un secret pour personne que le Pouvoir en place s’est évertué à entraver autant que faire se peut le retour en République Centrafricaine de l’ancien Président François BOZIZE YANGOUVONDA. C’est pourquoi après avoir laissé la possibilité au Président TOUADERA de faire preuve de bonne foi et de bonne volonté, le KWA NA KWA a porté sur la place publique le refus de renouveler le passeport diplomatique de son Président Fondateur par l’actuel Chef de l’Etat à qui ce document de voyage a été remis en mains propres. De même, le retard volontaire dans le projet de Loi portant sur le Statut des anciens Chefs d’Etat ou encore la prise de la circulaire inique faisant interdiction aux compagnies aérienne desservant la République Centrafricaine d’embarquer François BOZIZE YANGOUVONDA à destination Bangui sont autant de manœuvres dilatoires destinées à empêcher ce dernier de rentrer dans son pays.

C’est pourquoi, le Président Fondateur du KWA NA KWA a pris la résolution de rentrer à Bangui dans les tous prochains jours à une date qui sera officiellement communiquée sous peu. A cet effet, nous invitons les autorités à prendre langue avec notre formation politique afin d’organiser ce retour dans la dignité et la quiétude de tous.

DE LA CREATION DU COMITE STRATEGIQUE D’APPUI AU PROCESSUS ELECTORAL

Le Premier Ministre, Chef du Gouvernement a cru bon, à l’image de l’un de ses prédécesseurs, de mettre en place par Arrêté n°058 du 18 novembre 2019 un « Comité Stratégique d’Appui au processus électoral ». Il a, par ce biais, omis de considérer que  le précédent comité du même type présidé par l’ancien Premier Ministre Mahamat KAMOUN avait été instauré durant la période d’exception qu’était la Transition.

Il ne saurait en être de même aujourd’hui alors que le retour à l’ordre constitutionnel est effectif depuis le 30 mars 2016 et que la Constitution de notre pays dispose en son article 144 alinéa 1er que « l’Autorité Nationale des Elections est un organe pérenne, indépendant et autonome » qui ne saurait donc être inféodé à un quelconque comité, aussi « stratégique » soit-il. De plus, le second alinéa de ce même article de la Constitution du 30 mars 2016 consacre la compétence de l’Autorité Nationale des Elections « en matière de consultations et élections générales » sans faire référence à la possibilité de créer un autre organe.

Aussi, le KWA NA KWA exhorte-t-il le Premier Ministre à revenir à la raison et à retirer purement et simplement cet arrêté qui constitue un facteur aggravant supplémentaire de la crise électorale qui se profile à l’horizon.

DE LA PROLONGATION DU MANDAT DU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE ET DES DEPUTES

Le processus électoral devant nous conduire aux élections groupées prévues pour la fin de l’année 2020 peine à démarrer, et ce pour plusieurs raisons. Outre les questions liées à l’insécurité qui sévit sur la majeure partie du territoire de notre pays, des problèmes liés à la mobilisation des ressources financières ainsi qu’au cadre légal devant encadrer l’ensemble du processus rendent le respect des délais constitutionnels de plus en plus hypothétique.

Face au risque de vide institutionnel qui plane, des apprentis sorciers pseudos experts en droit constitutionnel ont concocté un projet de Loi Constitutionnelle destiné à aménager la possibilité de voir les mandats du Président de la République et des Députés être prorogés jusqu’à la tenue effective de nouvelles élections générales, à l’image du précédent connu sous le Président François BOZIZE YANGOUVONDA et qui avait permis de préserver la stabilité institutionnelle à l’époque.

S’il n’est point besoin de rappeler que les contextes diffèrent du tout au tout, il n’est pas superflu de préciser que l’article 35 de notre Loi fondamentale en son alinéa 3 stipule qu’ « en aucun cas, le Président de la République ne peut exercer plus de deux (02) mandats consécutifs ou le proroger pour quelque motif que ce soit ».

A la lumière des dispositions de la Loi Fondamentale, le KWA NA KWA s’étonne qu’une telle initiative ait pu germer dans l’esprit des ténors du régime actuel et en appelle au bon sens des uns et des autres pour éviter l’instauration d’un régime non seulement illégitime mais qui plus est illégal.

DU DEGUERPISSEMENT DES EX-COMBATTANTS DE LA SELEKA DU CAMP BEAL

Le KWA NA KWA déplore la brutalité avec laquelle l’opération ayant conduit au déguerpissement du Camp BEAL a été menée car elle a débouché sur la mort de plusieurs femmes et enfants qui ont fait les frais de l’exercice de la violence sans discernement dont font de plus en plus preuve les forces de l’ordre sous le régime du Président TOUADERA.

DU PANIER DE LA MENAGERE ET DES CONDITIONS DE VIE DE LA POPULATION

L’absence d’électricité, les pénuries d’eau, la lenteur dans l’assistance aux sinistrés des inondations et la cherté de la vie sont autant de maux qui minent le quotidien des centrafricains et qui rendent de plus en plus difficile la coexistence pacifique entre ces derniers qui assistent quotidiennement aux déballages médiatiques sur les scandales de détournements des deniers publics et de transferts de fonds à l’étranger dont les origines peines à être justifiées.

Les inégalités sociales qui se renforcent et le fossé qui se creuse davantage entre « les nouveaux riches » et le reste de la population centrafricaine constituent à n’en point douter une véritable menace pour la paix et la stabilité sociale.

DE LA DEGRADATION DE LA SITUATION SECURITAIRE ET DE L’ACCORD DU 6 FEVRIER 2019

Depuis la signature de l’Accord du 6 février 2019 dit « Accord de Khartoum », il est enregistré en moyenne 70 violations dudit accord chaque semaine, dixit Mankeur NDIAYE, Représentant Spécial du Secrétaire Général des Nations Unies, Chef de la MINUSCA lors de la présentation de son rapport devant le Conseil de Sécurité des Nations Unies.

A titre d’illustration, nous pouvons citer les massacres de Zangba, Mingala, Batangafo ou encore de Paoua. Nous pouvons également mentionner la multiplication des barrières illégales, la nomination de responsables d’une administration territoriale parallèle à celle de l’Etat centrafricain par le Chef de l’UPC tel que récemment encore dans le Haut Mbomou, préfecture récemment passée sous son contrôle effectif sans que le Gouvernement et la MINUSCA n’aient à ce jour réagi de manière efficace et adéquate.

Face à ce constat qui porte la comptabilité du nombre total de violations de l’Accord de Khartoum à plus de 2000 violations à ce jour, le moment de se demander si cet accord a encore des raisons d’exister est plus que jamais venu.

C’est pourquoi face à l’attitude dogmatique et irresponsable du Gouvernement et d’une certaine Communauté Internationale, qui s’est accoquinée avec certains de nos responsables, qui estiment que cet accord est « l’unique »voie de sortie de crise, le KWA NA KWA rappelle que même les dogmes religieux sont parfois l’objet de vives contestations et qu’un document rédigé par des hommes susceptibles de se tromper, tout accord soit-il, mérite, au vu de l’évolution de la situation politico-militaire de la République Centrafricaine, d’être revisité et que le génie centrafricain soit mis à contribution dans la recherche effective de la Paix.

De tout ce qui précède, le KWA NA KWA réitère l’appel lancé du haut de la tribune du Palais de la CEMAC le 12 août 201ç par le Grand Ouvrier Secrétaire Général, l’Honorable Bertin BEA et repris par le Rassemblement Démocratique Centrafricain le 22 novembre 2019 dans la Déclaration n° 003/RDC/BP/P.19 pour une concertation urgente de toutes les forces politiques et sociales en vue de trouver la réponse appropriée à cette nouvelle crise instaurée par le régime actuel.

De même, le KWA NA KWA informe l’opinion publique nationale et internationale du lancement dans les prochains jours d’une vaste campagne d’information du public sur les graves et inadmissibles dérives du Pouvoir en place.

 

Fait à Bangui le 26 novembre 2019

 

Pour le Bureau Politique

Le Grand Ouvrier Secrétaire Général

 

     Honorable Bertin BEA

          Ancien Ministre

 

Partager cet article

Repost0
Centrafrique-Presse.com
26 novembre 2019 2 26 /11 /novembre /2019 22:29
Moussa Faki Mahamat, président de la Commission de l’UA, en visite au Cameroun

 

Moussa Faki Mahamat, président de la Commission de l’UA, en visite au Cameroun

 

 https://actucameroun.com/ 26 Nov 2019 par Pascal Ango'o

 

Le président de la Commission de l’Union africaine effectue une visite au Cameroun. Moussa Faki Mahamat est arrivé sur le sol camerounais, ce mardi.

Le séjour du diplomate tchadien a pour thème principal la situation dans les régions anglophones du Cameroun.

Par ailleurs, le président de la Commission de l’UA souhaite une implication plus importante du pouvoir de Yaoundé pour un retour de la paix en Centrafrique. La visite de Moussa Faki Mahamat a lieu après celle du chef de mission de l’Union africaine pour la Centrafrique et l’Afrique, Matias Bertino Matondo. Reçu par le Pm Joseph Dion Ngute, Mathias Bertino Matondo avait sollicité un rôle plus déterminant du Cameroun.

Partager cet article

Repost0
Centrafrique-Presse.com
26 novembre 2019 2 26 /11 /novembre /2019 21:38
RDCongo/Centrafrique: Haut-Uélé: la révolte contre les Mbororos

Lu pour vous

 

 

https://afrique.lalibre.be/ 26 novembre 2019  Marie-France Cros

 

Depuis juin de cette année, la société civile du Haut-Uélé a lancé des opérations contre les Mbororos, éleveurs semi-nomades qu’elle considère comme des « envahisseurs ». Voilà plusieurs années que la population locale doit cohabiter avec ces pasteurs et leurs troupeaux; cela ne se passe pas bien, selon elle. L’absence de réaction de l’Etat pour régler le problème, depuis des années, pousse les Congolais à « l’auto-prise en charge ». Une situation qui peut dégénérer.

Voilà des années que les Congolais du Haut-Uélé (nord-est; ex-Province orientale) cohabitent avec des Mbororos. Il s’agit d’un sous-groupe des Peuls (originaires d’Afrique de l’ouest) qui se consacre à l’élevage du bétail et pratique le nomadisme saisonnier. Mais ce mode de vie est de plus en plus difficile à mener en raison de la destruction des routes traditionnelles de la transhumance par la vente de terres, l’installation d’agriculteurs, l’érection de clôtures et constructions diverses qui empêchent le bétail d’accéder aux cours d’eau, etc…

Les guerres les chassent

Les affrontements armés au Sud-Soudan et en Centrafrique ont en outre fait fuir les Mbororos de ces pays. En Centrafrique, en particulier, la richesse (relative) que constituent leurs troupeaux les a fait prendre pour cibles de bandits de grands chemins, qui ont razzié leur bétail et enlevé leurs enfants contre rançon, tandis que leur religion musulmane les fait assimiler automatiquement aux ennemis des « anti-balakas » chrétiens dans la guerre civile que vit ce pays. En 2006-2007, des milliers de Mbororos centrafricains ont fui ce pays pour le sud du Tchad, le Cameroun et la RDCongo. La richesse des pâturages dans le nord-est de l’ancienne colonie belge est un rêve pour les éleveurs Mbororos venus de ces pays.

Les Mbororos sont cependant de plus en plus mal acceptés par les Congolais. La population locale leur reproche d’être armés et, comme tous les agriculteurs confrontés à du bétail non enfermé, accuse leurs bêtes de détruire des champs et « polluer » des points d’eau. Certaines groupes de la société civile congolaise assurent qu’ils « tuent » et « violent » des Congolais, tandis que l’organisation américaine de défense des droits de l’homme Human Rights Watch a rédigé un rapport dénonçant des cas d’exactions dont les Mbororos sont victimes de la part de soldats congolais.

Une région abandonnée par Kinshasa

Le Haut Uélé, très excentré, est indéniablement une des régions les plus abandonnées par les pouvoirs publics congolais et cela depuis longtemps. Riche de 2 millions d’habitants seulement pour un territoire grand comme trois fois la Belgique, cette province a subi les exactions de la Lord’s Resistance Army (LRA) ougandaise, avec son flot de mutilés et traumatisés à vie, et l’arrivée de 13.000 réfugiés soudanais et sud-soudanais à la suite des conflits civils. Cela a encore accru les tensions dans une zone pratiquement privée de vraies routes, où fonctionne un seul tribunal de grande instance. (Voir documentaire réalisé en 2017 par une ONG locale https://youtu.be/sHFr-orenBs ).

En avril dernier, un affrontement entre Congolais et Mbororos à Tadra (territoire de Faradje) a fait un mort et deux blesses chez ces derniers. Le drame a entraîné une série d’actions de la part de la société civile locale, encouragée à agir par le député provincial Jean Faustin Akuma et lassée d’attendre une intervention des pouvoirs publics congolais.

« Opération zéro Mbororo »

En juin, la « jeunesse » de la province a ainsi lancé une « Opération zéro Mbororo »: une marche et une journée ville morte le 12 juin « pour que tous les moyens utiles d’autodéfense se voient amorcés par cette population vulnérable », selon les mots de l’organisateur, Me Isaac Degba Egboko. Les protestataires, soutenus par le député national de Faradje Jean-Pierre Anokonzi, accusent « la communauté internationale » de « cajoler » les Mbororos, « présentés abusivement comme des réfugiés climatiques ».

Le 11 septembre dernier, on déplore plusieurs blessés dans un nouvel accrochage entre Congolais et Mbororos à Nyangara centre. Ces derniers sont accusés de se comporter « en territoire conquis, avec une tendance de sédentarisation ». Bref: les habitants du Haut Uélé ont peur que les Mbororos s’installent.

Le 9 octobre, la société civile lance « un train de mesures pour chasser les envahisseurs ». Il s’agit d’un appel à la population à rompre toute relation avec les Mbororos: ne plus consommer leur viande (NDLR: vendue moitié moins chère que celle des bouchers congolais, au grand mécontentement de ceux-ci mais à la satisfaction de la population pauvre) et refuser de les « voir » sur les marchés; ne plus leur acheter de bétail; ne plus rien leur vendre; ne plus les saluer; ne plus leur louer de logement; ne plus les transporter; ne plus avoir de « relations sexuelles » avec eux; exiger qu’ils quittent « votre village, votre quartier ».

Le gouvernement provincial se réveille alors. Le 17 octobre, il a exhorté les Mbororos à regagner « leurs pays » et la population congolaise à les laisser rentrer chez eux sans incidents. Selon l’ONG locale Apru (Action pour la promotion rurale), des départs sont effectivement observés. On ignore encore, toutefois, où se rendent les éleveurs qui ont repris la route.

 

Partager cet article

Repost0
Centrafrique-Presse.com
26 novembre 2019 2 26 /11 /novembre /2019 17:17
«Вагнер» - «Wagner» : les mercenaires du Kremlin

 

Lu pour vous

 

Par Veronika Dorman — https://www.liberation.fr/ 21 novembre 2019 à 21:11 (mis à jour le 22 novembre 2019 à 12:08)

 

Petit glossaire de la réalité russe à travers des mots qui n’ont pas toujours une traduction exacte, ni même d’équivalent, dans la réalité française.

 

«Вагнер». «Wagner». Les Russes sont mélomanes, mais le célèbre patronyme renvoie moins ces derniers temps aux accords épiques de la Walkyrie qu’à ces hommes sans noms ni insignes qui font la guerre au nom du Kremlin là où il assure ne pas la faire : en Ukraine, en Syrie, en Centrafrique, en Libye… «Wagner», c’est l’alias de Dmitri Outkine, un ancien officier du GRU (le renseignement militaire russe), qui a fondé une société militaire privée, dont les combattants participent à l’annexion de la Crimée au printemps 2014, puis aux combats dans le Donbass ukrainien, et sont présents sur le sol syrien depuis 2015.

Sur le continent africain, ils protègent les intérêts des alliés de Moscou, qu’ils soient des acteurs étatiques ou non. En Russie même, le mercenariat est interdit. Ce qui n’empêche pas Outkine de poser au côté de Vladimir Poutine sous les ors du Kremlin, en décembre 2016, avec d’autres combattants, à l’occasion d’une cérémonie pour les «héros» russes de la Syrie.

Il s’avère pourtant que certains de ces «héros» sont plutôt de sanguinaires criminels de guerre. En juin 2017, commence à circuler une vidéo sur laquelle on voit quelques combattants, le visage couvert et en tenue informelle, massacrer à coups de masse un homme à terre. On les entend parler russe, sans accent, les prémices rappellent une friche industrielle dans le désert syrien. La suite sordide de l’exécution - trois vidéos insoutenables et une photo posée - a été mise en ligne ce mois-ci : les tortionnaires coupent la tête de la victime avec un couteau et les bras à coups de pelle. L’ayant suspendue par les jambes, ils mettent le feu à la dépouille, le torse barré de l’inscription «За ВДВ», «pour les paras»…

Ces nouvelles images ont permis au journal indépendant Novaya Gazeta d’identifier l’un des Russes, qui apparaît à visage découvert. Un certain Stanislav D., simple policier de la ville de Stavropol, devenu «grenadier-éclaireur» au sein du groupe «Wagner». Selon le site d’opposition Jesr Press, la victime est Mohammed Taha Ismail Al-Abdoullah, un Syrien né à Deir el-Zor en 1986, mobilisé de force dans l’armée syrienne, qu’il aurait tenté de déserter. L’exécution se déroule, selon les sources syriennes, sur le site pétrolier d’Al-Chaer, dont les unités de «Wagner» ont chassé Daech en 2017…

Sans surprise, le Kremlin, qui nie aussi bien l’existence des groupes militaires que leurs diverses interventions, ne semble pas inquiet. «Je suis sûr que cela n’a aucun lien avec l’opération militaire en Syrie, a balayé le porte-parole de la présidence, Dmitri Peskov. En l’occurrence, il n’y a aucun risque pour notre réputation.» Pour sûr, la renommée de menteur du Kremlin n’a rien à craindre.

 

Veronika Dorman

Partager cet article

Repost0
Centrafrique-Presse.com
26 novembre 2019 2 26 /11 /novembre /2019 17:14
Nouvelles nationales sur RNL
Nouvelles nationales sur RNL

 

RCA : Un nouveau plan de politique générale d'électrification rurale

 

https://www.radiondekeluka.org/ mardi 26 novembre 2019 13:17

 

Le gouvernement dispose désormais d'une politique de l'électrification rurale. Ce plan est élaboré suite à un diagnostic fait par le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD). Le document a été remis au gouvernement ce 22 novembre 2019 à Bangui.

L'électricité est vitale pour le développement d'un pays. En Centrafrique pays post conflit où l'électricité constitue un besoin non négligeable, les zones rurales en sont dépourvues de l'électricité. C'est dans ce contexte que le PNUD a appuyé le gouvernement en élaborant cette politique d'électrification rurale.

Ce document sert d'un cadre institutionnel pour le gouvernement de bien agir sur le terrain selon Evelyne Bamba, représentante adjointe du PNUD en Centrafrique. "Nous nous sommes rendus compte que la Centrafrique ne disposait pas d'un cadre institutionnel et légal pour les énergies et l'électrification rurale. Le PNUD a apporté son appui technique pour l'élaboration de cette politique" a-t-elle indiqué.

Le PNUD estime que le document servira comme outil de mobilisation des ressources. " C'est un outil indispensable pour le gouvernement et pour tous les autres acteurs qui soutiennent le gouvernement pour pouvoir mobiliser les ressources nécessaires en vue d'accompagner cette politique" a-t-elle ajoutée.

Le ministre du  Développement de l'énergie, Herbert Gontran Djono Ahaba salue l'élaboration de ce document qu'il considère comme une avancée. " Tous les partenaires de la République Centrafricaine n'attende que ça pour accompagner le gouvernement dans cette lancée" a-t-il précisé.

Pour relever le pays après la crise, plusieurs partenaires et amis de la RCA ont appuyé à travers le plan de consolidation de la paix (RCPCA).

 

 

RCA : La Haute autorité à la bonne gouvernance procède à l'état des lieux du patrimoine de l'Etat en province

 

https://www.radiondekeluka.org/ mardi 26 novembre 2019 13:22

 

Dans le cadre de ses activités, la Haute Autorité à la Bonne Gouvernance multiplie des campagnes de sensibilisations à l'endroit des acteurs de la société civile, des responsables déconcentrés de l'Etat sur les biens publics. Ceci après un constat fait par cette institution, sur l'occupation des domaines de l'Etat par des tierces personnes. 

Zéphirin Mogba,  Haut-Commissaire chargé de la Bonne Gouvernance, justifie cette mission qu'il a conduite à Bossangoa au nord du pays. " Il est question pour nous de procéder à l'état des lieux des biens de l'état, les bâtiments administratifs, les terrains relevant du domaine privé de l'Etat et questionner les notables et les collectivités sur tout ce qui concerne l'accès au foncier" a-t-il rapporté. Plusieurs de ces biens de l'Etat sont soit bradés, soit expropriés et pause un sérieux problème selon le commissaire à la bonne gouvernance. " Dans notre approche, nous avons documenté des cas similaires à Paoua dans l'Ouham Péndé et un rapport dans ce sens sera fait et remis à qui de droit pour toute fin utile" a ajouté Zéphirin Mogba. La Haute Autorité à la bonne gouvernance est une institution de l'Etat et assure le rôle de gardien de la gouvernance cause des problèmes du développement du pays.

 

 

Partager cet article

Repost0
Centrafrique-Presse.com
26 novembre 2019 2 26 /11 /novembre /2019 13:42
JOURNEES PORTES OUVERTES DE L'UNION EUROPEENNE A BANGUI

 

 

JOURNEES PORTES OUVERTES DE L'UE A L'ALLIANCE FRANCAISE DE BANGUI

JOURNEES PORTES OUVERTES DE L'UNION EUROPEENNE A BANGUI
JOURNEES PORTES OUVERTES DE L'UNION EUROPEENNE A BANGUI
JOURNEES PORTES OUVERTES DE L'UNION EUROPEENNE A BANGUI
JOURNEES PORTES OUVERTES DE L'UNION EUROPEENNE A BANGUI
JOURNEES PORTES OUVERTES DE L'UNION EUROPEENNE A BANGUI
JOURNEES PORTES OUVERTES DE L'UNION EUROPEENNE A BANGUI
JOURNEES PORTES OUVERTES DE L'UNION EUROPEENNE A BANGUI

Partager cet article

Repost0
Centrafrique-Presse.com
26 novembre 2019 2 26 /11 /novembre /2019 13:36
Un émissaire de l’Union africaine chez le PM

Lu pour vous

 

https://www.cameroon-tribune.cm/ Par Jean Francis 26 Nov. 2019 12:28

 

Au menu de l’entretien entre Joseph Dion Ngute et Matias Bertino Matondo, la situation en République centrafricaine.

Visite de courtoisie, certes, mais qui a néanmoins permis au représentant spécial du président de la Commission de l’Union africaine et chef de mission de l’Union africaine pour la Centrafrique et l’Afrique de faire le point avec le Premier ministre, chef du gouvernement sur la situation en République centrafricaine et dans la sous-région. « Nous avons dressé un état des lieux à la suite de l’accord de paix qui a été signé le 6 février 2019 pour un retour de la paix en République centrafricaine », a indiqué à l’issue de l’entretien de près d’une heure, Matias Bertino Matondo.

Le représentant spécial de Moussa Faki Mahamat a ensuite remercié les autorités camerounaises, en tête desquelles le président de la République Paul Biya pour « le soutien que le Cameroun n’a cessé d’apporter pour la stabilisation de la République centrafricaine ». Mais dans la tradition africaine, c’est connu : qui dit merci, en redemande. Matias Bertino Matondo a précisé que la rencontre avec le chef du gouvernement camerounais lui a également permis de « mener un plaidoyer pour que le Cameroun continue de jouer son rôle de leader dans la sous-région et pour l’accompagnement de la stabilisation de la République centrafricaine ».

Pour le représentant spécial du président de la Commission de l’Union africaine, le Cameroun, à travers le président de la République, Paul Biya a toujours joué un rôle majeur dans la sous-région. Il est nécessaire que cela se poursuive, parce que cela contribue à préserver parmi les Etats membres : « lorsque l’un des pays est en crise, c’est toute la sous-région qui est affectée ». Il en a également profité pour réitérer les félicitations des autorités de la Commission de l’Union africaine pour le succès du Grand dialogue national qui a été organisé au Cameroun du 30 septembre au 4 octobre 2019.

Soulignant qu’il s’agit là de la meilleure façon pour les pays du continent de régler leurs différends. Matias Bertino Matondo était à la tête d’une délégation au sein de laquelle l’on retrouvait également l’ambassadeur du Cameroun en République centrafricaine, S.E. Nicolas Nzoyoum. Avant les Services du Premier ministre, l’émissaire du président de la Commission de l’Union africaine a été reçu hier en début de matinée par le ministre des Relations extérieures, Lejeune Mbella Mbella.

Partager cet article

Repost0
Centrafrique-Presse.com
25 novembre 2019 1 25 /11 /novembre /2019 22:00
Le cardinal NZAPALAINGA reçu par le Président KABORE 
Le cardinal NZAPALAINGA reçu par le Président KABORE 
Le cardinal NZAPALAINGA reçu par le Président KABORE 
Le cardinal NZAPALAINGA reçu par le Président KABORE 

 

Lu pour vous

 

IVe Congrès panafricain de la Miséricorde divine : l’envoyé spécial du pape François fait le point au président du Faso.

 

(Ouagadougou, 25 novembre 2019). Le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré a accordé ce matin, une audience à une délégation du IVe Congrès panafricain de la Miséricorde divine. Conduite par l’envoyé spécial de  sa Sainteté le Pape François, Son Eminence le cardinal de Bangui, Dieudonné Nzapalainga,  la délégation a  fait le point de ce congrès qui s’est tenu  du 18 au 24 novembre 2019 à Ouagadougou.

« Nous sommes venus rendre compte du résumé de ce congrès qui a regroupé plus de 1200 personnes, au président du Faso », a déclaré le cardinal Dieudonné Nzapalainga à sa sortie d’audience.

La situation sécuritaire difficile que vit le Burkina Faso, ainsi que les problématiques liées à la pauvreté, aux migrations et à la misère, ont été au centre du IVe Congrès panafricain de la Miséricorde divine.

A cet effet, « nous avons assuré le président du Faso, de nos prières pour que la paix revienne, que la réconciliation revienne et que ceux qui ont pris des armes puissent accepter la conversion et déposer ces armes, et regarder les autres, non pas comme des ennemis, mais comme des frères, et bâtir un nouveau pays ici au Pays des Hommes intègres », a soutenu le cardinal Dieudonné Nzapalainga.

La délégation est venue partager également  ses espoirs et son espérance avec le chef de l’Etat. « En tant que religieux, nous sommes les messagers de Dieu pour réveiller l’espérance et dire aux uns et aux autres que tout n’est pas fini et qu’il est possible de rebondir. Il faut dire aux uns et aux autres de se mettre ensemble et d’être solidaires », a indiqué l’envoyé spécial de  sa Sainteté, le Pape François.

 

Direction de la communication de la présidence du Faso

Partager cet article

Repost0
Centrafrique-Presse.com
25 novembre 2019 1 25 /11 /novembre /2019 18:41
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH

 

 

Centrafrique : La MINUSCA met en garde l’UPC à Alindao

 

BANGUI, le 22 novembre 2019 (RJDH)---La MINUSCA a mis en garde les combattants de l’UPC impliqués dans les tirs à l’arme automatique à Alindao ce jeudi en prenant à partie les Forces Armées Centrafricaines déployées dans la ville.

La ville d’Alindao a été secouée hier dans la soirée par des tirs à l’arme automatique. Les informations RJDH indiquent que les éléments des FACA et de l’UPC ont failli s’affronter. Pour l’heure, les raisons ne sont pas encore connues, selon une source proche du ministère de la défense jointe au téléphone par le RJDH.

Contactée, la MINUSCA a indiqué que la situation dans la ville est sous-contrôle des forces onusiennes et met en garde l’UPC contre toutes violences orientées vers les civiles et les forces de défenses et de sécurité, « la situation est calme pour le moment. Il y a eu, effectivement, des incidents après des tirs des éléments de l’UPC. En riposte, les FACA ont tiré en l’air. Tout est sous contrôle,  nous avons envoyé une patrouille pour vérifier la situation. Je puis vous dire que tout est calme », a confié au RJDH ce jour, Vladimir Monteiro porte-parole de la MINUSCA.

Face à ce genre d’attitudes, la MINUSCA met en garde les combattants de l’UPC présents dans la ville d’Alindao. « Encore une fois, nous rappelons aux groupes armés d’éviter le recours à des armes. Dans le cas contraire, nous serons obligés de prendre des dispositions par rapport à ce type de comportement », a-t-il prévenu.

Le gouvernement de son côté n’a pas encore réagi officiellement et les causes de ces tirs qui ont failli tourner à un affrontement entre les FACA et l’UPC ne sont pas encore connues.

 

 

Centrafrique : Un poste des Anti-Balaka proche du site PK 3 de Bria démantelé par la MINUSCA

 

BRIA, le 25 Novembre 2019 (RJDH)---Les casques bleus basés à Bria ont démantelé le samedi 23 novembre un poste de contrôle des miliciens antibalaka à Bria. Ces derniers mécontents ont manifesté vivement créant ainsi un climat de terreur sur le site des déplacés de PK3 de la ville.

L’opération des casques bleus visait un poste de police établi depuis quelque temps par les miliciens antibalaka à quelques mètres du site des déplacés de PK3 à Bria. De différentes sources locales et bien introduites ont indiqué que ce poste faisait office à lui de la gendarmerie et d’une quelconque juridiction.

« Ils se sont transformés en policiers et gendarmes. Ils jugent et tranchent les affaires civiles et autres. Ils emprisonnent les gens, organisent des procès comme au tribunal, rackettent les populations et perçoivent des taxes illégales », a rapporté au RJDH un déplacé du site de PK3 à Bria.

Après plusieurs plaintes formulées par les déplacés face à cette anarchie, « les forces mauritaniennes de la Minusca ont réussi à démanteler samedi dernier ce poste, deux  miliciens Anti-Balaka en faction ont été interpellés et leur poste a été complètement détruit », confie un autre habitant.

Enragés à cause de l’arrestation de leurs frères d’armes, les miliciens ont bouclé tout le secteur du PK3 pour exiger leur libération immédiate et sans condition.« Toute la journée du samedi, le secteur est paralysé, des détonations d’armes de fabrication artisanale et industrielle fusent de partout durant plusieurs heures, faisant fuir des milliers de personnes dans la brousse ».

Après des pourparlers engagés avec ces derniers, les barricades sont enlevées et les véhicules circulent librement et les commerces ont rouvert, « parce que les deux miliciens arrêtés ont été relâchés par les forces onusiennes dans le souci de ne pas envenimer la situation », témoigne une autorité locale.

Les activités ont repris le 24 novembre dans la ville après deux jours de paralysie.

 

Partager cet article

Repost0
Centrafrique-Presse.com