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2 novembre 2013 6 02 /11 /novembre /2013 12:21

 

 

 

http://www.cameroonvoice.com   01/11/2013 15:19:59

 

Il y a une Afrique qui marche. Il faut en parler afin de chasser l'impression que ce continent n'est qu'une source de mauvaises nouvelles. Il y a aussi une Afrique qui ne marche pas, au point où l'on se demande comment intervenir pour lui venir en aide.


La République centrafricaine est un de ces pays où le temps s'est arrêté. On dit même, ici à Bangui, la capitale, que l'horloge a reculé de 40 ans. Selon la Fondation Mo Ibrahim sur la bonne gouvernance, la Centrafrique est, avec le Tchad, le Congo démocratique, l'Érythrée et la Somalie, en tête de liste des États en déliquescence du continent et de la planète. 


En fait, entre ces cinq pays, il faut même faire une distinction: d'un côté la Somalie, toujours en proie à l'anarchie et au terrorisme, et la Centrafrique sur le point d'y ressembler, et de l'autre côté, les trois autres qui tentent avec des fortunes diverses de se reconstruire.


La Centrafrique est aux prises depuis vingt ans avec une instabilité politique et militaire chronique. De rébellions militaires en coups d'État, d'insurrections rebelles en interventions étrangères, le pays ne fait que s'enfoncer, malgré une présence internationale permanente. La Centrafrique détient le record du monde pour le déploiement de forces de maintien de la paix: onze missions depuis 1998, et l'ONU en prépare une douzième. 


Malgré cela, rien n'y fait. Les élites se disputent le pouvoir et les quelques richesses sans aucune considération pour les quatre millions de Centrafricains. Dès qu'un groupe prend le pouvoir, il donne naissance à une rébellion qui le déloge, et ce groupe est à son tour délogé quelques années plus tard.


Ce cycle infernal a conduit la Centrafrique là où elle est présentement. En août dernier, de passage à Bangui, un représentant de l'ONU a résumé en quelques mots l'ampleur du désastre: «L'État n'existe tout simplement pas en dehors de la capitale. Au-delà de Bangui, il n'y a ni police, ni système judiciaire, ni services sociaux. La sécurité est pratiquement inexistante et la population vit dans un état de peur permanent», déclarait-il.


Le dernier groupe rebelle à avoir pris le pouvoir, la coalition Séléka, a tout dévasté sur son passage lors de sa marche sur la capitale en mars dernier. Les préfectures, les écoles, les églises, ont été pillées et brûlées, tout comme les archives. L'ONU, présente au pays depuis treize ans, n'a pas été en mesure de stopper la descente aux enfers. Elle assume le blâme, mais ceux qui auraient pu agir - les membres du Conseil de sécurité - ont tout simplement oublié le pays. Ils avaient d'autres urgences: le 11 septembre, l'Afghanistan, l'Irak, le Congo, la Côte d'Ivoire.


Que faire alors? La solution régionale a été appliquée, sans résultats. Les pays de la Communauté économique des États d'Afrique centrale n'ont jamais réussi à s'engager massivement pour aider le pays et se sont souvent divisés en prenant parti dans les luttes entre factions. 


La dernière crise a, semble-t-il, secoué les consciences. À l'initiative de la France, l'ONU vient d'autoriser l'Union africaine à déployer une force de 3500 militaires. Dans quelques semaines, une opération de paix onusienne de plus grande envergure devrait s'installer. Elle ne va pas chômer.


Le plus urgent est d'éviter la «somalisation» du pays, c'est-à-dire son morcellement en de multiples entités toutes aussi faibles les unes que les autres, et donc susceptibles d'être la proie de groupes militaires ou terroristes bien organisés. Les djihadistes du Sahel et du Nigeria seraient en mesure de frapper ici, dit-on. Ensuite, convaincre le Tchad de jouer un rôle plus positif dans la résolution du conflit. Ce pays a trop souvent fait et défait les gouvernements en place. Enfin, entamer le relèvement du pays. Tout cela prendra des années.


Jocelyn Coulon



Jocelyn Coulon est directeur du Réseau de recherche sur les opérations de paix, affilié au CÉRIUM de l'Université de Montréal. Il est en mission d'étude en République centrafricaine.

Lu pour vous : République centrafricaine : Le pays oublié
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Centrafrique-Presse.com
1 novembre 2013 5 01 /11 /novembre /2013 21:48

 

 

 

http://www.francetvinfo.fr  01/11/2013 | 20:27

 

En marge de son déplacement en Russie, le Premier ministre est revenu sur la situation en Centrafrique et l'implication de la France dans la crise. 

 

Jean-Marc Ayrault a évoqué la situation en Centrafrique, vendredi 1er novembre, en marge de son déplacement en Russie. Le Premier ministre a estimé que la France pouvait "sécuriser la situation dans la capitale" Bangui, mais que pour le reste, il fallait "une décision des Nations unies". Le 13 octobre, le ministre des Affaires étrangères a annoncé que des forces supplémentaires allaient rejoindre les 410 soldats positionnés dans le pays.

 

Affirmant que "la France n'interviendra pas sans mandat", Jean-Marc Ayrault a expliqué : "Nous n'avons pas à être partout et à jouer les gendarmes du monde." Toutefois, il a évoqué la "grande instabilité" et la question des ressortissants français en Centrafrique. Il a donc estimé que la France pourrait renforcer son dispositif de sécurité en cas de mandat de l'ONU. "Mais ça n'a rien à voir (...) avec une intervention comme celle qui a eu lieu au Mali", a tenu à préciser le Premier ministre.

 

Ayrault sur la Centrafrique : "Nous n'avons pas à jouer les gendarmes du monde"
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Centrafrique-Presse.com
1 novembre 2013 5 01 /11 /novembre /2013 19:52

 

 

 

 

30/10/2013 à 19:11 Par Madjiasra Nako, à N'Djamena http://www.jeuneafrique.com

 

Parti du Tchad officiellement pour se soigner, l’ancien chef rebelle, Abdelkader Baba Laddé, se retrouve en difficulté.

 

Arrivé au Niger depuis quelques semaines, venant du Nigéria où il s’est rendu officiellement pour se soigner, l’ancien rebelle tchadien Abdelkader Baba Laddé se retrouve dans une  situation si compliquée qu’il a été obligé de solliciter la médiation de l’État nigérien pour lui permettre de rentrer au pays après avoir été remercié, le 28 octobre, de son poste de conseiller chargé de mission auprès du Premier Ministre tchadien.

 

Laddé isolé

 

La veille, ce sont deux de ses lieutenants qui ont décidé de le "radier à vie" de son mouvement, le Front populaire pour le redressement (FPR), qui attend d’être autorisé à fonctionner comme parti politique. Le FPR ainsi que des sources sécuritaires tchadiennes l'accusent d’être "retourné au maquis". Ce que l'intéressé conteste farouchement en rappelant qu’il a été négligé par le pouvoir depuis son retour à la légalité sans condition, il y a un an (le 6 septembre 2012). "Le gouvernement, dit-il, n’a pas respecté ses engagements", faisant référence à l’accord qu’il a conclu avec N'djamena, sous l’égide des nations-unies. Il s'est plaint notamment des arrestations ou harcèlement de ses proches.

 

Aux dernières nouvelles, Niamey aurait accepté de jouer la médiation auprès de N'Djamena pour négocier son retour. La réponse tchadienne se fait toujours attendre.

Lu pour vous : Diplomatie | Tchad : un retour aux armes pour Baba Laddé ?
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Centrafrique-Presse.com
1 novembre 2013 5 01 /11 /novembre /2013 19:49

 

 

 

Bangui (AFP) - 01.11.2013 14:47 - Des heurts entre habitants d'un quartier de Bangui et des hommes armés issus de l'ex-rébellion au pouvoir en Centrafrique ont fait vendredi au moins deux blessés graves par balles, a-t-on appris auprès de la gendarmerie.

 

Des heurts entre habitants d'un quartier de Bangui et des hommes armés issus de l'ex-rébellion au pouvoir en Centrafrique ont fait vendredi au moins deux blessés graves par balles, a-t-on appris auprès de la gendarmerie.

 

Ces heurts, liés à un litige foncier opposant les habitants du quartier Bazanga à un ancien chef de la coalition rebelle Séléka, le "général" Zakaria Issa, ont fait "plus de dix blessés, dont deux ou trois sont dans un état grave", a indiqué à l'AFP sous couvert d'anonymat une source de la gendarmerie.

 

Les habitants du quartier s'opposent à la construction d'une maison par le "général", arguant que le bâtiment va obstruer une ruelle menant à la route principale. Le "général" conteste cette présentation des faits: "j'ai laissé un passage qui longe la propriété mais ils disent que ce n'est pas assez et qu'il faut que je parte du quartier", a-t-il affirmé à l'AFP.

 

"Certains habitants ont affirmé avoir vu Zakaria Issa appelé des proches et un véhicule est arrivé avec des ex-Séléka qui ont aussitôt ouvert le feu sur les manifestants (...) Les forces de défense et de sécurité et la force africaine ont pris position pour sécuriser les habitants", selon la gendarmerie.

 

Depuis la prise du pouvoir à Bangui le 24 mars par l'ex coalition Séléka, de nombreux chefs rebelles ont pris des maisons de location ou occupé de force des domiciles de particuliers. Certains ont été désarmés et expulsés à la faveur de l'opération de désarmement menée par la gendarmerie et la police centrafricaine appuyées par la force africaine (Misca).

 

Les exactions sans fin d'ex-rebelles contre la population ont provoqué des violences inter-communautaires qui menacent de prendre un tour religieux entre chrétiens, qui constituent la grande majorité de la population et dont certains s'organisent en milices armées, et musulmans, confession dont se revendiquent les combattants de l'ex-rébellion.

 

© 2013 AFP

Centrafrique : plusieurs blessés dans des heurts à Bangui
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1 novembre 2013 5 01 /11 /novembre /2013 19:47

 

 

 

 

BANGUI Vendredi 1 novembre 2013 | 17:02 UTC (Xinhua) - L'envoyé spécial de l'Union africaine pour la LRA Francisco Madeira et le représentant spécial du secrétaire général des Nations Unies pour et chef de bureau de l'Onu pour l'Afrique centrale Abou Moussa étaient présents jeudi à Bangui, dans le souci de mettre fin aux actions de la rébellion de l'Armée de résistance du seigneur (LRA) contre les populations centrafricaines, a fait savoir à Xinhua M. Madeira.

 

Cette rébellion ougandaise déclarée groupe terroriste par l'UA et les Nations Unies, et dirigée par Joseph Kony, recherché par la Cour pénale internationale (CPI) basée à La Haye aux Pays- Bas y compris les Etats-Unis pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité, s'est retranchée dans l'Est de la Centrafrique depuis 2008, après avoir sévi pendant longtemps à l'Est de la République démocratique du Congo (RDC).

 

 La LRA opère aussi au Soudan du Sud, en plus de l'Ouganda lui- même. Les victimes de ses atrocités (viols, massacres, exécutions sommaires, etc.) se comptent par milliers par les populations civiles de ces quatre pays. En septembre, le pouvoir de l'ex-chef rebelle centrafricain Michel Djotodia avait annoncé la défection d'environ 2.600 combattants dont des femmes de cette organisation, une information que l'UA et les Nations Unies se sont gardées de confirmer sans leur propre traitement du dossier.

 

 Selon Francisco Madeira, la mission en visite jeudi à Bangui était chargée de  consulter les autorités centrafricaines avec toutes les parties prenantes dans cet effort pour savoir comment faire pour « régler ce problème une fois pour toutes ».

 

Il y a des initiatives, a-t-il dit, des signaux que l'Union africaine et les Nations Unies peuvent exploiter et capitaliser pour très vite mettre fin à cette situation. Il a par ailleurs encouragé les éléments de la LRA qui ont fait défection en septembre vers Nzako (Nord-Est).

 

 Après Bangui, les deux émissaires devaient poursuivre leur mission au Soudan du Sud, où ils sont annoncés ce vendredi. C'est notamment dans le cadre d'une opération conjointe mise sur pied par les deux organisations dans l'objectif de neutraliser la redoutable rébellion et son chef de guerre. Cette opération a reçu en 2012 l'appui des Etats-Unis traduit par l'envoi d'une centaine d'instructeurs militaires. En République centrafricaine (RCA), elle déploie dans la partie orientale du territoire des forces ougandaises accusées cependant par certaines sources à Bangui de participer plutôt au trafic illicite d'or et d'autres pierres précieuses.

Centrafrique : L'UA et l'ONU résolues à mettre fin aux actions de la LRA
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1 novembre 2013 5 01 /11 /novembre /2013 19:45

 

 

 

 

 http://www.catnat.net  29 octobre 2013

 

Plus d'une centaine de personnes sont sans-abris et cinq autres blessées, à la suite de pluies diluviennes qui se sont abattues dans la région de la ville d'Obo dans le sud-est de la Centrafrique.

 

Le passage du vent violent accompagné des pluies diluviennes a occasionné des dégâts considérables dans la ville d'Obo. Cinq personnes ont été blessées dont trois sont admises à l'hôpital préfectoral, vu la gravité de leur cas. Des toitures des maisons des particuliers, des établissements scolaires, des églises, de l'hôpital et des bâtiments publics ont été emportées.

 

Selon la Croix-Rouge locale, on a déjà recensé plus d'une centaine de sinistrés et des blessés graves qui se trouvent à l'hôpital.

 

Source : AP

Fortes pluies et vents violents font 5 blessés de la S-E du Centrafrique
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1 novembre 2013 5 01 /11 /novembre /2013 19:44

 

 

 

http://maliactu.net  31 oct 2013 - 11:25

 

Plus d’un millier de militaires tchadiens viennent d’achever une formation en droit international humanitaire (DIH) organisée par le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) en coopération avec l’armée tchadienne, dans le cadre de leur préparation au déploiement dans des opérations de maintien de la paix, selon un communiqué de presse de la CICR publié jeudi.

 

Pendant cinq jours, des officiers, sous-officiers et soldats réunis au centre d’instruction de la Loumia, à une centaine de kilomètres au sud de N’Djaména, la capitale du Tchad, se sont familiarisés avec les notions de base du DIH (un ensemble de règles qui, pour des raisons humanitaires, cherchent à limiter les effets des conflits armés, en protégeant les personnes qui ne participent pas ou plus aux combats et en restreignant les moyens et les méthodes de guerre) et avec les règles d’engagement applicables aux forces armées dans les opérations de maintien de la paix.

 

Certains des soldats formés seront déployés au Mali où ils intégreront les forces de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA), alors que d’autres iront en Centrafrique dans le cadre de la Mission internationale de soutien à la Centrafrique (MISCA) sous l’égide de l’Union africaine.

 

« Les participants ont été sensibilisés aux conséquences humanitaires découlant des opérations militaires qu’ils auront à mener sur terrain. Des sujets aussi importants que la protection des civils dans les conflits armés ont pu être abordés », a déclaré Linh Schroeder, chef de délégation du CICR au Tchad. « L’exemple du Mali, où le CICR est présent depuis de nombreuses années, a permis d’illustrer le rôle d’une organisation humanitaire comme le CICR dans l’assistance aux populations touchées par le conflit », a-t-elle ajouté.

 

L’organisation de ces séances a été possible grâce à une bonne coopération avec le ministère de la Défense et l’Armée nationale tchadienne.

« Nous sommes prêts à poursuivre cette coopération dans le cadre du déploiement futur de contingents tchadiens dans la sous-région », a promis Mme Schroeder.

 

En outre, le CICR poursuit sa collaboration avec les responsables des forces armées et de sécurité du Tchad à l’intégration du droit dans la formation et la sensibilisation de leurs troupes.

 

Dans ce cadre, deux séances de travail de haut niveau ont été organisées fin octobre, avec les officiers de l’Etat-major général et du Groupement des écoles militaires interarmées (GEMIA) afin de redynamiser la formation et la sensibilisation des militaires au DIH.

 

Le Tchad garde aujourd’hui plus d’un millier de soldats au Nord Mali, où ils ont pris activement part à la guerre contre les djihadistes et narcotrafiquants il y a quelques mois. Fin

 

Source: Agence de presse Xinhua

 

Tchad : des militaires formés au droit international humanitaire avant leur déploiement au Mali et en Centrafrique
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31 octobre 2013 4 31 /10 /octobre /2013 22:24

 

 

 

 

L'auteur du coup d'Etat du 22 mars 2012 qui a plongé le Mali dans la crise, Amadou Sanogo, a été convoqué par la justice de son pays, a-t-on appris jeudi auprès de la gendarmerie malienne et de source judiciaire. Il doit comparaître pour des violences imputées à ses hommes.

 

"La gendarmerie a reçu jeudi de la justice malienne une convocation adressée au général Amadou Sanogo. Selon la procédure, la convocation sera adressée au ministère malien de la Défense qui, à son tour, informera le général Sanogo de la convocation", a indiqué une source à la gendarmerie de Bamako. Celle-ci n'a pas pu dire quand M. Sanogo devra se présenter devant un juge.

 

Une source judiciaire a confirmé l'information et a précisé que cette convocation concernait "notamment les morts de la dernière mutinerie contre lui". Amadou Sanogo serait aussi interrogé "sur toutes les violences de ces derniers temps", dont ses hommes sont accusés.

 

Histoire de promotions

 

Début octobre, d'anciens compagnons de M. Sanogo, promu directement en août du grade de capitaine à celui de général, avaient mené une fronde à Kati, son ancien quartier général situé près de Bamako. Ils avaient réclamé eux aussi des promotions, obligeant l'armée régulière à intervenir pour prendre le contrôle des lieux.

 

Des proches du général Sanogo sont soupçonnés d'avoir réprimé des soldats qui s'étaient alors opposés à lui. Mi-octobre, des familles de militaires avaient affirmé avoir découvert dans la caserne de Kati et ses alentours les corps d'au moins trois de leurs parents soldats.



(ats / 31.10.2013 20h36)

 

 

 

Mali: Amadou Sanogo, auteur du putsch de mars 2012, convoqué par la justice


BAMAKO - L'auteur du coup d'Etat du 22 mars 2012 qui a plongé le Mali dans la crise, Amadou Sanogo, a été convoqué par la justice de son pays pour des violences imputées à ses hommes, a appris jeudi l'AFP auprès de la gendarmerie malienne et de source judiciaire.

La gendarmerie a reçu jeudi de la justice malienne une convocation adressée au général Amadou Sanogo. Selon la procédure, la convocation sera adressée au ministère malien de la Défense qui, à son tour, informera le général Sanogo de la convocation, a indiqué une source à la gendarmerie de Bamako qui n'a pas pu dire quand M. Sanogo devra se présenter devant un juge.

Une source judiciaire a confirmé l'information et a précisé que cette convocation concernait notamment les morts de la dernière mutinerie contre lui, ajoutant qu'il serait aussi interrogé sur toutes les violences de ces derniers temps, dont ses hommes sont accusés.

Début octobre, d'anciens compagnons de Sanogo, promu directement en août du grade de capitaine à celui de général, avaient mené une fronde à Kati, son ancien quartier général situé près de Bamako, pour réclamer eux aussi des promotions, obligeant l'armée régulière à intervenir pour prendre le contrôle des lieux.

Des proches du général Sanogo sont soupçonnés d'avoir réprimé des soldats qui s'étaient alors opposés à lui.

Mi-octobre, des familles de militaires, interrogées par l'AFP, avaient affirmé avoir découvert dans la caserne de Kati et ses alentours les corps d'au moins trois de leurs parents soldats.

Dans les mois qui ont suivi le coup d'Etat de mars 2012, la caserne de Kati, qu'Amadou Sanogo a dû quitter il il y a quinze jours, a été le lieu de nombreuses exactions commises par ses hommes contre des militaires considérés comme fidèles au président renversé alors, Amadou Toumani Touré.

Le coup d'Etat avait précipité la chute du nord du Mali aux mains de groupes islamistes armés qui l'ont occupé pendant neuf mois avant d'en être en partie chassés par une intervention militaire internationale initiée par la France en janvier et toujours en cours.


(©AFP / 31 octobre 2013 19h54) 

Le putschiste Amadou Sanogo convoqué par la justice malienne
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31 octobre 2013 4 31 /10 /octobre /2013 19:43

 

 

 

30/10/2013

 

Les travaux de lancement de l’atelier national de validation se sont ouverts le 29 octobre dernier dans la capitale centrafricaine

 

La cérémonie d’ouverture a été présidée par le Premier ministre de transition, Me Nicolas Tiangaye, en présence du Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies en Centrafrique et chef du BINUCA, le Général Babacar Gaye. Etaient aussi présents les représentants de la société civile, de la communauté internationale et des membres du Gouvernement. Organisées par le Gouvernement centrafricain, avec l’appui logistique et technique du système des Nations Unies, ces assises ont pour objectif l’appréciation et l’appropriation dudit programme par les participants.

 

En indiquant que cet atelier s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de la Résolution 2121, le Général Babacar Gaye a déclaré que «le programme d’urgence dont le processus de validation commence aujourd’hui s’inscrit en droite ligne de ces efforts. Le processus d’élaboration de ce programme d’urgence a mis à contribution les cadres de l’ensemble des Départements ministériels et nous ne doutons pas que les autres acteurs nationaux, à savoir la société civile et le secteur privé sauront lui apporter des contributions. Selon sa lecture, il s’agit d’un programme qui vise à rendre plus opérationnelle la feuille de route du Gouvernement et nous notons à cet égard que les trois composantes du programme portent effectivement sur les priorités de l’heure à savoir les problèmes sécuritaires, humanitaires et la tenue des élections». 

En ouvrant les assises, le chef du Gouvernement de transition a précisé qu’en étant à cet atelier, les participants ont pris l’initiative salutaire de mettre un terme aux souffrances des Centrafricains. Selon Me Nicolas Tiangaye, «ce programme d’urgence doit être à la hauteur des défis pour sauver notre pays et notre peuple. Il y a urgence à mettre un terme aux violences, aux destructions, aux viols et aux violations graves et répétées des Droits de l’Homme. Il y a urgence à mettre un terme à l’impunité et à restaurer la sécurité et la paix sociale. Il y a urgence à promouvoir la Justice et les Droits de l’Homme, à organiser une assistance humanitaire à grande échelle. Il y a enfin urgence à définir et à fixer de manière claire le cap qui nous conduira de manière apaisée et sécurisée à la restauration de l’ordre constitutionnel par les moyens d’élections libres, régulières et transparentes». 

RCA : le programme d’urgence du Gouvernement de transition
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31 octobre 2013 4 31 /10 /octobre /2013 19:09

 

 

 

http://www.secours-catholique.org  29/10/2013

 

Alors que la Centrafrique a sombré dans le chaos après le coup d’État du 24 mars dernier, Mgr Dieudonné Nzapalainga, l’archevêque de Bangui, connu pour son engagement auprès de la population, livre ses espoirs et ses craintes pour la Centrafrique.

 

Vous disiez en juin dernier que la Centrafrique se mourait à petit feu. Quelle est la situation dans le pays aujourd’hui ?

 

Le 24 mars dernier, le président Bozizé a été renversé par la coalition Séléka, une conglomération de plusieurs groupes qui ont décidé de faire alliance. Ce coup d’État s’est accompagné de promesses de liberté et de paix, mais très vite la désillusion a gagné les habitants.

 

Nous avons assisté à des pillages à grande échelle, du jamais vu. Nous sommes habitués à des coups d’État à répétition, mais en général les pillages durent deux ou trois jours et ne concernent que les dignitaires de l’ancien pouvoir. Cette fois, ils ont duré quatre ou cinq mois et l’essentiel de la population a été touchée. On a également assisté à des viols, des exécutions sommaires, tout cela au vu et au su de tout le monde. Parmi les rebelles du Séléka qui ont commis ces exactions, beaucoup viennent de l’étranger, en particulier du Tchad et du Soudan, dans l’unique but de se servir sur la bête.

 

Nous avons aussi déploré le fait que des éléments du Séléka ont décidé de s’orienter vers les églises pour molester et piller. Dans certains diocèses, tous les véhicules ont été volés sous les yeux de l’évêque et des prêtres, totalement impuissants. Les pasteurs ne peuvent plus se déplacer pour aller au contact de la population.

 

Face à toutes ces humiliations, ne soyons pas étonnés qu’il y ait une insurrection populaire, ce que j’appelle la révolte des pauvres. Les gens sont désespérés, ils ont perdu leurs parents, leurs enfants, leur maison, qu’ont-ils encore à perdre ?

 

L’UNICEF a fait part de son inquiétude face à la recrudescence d’enfants soldats…

 

La jeunesse est particulièrement touchée par cette crise. Depuis décembre, il n’y a plus d’école. Les enseignants, assimilés au pouvoir de l’ancien président Bozizé, ont été traqués. Ils ont fui, les enfants se sont retrouvés livrés à eux-mêmes. Certains, enrôlés comme enfants soldats, ont troqué leurs stylos contre des kalachnikovs. Comment va-t-on pouvoir les remettre sur les bancs de l’école ? C’est une génération sacrifiée.

 

La population semble aujourd’hui profondément divisée…

 

Cette rébellion a brisé les liens sociaux. Les rebelles du Séléka ont instrumentalisé la fibre religieuse. Beaucoup, notamment ceux qui viennent du Soudan et du Tchad, sont musulmans et ne parlent pas français. Ils vont voir les jeunes musulmans, avec qui ils peuvent parler arabe, et leur donnent des armes pour qu’ils leur servent d’indicateurs.

 

Dans la tête des gens, l’amalgame est vite fait entre musulmans et Séléka. Ce raccourci est dangereux. Il ne s’agit pas d’un conflit religieux mais bien d’une crise politique. Le vivre ensemble est une réalité dans le pays, il ne faudrait pas que tout notre passé de cohabitation et de cohésion vole en éclat. Aujourd’hui, tout le monde vit dans la peur de l’autre.

 

Quel rôle peut jouer l’Église ?

 

Avec plusieurs responsables religieux, nous avons mis en place une plateforme rassemblant musulmans, protestants et catholiques, qui travaillent ensemble pour désamorcer les tensions, et dire que cette crise est d’abord politique. Nous avons également formé des médiateurs locaux, qui font un travail de proximité pour faire baisser la tension.

 

L’Église vient aussi au secours de la population. Caritas distribue des vivres, des habits de rechange dans les villages, ainsi que des outils et des graines pour commencer à replanter.

 

Les associations humanitaires ont-elles accès à la population ?

 

La plupart des humanitaires restent aujourd’hui à Bangui à cause de l’insécurité dans les provinces. En septembre, deux membres d’Acted ont été tués... Il faut sécuriser les corridors pour que les humanitaires aient un accès direct à la population.

 

Qu’attendez-vous de la communauté internationale ?

 

Nous avons multiplié les appels pour que la Mission internationale de soutien à la Centrafrique, la Misca, soit renforcée. Elle devrait atteindre les 3 600 soldats. Mais il y a un problème financier : certains pays africains veulent participer mais n’ont pas les moyens d’envoyer leurs soldats, de leur donner des armes, des véhicules, etc.

 

Nous souhaitons que l’ONU renforce sa présence. Ce renforcement militaire est urgent pour permettre aux gens de ne pas vivre la peur au ventre et de pouvoir vaquer, à nouveau, à leurs occupations.

 

Le pouvoir en place a-t-il les moyens de juguler cette crise ?

 

Le pouvoir est impuissant. Il est issu d’un groupe hétéroclite, et souffre d’un gros problème dans la chaîne de commandement. Le président donne un ordre, les généraux n’écoutent pas… Les soldats obéissent à leur chef, pas au président. C’est l’anarchie.

 

Et puis il faut dire la vérité : les caisses de l’État sont vides. Les fonctionnaires ne sont plus payés depuis trois mois. Il n’y a plus de chaises, plus d’ordinateurs dans les bureaux. Comment mettre les gens au travail sans donner des moyens ? Les élections doivent avoir lieu dans dix-huit mois, il faut tout faire pour que ce délai soit tenu.

 

Propos recueillis par Marina Bellot

 

Centrafrique : « Une génération sacrifiée » : Mgr Dieudonné Nzapalainga
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