Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Sommaire

  • : centrafrique-presse
  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
  • Contact

Recherche

Liens

13 janvier 2015 2 13 /01 /janvier /2015 18:09

 

 

http://www.radiondekeluka.org   mardi 13 janvier 2015 13:37

 

Les fonctionnaires et agents de l’État du Ministère des Finances et du Budget ont déclenché  mardi 13 janvier 2015 une grève illimitée. Les grévistes ont exigé du gouvernement de Mahamat Kamoun, le paiement de sept trimestres de ''Quote Part'' des années 2013 et 2014 ainsi que quatre trimestres de redevances informatiques de 2011 à nos jours.


Sur les affiches arborées, on peut lire, « Pas de satisfaction, pas de travail ». Les fonctionnaires et agents à la base sont montés au créneau pour récupérer la situation de la grève des mains des représentants syndicaux. « C'est la base qui a agit », a déclaré Victor Ndérayo représentant les manifestants à la base.


La grève illimitée est intervenue après un arrêt de travail de 48 heures observé par le personnel du Ministère. « Nous avons observé la grève depuis jeudi. Le Premier ministre est passé et nous a promis qu'on devait nous payer à la fin de la semaine, mais jusqu'à lundi il n'y avait encore rien », a expliqué M. Ndérayo.

 
« Légalement, on devait reprendre le travail selon le bureau, mais pour la base, s'il n'y a pas satisfaction, il n'y a pas de travail. La grève est illimitée jusqu'à satisfaction », a-t-il fait savoir.


De l'avis de Bertrand Biro, secrétaire du syndicat des régies financières, « Nos camarades ont décidé de reconduire la grève du fait que quand nous avons été reçu par le ministre des Finances et du Budget, le 17 décembre 2014, il nous promis un trimestre de ''Quotte Part'' sur les sept et un trimestre de redevances informatiques sur les douze. Depuis cette date, cette promesse n'est pas réalisée et il y a rupture entre nos autorités financières et nous ».


« Les camarades ont déploré l'indifférence et la mauvaise volonté de gouvernement de trouver une solution satisfaisante à leur préoccupation légitime. Les documents que nous déposons à nos autorités ne retiennent pas leur attention, aucun contact pour ne pas parler d'une négociation », a souligné Bertrand Biro.


Le personnel a estimé que la grève de deux jours, censée prendre fin vendredi dernier, était un rappel au gouvernement de la transition afin de tenir ses promesses.

Grève illimitée au Ministère des Finances et du Budget

Partager cet article

Repost0
Centrafrique-Presse.com
13 janvier 2015 2 13 /01 /janvier /2015 16:01

 

 

 

13/01/15 (AFP)

 

"Les communautés musulmanes et chrétiennes commencent à se parler" en Centrafrique, ravagée par des violences depuis près de deux ans, mais "des clivages" demeurent, estime lundi à Bangui la Conférence épiscopale de Centrafrique (CECA).

 

"Les communautés (....) se rencontrent de plus en plus. Les yeux se dessillent et chacun se rend compte de ses égarements", affirment-ils dans un communiqué.

 

Ils notent toutefois une "haine persistante qui engendre la division et qui induit le repli communautaire que nous observons dans certaines localités" dont Bangui, Bambari (centre), Kaga Bandoro (centre nord) ou Mbres (centre Nord) ou Ndele (nord), où "des clivages restent forts".

 

Les conditions sécuritaires et humanitaires ne sont pas les mêmes sur l'étendue du territoire centrafricain, rappellent-ils.

 

"Dans certaines villes, la sécurité revient progressivement. Le redéploiement partiel des policiers, des gendarmes et des magistrats est un soulagement pour la population", font remarquer les évêques qui appellent les leaders politiques "à dépasser leurs intérêts personnels et partisans, à promouvoir l'unité, le rassemblement autour des valeurs républicaines".

 

"L'heure est grave, la Centrafrique se meurt. A quoi sert toujours de recourir à des forces obscures en vue d'imposer ses idées et d'accéder au pouvoir?", s'interrogent-ils.

 

Les évêques saluent les efforts déployés par la communauté internationale pour venir en aide au peuple centrafricain, et demandent l'application des différentes résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU, "afin de désarmer systématiquement les groupes armés non conventionnels et d'assurer la sécurité des civils".

 

Au moins six personnes ont été tuées la semaine dernière lors de violences entre deux groupes rivaux de miliciens anti-balaka (essentiellement chrétiens) à Bambari (centre), selon la gendarmerie centrafricaine.

 

Bambari, où s'est installé l'état-major de l'ex-coalition Séléka, a été depuis le mois de juin le théâtre de violents affrontements qui ont fait plus de 100 morts et au moins 200 blessés, pour la plupart des civils, ainsi que plusieurs dizaines de milliers de déplacés.

 

Ces affrontements ont opposé les anti-balaka, essentiellement chrétiens, aux hommes de la Séléka et à des civils musulmans armés. Plusieurs factions de l'ancienne rébellion se sont ensuite affrontées.

 

Depuis la prise du pouvoir en mars 2013 par la coalition rebelle Séléka - chassée à son tour en janvier 2014 - la Centrafrique a sombré dans une crise sécuritaire et politique sans précédent. La présence de la force française Sangaris et des soldats de l'Union africaine stabilise la situation sans pour autant pouvoir pacifier l'ensemble du territoire.

 

 

Le Nigéria et la Centrafrique, pays les plus dangereux pour les chrétiens en 2014

 

http://www.portail-humanitaire.org


Les deux pays ont été les plus meurtriers pour les chrétiens au monde, avec respectivement 2 484 et 1 088 morts, selon "l'index mondial de persécution" 2015

 

Le Nigeria et la Centrafrique ont été entre novembre 2013 et octobre 2014 les deux pays les plus meurtriers pour les chrétiens, avec respectivement 2 484 et 1 088 morts, selon l'ONG protestante Portes ouvertes (Open Doors). 


La violence à l'encontre des chrétiens a augmenté dans le monde en 2014 et "l'extrémisme islamique" est en cause dans 40 des 50 pays en tête de "l'index mondial de persécution" 2015 publié mercredi par l'ONG protestante Portes ouvertes (Open Doors). A partir de données recueillies notamment sur le terrain, l'organisation construit chaque année un index en calculant des "points de persécution" concernant des violences "d'oppression" (dans la vie ecclésiale, privée, familiale...), mais aussi physiques et matérielles, à l'égard des chrétiens.

 

 4 344 chrétiens assassinés "pour des raisons liées à leur croyance" en 2014


Les 50 pays de l'index 2015 totalisent 3.170 points, contre 3.019 un an plus tôt, relève Portes ouvertes, sur la base d'événements survenus entre le 1er novembre 2013 et le 31 octobre 2014. Pour la première fois, trois pays se situent en zone "noire", celle de la "persécution absolue", sur la carte de l'ONG, contre un seul en 2014: la Corée du Nord, en tête comme l'an passé avec 92 points sur 100, mais aussi la Somalie (90) et l'Irak (86).

 

L'organisation a en outre comptabilisé 4 344 chrétiens assassinés "pour des raisons liées à leur croyance" en 2014, soit plus de deux fois plus qu'en 2013 (2 123), tout en précisant que ces chiffres sont "probablement en dessous de la réalité". En outre, selon l'ONG, au moins 1 062 églises ont été "visées dans le but de les détruire, de les endommager ou de les fermer" (1 111 en 2013). "L'extrémisme islamiste" est identifié par Portes ouvertes comme le principal mécanisme de persécution dans 40 des 50 territoires étudiés. C'est le cas notamment de huit des dix pays en tête du classement: Nigeria, Irak, Syrie, Centrafrique, Soudan, Pakistan, Egypte et Kenya.

Sur les 1,8 million de chrétiens que comptait la Syrie avant la guerre déclarée en 2011, "700 000 sont partis", selon Portes ouvertes, qui fait état dans le même temps, côté chrétiens irakiens, de 140 000 déplacés et de 5 000 familles ayant émigré. "L'attention du monde, pour des raisons évidentes, est focalisée sur le Moyen-Orient, mais l'augmentation de la persécution concerne quatre continents, et c'est en Afrique que la dégradation est la plus nette", indique à l'AFP Michel Varton, directeur de l'association Portes ouvertes France.

 

 Le Nigeria et la Centrafrique ont ainsi été entre novembre 2013 et octobre 2014 les deux pays les plus meurtriers pour les chrétiens, avec respectivement 2 484 et 1 088 morts, selon l'ONG.

 

Centrafrique: "les communautés commencent à se parler", des clivages demeurent (évêques)

Partager cet article

Repost0
Centrafrique-Presse.com
13 janvier 2015 2 13 /01 /janvier /2015 15:49

 

 

Rapport de la conférence-débats organisée le 29 Décembre 2014 à l’hôtel LEDGER-PLAZZA à Bangui sous l’égide de la Primature.

 

Avec comme conférencier Mr Bertrand KEMBA Président de la DIAMESCA (Diaspora de l’Emergence Centrafricaine)

 

Le Premier Ministre était représenté pour la circonstance à cette conférence par le numéro 2 du gouvernement en l’occurrence le Ministre d’Etat chargé de la défense assisté de la Ministre du commerce et des PME en charge des projets d’investissements de la diaspora.

 

L’assistance assez nombreuse plus d’une soixantaine de personnes en dépit de l’envoi tardif des invitations par le service du protocole (distribution le vendredi à partir de midi pour une conférence devant se tenir le lundi à 10 H) était composée de diverses personnalités dont une demi-douzaine de Ministres.

 

Parmi les autres personnalités qui ont pris part à la conférence on notait la présence de l’Ambassadeur du Maroc qui a activement apporté sa contribution et vision aux différentes problématiques soulevées dans les commissions thématiques de la Diaspora dont les supports ont été envoyés aux invités avant la conférence.

 

C’est d’ailleurs la prise de connaissance de ces thématiques qui a motivé sa venue de par l’idée qu’il se fait d’un partenariat qui peut se créer entre sociétés civiles à savoir l’expertise de la diaspora marocaine à mettre au profit de la nôtre outre nos besoins qu’il fera examiner par son gouvernement.

 

Parmi les autres personnalités qui  étaient présentes à la rencontre, il y a lieu de signaler la présence de l’Inspecteur Général d’Etat, Monsieur KOYAMBOUNOU, le Président de la Cour Suprême Mr DJAPOU, le Conseiller du Premier Ministre en matière d’investissements Mr PANDEMOU, le Conseiller du Premier ministre en matière d’économie, le Directeur Général de la Banque du Crédit Mutuel Mr KOYAGBELE, le Chargé de mission de  la diaspora à l’Ambassade de Centrafrique à Paris Mr OUAMBO, l’ancien Ministre de l’Energie et des Mines SIOKET etc.

 

La presse assez nombreuse a parfaitement relayé la cérémonie pour ce qui est de  la presse audiovisuelle (télé et radio)  ce qui n’a pas été le cas pour la presse écrite dont les unes du lendemain n’ont fait aucune mention de l’événement alors qu’elle y était largement sensibilisée avant la conférence.

 

Autant on reproche à la diaspora de ne pas jouer le rôle qu’on attend d’une diaspora responsable en contribuant à la relève du pays par des différents apports (idées et investissements) autant la presse écrite doit aussi jouer le rôle qu’on attend d’elle en tant que quatrième pouvoir en faisant des analyses critiques, constructives et éducatives sur des grands problèmes de société en rapport avec la situation sociopolitique de notre pays en cette période charnière avant les élections.

 

Les thèmes débattus lors de cette conférence auraient pu inspirer la presse dans ses analyses et commentaires surtout qu’ils sont en rapports avec les maux qui gangrènent notre pays.

 

Après une présentation protocolaire par les services du protocole de l’Etat, la séance a été ouverte à 10h30 mn et la parole donnée à Mr KEMBA pour l’allocution de bienvenue à l’endroit des invités.

 

Dans son discours liminaire, il a fait la genèse des contributions de la diaspora à la résolution de la crise au pays à travers des thématiques (voir discours sur le site centrafrique-emergence.com)et saisi l’occasion pour présenter les principales doléances de la diaspora devant faciliter son implantation au pays.

 

Le Ministre d’Etat en réponse salue à sa juste valeur la prise de conscience par la diaspora de l’attente des autorités à toutes les contributions des fils et filles du pays où qu’ils se trouvent à chercher les voies et moyens pour résoudre la crise que traverse le pays.

 

Les demandes de mise en place des instruments ou institutions devant faciliter les investissements de la diaspora ou le dialogue avec les pouvoirs publics seront examinés et satisfaits dans la plupart des cas. Là où l’Etat manque des moyens, il s’adressera à nos partenaires bilatéraux pour  leur réalisation.

 

La décision la plus marquée a été l’acceptation par le Gouvernement de la création d’un bureau de liaison de la diaspora au pays pour faciliter les échanges avec les pouvoirs publics et apporter sa contribution dans tous les domaines où son expertise peut être de mise.

 

La cérémonie protocolaire a été suivie d’un cocktail avant le retrait de certaines personnalités avant que ne débute la conférence-débat proprement dite. 

 

Un bureau présidé par le Chargé de mission du Ministère du commerce a été mis en place pour diriger les débats, le vice-président du bureau est le Conseiller du 1er Ministre en matière d’économie et de coopération. Le secrétariat a été assuré par Maitre Edith DOUZIMA  puis relayée par la suite par l’Assistant du Coordonnateur de la Cellule de Gestion des Stratégies sectorielles et des projets au Ministère du Commerce.

 

La réunion a porté sur quatre thèmes principaux  se déclinant comme suit :

 

1) Jugement généralement porté sur la diaspora par les pouvoirs publics au pays

 2) Griefs formulés par la diaspora à l’encontre des pouvoirs publics sur l’absence de politique avérée pour stimuler l’implication de la diaspora dans les affaires du pays à l’exemple de ce qui se fait partout en Afrique aujourd’hui

3) Analyse de la contribution des partenaires étrangers sur le plan de l’économie à la résolution de la crise centrafricaine en complément de leurs apports sur les plans humanitaires et sécuritaires.

4) Message de la diaspora de l’émergence centrafricaine aux futurs dirigeants du pays candidats actuels aux élections présidentielles

 5) Questions d’ordre général avec nos propres conclusions à cette conférence

 

 Nous avons légèrement organisé l’ordre des thèmes de la conférence pour permettre une bonne restitution auprès du public.

 

I - Débat portant sur l’aperçu que se font les pouvoirs publics et au-delà de la diaspora centrafricaine

 

La première liste constituée  les questions  sur ce volet est composée de :

  • Mr Hubert MAGBA TOTAMA doyen de la presse centrafricaine ancien journaliste à la radio et télévision dont les commentaires et questions sont les suivantes :

Selon Mr TOTAMA si la diaspora est mal perçue au pays c’est à cause de sa désorganisation ajoutée aux clichés de compétence et de supériorité qu’elle nourrit face aux hauts cadres du pays sans toujours répondre à l’attente qu’on peut avoir de ses apports au pays.

En outre beaucoup des membres de la diaspora présentent souvent des partenaires véreux et qu’une fois obtenu un marché, ils disparaissent dans la nature laissant des dettes à l’Etat.

  • Emboitant le pas à Mr MAGBA TOTAMA Mr SOIKET pose la question de savoir qu’elle est la nouvelle vision que la diaspora veut amener au pays, d’autant que ses actions par le passé n’ont abouti qu’à des échecs.
  • Mr KOYAGBELE s’étonne d’un nouveau forum de la diaspora alors que le pays a englouti des millions de francs dans l’organisation d’un forum en 2010 dont on n’a pas le bilan,
  • Pour Mr Emile DJAPOU ancien Recteur de l’Université, l’avenir du pays c’est l’éducation, il veut savoir l’apport de la diaspora dans ce domaine, bien que déçu par les actions de la diaspora par le passé, il félicite l’initiative actuelle et espère qu’elle ne restera pas lettre morte.
  •  

Mr Faustin BAMBOU Directeur de presse et actuellement Conseiller au CNT pense que tout est à faire au pays, le contexte est difficile tout est à faire, la diaspora malienne est nombreuse et organisée, la nôtre, une diaspora de qualité, n’est pas souvent active.

 

                                       Réponses du Conférencier

 

Tout en faisant une synthèse des questions pour certaines qui se recoupent, mais en apportant de réponses circonstanciées à certaines d’entre elles nous avons abordé la conférence comme suit :

 

Nous ne pouvons nier que certains « entrepreneurs » peu nombreux heureusement qui ne souhaitent s’adresser qu’en haut lieu pour la réalisation de leurs projets ont souvent comme partenaires des membres de la diaspora proches du pouvoir.  Ils pensent ainsi s’affranchir du circuit normal du fonctionnement des entreprises et obtenir des dérogations pour payer moins d’impôts.

 

C’est à ce stade que la corruption nuisible à nos systèmes s’instaure. Ces genres d’entrepreneurs n’ignorent pas les risques qu’ils encourent car n’étant pas protégés perpétuellement et ne sont pas à l’abri d’un contrôle tôt ou tard.  Les marchés souvent obtenus dans ces conditions ne présentent pas les qualités requises. Il est dommage que cela contribue à nuire à l’image de la diaspora.

 

Pour ce qui concerne les clichés de supériorité que nourrissent certains membres de la diaspora, il y a de fois des  extrapolations qui créent des malentendus. L’empressement d’obtention d’un rendez-vous ou de traitement d’un dossier administratif du fait d’un séjour souvent court créé souvent d’incompréhension.

 

Le fait de bonne foi d’annoncer un retour imminent dans le pays d’accueil pour accélérer un rendez-vous ou le traitement d’un dossier du fait d’un court séjour au pays peut de fois créer de malentendus inutiles donnant l’impression d’un comportement dominateur sur les autres. Un bureau de liaison de la diaspora palliera à ces situations. 

 

Réponse à apporter à Mr KOYAGBELE qui s’étonne d’un nouveau forum de la diaspora alors qu’aucun bilan de celui de 2010 n’a été publié,

 

Même si le Chargé de mission qui préside la réunion a essayé de défendre le bilan et rejeté la non application des résolutions du forum sur les pouvoirs politiques de l’époque, notre appréhension du bilan est tout à fait autre. La diaspora ayant préparé ce forum a été l’objet de manipulation par les politiques au point où aucune résolution n’est sortie par rapport à nos recommandations qui avaient fait l’objet de recueil adressé au Gouvernement et resté sans suite. D’où notre souhait d’organiser un forum de la diaspora par nos propres moyens avant les élections et  ainsi éviter des récupérations politiques comme par le passé.

 

Comme l'a dit quelqu’un dans la salle, la diaspora échoue souvent à cause l’immixtion des pouvoirs politiques dans son organisation n’acceptant pas toujours sa neutralité. Celle-ci est considérée comme une opposition au système en place alors que le diaspora peut  constituer un relais dans certains cas où les pouvoirs publics ont des difficultés à passer.

 

Mr DJAPOU ancien recteur de l’université de Bangui souhaite connaitre les projets de la diaspora dans le domaine de l’éducation et surtout les partenariats à nouer à cet effet.

 

L’éducation tout comme la santé est un des domaines où la diaspora peut mobiliser ses cadres et même susciter des partenariats pour des échanges et obtenir aussi des dons au profit de nos écoles et hôpitaux du pays.

 

Dans nos commissions thématiques nous avons ajouté la formation professionnelle à la commission éducation étant donné que les grands projets qui peuvent contribuer à la réinsertion des combattants passent par une formation des créateurs d’entreprises. L’éducation quel que soit sa forme est privilégiée dans nos apports au pays

 

La préoccupation des autorités qui est souvent revenue dans les débats est de voir une diaspora unie au service du pays initiant ou faisant converger des projets vers le pays dans tous les domaines possibles notamment en matière d’éducation et de santé au lieu d’agir en solitaire ce qui aboutit à des résultats mitigés le plus souvent.

 

II Le deuxième thème abordé lors de la conférence concerne les griefs formulés par la diaspora l’encontre des pouvoirs publics et qui porte notamment sur :

 

  • les difficultés d’accès à la fonction publique
  •  
  • l’opacité dans l’attribution des marchés publics sous prétexte d’absence d’expertise locale ou au sein de la diaspora l’absence de structure d’échange avec les pouvoirs publics
  •  

Monsieur PANDEMOU Conseiller du Premier Ministre en matière d’investissements s’étonne de la fixation que fait la diaspora sur les marchés publics alors qu’elle peut aussi intervenir dans d’autres domaines et de rajouter que les appels d’offres font l’objet de publication régulièrement dans la presse nationale ou internationale et que la diaspora avait toute la possibilité d’y participer.

 

Monsieur le Ministre le problème n’est pas de faire de fixation sur les marchés publics, le secteur privé étant quasiment absent dans notre pays du fait des différentes crises, il n’y a que l’Etat qui peut drainer des grands projets, l’avenir d’un pays ne peut se faire qu’avec ses natifs qu’ils soient de la diaspora ou au pays. Il y a beaucoup des talents de la diaspora souvent ignorés au pays qui peuvent répondre amplement aux besoins exprimés dans les appels d’offre s’ils en sont informés. Il y a lieu aussi de signaler que le secteur privé fait rarement d’appels d’offre pour l’attribution d’un marché ou pour la recherche d’une compétence quelconque.

 

Les crises dans notre pays sont souvent économiques avant de devenir politiques. La création d’une bourgeoisie nationale créatrice de nombreux emplois peut contribuer à mettre notre pays à l’abri des soubresauts politiques qu’il connait.

 

Monsieur Dieudonné GUEZZA Secrétaire permanent de l’autorité des marchés publics ne comprend pas l’intérêt de la révision du code des marchés publics demandée par le conférencier, Selon lui il existe bien dans les textes une stipulation de la préférence nationale en cas d’attribution des marchés mais c’est leur application qui pose problème d’où les abus qu’on constate souvent.

 

Nous avons cité lors de la conférence les nombreux abus dont nous avons connaissance ou dont nous avons été victime personnellement qui peuvent décourager cette diaspora qu’on incite à venir investir au pays si les pratiques ne changent pas. Quand il y a de difficultés d’application d’un texte ou qu’il est mauvais, on doit le corriger. C’est dans l’intérêt de l’Etat et est aussi facteur de bonne gouvernance.

 

L’attribution des marchés frauduleux entraine des surcoûts en cas d’échecs et crée des dettes sur l’Etat.

 

Dans les échanges qui ont suivi, on nous a cité l’exemple d’un ouvrage d’art dont le marché a été accordé sur injonction d’un responsable hiérarchique et qui s’est effondré à la première tempête. Des cas comme ceux-là sont légion dans notre pays.

 

D’où notre demande d’un contrôle de l’Inspection générale de l’Etat en cas d’échec d’un marché obtenu par appel d’offre pour en connaitre les raisons et qu’un rapport soit fait au Gouvernement et au bailleur de la mission pour situer les responsabilités.

 

La préférence nationale ne signifie pas forcément donner le marché à une entreprise locale si la personne n’a pas la capacité ou les moyens d’exécuter la mission. Ce que nous dénonçons c’est l’opacité dans les attributions quel que soit le bénéficiaire.

 

Madame Constance KASSA du Cabinet INTERCOGEST Centrafrique

 

Je constate que le code des marchés publics est un copier-coller de celui de BAD et de la Banque Mondiale, il ne peut avoir de préférence nationale dans ce cas.

 

En ce qui concerne les marchés issus des appels d’offre susceptibles de contrôle en cas d’échec de la mission, la DIAMESCA ne sera-t-elle pas juge et partie si c’est sa structure qui fait l’audit ? 

 

Madame, nous avons dit que c’est l’Inspection Générale qui effectue le contrôle en cas d’échec d’un marché objet d’un appel d’offre. Vous avez effectivement raison, il ne nous appartient pas de faire ce contrôle dont le rôle revient à l’Inspection Générale d’Etat qui a cette prérogative.

 

Mr KOYAGBELE Président de la Banque Crédit Mutuel pense que le pays a besoin de trois structures techniques pour un bon décollage économique : le CAPMEA (Centre d’appui aux petites et moyennes entreprises) un Fonds de d’investissement ou de participation un Fonds de garantie

 

Il pose la question de la distinction à faire entre la mission du Centre de Gestion Agréé dont le pays souhaite s’en doter et celle du CAPMEA et de rappeler que le FAGACE a placé 1 milliard de CFA à la CBCA au profit des entreprises et n’ont jamais été utilisés.

 

Il termine son intervention en demandant la raison de la préférence du conférencier pour une seule Banque à savoir la Banque postale alors qu’il existe bien d’autres sur la place.

 

Ne connaissant pas exactement le fonctionnement du CAPMEA il ne nous pas possible de porter un jugement de fonds sur cette institution. Néanmoins si ses objectifs ne sont pas si éloignés de ceux des Centres de Gestion Agréés, on aurait dû mutualiser les moyens pour un résultat maximum, d’autant que le CGA dont l’étude technique va être produite sous peu sera d’un grand intérêt pour l’organisation de l’économie informelle et surtout sera un instrument pour une bonne application des politiques de réinsertion des ex combattants. Le CGA aura d’antennes régionales de suivi des projets dans les secteurs miniers, agricoles forestières et servant de leviers au programme des DDR en fonction des monographies des régions.

 

Une sélection sera opérer en fonction des références antérieures ou choix des ex combattants qui seront soient salariés pour le grand nombre ; soient dirigeants d’entreprises après une formation de gestion dans les CGA. 

 

L’apport du FAGACE aux entreprises locales d’un montant d’un milliard de francs comme il se dit n’a été utilisé faute d’une étude des conditions d’utilisation selon nous. D’où la crainte de la CBCA d’avoir a supporté des impayés à la place des emprunteurs si ces derniers ne présentent pas de garanties suffisantes pour l’octroi des prêts.

 

Le CGA a pour tâche d’apporter cette garantie par un accompagnement à la gestion suivant des critères qui seront arrêtés de commun accord avec les établissements de crédit pour suivre les adhérents ayant obtenu des financements bancaires pour leurs projets.

 

Concernant la Banque postale dont la création est en cours, le conférencier n’a pas de préférence particulière par rapport à une banque. L’avantage de la Banque postale est qu’elle est facilement accessible à la diaspora car disposant de réseaux dans toutes les communes de France. Le Fonds d’investissement dont la diaspora souhaite la mise en place peut être complété par les moyens de la Banque postale ou de toutes autres Banques au pays pour  assister la diaspora dans ses projets.

 

Lors de notre dernier séjour n’ayant pu avoir d’entretien avec le Ministre en charge de la Banque postale pour connaitre la politique exacte que cette Banque peut mener envers la diaspora nous ne pouvons à l’heure actuelle anticiper sur ce qui sera fait à cet effet.

 

Monsieur KOYAGAZOMO Chargé de mission au Ministère du commerce, nous avons fait beaucoup de choses dont le conférencier n’est pas au courant. Les textes sur le CAPMEA sont prêts, statuts et organigramme, il démarrera ses activités en Janvier. Nous avons obtenu un financement de la BAD pour sa faisabilité.

 

Concernant l’assistance à apporter aux entreprises, nous avons eu un séminaire avec un expert de la Banque mondiale qui a montré aux participants comment répondre appels d’offre en se servant de l’outil internet, on ne peut pas nous reprocher de n’avoir rien fait.

 

Puisque nous allons mener une étude bientôt sur la création des centres de Gestion, nous avons demandé à avoir les textes sur le CAPMEA pour conduire notre étude de façon à éviter les doublons. Nous attendons toujours la réponse du Chargé de mission à cet effet.

 

Nous ne pensons pas que l’organisation d’un stage pour répondre efficacement aux appels d’offres soit la meilleure solution quand on connait les difficulté d’accès à l’internet au pays et qu’en outre la plupart des opérateurs ne disposent pas d’internet chez eux.

 

La diaspora une fois le bureau de liaison mis en place et que le Centre de  Gestion créé se donnera les moyens pour apporter  l’assistance qu’il faut aux opérateurs économiques en distillant de formations adaptées à chaque situation.

 

Un journaliste du journal « les colline de l’Oubangui » demande si le conférencier ne fait pas un copier-coller du projet de création des Centres de Gestion au Gabon dont les réalités économiques n’ont rien à avoir avec celles de la Centrafrique.

 

Puisque l’étude de création du CGA du GABON a été menée par nous, avec l’autorisation des autorités du Gabon que nous avons sollicitée préalablement, nous avons envoyé les grandes lignes de cette étude comme support à notre conférence. Le compte rendu d’une réunion effectuée à Libreville avec plusieurs experts sur l’évolution du projet permet de montrer aux participants à notre conférence la contribution qu’un tel projet peut apporter à notre économie et surtout par l’élargissement la sécurisation de l’assiette fiscale tout en organisant le secteur informel.

 

Le Centre de Gestion suivant  notre approche contribuera grandement à la formation professionnelle et sera créateurs de nombreux emplois.   

 

Mr  PANDEMOU Conseiller du Premier Ministre en matière d’investissements. Je trouve que les débats sont très intéressants, j’adhère à la réponse positive du Ministre d’Etat à la création d’un bureau de liaison de la diaspora au pays. Son expertise nous sera utile à la relecture de certains de nos textes et aussi elle fera d’apports dans différents domaines qui transcendent les départements ministériels d’où le souhait de la diaspora d’un rattachement de leur  structure soit à la Présidence soit à la Primature tout en gardant son autonomie.

 

Parlant des textes, nous allons mettre un comité en place comprenant le Ministère du commerce, la diaspora de l’émergence, la Primature et éventuellement d’autres entités laissées à l’arbitrage du Premier Ministre à l’effet d’analyser les textes notamment ceux en trait avec les marchés publics qui provoquent des dysfonctionnements. 

 

Nous ne pouvons qu’apprécier cette initiative Monsieur le Ministre, cela va dans le but tant recherché d’un rapprochement entre les pouvoirs publics et la diaspora.

 

Madame DAMANGO Chargée de Mission de la diaspora auprès du Ministère des Affaires étrangères ;

 

Le Ministère des Affaires étrangères a la charge de la conduite de la politique extérieure du pays , il contrôle de ce fait la diaspora pas seulement de France mais dans le monde entier, je ne comprends pas que ne souhaitez pas être sous la tutelle du Ministère des Affaires étrangères ,

 

Madame ce n’est pas que nous souhaitons nous affranchir de la tutelle du Ministère des Affaires étrangères, ce que la diaspora déplore, c’est les nominations politiques qui ne tient pas compte de ses  aspirations, quelqu’un dans la salle l’a si bien dit le Chargé de mission de la diaspora qui n’a pas jugé utile de prendre part à cette réunion ne contribue pas à raffermir les relations avec la diaspora.

 

Le bureau de liaison dont nous souhaitons la mise en place au pays vu son rôle transversal à tous les départements ministériels ne peut pas dépendre d’un Ministère, il peut avoir des difficultés de communication d’un Ministère à l’autre d’où son rattachement à la Primature ou à la Présidence tout en gardant son autonomie.

 

III La contribution des partenaires à l’économie du pays en cette période de crise.

 

La conférence ayant eu lieu pendant la période des fêtes et surtout du fait de la distribution tardive des invitations les missions étrangères n’étaient pas nombreuses à la conférence.

 

Toutefois les nombreuses critiques à l’endroit des ONG et les Institutions bilatérales ou multilatérales d’aide au pays sont qu’elles font systématiquement appel qu’aux bureaux d’études étrangers pour auditer les projets qu’elles financent. Rarement les missions sont confiées aux experts centrafricains tout comme les divers marchés en approvisionnement ou en fourniture de service aux forces internationales déployées en ce moment en Centrafrique.

 

L’usage abusif des exonérations créé des distorsions au niveau des marchés affaiblissant le tissu économique déjà exsangue. 

 

La stricte application des conventions peut éviter ces situations qui produisent des effets pervers car la crise centrafricaine est économique avant de devenir politique.

 

L’absence de création de richesse nationale accroitra encore la pauvreté et les mesures sécuritaires et humanitaires apportées par la communauté internationale si elles ne sont pas appuyées par un volet économique palpable, la crise perdurera encore longtemps.

 

Mr BAMBOU Président d’un groupe de presse et Conseiller au CNT,

 

J’ai appris que la communauté internationale s’apprête à déverser beaucoup d’argent pour soutenir l’économie centrafricaine et ainsi garantir la paix. Des entreprises se préparent dans bon nombre de pays d’Afrique de l’ouest et centrale s’accaparer du marché au détriment des entreprises locales, ma question est la suivante, la Chambre du commerce et le Ministère sont ils au courant de ces informations, si oui que font-ils pour protéger les intérêts des entreprises locales ?

 

La réponse a cette question a été donnée dans les interventions précédentes par le Chargé de mission du Ministère du commerce disant en substance qu’un séminaire a été par la Banque mondiale pour initier les opérateurs économiques centrafricains à la préparation des appels d’offre. Cela est il suffisant quand on connait les difficultés d’usage de l’internet du fait des coupures fréquentes d’électricité ajoutées aux difficultés de connexion?

 

IV Message de la diaspora aux futurs candidats aux élections présidentielles.

 

L’objectif principal de la diaspora est de tenir un forum avant les élections présidentielles afin d’adresser nos messages aux candidats et recevoir en retour de leurs parts des garanties et termes de bonne gouvernance associée à la préservation de la paix.

 

La diaspora avec la société civile mettront en place une charte de bonne gouvernance a laquelle elles solliciteront l’adhésion des candidats.

 

Le contenu de cette charte sera étudié avec différents acteurs de la société civile et de la diaspora dont l’intégrité et l’impartialité ne peuvent souffrir de contestation en cas d’émission d’une opinion pour aider le gouvernement dans la conduite du pays à travers un baromètre périodique genre de sondage dans notre pays.  Ce procédé peut aider le gouvernement à se corriger au lieu d’attendre cinq ans pour connaitre le verdict des urnes.

 

Question d’un journaliste du journal « les collines de l’oubangui » Mr le Président de la DIAMESCA

 

Pouvez nous dire si vous ne soutenez pas un candidat ou bien vous êtes en train de préparer le terrain pour vous-même à une candidature aux élections présidentielles sans nous le dire ouvertement ?

 

Nous avons précisé dans notre discours liminaire que nous n’avons pas un calendrier caché pour soutenir tel ou tel candidat encore moins pour être candidat nous-même. Si nous arrivons à faire de la diaspora un acteur des prises de décision au pays ce serait notre réussite. Laissons la politique  à ceux qui savent la faire. Nous pouvons aider notre pays autrement que par la politique.

 

D'ailleurs certains partis politiques nous ont demandé s’ils peuvent s’approprier de certains thèmes développés par la diaspora pour leur campagne, nous ne pouvons que nous en réjouir et répondre positivement puisque nous ne soutenons aucun candidat et ne sommes pas candidat nous-même. Nous visons l’intérêt supérieur de notre pays et si nos idées peuvent contribuer à cela, c’est vraiment une bonne chose.

 

Puisque certains pays ont organisé avec succès les forums de leurs diasporas, le contexte difficile de notre pays nous impose d’organiser le notre sous un gouvernement neutre pour éviter des récupérations politiques et aussi d’apporter notre contribution à la résolution de la crise que traverse notre pays.

 

Conclusion,

 

Cette conférence combien intéressante a commencé à produire des résultats. L’Ambassadeur du Maroc qui nous a accordé une audience au lendemain de la conférence s’est  réjoui de cette initiative de la diaspora qui peut apporter un souffle nouveau à ce qui se  fait déjà par d’autres acteurs pour amener la paix dans notre pays.

 

L’Ambassade du Maroc que nous espérons sera imitée par d’autres chancelleries a d’ores et déjà saisi son gouvernement pour étudier l’aide à apporter à la diaspora centrafricaine en quête des moyens pour la réalisation des divers projets qu’elle a présentés lors de la conférence.

 

Nous remercions le gouvernement pour nous avoir soutenus pour l’organisation de notre conférence à LEDGER PLAZZA.

 

C'est aussi l’occasion de lancer un message solennel à notre diaspora à travers le monde pour nous unir dans l’intérêt suprême de notre pays. Nous ne nous battons pas pour un leadership quelconque, nous nous battons en nous servant de nos vécus et  modèles d’ailleurs pour sortir notre pays de la grave crise qu’elle traverse et qui perdure depuis années.

 

Nous allons nous regrouper très prochainement quand le lieu sera trouvé pour donner un souffle nouveau à notre organisation qui requiert le concours et l’apport de toute notre communauté.

 

Nous saisissons aussi cette occasion pour dire à nos autorités que la division et l’inaction de la diaspora tant décriées ont toujours eu pour cause l’immixtion des politiques dans nos actions.

 

La préparation du forum politique à venir a été une occasion que nous saisissons pour installer le bureau de liaison de la diaspora au pays de par les contacts que notre représentant désigné aux travaux préparatoires du forum devrait s’acquitter.  Cela ne peut se faire qu’avec une personne qui a la confiance de la diaspora et non qui lui est imposée pour une raison ou une autre.    

 

Cordialement Bertrand KEMBA Président de la DIAMESCA

CONTRIBUTION DE LA DIASPORA CENTRAFRICAINE A LA RESOLUTION DE LA CRISE EN CENTRAFRIQUE

Partager cet article

Repost0
Centrafrique-Presse.com
13 janvier 2015 2 13 /01 /janvier /2015 15:43

 

 

http://www.dw.de 

 

Le 7 janvier dernier, la présidente de la transition centrafricaine a nommé les membres qui devront préparer ces assises nationales, censées réconcilier les frères-ennemis centrafricains.

 

Le Forum national de réconciliation de Bangui se prépare activement. Le 7 janvier dernier, la présidente de la transition centrafricaine a nommé les membres qui devront préparer ces assises nationales, censées réconcilier les frères-ennemis centrafricains. Problème : la désignation des membres de ce comité préparatoire suscite déjà la controverse, notamment au sein de la diaspora.

 

En plus de certains partis politiques, les Centrafricains de la diaspora contestent la nomination de Guy Simplice Kodégue comme leur représentant au sein de ce comité préparatoire du Forum national. Sylvie Baipo-Temon, l'une des porte-parole du comité ad hoc de la diaspora pour la paix en RCA:

 

"Le fait justement d'avoir appartenu à un certain nombre de gouvernements fait déjà ressortir quelques questions, notamment sur la neutralité. Si la nomination fait suite à une candidature de la part de Monsieur Kodégué, le fait de sa part de ne pas s'être approché de la diaspora pose un problème. S'il a émis la volonté de vouloir représenter cette diaspora, il aurait dû au moins l'avoir approchée pour lui proposer un certain nombre de choses et pour savoir si les idées proposées et énoncées dans le cadre de cette commission de préparation sont cohérentes et totalement en phase avec celles de la diaspora."

 

Réaction de la ministre centrafricaine de la réconciliation, du dialogue politique et de la culture civique : pour Jeannette Detoua, tout s'est fait dans le consensus:

 

"Il y a eu des mandats au niveau de Paris qui ont été adressés au gouvernement proposant Guy Simplice Kodégué. Et nous en avons tenu compte. On s'est dit qu'il ya eu concertation au niveau de la France et Monsieur Kodogué a été désigné. Mais ce que je pourrai demander aux compatriotes de la diaspora, c'est qu'ils seront bel et bien invités au Forum de Bangui. Cela, c'est uniquement pour la commission préparatoire. Ce n'est pas la tête d'une personne qui nous intéresse. Ce décret a été déjà pris, il faudrait qu'on aille de l'avant."

Le comité préparatoire du Forum de Bangui est composé de 22 membres issus de toutes les sensibilités sociopolitiques du pays.

A Bangui, on prépare le Forum national de réconciliation

Partager cet article

Repost0
Centrafrique-Presse.com
13 janvier 2015 2 13 /01 /janvier /2015 15:40

 

 

 

CONGO BRAZZAVILLE, 13/01/15 (CONGOSITE) - Le président de la République Denis Sassou N’Guesso s’est entretenu ce 12 janvier à Brazzaville avec le représentant spécial du secrétaire général de l’ONU en Afrique centrale, Abdoulaye Bathily qui a salué son implication dans la recherche des solutions à la crise en République centrafricaine (RCA).

 

«Je suis rassuré que le dossier est dans de bonnes mains. Les accords de Brazzaville qui ont permis la cessation des hostilités constituent la pierre angulaire du processus de transition en RCA. Le président a réaffirmé son engagement dans ce dossier et il a pris un ensemble d’initiatives pour que les accords de Brazzaville continuent de guider cette transition», a indiqué M. Bathily à l’issue de l’audience avec le chef de l’Etat congolais.

 

Il a affirmé que le président Sassou a écrit aux autorités de transition en RCA une lettre pour accepter la prolongation de six mois de cette transition pour permettre l’organisation d’élections libres, démocratiques et transparentes d’ici au plus tard le mois d’août 2015.

 

«Je voudrais féliciter monsieur le président de la République pour ce rôle important qu’il joue dans cette crise en RCA et qui augure d’un couronnement marqué par le succès», a-t-il ajouté.

 

Christian Brice Elion

Le représentant de l’ONU en Afrique centrale salue l’apport du médiateur de la crise en RCA

Partager cet article

Repost0
Centrafrique-Presse.com
13 janvier 2015 2 13 /01 /janvier /2015 13:00

 

 

 

Dominic Ongwen devrait en outre bénéficier d’un accès immédiat à un avocat

 

(Nairobi, le 10 janvier 2015) – Les États-Unis, l'Ouganda et la République centrafricaine devraient assurer le transfert rapide d'un commandant rebelle de l’Armée de résistance du seigneur (Lord’s Resistance Army, LRA) à la Cour pénale internationale (CPI), a déclaré Human Rights Watch aujourd'hui. En 2005, la CPI a émis un mandat d'arrêt à l’encontre de Dominic Ongwen pour crimes contre l'humanité et crimes de guerre.


Le 6 janvier 2015, des conseillers militaires américains travaillant avec la Force régionale d’intervention de l'Union africaine (UA) en République centrafricaine ont placé Ongwen en garde à vue. La Force régionale d’intervention de l'UA se compose presque entièrement de militaires ougandais. Les autorités américaines, ougandaises et centrafricaines négocient actuellement le sort d’Ongwen, selon les médias. Il devrait immédiatement avoir accès à un avocat et pouvoir communiquer dans une langue qu'il comprend, a déclaré Human Rights Watch.


« Avec Dominic Ongwen en garde à vue, la porte est ouverte pour que les victimes de crimes de la LRA obtiennent en partie la justice attendue depuis longtemps », a déclaré Daniel Bekele, directeur de la division Afrique à Human Rights Watch. « Ongwen devrait être rapidement transféré à la CPI, qui a émis un mandat pour son arrestation. »


Originaire de Gulu, dans le nord de l'Ouganda, Ongwen était un commandant de la LRA. Ce groupe armé dirigé par le seigneur de guerre ougandais Joseph Kony a tué, mutilé et enlevé des milliers de civils, dont de nombreux enfants, dans des régions reculées du nord de l'Ouganda, du nord-est de la République démocratique du Congo, du Soudan du Sud (précédemment le sud du Soudan), et de la République centrafricaine depuis plus de deux décennies. En décembre 2003, le président ougandais Yoweri Museveni a déféré la situation de la LRA à la CPI, qui a ouvert une enquête sur la situation dans le nord de l'Ouganda et a émis des mandats d’arrêt à l’encontre d’Ongwen et de quatre autres dirigeants de la LRA, notamment Joseph Kony, en 2005. Depuis lors, trois suspects auraient été tués. Kony est toujours en fuite.


Ongwen a été lui-même enlevé et enrôlé dans les rangs de la LRA à l’âge de 10 ans, alors qu'il était sur le chemin de l'école. Des hauts dirigeants de la LRA lui ont donné une formation militaire et il a fini par être connu comme l'un des commandants les plus impitoyables. Après que les forces ougandaises eurent chassé la LRA hors du nord de l'Ouganda en 2005 et 2006, des combattants qui auraient été sous le commandement d’Ongwen, ainsi que d'autres forces de la LRA, ont commis des attaques brutales et terrorisé les communautés dans les districts du Bas-Uélé et du Haut-Uélé de la RD Congo pendant plusieurs années.


Les États-Unis avaient offert une récompense allant jusqu’à 5 millions de dollars US pour toute information menant à l'arrestation d’Ongwen. Bien que ce pays ne soit pas partie à la CPI, il peut fournir une assistance relative au transfert à la Cour d’Ongwen et d'autres suspects recherchés par la CPI. Une action de ce type a déjà été menée en 2013 quand un autre fugitif de la CPI, Bosco Ntaganda, un ancien général de l'armée congolaise et chef de guerre, s’est présenté à l'ambassade américaine à Kigali, au Rwanda. La République centrafricaine et l'Ouganda sont tous les deux membres de la CPI, ayant donc l'obligation de coopérer avec la CPI dans le cadre du traité fondateur de la CPI, le Statut de Rome.


Selon le Statut de Rome, la CPI ne poursuit des affaires que lorsque les tribunaux nationaux n’ont pas la capacité ou la volonté d’entamer de poursuites. Une fois qu'une affaire a été reprise par la Cour, comme dans le cas d’Ongwen, elle ne reviendrait aux juridictions nationales qu’en cas d’exception d'irrecevabilité, selon laquelle un État est en mesure de prouver qu’il mène déjà une enquête et des poursuites à l’encontre du suspect pour les mêmes crimes.


En 2011, l'Ouganda a créé une unité judiciaire, la Division des crimes internationaux (International Crimes Division), ayant le pouvoir de juger les crimes graves commis en violation du droit international. Dans le même temps, une amnistie générale pour toute personne qui « renonce et abandonne ... la rébellion » reste en vigueur dans le pays. Cela a soulevé des questions quant à l'engagement du gouvernement à poursuivre les crimes graves commis dans le nord de l'Ouganda.


« La justice pour les victimes de la LRA et une procédure équitable pour Ongwen devraient être la priorité en ce moment », a déclaré Daniel Bekele. « Les autorités qui négocient l'avenir d’Ongwen devraient respecter le mandat d’arrêt de la CPI. La place d’Ongwen est à La Haye, et tout pays qui cherche à le poursuivre devrait alors soulever la question auprès de la CPI. »


Parmi les suspects faisant l’objet accusations émises par la CPI, Ongwen est considéré comme le seul ayant été enlevé en tant qu’enfant. Des poursuites judiciaires contre Ongwen soulèveraient des questions importantes concernant un accusé qui était lui-même un ancien enfant soldat, même si les crimes dont Ongwen est accusé ont été commis à l'âge adulte. L'enlèvement d’Ongwen était un crime de guerre. Il a été privé de soins parentaux et a passé des années pendant lesquelles se développe la personnalité sous le contrôle d'un groupe connu pour son extrême brutalité. Ce sont des circonstances atténuantes qui devraient être prises en compte lors de la prononciation du verdict dans l’éventualité d’un procès et d’une condamnation, et elles peuvent également être pertinentes pour sa défense juridique.

« Dominic Ongwen est à la fois une victime et un responsable présumé d’atrocités commises par la LRA », a conclu Daniel Bekele. « La procédure judiciaire doit prendre en compte non seulement ses crimes présumés, mais également l'endoctrinement brutal d'enfants par la LRA et son impact potentiel sur Ong

 

 

Ouganda  Ongwen, ancien chef de la LRA, sera transféré à La Haye

 

Par RFI 13-01-2015 à 20:44

 

Dominic Ongwen, proche de Joseph Kony et ancien commandant de la LRA, va être remis à la Cour pénale internationale (CPI) pour y être jugé pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité. Aux mains des forces américaines en Centrafrique - après sa reddition il y a une semaine -, Ongwen a œuvré pendant près de 25 ans au sein de la sanguinaire rébellion ougandaise, l’Armée de résistance du Seigneur (LRA).

 

D’après le porte-parole de l’armée ougandaise, ce sont les autorités centrafricaines qui vont remettre directement Dominic Ongwen à la Cour pénale internationale. On ignore encore les détails de ce transfert, mais il serait imminent, selon la même source.

 

L’Ouganda, les Etats-Unis et la CPI sont donc arrivés à un consensus, après plusieurs jours de négociations ? Plus tôt dans la semaine, Kampala affirmait pourtant qu’il souhaitait juger l’homme sur son territoire avant de changer visiblement d’avis.

 

A La Haye, « les victimes auront une chance d’obtenir justice et Ongwen de se défendre », argumente encore le porte-parole de l’armée. Il n’est en tout cas pas question d’une amnistie présidentielle comme le suggérait un enregistrement, attribué aux rebelles, diffusé lundi sur une télévision ougandaise et largement repris sur les médias sociaux.

 

Ce mardi, la présidence assurait en effet que l’amnistie ne s’appliquait pas au cas de crimes contre l’humanité ou de crimes de guerre. Rappelons que Dominic Ongwen est poursuivi de ces deux chefs d’inculpation depuis 2005, après que la CPI a enquêté en Ouganda – à la demande de Kampala – sur les exactions commises par la LRA dans le nord du pays. La rébellion aurait fait, selon l’ONU, plus de 100 000 morts et kidnappé 60 000 mineurs.

 

 

 

Ongwen, un chef de la rébellion ougandaise LRA, va être livré à la CPI


Washington AFP / 13 janvier 2015 20h53 - L'un des derniers chefs de la sanguinaire rébellion ougandaise LRA recherché par la Cour pénale internationale (CPI), Dominic Ongwen, va être livré à La Haye où il sera jugé pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité, ont confirmé mardi les Etats-Unis.


Comptant, avec Joseph Kony notamment, parmi les principaux leaders de l'Armée de résistance du Seigneur (LRA), Dominic Ongwen, retenu par les forces spéciales américaines en Centrafrique depuis sa reddition la semaine passée, va être livré à l'Union africaine (UA), grâce à un accord entre l'Ouganda et la Centrafrique, avant d'être transféré à La Haye, où siège la CPI, a précisé la porte-parole adjointe du département d'Etat, Marie Harf.


Nous pouvons confirmer que conformément à un accord entre l'Union africaine et les gouvernements de la Centrafrique et de l'Ouganda, Ongwen va être transféré vers l'UA pour être placé en détention, a expliqué Mme Harf.


Les gouvernements centrafricain et ougandais se sont consultés et sont d'accord pour que Ongwen soit ensuite transféré à la CPI pour être jugé pour ses crimes présumés, a poursuivi la responsable américaine, dont le pays n'est pas membre de la Cour pénale internationale.


L'annonce de son prochain transfert à la CPI avait d'abord été faite par l'armée ougandaise.

Dominic Ongwen est détenu depuis la semaine dernière par les forces spéciales américaines présentes en Centrafrique pour traquer la LRA et son chef Joseph Kony, brutale rébellion responsable de multiples exactions contre les populations civiles d'Afrique centrale.


Washington offrait 5 millions de dollars pour sa capture. La CPI le recherche notamment pour esclavage d'enfants, crimes de guerre et crimes contre l'humanité.


(©)

Il faut transférer un commandant de la LRA à la Cour pénale internationale

Partager cet article

Repost0
Centrafrique-Presse.com
13 janvier 2015 2 13 /01 /janvier /2015 02:37

 

 

http://www.portail-humanitaire.org    12/01/2015

 

Originaire de la Côte d’Ivoire et réfugié au Cameroun, Sékou Koné était chef de quartier en Centrafrique.

 

Il a passé cinquante ans comme exploitant minier en Centrafrique. Agé de 75 ans, Sékou Kone dit avoir employé l'ex-président Centrafricain Michel Djotodia comme « gardien de mon gravier ». Le chef de quartier côte d'Ivoire à Yaloké en RCA a soutenu François Bozizé (ex-chef d'Etat Centrafricain) avec qui, il a fait la prison.

 

Rencontré samedi matin dans sa chambre R6 au Camp du Collectif des Associations Islamiques du Cameroun à Tiohmo près de Garoua-Boulai, frontière Cameroun-RCA; Sékou Kone est un homme prudent au verbe facile.

 

Couché sur sa natte étalée à même le sol, chapelet en main qu'il n'arrive plus à quitter, Sékou raconte : « Je suis arrivé en RCA en 1950, à l'âge de 20 ans. Cela fait exactement 55 ans que je suis en Centrafrique. Ce qui me lie à la RCA, c'est mon premier mariage où j'ai eu quatre filles. Je me retrouve malgré moi en posture de réfugié au Cameroun à la suite des violents événements qui se déroulent en ce moment en Centrafrique où je suis exploitant minier».

 

Sékou Kone raconte que : « Je suis parti de Bangui en catastrophe. De la mosquée où je me trouvais, nous avons appris que les anti-balakas ont encerclé la ville. Moi, en tant que responsable de la mosquée, je ne pouvais pas me sauver. Les anti-balakas m'ont arrêté et ligoté. Ils m'ont dit que comme je suis déjà vieux, ils vont me tuer et boucaner ma chaire pour la manger avec des feuilles de manioc ».

 

Le chef de quartier dit avoir été d'accord avec cette proposition avant de préciser à ses bourreaux que : « Tant qu'il y a encore un seul musulman à la mosquée, moi je ne partirai pas ». A la question de savoir pourquoi il était devenu la cible des anti-Balaka alors qu'il est Ivoirien, Sékou Kone précise que : « en fait, on me reprochait d'être musulman. Ils m'ont dit : les musulmans n'ont plus droit de cité en Centrafrique. Pour me pardonner, il fallait que j'entre dans le camion pour quitter pays ».

 

Sékou n'a pas eu l'occasion de ramener ses enfants avec lui. « C'est l'armée française qui m'a sauvé » a-t-il indiqué au reporter de Blasting News. Sékou Kone est arrivé au Cameroun avec une balle dans le pied. « Les soldats français m'ont mis dans le camion pour me déposer ici à Garoua-Boulai, le 20 novembre 2014 ».

 

A son arrivée au Cameroun, Sékou confesse : « j'étais triste en venant. Mais, une fois arrivé surtout à Garoua-Boulai, la prise en charge s'est bien passée. Nous sommes arrivés sans habits, sans bonnet et couverture. Arrivé ici, malgré que nous ayons passé deux semaines sous le manguier, nos frères musulmans nous ont tout donné ».

 

A Thiomo, les dix-neuf mille réfugiés casés ici ne sortent pas du camp. Pour Sékou Koné : « Vous savez qu'au Cameroun, on ne peut pas faire cent kilomètres sans papiers. On est obligé de rester sur place pour qu'on sache que celui là est un réfugié».

 

Lu pour vous : Centrafrique: «on me reproche d’être musulman»

Partager cet article

Repost0
Centrafrique-Presse.com
12 janvier 2015 1 12 /01 /janvier /2015 21:49

 

 

 

Bangui : Catherine Samba-Panza crée une Unité Mixte d’Intervention et de Répression des violences

 

 Bangui, 12 janvier 2015 (RJDH)—L’Etat centrafricain se dote d’une structure d’intervention et de répression des violences faites aux femmes et aux enfants. Il s’agit de l’Unité d’Intervention rapide et de répression des violences. Créée par un décret et rendu public le 08 janvier, cette nouvelle structure  aura pour mission de prévenir et de réprimer toutes formes de violences sexuelles commises sur les femmes et les enfants.

 

Selon le décret pris par la cheffe de l’Etat de transition, en son article 4, «l’Unité d’Intervention rapide et de répression est composée des éléments de la Gendarmerie nationale et de la Police centrafricaine ».

 

Le décret précise par ailleurs que l’unité sera implantée à Bangui et aura une compétence nationale. C’est dire implicitement que l’unité interviendra lorsque le crime est commis sur n’importe quelle partie du territoire national.

 

Son autorité relève de deux ministères et elle travaillera également avec deux autres ministères : « elle relève de l’autorité du ministre de la Sécurité publique et du ministre de la Justice. L’unité travaille en étroite collaboration avec le ministère des Affaires sociales et du ministère de la Santé publique ».

 

Toutefois, la mise en œuvre effective de cette unité nécessite encore des démarches d’autant plus qu’un autre décret doit être pris pour nommer le commandant de l’unité et aussi « l’organisation et le fonctionnement de l’Unité mixte d’intervention rapide et de répression sont fixés par des règles particulières ». Or, ces textes ne sont pas encore pris.

 

Néanmoins, la République Centrafricaine vient de faire un grand pas en matière de protection des femmes et des enfants. /

 

Naïm-Kaélin ZAMANE


 

Bouar : Des musulmans reprennent leurs activités dans la ville
 

Bouar, 12 janvier 2015 (RJDH) – Au moins 1750 musulmans sont de retour dans la ville de Bouar et ont repris leurs activités. Ce retour massif est rendu possible grâce la plate-forme religieuse de Bouar.

 

Chaque quatre heure du matin et treize heures, les mosquées du quartier haoussa appellent à la prière. Jules-Bertin Gbidama, l’un des leaders communautaires qui ont œuvré pour la cohésion sociale dans la ville de Bouar, a fait savoir que « le revivre ensemble n’est pas une utopie. Des chrétiens et musulmans ont repris ensemble leurs activités ».

 

« Je vois des musulmans circuler librement dans la ville pour répondre à leurs besoins et même au quartier Haoussa les chrétiens cohabitent ensemble avec les musulmans. Cela relève d’une parfaite collaboration entre ces deux communautés »,  a-t-il dit.

 

Selon Jovin Dakabo-Kete secrétaire général de la plate-forme religieuse de Bouar « la première stratégie pour retrouver la paix et la cohésion sociale est la prière dont la plate-forme religieuse de la ville de Bouar, a mise en place,  car c’est Dieu qui a épargné la ville de Bouar de cette crise ».

 

Bako Mamadou délégué de la jeunesse islamique de la ville de Bouar a précisé que  c’est par la peur que plusieurs musulmans de la ville de Bouar aient pris fuite suite à l’entrée des Anti-Balaka dans la ville. « Je suis resté par ce que je suis centrafricain. Je ne suis pas habitué à vivre dans un autre pays. Mes frères sont revenus me trouver ici et nous avons repris nos acticités ».

 

Des constats révèlent que ces musulmans, qui s’étaient réfugiés au Cameroun et au Tchad reviennent progressivement./

 

Constant Ndolo-Babou


 

Bossangoa : Lancement de la campagne de commercialisation du coton
 

Bossangoa, 12 janvier 2015 (RJDH)—Le Ministre du développement rural, David Bakouzou a lancé officiellement le 6 janvier 2015, la campagne de commercialisation du coton 2014-2015. Une somme de 55.10.000 FCFA a été remise par le membre du gouvernement aux agriculteurs.

 

Un responsable des cultivateurs du coton a salué ce geste, qui selon lui « les soulage après les moments difficiles que les agriculteurs ont  connus dans cette région ».

 

Selon le ministre, cet appui doit permettre aux cultivateurs de doubler leurs activités afin de lutter contre la pauvreté et l’incivisme dans la région.

 

Le membre du gouvernement a été accompagné par Ibrahim Amidou, responsable de la cellule coton qui a rappelé la nécessité pour la jeunesse de Bossangoa et ses environs d’œuvrer pour faire alimenter l’usine de coton, implantée dans la ville en décembre 2012.

 

La préfecture de l’Ouham est reconnue comme zone de culture de coton. Malgré les violences qui ont frappé cette région, la culture du coton reste la principale activité dans la région. /

 

Hyppolite Féidangaï

 

 

Bangui : Construction en cours d'un pont temporaire sur le canal de Sica3
 

Bangui, 12 janvier 2015 (RJDH) - Les activités de construction d’un pont provisoire sur le canal de Sica3 reliant les 2ème, 3ème  et  5ème arrondissements ont  démarré  ce lundi 12 janvier. Une activité menée par des éléments de  l’Eufor- RCA.

 

« Ces travaux sont d’une urgence capitale car ils vont permettre de rétablir la communication entre les populations. La réalisation de ce pont démontable est une nécessité pour les besoins des habitants environnants », a  expliqué le commandant Mario Renna, conseiller en communication de l’Eufor-RCA.


Il a part ailleurs ajouté qu’ « en attendant la reconstruction du grand pont, l’Eufor a le devoir de faciliter la liaison entre les populations des 2ème, 3ème et de 5ème arrondissements ».

 

« Nous louons cette détermination de ces forces étrangères. Notre relation et les difficultés de passage sur ce tronçon sont entrain d’être résolues. L’utilisation et la protection vont de notre devoir », a suggéré un habitant de quartier de Sica3. Cette source a interpelé la population des arrondissements concernés à faire « bon usage de cet édifice public ».

 

La réalisation de cette passerelle temporaire a été annoncée  jeudi 8 janvier, lors d’une conférence de presse organisée par l’Eufor et la Sangaris. Ce pont est temporaire et peut être démantelé lorsque les travaux de la reconstruction du grand pont sur l’avenue de France seront terminés. / 

 

Alexis Makori-Mberdé.


 

Bangui : Une trentaine de personnes séquestrées par des hommes armés
 

Bangui, 12 janvier 2015 (RJDH)- Une trentaine de personnes ont été victimes d’une agression, le samedi 11 janvier, par un groupe de personnes assimilées à des Anti-Balaka. Elles ont eu la vie sauve grâce aux patrouilles militaires des Sangaris. Un adjudant chef des forces armées centrafricaines, l’une des victimes a témoigné les faits au RJDH.

 

L’une des victimes de cette agression est un adjudant-chef des forces armées centrafricaines (FACA). Il présente des blessures à la tête et au bras gauche. Il a des difficultés pour se mettre debout. Il est allongé sur un lit pliant.

 

Selon la victime, une vingtaine d’Anti-Balaka se trouvait à bord d’un pick-up 4X4. Des tirs sporadiques ont paniqué la population du village de Sakaï 5, localité située dans la commune de Bimbo 4. « Ces personnes sont armées de grenades, de gourdins, de kalachnikovs et de machettes. Ils tiraient de partout et les habitants du village ont pris fuite pour se réfugier dans la brousse », a expliqué la victime.

 

« Je suis informé que mon neveu a été séquestré par des Anti-Balaka. Je sortais pour vérifier les faits, ces malfrats m’ont obligé à me mettre à genou. Je me suis opposé. Ils se sont rués sur moi, j’ai reçu des coups de gourdins, de machettes et des coups de crosse. Ils m’ont amené de force dans leur  véhicule. Nous étions environ une trentaine de personnes maltraitées », a-t-il déploré. Des personnes ont été ligotées et torturées, a-t-il fait savoir.

 

Selon lui, toutes les personnes ramassées sont destinées à être tuées. « Ils nous amenaient vers Boy Rabe pour nous exécuter, selon les dire d’un des leurs. C’est grâce aux patrouilles des éléments de la Sangaris que nous avons la vie sauve. En voyant les phares de ces forces étrangères, ils ont pris fuite. J’ai été transféré à la base de ces militaires français pour les premiers soins », a témoigné la victime.

 

Les Anti-Balaka sévissent et dictent leur loi dans les environnants de l’aéroport. Les habitants de ces secteurs de la commune de Bimbo3 et 4, vivent dans le désarroi suite aux agressions perpétrées par ces miliciens. /

 

 Auguste Bati-Kalamet.

 

Nouvelles nationales sur RJDH

Partager cet article

Repost0
Centrafrique-Presse.com
12 janvier 2015 1 12 /01 /janvier /2015 15:51

 

 

http://www.radiondekeluka.org  lundi 12 janvier 2015 14:25

 

Les Évêques des neufs diocèses de la Centrafrique ont noté ce dimanche avec satisfaction l’amélioration de la situation sécuritaire et humanitaire dans certaines villes de la République Centrafricaine. Dans un message délivré par anticipation à la clôture de la Conférence épiscopale de Centrafrique (CECA)  et retransmis à l'occasion de la messe co-célébrée sous la présidence de l’Évêque adjoint du diocèse, Monseigneur Thaddée Kusy en la Cathédrale immaculée conception de Bangui, les Evêques ont appelé à une mobilisation autour du vivre-ensemble et de la cohésion sociale.


« Le message essentiel que les Evêques veulent donner en ce début d'année est un message de paix, d'espérance intitulé : ''choisi donc la vie''. Les Evêques centrafricains attirent l'attention des Centrafricains que le moment est venu pour que nous choisissons le chemin de la vie. Nous devons avoir le comportement adéquat, vivre dans la vérité, le pardon, et ne pas mélanger notre foi avec n'importe quoi », a relevé le Père Joseph Tanga-Koti, responsable de la Société des missionnaires africains (SMA) en Centrafrique.


Pour le Père Joseph Tanga-Koti, « Il ne faut aussi laisser les entrepreneurs de la violence nous influencer afin de ne pas suivre le chemin de la vie. Les Evêques nous sollicitent à nous engager résolument pour la vie afin de reconstruire la Centrafrique, où tout le monde musulmans, chrétiens, animistes pourront vivre la main dans la main ».


Les prélats, qui s'étaient réunis depuis le 6 janvier dernier dans la capitale centrafricaine, ont estimé que beaucoup restent à faire tant de la part des autorités de la transition, de la communauté internationale et de la population centrafricaine.

La présidente de la transition, Catherine Samba-Panza, le président du parlement provisoire, Alexandre Ferdinand Nguéndet et plusieurs membres du gouvernement de la transition ont pris part à cette messe.


Une action en faveur de la cohésion sociale dans le 8e arrondissement de Bangui.

L’église Évangélique des Frères de Galabadja III  a mis en place  dimanche un comité de coordination dénommé « Providence ». Il s’agit d’un micro projet pour une paix durable. Une initiative appuyée par l’association Synergie pacifique centrafricaine.

L'objectif vise à soutenir les personnes démunies après la crise qu’a connue la République Centrafricaine. Les membres avaient suivi en décembre dernier, une formation organisée par l’Association synergie pacifique sur la cohésion sociale, la réconciliation, le pardon et le développement social et économique. 

 
« Nous avons été chargé par le PNUD de retransmettre le message en faveur de la cohésion sociale pour la pacification de la Centrafrique et du relèvement », a déclaré Alexis Kokanzo l'un des formateurs qui a ajouté, « Nous avons pensé aux églises suite au discours du secrétaire général des Nations Unies qui avait demandé aux leaders ecclésiastiques de s'impliquer dans le processus de pacification de la Centrafrique ».


« Le PNUD estime qu'avant de procéder au relèvement par le truchement des groupements communautaires, il faut asseoir la cohésion sociale. L'argent ne devrait pas être donné dans le désordre », a-t-il conclu.


Après la formation reçue, Gédéon Banguéndjé se dit prêt à se mettre au service de ses frères et sœurs. « On m'a appris à monter un micro projet sur la cohésion sociale, le multi-racial, le développement, l'élevage, l'agriculture voire le commerce. Je suis prêt maintenant à aider mes frères et sœurs qui n'ont pas l'aptitude de monter un micro projet », a-t-il fait savoir.


Le comité de coordination de Galabadjia III gère localement environ 334 groupements.

Amélioration de la situation sécuritaire et humanitaire selon l'église catholique

Partager cet article

Repost0
Centrafrique-Presse.com
12 janvier 2015 1 12 /01 /janvier /2015 15:49

 

 

http://www.radiondekeluka.org  lundi 12 janvier 2015 14:17

 

La tension est restée vive à Bria, chef lieu de la Haute Kotto, à 698 Kms de Bangui dans l'est de la Centrafrique. Ce lundi, les activités n’ont pas toujours repris dans la ville. Les commerces sont restés fermer et les bureaux administratifs paralysés. Selon les informations recueillies sur place, des barricades sont érigées dans presque toute la ville. L'aérodrome est bloqué par les manifestants qui conditionnent leur retrait par le départ des soldats français de l'opération Sangaris, malgré la médiation menée par la force onusienne, Minusca.

 
« Depuis deux jours, la ville est devenue morte. Le marché, toutes les boutiques et l'administration sont fermés », a raconté sous le couvert de l’anonymat un habitant joint au téléphone.


La même source a indiqué qu'il s'agit « d'une groupuscule de personnes qui a pris d'assaut l'aérodrome de la ville empêchant l’atterrissage et le décollage des avions ».

 
« Les manifestant exigent le départ des soldats français de la ville », a poursuivi le témoin.


Déjà samedi, une marche de protestation contre les forces françaises de la Sangaris a  tourné au vinaigre. Les manifestants qui se rendaient en masse sur le site de cette force française sis à l’aérodrome avaient été repoussés par des tirs, à en croire des habitants. Jusqu'à présent la force Sangaris n’a pas repris ses patrouilles dans la ville.

Selon le porte-parole de l'opération Sangaris, Laurent Bastide, contacté par une radio internationale, les soldats les militaires français basés à Bria n’ont pas tiré en direction de la foule venue protester samedi près de leur base.


Le soldat a même expliqué que leurs éléments ont compté des jets de pierre et un jet de grenade venus de la foule qui manifestaient. Il n’y a eu aucun tir venu de Sangaris, a conclut le porte-parole.


A  Bangui, la coordination de l’ex-Antibalaka somme les commandants de zone des villes de  province de cesser avec les hostilités. L'appel est lancé ce lundi lors du point de presse tenu au quartier général de ce mouvement dans le 4e arrondissement. « Je lance un appel à tous les commandants de zone de cesser avec les hostilités », a martelé Dieudonné Ndomaté, coordonnateur chargé des opérations de l’ex-Antibalaka.


Les responsables de ce mouvement ont assuré qu'une mission de la coordination centrale fera une descente dans l'arrière pays pour délivrer de nouveaux mandats au nom du Parti centrafricain pour l’unité et le développement (PCUD).


Selon les dirigeants de cette ancienne milice, les mandats délivrés par l’un des anciens responsables à certains éléments est à l’origine des affrontements qui ont opposé cette semaine à Bambari deux groupes rivaux Antibalaka. « Ce qui se passe est un malentendu entre nos éléments sur les mandats délivrés par un de nos responsables. Le jour de l'assemblée générale de transformation de notre mouvement en parti politique, Parti centrafricain pour l’unité et le développement, les responsables de l'arrière pays étaient présents. A leur retour, le commandant Mokpème leur a délivré des mandats. Arrivée dans leurs zones respectives, ceux détenant les mandats se réclament des vrais Antibalaka et ceux qui n'en ont pas sont des faux Antibalaka. C'est là le nœud du problème », a expliqué le coordonnateur chargé des opérations de l’ex-Antibalaka.


Toujours en sécurité, les auxiliaires de police sont mécontents. Ils revendiquent leur intégration dans le corps de la Police nationale. Ils étaient une centaine à manifester ce lundi devant le Ministère de la Sécurité publique.


Selon les manifestants, certains sont recrutés comme auxiliaires en 2002 et d'autres en 2003. Ils ont exigé du gouvernement la révision de leurs statuts.

 
« Le but de notre revendication est notre intégration dans le corps de la Police nationale. C'est depuis 2002-2003 que nous sommes là sans intégration malgré tout cela, nous travaillons. A l'occasion des recrutement, nous sommes oubliés au profit des civils », a expliqué l’un d’eux sous couvert de l’anonymat.


Contactés pour leur version des faits, les cadres du Ministère de la Sécurité publique ont affirmé qu’ils ne sont pas habilités à se prononcer sur la question. RNL attend donc la réaction du chef de ce département.

 

 

 

RCA: un mort lors d’une manifestation

 

http://www.bbc.co.uk  10 janv 2015

 

Une personne a été tuée lors d’une manifestation contre les forces françaises de l’opération Sangaris, à Bria, une localité située à quelque 600 kilomètres de Bangui, la capitale de la RCA.

 

Les manifestants voulaient se rendre en masse sur le site de la Sangaris, à l’aérodrome de la ville. Mais ils ont été repoussés par des tirs des soldats français, selon des habitants de Bria.

 

Il est difficile d’avoir une idée précise du bilan des échauffourées, même si des sources concordantes annoncent la mort d’une personne et font état de plusieurs blessés.

 

Selon des sources locales, le climat est tendu depuis qu’un homme en arme a ouvert le feu sur l’un des deux hélicoptères de reconnaissance de la Sangaris, qui survolaient la ville.

 

Un civil a été tué et trois autres blessés dans les représailles des soldats de l’opération Sangaris, dans la nuit de vendredi à samedi, a appris la BBC.

 

En colère, des habitants de Bria sont descendus dans la rue, samedi matin.

 

Une autre source, indépendante celle-là, parle d’un mort et d’une dizaine de blessés.

 

Les activités commerciales étaient suspendues samedi, et les administrations paralysées.

 

Les manifestants maintiennent leur position sur la piste de l’aérodrome, conditionnant leur retrait au départ des soldats de Sangaris de la ville. La force militaire de l’ONU, la MINUSCA, tentait de mener une médiation.

Tension encore visible à Bria

Partager cet article

Repost0
Centrafrique-Presse.com