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29 décembre 2014 1 29 /12 /décembre /2014 21:45

 

 

 

APA - Luanda (Angola) 2014-12-29 19:45:39 Le président angolais Jose Eduardo dos Santos prédit une année 2015 difficile sur le plan économique pour son pays du fait notamment de la chute du prix du pétrole brut.


Dans son message de Nouvel An, dos Santos annonce que le gouvernement a prévu de réduire ses dépenses publiques, notamment les subventions aux prix des produits pétroliers.


“Il y aura des projets qui seront remis à plus tard et cette mesure sera renforcée par un contrôle des dépenses publiques, une plus grande discipline et des économies dans le budget et une meilleure gestion des finances de l'Etat, pour maintenir la stabilité”, a-t-il déclaré.


Même si elle contribue à une augmentation des prix des produits pétroliers, la réduction des subventions devrait cependant générer des recettes fiscales supplémentaires pour mener des actions sociales et de développement.


Cette mesure fait suite à la récente recommandation du Fonds monétaire international (FMI) visant à répartir la richesse entre les citoyens en affectant les dépenses de subvention des prix du carburant à des projets sociaux.


Les recettes budgétaires de l'Angola ont senti la pression causée par la production pétrolière décevante de cette année, eu égard notamment à l'ambitieux programme d'investissement du gouvernement.

 

http://www.apanews.net/news/fr/article.php?id=813208#sthash.h25hQ2Yl.dpuf

Le président dos Santos annonce une année difficile pour les Angolais

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29 décembre 2014 1 29 /12 /décembre /2014 18:35

 

 

 

REPORTAGE par Mathilde Lemaire France Info lundi 29 décembre 2014 13:50

 

Pour les militaires français en opérations extérieures, les fêtes de fin d'année c'est à minima : un repas amélioré et quelques colis. Ils sont 8500 mobilisés en ce moment sur différents théâtres d’opération. 2000 en Centrafrique. Une mission baptisée Sangaris et entamée il y a un an et qui évolue. La France veut la transférer ces prochains mois à la force des Nations Unies sur place.

 

Le quartier Fatima de Bangui, un quartier musulman mais à la lisière d'un secteur chrétien. Il y a un an, les affrontements ont été, ici, très meurtriers. La patrouille ce matin-là se fait conjointement avec des soldats de la MINUSCA, la force des Nations Unies. Avant le départ à pied, les deux chefs s'accordent autour de la carte du quartier dépliée sur le capot d’un de leurs véhicules. "Je vous propose qu’on débute en prenant cette artère que vous voyez ", dit l’un. "D’accord, mais ensuite on tournera là", répond l’autre.

 

Pour la force française, c'est le lieutenant Paul qui dirige cette patrouille, posté derrière les hommes aux casques bleus.

 

"C’est le chef de ce groupe de la Minusca qui dirige. Nous restons toujours derrière accessibles visuellement. Lui décide quand il veut que l’on fasse un arrêt pour prendre des renseignements avec des habitants, ou un chef du quartier. Nous sommes là pour lui en appui, en soutien", explique le lieutenant. Il y a un an quand les soldats français sont entrés dans ce quartier pour tenter de désarmer, ils n'ont pas reçu le meilleur des accueils. Aujourd'hui, selon le lieutenant Paul, les choses se normalisent. "On vient si souvent ici que les habitants ont fini par nous connaître. Certains petits garçons nous appellent en disant notre grade et notre nom. C’est assez sympathique. Malgré tout, nous restons vigilants", dit le lieutenant Paul.

 

Le développement du banditisme

 

Au fil des mois, les taxis reviennent dans le quartier. Les habitants ressortent. De nouvelles échoppes ont ouvert. Tout le monde espère pour bientôt le rétablissement de l'électricité et la réouverture de l’école. Mais pour autant la peur n'a pas disparu. Car si les affrontements confessionnels se sont apaisés, le banditisme s'est développé : racket,  braquage. "J’ai peur des bandits de grand chemin qui possèdent des grenades, des kalachnikovs et même des obus. A 20 heures, tout le monde rentre chez soi et plus personne ne sort. Tout le monde craint que ces voyous ne viennent nous attaquer et nous prendre tout ce que nous avons", raconte Ludovic 34 ans. Eric, 27 ans non plus n'a pas retrouvé complètement sa sérénité mais il veut croire que son pays est sur le bon chemin : "Moi je pense que le désarmement complet serait la bonne solution. Car nous sommes une très grande majorité à vouloir la paix ici. Beaucoup de monde à Bangui a vécu l’horreur il y a un an, a vu ses parents ou ses enfants tués sous ses yeux. Et pourtant nous pensons que l’heure est à la réconciliation. Il faut une grande réconciliation nationale pour nous pardonner les uns les autres et redonner une chance à notre peuple qui a su être uni pendant des années avant cette guerre".

 

Plus de police ni de justice

 

L’un des gros problèmes c’est que la police et la gendarmerie centrafricaines ont été dépouillées au cours des affrontements l'an passé. Elles n'ont plus d'arme, plus d'uniforme, parfois  plus de bâtiment. Il faut tout reprendre. Certains policiers ou gendarmes ont un temps infiltré des milices. Il serait problématique de les réarmer. Les autorités judiciaires aussi sont à genoux. Il y a une prison, mais les conditions de vie y sont déplorables et les évasions régulières.

 

Autre gros chantier : la reconstruction des infrastructures. C'est l'une des missions que se sont donnés les soldats européens de la force EUFOR. Ils sont environ 500. Nous montons dans l'un de leurs véhicules. Ce sont des soldats italiens. Ils reconstruisent en ce moment un pont détruit depuis des mois. C’est un pont métallique entre deux des quartiers : l'un musulman l'autre chrétien. "Ce projet est 100 % européen : c’est le génie italien qui le monte. Il a été fabriqué par la Pologne, fourni par  République tchèque et transporté par l’Allemagne", explique le lieutenant colonel Mario Renna, chef de ce contingent.

 

En brousse, toujours des exactions

 

Les habitants des environs, en découvrant la banderole qui annonce la reconstruction de ce pont, se disent ravis. "J’ai des amis et de la famille dans ce quartier. Mais aujourd’hui c’est un casse-tête pour venir les voir. Je prends un premier taxi. Je l’arrête, je traverse la passerelle piétonne, puis je dois reprendre un deuxième taxi. Quand le pont sera construit, là ce sera beaucoup plus simple. Il y aura moins de détours, moins de kilomètres à faire. Ce sera comme un pont de la réconciliation en plus", se félicite Célestine, une jeune maman.

 

La reconstruction de ce pont est un symbole fort, mais il faudrait tellement plus dans ce pays où il n'y a quasiment aucune route goudronnée. Dans le nord et l'est du pays : pas une seule ! C'est dans ces zones de brousses reculées que se produisent encore le plus d'exactions.

 

Des élections avant l'été

 

Direction Bambari à 400 kilomètres au nord-est. Il y a 10 jours, une vingtaine de personnes ont été tuées ici.

 

Les civils passent leur temps à se déplacer pour fuir les explosions de violences.  "C’est un secteur tellement grand et tellement broussailleux qu’il y a toujours des crimes qui nous échappent. De toute façon, le but de notre présence n’est pas de mettre un homme derrière chaque habitant", explique le colonel Hervé Pierre qui commande le détachement de soldats français dans ce secteur. Selon lui, la priorité est d’aider à restaurer l’autorité des préfets et des maires. Le gros challenge de 2015 pour la Centrafrique sera  la tenue d'élections législatives et présidentielles sous l'égide de l'ONU. Un scrutin compliqué à organiser dans ce pays qui compte toujours des dizaines de milliers de déplacés, et où les registres d'état civil ont été détruits, brûlés au cours des violences de ces deux dernières années.

 

Lu pour vous : Centrafrique : la France passe le relais à l’ONU
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29 décembre 2014 1 29 /12 /décembre /2014 18:28

 

 

 

http://www.radiondekeluka.org   lundi 29 décembre 2014 14:07

 

Qui organise la réunion de Naïrobi ? Dans quel but ? Pour quel objectif ?


Des questions qui demeurent sans réponses pour l’instant, car la nouvelle défraie la chronique depuis quelques jours.


Des discussions auraient été ouvertes à Nairobi au Kenya sur la Centrafrique. Plusieurs personnalités du pays, particulièrement les anciens chefs d’Etat, Michel Djotodia Am Nondroko et François Bozizé-Yangouvonda seraient conviés à ce rendez-vous. Nourredine Adam, le numéro 2 de l'ex-coalition Séléka serait lui-aussi à Naïrobi avec Joachim Kokaté, conseiller en charge du Désarmement, démobilisation et réinsertion (DDR) à la Primature.


La rencontre de Naïrobi a fait l’objet de débat samedi dernier au palais de la Renaissance à Bangui,  lors de la concertation des forces vives de la nation, mais pas de manière approfondie. C’est à la fois un sujet d’interrogation et de préoccupation majeure.


Les autorités de la transition déclarent tout ignorer des tenants et des aboutissants de la rencontre. Lors des débats de samedi avec la présidente de la transition, Martin Ziguélé, le président du Mouvement de libération du peuple centrafricain (MLPC) soulève la question et redoute une chose.


« Ce que nous craignons, c'est qu'il y ait un télescopage entre les deux initiatives, l'initiative pour le dialogue politique qui est mené en Centrafrique et cette initiative dont nous ne connaissons ni les tenants ni les aboutissants et qui se passe à Naïrobi au Kénya », a alerté Martin Ziguélé.


« Nous ne pouvons pas accepter que le sort de la République Centrafricaine soit traité en catimini », a fait savoir le président du MLPC.


Une préoccupation que partage le Premier ministre de la transition Mahamat Kamoun.
 
« Par rapport à ce qui se passe à Naïrobi, le gouvernement n'est pas au courant. Les autorités de la transition à savoir la présidente de la République, le président du parlement provisoire, nous ne sommes pas au courant », a indiqué le Premier ministre Kamoun.


« Je ne peux donc pas me fourrer le nez dans quelque chose que je ne maîtrise pas », a souligné Patrice Edouard Ngaïssona, le coordonnateur général de l'ancienne milice Antibalaka. Patrice Edouard Ngaïssona reconnaît avoir reçu aussi l’invitation de Nairobi, mais a décliné l’offre car ne maîtrisant pas  les contours de la réunion.

« J'ai aussi été invité à aller à Naïrobi, mais pas d'une manière formelle. J'ai désisté parce que je ne connais pas les termes de référence de ce qui se passe à Naïrobi », a-t-il annoncé à la sortie de la rencontre avec Samba Panza.

 

 

Bangui : Des leaders de la Séléka et Anti-Balaka en négociations à Nairobi
 

Bangui, 29 décembre 2014 (RJDH)--Quelques leaders de la Séléka et des Antibalaka se trouvent depuis quelques jours à Nairobi au Kenya. Selon les informations du RJDH, les deux délégations sont en discussion en vue de préparer le forum de Bangui.

 

Ce sont les leaders de l’ex Séléka tels que Michel Djotodia, Nourredine Adam et Moustapha Saboune qui se trouvent actuellement à Nairobi. Les Anti-Balaka sont représentés par l’ancien conseiller à la Primature Joachin Kokaté. Selon des sources proches des deux délégations jointes depuis Nairobi, Joachin Kokaté est arrivé à Nairobi avec un mandat signé du coordonnateur général des Anti-Balaka Patrice Edouard Ngaissona que le RJDH a tenté à plusieurs reprises de joindre en vain.

 

Sur les ondes de la radio Ndéké Luka, Patrice Edouard Ngaïssona affirmait au sortir de la concertation des forces vives de la nation présidées par la cheffe de l’Etat, le 27 décembre dernier, qu’il avait décliné l’offre de Nairobi. « Monsieur Kokaté est là avec un mandat que Edouard Patrice Ngaissona a signé. Je ne vois pas pourquoi ce dernier pourrait ne pas se reconnaitre dans ce que nous faisons ici parce qu’il a son représentant légitime », a confié au RJDH Moustapha Saboune joint depuis Nairobi.

 

Selon nos informations, les leaders de l’ex-Séléka et ceux des Anti-Balaka sont réunis dans la capitale kenyane sur initiative de la médiation dans la crise centrafricaine, médiation dirigée par le président congolais Denis Sassou Nguesso. Les membres des deux délégations affirment avoir été invités pour discuter des conditions de la tenue du forum de Bangui.

 

« C’est depuis le retour de Brazzaville en juillet dernier que le forum de réconciliation de Bangui devrait être préparé. Mais le pouvoir n’a pas cette volonté, c’est ainsi que le médiateur a pris l’initiative d’entendre les principaux belligérants que nous sommes afin de réfléchir et poser les bases de ce forum »,  a déclaré au RJDH un délégué de l’ex-Séléka.  

 

De sources concordantes, les deux délégations tiennent des réunions à huit clos depuis qu’elles se sont retrouvées à Nairobi. Ces réunions seraient pilotées par des émissaires de Congo Brazzaville assistées de ceux du Kenya. Il est difficile de savoir réellement de quoi discutent les deux délégations sinon ce que les membres nous disent officiellement.

 

A Bangui, la présidence, affirme n’avoir pas été informée de cette rencontre qui est considérée par un ministre conseiller de Catherine Samba Panza comme une manière d’humilier l’Etat centrafricain et ses autorités. « Nous ne sommes pas informés de cette rencontre dont on ignore les tenants et les aboutissants. C’est une nouvelle tentative d’humilier la RCA »,  a expliqué ce ministre conseiller à la présidence. Un autre ministre conseiller à la présidence joint par le RJDH craint une tentative de déstabilisation ourdie de l’extérieur. « Les informations que nous avons indiquent qu’il est question de préparer une troisième transition avec Méckassoua comme vice président et de trouver des vice Premiers ministres. Tout cela ourdi de l’extérieur par des personnalités connues », a dénoncé le ministre conseiller visiblement remonté.

 

La rencontre entre les leaders de l’ex-Séléka et ceux des Anti-Balaka est condamnée par les forces vives de la Nations.  Selon les informations du RJDH, les deux délégations  repartiront à Brazzaville après les négociations qu’elles font en ce moment au Kenya.

 

Notons que c’est un avion affrété par la présidence congolaise qui avait conduit les membres de la délégation de l’ex-Séléka à Brazzaville. C’est après des échanges avec le médiateur dans la crise centrafricaine Denis Sassou Nguesso que Michel Djotodia, Nourredine Adam et Moustapha Saboune ont rejoint Nairobi. Ces derniers sont rejoints par Joachin Kokate, cadre du mouvement Antibalaka.

 

La présence de l’ancien président François Bozizé a été signalée à Nairobi mais selon nos sources, ce dernier ne participe pas aux négociations en cours.

 

Rappelons que François Bozizé et Nourredine Adam sont interdits de voyage par le comité de sanction des Nations Unies depuis le mois de mai 2014. Michel Djotodia lui est sous sanction des Etats-Unis qui lui ont interdit l’entrée sur leur territoire et le gel de ses avoirs dans ce pays./

 

Sylvestre Sokambi

Des interrogations autour de la rencontre de Naïrobi
Des interrogations autour de la rencontre de Naïrobi
Des interrogations autour de la rencontre de Naïrobi

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29 décembre 2014 1 29 /12 /décembre /2014 18:20

 

 

 

29/12/2014 à 15:12 Par Anne Kappès-Grangé

 

Abdoulaye Bathily est le représentant du secrétaire général de l'ONU pour l'Afrique centrale.

 

Il est l'un des rares à avoir osé mettre en garde Blaise Compaoré. En vieux routier de la politique, l'ancien dirigeant marxiste sénégalais de la Ligue démocratique/Mouvement pour le parti du travail (LD/MPT), formé sur les bancs du Prytanée militaire de Saint-Louis dans les années 1960, ne craint plus, à 67 ans, de froisser quelques susceptibilités. Il faut savoir partir, martèle-t-il. C'est une question de principe.

 

Nommé représentant du secrétaire général de l'ONU pour l'Afrique centrale en mai dernier, après un passage par la Minusma à Bamako, Abdoulaye Bathily sait que 2015 et 2016 seront des années électoralement chargées dans la sous-région. Avec tous les risques que cela comporte.

 

Jeune Afrique : Avez-vous tenté de dissuader Blaise Compaoré de se maintenir à la tête du Burkina ?

 

Abdoulaye Bathily : Oui, et je l'ai fait dès 2011. Les mutineries du mois d'avril de cette année-là étaient un signal d'alarme auquel il aurait dû prêter attention, d'autant que le système qu'il avait mis en place aurait permis que la transition se fasse en douceur. Je l'ai ensuite appelé, les 28 et 29 octobre dernier [Compaoré démissionnera le 31]. Je lui ai dit qu'il fallait qu'il renonce. Il m'a répondu qu'il était en train de gérer la situation. Le résultat, on le connaît.

 

Il est rare qu'un chef d'État s'entende donner ce type de conseils !

 

Et c'est bien le problème. En Afrique, les membres de l'entourage d'un président les inciteront toujours à se maintenir au pouvoir. Ils disent : "Restez, sinon ce sera le chaos." La vérité, c'est que ce sont eux qui ont beaucoup à perdre et qui en oublient l'intérêt de leur pays. Quand il a décidé qu'il était temps pour lui de se retirer [en 1985], le Tanzanien Julius Nyerere n'a pas consulté son parti. Il a pris cette décision seul, pour ne pas prêter le flanc aux pressions. Pour ma part, j'ai analysé la situation au Burkina ; j'en ai conclu qu'il n'était pas possible de modifier la Constitution, parce que les conditions n'étaient pas réunies pour faire du forcing, et il était de mon devoir de le faire savoir à Blaise Compaoré, que je connaissais depuis longtemps.

 

Qu'est-ce qui vous a fait dire que cette fois-ci cela ne passerait pas ?

 

Le parti [le Congrès pour la démocratie et le progrès] avait beaucoup changé. Au fil des années, il s'était éloigné de sa base militante, de ses idéaux et de ses fondateurs pour ne plus s'appuyer que sur des amis de Blaise Compaoré. C'était là une première fracture. Et puis les mutineries de 2011 étaient un signe avant-coureur : l'armée est un reflet de la société. L'une et l'autre se sont transformées en profondeur ces dernières décennies. Elles ne sont plus les mêmes qu'en 1983 [année de la révolution burkinabè]. Aujourd'hui, la jeunesse est formée et informée, on ne peut pas l'ignorer.

 

Le Bureau régional des Nations unies pour l'Afrique centrale (Unoca), que vous dirigez, a-t-il des inquiétudes face aux échéances électorales à venir dans la sous-région ?

 

Bien sûr. En 2015 et 2016, pas moins de sept pays iront aux urnes dans notre région. Que l'on parle du Gabon, où nous sommes basés, ou des deux Congos, du Burundi, du Tchad ou encore du Rwanda, on voit déjà poindre des tensions. Notre rôle est de jouer les bons offices entre pouvoir et opposition, et c'est d'ailleurs ce que nous faisons en ce moment au Gabon. Mais force est de constater que l'Afrique centrale dans son ensemble n'a pas connu de transition démocratique aussi avancée que l'Afrique de l'Ouest.

 

Avez-vous une position de principe sur la question des révisions constitutionnelles ?

 

Il faut éviter de changer les Constitutions, surtout sur une base non consensuelle. Le syndrome burkinabè guette aujourd'hui plusieurs de ces pays. Même là où la question de la Constitution ne se pose pas, parce que les pouvoirs ont depuis longtemps réglé la question, l'aspiration à l'alternance est une donnée qui ne doit pas être négligée. Quel que soit le niveau de réalisations d'un pouvoir, quels que soient ses succès économiques, il y aura toujours un désir de changement.

 

Vous étiez, en 2013, le numéro deux de la Minusma, la Mission des Nations unies au Mali. La situation que vous aviez à gérer est-elle à certains égards comparable à celle qui prévaut en Centrafrique ?

 

La crise qu'a connu - et que connaît encore - le Mali n'est pas aussi profonde que celle que traverse la Centrafrique. Au Mali, c'est surtout la question du Nord qui s'est posée ; c'est un problème récurrent, certes, mais géographiquement limité à la région de Kidal, et cela n'a pas empêché la présidentielle de se dérouler sans problème sur les trois quarts du territoire en 2013. En Centrafrique, la crise dure depuis des décennies et n'a cessé de s'aggraver, au point qu'elle a aujourd'hui pris un caractère religieux.

 

La communauté internationale s'est fortement impliquée au Mali. Diriez-vous qu'elle est, en Centrafrique, à la hauteur des enjeux ?

 

Encore une fois, nous ne sommes pas confrontés au même type de situation. Au Mali, il y a des groupes politiques, avec lesquels on peut tenter de trouver un accord, et des jihadistes. Ces derniers sont très bien équipés et livrent aux forces maliennes et internationales une guerre asymétrique. Face à eux, une réponse militaire s'imposait. C'est différent en Centrafrique. D'abord parce que les groupes armés n'y ont pas atteint ce degré d'organisation. Ensuite parce que les ex-Séléka et les anti-balaka sont aujourd'hui prêts à s'engager dans un processus politique et qu'il faut à tout prix que les Centrafricains parviennent à se parler et à se réconcilier.

 

Le nombre de Casques bleus déployés en Centrafrique est-il suffisant ?

 

Globalement, oui. On parle de 12 000 hommes. Certes, le territoire est vaste, mais il ne faut pas oublier les éléments de l'opération Sangaris et ceux de l'Eufor. Tous participent à la stabilisation du pays. Même les troupes ougandaises qui traquent Joseph Kony et l'Armée de résistance du Seigneur [LRA] dans le Sud-Ouest constituent une présence dissuasive.

 

D'abord prévue en février, la présidentielle a été reportée. Elle devra se tenir au plus tard en août 2015. L'échéance est-elle réaliste ?

 

Il est indispensable que nous tenions les délais, parce qu'il y a un vrai risque que la crise s'aggrave et parce que les conditions régionales sont en train de se dégrader : Boko Haram agit comme un cancer dans tous les pays du bassin du lac Tchad. Si des élections ne viennent pas stabiliser la situation en Centrafrique, ce pays risque d'être à son tour contaminé. Il faut absolument éviter qu'il y ait une jonction entre les intégristes nigérians et certaines factions des groupes armés centrafricains. Nous sommes déjà très préoccupés par le fait que certains éléments de la Séléka se sont alliés à la LRA.

 

Le budget des élections est-il bouclé ?

 

Non. Nous avons besoin de 35 milliards de F CFA [53,4 millions d'euros], pour procéder à un nouveau recensement et pour organiser les opérations de vote, tout en s'assurant que les Centrafricains réfugiés dans les pays voisins pourront participer. Nous espérons faire le plein des contributions au prochain sommet de l'Union africaine.

 

Catherine Samba-Panza doit-elle rester à la tête de l'État jusqu'aux élections, alors que sa gestion d'un don de l'Angola à la Centrafrique a fait débat ?

 

Oui. Il n'est pas question de procéder à un changement qui risquerait de prolonger davantage la transition. Le groupe international de contact a été très clair sur ce point. Mais il faut aussi une amélioration de la gouvernance. Un État qui n'a pas de ressources propres et qui doit compter sur la communauté internationale pour payer le salaire des fonctionnaires a un devoir d'exemplarité.

 

Michel Djotodia et Noureddine Adam, les anciens chefs de la Séléka, et l'ancien président François Bozizé peuvent-ils participer au forum de Bangui, en janvier ?

 

Il me semble que les personnes qui sont à l'origine des conflits et des haines devraient laisser à d'autres le soin de conduire cette nouvelle phase. Tous ont des familles politiques qui peuvent continuer le combat sans eux. Dans l'intérêt de ce pays et dans leur propre intérêt.

 

Propos recueillis par Anne Kappès-Grangé

Lu pour vous : Afrique centrale | Abdoulaye Bathily : "On ne touche pas aux Constitutions"

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29 décembre 2014 1 29 /12 /décembre /2014 18:03

 

 

Berberati : Un soldat des FACA tué par des Anti-Balaka
 

Berberati, 29 Décembre 2014 (RJDH) --- Un élément des Forces armées centrafricaines (FACA)  s'est fait poignarder à mort  par des Anti-Balaka à 50 kilomètres  de la ville de Berberati (ouest), dans la nuit du 25  au 26 décembre.

 

Selon les informations rapportées au RJDH, la victime se trouvait chez elle la nuit de sa mort. Elle avait écouté un bruit dehors. Quand elle était sortie avec son arme, c'était un hibou qui hurlait, elle l'a tiré avec son arme. 

 

"De loin les Anti-Balaka ont écouté la détonation d'arme, ils ont accouru et ont demandé au soldat des FACA de leur remettre son arme. Celui-ci a refusé.  C’est là qu'ils l'ont poignardé à mort", a relaté une source de la gendarmerie, qui a confirmé les faits après avoir effectué une descente sur les lieux de l'incident.

 

Des témoins ont fait savoir que les présumés auteurs de cet acte ont pris fuite. Les habitants pris de peur ont aussi pris fuite pour se réfugier dans la brousse.

 

Les villages situés aux environs de la ville de Berberati sont toujours contrôlés par des Anti-Balaka. Ces derniers continuent de commettre des exactions. Ceci malgré plusieurs campagnes de non violence menées par les autorités locales et les ONG de défense des droits de l'homme./

 

JC Ouanié-Oua


 

 

Centrafrique-Rafaï: Une attaque de la LRA fait des victimes et des dégâts matériels
 

Rafaï, 29 décembre 2014 (RJDH) - Deux personnes ont été grièvement blessées et six autres enlevées ce lundi 29 décembre au village Moussa situé à six kilomètres de la ville de Rafaï. Un acte commis par des éléments de l'Armée de Résistance du Seigneur (LRA)  de Joseph Kony. Des denrées alimentaires et autres biens ont été emportées par ces hommes en arme.

 

Selon le témoignage d'une victime, les rebelles ougandais ont fait irruption dans le village au moment où les habitants étaient encore au lit. "Quand j'ai entendu un cri, je me suis levé pour chercher à savoir ce qui se passe, c'est là que j'ai reçu une balle".

 

De sources locales, les forces de défense présentes dans la ville de Rafaï ont été alertées mais ces dernières n'ont pas pu réagir. "Elles ont fait savoir qu'elles ne peuvent pas aller au delà de 15 kilomètres de la localité".

 

Par ailleurs, le sous préfet de Rafaï a organisé une réunion afin de sensibiliser la population à être vigilante. Les parents ont été appelés à protéger les enfants. "Car nous n'avons personne pour nous protéger", a-t-il dit.

 

L'autorité administrative a demandé par ailleurs au gouvernement de déployer les forces nationales dans sa zone de juridiction afin d'assurer la sécurité de la population./

 

Marc Binza


 

Bouar : Les affrontements ont entrainé la rareté de la viande de bœuf
 

Bouar, 29 décembre 2014 (RJDH) - Le marché de la ville de Bouar connait une hausse de prix de la viande de bœuf qui devient aussi rare. L'insécurité et les multiples affrontements qui se sont produits dans cette localité sont à l'origine de cette difficulté.

 

Le prix d'un kilogramme de viande est passé de 2000 FCFA à 3000.  Cette hausse de prix a sensiblement joué sur le menu du jour dans la famille. Rosalie Nganaféï,  responsable d'un ménage déplore cette situation. Selon elle, « ma famille ne mange plus normalement car la viande de bœuf constitue l'aliment de base dans sa recette journalière ».

 

René Belkosso, délégué des bouchers de la ville de Bouar trouve comme raison de la hausse de prix et la rareté de viande de bœuf, les affrontements qui ont opposé les Anti-Balaka à une partie de la communauté musulmane, entrainant ainsi le départ des éleveurs de cette localité. "A cela s'ajoute aussi l'augmentation du prix d'un bœuf qui s'achète à 300 000 à 400 000 FCFA au lieu de 150 000 avant la crise".

 

La même source a par ailleurs relevé que les bouchers parcourent plus de 150 kilomètres à la recherche de bouf. "En plus, on se dispute avec les autres bouchers venus des autres villes et ceux de la capitale aussi pour avoir les bœufs ".

 

La préfecture de la Nana Mambéré fait partie des régions de la Centrafrique qui disposent des zones de pâturage. Les éleveurs  venus de Tchad se sont installés dans plusieurs zones avant d'être obligés de quitter à cause des exactions des Anti-Balaka. Certains membres de la communauté peulh ont aussi vu leur bétail volé par ces hommes armés. /

 

Constant Ndolo Babou

RCA : Nouvelles nationales sur RJDH
RCA : Nouvelles nationales sur RJDH

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29 décembre 2014 1 29 /12 /décembre /2014 17:59

 

 

Ndélé, 29 décembre 2014 (RJDH) - Le véhicule d'une structure humanitaire a été braqué, par des hommes armés, le dimanche 28 décembre à deux kilomètres de Ndélé (nord-est) sur l'axe Birao.  Le véhicule volé,  a été  récupéré à 40 kilomètres par les forces présentes dans cette ville.

 

Selon les faits rapportés, le véhicule était parti rprendre une personne malade pour la ramener à l'hôpital de cette localité. "A leur retour, arrivée à deux kilomètres sur la barrière de Batéré, des personnes non identifiées sont sorties de la brousse barrant ainsi la route au chauffeur et lui demandant de leur remettre la clé de véhicule. Ces voleurs ont fait descendre tous les passagers qui sont à bord avant d'emmener le véhicule", a relaté un habitant joint par le RJDH.

 

Après avoir été alertées par le conducteur de ce véhicule, les forces présentes à Ndélé se sont lancées à la poursuite de ces voleurs, jusqu'à 40 kilomètres sur l'axe Birao où ils ont pu récupérer le véhicule.

 

D'autres sources ont fait savoir que le véhicule serait de l'ONG Première Urgence AMI (PU AMI). Et que c'est à plusieurs reprises que cette structure humanitaire a été victime de vol des hommes armés. Le RJDH n'a pas pu joindre les responsables de cette structure humanitaire pour leur confirmation./

 

JB Dawalbet


 

Centrafrique-Bambari : Accrochages au quartier Bornou, la Sangaris se désengage
 

Bambari, 29 décembre 2014(RJDH)--Une  partie de la communauté musulmane a barricadé la route ce matin avant de libérer. Ceci suite à des accrochages qui  ont eu lieu le  dimanche 28 décembre au quartier Bornou, à Bambari, dans la Ouaka entre la force Sangaris et les jeunes musulmans. Interrogée par le RJDH,  la Sangaris s’est désengagée.

 

Tout a commencé aux environs de 15 heures du dimanche, lorsque la Sangaris a voulu patrouiller dans le quartier Bornou, un secteur  à majorité musulman, a raconté une source. Cette patrouille se faisait à pieds et en véhicules blindés.

 

Pour la communauté musulmane, la force Sangaris n'a pas le droit d'entrer dans le quartier Bornou. « Nous avons depuis quelques mois demandé à la Sangaris de ne pas patrouiller dans notre quartier, en attendant le forum de Bangui. C'est pour éviter des incidents que nous avons pris cette décision. Parce que, pour nous, derrière la patrouille de la force Sangaris se cache toujours un groupe des Anti-Balaka », a dit le secrétaire de l'association de la jeunesse musulmane de Bambari.

 

Selon la Sangaris, l'intention de la force n'était pas de patrouiller dans le quartier Bornou, mais aux abords du quartier. « Il y a eu constitution de barrières face à notre patrouille qui est constituée de FSI. Une réaction hostile à la patrouille avec de jet de grenades et de pierres. «Nous précisions que la force s'est désengagée juste après, mais elle va continuer à faire son travail et faire appliquer les « mesures de confiance », a expliqué le commandant Laurent Bastide, responsable de la communication de la Sangaris.

 

Cet incident aurait occasionné deux morts et deux blessés au quartier Bornou. Le fils du président de la communauté musulmane serait lui aussi blessé puis transféré à Bangui, selon une source hospitalière.

 

La matinée de ce lundi 29 décembre a été secouée par des manifestations anti-françaises dans plusieurs quartiers de la ville de Bambari. Après une réunion regroupant les leaders musulmans, la Sangaris, la Minusca et des Chefs de l’ex-Seleka, les barrières érigées par les jeunes musulmans ont été démantelées. /

 

Rosmon Zokoue

Ndélé: Des ONG continuent de se faire braquer par des bandes armées non identifiées

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29 décembre 2014 1 29 /12 /décembre /2014 17:53

 

 

 

http://www.radiondekeluka.org   samedi 27 décembre 2014 08:21

 

Les responsables de l'ex-coalition rebelle Séléka basée à Batangafo, préfecture de l'Ouham dans le nord de la Centrafrique, ont confirmé ce vendredi, l’ultimatum de 48 heures lancé aux personnes déplacées de l'unique site de la ville.


Le porte-parole de l’ex-rébellion, Maoloud Moussa, a expliqué que la sommation ne concerne que les jeunes gens qui selon lui, constituent un bouclier pour les miliciens Antibalaka infiltrés sur le site.


« Quand on parle de site, c'est un lieu réservé aux déplacés, enfants, femmes et vieillards. Ce n'est pas un camp militaire. Or, les gens qui sont sur ce site sont en train de cacher les Antibalaka », a noté Maoloud Moussa.


D’après le porte parole, un Antibalaka avait occasionné la mort de certaines personnes en larguant une grenade dans le site. « La dernière fois, un milicien Antibalaka a jeté une grenade parmi la population civile. Des gens ont payé de leur peau. Raison pour laquelle, nous avons demandé que les jeunes quittent systématiquement le site », a indiqué le porte-parole.


Jeudi, RNL a annoncé que les personnes déplacées du site de Batangafo se sont inquiétés de cet ultimatum et ont appelé les autorités de la transition au secours. Seulement, il n'y a pas encore eu de réactions du côté de ces autorités.

Dans la Sangha Mbaéré, une attaque a fait deux morts


Deux personnes sont mortes ce jeudi au village Loppo situé à 10 Kms de Nola chef lieu de la Sangha-Mbaéré au sud-ouest de la Centrafrique dans de nouvelles échauffourées qui ont opposé les éléments du contingent Congolais de la Mission onusienne basé dans la région à des éléments de la milice Antibalaka.


Selon des sources locales, l’incident est intervenu au moment où, des casques bleus  onusien se sont rendus au village Loppo dans le cadre d'une sensibilisation visant à demander à la population de regagner le village. Cette situation a une fois de plus, plongée la population de Nola dans la psychose.


« Jeudi, il y a il y a eu échange de tir et deux personnes sont tuées au village Loppo. Les habitants ont donc décidé de quitter définitivement le village, retenu par les Antibalaka pour servir de base », a témoigné un des habitants sous couvert de l’anonymat.


La même source indique que « Suite à des négociations mercredi, les responsables des Antibalaka devait partir, quand une mission de sensibilisation du contingent Congolais de la Minusca avait effectué une descente dans ce village pour informer les habitants sur leur sortie de brousse et la reprise des activités quotidiennes », a souligné cet habitant, qui a mentionné que la population avait repris les activités   jusqu'à 12 heures,


En ce moment, un calme précaire règne dans la localité.

Batangafo: l'ex-coalition Séléka somme les jeunes de quitter le site

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29 décembre 2014 1 29 /12 /décembre /2014 17:51

 

 

 

http://www.radiondekeluka.org   samedi 27 décembre 2014 10:00

 

Le président du Conseil national de transition (CNT, parlement provisoire), Alexandre Ferdinand Nguéndet, a acclamé du haut de la tribune à l'hémicycle de l'assemblée nationale ce vendredi, la feuille de route du 3e gouvernement de transition réactualisée par le Premier ministre, Mahamat Kamoun. Le parlementaire provisoire a apprécié et a demandé d'y apporter des amendements. La nouvelle version du document de travail dont trois chefs de gouvernement ont exploité chacun à sa manière, priorise aujourd'hui les élections. Le Premier ministre affirme une fois de plus sa volonté à achever la transition par l’organisation des élections libres, crédibles et transparentes.


« Les impératifs du moment et les attentes aussi bien de la communauté nationale qu'internationale, au moment où je prenais mes fonctions, ont conduit mon gouvernement à proposer un recadrage de la feuille de route en mettant un accent particulier sur l'organisation des élections comme solution de sortie de crise », a indiqué le Premier ministre centrafricain de la transition, Mahamat Kamoun.


La nouvelle version de la feuille de route définit aussi l’agenda de la transition : le forum inter centrafricain d’ici février 2015, le référendum sur la nouvelle Constitution en mai 2015, le premier tour des élections en juillet et le second tour au mois d'août 2015.

Le chef du gouvernement a également mis un accent particulier sur les priorités de la nouvelle version de la feuille de route. « Tout en gardant les mêmes fondamentaux, les priorités (…) se présente comme suit. Pilier 1 : politique et gouvernance ; pilier 2 : restauration de la sécurité et consolidation de la paix ; pilier 3 : relance économique enfin pilier 4 : assistance humanitaire », a ajouté le Premier ministre.


Mahamat Kamoun a qualifié d'encourageant le redéploiement de l'administration dans les provinces. Onze préfets sur seize ont déjà pris fonction sur l'ensemble du territoire national.


Ferdinand Alexandre Nguéndet tient coute que coute au respect de l'agenda car, dit-il, le peuple centrafricain a trop souffert.


Le coût estimatif de la mise en œuvre de cette feuille de route est de 376 milliards 325 millions de francs CFA.

Une feuille de route réactualisée pour le 3e gouvernement

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29 décembre 2014 1 29 /12 /décembre /2014 17:46

 

 

 

 Bangui, 29 décembre 2014 (RJDH)—Les travaux de préparatifs du grand forum inter centrafricain se poursuivent. La cheffe de l’Etat de Transition, Catherine Samba-Panza a rencontré, le samedi dernier les forces vives de la nation afin de réfléchir sur la problématique du dialogue national de janvier prochain. Plusieurs représentants des forces vives de la nation ont répondu présents a l’invitation.

 

Pour Catherine Samba-Panza, la rencontre avec les forces vives de la nation « est justifiée par la nécessité pour le gouvernement et tous les dirigeants de la Transition de donner un signal fort au processus de dialogue et de réconciliation nationale, en réfléchissant aux orientations pertinentes qui peuvent le guider afin d’éviter des dérapages éventuels. Sur la base du principe de précaution, il nous faut anticiper les obstacles à la réussite du forum national de Bangui, en abordant en amont tous les sujets qui sont susceptibles de constituer des blocages ».

 

Ce fut également le moment pour la présidente de la transition de définir le format du futur forum. « Le forum national ne sera pas l’occasion de distribuer des primes à l’impunité à travers une amnistie générale en faveur des bourreaux du peuple Centrafricain. La justice nationale fera son travail avec l’appui de la composante judiciaire de la MINUSCA et de la justice internationale pour juger et condamner les auteurs des délits afin de donner aux victimes les raisons de pardonner », dit-elle. Elle exclut donc de l’agenda du forum l’amnistie et l’impunité ; et demande a la commission préparatoire d’être opérationnel rapidement. « A cet effet, les diverses entités devront indiquer à l’issue de la présente rencontre les noms de leurs représentants devant siéger au sein dudit comité », indique-t-elle aux représentants des forces vives de la nation venues pour la rencontre.

 

La décision de l’organisation d’un grand forum inter centrafricain était prise lors du forum de Brazzaville, ayant débouché sur la signature de l’Accord de Cessation des Hostilités du 23 juillet 2014. La mise en place par décret le 02 décembre de la commission préparatoire dudit dialogue et la rencontre du samedi 27 décembre avec les forces vives de la nation sont deux actes fondateurs posés dans la logique de la tenue du dialogue politique de janvier 2015. /

 

Naim-Kaelin ZAMANE

 

 

Journée de concertation des forces vives et le forum de Bangui à la Une 

 

APA-Bangui (Centrafrique) 2014-12-29 11:11:48  La journée de concertation des forces vives de la nation sur le processus politique qui s’est tenue samedi et le prochain forum de Bangui, sont les sujets phares abordés par les journaux ce lundi à Bangui.


Le Démocrate titre : «Catherine Samba-Panza et les forces vives sous l'arbre à palabre » pendant que L'Hirondelle fait sa Une sur : « recadrage du processus politique : Catherine Samba-Panza et les forces vives de la nation rament dans la même direction ».


« C'est dans cette optique que, Catherine Samba-Panza a convoqué toutes les forces vives de la nation le samedi 27 décembre pour dialoguer ensemble sur les voies et moyens consensuels que les autorités de transition doivent suivre pour aboutir à un forum crédible, lequel conduira à des élections transparentes » écrit Le Démocrate.


« Samba-Panza remet le gaz à destination des prochaines élections dans un élan consensuel avec les acteurs réengagés pour la cause de la paix et de la réconciliation nationale » indique pour sa part L'Hirondelle.


Sur un tout autre plan, concernant le forum de Bangui, Le Citoyen met en garde les fauteurs de troubles en rapportant les propos de la présidente de transition qui fait remarquer que « Le Forum inter-centrafricain ne sera pas l'occasion de distribuer des primes à l'impunité à travers une amnistie générale en faveur des bourreaux du peuple centrafricain ».


Le Confident avertit pour sa part sur « Les risques d'échec du forum de Bangui ».

Pour ce confrère, le forum de Bangui prévu en janvier 2015 est un processus politique qui va déterminer le désarmement sur toute l'étendue du territoire centrafricain, de la perspective d'une issue durable de la crise.


« Mais force est de constater que ce dialogue qui fait suite au forum de Brazzaville ayant regroupé les protagonistes de la crise centrafricaine, s'annonce déjà hypothétique et risque de plonger la transition dans un éternel recommencement », s'inquiète Le Confident.


A en croire ce journal, le renvoi aux calendes grecques du désarmement, priorité des priorités et l'unique voie pour faciliter la sécurité, la paix et le retour de l'autorité de l'Etat, en est la preuve.

 

http://www.apanews.net/news/fr/article.php?id=813168#sthash.4GbOSHjF.dpuf

Bangui : Catherine Samba-Panza accélère les préparatifs du grand forum de janvier 2015

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29 décembre 2014 1 29 /12 /décembre /2014 12:29

 

 

 

APA-Bangui (Centrafrique) 2014-12-29 11:11:48  La journée de concertation des forces vives de la nation sur le processus politique qui s’est tenue samedi et le prochain forum de Bangui, sont les sujets phares abordés par les journaux ce lundi à Bangui.


Le Démocrate titre : «Catherine Samba-Panza et les forces vives sous l'arbre à palabre » pendant que L'Hirondelle fait sa Une sur : « recadrage du processus politique : Catherine Samba-Panza et les forces vives de la nation rament dans la même direction ».


« C'est dans cette optique que, Catherine Samba-Panza a convoqué toutes les forces vives de la nation le samedi 27 décembre pour dialoguer ensemble sur les voies et moyens consensuels que les autorités de transition doivent suivre pour aboutir à un forum crédible, lequel conduira à des élections transparentes » écrit Le Démocrate.


« Samba-Panza remet le gaz à destination des prochaines élections dans un élan consensuel avec les acteurs réengagés pour la cause de la paix et de la réconciliation nationale » indique pour sa part L'Hirondelle.


Sur un tout autre plan, concernant le forum de Bangui, Le Citoyen met en garde les fauteurs de troubles en rapportant les propos de la présidente de transition qui fait remarquer que « Le Forum inter-centrafricain ne sera pas l'occasion de distribuer des primes à l'impunité à travers une amnistie générale en faveur des bourreaux du peuple centrafricain ».


Le Confident avertit pour sa part sur « Les risques d'échec du forum de Bangui ».

Pour ce confrère, le forum de Bangui prévu en janvier 2015 est un processus politique qui va déterminer le désarmement sur toute l'étendue du territoire centrafricain, de la perspective d'une issue durable de la crise.


« Mais force est de constater que ce dialogue qui fait suite au forum de Brazzaville ayant regroupé les protagonistes de la crise centrafricaine, s'annonce déjà hypothétique et risque de plonger la transition dans un éternel recommencement », s'inquiète Le Confident.


A en croire ce journal, le renvoi aux calendes grecques du désarmement, priorité des priorités et l'unique voie pour faciliter la sécurité, la paix et le retour de l'autorité de l'Etat, en est la preuve.

 

http://www.apanews.net/news/fr/article.php?id=813168#sthash.4GbOSHjF.dpuf

Journée de concertation des forces vives et le forum de Bangui à la Une

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