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9 décembre 2019 1 09 /12 /décembre /2019 20:52
Nouvelles nationales sur RJDH
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Centrafrique : Le retour de l’ancien Chef de l’Etat François Bozize s’invite dans le débat politique

 

BANGUI, le 09 décembre 2019(RJDH)---Le retour au pays de l’ancien Chef de l’Etat François Bozize s’invite dans le débat politique et divise les opinions ces derniers temps.  

L’actualité politique nationale est aujourd’hui dominée par le sujet évoquant le retour au pays de l’ancien Chef de l’Etat, François Bozize, chassé du pouvoir en 2013 par la coalition Séléka. Son retour est aujourd’hui le cheval de bataille de son parti KNK et soutenu par les ténors de l’opposition démocratique. Pour le KNK et ses nouveaux alliés dans l’opposition, c’est le pouvoir de Bangui qui empêche aujourd’hui le retour tant réclamé de Bozizé et dans leur ligne de mire Faustin Archange Touadera.

De manière interposée et à distance, les camps opposés se sont lancé dans une série de meeting pour véhiculer leur position sur la question aux centrafricains. A titre illustratif, le 07 décembre dernier, les militants et sympathisants du parti travailliste KNK ont tenu un meeting à l’école Ndrès 2. Une occasion pour le Secrétaire Général du KNK, Bertin Béa, d’exiger le retour sans condition de leur leader et pointe du doigt directement le Chef de l’Etat Faustin Archange Touadera d’empêcher ce dernier de rentrer dans son pays. Avec des mots peu commodes et durs, Bertin Bea qualifie Touadera d’ingrat vis-à-vis de son mentor en politique, « Bozize est son géniteur politique et Touadera a décidé aujourd’hui de le jeter avec son eau de bain pour son ingratitude à l’endroit de celui à la mamelle politique de qui il s’allaitait », selon l’ouvrier Secrétaire Général du KNK, Bertin Bea.

Ce même jour, un autre meeting s’est tenu sur le terrain de l’UCATEX par le Mouvement Centrafrique Debout (MCD), mouvement qui soutient les actions du Chef de l’Etat. Une fois de plus, la question du retour de l’ancien Chef de l’Etat était évoquée mais sous un autre angle. « Le Chef de l’Etat veut que l’ancien Président de la République revient au pays dans la dignité. Mais les gens manipulent les choses pour dire que Bozize doit revenir or son retour doit être encadré, c’est l’affaire du gouvernement, c’est l’affaire du Président de la République », a souligné le Coordonnateur adjoint du Mouvement Centrafrique Debout, M. Abakar Pico.

Du côté du parti KNK, le Chef de l’Etat Faustin Archange Touadera est la seule personne qui peut renouveler le passeport de leur leader pour lui permettre de rentrer au pays mais jusqu’alors, son passeport n’est pas toujours renouvelé, cela démontre la volonté du Chef de l’Etat d’empêcher ce dernier de rentrer au pays.

Le retour de l’ancien Chef de l’Etat François Bozize au pays est diversement apprécié par la classe politique ce dernier temps. De Meckassoua à Anicet Georges Dologuele en passant par Nguendet, tous sont unanimes pour le retour de François Bozize.

Pour rappel, ces avocats ont déposé une plainte au tribunal administratif au mois de septembre dernier pour demander l’annulation de l’arrêté de l’ancien Ministre des Transports, Theodore Jousso interdisant à toutes les compagnies aériennes qui desservent l’aéroport international Bangui-M’poko de ne pas embarquer le passager François Bozize. Le verdict du tribunal administratif de Bangui sur la question est attendu mercredi 11 décembre 2019.

 

 

Centrafrique : La gestion de la transhumance au cœur des échanges entre des acteurs  centrafricains et tchadiens

 

PAOUA, le 09 décembre 2019 (RJDH)--- L’ONG Concordis a organisé du 6 au 8 décembre 2019 à Paoua une session d’échanges entre les agriculteurs centrafricains et éleveurs tchadiens pour préparer la gestion de la transhumance, qui est source de tensions entre les paysans et les éleveurs dans cette partie du pays.

A l’approche de la période de transhumance, les cultivateurs centrafricains et les éleveurs tchadiens veulent accorder leur violon sur la question de la gestion de transhumance du bétail entre les deux États sur initiative de l’ONG internationale Concordis, basée à Paoua. Les déplacements des éleveurs transhumants se passent dans des conditions difficiles en quête de pâturage dans les régions centrafricaines entrainent sans cesse des affrontements meurtriers car, les éleveurs sont armés.

C’est dans ce contexte que l’ONG internationale Concordis a organisé une session d’échanges de deux jours, du 6 au 8 décembre à Paoua, entre les principaux acteurs impliqués dans la transhumance. Pour cela, une délégation des éleveurs tchadiens conduite par le Préfet de Gore Mahamat Gassabi, a été reçue par son homologue de l’Ouham-Pende Dieudonné Youngaïna

Pour Tony Kasuza, chef de projet à Concordis, explique que « le but de cette rencontre est d’établir en amont un cadre d’échanges et de dialogue entre les éleveurs transhumants du Tchad et les communautés sédentaires de la Centrafrique pour discuter de tout ce qui touche à la transhumance. Nous voulons aboutir à la mise en place d’un groupe de conseil réunissant les deux parties pour organiser les couloirs de passage, résoudre les conflits qui naitraient car, nous ne voulons plus avoir encore dans la région une nouvelle crise »indique le Chef de projet de l’ONG Concordis.

Les principaux points assortis de cette rencontre demandent aux éleveurs à se présenter aux autorités centrafricaines chaque fois qu’ils veulent entrer en Centrafrique, rapporte le Préfet de l’Ouham-Pende, et sur ce principe tout le monde est d’accord, explique un responsable d’un groupement agricole de Paoua. Les préfets de Paoua et Gore seront respectivement les responsables de la gestion des transhumances dans leur zone.

Les acteurs impliqués ont réitéré leur engagement à veiller scrupuleusement sur les résolutions prises. Mais d’autres voix souhaitent que cet exercice soit régulier, mais avec l’implication des deux Etats pour institutionnaliser l’encadrement et la gestion de la transhumance.

 

Centrafrique : 63 victimes d’abus sexuels attribués au personnel des Nations-Unies

 

BANGUI, le 08 Décembre 2019 (RJDH)---63 victimes des allégations d’exploitation et d’abus sexuelles sur 143 cas recensés par la Minusca, sont attribués au personnel des nations-unies. C’est le rapport des nations-Unies sur la RCA rendu public ce 04 décembre 2019.

Rendu public en date du 04 décembre 2019, le document présente les cas recensés depuis 2014 à ce jour, 143 allégations d’exploitation et d’abus sexuel commis par le personnel des Nations-Unies en RCA. 25 de ces cas sont établis contre 35 non-établis et 83 autres en attente de résultat ou de sanctions.  « De toutes ces allégations, 356 victimes et victimes alléguées sont concernées dont 63 demandent de reconnaissance de paternité », lit-on dans ce document

Rien que pour l’année 2019, 32 allégations d’abus et d’exploitation sexuels ont été reçues. « De ces 32 cas, 27 allégations impliquent des personnels militaires, deux allégations impliquant le personnel de police et trois allégations impliquant des civils dont un personnel  national et deux contractants des Nations-Unies », rapporte le même document tout en  précisant que 12 des cas sont présumés être intervenus en 2019, et 20 les années précédentes. « Deux de ces allégations ont été non-établies et un cas établie, après enquête. Toutes concernent des militaires. La sanction est en attente concernant le personnel reconnu coupable. Les autres allégations au nombre de 42 sont en cours d’enquête ».

Entre temps, 16 incidents sont signalés pour l’année 2018 et 13 incidents signalés en 2017. Au titre de l’année 2016, c’est 24 cas qui sont enregistrés contre 51 en 2015. Par contre, pour des années inconnues en 2014, 29 incidents sont signalés.

La MINUSCA a indiqué que lorsque des allégations impliquent des civils, le bureau des services de contrôle interne enquête et des mesures administrative et ou disciplinaires sont prises. En outre, tout membre du personnel de l’ONU, y compris les militaires contre lesquels une allégation fondée a été établie, est exclu de tout emploi futur dans une mission de maintien de paix.

De tous ces incidents,  63 victimes de ces cas d’abus sexuels attribués au personnel des Nations-Unies réclament une reconnaissance de paternité car « de ces relations, il y a eu des enfants », nous précise un personnel de la MINUSCA.

Pour cela, des protocoles d’assistance aux victimes avec des prestataires de services ont été établis notamment l’UNICEF, et l’UNFPA, pour « s’assurer que toutes les victimes reçoivent un soutien et une assistance. Cela inclut le conseil, l’aide médicale d’urgence et régulière pour que les victimes et les bébés nés de rapport sexuel avec le personnel de l’ONU ».

Ces victimes sont assistées par le MINUSCA pour couvrir des besoins urgents tels que le transport, l’habillement et la nourriture et a aidé à fournir aux victimes dans des situations d’urgence un emploi temporaire.

 

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8 décembre 2019 7 08 /12 /décembre /2019 16:39
G5 Sahel, Emmanuel Macron devra revoir sa copie

 

Lu pour vous

 

https://mondafrique.com/ By La rédaction de Mondafrique 8 décembre 2019

 

Le président français Macron, qui tente de renvoyer la responsabilité des échecs du G5 Sahel sur les partenaires de la France, a été mal briefé sur les accords qui dès maintenant et à l’exception du Burkina, encadrent la présence française.

En marge du Sommet sur le 70 ème anniversaire de l’OTAN, le président français Emmanuel Macron a laissé entendre le mercredi 4 décembre à Londres qu’il attendait que les pays du G 5 Sahel (Burkina Faso, Mali, Mauritanie, Niger et Tchad) clarifient leurs demandes à l’égard de la présence militaire française. En réalité, le Mali, le Niger et le Tchad ont passé des accords militaires bilatéraux qui justifient les opérations de la force Barkhane sur leur territoire.

En revanche, le Burkina Faso et la Mauritanie n’ont pas signé d’accord pour permettre à Barkhane d’intervenir de façon permanente.

Tchad, le bon élève

Aucun accord militaire global entre le G 5 Sahel pris comme entité et la France n’est possible. Le G 5 Sahel est né en décembre 2014, soit cinq mois après le début de l’opération Barkhane lancée en août 2014 par la France, à la suite de l’opération Serval engagée en janvier 2013 au Mali pour stopper l’avancée des djihadistes, partis du Nord Mali vers Bamako.

La France maintient une présence militaire permanente au Tchad depuis 1986 d’abord dans le cadre de l’opération Epervier déclenchée à la demande du président Hissène Habré pour faire face à l’arrivée sur son territoire des troupes libyennes. Après avoir évolué au gré de très nombreux accords entre Paris et N’Djamena, Epervier est devenu Barkhane en août 2014. C’est d’ailleurs au Tchad que se trouve le quartier général de Barkhane.

Niger et Mali, la France chez elle

Avec le Niger, l’accord bilatéral qui régit l’intervention de Barkhane date de 2013. Il définit les conditions de stationnement sur le sol nigérien (précisément sur l’aéroport de Niamey) de la composante « Air » de Barkhane. En vertu de l’accord entre entre Niamey et Paris, le Niger accorde, entre autres, une liberté totale de stationnement aux mirages ainsi qu’aux drones et au personnel de l’opération Barkhane.

Avec le Mali, Barkhane hérite des accords passés lors de l’opération Serval. Une smiple demande était alors adressée en janvier 2013 par le président de transition Diancounda Traoré à son homologue français François Hollande. L’accord d’intervention a ensuite été formalisé sous forme d’un accord bilatéral franco-malien qui précise, notamment, le statut du personnel militaire de Barkhane, les conditions d’atterrissages et de décollage des aéronefs de Barkhane ainsi que les exonérations sur le matériel et équipement introduit par l’opération militaire française.

Mauritanie, des échanges encadrés

Pour des raisons différentes, le Burkina Faso et la Mauritanie n’ont pas avec la France des accords qui encadrent les opérations de Barkhane sur leur territoire.

Depuis près de dix ans, la Mauritanie n’a pas connu d’attaque djihadiste d’envergure sur son territoire. Le pouvoir mauritanien estime donc qu’il n’a pas besoin de forces étrangères pour lutter contre la menace terroriste.  Ici, la coopération militaire bilatérale avec la France concerne non pas des opérations de Barkhane, mais la formation d’officiers mauritaniens dans les écoles françaises. La France envoie également des instructeurs en Mauritanie. Les deux pays échangent du renseignement et partagent des expériences dans la lutte contre le terrorisme grâce à l’antenne que la DGSE possède en Mauritanie.

Burkina, le grain de sable

Si elles paraissent claires avec quatre pays du G 5 Sahel, les relations militaires entre la France et le Burkina Faso sont, en revanche, beaucoup plus complexes. La demande de clarification d’Emmanuel Macron concerne surtout ce pays. En dépit de la dégradation de la situation sécuritaire intérieure, le Burkina Faso a choisi comme doctrine de refuser toute installation d’une base de Barkhane sur son territoire.

Mieux, dans une lettre au ton ferme adressée à l’attaché militaire auprès de l’ambassade de France à Ouagadougou, le pouvoir burkinabé a exigé qu’il soit avisé de toute opération de survol de son territoire par tout aéronef étranger. A la veille d’une élection présidentielle incertaine, le pouvoir burkinabé ne souhaite pas s’aliéner une bonne partie de l’opinion publique hostile à l’installation d’une force étrangère.

Dans ces conditions où chaque pays du G 5 Sahel a fait son choix en tenant compte de ses réalités nationales, on ne voit pas à quoi pourrait bien servir le Sommet auquel le président Macron a convié le 16 décembre à Pau, dans le sud-ouest de la France, ses pairs du Burkina Faso, du Mali, de la Mauritanie, du Niger et du Tchad.

Un sommet franco-africain pour rien? L’hypothèse est plus que probable.

 

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8 décembre 2019 7 08 /12 /décembre /2019 16:02
HOMELIE DE S.EM. DIEUDONNE CARDINAL NZAPALAINGA

 

 

HOMELIE DE S.EM. DIEUDONNE CARDINAL NZAPALAINGA, ARCHEVEQUE METROPOLITAIN DE BANGUI POUR LA FETE DE L’IMMACULEE CONCEPTION:

 

NGUKOMBA 2019, 5 AU 7 DECEMBRE 2019.

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Chers frères et sœurs dans le Christ, Notre archidiocèse a vécu des moments importants ces derniers temps : D’abord la rentrée pastorale diocésaine tenue en la paroisse Notre Dame d’Afrique qui a regroupé toutes les représentations de nos paroisses, des bureaux diocésains des mouvements, fraternités et groupes de prière, et des communautés religieuses autour du thème « Oecuménisme et dialogue interreligieux en pays de conflit : le cas de la République Centrafricaine ». En effet, ce moment a été marqué d’un caractère oecuménique et interreligieux avec la présence bénie de nos frères protestants et musulmans.

Ensuite avec l’Eglise toute entière nous avons célébré d’une manière particulière le mois du Rosaire couplé avec le «mois missionnaire extraordinaire », décrété par le Pape François, qui invite l’Eglise a raviver son ardeur missionnaire ; et nous venons de clôturer les 125 ans de l’évangélisation en Centrafrique le 30 novembre en la paroisse St Paul. Enfin nous voici réunis au sanctuaire marial de Ngukomba pour le pèlerinage annuel diocésain autour du thème « Marie, Mère de l’Eglise Missionnaire ».

Chers frères et sœurs,

Chaque année l’archidiocèse nous offre ce temps précieux, marqué par les enseignements, les exhortations, les préparations spirituelles afin de vivre un moment de « Rencontre avec le Christ », sous le manteau maternel de Marie notre Mère, la Mère de l’Eglise missionnaire. Le sanctuaire marial de NguKomba accueille en son sein tout le monde sans distinction de peuples, de nations et de confessions religieuses. Autant de fruits spirituels sont vécus par les uns et les autres, et pour nous c’est un motif d’action grâce à Dieu pour son immense amour.

Sur notre route de Noël, nous trouvons cette fête de Marie que nous appelons « l’Immaculée Conception ». En vertu d’une grâce exceptionnelle, Marie, Mère de Jésus n’a jamais connu le péché. En cette solennité de la fête d’aujourd’hui, la liturgie nous donne d’entendre les textes de Genèse 3, 9-20 ; nous voyons le premier couple humain qui se soustrait du projet de Dieu de parfaire la création. Dieu vient à sa rencontre, il ouvre le dialogue par cette question « où es-tu ? » (Gn 3, 13). L’attitude orgueilleuse du premier couple humain est la triste réalité de son désengagement par rapport à l’alliance avec Dieu dans la création.

Le psaume 97, (Ps 97 (98), 1, 2-3ab, 3cd-4) vient nous rappeler que « Le Seigneur a fait connaître sa victoire et révélé sa justice aux nations ; il s’est rappelé sa fidélité, son amour, en faveur de la maison d’Israël». Personne et aucune nation ne peut se soustraire devant la victoire de Dieu, d’où l’invitation du psalmiste : « Acclamez le Seigneur, terre entière, sonnez, chantez, jouez ! » Le texte de St Paul aux Ephésiens 1, 3-12 est un hymne de louange à Dieu pour son don de l‘Evénement-Christ. Le mot clé de ce passage est «mystère », qui embrasse le décret original divin : création- élection- rédemption- et sa réalisation à la fin des temps.

A partir de cet Evénement-Christique, le projet de Dieu pour sauver l’humanité n’est que le fruit de son amour pour faire de nous un peuple : « En lui, il nous a choisis avant la création du monde, pour que nous soyons, dans l’amour, saints et irréprochables sous son regard. Il nous a d’avance destinés à devenir pour lui des fils par Jésus- Christ » ( Ep 1, 4-6a). N’est-ce pas pour nous un appel à la vie de sainteté ? Cette sainteté engage une vie continuelle de conversion de notre part en lien au projet de Dieu qui est de nous sauver.

Dans l’Evangile de l’Annonciation (Lc 1, 26-38), c’est Dieu qui entre en dialogue avec Marie à travers l’ange Gabriel, pour lui annoncer qu’elle a été choisie pour être la mère de son Fils, afin de coopérer au projet de Dieu. Lequel projet ? C’est pour mettre au monde l’Enfant-Jésus, sauveur de toute l’humanité. 2 En effet, quand Dieu appelle, il respecte la liberté de chacun. Marie reste libre d’accepter. Elle cherche simplement à comprendre : « Comment cela va-t-il se faire ? » (Lc 1, 34) L’ange lui répond : « L’Esprit Saint viendra sur toi et la puissance du Très haut te prendra sous son ombre. »(Lc 1, 36)

Et Marie accepte en prononçant ces simples paroles : « Je suis la servante du Seigneur, que tout se passe pour moi selon ta parole. »(Lc 1, 38) La fête d’aujourd’hui nous donne l’occasion à méditer sur ce rôle de la plus haute importance que Dieu a confié à Marie. Chers frères et sœurs Dans la première lecture que nous avons écoutée, la figure de Eve semble être négative. Elle a refusé de coopérer à ce projet précieux que Dieu lui a confié : parfaire la création.

Ce rôle va subir un échec. Par contre Marie, dans l’évangile de saint Luc, va manifester cette coopération au projet de Dieu pour l’humanité par son « OUI ». Dès lors sa figure devient plus positive. Dans une perspective culturelle et religieuse de son temps, Marie, qui a son projet de mariage, devrait être la fierté du village, des voisins, de ses parents, va abandonner cela pour une cause noble, c’est-à-dire pour que le projet de Dieu se réalise en elle pour le salut de toute l’humanité. Marie a répondu positivement à ce projet, qui ouvre à l’universel, aux multitudes.

Aujourd’hui encore, la mission de Marie et celle de l’Eglise est d’annoncer le Christ sauveur de l’humanité ; faire raisonner ce message afin que l’amour de Dieu soit connu et accueilli. La mission de Marie se voit par sa présence à la naissance de l’Eglise et se prolonge également en vue de sa réalisation parfaite en Dieu. Un des aspects que je voudrais souligner ici, cette mission consiste aussi à parfaire la création : « (…) « Loué sois-Tu, mon Seigneur », chantait saint François d’Assise.

Dans ce beau cantique, il nous rappelait que notre maison commune est aussi comme une sœur, avec laquelle nous partageons l’existence, et comme une mère, belle, qui nous accueille à bras ouvert : « Loué sois-tu, mon Seigneur, pour sœur notre mère la terre, qui nous soutient et nous gouverne, et produit divers fruits avec les fleurs colorées et l’herbe » (cf. Laudato Si n°1 du Pape François). Il nous faut faire justice à la création qui est avant tout l’œuvre de Dieu. C’est ce que j’appelle le respect pour la création ; car elle ne cesse de crier du fait que nous la méprisons.

Et encore le Pape souligne au n° 2 de Laudato Si : « Cette sœur crie en raison des dégâts que nous lui causons par l’utilisation irresponsable et par l’abus des biens que Dieu a déposé en elle. (…) C’est pourquoi, parmi les pauvres les plus abandonnés et maltraités, se trouve notre terre opprimée et dévastée, qui ‘gémit en travail d’enfantement’ (Rom 8, 22). Nous oublions que nous-mêmes, nous sommes poussières (cf. Gn 2, 7). Notre propre corps est constitué d’éléments de la planète, son air nous donne le souffle et son eau nous vivifie comme elle nous restaure ».

Regardons par exemple, notre fleuve Oubangui qui rejette tous les déchets que nous lui avons fait avaler, il nous les remet. Quelles sont les dispositions prises pour la salubrité dans nos villes ? Comme Marie, Dieu nous appelle pour nous confier une mission, une responsabilité. Il compte sur nous dans nos paroisses, nos familles, nos lieux de vie et de travail pour être les témoins et les messagers de son amour. En effet, les différentes responsabilités que nous exerçons dans l’église, et dans la société, devraient être en conformité avec le projet de Dieu. Ce projet de Dieu qui reçoit notre adhésion personnelle, ne reste pas un acte individuel, par contre, c’est pour les œuvres de Dieu en nos frères et sœurs afin qu’ils retrouvent leur dignité première d’enfants de Dieu.

 Chers frères et sœurs, la manière dont nous abusons de nos responsabilités dans ce pays est inadmissible ! Certains de nos compatriotes ont été victimes des inondations. Ceux et celles qui avaient la responsabilité d’apporter des vivres et d’autres soutiens multiples, n’ont pas jugé mieux que de les détourner à leur profit et d’abandonner les sinistrés à leur triste sort. Et encore que se passe-t-il aujourd’hui dans les différents services d’églises, étatiques, paraétatiques et mêmes privés? Des séries de détournements des biens, la pratique de corruption qui méprise le sens du bien commun et tue le projet de Dieu qui nous a été confié pour l’intérêt de la nation.

Si Marie avait confisqué le projet de Dieu pour elle- 3 même, nous n’en serions pas les bénéficiaires aujourd’hui. Nos responsabilités doivent dépasser les barrières régionalistes, religieuses, ethniques, culturelles, politiques etc. Aujourd’hui encore le Seigneur continue d’appeler des hommes, des femmes et même des enfants. Il nous rejoint dans les diverses circonstances par les personnes qu’il met sur notre route. Il nous invite à puiser à la Source de son amour pour le rayonner autour de nous.

Nous sommes choisis par Dieu pour incarner sa bonté, sa tendresse et sa justice. Dans ce monde troublé, notre collaboration à ce projet de Dieu apportera le vivre ensemble, la paix et l’unité dans la diversité, le respect de la nature. Le Seigneur a besoin de nos mains pour construire ce monde. Il a besoin de nos lèvres pour prononcer ses paroles. Il a besoin de nos yeux pour voir la souffrance humaine et la soulager. Quelle que soit la question qu’il nous pose, il nous invite à lui dire oui. Si nous répondons oui à la suite de Marie, nous devenons porteurs de lumière.

Et à l’instant où nous disons oui, nous comprenions le oui de Marie. C’est une grande aventure qui commence. Il n’y a pas de plus grand honneur pour les hommes que d’être les serviteurs de l’amour. Marie n’a pas suivi un autre chemin que ce qu’elle nous enseigne : « Faites tout ce qu’il vous dira ». (Jn 2, 5) Le Seigneur continue à vouloir chercher et sauver ceux qui sont perdus. C’est pour cela qu’il est venu dans notre monde.

Nous qui avons instinctivement le goût du péché, tournons-nous vers Marie, la Mère Immaculée. Qu’elle nous oriente vers l’adoration, la reconnaissance, le goût d’une vie entièrement donnée pour la gloire de Dieu. Par l’intercession de l’Immaculée Mère de Dieu, prions pour que le visage de Dieu se manifeste dans sa miséricorde à nous pécheurs. Que sa totale ouverture à Dieu nous obtienne de vivre pleinement notre oui du baptême et d’aimer Dieu dans nos frères et sœurs. Marie mère de l’Oubangui, prie pour nous.

Cardinal NZAPALAINGA

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8 décembre 2019 7 08 /12 /décembre /2019 15:45
Centrafrique : l’opposition vent debout contre Touadéra

 

Lu pour vous

 

Par Vonews  décembre 7, 2019

 

« À un an de la présidentielle, les principaux leaders de l’opposition centrafricaine ont mis sur les rails une nouvelle coalition. Initiée par Anicet-Georges Dologuélé, cette plateforme politique rassemble notamment Nicolas Tiangaye et Abdou Karim Meckassoua. Mais il n’est, pour l’instant, pas question d’une candidature unique », renseigne jeuneafrique.

Le site d’information poursuit : « L’ex-Premier ministre Anicet-Georges Dologuélé, candidat malheureux à la présidentielle de 2016, s’est entouré de quelques-uns des principaux leaders de l’opposition : la plateforme revendique pas moins de 18 partis politiques membres. »

Une première rencontre, dans ce sens, a réuni tous les ténors des partis politiques ce mercredi 27 novembre 2019 au siège de l’URCA à Bangui.

Cette nouvelle plateforme d’opposition a pour objectif d’organiser « une coalition de l’opposition démocratique », une structure pour parler d’une seule voix. Elle regroupe une quinzaine de partis politiques dont les principaux leaders d’oppositions.

Anicet Georges Dologuélé, Bertin Béa, Karim Meckassoua, Nicolas Tiangaye, Ferdinand Nguendet, Désiré Kolingba… Ils ont décidé de se regrouper dans une plateforme purement politique à la différence de celle d’E Zingo Biani qui accueille aussi des organisations de la société civile.

Plusieurs thématiques réunissent ces leaders d’opposition : la dénonciation de l’accord de Khartoum et des violences qui se poursuivent sur le territoire ou encore leur désaccord quant à la mise en place du comité stratégique d’appui au processus électoral qu’ils qualifient de « machine de fraude ».

« Tout reste à définir », tempèrent certains. Et déjà des divergences pourraient diviser cette nouvelle union. En toile de fond, les élections générales de l’année prochaine.

Certains de ces leaders défendent l’idée d’une nouvelle transition estimant que les conditions sécuritaires ne sont pas réunies pour l’organisation du scrutin. D’autres veulent l’organisation d’élections crédibles dans les temps. Ce que défend le gouvernement, soutenu par la Minusca, qui souhaite coûte que coûte le respect du calendrier électoral.

A un an des échéances électorales, un comité stratégique d’appui au processus électoral a été créé par le gouvernement et cela malgré l’existence de l’Autorité nationale des élections (ANE).

Mais, les partis politiques et organisations de la société civile dénoncent le caractère illégal de ce comité. Selon eux, ni la Constitution, ni le code électoral n’a prévu la mise en place d’une telle structure parallèle à l’ANE, l’Autorité nationale des élections. L’opposition démocratique y voit déjà des risques de fraudes.

Le premier tour des élections présidentielle et législatives en Centrafrique est prévu en décembre 2020.

Thomas Gomis pour vonews.net

 

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8 décembre 2019 7 08 /12 /décembre /2019 15:38
La Centrafrique entend baisser les taxes à l'exportation des pierres précieuses

 

 

La Centrafrique entend baisser les taxes à l'exportation des pierres précieuses

 

French.china.org.cn | Mis à jour le 07-12-2019

 

Le gouvernement centrafricain prévoit de baisser les taxes à l'exportation des pierres précieuses, à la fois pour lutter contre la fraude et augmenter la quantité des pierres destinées à l'exportation, a appris vendredi Xinhua de source officielle.

La taxe à l'exportation sur le diamant va passer de 6,25% à 4% tandis que celle sur l'or va baisser de 5,25% à 2,25%, a indiqué le ministre centrafricain des Mines et de la Géologie, Léopold Mboli Fatran, au sortir d'une réunion avec les opérateurs du secteur.

Il s'agit pour lui de rendre concurrentielle cette taxation par rapport aux pays limitrophes, afin d'éviter que les exportateurs exportent les pierres précieuses collectées sur le territoire centrafricain depuis ces pays.

En plus de cette réduction des taxes à l'exportation sur les pierres précieuses, le ministre a ajouté que son pays serait bientôt doté de deux bureaux d'achat de diamant et d'or destinés à l'exportation.

Selon lui, ces nouvelles mesures découlent d'une étude menée par des fiscalistes du secteur, laquelle ayant également permis au gouvernement de reconsidérer plusieurs dispositions du Code minier centrafricain qui entreront en vigueur d'ici l'année prochaine.

Source: Agence de presse Xinhua

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8 décembre 2019 7 08 /12 /décembre /2019 15:34
Tchad: les éleveurs demandent la réouverture de la frontière centrafricaine

 

Tchad: les éleveurs demandent la réouverture de la frontière centrafricaine

 

Par RFI Publié le 08-12-2019 Modifié le 08-12-2019 à 11:36

 

La décision du Tchad de fermer sa frontière avec la Centrafrique en 2014 n’a pas freiné la transhumance du bétail entre les deux États, mais en a compliqué les conditions.

Depuis la fermeture de la frontière entre le Tchad et la Centrafrique en 2014, les allers-retours des éleveurs transhumants qui ne s'étaient jamais arrêtés se passent dans des conditions difficiles. « Les effets négatifs que nous avons observés : une transhumance armée, mais également la pression des groupes armés sur les éleveurs transhumants », admet le docteur Hissein Ahmat Malmal, du ministère centrafricain de l’Élevage.

Des difficultés de cohabitations exacerbées par le discours politique sont venues compliquer la situation. Les acteurs de la transhumance demandent donc aux États de les laisser s’occuper eux-mêmes de leurs problèmes.

« Nous demandons que la frontière s’ouvre et nous demandons la sécurisation du parcours de la transhumance du côté du Tchad comme du côté de la République centrafricaine, déclare Ahmat Adoum Abdelfati, secrétaire général de la confédération des acteurs tchadiens du secteur élevageEt surtout, l’arrêt immédiat de l’ingérence des politiciens ou des hommes en kaki. Parce que depuis toujours, les éleveurs et les agriculteurs de cet axe-là se reconnaissent. Ils ont leur stratégie pour résoudre leurs problèmes. »

Dialogue institutionnel arrêté

Grâce au Fonds de stabilisation des Nations Unies, la FAO et l’Organisation internationale des migrations (OIM) essayent d’aider les acteurs des deux pays à faire entendre leurs doléances. Selon le docteur Bakary Cissé, coordonnateur du projet transhumance Tchad-RCA, pour le compte de la FAO et de l’OIM, le plus important est que les deux États reprennent le dialogue institutionnel sur le sujet. Un exercice régulier auparavant, mais qui s’est arrêté depuis plusieurs années.

 

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8 décembre 2019 7 08 /12 /décembre /2019 15:32
Nouvelles nationales sur RFI
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Centrafrique: presque un an après son lancement, où en est le DDR?

 Par RFI Publié le 07-12-2019 Modifié le 07-12-2019 à 03:27

 

Le 17 décembre 2018, le président Touadera lançait officiellement le grand DDR (Désarmement, démobilisation et réintégration) en Centrafrique qui prévoit le désarmement de 5000 à 7000 combattants. Hier se tenait la 20e session du comité consultatif et de suivi du DDRR (Désarmement, démobilisation, réintégration et rapatriement). À l’ordre du jour notamment : les avancées, difficultés et perspectives du processus de désarmement.

Le ministre en charge du DDR, Maxime Mokom, a conduit la rencontre. « Nous sommes comptables devant le peuple et les partenaires. Pour cela, j’exhorte tous les acteurs impliqués dans ce processus de faire davantage pour la réussite de ce grand DDR. »


Plusieurs problématiques ont été abordées, notamment celle de la réticence des groupes armés à rendre les armes dans le cadre du DDR. Ils favorisent à la place le dépôt de munitions. Nordine Mahalba, vice-président du comité consultatif et de suivi du DDRR…


« Nous avons signé un accord et dedans, c’est précisé très clairement les critères d’éligibilité : l’appartenance à un groupe signataire de l’accord et le dépôt d’une arme de guerre en état de fonctionnement ou non. Et donc sur le terrain nous avons connu des difficultés en ce que certains mouvements ne fournissent que des munitions et c’est ce qu’il faut recadrer pour nous permettre d’avancer très objectivement. »


Autre problème soulevé lors de l’assemblée : le détournement possible des fonds du comité. « Si c’est une question de détournement de fonds, nous n’avons pas les preuves mais il y a un audit qui doit être engagé et ce problème-là a été soulevé lors de la session, le travail sera fait et seul l’audit pourra nous dire s’il y a détournement ou pas », poursuit-il.


La lenteur du processus de désarmement est souvent pointée du doigt. L’opération est encore en cours dans le nord-ouest du pays et devrait débuter dans la zone nord-est début janvier.


1321 hommes sont passés par la phase de démobilisation/désarmement en Centrafrique. Une partie de ces hommes vont intégrer les unités spéciales mixtes de sécurité prévues par l’accord de paix de février 2019. Les USMS prévoient notamment la sécurisation des couloirs de transhumance.

 

 

Soupçons d'abus sexuels à Caritas: l'archevêque de Bangui donne des explications

 

Par RFI Publié le 07-12-2019 Modifié le 07-12-2019 à 23:14

 

En Centrafrique, l’ancien secrétaire nationale de l’ONG Caritas, le père Luk Delft, fait l’objet d’une plainte à Bangui, après avoir été condamné en 2012 en Belgique pour abus sur mineur. Président de Caritas en Centrafrique, le cardinal Nzapalainga a donné sa version des faits sur cette affaire.

Chaque évêque est responsable de la section locale de Caritas. L’évêque de Kaga Bandoro dans le centre de la RCA, monseigneur Vanbuel, a donc fait venir le père Luk Delft en 2013. Puis, le secrétaire national, blessé par balle, a dû être évacué.

Président de Caritas en Centrafrique, le cardinal Nzapalainga s'est alors tourné vers le père Luk Delft pour le remplacer. « À ce moment-là nous avons écrit au supérieur des pères salésiens pour leur demander : "Nous voulons confier une responsabilité", raconte-t-il. Si les supérieurs nous avaient écrit pour nous dire "arrêtez c’est quelqu’un à problème" ou "il y a une situation grave", je pense que vous pourrez nous accuser en disant "vous avez reçu une réponse". Ils ont accepté que nous puissions le prendre. Quand nous avons été alertés encore par une psychothérapeute, nous leur avons écrit pour dire il semble qu’il y a quelque chose. Ils ont dit "on peut lui donner une nouvelle chance" ».

Le cardinal connaît donc le passé du père et décide de lui laisser sa chance. Mais au mois de juin, la chaîne de télévision américaine CNN qui enquête sur le terrain alerte sur de nouveaux cas. « Immédiatement, quand nous avons appris, on a demandé la démission du père, poursuit le cardinal Nzapalainga. Ceux qui pensent que nous, nous avons caché le père pour l’envoyer en Europe, c’est faux. L’Église a porté plainte le 7 octobre au niveau du tribunal de Bangui par rapport à cette situation. Nous ne sommes pas là pour cacher ni masquer la vérité ». Le Cardinal dit avoir été convoqué par la Section recherche et investigation (SRI). Il affirme attendre que la justice fasse son travail.

 

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7 décembre 2019 6 07 /12 /décembre /2019 01:41
Ernest Obama, nouveau DG du groupe l’Anecdote en République Centrafricaine

 

Lu pour vous

 

Médias: Ernest Obama, nouveau DG du groupe l’Anecdote en République Centrafricaine

https://actucameroun.com/ 6 Déc 2019 par Pascal Ango'o 

 

Ernest Obama n’aura pas chômé trop longtemps. Tout récemment limogé de la Direction général de Vision 4, Ernest Obama a été promu en Centrafrique.

Ernest Obama est désormais le nouveau directeur général du groupe l’Anecdote en République Centrafricaine. C’est ce 6 décembre que l’ex Dg de Vision 4, renvoyé il y a à peine 24 heures, a été promu.

Sa nomination a été officialisée au cours du journal de 20 heures de Vision 4 vendredi soir, quelques heures seulement après la passation de service avec Parfait Ayissi, son successeur à la tête de la télévision privée.

Ernest Obama quitte donc la direction générale de Vision 4 après 4 années passées à Vision 4. Le nouveau challenge d’Ernest Obama sera en Centrafrique.

Cette nomination est vue par certains comme une promotion. En effet, en rejoignant le groupe de Jean Pierre Amougou Belinga, Ernest Obama exporte son expertise hors du Cameroun.

Cependant, pour d’autres, il s’agit d’une sanction disciplinaire. On évoque qu’il avait été suspendu il n’y a pas longtemps dans un scandale financier. Il aurait eu les mains trempées dans une histoire de détournement d’argent en relation avec la publicité.

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7 décembre 2019 6 07 /12 /décembre /2019 01:19
Centrafrique : le gouvernement interdit un meeting du parti du président déchu Bozizé

 

Centrafrique : le gouvernement interdit un meeting du parti du président déchu Bozizé

 

French.china.org.cn | Mis à jour le 07-12-2019

 

Le gouvernement centrafricain a interdit un meeting du parti Kwa Na Kwa (KNK) du président déchu François Bozizé programmé samedi à Bangui, d'après une annonce diffusée vendredi soir sur les médias publics par le ministère centrafricain de la Communication.

Selon cette annonce, les organisateurs dudit meeting n'ont toujours pas déposé aux autorités concernées une demande formelle d'autorisation, le gouvernement ainsi "met clairement en garde les organisateurs d'un tel meeting contre tout débordement, et appelle les acteurs politiques à la préservation de la paix sociale".

Depuis sa chute en mars 2013, M. Bozizé, également président fondateur du KNK, vit en exil à l'étranger. Il actuellement est sous le coup d'une poursuite judiciaire, tant à l'intérieur de la République centrafricaine qu'au niveau de la Cour pénale internationale (CPI).

Son retour est annoncé plusieurs fois, mais également plusieurs fois repoussé. Toutefois, ses militants continuent de croire en lui, en animant le parti politique dont ils sont adhérents. F

Source: Agence de presse Xinhua

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6 décembre 2019 5 06 /12 /décembre /2019 19:22
Le port de Douala succède temporairement à Bolloré

 

 

Le port de Douala succède temporairement à Bolloré pour gérer son terminal à conteneurs

 

Vendredi 6 Décembre 2019 AFP

 

Le port autonome de Douala, le plus grand d'Afrique centrale, a annoncé jeudi 5 décembre qu'il succéderait à partir de janvier au groupe français Bolloré pour gérer son propre terminal à conteneurs alors que le processus de désignation d'un nouvel opérateur a été suspendu par Yaoundé.


"Le 31 décembre 2019, le contrat de concession de Douala International Terminal (DIT)", qui exploitait le terminal depuis quinze ans et dont le principal actionnaire est Bolloré, "sera échu", a indiqué la direction du port dans une note d'information. "En l'absence d'un nouvel opérateur, le Port autonome de Douala se prépare à prendre (lui-même) la relève", a-t-elle annoncé.


L'exploitant historique avait été écarté en janvier du processus de sélection et avait porté l'affaire devant le tribunal administratif de Douala, obtenant le 16 août la suspension du processus.


Mais cinq jours plus tard, le port avait intenté un recours et obtenu la suspension de cette décision, lui permettant d'annoncer mi-septembre que le groupe suisse Terminal Investment Limited succéderait à DIT.


"Le PAD est la principale porte d'entrée de marchandises pour le Tchad et la Centrafrique"

Un peu plus d'un mois après, la présidence camerounaise avait ordonné au port de suspendre le processus de désignation d'un nouveau concessionnaire. Cette décision avait été prise le même jour qu'une visite du ministre des Affaires étrangères français, Jean-Yves Le Drian, à Yaoundé.


La présidence avait demandé que la finalisation du contrat avec le suisse TIL soit suspendue dans l'attente des "conclusions définitives" de la justice, saisie par Bolloré. Mercredi, la Cour suprême du Cameroun a rejeté une demande du Port autonome de Douala (PAD) d'annuler la décision de suspendre le processus de désignation, prise en août par le tribunal administratif de Douala


"Cette décision (...) rendue en défaveur du PAD n'aura (pas) un impact sur la fin de la concession de Douala International Terminal le 31 décembre 2019 et son départ", a insisté le port dans la note d'information
Le PAD est la principale porte d'entrée de marchandises pour le Tchad et la Centrafrique, deux pays enclavés voisins du Cameroun.


Très présent en Afrique en y gérant pas moins de 17 ports, Bolloré a décroché en 2015 la concession du nouveau port de Kribi, ville balnéaire du sud du Cameroun.

 

 

 

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