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20 octobre 2019 7 20 /10 /octobre /2019 11:57
Centrafrique, de nouveaux combats fratricides entre groupes armés
Centrafrique, de nouveaux combats fratricides entre groupes armés
Centrafrique, de nouveaux combats fratricides entre groupes armés

 

Lu pour vous

 

https://mondafrique.com By Aza Boukhris - 19 octobre 2019

 

Dans le nord-est du pays, deux groupes armés, signataires de l’Accord de paix et de réconciliation du 6 février 2019, se livrent à des combats sanglants

Pour l’Unicef et de nombreuses Ong, la reprise des combats dans le nord-est de la Centrafrique est désastreuse pour la population. Que cache cette situation aussi dramatique qu’ubuesque ?

Le chef historique de la Séléka en mauvaise posture

Depuis début septembre 2019, dans la région des Trois-frontières (Soudan, Tchad, RCA), les combats opposent le Mouvement des libérateurs centrafricains pour la justice (MLCJ) ayant pour chef, Gilbert Toumou Deya, ministre chargé des groupes armés dans l’actuel gouvernement de Firmin Ngrebada, au Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique ( FPRC), avec Nourredine Adam leur chef historique et ancien leader de l’ex-Seleka qui a renversé le régime du général Bozize et de son premier ministre Faustin-Archange Touadera. Cette fois-ci, il s’agit d’affrontements inter communautaires non dénués d’objectifs politiques.


Les affrontements opposent les Kara (MLCJ) au Rounga (FPRC). La montée en puissance du MLCJ, avec le recrutement de mercenaires soudanais et tchadiens et un armement moderne venant du Soudan, n’avait pu être stoppée par le FPRC, jusqu’alors hégémonique dans la région. La mise en déroute d’un important convoi d’armes venant du Darfour, à Am-Dafock, et les combats qui s’en suivirent, le 14 juillet 2019, ne permirent pas  au FPRC de prendre le dessus sur le MLCJ. Les nouveaux combats du 14 octobre 2019, autour de Am-Dafock, ont confirmé la suprématie du ML

De nombreuses interrogations

L’étincelle qui déclencha les combats de septembre fut l’assassinat, le 29 août 2019, par des éléments du FPRC (Rounga), du fils du sultan-maire de Birao ( Kara). La ville de Birao a été immédiatement le théâtre d’affrontements sanglants obligeant la population de cette ville et de ses alentours à fuir en brousse. Dans une indifférence générale et notamment des autorités de Bangui, ces dizaines de milliers de personnes sont actuellement dans le dénuement le plus total. Des interrogations sur cette guerre fratricide

Cette nouvelle vague de violences montre les limites de l’Accord de paix et de réconciliation du 6 février 2019. Elle pose aussi des questions.
Très curieusement, le FPRC de Nourredine Adam, qui fut un acteur majeur dans les pourparlers de Khartoum, en liaison étroite avec les négociateurs russes, semble être en difficulté tandis que le MLCJ jouit d’une certaine mansuétude.


– le ministre Gilbert Toumou Deya , chef de guerre du MLCJ à Birao et membre du gouvernement à Bangui, bénéficie curieusement de ce double statut, pourtant incompatible avec l’Accord de Khartoum.


– la Minusca reste peu visible dans ces affrontements mais, en revanche, a arrêté quatorze membres du FPRC et a remis à la justice centrafricaine, sur mandat du Procureur général de Bangui,  huit de ces éléments, pour être jugés. Aucun membre du MLCJ n’a, à ce jour, été arrêté.


– le ministre Gilbert Toumou Deya, chargé des groupes armés, est en contact permanent avec la Minusca et les garants de l’Accord de Khartoum. En revanche, le chef militaire du FPRC, Abdoulaye Hissene, sous sanctions centrafricaines et internationales, est dans une situation délicate, dans la perspective de l’application de ces sanctions.


– le MLCJ réclame l’intervention des Forces armées centrafricaines et des Forces de sécurité intérieure afin de consolider son avantage sur ces territoires conquis au FPRC. 

Un nouveau contexte

L’extrême nord-est de Centrafrique a toujours été une région sous-administrée et sujette à des combats intercommunautaires. Déjà en 2002, l’assassinat du maire de Birao avait été le point de départ à une décennie de combats entre Rounga, Goula, Djandjawids darfouriens et tribus arabes tchadiennes.  Le nouvel embrasement de cette région vient après la signature de l’Accord de Khartoum qui connaît des retards d’application et après la visite du président Touadera, le 26 juin 2019, à Birao qui assurait le retour à la paix. Il vient aussi après la chute d’Omar Al-Bechir qui avait accueilli les plénipotentiaires centrafricains pour s’accorder sur un document qui leur avait été proposé. A Khartoum, la Russie est désormais moins influente et le Conseil souverain a décidé de fermer la frontière avec la République centrafricaine, coupant ainsi les rebelles centrafricains de leurs sanctuaires soudanais et compliquant les va-et-vient des Russes. Ce contexte qui a donc sensiblement évolué depuis le début 2019 n’est probablement pas étranger à la lutte armée entre un FPRC très fragilisé et un MLCJ qui semble s’installer durablement dans cette région. Nul doute que le prochain processus électoral pourrait bien être impacté par ces luttes armées et la campagne du président Touadera ne devrait pas être « un long fleuve tranquille »…

 

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20 octobre 2019 7 20 /10 /octobre /2019 11:56
La garnison pilote de Bouar désormais opérationnelle
La garnison pilote de Bouar désormais opérationnelle
La garnison pilote de Bouar désormais opérationnelle
La garnison pilote de Bouar désormais opérationnelle
La garnison pilote de Bouar désormais opérationnelle
La garnison pilote de Bouar désormais opérationnelle

 

 

La garnison pilote de Bouar désormais opérationnelle: 27 bâtiments et 7 armureries réalisés par l’Union européenne remis au gouvernement 

 

La garnison pilote de la zone défense ouest est devenue opérationnelle avec la rétrocession au Chef suprême des armées, le Président de la République Pr. Faustin-Archange Touadera, des infrastructures militaires réhabilitées par l’Union européenne à Bouar dans le cadre de l’appui européen à la mise en œuvre du Plan National de la Défense. 

 

27 bâtiments dont des logements pour les militaires déployés avec leurs familles, des dortoirs équipés pour accueillir 280 militaires, des bureaux, et des dépôts d’équipements non létaux ont été réceptionnés à l’occasion de la visite du Président Touadera à Bouar. Financés par l’Union européenne via son Instrument contribuant à la stabilité et à la paix, ces bâtiments ont été réalisés par la Fondation Suisse de Déminage, qui a employé les militaires du bataillon du génie des FACA, formés par la mission EUTM - RCA, dans l’exécution des travaux. Des entreprises locales ont été également associées à la construction des infrastructures et à la réalisation du mobilier installé dans les bâtiments. Le projet a ainsi permis de valoriser le savoir-faire et les capacités centrafricaines et de créer de l’emploi et de la richesse pour l’économie locale.

 

7 armureries, réalisées par UNMAS sur financement de l’Union européenne, ont été également rétrocédées au gouvernement. Les armureries permettront à la RCA d’assurer le stockage et la gestion de l’armement  selon les standards internationaux en vigueur. Cet appui - comme l’a rappelé l’Ambassadrice de l’Union européenne, Samuela Isopi - est essentiel pour aider le pays à répondre aux benchmarks fixés par le Comité des Sanctions des Nations Unies pour la levée de l’embargo. Le projet prévoit également la formation de personnel FACA spécialisé en gestion de l’armement.

 

Les derniers ouvrages - notamment le bâtiment qui abritera le siège du Commandement de la zone défense ouest pour une capacité de 100 officiers et le dépôt régional de munitions - seront complétés et rétrocédés au gouvernement en début 2020.

 

Les projets européens d’appui à la restauration de l’autorité de l’état par le déploiement des forces de défense et la mise en œuvre du PND s’inscrivent dans le cadre de l’engagement multiforme et soutenu de l’Union européenne dans le domaine de la réforme du secteur de la sécurité en RCA, engagement déjà témoigné par EUTM RCA, mission européenne phare de conseil stratégique au gouvernement, éducation et entraînement des FACA.

 

L’investissement global pour les infrastructures qui viennent d’être remises au gouvernement s’élève à 8 millions d’euros. Un investissement pour des forces de défense professionnelles et performantes et pour une sécurité durable!

 

#PlusFortsEnsemble

 

EUTM RCA

Ambassade de France à Bangui

La Renaissance

MINUSCA

Assemblée Nationale De La République Centrafricaine

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20 octobre 2019 7 20 /10 /octobre /2019 11:33
La Centrafrique et Madagascar parmi les pays les plus touchés par la faim

 

 

Par RFI Publié le 16-10-2019 Modifié le 16-10-2019 à 11:20

 

Selon l’Indice de la faim dans le monde, un bilan annuel compilé par deux ONG, Concern Worldwide and Welthungerhilfe, la crise alimentaire à Madagascar et en Centrafrique est très préoccupante.  Le Tchad fait également partie des pays où la situation est alarmante. 

 

En Centrafrique, la situation est si grave et depuis si longtemps que la moitié des enfants de moins cinq ans sont trop petits pour leur âge. C’est, encore et toujours, en Afrique sub-saharienne que la sous-alimentation est la plus élevée au monde : elle touche 22% des enfants de moins de cinq ans. Elle est même repartie à la hausse après avoir décliné pendant quelques années, regrettent les auteurs du rapport de l’Indice de la faim dans le monde. Si ce classement jette une lumière crue sur l’Afrique.

Madagascar fait également partie des cinq pays les plus touchés par la faim. Le Grand Sud de l'île, au climat semi aride est de plus en plus confronté à la sécheresse dû au changement climatique indique l’Unicef dans un rapport. Une situation qui aggrave l’insécurité alimentaire qui touche près d’un million de personnes dans cette zone. Dans cette région immense, difficile d’accès, la population se sent oubliée par les autorités depuis des années. Dinasoa Soajoro, enseignant de 28 ans est lui aussi habitué à manger les cactus qui s’étendent à perte de vue autours des villages : «Pendant cette période, nous n’avons pas assez d’argent pour acheter de la nourriture parce que les prix augmentent. Donc nous mangeons des cactus les enfants et les adultes. Mais pour les bébés, on leur donne un peu de riz. » Près de la moitié des enfants de moins de 5 ans sont atteints de malnutrition chronique à Madagascar.

Ici nous souffrons beaucoup parce que les terres ne sont pas cultivables. J’essaye de faire pousser des arachides, du manioc, des patates douces et des haricots. Mais il y a très peu de pluie. Parfois, c’est seulement une fois par an la pluie et c’est la famine

Reportage de Laetitia Bezain à Tsihombe dans le sud de Madagascar

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18 octobre 2019 5 18 /10 /octobre /2019 15:04
RCA : Des milliers de familles menacées par la sous-alimentation
RCA : Des milliers de familles menacées par la sous-alimentation

 

 

https://www.radiondekeluka.org mercredi 16 octobre 2019 17:41

 

Le monde célèbre ce 16 octobre la journée mondiale de l’alimentation. En Centrafrique, les manifestations officielles prévues à Bambari (Ouaka) ont été reportées à une date ultérieure. Plusieurs familles affirment qu’elles ne mangent pas à leur faim dans ce pays où le pouvoir d’achat est faible.

La vie est chère et il est difficile de vivre décemment comme le témoigne cette sexagénaire. « Entre temps, la vie était très facile, mais maintenant, il est difficile de joindre les deux bouts à tel enseigne que nous sommes obligées de faire des jardins domestiques pour nous permettre de manger», indique Jeannette Douanga, une ménagère vivant dans la commune de Begoua.

Les femmes au foyer notamment se plaignent de l’état de leur panier, mais cela n’épargne pas aussi les fonctionnaires et agents de l’Etat qui déplorent une situation alarmante. « Je suis chef de ménage, aujourd’hui avec 2000 francs Cfa, il m’est difficile de nourrir ma famille comme il se devait. Il faut faire des gymnastiques pour que les enfants mangent convenablement », rapporte Brice Lionel Feguende Gbanga, professeur vacataire d’histoire-géographie dans un lycée de Bangui.

Ces plaintes sont enregistrées quelques semaines après la grogne des fonctionnaires et agents de l’Etat qui réclament la revalorisation des salaires et son augmentation de 40%.

Dans un rapport de l'Indice de la faim dans le monde, la République Centrafricaine et le Madagascar sont les deux pays au bas de l’échelle. Le document précise que la situation est d'autant plus grave que la moitié des enfants de moins de 5 ans sont "trop petits par rapport à leur âge".

 

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18 octobre 2019 5 18 /10 /octobre /2019 14:38
Sommet Russie-Afrique:une rencontre «plus sécuritaire qu'économique» (analyste)
Sommet Russie-Afrique:une rencontre «plus sécuritaire qu'économique» (analyste)
Sommet Russie-Afrique:une rencontre «plus sécuritaire qu'économique» (analyste)
Sommet Russie-Afrique:une rencontre «plus sécuritaire qu'économique» (analyste)
Sommet Russie-Afrique:une rencontre «plus sécuritaire qu'économique» (analyste)

 

 

APA – Dakar (Sénégal) 2019-10-17 13:51:36 Par Abdourahmane Diallo-

 

La ville russe de Sotchi va accueillir du 22 au 24 octobre prochain le tout premier sommet Russie-Afrique, une rencontre, certes placée sous le signe du renforcement des relations entre les deux entités, mais qui sera « plus sécuritaire qu’économique », a confié à APA l’éditorialiste camerounais, Louis Magloire Keumayou.

« J'espère que les diplomates et les chefs d'Etats africains vont suffisamment préparer leurs cahiers de stratégie pour savoir très précisément ce qu'ils attendent de la Russie parce qu'il me semble que ce n'est pas la coopération économique avec l'aide budgétaire comme on en voit dans les autres pays qu'ils auront » à Sotchi, a notamment dit M. Keumayou, président du Club de l'Information Africaine.

Depuis 2014 et suite à « l'annexion » de la Crimée, autrefois ukrainienne, par la Russie, cette dernière est frappée par une série de sanctions occidentales sans précédent, qui ont mené son économie au bord de la récession. D'où, souligne l'ancien éditorialiste de TV5 Monde, « la Russie n'a visiblement pas d'argent pour apporter une aide financière ou économique aux pays africains ».

A en croire M. Keumayou, la seule chose que la Russie est capable d'offrir aux pays africains, dans ces conditions, est son droit de véto qu'elle peut faire valoir pour protéger l'intégrité territoriale de certains Etats et bloquer des résolutions pouvant leur être défavorables.

Si la Russie n'a pas grand-chose à proposer au continent noir, elle attendra, cependant, des Africains qu'ils lui vendent des matières premières à un prix préférentiel et dans des conditions similaires à celles obtenues par la Chine ou les autres pays, a-t-il souligné.

Toutefois, relativise le journaliste camerounais, la Russie étant elle-même productrice de certaines matières premières qu'on trouve en Afrique n'accordera pas beaucoup d'intérêt sur ce plan.

Cela le pousse à dire que Vladimir Poutine « ne va pas beaucoup donner, mais attendra beaucoup de la part des africains et surtout l'Afrique sera très probablement une variable d'ajustement dans la diplomatie russe plus qu'autre chose ».

Partant de cette analyse, il dit espérer que « les Africains iront à ce sommet en tant que groupe africain parce que s'ils y vont en rangs dispersés, probablement c'est ce qui va se passer, c'est la Russie qui tirera avantage de la situation ».

Revenant sur les raisons de l'organisation de ce tout premier sommet entre et l'ancienne puissance soviétique et les pays africains, Louis Magloire Keumayou a souligné la nécessité pour la Russie de « réaffirmer son rayonnement sur le plan militaire et celui des matières premières mais également l'élargissement de son champ d'influence qui s'était rétréci avec l'implosion de l'Union soviétique ».

« Elle a commencé avec la RCA en matière de coopération militaire et je pense qu'elle va accroitre cette coopération sur le plan sécuritaire en allant chercher également d'autres partenaires vers le Sahel », a-t-il fait remarquer.

Selon l'analyste, le sommet de Sotchi sera donc « une occasion pour la Russie de montrer qu'elle est aussi intéressante que tous les autres membres permanents du Conseil de sécurité de l'ONU mais également que tous les autres pays émergents qui vont aujourd'hui trouver des parts de croissance en Afrique ».

 

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18 octobre 2019 5 18 /10 /octobre /2019 13:49
Centrafrique: le président Touadéra en visite à Bouar
Centrafrique: le président Touadéra en visite à Bouar
Centrafrique: le président Touadéra en visite à Bouar
Centrafrique: le président Touadéra en visite à Bouar

 

 

Par RFI Publié le 17-10-2019 Modifié le 17-10-2019 à 11:31

 

Le président Faustin-Archange Touadéra s’est rendu à Bouar dans le nord-ouest de la Centrafrique ce mercredi. L’occasion de lancer les Unités spéciales mixtes de sécurité, USMS, prévue par l’accord de paix signé entre le gouvernement et 14 groupes armés le 6 février 2019.

Tenue kaki et casquette jaune, les recrues issues des groupes armés sont alignées, silencieuses. Parmi elles Célia du mouvement Révolution et Justice (RJ) : « On est ici pour la formation des USMS et pour les FACA. Aujourd’hui, nous sommes là pour chercher la paix dans notre pays. On a déposé les armes depuis le 31 mai pour chercher la paix dans notre pays et éviter des problèmes. »

À ses côtés, il y a aussi cet ancien anti-balaka : « On a déposé les armes, parce que maintenant tout est fini. C’est pour cela que l’on a désarmé. Et maintenant, on travaille à la cohésion sociale. »

200 anciens des groupes armés

Ils sont environ 200 éléments issus de différents groupes armés qui vont avec les forces de sécurités et de défenses devoir travailler en collaboration. Ceci sous la supervision de l’état-major de l’armée centrafricaine.

« Je demande donc aux unités spéciales qui vont entrer en service à contribuer à la protection des populations, à renforcer l’ordre public, et à mener les missions de sécurisation des couloirs de transhumance dans le strict respect des principes républicains c’est-à-dire dans l’impartialité et la neutralité », a déclaré solennellement le président Touadéra.

De nombreux défis, notamment logistiques, attendent ces USMS. Déjà, certains membres des groupes armés ont préféré abandonner faute de soutien financier, disent-ils.

 

 

Lancement d'une première unité mêlant armée et ex-rebelles

 

Une première unité composée de militaires et d'ex-combattants de groupes rebelles va commencer sa formation, une étape cruciale du processus de paix en République centrafricaine, a annoncé mercredi le Président Faustin Archange Touadéra.

 

L'intégration des combattants rebelles dans l'armée régulière, à travers ces unités spéciales mixtes de sécurité (USMS), est l'un des piliers de l'accord de paix de Khartoum, signé le 6 février entre le gouvernement centrafricain et 14 groupes armés.

 

Présent lors de l'annonce du lancement par le président Touadéra, le chef de la mission de l'Union africaine Matias Bertino Matondo s'est dit "réjoui" sur Twitter, se félicitant d'"une avancée significative dans la mise en oeuvre de l'Accord".

 

Les unités mixtes doivent être composées à 40% de soldats réguliers et à 60% de combattants issus des groupes armés qui contrôlent toujours une vaste partie du territoire centrafricain, six ans après le début de la guerre civile. Celle-ci déchire le pays depuis qu'une coalition de groupes armés à dominante musulmane a renversé le régime du président François Bozizé en 2013.

 

A terme, l'accord de Khartoum prévoit la création de trois USMS, chacune composées d'environ 650 hommes, qui doivent être déployées pour protéger les couloirs de transhumance et les gisements miniers, deux des principales sources de richesses du pays.

 

Le président a annoncé le début de la formation de la première d'entre elles depuis Bouar, une ville située dans le nord-ouest du pays où les combattants suivront deux mois de formation.

 

Le lancement des USMS, qui représente l'un des chantiers les plus sensibles de l'accord de paix, a été retardé par les divergences entre le gouvernement centrafricain et une partie des groupes armés.

 

Le gouvernement exige que les combattants rebelles participent d'abord au programme de désarmement et de démobilisation, lancé en décembre 2018, avant d'intégrer ces unités mixtes, mais certains leaders de groupes n'entendent pas désarmer leurs hommes.

 

Plusieurs d'entre eux exigent également de pouvoir conserver leur grade une fois intégrés à ces USMS.

 

Deux chefs rebelles chargés par le gouvernement de la mise en oeuvre des USMS dans leurs zones d'influence ont déjà démissionné de leurs postes.

 

Mahamat Al Khatim, du Mouvement patriotique pour la Centrafrique (MPC), a quitté le gouvernement à la fin du mois d'août, suivi par Sidiki Abass, du mouvement 3R, début septembre.

 

Avec AFP

 

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17 octobre 2019 4 17 /10 /octobre /2019 17:29
RCA : 1023 nouveaux soldats désormais opérationnels

 

https://www.radiondekeluka.org mercredi 16 octobre 2019 17:32

 

Après 4 mois de formation au Camp Kassaï à Bangui et au Centre d'instruction militaire de Bouar dans la Nana Mambéré (Camp Leclerc), 1023 nouvelles recrues ont été présentées ce 16 octobre 2019 sous les couleurs nationales. Le Chef de l'Etat, Faustin Archange Touadéra qui a présidé la cérémonie à Bouar dans la Nana Mambéré, leur a demandé de s'adapter aux circonstances de terrain.

"Jeunes soldats de la promotion 2019, la formation élémentaire toutes armes (FETA) vous a permis d'avoir un aperçu de combat de la section d'infanterie, votre principal milieu d'action. (...) Vous devez constamment vous adapter à un contexte sécuritaire en perpétuel mutation", a indiqué le chef de l’Etat centrafricain.

Pour le Président de la République, "l'armée s'engage résolument dans la voie d'une redynamisation de ses forces afin de faire face efficacement aux nombreux défis sécuritaires qui se présentent".

Au Camp Kassaï à Bangui, la présentation de ces nouvelles recrues a été présidée par le directeur de Cabinet au Ministère de la défense, colonel Joachim Sila. Au total, 500 soldats formés ont porté leur galon de 2eme classe. 

Au cours de la formation, ils ont appris différentes techniques de combat en progression avec les tirs ciblés ainsi que les méthodes de combats rapprochés avec possibilité de se défendre en protégeant son frère d’arme sur le terrain. Les disciplines ont été  enseignées par des instructeurs FACA, répartis en compagnies dénommées Rhinocéros, Tigre et bien d'autres.

"Nous avons appris beaucoup de choses. C'est une transformation physique, morale et intellectuelle. Je demande aux jeunes centrafricains de s'intéresser à ce métier afin de servir le pays", a lancé Aristide Roméo Dokabi, l'un des nouveaux soldats.

Le Colonel Joachim Sila dit attendre beaucoup de ces soldats tout en attirant leur attention sur la discipline militaire. "Depuis plus d'une dizaine d'années, les fondements de l'armée nationale ont été ébranlés. Nous sommes aujourd'hui dans une phase de remise à niveau de la conscience collective. La discipline doit être observée", a insisté l'officier supérieur.

En application du Plan national de défense validé en 2017 par le Chef de l'Etat Faustin Archange Touadéra, l'armée nationale avait déjà procédé en 2018 au recrutement de 1023 jeunes centrafricains. Alors que cette promotion est mise à la disposition de l’Etat-Major des Armées, le ministère de la défense lance en ce moment, un nouveau processus de recrutement de plusieurs centaines d’officiers et hommes de rang dans les FACA.

 

 

Le Premier Ministre Firmin Ngrebada à participé ce mardi 16 octobre 2019 à la triple cérémonie présidée par son Excellence Monsieur le Président de la République, Chef de l'Etat portant sur :

- la sortie de 1023 nouvelles recrues des forces armées centrafricaines(FACA) formées au Centre d'instruction de Bouar et au Camp de Kassaï,

- l'inauguration de 27 bâtiments du Centre d'instruction de Bouar réhabilités,

- le lancement officiel des Unités Spéciales Mixtes de Sécurité(USMS) de l'ouest prévues par l'accord politique pour la paix et la réconciliation du 6 février 2019.

 

Corps de la cérémonie sous la présidence du Chef de l'Etat au CAMP LECLERC. 

 

@PRESSE PRIMATURE.

 

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17 octobre 2019 4 17 /10 /octobre /2019 17:20
RCA : "Il n'y a pas de maladie à virus Ebola en Centrafrique!"

 

https://www.radiondekeluka.org jeudi 17 octobre 2019 14:04

 

Le Ministre de la Santé et de la Population, Dr Pierre Somsé, a formellement démenti les rumeurs de la présence de la maladie à virus Ebola en République Centrafricaine, suite aux cas de 14 personnes suspectées d'avoir présenté les signes de cette maladie dans le village Célime à 35 km de Rafaï dans le Mbomou. Dans une déclaration faite ce 16 octobre 2019 à Bangui, le membre du gouvernement a précisé qu'il n'y a pas de "maladie à virus Ebola en Centrafrique".

"Le dimanche 13 octobre 2019, le Ministère de la Santé et de la Population a enregistré une alerte de cas de personnes présentant de la fièvre et des signes d'hémorragie, notamment les saignements du nez, de la bouche, des diarrhées sanglantes, dans la localité de Célime située à 35 km de Rafaï et 120 km de Bangassou", a expliqué le Ministre Pierre Somsé.

Des prélèvements ont été réalisés sur les présumés malades pour déterminer s'il s'agissait réellement de la fièvre à virus Ebola, mais les résultats se sont révélés négatifs. "Le 15 octobre 2019, des échantillons de sang prélevés chez ces patients au nombre de 14 ont été acheminés au laboratoire de l'Institut Pasteur de Bangui. Les résultats de l'analyse rendus dans la nuit du 15 octobre 2019, révèlent que les échantillons testés sont négatifs pour la recherche de la maladie à virus Ebola", a rassuré le Ministre Somsé.

Pour garantir la santé de la population et éviter que le virus ne puisse atteindre le territoire centrafricain, "le Ministère de la Santé a pris des mesures de contrôle appropriées", a indiqué le chef dudit département. Dr Pierre Somsé a précisé également que ces mesures comportent "la mise en place d'un site d'isolement, la prise en charge gratuite des personnes malades, le renforcement de la surveillance de la maladie par la recherche active d'éventuels cas, la dotation de la formation de la zone affectée en équipement et en médicaments".

Des mesures préventives (sites de surveillance sanitaires) avaient été prises dans le Haut Mbomou, sud-est de la République Centrafricaine, pour contrer la fièvre hémorragique Ebola, déclarée le 17 juillet 2019 "urgence sanitaire mondiale" en République Démocratique du Congo par l'OMS.

Même si aucun cas de la fièvre à virus Ebola n'est encore détecté en Centrafrique, cette maladie représente un réel danger pour le pays, à cause de sa proximité avec la RD Congo et ses échanges avec l'Ouganda.

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17 octobre 2019 4 17 /10 /octobre /2019 16:56
Poutine signale le retour russe en Afrique avec un ambitieux sommet

 

 

AFP Publié le jeudi 17 octobre 2019 à 07h08 - Mis à jour le jeudi 17 octobre 2019 à 07h10

 

Après presque trois décennies en retrait, Moscou veut revenir en Afrique. Pour marteler cette ambition face à l'Occident mais aussi la Chine, Vladimir Poutine présidera la semaine prochaine son premier grand sommet africain.

Ces derniers temps, les dirigeants africains se bousculent à Moscou. En août, le président russe recevait le mozambicain Filipe Nyusi. Avant lui, c'étaient le congolais Denis Sassou Nguesso et l'angolais João Lourenço. Quand à l'égyptien Abdel Fattah al-Sissi, c'est un proche.

En tout, une dizaine de présidents ont visité la capitale russe depuis 2017.

Chaque fois, ces mêmes promesses: des investissements dans l'énergie ou les minerais et les immanquables contrats d'armement, depuis toujours la première source d'échanges commerciaux russo-africains.

Désormais, Moscou veut passer à la vitesse supérieure, et ne plus se contenter de son image de vendeur de kalachnikovs, cette arme emblématique qui orne le drapeau mozambicain.

Dans la cité balnéaire de Sotchi, Vladimir Poutine et son homologue égyptien coprésideront donc les 23-24 octobre le premier "sommet Russie-Afrique", fort d'une trentaine de dirigeants attendus.

D'anciens "pays frères" communistes, comme l'Ethiopie ou l'Angola, figurent en bonne place, mais aussi des Etats où Moscou n'a avancé ses pions que plus récemment, comme la Centrafrique ou des puissances d'Afrique de l'Ouest.

Au programme, des discussions politiques et économiques pour montrer que les Russes peuvent, comme la Chine ou l'Europe, être un partenaire fiable. "La Russie a beaucoup à offrir en terme de coopération mutuellement bénéfique pour les Etats africains", assure le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov.

Mercenaires

Après son retour au Moyen-Orient avec le conflit syrien, Moscou souhaite asseoir son statut de puissance d'influence mondiale.

"Ce forum sert à marquer le tournant décisif de la Russie vers l'Afrique", explique à l'AFP Evguéni Korendiassov, ex-ambassadeur, aujourd'hui membre de l'Institut des études africaines de Moscou.

Exemple le plus frappant d'un retour sur le continent africain, l'arrivée début 2018 d'armes et de dizaines de "conseillers militaires" en Centrafrique, pourtant un pré carré français.

Là, l'influence russe est tout sauf discrète, à commencer par celle du "conseiller à la sécurité" Valeri Zakharov du président Faustin-Archange Touadéra.

S'y ajoutent les patrouilles dans Bangui des mercenaires du groupe Wagner, une société militaire qu'on dit financée par Evguéni Prigojine, un proche de Vladimir Poutine.

Ces hommes, avec qui Moscou dément tout lien, ont été aperçus ailleurs: en Libye, on les dit alliés au maréchal Haftar. Dans le nord du Mozambique, ils combattraient avec l'armée une rébellion jihadiste et des médias occidentaux ont fait état d'une présence à Madagascar et au Soudan.

Moscou a par ailleurs signé plusieurs accords de coopération militaire, le dernier avec le Mali en juin. Pour autant, la Russie est encore loin de pouvoir faire concurrence aux puissances occidentales.

"Il ne faut pas réduire tout ça à cette histoire de confrontation (avec l'Occident). Nous ne sommes pas l'Union soviétique, nous n'en avons ni l'ambition, ni les possibilités ou les ressources", note Evguéni Korendiassov.

Arnaud Kalika, chercheur associé à l'Institut français des relations internationales (Ifri), juge lui "inexact" de parler actuellement d'une présence russe massive en Afrique.

Pragmatisme

Dans son ensemble, la politique africaine de la Russie se veut très pragmatique: Moscou souhaite réinvestir le continent et est prête à s'engager avec tous ceux exprimant un intérêt.

Dans le cadre de sa diplomatie économique, "Moscou tente, avec des fortunes diverses, de mobiliser ses réseaux de l'époque de la guerre froide et de convertir d'anciennes affinités idéologiques en flux d'affaires", explique Arnaud Dubien, de l'Observatoire franco-russe, dans une note sur le sujet.

Mais la Russie arrive tard sur ce terrain économico-commercial. Qu'il s'agisse d'infrastructures ou de ressources naturelles, la Chine a marqué de son empreinte le continent, se posant en concurrent numéro un des puissances occidentales.

Et Moscou pêche parfois par méconnaissance. Arnaud Kalika se rappelle d'un chef de la diplomatie, Sergueï Lavrov, stupéfait de découvrir l'an passé en Ethiopie que ce partenaire historique était désormais tourné vers la Chine et les Etats-Unis.

Sotchi sera donc l'occasion de donner un coup d'accélérateur. Un "coup d'éclat", selon M. Kalika, serait un gros contrat avec un pays où Moscou a peu l'habitude d'aller.

 

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17 octobre 2019 4 17 /10 /octobre /2019 16:42
Centrafrique : cinq accords de coopération sanctionnent la visite d'Etat du président rwandais

 

 

Par : LIANG Chen |  French.china.org.cn | Mis à jour le 16-10-2019

 

Cinq accords de coopération ont été signés mardi entre la République centrafricaine et le Rwanda, en présence des deux chefs d'Etat que sont Faustin-Archange Touadéra et Paul Kagamé, à l'occasion d'une visite d'Etat de ce dernier à Bangui.

La signature de ces accords est intervenue lors de la visite d'Etat de quelques heures du président Kagamé dans le capitale centrafricaine.

Les documents signés concernent trois mémorandums d'entente portant respectivement sur la création de la grande commission entre les deux pays, la promotion et la protection des investissements, le cadre de partenariat stratégique dans les domaines des secteurs minier et pétrolier; un accord de coopération militaire et un accord sur la promotion et la protection des investissements.

Au-delà de la signature des accords et mémorandums, le président Kagamé a reçu du maire de Bangui, Emile-Gros-Raymond Nakombo, la clef de la cité. Par la suite, il a été élevé au rang de commandeur dans l'ordre de la reconnaissance centrafricaine par le président Faustin-Archange Touadéra.

Depuis quelques temps, le Rwanda apparaît comme un partenaire important pour la quête de la paix en République centrafricaine, avec des contingents mis à la disposition de la mission onusienne en Centrafrique MINUSCA. Ce pays participe également à la formation des militaires des Forces armées centrafricaines (FACA), dans la perspective de la restructuration de l'armée.

 

 

Kagame à Bangui: Touadéra veut s’inspirer du modèle rwandais

 

Par RFI Publié le 16-10-2019 Modifié le 16-10-2019 à 14:34

 

Mardi 15 octobre à Bangui, le président Touadéra a reçu sa première visite présidentielle africaine avec le chef d'État rwandais Paul Kagame. Les habitants de Bangui sont venus l’accueillir dans les rues, qui avaient été nettoyées et rénovées pour l’occasion.

Cinq accords et mémorandum ont été signés au Palais de la Renaissance. Des accords militaires et économiques - miniers et pétroliers - ont étés signés. Le résultat du tête-à-tête entre les deux présidents lors des commémorations de juillet à Kigali et de différentes missions qui ont suivi.

« Je souhaite que nos relations bilatérales soient un modèle de coopération Sud-Sud fondé sur les valeurs cardinales de la solidarité, du partage et de l’intégration africaine capables de résister aux aléas du temps et de se pérenniser dans l’histoire », a déclaré le président centrafricain, Faustin-Archange Touadéra. « La République centrafricaine veut s’inspirer de l’expérience, de l’exemple et du modèle rwandais pour bâtir une nation forte, unie et prospère », a-t-il ajouté.

Pour le président rwandais, la solution pour la sortie de crise doit passer par le dialogue et le consensus. « Aucune nation n’est otage pour toujours de son passé. Il y a toujours un choix qui peut être fait collectivement pour construire un futur dans lequel chaque citoyen a le sentiment de dignité et d’appartenance. Pour le Rwanda, le processus de construction de la paix a été un engagement ferme en faveur de l’unité nationale. »

La création d’une commission mixte est la prochaine grande étape attendue pour les deux États.

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