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28 novembre 2019 4 28 /11 /novembre /2019 22:12
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RCA : Controverse autour du comité stratégique d'appui aux élections, Faustin Archange Touadéra brise le silence

 

https://www.radiondekeluka.org/ jeudi 28 novembre 2019 11:56

 

A un an des prochaines élections groupées en Centrafrique, l'opposition démocratique a mis en place ce 27 novembre 2019 à Bangui une coalition pour faire face à Faustin Archange Touadéra et à son parti le Mouvement Cœurs-Unis (MCU). A l'initiative du chef de file de l'opposition démocratique et président de l'URCA (Union pour le Renouveau Centrafricain), Anicet Georges Dologuélé, tous les partis politiques d'opposition au régime de Bangui se sont réunis pour définir leur stratégie électorale.

Ce contact des leaders de l'opposition politique, la première du genre depuis les dernières élections groupées de 2015-2016, intervient dans un contexte pré-électorale marqué par des suspicions.

"Nous avons parlé de toutes les questions d'actualité et surtout des conditions d'organisation des élections, des inquiétudes qui habitent tous les membres et de la stratégie à mettre en place pour que la démocratie reste une réalité en RCA" a expliqué Crépin Mboli-Goumba, président du Parti Africain pour la Transformation Radicale et Intégrale des Etats (PATRIE) pour qui, cette rencontre de circonstance n'a rien de hasard. Pour lui, "cette démocratie est menacée dans la pratique politique et dans la gouvernance de tous les jours".

La démocratie est menacée mais comment faire face pour changer les choses ? Bertin Béa, secrétaire général du parti travailliste KNK, crache la stratégie de l'opposition qui est à la fois politique, économique et sociale. "Le KNK se réjouit de cette rencontre regroupant l'opposition démocratique pour que nous puissions échanger sur les scandales financiers et la question électorale" a précisé M. Béa indiquant que  "un arrêté a été pris par le Premier ministre pour mettre en place 'un soi-disant' comité stratégique. Nous pensons que c'est totalement illégal, arbitraire" avertissant que "c'est une machine à préparer une fraude électorale". Bertin Béa souligne "qu'ensemble, nous allons rectifier toutes les dérives du régime du Président à l'heure actuelle" estimant que "trop c'est trop".

Les leaders présents à la rencontre sont ambitieux et ont soif de solliciter le suffrage du peuple. Dans le contexte actuel, Nicolas Tiangaye, président de la Convention Républicaine pour le Progrès Social (CRPS), ne discute pas d'opinions au sujet de l'arrêté du Premier ministre, Firmin Ngrébada. "Ce comité stratégique est illégal. Il viole la loi qui a créé l'Autorité Nationale des Elections. La position des leaders des partis politiques est que l'arrêté qui a été pris par le Premier ministre soit purement et simplement rapporté" a-t-il exigé.

L'idée de la coalition est lancée, mais il faut la formaliser. L'initiateur Anicet Georges Dologuélé, président fondateur de l'Union pour le Renouveau Centrafricain, se félicite du caractère légal qu'aura à prendre cette coalition. "Pour une plateforme, il faut des textes juridiques. Cela va être rédigé avec les modalités de fonctionnement pour qu'on puisse avoir un cadre dans lequel parler du pays" a-t-il fait savoir.

Après la délivrance de l'acte de naissance de cette coalition ce 28 novembre 2019, les élections de 2020 permettront de déterminer son poids politique.  

Le MDREC brandit l'ordonnance 058 devant la Cour Constitutionnelle

Le président du parti politique Mouvement Démocratique pour la Renaissance et l'Evolution de Centrafrique (MDREC), Joseph Bendounga, a déposé mercredi 27 novembre un recours au greffe de la Cour Constitutionnelle, brandissant une ordonnance. "Nous déferons l'ordonnance 058 devant la Cour Constitutionnelle et nous attendons une décision qui puisse apaiser le peuple centrafricain", a lâché M. Bendounga après la saisine de la Cour Constitutionnelle.

Par cette requête, M. Bendounga relève que ce n'est pas par un arrêté qu'on peut nommer les chefs des institutions. "Que ce soit les pouvoirs du Président de la République, du Premier ministre, des membres du gouvernement et de l'administration, tout est régi par la loi. La Cour Constitutionnelle est la garante du fonctionnement des institutions de l'Etat. L'organisation des élections, dans le strict respect du code électoral et des textes juridiques, est la garantie de paix et de sécurité pour la RCA" a précisé l'homme politique au regard des textes en vigueur.

En pleine période post-crise, Joseph Bendounga dit ne pas comprendre "pourquoi le Premier ministre veut créer un comité stratégique pour piloter les élections" ajoutant que "le Premier ministre se croit en période de transition depuis le 30 mars 2016". Pour Joseph Bendounga, depuis la prestation de serment du Chef de l'Etat Faustin Archange Touadéra, "ce sont les institutions de la République, dûment établies par la Constitution qui fonctionnent et qui agissent; il n'y a que l'ANE sous le contrôle de la Cour Constitutionnelle" pour organiser et gérer les élections.

Faustin Archange Touadéra brise le silence autour de la création du comité, stratégique

Le Président de la République balaie du revers de la main toute idée de truquage des prochaines élections. Selon Faustin Archange Touadéra dans une interview exclusive accordée à Radio Ndeke Luka ce 27 novembre 2019, la mise en place de ce comité stratégique n'est pas une première en Centrafrique. Son rôle n'est pas de remplacer l'Autorité Nationale des Elections mais de mobiliser des ressources pour l'organisation des élections.

"L'organisation des élections est de la responsabilité du gouvernement avec les institutions de la République notamment l'Autorité Nationale des Elections. Il faut l'accompagner. Quand nous manquons de ressources, c'est le gouvernement qui doit faire. Nous devons mettre tous nos partenaires autour de la table pour nous appuyer" rassure le Président de la République. Il souligne que "ceux qui interviennent dans le dispositif" le font "de la manière la plus transparente".

L'idée d'après Faustin Archange Touadéra est d'amener les uns et les autres à être au même niveau d'information. "Nous devrions faire en sorte que tout le monde sache ce qui tourne autour des élections. Quelles sont les difficultés ?".

"Nous sortons de crise, c'est d'éviter tout ce qui peut nous ramener dans des crises ? Ce n'est pas la première fois qu'on le mette en place. Pendant les dernières élections, il y a eu un comité stratégique" ce qui n'empêche pas d'aller à des élections "crédibles et transparentes" selon le Chef de l'Etat Touadéra.

 

 

RCA : L'UE ouvre ses portes aux Centrafricains

 

https://www.radiondekeluka.org/ jeudi 28 novembre 2019 12:02

 

L'Union Européenne (UE) ouvre ses portes du 28 au 30 novembre 2019 à la population centrafricaine. Une campagne qui vise à présenter au public ses multiples activités dans le cadre du relèvement du pays. Elles s'inscrivent dans la commémoration des 60 ans de son appui en Afrique en générale, en Centrafrique en particulier et se déroule à l'Alliance Française de Bangui. Le Président de la République, Faustin Archange Touadéra, a personnellement coupé le ruban symbolique pour lancer les portes ouvertes. 

Cette toute première édition des Journées Portes Ouvertes (JPO) appelée « I La » [Ndlr : Nous sommes là], qui démarre ce jeudi va donner l'occasion aux bénéficiaires de nombreuses actions menées par l’UE en faveur de la paix, de la reconstruction et du développement de la RCA de présenter leurs réalisations. Mercredi 27 novembre dans la soirée, le Président Faustin Archange Touadéra, accompagné du 1er vice-président de l’Assemblée Nationale, Symphorien Mapenzi, et de l’Ambassadrice de l’UE, Samuela Isopi, a procédé à la coupure du ruban, symbole officiel de l’ouverture de ces journées portes ouvertes.

« Ce n'est que la façade de l'Union Européenne. Vous avez vu le nombre de réalisations qui se font dans notre pays. Les gens se posent la question, qu'est-ce qu'on a fait des ressources de Bruxelles ? Je lance un vibrant appel à la population de venir constater » a lancé le Ministre de l’Économie et du Plan, Félix Moloua, invitant la population à aller massivement découvrir les réalisations de l’UE en partenariat avec le gouvernement.

Déjà au lancement à 16h 00, à l’Alliance Française de Bangui, plusieurs stands enrichis en documents, posters et annonces montrent que ces JPO de l’Union Européenne ont été bien préparées.

Pour illustration, l’espace Radio Ndeke Luka donne l'opportunité à la population de découvrir l’importance de l’information, la communication et la sensibilisation autour du slogan : « bâtir une société civile active pour accompagner la résilience, le relèvement et la paix en RCA ». Le Comité de Coordination des Organisations non gouvernementales (CCO) en Centrafrique n’est pas resté en marge. Il met l'accent sur la lecture des bandes dessinées, les principes humanitaires et les activités humanitaires financées par l’UE.

A quelques pas et dans le même cercle, les agents du Centre pour le Dialogue Humanitaire, actif en RCA depuis 2007, expliquent  la portée de leurs actions notamment la médiation d’accords locaux, la négociation de l’accès humanitaire, les garanties de sécurité et l’appui au processus de justice transitionnelle avec l’appui de l’UE.

Ces JPO de l’UE seront clôturées avec un méga-concert le samedi 30 novembre à l’Alliance Française de Bangui.

 

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28 novembre 2019 4 28 /11 /novembre /2019 15:12
Le président de la Commission de l’UA en séjour au Cameroun
Le président de la Commission de l’UA en séjour au Cameroun

 

Lu pour vous

 

Crise Anglophone : Le président de la Commission de l’UA en séjour au Cameroun

 

https://agencecamerounpresse.com/ jeudi, 28 novembre 2019 09:32 Marie MGUE

 

Accueilli ce mardi à Yaoundé par le Premier ministre, Chef du gouvernement, Joseph Dion Ngute, le président de la Commission de l’Union Africaine, Moussa Faki Mahamat, échangera avec le Cameroun , principalement  sur la situation  dans les régions du Sud-Ouest et Nord-Ouest.

 

Le Président de la Commission  de l’Union Africaine (UA), Moussa Faki Mahamat  est arrivé au Cameroun ce mardi 26 novembre 2019  à Yaoundé, en fin de matinée. Le diplomate africain, a été accueilli par le Premier ministre, Chef de gouvernement, Joseph Dion Ngute.

Cette visite entre dans le cadre d’une mission conjointe, Union africaine, Organisation  internationale  de la Francophonie  et  du Commonwealth.

Au cours de son séjour, le diplomate tchadien  évaluera avec les dirigeants locaux, la situation dans les régions du Sud-Ouest et Nord-Ouest, en proie depuis 2016 à une crise sociopolitique, dite anglophone.

Par ailleurs, l’Union africaine souhaite une implication du gouvernement camerounais pour un retour de la paix en République Centrafricaine.  

En effet, la visite du Président de la Commission  de l’Union Africaine intervient après celle de chef de mission de l’Union africaine pour la Centrafrique et l’Afrique, Matias Bertino Matondo.  Ce dernier a été reçu en audience par le Premier ministre. Les deux parties se sont entretenues sur la situation en RCA. « Nous avons dressé un état des lieux à la suite de l’accord de paix qui a été signé le 6 février 2019 pour un retour de la paix en République centrafricaine », a révélé,  Matias Bertino Matondo, au terme de l’entretien avec le Chef du gouvernement camerounais. Et d’ajouter : «  Nous avons mené  un plaidoyer pour que le Cameroun continue de jouer son rôle de leader dans la sous-région et pour l’accompagnement de la stabilisation de la République centrafricaine. »

Le Président de la  Commission  de l’Union Africaine a été rejoint par la secrétaire générale de la Francophonie, la Rwandaise Louise Mushikiwabo et Xavier Puppinck, le Directeur de Commonwealth.  

 

Marie MGUE 

 

NDLR : En se préoccupant seulement maintenant de la situation grave que vivent les régions du Sud-Ouest et Nord-Ouest du Cameroun, l’UA confirme les critiques et reproches qui lui sont souvent adressés à savoir qu’elle est toujours en retard d’une guerre. Combien de morts et quel seuil de drames faut-il atteindre pour que l'Union Africaine se saisisse d'une crise en Afrique ?

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28 novembre 2019 4 28 /11 /novembre /2019 15:03
Le leader rebelle centrafricain Miskine toujours détenu au Tchad

 

 

Par RFI Publié le 28-11-2019 Modifié le 28-11-2019 à 04:38

 

Les autorités tchadiennes ne doivent pas extrader Abdoulaye Miskine et ses compagnons. C’est ce que disent les avocats du président du Front démocratique du peuple centrafricain, un mouvement rebelle signataire des accords de Khartoum entre le gouvernement centrafricain et les mouvements rebelles. Lui et ses compagnons ont été arrêtés il y a dix jours alors qu’il venait de traverser la frontière entre la Centrafrique et le Tchad. Pour ses avocats, ils venaient solliciter une médiation du Tchad.

Les avocats des responsables de mouvements rebelles centrafricains indiquent que ceux-ci ont traversé la frontière en direction du Tchad pour demander une médiation avec le pouvoir de Bangui au sujet de la mise en œuvre des accords de Khartoum conclus en février dernier.

Malheureusement, ils n’ont pas été écoutés mais ont plutôt été interpellés et sont depuis détenus au secret, en toute illégalité, tempête Me Maxvelt Loalngar, un de leurs avocats : « L'accord entre les pays membres de la Cemac dispose qu'au bout de 72h l'étranger détenu sur le sol de l'État devrait être remis en liberté. À l'heure où nous parlons, nous n'avons pas accès à Abdoulaye Miskine et ses compagnons de fortune. Cela fait que cette détention est arbitraire, abusive, illégale. »

Les défenseurs des rebelles centrafricains font aussi remarquer qu’en tant que signataire des accords de Khartoum, Abdoulaye Miskine et ses compagnons ne devraient pas être poursuivis par l’État centrafricain.

« Vous vous souviendrez qu'en février dernier, il y a eu un accord signé entre l'État centrafricain et 14 groupes armés. Il a été stipulé très clairement que les chefs de ces mouvements-là ne devaient pas faire l'objet de poursuites. Aujourd'hui, on nous invente de toutes pièces des infractions qui n'ont nullement existé. C'est inadmissible. »

En attendant, les responsables de la rébellion centrafricaine restent hors de portée de la justice parce que toujours détenus par les services secrets.

 

 

NDLR: Etre signataire de l'Accord de paix ne donne pas qualité ni autorise à faire n'importe quoi et à se comporter en hors la loi. 

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28 novembre 2019 4 28 /11 /novembre /2019 02:27
Unis pour dire ‘’Stop’’ aux violences basées sur le genre en Centrafrique

 

Unis pour dire ‘’Stop’’ aux violences basées sur le genre en Centrafrique

 

C’est devant une foule des grands jours qu’a été lancée la grande campagne des ’16 jours d’activisme pour mettre fin à la violence faite aux femmes’’, ce mardi 27 Novembre 2019 à Bangui. Femmes, hommes et jeunes filles de différentes corporations unissent leurs voix pour reprendre en chœur le thème de cette année : « Orangez le monde : la Génération Égalité s’oppose au viol ».

Le lancement solennel de cette campagne nationale s’est fait sous le leadership de la Ministre de la promotion de la femme, de la famille et de la protection de l’enfant, Aline Gisele Pana, entourée des représentants des agences onusiennes, des organisations non gouvernementales et des chefs des missions et corps diplomatiques accrédités.

C’est donc en sa qualité de chargée de la politique de la promotion du genre et de l’enfant, que la ministre a, dès l’entame de son mot de circonstance, rassurée de la volonté et de la détermination du Gouvernement à réprimer sévèrement les actes de violences faites à l’encontre des femmes. « Des mesures sont déjà prises, en créant une juridiction pour poursuivre les auteurs de ces crimes et pour lutter contre ces formes de violences. A cela s’ajoute la mise en place par le Premier ministre d’un Comité national technique de lutte contre les violences basées sur le genre, les pratiques traditionnelles néfastes et le mariage forcés », a précisé Aline Gisele Pana.

Puis, tour à tour, les experts du Fonds des Nations Unies pour la population (FNUAP), de l’entité des Nations Unies pour l'égalité des sexes et l'autonomisation des femmes (ONU Femme), de Médecins sans frontière (MSF) et de la MINUSCA ont fustigé les violences à l’égard des femmes et appelé à une urgente prise de conscience sur la situation des femmes dans le pays car, selon les statistiques du FNUAP, 9246 cas de violences ont été enregistrés au cours des trois derniers trimestres de l’année 2019.

« La violence à l'égard des femmes et des filles est un phénomène mondial qui nous concerne tous. 70% des femmes sont victimes de violences sexistes au cours de leur vie », a martelé Vivian van de Perre, Directrice de cabinet de la MINUSCA, avant de rassurer les filles et femmes de la Centrafrique que leur combat est celui de tout le monde.

Une multitude d’activités sont prévues sous le thème national ‘’Tolérance zéro au viol et protection des survivants/victimes dans notre société pour le relèvement socio-économique et la consolidation de la paix ’’ afin d’éveiller les consciences pendant les 16 jours que durera la campagne à travers la Centrafrique. Elles seront organisées conjointement par le système des Nations Unies et les ONG œuvrant dans le domaine des violences faites aux femmes : exposition, conférences-débats, sensibilisation, formations, émissions radiophoniques, activités sportives et culturelles, etc.

Rappelons que c’est en 1999 que l’Assemblée générale des Nations Unies a proclamé le 25 Novembre comme étant la Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes. Cette Journée leur rend ainsi hommage mais invite le monde entier à dénoncer la violence sexiste. Chaque année à cette date, les gouvernements, les organismes internationaux et les ONG sont tiennent des activités pour sensibiliser le public au problème.

 

Distribué par APO Group pour United Nations Multidimensional Integrated Stabilization Mission in The Central African Republic (MINUSCA).

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28 novembre 2019 4 28 /11 /novembre /2019 02:08
Tchad : un collectif d'avocats s'oppose à l'extradition d'Abdoulaye Miskine
Tchad : un collectif d'avocats s'oppose à l'extradition d'Abdoulaye Miskine

 

Lu pour vous

 

Alwihda Info | Par Info Alwihda - le 27 Novembre 2019 - 23:57

 

Le collectif des avocats d'Abdoulaye Miskine -leader du Front démocratique du peuple centrafricain (FDPC)- et de deux autres ressortissants centrafricains arrêtés au Tchad, a tenu mercredi un point de presse à N'Djamena. Il a dénoncé l'arrestation du chef du mouvement FDPC et a demandé sa libération.

"Abdoulaye Miskine s'est rendu de lui-même aux autorités tchadiennes, à Haraze Manguegne, une ville située dans la région de Salamat au Tchad, aux fins de solliciter la médiation de l'Etat tchadien avec le Gouvernement centrafricain. Ils ont été conduits à N'Djamena avec deux de ses compagnons, aussitôt mis aux arrêts et gardés dans un lieu tenu secret et hermétiquement fermé à ses avocats", explique le collectif.

Ce dimanche 23 novembre 2019, les autorités centrafricaines, dans une mission composée entre autres du ministre de la Justice et du procureur général près la Cour d'appel de Bangui, se sont rendus à N'Djamena pour solliciter l'extradition des trois hommes à travers une demande déposée entre les mains du ministre du Pétrole assurant l'intérim du ministre de la Justice.

Le collectif d'avocats estime que la détention arbitraire des trois hommes est contraire à l'article 11 de l'accord d'extradition au sein de la CEMAC, sachant que les règles pénales relatives à l'arrestation et à la détention d'un étranger sur le sol tchadien (article 11 Code de procédure pénale) n'on pas été respectées.

Le collectif relève une violation criarde de la procédure édictée par le traité de la CEMAC et la loi tchadienne, ce qui rendrait la détention des trois hommes illégale. Il exige leur mise en liberté immédiate afin de leur permettre d'affronter sereinement et dignement toute procédure qu'on leur opposerait.

Toujours selon le collectif, l'accord de paix de Khartoum mentionne qu'aucune poursuite judiciaire ne sera mise en oeuvre contre les chefs des groupes armés.

"Abdoulaye Miskine n'a jamais été condamné par la justice centrafricaine. (...) En sa qualité de président du FDPC, il bénéficie de l'immunité judiciaire au titre de l'accord de Khartoum", explique-t-il.

Il interpelle les autorités politiques et judiciaires sur le respect strict des conditions d'extradition. "Le Tchad, longtemps accusé par la RCA d'être le commanditaire de la rébellion en RCA, ne doit pas accéder à cette demande d'extradition, juste pour faire plaisir à l'Etat centrafricain et redorer son image à l'égard de celui-ci, aux mépris total des exigences juridiques et diplomatiques", d'après le collectif.

Le collectif est composé de quatre avocats : Maitre Mogan Kembetiade, Maitre Max Loalngar, Maitre Madjitebaye Ganguimbaye et Maitre Benjamin Mamgodibate.

 

 

NDLR : Le FDPC avait pourtant démenti dans un communiqué la présence de Miskine sur le sol tchadien tout en prétendant que le bonhomme se trouvait toujours sur le territoire centrafricain

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27 novembre 2019 3 27 /11 /novembre /2019 18:55
Subornation de témoins : la CPI confirme la peine de Bemba en appel

 

 

novembre 27, 2019  AFP

 

La Cour pénale internationale (CPI) a confirmé mercredi en appel la peine infligée en première instance à l'ancien vice-président congolais Jean-Pierre Bemba pour subornation de témoins, qui lui avait valu d'être exclu de la course à la présidence en République démocratique du Congo.

M. Bemba avait été condamné en 2017 à un an de prison et 300.000 euros d'amende pour avoir corrompu 14 témoins, présenté de fausses preuves et sollicité la déclaration de faux témoignages dans le cadre de son procès général pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité.

"La Chambre d'appel a conclu que la Chambre de première instance n'avait pas manqué de se conformer à ses instructions concernant la fixation des nouvelles peines, n'avait commis aucune erreur de droit ou de fait et n'avait pas imposé de peine disproportionnée", a annoncé la Cour basée à La Haye dans un communiqué.

 

Jean Pierre Bemba demande 68 millions d'euros de dédommagement à la CPI

 

M. Bemba avait fait appel de la peine prononcée contre lui pour subornation de témoins en espérant obtenir l'annulation de sa condamnation, bien que la CPI ait estimé que la peine d'emprisonnement d'un an avait déjà été purgée en raison de son temps passé en détention avant son acquittement dans le procès général.

L'ex-chef de guerre avait été acquitté par la Cour à la surprise générale en juin 2018 des accusations de meurtres, viols et pillages commis en Centrafrique par sa milice entre octobre 2002 et mars 2003, pour lesquelles il avait été condamné en première instance à 18 ans de prison.

M. Bemba est rentré dans son pays à la suite de son acquittement, après avoir passé près d'une décennie en détention à La Haye. La condamnation pour subornation de témoins lui avait cependant valu d'être exclu de la course à la présidence en République démocratique du Congo en décembre 2018.

 

La CPI, "un instrument politique"

 

En mars, son avocat avait demandé plus de 68 millions d'euros de dédommagement à la CPI, arguant qu'"un homme innocent a perdu 10 ans de sa vie".

 

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27 novembre 2019 3 27 /11 /novembre /2019 18:25
OHADA / RCA / Reprise des activités du Club OHADA Centrafrique
OHADA / RCA / Reprise des activités du Club OHADA Centrafrique

Lu pour vous

 

27/11/2019 09h53 •

 

Communiqué du Club OHADA Centrafrique

 

A la faveur du retour de la stabilité sociale en RCA, le Club OHADA Centrafrique a pu reprendre ses activités de promotion et de diffusion du nouveau droit unique des affaires OHADA pour une meilleure assimilation de la culture OHADA, avec l'appui de l'association pour l'Unification du Droit en Afrique (UNIDA/www.ohada.com).

C'est à la faveur de ce nouvel élan qu'une campagne de sensibilisation au droit OHADA a été organisée le samedi 23 novembre 2019. Cette journée de relance des activités du Club OHADA Centrafrique s'est déroulée auprès de deux établissements universitaires privés de Bangui, la Faculté Privée de droit NewTech Institut et la Faculté Privée de droit Walombé.

Cette campagne a été précédée par un rappel général à l'endroit des étudiants de l'importance que revêt le droit unique des affaires OHADA pour un pays comme la RCA fragilisé par des événements militaro-politiques qu'il a connus. Il a été souligné, qu'au regard de son positionnement au cœur de l'Afrique, la RCA, dont le Président fondateur Barthélémy Boganda avait plaidé avec ferveur pour la création des Etats-Unis d'Afrique, a tout son rôle à jouer pour asseoir la dynamique OHADA et œuvrer à son entier succès au service de l'idéal de l'unité juridique africaine.

Les jeunes étudiants étaient heureux de cette approche qui a permis de rappeler les grandes lignes relatives à l'historique, les institutions et les Actes uniformes de l'OHADA. L'évolution actuelle positive de ce nouveau droit unifié sur les économies africaines, leur intégration et leur développement économique a été soulignée. Un hommage particulier a été rendu au Juge Kéba Mbaye, père de la réforme OHADA, qu'il avait définie par cette phrase emblématique : « L'OHADA est un outil juridique imaginé par l'Afrique pour servir l'intégration économique et la croissance ».

Des documentations (plaquettes, brochures sur comprendre l'OHADA...) ont été distribuées séance tenante aux étudiants et un autre lot constitué des Codes Verts OHADA, de Guides pratiques OHADA sur les Sociétés Commerciales et les Groupements d'Intérêt Economique, et de Guides pratiques comptables OHADA (SYSCOHADA) ont été remis aux responsables de ces établissements pour leur bibliothèque ouverte aux étudiants.

Notons que ces événements ont eu lieu en la présence du Président Fondateur et du Doyen de la Faculté Privée de droit New Tech Institut, l'assistant du Président Fondateur, le directeur des études et le corps professoral pour la Faculté Privée de droit Walombe.

Les prochaines journées seront consacrées dans les jours à venir à la Faculté des Sciences Juridiques et Politiques et à l'Institut Universitaire de Gestion des Entreprises de l'Université de Bangui.

Le Club OHADA Centrafrique lance un vibrant appel à tous les partenaires bailleurs de fonds et les autres à contribuer à la plus grande promotion du droit OHADA, partant à l'approfondissement de l'Etat de droit économique en Centrafrique.

 

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27 novembre 2019 3 27 /11 /novembre /2019 18:16
Centrafrique: le directeur Afrique du Quai d'Orsay à Bangui
Centrafrique: le directeur Afrique du Quai d'Orsay à Bangui
Centrafrique: le directeur Afrique du Quai d'Orsay à Bangui
Centrafrique: le directeur Afrique du Quai d'Orsay à Bangui

 

 

Par RFI Publié le 27-11-2019 Modifié le 27-11-2019 à 16:47

 

Une réunion de haut niveau s’est tenue mardi à Bangui à l’occasion de la visite de trois jours jusqu’à jeudi du directeur Afrique du Quai d’Orsay. L’occasion de remettre à plat la coopération entre la France et la Centrafrique, qui a connu quelques remous ces derniers mois.

Sécurité, humanitaire, gouvernance, éducation… Il aura fallu plus de 3 heures et demie de réunion mardi après-midi entre l’équipe diplomatique française et la ministre des Affaires étrangères centrafricaine entourées de plusieurs ministres pour faire l’état des lieux des relations entre les deux pays.

« Nous avons eu un événement inédit aujourd’hui dans le cadre de la relation bilatérale entre la République française et la République centrafricaine, a déclaré la ministre des affaires étrangères centrafricaine Sylvie Baïpo-Temon. Un échange riche et qui nous motive à conserver cette dynamique. Une dynamique qui a été lancée par nos deux chefs d’État lors de la dernière rencontre du 5 septembre dernier qui nous encourage. Justement, nous avons pris soin de voir ce qui fonctionnait bien, les besoins et puis les points d’amélioration sur lesquels nous devions travailler ensemble. Aujourd’hui, la coopération est cordiale, elle est au beau fixe, elle est satisfaisante. »

Un rendez-vous qui devrait se renouveler tous les ans. Rémi Maréchaux directeur Afrique du Quai d’Orsay se dit satisfait de cette rencontre. « Il y avait deux choses : d'abord, les ministres présents côté centrafricain ont fait part de priorités que nous n’avions pas enregistrées pour l’avenir ; donc ça c’est important, on va regardera-t-il assuré. Il a été question des besoins dans l’enseignement supérieur en termes d’infrastructures, d’amphithéâtres, etc. Il a également été question des besoins en matière de renforcement de la sécurité. Et ensuite, c’était l’occasion pour nous de faire l’inventaire de ce qu’il incombait à chacun de faire, donc on est sorti avec une liste de conclusions opérationnelles. »

Deux conventions ont été signées mardi soir. Dix millions d’euros vont venir pour aider au règlement des pensions et arriérés de salaires des fonctionnaires. Quatre millions d’euros sont ajoutés pour des projets d’urbanisme, notamment pour la gestion des inondations.

On peut noter qu’en 2019, l’aide de la France à la Centrafrique s’est élevée à hauteur de 150 millions d’euros dont 65 millions d’euros en aide bilatérale directe, une aide en hausse de 130 millions en 2018.

 

 

Un nouveau dialogue politique France-Centrafrique pour une coopération renforcée

 

Le directeur d’Afrique du ministère français des Affaires étrangères, M. Rémi Maréchaux, est en visite à Bangui. A cette occasion, il a co-présidé un dialogue politique avec la ministre des Affaires étrangères Mme Sylvie Baipo-Temon, en présence de plusieurs membres du Gouvernement. 

 

Ce nouveau format a permis d’échanger en profondeur sur tous les domaines de la coopération franco-centrafricaine et de s’entendre pour faire avancer les nombreux projets en cours. 

 

Parmi ces projets : 

✔️ L’important partenariat de défense et de sécurité, avec de nombreuses formations réalisées pour les FACA et les FSI.

✔️ Le programme Tamboula, qui forme 200 hauts fonctionnaires centrafricains et appuie leurs projets de modernisation de l’administration.

✔️ Les programmes dans l'éducation, notamment le développement des capacités de formation d’enseignants en Centrafrique.

✔️ La formation des pompiers de la Protection civile.

✔️ Le renforcement de la sûreté de l’aéroport de Bangui.

✔️ Les projets de l’ AFD - Agence Française de Développement : sécurisation de l’aéroport de Bangui, réhabilitation de l’avenue Idriss Deby de Bangui, rénovation de la centrale hydroélectrique de Boali, projet national de l’éducation, appui à l’apprentissage.

✔️ L’important effort de la France dans l’aide humanitaire aux populations en difficulté.

 

A l’issue du dialogue, deux conventions ont été signées entre l’Etat centrafricain et l’AFD : 

➡️ L’apport de 10 millions d’euros d’aide budgétaire pour soutenir le fonctionnement de l’Etat centrafricain pour l’année 2019.

➡️ Un projet de gestion des inondations qui permettra une meilleure gestion des eaux pluviales dans les 1er et 2e arrondissements de Bangui.

 

🤝 Le partenariat entre la France et la Centrafrique se renforce, avec toujours un seul objectif : assurer le développement et la sécurité du pays.

 

France Diplomatie

 

#imaï #onavanceensemble

 

 

Dialogue politique Centrafrique-France

 

COMMUNIQUÉ CONJOINT

 

Bangui, le 26 novembre 2019

 

La ministre centrafricaine des Affaires étrangères et des Centrafricains de l’Etranger, Mme Sylvie BaipoTemon, et le directeur d’Afrique et de l’Océan indien du ministère français de l’Europe et des Affaires étrangères, M. Rémi Maréchaux, ont tenu aujourd’hui un dialogue politique.

Ce dialogue constitue un nouveau cadre d’échange entre la République centrafricaine et la France. Il fait suite à une année riche en contacts entre les deux partenaires, avec la visite en Centrafrique du ministre français de l’Europe et des Affaires étrangères Jean-Yves le Drian en novembre 2018, celles de la ministre française des Armées Florence Parly en décembre 2018 puis juillet 2019, et la rencontre à Paris entre les présidents Faustin-Archange Touadera et Emmanuel Macron en septembre dernier.

Ce dialogue a permis de rappeler l’intensité du partenariat qui unit les deux pays et de confirmer leur volonté d’approfondir cette coopération dans l’ensemble des domaines.

La France a rappelé son soutien entier aux autorités centrafricaines pour la mise en œuvre de l’Accord politique pour la paix et la réconciliation du 6 février 2019. Elle a salué les progrès accomplis dans les processus de désarmement des groupes armés et de réforme du secteur de la sécurité. Rappelant l’importance de leur partenariat de défense et de sécurité, les deux Etats ont confirmé leur volonté de travailler ensemble, en étroite coordination avec leurs partenaires, pour répondre aux défis qui persistent pour la restauration de l’autorité de l’Etat sur l’ensemble du territoire centrafricain.

Dans le cadre de sa contribution à la restauration de l’autorité de l’Etat sur l’ensemble du territoire centrafricain, la République centrafricaine a fait a appel à la France pour un soutien à son plaidoyer, auprès du Conseil de Sécurité des Nations Unies, pour la levée totale de l’embargo sur les armes

La France a confirmé qu’elle soutiendrait l’Etat centrafricain pour organiser les élections de 2020-2021 dans le cadre constitutionnel et selon le calendrier prévu.

La République centrafricaine a rappelé sa ferme volonté au respect des échéances électorales afin de garantir et conserver l’ancrage démocratique

Les deux partenaires sont convenus de renforcer leur dialogue pour coordonner les programmes de coopération mis en œuvre et en préparation, notamment :

  • Le programme Tamboula, qui forme 200 hauts fonctionnaires centrafricains et appuie leurs projets de modernisation de l’administration ;
  • Le développement des capacités de formation d’enseignants en Centrafrique ;
  • La formation des pompiers de la Protection civile ;
  • Le renforcement de la sûreté de l’aéroport de
  • Les projets de l’Agence française de développement (AFD) : sécurisation de l’aéroport de Bangui, réhabilitation de l’avenue Idriss Deby, rénovation de la centrale hydroélectrique de Boali, projet national de l’éducation, appui à l’apprentissage.

Par ailleurs, les deux partenaires sont également convenus de :

la nécessité de procéder à la revue des accords bilatéraux ;

  • La poursuite des travaux pour la définition d’un cadre de suivi de ce partenariat pour le rendre plus efficace, à travers des consultations politiques régulières ;

A l’issue du dialogue, deux conventions ont été signées entre l’Etat centrafricain et l’AFD :

  • L’apport de 10 millions d’euros d’aide budgétaire pour soutenir le fonctionnement de l’Etat centrafricain pour l’année 2019.
  • Un projet de gestion des inondations qui permettra une meilleure gestion des eaux pluviales dans les 1er et 2e arrondissements de

A cette occasion, la France a annoncé l’octroi de 118000 euros d’aide d’urgence pour les victimes des récentes inondations.

 

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27 novembre 2019 3 27 /11 /novembre /2019 17:56
NOTE D’INFORMATION MINUSCA

 

 

LES VIOLENCES SEXUELLES LIEES AU CONFLIT PARMI LES NOMBREUSES VIOLENCES FAITES AUX FEMMES ET FILLES EN RCA

 

 

Bangui, le 27 novembre 2019 – Alors que la République centrafricaine comme de nombreux pays observe du 25 novembre au 10 décembre 2019 la campagne ‘16 jours d’activisme pour mettre fin à la violence faite aux femmes’, la MINUSCA a rappelé mercredi les cas de violences sexuelles liées au conflit enregistrés régulièrement dans le pays. « Les statistiques de la division des droits de l’homme de la MINUSCA montrent que les violences sexuelles liées au conflit contre les femmes et les filles sont une constante : 18 cas enregistrés au mois d’août, 30 en septembre et 7 en octobre », a indiqué le porte-parole de la MINUSCA, Vladimir Monteiro, soulignant que ces violences sont surtout le fait de groupes armés et dans certains cas d’agents de l’Etat. 

 

Lors de la conférence de presse hebdomadaire, le porte-parole a précisé que la résolution 2499, qui renouvelle le nouveau mandat de la MINUSCA, demande à toutes les parties au conflit armé en RCA, y compris les groupes armés, de mettre fin aux actes de violence sexuelle et fondée sur le genre. La résolution adoptée à la mi-novembre demande également aux autorités de la RCA « d’ouvrir sans tarder des enquêtes sur les actes de violence qui auraient été commis, afin de lutter contre l’impunité des auteurs de tels actes » ainsi que l’élaboration d’un « cadre structuré et complet de lutte contre les violences sexuelles en période de conflit pour veiller à ce que les responsables de tels crimes soient exclus du secteur de la sécurité et soient poursuivis ».

 

Sur un autre plan, le porte-parole a annoncé la signature jeudi d’un accord de bon voisinage et de réconciliation communautaire entre six quartiers du 3e et du 8e arrondissements de la capitale Bangui, à savoir Bloc Kokolo, Bloc Fatima, Bloc Kpetene, Bgaya-Dombia, Bea Rex et Bimbo II. « La signature vient couronner les efforts menés depuis le mois de mai par le Comité local de paix et de réconciliation du 3e arrondissement et la cellule de coordination de Bangui de la MINUSCA ».

 

Pour sa part, tout en notant une situation sécuritaire relativement calme sur l’ensemble du pays, le porte-parole de la Force, le Commandant Issoufou Aboubacar Tawaye, a indiqué que la Force a mené au total 3707 patrouilles dont 1189 nocturnes et a fourni 430 escortes sur le territoire Centrafricain durant la semaine écoulée.

 

De son côté, le porte-parole de la Police de la MINUSCA, Capitaine Franck Gnapié, a rappelé l’opération menée le 23 novembre dans un camp de déplacés à Bria, dans la Haute-Kotto, qui a permis « le démantèlement d’une base d’un groupe armé ». Sur le plan du renforcement des capacités des institutions nationales, il a indiqué que le personnel des cellules de communication de la Police, de la Gendarmerie et du Ministère sont en formation à Bangui, dans le cadre d’un projet conjoint mis en œuvre par la MINUSCA et le PNUD avec le financement du Fonds des Nations unies pour la consolidation de la paix.

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27 novembre 2019 3 27 /11 /novembre /2019 17:51
RCA : le gouvernement lance une opération de contrôle des fonctionnaires et agents de l'Etat

 

Le gouvernement lance une opération de contrôle des fonctionnaires et agents de l'Etat

 

French.china.org.cn | Mis à jour le 27-11-2019

 

Le gouvernement centrafricain lancera mercredi une vaste opération de contrôle des fonctionnaires et agents de l'Etat afin de se renseigner sur leur effectivité à leur poste, a déclaré mardi le ministre centrafricain de la Fonction publique, Jean-Christophe Nguinza.

Cette opération s'inscrit dans le cadre de la restauration de l'autorité de l'Etat partout sur le territoire centrafricain. En cas d'abandon de poste, les sanctions seront, entre autres, la suspension immédiate des salaires, et la traduction devant le conseil de discipline, a précisé M. Nguinza mardi dans une déclaration radiodiffusée.

Au pic de la crise dans le pays, de nombreux fonctionnaires et agents de l'Etat ont fui les régions sous contrôle des rebelles, ont fait remarquer des observateurs locaux.

Progressivement, les forces de défense et de sécurité commencent à être redéployées en vue de la restauration de l'Etat, ont-ils indiqué, affirmant que le personnel civil de la fonction publique est encore hésitant, craignant l'insécurité. 

Source: Agence de presse Xinhua

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