Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Sommaire

  • : centrafrique-presse
  • centrafrique-presse
  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
  • Contact

Recherche

Liens

24 avril 2013 3 24 /04 /avril /2013 23:40

 

 

 

 

 

 

            La République Centrafricaine a connu beaucoup de crises militaro-politiques, du coup d’Etat du Colonel Jean-Bedel BOKASSA à la rébellion du Général François BOZIZE-YANGOUVOUNDA, en passant par l’opération Barracuda, les mutineries de 1996 – 1997, la tentative de Coup d’Etat du 28 Mai 2001, et l’intervention des Banyamulenge de 2001 à 2003, mais aucune de ces crises n’a approché en horreurs et en étendues les exactions de SELEKA, pas même les exactions des Banyamulenge, pour lesquelles l’accusé Jean-Pierre BEMBA-GOMBO croupit en prison, à la Cour Pénale Internationale (CPI), à La Haye en Hollande.

 

            Les rebelles de BOZIZE n’avaient commis des exactions « que » sur leur route du Tchad à Bangui, et ces exactions s’étaient limitées pour l’essentiel aux bâtiments administratifs en provinces et à des magasins, ainsi qu’aux stations d’essence le long de leur route et qu’aux domiciles des dignitaires du régime déchu. Quant aux rebelles de Jean-Pierre BEMBA, ils avaient certes tué, pillé et violé, mais c’était limité à Bangui, à ses environs et aux quelques villes dans lesquelles ils avaient sévi.

 

            Par contre, les exactions des rebelles de SELEKA se sont étendues à l’ensemble des 76 Sous - Préfectures du pays et aux 8 arrondissements de Bangui. Ni les hôpitaux, ni les Eglises, surtout les Eglises Catholiques, ni les écoles, ni les Ministères et les Institutions n’ont été épargnés, à part les mosquées, les domiciles et les commerces des musulmans. Les assassinats et les viols se comptent par centaines, si ce n’est par milliers. Dans ses discours le sieur NDJOTODIA couvre ses éléments en attribuant leurs forfaits aux prétendues forces de BOZIZE.

 

            Dès lors, l’on est contraint de se demander pourquoi un tel désastre s’est abattu sur la RCA, brûlant tout sur son passage comme les laves incandescentes d’un volcan.

 

            La première maladie congénitale de SELEKA réside dans le fait qu’en son sein, contrairement à l’adage « arma cedant togae » (les armes doivent céder à la toge, autrement dit c’est le pouvoir politique qui doit commander le pouvoir militaire), ce sont les armes qui ont commandé et qui continuent à commander le pouvoir politique, si tant est qu’il y ait jamais eu un pouvoir politique dans cette coalition. D’ailleurs, si SELEKA avait eu dès l’origine pour but de libérer la RCA de la « dictamolle » du Général BOZIZE, elle aurait pris le nom de mouvement de libération au lieu de celui de rébellion.

 

            Or l’histoire nous enseigne que dans les mouvements de libération qui ont atteint leur but, il y avait toujours eu un parti politique dirigeant qui s’était doté d’une branche armée, dont chaque unité était dotée d’un « commissaire » politique (Chine, Viêt-Nam, Laos, Cuba, Afrique du Sud, Rhodésie, Mozambique, l’Algérie, notamment). Ces mouvements de libération avaient un principe fondamental, à savoir que, dans chaque « zone libérée », la population devait concrètement se rendre compte que sa situation économique, financière et sociale s’était améliorée, de sorte que les libérateurs puissent être acceptés et défendus par le peuple et évoluer en son sein comme un poisson dans l’eau. Avec SELEKA c’est tout le contraire. La situation du peuple qui était déjà mauvaise, a empiré.

 

            La preuve du renversement de la pyramide « cul par dessus tête » par SELEKA a été administrée par le sieur NDJOTODIA en personne. L’on se souviendra en effet qu’après les Accords de Libreville et la formation du Gouvernement TIANGAYE I, Gouvernement où ledit NDJOTODIA occupait le poste inconstitutionnel mais stratégique du Premier Vice-Premier Ministre chargé de la Défense Nationale, SELEKA avait repris les hostilités. Ses 5 Ministres s’étant rendus à Sibut pour ramener les chefs militaires à la raison (le Ministre GAZAM BETTY avait déclaré que reprendre les hostilités était une folie), lesdits Ministres avaient été « retenus ». Le sieur NDJOTODJIA avait expliqué benoîtement que les militaires leur avaient déclaré qu’ils avaient échoué, leur avaient retiré leurs téléphones, les avaient expédiés manu militari à Bambari, afin d’avoir les mains libres pour agir plus efficacement.

 

            En d’autres termes, la branche militaire avait retiré le commandement des mains de la branche politique.

 

            De même, le sieur NDJOTODIA a lui-même rendu compte à la radio d’un fait surprenant pour quelqu’un qui se dit Président de la République : A une mère qui était allée dans une base de SELEKA demander la libération de son fils, il avait été demandé le versement préalable de la somme de 70.000F, qu’il faut bien appeler rançon. Prenant son courage à deux mains, cette mère était allée se plaindre auprès du sieur NDJOTODIA. Que croyez – vous qu’il fit ? En Président de la République, chef suprême des armées, au lieu d’ordonner la libération immédiate et inconditionnelle du garçon qui avait été enlevé et séquestré, puisque rien ne lui était reproché, il avait remis les 70.000F à la mère pour aller payer la rançon.

 

            N’est – ce pas une preuve supplémentaire que le sieur NDJOTODIA n’a aucune autorité sur ses troupes, outre le fait que ses ordres de désarmement sont demeurés lettre morte ?

 

            De toutes les façons, le sieur NDJOTODIA ne peut et n’a aucune autorité sur ses troupes, d’une part parcequ’ une partie de ces troupes est commandée par des Tchadiens, d’autre part parcequ’ une bonne partie des troupes est constituée de Tchadiens, de Soudanais et autres, et enfin parceque ces troupes ne perçoivent ni prime générale d’alimentation (PGA), ni salaires, de sorte qu’implicitement, elles ont été et sont autorisées à « se nourrir sur la bête », en pillant, y compris les Ministres et le sieur NDJOTODIA lui-même (sa maison du 8ème arrondissement). Le terme « éléments incontrôlés de SELEKA » n’est donc qu’un écran de fumée. Ces éléments ne sont nullement incontrôlés. Ils ont été programmés pour faire ce qu’ils font.

 

            A tout cela s’ajoute la lettre du sieur NDJOTODIA à l’Organisation de la Conférence Islamique (OCI), lettre qu’il n’a pas démentie à ce jour, par laquelle il se propose d’instituer la charia en Centrafrique, ce qui explique qu’à ce jour ni mosquées, ni commerces et domiciles de musulmans n’aient été pillés. Sans compter que les hordes de SELEKA n’ont aucune idée de la « grandeur (et des) servitudes militaires », comme disait Alfred Vigny.

 

            En d’autres termes, c’est la chronique d’exactions annoncées ; les péchés originels de SELEKA ne pouvaient aboutir nécessairement qu’aux exactions que le peuple a subies et continue de subir.

 

            Le sieur NDJITODIA devrait savoir qu’aux termes des dispositions pertinentes du Statut de Rome qui a créé la Cour Pénale Internationale, un chef militaire ou politique peut aussi être poursuivi quand « il aurait dû savoir » que, compte tenu des circonstances, ses troupes se rendraient nécessairement coupables de crimes relevant de la compétence de la CPI. Tel est le cas.

 

            Pour mettre un terme aux exactions de SELEKA, il faut, sans que la liste ne soit limitative :

 

  1. Que ces exactions soient courageusement dénoncées, à commencer par le Gouvernement, qui ne doit pas seulement énumérer les faits, mais dire ouvertement, clairement et sans ambiguïté que ces faits sont l’œuvre diabolique de SELEKA.

 

  1. Que les populations tapent sur des casseroles et utilisent des sifflets lorsque les tueurs de SELEKA font irruptions dans leurs quartiers et villages, comme les sœurs de Pie XXII avaient fait sonner les cloches et avaient fait fuir les hordes de SELEKA, et que les chefs adressent au Procureur de la Cour Pénale Internationale les listes des victimes avec les détails des faits et les dates.

 

  1. Que les patriotes vivant à l’Etranger s’organisent dans des fronts les plus larges possibles partout où ils se trouvent, relaient la lutte du peuple centrafricain, en privilégiant ce qui les unit et non ce qui les divise, et qu’ils saisissent eux aussi le Procureur de la CPI des faits dont ils ont connaissance, sans se préoccuper de question de procédure.

 

  1. Que les éléments étrangers de SELEKA soient immédiatement renvoyés dans leurs pays, ce qui ne doit en rien préjudicier à l’amitié et à la fraternité multi -séculaires qui unissent les peuples centrafricains, tchadien et soudanais.

 

  1. Que les éléments centrafricains de SELEKA : soient intégrés dans l’Armée Nationale et soient cantonnés. A présent que la coalition SELEKA a pris le pouvoir, il n’est pas concevable que ses troupes continuent à être autonomes et à échapper à l’autorité du Chef d’Etat Major Général des Forces Armées Centrafricaine (FACA). Le Premier Ministre doit l’exiger et l’obtenir.

 

  1. Que les Ministres étrangers soient extirpés du Gouvernement.

 

  1. Que les Ministres patriotes démissionnent si SELEKA persiste à les considérer comme de simples figurants et à les humilier, notamment en pillant leurs véhicules et en les contraignant à se déplacer en taxis ou en ne les associant pas aux décisions. En effet, sans eux, SELEKA serait maintenue au banc de la communauté internationale, qui ferait tout pour la chasser.

 

  1. Que les conseillers nationaux, qui ont été humiliés dès leur première réunion où ils ont prétendument « élu » NDJOTODIA par acclamation (quelle honte !) au moment où Boy – Rabé était mis à feu et à sang fassent de même. Ils ont également été humiliés en « élisant » le Président du CNT sans majorité absolue dans un 2è tour de scrutin.

 

  1. Que les organisations internationales, dont la CPI, et les pays occidentaux et asiatiques amis nous viennent d’urgence en aide.

 

            Quoi qu’il arrive, le peuple centrafricain vaincra !

 

ZARAMBAUD Assingambi

 

La Haye le 22 Avril 2013

LES MALADIES CONGENITALES DE SELEKA OU CHRONIQUE D’EXACTIONS ANNONCEES par Me ZARAMBAUD Assingambi
Repost 0
Centrafrique-Presse.com
24 avril 2013 3 24 /04 /avril /2013 23:37

 

 

 

 

Par RFI   mercredi 24 avril 2013 à 07:56

 

60% des éléphants d’Afrique centrale ont disparu durant ces dix dernières années. Et le phénomène pourrait s'amplifier à cause de la situation politique en République centrafricaine. La réserve de Dzanga Sangha, située dans le sud-ouest de la RCA, regorge de gorilles, d'éléphants et d'une biodiversité extrêmement riche, à tel point que le WWF l'avait classée comme « écorégion prioritaire ». Aujourd’hui, les salariés du WWF se sont réfugiés à Yaoundé. D'après le maire de Bayanga, ville de 16 000 habitants située à une dizaine de kilomètres de la réserve, la biodiversité serait aujourd’hui menacée par les rebelles de la Seleka, qui auraient pillé à plusieurs reprises les locaux des écogardes ces derniers jours.

 

 

Ghislain Dieudonné Mobanza   Maire de Bayanga

 

« Il y a même des personnes qui ont été abattre des éléphants. Dans les villages environnants, on s’est aperçu qu’il y avait de la viande d’éléphant. (…) Nous sommes inquiets car il y avait une très bonne politique de conservation ».

Centrafrique : les éléphants menacés par la situation politique
Repost 0
Centrafrique-Presse.com
24 avril 2013 3 24 /04 /avril /2013 23:31

 

 

 

 

Bangui, 24 avril 2013 (RJDH) – Un conducteur de taxi-moto a été tué le mardi 23 avril, par des éléments de la Séléka, constitué en police militaire, au quartier Combattant dans le 8èmearrondissement de Bangui. Celui-ci a été réquisitionné par deux éléments de la Séléka  qui allaient  commettre un acte de braquage. 

 

D’après les faits relatés par le délégué des conducteurs de taxi-moto de cette localité, la victime remorquait deux éléments de la Séléka qui allaient faire un braquage. Alertée, l’unité de la police militaire les a poursuivis.  Les meneurs de l’acte ont réussi à s’échapper et le conducteur a quant à lui, reçu des balles devant son refus de s’arrêter sur instruction de la police militaire.

 

Le corps de la victime a été ramené au domicile familial au quartier Damala par la Croix-Rouge centrafricaine pour être inhumé ce mercredi 24 avril. Une situation qui a poussé les jeunes  de la localité de Damala qui se sont organisé pour riposter  contre les exactions des éléments de la Séléka.

 

Ces jeunes munis de machettes et autres armes blanches, ont fait irruption mardi 23 avril, aux environs de 20 heures à la base de l’OCRB de la localité, dans le but de saccager les locaux  de ladite institution et gardé par les éléments de la Séléka, protestant ainsi, contre  les  exactions des rebelles.

 

La tension s’est apaisée ce mercredi 24 avril grâce à l’intervention du chef du groupe et de quartier qui  ont essayé d’amener ces jeunes à la raison.

 

 

 

BANGUI : 1172 CAS DE PALUDISME ENREGISTRÉS EN 3 MOIS AU CENTRE DE SANTÉ DE MALIMAKA

 

 

Bangui, 24 avril 2013 (RJDH) – Le centre de santé de Malimaka dans le 5ème arrondissement de Bangui a enregistré plus de  1000 cas de paludisme entre le mois de janvier à mars dernier. Une situation liée à l’insécurité qui a fait plusieurs déplacés et que certaines personnes ont passé la nuit exposées aux piqûres des moustiques, a fait observer Etienne Godénaha, major et spécialiste de suivi des surveillances épidémiologiques du centre de santé de Malimaka.

 

« Nous avons enregistré 1172 cas de paludisme chez les enfants de moins de cinq ans. Ce chiffre est considérable, car il concerne les mois allant de janvier à mars », a fait savoir Etienne Godénaha.

 

Le spécialiste a souligné que ce taux est en hausse parce qu’il y’a des déplacés internes, des provinces vers la capitale. « Ceux qui ont quitté leur domicile pour se trouver ailleurs pour échapper aux exactions des rebelles de la Séléka ont passé la nuit dans la brousse, d’autres ont dormi sans moustiquaires dans des conditions déplorables», a-t-il  indiqué.

 

La même source craint que cette situation s’empire car « il ne reste que deux boites d’anti paludisme au centre de santé de Malimaka, ce qui n’est pas suffisant pour répondre aux besoins de toutes les victimes, voire la situation actuelle dans laquelle le pays est confronté ».

 

 

 

BANGUI : LA SÉLÉKA TERRORISE TOUJOURS LA POPULATION À L’INTÉRIEUR DU PAYS

 

Bangui, 24 avril 2013 (RJDH) – Les populations des villes de Yaloké,  de Bayanga (Sud) et de Rafaï (Sud-est), se plaint toujours des exactions commises par des éléments de la Séléka et des braconniers venus de Soudan. Plusieurs cas de pillage ont été également signalés dans ces localités.

 

D’après un habitant de la ville de Yaloké joint ce matin par le RJDH, ces braconniers  qui ont affirmé avoir appartenu à la coalition Séléka sont basés dans cette localité depuis le  24 mars et commettent des exactions.

 

«  Le maire  de la commune  de Guézelie qui a été enlevé par ces derniers a été libéré le mardi 23 avril, après avoir remis une somme d’un millions de franc CFA à ces ravisseurs. Ces hommes armés ont pillé le centre de santé  privé évangélique de la ville, érigé des barrières et exigé aux passants de payer une somme forfaitaire avant de traverser »,  a-t-il témoigné.

 

Pendant ce temps, deux jeunes hommes de la ville de Rafai fuyant les exactions des éléments de la Séléka ont témoigné que ces hommes armés qui voulaient se rendre à Obo ont été interceptés par les forces  ougandaises au village de Démbia, situé à 80 Kilomètres  de la ville de Zémio.

 

A Bayanga (sud-ouest),  le personnel du projet WWF a fui cette ville pour trouver refuge à Libongo, une ville camerounaise, située à 37 kilomètres à la frontière avec la RCA à cause de l’insécurité.

 

Cinq éléphants ont été abattus le lundi 22 avril au village de SCED à 85 kilomètres de la ville de Bayanga, par des Braconniers soudanais. Selon la population, ces braconniers se revendiquent de la coalition Séléka.

 

« Depuis un certain temps,  la localité  de Bayanga est devenue le passage des éléments de la Séléka.  Le samedi 21 avril, la population a commencé à quitter la ville pour trouver refuge dans la forêt. La ville est complètement pillé par ces hommes » a témoigné un habitant de cette ville.

BANGUI : UN CONDUCTEUR DE MOTOTAXI MÊLÉ DANS UN BRAQUAGE ET TUÉ
Repost 0
Centrafrique-Presse.com
24 avril 2013 3 24 /04 /avril /2013 23:27

 

 

 

 


BANGUI AFP / 24 avril 2013 13h53 - Les conducteurs de taxi et taxi-bus de Bangui ont mené mercredi un bref mouvement de grève pour protester contre l'insécurité et les exactions qui se poursuivent dans la capitale centrafricaine, a constaté l'AFP.


Lancé par le Syndicat des conducteurs de taxis et taxis-bus (STB), le mouvement a été très suivi dans la matinée à Bangui, où des centaines de personnes ont dû circuler à pied pour se rendre à leur travail.


La grève a été suspendue à la mi-journée, après l'engagement du gouvernement à mettre en oeuvre des mesures pour rétablir la sécurité dans la ville.


Le secrétaire général du STB, René Sokambi, s'est dit satisfait de ces engagements, et a appelé les taxis à reprendre le travail, dans un message diffusé à la radio nationale.

Tous les propriétaires des taxis et bus peuvent dès l'instant laisser leurs chauffeurs sortir pour transporter nos compatriotes et les amener dans les différents endroits de la place (Bangui), a déclaré M. Sokambi.


Les grévistes se disaient victimes notamment de braquages, d'enlèvements, et de dégâts matériels, dont ils accusent en particulier des combattants de l'ex-rébellion du Séléka.


Nous sommes excédés par les nombreuses exactions des éléments de la Séléka contre les conducteurs des taxis et bus. Nous demandons aux autorités de prendre leurs responsabilités et de procéder au cantonnement et au désarmement des hommes de la Séléka afin de nous laisser travailler en toute quiétude, avait expliqué plus tôt M. Sokambi.


Vendredi soir, un taxi a été braqué sur l'avenue de l'Indépendance, (...) un bébé a été tué et sa maman blessée. Les auteurs ont emporté les recettes. Samedi et dimanche, deux conducteurs de taxis ont été enlevés et leurs recettes emportées, a affirmé le syndicaliste.


D'autres incidents ont été rapportés un peu partout dans la capitale. Selon des conducteurs de taxis et des commerçants du PK5 (point kilométrique 5), mardi, un responsable militaire du Séléka a ordonné à ses hommes de casser les vitres arrière de tous les taxis en stationnement près du marché, après qu'un chauffeur ait frôlé son 4x4.


Des hommes du Séléka, armés jusqu'aux dents, ont ensuite fait irruption à la radio privée Ndéké Luka, où les chauffeurs de taxis s'étaient rassemblés pour relater leur mésaventure. Les ex-rebelles ont menacé de faire sauter la radio, et d'égorger certains de ses salariés si les propos des conducteurs des taxis étaient diffusés, ont affirmé des sources concordantes au sein du STB et de la radio.


La situation en Centrafrique s'est considérablement dégradée ces dernières semaines après la chute du régime du président François Bozizé, renversé le 24 mars par la rébellion Séléka.


Depuis, des accrochages se sont multipliés entre des hommes du Séléka et des habitants excédés par l'insécurité et les pillages, ainsi qu'avec des milices partisanes du président déchu.


(©) 

 

 

 

Journée sans taxis et bus à Bangui

 

 

Radio Ndéké Luka Mercredi, 24 Avril 2013 14:45

 

 

Difficile pour les usagers de taxis et bus de se déplacer ce matin à Bangui. Les chauffeurs  de taxi et bus ont observé une grève ce 24 avril 2013 dans la capitale centrafricaine pour dénoncer les exactions de Séléka.

 

Dans sa déclaration sur les ondes de Radio Ndeke Luka, le secrétaire général du syndicat des taxis et bus, René Sokambi, explique que «  L’arrêt de travail fait suite à un comportement indélicat hier d’ un colonel de Séléka qui s’est présenté à bord de sa 4x4 Land Cruiser Pajero au KM5, sous prétexte que les conducteurs de taxis lui ont barricadé le chemin, l’empêchant de passer. Il est descendu de son véhicule avec un pistolet automatique dans la main et de l’autre côté un ceinturon et il a commencé à casser les lunettes arrières des taxis».

 

La  grève des conducteurs de taxi et bus a été à la fois une surprise ce matin  pour la pluparts des usagers non informés de la situation. Plusieurs d’entre eux ont dit toute la peine qu’ils ont endurée pour se rendre là où ils voulaient.

 

« C’est difficile pour nous de nous rendre à nos lieux de travail à temps, on va travailler à quelle heure pour finir quand ? » se plaignent certains agents de l’Etat rencontrés ce matin en cours de route par Radio Ndeke Luka.

 

Par ailleurs,  vers 11 heures, le secrétaire général du syndicat des taxis et bus est revenu à Radio Ndeke Luka pour lancer un appel pour la reprise du travail. Un appel qui intervient suite à la rencontre du syndicat avec le ministre d’Etat à la sécurité publique hier mardi 23 avril à Bangui, laquelle réunion s’est poursuivie jusqu’à ce matin.

 

Le Colonel Mahamat Saleh de la Séléka a affirmé,  de la part du ministre de la sécurité, que les conducteurs de taxi et bus ont raison de se mettre en grève et les prie de reprendre le travail.  Par ailleurs, le colonel  Mahamat Saleh a rassuré les conducteurs de taxis et bus que la mesure prise par le ministre d’Etat chargé de la sécurité, celle qui leur donne le droit de ne plus laisser les éléments de Séléka monter avec une arme à la main à bord de leur véhicule, sera suivie et appliquée.

 

Il est à signaler que, depuis le coup de force du 24 mars dernier, les conducteurs de taxi et bus sont victimes presque tous les jours  des exactions de certains éléments de la Séléka.

 

 

 

BANGUI : LES CONDUCTEURS DE TAXI ET BUS PROTESTENT CONTRE LES EXACTIONS DE LA SÉLÉKA

 

 

Bangui, 24 avril 2013 (RJDH) – Les conducteurs des taxis et bus ont suspendu les activités ce lundi 24 avril, pour protester contre les exactions perpétrées par  des hommes de la Séléka à leur égard au quotidien. Ce mouvement de grève a handicapé le bon fonctionnement des activités dans la capitale centrafricaine.

 

Depuis la prise de pouvoir par la coalition Séléka, les conducteurs des taxis et bus disent avoir subi quotidiennement toutes sortes d’exactions de la part des hommes en arme.

 

« Nous avons décidé de garer nos véhicules aujourd’hui à cause des exactions que nous subissons chaque jour de la part des éléments de la Séléka. Il ne se passe pas un seul jour sans que l’un de nous puisse être agressé par ces rebelles. Nos recettes ont été pris par la force, nos vies sont en danger à chaque fois que nous sommes sur la route », a déclaré un conducteur de taxi, qui a requis l’anonymat.

 

Selon la même source « Ces hommes en arme nous maltraitent. Quand ils demandent des services, ils ne payent pas les tarifs normaux. Si le conducteur veut réclamer,  ils  le passent à tabac parfois, ils emportent souvent son véhicule », a témoigné un conducteur de taxi sous couvert de l’anonymat.

 

Pour mettre fin aux exactions, les responsables de cette coalition ont mis à la disposition de la population des numéros de téléphone,  afin de les alerter en cas d’exactions commises par les rebelles de la Séléka. « Quand nous sommes victimes d’une agression et que nous appelons ces numéros, ils sont toujours injoignables », a jouté un autre conducteur.

 

Ces derniers ont fait savoir que la seule manière de se faire entendre c’est de cesser le travail, afin d’amener les leaders de la Séléka à trouver une solution à leur revendication. « Nous demandons au gouvernement de garantir notre sécurité. Sinon, nous allons cesser notre activité pour une durée indéterminée, si aucune mesure n’est prise », a-t-il conclu.

 

Cette grève a eu une répercussion négative sur la population. Plusieurs personnes, en majorité les agents de l’Etat se sont déplacés à pied, pour se rendre au travail.

 

« Vraiment la situation est très difficile. J’ai fait cinq kilomètres à pied pour me rendre au travail. Je me demande à quand est ce que tout cela va s’arrêter pour que la paix revienne définitivement dans le pays. Nous ne pouvons pas continuer à vivre de cette manière. Il faut que cela cesse », se plaint un agent de l’Etat.

 

Certaines personnes pensent que l’initiative des conducteurs de taxis et bus est la bonne. Parce que cela peut pousser les nouvelles autorités de Bangui à prendre des dispositions pour que la sécurité et la paix soient garanties dans le pays.

 

Marie-Paule Ndamo a fait savoir que  la grève des conducteurs de taxis et bus est légitime, « je suis tout à fait d’accord avec les conducteurs de taxis et bus pour cette grève. Parce que cela peut amener les leaders de la Séléka, de prendre des mesures contre leurs éléments qui se croient être dans une République bananière ».

 

Le syndicat des conducteurs des taxis et bus a promis de reprendre le travail jeudi, après avoir reçu l’assurance des leaders de la Séléka, d’assurer leur sécurité.

Centrafrique : grève des taxis de Bangui pour protester contre l'insécurité
Centrafrique : grève des taxis de Bangui pour protester contre l'insécurité
Centrafrique : grève des taxis de Bangui pour protester contre l'insécurité
Repost 0
Centrafrique-Presse.com
24 avril 2013 3 24 /04 /avril /2013 23:23

 

 

LA COMMUNAUTE CENTRAFRICAINE DU SENEGAL

 

 

COMMUNIQUE



La communauté centrafricaine du Sénégal informe les frères et sœurs de la diaspora ainsi que les ami(e)s de la république centrafricaine que la manifestation pour le retour de la paix et la protection de la population civile est programmée pour le samedi 27 avril 2013 Départ 10H00 précise place de l’Obélisque Dakar.

 

Venez nombreux à cette marche témoigner votre solidarité et votre compassion à l’endroit de nos frères et sœurs qui souffrent au pays. Pour  toute information utile, veuillez nous joindre aux contacts suivants :

 

  • 77 021 6209
  • 77 066 4187
  • 77 718 2717
  • 70 798 8185

 

Voir les commentaires

Repost 0
Centrafrique-Presse.com
24 avril 2013 3 24 /04 /avril /2013 23:21

 

 

 

 

BBC Afrique 24 avril, 2013 - 16:36 GMT    Junior Linguangue, à Bangui

 

Il y a exactement un mois, les rebelles de la Séléka en Centrafrique prenaient le contrôle de la capitale Bangui, et renversaient le régime du président François Bozizé.

 

Depuis, les nouvelles autorités peinent à ramener l’ordre et le calme: les pillages et exactions continuent.

 

La population s’en plaint.

 

“Ça ne marche pas dans le pays”, raconte un habitant.

 

“A chaque fois les gens sont en train de tuer. On ne sait pas ce qui se passe. Il faut que le président prenne ses responsabilités”, ajoute-t-il.

 

“Rien n’a changé”, se plaint un autre habitant.

 

“C’est toujours l’état de sauvagerie. Pas de police, pas de gendarmerie. Des enlèvements, des exactions. Vraiment c’est pénible”.

 

“Comment peut-on travailler?”

 

Malgré les multiples appels lancés par les nouvelles autorités pour la reprise du travail, les fonctionnaires et agents de l’Etat demeurent sceptiques, d’autant plus que cela fait plus d’un mois que les fonctionnaires n’ont pas touché leur salaire.

 

“Tous les locaux des administrations ont été pillés. Dans de telles conditions, comment peut-on travailler?”, s’interroge un fonctionnaire.

 

« Nous avons peur d’aller au travail. On n’a pas d’argent, on ne nous paye pas”.

 

Les pillages et braquages se poursuivent à Bangui et dans les provinces, et les autorités ont du mal à maîtriser les troupes.

 

Efforts

 

Au ministère de l’Intérieur on se dit conscient du problème et on affirme que des efforts sont faits pour ramener l’ordre et la sécurité.

 

“On va voir comment on peut faire”, explique le lieutenant Mohamed Saleh, porte-parole du ministre de l’Intérieur.

“Le ministre est d’accord de tout faire pour ramener la sécurité dans le pays, et nous disons à tout le monde que nous ne sommes pas venus pour nous bagarrer entre nous ou détruire notre pays, mais venus pour construire notre chère patrie.”

 

Les conducteurs de taxi et de bus, fatigués des actes crapuleux dont ils sont victimes de la part des porteurs de tenue ont même entamé une grève de deux jours pour réclamer la sécurité des personnes et des biens.

 
 
Bangui, un mois plus tard (BBC Afrique)
Repost 0
Centrafrique-Presse.com
24 avril 2013 3 24 /04 /avril /2013 03:15

 

 

 

 

 

YAOUNDE Mardi 23 avril 2013 | 17:36 UTC (Xinhua) - De nouvelles concertations sont attendues pour l'élargissement de la composition de 105 à 135 membres du Conseil national de transition (CNT) chargé de la gestion de la transition politique en République centrafricaine (RCA) après la prise du pouvoir de l'ex-alliance rebelle de la Séléka le 24 mars à Bangui.

 

Une des recommandations du récent sommet de la Communauté économique des Etats de l'Afrique centrale (CEEAC, organisation régionale à laquelle la RCA appartient avec neuf autres pays) tenu le 18 avril à N'Djamena au Tchad, cet élargissement provoque une nouvelle agitation au sein des diverses composantes de la société centrafricaine.

 

 Depuis Paris en France où il s'est établi à la suite du décès de l'ex-président en 2011, Guy Kodégué, ancien porte-parole d'Ange-Félix Patassé, a réagi en appelant à de nouvelles élections pour le changement du bureau actuel du Conseil national de transition, sorte d'Assemblée nationale constituante ayant élu le leader de la Séléka, Michel Djotodia, président par intérim.

 

"Il y a une consultation à faire. Il y a lieu de repartir pour de nouvelles élections", a souligné dans un entretien mardi à Xinhua cet ancien membre du Front pour l'annulation et la reprise des élections (FARE), une coalition de l'opposition mise sur pied à l'initiative de Patassé (renversé par Bozizé en 2003) au terme de la présidentielle et des législatives de janvier 2011 contestées par cette opposition.

 

Comme bien d'autres voix qui se sont élevées sur place à Bangui, M. Kodégué conteste le choix d'Alexandre Ferdinand Nguendet pour la présidence du CNT en raison de sa proximité avec l'ex-coalition rebelle. "Ça ne favorise pas l'équilibre des pouvoirs pour une bonne gestion de la transition. La présidence du CNT doit revenir à la société civile", revendique-t-il.

 

Pour lui, le poste devrait même être attribué à une personnalité féminine, à l'exemple de Marie-Noëlle André Koyara, ex-ministre aujourd'hui représentante de l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) à Abidjan en Côte d'Ivoire et candidate aux premières élections du CNT tenues le 15 avril, un scrutin qu'elle avait perdu se classant troisième.

 

A Bangui, l'heure est à l'expectative. "Pour l'instant, tout est en stand-by. On attend le retour du Premier ministre (Nicolas Tiangaye, en visite en ce moment à Bruxelles en Belgique auprès de la Commission européenne, NDLR). Parce qu'on ne veut pas continuer dans le cafouillage. Il y a d'abord un contentieux à régler : celui des usurpations de postes dans le bureau actuel", mentionne Fulgence Zeneth, représentant des organisations de défense des droits de l'homme au sein de cet organe.

 

De l'avis de celui-ci aussi, "la nouvelle configuration impose que les choses soient désormais faites dans la transparence. Ça doit aller jusqu'au bureau même du CNT". La société civile centrafricaine, qui demeure active, avait déjà dénoncé les élections au CNT, soutenant que les procédures n'avaient pas été respectées.

 

 

 

 

NDLR : On apprend également de source digne de foi que depuis son refuge du camp de la FOMAC à Bangui-Mpoko, (on se demande d'ailleurs pourquoi lui-même et bien d'autres bozizistes nullement inquiétés, continuent-t-ils de rester encore là-bas) l’ex-président de l’assemblée nationale monocolore de Bozizé et vice-président du KNK, l’ineffable Célestin Leroy Gaombalet alias « Gaou la fumée » est aussi à la manœuvre pour avoir l’investiture du KNK afin de briguer également une place au CNT puisqu’il est question que celui-ci admette encore d’autres membres en son sein. Une chose est sûre. Si on faisait savoir aux membres du CNT que la fonction était bénévole, autant de monde ne se bousculerait pas au portillon !

Centrafrique : De nouvelles concertations en vue pour l'élargissement du CNT à 135 membres
Repost 0
Centrafrique-Presse.com
24 avril 2013 3 24 /04 /avril /2013 01:50

 

 

 

 

Paris, 24 avril 2013 (CAP) – C’est visiblement très satisfait de ses entretiens à Bruxelles que le Premier Ministre centrafricain Nicolas Tiangaye a gagné Paris ce mardi soir avec le sentiment du devoir accompli. Accompagné de son ministre des finances, Georges Bozanga, de celui de l’économie, du plan et de la coopération internationale Abdallah Kadre, de l’équipement, des travaux publics et du désenclavement, Crépin Mboli-Goumba et des membres de son propre cabinet, Lazare Dokoula chargé des programmes d’urgence et des finances Maxime Balalou, le Premier Ministre Nicolas Tiangaye vient de boucler avec succès un séjour bruxellois qui lui a permis d’obtenir l’accord des différents responsables de la Commission Européenne au nom de leur institution d’apporter l’aide nécessaire à la République centrafricaine dans la désastreuse situation où elle se trouve actuellement.

 

C’est ainsi que Nicolas Tiangaye a pu dès son arrivée dans la capitale belge, se rendre au Parlement européen où elle a plaidé le sort de son pays et s’est notamment entretenu avec Mme Eva Joly Responsable Comité de Développement au Parlement Européen. Puis, le PM centrafricain s’est également et successivement entretenu avec M. O’ Sullivan, Directeur Général du Service Européen pour l’Action Extérieure (SEAE), M. Andris Pierbalgs Commissaire chargé du Développement, Mme Kristalina Georgieva, Commissaire chargée de la Coopération internationale, de l’Aide Humanitaire et de la Réaction aux crises. C’est avec M. Didier Reynders, Ministre des Affaires étrangères, Vice Premier Ministre qu’ont pris fin la série d’entretiens de Nicolas Tiangaye en Belgique. C’est parce qu’il a été appelé au dernier moment par le Roi Albert 2 que le Premier Ministre Nicolas Tiangaye n’a pas pu rencontrer son homologue belge M. Elio Di Rupo qui en a été beaucoup désolé mais a assuré son homologue centrafricain que ce n’était que partie remise.

 

Le PM Tiangaye a déclaré à la rédaction de Centrafrique-Presse qu’une fois regagné Bangui, il tiendra un point de presse au sujet de l’importante mission qu’il vient d’effectuer à la Commission Européenne à Bruxelles. Avant de rentrer au pays, Nicolas Tiangaye est attendu à Pretoria où il sera reçu le dimanche prochain 28 avril à 10 h, afin de répondre à l’invitation que le Président Jacob Zuma lui a faite en marge du récent sommet de la CEEAC de N’djaména. Le Président sud-africain a en effet souhaité tourner définitivement la récente et sombre page de la tragédie vécue par ses soldats en Centrafrique lors de la chute de François Bozizé pour ouvrir une nouvelle ère d’une coopération fraternelle de son pays avec la République centrafricaine. C’est ainsi que l’Afrique du Sud compte prendre part à la prochaine réunion du groupe de contact le 3 mai prochain à Brazzaville pour lever des fonds pour venir en aide à la RCA. 

 

 

 

Visite de Nicolas Tiangaye, Premier ministre centrafricain, à la Commission Européenne au royaume de Belgique
Visite de Nicolas Tiangaye, Premier ministre centrafricain, à la Commission Européenne au royaume de Belgique
Visite de Nicolas Tiangaye, Premier ministre centrafricain, à la Commission Européenne au royaume de Belgique
Repost 0
Centrafrique-Presse.com
24 avril 2013 3 24 /04 /avril /2013 01:45

 

 

 

BANGUI : LES FACA SONT LOIN DE FAIRE ÉQUIPE AVEC LES ÉLÉMENTS DE LA SÉLÉKA

 

Bangui, 23 avril (RJDH) – Un mois après la prise de pouvoir par les rebelles de la coalition Séléka, plusieurs éléments des forces armées centrafricaines (FACA) n’ont toujours pas repris leurs postes, malgré l’appel des nouvelles autorités du pays. Certains ont refusé de regagner les casernes, de peur d’être enlevés et exécutés. D’autres qui ont regagné les camps, affirment avoir été menacés. Des sources anonymes parlent de l’exécution de certains. Mais les responsables de la Séléka nient cette information.

 

« Les nouvelles autorités nous demandent de regagner nos bases. Mais dans quelles conditions nous allons retourner pour travailler du moment où toutes les bases militaires et les centres de formations ont été pillés et occupés  par les éléments de la Séléka », a déclaré un élément des FACA, qui a requis l’anonymat.

 

La même source poursuit en disant qu’« aujourd’hui, certaines bases militaires comme celle des sapeur pompiers sont transformés en résidence pour les généraux de la Séléka. Ces derniers célèbrent leurs festivités de mariage. Dans ces conditions où allons-nous travailler ? »

 

Pour un autre élément des FACA, « tant que les éléments de la Séléka ne sont pas désarmés et cantonnés et que notre sécurité ne soit pas garantie, il est hors de question que nous regagnons dans un bref délai le travail, de peur d’être exécutés. Certains d’entre nous qui ont essayé de répondre à l’appel du président Michel Djotodja ont été froidement abattu par des éléments de la Séléka ».

 

Le jeudi 18 avril, un élément des FACA a été tué sur le pont de Soh, à la sortie nord de Bangui, par des éléments de la coalition Séléka. Par contre, plusieurs membres de la famille des FACA et des éléments de la garde de l’ancien président François Bozizé ont reçu des menaces de mort, d’autres ont été enlevés et passés à tabac.

 

Depuis la chute de l’ancien président François Bozizé, plusieurs militaires centrafricains issus des rangs des FACA et de la garde présidentielle ont traversé la frontière avec la République Démocratique du Congo et le Cameroun, pour se réfugier.

 

Le RJDH a essayé une fois de plus de joindre les nouvelles autorités de Bangui afin d’avoir les versions, mais celles-ci sont restées injoignables. Toutefois dans les précédentes  déclarations, les leaders de coalition Séléka ont nié le fait que les éléments des FACA se disent menacés. Ils ont affirmé leur volonté de collaborer avec ces derniers.

 

 

 

OUANGO-BANGASSOU : PILLAGE SYSTÉMATIQUE EN SIGNE DE REPRÉSAILLES PAR DES ÉLÉMENTS DE LA SÉLÉKA

 

Bangui, 23 avril (RJDH) – Des éléments de la Séléka ont opéré de pillage systématique de la ville de Ouango-Bangassou (Sud-est) en signe de représailles contre la population qui a lynché à mort deux rebelles, qui ont tenté de piller une église. Plusieurs autres personnes ont du quitter la ville pour trouver refuge dans la brousse et d’autres en République démocratique du Congo, le dimanche 21 avril.

 

Selon des informations rapportées par les religieux, tout a commencé quand les jeunes de la ville ont tué deux éléments de la Séléka qui ont tentés de s’attaquer à l’église catholique. Quelques moments après, une autre équipe de ces hommes armés est arrivée et ont incendié plusieurs maisons de la ville et ont pillé finalement l’église catholique.

 

Selon la source, le bilan de cette opération perpétrée par les éléments de la coalition Séléka n’est pas connu. Mais la source a signalé que des personnes auraient été tuées par les éléments de la Séléka.

 

 

 

BAMBARI : L’EXPLOSION D’UNE GRENADE FAIT DES VICTIMES

 

Bambari, 23 avril (RJDH) – Au total 4 enfants, tous âgés de moins de 10 ans, ont été grièvement blessés par l’exposition d’une grenade. L’acte a eu lieu le dimanche dernier, au Quartier Kidigra dans la ville de Bambari (centre).  

 

D’après des témoins cités par Radio Linga, l’exposition a eu lieu au moment où ces enfants jouaient dans la cour de la maison familiale. « Ils ont retrouvé l’engin mais ignorants, ils se sont mis à jouer avec. C’est en découpant le détonateur que l’explosion a eu lieu, pour les blesser grièvement », a raconté un parent.

 

Les victimes sont en ce moment à l’hôpital préfectoral de Bambari, pour recevoir des soins.

 

Entre temps, deux personnes ont été blessées le samedi 20 avril, suite à une explosion des munitions d’arme de guerre de marque d’A 47 au quartier Sectero. Les munitions étaient explosées, alors qu’elles étaient exposées au feu.

 

Il faut signaler que depuis le 23 décembre dernier, date de la prise de Bambari par les éléments de la collation Séléka, plusieurs munitions étaient perdues dans la ville. Trois explosions des munitions ont eu lieu déjà, faisant une dizaine de victimes.

Dépêches du réseau d'informations des journalistes centrafricains des droits de l'homme
Repost 0
Centrafrique-Presse.com
24 avril 2013 3 24 /04 /avril /2013 01:41

 

 

 

 

L’heure n’est plus à la division clanique, ni à la division  ethnique encore moins aux guerres  tribale.

Les  manipulations  et  les calculs  politiques  ont assez  duré

 Notre pays,  celui  de notre père et de notre mère  notre chère Centrafrique, centre du continent noir,  est en danger.

Et l’on se rappelle  du  Président Fondateur Barthélemy  BOGANDA  artisan d’une république unifiée, pacifiste  et unique.

 

Et Maintenant ?

 

Notre pays a mal, Il a mal des coups d’Etats  a répétitions

Notre pays  a mal des pillages,  des incertitudes politiques et économiques

En effet ; depuis l’événement du 24 mars 2013, avec l’arrive de l’ex chef rebelle  M. DJotodia  qu’en  partie les Centrafricains et Centrafricaines  l’ont accepté malgré son coup de force,  la  Centrafrique  est retombée dans le moment le plus sombre de son histoire.

 

Le pays  est  contrôlé  et  pillé  par les  éléments  de la  Séléka.

 

Abandonné  par les forces armées centrafricaines qui tuent  seulement leurs  frères Centrafricains comme  Fréderic  ANZITE,  Joseph   NGOUYOMBO ancien Directeur de l’Hôpital  Communautaire … 

 

Et ce pays  défendu  par les troupes  Sud Africaines est manipulé  par la France  et  agressé  par le Tchad.

 Je persiste et je signe le pays  est  en danger.

La jeune génération doit prendre  ses  responsabilités, l’ancienne génération de 1958 jusqu’à 2011 doivent laisser sa place à cette jeune génération.

La politique aux politiciens.

Les pasteurs, les prêtres  et  les imans  doivent rester  respectivement dans leurs  églises  et  dans  leur  mosquée.

L’armée doit rester  dans les casernes ; comme disait ma Grand-mère « chaqu’un  à sa place  et les poules rentrerons ».

La jeunesse Centrafricaine a vu vos  limites  pour vous entendre, vous réunir, vous  parler…, l’exemple des Hommes  politiques  Sénégalais

Toutes  nos  souffrances, nos difficultés ou les  morts  des innocents   proviennent  toujours  de l’extérieur  comme la mort du  Président Fondateur B.Boganda dans un mystérieux  accident d’avion, et  ces  coups  d’Etat successifs  aux   défunts  Présidents  D.Dacko,  Jean . B .Bokassa,  A.Koligba,  A.F Patassé et du Président  F.Bozize.

Aujourd’hui M.Djotodia, en attendant la prochaine marionnette qui viendra de l’extérieur pour le renverser.

 Jeunesse  Centrafricaine  réveiller vous,

Entendez  mon  cri  patriotique !

Notre problème  provient de l’extérieur, il  doit être résolu par les Centrafricains  avec les Centrafricains, par les centrafricains et pour les centrafricains ! 

 Le Tchad ou le Gabon et autres pays ne sont pas une sous préfecture de la République Centrafricaine, ils  n’ont aucun droit d’ingérence dans notre cher  pays ; le problème reste et demeure centrafricain.

J’appelle  la SELEKA à stopper leur pillage, les  viols, les  vols  et leur idéologie d’islamiser  la République  Centrafricaine.

L’Etat Centrafricain est laïc.

J’appelle  toutes les Centrafricaines et tous les Centrafricains à être  vigilants, et  pour les prochaines  élections, il faut  soutenir la jeune génération  face aux dinosaures, aux éternels candidats, aux éléphants de la politique.

On a vu  leurs  limites (Ils  se prosternèrent tous chez  Mr DEBY, d’après la déclaration  de N’Djamena  ou d’après les accords  de  Libreville… ; Aucune vision politique)

L’audace ne justifie pas tout.

 J’appelle  la Diaspora Centrafricaine dans le monde à être conscient et soucieux du développement de notre pays, de s’unir en communauté ou en association  de proposer un projet de développement au nouveau gouvernement, le changement c’est maintenant.

J’appelle  encore  les politiques à  se réunir, d’engager un dialogue franc, démocratique,  Républicain  afin de poser le fondement d’une Centrafrique nouvelle  unique et indivisible.

 

Le  21  Avril  2013, à Avignon

St Cyr  NGOUYOMBO

 Technicien  d’Exploitation  en  Transport  de  Marchandises

Repost 0
Centrafrique-Presse.com