Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Sommaire

  • : centrafrique-presse
  • centrafrique-presse
  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
  • Contact

Recherche

Liens

8 août 2016 1 08 /08 /août /2016 21:42

 

 

http://www.grip.org/ 08 August 2016

 

L’élection du nouveau président Faustin-Archange Touadéra le 14 février 2016 ainsi que le second tour des élections législatives en avril ont mis fin à plus de deux ans de transition politique en République centrafricaine (RCA). Contrairement à Catherine Samba-Panza, ancienne cheffe du gouvernement de transition, Touadéra dispose de l’ensemble des pouvoirs rattachés à la fonction présidentielle pour mener les nombreuses réformes dont le pays a besoin.

 

Le nouveau chef d’État a rapidement pointé du doigt l’embargo sur les armes des Nations unies qui, selon lui, limite fortement les capacités des forces de sécurité nationales qui doivent faire face aux menaces des milices locales[1]. Au mois de janvier 2016, le Conseil de sécurité des Nations unies (CSNU) a pourtant décidé de prolonger son embargo d’un an. Après la prise de fonction du nouveau gouvernement et face aux défis sécuritaires persistants, la question de savoir si la RCA est prête pour une éventuelle levée de l’embargo sur les armes en 2017 doit être posée.

 

Un système de sécurité sous embargo

 

Comme l’expose la base de données sur les embargos du GRIP, la Centrafrique fait l’objet depuis décembre 2013 d’un embargo sur les armes des Nations unies, reconduit pour un an jusqu’en janvier 2017. Le CSNU reconnait dans la résolution 2262 (2016) que cet embargo « peut jouer un rôle déterminant dans la lutte contre le transfert illicite d’armes […] et concourir de façon non négligeable à la consolidation de la paix […] ainsi qu’à la réforme du secteur de la sécurité ». Cette mesure globale s’applique à l’ensemble du territoire centrafricain et comporte plusieurs exceptions. Deux d’entre elles encadrent les livraisons d’armes ainsi que de matériel non létal aux forces de sécurité centrafricaines[2].

 

La résolution 2262 prévoit que les livraisons d’armes et autre matériel létal connexe destinées aux forces de sécurité centrafricaines et utilisées exclusivement aux fins de la réforme du secteur de la sécurité (RSS) ou de l’appui à celle-ci doivent être soumises à l’approbation préalable du Comité des sanctions du CSNU. Les livraisons de matériel non létal exclusivement destinées à soutenir la RSS doivent quant à elles seulement faire l’objet d’une notification préalable au Comité. Le régime de sanctions n’interdit donc pas catégoriquement les livraisons d’armes aux forces de sécurité de la RCA mais pose des conditions, lesquelles sont jugées trop sévères par l’actuel gouvernement.

 

Par ailleurs l’embargo ne s’applique pas aux fournitures destinées exclusivement à l’appui de la mission multidimensionnelle intégrée de stabilisation des Nations unies en Centrafrique (MINUSCA), de la Force régionale d’intervention (FRI) de l’Union africaine, des missions de l’Union européenne (UE) et des forces françaises de l’opération Sangaris. L’UE impose également un embargo sur les armes à l’encontre de la Centrafrique depuis décembre 2013. Au mois d’avril 2016, une exception a été adoptée par le Conseil de l’UE afin de soutenir le processus de RSS du pays à travers la mission de formation EUTM RCA. La décision de l’UE emboite ainsi le pas des Nations unies en permettant la « fourniture de matériel non létal et d’une assistance technique » dans « les activités de formation opérationnelles et non opérationnelles » aux forces de sécurité centrafricaines, sur « notification préalable » au Comité des sanctions des Nations unies[3].

 

État des lieux des forces de sécurité nationales

 

Aujourd’hui, les forces de sécurité centrafricaines ne sont pas considérées comme opérationnelles pour plusieurs raisons : des effectifs inadaptés, un manque d’armes, des faiblesses dans les pratiques de gestion et de sécurisation des stocks et un manque de professionnalisme. Le rapport spécial du Secrétaire général des Nations unies sur l’examen stratégique de la MINUSCA de juin 2016 confirme qu’avec 3 700 policiers et gendarmes recensés dans le pays – soit un policier pour 1 250 habitants – les forces de police et de gendarmerie souffrent d’un effectif largement insuffisant. En revanche, avec un total de « 8 300 personnes à son service », l’effectif des FACA est quant à lui qualifié de « trop important ». Une des conséquences de ce déséquilibre flagrant est qu’il « n’a pas encore été possible de définir les rôles et responsabilités des forces armées et des services de sécurité intérieure ».

 

Les forces de sécurité centrafricaines pâtissent également d’un manque criant d’équipement. Aujourd’hui, seule une fraction du nombre d’éléments que composent les forces de sécurité nationale dispose d’armes fonctionnelles. Lors des affrontements de 2013, de nombreux stocks d’armes et de munitions ont été pillés[4]. Le Secrétaire général des Nations unies ajoute que « l’absence d’autorité civile de contrôle susceptible de règlementer la gestion des armes et munitions a aussi contribué à alimenter des mouvements illicites d’armes »[5].  En effet, l’un des obstacles majeurs à la levée de l’embargo tient à l’existence de faiblesses dans les pratiques de gestion et de sécurisation des stocks d’armements des forces de sécurité.  Bien qu’un travail de longue haleine sur la formation, la construction d’armureries et de dépôts de munition ait débuté, les pratiques de gestion des stocks et la capacité à en assurer la sécurité restent insuffisantes, laissant craindre des vols et détournements en cas de nouvelles fournitures d’armes[6].

 

Enfin, le manque de professionnalisme des forces de sécurité nationales lors de récents déploiements reste un sujet de préoccupation. Selon le Secrétaire général des Nations unies, sur 269 cas attestés de violations des droits de l’homme et du droit international humanitaire recensés par la MINUSCA, 80 sont le fait d’éléments des autorités de l’État[7]. Le rapport relate des cas d’arrestations et d’exécutions arbitraires, de traitements cruels et inhumains, et de violences sexuelles.  Sont pointés du doigt « l’office central de répression du banditisme, les forces armées centrafricaines, la police, la gendarmerie, les services de renseignement et l’administration publique ». De sérieux doutes sont permis quant à savoir si les forces de sécurité nationales sont réellement les « forces […] professionnelles, ouvertes à tous et dotées de structures de contrôle et de commandement claires » souhaitées par le président.

 

Les défis du gouvernement Touadéra

 

Si le réarmement des forces de sécurité nationales est évoqué, c’est pour donner les moyens au pays de répondre aux nombreuses menaces sécuritaires. Des groupes armés continuent de déstabiliser la RCA et « font peser une menace permanente sur la paix, la stabilité et la sécurité du pays »[8]. Qualifiés de « no man’s land » après le départ des ex-Séléka et en l’absence de forces internationales ou gouvernementales pour prendre le relais, des pans entiers du pays sont aujourd’hui devenus des terrains propices à la prédation et aux trafics en tout genre[9].

 

En mars 2016, la RCA a connu de nombreux accrochages entre des bergers peuls et des groupes armés (anti-balaka et ex-Séléka) motivés par des vols de bétail. En effet, le mouvement anti-balaka et les groupes associés restent très actifs dans le pays. Quant à l’ex-Séléka, depuis sa dissolution officielle en septembre 2013, le mouvement s’est fragmenté en une multitude de groupes armés. Chacun d’entre eux contrôle des activités économiques importantes dans sa zone d’opérations, notamment par le biais de l’exploitation illicite des ressources naturelles du pays.

 

Outre les violences de groupes armés nationaux, le début de l’année 2016 a été marqué par un regain des activités de l’Armée de résistance du Seigneur (LRA) dont les récentes attaques autour de Bria, à l’est du pays, ont provoqué la fuite de centaine de personnes[10].

 

Actuellement, la MINUSCA, la FRI et les Forces spéciales américaines dépêchées sur place luttent conjointement contre l’armée de Joseph Kony. L’Ouganda a cependant annoncé début juillet le retrait de ses 2 500 hommes de la FRI, ce qui laisse craindre une augmentation des exactions de la LRA[11].

 

Il est essentiel que le règlement de la crise centrafricaine demeure aux mains de la Centrafrique et de ses forces de sécurité. Pour autant, les défis à relever pour réformer le secteur de la sécurité restent nombreux et une levée prématurée de l’embargo ne ferait qu’alimenter les problèmes sécuritaires existants. La sortie de crise du pays doit se faire par étape. L’accent doit être mis dans un premier temps sur la RSS et le DDRR[12] sans quoi la sécurité et la bonne utilisation des armes transférées ne pourront être assurés. Le 18 mai, Touadéra a déclaré dans un communiqué que plusieurs des groupes armés avaient confirmé leur volonté de participer au processus de DDRR. Le chemin à parcourir reste pourtant semé d’embûches : le Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique de Nourredine Adam ayant notamment refusé de signer l’accord en question[13].

 

L’auteure

 

Canelle Beuze est stagiaire au GRIP dans l’axe « armes légères et transferts d’armes » et titulaire d’un master en diplomatie et négociations stratégiques. 


[1]. Sarai Esha, « CAR president wants arms embargo lifted », VOA news, 22 avril 2016.

[2]. L’expression « forces de sécurité centrafricaines » employée par les Nations unies englobe ici les forces armées centrafricaines (FACA), la gendarmerie et les forces de police nationales. Entretien le 17 juin 2016 avec un membre du Groupe d’experts sur la RCA.

[3]. « Une exception à l’embargo sur les armes en Centrafrique », Centrafrique Presse, 13 avril 2016.

[4]. Rapport final du Groupe d’experts sur la République centrafricaine créé par la résolution 2127 (2013) du Conseil de sécurité, p. 22-23.

[5]. Rapport du Secrétaire général sur la situation en République centrafricaine, S/2016/565, Conseil de sécurité des Nations Unies, 22 juin 2016, p. 7.

[6]. GRIP et SAS, Évaluation sur les armes légères pour les Etats du Sahel et les pays limitrophes, étude non publiée, p 2 et 16.

[7]. Rapport du Secrétaire général sur la situation en République centrafricaine, S/2016/305, Conseil de sécurité des Nations unies, 1er avril 2016, p. 7-8.

[8]. Lettre datée du 21 décembre 2015, adressée au Président du Conseil de sécurité par le Groupe d’experts sur la République centrafricaine. 

[9]. Picco Enrica, « Centrafrique : pourquoi faut-il encore parler de la Séléka ? », l’Afrique en questions, n° 24, 23 mai 2016.

[10]. Rapport du Secrétaire général S/2016/305 du 1er avril 2016, op. cit.

[11]. Okiror Samuel « mission (not) accomplished», IRIN News, 1er juillet 2016.

[12]. Programme de Désarmement, de démobilisation, de réintégration et de rapatriement.

[13]. Rapport du Secrétaire général S/2016/565 du 22 juin 2016, op. cit., p. 3.

 

Lu pour vous : La Centrafrique est-elle prête pour une éventuelle levée de l’embargo sur les armes?
Lu pour vous : La Centrafrique est-elle prête pour une éventuelle levée de l’embargo sur les armes?
Repost 1
Centrafrique-Presse.com
8 août 2016 1 08 /08 /août /2016 21:34
Le FMI nomme un nouveau représentant en Centrafrique

 

 

APA-Bangui (Centrafrique) - 2016-08-08 15:25:38 - Olivier Venant a été nommé représentant du Fonds monétaire international (FMI) en Centrafrique lors du conseil d’administration de cette institution financière tenu le mois dernier à son siège aux Etats-Unis, a-t-on appris de source officielle à Bangui.


Selon le Conseil des ministres réuni dimanche dans la capitale centrafricaine, le nouveau représentant du FMI sera installé à Bangui en septembre prochain et jouera également le rôle de conseiller technique auprès du Ministère centrafricain des Finances.

Selon des sources proches du ministère des Finances, M. Venant a déjà joué ce rôle en Afrique de l’ouest et sa présence en Centrafrique aidera le gouvernement à bien gérer les différentes subventions que le FMI lui accorde.


Par ailleurs, son arrivée est un gage de financements des projets de développement de la Centrafrique par d’autres partenaires financiers mondiaux.


Le conseil d’administration du FMI a accordé une facilité de crédit de 60 milliards de FCFA au gouvernement sur une période de trois ans.

 

http://apanews.net/news/fr/article.php?id=4859922#sthash.fD1yS9GV.dpuf

Repost 1
Centrafrique-Presse.com
8 août 2016 1 08 /08 /août /2016 21:32

 

 

http://www.dw.com/  8/8/2016

 

Après leur retour au pays, les policiers burundais de la Mission de l'ONU en Centrafrique réclament leurs salaires mais craignent aussi pour leur sécurité. Bujumbura les accuse de divulguer de fausses informations.

 

Les autorités burundaises ont beau se dire satisfaites de la mission accomplie par l'unité de police déployée dans le cadre de la Minusca en Centrafrique, les agents ne sont pas rassurés. Après trois jours passés au sein de l'Ecole de formation de la police à Gatumba, ils ont bénéficié de congés. Des congés qui ne les empêchent pas de réclamer au moins douze mois d'arriérés de salaires.

 

Méfiance de l'Union européenne

 

Certains policiers avouent également s'inquiéter pour leur sécurité à tel point qu'ils auraient demandé asile dans d'autres pays. "Je dois dire que c'est un cas extrêmement grave", dit l'opposant Léonce Ngendakumana"Le Burundi avait franchi un pas avec l'accord d'Arusha. L'accord d'Arusha avait redonné l'espoir au peuple burundais, y compris auprès de la communauté internationale. C'est pour cette raison que le Burundi participait aux programmes de maintien de la paix un peu partout en Afrique. Mais dès lors que l'accord d'Arusha est rejeté, dès lors que la constitution de la République du Burundi est rejetée, dès lors que le Burundi persiste dans des cas de violence ... tout ca c'est un ensemble de facteurs qui peuvent expliquer pourquoi il y a eu un retard dans le paiement. Parce que l'Union européenne contribue à une part importante là-dedans."

 

Où est le problème ?

 

"Ce sont des rumeurs, propagées par ces pseudo-organisations" déclare Pierre Nkurikie, le porte-parole de la police nationale du Burundi. "L'objectif c'est de diviser les membres des corps de défense et de sécurité probablement pour pouvoir les recruter pour d'autres fins. Vous les avez vus tous ici. Ils sont vraiment fiers de leur travail et ils sont fiers de rentrer ici dans leur pays."

 

En tout, 280 policiers burundais participaient à la mission des Nations unies en Centrafrique. Pour l'heure, on ne sait pas s'il sera remplacé. Selon la police, c'est une décision qui revient aux organisations internationales, dont l'Onu. Mais d'autres voix évoquent des raisons inhérentes à la situation politico-sécuritaire au Burundi.

lu pour vous : Le cas des policiers burundais de retour de RCA
Repost 1
Centrafrique-Presse.com
8 août 2016 1 08 /08 /août /2016 21:08
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH

 

Centrafrique : Diane Corner de la Minusca promet des surprises dans l’exécution des mandats d’arrêt

 

http://rjdh.org/ PAR JEAN FERNAND KOENA LE 8 AOÛT 2016

 

BANGUI, 8 Août 2016(RJDH)—A sa sortie d’une audience ce matin avec le ministre de la justice, Diane Corner, représentante à la Minusca a promis des surprises dans l’exécution des mandats d’arrêt. Elle a réaffirmé la détermination de la mission onusienne à soutenir le gouvernement dans la lutte contre l’impunité en Centrafrique.

 

La Minusca, selon Diane Corner agit pour soutenir les efforts en matière de lutte contre l’impunité. Pour elle, la Minusca va surprendre « Il y a toujours un élément de surprise. Il faut insister sur cela. On ne veut pas prévenir les gens que quelque chose va toujours se passer mais je peux vous assurer et assurer les Centrafricains que la Minusca est là, forte dans le système de justice parce que c’est cela mettre en place un Etat de droit » confie-t-elle.

 

La Minusca travaille étroitement avec le gouvernement sur le dossier Jean Francis Bozizé, confie Diane Corner qui rappelle que les actions de la Minusca ne sont que des appuis au gouvernement « nous agissons en appui et peut être nous avons la possibilité d’appréhender les gens mais nous sommes absolument là, à 100% derrière la justice centrafricaine » a-t-elle indiqué. C’est une position exprimée aussi par le porte-parole de la Minusca, Vladimir Monteiro “la Minusca appuie le gouvernement et rien d’autres. C’est dans ce cadre qu’il faut situer nos actions” exprime-t-il dans un entretien avec le RJDH.

 

Sans donner des précisions, Diane Corner fait savoir que l’exécution des mandats d’arrêt est entourée de plusieurs questions. C’est un dossier évité par le porte-parole de la Minusca interrogé sur la question “je vous parle du dossier de l’individu Jean  Francis Bozizé, je ne peux pas répondre à d’autres questions” a répondu Vladimir Monteiro.

 

Arrêté le 5 août 2016, Jean Francis Bozizé est toujours gardé à la SRI. Son audition est attendue dans les prochains jours.

 

 

Centrafrique : L’audition de Jean Francis Bozizé reportée à une date ultérieure

 

http://rjdh.org/ PAR JUDICAEL YONGO LE 8 AOÛT 2016

 

BANGUI, 08 Aout 2016(RJDH)—Le parquet de Bangui a reporté à une date ultérieure l’audition de Jean Francis Bozizé, ancien ministre de la Défense. L’information a été confiée au RJDH par le procureur de la République Ghislain Gresénguet qui avance des raisons techniques.

 

Jean Francis Bozizé n’a pas pu être présenté au doyen de juge ce matin, malgré les dispositifs de sécurité pris au niveau du Tribunal de Grande Instance de Bangui. Ce report est dû, selon le procureur de la république à un problème technique qui va être réglé sous peu « l’audition n’a pas eu lieu pour des raisons techniques au niveau du doyen des Juges d’instruction » confié Ghislain Gresénguet sans donner des précisions sur la nouvelle date.

 

Le parquet rassure sur la sécurité de Jean  Francis Bozizé « toutes les dispositions sont prises pour garantir la sécurité  de cet ancien ministre de la défense avant son audition » a précisé le procureur Ghislain Gresénguet.

 

Le report de l’audition a été annoncé après une réunion entre le ministre de la justice, Flavien Mbata, la représentante adjointe du représentant du SG des Nations-Unies, Diane Corner et le procureur de la République au cabinet du ministre.

 

Jean Francis Bozizé, fils de l’ancien président François Bozizé est arrêté le 5 août dans l’un des sièges de la Minusca où il avait un rendez-vous. Ce dernier est sous mandat d’arrêt international depuis mai 2014. Jean Francis Bozizé est gardé sous haute sécurité à la Section de Recherches et d’Investigation(SRI) en attendant son audition par le doyen des juges d’instruction.

 

Centrafrique : Le nouvel ambassadeur de France attendu à Bangui ce mardi

 

http://rjdh.org/ PAR SYLVESTRE SOKAMBI LE 8 AOÛT 2016

 

BANGUI, 08 aout 2016 (RJDH)—Le nouvel ambassadeur de la France en Centrafrique, Christian Bader arrive à Bangui demain mardi 09 aout 2016 a-t-on appris de sources diplomatiques généralement bien informées.  

 

L’information a été confiée au RJDH par plusieurs sources proches de l’ambassade de France en République Centrafricaine. C’est à bord d’Air France que le diplomate français arrivera en Centrafrique, son nouveau poste.

 

Christian Bader arrive à Bangui une semaine après le départ de Charles Malinas, l’ambassadeur sortant de la République française en Centrafrique qui a quitté Bangui le 02 aout dernier. Selon le décret du président français, l’ancien ambassadeur de la France en Centrafrique est appelé à d’autres fonctions. De sources diplomatiques, Charles Malinas est nommé ambassadeur de France dans un pays d’Europe Centrale.

 

Nommé le 04 décembre 2013, Charles Malinas est arrivé à Bangui sous la transition de Michel Djotodia. Il a représenté son pays dans de nombreux dossiers dont les plus sensibles sont la démission de Michel Djotodia, l’élection de Catherine Samba-Panza, la rencontre de Brazzaville ayant abouti à la signature de l’accord de cessez le feu entre les groupes armés, les consultations populaires à la base et les élections de janvier-février 2016.

 

Christian Bader nommé le 15 juillet dernier rejoint son poste au moment où la RCA a renoué avec l’ordre constitutionnel. Le dossier le plus urgent qui l’attend est celui du DDRR dont la France est l’un des principaux partenaires.

 

Christian Bader est le 23ème ambassadeur de la République française en Centrafrique depuis 1960.

 

Repost 1
Centrafrique-Presse.com
8 août 2016 1 08 /08 /août /2016 12:38

 

 

http://lepays.bf/  07 août 2016

 

C’est en principe aujourd’hui, 8 août, que le président Idriss Deby Itno sera investi. Pour la 5e fois consécutive, il se soumet à cet exercice. Et tout indique que ce ne sera pas la dernière fois, puisqu’il a pris le soin de tripatouiller la Constitution pour se donner  les moyens légaux de régner sur le Tchad jusqu’à ce que la nature en décide autrement. Et comme il est impossible de battre un dictateur dans les urnes, il ne faut pas rêver d’une alternance démocratique au Tchad. C’est dans ce contexte que l’opposition fait comme elle peut pour contrarier l’homme fort de N’Djamena. Ainsi, sa réélection en avril 2016, avait été fortement contestée par  Saleh Kebzabo et ses camarades. En plus de cela, ils avaient déposé une plainte contre lui auprès de la haute Cour de justice pour violations des droits de l’Homme, disparitions forcées, détournements de fonds. Tous ces crimes ont été détaillés et consignés dans un document de 6 pages. Au nombre des actions engagées par l’opposition, l’on peut citer aussi son appel à manifester et ce, à la veille pratiquement de la cérémonie d’investiture et en dépit de l’interdiction du ministère de la Sécurité publique. Mieux, elle a même appelé à une journée ville morte à cette occasion.

 

Aucune lueur de changement démocratique ne peut être décelée dans le ciel tchadien

 

On ne peut donc pas faire le reproche à l’opposition de n’avoir rien entrepris face aux excès du président Deby. L’on doit au contraire relever et saluer l’ensemble de ses œuvres contre la dictature au Tchad. Car, il est suicidaire d’afficher son appartenance à l’opposition dans un pays, comme c’est le cas du Tchad où toutes les institutions sont à la botte du prince régnant et où le droit de casser de l’opposant par tous les moyens, apparaît comme une prérogative, peut-on dire, constitutionnelle du président de la République. Au plan endogène donc, aucune lueur de changement démocratique ne peut être décelée dans le ciel tchadien. Et l’opposition donne l’impression d’en être consciente. Là-dessus, elle ne se fait pas trop d’illusions. En effet, à propos de la plainte déposée contre le président Deby pour « haute trahison », le chef de file de l’opposition avait laissé entendre ceci : « Nous voulons juste montrer à notre opinion qu’un président de la République, aussi puissant soit-il, n’est pas à l’abri des poursuites judiciaires. Nous avons donc pour l’histoire et pour la formation de nos militants, décidé de poursuivre le président Deby… ». Face donc à l’homme fort de N’Djamena, l’opposition se contente pour l’instant de faire dans le symbolisme. Et pour ne rien arranger, la communauté internationale et certains présidents africains, à qui l’on ne peut pas faire le reproche d’être des satrapes, donnent l’impression de s’accommoder de la dictature de Deby. La raison principale de cela pourrait être liée au rôle que ce dernier joue dans la lutte contre le péril djihadiste dans la région du Lac Tchad, en particulier, et dans toute la zone du sahel en général. Dans les Ifoghas maliens, par exemple, on se souvient, en effet, des exploîts réalisés par le contingent tchadien dans la traque des barbus. A cette occasion, bien des soldats de Deby étaient tombés sur le théâtre des opérations. La contrepartie de ce lourd tribut pourrait être le silence que les champions de la démocratie observent face au traitement calamiteux que Deby réserve à la démocratie dans son pays. Et l’opposition, par moments, pour signaler qu’elle existe, est contrainte de poser des actes d’éclat qui sont loin de perturber le sommeil du dictateur. De ce point de vue, l’on peut dire que la dictature de Deby se porte bien. C’est donc en toute sérénité qu’il va porter, pour la 5e  fois consécutive, l’écharpe de président du Tchad. Et la probabilité que l’on compte parmi les convives de Deby, d’éminentes personnalités venues d’Afrique et d’ailleurs, est forte. Car, en plus des services que Deby rend dans le cadre de la lutte contre les illuminés, il y a le fait qu’il est le président en exercice de l’UA (Union africaine). Cette double casquette pèsera sans doute en faveur du succès de son investiture en termes de présence effective de têtes couronnées. Les plus hypocrites se contenteront de se faire représenter. C’est du pareil au même.

 

Idriss Deby est dans la logique des dictateurs

 

Mais tous, que ce soit dans l’un ou l’autre cas, doivent avoir à l’esprit la vérité suivante : en répondant favorablement à l’investiture de Deby, ils prennent part au requiem de la démocratie. Et ils devraient en avoir honte. En effet, il y a quelque chose de moralement indécent de trinquer à la santé d’un président qui est à la tête de son pays depuis un quart de siècle et qui, pour conforter sa dictature, n’hésite pas à tripatouiller la Constitution et à faire disparaître ses opposants. Que des chefs d’Etat du Gondwana appartenant à l’UA, prennent part à la comédie que représente l’investiture d’un satrape, est chose normale, puisque tout ce qui se ressemble s’assemble. Mais ce qui serait inacceptable, c’est de compter parmi les invités de Deby tous les présidents qui ont pris fait et cause pour la démocratie dans leur pays. Quant à Idriss Deby, l’on peut dire qu’il est dans la logique des dictateurs. En effet, ces derniers ne quittent jamais de leur propre gré le pouvoir. Ils ont tellement de cadavres dans les placards que de leur vivant, ils font tout pour ne pas permettre à quelqu’un de les ouvrir. Et en cela, Idriss Deby ne déroge pas à la règle. Tous, on se souvient, ont été chassés du pouvoir par la force. L’exemple le plus éloquent est la personne à laquelle Deby a succédé, c’est-à-dire Hissène Habré et qui vient d’être condamné à vie pour l’ensemble de ses basses  œuvres commises alors qu’il était au pouvoir. Et comme les mêmes causes produisent les mêmes effets, l’on peut se risquer à dire que Deby est en train de réunir les ingrédients pour finir comme ses prédécesseurs. A-t-il seulement un jour, pensé à cela ? On peut en douter. Car chaque dictateur est convaincu que ce sort n’arrive qu’aux autres.

 

« Le Pays »

Lu pour vous : INVESTITURE DE DEBY : Le requiem de la démocratie
Lu pour vous : INVESTITURE DE DEBY : Le requiem de la démocratie
Repost 1
Centrafrique-Presse.com
8 août 2016 1 08 /08 /août /2016 12:29

 

 

http://www.voaafrique.com/ 8/8/2016

 

En RCA, la cohabitation entre éleveurs Peuls et habitants riverains de la SEGA, la Société d’État de gestion des abattoirs de Bangui tend à se normaliser. Aujourd’hui, les éleveurs peuvent librement faire paître leurs bœufs dans les parages. Ce qui n’était pas le cas, il y a quelques semaines en arrière. À cela, il faut ajouter l’insalubrité qui bat son plein dans cet unique lieu d’abattage des bêtes de la capitale.

 

Aujourd’hui tous les cœurs semblent s’apaiser et la vie reprend son cours normal aux alentours de la SEGA.

 

Éleveurs et habitants riverains étaient à couteaux tirés. Les uns accusent les autres d’avoir laissé leurs bœufs commettre des dégâts dans leurs concessions ou sur leurs produits étalés le long du fleuve Oubangui.

 

Des mésententes qui ont laissé place à des compromis. Idriss Abdoulaye est éleveur. Il peut aujourd’hui faire paître ses bœufs en profondeur des quartiers à plusieurs centaines de mètres de la SEGA.

 

"Non ! Nous n’avons plus de problème. Aujourd’hui nous nous entendons bien. Un jour, une femme s’en était prise à moi, mais ceux qui étaient là, l’en avaient défendue. Nous faisons paître nos bœufs même en profondeur des quartiers. Si on leur demande de nous donner à boire, ils le font. Parfois on y reste jusqu’à 13 heures avant de rentrer. Si les habitants insultent quelqu’un, ça veut dire que ses bœufs ont causé un dégât chez eux".

 

Pour mieux sécuriser les éleveurs et leurs troupeaux, le ministère de la sécurité a annoncé début août, la création d’une unité spécialisée.

 

Une manière de mettre fin au racket des éleveurs par certains éléments des forces de l’ordre.

 

Il faut ajouter à l’aspect sécuritaire, l’insalubrité au sein de la SEGA, elle-même en état de délabrement très avancé. Ces passants en appellent à une action rapide des autorités.

 

Les responsables de la SEGA, cette unique société d’abattage des bêtes installée aux abords du fleuve Oubangui n’ont pas réagi à cette situation.

Les relations sont normalisées entre les Peuls et habitants riverains de la SEGA en Centrafrique
Repost 0
Centrafrique-Presse.com
7 août 2016 7 07 /08 /août /2016 22:38

 

 

Par RFI  06-08-2016 Modifié le 06-08-2016 à 23:26

 

Le fils de l'ancien président centrafricain François Bozizé a été arrêté ce vendredi 5 août. Jean-Francis Bozizé est visé par un mandat d'arrêt international donné par le tribunal de grande instance de Bangui. Une version que conteste son avocat maître Jean-Louis Opalegna.

 

Maître Jean Louis Opalegna, l’avocat de Jean-Francis Bozizé, livre à RFI sa version des faits. Sur l’arrestation d’abord : « Jean-Francis Bozizé ne s’est pas livré à la Minusca. Il s‘y est rendu pour une audience, et c’est à ce moment qu’il a été appréhendé », affirme l'avocat.

 

Plus tard, sur le fond de l’histoire, maitre Opalegna conteste l’autorité de la Minusca. Selon lui, la force onusienne en Centrafrique ne fait pas partie de la force nationale autorisée par le code de procédure pénale à arrêter un citoyen centrafricain.

 

Une « arrestation illégale », selon son avocat

 

Puis l’avocat ajoute : « Jean-Francis Bozizé et moi-même ne sommes pas au courant de ce qu’on lui reproche. Jusqu’à maintenant, personne ne lui a notifié son mandat d’arrêt. C’est une arrestation et une détention illégale ».

 

Dans le même temps, ni les autorités centrafricaines, ni la Minusca ne souhaitent s’exprimer, les autorités ne voulant pas se prêter au jeu de la polémique. Au ministère de la Justice, un proche du dossier conclut : « Il est temps de laisser la justice faire son travail ».

 

Je suis allé causer avec M. Jean-Francis Bozizé. Lui et moi sommes encore ignorants de ce qu’on lui reproche. Il semble que c’est en exécution d’un mandat d’arrêt qui se trouve à la SRI [Services de recherche et d’investigation, ndlr]. Quel mandat d’arrêt ? Puisque pour qu’on arrête quelqu’un en vertu d’une telle mesure, il faudrait que la mesure lui soit notifiée. Cette mesure ne lui a pas encore été notifiée. Jusqu’à l’heure où je vous parle, il n’est pas encore au courant de ce qu’on lui reproche. Je sais par rapport à ce qu’il m’a dit qu’il répondait à une audience qui lui a été accordée par la Minusca. Et c’est de là-bas qu’on lui a notifié qu’il était en état d’arrestation. On a appelé la force centrafricaine pour qu’il soit déporté et se trouver maintenant au niveau de la SRI. Ce que j’exige aujourd’hui, c’est qu’il soit mis en liberté sans condition parce que sa détention et son arrestation sont intervenues dans les conditions les plus illégales du monde ! Il est en détention illégale !

 

Maître Jean-Louis Opalegna, avocat de Jean-Francis Bozizé

 

06-08-2016 - Par Esteban Galiano

 

RCA: Francis Bozizé très tôt rattrapé par son passé

 

Bangui dimanche 7 août 2016 Afriquinfos) – Jean-Francis Bozizé est tombé dans les mailles de la Mission multidimensionnelle intégrée de stabilisation des Nations Unies en Centrafrique (Minusca), ce vendredi 5 août. Le fils de l’ancien président centrafricain est rattrapé par un mandat d’arrêt international.

 

L’ancien ministre délégué à la Défense, Francis Bozizé, est placé en garde à vue à la Section de Recherches et d’Investigation (SRI), a-t-on appris de sources proches du pouvoir de Bangui. L’information a été aussi confirmé par des cadres du KNK, parti de l’ancien président François Bozizé, père de Francis Bozizé.

 

 Selon des sources fiables, il se serait rendu lui-même. «Nous étions au courant de sa présence à Bangui en provenance de Nairobi», a confirmé Flavien Mbata, ministre de la Justice, avant de préciser que Bozizé fils s’est rendu de lui-même à la Minusca, sur demande du Kwa Na Kwa,

 

Jean-Francis Bozizé vient d’être arrêté, tel que l’avait promis Catherine Samba Panza, Présidente du Conseil national de transition. Une arrestation qui fait suite au mandat émis par le Tribunal de grande instance de Bangui. Car il était recherché, depuis mai 2014, pour torture, détournement de deniers publics, complicité d’assassinat et association de malfaiteurs.

 

Il sera présenté, les jours à venir, à un juge d’instruction afin d’élucider cette affaire. Mais pour certains observateurs, ce serait plutôt à un règlement de compte auquel se livrerait ainsi Faustin Archange Touadera. Après la grave crise qu’a connue la Centrafrique, il serait opportun pour les nouvelles autorités de se tourner vers une réconciliation vraie, afin de remettre le pays sur la voie du développement.

 

Innocente NICE

 

© 2016

 

 

Centrafrique : Le fils de l’ex-président Bozizé toujours en état d’arrestation

 

http://www.africtelegraph.com/  LAZARD OBIANG 6 AOÛT 2016

 

Interpellé dans la matinée de vendredi par une unité de police de la mission onusienne en Centrafrique (Munisca) avant d’être remis aux autorités centrafricaines, Jean-Francis Bozizé a été auditionné et maintenu par les gendarmes à la Section de Recherches et d’Investigations ( SRI) à Bangui.

 

Le fils de l’ex-président centrafricain François Bozizé a été entendu pendant plusieurs heures à la Section de Recherches et d’Investigation (SRI) avant d’être placé en détention préventive par cette unité de la gendarmerie. Cette arrestation qui survient au moment où la Centrafrique tente de se relever d’une guerre déclenchée à la suite du renversement de son père en 2013, va faire une tâche d’huile dans le processus de réconciliation des filles et fils du pays.

 

Selon le ministre centrafricain de la Justice, Flavien Mbata, les autorités centrafricaines étaient au courant de sa présence dans le pays depuis son arrivée « de manière inopinée à Bangui en provenance de Nairobi, à bord d’un vol de la compagnie aérienne Kenyan Airways », le mercredi 3 août.

 

Il ajoute que c’est à la demande du Kwa Na Kwa, le parti de l’ancien président, que son fils, accompagné d’un avocat, s’est présenté à la Minusca. Jean-Francis Bozizé est désormais détenu dans les locaux des services de recherche et d’investigation.

 

Confronté au gel de ses avoirs tout comme d’autres membres de la famille ou personnalités de l’ancien régime, cet ancien ministre délégué à la défense cherchait à regagner le pays où il détient certains biens.

 

D’après une source au parquet, « Jean-Francis Bozizé fait partie des proches de l’ancien président Bozizé ou membres de sa famille qui font l’objet d’information judiciaire ouverte par la justice centrafricaine ».

 

Le fils de l’ancien président avait quitté la Centrafrique le 24 mars 2013 au moment de la prise de Bangui par la coalition à dominance musulmane Séléka. Cette rébellion avait alors installé à la place de son père le président autoproclamé Michel Djotodia. Le pays avait alors sombré dans une spirale des violences communautaires avec des milliers de morts et des centaines de milliers de personnes déplacées, provoquant l’opération militaire française Sangaris, puis le déploiement de la Minusca.

RCA : l'avocat de Jean-Francis Bozizé condamne son arrestation sur RFI
RCA : l'avocat de Jean-Francis Bozizé condamne son arrestation sur RFI
Repost 0
Centrafrique-Presse.com
6 août 2016 6 06 /08 /août /2016 18:11

 

 

http://www.afrique-sur7.fr/  AOÛT 6, 2016

 

Jean-Francis Bozizé est tombé dans les mailles de la Mission multidimensionnelle intégrée de stabilisation des Nations Unies en Centrafrique (Minusca), ce vendredi 5 août. Après plusieurs mois de cavale, le fils de l’ancien président centrafricain est rattrapé par un mandat d’arrêt international. De sources concordantes, il se serait rendu de plein gré, apprend-on de RFI.

 

Jean-Francis Bozizé se fait arrêter

 

Jean-Francis Bozizé vient d’être arrêté, tel que l’avait promis Catherine Samba Panza, présidente du Conseil national de transition. Longtemps visé par un mandat d’arrêt international, l’ex-ministre délégué à la Défense est actuellement détenu dans les locaux des Services de recherche et d’investigation (SRI) en Centrafrique. Une information confirmée par Flavien Mbata, ministre de la Justice : « Nous étions au courant de sa présence à Bangui en provenance de Nairobi. » Avant de préciser que Bozizé fils s’est rendu de lui-même à la Minusca, sur demande du Kwa Na Kwa, l’ancien parti au pouvoir.

 

Cette arrestation fait suite au mandat émis par le tribunal de grande instance de Bangui. Car il était recherché, depuis mai 2014, pour torture, détournement de deniers publics, complicité d’assassinat et association de malfaiteurs. Il sera présenté, les jours à venir, à un juge d’instruction afin d’élucider cette affaire. Mais pour certains observateurs, ce serait plutôt à un règlement de compte auquel se livrerait ainsi Faustin Archange Touadera. Après la grave crise qu’a connue la Centrafrique, il serait opportun pour les nouvelles autorités de se tourner vers une réconciliation vraie afin de remettre le pays sur la voie du développement.

Lu pour vous : RCA : après son père, Jean-Francis Bozizé tombe à Bangui
Repost 0
Centrafrique-Presse.com
6 août 2016 6 06 /08 /août /2016 17:37
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH

 

Centrafrique : L’audition de Jean Francis Bozizé prévue pour le lundi prochain

 

http://rjdh.org/ PAR JEAN FERNAND KOENA LE 6 AOÛT 2016

 

BANGUI, 6 Août 2016(RJDH)—Francis Bozizé, arrêté 5 août dernier sera présenté au juge d’instruction le lundi 8 août 2016. L’information a été confiée au RJDH par le procureur de la République Ghislain Gresenguet.

 

Le procureur de la République joint par le RJDH a indiqué que le fils de l’ancien président est poursuivi pour plusieurs faits « Jean Francis Bozizé est poursuivi pour plusieurs faits. La procédure concerne  le détournement des deniers publics, de complicité d’assassinat et beaucoup d’autres choses » explique-t-il.

 

Selon Ghislain Gresenguet, Francis Bozizé sera présenté au juge d’ici lundi «  la procédure se trouve chez le doyen des juges d’instruction qui va certainement l’auditionner le lundi » a indiqué le procureur de la République.

 

Le gouvernement a, dans un communiqué publié quelques heures après l’arrestation de Francis Bozizé, fait savoir que cette arrestation fait suite à un mandat d’arrêt émis en mai 2014 contre Francis  Bozizé. Dans le document, le gouvernement s’engage à garantir une justice équitable au fils de l’ancien président de la République.

 

L’ancien ministre délégué à la Défense Jean Francis Bozizé est rentré en Centrafrique le mercredi dernier après plus de trois années d’exil. Il a été arrêté par la Minusca avant d’être remis aux autorités.

 

 

Centrafrique, Cameroun, la RDC et le Congo luttent contre le trafic illégal des diamants bruts

 

http://rjdh.org/ PAR NOURA OUALOT LE 6 AOÛT 2016

 

BANGUI, 06 août 2016 (RJDH)— Les pays producteurs de diamants de la sous-région de l’Afrique centrale s’unissent pour lutter contre la fraude et la contrebande transfrontalière de diamant brut. A cet effet, la mise en place d’une plate-forme sous régionale dans le cadre du processus de Kimberley a été au centre d’une réunion sous régionale des ministres en charge des Mines qui s’est tenue à Bangui du 3 au 4 août 2016.

 

Il s’agit de la République Centrafricaine, la République Démocratique du Congo, le Congo et le Cameroun. Cette réunion a été organisée dans le cadre de la mise en œuvre des recommandations de l’intersession du processus de Kimberley tenue à Dubaï du 23 au 26 Mai 2016. Elle vise la mise en place d’une plateforme de lutte contre la fraude et la contrebande transfrontalière des diamants bruts dans la sous régionale de l’Afrique Centrale.

 

D’après Ange Maxime Kazagui, président du présidium de la réunion, la mise en place de cette plateforme régionale du processus de Kimberley est la plus grande des recommandations formulées au cours de la réunion, « l’objectif est d’échanger sur les questions de fraude et de la contrebande transfrontalière. De mettre en place des mécanismes de veille et de surveillance pour se contacter, échanger très rapidement les informations sur les individus qui agissent de manière à promouvoir la fraude entre nos différents pays producteurs frontaliers », a relaté ce dernier.

 

Observer et contrôler la production minière sont deux missions assignées à cette plate-forme qui sera instituée. « Ses missions sont d’abord d’observer de manière permanente les  activités faites par les polices des mines. De s’assurer que les lots saisis soient rapatriés dans les pays d’origine. D’échanger des informations sur les sociétés délinquantes ou des opérateurs délinquants dans le système du diamant. Faire en sorte que les différents ministres se réunissent régulièrement  pour échanger des informations  », a expliqué le président du présidium.

 

Le ministre camerounais en charge des mines Ernest Gbwabougoua promet de tout mettre en œuvre pour la levée totale de l’embargo sur le diamant centrafricain, « au-delà de la mise en place de cette plateforme, le Cameroun continuera de soutenir toute initiative et ne ménagera aucun effort en vue de la levée totale et effective de la sanction du processus de Kimberley sur toute l’étendue du territoire centrafricain».

 

La RCA a été suspendue temporairement du processus de Kimberley le 23 Mai 2013 suite à l’envahissement du pays par les groupes armés en Mars 2013, cette sanction est partiellement levée dans les zones vertes que sont la partie Sud-Ouest de la RCA.

 

 

Centrafrique : Plus de 40 « sorciers exorcisés » au domicile du chef Camille Mandaba à Boy-rabe

 

PAR JEAN FERNAND KOENA LE 6 AOÛT 2016

 

BANGUI, 6 août 2016 (RJDH)—Ils sont des femmes, des enfants « sorciers » qui viennent se faire délivrer de leur sorcellerie. Blandine Mbaré, une de ceux qui ont passé l’épreuve a avoué sa sorcellerie après une pratique de délivrance chez  Camille Mandaba, chef du quartier Votongbo situé dans le 4e arrondissement de Bangui.

 

Après plusieurs années d’exercice dans la sorcellerie, Blandine Mbaré entend renoncer à cette pratique « j’ai acquis la sorcellerie depuis le bas-âge et nous avons travaillé avec, mais je veux arrêter avec pour me tourner vers Dieu », a indiqué au RJDH, Blandine Mbaré, l’air bien fatigué après l’opération.

 

Elle affirme l’avoir fait sans contrainte et son aveu n’a pas été extorqué « j’ai toujours cherché à me débarrasser de ça et quand j’ai appris la nouvelle de cette femme exorciste, je me suis présentée au chef et lui ai dit de me dépister et ils ont compris que j’ai la sorcellerie et c’est ainsi qu’elle m’a délivré » a-t-elle ajouté.

 

La femme exorciste utilise des méthodes traditionnelles pour procéder aux opérations. Elle n’a pas été disponible pour répondre au RJDH, car disent ses proches, « elle est préoccupée par la délivrance ».

 

Selon Camille Mandaba, chef du quartier Votongbo chez qui se déroule les événements, il y a un plan de sécurisation « la première des dispositions que j’ai prises c’est d’abord la sensibilisation des parents des ceux qui passent à l’aveu en vue de les sécuriser » a-t-il indiqué.

 

« En le faisant, ils se sauvent eux-mêmes et sauvent la vie de leur familles, car si cette sorcellerie demeure, elle finira par rattraper toute la famille. Plus de 40 sorciers ont déjà été délivrés » a-t-il soutenu.

 

Le phénomène de la sorcellerie préoccupe les anthropologues qui mènent les enquêtes pour une interprétation rationnelle du phénomène en Centrafrique.

 

Repost 0
Centrafrique-Presse.com
6 août 2016 6 06 /08 /août /2016 12:49

 

 

Après la sanglante crise politico-militaire qui a mis les couches de la société centrafricaine en lambeaux, la population meurtrie est entrain de conjuguer des efforts pour reconstruire un pays jadis prospère. C'est ainsi que les centrafricains se sont mobilisés massivement malgré le climat sécuritaire tendu pour élire le Président de la République. Le tableau synoptique était ainsi établi : d'abord le retour à l'ordre constitutionnel, ensuite le désarmement en passant par la justice et la réconciliation nationale. Soucieux de contribuer à la reconstruction du pays, les centrafricains sont plus que jamais tolérants envers le nouveau locataire du palais de la renaissance nonobstant les différentes nominations qui s'apparentent à la réhabilitation de ceux qui ont contribué à la destruction du pays.

 

C'est la rupture ou le KNK déguisé ou rénové ? Apparemment, le Président de la République a du mal à se démarquer de son ancien parti. Ainsi, le peuple se doit de poser légitimement la question suivante : à quel jeu joue le Président Touadera ? Il est vrai que les jeux olympiques de Rio viennent de s'ouvrir mais celui choisi par le Président de la République a une odeur nauséabonde et qui risque de constituer un obstacle à son mandat. La goutte d'eau qui risque de déborder le vase s'assimile à une trahison. Qui trahit qui ? Les centrafricains sont trop sages et intelligents pour deviner. Il s'agit du retour volontaire au pays, à bord d'un vol régulier de Kenyan Airways de l'ex ministre délégué des forces armées, fils aîné de l'ancien Président de la République. Il semble que ce retour a eu la bénédiction des nouvelles autorités de Bangui car il a été rendu possible à leur demande.

 

Sa descente sans crainte à l'aéroport international de Bangui-Mpoko le justifie. Ce retour spectacle a réveillé la conscience des centrafricains qui se posent mille et une question. Pourquoi et comment une personnalité politique de cette envergure, qui fait l'objet d'un mandat d'arrêt international et sous sanction de l'ONU assortie d'interdiction de voyager peut franchir aussi facilement les frontières centrafricaines ? A t-il bénéficié de soutiens ou de complicité ?  L'arrestation d'une telle personnalité devrait se faire de façon systématique à l'aéroport et non quelques jours après dans une chambre d'hôtel. Se constituer volontairement prisonnier est-il un moyen de préparer le retour de son père qui lui aussi sous sanction du conseil de sécurité de l'ONU ? Le retour de l'enfant prodige à la veille des négociations avec les groupes armés est la résultante d'une coïncidence ? Pourquoi ce retour à la veille d'une imminente gouvernement d'union nationale ?

 

Visiblement ce retour empoisonne la vie politique, le processus démocratique et le processus de désarmement. A la lecture optique des événements, la justice centrafricaine a été également surprise par ce scoop et n'a réagi qu'ultérieurement. L'initiative provient-elle des autorités centrafricaines où comme d'habitude le fruit d'une ingérence ? Personne n'est à mesure de la certifier. Il ne faut pas perdre de vue que beaucoup d'armes sont disséminés à travers le pays et l'acquis sécuritaire peut être mis en cause par la présence de cet encombrant prisonnier. Cette présence relève de la simple provocation et constitue un manque de respect à l'égard des victimes de cette crise meurtrière. Fort de ce qui précède et nonobstant le jeu hybride du Président de la République, nous demandons avec insistance au Président de l'assemblée nationale de mettre en place une commission d'enquête parlementaire pour édifier le peuple sur ce rocambolesque retour. Un rapport doit être déposé sur le bureau du procureur de la République pour d'éventuelles suites judiciaires. Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites pas que c'est moi.                                        

 

Lyon le 05 août 2016.

 

Bernard SELEMBY DOUDOU

 

Juriste, Administrateur des Elections

RETOUR ET ARRESTATION DE FRANCIS BOZIZÉ EN CENTRAFRIQUE : A QUEL JEU JOUE LE PRESIDENT TOUADERA ? par Bernard SELEMBY DOUDOU
Repost 0
Centrafrique-Presse.com