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17 septembre 2016 6 17 /09 /septembre /2016 01:11

 

 

APA - Addis-Abeba (Ethiopie) - 2016-09-16 18:49:01 L’Ethiopien Abebe Sélassié Aemro a été nommé Directeur du Département Afrique du Fonds monétaire international (FMI), a annoncé vendredi, la Directrice générale du FMI, Christine Lagarde.


Dans un communiqué, Mme Lagarde a fait remarquer que “Abebe apporte une compréhension profonde des défis qui assaillent l’Afrique, pour avoir travaillé en étroite collaboration avec les décideurs de toute la région, durant une bonne partie de sa carrière.


Elle a déclaré que la capacité éprouvée de Sélassié à asseoir un leadership intellectuel, son bilan en matière d’établissement de relations de collaboration, sa profondeur d’analyse, et sa chaleureuse collégialité font de lui l’homme idéal pour diriger le travail du FMI avec les membres du FMI en Afrique sub-saharienne.

“Ayant eu l’occasion de travailler avec Abebe au cours des cinq dernières années, je suis frappée par son bon jugement, son intégrité et son engagement pour le travail d’équipe”, a-t-elle déclaré, ajoutant que “Le FMI demeure profondément attaché à servir nos membres en Afrique”.


Lagarde a exprimé l’espoir que Abebe apportera un mélange unique de grandes connaissances et d’expériences à son nouveau poste de Directeur du Département Afrique.

 

http://apanews.net/news/fr/article.php?id=4862985#sthash.aXKAKcoU.dpuf

Un Ethiopien nommé Directeur du Département Afrique du FMI
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17 septembre 2016 6 17 /09 /septembre /2016 01:07
Centrafrique : une rentrée scolaire sur fond d’insécurité

 

 

APA Bangui (Centrafrique) - 2016-09-16 17:03:36 - Près de deux millions d’enfants centrafricains vont reprendre le chemin des écoles lundi, pour une rentrée scolaire sur fond d’insécurité, car certaines zones du pays sont encore sous occupation des groupes armés.


La ville de Bouar située à l’ouest du pays a été choisie pour abriter la cérémonie officielle marquant le démarrage de rentrée scolaire 2016-2017.

De nombreuses écoles du pays souffrent d’un déficit de salles de classe, d’enseignants et de matériels didactiques.

Présentant cette situation difficile que traversent les écoliers centrafricains le représentant de l’Unicef en Centrafrique Malick Fall a déclaré qu’au moins une dizaine d’écoles sont occupées par des mouvements armés. 

Ce qui prive plus de dix mille élèves de cours. 

Il a également souligné que l’Unicef va distribuer des kits scolaires à près d’un million d’élèves ainsi que des matériels didactiques à certains enseignants.

Pour la réussite de cette année académique, la fédération nationale des parents et étudiants de Centrafrique a déjà entrepris de sensibiliser la population sur les bienfaits de l’école. 

Elle a également demandé aux parents d’élèves de procéder au nettoyage des établissements scolaires afin de favoriser une rentrée effective des classes.

L’Unicef s’est engagé à redéployer les enseignants dans certaines régions d’accès difficile. 

 

http://apanews.net/news/fr/article.php?id=4862970#sthash.Swwph08e.dpuf

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17 septembre 2016 6 17 /09 /septembre /2016 01:03
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH

 

Centrafrique : La Banque Centrale annonce la réglementation des pratiques dans les banques commerciales

 

PAR JEAN FERNAND KOENA LE 15 SEPTEMBRE 2016

 

BANGUI, 15 Septembre 2016 (RJDH) — Dorénavant, les billets de banque seront certifiés par la BEAC avant leur mise en circulation. C’est ce qui ressort d’une rencontre ce mercredi 14 septembre 2016 à Bangui.

 

La circulation de faux billets de banque est un frein à l’économie et cela interpelle les institutions bancaires et monétaires qui ont décidé de prendre des mesures préventives. A cet effet, la Banque Centrale a organisé un séminaire d’authentification des monnaies.

 

En présence des Magistrats, les experts de Banque, les caissiers du trésor public et des établissements de micro-finance, le Directeur de l’émission monétaire et de la circulation fiduciaire de la Banque Centrale, Eric Goro a souligné les procédures d’authentification des monnaies avant de demander aux concernés de la respecter.« Mesdames et messieurs caissiers et caissières des banques commerciales et du trésor, en principe vous ne devriez pas remettre en circulation les billets versés à vos guichets. Ceux-ci doivent être versés à la Banque centrale afin qu’elle s’assure de leur authenticité et de leur qualité avant leur mise en circulation. Dans quelques mois, la banque centrale réglementera certainement les pratiques actuelles », a indiqué Eric Goro.

 

Le Directeur de l’émission monétaire et de la circulation fiduciaire de la Banque Centrale a rappelé qu’il « ne s’agit pas qu’un billet est faux. Il faut savoir s’il a été fabriqué de façon artisanale ou de façon industrielle. Nous devons connaitre les méthodes utilisées pour renforcer la prévention ».

 

Il a ajouté qu’en matière d’investigation, « la compétence de nos experts est telle qu’ils sont capables de déterminer si les contrefaçons saisies proviennent du même contrefacteur », a-t-il ajouté.

 

Toujours sur cette procédure d’authentification, Ali Chaïbou, Directeur National de la BEAC a souligné que cette mesure dissuasive vise entre autre à rassurer les partenaires de RCA. « La monnaie c’est aussi une question de confiance, donc il faut restaurer cette confiance. Nous sommes un pays post-conflit, nous avons une économie sinistrée et les autorités sont entrain de déployer des efforts pour la relance économique et le développement. Nous ne pouvons pas accepter que les faussaires puissent  essayer de nuire à l’économie nationale », a-t-il martelé.

 

Ce séminaire d’authentification intervient trois mois après des cas de fausses monnaies dans une agence bancaire au km5, mais aussi après celui des primes versées aux fauves de Bas-Oubangui avec les faux billets.

 

 

Centrafrique : La rentrée scolaire hypothéquée dans certaines écoles suite aux cas de vandalisme

 

PAR NOURA OUALOT LE 16 SEPTEMBRE 2016

 

BANGUI, 16 Septembre 2016 (RJDH)—La rentrée scolaire risque d’être difficile dans certains établissements à Bangui et dans quelques villes de provinces. Cette situation est liée au multiples cas de vandalisme subis par ces écoles.

 

Les multiples vols de table-bancs et de matériels didactiques constatés au niveau des écoles Yakité, Castors et à Bouca risquent d’hypothéquer la rentrée fixée au lundi 19 septembre prochain. La rentrée administrative fixée au 15 septembre dernier, n’a pas eu lieu selon le constat du RJDH.

 

A l’école Yakité  comme à Castors, plusieurs tables-bancs ont été volés et les bureaux des directeurs vidés, d’après le chef  du quartier Castors, Félix Kolouane qui regrette le manque de réaction des parents et des responsables de ces établissements, « les voleurs ont vidé les bureaux des directeurs et des administrateurs. Ils ont aussi emporté les portes et les table-bancs qu’on vient de confectionner. Nous avons mis la main sur quelques voleurs et nous avons appelé les directeurs et quelques parents, ils sont venus constater mais sans rien dire », a-t-il déploré.

 

 En plus du vandalisme, au moins dix d’écoles restent occuper par des hommes armés à travers le pays, rendant difficile la reprise des cours.

 

Le même constat est fait à l’école de Bouca qui a subi les mêmes cas de vandalisme. Difficile en ce moment de savoir si les activités scolaires vont reprendre d’ici le  19 septembre au sein de ces écoles.

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15 septembre 2016 4 15 /09 /septembre /2016 21:01

 

CHRONIQUE

 

Source : LE MONDE Le 15.09.2016 à 17h51

 

Revenu à Bangui le 3 août, Jean-Francis Bozizé n’est pas seulement le fils de l’ancien président centrafricain François Bozizé, évincé du pouvoiren 2013 par la rébellion de la Séléka.

 

Dans une autre vie, Jean-Francis Bozizé, a été sous-officier parachutiste dans l’armée française. Nul doute qu’il a gardé des liens personnels avec certains de ses compagnons d’armes devenus officiers d’active dans différentes unités des forces françaises. Plus stratégique encore, Bozizé fils a été ministre délégué à la défense nationale de la République centrafricaine (RCA) de 2008 à 2013.

 

Allégeance des anti-balaka

 

Signe de son influence intacte dans le pays, à peine Jean-Francis Bozizé a-t-il posé pied à Bangui que les anti-balaka, milice chrétienne formée pourcombattre les ex-rebelles musulmans de la Séléka, ont trouvé en lui leur leader naturel. Cette allégeance est d’autant moins surprenante que les liens entre la famille Bozizé et la milice chrétienne sont un secret de Polichinelle. L’ancien ministre délégué à la défense de Centrafrique et ancien sous-officier de l’armée française a également reçu à son retour le soutien de plusieurs officiers Gbaya, son ethnie, dont certains lui doivent la fulgurante ascension de leur carrière.

 

Dans le camp d’en face, on se prépare aussi à éviter toute surprise venant de la réorganisation des anti-balaka autour de Jean-Francis Bozizé. Les ex-rebelles musulmans, un temps alliés au régime du président tchadien Idriss Deby Itno, ont eux aussi entrepris de se grouper dans la région de N’delé, dans le nord, pour préparer « la guerre » ou la paix, selon l’évolution de la situation.

 

Ils ont à cet effet de nombreuses cartes entre les mains. D’abord, leur armement n’a jamais été entièrement récupéré. Il est même à redouter qu’ils aient entièrement reconstitué la partie qui leur avait été prise par l’armée française aux premiers jours de son intervention du 5 décembre 2013. La liberté de mouvement entre le Tchad, la Centrafrique et le Soudan dont jouit Nourédine Adam, emblématique chef de Séléka, est aussi un levier non négligeable aux mains des ex-rebelles qui ont chassé Bozizé du pouvoir.

 

Touadera effacé et affaibli

 

Dès les cent premiers jours de son arrivée au pouvoir, on sentait Faustin-Ange Touadera dépassé par l’ampleur de la tâche de reconstruction de l’Etat qu’il a trouvée. Sa gestion du retour de Jean-Francis Bozizé est venue conforter ce sentiment d’atermoiements et de flottement au sommet de l’Etat.

 

En effet, mis dans la confidence de son projet de retour par le fils Bozizé lui-même, le président centrafricain n’a pas réussi à le dissuader de revenir au pays. Il l’avait même reçu au palais présidentiel le soir même de son arrivée à Bangui, comme s’il ne savait pas qu’il était sous le coup d’un mandat d’arrêt international lancé en 2014 par la justice centrafricaine. Ce sont donc les Nations unies qui ont finalement imposé l’arrestation de Jean-Francis Bozizé au pouvoir centrafricain qui l’a remis en liberté au bout de quelques jours. L’ancien ministre de la défense de la Centrafrique et de son père jouit désormais d’une liberté totale et ne manque pas manifester son influence dans la vie publique. Là-bas son retour est perçu dans certains milieux comme la seconde phase du retour de « l’Etat Bozizé ». La première fut, explique-t-on, les différentes nominations des proches de l’ancien chef de l’Etat à des postes stratégiques et dans le cabinet de son successeur. Et pour boucler la boucle, certains n’excluent plus d’en arriver à la troisième étape de la « restauration du régime Bozizé » qui pourrait être consacrée par le retour au pays de l’ancien président François Bozizé actuellement en exil entre Kampala, la capitale ougandaise, et Addis-Abeba, en Ethiopie.

 

Malédiction du diamant

 

Derrière la volonté des Bozizé de revenir à Bangui pointe non pas le souci de participer à la construction de l’appareil d’Etat mis à terre par la mauvaise gouvernance et le cycle de rébellions permanentes, mais surtout un enjeu financier. Il s’agit de toute évidence de reprendre le contrôle du business des pierres précieuses dont le diamant, qui n’a jamais profité au bien-être du peuple centrafricain, estimé à près de 5 millions d’habitants, environ deux tiers vivant sous le seuil de pauvreté. Preuve de cette main basse sur le diamant par les élites au pouvoir, un ex-ministre centrafricain a raconté avoir transporté pour le compte du chef de l’Etat une mallette contenant 2 millions d’euros en liquide tirés du trafic du diamant. L’amertume de n’avoir pas reçu sa commission l’a tenaillé au point de nous faire cette confidence.

 

C’est dans ce business du diamant qu’il faut trouver les raisons de l’enrichissement du président Bozizé (2003-2013) tout comme l’explication à l’exil doré à Cotonou de l’éphémère chef de l’Etat Michel Djotodia (mars 2013-janvier 2014). Les groupes armés et leurs dirigeants ne sont pas en reste dans cette ruée vers les pierres précieuses. Ils contrôlent des circuits entiers de trafic du diamant et n’ont aucune peine à trouver des acheteurs locaux et internationaux. Au regard des enjeux financiers énormes que présente le contrôle des « parties utiles » du territoire centrafricain, il est donc à craindre que le retrait annoncé de la force française « Sangaris » pour la fin décembre ne fasse basculer à nouveau la Centrafrique dans la violence et l’instabilité.

 

Seidik Abba, journaliste et écrivain, auteur d’Entretiens avec Boubakar Ba, un Nigérien au destin exceptionnel, éd. L’Harmattan, 2015.

 

http://www.lemonde.fr/afrique/article/2016/09/15/ce-que-cache-le-retour-de-jean-francis-bozize-a-bangui_4998384_3212.html#jVDpWGOskBhfpBZf.99

 

Lu pour vous : Ce que cache le retour de Jean-Francis Bozizé à Bangui
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15 septembre 2016 4 15 /09 /septembre /2016 20:43

 

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L’on se souvient encore, dans un passé relativement récent et peu glorieux, que le pouvoir seleka justifiait urbi et orbi sa prise du pouvoir à Bangui par le délaissement par l’Etat central de régions entières laissées, selon lui et à juste titre, en déshérence. Le président autoproclamé de cette coalition était allé jusqu’à déclarer, au débotté et sans ambages, sur les ondes de Rfi que cette nébuleuse a dû franchir le Rubicon en s’emparant, par la force, des affaires de l’Etat parce- qu’ils -les représentants de cette organisation- avaient, je le cite, «  faim, que l’Etat central ne s’occupait pas d’eux ». En d’autres termes, les institutions de la République les avaient abandonnés purement et simplement. Ce qui n’était pas complètement faux.

 

Si Certains ont cru bon exprimer leur sentiment d’abandon et leur mécontentement vis-à-vis de l’Etat par la violence politique avec tout son cortège de violations des droits humains, de restriction des libertés publiques, d’emprisonnements, de tortures et de menaces sur les Opposants ainsi que les acteurs de la société civile ; D’autres- certainement la majorité silencieuse- l’expriment, sans broncher, dans la frustration légitime, se contentant de ronger leur frein. Cela ne veut pas dire que ceux-ci n’auraient pas un quelconque droit à une reddition de comptes de la part des gouvernants sous le fallacieux prétexte qu’ils observeraient stoïques leur situation.

 

Qu’à cela ne tienne, qu’en est-il plus de 3ans après la plus grave crise de l’histoire politique de la RCA ? Qu’en est-il plus de 3 ans après cette déclaration  on ne peut plus claire du chef du régime de la Seleka? Apparemment, rien de concret et de positif- allant dans le sens d’un accroissement des libertés accordé aux populations- ne s’est produit en dehors des consultations électorales démocratiques du début de l’année 2016.

 

Car la crise a perduré et de plus belle. La transition politique- qui a duré un peu plus de 3ans- ouverte avec le départ de la Seleka du pouvoir a connu des fortunes diverses sans pour autant régler le fonds du problème en dépit de certaines bonnes volontés et bonnes dispositions d’esprit.

 

N’empêche, au moment où, la RCA tente cahin-caha, nonobstant l’aide substantielle de la Communauté internationale, de se sortir de son bourbier, toutes les pistes de solutions doivent être explorées et exploitées. L’on ne saurait se permettre de prendre le risque de faire l’économie de solutions ayant fait leurs preuves ailleurs et potentiellement transposables au cas centrafricain.

 

Nous pensons, pour notre part, à la technique éprouvée de la décentralisation-municipalisation accélérée et la décentralisation-régionalisation accélérée comme modes de gestion des Collectivités locales.

 

Faut-il également le rappeler, la RCA n’a jamais été capable d’organiser, à son avantage, des élections locales pluralistes depuis son accession à la souveraineté nationale. C’est-à-dire plus de 50 ans après son indépendance.

 

Aussi, au moment où, le pays s’apprête à honorer un rendez-vous crucial de son histoire- je pense à la table ronde de Bruxelles du mois de novembre prochain réunissant gouvernement centrafricain et Bailleurs de fonds bilatéraux et multilatéraux-, cette technique de gestion des collectivités locales- Communes, Départements ou Régions selon les cas- doit être UTILEMENT présentée à nos partenaires internationaux pour ensuite être testée sur le terrain au plan national.

 

Si des élections municipales doivent être organisées à plus ou moins moyen terme (I), des élections régionales doivent, tout autant, être prévues à brève échéance (II) dans le cadre, je le répète, d’une vaste politique de décentralisation. A ne pas confondre décentralisation et déconcentration, deux concepts politico-administratifs susceptibles de prêter à confusion.

 

La décentralisation opère, de façon horizontale, un transfert de compétences de l’Etat vers les collectivités territoriales et la déconcentration réalise, de façon verticale, un transfert de compétences de l’Etat central vers les niveaux locaux de l’Etat.

 

Le décor étant planté, nous pouvons maintenant aborder le fond de notre sujet.

 

I. Des élections municipales à impérativement organiser.

 

Le premier volet de la politique de décentralisation concerne l’organisation des élections municipales dans les 179 villes- si je ne m’abuse- que compte le pays.

 

Des élections municipales doivent être d’autant plus organisées que la nouvelle Constitution en vigueur prévoit le bicamérisme avec la mise en place d’un Sénat élu au suffrage universel indirect. C’est-à-dire par les grands électeurs que sont les Conseillers municipaux et les Conseillers régionaux.

 

Et, aux termes de cette loi fondamentale, la chambre haute assure, au niveau national, la représentativité des collectivités locales ou territoriales (Communes et Régions ou Départements).

 

Je rappelle, à toutes fins utiles, que les Communes administrent un domaine municipal, gèrent des services comme les crèches, bibliothèques, créent et entretiennent écoles maternelles et primaires, mènent une action sociale et peuvent se doter d’une police municipale. De nombreuses compétences peuvent être exercées au sein de l’intercommunalité.

 

Point n’est besoin ici de jeter la pierre à Paul, à Jacques, à Abdoulaye ou à Hussein en ce qui concerne sa responsabilité politique et pénale dans la  carence institutionnelle que connaît le pays et ayant entraîné, de facto, son naufrage continu et, pour ainsi dire, sa faillite.

 

Le temps nous exige désormais d’aller à l’essentiel afin de trouver une solution satisfaisante aux nombreuses souffrances du peuple centrafricain. Ces souffrances portent des noms : l’insécurité physique et la fragilité psychologique, la famine, la malnutrition infantile, la pauvreté pour ne pas dire la misère, les maladies et notamment la pandémie du sida, le sous-développement ou l’absence de progrès social etc. 

 

L’occasion est, aujourd’hui, donnée aux nouvelles autorités politiques issues des dernières élections présidentielles et législatives pluralistes de l’histoire du pays d’organiser des élections municipales sur l’ensemble du territoire nationale. Cela suppose, vous me le souligneriez à juste titre, la mise en œuvre réussie du processus DDRR (Désarmement, Démobilisation, Réinsertion et Rapatriement), autre défi de taille des pouvoirs publics à relever. Mais c’est cela aussi l’une des responsabilités régaliennes de l’Etat : être capable de mener, de front, plusieurs actions connexes et/ou multiformes. Coordonner différentes activités concomitamment.

 

Vous en conviendriez avec moi que l’organisation de ces élections- que nous appelons de nos vœux-, exige, en amont, la pacification totale du pays. Processus qui a d’ailleurs déjà commencé avec le soutien actif et décisif de la communauté internationale et reçoit, par ricochet, notre total assentiment.

 

Cette phase du processus de parachèvement de notre jeune démocratie doit être transparente, ouverte et inclusive afin que les populations puissent s’y approprier et s’y identifier réellement et que cela ne prête plus le flanc à la mise en mouvement de manœuvres de déstabilisation. D’où qu’elles viennent.

 

Il faut, de grâce, dorénavant épargner au pays la pratique généralisée et contestable- et qui n’a que trop durer- des Délégations Spéciales- chargées notamment de conduire les destinées de nos villes-, qui ont toujours fait florès en RCA, nées du simple fait du prince et qui peuvent, au passage, servir de prétextes fallacieux à des personnes mal intentionnées, en mal de voir le pays toujours voguer à reculons ou à contre-courant, voire de sombrer dans le chaos permanent. Pour ainsi faire de la RCA, le pays de l’entropie et la risée du monde.

 

En tout cas, je refuse de m’inscrire dans ce schéma apocalyptique.

 

Le pouvoir de Bangui doit se recentrer sur ses activités régaliennes dans un système libéral- libéralisme entendu au sens politique du terme- et dans un Etat de droit et donner, un peu plus, de marge de manœuvre à nos territoires.

 

C’est dans ce contexte que l’organisation d’élections régionales s’impose.

 

II. L’organisation d’élections régionales, gage de la politique de bonne gouvernance démocratique

 

L’autre volet de la politique de décentralisation vise l’organisation d’élections régionales dans les 16 préfectures que compte le pays.

 

A titre d’information, les principales compétences des régions sont la création et l’entretien des lycées et Collèges (s’agissant du cas centrafricain), l’enseignement supérieur, la formation professionnelle, les transports publics interrégionaux et éventuellement les aéroports régionaux. Elles sont chefs de file pour le développement économique et des acteurs essentiels de la politique sous-régionale de cohésion.

 

Les régions pourraient, le cas échéant, se voir attribuer d’autres compétences comme le ramassage scolaire, les services régionaux d’incendie et de secours (SRIS), l’aide sociale et la santé, la gestion des routes et des voies navigables.

 

L’organisation d’élections régionales pourrait être une des pistes de sortie de crise à la grave crise centrafricaine. Les autorités issues des dernières élections libres doivent saisir l’opportunité de cette table ronde de Bruxelles avec les principaux Bailleurs de fonds pour examiner cette piste. Mieux vaut tenter une expérience qui présente des garanties pour les Citoyens à tous points de vue que de ne rien faire du tout.

 

Le statu quo ante n’a, jusque-là, produit aucun résultat bénéfique à la RCA. N’en déplaise aux partisans de la politique du sur place, aux adeptes de la politique de l’autruche ou aux Cassandre.

 

Les régionales ont pour effet de permettre aux habitants ou ressortissants des collectivités territoriales concernées de prendre définitivement en mains les affaires de leurs territoires. Cela n’exclut en rien les différents mécanismes institutionnels de contrôle de l’Etat dans un Etat fortement décentralisé.

 

Cela ôterait à quiconque l’argument du délaissement, par l’Etat, de son territoire (sa région d’origine ou la région d’origine de ses parents).

 

L’Etat central doit, bien entendu, continuer à jouer son rôle de garant de la cohésion sociale et du pacte républicain en apportant les subventions et dotations nécessaires aux territoires concernés dans le cadre de « sa politique des grands travaux et de l’aménagement du territoire » afin doter le pays d’équipements et d’infrastructures modernes et ainsi le situer sur la voie de l’émergence répertoriée à l’agenda politique de la République et dorénavant considérée comme l’alpha et l’oméga de notre politique. L’horizon politique de la RCA sans lequel aucune perspective crédible, aucun développement ni progrès social n’est possible compte tenu du retard accumulé dû aux multiples errements et turpitudes du passé.

 

Point n’est besoin de marteler, ici, que chaque Centrafricaine et chaque Centrafricain en sont solidairement coresponsables d’autant plus qu’est en cause la Maison Centrafrique.

 

En vue de réduire progressivement l’inégalité entre les régions, l’Etat devra tester la méthode dite de péréquation. La péréquation est un mécanisme de redistribution qui vise à réduire les écarts de richesse, et donc les inégalités, entre les différentes collectivités territoriales. C’est-à-dire que, transposé au cas centrafricain, les régions les plus riches- Dieu seul sait qu’il y en ait- aideront au financement de celles qui sont plus démunies en termes de ressources naturelles et d’infrastructures.

 

C’est aussi contribuer à une forme de solidarité entre les régions que nous qualifierons de principe de solidarité interrégionale.

 

L’objectif, in fine, c’est de faire de nos régions de véritables pôles régionaux de développement.

 

 

Notons que, dans nos précédentes études thématiques, nous avions déjà fait une large place à la question de la décentralisation en RCA ; problématique considérée comme une des clés du problème centrafricain.

 

                                                                             Fait à Paris, le14/09/2016

 

                                                                Wilfried Willy Hetman-Roosalem

 

                                                     Observateur attentif de la scène politique centrafricaine

L’enjeu de décentralisation, l’une des pistes probables de solution à la grave crise centrafricaine par Wilfried Willy Hetman-Roosalem
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15 septembre 2016 4 15 /09 /septembre /2016 20:35

 

 

Jeune Afrique 15 septembre 2016 à 10h28 — Mis à jour le 15 septembre 2016 à 11h41 Par Pierre Boisselet

 

Son job est un casse-tête. Depuis un peu plus d’un an, le diplomate gabonais Parfait Onanga-Anyanga est à la tête de la Mission de l’ONU en Centrafrique (Minusca). Dans ce vaste pays, les violences communautaires demeurent fréquentes. L’État s’est effondré et tout est à reconstruire.

 

Son prédécesseur, le Sénégalais Babacar Gaye, n’avait pas résisté : les scandales sexuels impliquant des Casques bleus l’avaient acculé à la démission. Onanga-Anyanga a décidé de prendre ce problème à bras le corps. Mais il y en a de nombreux autres. Pour l’instant il tient bon et, malgré l’immensité des défis, se veut même raisonnablement optimiste.

 

Jeune Afrique : La Centrafrique a réussi ses élections, en début d’année. En revanche, on voit peu de progrès sur le plan sécuritaire. Comment expliquer ce paradoxe ?

 

Parfait Onanga-Anyanga : Je crois qu’au contraire, ces élections ont été possibles parce que les conditions sécuritaires minimales étaient réunies. Où en serait la Centrafrique sans la Minusca et la force française Sangaris ?

 

Ceci étant, les problèmes de la Centrafrique ont des racines profondes. Il y a une culture de la violence politique dans ce pays. Elle s’est transformée en violence sociale et communautaire. En 2013 l’arrivée des Séléka et de leurs éléments incontrôlables a donné lieu à une violence inouïe et une réponse tout aussi abominable des Anti-Balaka. Ce pays a touché le fond et ce traumatisme n’est pas parti.

 

Il reste énormément à faire. On a pu apporter une stabilité relative et maintenant les autorités légitimes vont devoir prendre à bras le corps ces problèmes.

 

Aujourd’hui, il y a des tensions communautaires violentes et une très forte criminalité parce que l’État n’est pas présent. Il va falloir réduire le niveau de violence dans ce pays, avec notamment le programme de désarmement, démobilisation, réintégration (DDR) et le rapatriement d’éléments armés qui ne seraient pas d’origine centrafricaine.

 

Mais c’est un pays très vaste, coupé en deux par le manque d’infrastructures. On ne peut pas envisager un déploiement sur tout le territoire et une fin des violences par la seule approche sécuritaire.

 

Il va donc falloir obligatoirement dialoguer avec les chefs de guerre ?

 

Il n’y a pas le choix. Et le président [Faustin-Archange Touadéra] a fait le bon choix. Le processus de désarmement est situé au sein même de la présidence. Maintenant, il faut que les chefs de guerre acceptent le retour à l’ordre constitutionnel et à la paix. Il est temps qu’ils montrent un vrai leadership national. Je crois que la majorité l’a fait. Il en reste un ou deux dont les revendications ne facilitent pas les choses. Mais c’est la voie à suivre.

 

Je crois que le président va dans le bon sens

Mais de nombreux Centrafricains disent : « il ne faut pas encore récompenser les rebelles ». Et en effet, ce type de processus a déjà eu lieu à de nombreuses reprises. Comment sortir de ce cycle ?

 

Ce sera le septième processus de désarmement de ce type. La Centrafrique est le pays qui a connu le plus grand nombre de missions de maintien de la paix. Il faut en effet changer la méthode et je crois que le président va dans le bon sens. Il a refusé l’entrée au gouvernement des gens qui ont leurs armes pour seule légitimité.

 

D’ailleurs les groupes armés ne comprennent pas que l’on ne fasse pas comme avant. Ce sont principalement les ex-Séléka : ce sont eux qui sont le plus armés et qui ont une capacité de nuisance. Il faut qu’ils acceptent le projet d’une société en paix.

 

Mais pourquoi ces chefs de guerre se désarmeraient-ils volontairement si on ne leur permet pas de jouer un rôle à l’avenir ?

 

Le gouvernement centrafricain dit : « désarmons, allons vers une pacification de ce pays », et ensuite seulement, des éléments seront intégrés dans des forces de sécurité sur la base de leur compétence. Il faut qu’elles soient républicaines, représentatives et professionnelles. Pour y arriver, il y aura un filtrage et une mise à niveau.

 

Le processus de désarmement n’a pas vraiment commencé. Quels sont les blocages ?

 

On avait fait un « pré-DDR ». Mais nous nous sommes rendu compte qu’il était très difficile de s’engager dans un programme aussi complexe avec des autorités de transition. Ce gouvernement, légitime, va le mettre en œuvre.

 

Mais disposera-t-il des moyens de pression nécessaires sur ces groupes armés après le départ annoncé de la force française Sangaris ?

 

Il ne m’appartient pas de commenter les décisions de l’État français. Jusque-là la collaboration avec cette force a été excellente. La bonne nouvelle c’est que nous pourrons bénéficier de capacités françaises, notamment en matière de renseignement pour combler certaines lacunes. La force de la Minusca est en train de s’outiller. Nous nous dotons de moyens de mobilité et de projection pour pouvoir avoir une présence et un contrôle sur le territoire. Nous allons aussi nous doter de moyens modernes tels que les drones. Enfin l’Union européenne forme des militaires centrafricains et nous allons travailler avec eux.

 

Nous ne sommes pas une force d’imposition de la paix

Y a-t-il un risque que les ex-Séléka redeviennent une menace pour l’État central après le départ de Sangaris ?

 

Tant que la Minusca sera présente, l’État centrafricain ne sera pas menacé. Il y a encore une semaine, il y a eu des mouvements de troupes du MPC [Mouvement patriotique pour la Centrafrique] près de Boguila. La Minusca s’est mise en position et a dissuadé ces mouvements.

 

Nous ne sommes pas une force d’imposition de la paix. Mais les groupes armés ne doivent pas prendre cette main tendue pour acquise. À terme, si des groupes armés refusent ce désarmement pacifique, nous aurons l’obligation de les désarmer, y compris en utilisant la force.

 

Votre constat amène à dire qu’il faut construire un État qui n’existe plus. Mais en avez-vous les moyens ?

 

L’État existe, mais il est faible. Notre mandat vise à le stabiliser et renforcer son autorité. Aujourd’hui, nous avons ramené des représentants de l’État dans chacune des seize provinces du pays, nous reconstruisons les bâtiments là où c’est nécessaire.

 

La Minusca ne peut certes pas tout faire seule. Mais je me réjouis de la qualité de notre collaboration avec nos partenaires. La conférence de Bruxelles [en novembre prochain] va être un moment important de mobilisation des ressources.

 

Tout cela demandera de la sueur et des larmes. Mais il faut laisser une chance à ce gouvernement qui débute à peine.

 

Plusieurs affaires de viols et d’exactions ont entaché certains contingents de la Minusca, notamment ceux de la RD Congo et du Congo-Brazzaville. Où en est-on dans ces enquêtes ?

 

Nous dialoguons en continu avec tous ces contingents. Dès que nous avons établi que des contingents de la RD Congo avaient commis des actes sexuels, une mesure claire et forte a été prise en lui demandant de quitter le territoire. C’est une mesure forte et inédite.

 

La résolution 2262 nous donne désormais le droit de renvoyer les troupes d’un pays qui n’aurait pas montré les sanctions prises contre des troupes coupables.

 

Ceci étant, la question du suivi est complexe car nous n’avons pas le droit de mener des enquêtes sur les territoires de ces pays. Mais ces pays savent désormais que, s’ils ne collaborent pas, ils se privent du privilège de collaborer avec des missions de paix et voient leur dû retenu. Sans compter l’impact sur leur image.

 

Nous avons hérité de troupes qui venaient de la Misca qui n’avaient pas nécessairement les standards onusiens

Avez-vous été informé de mesures prises par ces États contre ces troupes ?

 

Les événements de Boali s ont eu lieu avant le début de la mission onusienne. Mais nous avons une responsabilité parce que ces contingents sont toujours opérationnels au sein de la Minusca. Le dialogue est en cours avec l’État congolais [Brazzaville]. Malheureusement, nous n’avons pas encore obtenu pleine satisfaction.

 

Lorsque la Minusca a été établie, nous avons hérité de troupes qui venaient de la Misca [mission de l’Union africaine] qui n’avaient pas nécessairement les standards onusiens et nous n’avons pas pu éviter la multiplication de ces cas d’abus.

 

Aujourd’hui, les choses ont changé. Nous avons des mécanismes de prévention. Nous faisons des patrouilles de nos propres troupes. Et nous invitons les populations à dénoncer. Nous avons un numéro vert. Les langues se sont déliées. Il nous faut maintenant mener des enquêtes rigoureuses.

 

Pierre Boisselet

Lu pour vous : Parfait Onanga-Anyanga : « Tant que la Minusca sera présente, l’État centrafricain ne sera pas menacé »
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15 septembre 2016 4 15 /09 /septembre /2016 19:06
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH

 

Centrafrique : La lutte contre la corruption, est un défi pour la Douane

 

http://rjdh.org/ PAR SANDRINE MBAGNA LE 15 SEPTEMBRE 2016

 

BANGUI, 15 septembre (RJDH) — Relevé le niveau des recettes de l’Etat par la lutte contre la corruption est un défi pour la Direction Générale de la Douane, a déclaré Dieudonné Koyangbo, Directeur Général Adjoint, Chargé des Services Centraux lors d’une interviews accordée ce mercredi 14 septembre 2016 au RJDH.

 

Dieudonné Koyangbo a relevé les multiples défis que rencontre la Douane pour l’amélioration de la recette. Au nombre de ces défis figurent la lutte contre la corruption. « Le premier défi que nous avons au niveau de la Douane est le relèvement de la recette de l’Etat, cela permettra au Gouvernement de remplir ses obligations régaliennes», a-t-il précisé.

 

Au cours de cet entretien, il a défendu que la Douane ne fait pas de favoritisme, « vous importez des marchandises à caractère commercial, vous devez les dédouaner. Et nous ne faisons pas de distinction entre les commerçants, les autorités ni le personnel douanier. Quel que soit votre fonction, vous êtes tenus de payer les droits et les taxes », a-t-il déclaré.

 

Poursuivant, il a rappelé les mesures coercitives contre les corrupteurs et les corrompus et a reconnu que ce phénomène tant décrié existe bien à la Douane. « Nous sommes conscients de ce phénomène réel qui a un impact sur les recettes de l’Etat. Pour cela, nous allons prendre des mesures qu’il faut, puisque pour qu’il y’a corruption, il y’a aussi des corrupteurs. Nous avons un code de bonne conduite de la douane qui a été vulgarisé. Donc les corrupteurs ou les corrompus qui seront attrapés seront immédiatement sanctionnés, pour cela nous n’allons pas baisser les bras », a-t-il martelé.

 

Trois mois après à la nomination du nouveau Directeur Générale de la Douane, certains postes de contrôle douanier qui étaient formés, sont maintenant opérationnels. Celui de Pk 26 sera opérationnel dans les prochains jours.

 

 

Centrafrique : Reprise progressive à l’hôpital de Kaga-Bandoro après l’incursion des ex-Séléka

 

http://rjdh.org/ PAR NOURA OUALOT LE 15 SEPTEMBRE 2016

 

KAGA-BANDORO, 15 Septembre 2016 (RJDH) — L’hôpital préfectoral de Kaga-Bandoro reprend timidement service après sa fermeture occasionnée par l’immixtion d’hommes armés dans ses locaux, le 12 septembre 2016.

 

Après l’intrusion de hommes armés dans cet établissement hospitalier par des Ex-Séléka qui a occasionné sa fermeture, ses activités ont repris progressivement. Justin Dangassa, Chef Section des Soins et Supervision rapporte qu’un service minimum est mis en place en attendant le rétablissement de la sécurité au sein du centre hospitalier.

 

Justin Dangassa a confié au RJDH que le même jour de l’incident, «  nous avons tenu une réunion de crise avec la coordination humanitaire et des recommandations ont été formulées. Nous sommes toujours en pourparlers afin d’apaiser le personnel pour qu’il puisse reprendre les activités et avec le Sous-préfet et le Maire pour que  les patients reviennent ».

 

Selon Justin Dangassa, l’hôpital est tenu pour le moment par les médecins et les agents de santé qui sont appuyés par l’OMS, l’UNICEF et le CICR. La pédiatrie, la chirurgie, la maternité et les dispensaires sont opérationnels. Aussi, les ex-Séléka blessés sont admis à l’hôpital et suivent des soins.

 

Pendant cette intrusion intempestive, quatre (04) matelas du service de la garde et de la pédiatrie ont été emportés.

 

 

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15 septembre 2016 4 15 /09 /septembre /2016 16:13

 

 

http://mondafrique.com/  par Aza Boukhris - 15 septembre 2016

 

Le retour aux affaires de l'ancien Premier ministre de Bozizé, Faustin-Archange Touadera, a fermé la parenthèse de la Transition, non seulement sur le plan politique mais aussi dans le domaine économique.

 

Comme avant les Accords de Libreville du 11 janvier 2013, la Chine redevient la bienvenue et les contrats passés sous le régime Bozize sont de nouveau honorés. La Chine a mené une politique active envers ce pays aux immenses potentialités où la corruption est endémique et où les droits de l’homme ne préoccupent que quelques ong.

 

A Bangui, les réalisations chinoises emblématiques comme l’hôtel Ledger Plazza ou l’hôpital de l’Amitié et dans l’arrière-pays, les projets dans  l’agriculture, montrent le dynamisme de la coopération chinoise. Plus de 200 étudiants centrafricains sont actuellement en formation en Chine.

 

Pétrole, forêts et uranium

 

La Chine est particulièrement intéressée par les immenses forêts peu exploitées, les 15 millions d’hectares de terres arables quasiment en jachère, le pétrole, les terres rares et l’uranium. Avant le fiasco de Bakouma, Areva s’était rapprochée des capitaux chinois et les gisements prometteurs du pétrole de la zone frontalière avec le Tchad avaient déjà fait l’objet de permis concédés à la Chine par Bozizé et son gouvernement.

 

L’interminable contentieux avec l’américain Jack Grynberg et sa société Grynberg Petroleum avait pourri les relations entre les États Unis et le régime Bozizé, avec comme bouc émissaire, le tout puissant ministre d’État et neveu de Bozize, Sylvain Ndoutingai. Grynberg avait obtenu, de l’ancien président Patasse et de son Premier ministre Anicet-Georges Dologuele, un  permis de 13, 7 millions d’acres pour le gisement allant de Markounda à Boromata, le long de la frontière tchadienne, jouxtant le gisement tchadien de Doba. Grâce à l’ambassadeur centrafricain à Washington, ce contrat ne fut pas immédiatement dénoncé. Il le fut lorsque cet ambassadeur fut affecté à Pékin.

 

C’est la China Poly Group Corporation avec sa filiale Poly Technologies qui obtint, en 2007, un permis pour ce gisement du nord-est de la Centrafrique, fief de l’ex Seleka. Ce conglomérat chinois est aux mains de l’État chinois et notamment des militaires. Il est, en outre, spécialisé dans la vente d’armes et les conseils en matière de défense et de sécurité.

 

Bozize, Ndoutingai et Touadera avaient joué Poly Tech contre Grynberg. Certains observateurs pensent que ce fut l’une des causes de l’éviction de Bozizé. De fait, les ex Seleka furent opposés à l’implantation chinoise. Poly Tech a subi d’importants préjudices durant la Transition, notamment sous Djotodia. Aujourd’hui, on revient à la situation de 2012. Les Chinois retrouvent leurs droits et évidemment entendent désormais les protéger avec une petite centaine de militaires chinois relevant indirectement du conglomérat. Cette immixtion militaire a surpris les Centrafricains et n’a pas trouvé d’échos dans la classe politique, mobilisée par la préparation de la Table ronde des bailleurs, prévue à Bruxelles, en novembre prochain.

 

Ce gisement pétrolier du nord-est n’intéresse plus Grynberg Petroleum, désormais très présent dans les gisements de gaz de schiste aux États Unis et encore moins les Majors, dont le français Total, qui prennent en compte le prix du baril à moins de 50 dollars et les problèmes sécuritaires et d’acheminement.

 

En revanche, le Qatar n’est pas loin de cette nouvelle donne pétrolière. Le Groupe de Issam Abu Issam (IAS), d’origine palestinienne, est partenaire de Poly Technologies. IAS est implanté en Centrafrique depuis 2005 et possède des intérêts dans le diamant, notamment dans la région de Carnot. L’exploitation des gemmes est d’un intérêt évident pour le Qatar et les Émirats Arabes Unis qui exerce actuellement la présidence du Processus de Kimberley. Dubai et avec Anvers la destination des diamants exploités illégalement par les seigneurs de la guerre de l’ex Seleka.

 

Afin d’éviter les aléas du transport du pétrole vers le Golfe de Guinée, le raccordement au pipe-line soudanais offre des avantages. La distance entre Birao et Port-Soudan est à peu près la même que celle entre Birao et Douala.

 

Pendant que la France dépense sans compter pour essayer de sécuriser un pays hors de contrôle, la Chine et le Qatar font du business à peu de frais et les autorités centrafricaines, déçues du retrait prématuré de Sangaris, s’affranchissent enfin de leurs liens de dépendance.

 

Lu pour vous : La Centrafrique lorgne vers la Chine et le Qatar
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15 septembre 2016 4 15 /09 /septembre /2016 12:41
THIMO : Belvia BONGO , une ouvrière au parcours atypique

 

 

Source : THIMO Magazine n° 3 septembre 2016

 

Recrutée en février 2016 comme manœuvre par le groupement d’entreprises GSM/US, Belvia Bongo , 27 ans, vient d’être classée dans la catégorie des ouvriers.  Grâce à sa capacité d’adaptation et son dévouement au travail.

 

Après trois mois d’activités sur le chantier HIMO, Belvia Bongo, 27 ans, vient de passer, de la catégorie des manœuvres à celle des ouvriers. Justement parce qu’elle a suscité l’admiration de ses chefs hiérarchiques. Ils ont perçu de l’avenir chez cette jeune femme. « Elle répond toujours à l’appel et n’a aucun complexe d’infériorité face à ses collègues hommes », confie José KENZA, Chef d’équipe du groupement d’entreprise GSM/US chargé de l’exécution des Travaux à Haute Intensité de Main d’Œuvre (THIMO) dans le 2ème Arrondissement de la ville de Bangui.

 

GSM/US a démarré les Travaux HIMO en janvier 2016. Il s’agit, plus précisément, de la création de fossés maçonnés, de l’aménagement de la voirie, de l’entretien des ouvrages en béton, de la démolition et la reconstruction des ouvrages en béton.

 

Pour ces activités, le groupement d’entreprises a recruté de nombreux jeunes et femmes démunies venus de différents quartiers du 2ème arrondissement de la ville de Bangui. Parmi eux, Belvia Bongo et bien d’autres femmes décidées à gagner leur pain à la sueur de leur front.

 

L’unique femme manœuvre !

 

A ce jour, les femmes représentent 8,02% des manœuvres recrutés par les entreprises et PME en charge d’exécution des Travaux HIMO dans les différents arrondissements ciblés de la capitale. Sur les 109 ouvriers recrutés au mois de juin 2016, il n’existe qu’une seule femme, Mlle Belvia Bongo, sortie de l’ordinaire.

 

Le travail est le seul secret de cette mère de deux enfants détentrice d’un Brevet des Collèges (BC). Sa capacité d’adaptation lui a permis d’apprendre rapidement la maçonnerie sur le tas. Elle s’est faite remarquée par ses chefs qui ont fait d’elle l’unique manœuvre du groupement d’entreprise GSM/US. « Elle sait manier la truelle, poser les pierres… », se réjouit José KENZA.

 

Comme on peut le constater, le savoir-faire de Belvia Bongo dans le domaine de la maçonnerie s’est nettement amélioré. De même que son salaire journalier, qui est passé de 2.000 francs CFA à 2500 francs CFA.

Avec les revenus tirés des Travaux HIMO, Belvia Bongo parvient à se prendre en charge et à payer les frais de scolarité de ses deux enfants.

 

Mais à la différence des autres femmes de sa génération, qui ont un penchant pour le petit-commerce, Belvia Bongo, elle, entend suivre une formation dans le domaine de Bâtiments et Travaux Publics (BTP). 

 

Bon vent à elle ! 

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15 septembre 2016 4 15 /09 /septembre /2016 11:29

 

 

http://lepays.bf/ 14 septembre 201

 

L’on avait eu la faiblesse de croire qu’avec l’avènement, le 12 mars 2016, du gouvernement d’union nationale piloté par Fayez el-Sarraj, la Libye s’acheminerait vers une issue heureuse de la crise dans laquelle elle est empêtrée depuis la chute du colonel Kadhafi. On le croyait d’autant plus que ce cabinet avait été porté sur les fonts baptismaux par la Communauté internationale, de manière unanime. Celle-ci, pour suivre sur le terrain l’évolution de la situation, y a dépêché un représentant, en la personne de Martin Kobler. Ce dernier est témoin du fait que la mayonnaise concoctée par l’ONU, a du mal à prendre en Libye. Et c’est le moins que l’on puisse dire. La preuve est que, toute affaire cessante, Martin Kobler a été obligé de faire le déplacement du siège de l’ONU pour briefer le Conseil de sécurité sur l’actualité du pays. Et celle-ci est plus que préoccupante.

 

Bien des Libyens ont le sentiment que Sarraj leur a été imposé par l’Occident

 

En effet, le Général Haftar, qui n’a jamais fait de son hostilité au schéma onusien de sortie de crise en Libye, un mystère, vient d’apporter la preuve, s’il en est encore besoin, que sans lui, il est illusoire de parler de paix et de cohésion nationale en Libye. Pour ce faire, il a jeté son dévolu sur quatre terminaux pétroliers du Nord-Est libyen. Et le moins que l’on puisse dire est que ça lui réussit parfaitement. Car, au moment où nous tracions ces lignes, les forces qui lui sont fidèles avaient réussi le tour de force de contrôler la totalité du croissant pétrolier du pays. Pour un véritable pied de nez fait à la Communauté internationale, c’en est un. Et cette dernière, impuissante, ne peut que constater les dégâts. Et Martin Kobler, son représentant permanent en Libye, ne peut que se résoudre à aller faire le triste bilan devant le Conseil de sécurité de l’ONU à New-York. Il ne pouvait pas en être autrement. Car le cheval sur lequel la Communauté internationale a misé pour pacifier le pays, le parachuté Fayez el-Sarraj, n’a pas les moyens qu’il faut pour ramener le général rebelle dans les rangs. Et le péché originel qui explique cette impuissance de Fayez el-Sarraj, c’est que bien des Libyens ont le sentiment que l’homme leur a été imposé par l’Occident. Et quand on sait que la Libye a été nourrie pendant plus de 40 ans au lait du nationalisme militant de Kadhafi, il est aisé de comprendre pourquoi, ils sont nombreux les Libyens, à percevoir le malheureux el- Sarraj comme un fantoche ou encore comme un valet de l’extérieur pour l’aider à faire main basse sur les immenses ressources pétrolières de la Libye. Ce discours fait florès aujourd’hui dans le pays, notamment au sein de la plupart des tribus qui peuplent la Libye. Sociologiquement voire politiquement, nul ne peut gouverner la Libye dans la sérénité, sans la caution de ces tribus. Même au temps de Kadhafi, les institutions du pays leur devaient, en partie, leur stabilité. Or, le moins que l’on puisse dire est que les puissantes tribus du Nord-Est du pays, dans leur majorité, ont toujours boudé le gouvernement d’union nationale basé à Tripoli. Elles lui reprochent, en plus d’avoir été mis en place par la seule volonté de la Communauté internationale dont il est à la solde, de n’être pas représentatif de la Libye dans sa diversité, en termes de tribus.

 

Le général Haftar est un moindre mal

 

Le général Haftar a dû surfer sur cela pour renforcer, peut-on dire, son emprise sur la Libye. Cet atout de taille, ajouté au fait qu’il fait pratiquement l’unanimité au sein de l’armée ou du moins, de ce qui en reste après la chute de Kadhafi, fait de lui une personne incontournable dans la résolution de la problématique libyenne. Ne pas reconnaître cette réalité est une grave erreur. C’est pourquoi l’on peut se permettre de suggérer à la Communauté internationale, de revoir sa copie en ce qui concerne ses rapports avec le général Haftar. Autrement, elle doit se convaincre qu’elle va quitter la Libye sur un échec cuisant et humiliant. Elle doit d’autant plus intégrer cette donne dans son souci de pacifier la Libye, que le général Haftar est un moindre mal par rapport à la menace que font peser sur le pays, la flopée de miliciens sans foi ni loi et la foultitude de mouvements djihadistes qui écument pratiquement l’ensemble du pays, depuis la chute de Kadhafi. Dans la situation actuelle de la Libye, la seule force susceptible d’aider à extirper le pays de l’emprise des forces négatives, pour reprendre une expression abondamment utilisée en Afrique centrale, pourrait être les forces fidèles à Haftar. La Communauté internationale a donc intérêt à ranger son orgueil au placard et à composer avec lui si elle veut véritablement contribuer, aux côtés de la majorité des Libyens, à résoudre dans la durée, l’épineuse équation du pays. Ne pas le faire ici et maintenant, c’est non seulement livrer le pays aux djihadistes, mais aussi placer la Libye dans une logique de partition. C’est pour toutes ces raisons d’ailleurs que l’on peut déplorer, en plus du mauvais casting fait par l’ONU pour présider aux destinées de la Libye, le silence assourdissant de l’UA à propos de la situation actuelle du pays de Mouammar Kadhafi. Mais venant de la part de cette structure, cette posture s’inscrit dans l’ordre normal des choses.

 

« Le Pays »

 

 

REVUE DE PRESSE AFRIQUE

 

A la Une: la revanche de Kadhafi

 

Par   RFI

 

La revanche de Kadhafi : c’est ainsi que qualifie le site Guinée Conakry infos le rapport parlementaire britannique sur l’intervention en Libye en 2011. En effet, précise le site guinéen « les parlementaires britanniques découvrent… enfin une vérité que les Africains connaissaient depuis longtemps, à savoir que : “l’intervention militaire britannique en Libye était fondée sur des suppositions erronées et une compréhension incomplète du pays et de la situation”Une lapalissade confirmée par la docte commission parlementaire dont le rapport est sans appel pour la duplicité, voire la complicité Cameron-Sarkozy, en vue d’abattre sans autre forme de procès, le guide libyen Mouammar Kadhafi, courtisé et craint par les puissances occidentales. »

 

Il faut dire, poursuit Guinée Conakry Infos, que « l’intervention occidentale, avec en tête de pont l’alliance franco-britannique soutenue par les Etats-Unis, a largement outrepassé le mandat onusien pour se transformer en une entreprise destructrice, sans souci du lendemain. Sans aucune esquisse réfléchie sur les probables retombées sur l’Afrique et le monde. Une aventure impérialiste pour “accélérer l’effondrement politique et économique de la Libye”Ce rapport parlementaire britannique, à son corps défendant, sonne donc comme la revanche posthume de Kadhafi, affirme encore le site guinéen, car, comme dit un proverbe africain : “le mensonge a beau construire mille cases, c’est la vérité qui les habitera toutes !” »
 
Pour Ledjely.com, toujours en Guinée, « ces aveux sont bien tardifs » et surtout, « ils remuent le couteau dans une plaie non encore cicatrisée. […] De la part des parlementaires britanniques, il y a comme une espèce de lâcheté qui fait qu’ils n’avaient pas osé faire part de leurs fameuses vérités au moment où la Libye se faisait pilonner au nom d’une résolution onusienne outrepassée à dessein. Ceci étant, pointe encore Ledjely, l’Afrique non plus, n’a pas à jubiler sous prétexte que l’histoire lui donne raison. Parce qu’en se privant du courage de prendre position contre la désintégration de la Libye, elle n’est pas moins responsable du chaos qui s’y est installé. »

 
Revoir sa copie ?

 

Cinq ans après, la Libye est donc toujours en proie à la violence… Et encore une fois, affirmeLe Pays au Burkina, la communauté internationale se trompe… Celle-ci « impuissante, ne peut que constater les dégâts. Car le cheval sur lequel la Communauté internationale a misé pour pacifier le pays, le parachuté Fayez el-Sarraj, n’a pas les moyens qu’il faut pour ramener le général rebelle Haftar dans les rangs. Et le péché originel qui explique cette impuissance de Fayez el-Sarraj, c’est que bien des Libyens ont le sentiment que l’homme leur a été imposé par l’Occident. »
 
Et Le Pays d’appeler la communauté internationale « à revoir sa copie en ce qui concerne ses rapports avec le général Haftar. Autrement, elle doit se convaincre qu’elle va quitter la Libye sur un échec cuisant et humiliant. […] La Communauté internationale a tout intérêt à ranger son orgueil au placard et à composer avec lui si elle veut véritablement contribuer, aux côtés de la majorité des Libyens, à résoudre dans la durée, l’épineuse équation du pays. Ne pas le faire ici et maintenant, c’est non seulement livrer le pays aux djihadistes, mais aussi placer la Libye dans une logique de partition. »


 
Guerre civile ?

 
Car, il y a bien désormais un « risque de guerre civile entre l’Est et l’Ouest » de la Libye, prévient pour sa part le site d’information algérien TSATout sur l’Algérie. « Le plan de paix de l’ONU est plus que jamais menacé et les jours du GNA, le gouvernement d’union nationale, semblent comptés. Car, c’est la première fois que l’armée nationale libyenne que commande le général Hafter affronte directement et frontalement les forces loyales au GNA, basé à Tripoli, à l’Ouest de la Libye. Jusque-là, les forces de Hafter se contentaient de combattre les brigades révolutionnaires et islamistes basées dans la région de Benghazi. Alors que celles du GNA tentaient et tentent toujours de libérer la ville de Syrte des mains de Daech. »

 
« Et maintenant ? », s’interroge El Moudjahid, toujours en Algérie. « Le récent appel lancé par le Premier ministre, Fayez el-Sarraj, à “toutes les parties à mettre fin aux actes provocateurs et à se réunir d’urgence” renseigne sur la gravité de l’évolution enregistrée. En effet, constate aussi El Moudjahid, alors qu’il éprouve déjà de grandes difficultés à asseoir son autorité sur l’ensemble du pays, il est aujourd’hui confronté à une nouvelle donne qui risque de sceller le sort de la Libye en l’enlisant dans une guerre civile. […] La question qui se pose, conclut le quotidien algérien, est de savoir ce qui va arriver maintenant. Gageons seulement que la sagesse et l’intérêt suprême de la Libye l’emportent. »

 

Lu pour vous : SITUATION EN LIBYE : La Communauté internationale doit revoir sa copie : La revanche de Kadhafi
Lu pour vous : SITUATION EN LIBYE : La Communauté internationale doit revoir sa copie : La revanche de Kadhafi
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