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24 novembre 2013 7 24 /11 /novembre /2013 23:18

 

 

 

 

 

http://www.egaliteetreconciliation.fr   par Bernard Lugan  dimanche 24 novembre

 

Depuis le mois de décembre 2012, la Centrafrique (RCA), l’ancien Oubangui-Chari colonial, est un foyer de déstabilisation qui menace toute l’Afrique centrale et la région sahélo-tchadienne au moment où la contagion sahélienne a touché la zone tchado-nigériane et la Libye saharienne.

 

Alors que la France va intervenir en RCA, ce qu’elle aurait du faire depuis le mois de décembre 2012, je ne vais pas redire ici ce que j’ai déjà expliqué à travers mes analyses et communiqués des 26 décembre 2012, 1er janvier, 24 mars, et 7 septembre 2013 ainsi que dans le numéro de février 2013 de l’Afrique réelle et dans celui du mois de novembre 2013 à travers l’article intitulé « RCA : les coupeurs de route au pouvoir ».

 

Néanmoins, pour résumer la situation, il importe de ne pas perdre de vue que :

 

1) Ceux qui font régner la terreur à Bangui sont les héritiers des bandes islamistes mahdistes et de celles de Snoussou qui razziaient les peuples de la forêt et du fleuve avant la colonisation.

 

2) Comme quasiment partout en Afrique, le problème est d’abord ethnique et il est à l’origine de l’instabilité récurrente que connaît cet artificiel pays, quadrilatère de 623 000 km2, non-Etat présentant de grandes différences géographiques, donc humaines, entre des régions sahéliennes, des espaces soudanais, des savanes centrales, une forêt méridionale et des régions bordières du fleuve.

 

3) L’histoire de RCA depuis l’indépendance est rythmée par l’alternance de cycles ethno-politiques conflictuels qui donnèrent tour à tour le pouvoir à des populations originaires des grandes régions du pays comme je l’ai longuement expliqué dans le numéro de l’Afrique réelle du mois de février 2013.

 

Le 15 mars 2003 le général François Bozizé, un Gbaya, ethnie originaire de l’ouest du pays, accéda aux affaires au moment où tout le nord de la RCA était touché par la contagion du conflit soudano-tchadien. A plusieurs reprises, les rebelles tchadiens opposés au président Idriss Déby Itno et soutenus par le Soudan tentèrent ainsi de contourner les défenses tchadiennes par le nord de la RCA et ce fut à partir de ce moment que la région de Birao et des « trois frontières » (Soudan-Tchad-RCA) échappa définitivement aux autorités de Bangui pour devenir une « zone grise ».

 

A la fin du mois de décembre 2012, venus de cette région, quelques centaines de combattants appartenant à de petites tribus nordistes et islamisées, dont les Gula et les Runga, appuyés par des Soudanais et des Tchadiens, avancèrent vers Bangui, la capitale, groupés dans un hétéroclite mouvement créé pour la circonstance et qui prit le nom de Séléka (coalition en langue sango).

 

Ce qui, au départ, n’était qu’une razzia lancée par deux ou trois centaines de coupeurs de route se transforma alors en une entreprise de conquête du pouvoir. Au noyau initial vinrent ensuite s’agréger plusieurs mouvements ethno-politiques microscopiques dirigés par de vieux chevaux de retour de toutes les aventures centrafricaines.

 

Le pillage de Bangui débuta alors, suivi par le massacre des Gbaya et des chrétiens. L’anarchie gagna ensuite l’ensemble du pays, les bandes du Séléka se livrant à un pillage en règle des populations cependant que Michel Am Nondroko Djotodia président autoproclamé le 24 mars 2013 était totalement dépassé par les évènements.

 

En RCA où, une fois encore, la longue histoire explique les évènements contemporains, l’intervention militaire trop tardive ne réglera pas le problème de fond. En effet, le Séléka va se débander devant les troupes françaises mais :

 

1) La question de la pacification de la région des trois frontières ne sera pas réglée car le Soudan constituera la base arrière de tout futur mouvement.

 

2) La seule solution qui sera proposée par la France sera une nouvelle fois un processus électoral, donc une ethno-mathématique, qui redonnera le pouvoir aux plus nombreux, donc aux peuples de la savane. Les « gens du fleuve » au sud et les nordistes seront automatiquement perdants car minoritaires, ce qui sera la cause de futurs conflits...

Lu pour vous : L’intervention en Centrafrique : la France a trop attendu
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Centrafrique-Presse.com
24 novembre 2013 7 24 /11 /novembre /2013 23:03

 

 

 

 

 

Jusqu’à quand certains hommes politiques centrafricains continueront à duper et éconduire le peuple avec des contre-vérités de nature à ternir l’image de la vie politique dans un pays déjà dévasté par tant d’années de gabegies ?

 

Rentré à Bangui malgré lui, sous influence médiatique, Anicet Georges DOLOGUELE a organisé du 23 au 25 octobre 2013, une Assemblée Générale Constitutive  de son parti, l’Union pour le Renouveau Centrafricain(URCA).Il s’agit là en réalité d’un gros mensonge.

 

En effet, les Centrafricains doivent savoir que non seulement l’URCA a été créée le 1er  juin 2013 à Paris (France), mais ce parti été immédiatement déclaré à la Préfecture de Police de Paris le 25 Juin 2013 sous la référence W751220276, et paru au Journal Officiel Français le 06 juillet 2013 sous le N° 20130027. De plus son Siège Social est fixé à l’adresse 118 Avenue de France 75013 Paris (Métro 14 et RER C Arrêt Bibliothèque François Mitterrand). Par la même occasion, et aux termes de l’article 28 des statuts, le Bureau de l’URCA a été constitué comme suit : «  exceptionnellement, sont respectivement élus par l’Assemblée Générale Constituante de l’URCA : premier Président de l’URCA : Anicet Georges DOLOGUELE, premier Secrétaire Général de l’URCA : Narcisse KAMAYENWODE ». (cf. le lien du journal officiel du gouvernement français http://www.journal-officiel.gouv.fr/association/index.php?ACTION=Rechercher&HI_PAGE=1&HI_COMPTEUR=0&original_method=get&WHAT=urca&JTH_ID=&JAN_BD_CP=&JRE_ID=&JAN_LIEU_DECL=&JTY_ID=&JTY_WALDEC=&JTY_SIREN=&JPA_D_D=&JPA_D_F=&rechercher.x=21&rechercher.y=8&rechercher=Rechercher).

Il est donc notoire que Monsieur DOLOGUELE a grossièrement menti. Ce faisant, ce mensonge pose un sérieux problème sur le plan juridique, car en Droit on ne peut avoir deux Assemblées Générales Constitutives pour une seule entité ! C’est pourquoi il appartient aux autorités compétentes d’en tirer les conséquences si on n’est réellement dans un Etat de Droit.

 

Le deuxième gros mensonge d’Anicet Georges DOLOGUELE à Bangui concerne sa candidature  aux élections Présidentielles. En effet, le 25           octobre 2013, invité sur la radio Ndeke Luka (http://www.radiondekeluka.org/item/17654-anicet-georges-dologuélé,-président-de-l'urca.html?tmpl=component&print=1), DOLOGUELE va encore mentir sans gêne comme il en a l’habitude, en affirmant haut et fort, tout en regardant droit dans les yeux du journaliste, qu’il n’a  pas encore déclaré sa candidature et qu’il ne le ferait que lorsque les militants de son parti en auraient décidé lors d’un congrès. Or l’opinion nationale, africaine et internationale sait que Monsieur DOLOGUELE depuis le 29 Avril 2013 avait officialisé sa candidature Présidentielle sur Africa 24 dans l’émission « Le Talk » (http://africa24.peopleinput.biz/en/le-talk-anicet-dologuele-centrafrique ), déclaration de candidature confirmée ensuite dans Jeune Afrique du 18  Juin 2013 (http://www.jeuneafrique.com/Article/JA2735p036-037.xml0/ ), et enfin sur RFI le 3 Juillet 2013 au micro de Christophe BOISBOUVIER (http://www.rfi.fr/emission/20130703-anicet-georges-dologuele-ancien-premier-ministre-centrafricain ).

 

Visiblement le mensonge constitue le mode de fonctionnement de cette personnalité politique. Lors de son séjour à Paris, ce dernier a affiché sa distance à l’égard des autorités de la transition tout en affirmant que celles-ci étaient incompétentes. Curieusement, une fois à Bangui, il n’hésitera pas à se rapprocher de ces mêmes autorités pour leur faire allégeance, laissant ainsi transparaître sa versatilité.

 

Un autre mensonge d DOLOGUELE qu’il convient de révéler est la fable relative à son soit disant « exil politique ». Cette personnalité, il est utile de le préciser, n’a jamais été inquiété ou persécuté ni sous le régime de BOZIZE ni par le régime actuel de transition. Alors d’où vient cette histoire « d’exil politique en France ? ». Car au niveau de l’Office Français de Protection des Réfugiés et des Apatrides (OFPRA), Anicet Georges DOLOGUELE n’est pas enregistré comme réfugié politique, selon nos propres enquêtes.

 

On le voit bien, la sirène Dologuélé claironne des mensonges indignes d’un homme qui aspire à diriger un grand et beau pays comme le Centrafrique qui veut désormais tourner la page définitivement avec cette basse méthode.

 

MICHEL TOMSENA

DOLOGUELE CONFONDU PAR SES PROPRES MENSONGES par MICHEL TOMSENA
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24 novembre 2013 7 24 /11 /novembre /2013 22:51

 

 

 

 

 

 

http://www.lejdd.fr   24 novembre 2013

 

AUTOUR DU MONDE - Une intervention militaire en Centrafrique sous mandat de l'ONU devrait être annoncée dès cette semaine. Pour la France, cette nouvelle opération s'annonce très différente de celle du Mali.

 

Le Conseil de sécurité des Nations unies débattra lundi de la meilleure option possible pour sortir la Centrafrique de la tragédie. Pour la France, qui n'a cessé de tirer la sonnette d'alarme, il faut agir vite : "Ce pays est en train de devenir l'aspirateur à crises du cœur de l'Afrique", confie un proche du ministre de la Défense au JDD. Jean-Yves Le Drian a présenté mercredi plusieurs scénarios au président de la République. Un premier groupe de 250 soldats français est en cours d'acheminement avec pour mission de préparer le déploiement de nouveaux effectifs dans le pays dès qu'une nouvelle résolution sera votée aux Nations unies, accordant "un mandat robuste" aux forces d'intervention. Un vote attendu dès cette semaine, certainement avant le sommet spécial de l'Élysée du 6 décembre consacré à la sécurité en Afrique et qui regroupera à Paris tous les pays du continent.

 

"Nous n'aurons pas besoin d'autant d'hommes et de blindés qu'au Mali, poursuit notre source, car en face, ils ne combattront pas, personne ne viendra se jeter sur nos colonnes." Allusion aux troupes de la Séléka, cette coalition hétéroclite de rebelles qui a amené l'actuel président, Michel Djotodia, au pouvoir et qui refuse depuis d'être désarmée et sème la terreur à travers tout le pays. Autrement dit, l'opération en Centrafrique tiendrait davantage de l'opération de police que de l'intervention armée pour détruire un ennemi bien ciblé. Il s'agira avant tout de ramener l'ordre à Bangui et sur les grands axes qui conduisent vers le Cameroun et le Tchad, deux pays clés pour l'approvisionnement de la Centrafrique, deux nations qui devraient renforcer leurs effectifs au sein de la mission des forces africaines appelée à prendre le relais des Français.

 

Fallait-il pour autant mettre en garde la communauté internationale contre un risque "génocidaire" ou évoquer des pratiques "prégénocidaires" dans le pays, comme l'ont fait le Quai d'Orsay et le ministère de la Défense? "Tous ceux qui ont critiqué l'usage de ces termes auraient été les premiers à nous dénoncer dès les premiers crimes commis si nous n'avons rien fait", rétorque-t-on dans l'entourage de Laurent Fabius, où l'on ne tenait pas visiblement à se retrouver coresponsable d'un nouveau Rwanda ou d'un autre Darfour.

 

"Visible, massive et bruyante"

 

Notre intervention sera "visible, massive et bruyante", dit-on au ministère de la Défense, où l'on est convaincu que la seule présence d'un millier de soldats français aura "valeur dissuasive". Ce qui pourrait se comparer au Mali, en revanche, c'est le "jour d'après", lorsqu'on se rendra compte que les forces africaines censées relayer l'action des Français ne seront pas suffisamment formées et équipées pour tenir tête à un retour des fauteurs de troubles. On vote en effet aujourd'hui pour le premier tour des législatives, aboutissement des succès de l'opération Serval, mais dans la boucle du Niger et au nord des djihadistes continuent de menacer le processus fragile de la normalisation démocratique.

 

François Clemenceau - Le Journal du Dimanche  samedi 23 novembre 2013

 

Lu pour vous : Pourquoi Bangui ne sera pas Bamako
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23 novembre 2013 6 23 /11 /novembre /2013 21:02

 

 

 

 

 

 

http://www.ladepeche.fr  23/11/2013 à 07:39

 

L’armée française, déjà au Mali, pourrait intervenir en République centrafricaine pour mettre fin aux exactions commises par des groupes de rebelles. Sur place, le chaos.

 

Après le Mali, l‘intervention militaire française semble désormais inévitable en République centrafricaine. Lors de son appel lancé à la communauté internationale le 20 novembre, François Hollande a invité avec insistance ses partenaires dans le dossier centrafricain à «agir». Les «exactions» perpétrées à travers ce pays de 4,5 millions d’habitants (le plus pauvre de la planète), par les membres de la Séléka, coalition militaire originaire du nord du pays (majoritairement musulmane), ont plongé la Centrafrique dans le chaos le plus total et les violences confessionnelles. La Séléka, avec à sa tête l’actuel chef d’État centrafricain Michel Djotodia, est responsable de la destitution, en mars dernier, du président François Bozizé, aux commandes du pays depuis 2003.

 

Le mot est fort, selon les diplomates, mais pour Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères, la République centrafricaine est «au bord du génocide». On pense au Rwanda (1993).

 

L’intervention de l’armée française est imminente - seuls 420 soldats assurent la protection du millier de ressortissants et de l’aéroport.

 

D’ici la fin de l’année, ce contingent devrait donc compter entre 1 200 et 1 500 hommes. Sur place, 180 parachutistes du 8e RPIMa de Castres (Tarn) ont pris leurs quartiers dans la ville de Boali où ils évoluent «dans un environnement complexe et une situation sécuritaire fragile et préoccupante». La France n’attend plus que l’aval du «nouveau projet de résolution au Conseil de sécurité des Nations unies pour soutenir le déploiement d’une force africaine sur le territoire (centrafricain), à laquelle la France apportera son soutien», comme l’a souligné Najat Vallaud-Belkacem, porte-parole du gouvernement. Il est en effet temps d’agir car sur place, à l’image de la capitale Bangui livrée aux pillages, viols et accrochages quotidiens entre communautés chrétiennes et musulmanes, le pays se retrouve sans État.

 

Partout, dans cette contrée enclavée - ses sous-sols contiennent des diamants, de l’uranium (exploité par Areva), de l’or et du pétrole - on traverse de plus en plus de villes fantômes.

 

Les exactions de toutes sortes jettent les populations sur les routes, des milliers de gens se terrent dans la forêt et les morts jonchent des habitations incendiées. La Croix Rouge a déjà ramassé une cinquantaine de corps à Gaga, village minier au nord-ouest de Bangui.

 

À Bossangoa, une grande ville située au nord-ouest de la République centrafricaine, des milliers d’hommes, de femmes, d’enfants arrivent en guenilles, l’air terrifié, et s’entassent dans le centre-ville. Beaucoup accusent la Séléka qui compte aussi dans ses rangs des mercenaires tchadiens et saoudiens.

 

La Centrafrique, cernée par des pays déjà instables politiquement, ne sera pas le même terrain d’intervention que le Mali, a prévenu Laurent Fabius. Mais plusieurs experts estiment que cette intervention «doit impérativement être un effort européen et international, et non pas uniquement français». Le spectre de la Françafrique plane.

 

Expert. Alain Coldefy, directeur de recherche à l'IRIS, spécialiste de politique de défense

 

«L'armée peut faire un petit effort»

 

Pensez-vous que l’armée française a les moyens d’intervenir en Centrafrique ?

 

Techniquement, c’est comme pour un incendie : plus on intervient tôt moins on a besoin d’effectifs et de moyens. Une intervention en Centrafrique, ça n’a rien à voir avec le Mali, la Côte d’Ivoire ou la Libye. Elle peut être gérée avec des moyens raisonnables. On n’a pas besoin de bombarder des positions adverses, de faire une surveillance du ciel. C’est techniquement plus simple, à condition de ne pas laisser dégénérer la situation. Au Mali, la France a envoyé en trois semaines autant de matériel en volume que ce qu’on a rapatrié d’Afghanistan en plusieurs mois. C’était une opération logistique énorme. En Centrafrique, je pense que l’opération peut être contenue dans son volume et dans sa durée. Mais ça ne réglera rien dans cette région où on n’a jamais rien réglé. Que ce soit Brazzaville, Kinshasa (République du Congo), Bangui, il y a toute une zone francophone dans laquelle on ne gère rien. En raison des difficultés ethniques, mais surtout parce qu’on se bat toujours pour les richesses souterraines (minerai). Avec un budget de la Défense réduit, on a encore la capacité de faire un petit effort. Mais les luttes de pouvoir entre clans locaux ne présagent rien de bon.

 

Recueilli par G.C

 

Gérald Camier

Lu pour vous : Après le Mali, la Centrafrique ?
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23 novembre 2013 6 23 /11 /novembre /2013 20:51

 

 

 

 

 

http://www.20min.ch  23 novembre 2013 16:43; Act: 23.11.2013 17:05

 

La ministre centrafricaine des Affaires étrangères Léonie Banga Bothy a estimé samedi que les violences actuelles ne risquaient pas de dégénérer en «génocide».

 

Bien que jugeant «préoccupante» la situation sécuritaire dans son pays, la ministre centrafricaine des Affaires étrangères Léonie Banga Bothy a estimé samedi que les violences actuelles ne risquaient pas de dégénérer en «génocide», contrairement à des déclarations américaine et française.

 

Mardi, le département d'Etat américain s'était alarmé d'une situation «pré-génocidaire» en Centrafrique, avant d'être rejoint par le ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius qui avait affirmé que le pays était «au bord du génocide».

 

«Situation pré-génocidaire» évoquée

 

«Des informations relayées dans des radios étrangères font état d'une situation pré-génocidaire ou de risque de génocide. Mais on ne peut parler de génocide d'un groupe ethnique ou d'un groupe social», a déclaré la ministre Léonie Banga Bothy sur les ondes de la radio locale Ndeke Luka.

 

«La situation sécuritaire est préoccupante dans certaines régions de notre pays et dans quelques quartiers de la capitale. Mais beaucoup de mesures courageuses et positives ont été prises. Et nous avons de l'espoir qu'au regard de certains résultats, nous allons arriver à stabiliser la situation dans notre pays», a poursuivi la ministre.

 

«Parler de pré-génocide ou de génocide, je pense que cela aura des effets pervers sur la quiétude la population qui a déjà beaucoup souffert et qui n'a pas besoin d'une psychose supplémentaire dans sa situation à l'heure actuelle», a encore affirmé Léonie Banga Bothy.

 

«De telles déclarations relayées au niveau international peuvent amener le peuple à croire à l'imminence d'un danger pour commencer à s'armer et se préparer à ce génocide. Et ce n'est pas ce que nous voulons», a ajouté la ministre.

 

Exactions à répétition

 

Les exactions a répétition de l'ex-rébellion Séléka, à majorité musulmane, qui a porté Michel Djotodia au pouvoir, ont rapidement généré des tensions, poussant des populations chrétiennes à former des «groupes d'auto-défense» pour s'en prendre aux musulmans.

 

Début septembre, les attaques de ces milices paysannes surnommées «anti-balakas», jusqu'alors inconnues, avaient fait près de 100 morts dans la région de Bossangoa (nord-ouest). Fin octobre, de nouveaux affrontements ont fait une quarantaine de morts à Bouar (ouest), entraînant un cycle de représailles et de contre-représailles meurtrier.

Lu pour vous : VIOLENCES EN CENTRAFRIQUE : Le risque de «génocide» écarté par une ministre
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Centrafrique-Presse.com
23 novembre 2013 6 23 /11 /novembre /2013 20:39

 

 

 

 

http://www.jeuneafrique.com  23/11/2013 à 15:00 Par Vincent Duhem

 

Les autorités françaises ont décidé d'inviter le Premier ministre centrafricain, Nicolas Tiangaye, au sommet de l'Élysée pour la paix et la sécurité qui se tiendra à Paris, les 6 et 7 décembre. Une invitation officielle lui a été transmise, jeudi.

 

Le Premier ministre Nicolas Tiangaye devrait donc représenter la Centrafrique au sommet de l'Élysée pour la paix et la sécurité qui se tiendra à Paris, les 6 et 7 décembre. Une invitation officielle lui a été transmise, jeudi 21 novembre.

 

La République centrafricain (RCA) ayant été suspendue de l'Union africaine (UA) après le coup d'État de mars, le président de la transition, Michel Djotodia, n'a pas été invité.

 

Ce sommet sera axé sur trois thèmes : "la paix et la sécurité", "le partenariat économique et le développement" et "le changement climatique".

 
La situation en Centrafrique pourrait être au cœur des discussions. En effet, Paris espère qu'une nouvelle résolution de l'ONU renforçant la Mission internationale de soutien à la Centrafrique (Misca) et lui permettant d'intervenir sur place sera votée ou sur le point de l'être. La France envisage d'envoyer jusque 800 soldats supplémentaires, faisant passer ses effectifs en RCA à 1200 hommes.

 

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Par Vincent Duhem

Lu pour vous : Centrafrique : Afrique - France : le Premier ministre centrafricain Nicolas Tiangaye invité au sommet de l'Élysée
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23 novembre 2013 6 23 /11 /novembre /2013 13:13

 

 

 

Il sera célébré ce jour samedi 24 Novembre à partir de 17 h 30 à Libreville une messe en la mémoire du regretté ZAGUI Faustin Ancien Président du Patronat centrafricain  très connu de la communauté centrafricaine du Gabon où il s'y est rendu souvent pour des raisons professionnelles.

 

Cette messe qui aura lieu à la Chapelle du Grand séminaire BROTTIER au quartier Angondjié (non loin de l'immeuble de Gabon-Télécom, ancien Delta Postal) sera présidée par le Père Alain MBONZIMA, en présence de Bertrand KEMBA en transit à Libreville pour Bangui dans le cadre de la promotion du Guide des investissements qu'il a édité sur le Gabon.

 

Pour les compatriotes qui voudront partager ce deuil avec la famille les numéros de contact à cet effet sont:

 

03 05 36 87 Madame MBOUDOU Suzanne

 

et 05 52 36 85 Monsieur Guy NDAÏ

 

 

 

Annonce nécrologique pour le regretté Faustin ZAGUI
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23 novembre 2013 6 23 /11 /novembre /2013 12:47

 

 

 

 

http://french.china.org.cn  23-11-2013

 

Les magistrats centrafricains ont marché vendredi à Bangui pour honorer la mémoire de leur collègue, Modeste Martineau Bria, ex-directeur des services judiciaires du ministère de le Justice, tué le 16 novembre avec son garde du corps, par des éléments de la Séléka (ex-rébellion), et dénoncer les multiples cas de violation des droits de l'homme dans le pays.

 

Cette marche qui a regroupé l'ensemble du corps judiciaire de la Centrafrique, accompagné d'une foule, a commencé sur le lieu de l'assassinat du magistrat Modeste Martineau Bria au quartier Sica 1, dans le 2ème arrondissement de Bangui, où une gerbe de fleurs à été déposée.

 

"Non au génocide programmé des centrafricains", soulignaient les messages sur les banderoles brandies par les manifestants.

 

Cette manifestation a été décidée lors d'une réunion extraordinaire de l'Amicale des magistrats centrafricains le 18 novembre à Bangui, au cours de laquelle le corps judiciaire a annoncé un arrêt de travail d'un mois. Elle a failli être étouffée par le ministre de la Sécurité publique, Josué Binoua, qui, arrivé très tôt sur le point de rassemblement, a argué au nom du non achèvement des procédures administratives.

 

Les magistrats en colère ont pris à partie le ministre qui a finalement renoncé à son intention.

 

"Nous avons décidé de marcher parce que le corps judiciaire a constaté que le pouvoir en place n'assure pas la sécurité de la population. Les exactions, les viols et les enlèvements se multiplient et l'assassinat de notre collègue, Modeste Martineau Bria, est la goutte d'eau qui a fait déborder le vase. C'est pourquoi nous voulons à travers cette marche, protester contre cette impunité et cette insécurité qui sont entretenues par les autorités actuelles", a déclaré Me Bruno Hyacinthe Gbiégba, président de l'Action chrétienne pour l'abolition de la torture ( ACAT).

 

Pour Me Emile Bizon, ancien avocat de l'Etat centrafricain du temps du régime du président déchu François Bozizé, "en s'attaquant aux hommes de la loi, le pouvoir en place cherche à enterrer la protection du citoyen centrafricain et nous nous insurgeons contre cela".

 

Débutée aux environs de 7h30 locales (6h30 GMT), la marche a pris fin deux heures et demie plus tard au palais de justice de Bangui.

 

Depuis la prise du pouvoir le 24 mars à Bangui de Michel Djotodia et son ex-coalition rebelle de la Séléka, la Centrafrique vit une dégradation sans précédent du climat sécuritaire. En dehors des pillages et des vols à main armée, les assassinats semblent ne plus épargner personne.

 

Au bord des nerfs, la population, majoritairement chrétienne, en l'occurrence dans le Nord-Ouest du pays, tente de s'organiser en groupes d'autodéfense dits anti-balakas (anti-machettes) pour protester contre les exactions des ex-rebelles, essentiellement musulmans, d'où le spectre d'un conflit religieux.

 

Source: Agence de presse Xinhua

Centrafrique : marche de protestation des magistrats contre l'assassinat de leur collègue
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23 novembre 2013 6 23 /11 /novembre /2013 12:30

 

 

 

 

 

·         http://237online.com  Jeudi, 21 novembre 2013 13:53

 

Une alliance des forces françaises et africaines attendue pour combattre les différents groupes rebelles aux frontières entre le Cameroun et la Centrafrique. Objectif: sécuriser Bangui de manière «définitive»

 

Reçu par le ministre secrétaire général de la Présidence de la République, Ferdinand Ngoh Ngoh, l'ex-président de la transition en Guinée, le Général Sekouba Konaté a été peu disert face à la presse conviée à cette rencontre. Pourtant, la rencontre du 19 novembre 2013 entre le collaborateur de Paul Biya et le haut représentant de l'Union africaine (Ua) est d'un enjeu déterminant tant pour le Cameroun que la sous-région et la Communauté économique des Etats de l'Afrique centrale (Cemac).


Trois semaines après l'installation par le ministre délégué à la présidence de la République, chargé de la défense, Edgar Alain Mebe Ngo'o, du commandant du 11 ème bataillon d'intervention motorisé de Bertoua, du com¬mandant du 8e secteur militaire terrestre et du commandant de la nouvelle base aérienne 102, «un groupe d'assaillants non identifiés selon les termes du ministre délégué à la présidence de la République chargé de la défense, a attaqué la localité de Gbiti dans le département de la Kadéï. Une attaque ayant fait cinq morts et de nombreux blessés. Des raisons, indiquent des sources militaires pour le gouvernement militaire de recourir à l'appui logistique, technique et humain des forces de l'Union africaine. Des forces qui devraient prendre position le long de la frontière entre le Cameroun et la République centrafricaine.

Dans l'attente, de la mise en place effective de ces forces qui, selon des sources concordantes devraient opérer en synergie avec les forces de défense camerounaise, c'est un déploiement de forces spéciales françaises qui devrait prendre position à la frontière entre le Cameroun et la Rca dans les semaines à venir. Agissant dans le cadre de la mission internationale de soutien à la Centrafrique (Misca), les troupes qui devraient être dirigées par un colonel français, comme l’indiquent nos sources, «vont partir du Cameroun pour éradiquer la rébellion qui sévit à Bangui et dans de nombreuses région du pays».


Officiellement estimée à 4 mille hommes, la coordination des forces à déployer en Centrafrique pourrait bien dépasser les six mille soldats. Nos sources indiquent à cet effet, l'intégration des éléments du Bataillon d'intervention rapide (Bir) ainsi que ceux du Bataillon d'infanterie mobile (Bim) dont les positions et les effectifs seront revus à la hausse pour la circonstance. La mission internationale de soutien à la Centrafrique organise son assaut contre le terrorisme au Cameroun et en Centrafrique au moment où pas moins de trois groupes armés. (Séléka, rébellion d'Abdoulaye Miskine et éléments des forces armées centrafricaines en déroute, Ndlr) agisssent simultanément au Cameroun et en Rca.

Lu pour vous : RCA - Insécurité à la frontière Centrafricaine: Des soldats français pour enrayer la menace terroriste au Cameroun
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Centrafrique-Presse.com
23 novembre 2013 6 23 /11 /novembre /2013 12:22

 

 

 

 

 

Samedi 23 Novembre 2013 - 08:38 (CongoSite.com)- Le Général de Division à la retraite Jean-Marie Michel Mokoko, de la République du Congo, a été nommé, le 22 novembre 2013, Chef de la Mission internationale de soutien à la Centrafrique sous conduite africaine (MISCA) et Représentant Spécial de l’Union Africaine (UA) en République Centrafricaine (RCA).

 

Le Général Jean-Marie Michel Mokoko a une longue et riche expérience dans le domaine de la paix et de la sécurité. Il a déjà occupé les fonctions de chef d’État-major général des Forces armées congolaises (FAC) de 1987 à 1993 ; de Conseiller à la paix et à la sécurité du Président de la République du Congo depuis février 2005 ; de Représentant Spécial du Président en exercice de l’UA (Denis Sassou N’Guesso) en 2006 ; de Représentant Spécial du Président en exercice de l’UA pour la Côte d’Ivoire de 2006 à 2007. Jusqu’à sa nomination, il occupait la fonction d’Adjoint au Haut Représentant de l’UA pour le Mali et le Sahel. 


Officier militaire et homme politique, né le 19 mars 1947 à Mossaka, dans le département de la Cuvette, au Nord du Congo-Brazzaville, Jean-Marie Michel Mokoko est diplômé de l’École spéciale militaire (ESM) de Saint-Cyr-Quoëtquidan et de l’École d’État-major, en France. 

Centrafrique : Jean-Marie Michel Mokoko à la tête de la MISCA
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