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  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
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9 avril 2015 4 09 /04 /avril /2015 16:50

 

 

avr 9, 2015 (Xinhua)

 

Les factions rivales en conflit en République centrafricaine (RCA) ont signé à Nairobi au Kenya deux accords de paix pour mettre fin aux hostilités et ouvrir une nouvelle ère de stabilité politique dans leur pays.

 

Ces deux accords, l’Accord de Nairobi sur le cessez-le-feu et la cessation des hostilités entre les mouvements Ex-Seleka et Anti- Balaka, d’une part, d’autre part la Déclaration de Nairobi d’ engagement au respect de la feuille de route de transition en République centrafricaine, ont été signés tous les deux mercredi dans la capitale kényane.

 

Le président kenyan Uhuru Kenyatta et son adjoint William Ruto ont assisté à la signature de ces deux accords, entre les mouvements Anti-Balaka, représenté par Joachim Kokate, et Séléka, dirigé par l’ex-président Michel Djotodia.

 

« Je vous remercie pour la patience, la compréhension et l’ engagement dont vous avez fait preuve. Ce sont les marques d’une direction mature capable d’apporter le progrès et le bonheur aux habitants de la RCA », a déclaré M. Kenyatta après la signature de ces accords.

 

Il a appelé les parties prenantes à respecter ces accords à éviter de se laisser détourner de leurs objectifs par des forces extérieures.

 

« Il y aura beaucoup de personnes pour tenter d’apporter les divisions entre vous pour leur bénéfice personnel. Votre principal intérêt doit être le bien-être des habitants de République centrafricaine », a-t-il déclaré dans un communiqué publié à Nairobi.

 

La coalition rebelle Seleka, mouvement en grande partie musulman, et les milices chrétiennes « Anti-Balaka » sont les principaux acteurs des violences quasi-quotidiennes qui ont fait des milliers de morts en Centrafrique.

 

Ces deux accords visent à assurer le désarmement et la démobilisation des différentes milices dans le pays.

 

Le président Kenyatta a souligné que la signature de ces accords de paix n’était qu’une première étape et qu’il restait un grand nombre de questions à régler pour assurer la stabilité de la Centrafrique.

 

« L’esprit de fraternité que vous avez développé ici à Nairobi doit se poursuivre même jusqu’au forum de Bangui », a-t-il ajouté.

 

M. Kenyatta a assuré à ces délégations que le Kenya continuerait de se tenir à leurs côtés tandis qu’ils s’efforcent de s’allier pour assurer la construction de leur nation. Des progrès rapides et substantiels ont été réalisés en vue d’un règlement politique qui rétablira la place de la Centrafrique au sein de la communauté des États pacifiques, a-t-il dit.

 

Les dirigeants des deux groupes rivaux ont remercié le président Kenyatta et le gouvernement du Kenya pour leurs efforts en vue d’apporter la paix en Centrafrique.

 

Ils ont déclaré que leur pays connaissait des troubles politiques depuis 20 ans, soulignant que l’engagement de la direction kenyane aurait incontestablement des conséquences positives.

 

« Nous sommes venus ici pour la paix et pour trouver un accord entre nous. Le temps que nous avons passé à Nairobi nous a permis d’apprendre et de comprendre les efforts déployés par le Kenya pour parvenir à cet accord », a déclaré M. Djotodia.

 

Le dernier conflit en date en Centrafrique a éclaté en décembre 2012. Quelque 5.600 soldats des forces de paix de l’Union africaine et environ 2.000 soldats français ont été déployés dans le pays.

 

Le processus de médiation, débuté en novembre de l’année dernière, est dirigé par l’ex-président de l’Assemblée nationale du Kenya, Kenneth Marende, et par l’ex-général de l’armée de terre kenyane, Njuki Mwaniki.

Centrafrique : les factions en conflit signent un accord de paix à Nairobi
Centrafrique : les factions en conflit signent un accord de paix à Nairobi
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8 avril 2015 3 08 /04 /avril /2015 19:51

 

 

http://www.radiondekeluka.org   mercredi 8 avril 2015 14:05

 

Le Conseil national de transition (CNT, le parlement provisoire) demande l’annulation des décrets portant mise en place du comité technique d'organisation du Forum de Bangui, la désignation des membres du comité technique d'organisation du Forum national de Bangui et la création du Presidium du Forum national.

 
Dans une déclaration publiée le 7 avril à Bangui, les conseillers nationaux ont dénoncé le non-respect du consensus concernant la mise en place du comité d'organisation de ce rendez-vous. Par ailleurs, les parlementaires provisoires ont exigé l’abolition pure et simple des  décrets et l'ouverture d'une concertation autour de la question.

 
« Le Conseil national de transition invite l'exécutif dans son ensemble et particulièrement son excellence, Mme la Cheffe d’État de transition a bien vouloir rapporter les décrets portant respectivement création du comité technique d'organisation du Forum national de Bangui, désignation des membres du comité technique d'organisation du Forum national de Bangui et création du Presidium du Forum national de Bangui, à procéder à une large consultation des forces vives et la nation pour la mise en place des structures chargée d'organiser le Forum, en tenant compte des conclusions des travaux de la commission préparatoire », a recommandé Léa Koyassoum-Doumta, vice présidente du CNT.


« Le conseillers nationaux pensent légitimement que le Forum national de Bangui risque de connaître un échec si les autorités de la transition n'y prennent garde », a-t-elle prévenu.


Léa Koyassoum-Doumta précise les raisons de la demande formulée par les conseillers nationaux. « Les décrets signés en date du 4 avril 2015 s'exposent à une critique dont les principales sont l'absence de concertation préalable entre les prinicpales autorités de la transition et les forces vives de la nation avant la prise de décision du 4 avril dernier, l'éviction de la commission préparatoire du Forum national de Bangui avant la remise officielle de son rapport au gouvernement et la tenue du Forum, la similitude des missions du comité technique d'organisation et celles de la commission préparatoire du Forum, la désignation au sein du comité technique d'organisation de certaines personnalités nommément mises en cause par la population lors des consultations populaires à la base, organisée courant février-mars 2015 et l'exclusion du Conseil national de transition du processus des assises du Forum », a expliqué la vice-présidente du CNT.


Sur la question, le parlement provisoire entend interpeller le Premier ministre, Mahamat Kamoun, dans les prochains jours.

 
Au chapitre des réactions, figure celle du parti travailliste Kwa Na Kwa (KNK). Le parti politique ne s'inscrit pas dans la droite ligne de l'exécutif de la transition. Bertin Béa, secrétaire général par intérim de cette formation politique, se dit surpris par la publication  qu'il qualifie de violation des règles par la présidente de transition. « C'est à la surprise générale que nous avons suivi la publication des trois décrets sans concertation ni avec le CNT ni avec les forces vives de la nation. Cela démontre une fois de plus la volonté de Mme le Chef d’État de transition de violer délibérément la gestion consensuelle de la transition », a fait savoir le secrétaire général.


Le KNK remet en question la désignation de Jean-Jacques Démafouth par la présidente de transition, Jean-Jacques Démafouth qui, selon lui, n'est pas indiqué pour assurer la coordination d'un tel Forum sensé ouvrir la voie au décollage de la Centrafrique. « A un moment précis où nous sommes en train d'aller vers la réconciliation et le dialogue, comment pouvait-on imaginer un seul instant que Mme Samba-Panza puisse faire appel à une personnalité aussi marquée politiquement pour conduire ce comité technique. On voit que Mme le Chef d’État, en désignant M. Démafouth, a vidé totalement la commission préparatoire de sa substance parce qu'il y a une similitude dans les objectifs assignés aussi bien à la commission préparatoire qu'au comité technique de préparation de ce dialogue », a remarqué Bertin Béa.

 
Le parti menace de se retirer de ce rendez-vous inter-centrafricain qu'il traite de désordre. « Le KNK prend à témoin l'opinion nationale et internationale que si les conditions du dialogue inclusif ne sont pas remplies, notre formation politique ne participera pas à cette mascarade de dialogue qui est en préparation », a-t-il conclu.


Les trois décrets portant création du comité technique d’organisation, du Présidium et de la désignation des membres du comité technique ont été co-signés le vendredi dernier par le Chef d’État de transition, Catherine Samba-Panza et le Premier ministre, Mahamat Kamoun.

Forum de Bangui : le CNT exige l’annulation des décrets
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8 avril 2015 3 08 /04 /avril /2015 19:08

 

 

(AFP 08/04/15)

 

La présidence kényane, engagée depuis des mois dans une laborieuse médiation entre représentants centrafricains des ex-rebelles de la Séléka et de la milice anti-balaka, a annoncé mercredi la signature d’un accord entre les deux parties.

 

L’accord a été signé dans la capitale kényane Nairobi par Joachim Kokate pour les anti-balaka, et l’ancien président centrafricain Michel Djotodia pour les ex-Séléka, a précisé la présidence dans un communiqué, sans entrer dans le détail du texte.

 

« Beaucoup tenteront de vous diviser, pour servir leurs intérêts personnels », a lancé le président kényan, Uhuru Kenyatta, cité dans le communiqué. Mais il a salué « l’esprit de fraternité » dont les parties ont fait preuve, selon lui, au cours de ces longs mois de discrètes négociations.

 

En janvier, anti-balaka et ex-Séléka avaient déjà signé à Nairobi un accord de cessez-le-feu. Cet accord, qui était accompagné d’un projet d’amnistie générale et appelait au remplacement des autorités de transition en place, n’avait jamais été reconnu par Bangui.

 

Depuis, les belligérants avaient accepté d’amender leur accord, pour renoncer, au moins dans l’immédiat, à l’amnistie générale et reconnaître les autorités de transition.

 

Mais il n’était pas clair mercredi soir quelle version avait été retenue pour la signature de l’accord définitif: la formule de janvier ou celle amendée par la suite.

 

Depuis le début, les négociations de Nairobi, organisées à l’initiative du président congolais Denis Sassou Nguesso, étaient jugées mal engagées par les observateurs.

 

Les autorités de transitions centrafricaines, exclues du processus, ont toujours refusé de reconnaître leur légitimité, de même que la Communauté économique des pays d’Afrique centrale (Cémac).

 

Ces négociations ont rassemblé l’ex-président François Bozizé, renversé en mars 2013 par la rébellion majoritairement musulmane de la Séléka, et Michel Djotodia, chef de celle-ci qui lui avait succédé à la tête de l’Etat avant d’être contraint à la démission par la communauté internationale en janvier 2014.

 

Mercredi soir, la présidence kényane ne faisait cependant aucune mention de la présence de M. Bozizé, sous sanctions onusiennes, à la cérémonie de signature.

 

Les exactions commises par la Séléka à son arrivée au pouvoir contre les populations majoritairement chrétiennes du pays avaient débouché sur la création des milices d’autodéfense anti-balaka, qui s’en sont alors pris aux civils musulmans, plongeant la Centrafrique dans une crise sans précédent.

Centrafrique: accord « de cessez-le-feu » entre ex-Séléka et anti-balaka signé à Nairobi
Centrafrique: accord « de cessez-le-feu » entre ex-Séléka et anti-balaka signé à Nairobi
Centrafrique: accord « de cessez-le-feu » entre ex-Séléka et anti-balaka signé à Nairobi
Centrafrique: accord « de cessez-le-feu » entre ex-Séléka et anti-balaka signé à Nairobi
Centrafrique: accord « de cessez-le-feu » entre ex-Séléka et anti-balaka signé à Nairobi
Centrafrique: accord « de cessez-le-feu » entre ex-Séléka et anti-balaka signé à Nairobi
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8 avril 2015 3 08 /04 /avril /2015 15:48

 

 

Bangui, 08 avril 2015 (RJDH) -Le ministre du Tourisme, Romaric Vomitiadé, accusé de viol de mineure, a été reconnu coupable des faits qu’il lui sont reprochés. Le tribunal a condamné ce dernier à deux ans d’emprisonnement ferme, une amende de 300.000 F CFA et un dommage et intérêt de deux millions de FCFA. Le verdict est tombé ce matin au tribunal de grande instance de Bangui.

 

C’est par des pleurs que les parents du désormais condamné, Romaric Vomitiadé, ont accueilli la décision du Jury. Déçu, un parent du condamné s’exclame « c’est de la manipulation pure et simple. Nous ne pensons pas que ce soit le droit qui vient d’être dit. C’est un complot, conçu de loin, c’est pour cela que vous avez vu dans la salle, tout le monde était triste à l’annonce du jugement ».

 

Le verdict arrange le parquet de Bangui. Une source proche du parquet parle d’une décision qui prouve la capacité de l’appareil judiciaire centrafricain à combattre l’impunité. « C’est un exemple que nous venons de donner. Alors que les uns et les autres pensent que l’appareil judiciaire est complètement anéanti, cette décision vient dire le contraire. Un ministre est reconnu coupable après toutes les procédures nécessaires de justice. C’est un soulagement ».

 

Pour la défense, cette décision n’est pas correcte. Le conseil du condamné a promis faire appel de la décision. « Ce qui est certain, nous allons faire appel. Mais pour le moment, nous nous donnons le temps avec le client pour dégager une démarche commune à suivre » a confié un des avocats du condamné.

 

Romaric Vomitiadé a été accusé d’avoir violé une fille de 16 ans lors d’une mission qu’il avait conduite en janvier dernier dans la ville de Yaloké dans le cadre des consultations populaires à la base. Ce dernier a été arrêté et placé sous mandat de dépôt le 23 mars 2015. Le procès s’est tenu le 1er avril dernier. Le procureur de la République avait requis ce jour, une peine de 5 ans avec une amande de 500000 Fcfa./

 

Sylvestre Sokambi

Centrafrique/Bangui : Le ministre accusé de viol condamné à deux ans d’emprisonnement ferme avec une amende 300.000 FCFA
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8 avril 2015 3 08 /04 /avril /2015 15:24

 

 

Bangui, 08 avril 2015 (RJDH)---Le ministre conseiller politique de la cheffe de l’Etat, Anicet Guiyama, a réitéré la détermination des autorités à appliquer les sanctions que les Nations Unies ont prises contre certaines personnalités centrafricaines. Il l’a dit ce matin au cours d’une interview accordée au RJDH.

 

Le conseiller politique de la cheffe de l’Etat est formel sur la question relative à la participation ou non des personnalités sous sanction des Nations Unies. «  la République Centrafricaine ne peut pas faire fi des sanctions que les Nations Unies ont prises contre certaines personnalités centrafricaines. Notre position sur la question entre dans la dynamique de la lutte contre l’impunité  ». Anicet Guiyama a souligné que la lutte contre l’impunité est l’une des revendications du peuple centrafricain.  « C’est de notoriété publique que l’une des causes des crises en Centrafrique, se trouve être l’impunité. En plus, la lutte contre l’impunité est une revendication portée par l’ensemble du peuple centrafricain. Quand les gens se sont réunis à Nairobi pour demander l’amnistie, vous avez vu comment le peuple s’en est opposé. Alors, les autorités actuelles sont déterminées à appliquer la volonté du peuple en luttant par tous les moyens contre l’impunité ».

 

Le conseiller politique de la cheffe de l’Etat a souligné que sans la présence des deux anciens chefs d’Etat, le forum peut se tenir parce que ces personnalités peuvent se faire représenter. « Je pense que les deux anciens chefs d’Etat appartiennent à des formations. S’ils ne peuvent pas venir parce qu’empêcher, ils peuvent se faire représenter », a-t-il dit.

 

Par rapport aux menaces du KNK de boycotter le Forum  de Bangui si François Bozizé n’est pas présent, Anicet Guiyama relève que « j’ai par le passé milité dans le KNK. Je sais que sans le président François Bozizé, il y a des gens, des cadres qui peuvent valablement parler au nom de cette formation politique. Il faut éviter de faire de la fixation et en plus ce n’est pas la politique de la chaise vide que le KNK va faire parler de lui et peser sur la scène politique ».

 

Lors de cette interview, le conseiller politique de Catherine Samba-Panza a considéré les critiques contre le comité technique d’organisation du Forum de Bangui comme des polémiques qui ne vont pas avancer le processus.

 

 « Nous savons que certaines voix se sont levées pour contester les deux organes crées par la cheffe de l’Etat. Le Conseil National de Transition est de la partie mais nous disons que ce sont des démarches qui n’avancent pas le processus du dialogue voulu par le peuple. Nous sommes à 20 jours de ce forum, pourquoi continuer à créer et animer des polémiques stériles ? Il faut avancer et tenir ce dialogue comme le souhaite le peuple », a souhaité le conseiller Anicet Guiyama.

 

Sur l’absence de consensus dans la nomination des membres du comité technique  d’organisation que l’a dénoncé le Conseil National de Transition, Anicet Guiyama répond. « Il y a bel et bien eu consensus. Avant le décret qui a fixé la date du forum, la cheffe de l’Etat a rencontré le président du Conseil National de Transition. Elle l’a mis au parfum de tout. En plus dans le comité, le Conseil National de Transition est représenté. Le comité technique s’inscrit dans la suite de la commission préparatoire. Il a été seulement renforcé ».

 

Le conseiller politique de la cheffe de l’Etat a réagi suite aux propos du Secrétaire Général par intérim du KNK qui, le 06 avril dernier, dans une interview au RJDH affirmait ne pas comprendre le revirement du ministre conseiller.

 

Notons que le Forum de Bangui se tiendra du 27 au 04 mai prochain. Les travaux seront dirigés par un présidium qui sera présidé par un représentant de la communauté internationale./

 

Sylvestre Sokambi 

Centrafrique/Bangui : La présidence déterminée à respecter les sanctions des Nations Unies
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8 avril 2015 3 08 /04 /avril /2015 14:27
Compagnon de B. Boganda, l'Ambassadeur Albert SATO n'est plus
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8 avril 2015 3 08 /04 /avril /2015 14:03

 

 

Portrait

 

LE MONDE

 

Il garde toujours son sourire communicatif et bienveillant. Stanislas Tatalé est un de ces hommes de foi qui transmette l’espoir par un regard. Dans l’église Saint-­Martyr-de ­l’Ouganda, il a vu débarquer en février 2014 plus de 2 000 musulmans, escortés par les soldats de la Misca (Mission internationale de soutien à la Centrafrique, remplacée depuis par les casques bleus).

 

« Ils sont arrivés en masse », se souvient-­il, songeur. Aujourd’hui, les musulmans ne sont plus que 527, toujours pris au piège dans cette église devenue leur prison. Impossible d’en sortir sous peine de se faire agresser voire tuer par les anti­balaka qui rôdent encore dans les alentours.

 

Tous les matins, Stanislas Tatalé entame le même rituel. Le jeune trentenaire se lève aux aurores, enfile sa veste de Médecins sans frontières (MSF) et part faire le tour des baraquements pour s’enquérir de la santé des déplacés après une nouvelle nuit à dormir à même le sol. Enfants ou adultes, ils ont tous droit à un petit bonjour, un mot d’encouragement.

 

« Je vérifie que tout se passe bien, j’effectue le suivi des personnes qui ont un traitement médical ou qui sortent juste de l’hôpital, raconte t-il. Enfin, je décide d’évacuer un malade si sa situation l’exige. »

 

« Il faut une réponse adaptée »

 

Stanislas Tatalé n’a aucune formation médicale mais, au fil du temps, il a appris à distinguer les cas les plus urgents. « Un paludisme chez un enfant ou un adulte, ce n’est pas la même prise en charge, il faut une réponse adaptée », explique Stanislas Talé. Dans un recoin du bâtiment principal, une vieille femme prostrée sur le sol se plaint de douleurs à la poitrine.

 

« Tatalé », comme les enfants l’appellent, décroche son téléphone et demande une voiture pour l’évacuer. MSF applique le principe de précaution : si les conditions sécuritaires autour de l’enclave se sont améliorées, notamment depuis sa mise sous protection par les soldats congolais de la Minusca, tout le monde préfère éviter une attaque sur le chemin de l’hôpital.

 

L’abbé Justin ne tarit pas d’éloges sur son protégé qu’il connaît depuis maintenant trois ans. « Stanislas est un homme courageux et dévoué, décrit-il. Je loue beaucoup son activité. Il y a des moments très difficiles mais il n’a jamais abandonné. » Stanislas Tatalé se décrit lui­-même comme un chrétien laïque et engagé. « Ce que je fais ici, c’est simplement mon acte de foi », élude­ t-­il rapidement.

 

Les perspectives d’avenir dans l’enclave de Carnot sont sombres. Si les conditions sanitaires se sont stabilisées depuis l’arrivée de MSF, personne n’entrevoit encore le bout du tunnel pour les déplacés musulmans. La majorité veut rentrer chez eux, à Carnot, retrouver leurs biens et leurs maisons. Mais celles et ceux qui ont fait main basse dessus depuis la débâcle de février 2014 ne sont pas enclins à abandonner leur butin. Pour les autres, séparés de leurs familles, l’objectif reste la frontière, puis le Cameroun.

 

Mais là encore, le gouvernement se refuse à les laisser partir pour ne pas « encourager l’éviction d’une communauté ». Si l’argument politique peut se défendre, il est dans les faits, contraire aux principes humanitaires, notamment celui relatif à la liberté de circuler.

 

Stanislas Talé a grandi ici à Carnot, entouré de ses sept frères et sœurs. La réconciliation, il y croit. De retour dans son quartier, il sensibilise la population à la nécessité de pardonner, puis d’avancer. Lui, se voit bien continuer à travailler pour MSF, parallèlement à ses activités de jeune franciscain. En attendant une éventuelle porte de sortie, la cohésion sociale fait son bout de chemin dans l’enceinte de l’église. Le dimanche, chrétiens et musulmans quittent ensemble le sol de la paroisse quand la messe commence.

 

Anthony Fouchard (contributeur Le Monde Afrique, à Carnot, en Centrafrique)


http://www.lemonde.fr/afrique/article/2015/04/08/en-centrafrique-un-pere-franciscain-veille-sur-les-refugies-musulmans_4611410_3212.html#s4PekDlzoUOQopeQ.99

 

Lu pour vous : En Centrafrique, un franciscain veille sur les réfugiés musulmans
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8 avril 2015 3 08 /04 /avril /2015 13:24

 

 

Par RFI 08-04-2015 à 10:14

 

Nouvelle passe d'armes entre le Conseil national de transition (CNT) et l'Exécutif en Centrafrique. Alors que le Forum national, qui accuse un retard de plusieurs mois, est prévu pour le 27 avril, un nuage plane toujours sur sa tenue. Ce mardi, le CNT a donné de la voix.

 

Dans une déclaration, le CNT a tiré à boulets rouges sur les décrets pris par la présidence samedi dernier, instaurant un « comité technique d'organisation » du Forum. Une entité constituée d'une douzaine de personnalités centrafricaines, avec à leur tête Jean-Jacques Démafouth, nommé coordonnateur général.

 

C'est la création de ce comité qui ne passe pas auprès du CNT qui déplore le manque de concertation. Les conseillers dénoncent aussi la similitude des missions entre ce comité technique et la commission préparatoire dirigée par Béatrice Epaye. Sans les nommer, le CNT dénonce aussi le choix de personnalités décriées pour le composer.

 

Autre grief : « l'exclusion du Conseil national de transition du processus des assises du Forum ». Le CNT pointe un risque d'échec et « invite » la chef de l'Etat de transition à retirer ses décrets et à consulter les forces vives pour la mise en place des structures chargées d'organiser le Forum.

 

Difficile d'imaginer que la grande table ronde intercentrafricaine puisse alors se tenir à la date prévue. En outre, le CNT annonce qu'il interpellera formellement le Premier ministre dans les prochains jours. Ce sera la deuxième fois que Mahamat Kamoun sera sommé de s'expliquer devant les conseillers nationaux. La dernière fois, c'était pour parler des fonds angolais.

 

 

 

Communiqué No 00125 du FPRC Ex-SÉLÉKA- Centrafrique

 

C’est avec stupeur et indignation que nous apprenons à travers les médias les accusations répétées et non fondées de Jean Jacques DEMAFOUTH contre le FPRC Ex-SÉLÉKA sur la situation sécuritaire et la profanation des symboles de l’Église chrétienne dans les régions que nous avons libérées. Il accablait de mensonges sur les médias internationaux contre certains Dirigeants de l’Ex-SÉLÉKA de prôner le WAHHABISME, le BOKO HARAMISME, de recruter les JIHADISTES et de limiter notre mouvement aux seuls natifs des régions de VAKAGA et de BAMINGUI-BANGORAN.

 

Nous condamnons fermement toutes ces affirmations fausses, voire toutes ces allégations fallacieuses qui relèvent de la pure manipulation dans le but d’égarer l’opinion nationale et internationale sur le caractère noble de notre mission d’instaurer une Paix Durable dans notre pays la République Centrafricaine, afin que chaque citoyen, ne soit plus considéré en fonction de sa religion, de ses origines ethniques, de sa région, comme c’est le cas actuellement avec un Gouvernement essentiellement composé  de frères, sœurs et cousins de Catherine SAMBA PANZA.

 

Nous sommes mieux indiqués pour affirmer notre profond attachement aux lieux saints. Jamais nous ne saurons profaner un quelconque lieu de culte dans les régions qui sont sous notre autorité. Aussi, toute exaction, tout pillage et toute violation des Droits de l’Homme sont sévèrement punis.

 

Dans la plupart des villes des régions sous contrôle du FPRC Ex-SÉLÉKA, la vie a repris son cours normal et les populations vaquent sereinement à leurs occupations.

 

Le FPRC Ex-SÉLÉKA regroupe les compatriotes issus de toutes les régions et de toutes les confessions religieuses de notre pays. Nous sommes fiers de cette diversité ethnique, culturelle et religieuse, à l’image de notre Nation. Nous affirmons solennellement notre attachement à la laïcité chère à notre Père Barthélémy BOGANDA, Fondateur de la République Centrafricaine. Cela ne sert à rien de distraire l’opinion publique sur des prétendus conflits qui risquent d’opposer les fidèles des différentes religions.

 

Jean Jacques DEMAFOUTH a construit son capital politique sur une base d’assassinats, de mensonges et d’incompétence, qui lui a valu aujourd’hui son limogeage du service des renseignements français. Il a induit lamentablement en erreur le vice président autoproclamé de transition de Centrafrique, Monsieur Charles MALINAS, ambassadeur de France en Centrafrique en lui fournissant des fausses fiches de renseignement.

 

Qu’on se rappelle que le parcours de Jean Jacques DEMAFOUTH est jalonné de cadavres : Le Général MBAIKOUA, l’assassinat des Gendarmes de KEMBE dont GBODO,  l’assassinat du Général DJADDER, l’assassinat de la Française qui travaillait pour le compte d’une ONG Humanitaire qui aurait été revendiqué par lui et Christophe GAZAMBETTI, tous les crimes commis par lui en tant que chef de l’APRD.

 

Les armes de la campagne de DDR, qu’il a menée, lui ont servi à réarmer les  éléments de l’APRD pour poursuivre ses funestes visées. La réhabilitation des Forces Armées Centrafricaines qu’il réclame aussi à cor et à cri n’ont d’autres buts, selon lui, de lui servir de tremplin pour l’exécution de son plan machiavélique de renverser Catherine SAMBA PANZA afin de conquérir le pouvoir, avec la complicité active de l’actuel Premier Ministre MAHAMAT KAMOUN.  

    

Ainsi, il ne fait l’objet d’aucun doute que Jean Jacques DEMAFOUTH avec les membres de sa confrérie créée pour la cause, incarnent par définition le malheur de Catherine SAMBA PANZA et de la République Centrafricaine. Qu’ils ne fassent pas d’illusions nous les connaissons tous et les avons à l’œil.

 

Selon les informations concordantes, les manœuvres dilatoires en faveur de KARIM MECKASSOUA, vice président du FDPC de ABDOULAYE MISKINE, qui visaient à lui confier la Présidence de la troisième transition qui devait intervenir dès le 24 Juin 2015, ont été éventées à l’issue de la rencontre de Rome.

 

MECKASSOUA profite de ses relations controversées, sur le plan international, pour mieux camoufler son rejet par la population. Il n’a même pas réussi à obtenir un score honorable dans son propre fief à Bangui, où il a été battu à plate couture.

 

Sa présence à la tête du pays créerait plus de confusion et plongerait encore davantage le pays dans des troubles à l’issue incertaine que sa candidature  serait un désastre pour toute la sous région.

 

Ses relations exécrables avec certains chefs d’Etat africains risqueraient de provoquer l’isolement de la RCA au sein des organisations de la sous région tels que la CEMAC, CEEAC et l’Organisation des Pays de la Région des Grands Lacs.   

   

Chers compatriotes Centrafricains. Que personnes ne viennent nous distraire. Restons tous unis pour reconstruire ensemble notre pays, la République Centrafricaine afin qu’elle retrouve sa place sur l’échiquier international. Le FPRC Ex-SÉLÉKA est déterminé à s’y atteler jusqu’à atteindre cet objectif.

 

Cependant, nous rassurons l’opinion nationale et internationale de notre volonté sincère de respecter l’Accord de Paix et de cessation des hostilités de Nairobi de Janvier 2015 et de Brazzaville de 2014 si et seulement si l’esprit de ses Accords est respecté.

 

Fait à KAGABANDORO (RCA), le 08 avril 2015

 

Général Arda HAKOUMA

 

Chef d’État Major, FPRC Ex- SÉLÉKA

RCA: tensions autour de l’organisation du Forum de Bangui
RCA: tensions autour de l’organisation du Forum de Bangui
RCA: tensions autour de l’organisation du Forum de Bangui
RCA: tensions autour de l’organisation du Forum de Bangui
RCA: tensions autour de l’organisation du Forum de Bangui
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8 avril 2015 3 08 /04 /avril /2015 13:19

 

 

 

http://afriqueactualite.com  mercredi 8 avril 2015 00:50  Jeff Murphy Barès à Bangui

 

Michel Amine, Président de l’union nationale pour la démocratie et le progrès (UNDP), candidat à l’élection présidentielle prochaine en Centrafrique, a été arrêté, mardi à Bangui.

 

Il est 17h lorsque M. Michel Amine tente d'embarquer à bord du vol Air France à destination de Paris (France). Il y sera arrêté puis gardé à vue au commissariat du Port Amont à Bangui.

 

« M. Amine a été intercepté par la police de l'aéroport Bangui M'Poko au moment où il remplissait les formalités d'usage pour embarquer à destination de Paris où il doit effectuer des soins avant de revenir pour la campagne électorale », a expliqué Jules Mamadou, de la cellule de communication du parti UNDP.


Selon la gendarmerie nationale, ce candidat, craint pour sa puissance financière, est détenteur de 3 passeports différents.


« Il a été interpellé pour avoir fait usage d'un passeport camerounais à l'aéroport alors qu'à Ledger (un hôtel 5 étoiles de la capitale où il a l'habitude de se loger lors de ses séjours en terre natale), il a présenté un autre passeport étranger, afghan dit-on », confie un responsable de la gendarmerie.


Contacté par téléphone, M. Amine nie les faits et qualifie d'arbitraire son arrestation.

« Mon arrestation est purement arbitraire. Le commandant de la gendarmerie qui m'a interpellé ne m'a rien notifié, et n'a présenté aucun mandat d'amener. Du parquet où j'ai été conduit dans un premier temps, le procureur de la république qui avait d'ailleurs déjà quitté le bureau, s'est étonné de mon arrestation lors qu'on l'a joint au téléphone. Je comprends alors que c'est le ministre de la sécurité publique qui m'a mis en examen... », a expliqué Michel Amine.


Il a également nié détenir plus de deux passeports. « J'ai un passeport centrafricain et un passeport camerounais. J'ai toujours voyagé avec ces deux documents. Je suis plusieurs fois parti de Bangui avec ce passeport camerounais accompagné de mon titre de séjour et je n'ai jamais été inquiété. Pourquoi le problème ne se pose qu'aujourd'hui. Je suis centrafricain de souche mais adopté au Cameroun. D'où ma double nationalité. Il n'est jamais interdit à un individu d'avoir deux passeports... », a-t-il ajouté.


Au sein de son parti, on pointe du doigt les anciens membres du bureau politique qui venaient d'être démis de leur fonction pour escroquerie et abus de confiance. « Depuis que le président Amine a pris la décision de les renvoyer du parti, ils ont promis de tout mettre en œuvre pour le nuire. C'est ce qu'ils viennent de démontrer en montant ce coup. Nos sources nous ont indiqué qu'ils ont monnayé cette arrestation... », confie Jules Mamadou.


Jeune parti politique nouvellement créé en Centrafrique et dont les activités ont été officiellement lancées en juillet 2014, l'UNDP de Michel Amine, ingénieur en pétrochimie veut provoquer une vraie révolution agricole afin, dit-on, de remettre l'économie nationale sur les rails.


C'est d'ailleurs l'un des points saillants de son programme politique basé sur le changement des mentalités et le renouvellement de la classe politique.

L'avènement dans la scène politique centrafricaine de M. Amine, âgé de 44 ans, crée d'interminables remous. La classe politique ne cesse donc de s'interroger sur l'origine des billets de banque qu'il distribue à longueur de journée toutes les fois qu'il arrive à Bangui, au point d'inquiéter fortement ses challengers politiques. Il faut compter le nombre de personnes faisant le pied de grue à son hôtel à longueur de journée pour espérer rentrer avec quelques billets de banque à la maison.


Certains observateurs voient en Michel Amine la face cachée du monde arabe, estimant qu'il est impossible à un seul individu d'être possesseur d'une telle fortune. D'autres n'hésitent pas à dire que tout l'argent qu'il possède lui est donné par certains pays arabes comme le Koweït ou l'Afghanistan, qui veulent passer par lui pour conquérir, à l'avenir, la RCA, un pays potentiellement riche en ressources naturelles.

 

 

 

Centrafrique : Michel Amine du UNDP arrêté et remis au parquet pour détention de « faux passeport »


Bangui, 08 avril 2015 (RJDH) Le président de l’Union Nationale pour la Démocratie et le Progrès (UNDP), a été arrêté mardi à l’aéroport Bangui, M’Poko avant d’être remis au parquet. Selon le ministre de la Sécurité publique, Samedi Nicaise Karnou, « Michel Amine a fait d’un faux passeport camerounais qui a été délivré au Cameroun en toute illégalité ». 

 

« Michel Amine, président d’un parti politique de droit Centrafricain est entré sur le territoire avec un passeport centrafricain et en voulant quitter le territoire, il a fait usage d’un faux passeport camerounais qui a été délivré au Cameroun en toute illégalité. Je l’ai invité au bureau et il a reconnu les faits », a dit le ministre de la sécurité publique.

 

Selon une source policière, « ce n’est pas la détention de deux passeports du prévenu qui pose réellement problème. C’est le fait d’être né à la même date à deux endroits différents sur les passeports qui constitue un délit. Il s’agit de dissimulation et fausse identité ».

 

Des sources proches à Michel Amine ont confié au RJDH que d’autres raisons seraient à l’origine de son arrestation. « Michel Amine vient de dissoudre son bureau politique, en humiliant publiquement les membres de son bureau. Aussi, lors de la conférence de presse du jeudi passé, Michel Amine avait ouvertement accusé la présidente de transition de ne pas avoir la volonté de désarmer les groupes armés qui créent l’insécurité dans le pays car, ça lui profiterait. Il n’avait pas manqué de s’en prendre à la Minusca qui se seraient laissée plier à la volonté de Catherine Samba-Panza », a expliqué la source.

 

Le RJDH cherche toujours a mettre la main sur le Procureur de la République pour savoir d’autres chaines d’accusation portées contre ce leader politique./

 

RJDH

Un candidat à la présidentielle mis en examen à Bangui
Un candidat à la présidentielle mis en examen à Bangui
Un candidat à la présidentielle mis en examen à Bangui
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Un candidat à la présidentielle mis en examen à Bangui
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Centrafrique-Presse.com
8 avril 2015 3 08 /04 /avril /2015 00:16

 

 

Bangui 7 avril (CAP) - Le sulfureux président de l’Union Nationale pour la Démocratie et le Progrès (UNDP) Amine Michel, anciennement connu comme Michel Bagaza,  a été arrêté en fin d’après-midi à Bangui, alors qu’il s’apprêtait à embarquer sur le vol régulier AF 775 Bangui-Paris via Yaoundé d’Air France après un bref séjour au pays.

 

Les services de sécurité et la police des frontières se sont rendu compte que Michel Amine est détenteur de multiples passeports avec des identités, année et lieux de naissance différents. C’est ainsi que selon un policier ayant requis l’anonymat, il se serait fait enregistrer à l’Hôtel Ledger de Bangui où il était descendu avec un passeport afghan alors qu’il tentait de quitter le pays en exhibant un passeport centrafricain. En fouillant sa sacoche, les policiers découvrent un passeport camerounais.

 

C’est fort de ces faits graves que les services de police ont fini par mettre la main sur ce véritable presdigitateur qui aux dernières nouvelles a été placé en garde à vue au commissariat du port fluvial de Bangui avant d’être sans douté présenté au procureur de la république.

 

Depuis son apparition sur la scène politique nationale, Michel Amine s’est surtout distingué comme un curieux personnage fantasque, brassant des millions de F CFA en espèces sonnantes et trébuchantes qu’il distribue à tour de bras, ce qui attire bien évidemment une foule de courtisans et de crève la faim tout en lui assurant un réel succès et beaucoup d’adhésions à son parti l'UNDP dont il vient étrangement de dissoudre le bureau politique pour multiples malversations et mauvaise gestion des finances. 

 

Très souvent interpelé sur l’origine de tout cet argent qu’il brasse, il n’a jamais été vraiment convaincant sur la provenance manifestement douteuse de cette fortune. Personnage mythomane sorti du néant et visiblement limité intellectuellement – personne au demeurant n’a pu établir clairement son cursus scolaire car on ne lui connaît aucun promotionnaire ni collègue d’école primaire ni du secondaire encore moins du supérieur - Michel Amine prétend être ingénieur pétrochimiste diplômé de l'Ecole polytechnique de Montréal alors que c'est faux, et tantôt  homme d’affaire opérant dans le business des armes pour un pays de la CEMAC. Plusieurs citoyens camerounais à qui il doit beaucoup d'argent le recherchent pour le traduire en justice.

 

Une chose est sûre : il a aussi été pensionnaire de la prison des Baumettes  à Marseille dans les années 2006 – 2007 d’après un compatriote résidant dans la cité phocéenne. Son arrestation va contribuer à assainir quelque peu les rangs du nombre honteusement pléthorique des candidats à la prochaine élection présidentielle en Centrafrique pour ce pays d’à peine 1,800 millions d’électeurs pour quelques 4,5 millions d’habitants seulement.

RCA : Un candidat déclaré à la prochaine élection présidentielle arrêté à l'aéroport de Bangui
RCA : Un candidat déclaré à la prochaine élection présidentielle arrêté à l'aéroport de Bangui
RCA : Un candidat déclaré à la prochaine élection présidentielle arrêté à l'aéroport de Bangui
RCA : Un candidat déclaré à la prochaine élection présidentielle arrêté à l'aéroport de Bangui
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