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13 février 2017 1 13 /02 /février /2017 11:45
Lu pour vous : Souvenirs d’une rencontre avec un futur cardinal

 

 

HALLES-SOUS-LES-CÔTES

 

http://www.estrepublicain.fr/ LE 13/02/2017 À 05:05  MIS À JOUR À 18:25

 

Parmi les 17 nouveaux cardinaux créés par le pape François lors du dernier consistoire, figure Mgr Dieudonné Nzapalainga, archevêque de Bangui en Centrafrique, que le président des Amis de Montserrat avait rencontré en 2012.

 

Les Amis de Montserrat qui sont allés, en 2012, en Centrafrique lors de l’envoi d’un container humanitaire, abondamment garni de dons de toutes sortes par les Meusiens, se réjouissent, car le pape François, lors du dernier consistoire, vient de nommer Monseigneur Dieudonné Nzapalainga, archevêque de Bangui, cardinal.

 

Des légumes de son jardin

 

Le président des Amis de Montserrat avait eu la joie et le privilège de prendre un repas à sa table, sur la terrasse de son évêché, en compagnie du regretté abbé Louis-Roger Tchouanga, curé de Dun. Daniel Mayot se souvient de la simplicité de cet homme, alors administrateur du diocèse de Bangui. Lors de ce repas, l’on avait mangé des légumes de son jardin et un poulet de sa basse-cour, se souvient Daniel. En effet, là bas, en Centrafrique, évêques et curés ont un petit élevage pour leur permettre de subsister. L’évêque de Bambari Mgr Mathos possède quelques vaches !

 

L’abbé a été nommé évêque de Bangui par Benoît XVI en 2012. Il s’est fortement impliqué en compagnie de l’imam, lors des derniers événements de Centrafrique, n’hésitant pas à aller sur le terrain, afin de restaurer le dialogue entre les religions, en vue de pacifier les deux communautés. C’est peut-être cette implication, dans la recherche de la paix, qui lui valut la pourpre cardinalice.

 

Un parcours hors du commun

 

Quand on voit la rapide ascension du petit curé, de la congrégation des Spiritains, né le 14 mars 1967 à Bangassou, dans la brousse, au bord du fleuve Oubangui, qui est titulaire d’une licence de théologie obtenue à Paris au Centre Sèvres, qui fut aumônier des orphelins apprentis d’Auteuil, vicaire à Marseille entre 1998 et 2005, on peut se demander si la Divine Providence n’a pas de plan encore plus élaboré sur cet homme simple et très humain.

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Centrafrique-Presse.com
13 février 2017 1 13 /02 /février /2017 11:36
Lu pour vous : CENTRAFRIQUE: la violence, un boulet historique

 

 

 

http://www.ledjely.com/  Par ledjely.com le 13 février 2017

 

Les violences qui continuent de déchirer la République centrafricaine ont quelque chose de paradoxal. Pays d’à peine 3,5 millions d’habitants pour une superficie de 622.000 Km2, la Centrafrique a désormais à sa tête un président dont l’élection n’avait souffert d’aucune contestation. La logique aurait également voulu que la langue Sango, parlée par tout le monde, serve de facteur de cohésion, et donc aide à réduire les risques d’affrontements entre les composantes de la nation. Par ailleurs, à l’issue de la conférence de Bruxelles en novembre 2016, la communauté internationale avait promis une aide dont la somme totale s’est élevée à 2,2 milliards de dollars, largement au-dessus de ce qu’espérait Faustin Archange Touadera. Cependant, à Bangui et dans l’arrière-pays, la violence, aussi sinueuse que souterraine, revient au galop. Les morts s’empilent semaine après semaine, l’anarchie renait et l’autorité de l’Etat s’effrite jour après jour. Une malheureuse situation qui trouve ses origines dans l’histoire tumultueuse du pays.

 

Un contexte historique défavorable

 

De toute évidence, la mission des nouvelles autorités centrafricaines n’a pas été objectivement évaluée. En effet, il ne s’agit pas que de remettre le pays du chaos consécutif au coup d’Etat qui, le 24 mars 2013, avait entrainé la chute de François Bozizé. A la fois plus étendu et infiniment plus complexe, le chantier prend nécessairement en compte le passif lourd du pays. Il est notamment question de considérer les quelques cinq coups d’Etat qui ont jalonné l’histoire de ce pays de l’Afrique centrale, depuis son indépendance en 1960. D’autant qu’à cette instabilité notoire à l’intérieur de la Centrafrique, on peut greffer un environnement extérieur tout aussi trouble. On en veut pour preuve que le Tchad, le Soudan, le Soudan du sud, la RDC et le Congo-Brazzaville, entre autres pays frontaliers de la Centrafrique, ne sont pas des ilots de paix. Ces problèmes d’ordre sociopolitique ont naturellement rejailli sur tous les autres aspects de la nation.

 

L’Etat, un défi qui en cache d’autres

 

Ainsi, en RCA, l’Etat n’est pas à consolider, mais à créer tout simplement. Ce qui sous-entend la mise en place effective des institutions et la mobilisation des ressources de manière à ce que les fonctionnaires puissent toucher les salaires à temps, que le phénomène de la circulation illicite des armes soit jugulé et que tous les miliciens et autres bandits de grand chemin dont les zaraguinas (coupeurs de route) soient vaincus. Cela implique aussi que l’armée régulière, aujourd’hui en délitement, soit remise en marche (recrutement basé sur des critères objectifs et impartiaux, amélioration des conditions de vie et formation de qualité). De l’élite centrafricaine en général et de la classe politique en particulier, il est également attendu un peu plus de responsabilité et une dose suffisante de patriotisme. Les acteurs politiques, dans leur ensemble, manquent de légitimité. Ainsi, très peu de Centrafricains se tournent vers eux quand les crises commencent. De même, il est dans l’intérêt de la Centrafrique et de la communauté internationale de faire émerger une société civile qui soit en mesure de porter les frustrations, les rancœurs, bref le malaise social en vue de sa prise en charge dans un processus de dialogue apaisé, pour une résolution dynamique des problèmes.

 

Boubacar Sanso Barry

 

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Centrafrique-Presse.com
12 février 2017 7 12 /02 /février /2017 23:23
Lu pour vous : VIOLENCES EN RCA : Siffler la fin de la recréation !
Lu pour vous : VIOLENCES EN RCA : Siffler la fin de la recréation !
Lu pour vous : VIOLENCES EN RCA : Siffler la fin de la recréation !
Lu pour vous : VIOLENCES EN RCA : Siffler la fin de la recréation !
Lu pour vous : VIOLENCES EN RCA : Siffler la fin de la recréation !

 

 

 

http://lepays.bf/  12 février 2017

 

La tension est encore montée de plusieurs crans entre la MINUSCA et des rebelles de l’ex-Séléka. En effet, il y a de cela quelques jours, l’ONU avait prévenu les groupes armés qu’elle ferait usage de la force, contre tous ceux qui voudraient attaquer la ville de Bambari. De la menace, elle est passée à l’action. Car, le 11 février dernier, une colonne de 300 combattants de la coalition MPC/FIRC, deux groupes issus de l’ex-Séléka, qui se dirigeait vers la ville stratégique d’Ippy située à une soixantaine de kilomètres au Nord de Bambari, a été stoppée net. Un hélicoptère de la force onusienne a détruit plusieurs véhicules des rebelles. Aucun bilan humain, jusqu’à l’heure où nous tracions ces lignes, n’était encore disponible mais le moins que l’on puisse dire, c’est que la RCA est encore loin d’être pacifiée, depuis la chute du régime de François Bozizé en mars 2013. En effet, depuis plusieurs mois, de violents combats opposent la coalition MPC/FPRC et l’UPC du Général Ali Darass dans la région de la Ouka, si fait que l’ONU était amenée à renforcer ses positions autour de ladite ville, intégrant les contingents bangladais et gabonais aux forces mauritaniennes sur place.

 

Force doit maintenant rester à la République

 

En tout cas, la chienlit est telle que les négociations engagées par les forces onusiennes avec les différents groupes armés n’ont abouti à rien. Alors, que faire ? Faut-il assister continuellement à la déliquescence de l’Etat centrafricain et au massacre sans cesse de personnes innocentes ? Assurément non ! Il est temps, pour la communauté internationale, de siffler la fin de la recréation. Car, trop, c’en est trop ! Les ennemis de la paix doivent être traités comme tels, au risque de voir la RCA devenir comme la Libye de Mouammar Kadhafi où milices et djihadistes font la pluie et le beau temps. C’est pourquoi il urge de prendre toute la mesure du péril en mettant tous les groupes armés au pas. Force doit maintenant rester à la République et non pas à des individus qui, parce qu’ils sont armés, se croient tout permis. Cela dit, le président Faustin-Archange Touadéra doit se secouer ; lui qui, naguère, s’évertuait par tous les moyens à rassurer les partenaires techniques et financiers que la Centrafrique était redevenue un Etat stable.

B.O.

 

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Centrafrique-Presse.com
12 février 2017 7 12 /02 /février /2017 22:37
Centrafrique : Situation confuse à Ippy après la frappe de la Minusca (Radio Ndéké Luka)
Centrafrique : Situation confuse à Ippy après la frappe de la Minusca (Radio Ndéké Luka)
Centrafrique : Situation confuse à Ippy après la frappe de la Minusca (Radio Ndéké Luka)

 

 

 

Radio Ndéké Luka 12 fév 2017

 

Le Front Populaire pour la Renaissance de Centrafrique (FPRC) de Nourredine Adam assure avoir pris le contrôle de la ville d’Ippy (113 Km à l’est de Bambari) après la frappe aérienne de la Minusca. Une information non encore confirmée par des sources indépendantes. Entre temps, la situation est encore confuse sur le terrain.


Le mouvement confirme la mort de son chef d’état-major, le général Joseph Zoundéko, tué ce samedi après-midi dans l’attaque d’un hélicoptère onusien. La riposte de la force de l’ONU visait à stopper la progression des hommes du FPRC qui ont franchi la « ligne rouge » imposée à quelques Kms d’Ippy.

 

Azor Kalité, sous-chef d’état-major du FPRC accuse la Minusca de complicité avec l’UPC. « La Minusca a utilisé sa force aérienne hier à 28 Km entre Ippy et Mbroutchou lors de notre progression pour conquérir et libérer la population. Ils ont utilisé des avions pour appuyer physiquement et matériellement les éléments de l’UPC ».

 

Le sous chef d’état-major précise que « de notre côté, il y a eu deux morts parmi lesquels le général Joseph Zoundéko. Trois hommes sont tués et cinq femmes blessées au sein de la population civile. Des maisons sont aussi brûlées ». L’homme promet d’aller jusqu’au bout « tant qu’Ali Ndarras est en vie, nous allons progresser jusqu’à Bambari ».

 

Azor Kalité relève que le FPRC n’a qu’une « seule ligne rouge à respecter, c’est de ne pas s’en prendre aux populations civiles et prendre leurs biens ». Qualifiant la ligne rouge de la Minusca « d’imaginaire », il promet de combattre ses positions en cas d’une prochaine attaque contre ses hommes.

 

Réaction imminente de la Minusca

 

Le général Balla Kéïta, commandant de la force onusienne rejette ces accusations, soulignant le rôle de la mission dans le pays : « Nous sommes venus ici pour aider le peuple centrafricain à retrouver la paix. Il n’y a que ça qui intéresse toutes les troupes qui sont venues ».

 

Il précise par ailleurs : « on ne connaît ni les gens du FPRC ni ceux de l’UPC. Ils ne nous intéressent pas en tant que groupe armé. La seule relation que nous avons avec eux, c’est de leur dire chers frères, nous sommes venus ici pour vous aider à vous parler, à vous retrouver ».

 

Pour l’ONU, la violation de la ligne rouge est considérée de facto comme une agression militaire. Car, l’expérience de la ville de Bria a laissé des stigmates « drame humain, des milliers de déplacés, des dizaines de tués » et cela ne pouvait de répéter. La Minusca insiste sur le fait « qu’aussi longtemps que Bambari demeurera Bambari, on fera tout pour que les populations ne puissent pas vivre cette situation ».

 

A Bambari, malgré cette tension à Ippy, la population vaque librement à ses occupations. Elle s’inquiète cependant du départ du contingent Gabonais du site des déplacés de la gendarmerie.

 

FPRC arrêté dans sa progression vers Ippy

 

Plus de 300 éléments de la coalition du Front Populaire pour la Renaissance de Centrafrique (FPRC) de Nourredine Adam ont été interceptés ce samedi 11 février par un raid aérien de la Minusca. Leur tentative de marche sur Bambari a été stoppée au village Ngawa I à 12 kilomètres de la ville d’Ippy.

 

« La ligne rouge malheureusement a été franchie. Nous avons exécuté le plan et avons engagé les troupes qui avaient dépassé cette ligne par le feu », a précisé le général Balla-Kéïta, commandant de la force ajoutant que « le bilan » devra être connu « dans quelques jours ».

 

Pour lui, les hommes du FPRC vont rencontrer plusieurs de ces lignes et à chaque fois qu’ils tentent de les franchir, ce sera toujours la même réaction jusqu’au moment où chacun va revenir à la raison. Il existe « d’autres manières de régler les problèmes de ce pays que de toujours attaquer les uns les autres et surtout de faire souffrir les populations » a martelé le comforce de la Minusca.

 

Par la voix de Vladimir Montéïro, porte-parole de l’institution onusienne, « le Représentant spécial se félicite de l’engagement de la coalition du FPRC de ne pas s’attaquer aux forces internationales, au personnel des Nations Unies et aux humanitaires ».

 

Parfait Onanga Anyanga, « tient à rappeler que toutes agressions pourraient constituer un crime de guerre passible de poursuite par les tribunaux nationaux et internationaux » et « appelle tous les acteurs nationaux, régionaux et internationaux, susceptibles de faciliter le retour de la paix en RCA de doubler d’efforts afin que triomphent la paix et la stabilité, le respect de la légitimité constitutionnelle et la réconciliation nationale ».

 

Le FPRC et l’UPC s’affrontent depuis plusieurs mois dans les régions de la Haute Kotto et de la Ouaka pour le contrôle de ces territoires.

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12 février 2017 7 12 /02 /février /2017 22:18
Soudan du Sud: un influent général démissionne, accuse le président de "nettoyage ethnique"

 

 

 

Nairobi - AFP / 12 février 2017 19h40 - Un influent général sud-soudanais a démissionné en accusant le président Salva Kiir de mener un "nettoyage ethnique" dans ce pays plongé dans la guerre civile, selon la lettre de démission dont l'AFP a obtenu copie dimanche.

 

Le général Thomas Cirillo Swaka, numéro deux de la division logistique au sein de l'état-major, affirme avoir "perdu patience vis-à-vis de la conduite du président et commandant en chef, du chef d'état-major et d'autres officiers supérieurs", issus de l'ethnie dinka, selon la lettre datée de samedi.



Le président et ces officiers de la SPLA - l'armée gouvernementale - "ont systématiquement torpillé" un accord de paix signé en août 2015, estime le général, membre de l'ethnie bari, réputé influent et respecté par les partenaires étrangers du Soudan du Sud.



Ils ont également cherché "à mettre en oeuvre l'agenda" d'un Conseil d'aînés de l'ethnie dinka - dont le président Kiir fait partie - à savoir le "nettoyage ethnique", le "déplacement forcé de population" et la "domination ethnique", assure le général, évoquant des crimes contre l'humanité.



Plusieurs sources ont assuré à l'AFP que le général Cirillo avait quitté le pays, sans pouvoir préciser sa destination.



Indépendant depuis 2011, le Soudan du Sud a plongé en décembre 2013 dans une guerre civile ayant fait des dizaines de milliers de morts et plus de 3 millions de déplacés, malgré le déploiement de quelque 12.000 Casques bleus.



Cette guerre, dans laquelle des atrocités ont été attribuées aux diverses parties au conflit, oppose principalement les troupes du président Kiir aux hommes de l'ancien vice-président Riek Machar, issu de l'ethnie nuer.



Les provinces d'Equatoria, d'où est originaire le général Cirillo, avaient été globalement épargnées par ces combats mais ces six derniers mois, elles ont été le théâtre de violences parmi les pires du pays.



L'armée gouvernementale, transformée peu à peu en armée "tribale" dinka par le président et son entourage, a participé à "des tueries systématiques, des viols de femmes et des incendies de villages, prétendant poursuivre des rebelles dans des villages pacifiques" à travers le pays, affirme l'officier.



M. Cirillo assure par ailleurs que les Dinka de la SPLA sont déployés "stratégiquement dans des zones non-dinka afin de mettre en place une politique d'occupation des terres" et "s'approprient les biens des autres gens". Les soldats membres d'autres ethnies sont eux "délibérément négligés et ne sont pas déployés".



Des experts de l'ONU rapportaient début décembre qu'un "nettoyage ethnique" était en cours dans plusieurs régions du Soudan du sud, pointant du doigt les exactions des soldats gouvernementaux.



(©)

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12 février 2017 7 12 /02 /février /2017 22:05
RCA: deux combattants tués par la Minusca dont un général de l'ex-Seleka
RCA: deux combattants tués par la Minusca dont un général de l'ex-Seleka

 

 

 

Par RFI Publié le 12-02-2017 Modifié le 12-02-2017 à 19:20

 

En Centrafrique, un général de l'ex-Seleka est mort après la contre-attaque de la Minusca alors qu'une colonne de rebelles tentait samedi d'avancer sur la ville de Bambari, contrôlée par une faction rivale. Un autre combattant a également été tué.

 

Cela fait plusieurs mois que les combats durent dans le centre de la RCA, entre deux factions de l'ex-Seleka. Samedi, un convoi de 300 hommes lourdement armés, faisant parti de la coalition emmenée par le FPRC de Nourredine Adam, a été stoppé net par les forces de l'ONU dans leur marche sur Bambari, ville contrôlée par l'UPC d'Ali Darass, lui-même membre de l'ex-Seleka.

 

De sources concordantes, l'hélicoptère de combat de la Minusca a détruit plusieurs véhicules lors de cette intervention et a notamment tué le général Joseph Zoundeko, chef d'état-major de la coalition.

 

Il y a quelques jours, celui-ci disait à la presse centrafricaine que les limites instaurées par l'ONU n'étaient pas infranchissables. Il y a une dizaine de jours, le commandant de la force onusienne, Balla Keïta, avait effectivement prévenu les groupes armés que des lignes rouges avaient été tracées aux alentours de Bambari, afin de protéger les populations civiles.

 

C'est un coup dur pour la coalition du FPRC mais celle-ci reste déterminée à conquérir la capitale de la Ouaka et à en chasser le général Ali Darass.

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12 février 2017 7 12 /02 /février /2017 15:56

 

 

En pleine crise centrafricaine, l'Agence Nationale des Élections (ANE) a réussi avec le partenariat de la communauté internationale à relever un grand défi en organisant des élections couplées c'est à dire les présidentielles et les législatives. La quasi réussite de ces élections a confondu les pronostics des experts chevronnés en matière électorale qui voyaient en lieu et place un échec cuisant. Le succès de l'ANE a fait de cette institution une banque de données, un cas d'école pour l'Afrique dans le domaine de gestion électorale post conflit communautaire.

 

Cette palme d'or lui a valu le renouvellement de confiance de la classe politique centrafricaine. L'Agence Nationale des Élections est un organe technique, neutre, permanent et indépendant chargée d'organiser et de superviser les opérations électorales sur toute l'étendue du territoire national ainsi que dans les représentations diplomatiques. L'ANE a puisé la substance de sa réussite dans la clarté et la limpidité du cadre juridique et légal existant. Par définition, le cadre juridique est l'ensemble de la législation et des règles (infra ou supra nationales) liées à des élections dans un pays donné.

 

Ce cadre juridique et légal des élections en Centrafrique est fondamentalement constitué de la constitution du 30 mars 2016, du code électoral, des lois et règlements électoraux ainsi que du code de bonne conduite ou d'éthique. Le cadre juridique et légal des élections détermine les règles du jeu, le système électoral, le mode de suffrage utilisé, les différentes phases du processus électoral, les mécanismes d'exécution des normes électorales ainsi que des sanctions administratives, civiles ou pénales en cas de comportements irréguliers ou illégaux. Le cadre juridique et légal de toute chose rime avec le cadre institutionnel.

 

Ce dernier a connu une évolution non négligeable car par le passé, les élections étaient organisées par le seul super ministère de l'intérieur ouvrant grandement la porte aux fraudes électorales, aux doutes, manipulations en faveur d'un candidat. L'avènement de cette structure autonome et indépendante de gestion des élections est un gage, une garantie de l'intégrité, de transparence et d'équité des élections. Suite au conflit intercommunautaire, les autorités de transition ont fait la priorité aux mesures transitoires et exceptionnelles qui doivent s'expirer à la fin de la transition. Ceci en vue d'organiser les élections présidentielles et législatives.

 

Apres le retour à l'ordre constitutionnel, il est ainsi urgent d'ajuster le cadre juridique et légal dans l'optique d'organiser équitablement les élections municipales et sénatoriales. Ainsi, le citoyen lambda se posera légitimement les questions suivantes : le cadre juridique et légal actuellement en vigueur est-il claire, limpide et compréhensible ? Est-il accessible à la population ? Existe-t-il une harmonie, une cohérence entre les différents arsenaux juridiques ? Ce cadre juridique traite t-il de tous les problèmes électoraux ? Eu égard aux dernières élections, était-il important ou opportun d'ajuster le cadre juridique et légal des élections ? Y'a t-il des évolutions ou des innovations à faire valoir ?

 

Quelques éléments de réponse nous amènent à croire que cette opération d'ajustement consiste à agencer les différents textes légaux et réglementaires en vue de leur cohérence, leur synergie et surtout de leur homogénéisation. Les textes ainsi reformés, ajustés et actualisés permettront de combler les difficultés rencontrées lors des dernières élections, d'éviter les chevauchements d'instruments juridiques et de combler les vides juridiques. La réforme du cadre juridique des élections qui se veut inclusive et concertée ( partis politiques, société civile, pouvoir public, associations, confessions religieuses, organisations non gouvernementales etc...) doit apporter des éléments nouveaux pour être visible.

 

Animé par les soucis d'équité et d'égalité qui sont les fondamentaux dans le processus d'élaboration du cadre juridique, nous proposons en guise de contribution la revue en hausse du budget de fonctionnement de l'ANE car le tarissement de ce dernier est symptomatique de son inefficacité, sa transparence et par voie de conséquence porte atteinte grave à son indépendance, son autonomie qui est le gage de son impartialité. Le nouveau cadre juridique réformé doit simplifier les procédures en cas de contentieux et prendre en compte les intérêts des candidats et des électeurs.

 

Nous souhaitons également que la question de financement des partis politiques soit débattue. Le statut des suppléants des parlementaires du point de vue de leur traitement peut aussi s'inviter au débat. Pour clore la chaîne des propositions, nous souhaitons que le nouveau statut juridique des élections durcisse les conditions de recevabilité des candidatures à la magistrature suprême de l'Etat sans porter atteinte à certains principes fondamentaux du droit. À la lecture des dernières élections couplées, la fonction présidentielle a tendance à être banale face au nombre pléthorique des candidats. Mais attention, ne le dites à personne, si on vous demande, ne dites pas que c'est moi.

 

Paris le 11 février 2017

 

Bernard SELEMBY DOUDOU

 

Juriste, Administrateur des Elections.

 

L'AJUSTEMENT DU CADRE JURIDIQUE, UNE URGENCE POUR DES ÉLECTIONS LIBRES, JUSTES ET ÉQUITABLES. par Bernard SELEMBY DOUDOU
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Centrafrique-Presse.com
12 février 2017 7 12 /02 /février /2017 15:48
LES SIGNATAIRES DU PACTE DE NON-AGRESSION APPELÉS À SENSIBILISER D’AUTRES CENTRAFRICAINS

 

 

NOTE D’INFORMATION

 

 

 

Bangui, le 11 janvier 2017 – Les institutions centrafricains et les partenaires de la République centrafricaine ont invité les communautés banguissoises du 3e arrondissement et de Bimbo 3, signataires en 2016, d’un pacte de non-agression, à partager leur expérience avec d’autres Centrafricains à Bangui et dans le reste du pays. Cet appel a été lancé samedi à l’occasion de la commémoration du premier anniversaire de la signature dudit pacte.

 

 

« Cette image d’un ex-anti-Balaka et d’un ancien responsable d’un groupe d’auto-défense, la main dans la main, doit être montrée », a lancé le président de l'Assemblée nationale, Abdou-Karim Méckassoua, lors de son intervention, en ajoutant que ce sont les Centrafricains qui doivent travailler pour la paix dans leur pays.

 

 

Pour sa part, la ministre des Affaires sociales et de la réconciliation nationale, Virginie Baïkoua, a remarqué que le premier anniversaire du pacte de non-agression est “un encouragement”. “Nous devons abandoner la violence comme forme de résolution des conflits”, a lancé la ministre. Virginie Baïkoua a également annoncé la prochaine mise en place de comités de paix et de réconciliation dans le 3e arrondissement et à Bimbo 3 pour appuyer les efforts de lutte contre les divisions et la résolution pacifique des conflits.

 

 

Le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies et Chef de la MINUSCA, Parfait Onanga-Anyanga, a qualifié la signature du pacte, le 11 février 2016, d’acte de “courage” et d’un “message clair envoyé aux ennemis de la paix que vous ne voulez pas être des esclaves”. Onanga-Anyanga a également invité les deux communautés à montrer leur exemple “dans ces endroits où le mal est encore présent”, même si la tâche ne sera pas facile. Mais “il n’y a pas de raison de douter”, a conclu le Représentant spécial.

 

 

Pour l’ambassadeur des Etats Unis en RCA, Jeffrey Hawkins, le pacte a établi un pont que la violence avait détruit, à savoir la réconciliation entre deux communautés. “Vous avez tenu vos engagements. La réconciliation ici est une réalité”, a ajouté le diplomate.

 

 

La commémoration de la signature dudit pacte a été marquée par les interventions du maire du 5e arrondissement de Bangui, du représentant et de membres du comité de suivi du pacte. Le pacte est le résultat d’efforts des communautés locales appuyées par la MINUSCA et l’ambassade de France.

 

 

La signature du pacte le 11 février 2016 a permis la réouverture du cimetière musulman de Boeing et a été suivie par dautres mesures notamment la reconstruction de la mairie et du marché de de Boeing. Avec cet anniversaire, les prochaines étapes sont le début de la libre circulation des personnes et des biens entre lavenue Koudoukou et lavenue de France; lappui au programme de retour des déplacés des différentes communautés dans les 4e, 5e et 8e arrondissements et la promotion de la cohabitation pacifique, a indiqué la MINUSCA.

 
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Bureau de la Communication et de l'information publique 
 
MINUSCA | Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine 
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12 février 2017 7 12 /02 /février /2017 15:38
RCA : la MINUSCA intercepte des combattants de l'ex-rébellion
RCA : la MINUSCA intercepte des combattants de l'ex-rébellion

 

 

Centrafrique: opération de la force de l'ONU contre des hommes armés

 

Bangui - AFP / 12 février 2017 09h22 - Un hélicoptère de la force de l'ONU en Centrafrique (Minusca) est "intervenu" samedi pour stopper des hommes armés d'une faction de l'ex-rébellion séléka qui avançaient vers la ville de Bambari (centre), a annoncé la Minusca dans un communiqué



"Le Front populaire pour la renaissance de Centrafrique (FPRC) a franchi la ligne rouge dans la région d'Ippy", près de Bambari, entraînant l'intervention d'un hélicoptère de la force de l'ONU face à "la menace accrue de confrontation violente dans la ville de Bambari", indique le communiqué dimanche.



"La Minusca n'a pas eu d'autre choix que d'arrêter l'avancée de la menace d'éléments de la coalition FPRC, afin d'éviter une confrontation dans Bambari qui aurait des conséquences dramatiques pour les populations civiles déjà traumatisées", précise le texte, sans donner de bilan de l'opération.



Au moins 20 combattants ont été tués depuis une semaine dans des affrontements qui ont éclaté samedi dans une localité minière située à une quarantaine de km de Bambari entre deux factions rivales de l'ex-rébellion séléka, selon des témoins ayant fui les combats.



Ces affrontements opposent des éléments de l'Unité du peuple centrafricain (UPC) de Ali Ndarass et du FPRC de Noureddine Adam.



La Centrafrique, un des pays les plus pauvres au monde, peine à se relever du conflit provoqué en 2013 par le renversement de l'ex-président François Bozizé par la rébellion Séléka, à dominante musulmane.



La contre-offensive des anti-balaka, majoritairement chrétiens, a provoqué des milliers de morts et des centaines de milliers de déplacés.



L'intervention de la France et des Nations unies a ensuite permis la fin des massacres de masse, l'élection d'un nouveau président et le retour d'un calme relatif dans la capitale Bangui. Mais des groupes armés maintiennent une insécurité permanente dans plusieurs régions du pays.



L'UPC et le FRPC sont deux des factions issues de l'éclatement de la coalition séléka. Selon les circonstances et leurs intérêts locaux (contrôle de mines, racket routier, vol de bétail,...), ces factions peuvent s'allier, se combattre, voire nouer des alliances provisoires avec des groupes anti-balaka.



(©)

 

RCA : la MINUSCA intercepte des combattants de l'ex-rébellion

 

http://www.bbc.com/ 

 

Le communiqué de la force des Nations Unies en Centrafrique indique que des hommes armés membres de l'ex rébellion ont été arrêtés dans leur progression par un hélicoptère de la MINUSCA.

 

Le communiqué indique que la Minusca n'avait pas eu d'autre choix que d'arrêter l'avancée de ce groupe de combattants membres du Front Populaire pour la Renaissance de Centrafrique (FPRC), afin d'éviter une confrontation à Bambari.

 

Cette confrontation aurait des conséquences dramatiques pour les populations civiles, estiment les Nations Unies.

 

Le chef d'Etat-major du FPRC, le général Joseph Zoundéko, bras droit de l'ancien président Michel Djotodia et deux autres combattants du FPRC ont été tués au cours de l'opération.

 

 

Centrafrique: l'ONU évite un affrontement

 

12/02/2017

 

Un hélicoptère de la force de l'ONU en Centrafrique est "intervenu" afin stopper des hommes armés. Ces derniers faisaient partie de l'ex-rébellion Séléka et avançaient vers la ville de Bambari. L’ONU annonce que la menace accrue de confrontation violente dans cette ville du centre du pays à rendue nécessaire cette intervention. La Centrafrique peine à se relever du conflit provoqué en 2013 par le renversement de l'ex-président par la rébellion Séléka.

 

http://www.radiofr.ch/fribourg/info/news/news/2017/2/12/centrafrique-lonu-evite-un-affrontement.html

 

 

RCA: la Minusca intervient en force contre une colonne de l'ex-Seleka

 

Par RFI Publié le 12-02-2017 Modifié le 12-02-2017 à 13:46

 

En Centrafrique, une colonne de rebelle de l'ex-Seleka a été stoppée par les militaires de la Minusca qui ont fait usage de leurs armes. La force de l'ONU avait prévenu les groupes armés que les Nations unies répliqueraient si des mouvements de troupes se formaient pour attaquer la ville de Bambari.

 

La Minusca avait prévenu : si la coalition MPC/FPRC, deux groupes armés issus de l'ex-Seleka, franchissait la ligne rouge qui mène à Bambari, elle répliquerait. C'est ce qui s'est passé, hier, samedi 11 février, alors qu'une colonne de 300 combattants se dirigeait vers la ville stratégique d'Ippy, à une soixantaine de kilomètres au nord de Bambari. Un hélicoptère de la force de l'ONU a alors détruit plusieurs véhicules de ces rebelles, qui ont été stoppés net. Pour le moment, le bilan humain n'est pas connu.

 

Violents combats

 

Depuis plusieurs mois, de violents combats ont lieu dans cette région de la Ouaka entre la coalition MPC/FPRC et l'UPC du général Ali Darass, lui-même ex-Seleka et qui contrôle Bambari depuis plusieurs années. Ces dernières semaines, la Minusca, avait renforcé ses positions autour de la ville, intégrant les contingents Bangladais et Gabonais aux forces mauritaniennes en permanence sur place.

 

Dans un communiqué, la force onusienne déplore que les discussions engagées avec ces groupes armés n'aient pas abouti et rappelle que toute agression de leur part peut constituer un crime de guerre.

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Centrafrique-Presse.com
11 février 2017 6 11 /02 /février /2017 23:22
LA MINUSCA APPELLE LE FPRC ET L’UPC A LA CESSATION DES HOSTILITÉS ET AU DIALOGUE

 

 

COMMUNIQUE DE PRESSE

 

 

 

Bangui, le 11 janvier 2017 – Depuis le 21 novembre 2016, la coalition dirigée par le Front Populaire pour la Renaissance de Centrafrique (FPRC) et le Mouvement pour l’Unité et la Paix en Centrafrique (UPC) sont en guerre ouverte à Bria et aux abords de Bambari. Les efforts conjugués de la MINUSCA et de la communauté internationale pour ramener les deux belligérants à la raison n’ont pas porté leurs fruits.

 

La coalition menée par le FPRC, en dépit des efforts, y compris les appels du Gouvernement centrafricain de cesser toutes hostilités, n’a pas voulu renoncer à sa campagne militaire, faisant de la prise de Bambari son principal objectif.

 

Dans ses efforts de médiation, le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies en RCA et Chef de la MINUSCA, Parfait Onanga-Anyanga, qui a rencontré les membres de la coalition du FPRC dans les préfectures de l’est et du centre, a tenté de les en dissuader et de les appeler à privilégier le dialogue à la guerre. Ces efforts ont été relayés dans un communiqué conjoint avec le Représentant spécial du Secrétaire général et Chef du Bureau régional des Nations Unies pour l’Afrique Centrale (UNOCA), le 2 février 2017, afin d’appeler à une cessation immédiate des hostilités.

 

Parallèlement à ces efforts, le Commandant de la Force de la MINUSCA, le Général Balla Keita, a lui aussi entrepris de communiquer clairement aux deux belligérants la nécessité de s’abstenir de porter la guerre sur Bambari pour préserver la vie des populations civiles innocentes. Le Gouvernement centrafricain, la MINUSCA et la communauté humanitaire en RCA déplorent à cet effet, l’augmentation du nombre des déplacés internes lancés sur les routes de l’exode en raison des affrontements armés. On compte aujourd’hui environ 20.000 déplacés dans cette partie du pays. Le Commandant de la Force de la MINUSCA a, à cet égard, tracé des “lignes rouges” et en a informé les deux belligérants, à plusieurs reprises.

 

Ce samedi, 11 février 2017, alors qu’à Bangui les communautés de PK5 et de Boeing commémoraient le 1er anniversaire du pacte de non-agression, en présence des autorités nationales, la coalition menée par le FPRC a décidé de franchir la “ligne rouge”, posant ainsi une menace accrue d’une confrontation violente dans la ville de Bambari et ses environs.

 

Dans le cadre de son mandat de protection des civils, conformément aux résolutions pertinentes du Conseil de sécurité et de la volonté du Gouvernement centrafricain de préserver la vie des innocents, la MINUSCA n’a pas eu d’autre choix que d’arrêter l’avancée et la menace d’éléments de la coalition du FPRC, afin d’éviter une confrontation dans Bambari qui aurait des conséquences dramatiques pour les populations civiles déjà traumatisées. Un hélicoptère de la Force est intervenu en début d’après-midi alors que les éléments de la coalition FPRC se trouvaient dans une zone inhabitée près de la localité de Ngawa 1 (12 km à l’est d’Ippy).

 

Le Représentant spécial et Chef de la MINUSCA saisit cette occasion pour réitérer son appel à la coalition du FPRC de cesser immédiatement toute velléité belliqueuse et de s’engager à résoudre tout différend par la voie du dialogue. Le Représentant spécial se félicite de l’engagement de la coalition du FPRC de ne pas s’attaquer aux forces internationales, au personnel des Nations Unies et aux humanitaires. Il tient à rappeller que toute agression pourrait constituer un crime de guerre passible de poursuite par les tribunaux nationaux et internationaux.

 

Le Représentant spécial appelle tous les acteurs nationaux, régionaux et internationaux susceptibles de faciliter le retour de la paix en RCA de redoubler d’efforts afin que triomphe la paix et la stabilité, le respect de la legitimité constitutionnelle et la réconciliation nationale en RCA.

 

 

United Nations Multidimensional Integrated Stabilization Mission in the Central African Republic

 

Vladimir Monteiro

 

Spokesperson/Porte-parole

 

MINUSCA - Avenue Barthélemy Boganda BP 3338 Bangui, Central African Republic

 

Cellphone: + 236 75980772 / 72259932 Extension : (173) 5545/5506 | E-mail: monteiro6@un.org

 

 

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