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6 décembre 2013 5 06 /12 /décembre /2013 23:02

 

 

 

 

 

 

avec AFP  le 06 décembre 2013 à 20h29

 

Centrafrique : les soldats français se déploient à Bangui, ville déserte

 

Vendredi soir, la Croix-Rouge avait déjà récupéré 281 corps à la suite des combats qui ont débuté jeudi juste avant le vote de la résolution de l'Onu et l'intervention française.

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Au lendemain du 1er jour de l'intervention française en Centrafrique, la situation était toujours très chaotique dans le pays vendredi. 

 

La Croix-Rouge centrafricaine a annoncé dans la soirée avoir récupéré 281 corps, craignant un bilan encore plus lourd à venir. Plus globalement, même si un calme  précaire était revenu, notamment par rapport à jeudi,  la psychose s'est emparée de la ville, où des milliers d'habitants se réfugient près de la base française.
 
Près d'un millier de soldats français sont désormais déployés dans le pays. Cette montée en puissance de "Sangaris", le nom de l'opération, s'accompagne de patrouilles de plus en plus régulières, avec la possibilité de tirer pour protéger les civils, contrairement à la situation d'avant la résolution. Des avions Rafale ont également survolé la capitale centrafricaine à deux reprises vendredi pour une mission dissuasive.

 
L'état-major des armées a d'ailleurs indiqué qu'un accrochage avait eu lieu jeudi matin, avant même le vote du Conseil de sécurité. Quatre occupants d'un pick-up ont été tués dans l'incident, survenue près de l'aéroport.

Centrafrique : près de 300 morts depuis jeudi
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6 décembre 2013 5 06 /12 /décembre /2013 22:57

 

 

 

 

 


Par Peter Bouckaert



Il y a à peine un mois, il semblait que les troupes africaines de maintien de la paix déployées à Bossangoa, en République centrafricaine, se contentaient de gagner de l'argent en vendant de la bière glacée à la population locale. Mais aujourd'hui, ces mêmes troupes se sont courageusement portées au secours de civils qui se sont trouvés pris au milieu d'une bataille intense pour le contrôle de cette ville, située à 300 kilomètres au nord de la capitale, Bangui. La journée a démarré dans un climat de tension, après l'annonce que de violents affrontements se déroulaient à Bangui entre les forces ex-Séléka majoritairement musulmanes, qui dirigent le pays depuis mars dernier, et les milices à majorité chrétienne anti-balaka (« anti-machette ») qui cherchent à les renverser. Des dizaines de personnes ont été tuées. La nouvelle s'est rapidement répandue que l'ancien commandant de la Séléka à Bossangoa, le général Yaya, était au nombre des victimes des combats de Bangui.


La tension était palpable.


Les affrontements ont commencé à Bossangoa vers 14h00. Nous étions dans le quartier musulman, occupés à porter secours à un blessé ayant survécu à un massacre lorsque sont arrivés de nombreux véhicules transportant des combattants de l'ex-Séléka lourdement armés, prêts à se battre. En même temps que des centaines de civils, nous nous sommes précipités vers la base de la Force multilatérale d'Afrique centrale (FOMAC), qui pouvait offrir une sécurité relative. Contrairement à l'habitude, les soldats du maintien de la paix avaient laissé les portes de la base ouvertes. Trop souvent dans le passé, les troupes africaines et onusiennes de maintien de la paix ont fait très peu d'efforts, sinon pas d'efforts du tout, pour protéger les civils des environs des attaques par des groupes armés, fermant les portes de leurs bases et abandonnant les civils à leur sort quand les balles commençaient à siffler.

 

Alors que les combats s'intensifiaient, le commandant de la FOMAC, le capitaine Wilson de la République du Congo, a mobilisé ses troupes avec un sens de l'urgence et un courage remarquables, les déployant à travers la ville pour protéger les dizaines de milliers de personnes déplacées qui étaient réfugiées dans l'église catholique ou dans d'autres sites.


Quand je l'ai informé de la situation de la plupart des travailleurs humanitaires qui se trouvaient bloqués à l'intérieur d'une enceinte sur la ligne de front des combats, il a ordonné sans hésitation à ses troupes de se rendre sur place, parvenant à faire évacuer les travailleurs juste à temps.


Pendant des heures, les soldats de la FOMAC, déployés au milieu de violents combats, se sont activés pour maintenir une distance entre les belligérants et les civils vulnérables. Alors que la ville tombait aux mains des combattants anti-balaka, le capitaine Wilson a ordonné à ses hommes de boucler le quartier musulman, afin d'éviter des meurtres de représailles de la part de milices chrétiennes. Un des soldats de la paix de la FOMAC a été grièvement blessé à la poitrine durant les combats.

Étant donné que des combats se déroulent dans de nombreuses régions de la République centrafricaine, les dangers auxquels est confrontée la population civile ne peuvent qu'augmenter. Demain, malheureusement, nous compterons les victimes des violents affrontements d'aujourd'hui.


Mais l'attitude courageuse du capitaine Wilson et de ses soldats de la paix africains nous donne l'espoir que leurs efforts – dans le contexte élargi d'une mission de maintien de la paix des Nations Unies – peuvent effectivement protéger la population civile.

 

Human Rights Watch, 350 5th Ave, New York, NY 10118-0110 United States

Point de vue : RCA - Les soldats africains chargés du maintien de la paix sauvent la vie de civils à Bossangoa
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6 décembre 2013 5 06 /12 /décembre /2013 22:03

 

 

 

 

Paris, le 4 décembre 2013

 

Communiqué

 

Harlem DÉSIR, Premier Secrétaire du Parti Socialiste

 

Jean-Christophe CAMBADÉLIS,

 

Secrétaire national à l’Europe et aux relations internationales

 

République centrafricaine : le Conseil de sécurité s'est accordé sur un texte de résolution proposé par la France

 

Le Parti socialiste salue le consensus obtenu au Conseil de sécurité des Nations unies cette nuit sur un texte de résolution proposé par la France sur la situation en Centrafrique.

 

La résolution viendra donner un mandat robuste à la force de la Mission internationale de soutien à la Centrafrique, la MISCA, armée par les contingents de l'Union africaine afin de rétablir la sécurité dans un pays soumis aux exactions des bandes armées.

 

Le Parti socialiste salue le travail continu de sensibilisation par la France sur la situation humanitaire et sécuritaire en Centrafrique et la détermination française à soutenir les forces africaines dans leur mission de stabilisation du pays et de protection de la population. Il espère que les États européens en mesure de le faire saisiront l'urgence d'agir pour soutenir l'effort conjoint de l'ONU, de l'Union africaine et de la France.

 

Le Parti socialiste observe que la résolution qui sera votée à l'unanimité démontre que la France est à la hauteur de ses responsabilités. Comme cela sera rappelé au Sommet pour la paix et la sécurité en Afrique, la politique française sur le continent africain place au coeur de ses exigences le respect mutuel et l'engagement prioritaire des organisations régionales.

 

 

République centrafricaine : le Parti socialiste salue le vote à l'unanimité de la résolution française

 

 

Le Conseil de sécurité de l'ONU a adopté aujourd'hui à l'unanimité la résolution 2127 proposée par la France et qui mandate la force de l'Union africaine, la MISCA, ainsi que la France en tant que soutien, pour aider à rétablir la sécurité en République centrafricaine.

 

Le Parti socialiste salue l'engagement constant de la France qui, avec les organisations régionales africaines, n'a eu de cesse depuis près d'un an de sensibiliser les États membres de l'ONU et de l'Union européenne sur la situation sécuritaire et humanitaire en Centrafrique.

 

Le Parti socialiste observe que les violences commises aujourd'hui à Bangui justifient l'urgence d'agir pour prévenir les dangers menaçant la région, et dont les conséquences potentielles concernent autant l'Afrique que l'Europe.

Communiqué du Parti Socialiste français sur la situation en RCA
Communiqué du Parti Socialiste français sur la situation en RCA
Communiqué du Parti Socialiste français sur la situation en RCA
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6 décembre 2013 5 06 /12 /décembre /2013 21:51

 

 

 

 

 

http://www.leparisien.fr  06.12.2013, 08h29

 

L'armée française a lancé son opération en Centrafrique avec un renforcement dans un premier temps vendredi des patrouilles dans Bangui, qui vit dans la psychose de nouvelles tueries, après les massacres à grande échelle de la veille.


Si aucune violence de grande ampleur n'a été signalée vendredi, plusieurs milliers d'habitants de Bangui étaient rassemblés aux abords de l'aéroport de la capitale centrafricaine, où l'armée française et la force africaine ont leurs bases, de crainte d'exactions dans leurs quartiers voisins de Boeing et Boy-Rabe, ont constaté des journalistes de l'AFP.


Dans le quartier de l'Assemblée nationale, la Croix-rouge centrafricaine ramassait des dizaines de cadavres abandonnés dans la ville depuis les violents affrontements de la veille, suivis de tueries, par armes à feu ou machette.


"L'opération a commencé" et les forces françaises présentes en Centrafrique "ont développé des patrouilles dans Bangui", a affirmé vendredi le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian, sur RFI.


Vendredi soir, près d'un millier de soldats français étaient déployés dans le pays, a précisé l'état-major des armées. Au total les effectifs français en Centrafrique doivent atteindre rapidement 1.200 hommes.


A l'aéroport, d'où les patrouilles de blindés sortent en ville, l'armée française continuait d'augmenter son dispositif. Venu de la ville portuaire de Douala au Cameroun, un convoi terrestre s'apprêtait également à entrer en Centrafrique. De son côté, Londres a mis à la disposition de l'opération un avion militaire gros porteur C17.


A la nuit tombante, quelques minutes avant le couvre-feu, deux avions de combat français Rafale ont longuement survolé la ville pour impressionner les belligérants.
Cadavres abandonnés dans les rues


Excepté aux abords immédiats de l'aéroport, les rues de la capitale sont encore restées désertes toute la journée.


Après les tueries de jeudi, les agents de la Croix-rouge, dans une odeur pestilentielle, emballaient les corps des victimes restées dans les rues dans des sacs blancs puis les plaçaient dans des véhicules, sous le regard de combattants de l'ex-Séléka, intégrés par le président Michel Djotodia dans les nouvelles forces de sécurité.


Après avoir subi des mois durant la loi d'airain et les exactions des ex-rebelles Séléka, pour la plupart musulmans, certains dans la capitale, très majoritairement chrétienne, pensent que l'heure de la vengeance a sonné. La colère des populations s'est progressivement reportée contre les musulmans, faisant planer le spectre de massacres à grande échelle entre chrétiens et musulmans, avec l'habituel cercle infernal des représailles.


La présidence centrafricaine a demandé vendredi à toutes les forces de défense et de sécurité de regagner leurs casernes, autorisant seules les forces panafricaine, française et la sécurité présidentielle à patrouiller dans Bangui. En fin de journée, cette demande était restée lettre morte, avec des pick-up bondés de soldats visibles dans tout Bangui, ont constaté des journalistes de l'AFP.


Rétablir "un minimum de sécurité"


Jeudi, avant l'aube, de violents affrontements avaient éclaté dans le nord de la capitale. "Des groupes armés ont lancé une offensive sur la ville. Les forces de l'ex-Séléka (ex-rébellion, au pouvoir) ont riposté", selon Médecins sans frontières (MSF).


Dans un seul hôpital de la ville, MSF a comptabilisé 92 morts et 155 blessés, par arme blanche ou par balle, en deux jours, selon un nouveau bilan de l'ONG.
Jeudi après-midi, les journalistes de l'AFP avaient comptabilisé au moins 54 cadavres rassemblés dans une mosquée du centre-ville et 25 cadavres gisant dans les rues voisines. De nombreuses zones de la ville restent inaccessibles aux secours, faisant craindre un bilan extrêmement lourd de ces violences.


C'est dans ce climat délétère et explosif que l'ONU a donné son feu à une opération conjointe de forces africaines et françaises pour rétablir la sécurité.
Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon s'est déclaré vendredi "très inquiet de l'escalade des violences entre communautés" et a lancé un "appel urgent" à protéger les civils.


La France, ancienne puissance coloniale, est déjà intervenue à plusieurs reprises en Centrafrique par le passé.


La mission des militaires français, en appui de la force africaine sur place, est d'assurer "une sécurité minimum, permettant à une intervention humanitaire de se mettre en oeuvre, ce qui n'est pas le cas aujourd'hui", a expliqué M. Le Drian. Cette mission passe "par la sécurisation des rues, des itinéraires principaux pour permettre aux gens d'aller même à l'hôpital", a-t-il expliqué.


La Centrafrique, pays très pauvre de 4,5 millions d'habitants, est plongée dans le chaos et un engrenage de violences communautaires et inter-religieuses entre chrétiens (majoritaires à 80%) et musulmans depuis le renversement en mars du président François Bozizé par une coalition hétéroclite à dominante musulmane, la Séléka. Le chef de la Séléka, Michel Djotodia, a été investi président de transition en août, puis a dissous la Séléka en septembre, mais sans parvenir à rétablir l'ordre

Lu pour vous : Centrafrique: l'armée française lance son opération, psychose à Bangui
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6 décembre 2013 5 06 /12 /décembre /2013 21:33

 

 

 

 

 

Par Raphaël Bosse-Platière | Publié le 06/12/2013 à 08h58 | L'invité de RTL

 

INVITÉ RTL - D'après Nicolas Tiangaye, le Premier ministre centrafricain, les forces militaires déployées dans le pays doivent se concentrer sur la neutralisation de "seigneurs de guerre".

 

"La nature des défis à relever est extrêmement importante" en Centrafrique, a déclaré ce vendredi Nicolas Tiangaye au micro de RTL. D'après le Premier ministre du pays, "il n'y a pas qu'une question sécuritaire, mais aussi humanitaire".

 

"Beaucoup de gens vivent dans la brousse, parce qu'ils ont subi des violences", explique Nicolas Tiangaye. Il faut qu'il y ait un accompagnement humanitaire, réclame-t-il. Et d'insister : "Les populations doivent être secourues".

 

"Identifier les seigneurs de guerre"

 

"L'armée française doit rester pour relever ces défis", sur "un délai peut-être d'une année", a estimé le Premier ministre centrafricain, car "six mois ça peut être un peu court". L'objectif premier des militaires de l'opération Sangaris sera "d'identifier les seigneurs de guerre, les neutraliser", annonce-t-il, afin de localiser "les îlots où les bandits commettent des exactions, des violences, des viols". Ensuite, "la solution politique" passera par "un cadre de transition, qui doit déboucher sur des élections pour février 2015".


La Centrafrique est en proie à de violents affrontements, notamment entre musulmans et chrétiens. "Le spectre d'une guerre religieuse plane sur le pays", craint Nicolas Tiangaye. "L'arrivée des éléments de la Seleka" a bouleversé l'équilibre d'un pays où tout le monde "vivait en bonne intelligence", déplore-t-il.

Centrafrique : Nicolas Tiangaye, le Premier ministre, craint "le spectre d'une guerre religieuse"
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6 décembre 2013 5 06 /12 /décembre /2013 16:49

 

 

 

 

 

 

 

Le monde rendait vendredi un hommage bouleversant à Nelson Mandela, personnalité majeure de l'histoire du XXe siècle. L'homme est devenu une "source d'inspiration" universelle pour ses valeurs de pardon et de réconciliation.

 

C'est tard jeudi soir, en direct à la télévision, que le président Jacob Zuma a annoncé le décès du premier président noir de l'Afrique du Sud, à l'âge de 95 ans.

 

"Héros de l'humanité", selon le quotidien sud-africain "The Star", idole de tout un peuple pour son rôle décisif dans la lutte contre le régime ségrégationniste d'apartheid en 1994, celui que ses compatriotes appellent "Madiba" est mort chez lui, des suites d'une infection pulmonaire.

 

Une cérémonie nationale à la mémoire de l'ancien président sud-africain Nelson Mandela, décédé jeudi à l'âge de 95 ans, aura lieu le 10 décembre au stade de Soweto. Il sera inhumé le 15 dans son village de Qunu.

 

Exemple pour l'humanité
 

Toute la nuit, des hommages unanimes ont afflué. Le conseiller fédéral Didier Burkhalter a été l'un des premiers à réagir. "Nelson Mandela restera un exemple pour l'humanité. Un exemple de la force, de la liberté, du pardon et de la réconciliation", a-t-il déclaré. "L'Afrique du Sud, le continent africain et le monde entier perdent une personnalité exceptionnelle", a de son côté écrit le président de la Confédération Ueli Maurer.

 

Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a salué en lui "une source d'inspiration" pour le monde entier. Aux Etats-Unis, le président Barack Obama a ordonné de mettre les drapeaux américains en berne jusqu'à lundi soir. Le pape François lui a rendu hommage pour avoir "forgé une nouvelle Afrique du Sud".

 

Les deux anciens conseillers fédéraux René Felber et Flavio Cotti ont aussi rendu hommage vendredi à Nelson Mandela. "C'était un des derniers sages. Un grand sage", a dit M. Felber. "Une des personnalités qui m'ont le plus ému de toute ma carrière politique", a confié M. Cotti.

 

Transition pacifique
 

"Au cours de vingt-quatre années (depuis sa libération) Madiba nous a appris comment vivre ensemble et croire en nous-mêmes et en chacun", a déclaré dans la soirée un autre héros de la lutte anti-apartheid, l'archevêque anglican Desmond Tutu.

 

Nelson Mandela restera dans l'histoire pour avoir négocié pied à pied avec le gouvernement de l'apartheid une transition pacifique vers une démocratie multiraciale.

 

 

(ats / 06.12.2013 16h15)

Hommage mondial à Nelson Mandela, "héros de l'humanité"
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6 décembre 2013 5 06 /12 /décembre /2013 16:26

 

 

 

 

 

AFP le 6 décembre 2013 à 11h49

 

L'Union européenne a décidé de débloquer 50 millions d'euros supplémentaires pour la Centrafrique, après le lancement de l'opération française dans ce pays, a annoncé à l'AFP le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso. "Je salue la France pour son initiative et son courage", a déclaré M. Barroso lors d'une rencontre avec des journalistes de l'AFP avant l'ouverture du sommet France-Afrique à Paris.

 

"La France prend une grande responsabilité que nous devons tous, en tant qu'Européens soutenir", a-t-il ajouté. "Nous avons débloqué 50 millions d'euros supplémentaires pour (...) appuyer cette mission africaine", a indiqué le président de la Commission, en référence à la force africaine Misca, appuyée par les forces françaises.

 

"C'est une façon concrète de répondre aux attentes de la communauté internationale et des Africains" concernant la situation dans ce pays, a-t-il ajouté. M. Barroso a précisé que cette contribution s'ajoutait aux 225 millions d'euros versés au titre de l'aide au développement et à 20 millions d'euros d'aide humanitaire.

 

Au lendemain du feu vert du Conseil de sécurité de l'ONU, l'armée française a lancé son opération en Centrafrique vendredi. "L'opération a commencé" et les forces françaises présentes en Centrafrique "ont développé des patrouilles dans Bangui", a déclaré le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian.

Centrafrique : l'UE débloque 50 millions d'euros
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6 décembre 2013 5 06 /12 /décembre /2013 16:10

 

 

 

 

 

 

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Par Le Nouvel Observateur avec AFP

 

L'état major français confirme par ailleurs un premier accrochage mortel entre des ex-rebelles de la Séléka et des militaires français jeudi.

 

Quelque 92 morts et 155 blessés, par arme blanche ou par balle, ont été enregistrés dans un hôpital de Bangui depuis le début d'une vague de tuerie jeudi dans la capitale centrafricaine, selon un bilan établi vendredi 6 décembre par la mission en Centrafrique de Médecins sans frontières (MSF).

 

"Hôpital communautaire : 155 blessés en deux jours, 92 morts à la morgue", indique un bref message de MSF. L'ONG, qui a une antenne médicale et chirurgicale dans cet établissement, ne pouvait préciser si les corps déposés vendredi matin à la morgue étaient des victimes tuées dans la nuit, ou ceux de cadavres abandonnés dans les rues jeudi après les massacres.

 

Avions de combat 

 

L'armée française a lancé son opération en Centrafrique avec un renforcement dans un premier temps des patrouilles dans Bangui, qui présentait vendredi un visage de ville morte après les massacres de la veille.

 

 

Dans les rues de Bangui, sous l'orage et la pluie, où toute circulation de véhicules civils est interrompue depuis jeudi, aucun déploiement massif des troupes françaises n'était visible vendredi dans la matinée. Pendant quelques minutes deux avions de combat, impossibles à identifier à cause du plafond nuageux très bas, ont survolé la ville.

 

Comme chaque jour, des patrouilles - véhicules légers et blindés - circulent sur les principaux boulevards de la capitale. Des détachements de la force africaine (Misca) étaient eux aussi postés à leurs emplacements habituels.

 

En revanche, contrairement à la veille où ils avaient patrouillé la ville toute la journée, les pick-ups bondés de soldats centrafricains se faisaient discrets.

 

Le Conseil de sécurité de l'ONU a donné son feu vert jeudi à une force composée de soldats africains et français rétablir l'ordre en Centrafrique. Le président français François Hollande a annoncé dans la soirée une action militaire "immédiate" de la France après le vote de l'ONU.

 

Berlin propose son aide logistique

 

L'Allemagne a proposé vendredi d'offrir une aide logistique à la France en mettant à disposition des capacités de transport aérien pour l'aider dans son opération en Centrafrique.

 

Berlin dispose de cinq Airbus A310, capables d'effectuer du transport de troupes, et pour certains d'entre eux du ravitaillement aérien ou du transport de matériels, qui peuvent être mis à la disposition de la France, a déclaré un porte-parole du ministère allemand de la Défense, lors d'une conférence de presse ordinaire.

 

Il ne pourra s'agir que de transports "vers un pays voisin de la République centrafricaine", a expliqué ce porte-parole, en soulignant qu'une telle aide n'entraînant pas directement une implication dans un pays en guerre pouvait être rapidement décidée par le gouvernement.

 

Pour que les appareils interviennent dans une zone de conflit il faudrait un feu vert des députés du Bundestag, très improbable.

 

Le porte-parole a souligné que Berlin était en contact avec Paris et attendait de savoir si la France solliciterait ou non cette aide proposée par l'Allemagne.

 

Londres avait déjà proposé à Paris une aide logistique qui pourrait se traduire par la mise à disposition d'un avion militaire gros-porteur C-17.

 

L'armée française a fait feu sur un pick-up armé

 

L'état major français a par ailleurs confirmé un premier accrochage mortel entre des ex-rebelles de la Séléka et des militaires français jeudi à Bangui, selon une source militaire citée par le journaliste de France 2 Nicolas Bertrand, présent sur place.

 

Les soldats français ont ouvert le feu jeudi matin sur un pick-up armé dont les occupants tiraient sur des civils près de l'aéroport de Bangui, tuant plusieurs personnes à bord, a indiqué vendredi à Paris l'état-major des armées.

 

"A l'aube [jeudi, NDLR], un pick-up armé a ouvert le feu à trois reprises en direction de ces civils et des troupes françaises. A la troisième ouverture du feu, on a riposté et on a détruit le véhicule", a indiqué le porte-parole de l'état-major, le colonel Gilles Jaron.

 

Selon la même source, ce type de pick-up, équipé d'une mitrailleuse à l'arrière, compte habituellement quatre à cinq occupants. L'incident n'a fait "aucun blessé" parmi les civils et les soldats français, a précisé le porte-parole.

 

Après les premiers accrochages entre bandes armées, jeudi vers 3 heures du matin, des civils centrafricains se sont rapprochés par centaines de l'aéroport pour bénéficier de la protection des troupes françaises qui y sont déployées. Selon le porte-parole, ils étaient environ 2.000 dans la journée de jeudi.

 

Au moment de l'incident de jeudi matin, 650 soldats français étaient déployés à Bangui, dont environ 400 à l'aéroport.

 

Engrenage de violences

 

Jeudi, avant à l'aube, de violents affrontements ont éclaté dans le nord de la capitale. "Des groupes armés ont lancé une offensive sur la ville. Les forces de l'ex-Séléka (ex-rébellion, au pouvoir) ont rétorqué", selon Médecins sans frontières (MSF).

 

Dans l'après-midi, les journalistes ont comptabilisé au moins 54 cadavres rassemblés dans une mosquée du centre-ville, et 25 cadavres gisant dans les rues voisines, abandonnés sur le bas côté. Les corps portaient des marques de blessures à l'arme blanche et par balles. A l'hôpital communautaire de Bangui, MSF avait recensé 50 morts en fin de journée.

 

La Centrafrique est plongée dans le chaos et un engrenage de violences communautaires et inter-religieuses entre chrétiens et musulmans depuis le renversement en mars du président François Bozizé par une coalition hétéroclite à dominante musulmane, la Séléka.

Nouveau bilan à Bangui : 92 morts, 155 blessés
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6 décembre 2013 5 06 /12 /décembre /2013 16:00

 

 

 

 

 


PARIS - AFP / 06 décembre 2013 15h03 - Les soldats français ont tué jeudi à Bangui plusieurs personnes à bord d'un pick-up, qui avaient ouvert le feu dans leur direction et sur des civils, a indiqué vendredi à Paris l'état-major des armées.


Jeudi à l'aube, un pick-up armé a ouvert le feu à trois reprises en direction de ces civils et des troupes françaises. A la troisième ouverture du feu, on a riposté et on a détruit le véhicule, a indiqué le porte-parole de l'état-major.


Selon la même source, ce type de pick-up, équipé d'une mitrailleuse à l'arrière, compte habituellement quatre à cinq occupants. L'incident n'a fait aucun blessé parmi les civils et les soldats français, a précisé le porte-parole.


Après les premiers accrochages entre bandes armées, jeudi vers 3H00 du matin, des civils centrafricains se sont rapprochés par centaines de l'aéroport de Bangui pour bénéficier de la protection des troupes françaises qui y sont déployées. Selon le porte-parole, ils étaient environ 2.000 dans la journée de jeudi.


Le président François Hollande a annoncé jeudi soir une action militaire immédiate de la France en Centrafrique, après le vote du Conseil de sécurité de l'ONU donnant mandat à une force africaine pour rétablir la stabilité dans le pays avec le soutien des forces françaises.


Au moment de l'incident de jeudi matin, 650 soldats français étaient déployés à Bangui, dont environ 400 à l'aéroport. L'ancienne puissance coloniale doit déployer au total 1.200 hommes en Centrafrique.


Les militaires français agissent en soutien d'une force panafricaine, sous-équipée et mal formée, qui s'est avérée incapable de rétablir l'ordre dans un pays plongé dans le chaos depuis le renversement en mars du président François Bozizé.


Quelque 92 morts et 155 blessés, par arme blanche ou par balle, ont été enregistrés dans un hôpital de Bangui depuis le début d'une vague de tuerie jeudi dans la capitale centrafricaine, selon un bilan établi vendredi par la mission sur place de Médecins sans frontières (MSF).



(©) 

Centrafrique: l'armée française tue plusieurs personnes armées sur un pick-up
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6 décembre 2013 5 06 /12 /décembre /2013 15:49

 

 

 

 

 

 

Addis Abéba, le 6 décembre 2013: La Présidente de la Commission de l'Union africaine (UA), Dr. Nkosazana Dlamini Zuma, continue de suivre avec une très profonde préoccupation l'évolution de la situation en République centrafricaine (RCA). Elle réitère la ferme condamnation par l'UA des exactions et autres violations massives des droits de l'homme qui continuent d'être commises contre les populations civiles. Elle souligne la nécessité urgente de tout faire pour mettre fin à cette situation inacceptable.

 

La Présidente de la Commission encourage la Mission de consolidation de la paix de la Communauté économique des États de l'Afrique centrale en RCA (MICOPAX), qui deviendra la Mission internationale de soutien à la Centrafrique sous conduite africaine (MISCA), le 19 décembre 2013, à intensifier ses efforts en vue de contribuer à la restauration rapide de l'ordre public et à la protection effective des populations civiles, et de prendre toutes les dispositions requises à cet effet.

 

Elle se félicite des initiatives prises par sa Représentante spéciale en RCA, Hawa Ahmed Youssouf, y compris les consultations intenses et continues avec les autorités de la transition, le commandement militaire de la MICOPAX, les chefs religieux et les principaux représentants de la communauté diplomatique à Bangui, pour faire face à la situation sur le terrain. Elle demande aux forces françaises présentes sur le terrain à apporter à cet effet tout le soutien nécessaire à la MICOPAX.

 

 

http://www.peaceau.org/fr/article/l-union-africaine-souligne-l-imperatif-de-la-restauration-rapide-de-l-ordre-public-et-de-la-protection-des-populations-civiles-en-republique-centrafricaine#sthash.ADOHEwE5.72hX5nLl.dpuf

 

L'Union africaine souligne l'impératif de la restauration rapide de l'ordre public et de la protection des populations civiles en République Centrafricaine
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