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19 août 2013 1 19 /08 /août /2013 21:58

 

 

 

 

Paris 19 août (CAP) – Selon des informations émanant d’une source digne de foi proche de François Bozizé Yangouvonda qui squatte actuellement  en France, ce dernier serait entré dans une sacrée colère en apprenant non seulement que celui qui l’a chassé du pouvoir, Michel Djotodia allait prêter serment dimanche dernier pour démarrer officiellement la Transition de 18 mois mais aussi et surtout que cette cérémonie devrait se dérouler en présence des présidents tchadien Idriss Déby Itno et congolais Denis Sassou Nguesso, qu’il considère comme les véritables auteurs de sa chute.

 

Toujours d’après la même source, « si Bozizé pouvait faire tirer plusieurs roquettes sur l’hémicycle de l’assemblée nationale où la cérémonie de prestation de serment devait se dérouler, il aurait été le plus heureux des hommes sur la terre ». Ce n’est pas par hasard si le même jour, son porte-parole le chef de milice COCORA Lévi Yakété a vociféré sa colère sur les antennes de Radio France Internationale pour dire tout le mal qu’il pense de cette prestation de serment et surtout de la présence du président tchadien.

 

Cette prestation de serment du Chef d’Etat de la Transition centrafricaine Michel Djotodia Am Nondroko, officialise en effet le début du compte à rebours de ladite Transition et consacre la disparition totale et la mise hors-jeu de Bozizé  par rapport aux affaires du pays dont le contrôle lui a échappé depuis qu’il a été chassé par la coalition Séléka le 24 mars dernier.

 

En effet, Michel Djotodia a été définitivement et clairement adoubé par les chefs d’Etat de l’Afrique centrale notamment le président de la CEMAC Ali Bongo Ondimba qui s’est fait représenter par le président de l’assemblée nationale du Gabon, le président en exercice de la CEEAC Idriss Déby Itno du Tchad venu en personne à Bangui ainsi que le président congolais Denis Sassou Nguesso, Médiateur et Président du Comité de suivi de la crise centrafricaine, sans compter Amadou Ali du Cameroun représentant personnel du président Paul Biya, le vice-premier ministre de Guinée équatoriale.au nom du président Teodoro Obiang Nguema Mbasogo et le ministre de la défense du Soudan du Nord.

 

Tout ce beau monde a fait le déplacement de Bangui pour tourner définitivement avec Michel Djotodia, la sombre page des tristes années Bozizé dans l’histoire de la République centrafricaine, d'où la verte colère de l'autiste.

Bozizé vert de colère en raison de la prestation de serment de Michel Djotodia et surtout de la présence des présidents tchadien et congolais à la cérémonie
Bozizé vert de colère en raison de la prestation de serment de Michel Djotodia et surtout de la présence des présidents tchadien et congolais à la cérémonie
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Centrafrique-Presse.com
19 août 2013 1 19 /08 /août /2013 20:29

 

 

La famille PILIOUA.

 

Les enfants PILIOUA, petits-enfants, oncles, tantes.

 

Ont l’immense peine de faire part du rappel à Dieu de leur père, grand-père et oncle Gilbert Pilioua, Décès survenu à Paris le 12 août dernier.

 

La famille PILIOUA communique également le programme ci-après :

 

Mercredi 21 Août - 10H00 : Mise en bière du corps à l’hôpital Georges Pompidou (Paris 15e)

 

Mercredi 21 Août - 11H00 : Suite à l’indisponibilité de la paroisse Saint Pierre de Montrouge – Alesia (Paris 14e).  Aura lieu une minute de recueillement au salon mortuaire de l'hôpital.

 

Jeudi 22 Août : Arrivé de la dépouille à Bangui, Chapelle ardente au domicile familial du (SICA 3)

 

Vendredi 23 Août : INHUMATION.

 

 Les familles remercient d’avance toutes les personnes qui s’associent à leur deuil.

 

 Pour la famille

 

Richard PILIOUA 

 

(contact : +33(0)644190477 )

Annonce nécrologique de la famille PILIOUA
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19 août 2013 1 19 /08 /août /2013 18:25

 

L'ancien bâtonnier BALEMBY Symphorien saisit le ministre de la justice au sujet de l'affaire de l'immeuble Bangui 2000

 

L'affaire de l'immeuble Bangui 2000  rebondit
L'affaire de l'immeuble Bangui 2000  rebondit
L'affaire de l'immeuble Bangui 2000  rebondit
L'affaire de l'immeuble Bangui 2000  rebondit
L'affaire de l'immeuble Bangui 2000  rebondit
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19 août 2013 1 19 /08 /août /2013 18:17

 

 

 

 

RFI  lundi 19 août 2013 à 14:51 Par Marie-Pierre Olphand

 

En Centrafrique, Michel Djotodia, l’ex- chef de la rébellion centrafricaine Seleka a prêté serment dimanche 18 août pour devenir le sixième président après avoir renversé le président Bozizé le 24 mars. Cette prestation de serment ouvre une période de transition censée durer dix-huit mois avant l'organisation de nouvelles élections. Mais le pays s’enfonce dans la crise humanitaire et sécuritaire. Le général Babacar Gaye est le représentant du secrétaire général des Nations unies pour la Centrafrique. Au micro de RFI, il dresse un état des lieux qu’il qualifie de « dramatique », et rappelle que la population vit « dans la peur et dans le besoin ».

 

RFI : Général Babacar Gaye, bonjour. Michel Djotodia a pris le pouvoir depuis 5 mois, il vient tout juste de prêter serment. Quel état des lieux peut-on faire, aujourd’hui, de la Centrafrique ?

 

Un état des lieux assurément dramatique. Au regard des violations permanentes des droits de l’homme, au regard des difficultés considérables que rencontrent les populations pour leur survie quotidienne, mais aussi un état des lieux teinté d’espoir. Tout d’abord l’espoir que suscitent les développements politiques récents : la transition est enfin sur les rails, elle a les outils qui sont en place. Bien évidemment, elle rencontrera d’autres difficultés, notamment entre les acteurs, mais au moins, il y a un processus politique qui devrait déboucher vers des élections, sous réserve – et j’insiste beaucoup – sous réserve, que les problèmes de sécurité, qui restent la grande problématique, soient réglés. Et à cet égard, la décision de l’Union africaine de déployer des forces à hauteur de 3 600 (hommes, NDLR) est un développement important.

 

Où en est-on justement, du déploiement de cette force, de la Misca (Mission internationale de soutien à la Centrafrique) ?

 

Vous savez que les forces de cette nature nécessitent un travail de planification, mais il y a tout d’abord, le problème du financement de cette force. Et à cet égard, j’ai beaucoup insisté pour qu’un soutien soit donné à cette force africaine. Les populations attendent qu’une force impartiale, une force institutionnelle, assure leur sécurité. Donc, nous sommes avec cette force, sur ce chemin-là.

 

Et est-ce que 3 600 hommes cela suffira ?

 

L’Union Africaine a fixé à cette force des tâches initiales, qui sont raisonnables et qui sont pertinentes : assurer la sécurité au niveau de Bangui et assurer la sécurité du corridor menant de Bangui à la frontière camerounaise. Donc ces tâches initiales, ce sera déjà un développement considérable. Et ne préjugeons pas négativement de la manière dont la Seleka, les autorités réagiront à ce développement-là.

 

Général Babacar Gaye, où est-ce que la situation est aujourd’hui la plus préoccupante ? En province, à l’intérieur du pays ou à Bangui, la capitale ?

 

Hélas, je dirais partout. Quand vous êtes dans un pays où il n’y a pas, actuellement, d’Etat de droit, dans la mesure où il n’y a pas de forces institutionnelles qui assurent la sécurité des populations, quand vous êtes dans un pays où la justice peine à reprendre forme, quand vous êtes dans un pays où les enfants ne sont plus vaccinés, où les maladies qui étaient sous contrôle risquent de ressurgir, vous êtes dans une situation où les populations vivent dans la peur et dans le besoin. Il faut que la sécurité soit assurée par les institutions, qu’elle ne soit pas livrée à des bandes informelles.

 

A défaut d’institution pour l’instant, des jeunes se constituent en groupes d’autodéfense, notamment dans certaines localités de l’intérieur du pays, et on a vu ces derniers jours, une montée de violence entre ces groupes et les hommes de la Seleka. Que faire pour remédier à cela rapidement ?

 

En tout cas, cela n’est pas une surprise et cela est à déplorer. La seule manière de le faire, c’est que les causes des réactions spontanées de ces groupes – qu’on pourrait qualifier de « groupes d’autodéfense »- et qui ne sont pas la meilleure voie de sortie de crise, il faut que très rapidement, le gouvernement agisse, pour que les gens n’aient plus de raisons d’avoir ces réactions spontanées, qui sont des réactions de survie.

 

La sécurité est donc le gros problème, aujourd’hui, en Centrafrique. A quoi ressemble l’armée centrafricaine ?

 

L’armée centrafricaine, ce sont les FACA (Forces armées Centrafricaine). Une partie est encore à l’étranger, une partie est revenue à Bangui. Pour l’instant, les FACA sont sur des sites de regroupement, ou attendent qu’il y ait une vision claire et partagée avec la communauté internationale sur l’avenir de l’appareil sécuritaire du pays. Donc je dirais que c’est une force qui est en attente, alors que la police et la gendarmerie essayent, tant bien que mal, de se requalifier et de reprendre leur travail.

 

Les relations entre le Premier ministre et le président Djotodia ne sont pas au beau fixe. Est-ce que c’est un frein pour une sortie de crise ?

 

Je fais confiance à la sagesse de ces deux importants protagonistes et, également, au rôle essentiel que joue la communauté des Etats de l’Afrique centrale, pour que ces deux acteurs, qui n’ont d’ailleurs pas d’autre choix dans l’intérêt de leur population, travaillent la main dans la main.

 

Le Conseil de sécurité s’est dit prêt, la semaine dernière, à étudier toutes les options possibles, pour mettre fin à cette crise. Est-ce qu’on pourrait s’acheminer vers des sanctions à l’égard de certains membres de la Seleka, à l’égard de Michel Djotodia, le président ?

 

Vous savez, les sanctions sont des incitations, pour montrer que la justice est saisie, que l’on va enquêter, que l’on n’acceptera pas les violations des droits de l’homme. Alors qu’aujourd’hui, ce dont on a besoin, c’est que très rapidement, un minimum de chaîne pénale soit reconstitué dans ce pays, qu’il y ait des enquêteurs qui puissent enquêter, que la justice puisse se prononcer, que les gens puissent être emprisonnés si la décision de justice est cela. Et qu’on ait le sentiment qu’il n’y aura pas d’impunité. Il faut qu’il y ait des actes qui montrent cela.

 

Général Babacar Gaye sur RFI : en RCA, la sécurité ne doit pas être livrée «à des bandes informelles»
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19 août 2013 1 19 /08 /août /2013 17:00

 

 

      

 

Gouverner pour servir et non pour se servir constitué le premier engagement en rupture avec le comportement des gouvernant qui aussitôt  parvenu au pouvoir servent leur réseau, leur clan.

 

Gouverner selon le principe d’impartialité afin de garantir à chacun que les décisions seront prisées sans considération d’appartenance ethnique ou clanique mais uniquement selon le mérite  et l’intérêt général.

 

Gouverner en respectant le paysan, l’éleveur et le cultivateur Centrafricain première source de création de richesse.

 

Gouverner en rappelant qu’a l’issus d’une compétition électoral il y a pas un vainqueur qui se donne tous es droit et un vaincu qui n’aurait que le droit de subir, mais une majorité qui agit en tenant compte des critiques de la minorité qui un jour peu devenir majorité.

 

Gouverner sans user de signe extérieur de prestige ou de puissance afin de rappeler que le pouvoir est d’abord une servitude.

 

Gouverner enfin en faisant toute sa place à la recherche du consensus et du compromis qui sont au cœur de la culture Africaine.

 

Signé

Reine Prudence SONDA BOUIH

 

MESSAGE DE REINE PRUDENCE SONDA BOUIH AU PEUPLE D’OUBANGUI-CHARI (CENTRAFRICAIN)
MESSAGE DE REINE PRUDENCE SONDA BOUIH AU PEUPLE D’OUBANGUI-CHARI (CENTRAFRICAIN)
MESSAGE DE REINE PRUDENCE SONDA BOUIH AU PEUPLE D’OUBANGUI-CHARI (CENTRAFRICAIN)
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19 août 2013 1 19 /08 /août /2013 16:51

 

 

 

 

Le jour où, nous Centrafricains, nous nous serions décidés à intégrer les valeurs cardinales de vie en société dans un environnement planétaire moderne fait de progrès, de justice et de tolérance, nous aurions- je suis convaincu-, parcouru une bonne partie du chemin en vue de réaliser notre aggiornamento dans le concert des nations mondialisées et civilisées qui laisse peu de place aux canards boiteux.

 

Chacun doit s’éduquer pour pouvoir éduquer son entourage et ainsi aspirer à vivre dans une société apaisée et pacifiée que j’appelle instamment de mes vœux. Condition sans laquelle, le bout du tunnel de sortie du marasme et du désarroi multiforme et multidimensionnel risque d’être encore très long à atteindre. Ce que je crains plus que tout.

 

Au nombre des valeurs et de ce que je qualifierais de «  politiques de civilisation » à s’approprier résolument, je fais quant à moi miennes celles-ci déclinées comme suit sans ordre de priorité et de préférence ; toutes étant -à mes yeux,- importantes les unes que les autres car interpellant ma conscience de citoyens ayant l’amour du pays chevillé au corps et cœur:

 

  1. Le respect de la loi, le respect de la Constitution et des textes connexes : la loi fondamentale ainsi que toutes ses émanations s’imposent à l’Etat, aux collectivités locales, aux personnes morales de droit privé (sociétés, associations, syndicats, partis politiques etc.) et aux individus. Elle ne saurait être mise sous le boisseau sous aucun prétexte. Souvenons-nous de ce qu’avait déclaré, à juste titre, Monsieur BARACK OBAMA lors de sa première visite officielle en terre africaine  (Ghana) en tant que Président nouvellement élu des Etats-Unis ; je cite : « l’Afrique a besoin des institutions fortes et non d’hommes forts ». Retenons aussi dans le sillage de ces propos pleins de bon sens et de sagesse que les hommes passent mais les institutions (l’Etat et ses démembrements) restent. Des institutions solidement installées auront l’avantage de prévenir le dépérissement ou la décomposition dommageable de l’Etat, véritable défi à relever aujourd’hui et dans les années à venir.
  2. Le strict respect des droits de l’homme, de la personne humaine et des libertés : la sécurité physique des citoyens ainsi que la sécurité de leurs biens représentent la première des libertés individuelles avant les droits économiques et sociaux. Ce chapitre n’est pas négociable.
  3. La culture de l’Amour de la patrie : je pense à la participation des citoyens en tant que de besoin à l’effort de redressement national.
  4. La culture de l’Amour de son compatriote : le Centrafricain ne doit pas privilégier son continentriote ou l’allochtone au détriment de son concitoyen, qui n’a pas nécessairement des qualités moindres que ce dernier. La fraternité doit demeurer l’un des éléments essentiels de l’unité nationale, une des modalités de notre devise nationale inscrite dans le marbre des symboles de la République (les bâtiments officiels et les armoiries de la République).
  5. La culture du consensus national permanent : le règlement des différends ou des crises de quelle que nature que ce soit et de quelle que intensité qu’ils soient doit impérativement s’opérer par les voies du dialogue et de la concertation héritées de nos traditions ancestrales. Je pense ici singulièrement à la pratique de l’arbre à palabres en vigueur autrefois dans nos sociétés traditionnelles au détriment du recours désormais systématique à la violence ou à l’usage de la force, véritable fuite en avant qui a la fâcheuse particularité de complexifier davantage nos problèmes et ne résout en définitive rien. Et ce, au nom d’un certain relativisme culturel.  
  6. Le respect et même la sacralisation de la propriété privée érigée depuis au rang de principe de valeur constitutionnelle au grand dam de l’esprit de vandalisme. Lapalisse aurait dit qu’il est plus facile de détruire que de construire ou de reconstruire.
  7. Le respect du bien public : c’est l’affirmation solennelle de la primauté de l’intérêt supérieur de la nation au détriment de nos petits intérêts bassement matériels immédiats.
  8. La consécration de l’esprit de tolérance et de la tempérance : nous devons nous garder de verser dans des comportements ou propos excessifs. Il faut cultiver le sens de la mesure et se garder de développer l’outrance.
  9. La liberté de conscience et la libre expression des idées et des opinions dans un Etat laïc. Le tout dans le respect des lois de la République.
  10. Le respect de la parole donnée et de l’engagement : notre sérieux et notre crédibilité seront jugés à l’aune de l’accomplissement de nos devoirs moraux.
  11. Le goût du travail et de l’effort : je crois que seul le travail est à même de nous libérer des chaînes de la dépendance économique et sociale. La liberté d’entreprise et la promotion de l’initiative privée doivent être encouragées afin de densifier notre tissu économique encore très embryonnaire laminé à la faveur de changements de régimes politiques.
  12. La lutte contre l’appât du gain facile et la dépravation des mœurs.
  13. Le sens des responsabilités : nous devons éviter de toujours rendre autrui responsable des conséquences de nos propres faiblesses sans avoir le minimum d’honnêteté et de probité de faire, un tant soit peu, notre introspection.
  14. La culture de la saine émulation : il faut faire prévaloir le sens de l’équité et le critère de la compétence dans l’attribution d’un avantage public. Qu’il s’agisse de la nomination dans un poste laissé à la discrétion de l’Etat ou du gouvernement de la République que de l’attribution des marchés publics (adjudication, appels d’offre ou marchés de gré à gré). Ainsi, évitons de tomber dans les travers du sectarisme partisan, du clanisme, du népotisme, du « libotisme » (de libota expression plus familière aux lingalophones qui signifie la famille ; En d’autres termes une propension à faire profiter des privilèges de l’Etat les membres de sa famille), et de ethnisme. Partant des passe-droits.
  15. Ce qui entraine, de facto, la renonciation à la pratique du « spoils system » (le système des dépouilles) : c’est-à-dire qu’un chef (généralement le sommet de l’Etat) change, toutes les têtes de l’administration ou les titulaires des fromages de la République tombent. Situation ô combien susceptible d’être préjudiciable au bon fonctionnement et à la bonne marche des services publics et de nos institutions. Le système des dépouilles a l’inconvénient de favoriser souvent malheureusement l’incompétence et la corruption, véritables fléaux à combattre à tous les niveaux et strates de l’espace public.
  16. La saine appréciation des réalités, formule autrefois popularisée et chère à feu le président Félix HOUPHOUET-BOIGNY de Côte d’Ivoire : la République doit savoir apprécier à sa juste valeur les problèmes structurels à régler. Elle ne doit faire preuve ni de favoritisme, ni de népotisme, ni d’amateurisme et encore moins de légèreté et de désinvolture dans le traitement des affaires publiques. La politique estampillée de bonne gouvernance doit être l’alpha et l’oméga de la gestion de la chose publique.
  17. La lutte contre le relâchement des mœurs politiques, économiques et sociétales promue au rang de priorité nationale.
  18. La culture du civisme : quitte à revoir, le cas échéant, le contenu des programmes scolaires pour y inscrire l’impératif d’éducation civique et de la promotion du vivre- ensemble. Le vivre-ensemble doit être prôné sur l’ensemble du territoire national et faire partie subséquemment des grilles des programmes radiophoniques et télévisuels.
  19. La promotion de la culture du résultat : l’évaluation périodique des politiques publiques pour en apprécier les performances et/ou à fortiori les contre-performances afin d’améliorer permanemment l’efficience de la fonction publique et des structures rattachées.
  20. Le sens élevé de l’Etat à toute épreuve : nos dirigeants et la classe politique dans son ensemble doivent être imprégnés des idéaux d’unité, de dignité, de travail, de paix, de justice sociale et d’intérêt général inscrits au fronton des emblèmes de l’Etat.
  21. L’impératif de protection de l’environnement et de notre écosystème afin de réduire les déséquilibres climatiques et les risques écologiques. La politique de reboisement devenir une des priorités nationales afin de contenir les ravages de l’avancée du désert.
  22. La politique du bon voisinage : il s’agit d’entretenir des relations pacifiques et de confiance mutuelle avec nos voisins. Le dialogue doit demeurer le mode privilégié de règlement des conflits.
  23. La restauration de l’autorité de l’Etat : cela passe prioritairement par la mise sur pied d’une armée véritablement nationale, républicaine et professionnelle. Cela passe également par la création d’un corps de gendarmerie et de police nationales. L’éclosion d’une justice indépendante. Une lutte sans merci contre la corruption et la fraude. Qui a dit : « fraus corrompit » ? Autrement dit « la fraude corrompt tout ».
  24. La lutte contre l’impunité et les passe-droits, véritables gangrènes des services publics.
  25. Le rétablissement des grands équilibres macro-économiques grâce à la mise en place de la réforme des régies financières (trésor, impôts, douane) et des secteurs économiques stratégiques. La modernisation de l’agriculture et du tissu industriel.
  26. La promotion de l’éducation et de la culture pour tous.
  27. La réforme de l’Etat.
  28. Etc.

 

 

Bien entendu, ce catalogue de mesures élaborées sous forme de résolutions non engageantes si ce n’est la personne de son auteur, ne se prétend nullement à l’exhaustivité et est susceptible d’être complété et même amendé en fonction de l’évolution du contexte local et des enjeux internationaux.

 

 

                                                                                     Wilfried Willy ROOSALEM,

                                                                                     Juriste, politiste, consultant

 

 

 

PS: je sais qu’à travers cet écrit qui ne revêt pas un caractère pamphlétaire ni apologétique à l’égard d’un quelconque individu et ne constitue en rien un brûlot, je ne vais pas échapper aux critiques acerbes et même aux invectives et aux injures de certains compatriotes mais je veux que ceux-ci comprennent que je suis mu uniquement par le souci et la volonté de faire avancer, à mon niveau, les mentalités dans notre société. On ne peut malheureusement pas faire des omelettes sans casser des œufs

Le nouvel esprit centrafricain par  Wilfried Willy ROOSALEM
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19 août 2013 1 19 /08 /août /2013 16:41

 

 

 

http://afrique.kongotimes.info    19/08/2013 07:40:00

 

Alors que la guerre venue du Rwanda est loin de se terminer, la RD Congo menacée par la crise centrafricaine. Selon le Conseil de sécurité, la LRA est l’un des facteurs de l’extension de cette crise qui menace l’Afrique centrale. Les exactions qui s’en sont suivies demeurent difficiles à être enrayées jusqu’à ce jour. Les meurtres, viols, enrôlement d’enfants soldats, déplacements massifs des populations civiles, pillages … ne cessent d’accabler les Congolaises et Congolais. Si aucune disposition n’est prise pour mieux gérer les mouvements des réfugiés, la menace de la crise centrafricaine risque encore de se focaliser au Nord du territoire congolais, déjà en proie aux opérations dévastatrices menées par la LRA toujours active depuis de nombreuses années. L’opinion retiendra qu’à la chute du régime Bozizé, même des membres de la famille de cet ancien chef de l’Etat se sont réfugiés sur le territoire congolais. Voilà qui fait croire que le pouvoir en place en RDC est plutôt favorable au régime déchu de Bozizé et que les Séléka semblent mal digérer cette attitude, au risque d’emboiter le pas à Paul Kagame, avec toutes les conséquences qu’on peut s’imaginer.

 

Le Conseil de sécurité de l’ONU a déclaré que la crise en Centrafrique constitue une grave menace pour la région d’Afrique centrale et s’est déclaré « prêt à envisager toutes les options possibles pour stabiliser » le pays. Selon l’AFP, cette déclaration adoptée unanimement par les 15 pays membres du Conseil de sécurité ne précise pas ces options.

 

Dans un récent rapport, le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon a recommandé des sanctions contre les responsables de la coalition Séléka coupables d’exactions.

 

Le représentant spécial de l’ONU en République centrafricaine (RCA)

 

Babacar Gaye, a indiqué que ces menaces de sanctions sont une forme de pression pour améliorer la situation des droits de l’homme en RCA. « Le conflit armé et la crise en RCA représentent une grave menace pour la stabilité de la RCA et de la région », ont estimé les 15 pays membres.

 

Ils se disent très inquiets de la détérioration de la sécurité  et de la situation humanitaire. Ils déplorent de nombreuses violations des droits de l’homme, en particulier par des éléments de la Séléka, à savoir les meurtres, viols, enrôlement d’enfants soldats.

 

Renforcer l’aide humanitaire

 

Le Conseil a lancé un appel urgent aux donateurs à mieux financer l’aide humanitaire. Il affirme que les responsables d’exactions doivent être tenus pour responsables aux niveaux national et international. Il salue la décision de l’Union africaine (UA) de créer une Mission internationale de soutien à la Centrafrique (Misca), forte de 3600 hommes, qui va contribuer de manière importante à stabiliser le pays.

 

Le général Gaye a cependant estimé que les 3600 hommes de la Misca ne seront pas suffisants si on veut tenir le terrain. « Il faudra voir dans quel délai cette force sera entièrement générée et quelles seront les réactions des autorités et de la Séléka à son déploiement », a-t-il expliqué. Une mission d’évaluation de l’UA doit se rendre à Bangui la semaine prochaine.

 

Inquiétude en RDC

 

Sur le plan politique, les membres du Conseil ont réclamé des progrès rapides pour appliquer les accords de transition et organiser des élections libres, transparentes et équitables. Ils se sont inquiétés de la «recrudescence des opérations de la Armée de résistance du Seigneur (LRA) à la faveur du chaos en RCA.

 

La LRA, une des guérillas les plus meurtrières du continent, est réputée active en RCA, République démocratique du Congo (RDC) et Soudan du Sud. Selon l’ONU, 1,6 million de Centrafricains ont besoin d’une aide d’urgence et 206.000 personnes ont été déplacées, dont 60.000 ont fui dans les pays voisins.

 

Les analystes osent croire que la RDC figure, sans aucun doute, parmi ces pays pris d’assaut par des masses impressionnantes des réfugiés de guerre.

 

Comme l’histoire se répète, c’est pratiquement le même scénario qu’a connu le Congo Démocratique lorsqu’en 1994, après le crash fatal de l’avion du président rwandais Juvénal Habiarimana, des milliers de personnes ont quitté ce pays pour se réfugier à l’Est du territoire congolais.

 

Les Séléka sur le pas de Kagame ?

 

Les exactions qui s’en sont suivies demeurent difficiles à être enrayées jusqu’à ce jour. Les meurtres, viols, enrôlement d’enfants soldats, déplacements massifs des populations civiles, pillages … ne cessent d’accabler les Congolaises et Congolais.

 

Si aucune disposition n’est prise pour mieux gérer les mouvements des réfugiés, la menace de la crise centrafricaine risque encore de se focaliser au Nord du territoire congolais, déjà en proie aux opérations dévastatrices menées par la LRA toujours active depuis de nombreuses années.

 

L’opinion retiendra qu’à la chute du régime Bozizé, même des membres de la famille de cet ancien chef de l’Etat se sont réfugiés sur le territoire congolais.

 

Voilà qui fait croire que le pouvoir en place en RDC est plutôt favorable au régime déchu de Bozizé et que les Séléka semblent mal digérer cette attitude, au risque d’emboiter le pas à Paul Kagame, avec toutes les conséquences qu’on peut s’imaginer.

 

[asiyeshindwa]

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Lu pour vous : RDC : Les Séléka sur le pas de Paul KAGAME ?
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19 août 2013 1 19 /08 /août /2013 16:24

 

 

BOGANDA, TA TOMBE BANTOU a été saccagée

EN CENTRAFRIQUE, TOUT sauf la SÉLÉKA

 

Le Tchad et le Soudan doivent retirer leurs mercenaires

de Centrafrique

Ils doivent demander PARDON

à la POPULATION CENTRAFRICAINE

pour leurs méfaits leurs

PILLAGES et leurs destructions,

et pour leurs crimes de guerre

en CENTRAFRIQUE

enfin, pour leur tentative de

GÉNOCIDE en l’encontre de

cette POPULATION BANTOUE

ou majoritaire

Le Tchad et le Soudan en

conséquence doivent payer, Répa-

ration dues justes à la popu-

lation sacrée de la République Centra-

fricaine BANTOUE

Le Tchad et le Soudan ont attenté

à SON HISTOIRE. Ils ont voulu LA

dévoyer.

 

                        1

Le Président Déby du Tchadien verse deux

milliards à un tribunal de

Dakar pour faire condamner

l’ex-président Tchadien Habré

                        2

Une importante portion du territoire

centrafricain est passée sous la

coupe du Tchad sous divers

régimes centrafricains.

Toujours sous pression de Ndja-

mena qui laisse faire, ses

gardiens de bœufs brûlent les villes

les villages sur quatre-vingt-dix

kilomètres de la Terre sacrée

du Centrafrique.

Ils assassinent ils foulent au

pied les Centrafricains pacifiques

sur leur propre terre

                        3

Par hasard, le régime tcha-

dien ferme les yeux

sur les mêmes crimes de

guerre de tentative de génocide

de crimes contre l’Hu-

manité en Centrafrique, via

les Séléka tchadiens

                        4

Une importante partie du territoi-

re centrafricain est maintenant

sous la coupe du régime tchadien

avec ses troupes Sélika en place

Déby s’en prend à nos forêts

à nos eaux, à toutes nos

ressources

cette barbarie veut faire d’une

terre riche pacifique un désert

                        5

Déby, Omar el-Bechir mê-

me combat en République

Centrafricaine via leur

Séléka tchadiens et souda-

nais respectifs, respectivement

criminels en Centrafrique, au

Darfour, d’extermination de

Transfert forcé de population,

De Torture et de viol

                        6

La Cour pénale internationale

CPI aura au moins accu-

sé monsieur Omar el-Bé-

chir pour ces crimes graves.

Ces mêmes crimes graves tcha-

diens commis en Centrafrique notam-

ment par les Séléka islamistes

pourquoi cette menace de génocide

n’intéresse t-elle pas

le CPI qui ferme les yeux ?

                        7

Les mercenaires tchadiens

soudanais, les Séléka bar-

bares n’évacuent pas rapidement

République Centrafricain !

la terre Centrafricaine volée par

Déby ne lui est pas encore rendue ?

Le Tchad doit des milliards aux Centrafricains

pour crimes commis en Centrafrique

dans quinze mois, même avec

un gouvernement soi-disant

élu, le Peuple Centraficain res-

tera encore prisonnier des troupes is-

lamistes trop contentes de le

dominer de le piller de jouer

au chat à la souris avec ce

Peuple Bantou de l’Afrique

Centrale trop riche d’ authenticité

                        8

A cet objectif islamiste en Afrique Centrale

d’ores et déjà des

solutions d’auto-défenses du

Peuple Centrafricain de l’A-

frique Centrale s’imposent ra-

pidement !

                        9

Ces états désarmants crées après

la décolonisation de 1960

laissent les islamistes prendre la relève

de la civilisation des déboise-

ments des forêts des pillages

des eaux des creusages de rogner appauvrir,

des traficotages de

toutes sortes à la va vite de

ce que les Ancêtres Africains

ont préservé depuis toujours,

et défendu durant des millénaires

                        10

Quel homme libre a perdu sa

Langue et donc son âme ?

quel homme a tout sous la

main pour vivre sa vie ? et ne la vit pas !

quel peuple sacrifie la meil-

leure expérience un enrichissement

de toute l’Humanité ? pour se trouver

devant l’esclavage devant rien ! ou devant des

soi-disant schémas étrangers

modernes et dévoreurs, gaspilleurs d’Âme

jusqu’à Vous Bédéya au nord du Centrafrique

Puissants clans Banda

au Centre du Centrafrique

Puissant Royaume Bandia, Bangassou

Vous tous

Jusqu’à Vous

les Adolescents vous grandissiez

Soldats

la Défense du Pays passait avant

le mariage

Il nous suffit de cultiver nos Terres en Paix

                        12

Lorsqu’en 1900 les Français ont

Attaqué le Royaume Bandia

Bangassou

Lorsqu’ en 1905 le Roi Bangassou

disparut au combat

une Femme, la Reine

NA TÉ LÉGUÉ, Femmes

Centrafricaines Africaines

Âpres A la Vie A LA MORT, Elle

a dirigé la Lutte contre les envahisseurs

et les Traîtres, qui tirent dans le dos des

Faibles.

Mercenaires Tchadiens, Soudanais, esclavagistes,

racistes, traîtres hors de la Centrafrique BANTOU

qui demande réparations et votre Punition au CPI

d’abord l’ Incarcération de vos Chefs dirigeants connus

de cette terre entière nous défendons les civilisation Bantou

citoyens Centrafricains cela citoyens de l’Afrique

Centrale, nous devons nous organiser nous-mêmes

en auto-défense et nous armer, nous

combattre tous les colonialismes racistes

ces gouvernements désarmants ne

peuvent pas Nous défendre-défendons- Nous mêmes

 

 

 

                                               BAMBOTÉ MAKOMBO

                                               18 juillet 2013

BOGANDA, TA TOMBE BANTOU a été saccagée par Bamboté Makombo
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19 août 2013 1 19 /08 /août /2013 16:11

 

 

 

 

Par RFI  dimanche 18 août 2013 à 23:43

 

La transition en République centrafricaine a démarré ce dimanche 18 août, avec la prestation de serment du président intérimaire Michel Djotodia. Cette phase va durer 18 mois, à l’issue desquels un scrutin démocratique doit être organisé. Deux chefs d’Etat africains, le Tchadien Idriss Déby et le Congolais Denis Sassou Nguesso, ont pris part à cette investiture.

 

La cérémonie d’investiture de Michel Djotodia à la tête de la transition centrafricaine a commencé avec un léger retard, lié à l’arrivée des présidents du Congo-Brazzaville et du Tchad, invités à cette cérémonie. Denis Sessou Nguesso était présent en sa qualité de médiateur de la crise en Centrafrique. Idriss Déby, comme président de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC), qui a une mission militaire en Centrafrique.

 

C’est devant les membres de la Cour constitutionnelle de transition que le nouveau président centrafricain a prêté serment. La main gauche posée sur la Charte constitutionnelle et la main droite levée, Michel Djotodia a juré, « devant Dieu et devant la nation, d’observer scrupuleusement la Charte constitutionnelle de transition, de garantir l’indépendance et la pérennité de la République. »

 

Outre les présidents congolais et tchadien, qui ont donc fait le déplacement à Bangui, on notait aussi la présence du corps diplomatique accrédité en Centrafrique. Un important dispositif militaire avait été déployé pour sécuriser le siège de l’Assemblée nationale, où la prestation de serment a eu lieu.

 

Dans son discours de circonstance, Michel Djotodia a reconnu la délicatesse de sa mission à la tête du pays. Il a promis de tout mettre en œuvre pour aboutir à une transition apaisée. Il a également promis la tolérance zéro pour les auteurs de crimes et autres violations des droits humains.


Et le nouveau président de transition d'enfoncer le clou en annonçant la création d’un fonds pour l’indemnisation des victimes de la crise. « Un fond d’indemnisation au profit des victimes innocentes sera mis en place. D’ores et déjà, les auteurs des crimes contre l’humanité perpétrées lors des derniers évènements, qui sont déjà appréhendés, seront traduits à la plus prochaine session criminelle », a annoncé M. Djotodia.« Je vous affirme qu’il n’y aura plus de place pour l’impunité, car l’on ne saurait construire un Etat de droit sans la justice. A cet effet, tous les auteurs - et ceci sans exception - des crimes et délits seront systématiquement traduits en justice et sévèrement sanctionnés », a déclaré Michel Djotodia.

 

Du pain sur la planche, avec également la réforme du secteur de sécurité, celle de l’administration, et la relance de l’économie. Beaucoup de choses à faire en peu de temps.


Pendant ce temps dans les rues de la capitale centrafricaine, le calme est revenu, après les crépitements d’armes qui ont été entendus dans plusieurs quartiers dans les premières heures de la matinée ce dimanche. Le bilan provisoire fait état d’un mort et de deux personnes blessées.

 

Cependant, le quartier Boy-Rabe, réputé proche de l’ancien président François Bozizé, s’est vidé de ses habitants à la tombée de la nuit, à cause de rumeurs d’attaque des éléments de la Seleka.

 

 

 

NDLR : La prestation de serment de Michel Djotodia a définitivement marqué la mise hors jeu politique du sanguinaire dictateur François Bozizé Yangouvonda qui a commandité à ses milices armées qui continuent de prendre le quartier de Boy-Rabe en otage, de tenter un dernier barroud d'honneur pour perturber la cérémoie de prestation de serment de Michel Djotodia mais en vain. Leur manoeuvre a lamentablement échoué. La cérémonie de prestation de serment de Michel Djotodia Am Nondroko comme chef d'Etat de la Transition a été un franc succès. Deux chefs d'Etat de pays voisins et frères étaient présents ainsi que plusieurs hauts représentants de Chefs d'Etat et de gouvernement. 

Centrafrique : coup d’envoi de la transition de 18 mois
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19 août 2013 1 19 /08 /août /2013 15:48

 

 

Reportage/Enquête

 

Par Blandin SONGUEL, Journaliste.

 

 

Privés d’accès aux antirétroviraux, officiellement en quantité insuffisante, des dizaines de milliers de personnes vivant avec le VIH (PVVIH), en quête d’une guérison miracle, prennent d’assaut les églises charismatiques et se christianisent.

 

Finalement, après plusieurs décennies de mensonges officiels, d’étouffement de la réalité, la dure vérité sur les antirétroviraux en Centrafrique s’est dressée en pic, comme le côté monstrueux de l’iceberg longtemps submergé par les flots. Du coup, le long espoir entretenu chez des dizaines de milliers de personnes infectées, d’être un jour l’objet d’une prise en charge gratuite en ARV, s’est rompu comme le cordon ombilical d’un fœtus. Et pour cause : la faible quantité des ARV commandés…

 

Le Comité national de lutte contre le Sida (CNLS), officiellement rattaché par Décret à la Présidence de la République, avait fini par avouer à demi-mot, devant la pression et l’exigence croissante des personnes éligibles aux ARV, qu’il ne disposait pas d’une quantité suffisante des médicaments pour assurer une prise en charge collective de tous les malades du Sida. Cette révélation terrible, après plusieurs mois d’attente et d’espérance vaine, Kader Toka Massri, actuellement membre d’une cellule de prière charismatique, l’avait reçue une année plutôt comme un coup de poignard dans le dos. Aujourd’hui âgé de 46 ans, il s’en souvient encore avec le même emportement dans la voix. Le crâne échevelé et le visage émacié, rongé certes par la maladie, il dénonce sans lasse l’irresponsabilité de l’Etat quant à la prise en charge effective des personnes vivant avec le VIH. « C’est un devoir de souveraineté de la part de l’Etat, d’assurer la prise en charge des malades atteintes du VIH. Malheureusement, personne au sommet de la République n’en fait une préoccupation. Abandonnés ainsi, nous nous résignons dans l’attente d’un salut divin, d’une guérison miracle de Dieu », avoue-t-il avec une ferme assurance, en montrant du doigt trois jeunes gens et une adolescente « délivrée », qui méditent  ensemble la bible sous un hangar transformé en temple de prière.

 

« N’allez pas demander à elle comment elle a été guérie de sa maladie. C’est un don gratuit de Dieu, annoncé par un message prophétique. Elle était arrivée ici sur une civière, maintenant elle se porte à merveille et elle vit heureuse, partagée entre ses activités religieuses et son petit commerce de légumes frais », explique le quadragénaire. Mais quand à savoir si un test de contrôle a été effectué pour confirmer la guérison effective de la jeune fille, Kader Toka Massri apparait réticent dans ses réponses : « Se faire dépister, c’est simplement douté de sa foi ».

 

Musulman pourtant de naissance, Kader Toka Massri s’est christianisé dans l’espoir d’être guéri de sa maladie. Il envisage surtout, en dépit de son âge avancé, de s’inscrire au Département des Sciences juridiques et prendre des cours de droit, quand la paix effective reviendra en Centrafrique. « Je veux devenir Avocat aux barreaux de Centrafrique et défendre toutes les personnes vivant avec le VIH, injustement maltraitées. Je crois qu’il y’a un délit grave : la non assistance à personne en danger. Le pays ne fait rien pour ses malades », dénonce-t-il de vive voix.

 

En effet, la contribution financière de l’Etat centrafricain pour couvrir l’immense besoin en ARV reste désagréablement faible. L’écart abyssal entre l’apport financier de la Banque mondiale, principal partenaire qui assure 95% des dépenses d’achat des antirétroviraux contre 5% seulement de l’Etat centrafricain, démontre à suffisance le manque de volonté des autorités républicaines de faire de la lutte contre le Sida une priorité nationale. « Même les fonds alloués dans le budget aux cellules de lutte contre le VIH/Sida, implantées dans chaque ministère pour sensibiliser les fonctionnaires et autres agents de l’Etat sur l’épidémie du Sida, ne sont jamais versés pour favoriser le travail desdites cellules », s’insurge Mlle Lilie, Point-Focal de lutte contre le VIH/SIDA au ministère des Affaires étrangères. 

 

Aujourd’hui, plus de 60.000 personnes éligibles aux antirétroviraux sont comptabilisées dans le registre du CNLS et du Réseau centrafricain des personnes vivant avec le VIH (RECAPEV). Malheureusement, suivant les statistiques officielles des prises en charge gratuites des malades, 15.000 PVVIH seulement ont accès aux ARV, faute de quantité suffisante disponible. « Et le comble, c’est que la prise en charge de ces 15.000 PVVIH se fait par cooptation. Au lieu de mentir tout le temps en parlant de rupture des produits, les personnes en charge du suivi des malades devraient dire la vérité, même dure, sur la quantité insuffisante des ARV », dénonce Monsieur Gilbert Grémalet, le Coordonnateur national du RECAPEV, avant d’extérioriser cette crainte : « Le grand danger aujourd’hui suspendu comme une épée de Damoclès sur la tête des personnes vivant avec le VIH en Centrafrique, c’est la peur de voir la Banque mondiale, principal donateur, prendre un jour la décision de suspendre son financement. Je vous assure…ce sera la catastrophe ! »

 

En effet, la crainte est perceptible chez tous les PVVIH. Même si la Banque mondiale vient d’annoncer une bonne nouvelle d’augmenter de deux milles le nombre des personnes à mettre sous ARV, pour atteindre 17.000 bénéficiaires d’ici 2014, « cela ne constitue qu’une goutte d’eau dans la mer, avec les 45.000 personnes éligibles qui attendent toujours d’être prises en charge », affirme Noëlla, une séropositive sous ARV

.

En dehors de Bangui où un semblant de calme s’est installé, la situation sanitaire des PVVIH en provinces s’annonce au jour le jour plus alarmante, avec l’équation sécuritaire visiblement insoluble. L’inexistence d’un couloir humanitaire d’urgence, afin de ravitailler en ARV disponibles les Formations sanitaires (FOSA) implantées dans chaque préfecture du pays, vient s’ajouter au drame. « Je vous affirme, loin d’être pessimiste sur cette question, la situation sanitaire des PVVIH sera catastrophique d’ici 2015. Le slogan de l’Organisation mondiale de la santé « zéro nouvelle infection à VIH, zéro nouveau décès lié au VIH, zéro discrimination et stigmatisation liée au VIH/SIDA d’ici 2015 » ne sera qu’une vue de l’esprit ; c’est le contraire qui va en effet se produire : « millier infection à VIH, millier décès liés au VIH, millier discrimination et stigmatisation liée au VIH d’ici 2015 », déplore le Coordonateur Gilbert Grémalet.

 

L’agression des éléments de Médecins sans frontières (MSF) lors des récents événements par des éléments incontrôlés de la coalition SELEKA complique en effet la donne. Le Docteur Marcel Massanga du Comité national de lutte contre le VIH/SIDA s’inquiète profondément du climat sécuritaire délétère en montrant du doigt un stock d’ARV dans son bureau du CNLS : « Nous avons peine à acheminer ces produits aux intéressés, avec cette situation sécuritaire préoccupante. Personne n’est aujourd’hui disposée à prendre le risque de s’aventurer à l’intérieur du pays, avec toutes les menaces pendantes, pour distribuer les ARV aux ayants droit. C’est écœurant d’assister ainsi passifs à un drame qui se dessine, sans rien faire pour des compatriotes en difficulté de santé ».

 

Toutes ces équations sécuritaires rendent effectivement impossible les opérations de ravitaillement des Formations sanitaires en ARV. « Avec ces atrocités militaires exercées partout par les rébellions, nombreuses PVVIH en provinces se sont terrées en brousse ; et toutes vont développer certainement des résistances par cause de traitement interrompu. Pour pallier à cela, il faudrait d’une offensive biologique avec des médicaments de 2e ligne, qui sont chers et rares déjà, pour les rétablir ; cependant les PVVIH de la 2e ligne vont passer à la 3e ligne et n’auront pas de produits à leur disposition. La catastrophe est donc prévisible, pour les personnes vivant avec le VIH dans nos provinces », explique le Coordonnateur du RECAPEV.

 

La campagne intensive de lutte contre le VIH/SIDA a réellement démarré en République centrafricaine en 2005, après la promulgation par le ministère de la Santé publique et de la Population des statistiques globales du taux de prévalence en VIH en République centrafricaine. Estimé à 16%, ce taux de prévalence a aussitôt placé le pays dans le contingent des Etats les plus touchés de la planète : 10e au rang mondial, 3e au rang du continent africain et premier dans la sous région d’Afrique centrale. Aujourd’hui, grâce aux énormes moyens financiers déployés par les bailleurs, ce qui a favorisé de vastes campagnes de sensibilisation des masses, le taux de prévalence en VIH/SIDA en Centrafrique a chuté vertigineusement et se stagne désormais à 4,5%.

 

Réfractaires au début durant deux décennies aux tests de dépistage du VIH/SIDA, les Centrafricains se sont peu à peu faits dépister lorsqu’ils ont compris que le Sida ne constitue plus une fatalité, qu’un patient mis sous ARV peut vivre des décennies et surtout faire des enfants saints. Malheureusement, cette volonté populaire de se faire dépister n’a toujours pas été suivie d’une volonté manifeste des autorités en charge de la santé publique, de mettre les moyens financiers conséquents pour assurer les soins des malades éligibles aux ARV.

 

Le profond regret c’est qu’avec la récente crise militaro-politique, qui a soumis le pays à un pillage et une destruction sans précédent, la situation sanitaire des personnes vivant avec le VIH en Centrafrique sera plus catastrophique. Quand on sait que les patients des hôpitaux centrafricains payent tout jusqu’aux toilettes (50F/passage), il y’a pire à craindre. « L’Etat centrafricain ne s’occupe jamais de ses malades ! » regrette M. Grémalet d’une voie fragilisée par l’émotion.

 

Par Blandin SONGUEL

Centrafrique : Séropositifs et ARV : une prise en charge sélective
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