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  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
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15 décembre 2014 1 15 /12 /décembre /2014 18:29

 

 

 

APA-Bangui (Centrafrique) - 2014-12-15 15:12:03 La directrice générale de l’Unesco, Irina Bokova, arrivée la veille à Bangui pour une visite de travail de quarante heures , a co-présidé ce lundi la pose de la première pierre du Centre culturel et sportif du Boy-Rabe, situé dans le 4è arrondissement de la capitale centrafricaine.


D'un coût de deux-cents millions de FCFA entièrement supportés par les agences du système des Nations unies (Minusca, Pnud, Unfpa, et Unesco) ce centre culturel sportif comprend deux aires de jeux : une pour le football et l'autre pour basketball. Il comprend également un théâtre de 600 places.


L'érection du centre va contribuer à la création d'emplois d'urgence axés sur les travaux de construction d'infrastructures de base ciblant les communautés vulnérables impliquant 500 jeunes, à travers la mise en œuvre du processus de la réconciliation nationale et la cohésion sociale .


‘'Les guerres prennent naissance dans l'esprit des hommes et c'est dans l'esprit des hommes qu'il faut ériger les défenses de la défense de la paix'', a souligné le représentant résident du PNUD, Aurélien Agbonency.


‘'Ce que nous faisons aujourd'hui, c'est construire une Centrafrique nouvelle fondée sur l'éducation et la participation inclusive des jeunes. La construction d'un centre de formation est en elle-même un élément fondateur. Puisque le centre est un instrument de culture'', a affirmé, pour sa part, la directrice de l'Unesco, Mme Bokova.


‘'A partir de ce centre, nous espérons que vous montrerez à tous les jeunes centrafricains que vous avez su bannir le désespoir et qu'une autre manière de vivre sa jeunesse est possible'', a lancé la ministre de l'Education nationale, Gisèle Bédan, à la jeunesse de Boy-Rabe, dans le 4è arrondissent de Bangui.


Dimanche, la directrice générale de l'Unesco a visité le Musée Boganda.

 

http://www.apanews.net/news/fr/article.php?id=812204#sthash.hdKCktd2.dpuf

Pose de la première pierre d'un Centre sportif et culturel à Bangui

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15 décembre 2014 1 15 /12 /décembre /2014 18:18

 

 

 

APA-Bangui (Centrafrique) 15/12/14 - La présidente intérimaire de la République centrafricaine, Catherine Samba-Panza, a lancé lundi à Bangui un appel à la paix, demandant à ce propos à ses compatriotes de s’’’inventer un nouvel art de vivre ensemble’’.


« La paix étant un travail de tous les jours et de longue à haleine dans les esprits et les mentalités il faudrait donc inventer un nouvel art de vivre ensemble. Et dans ce processus, les préfets, les maires, les autorités coutumières et religieuses, la jeunesse, les femmes doivent en être le fer de lance'' a affirmé la cheffe de l'Etat de transition Catherine Samba-Panza.

 

Elle s'exprimait à l'ouverture des travaux de la Conférence des maires de Centrafrique, axé sur le thème : « La paix réconciliation nationale et du retour des déplacés internes''.

 

D'une durée de deux jours, les travaux se tiennent sous le parrainage de l'Association internationale des maires francophones (AIMF).

 

Pour la présidente Catherine Samba-panza, c'est à travers « une nouvelle manière d'être et de faire'' que les autorités centrales et déconcentrées pourront obtenir la confiance et l'adhésion totale de la population dans toutes les actions qu'elles entreprennent.

 

« Il n'y a pas mieux que nous maires, pour mesurer la profondeur de la plaie infligée à nos populations, à nos concitoyens privés du minimum vital et contraints à l'errance du fait des différentes guerres à répétition'', a déclaré, pour sa part, le député maire de Brazzaville et vice-président de l'AIMF, Hugues Ngouelondélé.

 

Il a ajouté : « Il n'y a pas mieux que nous maires, pour apprécier comment ce qui a été construit patiemment soit réduit à néant par les destructions et les pillages aveugles et inciviques »

En parrainant cette conférence, a indiqué, Hugues Ngouelondélé, l'AIMF n'a pu échapper à une hantise à savoir apporter au peuple centrafricain tout entier une note d'espérance et de solidarité dont la bêtise humaine l'a tant privé pendant des années durant.

 

A en croire le parrain de cette conférence, la rencontre internationale est une thérapie de proximité, de solidarité et de fraternité que « nos villes ont tenu à apporter ici et maintenant ».

 

Pour le diplomate français, Charles Malinas, l'enjeu de cette rencontre est important car elle est « la manifestation de l'implication des collectivités locales dans le processus politique nationale de réconciliation''.

 

http://apanews.net/news/fr/article.php?id=812210#sthash.xxrGiHiV.dpuf

 

 

Catherine Samba-Panza appelle les Centrafricains à inventer ''un nouvel art de vivre ensemble''

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15 décembre 2014 1 15 /12 /décembre /2014 18:14

 

 

 

Bangui 15/12/2014 à 10:21 (APA ) - Les mouvements de grève, l’arrestation de l’ex-chef de guerre Baba Ladé et ses conséquences, et le souhait de la société civile de voir le représentant du Secrétaire général des Nations unies en Centrafrique, le général Babacar Gaye, quitter le pays, sont les sujets développés ce lundi par la presse centrafricaine.


« La transition politique perturbée par des mouvements de grève ou d’agitation sociale » titre Le Confident se posant cette question : « Pourquoi cette série actuelle de mouvements de grève ou agitation sociale tant à Bangui qu’à l’intérieur du pays ?

 

Le journal fait remarquer que « ces derniers temps, « ce sont les retraités de l’Etat (…) qui manifestent devant le bâtiment du Trésor Public érigeant des barricades sur les intersections des voies pour réclamer le versement de leur pension de retraite. A l’intérieur du pays, c’est le personnel de la société Centrapalm qui manifeste, eux aussi ».

 

En tout état de cause avertit ce journal, ces mouvements persistants de grève ou d’agitation sociale qui perturbent la transition politique ne sont pas de bon signe pour une fin apaisée de cette période.

 

« Les Centrafricains partagés entre l’extradition ou le jugement sur place de Baba ladé » affiche Centrafric Matin, là où Le Démocrate met en exergue l’inquiétude des Centrafricains suite à l’arrestation de Baba Ladé.

 

Pour Le Démocrate, les populations du Nord sont partagées entre un sentiment de joie et de crainte. Car si Baba ladé est arrêté, ses hommes sont encore dans la nature. A l’image de ce qui s’est passé avec l’arrestation d’Abdoulaye Miskine et l’épisode qui s’en est suivi.

 

« L’essentiel n’est pas seulement d’arrêter Baba Ladé. Il faut et surtout que la Minusca assure la protection des populations qui sont encore dans le secteur. Que les erreurs d’Abdoulaye Miskine avec le Cameroun ne se répètent plus (…). Car avec des séries de prises d’otages, les éléments d’Abdoulaye Miskine ont fini par avoir satisfaction », a averti Le Démocrate.

 

Dans L’Agora « La société civile demande le départ sans condition du général Babacar Gaye ».

 

Alors qu’ils clôturaient ce 9 décembre un atelier sur la crise en Centrafrique, les membres du groupe de travail de la société civile ont demandé le départ sans condition du général Babacar Gaye pour les raisons suivantes : « d’abord il renie sa mission quand il dit publiquement qu’il n’a aucun mandat pour désarmer en Centrafrique, ensuite lorsque le représentant du Secrétaire général des Nations unies veut donner un coup à un jeune Centrafricain, c’est du jamais vu. Pire encore quand Babacar Gaye tient des propos désobligeants à l’endroit des membres du gouvernement centrafricain ».

 

Catherine Samba-Panza et la communauté internationale si vous ne pouvez pas, sachez que la société civile centrafricaine peut, indique-t-il.

 

Copyright : © APA

Les agitations sociales, l’arrestation de l’ex-chef de guerre Baba Ladé et la Minusca à la Une à Bangui

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15 décembre 2014 1 15 /12 /décembre /2014 13:58

 

 

 

Invité Afrique

 

 

Par Christophe Boisbouvier   RFI  lundi 15 décembre 2014

 

En Centrafrique, la présidentielle est prévue au mois d'août prochain. Et Nicolas Tiangaye est un probable candidat. Le célèbre avocat au barreau de Bangui a été successivement le Premier ministre de François Bozizé et de Michel Djotodia. C'est lui qui a dirigé le gouvernement pendant l'année la plus tragique de l'histoire de la Centrafrique, l'année 2013. Après un an de silence, le président de la Convention républicaine pour le Progrès social, la CRPS, est au micro de RFI.

 

RFI : Est-ce que vous croyez à des élections présidentielle et législatives transparentes au mois d’août prochain ?

 

Nicolas Tiangaye : Pour que ces élections puissent avoir lieu en août, il faut absolument que la sécurité revienne, mais la sécurité implique, à mon avis, le désarmement des forces négatives c'est-à-dire les anti-balaka et les Seleka. Si nous allons aux élections sans que la question principale du désarmement ne soit réglée, et bien, il y aura une perturbation du processus électoral. C'est-à-dire que les campagnes seront perturbées par les forces négatives et même si les élections avaient lieu, ses forces négatives qui sont les seules à posséder les armes peuvent déstabiliser les institutions qui seront issues du suffrage universel. D’autre part, elles pourraient aussi consacrer la partition, de facto, du pays.

 

Et vous n’êtes pas sûr que l’on pourra voter en août prochain ?

 

Notre préoccupation est que nous sortions le plus rapidement possible de cette parenthèse qui commence à trop durer.

 

Justement qu’est-ce que vous pensez de la façon dont la présidente, Catherine Samba-Panza, gère cette parenthèse ?

 

Je n’ai pas de jugement de valeur à apporter sur la gestion de madame Samba-Panza, puisque vous savez qu’elle gère une situation excellemment difficile, j’en sais quelque chose. C’est pour ça que mon parti, ainsi que les autres partis de l’AFDT (alliance des forces démocratiques pour la transition), soutiennent le processus de transition pour que nous puissions sortir de cette période le plus rapidement possible.

 

Mais vous qui avez toujours lutté contre la corruption, qu’est-ce que vous pensez de la disparition du quart d’un prêt angolais de quelque 10 millions de dollars ?

 

Bien entendu, cette somme devrait transiter par le Trésor, ça, c’est les règles élémentaires de comptabilité publique, ça n’a pas été fait. Nous avons dénoncé cette situation. Aujourd’hui, il y a la Cour des comptes qui se penche sur cette question, nous pensons que le rapport sera déposé et puis on avisera.

 

Avant ces élections du mois d’août prochain est prévu un grand forum de réconciliation en février, est-ce que vous en attendez beaucoup ou est-ce que vous êtes septique ?

 

Ce forum de réconciliation est une nécessité, la première phase était le forum de Brazzaville. Je pense que la deuxième phase, c’est le dialogue à la base, au niveau de cette préfecture de la République centrafricaine, pour apaiser les cœurs. Après quoi nous pouvons nous retrouver pour le forum national à Bangui, pour la réconciliation nationale dans le pays.

 

Justement, Nicolas Tiangaye, on ne sait pas encore s’il y aura un forum par préfecture.

 

C’est la position unanime des forces politiques et sociales du pays. Nous avons estimé que l’on ne peut pas sauter cette phase, la deuxième phase, qui nous semble la plus importante. Il faut absolument qu’il y ait un dialogue à la base parce qu’il faut tenir compte des aspirations des populations qui ont connu le drame dans leur chair pour nous permettre de tirer les conclusions au forum des réconciliations nationales à Bangui.

 

Quand vous êtes devenu Premier ministre en janvier 2013, les chrétiens et les musulmans vivaient encore en paix, un an plus tard quand vous avez quitté ce poste, chrétiens et musulmans se massacraient. A qui la faute ?

 

A nous tous ! Vous savez c’est un drame et le président Sassou-Nguesso (Congo-Brazzaville) parlait d’un « naufrage collectif », que la responsabilité des uns et des autres est engagée. C’est pour ça aussi qu’il faut aussi que la solution aussi soit collective, nous devons chacun assumer sa part de responsabilité pour que ce genre de drame ne se reproduise plus.

 

Que répondez-vous à ceux qui vous reprochent d’être resté pendant neuf mois le Premier ministre d’un régime qui faisait régner la terreur ?

 

Je n’étais pas le Premier ministre ni de Bozizé, ni de Djotodia, j’étais un Premier ministre issu de l’accord politique du 11 janvier 2013, qui a bien indiqué que le poste de Premier ministre revenait à l’opposition démocratique. Mais je n’étais pas un Premier ministre nommé discrétionnairement, ni par monsieur Bozizé, ni par monsieur Djotodia, je n’étais pas révocable à tout moment, mais j’ai été Premier ministre sur la base d’un accord politique.

 

Et du coup, est-ce que vous n’avez pas servi de caution démocratique à Michel Djotodia et au chef de la milice Seleka ?

 

J’étais la première personnalité politique de mon pays à avoir demandé le 15 mai 2013, devant le Conseil de sécurité des Nations unies, le désarmement forcé de la coalition Seleka. Je ne vois pas en quoi je devrais être la caution de ce régime, j’ai été même la victime, je ne veux pas beaucoup en parler parce qu’il y a des gens qui ont vécu des situations plus dramatiques, mais tout le monde savait très bien que, entre Djotodia et Tiangaye, l’entente n’était pas au beau fixe.

 

Vous avez été menacé ?

 

Non seulement menacé, mais mon domicile a été attaqué par la Seleka, mes gardes du corps ont été assassinés au Camp de Roux par les éléments de la Seleka. Je ne comprends pas comment on peut dire que je suis quelqu’un qui serait de connivence avec la Seleka.

 

Pourquoi n’avez vous pas démissionné ?

 

Ca n’aurait réglé aucun problème parce qu’en cas de démission, le poste de Premier ministre reviendrait toujours à l’ancienne opposition démocratique et cela n’aurait rien réglé du tout, parce que mon remplaçant se serait heurté à la même austérité du régime de Djotodia.

 

Aujourd’hui, Michel Djotodia vit en exil au Bénin. A New York, les experts du Comité de sanctions des Nations unies recommandent de le mettre sous sanction, qu’est-ce que vous en pensez ?

 

Mais, il l’aurait mérité c’est tout, il faut aller plus loin, il faut que les auteurs des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité fassent l’objet de poursuites pénales devant la juridiction nationale ou internationale. Je suis pour les sanctions contre tous ceux qui ont été les auteurs des crimes de guerre et de crimes contre l’humanité, dont le peuple centrafricain a souffert.

 

Y compris Michel Djotodia ?

 

Y compris Michel Djotodia.

 

Est-ce que vous serez candidat à la présidentielle du mois d’août prochain ?

 

Cette question sera évoquée au congrès de mon parti en mars 2015.

 

Et si la CRPS vous demande d’être candidat ?

 

Je ne me déroberai pas à mes responsabilités.

Nicolas Tiangaye sur RFI :«les élections dépendent du retour de la sécurité» en RCA

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15 décembre 2014 1 15 /12 /décembre /2014 13:02

 

 

 

LE MONDE | • Mis à jour le | Par Cyril Bensimon (Bria, envoyé spécial)

 

« Ben Laden » est installé chez le préfet de Bria. Le général Tom Adam a rasé la barbe qui lui a valu ce surnom, mais son arrivée mi-novembre avec quatre autres chefs militaires de lex-Séléka (la rébellion majoritairement musulmane venue du Nord) a fait naître la psychose dans la préfecture de la Haute-Kotto, située à 600 kilomètres au nord-est de Bangui.

 

Après avoir tergiversé sur l’opportunité de laisser ou non passer ces officiers de l’ex-rébellion venus de Kaga-Bandoro, une localité plus au nord, les forces internationales, casques bleus de la Minusca et militaires français de l’opération « Sangaris », ne se sont finalement pas opposées à l’entrée de ces nouveaux venus, lourdement armés.

 

Depuis, la ville retient son souffle dans la crainte d’affrontements fratricides entre les hommes de la bande des cinq généraux et ceux du commandant de la zone, le colonel Adoum Moctar. « On sent que la pression monte et que cela peut très vite dégénérer », constate le capitaine Ulrich, le chef du détachement de « Sangaris ». « Il y a l’apparence que tout va bien mais les braquages se multiplient le soir. C’est encore vivable mais la peur est là. Nous sommes sur un volcan », s’alarme Josué, un habitant de la ville. Par précaution, des citadins sont partis se réfugier dans les champs bien que la campagne environnante ne soit plus un abri sûr. Avec le début de la période de transhumance, des éleveurs peuls, en armes, circulent dans la zone avec leurs troupeaux et la crainte d’affrontements avec les agriculteurs augmente.

 

Bria n’a pas explosé comme sa voisine Bambari, où les tueries se succèdent depuis plusieurs mois, mais elle concentre nombre des problèmes actuels de la République centrafricaine (RCA) : les divisions entre ex-Sélékas, les conflits entre pasteurs et cultivateurs et la course aux diamants, alors que le pays, sous embargo, ne peut exporter ses pierres précieuses.

 

Des divisions politiques et économiques

 

Depuis qu’elle a lâché le pouvoir en janvier 2014, l’alliance formée par les anciens rebelles a volé en éclats mais les tensions ne se fondent plus sur des ressorts ethniques. Pendant des années, les communautés goula et rounga se sont affrontées, mais aujourd’hui les divisions portent principalement sur des considérations politiques et économiques.

 

Désormais, deux camps s’opposent : d’un côté, ceux qui sont restés fidèles à l’ex-chef de l’Etat Michel Djotodia, exilé au Bénin, et à son chef militaire Nourredine Adam et de l’autre, ceux qui se sont placés sous l’autorité de Herbert Djono Ahaba, le neveu de M. Djotodia, et du général Zakaria Damane, le père fondateur des rébellions du nord de la Centrafrique. Si les portes de la réconciliation ne sont pas fermées, la guerre intestine au sein de l’ex-Séléka a des allures de querelle familiale où les différends peuvent se régler dans le sang.

 

Les cinq généraux appartiennent à la première tendance, celle des durs, renommée Front populaire pour la renaissance centrafricaine (FPRC), et le moment choisi de leur arrivée à Bria n’a rien d’innocent. Ceux-ci ont pénétré dans la ville quelques jours avant que le second groupe, le Rassemblement patriotique pour le renouveau de la Centrafrique (RPRC), tienne son assemblée générale. Ses conclusions ont été aussitôt rejetées par les tenants d’une ligne sans concession avec les autorités de transition.

 

« La paix à rude épreuve »

 

A 35 ans, le général Arda Hakouma a déjà une solide carrière de rebelle derrière lui. Engagé depuis 2006 dans les rébellions centrafricaines, il a conduit la colonne qui en mars 2013 a pris Bangui et fait le coup de feu avec les insurgés tchadiens qui en 2008 furent tout près de renverser Idriss Déby. Le chef d’état-major du FPRC semble avoir abandonné l’idée d’une partition de la RCA sur des critères religieux mais il ne mâche pas ses mots lorsqu’il s’agit de qualifier ses anciens partenaires. « Djono, c’est un égoïste qui veut manger l’argent de Samba-Panza [la présidente de transition]. Il prend l’argent mais ne redistribue rien. » « Lors de cette assemblée générale sans valeur, ils ont manipulé Damane qui est analphabète et n’a rien dans la tête. » Le général Damane a depuis quitté la ville.

 

L’autre branche, le RPRC, ne dispose pas des mêmes moyens militaires mais elle bénéficie de la bienveillance de la communauté internationale. « Michel [Djotodia] ne reviendra plus et Nourredine [Adam] n’a pas le visage clair. Il faut se mettre derrière celui qui nous conduira à bon port », estime le général Issa Issaka, qui après s’être rangé derrière M. Djono Ahaba, est arrivé, dimanche 14 décembre, à Bria dans un avion des Nations unies pour conduire une mission de bons offices.

 

Aujourd’hui, les deux camps disent attendre le « forum de réconciliation » qui doit se tenir début 2015 à Bangui pour faire valoir leurs volontés. Cependant, ils partagent, avec des méthodes différentes, une même position : le retour de l’Etat centrafricain n’est pas encore le bienvenu dans les zones qu’ils contrôlent. A Ndélé, un préfet, un commissaire et un administrateur ont été blessés par balles par les hommes du FPRC. A Kaga-Bandoro, les mêmes ont interrompu brusquement une cérémonie de levée des couleurs. A Bria, le colonel Adoum Moctar se présente comme un fonctionnaire apolitique et s’inquiète de « l’arrivée de ces forces non conventionnelles qui mettent la paix à rude épreuve », mais il tient encore une bonne partie de l’administration et considère que « si la présidente envoie de nouveaux agents, cela pourrait créer un soulèvement ». La menace est à peine voilée.

 

Embargo

 

Pour les ex-Séléka, tenir Bria « la scintillante » est stratégique. Les eaux fangeuses en périphérie de la ville regorgent de diamants. Les ex-rebelles n’ont pas imposé un contrôle strict de la filière mais bon nombre d’entre eux sont d’anciens exploitants miniers. Les gemmes n’ont jusque-là apporté aucun développement à la localité mais ici tout tourne autour de ce commerce. Depuis mai 2013 et l’interdiction faite à la RCA d’exporter ses diamants, même si des pierres continuent de sortir illégalement, selon les experts de l’ONU, l’économie de Bria n’en est pas moins sinistrée.

 

Al Hadji Mahamat Wada, le plus gros collecteur de la ville, a fait construire une grande mosquée et finance plus de trois cents « creuseurs ». Derrière son comptoir, le vieil homme étale ses doléances : « A cause de l’embargo, nous n’avons plus les moyens de financer des chantiers. Le prix de vente a baissé de plus de 15 % car les acheteurs ne peuvent plus revendre à l’étranger. » Le discours est le même avec José Ferreira, un Portugais représentant à Bria de Badica, l’un des principaux bureaux d’achat. « Avant l’embargo, j’achetais facilement 2 500 carats par mois. Aujourd’hui, pas plus de 150. C’est la catastrophe », dit-il. Sa société s’est retrouvée accusée d’exporter frauduleusement des pierres en Belgique mais lui considère qu’il s’agit d’« un complot parce que mon patron est musulman ».

 

En moins de deux ans, les ex-rebelles auront affiché une somme d’incapacités : gérer le pouvoir, provoquer par leurs exactions la vengeance de miliciens sur les communautés musulmanes qu’ils étaient censés protéger, maintenir la cohésion dans leurs rangs et désormais offrir des perspectives aux zones qu’ils contrôlent encore malgré leurs déchirures.

 

Cyril Bensimon (Bria, envoyé spécial)

 
Journaliste au Monde

 

 


NDLR : Après le dossier sur le diamant centrafricain publié fin novembre dernier dans l'Express sous la plume de Vincent Hugeux suite à un excellent reportage sur le terrain en Centrafrique, cet article du journaliste du Monde vient dédouaner en quelque sorte la société Badica. A l'évidence, l'effondrement du chiffre d'affaire et la baisse substantielle d'activités de cette société, notamment à Bria, dont les propos du représentant, José Ferreira, déjà rapportés dans le reportage de l'Express et encore répétés ici, plaident en faveur de Badica et fragilisent plutôt quelque peu les accusations proférées par le groupe d'experts des Nations Unies dans leur rapport de fin octobre dernier. El Hadj Mahamat Danzoumi, le PDG de Badica y est pas moins mis en cause comme un des soutiens financiers de la Séléka. Ce fils du pays qui a débuté très jeune et bâti toute sa vie dans la filière diamantifère n'avait nullement besoin de la coalition rebelle Séléka pour faire prospérer son entreprise. Bien au contraire, sa société n'a nullement été épargnée par l'ouragan des razzias Séléka car les preuves sont là qui montrent que les bureaux d'achat de Badica à Boda, Carnot, Berbérati, Nola, Bria et autre Sam Ouandja, ont aussi été pillés et mis à sac sur presque toute l'étendue du territoire national. Les sanctions du Processus de Kimberley sur le diamant centrafricain sont venues aggraver les choses. Comment peut-on sérieusement être motivé à faire preuve de générosité avec de telles personnes qui sont la cause de vos malheurs ! S'il est vrai que certains responsables Séléka ont pu emprunter quelques fois les aéronefs de la compagnie aérienne de Badica pour se rendre dans certaines villes et dans les zones minières, il n'est pas moins vrai que tous les régimes qui se sont succédé au pouvoir à Bangui depuis le président David Dacko en passant par André Kolingba, Ange-Félix Patassé et François Bozizé, ont travaillé avec El Hadj Mahamat Danzoumi et ses sociétés Badica et Minair.

La société Sodiam à qui le rapport des experts des Nations Unies a pourtant décerné un satisfécit en quelque sorte, a été récemment prise la main dans le sac à l'aéroport Bangui Mpoko en train de tenter de vouloir sortir frauduleusement plusieurs carats de diamants et une forte somme d'argent vers l'Afrique du Sud. Tout cela doit conduire à relativiser certaines situations dans cette filière diamantifère fort complexe et où la vérité ne se trouve pas forcément du côté qu'on croît.

 

 

Lu pour vous : En RCA, les factions se disputent Bria et ses diamants

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15 décembre 2014 1 15 /12 /décembre /2014 11:38

 

 

 

15/12/14 (Afrique Actualité)

 

La Fédération centrafricaine d'athlétisme a organisé dimanche à Bangui un semi-marathon dont le but principal est d'appuyer les efforts du gouvernement dans le processus de réconciliation nationale, du retour de la paix et du vivre-ensemble en Centrafrique.

 

«La manifestation était ouverte à toutes les catégories de femmes et d'hommes, sans distinction d'ethnie et de religion venus des différents arrondissements de la capitale. Au sortir des situations difficiles que connaît la RCA, il est question de promouvoir le sport et de le laisser jouer son rôle », a indiqué Bruno Konga, président de la Fédération centrafricaine d'Athlétisme.

 

Les participants qui sont un mélange d'athlètes et de volontaires ont couru sur une distance de 16 km dans les catégories vétérans, séniors et juniors. C'est une première grande rencontre sportive qui vient briser la persistance des violences intercommunautaires qui fragilise ce pays depuis un long moment déjà.

 

«Pour cette 1ère édition, nous avons décidé de retenir une distance de 16 km compte tenu des ponts qui sont cassés dans la ville suite aux événements douloureux intervenus dans le pays. A la seconde édition, nous pourrons organiser la course sur 42 km», explique Bruno Konga.

 

C'est au rond-point PK0 en plein centre-ville de Bangui que le top a été donné par le ministre centrafricain de la Jeunesse et des Sports, le commandant Armel Mingatoloum Sayo. «Le peuple centrafricain n'attend qu'une chose : retrouver le vivre-ensemble. Seul le sport est le socle de tout», a-t-il déclaré devant des milliers de personnes venus de tous les coins de Bangui pour vivre cet évènement.

 

Kétura Ndoyétinzapa, âgée de 16 ans, a battu le record en catégorie junior femme. Elle a fait le parcours en 1h03 mn. « J'invite mes pairs jeunes à s'adonner au sport. C'est bien pour leur santé et ça leur permet de s'unir, de sortir du pays et de ramener des médailles », confie-t-elle.

 

L'évènement a mobilisé diverses couches sociales. L'imam Kobine Layama, président du Comité islamique de Centrafrique (CICA) faisait partie des invités. Il croit à la force du sport pour restaurer l'unité dans une Centrafrique déchirée. «Notre pays a été déchiré par les crises militaro-politiques. Seule par la voie du sport, nous pouvons refaire le brassage, la cohésion sociale et renouer avec le vivre-ensemble», a-t-il indiqué.

 

Les trois premiers de chacune des 3 catégories de la course, ont reçu des enveloppes de la part de la fédération d'Athlétisme.

Un semi-marathon pour la paix en Centrafrique

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15 décembre 2014 1 15 /12 /décembre /2014 11:34

 

 

 

APA-Bangui (Centrafrique) - 2014-12-14 12:12:44 La conférence des maires de Centrafrique, réunis au sein de l’Association des maires de Centrafrique (AMCA), s’ouvre lundi au siège du Conseil national de transition (CNT) à Bangui sous le patronage de la présidente de transition, Catherine Samba-Panza.


Placée sous le signe de la paix, de la réconciliation nationale et le retour des déplacés internes, la manifestation qui jouit de l'appui de l'Association internationale des maires francophones (AIMF), verra la participation des quelques maires africains ainsi qu'une délégation de l'AIMF.


‘'Cette conférence est une occasion pour les maires centrafricains de partager leurs vécus, de dresser l'état des lieux de leurs communes respectives mais également de regarder résolument en avant par rapport à ce qu'il y a lieu de faire'', a indiqué la maire de Bangui, Hyacinthe Wodobode.


Trois jours durant, les participants à cette conférence aborderont plusieurs thématiques telles que la paix, le rôle des autorités locales, la reconstruction pour le développement local et le retour des déplacés internes.


L'agenda de la délégation de l'AIMF conduite par le député-maire de Brazzaville, Hugues Ngouelendelé, prévoit en marge des travaux, des visites de terrain et des remises des kits à des familles de personnes déplacées internes de la capitale.

La conférence des maires de Centrafrique a été reportée à deux reprises et le denier rendez-vous reculé était celui du 17 au 20 octobre derniers.

 

 http://apanews.net/news/fr/article.php?id=812116#sthash.yObakY8u.dpuf

 

 

Centrafrique : « les maires sont les acteurs clés de la réconciliation »

 

http://afrikarabia.com   14 déc 2014 par Christophe RIGAUD

 

Ce lundi s’ouvrira à Bangui la première Conférence des maires de Centrafrique. Yacinthe Wodobodé, la maire de Bangui, estime que ses collègues « peuvent influencer positivement le processus de réconciliation ». Tout en reconnaissant « qu’il y a des zones du pays dont nous ignorons pratiquement tout ». Interview.

 

Afrikarabia – Entre le 7 et le 17 octobre 2014, un regain de violence à Bangui faisant 6 morts et plus de 240 blessés vous poussait à reporter la tenue de la Conférence des maires de Centrafrique. Deux mois plus tard, quelle est la situation dans la capitale centrafricaine ?

 

Yacinthe Wodobodé – Bangui est beaucoup plus calme qu’au début du mois d’octobre. Nous avons pris des dispositions avec les éléments de la Minusca, de Sangaris et d’Eufor pour sécuriser la capitale. Tout devrait bien se passer.

 

Afrikarabia – Vous êtes à l’initiative de cette Conférence des maires de Centrafrique. Pourquoi une telle réunion et quelles sont ses objectifs ?

 

Yacinthe Wodobodé – L’idée vient de Catherine Samba-Panza lorsqu’elle était maire de Bangui et j’ai poursuivi le projet. Les maires sont plus proches des populations et sont les mieux informés de tout ce qui se passe sur le territoire national. L’objectif est de faire un état des lieux de la situation. Les médias parlent beaucoup de ce qui se passe à Bangui, mais le plus important c’est l’intérieur du pays. Il y a des zones reculées dont nous ignorons pratiquement tout du drame que vivent les populations. Nous allons donc faire le point avec tous ces maires pour préparer l’avenir et reconstruire notre pays. Des décisions seront prises afin d’anticiper le Forum de Bangui de janvier 2015. Nous allons voir comment les maires peuvent contribuer au mieux dans la préparation des futures élections. Les maires sont également en lien avec les acteurs économiques, les notables, les chefs coutumiers, les familles, les autorités religieuses, la société civile… Ce sont donc des atouts considérables pour organiser la réconciliation et la cohésion sociale. Les maires sont des acteurs clés dans leurs localités. Ils peuvent influencer positivement le processus de réconciliation.

 

Afrikarabia – Il y a des fortes disparités entre les villes de l’Ouest du pays qui sont encore sous la coupe des anti-Balakas et celles de l’Est où les ex-Séléka sont encore très présents. Que sait-on de ces zones ?

 

Yacinthe Wodobodé – Fin septembre par exemple, le maire de Ngakobo a été lâchement assassiné par un membre de l’ex-Séléka. Vous évoquez les anti-Balakas, vous évoquez les ex-Séléka, mais il y a aussi la LRA (Lord Résistance Army de Joseph Kony, ndlr) qui sévit encore dans l’extrême Sud-Est de la Centrafrique. D’une manière générale, l’arrière-pays n’est pas suffisamment sécurisée par rapport au dispositif des Nations unies qui est en train de se mettre en place. Notre voeu, c’est que ces contingents se déploient rapidement pour pouvoir redonner confiance aux populations rurales.

 

Afrikarabia – Est-ce que vous craignez comme certains, un risque de partition de la Centrafrique ?

 

Yacinthe Wodobodé – Je ne le crains pas, tout simplement parce que je ne veux pas de partition de mon pays. C’est un projet funeste. Je ne veux même pas y penser. Ceux qui veulent la partition ont trouvé un pays entier en arrivant, pourquoi maintenant veulent-ils des morceaux de pays ?

 

Afrikarabia – Des élections présidentielle et législatives sont prévues pour juin 2015. Au regard de la situation actuelle, ce délai est-il tenable ?

 

Yacinthe Wodobodé -  Une chose est d’organiser des élections, une autre chose est de savoir ce que l’on veut obtenir de ces élections ? Est-ce que le Centrafricain qui ne mange pas suffisamment à sa faim, qui dort à la belle étoile, dont l’enfant ne peut pas aller à l’école… est-ce que l’expression de son suffrage peut lui ouvrir un horizon meilleur ? C’est la question que l’on peut se poser.

 

Afrikarabia – Qu’attendez-vous de la montée en puissance de la mission des Nations unies en Centrafrique (Minusca) qui se met progressivement en place depuis septembre ?

 

Yacinthe Wodobodé – Je suis de ceux qui fondent un grand espoir sur la mission des casques bleus en République centrafricaine. Mais il y a une forte impatience de la population. Le drame que vivent les Centrafricains aujourd’hui appelle une méthodologie des opérations beaucoup plus efficace pour soulager les souffrances du peuple.

 

Propos recueillis par Christophe RIGAUD – Afrikarabia

Ouverture lundi à Bangui de la conférence des maires de Centrafrique

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15 décembre 2014 1 15 /12 /décembre /2014 11:30

 

 

 

APA-Bangui (Centrafrique) - 2014-12-14 12:37:20 Plus de deux-cents enfants, pensionnaires du Centre des enfants malnutris, ont reçu des jouets offerts par Sylvain Patassé, ancien candidat à l’élection présidentielle de la transition de 2014 et par ailleurs fils du défunt président, Ange Félix Patassé.


‘'La Noël est une grande fête des enfants. C'est pour cela que je suis venu aujourd'hui donner des jouets à ces enfants malnutris qui ont aussi droit à s'amuser comme les autres'', a lancé Sylvain Patassé, au cours de la cérémonie de remise des cadeaux tenue au Complexe pédiatrique de Bangui, en présence du staff dirigeant de l'Hôpital.


Placé sous le signe de ‘'Centrafrique nouvel élan'', ce don selon les initiateurs a pour objectif d'attirer l'attention du gouvernement et des partenaires non seulement sur les souffrances de ces enfants malnutris, vivant dans des conditions déplorables mais également sur l'état de dénuement quasi-total de leurs parents.


Le don de jouets vient après celui de lait thérapeutique offert au mois de février 2014 aux enfants malnutris.

 

http://www.apanews.net/news/fr/article.php?id=812119#sthash.hoOKyhLZ.dpuf

RCA : un ancien candidat à la présidentielle offre des cadeaux à 200 enfants malnutris

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15 décembre 2014 1 15 /12 /décembre /2014 11:27

 

 

http://www.marianne.net  Dimanche 14 Décembre 2014 à 16:00

 

Une exposition présentée au Grand Théâtre d'Angers, depuis le 29 novembre, rend hommage au travail de Camille Lepage, photoreporter tuée en République centrafricaine en mai dernier.


Le 12 mai dernier, Camille Lepage, jeune photoreporter de 26 ans, était tuée d'une balle dans la tête en République centrafricaine, alors qu'elle s'apprêtait à réaliser des clichés sur le travail des enfants dans les exploitations diamantifères à la frontière du Cameroun. La ville d'Angers - d'où la jeune fille était originaire -, en partenariat avec l'agence Hans Lucas et l'association Tisseurs d'images, présente à partir du 29 novembre une exposition d'envergure consacrée à ses principales œuvres, réalisées durant les conflits armés de Centrafrique et du Sud-Soudan.

 

Après s'être immergée en 2011 dans l'ambiance électrique des manifestations de la place Tahrir au Caire, Camille Lepage avait été l'une des très rares reporters à s'intéresser au conflit du Sud-Soudan, se rendant notamment auprès des populations bombardées des monts Nouba. Soutenue par l'agence Hans Lucas, elle y développera une conception exigeante de l'art photographique, privilégiant des immersions longues et éprouvantes dans des régions oubliées par les médias occidentaux. En septembre 2013, elle s'installe en République centrafricaine alors qu'une nouvelle guerre civile embrase le pays. C'est dans la région de Bouar, tandis qu'elle est escortée par des miliciens anti-balaka, qu'elle trouvera la mort, dans des circonstances qui n'ont toujours pas été clairement établies. La rétrospective présentée au Grand Théâtre d'Angers permet de prendre la mesure d'une œuvre qui va bien au-delà du simple reportage photographique, ses clichés - pourtant pris dans des conditions très inconfortables - offrant des compositions et des cadres d'une beauté saisissante et quasi picturale.


L'exposition est aussi l'occasion de découvrir des œuvres inédites, ainsi cette étonnante série réalisée à l'occasion d'un défilé de mode à Djouba, capitale du Sud-Soudan. Parallèlement à cet événement, un livre hommage, République centrafricaine : on est ensemble, a été publié, présentant les plus beaux clichés d'une jeune artiste disparue trop tôt, mais dont le courage exemplaire nous aura gratifiés de pépites lumineuses arrachées aux enfers oubliés de notre monde.

Exposition du 29 novembre au 28 décembre, Grand Théâtre d'Angers.

Lu pour vous : Hommage à Camille Lepage

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14 décembre 2014 7 14 /12 /décembre /2014 13:13

 

 

 

Bangui, 14 déc (CAP) – On apprend de source officielle l’extradition hier samedi vers la Belgique du mercenaire belgo-congolais François Toussaint qui oeuvrait aux côtés et pour le compte du chef rebelle Armel Ningatoloum Sayo, aussi paradoxal que cela puisse être, actuellement ministre de la jeunesse et des sports et non moins commandant du mouvement politico-militaire Révolution-Justice.

 

François Toussaint qui est condamné par contumace en Belgique pour « assassinat », avait été arrêté en juillet dernier dans la région de Bouar et détenu à la maison d’arrêt de Ngaragba à Bangui. Il a aussi  pris une part active à la dernière mutinerie des détenus de la prison du mois de novembre, essentiellement due aux anti-balakas pour la plupart et au cours de laquelle plusieurs kalachnikovs (plus d’une dizaine et des grenades) entreposés dans le bureau du régisseur de la prison, ont été récupérés par les insurgés.

 

Rien ne peut justifier la présence dans le gouvernement centrafricain actuel, fût-il de transition, d’un chef rebelle qui a eu officiellement et publiquement recours aux services d’un mercenaire étranger, assassin de surcroît dans son propre pays. Au-delà du fait qu’une telle situation soit politiquement inadmissible, elle est aussi surtout moralement intolérable.

 

On peut aussi étendre ces considérations éthiques à la création de partis politiques dont l’annonce est faite quasiment chaque semaine par certains leaders Séléka et anti-balakas aux mains manifestement souillées de sang, dans le seul but de tenter d’échapper à la justice et pour essayer de prendre part aux élections qui se profilent à l’horizon.  

 

François Toussaint, le mercenaire belge condamné à perpète en Belgique est en prison à... Bangui!

 

http://www.sudinfo.be  Mercredi 26 Novembre 2014 à

 

Le 23 janvier dernier, François Toussaint écopait de la peine de perpétuité pour le meurtre de Manuel Maroquin. Io avait avoué l’avoir tué de deux coups de fusil. Dans la tête. Ce mercenaire n’était pas là pour entendre son jugement. Enfui en Afrique depuis 6 ans, il est aujourd’hui en... prison à Bangui, en République Centrafricaine. Il devrait être extradé en Belgique.

 

François Toussaint (49 ans) a été champion du monde de kung-fu (en Chine) et il a enseigné l’art du tir à de nombreux policiers dans le monde. Il a même suivi une formation au... FBI. Parmi ses professions, il cite encore celle d’instructeur en organisation, planning et stratégies militaire et commerciale. Il a aussi été garde du corps, il prétend avoir été celui de Patrick Bruel.

 

Le 23 janvier, cet homme qui est aussi mercenaire à ses temps perdus faisait défaut lors du procès en cour d’assises de Liège. On y jugeait l’assassinat de Manuel Maroquin en mars 2005. En conflit avec un autre homme, ce dernier avait été tué de deux balles en quittant son domicile de Xhendremael. Toussaint - qui était employé par cet autre homme pour « assurer sa protection » - avait avoué avoir été l’auteur des coups de feu. Il avait été aidé par des complices.

 

Pour ces faits, Toussaint a écopé de la perpétuité... mais il n’était pas là pour entendre la sentence. Sentant que le vent tournait et profitant d’une sortie de prison, l’homme avait pris la poudre d’escampette en 2006.

 

Il est aujourd’hui détenu à la prison de Ngaragba à Bangui qui, lundi, essuyait une mutinerie ! Il devrait être extradé vers la Belgique. Mais rien n’est moins sûr !

 

 

 

CENTRAFRIQUE : UN MERCENAIRE BELGE, CHEF DES MUTINS A LA PRISON DE NGARAGBA.

 

Pendant la mutinerie à la prison de Ngaragba, un homme blanc tres dangereux était à la manœuvre.Il s’agit de François Toussaint (aussi connu sous les noms de David Ngoy et de Kalonda Omanyama), né à Lodja, dans la province du Kasaï-Oriental (centre de la RD Congo) en 1965, est un parfait inconnu de la barbouzerie.

 

Entre novembre 2013 et février 2014, cet homme était conseiller militaire de Révolution et Justice, un éphémère mouvement armé fondé en octobre 2013 par un capitaine des Forces armées centrafricaines (Faca), Armel Sayo aujourd’hui ministre de la République.

 

Né au Congo, François Toussaint est un mercenaire belge qui a fini par refaire surface à Bangui. Un parcours improbable qui lui a valu d’être épinglé par l’ONU.


Condamné le 23 janvier à la prison à perpétuité́ pour homicide par la justice belge, François Toussaint, qui se targue d’avoir été cham- pion du monde de kung-fu et l’ex-garde du corps du chanteur français Patrick Bruel, a été arrété par la force africaine Misca, le 7 juillet, à Bouar.Il croupissait à la prison de Ngaragba en attente de son extradition vers la Belgique, où il doit purger sa peine.

 

Parmi les mutins de la prison de Ngaragba ce mercenaire belge François Toussaint, alias « General Ngoy » a joué un rôle stratégique dans la résistance et les plans d’évasion.


L’histoire de ce mercenaire est atypique. Depuis les faits qui lui sont reprochés dans son pays, Toussaint prend la poudre d’escampette. Il séjourne dans plusieurs pays d’Afrique (Gabon, Burundi et RD Congo). À chaque fois, il s’y rend en tant que travailleur humanitaire. Une couverture. Au Congo, il dit travailler avec une association de lutte contre les viols dans l’Est, mais Kinshasa l’accuse d’avoir entraîné des Maï-Maï dans le Sud-Kivu. Toussaint est arrêté en janvier 2009 avant d’être libéré grâce à la mobilisation d’organisations de défense des droits de l’homme…


Il disparaît ensuite des radars. Dans une vidéo de propagande de Révolution et Justice publiée en décembre 2013, on découvre un homme légèrement bedonnant tout de noir vêtu, talkie-walkie à la main. Toussaint y écoute religieusement le discours prononcé par Armel Sayo devant plusieurs centaines de recrues.


Sa première rencontre avec le militaire centrafricain a lieu au Gabon, en marge de la signature de l’accord de Libreville. Nous sommes en janvier 2013, les rebelles de la Séléka viennent de forcer François Bozizé à s’asseoir à la table des négociations après une offensive éclaire. Ils prendront le pouvoir deux mois plus tard.


Toussaint rejoint alors Sayo au Cameroun avant de pénétrer en territoire centrafricain en novembre de la même année et de mettre en place un camp d’entraînement dans la région de Paoua (Nord-Ouest). Les deux hommes partagent la même conviction : la Centrafrique est désormais sous la coupe de jihadistes. S’ils n’interviennent pas, le pays sera bientôt menacé par Boko Haram. Leurs ennemis : les Peuls et la Séléka.

 

Le discours fait mouche, Révolution et Justice parvenant à recruter plus d’un millier d’hommes, principalement des jeunes du coin. Sous la houlette du charismatique Sayo, autant gourou que chef de guerre, et grâce à la tactique militaire de Toussaint, le groupe prend possession de quelques localités du Nord-Ouest. Mais cela ne suffit pas. Sans source de revenu ni moyen de financement, le groupe se divise et bat en retraite en janvier 2014. La collaboration entre les deux hommes s’arrêtera un peu plus tard, après un énième désaccord. Entre-temps, 

 

L’homme est depuis détenu dans la très perméable prison de Ngaragba, à Bangui, et devrait bientôt être extradé vers la Belgique. Signataire de l’accord de Brazzaville, Sayo a, lui, été nommé ministre de la Jeunesse et des Sports le 22 août.


Les mauvaises langues rapportent que cette mutinerie a été un scenario monté par le Ministre Armel Sayo pour aider son célèbre ami à s’évader. Selon nos informations, des complices dépêchés à Zongo (localité de Rdc en face de la prison) l’attendaient déjà depuis des jours afin de le conduire vers une planque sure.

 

Pourquoi les autorités ont-elles caché l’existence de Toussaint dans cette prison ? Pourquoi ne pas remettre ce dangereux personnage à la justice belge ? Qui a intérêt à ce que Toussaint ne soit pas extradé ? L’enquête ouverte par le parquet pourra t-elle aboutir un jour?


QUI VIVRA ENCORE VERRA


Bangui, le 03 Décembre 2014


Par Joseph LARABO

 

 

(Armel Sayo et François Toussaint, ici en noir sur la seconde photo, passant en revue les éléments de la rébellion Révolution-Justice dans le maquis vers Paoua)

RCA : Le mercenaire belgo-congolais François Toussaint a été extradé de Bangui
RCA : Le mercenaire belgo-congolais François Toussaint a été extradé de Bangui

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