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23 septembre 2016 5 23 /09 /septembre /2016 22:03

 

Décryptages

 

http://mondafrique.com/ par La redaction de Mondafrique -23 septembre 2016

 

Une enquête du Réseau d'information régional des Nations Unies (Irin) révèle le versement d''une importante somme d'argent par l'Onu à une société centrafricaine impliquée dans le trafic de diamants

 

C’est un autre coup dur qui frappe de plein fouet, la Minusca, la mission de l’Onu en Centrafrique. Après le scandale des viols sur mineurs par des casques bleus, une autre affaire embarrasse au plus haut point les responsables de la mission. Selon une enquête réalisée par le Réseau d’information régional des Nations Unies (Irin), les Nations Unies auraient versé, depuis le déploiement de la Minusca en 2014, plus d’un million de dollars à une société qui figure sur leur propre liste d’entités faisant l’objet de sanctions.

 

Le Bureau d’achat de diamant en Centrafrique (BADICA), placé sur la liste récapitulative des sanctions du Conseil de sécurité des Nations Unies pour son rôle dans le trafic de diamants en République centrafricaine est accusée d’avoir alimenté le conflit en République centrafricaine par la vente de « diamants de la guerre ». La société Badica est en effet soupçonnée d’avoir contribué en partie au financement de l’ex Séléka, le groupe rebelle qui avait renversé l’ex président François Bozizé en mars 2013.  Or, le Département des opérations de maintien de la paix des Nations Unies a confirmé à l’IRIN l’existence d’un contrat de crédit-bail avec cette société pour des locaux situés dans la capitale, Bangui.

 

Dan-Azoumi, le “Monsieur diamant” de la Centrafrique

 

BADICA fait partie du Groupe Abdoulkarim, une entreprise dont le siège est situé à Anvers – plateforme du monde diamantaire – et dirigée par l’homme d’affaires centrafricain Abdoulkarim Dan-Azoumi, originaire de Bouar dans l’ouest du pays et qui vit désormais en Belgique. En février 2015, Le Monde Afrique avait révélé que les flux financiers liés à l’activité de diamantaire d’Abdoulkarim Dan-Azoumi avaient été placés sur un compte HSBC Private Bank à Genève. “Les gestionnaires de fortune de HSBC Private Bank n’avaient cure de l’opacité, de la corruption, et des trafics en cours sur le marché anarchique du diamant centrafricain. Et ils n’hésitaient pas non plus à se déplacer à Anvers pour courtiser ces nantis d’Afrique centrale, les inciter placer leurs revenus du diamant dans les coffres suisses et leur distiller des conseils d’exil fiscal” révélait l’article du Monde. Suite à la clôture du compte suisse en 2005, 500 000 dollars avaient été transférés vers une société écran basée au Panama.

 

Autres entreprise à l’actif d’Abdoulkarim Dan-Azoumi, Minair, la société aérienne Minair dont les militaires français de la force Sangaris utilisent régulièrement les services, et Sofia-TP, une firme de transport, sont également répertoriées comme des « filiales » de BADICA sur la liste récapitulative des sanctions des Nations Unies. Or, selon l’enquête de l’IRIN, un contrat entre les Nations Unies et Sofia-TP pour des « services de transport et de fret » a également été conclu en 2014.

 

Centrafrique : l’Onu, dans le piège des diamants du sang
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Centrafrique-Presse.com
23 septembre 2016 5 23 /09 /septembre /2016 16:43
Nouvelles nationales sur RJDH
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Centrafrique : Arrivée massive des refugiés sud soudanais à Obo

 

http://rjdh.org/ PAR RICHARDO DIMANCHE LE 23 SEPTEMBRE 2016

 

OBO, 23 Septembre 2016(RJDH)—Plus d’une centaine de réfugiés Sud-Soudanais sont arrivés à Obo depuis le mercredi 21 Septembre 2016. Ces derniers ont fui les violences dans leur pays pour trouver refuge en Centrafrique où leurs conditions de vie restent préoccupantes.

 

Ces réfugiés sud-soudanais ont été accueillis par des familles à Obo. Ces réfugiés déplorent les conditions dans lesquelles ils sont obligés de vivre à Obo, « nous sommes arrivés et on se trouve dans des familles d’accueil. Mais les conditions de vie sont difficiles et nous demandons l’aide des partenaires » a confié au RJDH,  Valentiano Moyché réfugié et père de quatre enfants.

 

Un autre réfugié évoque les problèmes liés à la santé, « nous dormons actuellement sous des hagards et nous sommes exposés à des maladies. Je crains aujourd’hui beaucoup plus les maladies pour les enfants et les femmes » se plaint ce dernier.

 

Les familles d’accueil commencent déjà à se plaindre du poids de ces réfugiés. Selon les informations du RJDH, d’autres réfugiés Sud-Soudanais sont encore bloqués à Bambouti ville située à 110Km d’Obo à cause de l’insécurité occasionnée par l’armée de résistance du seigneur qui contrôle la zone depuis 2008.

 

 

Centrafrique : Les prisonniers de Ngaragba manifestent contre les mauvais traitements

 

http://rjdh.org/ PAR AUGUSTE BATI-KALAMET LE 23 SEPTEMBRE 2016

 

BANGUI, 23 Septembre 2016 (RJDH)— Les 600 prisonniers de la maison carcérale de Bangui, ont manifesté ce matin pour dire non à la manière dont ils sont traités. Le Directeur Général des services pénitentiaires, El Hadj Dieudonné Abacar Nyakanda trouve fondée la revendication de ces prisonniers.

 

Ces prisonniers affirment subir régulièrement des sévices corporels au sein de la maison d’arrêt. Ils disent manifester aussi contre la qualité et la quantité de la nourriture qui leur est servie. Ces revendications sont fondées aux yeux du Directeur Général des services pénitentiaires, El Hadj Dieudonné Abacar Nyakanda qui dit avoir constaté ces bavures de lui même, « certains détenus avaient des blessures suite à des coups reçus des forces sensées les protéger selon les textes juridiques. C’est vrai que le volume des rations alimentaires des prisonniers est réduit ces derniers temps »a-t-il reconnu.

 

Le Directeur Général a indiqué qu’une enquête est ouverte sur les tortures subies par les prisonniers. Mais il explique que la réduction de la nourriture est due à l’insuffisance du budget alloué, «  le budget a été voté pour environ 400 prisonniers. Aujourd’hui, la maison carcérale de Ngaragba compte environ 600 détenus. Ceci pose un réel problème dans la prise en charge des détenus », confie t-il.

 

La dernière manifestation des prisonniers à Ngaragba remonte à avril 2015.

 

 

Centrafrique : La Minusca dépêche une mission à Bayanga pour organiser la lutte contre le braconnage

 

http://rjdh.org/  PAR PROSPER KOUALI LE 23 SEPTEMBRE 2016

 

BAYANGA, 23 septembre 2016 (RJDH)–Une mission de la Minusca s’est rendue la semaine dernière à Bayanga pour organiser la lutte contre le braconnage au sein des Aires Protégées. La mission, selon nos sources envisage des patrouilles dissuasives dans la zone pour contrecarrer le braconnage.

 

La Minusca, selon sous-préfet de Bayanga, Patrice Ngaïpere, s’est rendue dans la ville sur invitation. L’objectif est, d’après le sous-préfet de discuter de l’organisation de la lutte contre le braconnage dans les Aires Protégées de Dzanga Sangha. L’objectif est de faire des patrouilles dans les Aires Protégées afin de décourager les braconniers qui opèrent dans la région, selon Patrice Ngaïpere.

 

La mission a commencé par la commune de Bayanga. Elle se rendra dans les Aires Protégées  et au niveau des frontières avec le Cameroun et le Congo Brazzaville.

 

La mission de la Minusca relative à l’organisation de la lutte contre le braconnage est effectuée alors que les Aires Protégées inscrites au patrimoine mondial en 2012, font face à la montée en puissance de cette pratique qui menace les espèces protégées.

 

Une brigade anti braconnage composée d’éléments du camerounais congolais et centrafricains essaie de combattre le phénomène la zone du tri-national de la Sangha. Pour le moment, on ne sait pas encore si la Minusca va collaborer avec cette brigade pour lutter contre le braconnage dans la région.

 

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Centrafrique-Presse.com
23 septembre 2016 5 23 /09 /septembre /2016 14:28

 

 

Bangui 23/09/16 (Afriquinfos) – Une épidémie de choléra sévit depuis le mois dernier en Centrafrique, faisant 19 morts, particulièrement sur l‘île aux Singes, en face de la capitale Bangui. La population y est particulièrement vulnérable, dû à l’absence de sanitaires.

 

Situé dans le deuxième arrondissement de Bangui, l’île aux Singes, ne dispose ni de toilettes, ni de mesures d’hygiène alors que le choléra a déjà fait 19 victimes dans ce pays. La situation sanitaire de l’île favorise le développement de la maladie, selon Bonaventure Koumbé, ingénieur eaux et assainissement à l’ONG Oxfam: «Les inspections sanitaires ont montré qu’ils n’ont pas d’eau potable pour boire, qu’ils prennent l’eau du fleuve pour boire, ils n’ont pas de latrines, ils n’ont pas de connaissance de base en matière d’hygiène», s’est-il alarmé.

 

Depuis le 10 août dernier, l’équipe vient faire le point et surveille l’évolution des pratiques sanitaires dans cette zone pour essayer de freiner les affres de l’épidémie qui y sévit. Justin Koumbé, pêcheur et fils du chef du village s’occupe de la prévention et de la sensibilisation auprès des habitants. «La maladie est arrivée chez moi, dans ma famille. C’est pour cela que je fais de la sensibilisation dans le village», reconnaît-il.

 

Sa sœur, Josiane, a perdu en l’espace de quelques heures l’une de ses filles, âgée de 8 ans. Elle témoigne: «Je rentrais de l’église et ma petite était dans sa chambre avec la diarrhée et elle vomissait. On l’a emmenée à l’hôpital, mais c’était trop tard».

 

Un drame sur cette île, si proche et en même temps si loin de la capitale centrafricaine. Son défi majeur est d’accéder aux mesures d’hygiène de base, principale barrière à la propagation de l’épidémie. La Centrafrique avait déjà été frappée fin 2011 par une épidémie de choléra, faisant au moins une vingtaine de morts dans la région de Bangui. Ce pays enclavé au cœur de l’Afrique centrale, est à 80% rural. Près de 70% de sa population qui s’élève à 4,8 millions d’habitants, vit en dessous du seuil de pauvreté.

 

INNOCENTE NICE

Maux sanitaires infâmes qui rappellent l’hyper fragilité de la Centrafrique
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23 septembre 2016 5 23 /09 /septembre /2016 00:19

 

 

Par RFI Publié le 22-09-2016 Modifié le 22-09-2016 à 11:44

 

En République centrafricaine, la sécurité est renforcée dans le centre du pays après les affrontements de la semaine dernière. Les heurts entre ex-Seleka et anti-balaka avaient fait plusieurs victimes, mais Kaga-Bandoro est désormais sécurisée. Dans un premier temps, des éléments de la force onusienne Minusca étaient intervenus pour stopper les violences, puis ce sont les forces de sécurité qui se sont positionnées dans la zone.

 

« Les déploiements de force de sécurité intérieure à Ndomete, à l’entrée de la ville de Kaga-Bandoro, visent à rassurer la population victime des exactions, quelle que soit leur origine », a expliqué Théodore Jousso, le porte-parole du gouvernement. Rassurer les populations, mais aussi prouver que l’Etat centrafricain peut désormais être partout sur le territoire, c’est le but de cette opération conjointe entre les forces de l’ONU et les forces nationales.

 

Pour le moment, une trentaine de policiers et de gendarmes ont été dépêchés sur place pour sécuriser la zone. Au total, près d’une soixantaine d’hommes sont en train d’être déployés. « Les forces de sécurité intérieure, appuyées par la Minusca, commencent d’abord par planifier leur opération sur le terrain, partage les informations, partage l’évaluation des besoins sur le terrain, quelle quantité d’équipements, quelle est la nature des équipements à amener, et surtout le nombre de troupes et leurs déploiements sur le terrain », a ajouté Théodore Jousso.

 

Une équipe d’enquêteurs de la Minusca est déjà sur place afin d’établir les responsabilités des violences. Un travail conjoint qui n’est certes pas une première, mais c’est l’occasion pour les autorités centrafricaines d’afficher leur soutien à la Minusca, dans un contexte où la force onusienne est de plus de plus critiquée.

 

RCA: retour au calme et sécurité renforcée à Kaga-Bandoro
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23 septembre 2016 5 23 /09 /septembre /2016 00:08
Nouvelles nationales sur RJDH
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Centrafrique : La Minusca recommande des mesures à son personnel par rapport à une possible détérioration sécuritaire

 

http://rjdh.org/ PAR SYLVESTRE SOKAMBI LE 22 SEPTEMBRE 2016

 

BANGUI, 22 septembre 2016—La Minusca craint une détérioration de la situation sécuritaire en Centrafrique. Dans un document dont le RJDH a eu copie, la section sécurité de la mission a recommandé à cet effet, une série de mesure aux membres du personnel.

 

La section sécurité de la Minusca, en faisant allusion aux évènements de septembre 2014 et 2015, estime que la situation sécuritaire actuelle en Centrafrique peut se détériorer à tout moment, «Comme observé de par le passé, la situation sécuritaire en République Centrafricaine peut se détériorer à n’importe quel moment si on se réfère aux évènements antérieurs qui se sont produits en Septembre 2014 et 2015 » lit-on dans le document envoyé au personnel de la mission.

 

Il est recommandé aux membres de la Minusca d’être plus vigilants en dehors des installations des Nations-Unies et d’avoir en permanence les moyens de communication, d’avoir sur soi les documents de voyage et de faire des réserves nécessaires pour le survie « s’assurer que vous disposez de provisions suffisantes en cas de restrictions de mouvements. Ceci peut se résumer en terme d’eau, repas froid, d’argent, de produits pharmaceutiques » précise le document de la Minusca.

 

Les précautions recommandées au personnel de la mission, selon une source proche de la Minusca, ne sont pas liées à une éventuelle détérioration de la situation sécuritaire. Il s’agit, plutôt d’après ce cadre des mesures  internes et habituelles à toute mission des Nations-Unies.

 

Les consignes sécuritaires que la Minusca recommande à son personnel interviennent au moment où, les violences sont signalées dans plusieurs villes de l’arrière-pays et des initiatives de manifestation sont annoncées à Bangui.

 

Depuis 2014, le mois de septembre est marqué par de grands bouleversements qui paralysent le pays. En septembre 2015, l’assassinat a dégénéré à des affrontements intercommunautaires qui ont fait, selon le bilan de la Minusca, 41 morts, 10 cas de viols sexuels et plus 40.000 déplacés.

 

 

Centrafrique : « Je ne suis pas d’accord avec les accusations formulées par Dologuelé contre Touadera » répond Gaston Nguerekata, allié de Touadera

 

http://rjdh.org/ PAR SYLVESTRE SOKAMBI LE 22 SEPTEMBRE 2016

 

BANGUI, 22 septembre 2016 (RJDH)–Gaston Mandata Nguerekata répond à Anicet Georges Dologuelé qui accuse Faustin Archange Touadera de mettre la RCA en danger. Le président du PARC entant qu’allié du président de la République, rejette les accusations de Dologuelé et pense que Faustin Archange Touadera rassure tout en reconnaissant quelques erreurs qu’il faut vite corriger. Il l’a dit dans une interview accordée le 21 septembre dernier au RJDH.

 

RJDH : Gaston Mandata Nguerekata bonjour :

 

RJDH: Vous êtes président du PARC. Vous avez soutenu Faustin Archange Touadera lors du second tour de la présidentielle qu’il a remporté. Êtes-vous aujourd’hui satisfait du bilan des cinq mois de la présidence de Touadéra ?

 

 GMN : Je suis un homme de conviction. Je ne change pas facilement d’avis. Je suis aussi enseignant, et en tant qu’enseignant j’insiste et j’insiste dans le temps  pour que les leçons soient bien apprises. Les cinq mois ne sont pas assez suffisant pour que tout soit réglé.

Je comprends la ligne que nous sommes en train de suivre sur impulsion du président. Mais comme on dit, ce sont déjà les premiers jalons  qui permettent  d’avoir une idée de ce qui va se passer à l’avenir. Ce que je peux reconnaitre au chef de l’Etat en ce moment, c’est sa grande passion pour la paix. Je crois qu’il s’investit énormément peut être, parfois d’une manière un peu controversée pour certaines personnes, mais il s’investit pour que toutes les parties prenantes de la crise centrafricaine soient rassurées et puissent travailler ensemble pour la paix.

 

RJDH : C’est l’appréciation d’un allié qui ne veut pas reconnaitre les failles.

 

GMN : Pas du tout. Ce sont les faits qui parlent.

 

RJDH : Vous dites qu’il s’investit pour la paix en même temps, les violences continuent sur le terrain. N’est pas la preuve que votre allié n’arrive pas à rassurer sur le plan sécuritaire ?

 

GMN : C’est vrai que nous avons commis des erreurs mais vous savez, il y a des pesanteurs sur la question sécuritaire. Je pense que la ligne est en train d’être tracée. Il ya l’espoir.

 

RJDH : Vous reconnaissez que le président Faustin Archange Touadera  et vous même, aviez commis des erreurs.

 

GMN : Je suis son allié donc ce qu’il fait m’engage aussi n’est ce pas ? Je pense que nous avons commis des erreurs, il faudra que nous puissions réfléchir à cela et voir que faire pour redresser la situation.

 

RJDH : Vous rejoignez donc Anicet Georges Dologuélé le challenger de Touadera qui au micro du RJDH a affirmé que « Touadera met le pays en danger avec ses improvisations ».

 

GMN : Je ne suis pas d’accord avec les accusations formulées par Dologuelé contre Touadéra. Je ne vois pas d’improvisation, je crois que le président Touadera a un plan bien déterminé pour arriver donc à la paix. C’est ce qu’il est entrain d’appliquer.

 

RJDH : Les fais ne jouent pas en faveur de ce que vous dites puis que la paix s’éloigne de plus en plus. Que bloque alors le plan de paix de votre allié ?

 

GMN : Peut- être que nous n’avons pas su parler aux uns et aux autres de la manière qu’il faut.  Peut être que nous n’avons pas utilisé tous les moyens pour qu’il y ait la paix, dialoguer seulement quand on n’a pas la force d’imposer la paix, ça peut être un handicap. Il y a des personnes qui sont têtues, il faut leur donner un langage de têtu. Peut être nous sommes assez faible de ce côté-là. Il est difficile de combattre les gens qui ne comprennent que le langage des armes, si nous même on n’a pas les armes.

 

RJDH : Le président de la République a opté pour le DDRR qu’il pose comme chemin de sortie de crise. On est seulement au niveau de la mise en place des organes. N’est pas que le rythme est peu rassurant ?

 

GMN : Le rythme là dépend aussi de la Communauté internationale. Il n’y a pas que notre volonté qui compte. Mais de grand pas ont été faits pour changer les choses.  Mais vous savez que nous dépondons de la communauté internationale pour pouvoir faire avancer ce projet de DDRR.

Mais je vais quand même dire ici une chose, personnellement et cela n’engage que moi. Le DDRR n’a jamais réussi nulle part. Donc il faudra absolument que nous puissions avoir une solution complémentaire pour pouvoir avancer cette question de recherche de la paix. Moi je trouve inquiétant de voir que dans nos villes et dans villages, des jeunes qui ont des armes, gardent ces armes dans l’espoir de se faire payer. Ça c’est le problème.  Si on joue uniquement la carte du DDRR, je pense qu’on aura pas la paix parce que le jeune qui reçoit aujourd’hui de l’argent dans ce cadre là, peut une fois l’argent complètement dépensé, va se remettre dans la même situation encore pour essayer de retrouver de l’argent et donc c’est un cycle infernal. Non, je trouve que c’est grave. Donc je pense qu’on devait trouver des solutions complémentaires au DDRR.

 

RJDH : Le gouvernement prépare une table ronde sur laquelle, il compte mobiliser les ressources nécessaires pour lancer les grands projets. Faut-il faire un remaniement gouvernemental avant la table ronde de Bruxelles ?

  

GMN : La formation d’un gouvernement relève du pouvoir discrétionnaire du chef de l’Etat. Il y a des impératifs auxquels obéit ce remaniement ministériel. Personnellement, je crois que saurait été intéressant,  utile d’aller à la rencontre de Bruxelles avec une équipe plus aguerrie.

 

RJDH : Pour vous, l’actuelle équipe gouvernementale n’est pas aguerrie pour la table tonde de novembre prochain.

 

GMN : Je ne vais pas dire ça, peut être que je me suis mal exprimé. Il faut réussir la rencontre de Bruxelles en vue d’obtenir de nos partenaires un appui conséquent. Et dès cet instant là, la préparation en termes d’équipe qui devrait aller défendre ce dossier là, est importante.

 

RJDH : En votre absence, certains cadres de votre parti, ont annoncé votre destitution entant que président du PARC. Votre retour au pays s’inscrit-il dans le cadre de la résolution de cet épineux dossier ?

 

GMN : Oui certainement, j’ai donc appris à ma grande surprise la mise en place d’un bureau du parti PARC dans des conditions qui ne respectent pas les statuts et le règlement intérieur de notre parti. Les militants en nombre important, m’ont appelé eux aussi surpris, puisqu’ils n’avaient pas été associés, ni informés de cette décision, du moins de la réunion ayant conduit à  la mise en place de ce bureau. Ils m’ont demandé de venir à Bangui, d’organiser un congrès extraordinaire où tout le monde devrait se retrouver pour pouvoir s’expliquer. Bien sûr, le congrès en tant qu’instance de souveraineté, prendra les décisions qui seront respectées par tous.

 

RJDH : Quand est ce que ce congrès aura-t-il lieu ?

 

GMN : Le congrès extraordinaire aura lieu le 24 septembre à l’hôtel Azimut. Ce congrès est obligatoire dès l’instant où les militants le demandent car il y a une question qui impacte la vie du parti, c’est une question vitale. Ce congrès ne va parler que de cela.

 

RJDH : Les dissidents seront-ils aussi présents lors de cette rencontre ?

 

GMN : Tout le monde est invité et les invitations écrites sont même adressées à ceux qui ont initié cette décision là, y compris le secrétaire général  et l’ancien vice président du parti démissionnaire qui se trouve à Martinique. Comme on dit, le linge salle se lave en famille. Il ne s’agit pas d’aller polémiquer. Ces gens ont certainement des raisons de s’insurger  contre les textes du parti et contre moi. Ce sera le lieu où ils pourront venir et  exprimer publiquement  à l’ensemble des militants leurs griefs et moi aussi je serai là pour répondre à des questions s’il y en a.

RJDH : Vous espérez remobiliser à nouveau vos troupes.

 

GMN : Absolument. Certains dont les noms sont sur cette  liste des dissidents, ne sont pas d’accord avec ce qui s’est passé. Ils sont là en train de travailler avec moi pour préparer ce congrès. Nous allons sortir de ce congrès unis et plus forts.

 

RJDH : Gaston Mandata Nguerekata, je vous remercie.

 

GMN : C’est moi qui vous remercie.

 

Propos recueillis par Sylvestre Romain Sokambi

 

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Centrafrique-Presse.com
21 septembre 2016 3 21 /09 /septembre /2016 17:39

 

 

 

NOTE D’INFORMATION

 

 

Bangui, le 21 septembre 2016 – Le gouvernement de la République centrafricaine et la Minusca ont mis en garde les auteurs et commanditaires des dernières violences à Ndomété et à Kaga-Bandoro et annoncé l’ouverture d’enquêtes sur ces incidents qui ont coûté la vie à six personnes, les 16 et 17 septembre derniers. Au cours de leur seconde conférence de presse mensuelle conjointe, mercredi à Bangui, les deux institutions ont rappelé leur étroite collaboration notamment en matière de sécurité.

 

« Le gouvernement travaille en étroite collaboration avec la Minusca, à deux niveaux. Un niveau politique avec des concertations permanentes entre le Président de la République et le Premier ministre avec le Représentant spécial du Secrétaire général et ses collaborateurs, et un niveau opérationnel et militaire, avec des rencontres entre les états-majors de la Minusca et de la République centrafricaine », a indiqué le ministre et porte-parole, Théodore Jousso.

 

S’exprimant sur les évènements dans la localité de Kaga-Bandoro, Théodore Jousso a souligné qu’ils « s’inscrivent dans la droite ligne de déstabilisation orchestrée par les ennemis de la paix », au moment où le pays est en train d’enregistrer de nombreux élans de solidarité en sa faveur. En citant les membres Anti-Balaka et des ex-Séléka, le porte-parole du gouvernement a rappelé la position du gouvernement, qui a condamné ces scènes de violence et a annoncé l’ouverture d’une enquête contre les auteurs, tout en insistant que « les crimes de ces derniers jours, relèvent de la compétence de la Cour Pénale Spéciale pour la Centrafrique ».

 

De son côté, le porte-parole de la Minusca, Vladimir Monteiro a annoncé le  déploiement d’une équipe des droits de l’homme pour enquêter sur les violences afin d’établir les responsabilités. « Les responsables de ces violences ainsi que leurs complices, seront tenus responsables pour leurs actes », a-t-il averti.

 

Monteiro a par ailleurs rappelé que, conformément à leur mandat, les forces de la Mission sont intervenues au cours des heurts pour faire baisser la tension et ont pris des mesures de sécurisation, notamment le déploiement de casques bleus du Burundi et du Gabon pour renforcer ceux du Pakistan, présents dans la région. « A ce jour, une centaine d’hommes assure la protection du village de Ndomété tandis qu’à Kaga Bandoro, des points de contrôle ont été installés pour mieux sécuriser la ville, en particulier les points sensibles tels que l’hôpital, le marché et le camp des déplacés de l’Evêché. Les patrouilles dans la ville se poursuivent. Enfin, une mission conjointe militaro-civile vient d’arriver surplace pour analyser la situation», a précisé le porte-parole de la Minusca.

 

Sur les informations relatives à un autre foyer de tension qui se serait déclenchée dans la ville de Kouango en début de semaine, Monteiro a indiqué que la Force est en train d’évaluer la situation, en précisant «  que ce soit à Ndomété, Kaga Bandoro, Kouango ou d’autres endroits, la MINUSCA veut rassurer la population quant à sa determination à assurer la protection de la population, dans le cadre du mandat”.

 

Autre sujet abordé lors de cette conférence de presse est le retour des réfugiés centrafricains au Mali et des déplacés internes. Le porte-parole du gouvernement a fait savoir que des opérations du profilage ont déjà commencé et que, très bientôt, une solution sera trouvée, avec l’appui de la communauté internationale. Théodore Jousso a saisi cette conférence de presse pour remercier la MINUSCA, au nom du gouvernement, pour le travail accompli dans le pays. « Sans cet appui, nous ne savons pas dans quel état se trouverait notre pays en ce moment », a-t-il souligné.

 

______________________________________________________________________________

 

Bureau de la Communication et de l'information publique 

 

MINUSCA | Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine 

 

https://minusca.unmissions.org  | @UN_CAR | https://www.facebook.com/minusca.unmissions

 

 

Conférence de presse conjointe Porte-parole du Gouvernement/Porte-parole de la MINUSCA

Propos liminaire de son Excellence M. le Ministre de l’Equipement, de l’Aviation Civile et du Désenclavement, Porte-parole du Gouvernement

 

Mercredi 21 Septembre 2016.

 

Général Chef d’Etat-major des FACA;

Monsieur le Directeur Générale de la Police nationale ;

Monsieur le Directeur Général de la Gendarmerie Nationale ;

 M. Le Porte-parole de la MINUSCA; o Mesdames et Messieurs les Journalistes.

 

Avant d’entrer dans le vif du sujet, je voudrais, au nom du Gouvernement que dirige son Excellence Monsieur Simplice Mathieu SARANDJI, Premier Ministre Chef du Gouvernement sous la Très Haute impulsion du leadership de son Excellence Pr. Faustin Archange TOUADERA, Président de la République, Chef de l’Etat, souhaiter la bienvenue à tous les journalistes qui se sont déplacés pour participer à cette deuxième conférence de presse animée conjointement par le Ministre Porte-parole du Gouvernement et le Porte-parole de la MINUSCA. Mesdames et Messieurs les Journalistes. La présente conférence de presse conjointe revêt un caractère particulier car elle coïncide avec la célébration de de la journée internationale de la paix. Le thème de cette 2 année 2016 est le suivant: «Les objectifs de développement durable composantes de la Paix ».

 

Le Secrétaire Général des Nations Unies Monsieur Ban Ki Moon a saisi cette occasion pour inviter tous les combattants du monde entier à déposer les armes et à observer un cessez-le-feu général. Il les exhorte par ailleurs à cesserles massacres, les destructions, à ouvrir la voie à une paix durable. Le contexte particulier et sensible dans lequel évolue la République Centrafricaine a amené le Gouvernement à retenir le thème ci-après : « La citoyenneté, la volonté et la détermination, gage de la paix et de la réconciliation nationale». A travers ce message, le Gouvernement de notre pays appelle tous les belligérants, séléka et antibalaka, ainsi que chaque citoyen centrafricain, à promouvoir la Paix au sein de leur entourage et au-delà.

 

Aujourd’hui, la République Centrafricaine a plus que jamais besoin de cette paix pour retrouver son ancienne appellation de «suisse africaine ». C’est fort de cette considération que de nombreux efforts ont été déployés par les nouvelles Autorités en faveur de la sécurisation du pays et du rétablissement de la cohésion sociale entre les différentes communautés. La construction d’une nouvelle force de défense nationale 3 confiée à la Mission Européenne d’Entrainement et de Formation Opérationnelle (EUTM) en est une parfaite illustration. Mesdames et Messieurs les Journalistes. La présente conférence de presse conjointe ne saurait mettre sous boisseau certaines questions brulantes de l’heure.

 

Car l’un des objectifs recherchés à travers cette rencontre avec les professionnels des médias, est d’éclairer la lanterne de l’opinion tant nationale qu’internationale sur la position du Gouvernent par rapport au dernier évènement malheureux qui a ensanglanté la ville de Kaga-Bandoro et ses environs. Mais, avant cela, il me parait judicieux de vous rappeler, Mesdames et Messieurs, les quelques actes positifs posés par le Gouvernement et qui visent le relèvement socio-économique du pays. En effet, après des élections apaisées, consacrant le retour à l’ordre Constitutionnel, le Gouvernement a engagé des réformes courageuses visant à assainir les finances publiques.

 

Ces réformes ont abouti à la signature de l’accord de Facilité de Crédit élargi avec le Fonds Monétaire International (FMI). Ces résultats très encourageants ont permis le paiement régulier des salaires des agents de l’Etat, des Bourses et 4 Pensions de retraites. Dans le prolongement de ces réformes, le Gouvernement présentera la stratégie de relèvement du pays le 17 Novembre prochain devant les partenaires Techniques et Financiers réunis à Bruxelles sous la houlette de la Banque Mondiale et de l’Union Européenne. Les résultats attendus de cette importante assise visent à atténuer les souffrances des populations centrafricaines par la réductions de l’extrême pauvreté.

 

C’est malheureusement dans ce contexte de recherche de solutions idoines aux maux dont souffre la République Centrafricaine que certains compatriotes mal intentionnés choisissent délibérément de troubler l’ordre public afin de jeter le discrédit sur notre pays. Dans le but de briser les nombreux élans de solidarité en faveur de la RCA, leurs intentions cachées consistent à projeter aux yeux du monde l’image d’un pays exsangue où règnent désordre et instabilité chronique, sous-tendus par une comptabilité macabre. Comme vous pouvez aisément le constater, les récents événements survenus à Kaga-Bandoro, s’inscrivent dans la droite ligne de ce processus de déstabilisation orchestré par les ennemis de la Paix !!!

 

La barrière illégale érigée par le dénommé Bertrand GAZAMODO appartenant à l’aile MOKOM de la mouvance Balakas, constitue une provocation délibérée. 5 Aussi, les violences inouïes commises de manière aveugle par les ex-sélékas en réaction aux comportements des antibalakas constituent, à n’en point douter, une grave atteinte aux Lois de la République et sont passibles d’une poursuite devant la Cour Pénale Internationale (CPI). De ce qui précède, le Gouvernement invite le peuple Centrafricain à dénoncer toutes les exactions quelles qu’en soient leurs origines.

 

Le Gouvernement tient à rassurer les populations qu’il ne se laissera pas ébranler par d’aussi funestes desseins. Le Gouvernement, condamne ces manœuvres machiavéliques contre la Paix et la Sécurité nationale; il met également en garde les auteurs et leurs commanditaires, que leurs sinistres actions sont d’ores et déjà vouées à l’échec. Les paisibles populations Centrafricaines savent dorénavant qui sont les ennemis de la Paix. Le Gouvernement réaffirme également son attachement à l’Etat de droit; ainsi, les auteurs et leurs complices seront traduits devant les juridictions compétentes, puisque FORCE DOIT RESTER A LA LOI.

 

Enfin, Le Gouvernement demeure résolument engagé à la réussite de la Conférence des Donateurs de Bruxelles; événement majeur et porteur d’espérance pour tout le peuple Centrafricain. 6 Sur ce, je termine le propos liminaire de cette conférence de presse conjointe tout en restant à votre disposition pour des préoccupations de nature à susciter des débats fructueux autour de cet important sujet. Je vous remercie de votre bienveillante attention.

LE GOUVERNEMENT ET LA MINUSCA ANNONCENT DES ENQUETES SUR LES VIOLENCES A NDOMETE ET KAGA BANDORO
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21 septembre 2016 3 21 /09 /septembre /2016 17:17

 

 

http://rjdh.org/ PAR SYLVESTRE SOKAMBI LE 21 SEPTEMBRE 2016

 

BANGUI, 21 septembre 2016 (RJDH)–Anicet Georges Dologuelé prend la parole pour la première fois depuis son échec au second tour de la présidentielle. Il est dur avec le président et surtout continue de douter de la victoire de Touadera. Le bilan des cinq mois de la présidence de Touadera  est vide, selon le chef de l’URCA qui pense que le président de la République peine à organiser son équipe et à rassurer le peuple. Une interview accordée au RJDH le 20 septembre 2016.

 

RJDH : Anicet Georges Dologuelé bonjour 

 

Anicet Georges Dologuelé (AGD) : Bonjour

 

RJDH : Vous êtes président de l’Union pour le Renouveau Centrafricain (URCA). Vous avez perdu la présidentielle au second tour face à Faustin Archange Touadera qui vient de passer cinq mois au pouvoir. Que vous inspire les cinq mois de présidence de votre président actuel ?

 

AGD : Ecoutez ! Nous avons choisi au niveau de l’URCA d’être en accord avec nous-mêmes.  Dès lors que nous avons pris la décision avec nos alliés de renoncer aux résultats pour reconnaitre Touadera président, nous nous sommes dit qu’il faut le laisser travailler. Pendant cinq mois, nous l’avons laissé travailler. C’est la première fois que je prends la parole depuis la fin des élections et nous constatons que rien ne se passe. Non seulement rien ne se passe de positif sur tous les plans, mais en plus, la situation sécuritaire se dégrade, et le pays est de plus en plus envahi par les bandes armés. Donc nous avons estimé qu’il était temps que nous jouons notre rôle de parti. Un parti qui perd les élections devient parti d’opposition donc il fallait que nous jouons notre rôle de parti d’opposition. Il fallait que nous jouions notre rôle au côté des populations pour défendre les droits de la population et rappeler au gouvernement les engagements pour lesquels il a été élu.

 

RJDH : On ne peut pas dire que le degré d’échec est le même sur tous les plans. Mais sur quel aspect vous pensez que Touadera foncièrement échoué ?

 

AGD : Je pense que le minimum pour cinq mois, c’est qu’un gouvernement donne l’impression de fonctionner.

 

RJDH : Vous avez l’impression donc que le gouvernement Touadera ne fonctionne pas.

 

AGD : Mais oui. Vous et moi, nous le constatons, tout le monde le constate, tout le monde se plaint. Moi je suis chef d’un parti. J’écoute la population, les plaintes me parviennent de partout. J’ai passé quelques semaines en Europe, on m’appelle pour me dire qu’est ce qui se passe, le pays est à l’arrêt.

 

Aujourd’hui les ministères ne fonctionnent pas parce que les ministres travaillent sans cabinet. Donc on bricole. Le minimum quand même pendant cinq mois c’est qu’on mette une équipe qui démarre le programme de société pour peu qu’il y a un programme de société.

 

RJDH : On peut penser que c’est à cause de l’échec que vous faites ce procès. Alors que vous affirmez que l’équipe actuelle a échoué sur tous les plans, la BEAC annonce la reprise de la croissance économique à 6%.

 

AGD : Il ne faut pas vous laisser leurrer par cela. Quand on part de 0, c’est très facile d’atteindre 10%.

 

RJDH : C’est quand même quelque chose Monsieur le président.

 

AGD : vous avez-vous l’impression que l’économie bouge positivement ? C’est simplement sur l’année, c’est-à-dire qu’une partie a été faite avec le gouvernement de transition. C’est aussi le sentiment que les opérateurs économiques ont qu’après les élections, on va aller vers une ère nouvelle. Cela leur donne du courage d’avancer dans leurs activités. Mais ça sera très vite bloqué par ces questions sécuritaires. Donc il ne faut pas s’accrocher à de petits, moi, j’étais ministre des Finances, je suis économiste. Il ne faut pas s’accrocher à ces petits chiffres pour dire que tout va bien. Quand tout va bien, la population doit le sentir au quotidien.

 

RJDH : Le président Touadera a amorcé le DDRR. N’est ce pas que sur ce volet il rassure ?

 

AGD : Non, non, non, pas du tout. Ce sont des slogans. Vous savez combien de temps, il a fallu pour mettre en place des équipes ?

 

RJDH : Le président voulait écouter d’abord, selon  lui pour éviter un  autre échec !

 

AGD : Non ! On n’a pas inventé le DDRR, cela s’est passé dans beaucoup de pays, avec plus ou moins de succès. Il suffit de s’inspirer de ce qui s’est passé ailleurs, de suivre le processus et de faire en sorte que les bandes armées soient rassurées que quelque chose est en cour avec un calendrier précis, cela leur permettra de ne pas être impatientes, comme aujourd’hui, il y a beaucoup d’impatience. Cette communication avec les groupes armés pour dire, voilà ce qui se met en place, voilà le calendrier. Cela a  manqué !

 

RJDH : Mais on ne peut pas mettre en place un calendrier  alors que l’argent qui doit servir au DDRR n’est pas encore disponible !

 

AGD : L’argent ne viendra jamais s’il n’y a pas une organisation. Et si on met cinq mois pour démarrer une organisation, comment voulez-vous que l’argent vienne ?

 

RJDH : A l’issue du second tour, Faustin Archange Touadera vous a rendu visite au domicile. Après on parlait d’union sacrée. Où en sommes-nous avec cette union ? Est-ce la fin aujourd’hui avec cette prise de position ?

 

AGD : On ne peut parler de fin que s’il n’y a pas eu de début.

 

RJDH : Mais au moins vous avez discuté avec Touadera et à nos confrères de Jeunes Afrique vous avez reconnu l’existence de l’union sacrée entre vous et Touadera sur les questions sécuritaires.

 

AGD : Ce n’est pas l’existence d’une union sacrée. Il nous a demandé, à mes alliés et moi de renoncer à faire de l’opposition pendant quelques mois et de nous réunir toute la classe politique derrière les questions de sécurité pour faire en sorte que les bandes armées sentent qu’en face il y a un bloc, que les bailleurs de fonds sentent qu’il y a un bloc pour faire en sorte que les choses avancent vite.

 

Nous avons donné notre accord, à partir de là, c’est une notion qui ne doit pas restée théorique. Il doit avoir des réunions pour coucher sur papier. C’est quoi cette union sacrée ?  Quelle est la part des uns et des autres dans le travail qui va être fait ? C’est ça l’union sacrée, ce n’est pas de la théorie.

 

Il faut mettre ça en musique d’abord en le mettant sur papier, pour qu’il y ait de discussion autour. Vous de la presse, vous devez donner votre avis. Ce n’est pas banal que dans un pays, à un moment T, que tout le monde se réunisse et épouse la même manière de penser sur des dossiers précis. Ce n’est pas banal. Donc le fait d’avoir le challenger ne suffit pas. Cela fait six mois qu’il m’a rencontré. Vous avez-vous l’impression qu’il y a eu une réunion sur cette question-là ? On a un document qui circule que vous avez vu ? Rien ne s’est passé et la sécurité se dégrade. Quand il m’avait rencontré tout était au point zéro, les élections venaient de se passer, tous les groupes armés attendaient qu’on leur fasse des propositions. Aujourd’hui, l’insécurité est partout. Si on avait fait cette union, si on avait eu des discussions, si on avait ensemble réfléchi sur la solution, je pense qu’on aurait pu aborder différemment ces questions-là.

 

RJDH : Aujourd’hui l’échec de l’union sacrée comme vous l’expliquez, vous amène à reprendre le leadership de l’opposition ?

 

AGD : Ce n’est pas une question de leadership de l’opposition. Je joue mon rôle de chef de parti qui n’ayant pas été au pouvoir, est forcément de l’autre côté et qui doit veiller à ce que les engagements que les candidats ont pris, que ces engagements soient mis en musique ou au moins qu’il y ait démarrage pour cela.

 

RJDH : Le regain de violence à Bangui et dans plusieurs villes de l’arrière pays pousse certains politiques à accuser la Minusca d’attentiste et de n’avoir pas fait ce qu’il faut pour protéger la population civile? Partagez-vous cette accusation ?

 

AGD : Permettez-moi de compatir avec toutes les populations qui vivent dans l’insécurité, dans la peur, qui ont perdu les membres de leur famille, qui ont eu les membres de la famille blesses ou qui ont perdu des biens.  Je dois compatir avec les malades qui ont dû être sortis de l’hôpital à Kaga Bandoro.

 

Aujourd’hui il y a l’insécurité un peu partout dans le pays , on parle de Kaga Bandoro, de Kouango, il y a Bangassou qui est en passe d’être attaqué, dans le nord ouest beaucoup de villes et villages sont occupés et le pays est entrain d’être envahi par les bandes armées.

 

La question est de savoir pourquoi cela se passe ainsi ? Pourquoi pendant trois ans, ce n’est pas le cas et brusquement en quelques semaines, en quelque mois, on revit ce cauchemar que les Centrafricains ont vécu, il y a trois ans ? La seconde chose, c’est la réponse à votre question la Minusca.

 

RJDH : Mais Monsieur le président, pourquoi selon vous ce regain de violence maintenant?

 

AGD :  Pourquoi est ce que le président  s’est précipité pour recevoir les groupes armés, alors qu’il n’avait ni cabinet, ni gouvernement, et donc aucun plan. Pourquoi s’est il précipité pour les recevoir alors qu’il n’avait rien à leur proposer ?

 

Le président a mis le pays en danger. Lorsqu’on est chef d’Etat, on met en place une équipe qui écoute, qui prépare le terrain d’abord. Et quand on reçoit les responsables des groupes armés, c’est pour leur proposer des solutions. Mais il les reçoit avant la mise en place du gouvernement. Ils ont peut être cru que c’était une consultation pour faire partie du gouvernement.

 

Le président Touadera met le pays en danger avec ses improvisations. Et donc, maintenant il faut rattraper car rien n’est jamais perdu. Quand vous avez les groupes armés en face, soit vous avez la force, vous les écrasez, soit vous n’avez pas de force vous dialoguez. Mais ne mettez pas la population en danger.

 

RJDH : Alors de quel coté se trouve aujourd’hui Touadera. A t-il la force pour écraser ou qu’il doit négocier parce qu’il n’a pas cette force?

 

AGD : A votre avis ?

 

RJDH : C’est votre avis qui compte à l’instant, Monsieur le président.

 

AGD : S’il avait la force, vous et moi, on serait rassuré. Mais aucun Centrafricain n’est rassuré   aujourd’hui.

 

RJDH : Par rapport à l’accusation contre la Minusca puisque je disais tantôt que beaucoup accusent la Minusca d’attentiste par rapport à la situation sécuritaire.

 

AGD : Les forces d’intervention des Nations-Unies n’ont pas été créées en Centrafrique, elles existent depuis des années, et ce n’est pas la première mission des forces d’intervention des Nations-Unies. Et donc, nous savons exactement comment elles fonctionnent. Le gouvernement doit savoir comment déclencher le processus d’intervention des forces.

 

Il ne faut pas faire du populisme. Les hauts responsables de l’Etat allez dire à la radio que voilà, c’est la faute de tel. Il faut plutôt prendre le temps de voir avec les forces de la Minusca, dans quelle condition elles doivent intervenir pour arrêter ces violences-là. Tout cela, c’est le travail qui doit être organisé. Mais en faisant du populisme en disant à la population que ce n’est de notre faute, c’est les autres. Ça veut dire quoi, pourquoi  on a été élu alors ? Donc je pense que tout est rattrapable, mais il faut faire un travail organisé et sérieux.

 

RJDH : Vous pensez que le travail n’est pas encore organisé et sérieux aujourd’hui ?

 

AGD :   Non, non, non  ça va dans tous les sens. C’est ce que tout le monde remarque, il n’y a pas d’organisation. C’est ce que tout le monde remarque. On a comme impression que quelque chose n’est pas pensé.

 

RJDH : Vous avez perdu la présidentielle et la présidence de l’Assemblée Nationale, est ce que vous êtes arrivé quand même à digérer ce double échec aujourd’hui.

 

AGD :  je n’avais aucune envie de devenir président de l’Assemblée Nationale.

 

RJDH : Mais vous vous êtes quand même présenté !

 

AGD : Je me suis présenté parce que le président dans sa logique d’union sacrée, me faisait comprendre qu’il fallait que je joue un rôle.

 

RJDH : Donc, il vous a poussé à vous présenter et vous a aussi rassuré de son soutien, probablement.

 

AGD : Non, pas du tout. Il nous a appelés, tous les trois, mes amis Meckassoua, Ziguélé et moi, pour nous dire cinq jours plutôt qu’il ne soutiendrait personne et qu’il nous laisse aller en compétition saine. Mais la veille et le jour de vote, il a fait orienter le vote vers quelqu’un. Donc, il a faussé le jeu. De la même manière que les jeux des élections présidentielles ont faussé, de la même manière ces élections ont été faussées. Pour moi qui démarre la vie politique, c’est beaucoup plus d’enseignement qu’autre chose. Ce n’est pas la déception, c’est des enseignements sur la manière de faire la politique en Centrafrique.

 

RJDH : Quelle est aujourd’hui la santé de votre parti, l’URCA ?

 

AGD : Alors vous savez que l’URCA a été crée en janvier 2014, et donc nous avons deux ans et demi de vie.  J’ai été agréablement surpris de voir que partout où j’ai circulé en Centrafrique, y compris quand  vous traverser  des villages, l’URCA est implanté. D’ailleurs si nous avons eu ce résultat, c’est parce que nous avons eu un parti qui a organisé le message du parti et du candidat pour que les Centrafricains nous connaissent.  N’oubliez pas que 90% de ma vie, je l’ai passé à l’étranger. Donc, il a fallu que ce parti soit efficace pour obtenir ces résultats-là.

 

Aujourd’hui, nous avons 13 députés, c’est  peu, mais vous notez avec moi, que c’est l’un des plus gros chiffres au niveau des partis politiques à l’Assemblée Nationale, donc c’est un parti politique qui a fait beaucoup d’effort. Ce n’est pas suffisant !

 

Depuis les élections, nous avons un plan en veilleuse, parce qu’il faut laisser les uns et les autres digérer  ce qui s’est passé. Aujourd’hui,  nous entrons dans une remobilisation des troupes pour qu’on réorganise le parti, pour qu’on fasse le bilan de ces élections  et qu’on prépare l’avenir.

 

RJDH : Vous avez mis beaucoup d’argent lors de la dernière élection, pouvez vous nous dire combien l’URCA a globalement dépensé ?

 

AGD : Je n’ai pas encore fait le compte rendu de la campagne au parti, donc je ne vais pas le faire à la presse.

 

RJDH : Anicet Georges Dologuélé, je vous remercie !

 

AGD : C’est moi qui vous remercie.

 

Propos receuillis par Sylvestre Sokambi

 

Centrafrique : « Le président Touadéra met le pays en danger avec ses improvisations » affirme Anicet Georges Dologuelé
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21 septembre 2016 3 21 /09 /septembre /2016 17:01
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Centrafrique Les initiateurs d’une marche contre la Minusca brièvement arrêtés à Bangui

 

http://rjdh.org/ PAR BIENVENUE MATONGO LE 21 SEPTEMBRE 2016

 

BANGUI, 21 Septembre 2016(RJDH)—Abdel Kader Kalil un des leaders de l’ex-Séléka et Etienne Oumba chef de quartier Gobongo2, initiateurs de la marche contre la Minusca tenue ce jour 21 Septembre ont été arrêtés avant d’être libérés quelques heures après.

 

C’est en pleine marche que Abdel Kader Kalil et Etienne Oumba ont été arrêtés.  De sources proches de la police, la brève arrestation de ces deux leaders fait suite à l’interdiction de la marche par le ministère de la sécurité publique. Ces derniers ont été auditionnés sur procès verbal par le directeur général de la police avant d’être libérés.

 

Pour Etienne Oumba, chef de quartier Gobongo2 dit n’avoir pas été informé de l’interdiction de la marche. Pour lui, tenir cette marche contre la Minusca était un devoir, « c’est vrai que nous n’étions pas au courant de l’arrêté annulant la marche d’aujourd’hui. Mais même si nous l’étions, on tenait coute que coute faire cette marche car la Minusca à dépassé les limites, trop de morts dans l’arrière-pays ce n’est pas normal », confie t-il.

 

Abdel Kader Kalil, dit avoir reçu autorisé par un ministre à tenir cette marche malgré son interdiction, « hier j’étais à la police pour la suite de l’autorisation mais vue la situation de la ville de Kaga-Bandoro et autres, on nous a dit de repousser à une date ultérieure. Le même soir j’ai reçu un appel d’une autorité m’autorisant à faire la marche et je n’arrive pas à comprendre. Mais que la Minusca ne veille ou pas elle partira car nous allons réorganiser encore cette marche », promet.

 

Le leader de la Séléka n’a pas souhaité donné le nom de l’autorité qui lui a donné l’ordre de tenir cette marche. Mais des sources bien informées, contactées par le RJDH pointent le ministre de la sécurité publique Jean Serge Bokassa. La rédaction a tenté, cependant en vain d’entrer en contact avec cette autorité pour en savoir d’avantage.

 

Depuis le regain de violence dans l’arrière-pays, plusieurs organisations de la société civile projettent d’organiser des manifestations hostiles à la Minusca. La marche de ce jour, est la première de ces manifestations.

 

 

Centrafrique : Plus de 3500 déplacés après les violences de Kouango

 

http://rjdh.org/ PAR SYLVESTRE SOKAMBI LE 21 SEPTEMBRE 2016

 

BANGUI, 21 septembre 2016—Dans son aperçu humanitaire de la semaine, la coordination des affaires humanitaires (OCHA) a fait état de 3500 déplacés suite aux violences qui ont secoué les villages environnants de Kouango. Ces personnes auraient besoin d’aide d’urgence, selon le document de OCHA dont nous avons eu copie.

 

Les violences de Kouango, selon la coordination des affaires humanitaires, ont fait 19 morts, 13 villages incendiés soit 481 maisons brulées. Le document de Ocha précise que les villages situés entre PK9 et PK13, se sont vidés de leurs populations suite à ces violences « les localités situées entre PK9 et PK13 sur l’axe Kouango-Bianga, se sont complètement vidées de leurs habitants. Idem pour les habitants de certains villages du secteur fleuve » a relevé le document.

 

Les 3500 déplacés, d’après l’aperçu humanitaire de Ocha, ont trouvé majoritairement refuge en brousse et dans une ile sur le fleuve entre la RCA et la RDC. Ceux-ci, selon le document ont besoin d’aide d’urgence « les besoins prioritaires des personnes déplacées internes en brousse sont en terme de protection, d’accès à l’abris, à la nourriture, à l’eau et aux soins de santé »peut-lire dans le document.

 

De sources bien informées, des discussions sont en cours entre les partenaires pour l’acheminement d’une aide d’urgence aux personnes affectées par le regain de violence à Kouango.

 

Dans son document, la Coordination des Affaires Humanitaires a souhaité le renforcement des dispositifs sécuritaires pour rassurer et dissuader les auteurs de ces violences.

 

La Minusca interrogée au sujet de Kouango ne semble pas avoir des données précises sur ce qui s’y est passé.

 

 

Centrafrique : L’épidémie de Variole du Singe (Monkey Pox) refait surface à Mingala dans la Basse-Kotto

 

http://rjdh.org/ PAR FRIDOLIN NGOULOU LE 21 SEPTEMBRE 2016

 

BANGUI, 21 septembre 2016 (RJDH)—Au moins 14 cas dont un décès, c’est le bilan de l’épidémie de Variole du Singe (Monkey Pox), rapporté par des humanitaires dans quatre villages de la sous-préfecture de Mingala dans la Basse-Kotto.

 

Selon les informations en notre possession, le 1er cas aurait été enregistré le 14 août et le 1er décès le 15 septembre 2016. 10 autres cas de décès non élucidés, selon une source sanitaire dans la région ont été rapportés par la communauté pendant la même période.

 

Certains cas sont pris en charge au niveau du poste de santé de Irra Banda environ 50 km de Mingala, axe Mingala tandis que d’autres sont transférés à l’hôpital d’Alindao, rapporte Ocha dans son aperçu humanitaire de cette semaine.

 

Aucune réaction officielle du gouvernement n’est encore enregistrée au sujet de cette épidémie même si certaines sources au ministère de la santé affirment que le département est en train de prendre des dispositions pour organiser la riposte.

 

C’est la quatrième fois que Monkey Pox apparait en Centrafrique. La première fois, c’était dans le Mbomou en 2001, la seconde dans la Haute-Kotto en 2014, la troisième fois dans le Mbomou en janvier 2016 et cette fois-ci. Si le ministère de la santé confirme ces soupçons,  ce sera le quatrième cas.

 

Cette maladie a été détectée pour la première fois chez les humains en 1970 en République Démocratique du Congo.

 

 

Centrafrique : Gaston Nguerekata annonce la tenue d’un congrès du PARC pour mettre fin à la dissidence

 

http://rjdh.org/ PAR SYLVESTRE SOKAMBI LE 21 SEPTEMBRE 2016

 

BANGUI, 21 septembre 2016—Le Parti pour la Renaissance Centrafricaine (PARC), sera réuni en congrès extraordinaire le samedi 24 septembre prochain. L’annonce a été faite par Gaston Mandata Nguerekata qui compte mettre fin à la dissidence qui existe depuis plus d’un mois.  

 

Le congrès du PARC est envisagé pour régler les problèmes qui sont à l’origine de la dissidence, selon Gaston Mandata Nguerekata « le PARC sera réuni en congrès sur demande des militants qui ont signé une pétition à ce sujet comme nous l’exigent les textes de base du parti. Il sera question pour nous, de nous pencher sur les problèmes qui existent afin de les régler une fois pour toutes » a-t-il expliqué.

 

Gaston Mandata Nguerekata dit compter sur cette rencontre pour remobiliser ses troupes « c’est l’occasion pour nous de laver en famille les linges sales. Je suis rassuré de l’issue de ce congrès extraordinaire qui nous permettra de mettre fin à la dissidence en écoutant les uns et les autres pour trouver une solution consensuelles à ce qui est arrivé » espère t-il.

 

Le président du PARC a indiqué que toutes les tendances seront invitées pour donner la chance à tout le monde de se prononcer. Il rappelle que les décisions qui seront prises lors de cette rencontre, devront s’imposer à tous « nous allons appeler tout le monde y compris les dissidents. Ce sera l’occasion pour eux de s’exprimer. Je serai aussi là pour répondre. A la fin, les décisions que nous allons prendre, vont s’imposer à tout le monde comme le recommandent nos textes de base » a rappelé Gaston Nguerekata.

 

Le PARC est secoué depuis un mois par une dissidence portée par l’ancien secrétaire général. Ce courant avait annoncé la destitution de Gaston Nguerekata comme président du parti, une décision que le professeur a qualifié d’illégale.

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21 septembre 2016 3 21 /09 /septembre /2016 15:33

 


Source : Présidence RCA

 

New York, Benjamin Hôtel_20 sept  Le Président de la République Son Excellence, Professeur Faustin Archange Touadera a reçu en audience hier à 20 heures, Son excellence M. Shannon, Sous- Secrétaire d’État américain aux Affaires Politiques.


Accompagné de quatre collaborateurs, M. Shannon était venu rappeler au Président centrafricain que le gouvernement américain suit de près grâce à l'Ambassadeur Hawkins, les défis importants qu'il commence à relever dans le domaine de la Sécurité, la Réconciliation et de l’Économie.

 

M. Shannon a aussi assené au Président Touadera que la communauté internationale dans son ensemble a pris un engagement pour la RCA et que les États Unis entendent maintenir leur soutien au gouvernement centrafricain en dépit de leur calendrier électoral.

 

Prenant la parole à son tour, le Président Touadera a remercié les USA pour ses nombreuses actions en faveur de la RCA, que cela soit sur le plan bilatéral que multilatéral. Il a rappelé que les USA étaient les plus gros contributeurs de la MINUSCA qui assure actuellement la sécurité des institutions et du territoire centrafricain en l'absence des Forces de Défense et de sécurité, en reconstruction.


Touadera a émis les vœux que les États unis puissent continuer à contribuer au maintien de la paix en s'appuyant sur la mobilisation des électeurs centrafricains lors dernières échéances présidentielles et législatives, et leur soif pour le retour définitif de la paix dans leur pays.

 " Si les USA ne nous aident pas, nous allons nous retrouver dans les travers du passé" a déclaré le Président Touadera.

 

Face aux menaces de la LRA, face à la persistance de la guerre civile au Soudan du sud et de l'annonce du retrait de l'Armée ougandaise dans l'Est de son pays, le Président Touadera a émis le souhait que les américains forment rapidement une unité des Forces Armées Centrafricaines sous la couverture de l'EUTM.


L'objectif est de permettre aux militaires centrafricains d'apporter un soutien à leurs homologues américains sur le terrain.

 

Finissant ses propos, le Président Touadera sollicite un soutien financier aux américains pour boucler le budget du Désarmement qui est la clé de la réussite du processus de la pacification en cours.

 

Le Sous-secrétaire d’État américain reconnait l'impatience des populations centrafricaines pour le retour de la paix et l'impact négatif que cette situation peut engendrer sur le Président Touadera sur plan politique. M. Shannon a réitéré l'engagement des USA à travailler avec le Président Touadera.

LE PRÉSIDENT A REÇU EN AUDIENCE LE SOUS-SECRÉTAIRE D’ÉTAT AMÉRICAIN AUX AFFAIRES POLITIQUES, M. SHANNON
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21 septembre 2016 3 21 /09 /septembre /2016 15:04

 

ENTRETIEN

 

Propos recueillis par Abdourahman Waberi (chroniqueur Le Monde Afrique)

 

LE MONDE Le 20.09.2016 à 14h48 • Mis à jour le 20.09.2016 à 16h37

 

L’écrivain franco-congolais Alain Mabanckou vient de publier Le monde est mon langage (Grasset, 2016), un essai engageant et vagabond d’excellente facture. L’auteur de Verre cassé rend hommage aux auteurs qui l’ont nourri, de la Sénégalaise Aminata Sow Fall au Français Jean-Marie Gustave Le Clézio, en passant par l’académicien d’origine haïtienne Dany Laferrière. Attentif aux revendications des jeunesses africaines, Alain Mabanckou pressent un vent contestataire se lever sur le bassin du Congo. Prophétique ?

 

Dans votre dernier essai, vous mettez à nouveau en avant Pointe-Noire, votre ville natale. Pourriez-vous nous parler un peu plus de Brazzaville ?

 

Alain Mabanckou Pointe-Noire demeure mon obsession dans la création, tandis que Brazzaville est une ville que j’ai découverte un peu plus tard lorsque j’étais étudiant. Pourtant, on ne rappelle jamais assez que Brazzaville était la capitale de la France libre de 1940 à 1942, et on ne parle souvent que de l’Appel lancé le 18 juin 1940 par le général de Gaulle à Londres ! Cette ville demeure le lieu de notre histoire africaine, mais aussi le refuge de la France pendant qu’elle était occupée par les nazis. C’est pour cela que j’avance souvent que tous les Français sont des Congolais et qu’au regard de la place que Brazzaville a occupée dans l’Histoire, on ne devrait même plus embêter les Congolais mais leur dire merci tous les jours, voire décréter en France une journée de mémoire pour cette page de l’histoire des Français…

 

Vous avez récemment mis en évidence cette entité que vous avez appelée le bassin du Congo ? Qu’est-ce qui la caractérise ?

 

J’ai en effet parlé de « révolution du bassin du Congo » pour circonscrire ce qui se passe actuellement en Afrique centrale sur le plan politique. Je fais référence au Congo-Brazzaville, à la République démocratique du Congo (RDC), au Gabon, au Cameroun, à la République centrafricaine et à l’Angola, à cette boucle qui constitue le bassin versant du fleuve Congo. Le fleuve Congo, on le sait, est l’un des plus importants au monde, et le bassin du Congo réunit donc tout un vaste ensemble de pays s’étendant sur plus de quatre millions de kilomètres carrés, avec presque une centaine de millions d’habitants. La population dans ces espaces doublera d’ici à 2035, avec de plus en plus de jeunes. Or les pratiques politiques dans cette région sont des plus archaïques et parmi les plus dictatoriales de l’histoire du Continent noir. Je pourrais même avancer que c’est le dernier territoire de la Françafrique, théâtre des bidouillages de Constitutions pour le maintien des monarques qui sont au pouvoir, en moyenne, depuis trente ans !

 

Une révolution globale est inéluctable et des signes sont de plus en plus visibles avec l’exaspération des populations – comme récemment au Gabon et au Congo-Brazzaville où on a assisté à une mascarade d’élections présidentielles. Progressivement donc, la conscience des peuples s’inscrit dans une lutte collective, les problèmes des uns ayant forcément des similarités avec ceux des voisins. Dans ces conditions, les frontières héritées de la colonisation et les nationalités deviennent subsidiaires puisque les causes et les effets des tragédies sont les mêmes ici et là. La révolution du bassin du Congo traduit la prise de conscience d’un destin commun des peuples opprimés et appauvris face à des pouvoirs qui, eux, sont solidaires dans leur dictature et se donnent la main pour maintenir leur autocratie.

 

Vous êtes aujourd’hui l’écrivain africain le plus en vue en France. Est-ce que cela vous donne une responsabilité autre qu’artistique ? Est-ce là la raison de votre engagement politique contre les dictatures africaines en général et celle de Denis Sassou-Nguesso en particulier ?

 

Je reste convaincu que le rôle de l’écrivain – ou d’un artiste – n’est pas seulement de fabriquer les rêves : il doit aussi les accompagner. Les politiciens africains actuels sont responsables de la dégradation de la vie des Africains qui n’auront jamais appris le jeu de l’alternance en politique. La révolution du bassin du Congo suppose donc un réveil de ces peuples, la fin d’un sommeil qui dure depuis les indépendances et le refus systématique de ces politiques qui relèvent de l’époque de l’homme de Cro-Magnon. La raison de mon engagement est liée aux pleurs de cette jeunesse que j’entends, aux larmes de ces filles et de ces garçons que je rencontre en France ou qui m’écrivent d’Afrique. C’est un engagement destiné à éradiquer l’opprobre que ces dictateurs accrochés au pouvoir jettent sur tout un continent, au point que l’image que l’on retient désormais de nous dans le monde est en accord avec les préjugés des siècles passés où les Africains étaient considérés comme des êtres frappés d’une malédiction atavique sur un continent de ténèbres, de barbarie et d’éternels conflits ethniques.

 

Adversaire déclaré du régime dictatorial d’Ismaël Omar Guelleh à Djibouti, je ne peux plus mettre les pieds dans mon pays natal depuis sept ans, qu’en est-il pour vous ? Que risquez-vous concrètement ?

 

J’admire votre courage – et vous honorez non seulement les Djiboutiens, mais toute la jeunesse africaine qui, plus que jamais, a besoin de notre voix. Vous aurez compris que, comme vous, je suis persona non grata au Congo parce que je m’exprime. La dictature et la littérature n’ont jamais fait bon ménage. Victor Hugo a été banni en 1851 et n’est revenu de son exil qu’en 1870. Parce qu’il s’indignait contre le coup d’Etat perpétré par Louis-Napoléon Bonaparte. Hugo était constant, opiniâtre et disait qu’on pouvait arracher l’arbre de ses racines, mais on n’arrachera jamais le jour du ciel ! Je ne suis pas en exil, ce sont les dictateurs qui sont en exil car, en ce qui me concerne, le Congo n’est plus au Congo, il est partout où les gens comme vous se lèvent pour mettre un terme au viol de la liberté d’expression des peuples de notre continent.

 

Achille Mbembe, le penseur camerounais que vous avez invité au Collège de France lors de votre cours, estime que « si les Africains veulent la démocratie ils doivent en payer le prix ». Qu’en pensez-vous ?

 

J’ai de l’admiration pour Achille Mbembe qui est le plus brillant des penseurs africains actuels. C’était un honneur pour moi de l’inviter à mon colloque organisé au Collège de France en mai. Je suis conscient que, face à une dictature, la réponse du peuple prend toujours du temps. Qui aurait par exemple imaginé un jour que le monarque Blaise Compaoré, président pendant vingt-sept ans, aurait fui comme un larron dans une foire devant la détermination du peuple burkinabé ?

 

Vous avez écrit une lettre ouverte au président François Hollande puis vous avez été reçu à l’Elysée par le chef de l’Etat et au Quai d’Orsay par M. Ayrault. Quel est votre sentiment général ? Quel bilan tirez-vous de ce militantisme ?

 

Les discussions que nous avons eues ont été enrichissantes. Je reste toutefois sur ma faim, car le peuple congolais n’est toujours pas libre et des prisonniers politiques sont de plus en plus nombreux dans les geôles. La France est, semble-t-il, le premier partenaire économique du Congo. Cela implique-t-il aussi de cautionner ou de sponsoriser les dictatures ? Nous ne devons pas attendre que la France fasse quelque chose de spectaculaire : ce serait non seulement une attitude de soumission, mais une preuve que, malgré les indépendances africaines, les nations du Continent noir n’auraient pas encore atteint l’âge de puberté. C’est dans ce sens que les propos d’Achille Mbembe que vous avez rappelés sont d’actualité.

 

Vous vous définissez comme un oiseau migrateur évoluant entre trois continents, l’Afrique, l’Europe et l’Amérique, où vous enseignez les littératures francophones à l’Université de Californie de Los Angeles. Comment voyez-vous l’Afrique de demain ?

 

Je ne suis pas un pessimiste. Il y a des pays – comme le Bénin – qui montrent qu’une autre forme de politique est possible en Afrique, avec de vrais changements, avec des femmes et des hommes politiques qui mettent en avant l’intérêt collectif et qui ont le souci de laisser aux générations futures des ressources nécessaires pour le rayonnement du pays et le bien-être de la communauté. C’est l’Afrique de demain, celle de la culture de la tolérance, de l’alternance et de l’acceptation d’une fin de cycle pour l’avènement d’un autre par la volonté populaire.

 

Quand je parle de « révolution du bassin du Congo », cela peut faire sourire certains, mais elle est là, proche, imperceptible pour les dictateurs qui portent encore leurs lunettes noires des années 1960. Elle est là, cette révolution, silencieuse et inéluctable comme tous les grands bouleversements sociopolitiques que ce monde a connus. Les autocraties du bassin du Congo ne savent pas qu’elles portent en elles les fissures qui engendreront progressivement leur destruction. On peut déjà noter la présence de ces fissures que ces mêmes dictateurs essaient demaquiller par un lifting grossier de leur Constitution et le recours immodéré aux ténèbres afin de couper les nouveaux réseaux de communication et de commettre sans vergogne des tricheries pendant les élections présidentielles. Combien de temps cela va-t-il durer ? Les dictateurs croient toujours avoir le temps, mais la montre appartient au peuple.

 

Producteur de musique congolaise, promoteur de la Sape, vous débordez allègrement les disciplines et les cases…

 

J’aime aider les artistes : c’est pour cela que je fais de temps à autre de la production musicale avec le label Lusafrica, distribué par Sony Music. J’ai produit deux albums de Black Bazar sous la direction artistique de Caroline Blache. Je reste toujours dans cette dynamique de production lorsque je rencontre des musiciens qui me plaisent et font preuve de professionnalisme. Actuellement, j’écris des textes pour le prochain album du Franco-Rwandais Gaël Faye, qui est devenu également un écrivain à succès avec son premier roman Petit pays (Grasset, 2016).

 

Pour la Sape, c’est sans doute un appel de mes origines congolaises. Je le fais aussi pour faire connaître des talents : je pense au styliste Jocelyn Armel, « Le Bachelor », que j’ai immortalisé dans Le monde est mon langage… La Sape est donc un langage, un moyen de recourir à l’esthétique, loin des conventions. C’est cette rupture qui m’intéresse.

 

Abdourahman A. Waberi est né en 1965 dans l’actuelle République de Djibouti. Il vit entre Paris et les Etats-Unis, où il a enseigné les littératures francophones aux Claremont Colleges (Californie). Il est aujourd’hui professeur à George-Washington University. Auteur, entre autres, d’Aux Etats-Unis d’Afrique (J.-C. Lattès, 2006), il a publié en 2015 La Divine Chanson (éd. Zulma).

 

Abdourahman Waberi chroniqueur Le Monde Afrique

 

http://www.lemonde.fr/afrique/article/2016/09/20/alain-mabanckou-les-dictateurs-croient-avoir-le-temps-mais-la-montre-est-au-peuple_5000729_3212.html#Z5tulU9L4gIbDpmk.99

Lu pour vous : Alain Mabanckou : « Les dictateurs croient avoir le temps, mais la montre est au peuple »
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