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10 avril 2020 5 10 /04 /avril /2020 14:20
Destruction complète de la base avancée de la Minusca à Béboura près de Paoua

 

Une foule en colère détruit une base avancée des casques bleus

 

AFP

 

La population du village de Béboura, dans le Nord-ouest de la Centrafrique, a détruit un poste avancé des Casques bleus de la Mission des Nations unies en Centrafrique (Minusca) après un accident de la route qui a causé la mort d'un civil, a déclaré le porte-parole de la Minusca Vladimir Monteiro.

"Il y a eu un accident impliquant un véhicule des Nations unies, qui a causé la mort d'une personne. La population a ensuite décidé d'attaquer ce poste militaire avancé", a indiqué à l'AFP M. Monteiro.

"Entre une dizaine et une vingtaine de casques bleus étaient présents sur place, nous les avons évacués de là-bas. Deux ont été blessés", a-t-il précisé.

Les Casques bleus sont présents depuis 2014 en Centrafrique, un pays ravagé par un conflit depuis 2013, dont le territoire est occupé aux deux tiers par des groupes armés.

De tels incidents sont rares, mais la présence onusienne est de plus en plus critiquée par la population et une partie de la classe politique centrafricaine, alors que la paix tarde à revenir dans le pays.

"Tout en nous inclinant devant cette mort accidentelle, sur laquelle nous allons enquêter pour tirer tout au clair, nous condamnons cette réaction. Ce n'est pas en détruisant cette base que les gens seront protégés.", a dit M.Monteiro.

Malgré la signature d'un accord de paix entre le gouvernement et 14 groupes armés le 6 février 2019, les violences n'ont pas cessé dans ce pays classé parmi les plus pauvres au monde.

Le 15 mars, un casque bleu burundais avait été tué lors d'un accrochage avec des miliciens près de Bambari, au centre du pays.

 

RCA : destruction complète de la base avancée de la Minusca à Béboura.

 

Par Corbeaunews 10 avril 2020

 

Paoua (République centrafricaine) – La base opérationnelle temporaire,  Tempory Operational base (TOB) de la Minusca, située dans la localité de Béboura 3  a été complètement détruite ce jeudi soir par les populations locales en colère. Tous les agents ont été rapatriés à Paoua, dans la sous-préfecture de l’Ouham-Péndé, au Nord-ouest de la République centrafricaine, a constaté sur place un journaliste du CNC.

 Selon les témoins de la scène interrogés par CNC, tout a commencé ce jeudi 09 avril par un banal accident de circulation dans lequel une femme a été accrochée mortellement par un véhicule de patrouille de la Minusca (Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation en Centrafrique ).

Malheureusement, les jeunes du village ayant assisté à la scène, ont alerté leurs amis avant de se regrouper massivement et transporter la dépouille mortelle de la victime jusqu’à la base de la Minusca.

Sans aucune forme de discussion, les jeunes auraient exigé de la Minusca des récompenses immédiates. Ce qui n’a pas été fait, et ces derniers, en colère, ont incendié et détruit complètement toutes les infrastructures de la base.

Opérationnelle temporaire de la Minusca dans le village au début de la soirée de ce jeudi 09 avril.

La Minusca, de son côté, réagit très rapidement en rapatriant son personnel local à Paoua, situé à 30 kilomètres.

Rappelons que la base opérationnelle temporaire,  Tempory Operational Base (TOB) de la Minusca située à Béboura 3 a été créée à la demande incessante des populations locales suite aux agressions répétées des rebelles de la Seleka basée à Nana-Boguila, une localité située à environ 40 kilomètres de Béboura 3.

Pour les notables locaux, le départ des forces de la Minusca dans le secteur ouvre inéluctablement la voie aux rebelles de commettre à nouveau des agressions dans la région.

Joint au téléphone depuis Paoua, le chef de bureau local de la Minusca n’a pas souhaité répondre à nos sollicitations.

 

Copyright2020CNC.

 

A signaler qu'outre la victime de l'accident de circulation, un autre jeune homme a succombé de ses blessures suite à une balle perdue tirée par les casques bleus camerounais qui craignaient d'être lynchés. Bilan 2 morts occasionnés par les casques bleus censés protéger la population

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10 avril 2020 5 10 /04 /avril /2020 14:11
L'idée de prolonger le mandat de Touadéra en raison du coronavirus fait polémique

 

RCA: l'idée de prolonger le mandat de Touadéra en raison du coronavirus fait polémique

 

10/04/2020 - 02:06 Avec notre correspondante à Bangui, Charlotte Cosset RFI

 

Le premier tour de l’élection présidentielle est prévu pour le 27 décembre, mais l’épidémie de coronavirus pose la question de l’organisation des élections dans les temps. Depuis plusieurs jours, court à Bangui la rumeur d’une pétition à l’Assemblée nationale afin de prolonger le mandat du président Touadéra.

Il ne s’agit pas d’une pétition mais d’une initiative prise par plusieurs députés selon le deuxième vice-président de l’Assemblée nationale. Il faut se préparer à un possible glissement du scrutin, explique Mathurin Dimbélé.

« Nous sommes en train de prévoir un cas de figure occasionné par cette pandémie qui s’impose à tout le monde. Nous nous proposons la solution suivante. Que lorsque le processus électoral en cours est arrêté pour cas de force majeure il faut que le chef de l’Etat reste en place jusqu’à la reprise du processus électoral et jusqu’à l’installation du prochain président de la République. Et c’est la même chose pour l’Assemblée nationale et pour toutes les autres institutions. »

L’opposition est sceptique. « La COD 2020 exprime son inquiétude sur la volonté de Touadéra de tripatouiller la Constitution afin de se maintenir au pouvoirexplique Maître Nicolas Tiangaye, porte-parole de la coalition d’opposition. Il est techniquement impossible sur le plan du droit de prolonger le mandat du président de la République. Voilà pourquoi nous pensons que la question de la prorogation du mandat du président de la République est une question d’une gravité extrême parce quelle va entraîner une instabilité dans le pays. »

Mathurin Dimbélé assure que la proposition de loi prévoit un supposé glissement de 6 mois maximum. Elle aurait déjà le soutien de plus de 100 députés et devrait être déposée très bientôt au bureau de l’Assemblée nationale.

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10 avril 2020 5 10 /04 /avril /2020 14:04
Scandale de corruption et tripatouillage des notes à l’Université de Bangui

 

Lu pour vous

 

Scandale de corruption et tripatouillage des notes à l’Université de Bangui

 

https://corbeaunews-centrafrique.com/ Par Gisèle Blanche Moloma 

 

Bangui (République centrafricaine) – Classée parmi les pays les plus dangereux et corrompus au monde, la République centrafricaine dispose à ce jour une seule Université publique, celle créée en 1969 par l’ex-Empereur Jean-Bedel Bokassa. Autrefois considérée comme un joyau national, l’Université de Bangui est devenue depuis quelques années un nid de corruption, pour ne pas dire un endroit où l’argent fait la loi. Le cas flagrant est celui de la Faculté des sciences juridiques et politiques, où un rapport interne avait démontré comment les enseignants orchestrent des tripatouillages des notes des étudiants. Et ce n’est pas tout. 

En République centrafricaine, l’enseignement supérieur souffre du climat général de la corruption alors que celle-ci n’a jamais fait l’objet d’un projet de  loi au parlement.

D’après les témoignages de certains étudiants interrogés par CNC, les enseignants du supérieurs, que ça soit à l’Université de Bangui que dans des établissements d’enseignements supérieurs privés, empochent régulièrement, et illégalement de petites sommes d’argent en échange de l’octroi de notes plus élevées aux examens.

Mais En 2019, sur l’initiative de Professeur Kongatoua, Doyen de la faculté des sciences juridiques et politiques , une équipe de contrôle a été mise en place pour faire la lumière sur  le tripatouillage des note des Étudiants par certains enseignants en tant que responsable de saisie. D’après ce rapport parvenu au ministère de l’enseignement supérieur via le rectorat de l’Université de Bangui, le vice-Doyen de la faculté  des sciences juridiques et politiques, Monsieur Florent Ouandji, qui est à la tête de ces responsables de saisie des notes des Étudiants, a été démasqué par l’équipe de contrôle mise en place par le doyen Kongatoua.

Mais ce rapport, loin de rappeler à l’ordre tout le monde, faisait au contraire l’objet de diverses interprétations politique de la part du pouvoir de Bangui.

Pendant ce temps, à la faculté  des sciences juridiques et politiques, il ne passe jamais un jour que les étudiants se plaignent du comportement de certains enseignants, soit pour un cas d’abus sexuel, soit pour la corruption.

Notre bureau d’enquête, saisi du dossier, s’est rendu discrètement dans cette faculté de l’Université de Bangui, mais son constat est difficile à supporter que prévu.

Plusieurs cas de harcèlement sexuel et de corruption nous ont été signalés par les étudiants, mais également par certains fonctionnaires de l’Université qui déplorent le manque de réaction des autorités du pays, particulièrement celle du chef de l’État Faustin Archange TOUADERA, enseignant dans cette Université durant des décennies.

Pour de nombreuses victimes interrogées par CNC, déposer plainte à la justice revient tout simplement  à hypothéquer son avenir académique, car « dans notre pays, le plus fort, ou encore le riche a toujours raison. La justice n’est pas faite pour les faibles, encore moins pour nous les pauvres », déplorent-elles.

En République centrafricaine, selon Marcel Kassokolo, le constat est clair, « les étudiantes ne signalent pas les agressions sexuelles par peur de représailles, pour ne pas dire les insultes, les humiliations ou encore des menaces ».

D’autre part, certains étudiants, interrogés,  ont indiqué que c’est grâce à cette petite corruption des enseignants, ou encore des faveurs sexuelles sollicitées par ces derniers à leurs Étudiantes contre de meilleures notes dans les différentes facultés que bon nombre des Étudiants et Étudiantes arrivent à avancer dans leurs études. Dans le cas contraire, plus de 90% des Étudiants risquent d’abandonner après six mois d’études universitaires à Bangui.

Du côté des autorités, aucune mesure drastique n’a été prise pour endiguer ce phénomène qui est devenu malheureusement une règle administrative dans ce pays d’Afrique centrale.

Gisèle MOLOMA

Copyright2020CNC.

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10 avril 2020 5 10 /04 /avril /2020 13:43
COVID-19 : Le FMI octroie 18 milliards de F CFA à la RCA
COVID-19 : Le FMI octroie 18 milliards de F CFA à la RCA

 

AIDE DU FMI A LA RCA POUR LA LUTTE CONTRE LE COVID - 19

COVID-19 : Le FMI octroie 18 milliards de F CFA à la RCA
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10 avril 2020 5 10 /04 /avril /2020 13:37
USA : 603,5 millions de CFA) pour soutenir les élections en RCA

 

Le gouvernement des États-Unis annonce un million de dollars (603,5 millions de CFA) pour soutenir les élections en RCA

 

Par Corbeaunews 9 avril 2020

 

Bangui (République centrafricaine), 9 avril 2020 – Le gouvernement des États-Unis, par l’intermédiaire de l’Agence américaine pour le développement international (USAID), a annoncé un nouveau financement d’un million de dollars (603,5 millions de CFA) pour soutenir les médias locaux avant les élections nationales de décembre 2020 en République centrafricaine (RCA). Ce nouveau financement s’appuie sur des années d’investissement de l’USAID dans des médias libres et indépendants en RCA, ce qui encourage une participation pacifique au processus démocratique.

L’ambassadeur Mme Lucy Tamlyn a qualifié le soutien de l’USAID aux médias locaux « d’un symbole de l’engagement des États-Unis à soutenir le processus démocratique en RCA. » Elle a ajouté : « Lorsque le secrétaire d’État adjoint Tibor Nagy s’est rendu en RCA en janvier, il a apporté un message de soutien américain et international pour des élections libres, équitables et ponctuelles en RCA. Ce financement démontre notre conviction que les élections peuvent et doivent se dérouler conformément à la constitution, et que nous considérons une presse libre comme l’un des piliers essentiels d’une société démocratique. »

Le financement aidera les institutions médiatiques locales à rendre compte des élections de manière juste et responsable et à dialoguer efficacement avec la commission électorale, les partis politiques et la société civile pendant cette période. Un média libre et indépendant fournit aux citoyens des informations précises et en temps réel sur les processus électoraux, encourage la participation démocratique pacifique et lutte contre la désinformation. Le gouvernement des États-Unis est déterminé à donner aux Centrafricains les moyens de réaliser leur objectif d’une démocratie stable qui promeut la paix et le développement

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10 avril 2020 5 10 /04 /avril /2020 13:34
"L’Afrique sub-saharienne est relativement protégée" Pr Didier Raoult
"L’Afrique sub-saharienne est relativement protégée" Pr Didier Raoult

Lu pour vous

 

Pour le professeur Raoult : "l’Afrique sub-saharienne est relativement protégée"

 

https://www.parismatch.com/ Paris Match | Publié le 09/04/2020 à 09h00 |Mis à jour le 09/04/2020 à 21h54 François de Labarre

 

Dans une interview accordée à la presse sénégalaise, le professeur Didier Raoult déclare que l'Afrique sub-saharienne pourrait avoir une réaction différente à la propagation du Covid19 grâce à son "écosystème".

Dans une interview accordée au site d’informations sénégalais Emedia Invest, le professeur Didier Raoult est revenu sur le développement du Covid19 en Afrique. Selon le directeur de l'Institut hospitalo-universitaire Méditerranée, l’Afrique sub-saharienne pourrait avoir une réaction différente à la propagation du virus grâce à son "écosystème". Parmi les spécificités régionales, le professeur a cité la consommation courante de traitements antipaludiques. "On sait maintenant que ces médicaments sont efficaces", a-t-il maintenu. Evoquant la polémique, il a parlé d’une "cabale fantasque qui fait beaucoup rire nos amis africains". "Dire que la chloroquine est un médicament dangereux n’est pas très sérieux, ni documenté. On en a tous bouffé quand on était gosse !"

Lire aussi :Didier Raoult, urgence oblige

Il est également évoqué sur son expérience personnelle. Né en 1952 à Dakar où son père était professeur de médecine tropicale dans le Service de santé des armées, Raoult a grandi au Plateau en face de la plage de l’anse Bernard. "Je garde des souvenirs très attachants." Il évoque "une vie tellement belle" que le retour en France aurait été "compliqué".

"Il y a douze ans, j’ai eu la chance de revenir pour m’occuper de l’unité de recherche de l’Institut de Recherche pour le Développement (IRD) au Sénégal." De retour dans l’hôpital principal de Dakar — où il est né —, il a inauguré en 2012 en présence de trois ministres sénégalais et de l’ambassadeur de France une plateforme de Recherche — la première en Afrique à être équipée d’un spectromètre de masse MALDI-TOF. Cet appareil sophistiqué permet "permet un diagnostic rapide" des maladies infectieuses et respiratoires.

Je suis partiellement sénégalais

En plus de l’IRD qui dépend du ministère des Affaires étrangères, le projet était porté par la Fondation BioMérieux et la Fondation Méditerranée Infection. Aujourd’hui, Didier Raoult est resté en contact avec le professeur Boubacar Wade qui dirige l’hôpital principal de Dakar. Son ancien collaborateur Philippe Parola dirige l’Unité mixte de recherche Vitrome qui dispose notamment d’une équipe au Sénégal. "On fera tout ce qu’on peut, car nous sommes liés. Je suis partiellement sénégalais, a-t-il, et je peux pas ne pas me sentir concerné par ce qu’il se passe."

Comme l’a déclaré à l’AFP le professeur Moussa Seydi de l'hôpital de Fann à Dakar, plus de la moitié des patients atteints du Covid19 — sur un total de 220 cas au 5 avril —, ont été traités avec de l'hydroxychloroquine. "En matière de science, la constatation seule ne suffit pas, a-t-il ajouté, et il faut faire des recherches poussées avant de valider une attitude. Mais les résultats que nous avons constatés nous rassurent et rassurent toute mon équipe, et nous allons continuer dans ce sens."

Lors de leurs échanges téléphoniques le vendredi 3 avril, le président sénégalais Macky Sall et Emmanuel Macron ont longuement échangé leur volonté d’"harmoniser" leurs actions contre le coronavirus.

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10 avril 2020 5 10 /04 /avril /2020 13:28
Covid 19, Sant’Egidio soutient la proposition de Guterres
Covid 19, Sant’Egidio soutient la proposition de Guterres

 

Covid 19, Sant’Egidio soutient la proposition de Guterres d’un moratoire sur la dette de l’Afrique

 

https://www.santegidio.org/ 6 AVRIL 2020

 

La Communauté de Sant’Egidio soutient la proposition du Secrétaire général des Nations Unies d’un moratoire sur la dette des pays émergents, en particulier africains, moins préparés à affronter l’urgence de la pandémie de coronavirus. “Un moratoire de la dette de ces pays - a affirmé Guterres - est nécessaire, afin de mobiliser des sommes importantes et d'élaborer des mesures concrètes contre la pandémie.”

 

La situation sanitaire africaine commence à devenir préoccupante: de nombreux pays entrent en confinement, et les premiers problèmes d’approvisionnement en nourriture dans les grandes villes apparaissent. De plus, les structures sanitaires ne sont pas adaptées au défi et quasiment inexistantes en milieu rural.

 

Selon le Secrétaire général de l’ONU, la relance de l’économie globale ne pourra faire abstraction d’une nouvelle réflexion générale de la stratégie: «ou bien ce seront des réponses solidaires ou alors de telles réponses resteront inefficaces».

Sant’Egidio, engagée depuis presque vingt ans dans le soutien des systèmes sanitaires africains grâce au programme DREAM, est en train de réajuster ses propres structures sanitaires pour lutter contre le virus et partage l’espérance qu'à partir de l’urgence de la pandémie on puisse repenser un système de santé vraiment accessible à tous les citoyens.

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7 avril 2020 2 07 /04 /avril /2020 20:57
Sénégal: les explications sur la sortie de prison d'Hissène Habré

 

http://www.rfi.fr/ 07/04/2020 - 16:01

 

Hissène Habré a été autorisé à quitter sa prison de Dakar, lundi 7 mars, pour des raisons liées au Covid-19. L’ancien président tchadien, condamné à perpétuité en 2017, sera en résidence surveillée durant 60 jours.

Cette libération fait suite à une demande déposée par la défense d’Hissène Habré, le 26 mars 2020. Dans cette lettre, l’avocat de l’ancien président tchadien affirme « qu’en raison de la pandémie du Covid-19, la prison est un milieu qui présente de réels risques de contamination par le virus […] et que son client, d’un âge avancé, est particulièrement vulnérable ».

Pas « une liberté conditionnelle »

Le juge d’application des peines a donc entendu cet argument. Et il y en a un autre : celui de l’espace dans cette prison du Cap Manuel à Dakar, qui a été choisie « pour recevoir toutes les personnes nouvellement placées sous mandat de dépôt ».

Cette prison a en effet été vidée de ses détenus, qui ont été transférés ailleurs, dans d’autres établissements, afin d'y placer tous les nouveaux détenus en isolement, le temps de la quarantaine.

En clair, il fallait faire de la place dans la prison du Cap Manuel, sachant qu’ Hissène Habré occupait tout seul un quartier spécial, qui comprenait « six locaux », selon la direction de l’administration pénitentiaire.

►À lire aussi : Hissène Habré, « vulnérable » au coronavirus, sort provisoirement de prison

 

L’ancien président tchadien est donc rentré dans sa résidence de Ouakam, à Dakar avec son épouse. Selon le ministre sénégalais de la justice, « il est toujours en prison, c’est tout simplement le lieu de détention qui a changé ».

Toujours selon le ministre, Hissène Habré « est surveillé par des agents de l’administration pénitentiaire 24h sur 24 ». Ce dernier précise « qu’il ne s’agit pas d’une décision du chef de l’État », ni « d’une grâce », « ni d’une libération conditionnelle ». L’ancien président ne pourra pas se déplacer, pas sortir de chez lui. Et pour les visites, le ministre indique que les droits seront exécutés « dans les mêmes conditions que quand il était en cellule au Cap Manuel ».

Craintes des collectifs de victimes

Après 60 jours, Hissène Habré devra réintégrer sa cellule, mais pour le défenseur des droits de l’homme Reed Brody, les victimes « ne peuvent que croire le gouvernement sur parole sur le fait qu’il ne s’agisse que d’une mesure temporaire ». La semaine dernière, le collectif des victimes de la dictature avait déjà lancé une mise en garde dans un communiqué intitulé « la crise sanitaire ne doit pas servir d’excuse à la libération anticipée d’Hissène Habré »

Ce n’est pas la première fois que la défense d’Hissène Habré demande sa sortie de prison. En novembre 2019, les soutiens de l’ancien président tchadien avaient demandé sa libération pour « raisons de santé » après « une chute dans la douche de sa cellule », selon son épouse. À ce moment-là, le président du collectif des victimes avait fait le déplacement de Ndjamena à Dakar pour dénoncer cette éventualité.

►À lire aussi : Santé d'Hissène Habré: ses victimes s'inquiètent d'une possible grâce

 

Le comité des Nations unies contre la torture avait aussi écrit à l’État du Sénégal, fin décembre 2019, pour s’opposer à une éventuelle libération. Il rappelait que le Sénégal n’avait pas le droit d’écourter la peine d’Hissène Habré, condamné non pas par la justice sénégalaise, mais par les Chambres africaines extraordinaires.

Le traitement du procès d’Hissène Habré est un traitement remarquable depuis son arrestation. Mais pourquoi les gens ne pensent pas aux victimes aussi, comme on pense à Hissène Habré ?

Au Tchad, réaction des victimes du régime d'Hissène Habré à l'annonce de sa sortie de prison

 

Madjiasra Nako

 

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7 avril 2020 2 07 /04 /avril /2020 20:46
 Coronavirus: le Gabon interdit la consommation de pangolin et de chauve-souris

 

6 avril 2020  AFP

 

Le Gabon a interdit la vente et la consommation de pangolin et de chauve-souris, deux espèces soupçonnées d’avoir participé à la propagation du nouveau coronavirus, a annoncé vendredi le ministère des Eaux et Forêts. Dans ce pays d’Afrique centrale recouvert à 88% par la forêt, la chasse et la consommation de viande de brousse sont très répandues.

Même si le pangolin, animal menacé d’extinction, était déjà protégé par le code forestier, sa viande très appréciée des Gabonais était toujours disponible sur les marchés de la capitale, Libreville, en mars, tout comme les chauve-souris.

Le nouveau coronavirus, apparu en Chine, « est issu d’une recombinaison entre deux virus différents, l’un proche de la chauve-souris et l’autre plus proche du pangolin », explique le ministère des Eaux et Forêts, citant une étude scientifique publiée dans le journal Nature.

Alors que le Gabon compte officiellement 21 cas de personnes infectées par le coronavirus, et aucune infection par voie animale, le ministère affirme appliquer le principe de précaution.

« Une décision similaire avait été prise par les autorités, lorsque notre pays a été touché par le virus Ebola: l’interdiction de consommer des primates », rappelle le ministre, Lee White.

L’Agence nationale des parcs nationaux (ANPN) avait déjà décidé mi-mars de fermer les activités permettant aux touristes d’interagir avec des grands singes, pour éviter la contamination des primates.

Des mesures plus classiques, comme la fermeture des vols internationaux, des écoles et des lieux de culte, ainsi qu’un couvre-feu partiel durant la nuit, ont par ailleurs été adoptées au Gabon.​

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7 avril 2020 2 07 /04 /avril /2020 20:01
Affaire du ministre SEKODE : Communiqué de presse du MLPC

 

REACTION DU MLPC SUR L'AFFAIRE DU MINISTRE SEKODE

Affaire du ministre SEKODE : Communiqué de presse du MLPC
Affaire du ministre SEKODE : Communiqué de presse du MLPC
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