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6 mai 2013 1 06 /05 /mai /2013 01:41

 

 

 

 

A la fin des années 80, on ne pouvait que constater l’échec des tentatives de développement dans la quasi-totalité des pays de l’Afrique du sud du Sahara, dont la Centrafrique. – La plupart des rentrées financières de ces pays sont basées sur des cultures dites de rentes : - café, coton, banane, cacao, arachide, etc.…

.

Des plans de développement avaient été élaborés dans la plupart des Etats au cours des années 60 et 70. Certains n’avaient guère été plus que des incantations. D’autres avaient connu une mise en œuvre au moins partielle et avaient permis des avancées dans un certain cas importantes, mais ils s’étaient avérés impuissants à enrayer la crise provoquée notamment par la baisse durable des prix des matières premières exportées par le continent africain. Quand au programme d’ajustement structurel, conçus pour établir les équilibres financiers engendrés par la crise et créer les conditions d’une croissance durable, ils n’avaient que très partiellement atteint leurs objectifs. S’ils avaient bien contribué à réduire les déséquilibres, ils n’avaient manifestement pas entraîné la croissance soutenue attendue.

 

On pouvait constater aussi que les nombreuses tentatives de promouvoir le développement au niveau des régions ou au niveau du continent, notamment le plan d’action de Lagos pour le développement économique de l’Afrique élaboré en 1980 et sur lequel beaucoup d’Africains avaient fondé de grands espoirs, n’avaient pas non plus donné les résultats escomptés.

 

Il est admis aujourd’hui que le développement de l’Afrique et particulièrement celui de la Centrafrique ne serait pas seulement le fruit de mesures purement économiques comme on semblait l’avoir cru dans le passé, que de bonnes politiques économiques étaient certes nécessaires, mais que des changements dans les comportements et dans les structures sociales, culturelles et politiques devaient leurs être associés. Et il est aussi admis que ces changements n’adviendraient pas sans une vision de l’avenir largement partagée par les populations concernées. – Et pour que ces populations y adhèrent, il faut qu’ils y voient un intérêt, une espérance, une solution réelle à la misère.

 

Le véritable Tiers Monde se trouve chez les mono-exportateurs de matières premières non énergétiques telle que la République Centrafricaine. Notre pays s’est placé sur des marchés peu porteurs et les termes de leurs échanges ont tendance à se dégrader. Nous nous sommes fait piéger par l’exportation de matières premières ou de produits agricoles.

 

Chacun sait que les sociétés africaines sont en plein mutation, que le monde dans lequel elles sont plongées change lui aussi très vite et que les interférences entre toutes les parties du monde sont de plus en plus nombreuses. Aujourd’hui plus que jamais, se remettre sur le métier de la réflexion sur le long terme pour prendre en compte ces changements, pour tirer parti aussi des progrès accompli dans les méthodes d’investigation de l’avenir, est une nécessité pour ne pas dire obligation. - Et, s’il existe une volonté réelle de construire un avenir commun, alors une réflexion prospective peut contribuer à s’interroger ensemble sur le contenu de cet avenir commun et sur les meilleurs moyens de la construire, d’où mon étude prospective, (Voir aussi texte suivant) ici en partie publiée, sur l’amorçage d’un développement durable, équitable et solidaire à l’horizon 2025/2030 en République Centrafricaine.

 

On ne peut pas dire, honnêtement, que nous sommes  « en voie de développement » ; le centrafricain qui croit à cela est peut être extrêmement dangereux  pour le pays, car il a atteint un tel degré d’amnésie, de cécité à l’égard de ses besoins criants, qu’il ne faudrait rien moins que réhabiliter la notion de sous-développement pour lui remettre les pupilles en face des orbites. Cher Compatriote, je t’autorise à utiliser cet article et tous les autres que je publierai comme support afin de faire passer le message. – Si tongana kékéréké, mbénizo a ga a tènè na môn : « La Centrafrique est en voie de développement » ; dô séssé na lo ; yoro mabôko na lè ti lo ; na tènè na lo : « vênè, so vênè, so kota vênè la. – Sigui na mbéti so, na mo dikô na lo ni. Na poko ni, sara photocopie ni, mouna lo titènè lo goué lo gbou litilo na ndouni ». - Il serait, en effet, salutaire de faire coïncider enfin les mots et les choses, de redonner à la situation centrafricaine son exacte dimension, d’éliminer une fois pour toutes, les possibilités de leurre. La République Centrafricaine, on le sait, n’est pas en voie de développement, loin s’en faut. Mais le pouvoir des mots est tel que la notion de « pays en voie de développement » encourage la répétition d’attitudes, de décisions, de comportements sans rapport aucun avec ce que l’indiscutable réalité commande de faire.

 

Le centrafricain de la Diaspora sait aujourd’hui que la vie « en métropole » n’est pas facile, et resterait volontiers au pays si les opportunités d’emploi ne s’étaient singulièrement réduites. Du coup, on rêve donc d’aller crapahuter ailleurs, faute de trouver à s’employer chez soi ou dans un pays voisin : les politiques africaines « d’africanisation » ne sont-elles pas les meilleures garants de la pérennité du discours xénophobe d’un Le Pen et de toute cette jeunesse anti-tiers-mondiste qui maintenant crie : « La Roumanie ou la Grèce avant la Tanzanie, la Somalie ou le Darfour ! » ? - Il faut donc se demander pourquoi les centrafricains préfèrent encore aller subir des vexations policières en France ou dans un autre pays occidental, plutôt que de rester en Afrique ou en Centrafrique. Sommes-nous masochistes ?

 

Après plus de 50 années d’indépendance, nous constatons avec fausse surprise et consternation l’effet dévastateur des politiques de développement conçues et pilotées depuis « la métropole » et approuvées par les gouvernements centrafricains successifs, au mépris des réalités socioculturelles et économiques locales. L’analyse  approfondie de l’état des lieux de la Maison  « Centrafrique » débouche sur ce constat amer :  - ces politiques venues d’ailleurs ont toujours été conçues pour résoudre les problèmes d’ordre idéologique, politique ou économique de l’occident et non ceux de la République Centrafricaine comme on a voulu le faire croire.

 

Jusque là,  les « experts » centrafricains impliqués ou non dans les différents programmes se croient obligés de mettre en veilleuse leurs convictions ou les adaptent aux idéologies de l’occident et peignent les réalités socioéconomiques locales en fonction des objectifs qui leurs sont imposés. A l’évidence, la satisfaction des intérêts particuliers prime car il faut bien mériter sa place dans la sphère où se partage « le gâteau national » ou encore la manne financière internationale, au détriment des populations qu’on est censé servir. – A cet effet, le pays est passé maître dans l’art de la démultiplication des séminaires, colloques, conférences, commissions, etc.…., où nos pseudo-experts viennent déverser leurs formules passe-partout et repartent avec de substantiels perdiem. Ceux qui s’aventurent dans un cheminement critique en osant une lecture froide de la situation désastreuse dans laquelle ces options de développement « importées texto » pourraient nous mener s’exposent au bannissement de la société « bien-pensante ».

 

La question qui s’impose est de savoir si cela constitue une véritable raison de baisser les bras ? - La réponse est NON. – D’ailleurs, cette réflexion sur le développement souhaitable en Centrafrique à l’horizon 2025/2030 a pour but, entre autres, de dire que nous savons ce qu’il nous faut faire et comment le faire afin de mettre les bases et d’amorcer notre modèle développement.

 

Je constate, avec regret, que mes compatriotes ont développé une attitude qui consiste non pas à s’interroger sur les erreurs successives commises pour être aujourd’hui à la traîne dans un monde en pleine évolution, mais à incriminer indifféremment la baisse des cours des matières premières, la traite négrière, la colonisation, la France, les puissances occidentales, les blancs, l’exploitation forcée ou non de notre sol et de notre sous-sol, etc., etc.….  - cette manière de se plaindre est tout simplement de la fuite en avant propre aux fatalistes et aux partisans du moindre effort. – Je me permet de leurs rappeler ceci : « Dans l’existence d’un Homme, rien n’est écrit d’avance, tout se construit au jour le jour. Le développement n’est pas entre les mains d’un destin aveugle ».

 

Les prétextes énumérés ci-dessus ne résistent pas à l’analyse critique. Il faut savoir que la baisse des cours de quelque produit que ce soit sur le marché international est inhérente à la surproduction ;  - par conséquent, celle des matières premières ne saurait échapper à cette règle. En outre, la colonisation et la traite négrière n’ont été possibles que parce que « l’Afrique était colonisable et vendable ». Enfin, l’exploitation de nos matières premières à notre défaveur s’est faite et continue à se faire jusqu’à ce jour de 2013, avec notre complicité, active ou passive, mais complicité quand même.

 

Il est grand temps que la République Centrafricaine s’embarque dans le train de la révolution du management qui nous conduira tout droit vers la société du savoir, du savoir-faire et du savoir-être (Lire aussi ce texte).

 

Il n’y a pas de raison valable à ce que les autres pays aient réussi leur développement alors qu’en Centrafrique nous sommes encore aujourd’hui incapable d’assumer notre développement, notre sécurité, notre autosuffisance alimentaire. Il n’y a pas de raison que certains pays d’Asie qui dans les années 60, partageaient le même niveau de développement que nous, -et qui de surcroît sont moins nantie que nous en matière de richesses du sol et du sous-sol,- soient entrain de réussir leurs plans de développements au moment où nous peinons à émerger du chaos par nos propres moyens.

 

L’état des lieux de la Maison Centrafrique nous oblige à reconnaître et admettre notre incapacité, jusqu’à ce jour de 2013, à adapter les techniques modernes à notre contexte socioéconomique. Tout cela doit changer, car nous n’acceptons plus, et la jeunesse centrafricaine et la nouvelle génération, arrivées en âge de comprendre et prendre les choses en mains n’acceptent plus d’être et de rester le pays de désolation, le pays de l’agonie qui figure à peine sur la carte géopolitique internationale (Lire aussi ce texte).

 

Dans cette lutte contre le sous-développement, il est de mon devoir de Moléngué ti kodro de prendre ma plume, mon micro, mon bâton de pèlerin et de faire comprendre au peuple tout entier que cette guerre ne peut-être gagnée en prenant une attitude statique comme nous le faisons depuis les années 1970. – Celui qui n’a plus l’initiative perd généralement ; - celui qui la conserve gagne habituellement. – En Centrafrique, cela fait des décennies que nous avons perdu l’initiative ; … voyez où nous en sommes aujourd’hui. – Le pilotage à vue et nos experts, hors hiérarchie de l’intérêt personnel, nous ont mis dans le ‘’Pourôu’’ !..... – Nous nous sommes laissés enfoncer, doucement mais sûrement, dedans jusqu’à la poitrine, même le menton est impacté ; l’indigestion, l’asphyxie et la mort lente dans la souffrance ne sont pas loin ; seuls nos bras et notre tête sont encore à l’air libre. - Alors retroussons nos manches, agrippons nous à l’espoir possible d’un mieux vivre ensemble qui nous tend la main, avec ce champ des possibles qui viennent de voir le jour depuis les évènements du 24 Mars et, surtout, depuis les différents Sommets de la CEEAC à N’Djaména, où nos Frères et Amis balisent le terrain, mettent des gardes fous afin de nous remettre les pieds à l’étrier dans les meilleures conditions potentielles. – A nous Centrafricains d’utiliser, désormais, notre matière grise pour trouver des solutions adaptées à nos besoins et manquements. Rebombons le torse et mettons nous résolument au travail avec pour objectif la croissance, le développement et la prospérité. – Il nous faut vite sortir de là et laver notre Dignité, notre Honneur et regagner le Respect des autres Nations.

 

Nous avons pris du retard, mais ce retard n’est pas irrattrapable. Il existe un certain nombre d’idées préconçues qu’il faut abandonner, certains actes à ne plus poser, des croyances à restaurer et des erreurs à corriger. - Notre devoir patriotique, que dis-je, c’est plus que du patriotisme, notre devoir de KOLI, de ZO so à ihnga ndo, de Moléngué ti Kodro aujourd’hui est de créer les conditions d’introversion de notre économie afin d’éviter la spirale infernale de la misère.

 

Cher Internaute et compatriote, merci d’avoir pris le temps de me lire. Avant de te coucher le soir, poses-toi la question : « Qu’ai-je Fais pour faire avancer Mon Pays aujourd’hui ? – Gui tênè ti ôkô bozo ti mbi la akè so mbi ? – Quel acte ai-je, directement ou indirectement, posé pour favoriser le bien-être des générations futures ? – L’avenir dans un « Mieux vivre ensemble en Centrafrique » a-t-il un jour fait partie ou fait-il encore partie de mes priorités au quotidien ? Wala mbi kê na vourou bê ti moléngué ti kodro, wala mbi kê na kota  bê ti yé ti séssé ???.....».

 

La jeunesse centrafricaine et la nouvelle génération, arrivées en âge de comprendre et prendre les choses en mains, en ont plus qu’assez d’appartenir à un pays complexé où la médiocrité occupe une place considérable;- cette jeunesse semi-lettrée écoute la radio et s’informe via d’autres médias et comprend mal que la Centrafrique reste à la traîne, alors que les autres avancent. Le peuple est mûr et a conscience qu’il faut agir, et que lui aussi devra agir et impulser une dynamique ; - Raison de plus pour que nous remettions maintenant tout sur la table et fassions un tri  (Voir aussi texte suivant).

 

Toutefois, souviens-toi qu’il n’est jamais trop tard pour bien faire et qu’une action personnelle venant de toi, quel quelle soit, est espérée et attendue car : « Aucune Nation ne naît grande, les Grandes Nations sont l’œuvre de leurs citoyens ».La construction de notre Pays est l’affaire de TOUS.

 

Fin de la 2ème partie de la Réflexion N°03

 

CD. DARLAN

 

Consultant en Stratégies de Développement

 

E-mail : batir.rca@gmail.com

 

 
 
Le Développement Durable en RCA : Etat des lieux de la Maison Centrafrique (2/3)  Par Christian Dominique DARLAN
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5 mai 2013 7 05 /05 /mai /2013 13:49

 

 


 

 

RFI  dimanche 05 mai 2013 à 01:43

 

Le parquet de Bangui vient d'ouvrir une enquête pour violation des droits de l'homme à l'encontre de l'ancien président centrafricain François Bozizé, renversé le 24 mars par les ex-rebelles de la Seleka. C'est ce qu'a indiqué le ministre centrafricain de la Justice, Arsène Sendé.

 

« J'ai donné des instructions au procureur général près la Cour d'appel de Bangui, parce que des crimes et autres graves violations des droits humains ont été commis, et continuent de l'être, par l'ex-président François Bozizé, les éléments de sa garde rapprochée et certains de ses proches », a déclaré le ministre de la Justice Arsène Sendé.

 

Pour justifier cette procédure, le ministre centrafricain de la Justice a évoqué « des assassinats, des arrestations, séquestrations, détentions arbitraires et tortures, des destructions et incendies des maisons d'habitation, des enlèvements, exécutions sommaires et extrajudiciaires, l'incitation à la haine et au génocide, les crimes économiques, et des actes de nature à compromettre la paix civile ».

 

Il a également accusé la garde rapprochée de François Bozizé, dirigée par Eugène Ngaïkosset, d’avoir commis 119 assassinats. Garde rapprochée de l’ancien président que le ministre de la Justice a également accusé d’avoir tué une dizaine de personnes pour leur appartenance supposée à la Seleka, le 23 mars dernier, veille de la prise de Bangui par la coalition d’ex-rebelles.

 

Le cas de Charles Massi évoqué

 

Arsène Sendé accuse également la garde rapprochée de François Bozizé de la mort du colonel Charles Massi, chef de la Convention des patriotes pour la justice et la paix, qui a été « arrêté en début 2010 au Tchad et remis aux autorités centrafricaines, puis exécuté par la garde rapprochée du président Bozizé », a affirmé le ministre de la Justice.

 

 

Il y a deux semaines, le nouvel homme fort de Bangui, Michel Djotodia avait accusé les partisans de François Bozizé de vouloir « une guerre civile » et d’avoir tué des éléments de la Seleka.

 

Depuis le coup d'Etat du 24 mars, la Seleka peine à rétablir l’ordre dans « Bangui la coquette ». Pillages, exactions, les habitants vivent toujours dans la peur.

 

Interviewé le 6 avril par RFI, alors qu'il avait trouvé refuge à Yaoundé, l'ex-président centrafricain accusait alors le Tchad d'avoir orchestré le coup d'Etat, et exigeait d'être rétabli dans ses fonctions. Il réclamait également des élections dans les plus brefs délais.

 

Lévy Yakété   Porte-parole du président déchu François Bozizé

 

« Le président Bozizé est serein, il considère cette plainte comme un non-événement ».

 

RCA : enquête ouverte contre l'ex-président François Bozizé pour violation des droits de l'homme
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Centrafrique-Presse.com
5 mai 2013 7 05 /05 /mai /2013 13:42

 

 

DROIT DE REPONSE AU DIRECTEUR DE PUBLICATION DE CENTRAFRIQUE-PRESSE

 

A la suite du tract intitulé  « Coup de gueule d’un indigné centrafricain des médias » et sous-titré « Les honteuses et ridicules manœuvres de M. MAKA GBOSSOKOTTO et des journalistes pro-Bozizé pour envahir le Conseil National de Transition (CNT) » publié le 02 mai 2013 dans vos colonnes.

 

Le contenue de cet écrit signé par un certain « indigné du paysage médiatique centrafricain » est manifestement contraire à la vérité. Bien plus, l’auteur de ce tract qui s’invente un pseudonyme s’est permis de dire des choses qui portent gravement atteinte à la réputation des personnalités élues par leurs pairs pour représenter les médias tant publics que privés au sein du Conseil National de Transition (CNT).

 

JE REVIENS SUR LE PARAGRAPHE  ME CONCERNANT :  

 

« Jules YANGANDA, ancien rédacteur au journal L’Hirondelle, exclu pour incompétence et très mauvaise moralité. Entré par effraction au secrétariat général de la Fédération nationale de la Croix-Rouge centrafricaine où il avait occupé le poste de Chargé de Communication, son passé l’a vite rattrapé : il a été limogé après quelques mois seulement pour «incompétence notoire et moralité exécrable», selon les termes du secrétaire général de l’institution, l’ancien ministre Yomba-Eyamo, puis remplacé par une femme. Il avait sorti un éphémère canard, L’Etoile, en 2010, qui a très vite disparu comme l’étoile filante. Grand escroc et séducteur, il a réussi à se faire passer pour un expert en communication alors qu’il ne l’est pas (des doutes subsistent même sur son baccalauréat qui a tout l’air d’être son meilleur diplôme) et a pu décrocher, grâce à des relations louches, le poste de Chargé de communication à la SODECA, la société nationale de distribution d’eau. Il n’est donc pas de la presse privée et on comprend la colère  des vrais journalistes du privé contre MAKA GBOSSOKOTTO et sa bande de bozizistes. Il est l’un des indics de son frère aîné de préfecture, l’ancien ministre d’Etat Parfait-Anicet Mbay ».

 

Ces accusations et qualificatifs rappellent de ma part des observations ci-après :

 

1- Ancien rédacteur au journal L’Hirondelle, exclu pour incompétence et très mauvaise moralité

 

J’ai occupé le poste de rédacteur en chef (le plus jeune des rédacteurs en chef des grands quotidiens de l’époque) de L’Hirondelle entre 2003 et 2008. J’ai volontairement démissionné de ce poste en août 2008 pour celui de ‘’Chef de Département Communication, Documentation et Reporting’’ de la Croix-Rouge Centrafricaine (CRCA). Je n’ai pas été « exclu pour incompétence et très mauvaise moralité » par le Directeur de Publication de L’Hirondelle, Jude ZOSSE, avec qui j’entretiens toujours de très bonnes relations et qui a beaucoup d’admiration pour ma personne. Mes anciens collaborateurs, que sont tous mes aînés, Sylvestre KROCK (l’actuel Rédacteur en Chef de L’Hirondelle), Raphaël KAKPEGNEN (Philosophe et l’actuel Chef de Département des Sciences de l’Education de l’Université de Bangui), Patrick MAMADOU (Journaliste à l’ACAP) etc. peuvent en témoigner. A moins que cet « indigné centrafricain des médias » me définisse ce qu’il entend par « incompétence » et « mauvaise moralité » et produise les preuves de ces allégations.

 

Pour votre information, je suis présentement président du Collectif des enseignants intégrables du supérieur. J’ai mené, avec mes collègues, la lutte qui ayant abouti au paiement des frais des vacations aux ayants droit que sont les ‘’vacataires purs et durs’’. Le Collectif, sous ma houlette, est aujourd’hui en pleine négociation avec les nouvelles autorités du pays pour l’intégration, dans la Fonction publique, de ces enseignants supérieurs dont la plupart éprouvent de sérieuses difficultés financières. Un homme « escroc » et « incompétent » peut-il dirigé une telle organisation (Collectif)  composée des Docteurs, des grands intellectuels, qui lui font confiance et le respectent ?

 

2- Entré par effraction au Secrétariat général de la Fédération nationale de la Croix-Rouge centrafricaine

 

Je fus recruté, le 18 août 2008, par la Croix-Rouge Centrafricaine parmi huit (08) candidats. Le test a été organisé en présence de Dr GBAGBA, du Secrétaire Général de la CRCA, Albert YOMBA-EYAMO, etc. Je faisais partie des diplômés qui ont quitté la CRCA pour des problèmes internes. Pour mémoire, mon prédécesseur, Kevin PANINGNA, n’a fait que 5 mois à la CRCA ; mon successeur, Gabriel MAKAYA  (et non une femme) a quitté la Croix-Rouge Centrafricaine deux mois seulement après son recrutement, etc. Et pourquoi ce complément : « remplacé par une femme » ? Le quotient intellectuel de la femme est-il inférieur à celui de l’homme ? Quelle erreur scientifique ? Dans quel document cet « indigné du paysage médiatique centrafricain » a-t-il tiré ces termes «incompétence notoire et moralité exécrable» qu’il prête volontiers au Secrétaire Général de la CRCA ?

 

3- Grand escroc et séducteur, il a réussi à se faire passer pour un expert en communication alors qu’il ne l’est pas

 

Cet « indigné centrafricain des médias » a-t-il une seule preuve de cette escroquerie ?

 

Pour votre gouverne, je suis enseignant chercheur au Département des Sciences de l’Information et de la Communication (SIC) où je dispense des cours de journalisme et de la sociologie politique. Je fus consultant auprès de l’Institut Panos Paris et correspondant des grandes Agences de presse internationales dont Syfia International (2003 - 2007). J’ai publié de nombreux articles dont la plupart ont été repris par Centrafrique-presse et plusieurs médias internationaux. J’ai réalisé de nombreuses consultations auprès des Agences des Nations dans le cadre de la communication et de la recherche appliquée au développement.

 

4. Des doutes subsistent même sur son baccalauréat qui a tout l’air d’être son meilleur diplôme

 

J’ai décroché mon Baccalauréat au lycée de Bimbo en 1995 (deuxième de ma promotion et à l’époque Secrétaire Général de l’Association des Elèves du Lycée de Bimbo ‘’ASELBI’’). J’ai eu ma maîtrise en sociologie à l’Université de Bangui en 2001 et mon DEA en sociologie politique à l’Université de Yaoundé I en 2007.  Le Master II en communication en 2011.  Je suis, présentement, en master I à l’Institut Supérieur de Recherche Appliquée en Evangélisation et de Leadership (ISRAEL) à Bangui.

 

Tous mes collègues et connaissances qui sont dans l’Administration publique, à l’Université de Bangui, dans les organismes internationaux, etc. trouveraient de ridicule le contenu de ce tract signé par cet « indigné du paysage médiatique centrafricain ».

 

5. (…) décrocher, grâce à des relations louches, le poste de Chargé de communication à la SODECA

 

Comme à l’accoutumée, je fus recruté pour le compte de la SODECA à l’issue d’un test et non « grâce à des relations louches ». Le test a été organisé par une Institution très respectée du pays et selon les critères objectifs. Pour preuve, les autres candidats n’ont pas contesté mon choix.

 

6- Il est l’un des indics de son frère aîné de préfecture, l’ancien ministre d’Etat Parfait-Anicet Mbay

 

L’« indigné centrafricain des médias » verse, une fois de plus, dans la calomnie. Je n’ai jamais exercé comme agent de renseignement, un métier qui ne reflète pas ma posture intellectuelle. Pour ce qui est de l’amalgame entre mon appartenance ethnique et celle de l’ancien ministre d’Etat Parfait-Anicet Mbay, je suis persuadé qu’il provient de mon nom, YANGANDA.  Tel un commun de mortel centrafricain, l’« indigné centrafricain des médias » prend pour YAKOMA tous les noms qui ont pour l’initial ‘’YA’’; YANGANDA serait YAKOMA donc proche de MBAY ! Ignorance ! Je suis Banda de Grimari. Je ne me suis jamais familiarisé avec cet ancien Ministre d’Etat. Ce dernier serait bien surpris d’apprendre qu’il a un ‘’petit frère’’ et ‘’indic’’ du nom YANGANDA.

 

ANALYSE / CONSEILS

 

Après ce travail de déconstruction, que reste-t-il du contenu de ce tract ? Rien. Comme vous le constater M. le Directeur de Publication de Centrafrique-presse, cet écrit diffamatoire n’est qu’un tissu de mensonges. La particularité de cet « indigné centrafricain des médias », c’est de changer le blanc en noir, de prendre pour faux ce qui est juste ou vice versa.

 

Les erreurs de jugement contenues dans ce tract sont d’autant plus terribles et horribles qu’elles visent à travestir la réalité, à dégrader l’image de certaines personnalités, à susciter la haine tribale et des violences politiques. Je me demande : un homme sérieux peut-il se cacher derrière un pseudonyme pour s’exprimer de cette manière dans l’espace public ? Un homme des médias éclairé  peu-t-il marcher sur code de déontologie de la profession pour s’attaquer, sans vergogne, aux membres de sa corporation ?

 

En jouant sur la fibre ethnico-partisane et en qualifiant les autres des « indics » des barons de l’ancien régime, des « activistes des milices de COKORA », « des Bozézistes », etc. en cette période sensible que traverse notre pays, l’auteur de ce tract n’a qu’un seul objectif : pousser les nouvelles autorités de Bangui à disqualifier voire éliminer, physiquement, Maka Gbossokoto et les personnalités élues démocratiquement par leurs pairs.

 

La démarche de cet ‘’indigné centrafricain des médias’’ est très classique en politique. Elle participe de la ‘’politique du ventre’’ décrite par Jean-François Bayard (L’Etat en Afrique : la politique du ventre). Il s’agit de cette lutte machiavélique consistant essentiellement à user des tous les moyens, même les plus lugubres, pour bâtir sa réputation et asseoir son prestige et son autorité aux dépens des autres.  

 

La saisie de l’intelligibilité de ce tract passe également par la compréhension du phénomène des rumeurs en politique ; les rumeurs, ces pratiques officieuses qui se manifestent à travers la désinformation et qui s’opposent au bien dire et aux  conventions des bonnes mœurs.

 

Décidemment et comme le remarque le peuple ces derniers temps, le mal de notre pays trouve son origine dans le comportement de ces intellectuels centrafricains immoraux qui se laissent toujours dominer par leurs passions. Car lorsque les passions humaines ne s'arrêtent pas devant une puissance morale qu'elles respectent, c’est la loi du plus fort qui règne et « l’état de guerre est nécessairement chronique » (Emile Durkheim (1893). De la division du travail social).  

Pour conclure ce droit de réponse, je vous dis M. le Directeur de Publication, que  je ne me retrouve pas dans l’image que me colle cet « indigné centrafricain des médias ». Son tract  relève du domaine des histoires inventées. Centrafrique-presse qui bénéficie ces derniers temps d’une certaines notoriété au sein de l’opinion nationale, ferait mieux d’exploiter cette caution pour vendre l’image du pays et réconcilier les Centrafricains au lieu de publier des tracts qui risquent d’impacter sa réputation, chèrement acquise. 

 

De ces différentes démonstrations, vous pouvez constater avec moi que cet « indigné centrafricain des médias » ne connait pas Jules YANGANDA. Mieux, il n’a qu’une connaissance erronée de cette personnalité. Jules YANGANDA est issu d’une famille modeste. Il a réussi à construire sa trajectoire et sa personnalité sur la rigueur, le respect des autres, le travail et le sérieux.

 

Comme il s’agit peut-être pour l’auteur de ce tract de prêcher le faux pour savoir le vrai, voilà les vraies informations que je tiens à mettre à la disposition de l’opinion nationale que cet ‘’indigné’’ tente d’infantiliser.

 

Veuillez croire, M. le Directeur de Publication, en l’assurance de ma parfaite considération.

 

         Fait à Bangui, le 05 mai 2013

 

                                                                    Jules YANGANDA,

         Enseignant chercheur et expert en communication

         Doctorant en sociologie politique ;

         Doctorant en communication. Option : journalisme.

         Tel (00236) 75031479

         Email : yangandaj@yahoo.fr

 

 
 
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Centrafrique-Presse.com
4 mai 2013 6 04 /05 /mai /2013 14:57

 

 

 

 

BANGUI (AFP) - Le parquet de Bangui a ouvert une enquête sur les violations des droits de l'Homme commises par le président déchu François Bozizé et ses proches durant son régime et après le coup d'Etat qui l'a renversé le 24 mars, a annoncé le ministre de la Justice Arsène Sendé à la radio nationale samedi.

 

"J'ai donné des instructions au procureur général près la Cour d'appel de Bangui, parce que des crimes et autres graves violations des droits humains ont été commis, et continuent de l'être, par l'ex-président François Bozizé, les éléments de sa garde rapprochée et certains de ses proches", a déclaré M. Sendé.

 

Le ministre a évoqué "des assassinats, des arrestations, séquestrations, détentions arbitraires et tortures, des destructions et incendies des maisons d'habitation, des enlèvements, exécutions sommaires et extra-judiciaires, l'incitation à la haine et au génocide, les crimes économiques, et des actes de nature à compromettre la paix civile".

 

Parmi les cas d'assassinats, le ministre a cité ceux de 119 personnes qui auraient été exécutées sommairement par la garde rapprochée de François Bozizé, menée par le capitaine Eugène Ngaïkoisset surnommé "le boucher de Paoua (ville du nord-ouest)".

 

Il a également évoqué la disparition en 2010 du colonel Charles Massi, ancien ministre et chef de la rébellion centrafricaine Convention des patriotes pour la justice et la paix (CPJP). Il a été "arrêté en début 2010 au Tchad et remis aux autorités centrafricaines, puis exécuté par la garde rapprochée du président Bozizé", a déclaré le ministre.

 

Selon lui, une dizaine de personnes, supposées appartenir à la coalition Séléka - rébellion qui a pris le pouvoir et renversé le président Bozizé - ou être proches de ses dirigeants, ont également été exécutées le 23 mars (la veille de la prise de Bangui) par un officier de la garde rapprochée de François Bozizé au cimetière de Ndrès, dans le nord-est de la capitale.

 

L'ancien président Bozizé, 66 ans, lui-même arrivé au pouvoir par les armes en 2003, avait été élu président en 2005 et réélu en 2011 au terme d'un scrutin très critiqué par l'opposition. Après l'entrée des rebelles dans Bangui fin mars, il s'est réfugié au Cameroun.

 

 

 

NDLR : Il est clair que depuis le 24 mars 2013 date de sa fuite précipitée du pouvoir et du pays, François Bozizé Yangouvonda est redevenu un citoyen centrafricain lambda susceptible d’être poursuivi devant les tribunaux centrafricains et internationaux pour tous les crimes qu’il a été amené à commettre avant, pendant et après l’exercice de son pouvoir dictatorial et sanguinaire au cours duquel il a tellement tenu le peuple centrafricain sous sa terreur qu’aucune famille de ses nombreuses victimes à l’intérieur du pays n’a osé porté plainte en justice contre lui et ses multiples bras armés qui ne faisaient qu’exécuter ses ordres. A présent qu’il n’est plus aux commandes, toutes ses victimes n’ont donc plus rien à craindre et doivent immédiatement saisir la justice pour que cesse l’insupportable et inqualifiable impunité dont il a joui jusqu’ici ainsi que ses complices et autres assassins bien connus, actuellement en cavale avec lui.

Centrafrique : Bozizé visé par une enquête pour violations des droits de l'Homme
Centrafrique : Bozizé visé par une enquête pour violations des droits de l'Homme
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4 mai 2013 6 04 /05 /mai /2013 14:55

 

 

 

 

http://www.bbc.co.uk   4 mai, 2013 - 04:59 GMT

 

 

Les Etats d'Afrique centrale ont plaidé pour la création d'un fonds spécial consacré au processus de transition en Centrafrique, où la situation s'est aggravée depuis l'arrivée au pouvoir des rebelles de la coalition Séléka.

 

Ce fonds devrait permettre le "financement de la préparation et le déroulement des opérations électorales" prévues après la période de transition de 18 mois.

 

L’appel pour la mise sur pied de ce fonds a été fait au cours de la réunion inaugurale du groupe international de contact sur la République centrafricaine qui s’est tenue à Brazzaville.

 

Elle a réuni le président sud-africain Jacob Zuma, Denis Sassou N'Guesso du Congo, et le Premier ministre de la République centrafricaine Nicolas Tiangaye, ainsi que des ministres des pays membres de la Communauté économique des Etats de l'Afrique centrale.

 

Le Groupe de contact international s'est par ailleurs dit préoccupé par la dégradation continue de la situation politique et sécuritaire.

 

A ce propos, il a mis en garde les auteurs, commanditaires et complices des exactions et autres violations des droits de l’homme en Centrafrique.

 

A la clôture des travaux, le président Sassou Nguesso a déclaré qu’ils allaient ensemble mobiliser toutes les forces pour aider la RCA à sortir de l’impasse dans laquelle elle semble engluée.

RCA: "un fonds" pour mettre fin à la crise
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4 mai 2013 6 04 /05 /mai /2013 14:52

 

 

 

 

RFI  samedi 04 mai 2013 à 09:15

 

 

Les Etats d'Afrique centrale étaient encore au chevet de la Centrafrique, ce vendredi 3 mai. Au terme d'un sommet auquel a participé le président sud-africain Jacob Zuma, ils ont plaidé pour la création d'un fonds spécial pour permettre le « financement de la préparation et le déroulement des opérations électorales » prévues après la période de transition de 18 mois. L'arrivée de renforts pour la Fomac, la Force des Etats d'Afrique centrale, dont le quadruplement a été annoncé à Ndjamena le mois dernier, est prévue pour la fin mai.

 

Pour un tour de force, c’en est un. Les autorités de transition poussent d’ailleurs un ouf de soulagement : la feuille de route d’Etat et de la transition, qu’exigeait la communauté internationale et qu’a présentée Nicolas Tiangaye, a été validée.

 

Mieux, il y a eu plus que des promesses d’argent. Un fonds spécial a été mis en place, et, cerise sur le gâteau, il est déjà alimenté à hauteur de cinq milliards de francs CFA par Brazzaville, qui en devient ainsi le premier contributeur. Et d’autres pays ont immédiatement suivi : République démocratique du Congo, Tchad et Gabon.

 

« Cela n’a rien d’une conférence de donateurs », confie un diplomate, qui se réjouit que ce soient les pays de la sous-région qui les premiers, alimentent ce fonds. Mais le document intitulé « Appel de Brazzaville », invite également les autres pays africains ainsi que les partenaires internationaux, à apporter leur contribution généreuse.

 

Autre défi : la sécurité. Les 2 000 hommes promis pour appuyer la Fomac seront déployés avant la fin de ce mois à Bangui et resteront les dix-huit mois de la transition. Coût de l’opération : 47 milliards de francs CFA qui restent à trouver.

 

 

 

 

Centrafrique : sommet extraordinaire de la CEEAC

 

 

http://www.aps.dz 

 

 

BRAZZAVILLE (APS) vendredi 3 mai 2013 12 : 12 - Un sommet extraordinaire sur la crise en Centrafrique, tenu depuis jeudi à Brazzaville par les pays d’Afrique centrale, se poursuivait vendredi dans l’espoir de trouver des solutions pour le pays où le nouveau pouvoir peine à rétablir la sécurité.

 

Le président congolais Denis Sassou Nguesso - médiateur de la crise- préside cette première réunion régionale de suivi (de deux jours), qui se déroule dans l’enceinte du ministère des Affaires étrangères, selon la télévision congolaise.

 

Les ministres des Affaires étrangères du Tchad, du Gabon, du Rwanda et le ministre de l’Intérieur de la République démocratique du Congo avaient auparavant annoncé leur participation.

 

Réunis depuis jeudi, seul deux chefs d’Etat assistent aux discussions, M. Nguesso, et son homologue sud-africain Jacob Zuma, alors que les autres pays de la Communauté économique des Etats d’Afrique centrale (CEEAC) ont dépêché des ministres pour cette réunion de suivi du sommet de N’Djamena du 18 avril dernier.

 

Aucun ordre du jour des réunions n’a été dévoilé. Cependant, lorsque le principe de la réunion de suivi avait été décidé le 18 avril - au cours d’un sommet des présidents d’Afrique centrale dans la capitale du Tchad - il était question, sans plus de précision, d’aider la transition.

 

Le Premier ministre centrafricain Nicolas Tiangaye explique ne pas être venu à Brazzaville pour faire des demandes spécifiques. Une mission de l’Union africaine et de la CEEAC, est à Bangui pour évaluer l’ensemble des besoins, mais pour mettre en oeuvre un plan commun conçu avec tous les partenaires étrangers.

 

Pour rétablir la sécurité, la priorité numéro 1, les autorités centrafricaines comptent sur un renforcement en urgence de la force d’Afrique centrale, la Fomac.

 

Le principe d’un passage des effectifs à 2 000 hommes a été acté à Ndjamena, mais reste à déterminer leur mandat, le poids de chaque contingent, le coût de cette nouvelle mission et trouver des financiers.

Centrafrique : la feuille de route de la transition validée par les pays de la sous-région
Centrafrique : la feuille de route de la transition validée par les pays de la sous-région
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4 mai 2013 6 04 /05 /mai /2013 14:43

 

 

 

 

 

Un adage de « nos cousins » Français avise quiconque du fait que celui qui « sème le vent récolte la tempête ».

 

Si d'une part un grand nombre d'hommes instruits de CENTRAFRIQUE ont contribué, comme beaucoup s'accordent à le dire, à la catastrophe que traverse le pays en ces moments douloureux, en étant corps et âme liés à des politiques désastreuses qui ont conduit le pays dans l'abîme, il convient de souligner d'autre part que la participation extérieure du chef de l’État du Tchad , a été d'un appui déterminant dans la réussite des coups d’État de mars 2003 et de mars 2013 dernier.

 

Cette promptitude à intervenir dans les changements de régime en CENTRAFRIQUE, qui semble être l'une des qualités premières du chef d’État tchadien, doit interpeller la clairvoyance de l'élite intellectuelle et politique du CENTRAFRIQUE.

 

En aidant BOZIZE à s'emparer du pouvoir à BANGUI, on a aujourd'hui les résultats de la politique que le Président du Tchad a soutenue à bouts de bras.

 

En apportant un soutien massif et stratégique aux rebelles à la politique de BOZIZE, on n'a pas attendu longtemps pour voir ces derniers passer à l'action, en faisant souffler sur le pays un ouragan de pillages, de viols et de massacres que les chefs de ces rebelles, aujourd'hui lavés de cette étiquette parce que le vent du pouvoir est passé dans leur camp, n'ont pas l'autorité nécessaire pour calmer les exactions de leurs poulains.

 

Aujourd'hui le chef de l’État du Tchad doit, avec l'aide de ses pairs de la sous région, faire des pieds et des mains pour tenter d'éteindre le feu qu'il a contribué à allumer. Ce n'est donc pas pour rien que de multiples réunions sont tenues de manière rapprochée çà et là à LIBREVILLE, NDJAMENA et BRAZZAVILLE, pour lancer des appels au secours du CENTRAFRIQUE, appels que la communauté internationale a beaucoup de mal à entendre, vu l'état des difficultés économiques que connaissent les pays occidentaux.

 

Ainsi, le CENTRAFRIQUE est devenu cette espèce de ballon crevé dans lequel les joueurs donnent des coups de pied, pour le faire rouler, pour ne pas dire le faire rebondir. L'expression peut prêter à sourire, mais le drame que vit le peuple centrafricain ces jours-ci, ne permet pas la plaisanterie. L'image du ballon crevé ne traduit que les difficultés très énormes dans lesquelles le pays est plongé.

 

Et vu la stratégie qui est en train de se mettre en place avec l'appui du pouvoir tchadien, on est en mesure de croire que le pire est à venir. La Congo-démocratisation du CENTRAFRIQUE est en marche, avec comme corollaires la non maîtrise de l'exploitation des ressources du pays par le pouvoir central, la main-mise des forces extérieures sur l'appareil d’État.

 

Ce n'est donc pas surprenant si l'on peut voir des « officiers » rebelles non centrafricains occupés des postes de responsabilité aussi bien dans l'armée que dans l'administration, des civils qui ne sont ni centrafricains, ni congolais, ni camerounais, ni gabonais chercher à rentrer en CENTRAFRIQUE pour se prétendre centrafricains et postuler à des postes de responsabilité, voir devenir un jour Président de ce pays. Des rumeurs, puisque nous considérons cela comme telles, courent, qui font état d'une concurrence farouche entre l'homme fort de BANGUI et un officier tchadien qui serait soutenu par le Président Tchadien pour savoir qui des deux doit ou devra gouverner le pays.

 

En tous cas, la question qui se pose est celle de savoir s'il n'y a plus de vrais centrafricains dans ce pays. Peut-on imaginer un instant qu'on largue un CENTRAFRICAIN au CAMEROUN pour en faire le chef de l’Etat ? Est-il admissible qu'on débarque un TCHADIEN au CONGO pour en faire le chef de l’État congolais ? Les TCHADIENS seraient-ils heureux qu'on leur parachute un CONGOLAIS comme Président de la République ? Et les GABONAIS ? Applaudiraient-ils comme un seul homme un CAMEROUNAIS qu'on imposerait à la tête du GABON ? La réponse est évidemment NON.

 

Nous sommes tous africains. Nous sommes tous d'Afrique Centrale. Nous sommes tous frères. Il y a des choses que nous pouvons accepter entre nous, et d'autres qui sont et qui seraient inadmissibles, exactement comme dans un couple, une famille.

 

De grâce, les hommes politiques ne doivent pas se livrer à ce jeu de massacres et de division. Les peuples africains ont tant souffert pour qu'encore ce soient les fils mêmes de cette Afrique qui arment leurs propres frères pour tuer et violer d'autres frères et d'autres sœurs. Que nous ont appris les images du Biafra ou de la Côte d'Ivoire? Qu'avons-nous tiré comme leçons de la Somalie, du Soudan et du Rwanda ? Que faire pour éviter que cela se reproduise ailleurs sur le continent ?

 

Le CENTRAFRIQUE est au bord du gouffre. Ceux qui ont participé et qui participent à son enlisement doivent prendre un instant leur tête entre leurs mains pour revenir à la raison.

 

Si le CENTRAFRIQUE s'effondre aujourd'hui, ce ne sera pas la fin d'un cycle.

 

Adolphe PAKOUA

CENTRAFRIQUE : CAIN TUA ABEL par Adolphe Pakoua
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4 mai 2013 6 04 /05 /mai /2013 01:19

 

 

 

 

BRAZZAVILLE Vendredi 3 mai 2013 | 15:45 UTC (© 2013 AFP) - Le président congolais Denis Sassou Nguesso a ouvert, vendredi à Brazzaville, un sommet régional consacré à la Centrafrique en réclamant un "soutien international vigoureux" pour le processus de transition à Bangui, six semaines après la prise du pouvoir par les rebelles.

 

"La tragédie actuelle (en Centrafrique, ndlr) n'est pas une fatalité. Aujourd'hui, les partenaires multilatéraux sont soucieux d'adopter un plan pour une transition inclusive. Ce processus ne peut aboutir sans un soutien international vigoureux", a déclaré le chef de l'Etat congolais, médiateur de la crise centrafricaine, à l'ouverture du sommet des pays d'Afrique centrale.

 

Le chef rebelle Michel Djotodia s'était autoproclamé président après la prise de Bangui, le 24 mars, par la coalition Séléka et la fuite du président François Bozizé. Puis, le 13 avril, il s'était fait élire chef de l'Etat, par acclamations, lors de la première session du Conseil national de transition formé par toutes les composantes politiques du pays, lui qui était l'unique candidat. Il a cependant promis de quitter le pouvoir à la fin d'une période de transition de 18 mois.

 

Depuis, le nouveau pouvoir peine à remettre en route un appareil de production détruit par les évènements, alors que Bangui reste en proie à l'insécurité et aux pillages, et les fonctionnaires ne perçoivent toujours aucun salaire.

 

Déjà, en avril, le président tchadien, Idriss Déby, avait appelé "les partenaires et pays amis" de la Centrafrique à apporter "leur contribution financière aux organes de la transition", en assurant qu'il n'avait "pas un sou dans sa caisse pour fonctionner".

 

Le Premier ministre du gouvernement de transition, Nicolas Tiangaye, participe à la réunion de Brazzaville qui se tient à huis clos. La plupart des pays de la Communauté économique des Etats d'Afrique centrale (CEEAC) y ont dépêché des ministres.

 

Ce sommet vient "mettre en évidence la nécessité de conjuguer nos efforts pour trouver les voies et moyens de sortie de crise (...) Il y a urgence en RCA (Centrafrique) à mettre un terme à la violence, aux viols, à restaurer la paix et la sécurité, remettre l'économie sur les rails", a dit jeudi le commissaire pour la paix et la sécurité de l'Union Africaine (UA), Ramtane Lamamra, qui participe à la réunion, de même que le sous-secrétaire de l'ONU pour les questions politiques, Taye-Brook Zerihoun.

 

Faire cesser "les souffrances inutiles"

 

Le chef de l'Etat sud-africain Jacob Zuma, seul président étranger présent au sommet au côté de M. Sassou Nguesso, a invité les hauts responsables centrafricains à "tout mettre en oeuvre pour que cessent les souffrances inutiles que subissent les populations".

 

L'Afrique du Sud avait déployé, dans le cadre d'un accord de défense aux contours obscurs, des soldats en Centrafrique pour défendre le régime de François Bozizé. Quatorze militaires sud-africains avaient trouvé la mort dans des combats contre les rebelles.

 

Il devrait notamment être question de la situation sécuritaire et de l'accompagnement financier de la Centrafrique, l'un des pays plus pauvres de la planète malgré la richesse de son sous-sol (uranium, diamants, or, pétrole...) encore inexploitée.

 

Convaincre pays voisins et bailleurs de fonds occidentaux de redonner de l'argent à ce pays qui va de crise en crise, alors que la situation économique mondiale n'est pas favorable, "ne sera pas facile", soulignait récemment un diplomate.

 

La Centrafrique sollicite par ailleurs le déploiement de 2.000 soldats pour rétablir l'ordre, alors qu'à la mi-avril à Bangui, une vingtaine de personnes étaient mortes dans les violences. Les dirigeants d'Afrique centrale avaient promis, en avril, de quadrupler les effectifs de la Fomac (force multinationale de l'Afrique centrale) en Centrafrique mais le calendrier de déploiement n'a pas été fixé.

 

Par ailleurs, le président sud-africain a jugé "très préoccupante" la tentative de déstabilisation du pouvoir mercredi au Tchad, "juste de l'autre côté de la frontière". Au moins trois personnes ont été tuées à N'Djamena quand les forces de l'ordre sont intervenues pour déjouer un présumé "complot" contre le régime d'Idriss Déby.

Centrafrique : Sassou Nguesso réclame un "soutien international vigoureux"
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4 mai 2013 6 04 /05 /mai /2013 01:00
Pour la paix en Centrafrique : Appel à manifester à Paris
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4 mai 2013 6 04 /05 /mai /2013 00:35

 

 

 

 

BANGUI, 03 mai 2013 (AFP) - Le dirigeant centrafricain Michel Djotodia a promis qu'aucun journaliste ne serait inquiété pour ses propos ou ses opinions durant son mandat, à l'occasion de la journée mondiale de la liberté de la presse, vendredi à Bangui.

 

"Sous notre mandat, il n'y aura pas de prisonniers d'opinion. Aucun journaliste dans l'exercice de ses fonctions ne sera mis sous les verrous, ni inquiété pour avoir exprimé tel ou tel propos, telle ou telle opinion", a-t-il assuré, lors d'une rencontre avec les journalistes dans le grand hôtel de Bangui où siège actuellement le nouveau pouvoir.

 

"C'est un engagement que nous prenons et que nous entendons faire respecter", a-t-il dit, en promettant que la démocratie en sortirait "renforcée". "L'Etat veillera à la sécurité des acteurs de la presse et créera les conditions d'un environnement sûr et favorable, qui permettront aux journalistes de faire leur travail de manière indépendante et en toute quiétude", a encore assuré M. Djotodia.

 

Lundi, les journalistes centrafricains avaient observé une journée "sans médias", visant à protester contre les pressions, menaces et pillages à l'encontre des médias depuis la prise du pouvoir par la rébellion Séléka le 24 mars à Bangui.

 

Le nouveau dirigeant a par ailleurs exhorté les médias d'Etat et privés "à soutenir les actions du gouvernement, à travers les émissions sur la paix, l'unité nationale, la réconciliation nationale, et la reprise des activités socio-économiques en vue de la reconstruction du pays". Il a également promis des aides à la presse privée dès que les conditions financières du pays se seraient améliorées.

 

"La presse est le quatrième pouvoir en Centrafrique. Ce n'est pas le Conseil national de transition (CNT, organe législatif) qui assoira le pouvoir de la presse. C'est l'organe de régulation (de la presse)", a-t-il ajouté. Un Haut conseil de la communication de transition aura, selon lui, "pour mission, de garantir la liberté d'expression, de veiller à l'accès aux médias publics des citoyens, des syndicats, des partis politiques, en tout temps et lors des campagnes électorales".

 

Le chef rebelle Michel Djotodia s'était autoproclamé président après la prise de Bangui, le 24 mars, par la coalition Séléka et la fuite du président François Bozizé. Puis, le 13 avril, il s'était fait élire chef de l'Etat, par acclamations, lors de la première session du Conseil national de transition formé par toutes les composantes politiques du pays. Il a cependant promis de quitter le pouvoir à la fin d'une période de transition de 18 mois.

Centrafrique : Djotodia promet qu'aucun journaliste ne sera inquiété
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