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17 août 2016 3 17 /08 /août /2016 17:34

 

 

17 août 2016

 

 « Vendredi dernier, des fils du pays que nous connaissons bien comme Abdoulaye Hissen, Tidjiane et Haroun Gaye, à bord de 6 véhicules, se sont enfuis pour aller ailleurs. Se sont-ils rendus à Bria, Ndélé, Kaga Bandoro ou Birao ? Nous ne le savons pas encore, mais nous poursuivons notre enquête. En quittant Bangui, ils se sont permis de tirer des coups de feu sur des gendarmes et des policiers centrafricains au niveau des barrages de sécurité.

 

Je salue l’acte de bravoure de ces forces de l’ordre qui leur ont tenu tête au niveau de Damara notamment.

 

Mais notre interrogation demeure, celle de savoir qui les a aidé à quitter Damara pour aller jusqu’au niveau de Sibut puisque les forces de l’ordre qui étaient dans cette ville avaient réussi à les neutraliser en crevant les pneus de leurs véhicules ? Selon les informations dont nous disposons, nos frères des forces de la MINUSCA les auraient découvert et arrêtés; et étrangement, par la suite nous allons apprendre qu’ils auraient fui, les chefs notamment.

 

Nous sommes des Centrafricains, C’est donc à nous de défendre notre territoire de Bè-Afrika »

AFFAIRE ABDOULAYE HISSENE ET HAROUN GAYE : DECLARATION DU PM SARANDJI SUR RADIO CENTRAFRIQUE
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17 août 2016 3 17 /08 /août /2016 16:56
Nouvelles nationales sur RJDH
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Centrafrique : Joseph Bendounga du MDREC déplore la gestion de la sécurité par le gouvernement

 

http://rjdh.org/ PAR BIENVENUE MARINA MOULOU-GNATHO LE 17 AOÛT 2016

 

BANGUI, 17 août 2016 (RJDH)—Les ministres de la sécurité et de la défense, selon Joseph Bendounga, président du Mouvement Démocratique pour la Renaissance et l’Evolution de Centrafrique (MDREC), ne font pas ce qu’il faut pour garantir la sécurité des Centrafricains. Il l’a dit dans une interview accordée au  RJDH, le mardi 16 août dernier.

 

La fuite des leaders de l’ex-Séléka était, selon le président du MDREC, prévisible. Joseph Bendounga a confié au RJDH que les informations relatives à la sortie de ces chefs rebelles circulaient à Bangui depuis quelques jours. Pour lui, les ministres de la sécurité publique et de la défense se sont montrés incompétents dans la gestion du dossier, « il y a deux semaines Abdoulaye Hissene a fait le plein de ses véhicules et rempli de gros bidons dans une station de la place. Que font les ministres de la sécurité publique et de la défense qui sont censés protéger la population centrafricaine ? Je pense que ces deux membres du gouvernement ont failli, ils n’ont pas fait ce qu’il faut » affirme Joseph Bendounga.

 

Le président du MDREC dit ne pas comprendre qu’une colonne armée puisse traverser toute la ville de Bangui sans aucune inquiétude. « Où étaient les forces de la gendarmerie et de la police ? », s’est-il interrogé.

 

Sur l’enquête souhaitée par le ministre de la sécurité, Joseph Bendounga pense que si enquête doit y avoir, elle doit commencer sur le ministre demandeur « s’il faut ouvrir une enquête afin de situer la responsabilité de chacun comme le souhaite Jean Serge Bokassa, l’enquête doit commencer par lui-même et ainsi que Joseph Yaketé de la défense qui, à vue d’œil, ont failli dans leur mission », précise-Joseph Bendounga.

 

Pour le président du MDREC, le dialogue avec les groupes armés est dépassé, « nous avons pensé que Faustin Archange Touadera allait tout faire pour remettre en place notre armée malheureusement ce dernier se base seulement sur la Minusca qui privilège le dialogue avec les rebelles, ce dialogue, je pense est dépassé parce que de l’autre coté, les gens sont dans une autre logique qui n’est pas celle du dialogue », déplore-t-il.

 

La réaction de président du MDREC fait suite à l’arrestation d’une dizaine de leaders de l’ex-Séléka qui, en tête d’une colonne armée, voulait rejoindre la ville de Kaga-Bandoro considérée comme fief du FPRC branche de l’ex-Séléka à laquelle appartiennent les membres de cette colonne.

 

 

Centrafrique : Touadera promet la validation prochaine de sa proposition du processus DDRR/RSS par les acteurs impliqués

 

http://rjdh.org/ PAR JEAN FERNAND KOENA LE 17 AOÛT 2016

 

BANGUI, 17 août 2016(RJDH)—La proposition du président de la République relative au Désarmement, Démobilisation, Réinsertion et Rapatriement (DDRR) et la Réforme du Secteur de Sécurité (RSS)  sera soumis à la validation des acteurs impliqués dans les prochains jours. L’annonce a été faite ce matin par Faustin Archange Touadera lors de l’ouverture de l’atelier sur le principe et l’approche technique du DDR et RSS organisé par l’Union Africaine à Bangui.

 

« C’est donc dans la recherche effrénée de la paix que j’ai reçu les responsables des groupes armés et des groupes politico-militaires afin de les exhorter à adhérer volontairement au programme DDRR que je propose et qui sera validé par tous les acteurs concernés », c’est en ces termes que le chef de l’Etat a fait cette annonce.

 

Le programme et la vision du DDRR que le chef de l’Etat entend proposer, sont selon une réponse à l’échec du passé « j’ai donc décidé d’engager la nouvelle stratégie nationale de la réforme du secteur sécurité qui tiendra compte de l’analyse des évolutions des récentes crises. Cette réforme doit être la matrice de véritable politique du développement » a-t-il précisé.

 

Le DDRR est le programme sur lequel le nouveau président centrafricain compte pour ramener la paix dans son pays. Juste après son investiture, il a amorcé les échanges avec les leaders des groupes armés pour poser les bases de ce programme.

 

 

Centrafrique : L’audience de la Cour Criminelle boycottée par les avocats

 

http://rjdh.org/ PAR JEAN FERNAND KOENA LE 17 AOÛT 2016

 

BANGUI, 17 août 2016(RJDH)—Les avocats ont boycotté mardi dernier l’audience du tirage au sort de la Cour Criminelle. La séance a été renvoyée au 18 août prochain suite à ce boycott.

 

Les avocats ont exigé le versement de leurs honoraires de 2015 avant l’ouverture de la session de cette année. Selon les informations du RJDH, le collectif des avocats commis d’office a saisi à cet effet, le président de la Cour d’Appel de Bangui qui n’a pas réagi à leur demande.

 

Le renvoi de l’audience se justifie selon le procureur général près la Cour d’Appel de Bangui, Rufin Emmanuel Ndakala, par le fait que conformément à la loi, l’audience ne peut pas se tenir sans les avocats.

 

De sources autorisées, le dossier relatif au versement des honoraires de ces avocats, a été validé par le conseil des ministres qui a instruit le ministre des Finances de les payer.

 

La session criminelle de 2016 devait se prononcer sur plusieurs cas de crime. Cette session se tient une fois par année./

 

 

Centrafrique : 500 volontaires de la Croix Rouge déployés à Bangui et ses environs pour la sensibilisation sur le choléra

 

http://rjdh.org/  PAR AUGUSTE BATI-KALAMET LE 17 AOÛT 2016

 

BANGUI, 17 août 2016 (RJDH)—La Croix Rouge Centrafricaine en partenariat avec le ministère de la santé a déployé depuis le 13 août dernier, 500 volontaires pour sensibiliser la population de Bangui et ses environs sur l’épidémie de choléra. Cette opération s’inscrit dans le cadre de la lutte contre l’épidémie de choléra déclarée en Centrafrique.  

 

Ces volontaires sillonnent les huit arrondissements de Bangui, les villes de Bimbo et Begoua pour sensibiliser la population sur l’épidémie. Le constat du RJDH indique que ces derniers ont fait du porte à porte. Des prospectus, des dépliants écrits en français et en langue Sango, ont été distribués dans chaque ménage.

 

Cette campagne, selon Marie Line Songuet, assistante au département de la santé communautaire à la Croix Rouge Centrafricaine, vise à attirer l’attention de la population sur les risques de choléra « ces volontaires ont été déployés sur le terrain pour informer la population sur les risques de contamination. Nous avons souhaité informer la population sur la gestion des corps surtout des gens atteints par cette épidémie » précise-t-elle.

 

Marie Line Songuet a indiqué qu’un numéro vert « 4040 » est disponible pour permettre à la population de signaler les cas suspects afin de leur prise en charge rapide « quand un cas suspect est identifié au sein d’une famille, celle-ci est suivie pendant dix jours. Si ce délai est épuisé, les volontaires se retirent et présentent le rapport au ministère de la santé publique », a indiqué l’assistante au département communautaire de la Croix Rouge Centrafricaine qui a précisé que cette sensibilisation va continuer jusqu’à la fin de l’épidémie.

 

Le bilan provisoire de l’épidémie publié par le ministère de la santé fait état de 89 cas suspects dont 15 décès. C’est dans la sous-préfecture de Ndjoukou que les soupçons ont commencé.

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17 août 2016 3 17 /08 /août /2016 11:55

 

 

RCA: «une bonne partie du territoire toujours sous contrôle de groupes armés»

 

(RFI 17/08/16)

 

En juillet 2016, le mandat de la Minusca, la mission de l'ONU en République centrafricaine, a été prolongé jusqu'au 15 novembre 2017 avec le même niveau d'effectifs - soit près de 13 000 soldats et policiers - prenant ainsi le relais de l'opération militaire française Sangaris. Comment se porte la Centrafrique ? Les groupes armés sévissent-ils toujours ? Le désarmement des ex-rébellions a-t-il commencé ? Pour en parler, Paul-Simon Handy, un des experts mandatés par l'ONU répond aux questions de RFI.

 

 « Malgré la montée en puissance de la Minusca, qui adopte une position beaucoup plus robuste, une bonne partie du territoire centrafricain est toujours sous le contrôle de groupes armés. C’est particulièrement le cas dans l’est et dans le nord du pays où les différentes factions de l’ex-Seleka contrôlent des pans entiers du territoire et essaient d’installer une administration parallèle. »

 

 

RCA: Des ex-chefs Seleka dans le viseur

 

17/08/16 (BBC)

 

Le Premier ministre centrafricain Simplice Mathieu Sarandji a dénoncé, mardi à Bangui, les agissements des ex-rebelles de la séléka. Selon lui, ces anciens rebelles constituent un frein à la sortie de la crise militaro-politique que traverse la République Centrafricaine.

 

En début de semaine, lors d'une perquisition au domicile d'Abdoulaye Hissein, l'un des chefs rebelles de la séléka à Bangui la capitale, les agents de la section de recherche ont arrêté des hommes armés.

 

Dans un communiqué, Théodore Jousso, ministre des Transport, porte-parole du gouvernement, a annoncé que deux rebelles ont été tués et 4 autres gravement blessés.

 

Hamed Tidjani, l'un des « bandits du Km5, proche de Noureddine Adam », ex-chef rebelle de la séléka a quitté Bangui dans la nuit de samedi pour une destination inconnue.

 

En visite à la Section de recherche et d'investigation (SRI - service d'enquête de la gendarmerie), le premier ministre centrafricain Sarandji est revenu sur l'arrestation des chefs ex-séléka. Il condamne leurs attitudes alors que ces ex-rebelles sont concernés par le programme DDR (désarmement démobilisation et réintégration).

 

Le premier ministre centrafricain fustige le comportement de l'ancien chef des rebelles qui ont adhéré au programme de désarmement démobilisation et réintégration (DDR) mis en place par les autorités centrafricaines.

 

Alors que les autorités centrafricaines ont lancé des discussions avec les ex-séléka pour les intégrer au programme DDR pour mettre fin à l'insécurité. Le premier ministre Simplice Mathieu Sarandji invite donc la population à garder son calme et de soutenir les efforts des autorités gouvernementales.

 

 

RCA: «Ces différents régimes manquent de légitimité»

 

17/08/16 (RFI)

 

On se penche ce soir sur un rapport de l'organisation Enough Project. Baptisé « Le Manège de Bangui », il décrit la manière dont depuis l'indépendance, une toute petite élite s'est arrangée pour garder la mainmise sur le pouvoir en Centrafrique et sur les ressources naturelles du pays. Une élite qui est parvenue à se recycler de régime en régime et au prix, souvent, de violence. Comment marche ce « Manège de Bangui ? » Qui en sont les principales figures ? De quelle manière alimente-t-il l'instabilité dans le pays. Pour en parler notre invitée ce soir est Nathalia Dukhan. Elle est chercheuse pour l'organisation Enough Project sur la Centrafrique.

 

 « Le manège de Bangui décrit un système de compétition pour l’accès au pouvoir et le contrôle du pouvoir, des élites en place, également une mainmise sur les ressources économiques du pays. On constate que les mêmes individus se succèdent de régime en régime et de poste en poste tout en perpétuant un système de mauvaise gouvernance dans lequel les individus se transforment en hommes d’affaires, soucieux de gonfler leurs comptes privés plutôt que de sortir le pays de la pauvreté. Ces différents régimes - souvent arrivés par la force - manquent de légitimité et donc les présidents au pouvoir cherchent à protéger leur régime à travers, par exemple des systèmes de récompenses. Les postes sont attribués à des individus seulement parce qu’ils ont soutenu les régimes en place.. (...) L’opportunisme économique est l’un des moteurs de ces crises et de la pauvreté dans lequel le pays est plongé ».

RCA: «une bonne partie du territoire toujours sous contrôle de groupes armés» (un expert onusien sur RFI)
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16 août 2016 2 16 /08 /août /2016 21:17

 

 

Central African Republic 

 

Media Advisories

 

http://www.enoughproject.org/  Date: Aug 3, 2016

 

Un nouveau rapport intitulé « The Bangui Carousel: How the recycling of political elites reinforces instability and violence in the Central African Republic »

 

(Tours de manège à Bangui : Comment le recyclage des élites politiques aggrave l’instabilité et la violence en République centrafricaine) publié par Enough Project, révèle comment un groupe restreint d’individus se succède aux plus hautes fonctions de l’État centrafricain, dans une spirale de corruption qui nuit à la gouvernance et alimente l’instabilité et les conflits armés.

 

Christopher Day, coauteur du rapport et membre non résident d’Enough Project, déclare : « La nature même du système politique mis en place par l’élite centrafricaine est au cœur de la crise que traverse actuellement le pays, dont une large part est encore contrôlée par des groupes armés et où de nombreux civils voient leur vie bouleversée par la violence et les déplacements. Ils doivent avoir la possibilité de repenser et de réformer le système politique qui les a exclus pendant si longtemps. »

 

Le rapport expose les raisons des violences persistantes qu’a connues la République centrafricaine pendant plusieurs décennies et propose d’importantes recommandations en vue de répondre aux enjeux liés à la fragilité institutionnelle, la corruption généralisée et l’exclusion politique, et donc de favoriser la stabilité et la paix. Selon le rapport, plus de 2 millions de personnes, soit la moitié de la population centrafricaine, souffrent de la faim, et près de 415 000 personnes sont toujours déplacées.

 

Brad Brooks-Rubin, directeur des Politiques auprès d’Enough Project, souligne : « Il est temps de mettre un terme au Manège de Bangui. Les élites se succèdent régime après régime, dans le cadre d’un système marqué par des structures de gouvernance faibles leur permettant de mettre leurs fonctions au service de leur intérêt personnel. Le Président Touadéra et la communauté internationale doivent tirer les leçons du passé et mettre en œuvre des réformes garantissant une structure de gouvernance plus transparente et responsable, qui puisse enfin agir pour le bien de tous. »

 

Nathalia Dukhan, analyste et chercheuse sur la République centrafricaine auprès d’Enough Project, ajoute : « La République centrafricaine se trouve à un tournant historique et les mesures prises par le Président Touadéra auront un impact décisif sur l’avenir du pays. Les régimes politiques qui se sont succédés au cours des dernières décennies ont plongé des millions de Centrafricains dans des conditions de vie déplorables, tout en favorisant l’émergence de groupes rebelles prédateurs. Pour rompre avec le passé, il est crucial que le nouveau gouvernement reconnaisse les conséquences néfastes du syndrome décrit par le Manège de Bangui et plutôt que de promouvoir des auteurs d’atrocités et de crimes économiques à des postes politiques clés, les réformes doivent viser mettre fin au pillage des ressources publiques et à l’impunité de la classe dirigeante. »

 

Recommandations

 

1. Mettre en place des institutions solides et indépendantes pour lutter contre la corruption

 

Le gouvernement doit instaurer un système de gestion financière transparent et responsable. Celui-ci doit comprendre une fonction d’audit général fiable ainsi que l’examen des principaux contrats conclus par les gouvernements successifs (passés et actuel), et donner à l’administration fiscale les moyens de garantir le respect des mesures de perception de l’impôt. Le nouveau gouvernement doit également créer des organismes de lutte contre la corruption et obliger les hauts fonctionnaires à déclarer leur patrimoine à leur nomination, puis tous les ans.

 

2. Améliorer la transparence concernant l’exploitation des ressources naturelles (recettes, sous-traitance et dépenses) pour lutter contre la corruption

 

Les États-Unis et les autres donateurs doivent inciter le gouvernement de la RCA à mettre en place des mécanismes visant à lutter contre la corruption aux plus hauts niveaux, mais aussi fournir une assistance technique pour faciliter leur mise en œuvre. Ces mécanismes doivent inclure : 1) une procédure d’appel à la concurrence transparente pour l’octroi des concessions d’exploitation des ressources naturelles ; 2) la publication annuelle du budget de l’État ; et 3) l’obligation de rendre publics les contrats d’exploitation des ressources naturelles.

 

3. Imposer des sanctions ciblées et renforcer leur application à l’encontre des personnes qui compromettent la paix

 

Le Conseil de sécurité des Nations Unies, les États-Unis et l’Union européenne doivent imposer des sanctions supplémentaires aux personnes et aux entreprises qui tentent de compromettre la stabilité et la transition vers une bonne gouvernance par des faits de violence armée ou en facilitant la corruption publique.

 

4. Veiller à ce que la reprise du processus de Kimberley bloque le trafic des diamants de conflit

 

Selon la façon dont elle est gérée, la reprise du Processus de Kimberley pour le commerce des diamants bruts est susceptible de donner au gouvernement des sources de revenus légitimes ou, à l’inverse, de permettre aux groupes armés de profiter à nouveau du trafic des diamants de conflit.

 

5. Relancer le processus ITIE pour rendre les revenus tirés des ressources naturelles plus transparents.

 

Si elle est mise en œuvre dans son intégralité, l’Initiative pour la transparence dans les industries extractives (ITIE) pourra permettre d’éviter et de réduire la corruption dans le commerce des ressources naturelles, en rendant les transactions transparentes.

 

6. Renforcer le système judiciaire et promouvoir les activités de la Cour pénale spéciale

 

Les donateurs internationaux (tels que les États-Unis, l’Union européenne et la Banque mondiale) doivent accroître les financements afin de reconstruire le système judiciaire de la RCA, actuellement inefficace. Il s’agit, en particulier, de s’assurer que la Cour pénale spéciale dispose des fonds, de l’expertise internationale et de l’indépendance nécessaires pour agir et poursuivre les responsables de violations des droits de l’homme.

 

7. Aider à renforcer les capacités et la protection de la société civile et des médias

 

La société civile et la presse jouent un rôle essentiel dans la surveillance et, à terme, l’affaiblissement du Manège de Bangui. Elles s’assurent également que les membres du gouvernement cherchent à servir le peuple plutôt que leurs intérêts personnels. Le nouveau gouvernement de la RCA est invité à s’inscrire au programme de Partenariat mondial pour la responsabilité sociale (GPSA) de la Banque mondiale, dans le cadre duquel il pourra renforcer les capacités de la société civile centrafricaine.

 

8. Réformer le processus de nomination du gouvernement

 

Si les cas de favoritisme politique lors des nominations au gouvernement ne sont pas rares, cette pratique est poussée à l’extrême en RCA. Pour pallier ce déséquilibre, le gouvernement de la RCA doit élaborer et intégrer des critères basés sur le mérite pour la nomination des ministres et des responsables politiques.

 

Lien vers le rapport complet : http://eno.ug/2aprjwJ
 

La synthèse en Français: http://eno.ug/2b3cX7b

 

Pour toute requête de la part des médias ou demande d’entretien, veuillez contacter :

 

Greg Hittelman, directeur de la Communication, +1 310 717 0606

 

gh@enoughproject.org.

 

À propos de ENOUGH PROJECT

 

Organisme de promotion des politiques de prévention des atrocités, Enough Project cherche à mobiliser les efforts en faveur de la paix et de la justice en Afrique en s’efforçant d’appliquer des sanctions contre les auteurs et les complices de génocides et d’autres atrocités de masse. Enough lutte contre les régimes kleptocrates violents et les groupes armés portant atteinte aux droits, alimentés par la grande corruption, la criminalité et la terreur à l’échelle internationale, ainsi que le pillage et le trafic de minéraux, d’ivoire, de diamants et d’autres ressources naturelles. Enough mène des enquêtes de terrain dans les zones de conflits, élabore des recommandations politiques en faveur desquelles il plaide, soutient des mouvements sociaux dans les pays touchés par des conflits et organise des campagnes publiques.

 

Pour en savoir plus et nous rejoindre, rendez-vous sur www.EnoughProject.org.

 

 

Tours de manège à Bangui

 

Comment le recyclage des élites politiques aggrave l’instabilité et la violence en République centrafricaine

 

(The Bangui Carousel: How the recycling of political elites reinforces instability and violence in the Central African Republic) Par Christopher Day et l’équipe d’Enough Project

 

Août 2016

 

Résumé

 

En février 2016, l’élection du Président Faustin Archange Touadéra en République centrafricaine (RCA) a marqué un nouveau départ pour le pays, et insufflé un espoir de stabilisation après trois années de violence et de transition politique. Le nouveau Président a reçu le soutien d’un grand nombre de ses opposants politiques, et le pays a connu un climat apaisé dans les semaines qui ont suivi les élections. Cependant, la RCA est encore loin d’atteindre une stabilité politique. Si ses dirigeants ne parviennent pas à faire face aux problèmes structurels ayant conduit aux crises successives, de nouvelles flambées de violence sont à craindre. Pour Touadéra, ancien professeur de mathématiques et Premier ministre, investi Président le 30 mars dernier, la tâche sera rude. Groupes armés et bandits continuent de déstabiliser les zones rurales. Ceux-ci ont pris le contrôle de régions minières et les grands pôles économiques du pays, où ils y ont instauré des systèmes illicites de taxes et de commercialisation des diamants et de l’or. Plus de deux millions d’habitants, soit la moitié de la population du pays, souffrent de dénutrition. Près de 415 000 personnes sont toujours déplacées tandis que 467 000 réfugiés tentent de regagner petit à petit le pays

 

  1. Selon des estimations officielles, des milliers de personnes ont péri suite aux violences qui ont sévi dans le pays au lendemain du coup d’État de mars 2013ii . La Centrafrique a connu des vagues de violence. La faiblesse de ses institutions, la pauvreté et l’exclusion expliquent en grande partie les troubles qui ont jalonné son histoire. Cependant, ces faiblesses sont aussi, dans une large mesure, le fait délibéré d’une élite politique restreinte qui a mis en place un système de kleptocratie, source d’instabilité politique et de conflits dans le pays
  2. iii . Qu’ils soient arrivés au pouvoir par le biais d’un coup d’État ou d’une élection, les gouvernements successifs se sont montrés incapables d’apporter un véritable changement. Cela est dû notamment au maintien des mêmes individus (souvent proches des dirigeants) aux plus hautes fonctions de l’État
  3.  

iv . En résumé, les chefs d’État centrafricains ont tous largement assis leur autorité en centralisant les pouvoirs dans la mesure du possible. Ils ont également étendu leur pouvoir personnel en recourant au clientélisme en échange d’un soutien politique, en particulier en nommant personnellement à des postes importants des individus issus des gouvernements précédents ou des proches de confiance. Ce système n’a fait qu’élargir la fracture entre la capitale et le reste du pays, alimenter le mécontentement des groupes armés et, surtout, a fortement incité les opposants à recourir à la violence pour s’emparer du pouvoir. Par ailleurs, les groupes qui se disputaient le contrôle de l’État ont davantage cherché à accéder aux ressources et aux privilèges, qu’à se mettre au service des Centrafricains. Ce « recyclage » des élites politiques constitue un élément clé de ce que nous qualifions ici de « Manège de Bangui », pour désigner les nombreux individus qui ont été membres des régimes successifs du pays sans interruption. Ce schéma, qui n’est pas une caractéristique particulière de la RCA, y est pourtant plus important qu’ailleurs en raison de l’absence presque totale de gouvernance. Il existe peu d’institutions publiques locales et nationales efficaces, ce qui renforce encore davantage le pouvoir et l’influence des dirigeants maintenus à la tête de l’État. Malheureusement, le démantèlement complet de l’équilibre des pouvoirs institutionnels, l’affaiblissement des partis politiques et des organisations de la société civile, et le recours à la violence pour réprimer les mouvements d’opposition ont été une constante dans la gestion du pays par un grand nombre de ces dirigeants

 

v . Le Manège de Bangui se caractérise par cette tendance systématique au recyclage des élites placées aux plus hauts échelons d’un système politique et civique doté de capacités restreintes voire nulles, et au recours à la force pour se maintenir au pouvoir. C’est sur ce modèle que repose le système de « gouvernance » centrafricain. Les régimes politiques centrafricains se caractérisent par le recyclage et le maintien d’une élite politique restreinte, quel que soit le chef d’État, combinés à l’absence d’institutions étatiques efficaces. Il est primordial de comprendre ce fonctionnement si l’on veut traiter les origines structurelles de l’instabilité permanente dont souffre le pays et, à terme, mettre fin au Manège de Bangui, afin que le gouvernement puisse apporter le changement dont le pays a désespérément besoin. Le recyclage des élites est observable presque tout au long de l’histoire contemporaine de la RCA. Pour illustrer ce phénomène, le présent rapport s’intéresse aux nominations dans les ministères depuis début 2013

 

vii. Pour recueillir ces informations et compléter les enquêtes de terrain, les auteurs ont passé au crible des centaines de décrets présidentiels, dont 15 concernaient des remaniements ordonnés par les anciens présidents François Bozizé, Michel Djotodia et Catherine Samba-Panza. Ces données ont ensuite permis d’élaborer une liste des membres de chaque gouvernement et leurs relations. Le rapport s’intéresse ensuite à certaines des personnes qui ont participé au Manège de Bangui ou qui en ont bénéficié. Les personnes citées dans ce rapport ont été choisies pour différentes raisons, toutes susceptibles de compromettre le principe de bonne gouvernance, comme leur affiliation à différents groupes armés, leur appartenance à d’anciens régimes, leurs liens potentiels avec la corruption ou encore leurs liens familiaux.

 

Cette analyse cherche à comprendre comment les groupes et les individus accèdent au Manège de Bangui, tirent souvent profit de leurs nominations au détriment de la population, ou simplement compromettent la capacité du gouvernement à gagner la confiance des citoyens. Toute référence à une personne particulière dans le présent rapport ne signifie pas que celle-ci est responsable des cas de violence et de corruption découlant généralement du système du Manège de Bangui. Leur exemple sert uniquement à éclairer le fonctionnement du système de recyclage des élites. Des rapports ultérieurs examineront plus en détail les éléments de gouvernance, ainsi que le rôle des puissances étrangères (telles que la France et le Tchad) dans la perpétuation de ce phénomène.

 

Pour lutter contre le système du Manège dans son ensemble et, à terme, y mettre fin, le gouvernement centrafricain doit rendre des comptes et établir une gouvernance efficace qui soit régie par des principes, ainsi que des critères de nomination davantage basés sur le mérite, qui répondent aux besoins des Centrafricains. Pour aller dans ce sens, Enough Project propose les recommandations suivantes :

 

Recommandations

 

Pour changer les structures de gouvernance sous-jacentes en RCA, mettre fin à des décennies de mauvaise administration et lutter contre la pauvreté généralisée, le Président Touadéra doit adopter des orientations et faire preuve d’un leadership sans faille. Il doit mettre en place des politiques pour lutter contre les pratiques qui alimentent le Manège de Bangui (à savoir le recyclage des élites politiques et une mauvaise gouvernance), mais aussi prendre des mesures contre les personnes cherchant à compromettre de telles actions positives pour défendre leur propre intérêt. Cette démarche exigera du temps et de la persévérance, ainsi qu’une attention et un engagement durables de la part de la communauté internationale, à la fois sous la forme d’un soutien financier, mais aussi en matière de responsabilité par le biais de sanctions et d’autres mesures multilatérales. À terme, de telles politiques doivent permettre de changer le comportement de l’élite du pays et de lutter contre le népotisme et l’autopromotion au sein du gouvernement pour favoriser l’inclusion, la responsabilité et un développement national.

 

  1. Mettre en place des institutions solides et indépendantes pour lutter contre la corruption Le gouvernement doit instaurer un système de gestion financière transparent et responsable. Celui-ci doit comprendre une fonction d’audit général fiable ainsi que l’examen des principaux contrats conclus par les gouvernements successifs (passés et actuel), et donner à l’administration fiscale les moyens de garantir le respect des mesures de perception de l’impôt. Le nouveau gouvernement doit également créer des organismes de lutte contre la corruption et obliger les hauts fonctionnaires à déclarer leur patrimoine à leur nomination, puis tous les ans. Même s’il est trop tôt pour que le pays puisse être admissible et demander l’adhésion, les principes et les critères du Partenariat pour un gouvernement ouvert doivent servir de référence au gouvernement
  2.  
  3. viii . Les États-Unis, l’Union européenne, la Banque mondiale et les autres parties prenantes doivent souligner l’importance de ces étapes et se préparer à apporter leur soutien en vue de leur réalisation.
  4.  

2. Améliorer la transparence concernant l’exploitation des ressources naturelles (recettes, sous-traitance et dépenses) pour lutter contre la corruption Les États-Unis et les autres donateurs doivent inciter le gouvernement de la RCA à mettre en place des mécanismes visant à lutter contre la corruption aux plus hauts niveaux, mais aussi fournir une assistance technique pour faciliter leur mise en œuvre. Ces mécanismes doivent inclure : 1) une procédure d’appel à la concurrence transparente pour l’octroi des concessions d’exploitation des ressources naturelles ;

 

2) la publication annuelle du budget de l’État ; 

 

3) l’obligation de rendre publics les contrats d’exploitation des ressources naturelles. Le gouvernement est invité à collaborer avec les institutions internationales, telles que l’Open Contracting Partnership et l’Initiative mondiale sur la transparence des finances publiques, pour obtenir de l’aide dans ce domaine et être capable, entre autres, d’utiliser leurs modèles de gouvernance et leurs normes relatives aux donnéesix . Enfin, le gouvernement doit établir des mécanismes fiables et indépendants de lutte contre la corruption, et mettre en œuvre des mesures de transparence budgétaire et fiscale.

 

3. Imposer des sanctions ciblées et renforcer leur application à l’encontre des personnes qui compromettent la paix Le développement des types d’institutions solides cités dans les recommandations n° 1 et n° 2 nécessite un degré de responsabilisation équivalent. À cet effet, le Conseil de sécurité des Nations Unies, les États-Unis et l’Union européenne doivent imposer des sanctions supplémentaires aux personnes et aux entreprises qui tentent de compromettre la stabilité et la transition vers une bonne gouvernance par des faits de violence armée ou en facilitant la corruption publique. Il convient, par ailleurs, de veiller à l’application de ces sanctions, étant donné que certains individus parviennent à les contourner en raison de mesures de répression insuffisantes. Cette disposition implique une sollicitation directe des pays voisins, en particulier le Cameroun, la République démocratique du Congo et le Tchad, ainsi que de leurs institutions financières, afin qu’ils appliquent les mesures imposées par le Conseil de sécurité (gel des avoirs et interdiction de voyager) conformément à leurs obligations en tant qu’États membres des Nations Unies. Si ces capacités nécessaires à une mise en œuvre efficace leur font défaut, les États-Unis et les autres donateurs doivent fournir une assistance technique à cette fin.

 

4. Veiller à ce que la reprise du processus de Kimberley bloque le trafic des diamants de conflit Selon la façon dont elle est gérée, la reprise du Processus de Kimberley pour le commerce des diamants bruts est susceptible de donner au gouvernement des sources de revenus légitimes ou, à l’inverse, de permettre aux groupes armés de profiter à nouveau du trafic des diamants de conflit. La RCA, les États-Unis, l’Union européenne et la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) doivent veiller à ce que l’opinion de la société civile centrafricaine soit véritablement prise en compte à toutes les étapes du processus décisionnel du Processus en RCA. Les donateurs doivent également contribuer au renforcement des capacités des organisations de la société civile du pays afin qu’elles aussi puissent suivre la mise en œuvre du Processus de Kimberley. Ils doivent par ailleurs fournir une assistance juridique pour garantir la protection de la société civile. Dans les grands centres de commerce et de taille des diamants importés de RCA (en particulier Anvers, Bombay, Dubaï et Tel-Aviv), les responsables du Processus doivent communiquer avec les acteurs du secteur sur la nécessité de faire preuve d’une vigilance rigoureuse, et doivent assurer un suivi pour garantir l’application de ces contrôles. Les organisations du secteur doivent informer les différents acteurs du marché des dispositions du Processus et veiller à ce qu’ils se montrent vigilants. Si les autorités ou les organisations du secteur constatent des violations ou des activités suspectes, elles doivent les signaler publiquement et prendre les mesures appropriées.

 

5. Réintégrer l’ITIE pour améliorer la transparence des revenus issus de l’exploitation des ressources Si elle est mise en œuvre dans son intégralité, l’Initiative pour la transparence dans les industries extractives (ITIE) pourra permettre d’éviter et de réduire la corruption dans le commerce des ressources naturelles, en rendant les transactions transparentes. La RCA a été suspendue de l’ITIE en 2013 en raison de son instabilité politique. Le nouveau gouvernement doit accorder la priorité aux mesures requises pour pouvoir demander la levée de cette suspension

 

x . Pour cela, il doit reconstituer un groupe multipartite (avec la participation de la société civile et des entreprises) ; s’engager à travailler avec la société civile et à lui fournir l’assistance nécessaire ; élaborer un nouveau plan de travail plus approfondi concernant la mise en œuvre de l’ITIE ; et commencer à mettre en œuvre la nouvelle norme ITIE 2016 (notamment identifier les domaines de couverture des données et se concentrer sur l’initiative pilote sur la propriété réelle)

 

xi . Le Conseil d’administration international de l’ITIE ne doit ouvrir la procédure de réadmission de la RCA qu’une fois que des progrès significatifs auront été réalisés pour atteindre ces objectifs.

 

6. Renforcer le système judiciaire et promouvoir les activités de la Cour pénale spéciale Les donateurs internationaux (tels que les États-Unis, l’Union européenne et la Banque mondiale) doivent accroître les financements afin de reconstruire le système judiciaire de la RCA, actuellement inefficace. Il s’agit, en particulier, de s’assurer que la Cour pénale spéciale dispose des fonds, de l’expertise internationale et de l’indépendance nécessaires pour agir et poursuivre les responsables de violations des droits de l’homme.

 

7. Aider à renforcer les capacités et la protection de la société civile et des médias La société civile et la presse jouent un rôle essentiel dans la surveillance et, à terme, l’affaiblissement du Manège de Bangui. Elles s’assurent également que les membres du gouvernement cherchent à servir le peuple plutôt que leurs intérêts personnels. Le nouveau gouvernement de la RCA est invité à s’inscrire au programme de Partenariat mondial pour la responsabilité sociale (GPSA) de la Banque mondiale, dans le cadre duquel il pourra renforcer les capacités de la société civile centrafricaine

 

xii . Le Processus de Kimberley et l’ITIE doivent veiller à ce que la société civile impliquée dans la surveillance du commerce des ressources naturelles puisse participer au suivi, aux processus, et faire les signalements requis sans craindre pour sa sécurité. Chacun de leur côté, le Département d’État des États-Unis et l’Agence des États-Unis pour le développement international (USAID) doivent chercher des moyens de favoriser et de soutenir la liberté de la presse en RCAxiii (pays dans lequel les journalistes en activité ne travaillent pas librement, d’après le classement de l’ONG Freedom House

x

iv).

8. Réformer le processus de nomination du gouvernement Si les cas de favoritisme politique lors des nominations au gouvernement ne sont pas rares, cette pratique est poussée à l’extrême en RCA. Pour pallier ce déséquilibre, le gouvernement de la RCA doit élaborer et intégrer des critères basés sur le mérite pour la nomination des ministres et des responsables politiques. Le pays doit également mettre en œuvre un processus obligeant les responsables nommés à déclarer leur patrimoine.

 

i Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations Unies, Central African Republic.

 

Disponible à l’adresse : http://www.unocha.org/car (consulté en avril 2016).

 

ii Selon les Nations Unies, le nombre réel de personnes tuées est susceptible d’être supérieur aux estimations (6 000), en raison du peu de données disponibles.

Voir Conseil de sécurité des Nations Unies, The International Commission of Inquiry on the Central African Republic – Final Report, S/2014/928, paragr. 79, 22 décembre 2014.

 

Disponible à l’adresse : http://www.securitycouncilreport.org/atf/cf/%7B65BFCF9B-6D27-4E9C-8CD3- CF6E4FF96FF9%7D/s_2014_928.pdf ; et Michelle Nichols, « Ethnic cleansing in Central African Republic, no genocide: U.N. inquiry », Reuters, 8 janvier 2015.

Disponible à l’adresse : http://www.reuters.com/article/uscentralafrica-inquiry-idUSKBN0KH2BM20150108 iii Stephen Smith, « The Elite’s Road to Riches in a Poor Country », in Tatiana Carayannis et Louisa Lombard (dir.), Making Sense of the Central African Republic (Londres : Zed Books 2015), p. 53-75.

iv Ibid. ; et Andreas Mehler, « Pathways to Elite Insecurity », Hot Spots, site Internet de la revue Cultural Anthropology, 11 juin 2014.

Disponible à l’adresse : https://culanth.org/fieldsights/549-pathways-to-eliteinsecurity

v « L’absence de bonne gouvernance en Afrique laisse à entendre, le plus souvent, que les institutions sont faibles, les mécanismes régulateurs inefficaces, les cadres juridiques et réglementaires inadéquats et les mécanismes d’exécution inopérants : autant de facteurs qui font le lit de la corruption. », p.

xii du rapport de la Commission économique pour l’Afrique des Nations Unies, « Mesurer la corruption en Afrique : prendre en compte la dimension internationale », mars 2016.

Disponible à l’adresse :

http://www.un.org/africarenewal/sites/www.un.org.africarenewal/files/Rapport_sur_la_gouvernance_en_Afrique %20IV.pdf vi Concernant l’usage de la violence, se référer à : Council on Foreign Relations/Global Conflict Tracker,

Violence in the Central African Republic. Disponible à l’adresse : https://www.cfr.org/global/global-conflicttracker/p32137#!/conflict/violence-in-the-central-african-republic (consulté en avril 2016).

 

vii En s’appuyant sur des enquêtes de terrain et des entretiens en RCA, le présent rapport identifie certaines des personnes impliquées dans le Carrousel de Bangui depuis début 2013 et analyse les modèles de gouvernance à l’échelle du pays, caractérisés par la violence et l’instabilité politique. La majorité des propos sont rapportés sous couvert d’anonymat, principalement pour des questions de sécurité et en raison de leur caractère sensible. Au total, les auteurs ont interrogé plus de 50 personnes, parmi lesquels des civils, des membres de la société civile, des journalistes locaux, des représentants des Nations Unies et des États-Unis chargés des portefeuilles de la RCA, des universitaires et des experts d’ONG qui suivent la situation du pays, ainsi que des représentants du gouvernement de la RCA (actuels et anciens).

 

Seules les personnes dont les déclarations ont été jugées crédibles ont été retenues.

 

viii Partenariat pour un gouvernement ouvert, « Eligibility Criteria ».

Disponible à l’adresse : http://www.opengovpartnership.org/how-it-works/eligibility-criteria (consulté en juin 2016).

 ix Open Contracting Partnership, « Get Started ».

Disponible à l’adresse : http://www.open-contracting.org/getstarted/ (consulté en juin 2016).

 

x Initiative pour la transparence dans les industries extractives, « République centrafricaine ». Disponible à l’adresse : https://eiti.org/fr/CentralAfricanRepublic (consulté en avril 2016).

 

xi La levée de la suspension de l’ITIE est traitée dans la règle 8.6(c) de la norme ITIE. Voir ITIE, La norme ITIE 2016, 2016. Disponible à l’adresse : https://eiti.org/files/french_eiti_standard_0.pdf (consulté en avril 2016).

 

xii Partenariat mondial pour la responsabilité sociale, Where We Operate: How to Opt-in. Disponible à l’adresse : http://www.thegpsa.org/ (consulté en juin 2016).

 

xiii Département d’État des États-Unis, Highlights of State Department and USAID Efforts to Support Press and Media Freedom, 24 octobre 2014.

 

Disponible à l’adresse : http://www.humanrights.gov/highlights-of-statedepartment-and-usaid-efforts-to-support-press-and-media-freedom.html (consulté en juillet 2016).

 

xiv Dans une enquête annuelle de Freedom House, la RCA a obtenu le même classement (71) que l’Angola et l’Iraq. Voir Freedom House, Freedom of the Press 2016.

 

Disponible à l’adresse : https://freedomhouse.org/report/freedom-press/freedom-press-2016 (consulté en juillet 2016).

Lu pour vous : Un nouveau rapport dénonce le système destructeur et criminel mis en place par les élites au pouvoir en République centrafricaine
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16 août 2016 2 16 /08 /août /2016 20:48

 

BURKINA FASO

 

Par Gaël Cogné, Correspondant à Ouagadougou Libération  — 16 août 2016 à 18:51

 

A Ouagadougou, de plus en plus de travailleurs pauvres consomment ce puissant antalgique pour affronter les longues journées et la chaleur étouffante.

 

Al’aube, les lampadaires s’éteignent et Pogbila s’étire. Il a les muscles endoloris des kilomètres marchés sous le soleil, la veille. Il branche des pinces crocodiles sur une batterie connectée à un panneau solaire : le halo gris d’un petit néon posé sur sa natte éclaire faiblement les quatre murs de béton entre lesquels il vit. Pogbila enfourne une casserole de coquillettes froides. Puis, d’un geste imperceptible, avale un petit comprimé de tramadol. Du «missile», comme le surnomment les travailleurs dans les rues de Ouagadougou.

 

En France, cet antidouleur est délivré sur ordonnance aux patients souffrant du dos, des articulations ou se remettant d’une opération. En pharmacie, le tramadol est dosé à 50 milligrammes. La plaquette de «missiles» de Pogbila annonce 200 milligrammes. Le comprimé fait effet. Les crampes s’estompent. L’homme écoute la pulsation du sang qui gonfle ses tempes et profite de «l’énergie» que lui apporte cet analgésique opioïde. «Avec ça, mon cœur bat plus, je marche comme je veux. Le médicament me conserve un peu, me donne du courage et j’oublie mes soucis. Je peux travailler et gagner de quoi vivre», explique l’homme de 27 ans, en évitant les mares croupies qui piègent les ruelles de Nagrin. Ce quartier pauvre de Ouagadougou n’a ni eau courante, ni électricité. Des maisons de terre agglutinées délimitent un parcours sinueux qui débouche sur une route goudronnée, puis sur le secteur huppé de Ouaga 2 000 où fonce Pogbila sous les premiers rayons du soleil. C’est là qu’il va vendre ses ceintures. Comme de nombreux marchands ambulants, pendant la journée, il va parcourir une trentaine de kilomètres dans la fournaise ouagalaise.

 

«Tu regardes le sang couler et tu ne sens rien»

 

A deux ruelles de chez Pogbila, Abdoul Salam ouvre sa mallette à côté d’un kiosque où se réunissent les hommes du quartier pour prendre le petit-déjeuner. Il déploie sa panoplie de médicaments illicites aux boîtes jaunies par le soleil. Le tramadol est ce qu’il vend le plus. Ses clients le mélangent dans leur café soluble avant de partir travailler. «Si tu prends ça, tu travailles bien, promet le "pharmacien" de rue. Tu n’as plus faim, tu t’en fous du soleil, il te faut seulement l’eau et les cigarettes jusqu’au soir. Même si tu t’es coupé, tu regardes le sang couler et tu ne sens rien.»

 

Les boîtes représentent un homme en pleine course, un électrocardiogramme, des pommes, symboles de bonne santé… «Il y a beaucoup de gens qui prennent le tramadol : ceux qui marchent au soleil pour vendre dans la rue, les maçons, les manœuvres, ceux qui font des briques ou creusent des trous, les paysans, même de vieilles personnes ! Tous en achètent pour travailler plus», poursuit Abdoul Salam.

 

Il assure que le produit ne fait pas perdre la tête, mais concède que le lendemain, «si tu n’en prends pas, tu vas avoir mal à la tête. Tu sens qu’il y a quelque chose qui manque dans ton corps, tu as mal aux muscles, aux articulations». Et les doses doivent régulièrement être augmentées, car le produit «ne travaille plus». En vidant le contenu d’une gélule dans son café, il affirme que certains prennent jusqu’à trois plaquettes par jour. Lui n’est pas loin des dix comprimés quotidiens.

 

Le commissaire Richard Belem, responsable du service de lutte antidrogue au Burkina Faso, connaît bien ce médicament. Son apparition remonterait à 2010 et depuis, «on a l’impression que progressivement, le nombre de consommateurs augmente». Il n’existe pas de statistiques officielles, mais aujourd’hui, «c’est très répandu et beaucoup en consomment, à la campagne comme à la ville», estime le policier. D’où viennent ces antalgiques illicites ? «Sur l’emballage, on peut lire que ce sont des produits qui sont fabriqués en Inde, observe le commissaire. Ils arrivent par des pays côtiers comme le Ghana et le Togo, en passant par les ports.» Ensuite, ils remontent à bord de petits camions jusqu’à Ouagadougou en franchissant des frontières poreuses. Le commissaire inspecte les boîtes disposées sur son bureau : «Quand je regarde sur l’emballage, je vois que c’est un produit qui doit être pris pendant cinq jours au plus. Mais les gens en ont fait une habitude, ça veut dire qu’à la longue, ça va créer une pharmacodépendance. Il faudra faire quelque chose pour prévenir la santé des populations.»

«Tout droit à la mort»

Dans un compte rendu de réunion en 2014, l’Office des Nations unies contre la drogue (Unodc) s’inquiétait du «mésusage du tramadol [qui] a créé une situation de dépendance qui pourrait devenir un problème de santé publique dans les années à venir», particulièrement dans le Sahel.

 

Le docteur Kapouné Karfo, psychiatre spécialiste des addictions et professeur à l’université de Ouagadougou, confirme : l’usage «très répandu» de ce «dérivé morphinique» au Burkina Faso, comme dans d’autres pays d’Afrique de l’Ouest, est «un drame silencieux.» Le tramadol est largement consommé par ceux qui font «un travail de force. Ils pensent que c’est un médicament qui peut les aider à ne pas sentir la fatigue». Mais, le lendemain, «inévitablement, ils vont avoir mal aux muscles, des courbatures. Et donc, à un certain moment, ils prennent le tramadol pour échapper à cette douleur»… Conséquence, certains «ont des problèmes de foie bloqué» et «les insuffisances rénales sont maintenant notre quotidien, alors que la prise en charge est catastrophique» dans le pays. Alors, ces travailleurs pauvres qui n’ont pas les moyens de se soigner vont «tout droit à la mort». Le médecin déplore des politiques essentiellement répressives, au détriment de la sensibilisation. Or «il est difficile de faire comprendre que le médicament n’est pas bon, car quand on le prend, immédiatement, la douleur disparaît».

 

Le soleil brûle maintenant Ouagadougou, et Pogbila marche toujours. Depuis le matin, il a vendu quelques ceintures aux clients des maquis, ces petits restaurants qui parsèment la capitale burkinabée.

 

A la fin de la journée, il aura récolté 3 euros de chiffre d’affaires. La sueur ruisselle, mais le pas ne s’est pas alourdi malgré les 47 degrés. A midi, il a discrètement avalé un nouveau cachet. Il en a un peu honte : «Je me cache parce que si on te voit, ça gâte ton nom. Et puis moi-même je sais que ce n’est pas bon. D’ailleurs, si un frère prend ça, je lui dis d’arrêter. J’entends que des gens deviennent un peu fous à cause du médicament. Il faut que je diminue, que je trouve une solution pour pouvoir laisser. Mais ce jour n’est pas encore arrivé.» 

 

Gaël Cogné Correspondant à Ouagadougou

 

Lu pour vous : Tramadol, les ravages de la «cocaïne du pauvre»
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16 août 2016 2 16 /08 /août /2016 20:26

 

 

http://www.radiondekeluka.org/ mardi 16 août 2016 14:22

 

Au lendemain de la remise aux autorités centrafricaines par la Minusca, des sept personnes considérées comme des éléments Séléka arrêtés dans un convoi à Galafondo, la coordination du Groupe de Travail de la Société Civile (GTSC) et le parti politique Mouvement National pour la Solidarité (MNS) ont exprimé leur indignation. Lundi, sept personnes non armées et ne possédant aucun effet militaire, ont été remises au Gouvernement. Parmi elles, aucun leader de groupe armé de PK5 dont l'arrestation avait été annoncée.


Pour la coordination du Groupe de Travail de la Société Civile, la Minusca n'a pas joué franc jeu. « La Minusca n'est pas ici pour aider la République Centrafricaine ; la Minusca contribue à complexifier et à aggraver cette crise pour justifier leur présence et pour continuer de rester en Centrafrique. La complicité n'est pas seulement sur leur refus de livrer à la justice centrafricaine ces bandits », a fait noter Gervais Lakosso, coordonnateur du Groupe de Travail de la Société Civile. 


« Le problème, c'est qui a organisé le départ de ces gens ? Qui est venu à leur rescousse à Damara, lorsque les Forces Armées Centrafricaines les ont pris en étau, étaient sur le point de les arrêter ? », s'est-il interrogé relevant que « C'est un véhicule des Nations Unies qui est venu les libérer ». 


« La situation est extrêmement grave et nous allons exiger au Gouvernement de prendre des mesures », a martelé Gervais Lakosso qui a souligné que « Quand le pays est agressé, le Gouvernement doit réagir parce que c'est à lui qu'on a confié la responsabilité de protéger le pays ».


Une position renforcée par Eric Sorongopé, président du parti politique Mouvement National pour la Solidarité, présent à Damara au moment des faits. Selon sa version, une aide dont il tait l'appartenance a favorisé les chefs rebelles dans leur progression. 

« A Damara, l'un des véhicules était tombé en panne et ce véhicule a reçu une aide », a-t-il confié à Radio Ndeke-Luka sans citer de nom ou d'entité, estimant que « cela est choquant ».


Pour M. Sorongopé, appuyer des personnes poursuivies par la justice est inconcevable. « Il était inadmissible que des gens qui sont sous mandat de justice, des criminels, puissent être aidés à s'enfuir ».


« S'agissant des personnes sous mandat de justice qui ont trouvé les moyens de partir, elles ont été arrêtées », a-t-il indiqué, précisant « qu'on les a laissés libre de partir à Sibut ». 


Eric Sorongopé a rejeté du revers de main les propos tenus par le ministre de la Sécurité publique Jean Serge Bokassa, qui a indiqué que l'enquête est en train d'être menée. Selon lui, « c'est le langage de l'homme politique », que « tout est su et connu », et par conséquent « il n'y a pas une enquête particulière à mener ».

Le président du Mouvement National pour la Solidarité dit attendre que les autorités politiques centrafricaines puissent donner leur version des faits.

La société civile et un parti politique indignés au lendemain de la remise de sept personnes
La société civile et un parti politique indignés au lendemain de la remise de sept personnes
La société civile et un parti politique indignés au lendemain de la remise de sept personnes
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16 août 2016 2 16 /08 /août /2016 18:42

 

 

APA-Bangui (Centrafrique) - 2016-08-16 13:34:43 Le Premier ministre centrafricain Simplice Mathieu Sarandji a dénoncé, mardi à Bangui, les agissements des ex-rebelles de la séléka, soulignant qu’ils constituent un frein à la sortie de la crise militaro-politique que le pays traverse.


Sarandji s’exprimait lors d’une visite à la Section de recherche et d’investigation (SRI - service d’enquête de la gendarmerie) dont les éléments ont arrêté des hommes armés lors d’une perquisition, lundi à Bangui, du domicile d’Abdoulaye Hissein, l’un des chefs rebelles de la séléka.


Pour le Premier ministre, ces chefs rebelles donnent l’impression d’adhérer au programme de Désarmement démobilisation et réintégration (DDR) que le gouvernement est en train de mettre en place mais en vérité ils continuent de se comporter en seigneurs de guerre.


Le Premier ministre a demandé à la population centrafricaine de ‘’rester calme’’ et mobilisée derrière le Président de la République Faustin Archange Touadéra qui, a-t-il souligné, ne peut mettre fin à l’insécurité que par le dialogue qu’il a toujours prôné en accédant au pouvoir.


Lundi, le ministre des Transport, porte-parole du gouvernement, Théodore Jousso a dans un communiqué annoncé que deux rebelles ont été tués et 4 autres gravement blessés. 

Parmi eux, il y a Hamed Tidjani, l’un des « bandits du Km5, proche de Noureddine Adam ». Redouté en Centrafrique, ce chef rebelle de la séléka a quitté Bangui dans la nuit de samedi pour une destination inconnue.


Selon le ministre de la sécurité publique, Jean Serge Bokassa, les chefs rebelles, Abdoulaye Hisseine et Aroun Gaye, n’ont pas été arrêtés lors de l’accrochage de Sibut entre des rebelles et des éléments de la Minusca.


Dans un ton très remonté, le ministre Bokassa a demandé l’ouverture d’une enquête afin d’établir les responsabilités dans la fuite de ces leaders.

 
Selon le ministre, trois jeunes ont été pris en otage par ces chefs rebelles en cavale.

 

http://apanews.net/news/fr/article.php?id=4860536#sthash.POgmW7Om.dpuf

Le PM centrafricain dénonce les agissements des ex-rebelles sélékas
Le PM centrafricain dénonce les agissements des ex-rebelles sélékas
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16 août 2016 2 16 /08 /août /2016 18:21

 

 

http://fr.alakhbar.info/ ALAKHBAR (Nouakchott)-La direction de la communication des Armées mauritaniennes a démenti le rapatriement de militaires mauritaniens au sein des forces aunisiennes de maintien de la paix en République centrafricaine.

 

Selon une source d’Alakhbar, 15 éléments du contingent mauritanien en Centrafrique « ont été rapatriés »  suite à leur implication présumée dans  une affaire de mœurs.

 

La direction de la communication des armées mauritaniennes a nié ces accusations affirmant en revanche que le contingent mauritanien a reçu les félicitations  de la communauté internationale. 

Mauritanie: l’Armée nie avoir rapatrié de soldats de la Centrafrique
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16 août 2016 2 16 /08 /août /2016 17:56
Nouvelles nationales sur RJDH
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Centrafrique : 700 armes et munitions retrouvées au domicile de Abdoulaye Hissene à Bangui

 

http://rjdh.org/ PAR FRIDOLIN NGOULOU LE 16 AOÛT 2016

 

BANGUI, 16 août 2016 (RJDH)—La gendarmerie nationale a perquisitionné ce mardi 16 août le domicile du chef rebelle Séléka Abdoulaye Hissene à Bangui. Des sources sécuritaires, plus de 700 armes et munitions ont été saisies.

 

Selon des sources proches de la gendarmerie nationale, cette opération a été menée sans aucune résistance.

 

Un témoin des faits a confié au RJDH que « plus de 700 armes et munitions ont été saisies ainsi que d’autres effets militaires ».

 

Ces armes et munitions ont été présentées en fin de matinée au premier ministre centrafricain, Mathieu Simplice Sarandji, à la Section de Recherche et d’Investigation de la gendarmerie nationale.

 

Abdoulaye Hissene ainsi que d’autres leaders des groupes armés, sous mandat d’arrêts de la justice centrafricaine, ont quitté Bangui dans la nuit du 12 août, à bord de sept véhicules lourdement armés à destination des villes du nord.

 

Après accrochages, ces leaders se sont enfuis de la main des casques bleus de la Minusca. Sept autres membres du groupe ont été arrêtés, deux sont morts et quatre grièvement blessés.

 

 

Centrafrique : 4e foyer de choléra découvert sur l’Ile Bongossoua avec 5 nouveaux cas

 

http://rjdh.org/ PAR FRIDOLIN NGOULOU LE 16 AOÛT 2016

 

BANGUI, 16 août 2016 (RJDH)—Un nouveau foyer de l’épidémie de choléra a été découvert sur l’Ile Bongossoua dans le 2e arrondissement de Bangui. Cinq nouveaux cas ont été découverts et un décès enregistré, selon l’organisation mondiale de la santé.

 

Cette découverte vient allonger la liste des foyers de cette épidémie. De Ndjoukou dans la Kémo, à Damara dans l’Ombella-M’Poko en passant par le 7e arrondissement de Bangui, cette épidémie est confirmée dans une partie du 2e arrondissement. 18 localités sont donc concernées par cette épidémie.

 

Les données épidémiologiques consolidées avec l’appui de l’OMS, des MSF et du ministère de la santé, à la date du 14 août indiquent que 89 cas ont été enregistrés avec 15 décès, « l’épidémie est toujours dans sa phase évolutive », constate un humanitaire.

 

500 volontaires de la Croix-Rouge Centrafricaine se sont déjà mobilisés et mènent les sensibilisations dans les huit arrondissements de Bangui, à Bimbo et à Bégoua.

 

L’épidémie de choléra a été déclarée le 10 août par le ministère de la santé. Des patients sont toujours isolés au Centre de Traitement des Epidémies à Bangui.

 

 

Centrafrique : Le gouvernement et les agences du système des Nations-Unies signent un accord d’appui technique et financier

 

http://rjdh.org/  PAR JUDICAEL YONGO LE 16 AOÛT 2016

 

BANGUI, 16 août 2016(RJDH) —Le gouvernement centrafricain et les agences du système des Nations-Unies en République Centrafricaine ont signé ce mardi 16 août 2016 un document dit « Cadre Stratégique Intérimaire(CSI) 2016-2017 ». Document dans lequel, ces agences signataires s’accordent à apporter un appui technique et financier des Nations-Unies aux priorités du gouvernement.

 

Le Représentant Spécial adjoint du secrétaire général des Nations-Unies, et Coordonnateur résident, Fabrizio Hochschild, a précisé le contenu du document qui consiste à combiner des réponses aux besoins humanitaires encore persistants et des esquisses de solution durable pour soutenir les efforts de relèvement et de reconstruction du pays.

 

« Les Nations Unies et la communauté Internationale restent convaincues avec le gouvernement centrafricain que la paix durable passe aussi par la création d’un environnement favorable à la relance d’une économie »,  a souligné Fabrizio Hochschild.

Selon lui, les Nations-Unies ont identifié ces défis à trois niveaux.  D’abord la sécurité et la bonne gouvernance, ensuite la conquête de la confiance citoyenne et enfin, la création d’un environnement favorable à la relance économique en République Centrafricaine.

 

Le Ministre de l’Economie, du Plan et de la Coopération Félix Moloua, qui a signé le document au nom du gouvernement centrafricain a indiqué que cet accord va permettre à la République Centrafricaine de répondre à certains besoins de l’heure, « c’est une rencontre qui a permis au gouvernement de signer un document de Cadre Stratégique Intérimaire. C’est un système auquel les Nations-Unies vont apporter une réponse aux besoins du pays afin que la RCA puisse avoir sa stabilité » a-t-il déclaré.

 

La cérémonie officielle a connu la participation de plus d’une dizaine des membres du gouvernement dont les Ministres des Affaires Etrangères et des Affaires sociales ainsi que celui de l’Agriculture qui demandent aux humanitaires de passer dans les urgences tout en mettant un accent particulier sur la sécurité alimentaire.

 

Notons que le dernier plan cadre des Nations-Unies pour l’assistance au développement en République Centrafricaine qui couvre la période de 2012-2016 n’a pas pu être mis en œuvre à cause de la crise survenue en décembre 2012.

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16 août 2016 2 16 /08 /août /2016 12:44

 

 

http://rjdh.org/  PAR FRIDOLIN NGOULOU LE 15 AOÛT 2016

 

BANGUI, 15 août 2015 (RJDH)–Après leurs « arrestations » à l’issue d’une tentative de fuite vendredi nuit de Km5 à Bangui vers les villes du nord, les chefs rebelles Abdoulaye Hisseine et Aroun Gaye, qui feraient partie des capturés se sont finalement enfuis. C’est ce qu’a fait comprendre le ministre de la sécurité publique Jean Serge Bokassa lors d’une visite aux sept détenus à la SRI à Bangui.

 

Selon les propos du ministre de la sécurité publique Jean Serge Bokassa sur la radio nationale, ces hommes lourdement armés avaient quitté le Km5, stoppés par les forces armées Centrafricaines à 30 Km de Damara, ils auraient reçu un renfort pour les permettre de rejoindre la ville de Sibut, laissant au moins quatre véhicules endommagés et hors d’usage sur les sept qu’ils avaient. A Sibut, ils ont été stoppés par la Minusca qui a mis la main sur les leaders, notamment Abdoulaye Hisseine et Aroun Gaye.

 

« On croyait enfin que la justice va faire son travail. Mais malheureusement, quelques temps après, nous avions reçu l’appel comme quoi, ils se sont enfui dans la brousse », regrette le ministre de la sécurité qui s’interroge sur ce qui s’est passé entretemps pour que ces deux leaders, recherchés par la justice s’échappent.

 

Pour Jean Serge Bokassa, les FACA et les éléments de la Minusca traquent encore ces hommes dans la brousse. Dans un communiqué, la Minusca a, sans donner de noms, fait état de l’arrestation à 50 km de Sibut, de dix leaders de l’ex-Séléka.

 

Dans un ton très remonté, le ministre Bokassa demande l’ouverture d’une enquête et même une enquête parlementaire sur cette affaire, afin d’établir les responsabilités dans la fuite de ces leaders. Selon le ministre, aux dernières nouvelles, trois jeunes ont été pris en otage par ces chefs rebelles en cavale.

 

Le ministre de transport, porte-parole du gouvernement Théodore Jousso a dans un communiqué gouvernemental souligné que deux rebelles ont été tués dans cet accrochage et 4 autres gravement blessés parmi lesquels Hamed Tidjani, l’un des « bandits du Km5, proche de Noureddine Adam ».

 

Notons que la Minusca n’a pas encore réagi suite aux positions du membre du gouvernement.

 

Abdoulaye Hisseine et Aroun Gaye sont  les deux principaux cadres du FPRC encore à Bangui, ville qu’ils ont tenté à plusieurs reprises de quitter en vain. Abdoulaye Hisseine, arrêté le 15 mars 2016, s’est fait libérer par ses hommes quelques heures plus tard à la SRI où il était détenu. Aroun Gaye quant à lui, a résisté à son arrestation par la Minusca dans la nuit du 1er au 2 août 2015. Les affrontements entre ses hommes et les casques bleus avaient fait trois morts dont un soldat de la paix.

Centrafrique : Abdoulaye Hisseine et Aroun Gaye échappent après leur « arrestation » à Sibut
Centrafrique : Abdoulaye Hisseine et Aroun Gaye échappent après leur « arrestation » à Sibut
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