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28 avril 2015 2 28 /04 /avril /2015 23:29

 

 

 

Centrafrique/Bangui : Le Ministre de la Sécurité Publique, Nicaise Samedi Karnou interpellé par le CNT au sujet de la grève des policiers
 

Bangui, 28 Avril 2015(RJDH)--Le Ministre de la Sécurité Publique, Nicaise Samedi Karnou est devant les Conseillers nationaux de Transition depuis ce matin. Le parlement de transition souhaite l’entendre sur son département et sur la grève des policiers, déclenchée depuis le 11 avril 2015.

 

Le membre du gouvernement a fait savoir  aux Conseillers Nationaux que «le département de la Sécurité Publique a fait un pas dans le cadre de la sécurisation de la ville de Bangui en mettant des tchecs-points dans les différents arrondissements de la capitale, des unités mobiles afin de lutter contre le banditisme».

 

Il est également revenu sur la libération des édifices publics dans la capitale et dans les différentes villes. « Ceci a permis de mettre fin à l’occupation parallèle des édifices et restaurer l’autorité de l’Etat. A titre d’illustration, je cite Bria, Bambari, Ndele, Kaga-Bandoro qui ont pu être libérées avec l’appui des forces internationales », explique-t-il aux Conseillers.

 

Au sujet de la grève des policiers centrafricains, le patron de la sécurité a fait savoir aux Conseillers qu’ « il est toujours avec le gouvernement en négociations avec les grévistes sur le décret d’Application de la loi N°08.016 du 20 Mai 2008, portant Statut Spécial de la police centrafricaine et l’avancement  de leurs grades. »

 

Informé au sujet de la grève, le Ministre a expliqué « qu’il a convoqué un grand rapport pour expliquer aux policiers les réponses à donner à leur revendication. C’est ainsi que j’ai demandé aux grévistes de surseoir à leur manifestation et de chercher une piste de solution. »

 

Il a rassuré le CNT de la prise en compte de la situation des policiers. Il a demandé en revanche de l’aider à de résoudre leur problème en levant  les barricades. /

 

Judicaël Yongo


 

Centrafrique/Bangui : Le MSF commémore le 1er anniversaire des 19 personnes tuées à Boguila


Bangui, 28 avril 2015 (RJDH)—Le MFS, (Médecins Sans Frontière) a célébré le 26 avril 2015 le 1er anniversaire de la mort  de 19 personnes à Boguila. C’est en toute intimité que cet évènement tragique est commémoré. Une délégation de MSF de Bangui déplacée pour la circonstance, s’est jointe à l’équipe de MSF de Boguila et aux parents des victimes pour se rappeler ce douloureux évènement et montrer combien le MSF reste solitaire de la population de Nana-Bakassa. Cette dernière a vivement souhaité le retour complet de MSF à Boguila.

 

Lors de cette cérémonie qui se déroule dans l’un des locaux de MSF de Boguila, autorités locales, dirigeants de MSF et représentants des victimes prennent tout à tour la parole. Le Chef de Mission de MSF Hollande, Martin Braaksma rappelle la tragédie du 26 avril 2015 et les conséquences négatives sur le fonctionnement du projet de MSF à Boguila. « En 2014, la guerre est arrivée à Boguila. 19 personnes dont 3 agents de MSF ont trouvé la mort. Aujourd’hui, nous nous réunissons pour commémorer les victimes de cet évènement horrible et pour partager cette tristesse », déclare-t-il en indiquant que « l’évènement a amené MSF à retirer ses travailleurs étrangers et son personnel centrafricain ne venait d’autres lieux que de Boguila. MSF a aussi dû réduire ses activités. Malgré l’insécurité nous continuons à fournir des services de santé à la population ».

 

Le Directeur des Opérations de MSF Hollande, Marcel Langenbach exprime sa sollicitude avec les personnes disparues à travers un message envoyé depuis Amsterdam. « Nous n’oublierons pas le tort grave fait à la communauté de Boguila et nous n’oublierons pas nos amis et nos collègues. En deuil, nous devons également nous rappeler leur vie, leur travail et leur dévouement à aider les autres », découvre-t-on dans ce message lu par Stefania Poggi, Coordonnatrice du Projet MSF de Boguila.

 

Du côté des agents de MSF de Boguila, c’est en même temps la déception mais aussi le courage qui sont palpables. Jonas Hendele est Superviseur à l’hôpital de Boguila, «ce jour de commémoration me rappelle le jour le plus dur de ma vie. Je venais de terminer le travail le 26 avril 2015, lorsque des personnes en armes ont fait irruption dans l’enceinte de l’hôpital et ont ouvert le feu sur des gens en réunion. 16 d’entre eux ont renud l’âme sur le champ. Trois autres ont succombé suite à leurs blessures».

 

La population plaide pour le retour total de MSF à Boguila

 

Au même moment où la commémoration se fait, les autorités locales et quelques habitants de Boguila ont exprimé le souhait de voir revenir MSF dans leur localité. C’est le cas du Maire de la Sous-préfecture de Boguila, du Sous-préfet, Gilles Xavier Nguembassa et du Secrétaire des familles des victimes.

 

« En plus des services médicaux rendus à la population, l’intervention de MSF à Boguila a des incidences hautement économiques. À travers la main d’œuvre locale recrutée, le panier de la ménagère reçoit des retombées. Nous prions donc le MSF de rester et de faire revenir tout son staff qui séjournait dans la Sous-préfecture de Boguila avant les évènements de 2014 », souhaite Gilles Xavier Nguembassa.

 

Quant au Secrétaire familles des victimes, Ngarissona Gédéon, le retour total de MSF équivaudrait à la prise en charge des parents des victimes du drame du 26 avril 2014. « Nous souhaitons que MSF revienne afin de permettre aux proches des victimes de continuer à vivre. Il y en a qui n’ont pas pu venir à cette cérémonie de commémoration, parce qu’ils ont des difficultés. En restant, MSF pourra nous permettre de préparer l’avenir de nos enfants et celui de notre localité », trouve-t-il.

 

La préoccupation ne laisse pas indifférent MSF. Dans le discours de son  Chef de Mission et de celui du Directeur des Opérations, il est fait mention de la question, « A Boguila et dans les alentours, nous ne pouvons malheureusement pas reprendre le niveau d’activités que nous avions avant l’attaque. Grâce aux efforts de nos collègues dans ce projet, les activités –quoi que de base-continuent à Boguila ».

 

La visite de la plaque construite au logos de MSF avec les noms et fonctions des victimes du 26 avril 2014, exposée sur le mur de l’hôpital met fin à la cérémonie.

 

Le 26 avril 2014, des chefs de villages et de quartiers se sont retrouvés avec des agents de MSF en réunion dans les locaux de MSF. Un groupe armé a investi les lieux et a tué 19 personnes dont trois agents de MSF. Le lieu du drame est resté inoccupé et infréquentable jusqu’au jour de la commémoration de l’évènement. Un rite traditionnel est fait le 26 avril 2015 pour sa réutilisation./

 

Naim-Kaélin ZAMANE


 

Centrafrique/ Bangui : Plus d’une vingtaine d’enfants déplacés de la mosquée centrale, manquent d’actes de naissance

 

Bangui, 28 Avril 2015 (RJDH)- Plus d’une vingtaine d’enfants du site des déplacés de la mosquée centrale, n’ont pas d’actes de naissance. Une source proche du ministère de l’intérieur a fait savoir au RJDH ce mardi que des registres d’état civil sont disponibles pour les huit arrondissements de la ville de Bangui.

 

Selon Aroun Côme, responsable du site des déplacés de la mosquée centrale, environ 20 enfants sont sans acte de naissance. « Une campagne de sensibilisation a été lancée par le ministère de l’intérieur en collaboration avec des Ongs, en vue d’établir et de distribuer gratuitement des actes de naissance aux enfants qui sont nés pendant la crise. Nous demeurons impatients par rapport à cette promesse », a-t-il rappelé.

 

Il a souhaité par ailleurs que le gouvernement et les partenaires au développement reviennent enregistrer tous les enfants nés sur le site des déplacés de la mosquée centrale, afin d’établir leur acte de naissance. « Tout le monde a droit un acte d’état civil. Notre souhait est que le service qui a mené une campagne de sensibilisation sur les actes de naissances, reprenne les activités afin que les enfants et les adultes reçoivent leurs papiers d’indentification civique », a-t-il réitéré.

 

Une source auprès du ministère de l’administration du territoire, a fait savoir que le gouvernement a remis à la mairie de Bangui huit registres d’actes de naissance. « Ces huit registres sont destinés aux huit arrondissements de la ville de Bangui y compris les déplacés », a affirmé la source.

 

Selon ce témoin,  plusieurs personnes auront leur acte de naissance, à condition que chaque personne se présente avec le ticket qui a été remis pendant la campagne de sensibilisation. « Un registre comprend environ 90 à 100 actes de naissance. Nous sommes convaincus que ceux qui ont perdu leurs pièces d’identification, pourront les reconstituer ou les faire de nouveau », a précisé la source proche du ministère de l’administration du territoire.

 

Chaque personne a droit à un acte de naissance et c’est le premier document administratif que reçoit une personne après son enfantement. /

 

Auguste Bati-Kalamet.


 

Centrafrique/Bangui : Les stagiaires du ministère des finances menacent de déclencher une grève

 

Bangui, 28 avril 2015 (RJDH)---Les stagiaires du ministère des finances menacent d’entrer en grève. Ils ont saisi par correspondance, le chef de ce département pour porter à sa connaissance leur volonté de déclencher ce mouvement.

 

Dans leur correspondance, les stagiaires ont rappelé les démarches qu’ils ont menées pour faire prévaloir leur droit, démarches qui, selon eux n’ont pas abouti. Ces derniers affirment vouloir entrer en grève pour attirer l’attention du gouvernement sur leur situation « des démarches ont été entreprises auprès de la Direction des Ressources Humaines pour qu’une rémunération forfaitaire soit allouée mensuellement aux stagiaires, du ministre pour une intégration progressive de ces stagiaires, du ministre de la Fonction Publique, du premier ministre et du Conseil National de Transition » précise la correspondance.

 

La coordination des stagiaires du ministère des finances souligne que la décision de déclencher une grève a été prise lors de l’Assemblée Générale tenue le 27 avril dernier. La lettre envoyée au ministre constitue pour ces stagiaires, un préavis de grève.  Ils prévoient suspendre le travail et faire un sit-in devant le cabinet du ministre.

 

Les cadres du ministère des finances, contactés par le RJDH, n’ont pas souhaité se prononcer sur cette affaire. Sous couvert d’anonymat, un cadre du département reconnait que la position des stagiaires est défendable « je dois dire qu’il y a des jeunes stagiaires qui méritent mieux parce qu’ils ont passé plusieurs années ici. En principe, il était important de voir leur situation. C’est en cela que je pense que leur réaction est légitime mais vous savez, c’est au ministre d’apporter des précisions ».

 

Le RJDH n’a pas pu entrer en contact avec le ministre Abdallah Kadre, des finances pour avoir plus de précisions sur ce dossier./

 

Sylvestre Sokambi

 

Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH
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28 avril 2015 2 28 /04 /avril /2015 23:07

 

 

 

(ASD-CRPS-MCP-MDES-MLPC-RDC-UDECA)

   

 

                       

                                               COMMUNIQUE DE PRESSE N° 14

 

 

Les partis et associations politiques regroupés au sein de l’Alliance des Forces Démocratiques pour la Transition (AFDT) se sont réunis le mardi 28 avril 2015 à l’effet de procéder au renouvellement des instances dirigeantes de cette  plateforme politique.

 

En application des textes régissant cette structure et à la suite du vote exprimé, les nouveaux responsables suivants ont été élus :

 

-Président de la Conférence des Présidents : Me Nicolas TIANGAYE

 

-Porte-parole : Mr Christophe BREMAIDOU

 

L’Alliance des Forces Démocratiques pour la Transition reste ouverte aux partis et associations politiques  désireux de la rejoindre pour un réel changement et pour un  retour rapide à l’ordre constitutionnel.

 

                                                                                  Bangui le 28 avril 2015

 

                                                                       Le Secrétaire Exécutif Permanent

 

 

                                                                       Etienne MALEKOUDOU

RENOUVELLEMENT DU BUREAU DE L'ALLIANCE DES FORCES DEMOCRATIQUES POUR LA TRANSITION (AFDT)
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28 avril 2015 2 28 /04 /avril /2015 16:48

 

 


Un président qui "ne reculera pas", des opposants à un troisième mandat de Pierre Nkurunziza déterminés à poursuivre le combat: aucun des camps n'entendait céder mardi au Burundi. En ce troisième jour de manifestations, des affrontements ont encore eu lieu.


"On ne recule pas, ça c'est hors de question", a déclaré Willy Nyamitwe, conseiller en communication du chef de l'Etat. Il a estimé que le parti au pouvoir (Cndd-FDD) avait "le droit de présenter son candidat à la présidentielle de 2015 comme tous les autres partis".


La désignation samedi par le parti présidentiel Cndd-FDD de Pierre Nkurunziza comme son candidat à la présidentielle du 26 juin a déclenché des manifestations dans la capitale Bujumbura émaillées, en périphérie, d'affrontements sporadiques avec les forces de l'ordre. Au moins cinq personnes ont été tuées depuis dimanche dans les violences. Selon la police, 37 policiers ont été blessés..


Les autorités burundaises ont interdit les manifestations à travers tout le pays. Mardi, la présence policière a été renforcée dans les quartiers périphériques, où des incidents se sont de nouveau déroulés.


A Musaga, dans le sud de la capitale, notamment, quelques centaines de jeunes ont dressé des barricades de pierres surmontées de pneus enflammés, avant de jeter des pierres, a constaté un journaliste de l'AFP. La police a répliqué à l'aide de gaz lacrymogènes, grenades assourdissantes et canons à eau, et arrêté au moins trois manifestants. La situation était redevenue calme à la mi-journée.


Arrestations
 

Pour enrayer les protestations, les autorités ont aussi fermé la RPA, radio indépendante la plus écoutée du pays, accusée de relayer les appels à manifester, et arrêté des centaines de personnes.



Parmi elles, une figure de la société civile, Pierre-Claver Mbonimpa, patron de la principale organisation de défense des droits de l'homme du pays, qui avait appelé à descendre dans la rue. Le militant, arrêté par les services de renseignements du pays pour "participation à un mouvement insurrectionnel" selon l'un de ses avocats, a été relâché mardi après-midi.



Un mandat d'arrêt a aussi été émis contre Vital Nshimirimana, principal organisateur au sein de la société civile de la campagne anti-Nkurunziza. L'opposant est passé dans la clandestinité mais il a promis de poursuivre le mouvement.



Société civile et opposition jugent une candidature de M. Nkurunziza pour un troisième mandat inconstitutionnelle, la loi fondamentale du Burundi limitant à deux le nombre de mandats présidentiels.



(ats / 28.04.2015 17h21)

Le président burundais "ne reculera pas", tout comme ses opposants
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28 avril 2015 2 28 /04 /avril /2015 15:54

 

 

 

Mahamat Kamoun, Premier ministre centrafricain reçu au palais

 

http://www.presidencetchad.org   27 Avril 2015

 

Le Président de la République IDRISS DEBY ITNO a reçu ce matin le Premier ministre centrafricain, Mahamat Kamoun. Le Chef de l’Etat est invité à assister au Forum national de Bangui qui s’ouvre le 04 mai prochain dans la capitale centrafricaine.

 

Le Président de la République IDRISS DEBY ITNO à reçu ce matin le Premier ministre centrafricain, Mahamat Kamoun. Le Chef de l’Etat est invité à assister au Forum national de Bangui qui s’ouvre le 04 mai prochain dans la capitale centrafricaine.

 

C’est en présence du Premier ministre, Kalzeubé Payimi Deubet et assisté de ses proches collaborateurs que le Président de la République IDRISS DEBY ITNO a reçu le Chef du gouvernement centrafricain, Mahamat Kamoun. Il a apporté un message de la Présidente de transition, Mme Cathérine Samba Panza au Chef de l’Etat. Pendant près de 45 minutes, les deux parties ont évoqué plusieurs sujets tendant à renforcer les relations excellentes entre le Tchad et la RCA.

 

Bangui et N’Djaména ont toujours échangé en cherchant les meilleurs moyens de promouvoir une coopération bilatérale et multilatérale profitable aux deux parties. Le Président de la République IDRISS DEBY ITNO qui a constamment soutenu le processus de réconciliation nationale en RCA est invité pour assister le 04 mai prochain à l’ouverture du Forum national de Bangui.

 

« C’est un événement tant attendu par le peuple centrafricain. Nous sommes venu porter un message de la Présidente Catherine Samba Panza à son frère, le Président IDRISS DEBY ITNO, qui comme vous le savez est Président en exercice de la CEEAC. La Présidente a souhaité que son frère qui a tant œuvré pour le retour de la paix et de la stabilité en RCA grâce à son implication personnelle dans la recherche de solutions de sortie de crise puisse venir rehausser de sa présence la cérémonie d’ouverture de ces assises qui aura lieu le 04 mai prochain. Nous en avons profité pour faire le point sur l’évolution de la situation sécuritaire, la question des élections et surtout la signature d’un accord d’engagement avec tous les groupes armés qui a eu lieu le 23 avril dernier. Il s’est félicité de cette avancée », a éclairé le Premier ministre centrafricain après son entretien avec le Chef de l’Etat.

 

D’importantes échéances attendent le pays. Le Forum de Bangui devait permettre aux centrafricains d’essayer de crever l’abcès qui a provoqué un douloureux ganglion à l’unité nationale. Panser les blessures sera donc le leitmotiv de tous les centrafricains qui souhaitent repartir sur des nouvelles bases solides afin de reconstruire leur pays qui a tant souffert ces dernières années, de querelles intestines qui lui ont porté des graves préjudices.

Centrafrique : Invité, le Président tchadien Idriss Déby sera au Forum de Bangui
Centrafrique : Invité, le Président tchadien Idriss Déby sera au Forum de Bangui
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28 avril 2015 2 28 /04 /avril /2015 15:51

 

 

 

28/04/15 (AFP)

 

Le gouvernement centrafricain a menacé mardi de radiation les policiers de Bangui qui sont en grève depuis le 11 avril pour de meilleures conditions de travail et de salaire.

 

Ce mouvement très suivi a contraint les autorités à faire appel aux policiers municipaux, à la gendarmerie et à la police de la force onusienne pour remplacer les grévistes.

 

"Le gouvernement se réserve le droit de prendre des mesures disciplinaires de dernière rigueur, allant du non paiement des jours de grève à la radiation pure et simple", a déclaré le ministre de l'Administration du Territoire et porte-parole du gouvernement Modibo Bachir Walidou

 

"Comptant sur le patriotisme des uns et des autres, le gouvernement lance un vibrant appel aux agents de la police pour qu'ils reprennent immédiatement le travail", a-t-il ajouté.

 

Les policiers réclament notamment l'application d'un statut octroyé en 2009 qui leur accorde des primes vestimentaires, de logement et de grade. Un policier de base gagne environ 60.000 F CFA (un peu moins de 100 euros).

 

Le ministre a accusé les grévistes "de menaces verbales et insultes à l'égard des membres du gouvernement" et de refuser "systématiquement de se plier au principe de suspension de la grève en vue des négociations".

 

Le 17 avril, le ministre de la sécurité, Nicaise Samedi Karnou avait tenté de désamorcer le mouvement avec une vague d'avancements à titre exceptionnel d'hommes du rang et des sous-officiers. Mais, dans un document que font circuler les grévistes, ceux-ci déclarent que "la décision du chef du département crée un désaccord au sein des policiers et les détourne de leurs revendications".

 

Avant la crise centrafricaine, la police comptait environ 3.000 éléments, essentiellement concentrés dans la capitale, mais leur nombre a baissé et le ministre a notamment demandé le recrutement de 600 auxiliaires de police.

 

Cette grève survient alors que Bangui doit accueillir à partir du 4 mai un Forum rassemblant les principaux acteurs de la crise centrafricaine dans le but de poursuivre la transition démocratique.

 

Selon de nombreux observateurs, la refonte des forces de l'ordre centrafricaine -- l'armée mais aussi la police et la gendarmerie-- pour pouvoir assurer la paix dans le pays est un des enjeux majeurs de la transition.

 

 

Policiers en grève : le gouvernement met la pression

 

http://www.radiondekeluka.org   mardi 28 avril 2015 14:00

 

Durcissement de  situation après dix huit jours de grève observé par les policiers centrafricains. Le bras de fer qui oppose ces derniers au gouvernement de la transition prend une tournure de plus en plus compliquée. Les policiers persistent dans leur mouvement de grève malgré la sommation à la reprise immédiate du travail lancée par le gouvernement, sous peine de sanction de dernière rigueur.

Le ministre de l'Administration du territoire, porte-parole du gouvernement, Modibo Bachir Walidou, précise clairement la position du gouvernement lors de la conférence de presse co-animée ce lundi à la Primature par plusieurs ministres. « Le gouvernement lance un vibrant appel aux agents de la Police pour qu'ils reprennent immédiatement le travail. Le gouvernement se réserve le droit de prendre des mesures disciplinaires de dernière rigueur allant du non paiement des jours de grève non prestés à la radiation pure et simple de ceux qui se sont ainsi compromis », a-t-il martelé.


Le porte-parole du gouvernement estime que les démarches engagées par les policiers en colère pour aboutir à ce mouvement de mécontentement n'ont pas respecté la procédure régissant l'observation de la grève en République Centrafrique (RCA). M. Walidou parle d'une instrumentalisation dans le dessein de nuire à l'action gouvernementale.

« Cette surprenante grève a été déclenchée sans préavis, sans service minimum. Elle a seulement fait suite à une diffusion de tracts anonymes et de déclarations tapageuses et incendiaires par écrit et par voix des ondes. Force est de constater que cette grève est instrumentalisée par un groupuscule d'extrémistes, qui s'illustrent par les violences verbales, l'irrévérence à l'égard de la haute hiérarchie de la Police et des insultes à l'endroit des membres du gouvernement », a fait remarqué le membre du gouvernement.


« Les agents de la Police nationale observent une grève pour exiger la signature du décret portant statut spécial de la Police avec effet financier immédiat, ceci en total violation des prinicipes et procédures requis en matière de grève », a-t-il également ajouté.


Le ministre de la Justice, Aristide Sokambi, co-animateur de la conférence de presse, a reconnu l'importance de l'action policière dans la recherche de la paix et de la sécurité en cette période que traverse la RCA. Pour lui, les grévistes n'ont pas su mettre de l'eau dans leur vin. Ils durcissent toujours le ton malgré le mot d'ordre de reprise lancé par le gouvernement de la transition.


Les policiers, en grève depuis plus de deux semaines, réclament du gouvernement le paiement de leurs indemnités de risques, de logement,  d'habillement et la signature des textes portant application de leur nouveau statut.


Sur cette grève, le ministre de la Sécurité publique, Samedi Nicaise Karnou, est interpellé ce mardi devant les Conseillers nationaux (parlementaires de la transition) au siège de l'institution à Bangui.

Centrafrique: les policiers en grève menacés de radiation par le gouvernement
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28 avril 2015 2 28 /04 /avril /2015 15:49

 

 

NEW YORK (Nations Unies), 28/04/15) (Xinhua) -- Responsable d'environ 900.000 déplacements de personnes depuis décembre 2013, le conflit en République centrafricaine est rapidement devenu "la plus grande crise humanitaire oubliée de notre temps", a déploré lundi le Haut-Commissariat pour les réfugiés (HCR).

 

"Il y a plus de 460.000 réfugiés centrafricains dans les pays voisins et près de 436.000 personnes sont déplacées à l'intérieur du pays. Au total, en République centrafricaine, 2,7 millions de personnes ont besoin d'aide humanitaire", a déclaré l'agence de l'ONU dans un communiqué de presse.

 

En dépit de ces chiffres alarmants, le HCR a constaté que les programmes d'assistance humanitaire et le Plan de gestion régionale de la situation des réfugiés manquent "cruellement" de financement -- seuls 14% et 9% de leurs besoins respectifs ont été financés.

 

"Nous devons empêcher la République centrafricaine de se transformer en crise oubliée", a déclaré la Coordonnatrice humanitaire de l'ONU dans le pays, Claire Bourgeois. "Le financement actuel de la réponse humanitaire ne nous permet pas d'assurer la protection de toutes ces personnes déplacées ou de fournir le minimum nécessaire pour répondre à leurs énormes besoins humanitaires".

 

Alors que la violence entre différents groupes armés continue de sévir, en particulier dans la partie centrale du pays, empêchant de nombreuses personnes de rentrer chez elles, les autorités de transition, qui bénéficient de l'appui de la communauté internationale, ont du mal à rétablir la loi et l'ordre.

 

"Il est essentiel que la communauté internationale n'oublie pas la République centrafricaine", a déclaré de son côté la Coordonnatrice régionale du HCR, Liz Ahua, précisant que deux rendez-vous imminents détermineront l'avenir de l'ensemble du processus de paix.

 

"Le premier sera le Forum de Bangui sur la réconciliation nationale, réunissant toutes les parties en mai pour aborder les questions politiques et de sécurité qui sont au centre de la crise. Le deuxième sera l'organisation des élections nationales prévues en août. La participation des personnes déplacées et des réfugiés dans les deux processus sera cruciale pour leur succès", a conclu Mme Ahua.

 

 

Financement japonais au bureau du HCR en Centrafrique

 

28/04/15 (APA)

 

Le gouvernement japonais a octroyé 3,5 millions de dollars Us au bureau du Haut commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) en République centrafricaine (RCA) pour appuyer ses activités en faveur de l’amélioration des conditions de vie des déplacés internes et des réfugiés et leur accès aux services sociaux de base. Le financement vise également à fournir une assistance multisectorielle (accès à l’eau potable, aux soins de santé primaire et à l’éducation, assistance aux personnes agées et aux handicapés) à quelque 5 100 réfugiés congolais et soudanais vivant en milieu rural à Zémio, près de la ville de Bambari.

 

Près de 450 000 centrafricains vivent toujours en dehors de leur lieu de résidence habituelle, dans des sites, en familles d’accueil ou en brousse.

 

Les financements du Japon sont notamment utilisés pour améliorer la gestion d’un quart des 103 sites de déplacés internes, fournir des abris adéquats aux personnes déplacées, prévenir et lutter contre les violences basées sur le genre telles que les violences domestiques, sexuelles ou les mariages forcés.

 

Sur 1,5 million de dollars Us débloqués en 2014 par le Japon, 1 million de dollars ont été consacrés aux déplacés internes, et 500 000 dollars Us sont allés au programme des réfugiés.

 

En 2014, quelque 100 000 déplacés ont pu avoir accès à des abris, après avoir fui la violence et l’insécurité tandis que 303 familles (soit 1 800 personnes) ont bénéficié des kits d’abris qui leur ont permis de reconstruire et/ou réhabiliter leur logement.

 

Plus de 11 000 réfugiés installés dans les camps de Batalimo, Bambari et Zemio, ont, quant à eux, bénéficié d’une prise en charge médicale tandis que 5 800 femmes réfugiées ont reçu des kits hygiéniques.

Le HCR appelle à ne pas oublier la très grave crise humanitaire en République centrafricaine
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28 avril 2015 2 28 /04 /avril /2015 15:41

 

 

 

APA-Bangui (Centrafrique) (2015-04-28 11:03:16) Le sous-secrétaire général des Nations unies chargé des opérations, M. Hervé Ladsous, a entamé lundi une visite de quatre jours en Centrafrique pour évaluer les activités de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation en Centrafrique (MINUSCA) par rapport au mandat que lui a confié le conseil de sécurité des Nations unies.

 

M. Ladsous, qui a présidé, mercredi au camp Mpoko, à  Bangui, la cérémonie marquant la pleine capacité de la MINUSCA doit rencontrer, au cours de son séjour, les principales autorités de la transition pour discuter avec elles, notamment du forum national de réconciliation qui s’ouvre la semaine prochaine à  Bangui, l’organisation des prochaines élections générales au mois d’août, le désarmement des groupes armés et le redéploiement de l’administration sur toute l’étendue du territoire.

 

Le sous-secrétaire général des Nations unies va aussi se rendre à  l’intérieur du pays pour visiter des bases des casques bleus et juger de leur efficacité sur le terrain.

 

La MINUSCA a succédé, au mois de juillet 2014, à  la Mission internationale de soutien en Centrafrique (MISCA), commandée par l’Union africaine (UA).

 

La MINUSCA compte actuellement 12 000 hommes, pour la plupart des policiers, des gendarmes et des agents de la sécurité pénitentiaire.

 

En dépit des tensions qui traversent de temps à  autre ses relations avec les populations, comme la semaine dernière à  Kaga Bandoro, localité du centre du pays à  400 km de Bangui, sa présence sur le terrain est appréciée.

 

Les populations souhaitent que les casques bleus s’impliquent davantage pour arrêter les violences intercommunautaires dans le pays.

 

Grâce aux casques bleus, les bandits de grand chemin qui terrorisaient les populations ont été mis hors d’état de nuire et l’Etat a pu rétablir son autorité dans certaines régions qui étaient encore sous occupation des ex-Sélékas.

 

© APA

 

 

LE CHEF DES OPERATIONS DE MAINTIEN DE LA PAIX CHEZ LA PRESIDENTE DE LA TRANSITION CENTRAFRICAINE

 

Bangui, le 27 avril 2015 – Au troisième jour de sa visite en République centrafricaine (RCA), le Secrétaire général adjoint aux opérations de maintien de la paix des Nations Unies, Hervé Ladsous, a rencontré successivement lundi la Présidente de la Transition, Catherine Samba-Panza et le Président du Conseil national de la Transition, Alexandre-Ferdinand N’Guendet ainsi que plusieurs membres du gouvernement.

 

Les enjeux du Forum national de Bangui, les élections présidentielle et législatives, les questions de Désarmement, Démobilisation et Réintégration (DDR) et de la Réforme du Secteur de la Sécurité (RSS) ont été au cœur des entretiens.

 

La rencontre avec la Présidente de la Transition a été dominée par trois thèmes principaux, la tenue du Forum de Bangui, le vote attendu mardi au Conseil de sécurité de la résolution renouvelant le mandat de la MINUSCA ainsi que la cérémonie le même jour à Bangui pour marquer l’atteinte de la pleine capacité opérationnelle de la Mission.

 

A sa sortie d’audience avec la Cheffe de la Transition, M. Ladsous s’est dit impressionné par «l’effervescence dans les rues de Bangui, tout ce que j’ai vu hier en provinces montre que la sécurité progresse. Partout, des progrès très significatifs ont été atteints par ce travail que nous avons fait ensemble. Je vois bien que l’activité économique reprend aussi. Il reste d’immenses chantiers: il faut travailler à la démobilisation et au désarmement des ex-combattants. Il faut également travailler sur la Réforme du Secteur de la Sécurité et sur le renforcement de l’Etat de droit et de l’autorité de l’Etat », a-t-il ajouté.

 

Même tonalité à l’issue des discussions séparées avec le ministre de la sécurité Publique, Nicaise Samedi Karnou et son homologue de la défense Marie-Noëlle Andet Koyara, qui a accompagné M. Ladsous lors de sa visite au camp militaire Kassaï.

 

Dans le cadre de l’appui à la réforme du Secteur de la Sécurité, la MINUSCA a financé la première phase de la réhabilitation du Camp Kassaï soit 19 bâtiments. Cette réhabilitation fait partie de l’initiative en six points du Secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon, pour mettre notamment un terme à la violence et aux massacres, protéger les civils et assurer l’intégrité territoriale.

 

A la même occasion, Mme Koyara et M. Ladsous ont posé la première pierre de l’armurerie qui va recevoir, dans le cadre du DDR, les armes qui seront remises par les ex-combattants. M. Ladsous a saisi cette occasion pour évoquer la RSS et plaider en faveur d’une armée inclusive, équilibrée et représentative.

 

Le Chef du Département des Opérations de Maintien de la Paix a également rencontré le Ministre des Affaires Etrangères, Toussaint Kongo Doudou et celui de la Justice Aristide Sokambi. A tous, il a redit la détermination de la MINUSCA à poursuivre son appui pour accélérer la sortie de crise après s’être réjoui du retour progressif à la vie normale.

 

«Grâce aux interventions et aux patrouilles conjointes menées par la Police de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) et les forces de sécurité centrafricaines, les activités économiques reprennent», a constaté Hervé Ladsous lors du voyage effectué la veille à Ndélé (Nord-est) et à Bria (Centre-est).

 

L’un des points majeurs de cette troisième journée marathon aura été les entretiens avec le Président de l’Autorité Nationale des Elections (ANE), Dieudonné Kombo Yaya avec lequel il a discuté de l’assistance de la MINUSCA pour la tenue d’élections libres, ouvertes, régulières et transparentes. Il a ensuite visité les locaux que l’Institution partage avec des experts électoraux de la MINUSCA, symbole d’une coopération étroite et quotidienne.

Centrafrique : Visite du sous-secrétaire général de l’ONU chargé des opérations
Centrafrique : Visite du sous-secrétaire général de l’ONU chargé des opérations
Centrafrique : Visite du sous-secrétaire général de l’ONU chargé des opérations
Centrafrique : Visite du sous-secrétaire général de l’ONU chargé des opérations
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Centrafrique : Visite du sous-secrétaire général de l’ONU chargé des opérations
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27 avril 2015 1 27 /04 /avril /2015 22:32

 

 


Washington AFP / 27 avril 2015 23h00 - Le Fonds monétaire international a approuvé lundi le déboursement d'une nouvelle tranche de prêt au Tchad citant les progrès accomplis dans le domaine des réformes structurelles, selon un communiqué.

Le FMI va décaisser 27,7 millions de dollars, portant l'ensemble des versements du crédit triennal en cours vis-à-vis du Tchad à 46,2 millions de dollars. Ce crédit signé en août 2014 représentait une somme totale de 110,9 millions de dollars.

En dépit de la chute des prix du pétrole, de la détérioration de la sécurité régionale et des arrivées de réfugiés (...) les résultats obtenus dans le cadre du programme économique appuyé par le FMI ont été dans l'ensemble satisfaisants en 2014, a affirmé le directeur général adjoint du FMI, Mitsuhiro Furusawa.

L'objectif fixé pour le déficit primaire hors pétrole (hors service de la dette) a été atteint et les progrès accomplis dans le domaine structurel ont été conformes aux objectifs, ajoute le fonds qui salue l'ajustement considérable des finances publiques dans la loi de finances 2015.

Le FMI estime néanmoins que le Tchad doit redoubler d'efforts pour soutenir le rythme des changements structurels dans le secteur pétrolier.

Le FMI avertit aussi que le risque de surendettement du Tchad reste élevé et invite le pays à mener une politique prudente sur le plan des finances publiques et de l'emprunt.


(©)

Le FMI accorde une nouvelle tranche de prêt au Tchad
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27 avril 2015 1 27 /04 /avril /2015 22:04

 

 

Le forum pour la réconciliation ou énième trahison du bon peuple de Centrafrique ?

 

Désespérément, à tâtonnant, dans une indescriptible improvisation, guidés par le seul souci d’accomplir un calendrier et de boucler coûte que coûte un agenda inavoué, les élites de notre pays, autrement dit les gouvernants, la classe politique traditionnelle ainsi que nos conformistes intellectuels ont dans une communion générale décrété un forum national contre la volonté du bon peuple de Centrafrique, lequel réclame d’abord et avant toute chose la justice.

 

Il ne saurait y avoir de réconciliation ni de paix sans la justice. Indiscutablement, en d’autres temps et à certains moments, le forum est un formidable outil de gouvernement. Il doit être utilisé à bon escient pour gouverner. C’est un outil démocratique qui doit être entretenu en permanence par les gouvernants pour la cohésion sociale et la concorde nationale. Si le fait d’organiser un forum participe d’un sentiment louable, il est surtout préférable de l’organiser au moment opportun pour mieux le circonscrire, sinon, on ne l’organise pas. Il n’y a pas pire résultat en matière de conséquences ou de retombée sociale que celui de poser des actes politiques incomplets et inachevés. Or, les éléments objectifs et les cafouillages de ces derniers jours sont annonciateurs d’un échec. Le traumatisme d’un tel échec risquerait de plomber davantage le processus de réconciliation vers lequel nous voulons tendre. Les conséquences seront incommensurables à termes. La nouvelle Centrafrique doit se reconstruire sur des bases saines. Devrions-nous léguer nos erreurs aux générations futures ? Sommes-nous si peu courageux et si peu responsables au point de laisser un lourd héritage à nos enfants ? La réconciliation nous interdit t’elle de dire la vérité ? D’obtenir d’abord réparation ? De nommer les choses par leur nom ? Si nous en sommes arrivés là, c’est parce que nous n’avions pas voulu régler complètement et d’une manière définitive certains problèmes politiques qui se sont posés par le passé. A présent, il va falloir  crever l’abcès et le vider complètement de toute cette puanteur nauséabonde pour ne plus avoir à revivre ce que nous avions connu.  Gouvernants, intervenants, représentants et intellectuels ne trompez pas le bon peuple de Centrafrique ! Soyez du bon côté, celui du bon et généreux peuple de Centrafrique.

 

Aujourd’hui, les gouvernants, toute la classe politique traditionnelle et  les élites intellectuelles ont accordé leur violent pour distraire  le bon peuple de Centrafrique déjà meurtri dans son âme en imposant un hypothétique forum. Rares sont les voix qui se sont levées pour dénoncer le caractère inopportun de ce forum. Les seuls points qui fassent débat   sont les quotas de place qui sont réservées aux différentes entités, la désignation de leurs représentants, la participation ou non des anciens présidents, les primes... Qu’en est t-il finalement des centrafricains ? Le forum de réconciliation s’il y’a devrait être complètement inclusif. Il doit être ouvert à tous les centrafricains sans exception qui désirent s’exprimer. Ils ont la légitimité pour le faire du fait qu’ils ont été les  innocentes victimes d’un conflit qui n’avait pas lieu d’être. Si le forum tel qu’il est proposé, comme n’étant qu’un espace d’échange, de négociation et de compromis, alors, nous sommes en droit de dire objectivement qu’il n’a pas de sens. C’est une trahison du bon et généreux peuple de Centrafrique. Malheur à celui qui le dira en premier au risque d’être  taxer d’ennemi de la paix. La vérité ait que les bourreaux d’hier se sont transformés en accusateurs et veulent camoufler ou étouffer la volonté du peuple.

 

La situation de post-conflit qui prévaut dans notre pays, l’exigence d’une recherche de solution franche, sans équivoque et acceptable par la majorité des centrafricains ôte toute pertinence, tout intérêt au compromis voir à la compromission qu’offre le forum. Au regard du temps imparti, de la mise à l’écart de certains acteurs politiques majeurs, du nombre pléthorique des intervenants, de la franche scission qui existe entre les entités, de la complexité des thématiques retenues, des objectifs recherchés, des attentes suscitées, de la logistique approximative, nous sommes en mesure de penser que nous nous dirigeons inéluctablement vers un échec. L’histoire retiendra que la faute appartient une fois encore à nos élites qui sont ces gouvernants, cette classe politique traditionnelle et ces intellectuels devenus au fil du temps des conformistes. Ils ont accepté contre la volonté du peuple d’organiser un forum en lieu et place d’une justice qui lui aurait permis de faire son deuil. Comment peut-il en être autrement ? Nulle par ailleurs dans l’histoire de l’humanité, ni dans le processus menant à l’édification des nations modernes a-t-on déjà vu une réconciliation post-conflit se faire aussi rapidement sans que justice ne soit rendue ?  Comme d’habitude, la charrue est mise avant les bœufs au risque de retarder la véritable réconciliation. Qui donc a intérêt a trompé les Centrafricains ? Qui donc a intérêt que des solutions durables et définitives  ne soient trouvées ?  Que veut-on vraiment échanger lors de ce forum ? Avec qui ? Que veut-on vraiment négocier ? Avec qui ? Pour quels genres de compromis ? S’il est vrai que le bon peuple de Centrafrique qui a trop souffert a besoin de la paix pour se reconstruire, il réclame avant tout la justice ici et maintenant. Le fait de vouloir coute que coute faire asseoir à la même table les bourreaux et les victimes  avant que la justice ne soit rendue est une insulte à nos morts, à la dignité humaine, à la mémoire collective. La paix ne saurait se construire sur l’impunité, des débris de mensonge, des vérités cachées, de fausses excuses, de fausses accusations. Toutes les vérités doivent êtres dites et les mensonges exhumés pour que la thérapie soit totale et efficace afin qu’une nouvelle nation, Une et indivisible, laïque et libre puisse renaitre en cette terre de nos aïeux, berceau des bantous.

 

Franck SARAGBA

Contribution de Franck Saragba au Forum de Bangui
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27 avril 2015 1 27 /04 /avril /2015 21:08

 

 

Communiqué de presse

 

La famille Touangaye de l’ambassade de Centrafrique en France a la douleur profonde de faire part du décès de leur enfant, leur frère, monsieur Martial Touangaye - Tombora décédé à l’hôpital Pitié-Salpêtrière dans le 13ème arrondissement de Paris, décès survenu le 27 avril 2015 par suite d’une courte maladie.

 

           La date de levée de corps, le lieu et l’heure de l’inhumation vous seront communiqués ultérieurement.

 

Fait à Paris, le 27 avril 2015

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