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29 avril 2013 1 29 /04 /avril /2013 23:55

 

 

 

 

En date du 06 avril 2013, le Président du parti, le frère Louis Pierre GAMBA a signé la décision n°13.001/RDC/BP/P/SG portant suspension de la sœur Marie Madeleine MOUSSA YADOUMA, deuxième Vice-Présidente du Rassemblement Démocratique Centrafricain conformément aux statuts et Règlement Intérieur du parti ainsi que les Résolutions du 3ème Congrès Ordinaire du RDC pour :

 

  • Désobéissance et indiscipline caractérisée ;

  • Refus de se conformer aux consignes et directives du Parti.

 

Etant suspendue de ses fonctions et de toutes activités politiques au sein du RDC, sa présence au gouvernement n’engage pas le RDC.

 

RDC Médias.

SUSPENSION DE LA 2ème VICE PRESIDENTE DU Rassemblement Démocratique Centrafricain
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Centrafrique-Presse.com
29 avril 2013 1 29 /04 /avril /2013 23:52

 

 

PARTAGE

*   *   *

* LUNDI 29 AVRIL 2013

 

* SEMAINE 2 – L’ÉGLISE DU CENTRAFRIQUE : UN BOUC ÉMISSAIRE ?

 

C’est connu : quand sévit le chaos dans la vie d’un individu, d’une famille, d’une communauté ou d’une nation, il y a toujours, qu’on le veuille ou non, un ou des responsable(s) qu’il faut identifier et incriminer, à juste titre, après avoir objectivement établi ses ou leurs manquements.

 

Dans le cas du chaos actuel régnant avec rage en République Centrafricaine, on s’étonnera que l’Église du pays soit ici pointée du doigt comme étant le premier responsable à incriminer, cela d’autant plus ce n’est pas elle qui gouverne le pays et qui, par conséquent, aurait pris des décisions injustes et iniques aux conséquences désastreuses pour la nation.

 

Et c’est vrai, dans une certaine mesure : l’Église de Jésus-Christ n’a nullement vocation, nulle part au monde, à gouverner un pays, mais à lui prêcher la Bonne Nouvelle du salut en Jésus-Christ, le Fils de Dieu et à être, dans toute sa conduite, « le sel de la terre » et « la lumière du monde ». Mais c’est justement là où le bât blesse : en Centrafrique, pays comptant parmi les 10 premiers les mieux évangélisés au monde dans les années 70, l’évangélisation demeure la première activité de l’Église, mais la conduite de celle-ci, et donc son exemplarité tant morale que spirituelle, est, à ce jour, tombée plus bas que terre, comme on dit.

 

Et c’est cela, la toute première cause de la colère de Dieu se manifestant de nos jours par un chaos socio-politique des plus affligeants, jamais connu en Centrafrique.

 

Ceux qui en douteraient n’ont qu’à reconsidérer, dans la Bible, l’exemple de Sodome et Gomorrhe : si le Seigneur Dieu y avait trouvé de cinquante (50) à dix (10) justes, Il n’aurait pas détruit ces deux villes pratiquant alors l’abomination avec consécration, si on le dire ainsi (Genèse 18 : 16 – 33 ; Genèse 19 : 1 – 29). Or, disent les Écritures : « 11 Ces choses leur sont arrivées pour servir d’exemples, et elles ont été écrites pour notre instruction, à nous qui sommes parvenus à la fin des siècles. » (1 Corinthiens 10 : 11).

 

L’échec, flagrant et affligeant, de l’Église de Centrafrique censée en être « le sel » et « la lumière », se trouve brièvement récapitulé dans les sujets de prière de la semaine en cours, publiés sur le site spécialement créé en vue de l’intercession « militante » en faveur de la nation centrafricaine et intitulé :  « SENTINELLES DU CENTRAFRIQUE », dont voici le lien :

 

http://sentinelles-du-centrafrique.over-blog.com

 

Que toute âme, centrafricaine ou non, éprise de profonde compassion pour le Centrafrique et désireuse de plaider avec détermination et persévérance sa cause au pied de la croix de Christ, en vue de son pardon intégral, et donc de l’apaisement de la colère de Dieu sur l’ensemble du pays, ne se prive aucunement de visiter ce site, au jour le jour : elle y trouvera toujours un sujet susceptible de la conduire à l’intercession et c’est cela, le premier soin vital à apporter à notre pays, désormais grabataire et en danger de mort, dans tous les sens du terme.

 

Toutefois, prenez soin de vous sanctifier avant tout, et en toute humilité, avant de venir au pied du trône de la grâce : Dieu n’entend et n’exauce que la prière d’âmes pures à Ses yeux, selon qu’il est écrit :

 

« 1 Non, la main de l’Eternel n’est pas trop courte pour sauver, Ni son oreille trop dure pour entendre. 2  Mais ce sont vos crimes qui mettent une séparation Entre vous et votre Dieu ; Ce sont vos péchés qui vous cachent sa face Et l’empêchent de vous écouter. » (Ésaïe 59 : 1 – 2)

 

Que le Seigneur vous bénisse et entende vos supplications en faveur du Centrafrique !

 

C. MABADA-MABAYE - Coordonnateur

L’ÉGLISE DU CENTRAFRIQUE : UN BOUC ÉMISSAIRE ? par Céphas Mabada-Mabaye
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29 avril 2013 1 29 /04 /avril /2013 23:47

 

 

« Le développement ne peut être appréhendé par la seule science économique »  dit Albertini.- « C’est un processus complexe qui a trait tant aux aspects économiques qu’aux aspects sociologiques, psychologiques et politiques de la vie en société » et de préciser :  « le développement suppose l’apparition d’un monde nouveau et non le grossissement quantitatif de ce qui existe déjà ».

 

Il est à noter que l’argent n’est pas une mécanique autonome : - le développement, même dans une acception minimale, est essentiellement le produit d’un tour d’esprit créatif opérant dans un contexte susceptible d’amplifier les résultats de l’inventivité, de l’ingéniosité, de l’emprunt à d’autres civilisations. Il suppose au moins que la curiosité soit une valeur prisée, et que l’on soit effrayé par la perspective de la précarité ou de la misère. - Est-ce vraiment le cas en Centrafrique ???......

 

L’histoire de l’humanité atteste que l’exercice de génération du développement a invariablement consisté à chercher et à trouver des solutions durables à des problèmes récurrents, et à reformuler les trouvailles en fonction des nouveaux défis qui émergent. L’imagination créative, même lorsqu’elle s’exerce sous forme de pillage et de spoliation à grande échelle (esclavage, colonisation) reste avec l’emprunt d’inventions à d’autres peuples, la seule source connue du développement. Or, c’est ici qu’intervient la dernière remarque sur le rôle de l’argent dans le développement : la République Centrafricaine, jusque là, est loin d’avoir créé les conditions matérielles et psychologiques permettant de tirer des innovations du monde extérieur et de l’inventivité de la masse de plus en plus importante des Africains, lettrés ou non, qui ont quelque chose de concret à proposer.

 

La République Centrafricaine ne se meurt pas : -elle se suicide dans une sorte d’ivresse culturelle pourvoyeuse de seules gratifications morales. Les injections massives de capitaux n’y pourront rien. Il faudrait d’abord désintoxiquer les mentalités, remettre les pendules à l’heure, et surtout placer les individus face à leurs incontournables responsabilités. Les centrafricains sont largement persuadés que leur destin doit être pris en charge par des étrangers. Dès lors, les aider à se développer, c’est d’abord les encourager à créer les conditions psychologiques de réceptivité au changement ; c’est favoriser l’émergence d’un vaste débat résolument décomplexé sur leur volonté de développement. La moindre complaisance sur ce sujet ne peut que renforcer une tradition déjà bien enracinée d’invitation éhontée à la re-colonisation. Il faut surtout avoir la décence d’appeler les choses par leur nom. Ainsi le refus du développement, que l’œil le moins exercé perçoit sans trouble au bout d’une semaine de séjour en Centrafrique, devient une fois formulé, une idée saugrenue, malveillante et sans fondement.

 

Ce qui m’a frappé dans mes différentes enquêtes est de constater que sur les 15 à 20 dernières années, il n’y a plus d’enthousiasme créateur. On a le sentiment que notre destin nous échappe de plus en plus, que nos gouvernements sont plus préoccupés par les problèmes du quotidien que par une action et une vision qui permettraient à notre peuple d’assurer la plénitude de son destin et de sa dignité, et que notre sort ne dépendait que d’interventions extérieures à caractères économique, sécuritaire ou financier. Or, un pays ne peut assurer son avenir dans de telles conditions.

 

Le plus troublant n’est-il pas que la République Centrafricaine ne dispose, jusqu’à ce jour, d’aucune, Oui cher lecteur et compatriote, tu as bien lu : d’aucune stratégie de développement clairement comprise par ses citoyens ? -Pourtant, telle est la mission proclamée des partis uniques, rebaptisés « majorité présidentielle » qui sévissent et ont sévi en Centrafrique depuis 30 ans.

 

Nous devons savoir qu’avec l’apparition de nouveaux pays industriels sur le marché mondial, « le mythe (central) de l’incapacité des pays non occidentaux à maîtriser les technologies avancées s’est effondré », emportant avec lui toutes les croyances tournant autour de la notion d’aide au développement. Et, de fait, plus personne en Occident ne croit que le but du capitalisme du Nord soit d’empêcher l’industrialisation du Sud. Songeons que, depuis 1945, un pays comme le Japon qui, sans faire partie du Tiers monde, n’a cependant pas participé à la première révolution industrielle européenne, a su combiner les capitaux américains, l’emprunt de trouvailles à l’extérieur, la recherche scientifique et ses propres capacités d’invention pour se hisser au rang de puissance mondiale. - Jusque là, nous sommes, en Centrafrique, encore les seuls individus au monde à croire que notre développement peut être pris en charge par d’autres personnes que par nous-mêmes. Il nous faut nous réveiller. – Bouba ni so juska lawa ?

 

Chaque Centrafricain, détenant la moindre parcelle de responsabilité, doit se poser la question de savoir si l’essentiel, compte tenu de l’arriération technologique et scientifique de notre pays, n’est-il pas souhaitable que nous puissions puiser dans toutes les cultures dynamiques de la planète les éléments nous permettant de sortir  rapidement  de notre sous-développement ?

 

Quant on sait que la pauvreté de la Centrafrique est une pauvreté paradoxale, que notre pays globalement sous-peuplé, regorge des ressources naturelles et énergétiques au point qu’on a parlé de « scandale géologique ». Le développement, tel que je le propose dans cette réflexion, n’est pas la « chose du blanc » ; il s’agit de notre bien-être. De nos jours,  partout ailleurs, un homme ouvert à la culture de son temps s’appelle un homme cultivé. Il s’ensuit qu’un Centrafricain imprégné des discours actuels du monde, n’est ni un aliéné, ni un vendu, ni un métis culturel, mais un homme cultivé, point.

 

Pour compléter cet état des lieux aujourd’hui, je reprends ici une description généraliste qui correspond bien à la situation en Centrafrique de ce début de millénaire :

 

« Les mentalités africaines sont en voie de transformation. De nombreux éléments, de nature économique surtout, indiquent, en effet, qu’un processus de prise de consciences est désormais amorcé à tous les niveaux, bien que la signification globale de ces changements reste généralement mal comprise.

 

Ainsi, malgré l’accumulation de nuages économiques au-dessus de sa tête, l’Africain ordinaire – et c’est beaucoup de monde – en est encore à se demander comment le système dont il tirait sa subsistance et son épaisseur sociale en est arrivé à s’effondrer : il constate que les mécanismes habituels de la circulation oblique des biens, des services et des revenus nationaux, ont atteint leurs limites ; que les discours solidaristes et parcellaires n’ont plus de ressort ; que la vie quotidienne participe désormais des ruades désespérées de la bête aux abois. On lève des yeux hagards ou accusateurs vers le palais présidentiel. Celui-ci répond par le silence ou par des salves, le tout dépendant de l’interprétation locale des Droits de l’Homme. Dans les rues des capitales, l’ambiance est électrique et l’espoir une denrée rare : faillite des système bancaires (liée à d’étranges politiques de crédit) ; amenuisement drastique des concours financiers extérieurs (pour cause de discrédit) ; dégraissage des effectifs amorphes des secteurs publics et parapublics ; désengagement de l’Etat à l’égard des activités sociales qu’il assumait d’ailleurs très approximativement ; morosité des entreprises privées (par manque d’investisseurs et de consommateurs) ; chômage, sous-emploi généralisé, productivité déclinante dans tous les secteurs ; mentalités sclérosées et peu préparées à opérer les grandes reconversions qui s’imposent : -la liste des ruptures socio-économiques actuellement perceptibles en Afrique est longue. Très longue en Centrafrique………….…..

 

On retiendra simplement que l’effondrement des supports économiques habituels d’une société essentiellement combinarde, désormais sciés à la base, installe partout une angoisse polymorphe, pesante, lourde de menaces pour l’avenir immédiat. L’Africain « moderne » en effet, déboussolé, et ne sait plus à quel saint « économique se vouer : le « parent » qui, hier encore, pouvait dégager un poste d’une simple chiquenaude sur le nom d’un concurrent valeureux, est une espèce en voie de disparition, pour la simple raison qu’il n’y a plus rien à « racler ». Les caisses, au propre et au figuré sont vides. Les sources « modernes » d’alimentation et de régénération des solidarités atomisées sont à peu près épuisées. Seule est désormais assurée la pitance des membres de la classe dirigeante et de leurs proches parents. Il est difficile de croire que de tels revirements restent sans effet sur les mentalités.

 

Le tout est de savoir combien de temps il faudra pour qu’éclate à l’échelle du Continent une révolution sociale salutaire qui obligera les Africains à se trouver enfin un dénominateur commun dynamique. La peur des nantis est tangible un peu partout. Les possédants, plus souvent petits magouilleurs que grands hommes d’affaires, se barricadent maintenant derrière leurs biens très mal acquis, laissant l’étalage habituel des signes extérieurs de richesse aux inconscients : -le luxe, insolent ou non, permet désormais de repérer les victimes de la future vindicte populaire, et commence tout simplement avec ceux qui peuvent acquérir des denrées de  première nécessité tout au long du mois. Les détourneurs de biens tentent de sauver leur peau en plaçant leur argent à l’étranger ou dans l’immobilier. Par ailleurs, de nouveaux humains apparaissent. A la pauvreté en haillons des exclus du développement à la petite semaine, s’ajoute désormais celle en costume trois pièces et en bazin brodé de nouveaux « conjoncturés » en quête d’un emploi introuvable. L’Afrique, la Centrafrique est hagarde, inquiète, et, pour la première fois peut-être depuis les indépendances, au bord du gouffre.

 

Dans les quartiers populaires, les fêtes désertent les chaumières à la vitesse de l’argent. La raison économique installe brutalement ses quartiers là où l’inconscience la plus ahurissante régnait en maître jusqu’à une date récente. Le gaspillage, autrefois perçu comme signe d’opulence, même chez les pauvres, relève aujourd’hui de la dernière arriération mentale. L’Afrique, la Centrafrique apprend à économiser. Elle a peur d’elle-même, de ses propres réactions. Mais est-elle au bord de l’explosion ?

 

Pour la première fois peut-être depuis les indépendances, elle se doute que l’avenir dépendra désormais de l’aptitude de chacun à se percevoir autrement, à penser autrement, à agir autrement : -en un mot, à changer ou à disparaître. Parallèlement à ces changements, on assiste à une érosion lente mais soutenue de certains mythes cardinaux de la pensée africaine post-indépendantistes. Ceux-ci s’affaissent progressivement sous le poids de leurs propres contradictions ; les plus résistants d’entre eux en étant réduits à s’accrocher à des branches vermoulues qui ne tarderont pas à céder tant les pressions économiques internes sont puissantes.

 

Ainsi, la classe intellectuelle africaine qui, jusqu’au milieu des années 80, rêvait d’étreintes populaires, de grandes coalitions avec les masses contre les dirigeants politiques corrompus, prend progressivement ses distances. Aussi voit-on les points d’interrogation, naguère concentrés au sommet de la pyramide sociale, se déplacer vers le bas, à la recherche de vérités, non plus sectorielles, mais verticales. Les masses africaines sont suspectes : « c’est nouveau et très rafraîchissant ».

 

Cher lecteur et compatriote, merci d’avoir pris le temps de me lire. Avant de te coucher le soir, poses-toi la question : « Qu’ai-je Fais pour faire avancer Mon Pays aujourd’hui ? – Gui tênè ti ôkô bozo ti mbi la akè so mbi ? – Quel acte ai-je, directement ou indirectement, posé pour favoriser le bien-être des générations futures ? – L’avenir dans un « Mieux vivre ensemble en Centrafrique » a-t-il un jour fait partie ou fait-il encore partie de mes priorités au quotidien ? – Wala mbi kê na vourou bê ti molengué ti kodro, wala mbi kê na kota bê ti yé ti séssé ???.....».

 

La jeunesse centrafricaine et la nouvelle génération, arrivées en âge de comprendre et prendre les choses en mains, en ont plus qu’assez d’appartenir à un pays complexé et où la médiocrité occupe une place considérable;- cette jeunesse semi-lettrée écoute la radio et s’informe via d’autres médias et comprend mal que la Centrafrique reste à la traîne, alors que les autres avancent. Le peuple est mûr et a conscience qu’il faut agir, et que lui aussi devra agir et impulser une dynamique ; - Raison de plus pour que nous remettions maintenant tout sur la table et fassions un tri.

 

Toutefois, souviens-toi qu’il n’est jamais trop tard pour bien faire et qu’une action personnelle venant de toi, quel quelle soit, est espérée et attendue car : « Aucune Nation ne naît grande, les Grandes Nations sont l’œuvre de leurs citoyens ».La construction de notre Pays est l’affaire de TOUS.

 

Fin de la 1ère partie de la Réflexion N°03 

 

 

CD. DARLAN

Consultant en Stratégies de Développement

 

E-mail : batir.rca@gmail.com

Le Développement Durable en RCA : Etat des lieux de la Maison Centrafrique (1/3) Par Christian Dominique DARLAN
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28 avril 2013 7 28 /04 /avril /2013 23:39

 

 

 

 

Bangui, 29 avril (CAP) - Un citoyen dénommé Arcadius YAMBONGO, le dernier arrivé sur les dix sept détenus de la prison spéciale de Bozizé de Bossembélé appelée « Guantanamo »  qui a retrouvé la liberté le 23 mars dernier à la faveur de l’arrivée de Séléka a succombé ce 26 avril aux blessures qu’il a reçues à la suite des tortures qu’il a subies au palais de la Renaissance après son arrestation.

 

Il a été inhumé ce samedi 27 avril 2013 à Bangui. La place mortuaire se trouve sur la rue Taratara

Décès du dernier arrivé à la prison spéciale personnelle de Bozizé de Bossembélé
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28 avril 2013 7 28 /04 /avril /2013 23:19

 

 

 

 

Source : http://www.radiondekeluka.org  Dimanche, 28 Avril 2013 13:56

 

Le président de la République centrafricaine, Michel Djotodia, a présenté le 27 avril dernier, 75 armes de guerre tous calibres confondus, à la presse. Il s’agit des armes saisies la semaine dernière dans la capitale Centrafricaine lors des patrouilles des éléments de sécurité.

 

Pour Christophe Gazam-betty, ministre d’Etat chargé de la Communication, cette saisie témoigne de l’existence des milices dans la ville de Bangui.

 

« Il ya eu des opérations menées par les forces qui ont été mobilisées à cet effet. On se rend bien compte qu’il n’y a pas que les éléments de Séléka qui circulent dans la ville. La preuve est ainsi, nous avons saisi beaucoup d’armement lourd et ces armes saisies, ne viennent pas des Séléka. L’insécurité dans la ville n’est pas constituée seulement par  les éléments contrôlés  de Séléka mais bien par des miliciens qui détiennent de l’armement lourd et qui, en tenue militaire, opèrent en ville. Nous avons saisi beaucoup d’armement lourd et aujourd’hui, ce n’est que la partie visible de l’iceberg que nous avons voulu présenter comme preuve ».

 

Il explique  par ailleurs  que la Séléka fait un travail de sécurisation globale du pays,  mais ne stigmatise pas un groupe contre un autre.

 

A Lakouanga dans le 2ème arrondissement de Bangui, les éléments de la Séléka, en poste au Service de Recherches et d’Investigations (SRI), ont récupéré le 27 avril 2013, une partie du matériel  appartenant au Parc du Cinquantenaire, volé lors des événements du 24 mars dernier à Bangui.

 

Selon le reporter de Radio Ndeke Luka qui s’est rendu sur les lieux, « cent deux chaises en plastique, un amplificateur, deux baffles, un régulateur de tension électrique, deux ventilateurs, une mini-chaîne radio constituent le lot des objets du  Parc du Cinquantenaire volés ».

 

Cette occasion a permis au Colonel de la Coalition Séléka, Abdel Khader qui a mené l’opération, de se plaindre du fait que les éléments de Séléka continuent de faire objet d’accusation des pillages et vols. Il déclare également que des enquêtes se poursuivent en ce moment par le SRI et la Mairie de Bangui afin de mettre la main sur les autres coupables.

 

A Nola ce même 27 avril dernier, une équipe d’éléments de Séléka a été accueillie par la  population après un moment de calvaire, caractérisée par des exactions, vols et pillages. Cette équipe a tenu un meeting avec toutes les couches sociales de la localité avec comme but : restaurer la paix pour permettre à tous les citoyens de participer au développement du pays.

 

Cependant, la vie reprend progressivement à Bria (Centre-nord), après la crise qui a secoué la République Centrafricaine. Les réseaux téléphoniques, restés hors lignes pendant 4 mois, sont désormais rétablis au grand soulagement de la population qui peut désormais communiquer sur tous les plans. D’après un habitant, «  la population commence à sortir de sa cachette. Les activités agricoles et commerciales ont repris ».

 

Par contre à Bouar, la terreur, la panique et la peur sont devenus ces derniers temps le lot quotidien des habitants.

 

« La population est dépassée par les enlèvements et meurtres des militaires et civiles ainsi que les pillages et autres actes de violence perpétrés par la Séléka. Cette situation fait suite à l’absence de la ville, du responsable des éléments de Séléka en mission à Bangui. », témoigne un habitant de la localité joint au téléphone par Radio Ndeke Luka.

 

À Boali, d’après un reporter de Radio Ndeke Luka, un campement de cultivateurs a été attaqué le 25 avril dernier par trois assaillants non identifiés dont un avec une arme de marque  kalachnikov. Par la suite, trois personnes ont été  blessées par balle.

 

Cependant à Bangui, la journée du  lundi 29 Avril, sera une journée sans médias en Centrafrique. Les journalistes et professionnels des médias, regroupés au sein de l’Union des Journalistes de Centrafrique (l’UJCA) ont décidé, lors d’une Assemblée Générale extraordinaire tenue le 25 avril dernier à Bangui, d’observer cette journée pour faire entendre leurs voix.

 

L’UJCA estime que les professionnels des Médias sont victimes de pressions de tout genre, venues de certaines autorités militaires et civiles de Séléka. Ils veulent attirer l’attention des nouvelles autorités du pays sur les dangers qu’ils encourent dans l’exercice de leur métier, afin que des mesures conséquentes soient prises.

 

 

 

NDLR : Une cache secrète de Bozizé comprenant une impressionnante quantité d'armes lourdes a été découverte ce dimanche par Séléka entre le PK 12 et le PK 13

La Séléka pour des actes positifs mais parsemés d’embûches de la part de ses éléments incontrôlés
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28 avril 2013 7 28 /04 /avril /2013 23:17

 

 

 

 

http://www.maghrebemergent.com   samedi 27 avril 2013 10:39

 

Le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) a recommandé vendredi aux pays ayant accueilli les réfugiés centrafricains de suspendre les retours forcés de ces derniers vers la République centrafricaine en raison de la situation instable et incertaine.

 

Selon l’agence onusienne, la violence, de graves violations des droits de l’homme et une détérioration grave et rapide de la situation humanitaire ont prévalu en République centrafricaine depuis que les rebelles de la Séléka ont pris la capitale, Bangui, en mars dernier.

 

’’Les combats et l’insécurité en République centrafricaine ont eu un grave impact sur la population civile et l’accès humanitaire à ces populations est extrêmement limité. Des meurtres ciblés, des arrestations et détentions, des actes de torture, le recrutement d’enfants, le viol et d’autres formes de violences sexuelles, des disparitions et des enlèvements, ainsi que des extorsions et pillages à Bangui et dans d’autres parties du pays, ont été signalés’’, a indiqué le HCR dans un communiqué de presse.

 

Ces abus, qui ont eu lieu dans une atmosphère d’anarchie générale et d’insécurité, avec des services essentiels perturbés à travers tout le pays, ont conduit à des déplacements forcés de population.

 

L’interdiction des renvois forcés doit être considérée comme une mesure minimale et doit être maintenue jusqu’à ce que la situation relative à la sécurité et aux droits humains dans les zones affectées se soit suffisamment améliorée pour permettre un retour dans des conditions de sécurité et de dignité des personnes considérées comme n’ayant pas besoin de protection internationale, insista un responsable du HCR.

 

Le HCR estime que 173.000 personnes ont été déplacées depuis le début de l’offensive des rebelles de la Séléka en décembre 2012, portant ainsi le nombre total de déplacés internes en République centrafricaine à environ 206.000 personnes.

 

En outre, près de 42.000 réfugiés originaires de République centrafricaine ont été enregistrés dans les pays voisins, essentiellement en République démocratique du Congo, au Tchad, au Cameroun et au Congo.

 

APS

Centrafrique : Le HCR recommande la suspension des retours de réfugiés vers leur pays
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28 avril 2013 7 28 /04 /avril /2013 23:16

 

 

 

 

 

BBC Afrique 27 avril, 2013 - 15:52 GMT

 

Le porte-parole de la rébellion Seleka prend les commandes de l'aviation civile.

 

Sur les ondes de la radio nationale, le président centrafricain Michel Djotodia a lu un décret présidentiel annonçant la nomination d'Eric Neris Massi au poste de directeur de l'Autorité nationale de l'aviation civile à la place de Lévi Yakété de COCORA..

 

Avant d'accéder à ce poste, ce dernier était porte-parole en Europe et coordonnateur international de la Séléka.

 

Les hommes de la Séléka se sont emparés de la capitale Bangui le 24 mars pour chasser le président François Bozizé du pouvoir.

 

Depuis, Eric Massi s'était installé en République Centrafricaine alors qu'il vivait jusqu'à présent en France selon l'AFP.

 

C'est le fils du colonel Charles Massi, ancien ministre et opposant au régime Bozizé, fondateur de la convention des patriotes pour la justice et la paix (CPJP, une des factions de la coalition Séléka).

 

En 2010, la famille du chef rebelle a annoncé sa mort, pointant du doigt François Bozizé et son fils Jean-Francis comme responsables de l'assassinat.

RCA : Massi à la tête de l'aviation civile
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28 avril 2013 7 28 /04 /avril /2013 23:13

 

 

 

 

JOHANNESBURG (AFP) - 28.04.2013 15:13 - La Centrafrique et l'Afrique du Sud auront désormais des relations formelles d'Etat à Etat, et non des relations fondées sur des liens personnels, a indiqué dimanche à Pretoria le Premier ministre centrafricain Nicolas Tiangaye.

 

"Nous regrettons que la relation passée avec l'ancien président Bozizé ait été trop personnalisée, et nous voulons maintenant améliorer ces relations pour qu'elles aient davantage lieu au niveau des Etats", a-t-il dit à des journalistes après avoir rencontré le président sud-africain Jacob Zuma, selon l'agence Sapa.

 

Treize soldats sud-africains sont morts et 27 ont été blessés le 23 mars dans des affrontements avec des rebelles du Séléka qui entraient à Bangui, à la veille de la déposition du président centrafricain François Bozizé.

 

Le président Zuma est depuis interrogé dans son pays sur le rôle des soldats sud-africains: l'opposition veut connaître leur mandat exact, alors qu'ils étaient officiellement censés entraîner les troupes de l'ancien président Bozizé. Certains pensent qu'ils avaient aussi pour mission de défendre des intérêts privés sud-africains, allant jusqu'à évoquer des contrats secrets passés avec des amis politique de M. Zuma.

 

"Ce n'était pas la faute du président Zuma ou du gouvernement sud-africain. Le président Bozizé cachait la nature de la relation entre les deux pays", a relevé M. Tiangaye, dans des propos traduits en anglais par un interprète.

 

"Nous sommes convaincus que nous avons ouvert un nouveau chapitre et que notre relation sera désormais plus transparente pour les deux pays. C'est le message que j'ai transmis au président Zuma et au peuple d'Afrique du Sud au nom du peuple de la République centrafricaine", a-t-il ajouté.

 

"Nous ne sommes pas allés là-bas (en Centrafrique) pour être en situation de combat. (...) Une fois que le conflit a éclaté, nous avons pensé qu'il était important d'aller protéger nos ressortissants, nos soldats et notre matériel. Au moment de l'engagement avec les rebelles, nous étions en position défensive", a relevé Jacob Zuma.

 

Les deux hommes n'ont pas évoqué en public l'éventuel renvoi de troupes sud-africaines en Centrafrique.

 

Le vice-président sud-africain Kgalema Motlanthe avait indiqué mercredi que Pretoria n'avait nullement l'intention d'y redéployer des troupes. Mais M. Zuma, qui avait fait état la semaine dernière d'un "appel passionné" des dirigeants d'Afrique centrale pour que l'Afrique du Sud envoie à nouveau des soldats, avait dit le même jour qu'il considérerait une demande formelle en ce sens avec bienveillance.

 

© 2013 AFP

La Centrafrique et l'Afrique du Sud normalisent leurs relations
La Centrafrique et l'Afrique du Sud normalisent leurs relations
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28 avril 2013 7 28 /04 /avril /2013 23:11

 

 

 

 

 

RFI  dimanche 28 avril 2013 à 21:56

 

Nicolas Tiangaye a achevé samedi une tournée qui l'a mené à Paris, Bruxelles et Pretoria. Le Premier ministre centrafricain avait deux objectifs : briser l'isolement dans lequel se trouve son pays depuis le coup d'Etat du 24 mars et mobiliser des fonds alors que les caisses de l'Etat sont vides. Il est de retour à Bangui avec un bilan mitigé.

 

Depuis une semaine, l'avocat Nicolas Tiangaye plaide pour son pays, la République centrafricaine. Et la tâche n'est pas moins ardue que de défendre Bokassa ou Bozizé, comme il l'a fait par le passé.

 

Afrique du Sud : tourner la page

 

Avec Jacob Zuma, le Premier ministre centrafricain dit être parvenu à tourner la page de la mort des soldats sud-africains. Signe de la bonne volonté de Pretoria : une ambassade devrait ouvrir à Bangui.

Union européenne : de l'aide, mais conditionnée

 

Avec l'Union européenne, quelques jours plus tôt, le défi était financier. À Bruxelles, Nicolas Tiangaye a fait bonne impression, mais il n'a obtenu que des engagements conditionnés. L'aide européenne, qui est de près de 40 millions d'euros par an, se poursuivra à condition que la sécurité revienne.

 

France : soutien affiché, mais inquiétudes persistantes

 

 

À Paris, le son de cloche a été sensiblement le même. La France estime que Nicolas Tiangaye est l'homme sur qui il faut s'appuyer. Mais elle ne lui donne pour autant pas un blanc seing. Preuve de l'inquiétude de l'ex-puissance coloniale, alors que le Premier ministre centrafricain demande à ce que les militaires français participent à la sécurisation de Bangui, les ressortissants français, et notamment les investisseurs, se voient discrètement conseillés par leur ambassade de plier bagage.

 

Les caisses de l'Etat sont vides

 

Nicolas Tiangaye revient donc avec une somme d'urgences à gérer. La première sera le paiement des fonctionnaires, qui attendent leurs salaires depuis début mars. Selon une bonne source, l'argent qui avait été initialement provisionné pour les opérations de Désarmement, démobilisation et réinsertion (DDR) pourrait servir à cet effet. À moins que les pays de la région, qui se retrouveront cette semaine à Brazzaville, mettent en urgence la main à la poche.

 

 

 

Centrafrique: bilan mitigé pour la tournée internationale du Premier ministre
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28 avril 2013 7 28 /04 /avril /2013 23:08

 

 

 

 

 

 

Samedi, 27 Avril 2013 11:40 AEM – AFP  - BANGUI, République centrafricaine - L'Union des journalistes de Centrafrique (UJCA), a décidé d'observer lundi une "journée sans médias", pour protester contre les pressions, menaces et pillages à l'encontre des médias, a annoncé à l'AFP l'un des membres du syndicat samedi.

 

"L'Union des journalistes de Centrafrique décide de faire de la journée du lundi 29 avril 2013, une journée sans médias sur toute l'étendue du territoire", a affirmé Faustin Bambou, directeur de publication du journal "Les collines de l'Oubangui" et membre de l'UJCA.

 

"Les journalistes et professionnels des médias, tant du secteur public que du secteur privé en République Centrafricaine, sont victimes de toutes sortes de pressions (...) Il y a aussi les cas de menaces de mort à l'encontre de certains d'entre nous, de même que de nombreux cas de pillages, de destruction de matériels et de biens, rendant impossible le travail des journalistes", a affirmé M. Bambou.

 

Selon lui, "les autorités ont gardé un mutisme complet sur tous ces actes. Et quand les autorités commencent à bomber le torse pour imposer la censure à la profession, eh bien cela pose problème".

 

Plusieurs sièges de journaux, leurs rédactions, ainsi que des stations de radio, dont Radio Centrafrique, la chaîne nationale, la station de radio privée Radio Ndéké Luka (RNL), la radio catholique Radio Notre Dame (RND) , Radio évangile Néhémie (REN), ont été pillées, fin mars, pendant la prise de Bangui par la coalition Séléka.

 

Le 27 mars, l'ONG Reporters sans frontières (RSF) a condamné le pillage des locaux de plusieurs médias centrafricains à Bangui, demandant aux nouvelles autorités de réparer les dommages occasionnés.

 

RSF, qui se dit "inquiète pour les conditions d'exercice du métier de journaliste" en Centrafrique, a demandé "au nouvel homme fort de Bangui, Michel Djotodia, de garantir aux médias le droit de fonctionner en toute liberté et sécurité".

"Journée sans médias" en Centrafrique : lundi pour dénoncer menaces et pressions
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