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  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
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24 février 2015 2 24 /02 /février /2015 16:17

 

 

 

http://afrikarabia.com   24 fév 2015  par Christophe RIGAUD

 

Un accord est en passe d’être signé entre François Bozizé et Michel Djotodia afin de respecter la fin des hostilités, signée en juillet 2014. Les deux belligérants sont-ils sincères et quelles conséquences sur le terrain ? Explications.

 

Retour à la case Brazzaville. En quelques articles négociés discrètement à Nairobi, les deux ex-présidents centrafricains, Michel Djotodia et François Bozizé affirment s’engager dans « l’accord de cessation des hostilités signés à Brazzaville en juillet 2014 ». Les deux signataires appellent ensuite « tous (leurs) partisans et sympathisants à soutenir le processus de sortie de crise résultant de l’application effective de la feuille de route de la transition ». Et expriment leur « disponibilité à participer dans l’immédiat à tous les organes et structures en charge de la préparation du Forum politique inclusif de Bangui ». Un accord qui ramène un certain consensus sur l’arrêt des hostilités entre ex-Séléka et anti-Balaka, l’accord devant être signé par Nourredine Adam pour les anciens Séléka et Joachim Kokaté pour les anti-Balaka

 

Bonne nouvelle ?

 

Le premier « vainqueur » (en apparence) de cet accord au forceps, est le président Denis Sassou Nguesso. Son hasardeuse aventure kényane ne se termine pas si mal pour le médiateur congolais. Convoquée par ses soins, sans l’aval de Bangui, de Paris et de l’ONU, la « négociation Sassou » de Nairobi avait soulevé une levée de boucliers internationale – voir notre article. Dans une première version, les belligérants imposaient une amnistie générale et l’ouverture d’une troisième transition, écartant de fait, la présidente Catherine Samba-Panza. Inacceptable, notamment pour la France. Le nouveau texte fait désormais l’impasse sur les deux articles litigieux, passés à la trappe.

 

Condamnés à signer

 

Si Sassou Nguesso sauve son honneur de « patron de la sous-région » et continue, grâce à cet accord, à tenir les cartes centrafricaines éloignés de son rival Idriss Déby… que peut-on attendre de ce texte sur le terrain ? A entendre mes interlocuteurs : pas grand chose. Pour un proche des négociateurs, Michel Djotodia et François Bozizé « ne sont pas sincères » et « ce texte n’aura aucun effet » sur l’insécurité qui prévaut encore en Centrafrique. « Personne n’y croit », me confie-t-il. « Ces deux personnes veulent revenir aux affaires et n’avaient pas d’autre choix que de signer ».  L’ex-Séléka est militairement affaiblie, sous pression de Sangaris et financièrement exsangue. François Bozizé est, quant à lui, très isolé, surestime son poids sur les anti-Balaka et croit dur comme fer à son retour aux manettes. « Boz » aurait donc signé le texte de Nairobi « uniquement pour rentrer en RCA et se présenter aux élections, qu’il est sûr de gagner ».

 

Un « deal » Bozizé-Djotodia ?

 

Ce lundi à Nairobi, un tête-à-tête Bozizé-Djotodia se tenu à 11h du matin dans un hôtel en présence (entre autres) de Jean-Francis Bozizé, Nourredine Adam et Moustapha Saboune. Les deux ex-présidents « se seraient promis de se nommer à la présidence de l’Assemblée nationale si l’un des deux arrivait au pouvoir ». Un « deal » qui en dit long sur les intentions des signataires des accords de Nairobi. De son côté, Michel Djotodia semble ne pas avoir digéré son éviction de la présidence en janvier 2014. Pour l’ex-Séléka, la « partition du pays » et « l’option fédéraliste » sont toujours d’actualité… ainsi que son retour aux affaires pour « finir les 18 mois de présidence de la transition qu’il lui restait à effectuer ».

 

Nairobi, « un mal nécessaire » selon Washington

 

A Bangui, on ne décolère pas sur ces « négociations de substitution » imposée par Sassou. Conséquences de ces « accords », qui rappelons-le, seront signés en dehors de tout cadre légal : c’est l’affaiblissement de la présidente de transition, Catherine Samba-Panza et le « brouillage » du futur Forum de Bangui, prévu fin mars. La relative confusion qui entoure la signature du texte de Nairobi illustre enfin les rapports de force et les divergences de vues entre la France les Etats-unis sur le dossier centrafricain. Selon nos informations, Washington aurait soutenu les négociations de Nairobi, « un mal nécessaire ».

 

« Blanchiment politique »

 

Vu de Bangui, le possible retour de François Bozizé et Michel Djotodia est « une demande audacieuse » pour Thierry Vircoulon, responsable de l’Afrique centrale à International Crisis Group (ICG), et actuellement en mission dans la capitale centrafricaine. « Pour l’homme de la rue, ce sont eux les responsables de la crise actuelle, explique le chercheur. Ils sont tous les deux discrédités aux yeux de la plupart des gens ». Le retour aux affaires des deux ex-présidents constitue « le but ultime de Djotodia et Bozizé, qui voient cela comme une opération de blanchiment politique ». Concernant le rôle de Denis Sassou Nguesso, Thierry Vircoulon voit dans l’initiative de Nairobi, une volonté de combler l’échec de l’accord de Brazzaville. Ce bon spécialiste de la région note toutefois une mauvaise appréciation de la « dynamique du conflit » par le président congolais. Selon lui, « la Séléka est très fragmentée et ne se limite plus au FRPC, à Nourredine Adam et Djotodia. Et de nombreux anti-Balaka n’obéissent pas à Bozizé ». Une lecture de la situation qui nous a été confirmée par d’autres sources. Selon nos informations, l’accord devrait être signé en milieu de semaine en présence des présidents Kagame, Museveni, Sassou Nguesso et Kenyatta.

 

Christophe RIGAUD- Afrikarabia

 

Lu pour vous : Centrafrique : les dessous de l’accord de Nairobi
Lu pour vous : Centrafrique : les dessous de l’accord de Nairobi
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Centrafrique-Presse.com
24 février 2015 2 24 /02 /février /2015 16:10

 

 

 

Au Forces vives de la République Centrafrique unies

Au Bonheur au Bienfait unique de la Résistance joyeuse

de la République Centrafrique contre les Voleurs Mangeurs d’ozone

ce faisceau sur la place de Bangui uni ardent tous nos peuples

 

                   1

 

Au-delà de quatre-vingt ans

le vieillard noir est imbibé

par l’esclavage le sien

 

                   2

 

dans cette existence je n’ai vu

que les esclaves noirs

au-delà et maintenant

 

                   3

 

ils portaient les tonsures saignantes

des porte-faix la corde au cou

quand on s’appelle Albert 1er on tranche

les mains et les pieds

 

                   4

 

maintenant il n’y a plus

de fuite possible même en avion

ma tête se sauve de l’esclavage

en ensemençant des champs de poèmes

le Royaume Bangassou à côté de moi

ce sont les nôtres les gousses des forêts

l’eau l’éléphant toute âme a droit

à l’existence quel grand espace !

maintenant à côté d’eux je me tiens

caché de l’esclavage à Bakouma

 

                   5

 

au-delà des mille ans de tonsures

saignantes chauves ils mouraient

dans les pus en portant dans leur

crâne la force de l’usufruit qu’ils

ont saigné dans l’Amérique

les Antilles les Brésil

vous avez secondé le blanc mé-

diterranéen avec son chef  blond

l’œil bleu d’un coup de pied à

débouler l’Améridien

maintenant peau rouge peau

noire vous êtes sans terre

dans les réserves des appartements loués

avec les punaises les gales puantes

sont-elles là vos Ancêtres à prier

maintenant vous mourez à fond

perdu hors de l’Afrique

avec la machinerie le blanc vous

dit tu es libre

vous mourez comme des machineries

surexploitées

le couteau que vous êtes devenus

n’a aucun regard à côté de soi de

moi les nôtres les gousses des forêts

l’eau l’éléphant toute âme a droit

qu’apportez-vous à la trace de l’existence

de l’Afrique ?

l’esclave matérialisé en fuite dans la

honte veut devenir blanc méditer-

ranéen blond aux yeux bleus

le caméléon ainsi tourné veut

devenir maître des nègres du

temps de séparation avec l’alphabé-

tisation avec toute sorte de pour-

riture entassée sous leurs tonsures

saignantes de leur crâne vipère

plate pour servir d’intermédiaire

de blanc caché qui mord la

population, tu es libre comme un Indien

dans sa réserve de poulailler chétif

j’ai déjà loué pour qq ans la

terre de tes Grands-Parents aux Pourra

magasiniers chaudes-pisses vo-

leurs de la population

 

                   6

 

au-delà de quatre-vingt ans

le vieillard noir est inhibé

par l’esclavage le sien de coureur

 

                   7

 

À Bangui la réputation du chinois

tonneau l’estomac à ras de la langue

à sa vue le vieillard noir

je vire aussitôt à l’horizon de

nos terres de l’Oubangui-chari

le nom de Centrafrique le jeune orage

noir je vais fondre en éclairs

qui répand les chairs les os

aux points cardinaux de Centrafrique

 

                   8

 

À l’appel du Général De Gaulle

après la deuxième guerre mondiale

les petits poussins du poulailler

le vêtement sur les reins ils avaient

un pas dans le camp des blancs

ce fourre-tout dans vos cervelles

leurs croyances supérieures

gâtées maintenant sur cette terre

en quoi hé quoi ça sert l’Afrique

tes grands-mamans petit vêtement

avec une bouche un anus qui

articulent nourriture récompense

de 1950 à 2015 dans la peau

des vêtements du gouvernement

vous êtes tous des machineries

d’esclaves nègres blancs déjà morts

hors du temps de l’Afrique

 

                   9

 

dans cette existence je n’ai vu

que les esclaves noirs

au-delà et maintenant

c’est dire qu’ils ne font

rien dans leurs champs

côte à côte pour la préservation

la gloire de l’Esprit de leurs Pères

que l’Esprit juste bantou

inonde ce monde mesquin

donne-moi voici tiens !

 

                   10

 

commençons nous sommes

trois cent millions d’Africains bantous

à renouveler le monde par devoir

 

                   11

 

Le Chinois de Bangui se promène

avec une corde d’esclavagiste

contre notre Pensée le sourire

de l’aide étranger tu es libre

de voter un gouvernement d’esclavage

il veut attacher le cou de

nos terres je l’ai achetée aux Pourra

je la ferai travailler jour et nuit

pour beaucoup d’argent et pour

ce tracé de route ventre des chinois

 

                   12

 

Centrafrique, Oubangui-Chari

République Centrafrique ! au-delà

de quatre vingt ans j’ai vu des esclaves

leur peau est noire. Donne-moi

un nègre esclave tiens je prends

toutes les terres d’Afrique Centrafrique

                  

13

 

Le français les arabes les chinois

chacun cogne à son tour et ensemble

la Résistance s’est levée contre la Seleka

à chaque coup d’argent de fusil

à chaque coup de fouet et de ruse

tu es libre tu votes pour un de

ces présidents dans le camp des blancs

nous disons : et Centrafrique et l’Afrique ?

il faut nos terres entières donc nos

propres pensées nos propres mémoires

ancestrales pour le bienfait dans le

monde chétif maintenant

 

                   14

 

la Résistance tu as fait sauter tous

les coups de douleurs possibles

le général De Gaule n’a pas frappé son peuple

 

                   15

 

République Centrafrique Laka Pana

Karakare côte à côte Bouli kaba

côte à côte dans la poitrine des

côtes mâles Bikolo, vous Boudigrés

Banou, Ngao Manja, Dagba

MBaka Manja Luto Ali Banziri

Banziri Langbwassi

de l’autre côté de la danse au travail

nous sommes les contenants pleins

il n’y a plus de place que notre adresse

République Centrafrique Sango Dakpa Yakpa

Linda Issongo NDouka Sara Kara

Goula kounga Dokoa Ngao

Kreich Tangbago Sabanga vous

Vidre Biri MBinou vous les

Kaka les Zandé les Yakoma

Nzakara Ngbandi, Youlou Golo

Prembia Kpakili, Dendi nous

vous tous sans viscères cette eau

sacrée contre la soif du bourgeon

qui éclot Centrafrique nous sommes

le contenu entre le Chari et l’Ou-

bangui brûlés du Soleil d’au-

tant de siècles millénaires

 

                   16

 

aimer ce Pays ses plantes ses

oiseaux ses croissances dans le

champ de l’expertise bantou

aimer le ciel de Centrafrique

de là nos croyances accouchant

côte à côte toute chose respectée

de l’existence manger c’est rester

sur sa faim dans la danse

de l’abondance contenance de Centrafrique

Hé quoi que resterait-il à l’Indien

noir sans terre même pas les

terres de ses Pères donc de son Esprit

aimer les uns les autres côte

à côte jusqu’à la frontière du Pays

au-delà tous nous ne sommes pas

des pauvres nous tous avec les

troncs des arbres les flancs des rochers

les sommets des montagnes de

ce Pays les français nous ont cognés

les arabes nous ont frappés, les chi-

nois nous ont dit Peuple Centrafricain

pour encore mieux la corde de la chaîne

cachée dans les papilles de leur langue

au ras de leur estomac de tronc

tonneau aussitôt enchaîner le cou

de la terre mâchoire à produire jour

et nuit mère machinerie à crever

 

                   17

 

Centrafrique nous formons un nœud

qui se dénoue sous nos yeux

nous les écarquillons pour voir

la vérité en face debout résistance !

si vous traînez à Bangui vous

n’êtes pas contenu contenance ces

viscères des terres vos grands-parents

vous avez un pas dans l’esclavage

qu’ils les caméléons tendent là

cou l’esclave noir ne comprend jamais

rien de leurs pièges bonnes aides

bon vêtement contenance de nourriture

de cochon esclave

 

                   18

 

À quatre-vingt ans passés Centrafrique

ta résistance m’a libéré de l’esclavage

d’une magnitude d’un grand souffle

Afrique celui qui libère ses terres

d’une chiquenaude d’une torsion de

bras noueux voici le ciel entrer

au-dessus de nos têtes noires

ici bantou de pensées de nos

Pères noirs à côtés à toute chose

de l’existence noire

 

                   19

 

à quatre-vingt ans passés je

ne suis plus un vieillard

grisonnant l’adolescent noir

je suis maintenant ce madré

ce front têtu ses yeux noirs ce

sont maintenant ces regards les

yeux des graines libres des récoltes

il y en a des générations de frères

dans la main de la Centrafrique

ouverte de force de l’existence noire

 

                   20

 

à quatre-vingt ans passés la Résistance

m’a rendu madré à travers la Centrafrique

les jambes géantes traçant notre chemin

d’Obo à Birao de Djéma à Ndélé

vous enjambez par Markounda vers

Bossangoa Bokaranga à Dekoa vers

Bossembelé vous êtes quels vents

de quelle saison avant les routes

de guerre tracée de Damara à Krebedjé

notre chemin de résistance ne

tombe pas en déroute sous les pneus

de carcasses de fer abandonnées

Oubangui-Chari Centrafrique !

 

                   21

 

à quatre-vingt ans passés la Résistance

m’a rendu madré adolescent les

lames de tes tibias à travers les herbes

les buissons les forêts les montagnes

les fossés serais-tu un Nganza à

lunettes végétales un adolescent

tout neuf traverse le pays de Centrafrique

le Ciel de l’Oubangui-Chari s’étend

Il bénit la Tête de tous les Centrafricains

le Ciel de Centrafrique est cet œil béni

par-dessus la tête de la Centrafrique

 

                   22

 

à quatre-vingt ans passés la Résistance

m’a rendu les rencontres de la houe

des gens des champs, partout les gardiens

de ces chèvres à côté des étendues d’herbes

auprès des protecteurs des branches

mères à côté des nœuds pères

veillant dans les eaux des racines

des choses en attente de dénouement

sous le toit de paille l’éclair du

forgeron de Markounda à Obo

je m’époumonne de citer le nom

de chaque chose de chacun de nous

artisans de la résistance à chaque

pas la résistance rencontre la résistance

 

                   23

 

la résistance m’a rendu mon âme

l’Esprit de nos Pères couvre ce pays

cette terre Oubangui-Chari Centrafrique

la Résistance madrée a chassé l’esclavage

il se promène au loin avec la corde

à mettre attachée au cou des terres

l’esclavage dit je suis ton frère aidant

demandons-lui résistants depuis quand

donc ? notre liberté maintenant tu

fais quelque chose pour l’âme de notre

pays notre liberté vous nous avez

tant frappés ! elle s’est levée redressée

notre liberté n’est pas la liberté de

l’esclavagiste européen, arabe, chi-

nois, vous tous

 

                   24

 

au-delà de quatre-vingt ans le

vieillard noir tombe dans les tonsures

saignantes d’un cul de guenon

esclave de quatre-vingt-dix ans

c’est la loi Konté tu es avocat

en connaissances de cause et

moi dans la réserve de ce jardin

des abattages tout est déjà abattu

aussitôt espionnés hurleurs deux policiers

nous ont intimé l’ordre de regagner

nos quartiers des réserves s’il y a lieu

la loi des forces armes contre les punaises

des lits des jours et même des nuits

 

                   25

 

À quatre-vingt-dix ans passés

je fais un rêve de résistance : nous

vous avons vaincus avec des flèches

et des machettes notre force d’âme

nue seulement de la peau noire

du corps des pelages des écailles des écorces

des troncs des arbres des herbes le

dos roux de cette sorte de tortue de

chez nous cette eau que nous buvons

rend brave elle nous le dit : tu

attaches le cou de cette chevrette neuve

pour la vendre, donne tiens donc esclave

contre esclave, le cochon est dans la

merde y compris la sienne sans détour

pour l’engraisser il mange de plus

en plus d’appétit le ver est dans

la terre l’homme d’affaire l’estomac

à ras de sa langue enfile son

vêtement avec un trou du cul

d’ozone esclave incombable

serre tes fesses baillantes

 

                   26

 

Oubangui-Chari Centrafrique

Grand-Peuple ensemble chaque

ethnie est à sa place comme les

mûres noires toute chose s’ouvre

la forêt s’ébroue pour donner l’eau

ruisselante des fleuves fils des rivières

faudrait-il que l’esclave homme

d’affaire le cul béant à côté de

moi que me proposes-tu ? trancher

les troncs des canopées source de vie ?

Grand Peuple ensemble République

Centrafrique au-delà des mille ans

au-delà de cinq cents ans d’esclavage

comme l’adolescent moi, comme un

Nganza j’ai fait un saut fouettant

le soi-disant trou d’ozone je l’ai bouché

par-dessus la Centrafrique l’Oubangui

Chari le seul Ciel le seul Dieu

Le seul regard universel

 

                   27

 

au-delà de quatre-vingt ans

le vieillard noir les ronces tordues

de ses jarrets tantôt je me tiens

à gobongo c’est-à-dire à Ouango

à Kouango ce ruisselet fort de

Birao serpent de NDelé petite rivière

tu désaltères tant avant le Mbomou

tu en fais des détours l’Oubangui s’y reconnaît

l’Esprit Ba Li partout l’accouchement

des récoltes des regards se parlent

ces Centrafricains esquissent des sauts

périlleux des danses de la Résistance

je m’assieds à l’ombre d’un village

n’importe qui est-il lequel chez nous ?

 

                   28

 

dans cette existence je n’ai vu

que les esclaves noirs

à Ouidah au Benin l’acheteur

blanc arabe c’est aussi le vendeur

 

                   29

 

le fer sur la bouche de sa chose

le Seleka ainsi épouse une fillette

de cinq ans pour sa chose légale

dévaliser légalement librement

 

                   30

 

la liberté du regard du cochon

dans sa cage de fer vêtement

de nourriture frère je ne peux

rien faire à quoi ça sert cette

existence de la mer de l’air

les plus grands bateaux déversent

l’eau de l’usifruit sur l’autre rive

un jour on les a mis tant ensemble

les poulets les vaches l’une dans l’autre

la goutte d’eau pure dans l’impure

le bois d’okoumé abattu de l’argent

la diarrhée disenterie dégouline

automatique de son vêtement

de corps

 

                   31

 

au-delà de ce que l’Esprit se

lève du chaos des millions de siècles

je suis Gbasaragba joyeux calme aux

armements de fer le long des bras  

sursaut de Nganza la Résistance joyeuse

je suis verte svelte à côté de vous

 

                   32

 

de l’autre rive laquelle vous avez

conduit vous-mêmes les vendus

les vendeurs la bouche dans le fer

du vêtement de terre ample le

cochon mange le cochon de vache

son regard dans le trou du cul

de l’ozone un nom inconnu de

nouvelle nourriture vous-mêmes

 

33

 

à côté de l’au-delà adolescent

Gbasaragba verte Résistance

J’ai vu tant d’esclavage ample

Gonflé à éclater vêtement seul

Seulement

 

 

                   13 janvier 2015

 

                   Bamboté Makombo

 

 

 

 

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Centrafrique-Presse.com
24 février 2015 2 24 /02 /février /2015 16:08

 

 

24/02/15 (AFP)

 

Les violences en République de Centrafrique ont obligé des dizaines de milliers de personnes à fuir depuis le début de l'année pour échapper aux tueries, aux viols et aux pillages, a indiqué mardi le Haut Commissariat aux réfugiés des Nations unies (HCR).

 

Quelque 30.000 personnes ont fui leur domicile et ont cherché refuge ailleurs dans le pays depuis le début de l'année, et plus de 20.000 se sont réfugiées en République démocratique du Congo voisine depuis décembre, a indiqué à Genève une porte parole du HCR, Mme Karin de Grujil.

 

"C'est l'anarchie la plus totale et la population se trouve prise au milieu', a souligné Mme de Grujil.

 

Depuis le renversement du président François Bozizé en mars 2013 par la coalition rebelle Séléka, qui a depuis abandonné le pouvoir sous la pression internationale, la Centrafrique a sombré dans une crise sécuritaire et politique sans précédent opposant milices principalement chrétiennes, les anti-balaka, aux rebelles Séléka essentiellement musulmans.

 

Les dernières violences sont liées aux mouvements saisonniers de bétail et elles opposent les éleveurs, les fermiers locaux et les anti-balaka, a expliqué la porte parole du HCR.

 

"Les populations locales se retrouvent au milieu de ces violences et voient leurs maisons brulées, ce qui ne leur laisse pas d'autres choix que de fuir car s'ils restent ils risquent d'être torturés ou tués et les femmes d'être violées", a précisé la porte-parole.

 

Au total quelques 873.000 personnes ont été déplacées par les violences en Centrafrique, en majorité depuis le paroxysme de la crise en décembre 2013, dont près de la moitié se sont réfugiées dans les pays voisins, le Tchad, le Cameroun, la République démocratique du Congo et le Congo, selon le HCR.

Centrafrique : des dizaines de milliers de nouveaux déplacés et réfugiés (HCR)
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Centrafrique-Presse.com
24 février 2015 2 24 /02 /février /2015 16:06

 

 

24/02/15 (AFP)

 

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a lancé mardi un appel de fonds d'un milliard de dollars à la communauté internationale pour une aide humanitaire en faveur de 4 pays considérés comme une urgence absolue : la Syrie, la République centrafricaine, l'Irak et le Soudan du Sud.

 

Cet appel a été lancé à l'issue d'une réunion à Genève à l'OMS, réunissant plus de 50 pays donateurs, ainsi que les secteurs santé des organisations humanitaires.

 

Sur le milliard réclamé, 322,7 millions sont demandés par l'OMS elle même, qui entend venir en aide à plus de 21 millions de personnes dans ces 4 pays, des femmes et des enfants en majorité. Le reste des fonds est destiné au secteur santé des autres agences onusiennes.

 

Selon le Dr Bruce Aylward, responsable des opérations d'urgence à l'OMS, le monde fait face "à un nombre sans précédents d'urgences humanitaires".

 

Plus de la moitié des fonds réclamés sont destinés à la Syrie, soit 687 millions de dollars, dont 157 millions pour l'OMS.

 

12,2 millions de personnes ont besoin d'un soutien médical, dans ce pays déchiré depuis plus de 3 ans par une guerre civile.

 

Selon le Dr Elizabeth Hoff, représentante de l'OMS en Syrie, des maladies comme l'hépatite A et le typhus sont en recrudescence en Syrie du fait du manque d'eau potable.

 

218,7 millions USD de cet appel sont destinés à l'Irak, dont 134 millions USD pour l'OMS.

 

5,2 millions de personnes ont besoin d'un soutien humanitaire en Irak, qui accueille aussi plus de 235.000 réfugiés syriens.

 

L'année dernière, un appel de fonds de 314 millions USD avait été lancé pour l'Irak, mais seulement 90 millions USD ont été versés par la communauté internationale.

 

Pour le Soudan du Sud, ravagé par une crise intérieure depuis un an, l'appel de fonds s'élève à 90 millions USD, dont 16,7 millions pour l'OMS.

 

3,35 millions de personnes dans ce pays ont besoin d'une aide humanitaire.

 

Enfin, en République centrafricaine, l'appel de fonds est estimé à 48 millions de dollars pour venir en aide à 1,47 million de personnes.

OMS : appel de fonds d'un milliard de dollars pour venir en aide à 4 pays
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23 février 2015 1 23 /02 /février /2015 22:42

 

 

 

Par RFI 23-02-2015 à 21:17

 

Au Kenya, les deux anciens présidents centrafricains Michel Djotodia et François Bozizé doivent signer solennellement dans les prochains jours, à Nairobi, un document par lequel ils se rangent au processus de transition centrafricain. Une signature qui mettrait un terme à trois mois de négociations parallèles et controversées lancées par la médiation congolaise. Le premier accord, signé le 22 janvier, avait été rejeté par l'ensemble des partenaires internationaux de la Centrafrique. Néanmoins, le médiateur congolais Denis Sassou-Nguesso aura peut-être trouvé un moyen de sortir honorablement de ces pourparlers controversés. 

 

C'est une « déclaration d'engagement » à laquelle les trois négociateurs anti-balaka et les trois de l'ex-Seleka ont souscrit et que les deux anciens présidents signeront formellement mercredi ou jeudi. Dans le texte, en cinq articles, ils promettent d'adhérer à l'accord de cessation des hostilités de Brazzaville signé en juillet 2014. François Bozizé et Michel Djotodia appellent aussi leurs partisans et sympathisants à soutenir le processus de sortie de crise. Ils se disent également disponibles pour participer à la préparation du Forum de Bangui et à la préparation des futures élections.

 

Enfin, ils demandent à la Mission des Nations unies en Centrafrique, la Minusca, et aux autorités de transition de garantir la sécurité des négociateurs des pourparlers de Nairobi pour qu'ils puissent participer au Forum de Bangui, prévu en mars. Selon une source proche des négociations kényanes, les deux anciens chefs de l'Etat centrafricains n'auraient toutefois pas l'intention de se rendre en personne à ce Forum.

 

Les pourparlers de Nairobi, amorcés en décembre en toute discrétion, avaient abouti à un accord controversé le 22 janvier dernier. L’accord a immédiatement été rejeté en bloc par la classe politique centrafricaine ainsi que par les partenaires internationaux de Bangui. Ils refusent, en effet, toute sortie des rails posés à Brazzaville en juillet.

 

Avec cette signature et une photo des deux ex-présidents entourés d'une poignée de chefs d'Etat de la région, la médiation congolaise et le facilitateur kényan pourraient avoir trouvé une porte de sortie honorable.

RCA: Bozizé et Djotodia bientôt dans le rang?
RCA: Bozizé et Djotodia bientôt dans le rang?
RCA: Bozizé et Djotodia bientôt dans le rang?
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23 février 2015 1 23 /02 /février /2015 22:33

 

 

 

APA-Kampala (Ouganda) - 2015-02-23 21:05:00 Un nouveau rapport de l’ONG locale ‘’Invisible Children’’, publié lundi à Kampala, indique que les effectifs de l’Armée de résistance du Seigneur (LRA) se sont progressivement réduits, passant de 250 combattants actifs à seulement 165 hommes.


Le rapport qui est établi chaque année et qui traite des activités de la LRA indique que le groupe est en train de s'affaiblir et de plonger dans le désespoir.


Mais, en dépit de la réduction de ses effectifs, les attaques lancées par la LRA ont augmenté de 10% et le nombre de leurs enlèvements de près de 32% durant la période couverte par le rapport.


‘'Invisible Children'', une ONG qui s'occupe essentiellement de la résolution de la crise de la LRA et de ses conséquences, publie des rapports annuels qui reflètent les actions du mouvement rebelle.


La LRA qui mène ses activités de guérilla à partir de la jungle de Garamba en RD Congo et de certaines zones du Soudan a récemment perdu 13 combattants ougandais, qui ont fait défection, ou ont été tués ou capturés.


Parmi les plus célèbres de ces derniers figure Dominic Ongwen, un membre de la haute hiérarchie de la LRA qui a quitté le mouvement et qui comparaît actuellement devant la Cour pénale internationale (CPI).


Le rapport sort à un moment où la LRA fragilisée est mise à rude épreuve par la pression des troupes de la force spéciale régionale de l'Union africaine basée en République centrafricaine (RCA).


Le document fait également remarquer que la LRA a été obligée de mener des attaques pour s'approvisionner en vivres, afin de pouvoir survivre.


Lisa Dougan, la responsable des programmes d'''Invisible Children'' en Afrique centrale a déclaré dans une récente interview que son organisation avait noté une intensification des attaques de la LRA sur les populations de la République centrafricaine.
 

 

http://apanews.net/news/fr/article.php?id=817830#sthash.mJXauUAh.dpuf

Ouganda : diminution du nombre de combattants de la LRA (rapport)
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23 février 2015 1 23 /02 /février /2015 17:03

 

 

 

http://www.radiondekeluka.org   lundi 23 février 2015 13:27

 

La montée exponentielle des récents évènements en République Centrafricaine (RCA) interpelle par son degré de violences et de haines partagées par la population. Le commandement des Forces armées centrafricaines (FACA) est tombé quasiment dans l’oubliette. Les 8.000 militaires qui composent les FACA se sont dissimulés dans la nature, laissant champ libre à deux groupes armés non conventionnels notamment Séléka et Antibalaka, de contrôler et de sévir sur l’ensemble du territoire national.


En deux ans de crise politique et inter-communautaire, la Centrafrique s’est enfoncée dans une spirale d’autodestruction sans précédent. La situation sécuritaire reste très volatile tant à Bangui qu’en province.

 
Aujourd’hui, quelles sont les mesures concrètes prises par les pouvoirs publics pour remédier à l’absence de l’armée ? La  population a-t-elle toujours confiance en son armée ? Quels risques encourt un Etat sans militaires ?


La vision de la réforme des FACA en une force armée républicaine, professionnelle, multiethnique et opérationnelle, reste aujourd’hui, la solution sine qua non à la restauration de la stabilité sur le territoire national. Les Centrafricains l’ont fait savoir plusieurs fois aux autorités de transition qui, elles aussi, multiplient les plaidoyers en faveur de cette restructuration de l’armée.

 
Maintenant que le conflit prend fin, les autorités estiment qu’il est essentiel de réformer le système de sécurité du pays pour permettre aux populations de se sentir en sécurité et d'avoir confiance dans les institutions étatiques.


Déjà, une nouvelle mission européenne destinée à prendre le relais de la force européenne, Eufor-RCA, à partir de mars 2015 est approuvée. La mission se fixera de réformer les services de sécurité (RSS), bref, remettre sur pied l’armée centrafricaine (FACA), avec tout d’abord une mission de conseil stratégique, puis quelques formations.


Le nouveau commandement militaire mis en place par la présidente de transition Catherine Samba Panza mène plusieurs opérations de contrôle d’effectifs pour débusquer les soldats indélicats.


Le ministre d’Etat à la Défense, de la restructuration des armées, Marie Noëlle Koyara, a ouvert ce lundi 23 février un atelier de réflexion sur les stratégies pouvant permettre à l’armée de reprendre le contrôle de la situation sécuritaire.


Le général de division Jean-Pierre Dollewaya, précise que l’élite de l’armée centrafricaine a souhaité mettre en place d’abord les stratégies comportant les thématiques entre autres l'état des lieux du secteur de sécurité, l'interprétation des résolutions y compris l'embargo, la procédure d'intégration et les mesures de confiance.

Parlant des démarches entreprises en perspective de la restructuration des Forces armées centrafricaines, des mouvements sont apportés tant au cabinet ministériel qu’à l’état-major. Des officiers supérieurs des FACA sont nommés par décret présidentiel à des postes de responsabilité.


Le colonel Zéphirin Mamadou du Bataillon de soutien et des services (BSS), est nommé directeur de cabinet du ministère de la Défense nationale et de la restructuration des armées.


Le général de division François Mobebou devient le chef d’état-major des armées. Le chef d’Etat-major sortant, le général de Brigade Jérôme Bouba, occupe désormais le poste d’inspecteur général de l’armée nationale.


Aujourd’hui, 5.500 hommes sont dans la nature. Pour les autorités de transition, ils sont devenus de véritables dangers publics. Aujourd’hui, un hors-la-loi sur trois relève de ce milieu.


Les Forces armées centrafricaines ne sont plus opérationnelles depuis la prise du pouvoir par la coalition rebelle Séléka le 24 mars 2013. La communauté internationale a imposé un embargo pour le réarmement des FACA sous prétexte que c’est une force mono ethnique. Les conflits de 2012 et 2013-2014, ont mis fin à l'armée régulière centrafricaine.


En attendant, ce sont les forces internationales déployées dans ce pays qui assurent la sécurité du territoire.

Bientôt le retour des Forces armées centrafricaines
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23 février 2015 1 23 /02 /février /2015 16:52

 

 

23/02/2015 à 15:47 Par Vincent Duhem Jeune Afrique

 

Michel Djotodia et François Bozizé s'apprêtent à signer, mercredi ou jeudi, une déclaration commune dans laquelle les deux anciens présidents centrafricains assurent s'inscrire dans le processus lancé à Brazzaville en juillet dernier. Une reconnaissance implicite des autorités actuelles de transition, dont "Jeune Afrique" s'est procuré le texte en exclusivité.

 

Les mystérieuses négociations de Nairobi doivent prendre fin mercredi ou jeudi avec la signature officielle d'une déclaration dans laquelle François Bozizé et Michel Djotodia déclarent adhérer "à l'accord de cessation des hostilités signé à Brazzaville le 23 juillet".

 

D'après ce document, paraphé le 21 février par l'ensemble des participants (trois représentants des anti-balaka, trois des ex-Séléka dont Noureddine Adam) et dont J.A. a eu copie, les deux anciens présidents appellent "tous leurs partisans et sympathisants à soutenir le processus de sortie de crise résultant de l'application effective de la feuille de route de la transition".

 

Si le texte (voir ci-dessous) ne mentionne pas directement la transition, le simple fait de s'inscrire dans le processus lancé à Brazzaville équivaut à une reconnaissance implicite des autorités qui en découlent. François Bozizé et Michel Djotodia se disent également disposés à "participer aux préparatifs du forum politique inclusif de Bangui" et aux élections prévues d'ici août, tout en demandant au "médiateur international, aux autorités de la transition et à la Minusca [mission de l'ONU en Centrafrique, NDLR] de garantir leur sécurité".

 

Négociations parallèles

 

Ouvertes en décembre dans la capitale kényane à l'initiative du président congolais et médiateur de la crise centrafricaine, Denis Sassou Nguesso (DSN), ces négociations parallèles avaient accouché, le 22 janvier, d'un accord sur le cessez-le-feu et sur l'arrêt des hostilités entre des ex-rebelles de la Séléka et les miliciens anti-balaka. Un accord aussitôt rejeté par l'ensemble de la communauté internationale (ONU, Communauté des États d'Afrique centrale), par les autorités de Bangui, puis par DSN lui-même.

 

D'intenses négociations ont ensuite eu lieu entre les émissaires de la présidence congolaise, le médiateur kényan (l'ancien président du Parlement Kenneth Marende) et les belligérants pour trouver une sortie honorable. Le conseiller diplomatique de DSN, Martin Adouki, et le directeur des renseignements extérieurs, le général Mongo, se sont rendus à deux reprises dans la capitale kényane pour convaincre les délégations anti-balaka et ex-Séléka de revoir leurs ambitions à la baisse.

 

Si le chef de file des anti-balaka, Joachim Kokaté, a rapidement accepté d'abandonner les deux articles les plus controversés, concernant une amnistie générale et une refonte de la charte de transition, Michel Djotodia et Nourredine Adam furent beaucoup plus réticents, avant de finalement céder aux diverses pressions.

 

La cérémonie officielle devrait avoir lieu le 25 ou le 26 février en présence de plusieurs chefs d'État de la sous-région.

___________

 

Par Vincent DUHEM

Lu pour vous : Centrafrique : Bozizé et Djotodia s'apprêtent à rentrer dans le rang de la transition
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23 février 2015 1 23 /02 /février /2015 14:48

 

 

 

APA Bangui (Centrafrique) 2015-02-23 13:06:07 Confrontés à une sérieuse pénurie d’instituteurs, de nombreux établissements scolaires de Centrafrique font actuellement recours aux parents d’élèves eux-mêmes pour dispenser les enseignements à leurs propres enfants, a constaté APA.


Cette situation assez originale s'explique surtout par le fait que l'Etat peine à recruter les instituteurs ayant bénéficié d'une formation adéquate, à tel point que beaucoup d'entre eux ont choisi d'évoluer dans les établissements privés.


Certains parmi les instituteurs centrafricains qui acceptent de patienter pour intégrer la fonction publique, devront se contenter d'un contrat d'embauche, renouvelable un an.

Ce système, indique- t-on, permet d'atténuer un peu le déficit en enseignants en Centrafrique, plus particulièrement dans le secteur public.


La précarité notée dans le système éducatif centrafricain ne douche pas l'enthousiasme des jeunes centrafricains à devenir des enseignants.


300 candidats essentiellement des nouveaux bacheliers se sont inscrits cette année pour passer les épreuves écrites du concours d'entrée à l'Ecole Normale des Instituteurs (ENI) de Bambari, l'unique école de formation des enseignants du pays.

Cette école, située à Bambari, une ville du centre du pays, à 300 km de Bangui, forme chaque année 80 jeunes instituteurs.

 
La formation se déroule sur une durée de deux ans. La première année est consacrée à la formation théorique et la seconde est pratique avec des stages dans des écoles primaires du pays, marqués par la rédaction d'un rapport, présenté devant un jury par l'étudiant en fin de cycle.

 

http://www.apanews.net/news/fr/article.php?id=817782#sthash.EadmKkzM.dpuf

 

Centrafrique : Faute de maitres, les parents d'élèves dispensent les cours
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22 février 2015 7 22 /02 /février /2015 18:43

 

 

22 février 2015

 

Le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies pour la République centrafricaine, Babacar Gaye, a rencontré vendredi à Luanda le Ministre angolais des Relations Extérieures, Georges Chicoti, pour des échanges sur le processus de paix centrafricain.

 

Le Chef de la Mission multidimensionnelle Intégrée des Nations Unies pour la Stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) a, à cette occasion, mis en relief l’appui constant que n’a cessé de fournir l’Angola dans le cadre des efforts de sortie de crise. A ce sujet, il a fait part à son interlocuteur des progrès réalisés et des défis à relever dans la conduite des consultations populaires et dans la restauration de l’autorité de l’Etat.

 

“Dans la majorité du territoire, les consultations se sont bien déroulées et nous appuyons le Gouvernement à les étendre dans tout le pays et à associer les réfugiés vivant dans les Etats limitrophes”, a expliqué le Représentant spécial.

 

Le numéro un de la MINUSCA a aussi fait part de la détermination de la Mission à aider l’Etat centrafricain à déployer son administration et a cité l’exemple de Bria avec l’installation de préfets, de juges et d’autres hauts fonctionnaires après la reprise par les Casques bleus, appuyés par les forces françaises Sangaris, des édifices publics illégalement occupés par les groupes armés des ex-Séléka.

 

Le Ministre Chicoti s’est réjoui de cette visite et a renouvelé l’engagement de son pays en faveur du retour d’une paix durable en RCA. C’est pour cette raison que l’Angola suit attentivement les développements en cours et estime impérieux d’aider les autorités de Bangui à réussir une bonne transition au bénéfice du peuple centrafricain.

 

En plus de son rôle dans la région et en Afrique, l’Angola, rappelle-t-on, siège au Conseil de Sécurité à titre de membre non permanent.

Babacar Gaye de la MINUSCA a discuté à Luanda du dossier centrafricainTRAFRICAIN AVEC LE MINISTRE ANGOLAIS DES AFFAIRES ETRANGERES A LUANDA
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