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22 mai 2015 5 22 /05 /mai /2015 13:14

 

 

 

Christian LOSSON

 

INTERVIEW

 

Auteur d’un rapport sur les élections, Thierry Vircoulon souligne les risques d’embrasement d’un pays où plus de 100 000 personnes n’ont pas tardé à fuir dès les premières violences.

 

Thierry Vircoulon est directeur du programme Afrique centrale d’International Crisis Group. Il est l’auteur d’un rapport publié le 17 avril, intitulé «Les élections au Burundi : l’épreuve de vérité ou l’épreuve de force» ? Du Kenya, où il est basé, il revient, pour Libération, sur l’évolution de la crise politique de ce pays de 10 millions d’habitants, au cœur de la région de l’Afrique des grands lacs.

 

Vous aviez travaillé sur plusieurs hypothèses avec l’International Crisis Group, dont un putsch, qui a avorté mercredi. Quelles hypothèses faites-vous dorénavant sur la situation actuelle à Bujumbura…

 

A court terme, les discussions sur le calendrier électoral avec les Nations unies et la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) devraient vite aboutir. Les élections communales et législatives du 26 mai, comme la présidentielle du 26 juin, ne peuvent se tenir dans les délais fixés. Surtout si la communauté internationale souhaite qu’elles soient libres et transparentes. Même le président Pierre Nkurunziza semble avoir compris que ce n’était pas faisable. D’autant que, par ailleurs, plusieurs bailleurs ont annoncé la suppression ou le gel de leur aide. Et beaucoup d’ONG et d’institutions, qui devaient fournir la logistique pour y parvenir ont, depuis les violences, quitté le pays.

 

Cette crise génère un nouvel afflux de réfugiés dans la région. Plus de 100 000 ont déjà fui au Rwanda, en RDC ou en Tanzanie…

 

La vitesse avec laquelle les gens quittent le pays est révélatrice des peurs et des tensions face à la tentation du Président de passer en force et d’imposer un troisième mandat, contre l’avis de l’Eglise catholique, la société civile, une partie de son propre parti et de la majorité des partenaires extérieurs du pays. Les Burundais qui fuient craignaient, avant même le putsch raté, que les élections aboutissent à des violences. Dorénavant, ils ont clairement peur de la répression. Et ce n’est malheureusement pas une hypothèse d’école.

 

La guerre civile burundaise, qui a fait 300 000 morts entre 1993 et 2006, avait mis aux prises majorité hutue et minorité tutsie. Cette fois-ci, la lutte politique ne s’est pas élargie au domaine ethnique, mais pourrait-elle l’être ?

 

Le scénario qui inquiète, c’est le pourrissement politique. Avec des élections massivement remportées par le CNDD-FDD, le parti au pouvoir, des gens qui quittent massivement le pays, des membres de l’opposition qui s’exilent. Tout cela engendre un terreau fertile pour passer à un scénario de conflit armé, y compris régional. Certes, à court terme, on peut écarter le risque d’une déflagration ethnique. Mais d’ici six mois, aucune piste n’est à exclure. Si le pouvoir raffle largement la mise aux légistatives puis lors de la présidentielle, l’opposition sera totalement marginalisée. Et, face à une scène politique monocolore, peut s’esquisser la tentation forte de passer à autre chose que la lutte par les urnes, qui, à ses yeux, ne fonctionne pas. Face à ce scénario noir, on peut rêver d’un atterrissage en douceur. Avec un accord pour des élections décentes et pacifiques sous la médiation d’institutions internationales. Mais ce n’est pas cette tendance qui semble l’emporter. D’autant que Nkurunziza se sent plus que jamais maître du jeu. Il va probablement décaler les élections, mais il ne laissera pas d’espace à l’opposition. Surtout si elle continue de réclamer qu’il ne soit pas candidat. Le compromis sera donc difficile, la médiation très délicate. L’homme a survécu à une tentative de pustch qui le rend à ses yeux encore plus légitime, et laisse l’opposition sans stratégie, sans réelle alternative.

 

La fracture démocratique semble plus vive que jamais. Comment en est-on arrivé là ?

 

Les signes avant-coureurs d’une crise électorale majeure étaient déjà visibles bien avant les premières manifestations et les premiers morts : une commission électorale et un fichier électoral contestés, un usage partisan de l’appareil d’Etat, le verrouillage de l’espace politique, les dissensions ouvertes au sein du parti au pouvoir, l’intimidation des Imbonerakure [la «Ligue» des jeunes, ndlr], des actes de violence ciblée contre des membres de l’opposition et l’arrivée de nouveaux réfugiés au Rwanda. Les radicaux du CNDD-FDD n’ont jamais fait mystère qu’ils voulaient rester au pouvoir très longtemps. On semble découvrir cela, comme le fait qu’ils jouent sur l’ambiguïté du premier mandat, entamé en 2005. On reste pourtant sur le même schéma de gouvernance : une présidence voulue comme un job à vie. Nkurunziza n’est qu’un avatar de ce syndrome.

 

Le Burundi n’a pas l’exclusivité de ce syndrome de la présidence à vie…

 

Non, malheureusement. Malgré la vague de démocratisation en Afrique de l’Ouest dans les années 90, et la multiplication de constitutions post-conflit qui limitent les mandats. Beaucoup de présidents africains ont trouvé la parade : modifier la constitution. C’est le cas au Tchad en 2005 avec Idriss Déby, au Cameroun avec Paul Biya en 2008, en Guinée en 2002 avec Lansana Conte, etc. Cette inflation révisionniste a sapé l’émergence de nouvelles formes de démocraties. Mais pour autant, les pays africains sont à des situations variables de maturité démocratique, ou, disons, de rapports de force démocratiques. Entre le Burkina Faso, où Blaise Compaoré a été contraint de quitter le pouvoir, et le Burundi, par exemple, la situation n’est pas la même. Mais c’est vrai : il n’y a pas eu de vague de printemps africains. Et quand on regarde les prochains pays où des élections doivent être organisées, comme l’Ouganda, le Rwanda, ou le Congo-Brazzaville, il est difficile d’y anticiper des évolutions démocratiques à la burkinabé. Par ailleurs, notons aussi qu’il existe des différences structurelles aussi entre des pays d’Afrique de l’Ouest et ceux d’Afrique centrale. Ces derniers ont presque tous connu des guerres civiles, et cela pèse sur la peur d’aller de l’avant, de se projeter dans l’aventure démocratique; à l’inverse du Burkina qui, lui, n’a pas connu la guerre, civile ou régionale. Au Burundi, on sent ainsi que les manifestations ont du mal à entraîner la masse de la population, tout simplement parce que les gens vivent avec le spectre d’un retour de la guerre civile dans un pays saigné à blanc et hanté pour longtemps par un traumatisme.

Lu pour vous : Au Burundi, «un terreau fertile pour passer à un scénario de conflit armé» (Thierry Vircoulon)
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22 mai 2015 5 22 /05 /mai /2015 13:08

 

 

 

PARIS, France, 22 mai 2015 11:31 UTC /African Press Organization (APO)/ — Mme Annick Girardin, secrétaire d’État chargée du développement et de la Francophonie, participera le 26 mai à Bruxelles à une conférence internationale sur la République centrafricaine en présence de Mme Catherine Samba-Panza, présidente de la République centrafricaine.

 

Cette rencontre permettra de faire le point sur la reconstruction du pays et l’apport de « Bêkou », fonds européen innovant qui met en commun les efforts des Etats membres. L’enjeu de cette réunion est de poursuivre la mobilisation pour aider la Centrafrique à mener à son terme sa transition et à faciliter l’accès de tous aux services sociaux et administratifs.

 

Mme Annick Girardin participera également au conseil des ministres européens chargés du développement, qui portera sur le financement du développement, l’agenda post-2015, l’égalité homme-femme, les migrations ainsi que le lien entre sécurité et développement.

 

Elle participera à un dîner de travail avec le secrétaire général des Nations unies, M. Ban Ki-moon, pour préparer les rendez-vous de l’année 2015 : conférence internationale sur le financement du développement en juillet, sommet spécial sur le développement durable en septembre et conférence « Paris Climat 2015″ en fin d’année.

 

Copyright : © APO

 

République centrafricaine – Développement – Déplacement à Bruxelles de Mme Annick Girardin (26 mai 2015)
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22 mai 2015 5 22 /05 /mai /2015 12:52

 

 

 

Le Point Afrique - Par Jacques Duplessy le 22/05/2015 à 12:24

 

INTERVIEW. Jean Willybiro-Sako a présidé l'atelier gouvernance du Forum de Bangui. Il sera un des hommes-clefs de la reconstruction du pays.

 

Plusieurs fois ministre de la République centrafricaine (RCA), Jean Willybiro-Sako se confie au Point Afrique sur son appréciation de la situation qui prévaut dans son pays.

 

Le Point Afrique : Quel est votre bilan global sur le Forum de Bangui ?

 

Jean Willybiro-Sako : Le Forum de Bangui a été un grand succès pour un pays et son peuple à la recherche d’un dialogue franc et inclusif après cette grande crise qui a secoué le pays tout entier. Le Forum a connu une représentation effective de toutes les entités, de toutes les régions et de toutes les communautés. Il a débouché sur des engagements et résolutions forts pour la réconciliation de tous et un nouveau départ pour la RCA.

 

Les résultats sont-ils à la hauteur ?

 

En ce qui nous concerne, les résultats étaient à la hauteur des attentes, vu que les quatre ateliers ont travaillé dans la sérénité, dans un esprit constructif de citoyen, ce qui a favorisé l’adoption de propositions concrètes, dont certaines sont totalement novatrices, notamment dans le domaine de la nouvelle gouvernance du pays, le rejet de la culture de la violence et de l’impunité, la réhabilitation des forces de défense et de sécurité nationales et la relance de l’économie.

 

Y a-t-il, selon vous, des points manquants ou des points en dessous de ce que vous attendiez ?

 

Les travaux se sont basés sur les résultats des consultations à la base, c’est-à-dire que, en profondeur, tous les représentants des différentes communautés, des différentes régions et de la capitale ont pu donner leur analyse des causes de la crise et proposer de grands axes des actions à mener. Cette consultation a été exhaustive et complétée par les contributions pertinentes des participants au Forum et ceux venant de la diaspora. Il est difficile de penser à tout en si peu de temps, mais l’essentiel a été identifié et acté.Les anciens présidents Djotodia et Bozizé ont de fait été exclus du dialogue national. Faut-il les réintégrer avec leur parti respectif ? Si oui, à quelles conditions ?N’étant pas dans le comité d’organisation du Forum, je ne peux connaître les raisons qui ont fait que ces deux anciens chefs d’État étaient absents à ce Forum. Selon ses propres déclarations antérieures, l’ancien chef de l'État Djotodia avait déjà annoncé qu’il ne serait pas au Forum de Bangui ; quant au président Bozizé, je ne sais s’il avait annoncé sa décision de venir à Bangui ou non. Par solidarité en raison de son absence ou de son empêchement, son parti, le KNK, qui était à l’ouverture des travaux, s’en est finalement retiré. Étant dans la recherche d’une réconciliation véritable, je pense que le KNK, ce grand parti, devrait poursuivre les réflexions avec le soutien du président Bozizé et avec tous les autres Centrafricains et le gouvernement dans le seul but d’aboutir à la paix et à la recherche de solutions positives à la crise actuelle.

 

Comment évaluez-vous les résultats de l'atelier gouvernance ?

 

De l’avis de tous les participants et des observateurs extérieurs, et ce n’est pas parce que j’en ai été le président, l’atelier gouvernance a fait un travail remarquable, particulièrement par le niveau très relevé des débats, la sérénité et les importantes délibérations novatrices qui ont répondu aux questions sur la gouvernance administrative, la gouvernance politique, la gouvernance économique et la gouvernance démocratique. Cet atelier a donné des réponses à la problématique des futures élections, la fin de la transition et des propositions concrètes pour trouver des solutions à ces différentes questions et pour soutenir la création d’une Haute Autorité de la bonne gouvernance à insérer dans la prochaine Constitution, lequel organe sera véritablement la sentinelle du respect, par les différents dirigeants et les différentes institutions et grands services de l’État, des principes de la bonne gouvernance. Ce qui aiderait à recréer la confiance entre les Centrafricains et leurs dirigeants.

 

La prolongation de la transition est envisagée. Quand pensez-vous qu'il sera possible de faire les élections ?

 

La charte constitutionnelle qui régit la transition a prévu en son article 102 les solutions pour parer à ce vide qui peut survenir au cas où les élections ne seraient pas organisées en juillet et août 2015. Les participants au Forum ont souhaité que ces élections se tiennent d’ici fin 2015 si les conditions étaient réunies : entre autres, la sécurisation à temps du territoire, la mobilisation des financements. Pour l’heure, l’Assemblée nationale reconnaît que d’ici août il sera impossible d’organiser les élections, et en appelait à des actions de tous pour l’aider à s’acquitter de sa mission dans les meilleurs délais. Le Forum a décidé de la convocation d’une réunion élargie regroupant tous les principaux organes et institutions afin de trouver une date réaliste pour ces futures élections.

 

La présidente a été un peu contestée durant le Forum. Comment évaluez-vous son travail ?

 

Pendant le Forum, presque tous les participants ont salué le travail que la présidente de la transition a réalisé avec le gouvernement et aussi les conseils du CNT pour aboutir à une bonne organisation de cette grande assise. Elle gère une transition difficile, ce que tout le monde reconnaît, c’est ainsi que le Forum dans une de ses recommandations a estimé qu’il ne fallait pas en rajouter à l’instabilité institutionnelle actuelle, recommandant que tous les chefs des principales institutions de la transition (présidence de la République, CNT, gouvernement) soient maintenus à leurs postes jusqu’à ce que des solutions appropriées soient arrêtées.Concernant le désarmement et la réintégration des milices, êtes-vous optimiste ? Pensez-vous que les chefs contrôlent leurs troupes ?Pendant le Forum, le gouvernement et la représentation des différents groupes armés ont signé un accord pour le DDRR, le renoncement aux hostilités, l’engagement irréversible pour la paix, ce qui, avec le pacte républicain adopté, a été les points forts de ce Forum. C’est déjà un grand pas, mais ce qui fait souvent défaut dans notre pays, c’est le respect des engagements pris et des accords signés par les principaux responsables. Tous, nous devons œuvrer pour que cette fois, enfin, ces responsables respectent leurs engagements et l’imposent à leurs troupes.

 

La communauté internationale soutient-elle suffisamment la RCA ? Où en est-on du financement des élections, des programmes DDRR et de la reconstruction des forces de sécurité ?

 

Le soutien de la communauté internationale a été longuement évoqué tout au long de ce Forum, particulièrement sur les points que vous évoquez. Les attentes sont très grandes, vu qu’une sortie rapide de crise, la mise en œuvre effective du DDRR et l’organisation de bonnes élections dans les meilleurs délais sont vivement souhaitées. Les financements actuels sont insuffisants et la mobilisation des partenaires est un peu mitigée. Si on prend le cas des élections, à ce jour, seules 25 % des ressources sont actuellement disponibles, même si les engagements annoncés sont estimés à plus de 50 %.

 

Quel message souhaiteriez-vous passer au gouvernement français ? Qu'attendez-vous de la France ?

 

Au lendemain de la prise de pouvoir par la Seleka, la France a été l’un des premiers pays de la communauté internationale, à la suite des pays de la CEEAC, à appeler à voler au secours du peuple centrafricain, ce qui a contribué à améliorer la présence d'institutions telles que l’Union africaine, les Nations unies et l’Europe. Mais ces efforts doivent être maintenus, et même renforcés dans de nombreux domaines. Le plaidoyer de la France pour la poursuite des efforts de sécurisation, de reconstruction, de formation et d'équipement des forces de défense et de sécurité nationales, la mobilisation des partenaires pour la mise en œuvre effective et urgente des DDRR, le financement des élections, la relance de l’économie, sont des réponses aux attentes manifestées par de nombreux participants au Forum à travers leurs interpellations. Beaucoup ont aussi rappelé les accords existants qu'ils souhaiteraient voir abolis pour plus d'indépendance du pays, notamment dans le domaine économique.

 

Il y a des rumeurs de viols sur des enfants par des soldats français ? Savez-vous si cela semble fondé ? Qu'attendez-vous de la justice et de l'armée française ?

 

Les autorités françaises ont annoncé que la justice est saisie de cette affaire, et la justice centrafricaine a évoqué la coopération judiciaire entre nos deux États pour solliciter que les éléments du dossier lui soient communiqués pour sa propre enquête. Nous déplorons que de tels actes soient commis par ceux qui sont censés venir réduire la souffrance du peuple centrafricain. Ces crimes, s’ils sont avérés, méritent des sanctions à la dimension de ces actes odieux sur des mineurs fragilisés par la pauvreté et la précarité du moment.

 

Êtes-vous optimiste sur l'avenir du pays ?

 

De nature, quand il s’agit de l’avenir de mon pays, je reste optimiste, car je dis qu’un pays peut traverser des moments difficiles, mais il ne mourra jamais. Mais cela ne doit pas être un optimisme béat, mais un optimisme qui exige de la part de tous ceux et toutes celles qui aiment leur pays de s’investir résolument dans toutes les entreprises positives de réconciliation, d’apaisement des cœurs, de défense de l’unité nationale, de formulation des critiques objectives sur les insuffisances des actions des dirigeants et de contribution, par son exemple personnel, au sursaut patriotique dans tous les domaines.

 

Comment comptez-vous vous impliquer personnellement dans la reconstruction du pays ? Serez-vous candidat à un poste particulier ?

 

Je l’ai déjà annoncé et je m’emploierai totalement, comme je l’ai fait tout au long de ma longue carrière au service de l’État, à servir mon pays comme un citoyen engagé, digne et fier d’être le fils de ce beau pays qui mérite de retrouver très vite sa vraie place dans le concert des nations.

 

En présidant, par exemple, la future Haute Autorité de la bonne gouvernance ?

 

La structure n'est pas encore créée, donc, on n'a pas encore parlé de la nomination de son responsable. Ça dépendra. Je n'exclus rien.

 

LCentrafrique : "Ce qui fait souvent défaut, c’est le respect des engagements" pour vous :
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22 mai 2015 5 22 /05 /mai /2015 12:36

 

 

 

Bangui 22 mai (CAP) – Six gendarmes en service à la section recherches et investigation (SRI) au moment de l’évasion du capitaine Eugène Ngaikoisset alias « le boucher de Paoua » sont tenus pour responsables par leur hiérarchie et radiés purement et simplement de la gendarmerie en « procédure d’urgence » avant de répondre aussi ultérieurement en justice de leur forfaiture.

 

Sous le coup d'un arrêté d'expulsion des autorités de Brazzaville, le capitaine Eugène Ngaikoisset qui avait été arrêté à Bétou (Congo B) et placé en détention depuis le 1er décembre 2013, avait été mis aux arrêts à sa descente d’avion le 12 mai dernier et mis en geôles à la (SRI) avant de disparaître de cet endroit dans de rocambolesques circonstances le dimanche 17 mai 2015 entraînant une incroyable controverse entre la famille de l’intéressé qui avançait l’hypothèse d’un enlèvement tandis que le parquet confirmait qu’il s’agissait bien d’une évasion.

 

Le « le boucher de Paoua » qui fut un officier très influent auprès de François Bozizé, s’est rendu tristement célèbre dans le pays pour avoir perpétré sur ordre de l’ex-président, des massacres à grande échelle dans les villages autour de la ville de Paoua en 2005 qui ont endeuillé de nombreuses familles dans la région et suffisamment défrayé la chronique et fait l’objet de plusieurs enquêtes par les ONGs de droits de l’homme d’où son surnom de « boucher de Paoua »..

 

Le bureau du procureur de la Cour pénale internationale doit disposer à n’en pas douter, de sérieux éléments à charge contre l’individu. Son évasion retarde indiscutablement le déclenchement de la procédure judiciaire engagée contre ce personnage qui répondra tôt ou tard des crimes de guerre dont il s’est rendu coupable sous la responsabilité de son donneur d’ordre, un certain François Bozizé.  

Evasion du « boucher de Paoua » : six gendarmes de la SRI en font les frais
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22 mai 2015 5 22 /05 /mai /2015 11:45

 

 

 

 (Agence Centrafrique Presse)

 

Bangui, 22/05/15 (ACAP) – Le représentant du Collectif des Centrafricains pour la Réconciliation (CCR), Sébastien Wénézoui a invité tous groupes armés signataires de l’accord de Désarmement Démobilisation, Réinsertion et Rapatriement (DDR), signé à la fois par le gouvernement de transition et les groupes armés à la fin des travaux du Forum national de Bangui, lors d’une conférence de presse conjointe, lundi 18 mai 2015, à Bangui.

 

L’objectif de cette conférence de presse, est d’obliger les groupes armés, le gouvernement de transition et la communauté internationale de respecter les termes de l’accord sous lequel ils ont apposé leur signature

 

Sébastien Wénézoui a demandé au gouvernement de transition et la communauté internationale de veiller à la stricte application du contenu du DDRR, à savoir : l’identification des ex-combattants par leurs propres chefs ; le regroupement sur les sites de cantonnement convenu par les parties et la prise en charge des démobiliser effective.

 

Par-ailleurs, il a exhorté les ex-combattants ; anti-balaka et l’ex-séléka de ne plus recourir aux armes pour s’exprimer, par contre utiliser la voix légale pour réclamer leurs droits.

 

Il convient de noter que le Collectif des Centrafricains pour la Réconciliation, est une plateforme composé des ex-combattants anti-balaka et les ex-séléka.

 

Sébastien Wénézoui invite tous groupes armés à respecter leur engagement
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22 mai 2015 5 22 /05 /mai /2015 11:19

 

 

DECISION 003-2015/CRPS/DPP/PR

 

 

 

Le Président du Directoire Politique Provisoire

 

Vu l’article 32  des statuts de la Convention Républicaine pour le Progrès Social ;

 

Vu les dispositions de l’article 22 du Règlement Intérieur ;

 

Vu la délibération  de la réunion du Directoire Politique Provisoire en date du 16 mai 2015

 

DECIDE :

 

ARTICLE 1er:

 

Le 1er Congrès Ordinaire de la Convention Républicaine pour le Progrès Social est fixé aux dates suivantes : 8-9-10 août 2015 à Bangui

 

Article 2 : La présente décision prend effet à compter de la date de sa signature.

 

                         Bangui, le 16 mai  2015

 

 

                      Me Nicolas TIANGAYE

La CRPS de Me Nicolas TIANGAYE convoque son Congrès ordinaire
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22 mai 2015 5 22 /05 /mai /2015 11:09

 

 

PRIMATURE                                                            RÉPUBLIQUE     CENTRAFRICAINE  

                                                                                                                            
*******                                                                                     Unité - Dignité - Travail 

 

DIRECTION DE CABINET                                                                        *******                                                      

                       ********

 

 

 

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

 

Bangui, le 21 mai 2015 — Le Comité Stratégique de Suivi des Élections (CSSE) a repris ses réunions hebdomadaires suspendues pour cause du Forum National de Bangui et s’est réuni ce jeudi 21 mai 2015 à la Primature, sous la présidence du Premier Ministre, Chef du Gouvernement de Transition. 

 

Ainsi, les participants ont-il procédé à un échange de vues approfondi sur les questions relatives à l’organisation des prochains scrutins devant mettre un terme à la Transition en cours. 

 

Passant à l’examen de l’ordre du jour, les participants ont suivi, comme  d’ordinaire, la communication du Président de l’Autorité Nationale des Élections (ANE) qui a indiqué que le processus de prestation de serment des membres des démembrements de (ANE) a débuté dans sept (7) des huit (8) arrondissements de la ville Bangui. 

 

Compte tenu de l’urgence et au regard du retard enregistré dans le processus électoral, le CSSE a décidé de retenir les serments écrits pour ce qui concerne les membres des démembrements de l’ANE en province et dans les régions difficiles d’accès. Le Ministère de la Justice en rapport avec l’Autorité Nationale des Élections devra faire parvenir au plus tôt à la MINUSCA la formule du serment et le tableau récapitulatif des démembrements de l’ANE afin de recevoir les serments très rapidement.

 

Par ailleurs, les participants se sont félicités de la signature de l’Arrêté portant attribution d’un local devant abriter le Centre de Traitement des Données (CTD) à l’Autorité Nationale des Élections.  

 

De même, les participants ont été informés que le Décret fixant la liste des représentations diplomatiques et consulaires dans lesquelles les scrutins devront être organisés a été soumis à la signature du Ministre des Affaires Étrangères depuis le 5 mai dernier. 

 

Abordant la question du déploiement des équipes pour la mise à jour de la cartographie électorale, les participants ont appris que quelques problèmes logistiques ont retardé le début des opérations qui sont finalement lancées ce jeudi 21 mai 2015 et qui ne devront dépasser 30 jours. 

S’agissant du chronogramme des élections d’après Forum et des amendements juridiques et politiques du Code électoral, les participants ont salué la saisine de la Cour Constitutionnelle de Transition par le Président de l’Autorité Nationale des Élections pour un avis sur la compression de certains délais légaux et ont encouragé les plus hautes autorités de la Transition à convoquer dans les plus bref délai une réunion regroupant l’Autorité Nationale des Élections, le Cadre de Concertation, le Gouvernement de Transition le Groupe International de Contact et la Médiation Internationale. 

 

Poursuivant leurs échanges, les participants ont fait un large tour d’horizon sur la question de la participation des réfugiés aux élections législatives. À cet effet, ils ont une fois de plus instruit les experts électoraux à poursuivre la réflexion sur cette problématique assez complexe afin de proposer des pistes de solution.  

 

Évoquant l’état actuel du « Basket Fund », les participants se sont réjouis de la signature d’une convention de financement des élections entre la France et le PACEC-PNUD d’un montant de 400.000 euros, portant ainsi la contribution de la France à 500.000 euros dans le « Basket Fund ». 

 

Enfin, ils ont exprimé leurs sincères remerciements aux États Unis d’Amérique qui devraient probablement apporter une contribution financière pour l’Organisation des prochaines élections en République Centrafricaine.       

 

 

Le Conseiller Spécial du Premier Ministre
Chargé de la Communication de
Relations Publiques et des Nouvelles Technologies 

 

 

Georges Adrien Poussou 

Communiqué de presse de la primature
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21 mai 2015 4 21 /05 /mai /2015 22:31

 

 

 

APA Bangui (Centrafrique) 21/05/15 - Au moins 200 auxiliaires de commandement de la préfecture de l’Ombella Mpoko participent depuis mercredi à une formation destinée à renforcer leurs capacités et leurs responsabilités dans le processus de restauration de l’autorité de l’Etat, la sécurité et le processus électoral.

 

Initiée par le ministère centrafricain de l'Administration du territoire, la formation se déroule à Bimbo, chef-lieu de la région de l'Ombella Mpoko, qui entoure Bangui, la capitale centrafricaine.

 

Le forum national de réconciliation, qui s'est déroulé à Bangui du 5 au 11 mai dernier, a réaffirmé l'importance et le rôle des notables, chefs de villages et chefs de quartiers qui incarnaient jadis l'autorité de l'Etat.

 

Mais ces auxiliaires de commandement ont perdu de leur influence parce que les gouvernements qui se sont succédé dans le pays n'ont pas mis l'accent sur leur rà´le et leur importance.

 

Ils avaient limité leurs interventions à la collecte de l'impôt de capitation auprès des administrés.

 

Depuis que l'impôt n'existe plus, les rapports se sont détériorés entre l'Etat et les auxiliaires de commandement qui, ne percevant plus les indemnités qui leur étaient versées dans le cadre de leurs fonctions, ont décidé de ne plus respecter les consignes des autorités.

 

La fonction du chef de village ou quartier était héréditaire. Mais la démocratie aidant, elle est devenue élective, même si dans certains milieux, le caractère héréditaire demeure.

Centrafrique : Renforcement des capacités des auxiliaires de commandement sur la restauration de l’autorité de l’Etat
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21 mai 2015 4 21 /05 /mai /2015 22:24

 

 

 

21/05/15 (Journal de Bangui)

 

La Mission onusienne en République Centrafricaine (Minusca) a annoncé, mercredi, la création d’une "cellule spéciale" qui se chargera de la sécurisation des élections prévues avant la fin de l'année 2015.

 

S’exprimant, mercredi, lors d’une conférence de presse à Bangui, Hamadoun Touré, porte-parole de la Minusca, a précisé que "tout sera mis en œuvre par cette nouvelle structure afin que les conditions de sécurité ne puissent plus être évoquées en tant qu’argument pour la non-tenue des élections".

 

Il a, en outre, relevé: "la sécurité n’est pas, seulement, la présence de militaires mais aussi l’état psychologique de la population et la cohésion sociale comme celle dont ont fait preuve, mardi, les populations, musulmanes et chrétiennes confondues, de la ville de Bambari (centre)" lors d'une réunion.

 

M. Touré a précisé que la création de "la cellule spéciale pour les élections est motivée par plusieurs facteurs, notamment, "le processus de Désarmement – démobilisation – réinsertion – rapatriement des ex-combattants (DDRR) des groupes armés actifs sur le territoire centrafricain qui n’est, toujours, pas effectif, ainsi que par la désapprobation affichée par les Anti-balaka et l’une des factions dissidentes de la Séléka de l'accord de désarmement signé le 10 mai en marge du forum de Bangui", faits qui laissent peser, selon lui, voire des risques d'insécurité.

 

Adolphe Manirakiza, Porte-parole de la force militaire de la Minusca, a, pour sa part, noté que "la cartographie sécuritaire est plus que jamais rassurante, notamment, en comparaison avec la situation qui prévalait avant", ajoutant que "dans tout le secteur nord-est du pays, jusqu’à Birao, de nouveaux déploiements sont en cours pour assurer la sécurisation des zones encore non couvertes".

 

"Dans les régions du Centre-ouest, la Minusca a déjà des positions et les quelques zones qui ne sont pas encore couvertes, le seront très prochainement", a-t-il assuré.

Centrafrique: La Minusca crée une "cellule spéciale" pour sécuriser les élections
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21 mai 2015 4 21 /05 /mai /2015 22:06

 

 

 

http://www.radiondekeluka.org   mercredi 20 mai 2015 11:14

 

Le Chef d'Etat de la transition, Catherine Samba Panza, a annoncé l'organisation vendredi prochain d'une rencontre avec les forces vives de la Nation. Elle a fait cette annonce à sa descente d'avion hier lundi à l'aéroport Bangui M'Poko, après avoir pris part à Luanda en Angola, au 9e sommet extraordinaire des Chefs d’État et de gouvernement des pays de la Conférence internationale sur la région des grands lacs (CIRGL).


L'objectif de ce rendez-vous est, selon le chef d’État de transition, d'accorder les violons autour de ce que sera le comité se suivi du Forum national de Bangui. Catherine Samba Panza a souhaité qu'il y ait l'unanimité autour de la désignation des membres de ce comité ainsi que la définition des orientations qui lui seront données.

« Sur le post-Forum, il faut tout de suite se mettre au travail. Nous comptons convier l'ensemble des forces vives de la Nation d'ici vendredi pour qu'ensemble nous réfléchissions sur le mécanisme de suivi à mettre en place, sa mission, sa composition, sa durée, son financement, tous ces aspects, nous devons le décider de manière consensuelle », a-t-elle expliqué.


Selon Catherine Samba Panza, la situation sécuritaire et humanitaire dans la sous-région notamment au Burundi, en République démocratique du Congo,  au Sud Soudan et en République Centrafricaine a été au menu des échanges des Chefs d’État et de gouvernement des pays de la Conférence internationale sur la région des grands lacs.


« Les questions à l'ordre du jour concernaient la RCA, le Congo démocratique, le Sud Soudan et le Burundi, et il était important pour moi en tant que Chef d’État d'aller entretenir la conférence sur l'évolution de la situation sécuritaire et humanitaire. J'ai fait le plaidoyer, expliquant la situation notamment l'évolution positive, surtout le grand acquis que constitue le Forum de Bangui qui venait de se tenir », a souligné Mme Samba Panza.


La rencontre de Luanda a pris des décisions importantes concernant la Centrafrique.

La conférence a proposé très prochainement la convocation d'un sommet conjoint de la CIRGL et de la CEEAC, la Communauté économique des Etats de l'Afrique centrale sur la situation en Centrafrique. Les Chefs d’Etat ont également exhorté les Etats membres de la CIRGL et la communauté internationale à honorer leurs engagements antérieurs et mobiliser des ressources supplémentaires afin d’assurer la conduite des élections.


Les Chefs d'Etat ont aussi appelé les Nations Unies à lever les sanctions et l’embargo sur les armes actuellement imposés à la République Centrafricaine. Ils ont exhorté les Etats africains actuellement membres du Conseil de sécurité des Nations Unies à soutenir cette demande afin de faciliter le rétablissement d’une force de sécurité nationale fonctionnelle ainsi que la levée des mesures frappant le commerce du diamant dans le cadre du processus de Kimberley.

Bientôt un comité de suivi du Forum de Bangui
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