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4 juillet 2016 1 04 /07 /juillet /2016 12:44

 

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Centrafrique-Presse.com
2 juillet 2016 6 02 /07 /juillet /2016 19:55
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH

 

Centrafrique : Le gouvernement regrette la non-exécution par la Minusca des mandats d’arrêt délivrés contre certains criminels

 

http://rjdh.org/  PAR SYLVESTRE SOKAMBI LE 2 JUILLET 2016

 

BANGUI, 02 juillet 2016—Le ministre de la justice, Flavien Mbata a annoncé devant les députés lors de son intervention le jeudi 30 juin dernier qu’une centaine de mandats d’arrêts ont été délivrés contre certains criminels. Le membre du gouvernement a regretté la non-exécution de ces mandats par la Minusca.

 

Selon le ministre de la justice, Flavien Mbata, plusieurs criminels sont visés par des mandats d’arrêt que la justice centrafricaine a délivrés et remis à la Minusca pour exécution « aujourd’hui une centaine de mandat peut être plus ont été délivrés par le parquet à l’encontre des criminels qui continuent de créer le désordre » a annoncé le membre du gouvernement du haut de la tribune de l’Assemblée Nationale. Le membre du gouvernement regrette, cependant l’exécution de ces mandats d’arrêt « jusque-là, ces mandats d’arrêt ne sont pas exécutés et nous sommes bloqués » a-t-il précisé.

 

Le ministre de la sécurité publique a aussi abordé cette question lors de son intervention devant les députés « il y a des mandats qui sont délivrés mais nos partenaires ne les exécutent pas » avance-t-il. Pour le ministre de la justice, tout n’est pas de délivrer des mandats mais il faut les exécuter « si les mandats sont délivrés qu’ils ne sont pas appliqués, cela pose problème et on avance pas » note Flavien Mbata. Le gouvernement centrafricain dit ne pas avoir les moyens pour faire exécuter les mandats délivrés par la justice. 

 

Le porte-parole de la Minusca, interrogé par le RJDH sur la question le mercredi dernier, a renvoyé sans précision la balle dans le camp du gouvernement. Il a évité de confirmer ou d’infirmer l’information faisant état de ce que des mandats d’arrêt à l’encontre des chefs de guerre lui ont été transmis par les autorités.

 

De sources bien informées, le président de la République Faustin Archange Touadéra n’a pas apprécié le fait que la Minusca hésite d’exécuter les mandats qui lui sont transmis. Une source généralement bien informée a confié que le chef de l’Etat centrafricain, lors d’une réunion avec la Minusca a exprimé son mécontentement à ce sujet.

 

La question de ces mandats d’arrêt est survenue après la prise en otage des policiers centrafricains par un groupe armé du km5 dont le chef Issa alias 50-50 serait aussi concerné par ces mesures.

 

 

Centrafrique : Le parlement recommande la restitution aux FACA des armes sous séquestre à la Minusca

 

http://rjdh.org/ PAR JEAN FERNAND KOENA LE 2 JUILLET 2016

 

Bangui le 2 juillet (RJDH)—Les députés centrafricains ont demandé à la Minusca de restituer aux forces armées centrafricaines, les arme qu’elles a pu récupérer.  C’est la recommandation forte que la représentation nationale a faite à l’endroit de la  Minusca.

 

Pour les députés, les armes récupérées auprès des groupes armés doivent être mises à la disposition des Faca pour la sécurisation du pay« le parlement recommande la mise à disposition des Faca des armes sous séquestre à la Minusca » peut-on lire dans les recommandations lue à la clôture de la session extraordinaire du parlement sur la sécurité.

 

Les élus de la nation pensent que les autorités ont besoin de ces armes pour assurer la sécurité des biens et des personnes sur toute l’étendue du territoire « nous exigeons que ces armes soient rétrocédées au gouvernement afin de permettre aux Faca de protéger la population civile » a expliqué un élu à la fin de la session.  

 

Dans leurs recommandations, les députés ont exigé du gouvernement la mise en place rapide de la Cour Pénale spéciale et de facilitation du retour des déplacés.

 

Le président de l’Assemblée Nationale, dans son discours de clôture a exprimé sa volonté d’initier un cadre de concertation sur les questions sécuritaires dans lequel se retrouveront le gouvernement, le parlement et la Minusca.

 

Au sortir de la session, le ministre de la sécurité publique Jean Serge Bokassa dit mesurer l’indignation des élus et promet des mesures drastiques pour garantir la sécurité dans le pays.

 

L’Assemblée Nationale a été convoquée en session extraordinaire du 27 juin au 1er juillet suite au regain de violence à Bangui et dans plusieurs viles de l’arrière-pays, deux semaines plutôt.

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2 juillet 2016 6 02 /07 /juillet /2016 13:36

 

 

 

Bonjour Monsieur le Ministre soyez les bienvenus en RCA vous venez d’être reçu par le chef de l’Etat, êtes-vous porteur d’un message ? Si oui le quel?

 

J’ai effectivement été reçu par le Président de la RCA, Monsieur TOUADERA que j’avais d’ailleurs reçu à Paris juste après son élection.  Il n’était pas encore investi, mais il était passé à Paris et j’avais eu  beaucoup de plaisir à le rencontrer.  Il m’a donc fait  honneur  de me rencontre avec M. l’Ambassadeur de France, à l’instant nous avons beaucoup discuté des situations Centrafricaines, je lui ai d’abord apporté  un message de soutien, de solidarité et d’amitié très chaleureuse de la part du Président Hollande et je lui ai dit bien sûre, au Président Centrafricain que la France est aux côtés de la Centrafrique depuis longtemps et pour longtemps.

 

La France fait part des nations qui sont les plus actives, qui ont la volonté de redresser la République centrafricaine. Nous sommes évidemment donateurs aux Fonds Bekou. C’est un fonds sur lequel nous avons travaillé hier avec l’Union Européenne. Nous aidons aussi directement la Centrafrique, en bilatéral comme on dit. La France aide la Centrafrique directement avec l’aide budgétaire, nous contribuons aux fonds Bekou dont je viens d’en parler, nous mobilisons aussi les institutions financières internationales.

 

J’ai rencontré hier le représentant de la banque mondiale, qui est en train de mobiliser une somme extrêmement importante qui pourrait être apportée à la Centrafrique dès l’année prochaine pour l’aider à se redresser, à se relever après les dernières épreuves qu’elle a subies, donc ce que j’ai dit au Président Touadéra, c’est que, nous français nous sommes confiants dans l’avenir de la Centrafrique. Vous avez une population jeune, des dirigeants bien élus, démocratiquement élus à commencer par le Président qui ont la volonté de redresser leur pays, vous avez beaucoup d’atouts pour réussir, une communauté internationale solidaire qui est là pour vous aider.

 

Le seul vrai problème, c’est un problème important, que nous avons évoqué avec le président Touadera. C’est qu’il y a encore des rebelles armés qui empêchent l’Etat Centrafricain de faire son travail notamment dans le Nord et l’Est du pays. Et puis, pour être encore plus clair, nous nous sommes interrogés avec le Président Touadera sur le rôle de la MINUSCA. Le rôle de la MINUSCA est de ramener la paix dans le pays, le rôle de la MINUSCA est de faire en sorte, que les groupes armés soient mis hors d’Etat de nuire. Or à ce jour la vérité oblige à dire que ce n’est  pas le cas. Donc il faut absolument que les choses s’améliorent. J’en ai parlé hier avec la représentante spéciale des Nations Unies, enfin  l’adjointe Madame Corner, qui est consciente que tout ne fonctionne  pas comme cela devrait fonctionner et qui est consciente du fait qu’il faut que la MINUSCA soit plus active, plus combative entre guillemets, les soldats ne sont pas là pour faire la guerre, mais ils sont là pour ramener la paix. Or aujourd’hui dans certains territoires du pays, la paix n’est pas ramenée en Centrafrique et si la paix ne revient pas, si la sécurité ne revient si le calme ne revient pas dans tout le territoire du pays, cela pose de problème de savoir si les bailleurs internationaux vont répondre au présent. Parce que pour obtenir de l’aide internationale de la part de L’Union Européenne, la Banque Mondiale, il faut bien sur un pays calme, un pays pacifique où le climat des affaires soit bon pour que les investisseurs puissent venir travailler en Centrafrique. Aujourd’hui ce n’est pas le cas Monsieur l’Ambassadeur de France m’avait alerté sur ce sujet, il avait bien raison parce que depuis mon arrivée en Centrafrique, je me rends compte, que le seul vrai problème c’est celui, là c’est celui de ces rebelles armés qui sont toujours-là, qui ne sont pas désarmés, qui violent la loi, qui empêchent l’économie régulière, l’économie normale de fonctionner, qui font vivre une espèce d’économie parallèle à base de trafic et de rackets.

 

Tout ça est insupportable et tout cela compromet gravement l’avenir de la Centrafrique, donc ce problème, il a une solution. La solution, c’est que la MINUSCA, donc les Nations Unies fassent leur travail, complètement en désarmant ces groupes pour permettre aux populations Centrafricaines de vivre enfin dans la paix et surtout à la Centrafrique de retrouver le chemin du développement.

Propos du ministre français André Vallini à sa sortie d’audience avec le président Faustin Touadéra
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2 juillet 2016 6 02 /07 /juillet /2016 13:06

 

 

 

Nous,

 

Députés de la Nation, réunis en session extraordinaire par Décret n° 16.278 du 27 juin au 1er juillet 2016 à notre demande avec un seul point inscrit à l’ordre du jour, à savoir la question sécuritaire qui préoccupe la représentation nationale après le retour à l’ordre Constitutionnel :

 

– Considérant les articles 1 et 5 de la Constitution du 30 mars 2016 relatifs au respect et à la protection de la personne humaine ainsi que de la liberté d’aller et venir ;

 

– Considérant que les récents évènements survenus tant à Bangui que dans certaines localités de l’arrière-pays constituent des sujets de sérieuses préoccupations pour les représentants du peuple ;

 

– Considérant la résurgence des groupes armés en dépit de la signature des accords de cessation des hostilités et de D.D.R.R ;

 

– Considérant la recrudescence d’actes de violences entrainant des pertes en vies humaines, la destruction des biens publics et privés, le déplacement des populations civiles, la violation des droits humains, la séquestration des agents de l’Etat dans l’exercice de leurs fonctions ayant pour corolaire l’affaiblissement de l’autorité de l’Etat ;

 

– Soucieux de l’impérieuse nécessité de réaliser le Désarmement, la Démobilisation, la Réinsertion et le Rapatriement des ex combattants ;

 

– Considérant les Résolutions 2127 et 2149 du Conseil de Sécurité des Nations-Unies ;

 

– Considérant l’accord du Comité de Sanction des Nations-Unies relatif à la récupération de nos équipements militaires ;

 

– Considérant l’état de vérification de nos Forces Armées par le comité composé de la MINUSCA, de SANGARIS et de l’EUMAM ;

 

– Considérant la détention de nos armes par la MINUSCA en dépit de l’envoi en formation des FACA et des Forces de sécurité intérieures sur la gestion des armes ;

 

– Préoccupés par l’impunité des auteurs de crimes et violations graves des droits humains ;

 

– Notant la ferme volonté du Gouvernement de faire de la lutte contre l’impunité l’un des axes majeurs de sa politique ;

 

– Soucieux de doter notre pays de forces de défenses et de sécurités républicaines et professionnelles ;

 

– Résolus à contribuer à la stabilité des nouvelles institutions républicaines, à la restauration de la sécurité, de la paix durable et à la cohésion sociale ;

 

RECOMMANDONS :

 

1.     AU GOUVERNEMENT

 

2.     De veiller au respect et à la protection de la personne humaine ainsi qu’au respect de la liberté d’aller et venir ;

 

3.     De travailler de concert avec la Communauté internationale pour assurer la défense de l’intégrité du territoire et la protection des populations civiles et des biens ;

 

4.     D’accélérer la mise en œuvre du plan d’urgence de sécurité intérieure et d’assurer le renforcement de l’effectif et des capacités de nos forces de sécurité intérieures ;

 

5.     D’accélérer le processus d’opérationnalisation de la Cour Pénale Spéciale ;

 

6.     D’adopter et de mettre en œuvre dans les meilleurs délais la politique nationale de sécurité ;

 

7.     D’adopter le programme D.D.R.R et de créer un département ministériel à cet effet afin de permettre son contrôle démocratique ;

 

8.     De rechercher dans un délai raisonnable des solutions au retour des déplacés internes et des réfugiés centrafricains.

 

9.     D’élaborer et de mettre en œuvre à court et moyen terme une stratégie nationale de restructuration et de redéploiement des FACA.

 

10.                       A LA COMMUNAUTE INTERNATIONALE

 

11.                       De passer à l’application urgente et stricte par la MINUSCA des Résolutions 2127, 2134 et 2149 du Conseil de Sécurité des Nations-Unies ;

 

12.                       De faire restituer au Gouvernement par la MINUSCA l’intégralité des armes saisies ;

 

13.                       De procéder à la levée de l’embargo sur les armes dans les meilleurs délais ;

 

14.                       D’appuyer l’opérationnalisation de la Cour Pénale Spéciale ;

 

15.                       De mettre en place un cadre d’échange et de concertation entre l’Exécutif, l’Assemblée Nationale et la MINUSCA sur la question sécuritaire ;

 

16.                       De poursuivre l’appui multiforme aux efforts du Gouvernement.

 

Fait à Bangui, le 1er juillet 2016

 

Pour les Députés,


Le Président l’Assemblée Nationale


Abdou Karim MECKASSOUA

 

Assemblée Nationale De La République Centrafricaine

 

CENTRAFRIQUE : LES RECOMMANDATIONS DES PARLEMENTAIRES AU POUVOIR ET À LA MINUSCA
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2 juillet 2016 6 02 /07 /juillet /2016 12:41

 

 

Par Jacques Deveaux@GeopolisFTV | Publié le 01/07/2016 à 16H16

 

Les tensions reprennent en Centrafrique, à l’heure où la France annonce le retrait de ses forces de l’opération Sangaris. Des affrontements ont eu lieu dans le nord du pays et également à Bangui, provoquant la mort de plusieurs personnes.


Une vingtaine de personnes ont été tuées les 19 et 20 juin dans le nord, lors de combats opposant d'ex-Séléka à des Peuls armés, qui mènent régulièrement des représailles en réaction à des vols de bétail. Plusieurs factions dissidentes de l’ex-Séléka poursuivent les coups de main dans leur fief du Nord et de l’Est. On évoque notamment le Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique mené par Nourredine Adam.

 
Voleurs de bétail

 

Selon la gendarmerie de Kaga Bandoro, dans le secteur où ont eu lieu ces échauffourées, la transhumance annuelle est à l’origine de ces affrontements. Les éleveurs peuls sont armés pour conduire leurs troupeaux et se protéger des voleurs. Ils viennent du Cameroun ou du Tchad pour faire paître leur bétail dans le nord de la Centrafrique. Alliés de circonstance avec des bandes issues de l’ex-Séléka, ils n’hésitent pas à mener des représailles dans les villages dont sont originaires les voleurs de bétail.

 
Violences à Bangui

 

Mais les violences touchent aussi la capitale. Ainsi dans le PK5, le quartier musulman de Bangui, le 20 juin 2016, un groupe «d’autodéfense» a pris en otage six policiers«Des groupes armés détiennent toujours des armes de guerre en quantité» selon Jean-Serge Bokassa, le ministre de la Sécurité. Et ces groupes posent des problèmes aux casques bleus de la Minusca qui doivent s’interposer. Et cette fois, l’intervention a fait sept morts et une vingtaine de blessés.

 
En fait, la situation politique n’a pas beaucoup progressé depuis le retour au calme de 2015. Le gouvernement tente de négocier depuis des mois ce qu’il appelle le DDR pour: désarmement, démobilisation, réinsertion. La population a peur, et sent revenir les pires moments de 2013. Le désengagement de la France ne va rien arranger pensent certains. Il ne restera plus que 350 hommes contre 2500 au plus fort des tensions. La Minusca restera seule en première ligne.

Centrafrique: Paris retire des troupes tandis que les tensions reprennent
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2 juillet 2016 6 02 /07 /juillet /2016 12:37

 

 

01 juillet 2016

 

Les Nations unies ont annoncé vendredi avoir lancé une enquête sur deux nouveaux cas d'agressions sexuelles présumées de mineurs par des Casques bleus en Centrafrique, qui font déjà l'objet d'accusations similaires.

 

Les accusations datent de mai et les agressions présumées se seraient produites dans la région centrale de Kemo, a précisé le porte-parole de l'ONU Stéphane Dujarric.

 

"La mission a été informée de deux nouvelles allégations dans la région impliquant deux mineurs", a-t-il dit.

 

L'une des victimes n'a que 12 ans et l'autre "moins de 18 ans", a précisé un responsable de l'ONU sous couvert de l'anonymat. C'est une organisation non gouvernementale qui a transmis ces informations à l'ONU, selon ce responsable.

 

Le porte-parole n'a pas précisé le nombre de Casques bleus soupçonnés de ces abus ni leur nationalité. Mais les soldats de la mission de l'ONU en Centrafrique (Minusma) déployés dans la région de Kemo viennent du Gabon et du Burundi.

 

L'ONU va transmettre ces allégations aux pays concernés et leur demander d'envoyer des enquêteurs sur place pour établir les faits.

 

Au total, 106 personnes se sont plaintes d'agressions sexuelles ou d'exploitation par des Casques bleus dans la région de Kemo, principalement en 2014 et 2015.

 

Les enquêteurs de l'ONU sur place ont interrogé ces derniers mois une cinquantaine de témoins.

 

Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon avait renvoyé l'an dernier le chef de la Minusca, dont des Casques bleus sont soupçonnés d'avoir violé des mineures.

 

Quelque 12.000 hommes servent dans la Minusca, qui a pris le relais d'une force de maintien de la paix de l'Union africaine en septembre 2014.

 

Le dernier rapport annuel du secrétaire général de l'ONU recensait 69 cas au total d'agressions sexuelles commises par des Casques bleus en 2015, en "nette augmentation" par rapport à 2014.

 

A elles seules, deux missions cumulent la moitié des cas: la Minusca en Centrafrique et la Monusco en République démocratique du Congo.

 

Un haut responsable de l'ONU, Anders Kompass, directeur des opérations du Haut commissariat de l'ONU pour les droits de l'homme, a démissionné début juin pour protester contre "la totale impunité" concernant les cas de viols sur des enfants commis par des Casques bleus en Centrafrique.

 

M. Kompass est à l'origine de la fuite d'un rapport confidentiel de l'ONU sur les "abus sexuels sur des enfants par les forces armées internationales", qu'il avait transmis à la justice française en juillet 2014, estimant que l'organisation tardait à agir.

 

Avec AFP

Enquête sur deux nouveaux cas d'agressions sexuelles présumées de mineurs par des Casques bleus en Centrafrique
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2 juillet 2016 6 02 /07 /juillet /2016 12:33

 

                                         

Depuis l'assaut des groupes armés consacrant l'accession de la coalition militaire à la magistrature suprême en 2012, ma chère nation a connu une crise inqualifiable qui a transformé tous les indicateurs d'un digne État au rouge. L'Etat a perdu son autorité, les droits de l'homme piétinés, les femmes voilées, des meurtres et des assassinats, l'insécurité galopante...bref, un pays de non-droit.

 

La communauté internationale et les institutions financières internationales ont aidé la Centrafrique à travers une transition politique chaotique à rétablir l'ordre constitutionnel, la sécurité et la quiétude. Le constat   de ces derniers temps montre que la sortie de la crise est en crise pour de multiples raisons. La fragilité sécuritaire est la conséquence de la passivité, du laxisme, de l'hésitation, du manque de courage politique, du manque de fermeté des nouvelles autorités. Nous remarquons à contrario la ferme volonté de trouver des solutions idoines à la crise mais le gouvernement ne sait par où commencer.

 

Face à cette perte de repères, les représentants du peuple à l'assemblée nationale ont pris l'initiative de convoquer le gouvernement sur la base des dispositions constitutionnelles. La démarche parlementaire est louable, efficace mais inadaptée. La convocation du gouvernement devant les parlementaires consiste à auditer, évaluer à mi-parcours les actions ou programmes du gouvernement alors que ce dernier, depuis leur mise en place couronnée par la validation de leur programme par les parlementaires est resté inerte et inanimé.

 

Quel est l'acte positif que le gouvernement a posé en faveur de la paix ? En cas de réponses affirmatives, quels sont les effets ou impacts ? Le ministre de La Défense est inexistant sur les dossiers sécuritaires, celui de l'intérieur et de la sécurité publique ne cesse de s'embourber et passe son temps à condamner les actes criminels tout en saupoudrant des mesures non adaptées à la réalité du terrain. Le ministre de la justice ignore quant à lui qu'il est le garant du respect des droits de l'homme et de la restauration de l'autorité de l'Etat...bref, le garde des sceaux. Dès lors que la justice a identifié les criminels et ennemis de la paix qui défient l'autorité de l'Etat, quel est la conduite à tenir ?

 

Avec cette recrudescence de l'insécurité,  on a l'impression de revenir à la case départ. Sur le terrain, les opérations militaires des forces internationales ne donnent pas satisfaction car leur rôle ambigu dépend largement de la politique et relation internationale. L'ambiguïté de leur rôle explique l'embargo imposé sur les armes nonobstant les nombreuses garanties présentées par notre pays.

 

Face à ce désordre dans l'ordre, le gouvernement doit prouver sa capacité à gérer la crise et doit prendre conscience que la sécurité du peuple n'est pas négociable. En attendant le financement du désarmement des groupes armés, le gouvernement doit créer un espace de dialogue avec les délégués représentatifs des groupes armés sur la base d'un programme chronologique clair. Il ne faut pas oublier que le désarmement est généralement mené dans le cadre d'un accord bilatéral ou multilatéral.

 

Devant la complexité de la crise centrafricaine, nous nous permettons de vous proposer une révision à court terme de la constitution en vue d'instituer un régime civil d'état de crise. Parallèlement, l'instauration d'un Etat d'urgence prolongée pourra se révéler utile pour pacifier et désarmer de force les zones sensibles. L'état d'urgence doit trouver un équilibre entre sécurité et liberté en procédant à des perquisitions administratives et des assignations à résidence, etc...

 

Quant à vous Monsieur le premier ministre, vous devriez éviter le politiquement correct car à l'image d'une compétition de football, un sélectionneur ou un entraîneur n'a pas nécessairement besoin de la mi-temps pour faire un changement ou de faire un recadrage alors que son équipe est entrain de sombrer. Ces différents tâtonnements pourraient contribuer au rétablissement rapide de la sécurité sur l'ensemble du territoire national. Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites pas que c'est moi.                           

 

Bruxelles, le 01 Juillet 2016.

 

Bernard SELEMBY DOUDOU

 

Juriste, Administrateur des Elections

 

CENTRAFRIQUE : LA SORTIE DE LA CRISE EST EN CRISE par Bernard SELEMBY DOUDOU
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1 juillet 2016 5 01 /07 /juillet /2016 17:42

 

NOTE D’INFORMATION

 

 

Bangui, le 1er juillet 2016 - Le Secrétaire général adjoint des Nations Unies chargé de l’appui aux missions, Atul Khare est arrivé à Bangui ce 1er juillet 2016 pour une mission de cinq jours.

 

Cette première visite à la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA), permettra au Secrétaire général adjoint de mieux appréhender les défis logistiques de la Mission et d’aborder la mise en œuvre du prochain mandat de la MINUSCA. L’actuel mandat est en vigueur jusqu’au juillet 2016.

 

Le Secrétaire général adjoint sera reçu par les plus hautes autorités centrafricaines ainsi que les membres de la Communauté internationale. Une visite de terrain est également prévue à Bambari, notamment aux contingents qui y sont déployés.

 

Atul Khare a été nommé à ce poste par le Secrétaire général de l’ONU, M. Ban Ki-moon, le 7 janvier 2015. M. Khare était avant cela Représentant spécial du Secrétaire général au Timor-Leste et Chef de la Mission intégrée des Nations Unies dans ce pays (MINUT), avec rang de Secrétaire général adjoint, de 2006 à 2009.  Il avait travaillé auparavant comme Chef de Cabinet du Représentant spécial adjoint du Secrétaire général à la Mission d’appui des Nations Unies au Timor oriental (MANUTO).

 

______________________________________________________________________________

Bureau de la Communication et de l'information publique 

 

MINUSCA | Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine 

 

https://minusca.unmissions.org  | @UN_CAR | https://www.facebook.com/minusca.unmissions

 

LE CHEF DU DEPARTEMENT D’APPUI AUX MISSIONS DE PAIX DE L’ONU EST A BANGUI
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1 juillet 2016 5 01 /07 /juillet /2016 17:21
Nouvelles nationales sur RJDH
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Centrafrique : Un véhicule de transport attaqué par des hommes armés entre Kabo et Kaga-Bandoro

 

http://rjdh.org/ PAR SYLVESTRE SOKAMBI LE 1 JUILLET 2016

 

BANGUI, 1er juillet 2016 (RJDH)—Un véhicule de transport en commun a été attaqué jeudi dernier entre Kabo et Kaga-Bandoro par des hommes armés non identifiés. Plusieurs personnes ont été tuées lors de cette attaque.

 

De sources sécuritaires bien informées, le véhicule avait quitté Kabo à destination de Kaga Bandoro. Il est tombé, selon une source locale dans une embuscade tendue par les assaillants au village Ndissi situé à 45 km de Kabo. Selon les informations du RJDH, neuf personnes ont été tuées lors de cette attaque «  il yavait onze personnes à bord de ce véhicule mais neuf ont été tuées par  ces hommes armés. Les trois survivants ont regagné la ville de Kabo » a confié un notable que nous avons pu joindre.

 

Les assaillants, de sources généralement bien informées, portaient des tenues militaires et ils étaient lourdement armés. Les sources sécuritaires jointes dans la ville de Kabo attribuent cette attaque aux éléments fidèles à Baba Ladé, alliés aux combattants de l’UPC, une des branches de l’ex-Séléka dirigée par Ali Darass.

 

Cette attaque est signalée deux semaines après l’assassinat dans la même localité de deux jeunes commerçants.

 

 

Des Centrafricains réfugiés au Tchad, bloqués à Garoua-Mboulai sur le chemin du retour au pays

 

http://rjdh.org/ PAR FRIDOLIN NGOULOU LE 1 JUILLET 2016

 

BANGUI, 1er Juillet 2016 (RJDH)—Plus d’une centaine  de Centrafricains réfugiés entre temps au Tchad, sont bloqués à Garoua-Mboulai, ville faisant frontière entre la RCA et le Cameroun. Ces derniers appellent à l’aide des autorités centrafricaines et des ONG.  

 

Ces réfugiés, selon nos informations sont arrivés à Garoua-Mboulai, ville camerounaise faisant frontière avec la RCA, depuis le 19 juin dernier. Idriss Bitty, l’un d’eux se présentant comme porte-parole de l’équipe, a confié que le groupe est bloqué  à cause des évènements survenus la semaine dernière au km5, « nous sommes là pour rentrer à Bangui mais les évènements au Km5 nous ont bloqués ici » explique-t-il.

 

Ces réfugiés, selon la même source, ne vivent depuis leur arrivée qu’avec leurs propres frais « nous n’avons reçu aucune aide depuis notre arrivée. Nous avons loué des maisons et vivons avec nos propres moyens qui sont limités » précise Idriss.

 

Ces derniers souhaitent que le gouvernement assure leur escorte jusqu’à Bangui, « même si on sait que nos maisons ont été détruites, mieux vaut rentrer, installer des bâches sur nos terrains et reprendre les activités que de continuer à vivre dans des conditions très déplorables au Tchad. On invite le gouvernement à nous faire conduire jusqu’à Bangui, c’est cela notre demande aujourd’hui », a-t-il lancé.

 

L’arrivée de ces réfugiés centrafricains à Garoua-Mboulai, a été confirmée par une source locale jointe par le RJDH « ils sont nombreux à arriver ici et ils attendent l’aide des humanitaires pour rentrer à Bangui » explique cette source. Ces réfugiés, selon une source proche du commissariat de Béloko, ville centrafricaine faisant frontière avec le Cameroun, ne sont pas encore enregistrés par la police centrafricaine basée à la frontière « nous n’avons pas encore enregistré ces personnes. Elles sont restées de l’autre côté » a fait savoir cette source.

 

Au HCR à Bangui, on prend ces informations comme une alerte « nous n’avons pas encore des informations précises sur ces réfugiés qui souhaitent rentrer au pays. Comme ils sont encore du coté camerounais, nous prenons cette information comme alerte et nous ferons ce qu’il faut faire » explique une source au HCR qui a souhaité garder l’anonymat.

 

Selon les informations RJDH, parmi ces réfugiés volontaires pour le retour, il y a des habitants de Bangui, Boda, Berberati, Nola, Bambari, Boali et Ndélé.

 

A la mi-juin, 110 Centrafricains réfugiés au Congo Brazzaville et 97 du Cameroun et du Tchad sont volontairement rentrés à Bangui. Au Tchad, selon les dernières données publiées par le HCR, 100.000 Centrafricains sont réfugiés au Tchad.

 

 

Centrafrique : L’ONG américaine IRI accorde une subvention au RJDH

 

http://rjdh.org/ PAR NOURA OUALOT LE 1 JUILLET 2016

 

BANGUI, 01 juillet 2016 (RJDH)—Le Réseau des Journalistes pour les Droits de l’Homme RJDH a reçu une subvention de la part de l’ONG américaine Institut Républicain International (IRI). Le directeur-pays de IRI Nicolas Tenda et le coordonnateur du RJDH Thierry Khonde ont signalé CET accord de partenariat le 17 juin 2016 à Bangui.

 

Cette subvention est accordée au RJDH dans le cadre de suivi des institutions démocratiquement issues des élections spécifiquement le parlement. Selon le représentant pays de IRI, cet appui va permettre au RJDH de renforcer ses capacités opérationnelle afin de pouvoir communiquer sur les activités du parlement pour permettre à la population de savoir ce que fait le nouveau parlement « une des tâches fondamentales des médias est de participer à la communication transparente de manière à ce que les activités de l’Assemblée Nationale puissent être portées à la connaissance des citoyens. C’est ce qui pourra être fait à travers ce projet. Il y aura aussi la couverture des activités de la société civile sur  le terrain, afin de permettre aux nouvelles institutions de connaitre les revendications, les attentes, les problèmes et l’espoir de la population », a expliqué Nicolas Tenda.

 

Le directeur-pays de IRI a indiqué qu’à travers ce projet, son organisation a choisi de travailler sur le renforcement de capacité des députés et de l’Assemblée Nationale ainsi que sur le lien entre les députés et leurs circonscriptions.

 

Le coordonnateur du RJDH, Thierry Khonde s’est félicité de la signature de cet accord qui pour lui sonne comme une marque de confiance à l’égard de l’organisation qu’il dirige. Ce dernier promet de tout mettre en œuvre pour atteindre les objectifs de ce projet « nous allons tout mettre en œuvre au RJDH pour communiquer sur les activités du nouveau parlement afin qu’à chaque étape, la population où qu’elle se trouve sache ce qui se passe. Notre détermination est que tous les objectifs de ce projet soient atteints » promet-il.

 

Le montant de cette subvention s’élève à 69476 dollars soit environ 41.667.027 millions de Fca.

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1 juillet 2016 5 01 /07 /juillet /2016 13:14

 

 

http://www.radiondekeluka.org  jeudi 30 juin 2016 15:30

 

154 hommes du Front Démocratique du Peuple Centrafricain (FDPC), du général Abdoulaye Miskine ont décidé d'abandonner la lutte armée. Ces hommes avec leurs équipements de guérilla ont quitté le maquis et sont regroupés depuis plus d’un mois au village Zoukombo, localité située à une centaine de kilomètres de Bouar sur l'axe Garoua-Boulai (Ouest).


« Depuis les élections, il n'y a pas eu d'incidents dans la région de Baboua notamment sur l'axe Bouar – Cantonnier, ce qui nous a poussé à sortir pour prouver à tous les centrafricains que nous voulons la paix et la sécurité », a déclaré René Gustave Nguebémadji, porte-parole du FDPC.

Alors que les uns et les autres s’interrogent sur cette subite prise de conscience de ces membres du FDPC, le porte-parole dudit mouvement explique que c'est la cause nationale, notamment celle de la paix dans le pays qui justifie cette action. « Nous avions à cœur la situation dégradante de la Centrafrique. Avec une conscience nationale, on devrait ramener la paix de manière définitive dans ce pays », a-t-il indiqué avant de solliciter du gouvernement centrafricain « une aide d'urgence » pour leur « permettre de subsister » car,  poursuit-il « cela fait un mois et 8 jours que nous sommes sortis à Zoukombo et on vit difficilement mais on persévère toujours ». 


Interrogé au sujet du Kidnapping du sous-préfet, du maire et d’un pasteur de Baboua, René Gustave Nguebémadji  décline la responsabilité du FDPC dans ce rapt. « … ce n'est pas nous qui avions enlevé le sous-préfet, le Maire et le pasteur de Baboua contrairement à ce qui se dit », a-t-il expliqué précisant qu'en Centrafrique il y a « des hommes armés de différents calibres qui sont dans la brousse, n'importe qui peut agir selon ses vœux ».


Et le porte-parole du FDPC de proposer au gouvernement le partenariat de ses hommes afin de patrouiller dans la région : « Si le gouvernement nous prend en main, nous saurions comment patrouiller la région de Baboua pour y vérifier ce qui se passe », a-t-il conclu.

Centrafrique : 154 hommes du FDPC abandonnent la lutte armée
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