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1 juillet 2016 5 01 /07 /juillet /2016 11:34
En Centrafrique, la situation sécuritaire se dégrade

 

 

Par RFI Publié le 01-07-2016 Modifié le 01-07-2016 à 10:29

 

En Centrafrique, le gouvernement a été interpellé ce jeudi à l'Assemblée nationale sur les questions sécuritaires. A part le sud-ouest contrôlé par les anti-balaka où un calme relatif règne, le reste du pays est à nouveau confronté au désordre et aux violences. Pour le président du Mouvement démocratique pour la renaissance et l’évolution de Centrafrique (MDREC), Joseph Bendounga, « la situation est très catastrophique » et cela, explique-t-il, était « prévisible ».

 

La transition, qui avait pour mission de stabiliser le pays avant d’aller aux élections, n’a rien fait. Les autorités élues ne sont rien d’autre que ceux qui ont été co-auteurs avec [François] Bozizé de la crise centrafricaine. Le président de la République fut Premier ministre pendant cinq ans, de 2008 à 2013. Ces mêmes personnalités, il y a eu décalage. Le Premier ministre devient président de la République, son directeur de cabinet devient Premier ministre. Ce sont les mêmes acteurs. Cette équipe-là n’a pas la qualité ni les compétences de ramener la paix en Centrafrique parce qu’ils ont échoué lamentablement quand ils étaient avec Bozizé, quand il y avait une administration, quand il y avait une armée.

 

Joseph Bendounga

 

01-07-2016 - Par Jean-Jacques Louarn

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Centrafrique-Presse.com
30 juin 2016 4 30 /06 /juin /2016 17:31
Nouvelles nationales sur RJDH
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Centrafrique : L’ancien président de la ligue des droits de l’homme regrette la mise à l’écart des complices de Bemba

 

http://rjdh.org/ PAR SYLVESTRE SOKAMBI LE 30 JUIN 2016

 

BANGUI, 30 juin 2016—Me Nicolas Tiangaye, ancien président de la ligue centrafricaine des droits de l’homme, regrette le fait que les complices de Jean-Pierre Bemba n’aient pas comparu devant la CPI dans la procédure qui s’est soldée par la condamnation de l’ancien vice-président et chef rebelle congolais. Pour celui qui a joué un rôle essentiel au début de la procédure, la plainte dans cette affaire visait plusieurs personnalités centrafricaines. Il l’a dit dans une interview accordée au RJDH.  

  

Me Nicolas Tiangaye a expliqué que la procédure visait, François Bozizé, Ange Félix Patassé, Jean-Pierre Bemba et Abdoulaye Miskine. Tout en saluant la peine retenue contre Jean-Pierre Bemba, l’ancien président de la ligue regrette que les complices de ce dernier ne soient pas présentés devant cette juridiction internationale « nous sommes tous soulagés par la décision de la Cour Pénale Internationale mais nous regrettons que ceux qui étaient aussi visés par la plainte ne soient pas poursuivis jusque-là » affirme cet ancien défenseur des droits de l’homme qui a contribué à l’élaboration de la procédure.

 

Me Nicolas Tiangaye fait savoir qu’avec la mort de Patassé, l’action publique contre lui s’éteint. Ce qui signifie pour cet avocat que les deux autres personnalités citées dans cette affaire doivent être poursuivies « il n’est plus possible aujourd’hui d’engager ou poursuivre une action contre Ange Félix Patassé qui est décédé. L’action publique engagée contre ce dernier est éteinte dès lors qu’il n’est plus en vie » explique-t-il.

 

Pour l’ancien président de la ligue, tous ceux qui, aujourd’hui  commettent des exactions, seront rattrapés par la justice « tous ceux qui commettent des crimes de guerre ou ont du sang sur les doigts aujourd’hui, doivent savoir que la justice les rattrapera un jour » rappelle Nicolas Tiangaye.

 

Ange Félix Patassé, François Bozizé et Abdoulaye Miskine visés selon Nicolas Tiangaye, par la plainte, étaient respectivement à l’époque des faits, président de la République Centrafricaine, chef d’Etat-major des armées et proche du président de la République./

 

Sylvestre Sokambi et Fernand Koéna

 

 

Centrafrique : Des députés et des maires saluent la peine prononcée contre Jean Pierre-Bemba

 

http://rjdh.org/ PAR FRIDOLIN NGOULOU LE 30 JUIN 2016

 

BANGUI, 30 juin 2016 (RJDH)—Les dix-huit ans de prison retenues contre l’ancien vice-président de la République Démocratique du Congo, Jean-Pierre Bemba pour crime de guerre commis par ses hommes en Centrafrique, sont saluées par les députés et les maires. Ces personnalités centrafricaines considèrent cette condamnation comme un signal fort à l’endroit des fauteurs de trouble.

 

Le président de la commission textes, intérieur et affaires administratives à l’Assemblée Nationale, Laurent Ngon Baba, pense que Jean Pierre  Bemba n’a récolté que les conséquences de ses actes « dix-huit années contre Jean-Pierre Bemba, c’est une décision à saluer. Cette peine n’est que le résultat des actes posés par ses hommes en Centrafrique » a-t-i fait savoir. Le député centrafricain se réjouit du fait que pendant la durée de la peine, le condamné sera privé de ses droits civiques « le plus important, c’est que Jean-Pierre Bemba perd avec cette peine ses droits civiques. Il ne pourra plus participer à l’animation de la vie politique de son pays » explique Laurent Ngon Baba.

 

André Nalké Dorogo, député de Berberati 3, se félicite de cette décision de la Cour Pénale  Internationale. Pour lui, c’est un signal fort lancé à tous ceux qui continuent de commettre des crimes sur le territoire centrafricain « la condamnation de Jean-Pierre Bemba est un avertissement, un signal fort à l’endroit des groupes armés, les commanditaires et les exécutants qui sévissent en Centrafrique en ce moment. C’est pour leur dire qu’ils répondront tôt ou tard devant la justice » avertit cet élu centrafricain.

 

La peine contre le chef rebelle congolais du MLC est saluée par Jean Emmanuel Gazanguinza, président de la délégation spéciale de Bégoua, une des localités où les combattants du MLC ont commis beaucoup d’exactions à l’époque des faits. Pour lui, cette décision de justice vient apaiser les victimes qui, selon lui commençaient à désespérer « tellement que le procès a duré, les victimes que nous côtoyons, commençaient à désespérer.  Cette peine a apaisé les victimes » explique-t-il.

 

Joseph Tagbalet, maire du 7ème arrondissement de Bangui où traversaient les combattants de Jean-Pierre Bemba, pense qu’il fallait plus d’années de peine contre l’ancien vice-président congolais. Ce dernier dit attendre la réparation à l’égard des victimes « la peine, c’est la première étape. Nous attendons la réparation des victimes parce que c’est le plus important aujourd’hui » affirme ce notable.

 

La peine de dix-huit ans est prononcée contre Jean-Pierre Bemba le 21 juin 2016 par la chambre de première instance III de la Cour Pénale Internationale. La défense du condamné a fait appel de la décision quelques jours après l’annonce du verdict.

 

 

Centrafrique : Me Edith Douzima, avocate des victimes dans l’affaire Bemba, rassure quant à la réparation

 

http://rjdh.org/ PAR JUVENAL KOHEREPEDE LE 30 JUIN 2016

 

BANGUI, 30 juin (RJDH)—-Me Edith Douzima, avocat des victimes dans l’affaire Bemba s’est dite confiante sur la procédure devant aboutir à la réparation des victimes.  Elle l’a dit dans une interview accordée au RJDH depuis Paris en France.

 

Me Edith Douzima dit avoir déjà échangé avec les victimes sur la réparation attendue mais qu’elle n’attend que les modalités pratiques de la Cour Pénale Internationale « en mission à Bangui, j’ai eu à échanger avec les victimes sur la question de réparation. Elles se sont confiées,  Je ne manquerai pas de faire part à la cour. Actuellement,  nous attendons la Cour par rapport aux modalités mais cela est prévu et c’est clair » explique-t-elle.

 

Me Edith Douzima appelle les victimes à la patience car, selon elle le dernier tournant est pris « nous avons pris le dernier virage dans cette affaire. Les attentes des victimes sont connues et bientôt la réparation sera effective. Il faut encore un peu de patience » précise-t-elle.

 

Me Douzima a indiqué que plus de 5000 victimes ont participé, ce qui selon elle complique la procédure de réparation. Toutefois, l’appel  de la défense ne saurait bloquer la procédure de réparation.

 

Me Edith Douzima a défendu les victimes centrafricaines dans cette affaire avec Me Assingambi Zarambaud décédé en cours de la procédure.

 

 

Centrafrique : La fréquence des abattages des espèces protégées dans le parc Zanga Sangha inquiète WWF

 

http://rjdh.org/ PAR AUGUSTE BATI-KALAMET LE 30 JUIN 2016

 

BANGUI, 30 Juin 2016 (RJDH)—L’abattage des espèces protégées est en hausse en Centrafrique. C’est un constat de l’ONG Word Wide Fund for Nature (WWF) qui se dit inquiète par rapport à cette situation. Cette inquiétude a été exprimée dans une interview que Jean Bernard Yarissem, coordonnateur de WWF a accordée, ce jour au RJDH.

 

Entre 2013 et 2015, plus de quarante éléphants ont été abattus, selon WWF dans le parc Zanga Sangha. Cette espèce protégée est menacée de disparition « si le gouvernement ne fait rien, cette espace va disparaitre d’ici là » a expliqué Jean Bernard Yarissem, coordonnateur de WWF.

 

Selon le coordonnateur de WWF, la fréquence des abattages est enregistrée dans tous les parcs « ce n’est pas seulement le parc de Zanga Sangha qui est touché par ces abattages mais tous les parcs que compte la RCA » précise-t-il avant d’annoncer l’inquiétude de son organisation « cette situation nous inquiète aujourd’hui car ce sont les espèces protégées du pays qui sont menacées » a-t-il fait savoir.

 

WWF appelle le gouvernement à prendre des mesures pour lutter contre le braconnage « il faut que le gouvernement prenne des mesures drastiques pour lutter contre les braconnages. Il faut revoir à la hausse les peines qui sont souvent prononcées contre les braconniers. Les trois ans d’emprisonnement ferme et une amende de 600000 Fcfa contre un braconnier qui a abattu le gorille de 12 ans, n’est pas à la hauteur de l’acte posé. Il est important d’aller au-delà » souhaite le coordonnateur de WWF Jean Bernard Yarissem.

 

Le coordonnateur de WWF a indiqué que les 60 agents forestiers déployés dans le parc Zanga Sangha, manquent de moyens pour protéger le parc contre les  braconniers lourdement armés qui viennent, selon lui du Cameroun, du Soudan et du Nigéria.

 

 

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Centrafrique-Presse.com
29 juin 2016 3 29 /06 /juin /2016 13:30

 

 

(Bangui, le 28 Juin 2016)

 

Honorable Président de l’Assemblée Nationale,

Excellence, Monsieur le Premier Ministre, Chef du Gouvernement,

Mesdames, Messieurs les Ministres,

Chers collègues députés de la nation,

 

l’heure est grave, chacun doit prendre maintenant la responsabilité qui est la sienne devant cette situation sécuritaire catastrophique dans laquelle s’enlise notre pays.

 

Honorable Président de l’Assemblée Nationale,

Monsieur le Premier Ministre, Chef du Gouvernement,

Mesdames, Messieurs les Ministres,

Chers collègues députés,

 

Le Groupe Parlementaire MLPC n’était pas passé par quatre chemins pour faire observer que le programme politique du Gouvernement était très théorique sans chronogramme précis, mais aussi qu’il n’y a pas dans le Gouvernement un Ministre en charge du Désarmement et de la réforme du secteur sécuritaire pour une mise en œuvre transparente de ce secteur.

Toutes ces préoccupations des députés du Groupe parlementaire MLPC, avaient pour but d’attirer l’attention du Premier Ministre sur le pragmatisme du désarmement rapide des hommes en armes et des milices pour éviter au pays, les pires cauchemars déjà   vécus.

 

Aujourd’hui, la réalité fait son chemin et l’heure est grave disais-je. Du Nord au Sud, de l’Est en Ouest, les violences et attaques attribuées aux groupes armés sont signalées, mettant en péril la vie des Centrafricains à Obo, Kaga Bandoro, Batangafo, Bouar, Kabo, Markounda,  Ngaoundaye et j’en passe.

Le Groupe Parlementaire MLPC saisi cette occasion pour adresser ces sincères compassion aux parents des victimes nationaux

 

  • Qu’est- ce qui justifie aujourd’hui ce regain de violence inouïe?
  • Comment le Gouvernement va–t’-il qualifier ces actes barbares qui se multiplient de jour en jour ?

 

Pire la prise d’otage  au Km 5 survenu le lundi 18 Juin 2016 est un grand défi lancé au gouvernement, au peuple Centrafricain, voire même à la Communauté Internationale avec l’assassinat des Chauffeurs de Médecins Sans Frontière (MSF) à Nana Bakassa et sur l’axe Sibut Grimari, mais aussi, vous venez de l’apprendre, la découverte à la morgue de l’hôpital Général de Bangui, du corps d’un élément du Contingent Sénégalais de la MINUSCA. Nous adressons le même souhait de condoléances à l’endroit de la MINUSCA et aux parents du disparus.

 

Honorable Président de l’Assemblée Nationale,

Excellence, Monsieur le Premier Ministre,

Chers Collègues députés,

 

Il Ya lieu de s’interroger sur les différents accords signés par les groupes armés à Brazzaville et à Bangui en marge du Forum à propos de l’arrêt des hostilités et du désarmement.

 

Aussi, le Groupe Parlementaire MLPC voudrait-il savoir si les Terroristes preneurs d’otage du Km 5 sont-ils formellement identifiés ? Appartiennent-ils à l’un des groupes signataires des accords, ou bien sont-ils de simples bandits à la solde d’une nébuleuse qui veut s’installer en Centrafrique ?

 

Pour le Groupe Parlementaire MLPC, le Gouvernement et la Communauté Internationale  doivent  agir sans faiblesse pour mettre ces bandits hors d’état de nuire.

 

Par ailleurs, le Groupe Parlementaire MLPC voudrait également  s’assurer de la position claire de la Communauté Internationale, notamment la MINUSCA qui n’est pas épargné de ce terrorisme qui  frappe à tout aise ses éléments tel, le Sénégalais retrouvé sans vie.

 

A propos de ce curieux embargo sur les armes imposés, plutôt pour le malheur des Centrafricains, le Groupe Parlementaire MLPC exige du Gouvernement de revoir sa Coopération avec le Conseil de Sécurité de l’ONU pour  qu’une allégeance soit faite afin de réarmer nos forces de défense et de Sécurité, de les redéployer sur toute l’étendue du territoire pour assurer leur rôle de protection de nos populations. Il est à craindre que la République Centrafricaine ne se transforme en un champ d’exercice de terrorisme international du genre Boko Haram ou Etat Islamique (IS), comme cela se passe au Nigéria, Niger, Mali, bref dans presque toute l’Afrique de l’Ouest, le Maghreb arabe ou encore le Moyen Orient (Syrie, Irak).

 

Enfin, le Groupe Parlementaire MLPC, prend à témoin l’opinion nationale et internationale sur d’éventuels risques de somalisation de la RCA, comme l’a préconisé un ancien Président de ce pays avant sa chute.

 

Le Gouvernement et ses partenaires de la Communauté Internationale doivent prendre leur responsabilité et de cesser d’endormir le peuple Centrafricain avec de simples condamnations de principes ou des négociations avec les hors la loi.

 

                                                Fait à Bangui, le 28 Juin 2016

 

Pour le Groupe Parlementaire MLPC

 

                   Le Président

 

 

               Clément NOBONA

DECLARATION  DU GROUPE PARLEMENTAIRE  MLPC   SUR LA SITUATION  SECURITAIRE  EN  RCA
DECLARATION  DU GROUPE PARLEMENTAIRE  MLPC   SUR LA SITUATION  SECURITAIRE  EN  RCA
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29 juin 2016 3 29 /06 /juin /2016 13:07

 

 

Mercredi 29 Juin 2016 - 12:42

 

Le porte-parole du Quai d’Orsay, Romain Nadal, a annoncé la visite du secrétaire d’Etat chargé du développement et de la Francophonie André Vallini, du 28 juin au 1er juillet, en Centrafrique et au Cameroun.

 

En  Centrafrique, André Vallini s’entretiendra avec le président Faustin-Archange Touadéra, le Premier ministre Simplice Sarandji, et le président de l’Assemblée nationale Karim Meckassoua. Avec ce dernier il signera un mémorandum d’appui au Parlement centrafricain.

 

Les groupes parlementaires ont exigé du Premier ministre le rétablissement rapide de la sécurité sur l’ensemble du territoire après le départ des soldats français et le regain des tensions.

 

À l’issue de l’accord, André Vallini participera à une réunion sur le fonds multi-bailleurs baptisé « Bêkou », chargé d’accompagner le redressement du pays ; puis il signera une convention de financement avec la mission européenne de formation opérationnelle de l’armée centrafricaine. Après, il visitera la centrale électrique de Bangui.

 

Au Cameroun, André Vallini sera reçu par le président Paul Biya et procédera à la signature du troisième  contrat de désendettement et de développement, qui va accompagner le développement du pays.  

 

Puis, il se rendra à Douala, la capitale économique du pays, pour inaugurer les travaux d’aménagement urbain et signer une convention avec la communauté urbaine sur le projet « Douala ville durable ». André Vallini reviendra à Yaoundé pour inaugurer le nouveau bâtiment du centre Pasteur du Cameroun pour la recherche clinique sur le paludisme, et visitera le « foyer de l’espérance », une institution référence pour l’accueil, la protection et la réinsertion des enfants et des jeunes. 

 

Noël Ndong

Afrique centrale : tournée d’André Vallini du 28 juin au 1er juillet
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29 juin 2016 3 29 /06 /juin /2016 11:27

 

 

  2016-06-29 05:59:58  xinhua

 

L'armée ougandaise a déclaré mardi qu'elle débuterait en octobre de cette année le retrait de ses troupes déployées en République centrafricaine (CAR) pour y traquer l'Armée de résistance du Seigneur (LRA), groupe armé originaire d'Ouganda.

 

Le lieutenant-colonel Paddy Ankunda, porte-parole de l'armée ougandaise, a déclaré à Xinhua que l'armée ougandaise avait décidé de retirer progressivement, d'octobre à décembre, les 2.500 soldats ougandais impliqués dans l'Initiative de coopération régionale pour l'élimination de la LRA (RCI-LRA), menée sous la direction de l'Union africaine (UA).

 

"Il y a un moment où l'objectif d'une campagne est atteint et où il faut se retirer. On ne peut pas rester déployé sur une opération plus de cinq ans. Notre plan est de nous retirer de la CAR avant la fin de l'année, à moins d'un événement contraire important", a-t-il déclaré.

 

La LRA a été grandement affaiblie et n'a plus les moyens de combattre, a déclaré Ankunda.

 

Le mois dernier, le Conseil de paix et de sécurité de l'UA a prié l'Ouganda à reconsidérer leur décision de retirer ses soldats en faisant valoir que cela risque de créer un vide de sécurité, que la LRA et d'autres forces rebelles pourraient exploiter pour intensifier leurs activités dans la région.

 

Le Conseil a recommandé que le mandat des troupes soient prolongé jusqu'en mai 2017. Mais les autorités ougandaises soutiennent que la LRA a été dégradé et n'a plus les moyens pour se combattre.

 

La rébellion de la LRA dans le nord de l'Ouganda, qui a duré 18 ans, a fait des dizaines de milliers de morts et plus de deux millions de personnes déplacées.

 

Après avoir été repoussés hors des frontières de l'Ouganda en 2006, les éléments de la LRA mènent des attaques en Centrafrique, au Soudan du Sud et en RD Congo.

 

L'Ouganda retirera ses troupes de Centrafrique à partir d'octobre
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29 juin 2016 3 29 /06 /juin /2016 11:25

 

 

http://www.sen360.com/  28/06/2016

 

Le Casque bleu sénégalais de la Minusca Racine Diène a été tué vendredi 24 juin à Bangui en Centrafrique. Son corps est en Ouganda pour l'autopsie. Il sera acheminé de ce pays à Dakar pour son inhumation. En attendant l'arrivée de la dépouille, la famille du disparu est envahie par la douleur de la perte du policier sénégalais.

 

Ses deux épouses le décrivent, selon Le Quotidien de ce mercredi, comme un époux attentionné. «C'est quelqu'un qui m'aimait beaucoup, il était l'esclave de mes désirs. C'est quelqu'un qui me respectait» témoigne Khadidja Diao, deuxième épouse de Racine Diène, dans les colonnes du journal.

 

La première, Khady Diaw, ne dit pas autre chose. «C'était un bon mari. Un homme sans problème, qui vouait un amour sans faille à ses proches. Racine se battait toujours pour sa famille.»

 

Lors du drame, Khady Diaw confie au Quotidien avoir parlé à son époux. Elle dit: «Racine Diène m'a appelée le 24 juin. J'ai communiqué avec lui à 7 heures 53 minutes. Il était très content en apprenant l'élargissement de prison de Wade-fils.»

 

Quelques heures plus tard, alors que le policier s'était rendu au marché faire des emplettes, il est froidement abattu par des personnes supposées appartenir aux milices Anti-Balaka. L'ONU a ouvert une enquête et le Sénégal demande la lumière sur ce meurtre.

Lu pour vous : Qui était Racine Diène, le policier sénégalais tué à Bangui ?
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28 juin 2016 2 28 /06 /juin /2016 19:09
Nouvelles nationales sur RJDH
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Centrafrique : Les groupes parlementaires exigent du premier ministre des garanties sécuritaires

 

http://rjdh.org/  PAR SYLVESTRE SOKAMBI LE 28 JUIN 2016

 

BANGUI, 28 juin 2016 (RJDH)—Les groupes parlementaires ont exigé du premier ministre le rétablissement rapide de la sécurité sur l’ensemble du territoire. Ils ont, au cours de l’interpellation du chef du gouvernement, réclamé le réarmement des Forces armées centrafricaines.  

 

Les groupes parlementaires centrafricains sont unanimes sur la condamnation de la flambée de violence que la République Centrafricaine a enregistrée ces derniers jours « nous condamnons avec fermeté les violences qui ont secoué le pays ces derniers temps » a affirmé le président du groupe parlementaire Kelemba pour qui, la sécurité du peuple ne doit pas être négociée, « c’est une exigence qui s’impose au gouvernement qui a les moyens légaux » fait-il savoir avant de demander au premier ministre de faire de la justice une priorité dans la lutte contre l’insécurité. Il a aussi souhaité que le service militaire obligatoire soit renouvelé «  au-delà, il faut que le gouvernement puisse renforcer les services de renseignements » suggère le président de ce groupe parlementaire.

 

Le groupe parlementaire UNDP appelle au retour des forces armées centrafricaines qui, aux yeux de cette famille parlementaire sont les seules capables de ramener la paix dans ce pays « nous avons vu la Minusca à l’œuvre pendant des années et nous pensons que cette force ne fait pas ce qu’il faut pour ramener la paix dans le pays, seule notre armée sera à même de ramener la paix » a déclaré le président de ce groupe parlementaire.

 

Les familles parlementaires URCA et MLPC ont été plus dures avec le premier ministre qui, à leurs yeux ne semble pas faire ce qu’il faut pour garantir la sécurité au peuple centrafricain. André Nalké Dorogo, 1er vice-président de l’URCA et président du groupe parlementaire de cette formation politique doute de la capacité du gouvernement de combattre l’insécurité, de contrer les criminels et d’assurer l’autorité de l’Etat. L’URCA a demandé au premier ministre de faire reprendre les FACA ou de capitaliser la présence et la force de la Minusca pour assurer la protection des civils.

 

La déclaration du groupe parlementaire MLPC lue par le député de Kabo, Clément Noubona commence par rappeler la gravité de la situation « l’heure est grave » peut-on lire au début de cette déclaration. Les élus du MLPC demandent à l’exécutif de prendre ses responsabilités avant que cela ne soit tard « il faut aujourd’hui des actes et non des paroles » souligne le député de Kabo.

 

Les représentants des groupes parlementaires ont posé cette exigence lors de la 3ème session extraordinaire de l’assemblée nationale sur la question sécuritaire prévue du 27 juin au 02 juillet prochain. Cette session est convoquée après une vague de violences enregistrées à Bangui et dans plusieurs villes de l’arrière-pays.

 

Centrafrique : Le président appelle la communauté musulmane à la vigilance lors de la rupture du jeûne au palais

 

http://rjdh.org/ PAR SYLVESTRE SOKAMBI LE 28 JUIN 2016

 

BANGUI, 28 juin 2016 (RJDH)—Le président centrafricain Faustin Archange Touadéra a exhorté la communauté musulmane à la vigilance face au regain de violence en Centrafrique. Il a lancé cet appel lors de la rupture du jeûne qu’il a organisée au palais dans la soirée du lundi 27 juin dernier.

 

Cette rupture du jeûne au palais avec les membres de la communauté islamique est considérée par le chef de l’Etat comme un appel à la cohésion lancé à toute la République « j’ai aujourd’hui reçu ici la communauté musulmane pour  lui témoigner ma gratitude en cette période de prière de privatisation. A travers cette rencontre, nous voulons marquer notre détermination à promouvoir la cohésion sociale en Centrafrique qui est une priorité à l’heure actuelle » explique le président de la République.

 

Faustin Archange Touadéra a appelé la communauté musulmane à la vigilance face aux manipulations « la  République Centrafricaine est le seul pays que nous avons. C’est notre patrimoine commun pour lequel nous devons nous battre. C’est pourquoi, tous, nous devons être vigilants et travailler pour la paix qui est la seule condition du développement de notre pays. Travaillons tous pour cette paix là car c’est elle qui détermine notre avenir et celui de nos enfants » appelle le président de la République.

 

L’imam Omar Kobine Layama, président de la communauté islamique s’est félicité de l’initiative du chef de l’Etat qui selon lui, vient à point nommé « c’est la première fois depuis l’indépendance de ce pays qu’un chef de l’Etat décide de recevoir la communauté islamique qui rompt un jeûne. Avant, c’est dans les ambassades que nous étions reçus en cette période de Ramadan mais aujourd’hui, notre chef d’Etat nous fait cette honneur et cela nous va droit au cœur »explique-t-il.

 

Il a rassuré le président de la République du soutien de la communauté islamique en ces termes « la communauté islamique ne saurait être complice des manipulateurs et des gens opposés à la paix. Nous marquons notre opposition au désordre et nous nous engageons à tout mettre en œuvre pour que la paix revienne dans notre pays. Vous pouvez être rassuré du soutien de la communauté » affirme-t-il.

 

La cérémonie s’est terminée par la remise de plusieurs sacs de riz et du sucre aux membres de la communauté musulmane. Les échanges entre le président de la République et les membres de la communauté ont eu lieu quatre jours après la libération des six policiers pris en otage le 19 juin 2016.

 

 

Centrafrique : Un comité de suivi du pré-DDR installé à Bossangoa

 

http://rjdh.org/ PAR FRIDOLIN NGOULOU LE 28 JUIN 2016

 

BANGUI, 28 juin 2016 (RJDH)—Un comité en charge du suivi des activités du pré-Désarmement, Démobilisation et Réinsertion (pré-DDR) a été mis en place lundi 27 juin à Bossangoa. Cette équipe est chargée d’orienter le processus pour qu’il aboutisse à des résultats satisfaisants.

 

Ce comité, selon les informations du RJDH, est composé de 16 membres. Cette cellule aura à définir et à orienter les activités du programme en faveur des communautés locales « ce comité aura pour principale mission de définir, d’identifier et de choisir les projets et activités à mettre en œuvre dans l’intérêt de la communauté et d’appuyer le processus de sélection des bénéficiaires au programme Pré-DDR », a  expliqué une source locale.

 

Selon nos sources, la réhabilitation des infrastructures notamment les routes, les édifices publics constituent l’un des aspects du pré-DDR. Ces Travaux à Haute Intensité de Main d’œuvre (THIMO), sont selon la Minusca « susceptibles d’occuper les ex-combattants ».

 

Les autorités locales de Bossangoa saluent cette initiatives qui, selon un notable fait partie des attentes de la localité, « c’est depuis longtemps que Bossangoa attend ce programme pour soulager les ex-combattants, à majorité des jeunes sans emploi ».

 

Le programme du pré-DDR piloté par la Minusca est déjà opérationnel à Bouar, Kaga-Bandoro, Birao Bria et Bangui. Ce sont les éléments issus des neuf groupes armés signataires de l’accord du 10 mai 2015 dit accord de Bangui qui sont éligibles à ce programme.

 

 

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28 juin 2016 2 28 /06 /juin /2016 13:37

 

 

Par Joan Tilouine LE MONDE Le 13.06.2016 à 18h18 • Mis à jour le 13.06.2016 à 20h24

 

En plus du dossier des « biens mal acquis » qui vise le président congolais Denis Sassou-Nguesso et ses proches à Paris, une autre affaire inquiète Brazzaville. Cette fois, c’est entre les Etats-Unis et la France que se déroule l’offensive judiciaire de l’homme d’affaires anglo-libanais né au Nigeria, Mohsen Hojeij, 60 ans, actionnaire majoritaire de la société de BTP Commissions Import Export (Commisimpex) qui fut l’un des plus grands groupes privés du Congo. Cette société est détenue à 89 % par M. Hojeij, le reste du capital étant entre les mains d’un associé américain, John Grosso.

 

La dette vertigineuse que le créancier réclame au petit pays pétrolier d’Afrique centrale remonte à des travaux impayés réalisés entre 1983 et 1986. De près de 100 millions d’euros en 1992, le montant s’élève à 675 millions d’euros en 2013 pour atteindre aujourd’hui un milliard d’euros. Une créance qui équivaut à 17 % du budget de l’Etat congolais. De quoi faire vaciller le régime et gâcher le séjour américain de la première dame, Antoinette Sassou-Nguesso.

 

« Prête-noms et conseils de Sassou-Nguesso »

 

Jeudi 9 juin, alors qu’elle séjournait à l’hôtel Four Seasons de Washington, Mme Sassou-Nguesso, 73 ans, s’est vu signifier en main propre par un officier de la cour du district de Columbia une assignation à comparaître au cabinet d’avocats White & Case, défendant M. Hojeij. Ainsi l’épouse du chef de l’Etat, connue pour son train de vie fastueux, sera-t-elle contrainte de livrer des d’informations relatives aux sources de revenus et aux biens de sa famille aux Etats-Unis lors de sa convocation, le 27 juin, à 10 heures précises.

 

L’assignation détaille les documents escomptés : comptes bancaires, titres de propriété, sociétés détenues, avoirs et actifs, preuves et origines de dépenses en espèces, dettes et contrats liant le Congo à des partenaires étrangers. Et ce, pour la première dame et pour plusieurs autres membres du clan Sassou-Nguesso, dont certains occupent des fonctions officielles.

 

Cette fois, la première dame est priée de livrer tous les éléments dont elle dispose sur les avoirs et les activités du président, du fils de celui-ci, Denis Christel Sassou-Nguesso – issu d’un premier mariage. Egalement député, le quadragénaire est l’administrateur général de l’unique raffinerie du pays, la Coraf. Habitué des clubs de Miami, où il disposerait d’un vaste appartement, il aime aussi y louer des bateaux de luxe. Surnommé « Kiki le pétrolier », Denis Christel Sassou-Nguesso voit également certains de ses amis figurer sur la liste, comme les traders pétroliers Lucien Ebata et Jean-Philippe Amvame Dong. Tous trois apparaissent dans les « Panama papers ».

 

Antoinette Sassou-Nguesso sera également interrogée sur certaines des filles du président, comme Claudia, chargée de la communication de la présidence, Judith Cendrine qui préside le comité de direction de l’Agence pour la promotion des investissements, et Julienne, soupçonnée d’orchestrer les affaires pétrolières du clan et elle aussi visée par l’enquête des « biens mal acquis ».

 

Sur la liste établie par le cabinet d’avocats de M. Hojeij sont aussi inscrits les noms du neveu du président et puissant chef des services de renseignement depuis quinze ans, Jean-Dominique Okemba, le ministre des grands travaux, Jean-Jacques Bouya, ou encore l’homme d’affaire français et ami proche du président, Jean-Yves Ollivier. En tout, 63 personnalités sont visées. « Que des gens connus pour avoir été des prête-noms ou des conseils de M. Sassou-Nguesso », explique-t-on dans l’entourage de M. Hojeij.

 

Six millions récupérés sur un milliard

 

Cette stratégie désormais plus agressive fait suite à un jugement rendu le 16 décembre 2015 par les autorités judiciaires américaines ordonnant à l’Etat congolais de lui livrer la liste de ses biens et actifs à l’étranger, en vue d’éventuelles saisies. Ce que n’a pas respecté Brazzaville. « Cette demande procède d’une ingérence qui n’appelle donc pas de réponse, explique Simone Bernard-Dupré, avocate de l’Etat congolais. Et je ne pense pas que Mme Sassou-Nguesso se rende à cette convocation, qui me semble particulièrement déplacée, s’agissant d’une première dame d’un pays souverain et indépendant. »

 

Antoinette Sassou-Nguesso peut toujours faire valoir son immunité diplomatique et contester cette assignation. Mais l’étau judiciaire américain se resserre encore un peu plus sur le clan Sassou-Nguesso qui apprécie pourtant les fastes de l’hôtellerie de New York et des manoirs de Miami.

 

« Nous n’avons jamais dérogé à notre conviction que nous devons protéger nos droits et, tout en cherchant une solution à l’amiable, nos équipes légales ont cherché les moyens qui nous permettraient de recouvrer le montant total de notre créance le plus rapidement possible, confient M. Grosso et M. Hojeij. La semaine dernière, elles ont franchi la dernière étape de ce processus. »

 

Le dossier Commisimpex empoisonne Denis Sassou-Nguesso, 72 ans, et son entourage, tout en menaçant l’économie du pays. D’autant que le Congo a déjà été condamné à deux reprises, en 2000 et en 2013, par la cour d’arbitrage de la Chambre de commerce internationale (CCI) de Paris. Des sentences arbitrales reconnues par la justice américaine.

 

Une saisie de 6 millions d’euros puisés dans les comptes en banque des autorités congolaises en France a déjà été permise par le tribunal de grande instance de Paris en juillet 2015 et en décembre 2015. De quoi grever le fonctionnement de l’ambassade du Congo à Paris, dont le crédit du compte à la Société générale a été saisi, sans pour autant être gelé, conformément au droit français. Pas suffisant pour M. Hojeij. Les experts qu’il a mandatés continuent méthodiquement leur traque aux biens et actifs du Congo à l’étranger.

 

Entre-temps, la justice congolaise a tenté d’inverser les rôles en déclarant en faillite Commisimpex en 2012. Et de lui attribuer une dette fiscale de 700 millions d’euros. Une décision rejetée par les tribunaux américains et français. « La liquidation orchestrée par la justice congolaise est grossièrement frauduleuse, tranche Jacques-Alexandre Genet, avocat français de Commisimpex. Faute de négociation possible, M. Hojeij a été contraint à mener ces actions judiciaires qui se prolongeront tant que sa dette n’aura pas été réglée. »

 

Toutefois, pour Me Simone Bernard-Dupré, c’est bien la République du Congo qui est créancière de 700 millions d’euros dus par la société de M. Hojeij et M. Grosso. « La liquidation de la société Commisimpex a été confirmée de façon définitive au Congo, mais aussi par la Cour commune de justice et d’arbitrage [CCJA, composée de 17 Etats africains, sous l’égide de l’ONU] le 29 février 2016 », veut justifier l’avocate.

 

Déstabiliser l’économie congolaise

 

Au Congo, pays d’Afrique centrale riche de son pétrole et de son bois, plus de la moitié des 4,7 millions d’habitants vit toujours avec moins d’un dollar par jour, selon la Banque mondiale. Après avoir fait modifier la Constitution pour se maintenir au pouvoir et réprimé ses opposants, Denis Sassou-Nguesso, qui cumule plus de trente-deux ans à la tête de l’Etat, a été réélu en mars dès le premier tour lors d’une élection contestée par la communauté internationale.

 

Denis Sassou-Nguesso gouverne entouré de son clan, régulièrement accusé par les organisations non gouvernementales de confisquer la richesse du pays et de détourner massivement des revenus du pétrole qui assurent 69 % des recettes publiques. Plusieurs membres du premier cercle du président pourraient être prochainement inquiétés par la justice française dans le cadre de l’affaire des « biens mal acquis », une enquête débutée en 2007 et diligentée par les magistrats Roger Le Loire et René Grouman. Mais cet autre front judiciaire entretenu par l’opiniâtre M. Hojeij menace clairement le budget de l’Etat congolais, miné par la chute des cours du pétrole et en baisse de 8 % en 2016. S’il parvenait à ses fins, M. Hojeij pourrait déstabiliser l’économie du pays et fragiliser encore un peu plus son ancien ami le président.

 

Joan Tilouine

 

 

Lu pour vous : La fortune du clan Sassou-Nguesso dans le viseur de la justice américaine
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28 juin 2016 2 28 /06 /juin /2016 13:15

 

 

28 juin 2016(AFP)

 

Enlèvement de policiers en plein Bangui, villages attaqués en province, rebelles qui ne désarment pas: après plusieurs mois d’accalmie, la Centrafrique renoue avec les violences au moment où la force militaire française Sangaris s’en va.

 

Tous voulaient y croire, lorsqu’en novembre 2015, le pape François en visite à Bangui est venu délivrer son message de paix. Et la trêve fut bien réelle, le temps pour les Centrafricains d’élire un nouveau président, Faustin-Archange Touadéra, chargé de mettre fin à une transition politique chaotique et de redresser un pays miné par trois années de conflit.

 

Mais la situation sécuritaire demeure extrêmement fragile, comme l’a démontré le regain de tensions à Bangui la semaine dernière, le plus fort depuis l’élection de M. Touadéra fin février. Six policiers ont été pris en otage par un « groupe d’autodéfense » du PK5, le quartier musulman de Bangui, où une opération des Casques bleus de la Minusca s’est soldée par sept morts et une vingtaine de blessés, selon des sources hospitalières.

 

« Nous sommes face à des groupes armés qui détiennent toujours des armes de guerre en quantité », a réagi le ministre de la Sécurité, Jean-Serge Bokassa, joint par l’AFP: « tant qu’ils ne seront pas désarmés, il n’y aura pas d’accalmie durable et on continuera d’enregistrer des pics de violences ».

 

« Ces groupes sont des criminels et rien d’autre, ils se livrent à des activités de grand banditisme et tuent impunément mais n’ont pas d’agenda politique », estime le ministre, qui « espère qu’avec la Minusca, nous arriverons à neutraliser tous ceux qui défient l’autorité de l’Etat ».

 

Les 12.000 soldats de la Mission des Nations unies en Centrafrique (Minusca) déployés dans le pays se retrouvent aujourd’hui seuls en première ligne, en attendant la refondation – encore lointaine – d’une armée centrafricaine.

 

La France vient en effet de sonner le glas de l’opération Sangaris, déclenchée dans l’urgence en décembre 2013 pour stopper les massacres intercommunautaires entre ex-rebelles Séléka et milices chrétiennes anti-balaka.

 

Les effectifs français se résument désormais à 350 hommes – contre 2.500 au plus fort des tensions -, censés constituer « une force de réserve tactique » en appui à la force onusienne, selon l’état-major à Paris.

 

Interrogés par l’AFP, certains habitants de Bangui ne cachent pas leur « inquiétude » après le départ des Français. « Depuis que le président François Hollande a annoncé le retrait de la force Sangaris, les exactions se multiplient. C’est comme si les groupes armés avaient retrouvé leur terrain de prédilection », s’alarme, Valentin Kouangabé, commerçant.

 

– Retour à la case départ –

 

La province est loin d’être épargnée. Une vingtaine de personnes ont été tuées les 19 et 20 juin dans le nord lors de combats opposant d’ex-séléka à des Peuls armés, qui mènent régulièrement des représailles en réaction à des vols de bétail.

 

L’ONG Médecins sans frontières vient de suspendre durant trois jours toutes ses opérations jugées non essentielles pour protester contre le meurtre d’un chauffeur dans l’attaque d’un de ses convois, le 17 juin, dans le centre-est. C’était le deuxième en un mois.

 

« Je viens de séjourner à l’intérieur du pays. Il ne se passe plus un seul jour sans qu’il y ait des attaques contre des villages, des véhicules sur la route qui va de Sibut (centre) à Bambari (est) », témoignait récemment Joseph Bendounga, président du MDREC, un petit parti politique centrafricain.

 

Plusieurs factions dissidentes de l’ex-Séléka, qui avait pris le pouvoir en mars 2013 avant d’en être chassée début 2014 – continuent les exactions dans leurs fiefs du nord et de l’est, notamment le Front populaire pour la renaissance de Centrafrique du « général » Nourredine Adam, visé par des sanctions internationales.

 

Exaspéré, un étudiant, Axel Ndingkpi, accuse « l’absence de fermeté » du gouvernement qui négocie le processus de DDR (désarmement, démobilisation, réinsertion) avec « des individus qui prennent tout un peuple en otage et osent revendiquer leur entrée au gouvernement ».

 

« Nous sommes revenus à la case départ. On a chassé Bozizé (renversé par la Séléka) en 2013 et élu Touadéra, son ex-Premier ministre, en 2016 », commente un ancien officier centrafricain sous couvert d’anonymat. « Un seul individu est parti, mais le même système est en train de se remettre en place ».

 

Centrafrique: regain de tensions au moment où les Français s’en vont
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28 juin 2016 2 28 /06 /juin /2016 12:54

 

 

Par Le Monde Afrique

 

LE MONDE Le 28.06.2016 à 12h10 • Mis à jour le 28.06.2016 à 12h26

 

Selon une enquête de l’ONG Human Rights Watch (HRW) rendue publique lundi 27 juin, dix-huit personnes ont été exécutées de sang froid et sans procédure judiciaire, à Bangui, la capitale centrafricaine, par les membres de l’Office central de répression du banditisme (OCRB), entre avril 2015 et mars 2016.

 

Robert Yékoua-Ketté, ancien directeur de l’OCRB, démis de ses fonctions le 8 juin, serait impliqué directement dans treize de ces meurtres. HRW réclame au nouveau gouvernement de Faustin-Archange Touadéral’ouverture « d’une enquête efficace et transparente sur toutes les exécutions extrajudiciaires qui auraient été commises par l’OCRB » afin de « montrer aux Centrafricains que même les commandants “intouchablesdevront rendre des comptes. »

 

Robert Yékoua-Ketté a été affublé du surnom de « shérif de Bangui » à cause son chapeau de cow-boy et de sa réputation de tuer sans autre forme de procès des criminels présumés. Interrogé par RFI, il a déclaré : « Non, mais écoutez ! Vous parlez de quoi, là ? De tueries extrajudiciaires ? Moi, je ne sais pas. De toute façon, ce n’est pas Yékoua-Ketté qui l’a fait, se justifie-t-il, c’est l’Office central de répression du banditisme. Ce n’est pas un individu, c’est l’OCRB. »

 

Extraits du rapport de HRW sur l’identité des dix-huit victimes et des circonstances de leur exécution.

 

Alfred Yawi, tué entre le 24 et le 26 avril 2015

 

Alfred Yawi, 35 ans, quatre enfants, a été arrêté par M. Yékoua-Ketté et des agents de l’OCRB près du quartier PK13 à Bangui, dans l’après-midi du 24 avril. Un témoin rapporte qu’il n’a pas résisté à son arrestation. Le 26 avril, des membres de sa famille ont entendu une annonce à la radio indiquant qu’un corps avait été retrouvé au bord du fleuve Oubangui dans le 2e arrondissement. La victime, identifiée comme étant Yawi, avait les mains liées dans le dos au moment de son exécution.

 

Nathan Badi et Saint-Cyr Dezoua, tués le 31 juillet 2015

 

Des témoins ont vu Nathan Badi, 28 ans, et Saint-Cyr Dezoua, 25 ans, fuir en courant un véhicule de l’OCRB dans le quartier Miskine le 31 juillet 2015. Ils n’étaient pas armés. Un témoin a déclaré avoir « entendu des coups de feu, environ une minute après les avoir vus fuir ». « Le lendemain, je suis allé directement à la morgue et j’ai vu les garçons. Saint-Cyr avait deux balles dans la poitrine. »

 

Emmanuel Régavé et Isaac, tués le 22 octobre 2015

 

Emmanuel Régavé a été arrêté par la police en même temps qu’un ressortissant congolais connu sous le nom d’Isaac, le 22 octobre dans le quartier Ouango. Les deux hommes étaient accusés de vol. « L’un des hommes de Yékoua-Kétté a tiré deux balles en l’air pour nous faire fuir, puis il a tiré rapidement sur Emmanuel et le Congolais », a rapporté un témoin.M. Yékoua-Ketté était présent. Les corps ont été laissés au sol.

 

Samson Ndakouzou et Urie Kolaba, tués le 24 octobre 2015

 

Ndakouzou, suspecté de vol et Kolaba, complice présumé de Régavé, ont été tués dans un secteur du 7e arrondissement, appelé le Jardin des fleurs, un terrain vague à proximité de quelques maisons. Un témoin a déclaré que M. Yékoua-Ketté avait supervisé l’exécution : « Après avoir tiré sur Urie, ils ont demandé à Samson de se retourner. Il avait les mains attachées dans le dos. Ils ont tiré dans le dos et à la gorge. »

 

Romaric Vounbo, tué le 28 octobre 2015

 

Romaric Vounbo, 28 ans, a été arrêté pour vol et détenu à la prison de Ngaragba. Le 28 septembre, il fut l’un des 500 à 700 prisonniers à s’enfuir lors d’une évasion massive. Des passants l’ont identifié le 28 octobre alors qu’il prenait un verre dans un bar de La Kouanga. La police est venue l’arrêter. Il a ensuite été emmené près du Jardin des fleurs, où M. Yékoua-Ketté l’a exécuté en personne. Il lui a tiré dans le ventre à deux reprises. L’un des témoins a précisé que, comme il ne s’écroulait pas : « Yékoua-Ketté lui a ordonné d’ouvrir la bouche, mais [Vounbo] a refusé. Yékoua-Ketté a mis de force son revolver dans la bouche et a tiré. Sa cervelle a explosé à l’arrière du crâne. » Un autre témoin s’est étonné : « Comment peuvent-ils arrêter quelqu’un à 16 heures et le tuer comme ça à 17 h 30 ? »

 

Gervais Magna, tué le 4 novembre 2015

 

Gervais Magna dirigeait un groupe anti-balaka, ces milices d’autodéfense majoritairement chrétiennes et animistes. Le 3 novembre 2015, une adolescente de 16 ans est morte dans son village et Gervais Magna a pris la tête d’un groupe qui battu à mort une vieille femme accusée d’avoir causé la mort de la jeune fille par sorcellerie. Des témoins ont affirmé que Yékoua-Ketté est arrivé l’après-midi suivant et a emmené Magna. Le lendemain matin, la famille a reçu un appel indiquant que le corps de Magna avait été retrouvé le long de la route principale menant à la capitale.

 

Jordi Befio, tué entre le 5 et le 7 décembre 2015

 

Jordi Befio, 19 ans, a été arrêté le 5 décembre par l’OCRB au cours d’une bagarre au marché de Pétévo. Un témoin a déclaré que M. Yékoua-Ketté est arrivé pendant la lutte et est sorti de son pick-up pour évaluer la situation. Le témoin a expliqué que Befio avait un couteau, mais l’a lâché immédiatement sur les ordres des agents de l’OCRB, qui l’ont arrêté. Le 7 décembre, la famille a retrouvé son corps le long des rives du fleuve Oubangui.

 

Raymond Gongalut, tué le 24 ou le 25 décembre 2015

 

Raymond Gongalut, membre présumé d’un groupe anti-balaka, a été arrêté sur sa moto le 24 décembre 2015. Des témoins ont déclaré qu’il tenait une grenade mais n’a pas résisté quand les agents de l’OCRB l’ont désarmé. Son corps a été retrouvé le lendemain à la morgue avec quatre balles dans le ventre.

 

Senele Ombade, tué le 10 janvier 2016

 

M. Yékoua-Ketté et ses agents ont arrêté Senele Ombade, chauffeur de taxi-moto de 31 ans, le 10 janvier, pour un motif qui reste obscur. Un de ses proches a déclaré : « Lorsque j’ai entendu qu’il avait été emmené par l’OCRB, je me suis rendu immédiatement au quartier général. Il n’était pas là. Ensuite, j’ai entendu dire que des corps avaient été retrouvés à Ouango[un quartier du 7e arrondissement]. J’ai retrouvé son corps sur la route. On lui avait tiré dans la tête. »

 

Cyril Ndourogbo, tué le 14 ou le 15 janvier

 

M. Yékoua-Ketté en personne a arrêté Cyril Ndourogbo lors d’un enterrement, dans la soirée du 14 janvier. La famille de l’interpellé s’est rendue au quartier général de l’OCRB le 15 janvier, mais n’a obtenu aucune information. Elle y est retournée le lendemain. Plusieurs membres de la famille ont déclaré que M. Yékoua-Ketté s’est énervé et a demandé à ses hommes de les expulser de force. Il leur a crié : « J’étais à sa [Ndourogbo]recherche. Quand je l’ai trouvé, je l’ai tué. Vous trouverez son corps dans un sac sur le fleuve Oubangui. » Sa dépouille n’a pas été retrouvée.

 

Rufen Balekouzou, tué entre le 17 et le 20 janvier

 

Le 16 janvier, des agents de l’OCRB ont arrêté Rufen Balekouzou sur son lieu de travail. Le lendemain, des membres de sa famille lui ont rendu visite dans le centre de détention de l’OCRB. Lorsqu’ils y sont retournés le 20 janvier, il leur a été dit que Rufen Balekouzou avait été transféré à la prison centrale de Ngaragba, mais il n’y était pas. Le même jour, une annonce à la radio indiquait la découverte d’un corps le long du fleuve Oubangui. C’était Rufen Balekouzou, criblé de quatre balles.

 

Faustin Ngoudi, tué vers le 20 janvier

 

Faustin Ngoudi, 26 ans, que des connaissances ont décrit comme un criminel endurci, a été tué par les hommes de l’OCRB autour du 20 janvier.« C’était entre 9 heures et 10 heures du matin, a expliqué un témoin.Lorsque le pick-up de l’OCRB est passé avec des agents à l’arrière, je l’ai remarqué [Ngoudi]. Juste après, j’ai entendu huit ou neuf coups de feu près du marché de Kokoro… J’ai couru. » Faustin Ngoudi avait reçu quatre balles dans le ventre.

 

Jean-Noël Bebona, tué le 27 janvier

 

Jean-Noël Bebona, ancien combattant anti-balaka, a été arrêté et exécuté par l’OCRB alors qu’il vendait des produits près du marché de Poumale. Des témoins l’ont vu implorer pour sa vie avant d’être exécuté par balle.

 

Romaric Yakoro, tué le 13 février

 

Romaric Yakoro, 19 ans, alias « Likolo », a été arrêté pour vol la nuit du 12 février par des soldats dans le quartier de Yassi-Mandji. Le 13 février, il a été transféré au poste de l’OCRB à Ngouciment. « Il était environ 11 h du matin. Je m’étais arrêté pour prendre de l’essence lorsque j’ai vu le pick-up de l’OCRB passer à toute vitesse, se souvient un chauffeur de taxi-moto.Likolo à l’arrière. Yékoua-Ketté conduisait. J’ai suivi le véhicule pensant qu’ils allaient amener Likolo à [la prison de] Ngaragba, mais ils ont dépassé la prison. » Une demi-heure plus tard, le véhicule est revenu, phares allumés. Le hayon était ouvert et deux pieds dépassaient. Yakoro avait reçu deux balles dans l’abdomen.

 

Hervé Zangouli, tué le 4 ou le 5 mars

 

Hervé Zangouli a été arrêté par l’OCRB le 4 mars alors qu’il fumait de la marijuana le long du fleuve Oubangui, d’après des témoins. Il a été vu pour la dernière fois à l’arrière d’un pick-up de l’OCRB. Son corps a été retrouvé tôt le lendemain matin au bord du fleuve, une balle dans la poitrine.

 

Versements de rançons à l’OCRB

 

Human Rights Watch a répertorié deux cas dans lesquels M. Yékoua-Ketté a retenu personnellement des prisonniers en échange d’une rançon réclamée à leurs familles.

 

Une femme de 18 ans a été détenue pendant six semaines entre le 22 octobre et début décembre 2015, sans être accusée de quoi que ce soit. Elle a déclaré que M. Yékoua-Ketté l’a menacée de mort à de multiples reprises et qu’elle avait fait une fausse couche dans la prison de l’OCRB :« J’ai dû rester deux jours dans mon propre sang avant qu’ils n’autorisent ma famille à me donner du savon pour que je puisse me laver. » Yékoua-Ketté a réclamé 100 000 francs CFA (environ 152 euros) à sa famille, qui a obtenu de verser moins d’argent.

 

Le 28 avril 2016, M. Yékoua-Ketté et ses hommes ont arrêté le long du fleuve Oubangui un ex-combattant anti-balaka de 25 ans accusé d’avoir commis un vol à main armée. Il a été battu en public et emmené au quartier général de l’OCRB. Le « shérif de Bangui » a ensuite réclamé 100 000 francs CFA pour sa libération, intervenue dix jours plus tard, sans qu’aucune poursuite ne soit retenue contre lui.

 

Le Monde Afrique

 

Exécutions en RCA: HRW demande aux autorités de juger Robert Yékoua-Ketté

 

Par RFI  28-06-2016 Modifié le 28-06-2016 à 04:39

 

En République centrafricaine (RCA), au moins 18 personnes « et peut-être plus » ont été exécutées « illégalement » par une unité de police anti-criminalité, entre avril 2015 et mars 2016. C'est ce qu'affirme Human Rights Watch (HRW), ce lundi 27 juin. L'ONG accuse l'ex-directeur de l'Office central de répression du banditisme (OCRB), Robert Yékoua-Ketté, d'avoir personnellement mené une exécution et d'en avoir ordonné cinq autres. HRW suggère aux autorités centrafricaines de le traduire en justice.

 

Surnommé le « shérif de Bangui », Robert Yékoua-Ketté est accusé par HRW d’une dizaine de meurtres extrajudiciaires, dix-huit exécutions vérifiées, documentées et de douze autres, selon des informations jugées crédibles. Il a été limogé, le 8 juin dernier, par le gouvernement du président Faustin-Archange Touadéra.

 

Robert Yékoua-Ketté affirme ne pas avoir de comptes à rendre à Human Rights Watch et que c’est l’OCRB qu’il faut interroger.

 

« Je n’ai pas de problèmes. Je n’ai pas de comptes à rendre à Human Rights Watch. Il faut voir que c’est l’institution de l’Office central de répression du banditisme qui est en cause. Ce n’est pas Yékoua-Ketté qui a créé l’OCRB. Donc, on ne peut pas indexer Yékoua-Ketté qui a été nommé là pour réprimer le banditisme dans le cadre même des attributions de l’OCRB. C’est tout. Il n’a rien à voir avec cette histoire que nous raconte HRW. Donc, je m’arrête là », a-t-il fait savoir à RFI.

 

Yékoua-Ketté renvoie la balle à l'OCRB

 

Mais alors, que répond-il aux accusations de l’organisation de défense des droits de l’homme portant notamment sur les dix-huit exactions extrajudiciaires ? Robert Yékoua-Ketté insiste et dit ne pas comprendre. « Non, mais écoutez. Vous parlez de quoi, là ? De tueries extrajudiciaires ? Moi, je ne sais pas. De toute façon, ce n’est pas Yékoua-Ketté qui l’a fait, c’est l’Office central de répression du banditisme. Ce n’est pas un individu, c’est l’OCRB », a-t-il insisté.

 

Enfin, sur le fait de savoir pourquoi on l’appelait le « shérif de Bangui» et si ce n'était parce qu’il avait la gâchette trop rapide, Yékoua-Ketté, se veut péremptoire : « J’ai commencé à porter le chapeau depuis mon enfance. Vous parlez de gâchette rapide. Moi, je ne sais pas. Gâchette rapide, ça c’est vous qui le dites », a-t-il souligné.

 

Chapeau de cowboy vissé sur la tête, le « shérif de Bangui » pourrait répondre à la justice centrafricaine si une enquête est ouverte.

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