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23 octobre 2019 3 23 /10 /octobre /2019 18:56
RCA : La rue Brazza au centre-ville de Bangui, véritable réservoir de maladies

 

 

https://www.radiondekeluka.org mercredi 23 octobre 2019 12:53

 

La rue Brazza reliant la Banque Sahélo-sahélien d'Investissements et de Commerce (BSIC) à Radio Centrafrique. Des tas d’ordures inondent ce boulevard et font dégager de mauvaises odeurs. Cette situation perdure et ne fait que s’empirer. Tout le monde se plaint et attribue la responsabilité à la mairie de Bangui. Les responsables de cette municipalité se réservent le droit de tout commentaire.

Des tas d'ordures, des boîtes de conserves partout, des sacs plastiques contenant des peaux de bananes ou d'écailles de poissons, des eaux stagnantes, des déchets de toutes sortes qui dégagent des odeurs nauséabondes. C'est l'image que présente la Rue Brazza au centre-ville de Bangui, rue qui relie la BSIC à Radio Centrafrique.

Tous les jours, des immondices sont déversées dans cette rue. Vendeurs, passants et riverains se disent dépassés. "Cette rue est abandonnée à elle-même. L'eau stagne. Je souhaite que la Mairie vienne constater et interdire le lavage de véhicules", a proposé Eloth Sapo, un centrafricain rencontré au centre-ville.

Lorsqu'il pleut, ces immondices se propagent dans le secteur et laissent libre court aux asticots. Les odeurs sont insupportables obligeant les passants à cracher tout le long de la rue. Même en plein jour, les moustiques piquent. Ludovic Délimi, un passant, craint les conséquences néfastes de ces ordures sur la santé humaine et sur l'environnement. "Les dangers sont là. Il y a le paludisme et le choléra, des maladies qui peuvent en résulter. On respire de l'air pollué", a-t-il regretté souhaitant que les autorités municipales fassent un tour au niveau de CCCG en passant à côté de BIVAC constater elles-mêmes cette flaque d'eau qui selon lui "représente une mauvaise image de la ville face aux étrangers".

Contacté le directeur des grands travaux techniques à la Mairie de Bangui se dit dépassé de gérer toujours les mêmes problèmes. D'après lui, la Mairie fait son devoir mais la population ne respecte pas les mesures d'hygiène et continue de déverser les immondices régulièrement sur cette rue.

Cette situation est aussi vécue ailleurs. Partout dans les marchés et certains carrefours de Bangui, l'insalubrité bat son plein.

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23 octobre 2019 3 23 /10 /octobre /2019 18:50
RCA : Montée de braquages aux alentours de l'aéroport Bangui M'Poko

 

 

https://www.radiondekeluka.org mercredi 23 octobre 2019 12:47

 

Les braquages deviennent monnaie courante à Bimbo 3 dans la commune de Bimbo et certains secteurs de Bégoua. Se promener dans ces zones reste un pari risqué pour la population qui appelle les Forces de Défense et de Sécurité (FSI) au secours. Une enquête exclusive de Radio Ndeke Luka.

D'après les témoignages recueillis à Bangui et dans Bimbo 3 précisément derrière l’aéroport Bangui M'Poko, les braquages se produisent habituellement entre 22 heures et 4 heures du matin. Des cas d’agression à main armée sont souvent enregistrés une fois la nuit tombée. Ces malfaiteurs dépouillent leurs victimes de leurs engins à deux roues, téléphones, argent et bien d’autres choses. Ces agressions peuvent parfois être suivies de perte en vies humaines en cas de résistance.

"Les gens qui sortent le matin pour aller au travail même ceux qui reviennent tôt sont toujours agressés par ces malfrats. Objectif, les dépouiller des biens mais parfois les tuer", a fait savoir un fonctionnaire ayant requis l'anonymat.

"Ils agressent les conducteurs de motos-taxis parfois ils les tuent et emportent leurs engins", a raconté un jeune homme. Une inquiétude partagée également partagée par une jeune dame habitant Bimbo 3. "Ils nous fouillent jusque dans les sous-vêtements, les soutiens-gorges voire dans nos cheveux pour prendre de l'argent", a-t-elle déploré.

Les habitants et les notables des secteurs touchés par cette recrudescence d’insécurité demandent aux Forces de Sécurité Intérieure (gendarmerie nationale et police centrafricaine) de multiplier des patrouilles nocturnes.

"Le 8ème arrondissement est situé à côté de l'aéroport internationale Bangui M'Poko. Mais il n'y a pas de contrôles, il n'y a pas de patrouilles militaires, ni de la gendarmerie nationale et de la police centrafricaine sans oublier les forces onusiennes", a relevé André Ndémakoua, chef de quartier Ngongonon 3 dans le 8ème arrondissement.

Une source proche de la sécurité publique reconnait cette montée de braquage mais justifie l’inaction des FSI par le manque de moyens militaires pour mener les opérations. Il demande aux chefs de quartiers et à la population civile de coopérer pour permettre de desceller les réseaux des malfrats. 

 

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23 octobre 2019 3 23 /10 /octobre /2019 18:13
LUKOIL Signe un Protocole D'entente avec la Guinée Equatoriale
LUKOIL Signe un Protocole D'entente avec la Guinée Equatoriale
LUKOIL Signe un Protocole D'entente avec la Guinée Equatoriale

 

COMMUNIQUE DE PRESSE

 

LUKOIL Signe un Protocole D'entente avec la Guinée Equatoriale

 

Le protocole jette les bases de la participation potentielle de LUKOIL à des projets d’exploration et de production d’hydrocarbures en Guinée équatoriale

 

SOCHI, Russie, 23 octobre 2019/ -- Le président de LUKOIL, Vagit Alekperov, et le ministre des Mines et des Hydrocarbures de la République de Guinée équatoriale, Gabriel Mbaga Obiang Lima, ont signé aujourd'hui un protocole d'accord lors du sommet Russia-Afrique de Sochi.


Le protocole jette les bases de la participation potentielle de LUKOIL à des projets d’exploration et de production d’hydrocarbures en Guinée équatoriale.

Actif en Afrique depuis 1995, LUKOIL développe des projets principalement dans les pays d’Afrique de l’ouest et d’Afrique centrale – Ghana, Cameroun, République démocratique du Congo et Nigéria.

Distribué par APO Group pour African Energy Chamber.

 

SOURCE : African Energy Chamber

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23 octobre 2019 3 23 /10 /octobre /2019 17:34
A Sotchi, Poutine inaugure la Russafrique

 

Lu pour vous 

 

ANALYSE

 

A Sotchi, Poutine inaugure la Russafrique

 

Par Célian Macé — 

 

Face aux dirigeants africains conviés jusqu’à jeudi sur les bords de la mer Noire à un sommet mêlant business et politique, le président russe met en scène ses ambitions sur le continent. Loin de tout  «soft power».

 

Pour attirer des chefs d’Etat et de gouvernement africains mercredi et jeudi dans les palaces de la station balnéaire de Sotchi, sur les bords de la mer Noire, Vladimir Poutine a quelques arguments historiques. La Russie, elle, n’a pas participé au découpage colonial du continent à la conférence de Berlin en 1885. Au contraire, en son temps, l’URSS a soutenu les mouvements de libération au nom de la lutte contre l’impérialisme, tissant tout au long de la guerre froide des liens avec plusieurs «pays frères». Après une période de retrait, Moscou est aujourd’hui de retour, clame le Kremlin. Preuve en est ce premier sommet Russie-Afrique, inauguré en majesté par Vladimir Poutine et l’Egyptien Abdel Fattah al-Sissi, président en exercice de l’Union africaine.

Cette ambition continentale renouvelée, certes incontestable, tient aussi du mythe, préviennent plusieurs experts. «Le retour de la Russie est beaucoup moins spectaculaire que ne le laisse penser sa couverture médiatique récente, nuance le chercheur Arnaud Kalika, dans une note de l’Ifri parue en avril. Il n’est que le produit des difficultés économiques intérieures du pays, où les entreprises ont un besoin vital d’exporter vers des zones épargnées par les sanctions. Nain économique du continent, Moscou a finalement plus besoin de l’Afrique que l’Afrique n’a besoin de la Russie.» Bien qu’en progression, le volume de leurs échanges commerciaux (17 milliards de dollars en 2017, dont 5 milliards seulement pour l’Afrique subsaharienne) reste très inférieur à ceux entre l’Afrique et l’UE (275 milliards) ou la Chine (200 milliards). Le seul secteur où Moscou reste prédominant est celui de l’armement. Mais la Russie lorgne aussi désormais du côté des mines et de l’énergie.

 

Centrafrique

 

Sa conquête des marchés repose sur une stratégie à la fois opportuniste et «bon marché» : «Son approche combinant coopération militaire et influence médiatique ne lui coûte pas très cher et permet d’avoir un maximum d’impact en engageant un minimum de moyens, analyse la consultante Poline Tchoubar, dans une étude publiée par la Fondation pour la recherche stratégiqueLa Russie arrive sur de nouveaux terrains en s’engouffrant dans le vide laissé par le désengagement d’une puissance occidentale (comme en Centrafrique après le départ des troupes françaises de l’opération Sangaris en 2016). Par rapport aux pays occidentaux, la Russie, tout comme la Chine, a aussi moins de contraintes de gouvernance interne susceptibles de la dissuader d’entrer dans des relations corrompues avec le pouvoir pour l’obtention de contrats publics.»

La fulgurante percée russe en Centrafrique depuis deux ans a alimenté le discours du Kremlin sur la renaissance de la Russie comme puissance globale en même temps que les inquiétudes des Occidentaux, France en tête. Moscou a commencé par livrer des armes à Bangui à la fin de l’année 2017. Quelques mois plus tard, le président Faustin-Archange Touadéra recrutait le Russe Valery Zakharov comme conseiller personnel à la sécurité, tandis que des dizaines de mercenaires de la société privée Wagner (déjà active en Ukraine et en Syrie) débarquaient sur le sol centrafricain, officiellement pour former les soldats de l’armée nationale et sécuriser des activités minières. En particulier celles de la compagnie russe Lobaye Invest, qui s’est vu attribuer des permis d’exploitation d’or et de diamants quelques jours après une visite de Touadéra chez Poutine à Saint-Pétersbourg.

Un homme est considéré comme le maître d’œuvre de cette irruption soudaine sur la scène centrafricaine : Evgueni Prigojine. « Dans la nouvelle stratégie de Moscou en Afrique subsaharienne, ses entreprises occupent une place prépondérante : en plus du rôle joué par la société Wagner, ses entreprises minières obtiennent des contrats en Centrafrique, à Madagascar et au Soudan, rappelle Poline Tchoubar. Il semble bénéficier d’une certaine carte blanche en Afrique.» Trois journalistes russes indépendants qui enquêtaient sur ces affaires ont été assassinés en 2018 en Centrafrique dans des circonstances qui n’ont jamais été élucidées.

 

Khodorkovski

 

Un document confidentiel obtenu par le Dossier Center, une unité d’investigation londonienne financée par l’ex-oligarque en exil Mikhaïl Khodorkovski, et publié par le quotidien The Guardian cet été, a révélé l’étendue des opérations de Prigojine en Afrique. La Centrafrique, Madagascar et le Soudan y sont présentés comme des cibles prioritaires, notées «5» (le maximum) sur l’échelle de la coopération. Juste derrière, au niveau 4, arrivent le Zimbabwe, la Libye (au côté du général rebelle Khalifa Haftar) et l’Afrique du Sud.

Depuis 2017, la Russie a signé des accords de coopération militaire avec 20 pays d’Afrique subsaharienne. Notamment dans le sillage de la tournée de Sergueï Lavrov, le ministre des Affaires étrangères, en Angola, en Namibie, au Mozambique, au Zimbabwe et en Ethiopie, en mars 2018. «A l’inverse de la Chine qui a fait pendant plus de deux décennies fonctionner à plein son soft power et a cultivé pendant des années l’image d’un partenariat infrapolitique, la Russie met plutôt en avant son hard power», décrivait le spécialiste de l’Afrique Roland Marchal dans une note en février. Le Kremlin n’en fait pas mystère : il offre aux dirigeants africains - en particulier les plus contestés - une protection. En échange, les invités de Poutine à Sotchi sont fermement priés d’ouvrir leur marché aux compagnies russes, et de «bien voter» lors des consultations onusiennes.

 

Célian Macé

 

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23 octobre 2019 3 23 /10 /octobre /2019 17:17
La Centrafrique demande à la Russie de renforcer son aide militaire
La Centrafrique demande à la Russie de renforcer son aide militaire
La Centrafrique demande à la Russie de renforcer son aide militaire
La Centrafrique demande à la Russie de renforcer son aide militaire
La Centrafrique demande à la Russie de renforcer son aide militaire

 

 

Sotchi (Russie) (AFP)Publié le 23/10/2019 à 16h27

 

Le président centrafricain Faustin-Archange Touadéra a demandé mercredi à son homologue russe Vladimir Poutine de renforcer l'aide militaire russe à la Centrafrique, avec notamment des livraisons d'"armes plus lourdes".

"La Russie fournit une aide énorme à la Centrafrique", a assuré M. Touadéra, lors d'une rencontre avec M. Poutine dans le cadre du premier sommet Russie-Afrique à Sotchi, station balnéaire russe sur les rives de la mer Noire.

Les Russes, qui assurent notamment la formation des militaires et des gendarmes centrafricains et aident le pays à moderniser ses forces armées, ont récemment livré une "deuxième tranche d'armes" à la Centrafrique, en lui permettant ainsi de couvrir "tous ses besoins en armes légères", selon le président centrafricain.

"Mais des armes plus lourdes sont nécessaires pour créer des forces efficaces", a-t-il estimé.

"Nous croyons que les partenaires russes nous livreront aussi des moyens létaux (...), des véhicules de combat, des mortiers et d'autres (pièces) d'artillerie nous permettant de faire monter en puissance nos forces de défense et de sécurité", a affirmé M. Touadéra.

Depuis le début d'une guerre civile en 2013 en Centrafrique, l'embargo sur les armes était total pour le pays même s'il a bénéficié depuis 2017 de quelques exemptions accordées par l'ONU, notamment à la Russie et à la France, pour équiper des unités de l'armée centrafricaine en voie de reconstitution.

Le 14 septembre, l'embargo a été nettement assoupli, le Conseil de sécurité des Nations unies ayant voté à l'unanimité pour autoriser à nouveau la livraison d'armes d'un calibre inférieur ou égal à 14,5 mm aux forces centrafricaines.

Selon M. Touadéra, les groupes armés actifs en Centrafrique "reçoivent des armes lourdes illégalement, en contournant l'embargo".

"C'est pourquoi nous ne pouvons pas reprendre le contrôle sur l'ensemble du territoire du pays", a-t-il déploré, en demandant "l'intervention" de la Russie pour que l'embargo de l'ONU soit levé.

Pour sa part, Vladimir Poutine a qualifié la Centrafrique de "partenaire prometteur".

La Centrafrique, l'un des pays les plus pauvres du continent, est ravagé par une guerre civile depuis que la Séléka, une coalition de groupes armés, a renversé le régime du président François Bozizé en 2013.

Le 6 février 2019, le gouvernement et 14 groupes armés ont signé un accord de paix, censé mettre un terme aux combats opposant les rebelles aux forces loyalistes mais aussi entre ces groupes armés rivaux, qui contrôlent 70% du territoire.

Les deux dirigeants ont également évoqué l'enquête en cours sur le meurtre de trois journalistes russes - le reporter de guerre Orkhan Djemal, le documentariste Alexandre Rastorgouïev et le caméraman Kirill Radtchenko - en Centrafrique en juillet 2018, a indiqué le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, cité par les agences de presse russes.

MM. Poutine et Touadéra ont souligné l'"engagement des deux pays à poursuivre l'enquête afin de trouver les coupables", a-t-il précisé.

Selon une enquête de MBK Media, une organisation de l'ex-oligarque en exil Mikhaïl Khodorkovski, les trois journalistes assassinés enquêtaient sur la présence de mercenaires russes en Centrafrique.

 

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23 octobre 2019 3 23 /10 /octobre /2019 17:01
NOTE D’INFORMATION MINUSCA

 

 

LE CONSEIL DE SECURITE DE L’ONU SE PENCHE SUR LA SITUATION EN REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE 

 

Bangui, le 23 octobre 2019 – La Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA), a annoncé mercredi au cours du point de presse hebdomadaire que la situation en RCA fera l’objet d’une session du Conseil de sécurité de l’ONU le vendredi 25 octobre au siège de l’organisation, à New York. « Le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies en RCA et Chef de la MINUSCA, Mankeur Ndiaye, s’adressera au Conseil », a indiqué le porte-parole, Vladimir Monteiro.

 

Le porte-parole a également annoncé une rencontre, cette semaine dans l’ouest de la RCA, entre une mission conjointe Gouvernement-Union Africaine-CEEAC-MINUSCA et Sidiki, le leader de 3R. « La délégation devrait réaffirmer son appel à Sidiki pour qu’il adhère sans conditions au DDR, respecte ses engagements dans le cadre de l’APPR-RCA et coopère avec les autorités judiciaires dans le cadre des enquêtes sur les crimes de Koundjili, Lemouna et Bohond », a précisé le porte-parole, ajoutant que la MINUSCA sera représentée par le Représentant spécial adjoint du Secrétaire général, Kenneth Gluck.

 

Lors de la conférence de presse, la MINUSCA a été interpellée par plusieurs organes de presse sur la situation à Bambouti, suite au déploiement d’éléments armés de l’UPC dans cette localité à l’est d’Obo, près de la frontière   avec le Sud-Soudan. Tout en soulignant que la MINUSCA accompagne la situation de près, le porte-parole a condamné la démarche de l’UPC qui viole l’Accord politique pour la paix et la réconciliation en RCA (APPR-RCA) et précisé que les ruses et autres manœuvres ne seront pas tolérées.

 

Le porte-parole s’est réjoui de la reprise des opérations de désarmement et de démobilisation dans l’ouest du pays, avec l’appui de la MINUSCA, qui ont permis de désarmer et démobiliser 92 ex-combattants, rappelant qu’elles « se poursuivront encore à Bouar et concerneront le reste des combattants Anti-Balaka, MPC, FDPC et UFR-F tandis qu’à Bozoum, elles vont concerner les combattants de RJ-Sayo et les Anti-Balaka ».

 

Pour sa part, le porte-parole de la Force, Commandant Mohamed Benamer, a fait part d’une situation sécuritaire relativement calme mais imprévisible sur l’ensemble du territoire, soulignant que « la Force continue son effort en poursuivant ses opérations de protection et pour assurer la liberté de mouvement des civils en collaboration avec les FACA ». La Force a mené 3434 patrouilles dont 1143 nocturnes et a fourni 403 escortes durant la semaine écoulée.

 

De son côté, le porte-parole de la Police, Capitaine Franck Gnapié, a indiqué que la situation sécuritaire à Batangafo et ses environs, s’est fortement améliorée depuis l'arrivée, début septembre, d’un contingent de la Police de la MINUSCA, tandis qu’à Birao, UNPOL continue d’apporter son appui aux 28 FSI nouvellement déployées. « Des patrouilles pédestres conjointes sont régulièrement effectuées à l’intérieur comme à l’extérieur du site des déplacés. La Police de la MINUSCA travaille par ailleurs sur les possibilités d’une augmentation de policiers et gendarmes centrafricains dans la ville », a-t-il conclu.

 

Strategic Communication & Public Information Division

MINUSCA HQ, PK4 Avenue B. Boganda

BP : 3338, Bangui, Central African Republic

Mail : publicinformation-minusca@un.org

Website: https://minusca.unmissions.org │

Facebook https://www.facebook.com/minusca.unmissions

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23 octobre 2019 3 23 /10 /octobre /2019 16:58
Centrafrique : échos lointains d’une crise oubliée
Centrafrique : échos lointains d’une crise oubliée
Centrafrique : échos lointains d’une crise oubliée
Centrafrique : échos lointains d’une crise oubliée

 

Lu pour vous 

 

http://theconversation.com October 22, 2019 7.42pm 

 

Depuis la fin de la mission militaire française Sangaris en 2016, la République centrafricaine (RCA) a largement disparu des médias français. Pourtant, la situation centrafricaine mérite qu’on s’intéresse encore à elle pour ce qu’elle nous dit de la France, de l’Afrique et du monde.

Une paix relative, une gouvernance catastrophique

 

Un accord de paix, dit « accord de Khartoum », qui consacre l’impunité des seigneurs de guerre et leur confère des postes gouvernementaux, a été signé en février dernier sous l’égide de l’Union africaine, avec la bénédiction de l’ONU et grâce à l’intermédiation secrète de la Russie. Depuis, il règne en RCA une de ces situations de « ni paix ni guerre » qui peuvent durer des années. En échange d’une trêve relative, les groupes armés, qui font officiellement partie du gouvernement institué en mars par le président Faustin-Archange Touadéra, conservent leur mainmise territoriale et économique sur une grande partie du pays, et marchandent pas à pas la mise en œuvre de l’accord de paix. Seul ce dernier point intéresse les acteurs internationaux impliqués dans la gestion du conflit (l’ONU, l’Union africaine, l’UE, la France, les États-Unis et, plus récemment, la Russie), qui font mine d’ignorer la gouvernance catastrophique du pays comme si conflit et gouvernance n’étaient pas étroitement liés.

Les démons habituels de la mauvaise gouvernance sont vite revenus en force. Les anciens membres de l’élite qui ont une certaine rectitude se sont éloignés – ou ont été éloignés – des affaires publiques. Un casino chinois a été ouvert à Bangui en pleine crise dès 2017 et des hommes d’affaires peu recommandables hantent les couloirs du gouvernement. Non seulement des compagnies chinoises et d’autres acteurs douteux comme l’entreprise de mercenariat russe Wagner font leur safari économique en Centrafrique (les premières dans l’or et la seconde dans le diamant et la forêt), mais on peut aussi y croiser des affairistes liés à l’internationale terroriste.

En juin, le gouvernement a attribué de gré à gré à une société le contrat de fabrication des cartes d’identité. Ce contrat est original à plus d’un titre mais, surtout, son bénéficiaire a été suspecté d’accointance avec Al-Qaïda. La souveraineté vide du gouvernement centrafricain attire les réseaux criminels internationaux comme un aimant attire le métal. La criminalisation de la gouvernance ne date certes pas d’hier (Viktor Bout, trafiquant d’armes rendu célèbre par le film Lord of War, avait enregistré certaines de ses entreprises en Centrafrique) mais elle s’est généralisée.

Paradoxalement, bien que la corruption demeure au cœur du politique, les bailleurs augmentent leur soutien financier. Les deux principaux donateurs de la Centrafrique ont largement ouvert les vannes de l’aide cette année : la Banque mondiale a ainsi décidé de débloquer 100 millions de dollars et l’UE, comme au bon vieux temps de la coopération française, paie des assistants techniques pour faire fonctionner des administrations en ruine et souffler quelques idées aux ministres qui en manquent (mais qui en général n’en veulent pas).

De facto, et même si le gouvernement français a augmenté son aide à la RCA après l’arrivée des Russes en Centrafrique à la fin de l’année 2017, la charge financière de l’État centrafricain a été transférée de Paris à Bruxelles. L’UE s’est complètement substituée à la France en rémunérant les fonctionnaires et en finançant une grande partie du secteur de la sécurité. Non seulement une mission militaire européenne forme les soldats centrafricains depuis 2016 mais l’UE a décidé de financer la police, la gendarmerie et l’appareil judiciaire, c’est-à-dire des administrations sur lesquelles elle n’a aucun contrôle et qui sont au cœur du système de prédation.

Il y a plusieurs leçons à tirer de cette crise oubliée.

Le triomphe de la realpolitik

Premièrement, la demande de justice et de bonne gouvernance censée guider l’intervention internationale a cédé la place à la realpolitik. En mai 2015, le Forum de Bangui, une consultation populaire organisée par l’ONU, concluait que le conflit était le résultat d’une crise de gouvernance et qu’il ne pourrait y avoir de réconciliation sans justice. Des dispositions spécifiques visant à améliorer la gouvernance ont été incluses dans la Constitution adoptée en 2015. Mais ni le fait que ces dispositions restent lettre morte ni la multiplication des affaires de corruption n’ont suscité de réaction notable des acteurs internationaux. Quant à la demande de justice des populations – et, notamment, l’exigence de juger les responsables du conflit –, elle a bel et bien été enterrée par l’accord de paix de Khartoum.

Entre 2015 et 2019, les acteurs internationaux sont donc passés des envolées lyriques sur la paix, la justice et la cohésion sociale du Forum de Bangui à une realpolitik qui consiste à marchander un semblant de paix avec les seigneurs de guerre, à tolérer la corruption gouvernementale et à oublier leurs promesses. Ce changement d’attitude résulte d’un nouveau contexte international : dans un monde de plus en plus multipolaire, la priorité des grandes puissances n’est pas d’appliquer leurs principes mais de conserver leur influence. Ainsi, on l’a dit, le gouvernement français, qui semblait heureux de refermer le dossier centrafricain après Sangaris, l’a rouvert rapidement quand la Russie s’est invitée en RCA. Paris est passé du désengagement au réengagement en augmentant ses visites ministérielles, son aide et ses conseillers auprès du gouvernement centrafricain. Dans la foulée, le gouvernement français, qui était réticent au réarmement de l’armée centrafricaine, s’est converti à la nécessité de l’armer. Sur ce plan, la stratégie du faible qui consiste à jouer des rivalités des puissants pour en obtenir quelques avantages, concessions et garanties pour l’avenir est payante.

Le désir de changement

Deuxièmement, dans la mesure où l’intervention internationale est plus conservatrice que transformatrice, se pose la question du changement endogène. Les Centrafricains se sentent floués aussi bien par les groupes armés que par les acteurs internationaux et par leur propre gouvernement.

Comme dans d’autres pays africains, le désir de changement de la population s’incarne désormais plus dans les organisations de la société civile et les églises que dans les partis. En interdisant sa première manifestation en juin, le gouvernement ne s’est pas trompé : la plate-forme E Zingo Biani, qui réunit des personnalités de la société civile et des politiques, est la véritable opposition dans la perspective des élections présidentielles et législatives prévues fin 2020. Face à cette menace, le pouvoir a déjà commencé à remette au goût du jour les vieilles techniques éprouvées de verrouillage de l’espace public, d’instrumentalisation de la machinerie électorale et d’achat ou d’intimidation des opposants.

L’éternel dilemme français

Troisièmement, malgré leur discours, les autorités françaises sont toujours incapables de trancher le dilemme historique de leur politique africaine : tourner la page et partir ou rester et changer véritablement de politique. Aucun des gouvernements qui se sont succédé à Paris depuis les mutineries de 1996 ne s’est résolu à rompre avec une histoire que les Centrafricains lui renvoient comme une accusation. Alors que Paris clame qu’il n’a plus d’intérêts économiques et militaires en Centrafrique, la politique de désengagement, on l’a dit, a vite été inversée sous l’effet de l’offensive russe. Si l’on comprend que le gouvernement français ne souhaite pas perdre son influence au profit de la Russie, on peut se demander si cette influence se joue vraiment dans un pays comme la Centrafrique…

Bien malgré elle, la Centrafrique est donc le miroir à la fois d’un certain état de la France, de l’Afrique et même du monde.

 

Thierry Vircoulon

Coordinateur de l'Observatoire pour l'Afrique centrale et australe de l'Institut Français des Relations Internationales, Sciences Po – USPC

 

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Centrafrique-Presse.com
23 octobre 2019 3 23 /10 /octobre /2019 15:57
Centrafrique : le gouvernement dénonce la présence des hommes d'un groupe armé dans l'extrême sud-est du pays

 

 

French.xinhuanet.com| le 2019-10-23 à 06:37

 

BANGUI, 22 octobre (Xinhua) -- Le gouvernement centrafricain a dénoncé mardi la présence des hommes armés de l'Union pour la paix en Centrafrique (UPC) d'Ali Darassa dans la ville de Bambouti (extrême sud-est), proche de la frontière avec le Soudan du Sud.

Dans un communiqué publié ce mardi, le porte-parole du gouvernement centrafricain, Ange-Maxime Kazagui, a condamné cette situation, indiquant que l'accord de paix signé le 6 février dernier, dont M. Darassa est signataire, interdit tout mouvement des hommes armés au-delà de leur position au moment de la signature dudit accord.

Le gouvernement y voit un acte de provocation de la part de M. Darassa et interpelle les garants de l'accord de paix pour une fermeté à l'endroit de M. Darassa.

Joint au téléphone, un membre de l'UPC a expliqué que la présence des hommes de l'UPC dans la préfecture du Haut Mbomou (extrême sud-est) se justifie par deux raisons, d'une part pour la sensibilisation de la population, et d'autre part pour la préparation de la mise en place des Unités spéciales mixtes de sécurité (USMS), composées des forces gouvernementales et des ex-combattants des groupes armés.

Des hommes de l'UPC ont envahi la ville de Bambouti mardi dernier, vers 23 h 00 heure locale, a affirmé de son côté le préfet du Haut Mbomou, Judes Ngayako.

 

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Centrafrique-Presse.com
21 octobre 2019 1 21 /10 /octobre /2019 23:51
Sant’ Egidio implique les médias dans la mise en œuvre de l’APPR

 

Lu pour vous

 

https://corbeaunews-centrafrique.com Par Corbeaunews  Publié le 21 octobre 2019 , 4:36

 

Bangui (République centrafricaine) | CNC – L’accord politique pour la paix et réconciliation en République centrafricaine a été au centre d’un atelier d’appropriation des médias publics et privés, organisé par la communauté Sant’ Egidio durant deux jours au restaurant relais des chasses à Bangui.

A l’ouverture, on notait la présence de différentes personnalités notamment, Ange Maxime Kazagui, le ministre de la communication et des médias, ministre d’Etat, coordonnateur du DDRR, Jean Willybiro-Sako, le Représentant de la communauté Sant’Egidio, Prosper N’douba et Igor Lamaka, chargé de mission au programme DDRR.

Le contenu et du processus d’application de cet Accord politique pour la paix et réconciliation en République est l’objet de discutions très tendu, oblige le représentant de la communauté Sant’Egidio de dégager l’intérêt  de cet accord politique qui était négocié à Khartoum et signé à Bangui. « Cet atelier est de donner les éléments de langage aux journalistes concernant cet accord » a expliqué, le Représentant de la communauté Sant’Egidio, Prosper N’douba. La mise en œuvre d’un accord est un processus qui demande toujours des négociations. a-t-il ajouté.

Le chargé de mission au programme DDRR Igor Lamaka s’est réjoui de la tenue de l’atelier en faisant savoir que « cette journée d’échange entre la communauté Sant’Egidio et les professionnels des médias  sur Accord politique pour la paix et réconciliation (APPR) est important pour que les journalistes centrafricains  soient outilles pour bien sensibiliser le public ». En ce qui concerne le non-respect de cet accord, notamment les cas de violation récurrente dudit accord, Igor Lamaka  demande aux belligérants de respecter vigoureusement  leurs engagements en vue de l’application de l’accord.

Beaucoup des centrafricains s’interrogent sur l’avenir réel du retour de paix dans ce pays. Car après la signature de l’Accord politique pour la paix et réconciliation en République Centrafricaine, le 6 février 2019 à Bangui, certains des groupes armés, signataires de cet accord, continuent à ne pas respecter leurs engagements.

 

Abraham AZOUYANGUI

 

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21 octobre 2019 1 21 /10 /octobre /2019 22:49
Sommet Russie-Afrique : Poutine promet des investissements lourds en Afrique

 

 

le - Mis à jour le 

 

Le « Sommet Russie-Afrique », premier du genre, présidé ce mercredi et jeudi par le président Vladimir Poutine est l’occasion du retour de la Russie en Afrique.

Bien que devancé par les Chinois et les Français, la Russie veut également marquer sa présence sur le continent et se faire une place dans le marché africain.

« Nous sommes en train de préparer et de réaliser des projets d’investissements avec des participations russes qui se comptent en milliards de dollars », a expliqué Vladimir Poutine, dans un entretien accordé à l’agence de presse russe.

Le sommet qui sera organisé à Sotchi permettra au président russe de montrer son l’importance de l’intérêt porté aux africains, rapporte 7sur7.be.

 

 

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