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15 septembre 2016 4 15 /09 /septembre /2016 12:41
THIMO : Belvia BONGO , une ouvrière au parcours atypique

 

 

Source : THIMO Magazine n° 3 septembre 2016

 

Recrutée en février 2016 comme manœuvre par le groupement d’entreprises GSM/US, Belvia Bongo , 27 ans, vient d’être classée dans la catégorie des ouvriers.  Grâce à sa capacité d’adaptation et son dévouement au travail.

 

Après trois mois d’activités sur le chantier HIMO, Belvia Bongo, 27 ans, vient de passer, de la catégorie des manœuvres à celle des ouvriers. Justement parce qu’elle a suscité l’admiration de ses chefs hiérarchiques. Ils ont perçu de l’avenir chez cette jeune femme. « Elle répond toujours à l’appel et n’a aucun complexe d’infériorité face à ses collègues hommes », confie José KENZA, Chef d’équipe du groupement d’entreprise GSM/US chargé de l’exécution des Travaux à Haute Intensité de Main d’Œuvre (THIMO) dans le 2ème Arrondissement de la ville de Bangui.

 

GSM/US a démarré les Travaux HIMO en janvier 2016. Il s’agit, plus précisément, de la création de fossés maçonnés, de l’aménagement de la voirie, de l’entretien des ouvrages en béton, de la démolition et la reconstruction des ouvrages en béton.

 

Pour ces activités, le groupement d’entreprises a recruté de nombreux jeunes et femmes démunies venus de différents quartiers du 2ème arrondissement de la ville de Bangui. Parmi eux, Belvia Bongo et bien d’autres femmes décidées à gagner leur pain à la sueur de leur front.

 

L’unique femme manœuvre !

 

A ce jour, les femmes représentent 8,02% des manœuvres recrutés par les entreprises et PME en charge d’exécution des Travaux HIMO dans les différents arrondissements ciblés de la capitale. Sur les 109 ouvriers recrutés au mois de juin 2016, il n’existe qu’une seule femme, Mlle Belvia Bongo, sortie de l’ordinaire.

 

Le travail est le seul secret de cette mère de deux enfants détentrice d’un Brevet des Collèges (BC). Sa capacité d’adaptation lui a permis d’apprendre rapidement la maçonnerie sur le tas. Elle s’est faite remarquée par ses chefs qui ont fait d’elle l’unique manœuvre du groupement d’entreprise GSM/US. « Elle sait manier la truelle, poser les pierres… », se réjouit José KENZA.

 

Comme on peut le constater, le savoir-faire de Belvia Bongo dans le domaine de la maçonnerie s’est nettement amélioré. De même que son salaire journalier, qui est passé de 2.000 francs CFA à 2500 francs CFA.

Avec les revenus tirés des Travaux HIMO, Belvia Bongo parvient à se prendre en charge et à payer les frais de scolarité de ses deux enfants.

 

Mais à la différence des autres femmes de sa génération, qui ont un penchant pour le petit-commerce, Belvia Bongo, elle, entend suivre une formation dans le domaine de Bâtiments et Travaux Publics (BTP). 

 

Bon vent à elle ! 

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Centrafrique-Presse.com
15 septembre 2016 4 15 /09 /septembre /2016 11:29

 

 

http://lepays.bf/ 14 septembre 201

 

L’on avait eu la faiblesse de croire qu’avec l’avènement, le 12 mars 2016, du gouvernement d’union nationale piloté par Fayez el-Sarraj, la Libye s’acheminerait vers une issue heureuse de la crise dans laquelle elle est empêtrée depuis la chute du colonel Kadhafi. On le croyait d’autant plus que ce cabinet avait été porté sur les fonts baptismaux par la Communauté internationale, de manière unanime. Celle-ci, pour suivre sur le terrain l’évolution de la situation, y a dépêché un représentant, en la personne de Martin Kobler. Ce dernier est témoin du fait que la mayonnaise concoctée par l’ONU, a du mal à prendre en Libye. Et c’est le moins que l’on puisse dire. La preuve est que, toute affaire cessante, Martin Kobler a été obligé de faire le déplacement du siège de l’ONU pour briefer le Conseil de sécurité sur l’actualité du pays. Et celle-ci est plus que préoccupante.

 

Bien des Libyens ont le sentiment que Sarraj leur a été imposé par l’Occident

 

En effet, le Général Haftar, qui n’a jamais fait de son hostilité au schéma onusien de sortie de crise en Libye, un mystère, vient d’apporter la preuve, s’il en est encore besoin, que sans lui, il est illusoire de parler de paix et de cohésion nationale en Libye. Pour ce faire, il a jeté son dévolu sur quatre terminaux pétroliers du Nord-Est libyen. Et le moins que l’on puisse dire est que ça lui réussit parfaitement. Car, au moment où nous tracions ces lignes, les forces qui lui sont fidèles avaient réussi le tour de force de contrôler la totalité du croissant pétrolier du pays. Pour un véritable pied de nez fait à la Communauté internationale, c’en est un. Et cette dernière, impuissante, ne peut que constater les dégâts. Et Martin Kobler, son représentant permanent en Libye, ne peut que se résoudre à aller faire le triste bilan devant le Conseil de sécurité de l’ONU à New-York. Il ne pouvait pas en être autrement. Car le cheval sur lequel la Communauté internationale a misé pour pacifier le pays, le parachuté Fayez el-Sarraj, n’a pas les moyens qu’il faut pour ramener le général rebelle dans les rangs. Et le péché originel qui explique cette impuissance de Fayez el-Sarraj, c’est que bien des Libyens ont le sentiment que l’homme leur a été imposé par l’Occident. Et quand on sait que la Libye a été nourrie pendant plus de 40 ans au lait du nationalisme militant de Kadhafi, il est aisé de comprendre pourquoi, ils sont nombreux les Libyens, à percevoir le malheureux el- Sarraj comme un fantoche ou encore comme un valet de l’extérieur pour l’aider à faire main basse sur les immenses ressources pétrolières de la Libye. Ce discours fait florès aujourd’hui dans le pays, notamment au sein de la plupart des tribus qui peuplent la Libye. Sociologiquement voire politiquement, nul ne peut gouverner la Libye dans la sérénité, sans la caution de ces tribus. Même au temps de Kadhafi, les institutions du pays leur devaient, en partie, leur stabilité. Or, le moins que l’on puisse dire est que les puissantes tribus du Nord-Est du pays, dans leur majorité, ont toujours boudé le gouvernement d’union nationale basé à Tripoli. Elles lui reprochent, en plus d’avoir été mis en place par la seule volonté de la Communauté internationale dont il est à la solde, de n’être pas représentatif de la Libye dans sa diversité, en termes de tribus.

 

Le général Haftar est un moindre mal

 

Le général Haftar a dû surfer sur cela pour renforcer, peut-on dire, son emprise sur la Libye. Cet atout de taille, ajouté au fait qu’il fait pratiquement l’unanimité au sein de l’armée ou du moins, de ce qui en reste après la chute de Kadhafi, fait de lui une personne incontournable dans la résolution de la problématique libyenne. Ne pas reconnaître cette réalité est une grave erreur. C’est pourquoi l’on peut se permettre de suggérer à la Communauté internationale, de revoir sa copie en ce qui concerne ses rapports avec le général Haftar. Autrement, elle doit se convaincre qu’elle va quitter la Libye sur un échec cuisant et humiliant. Elle doit d’autant plus intégrer cette donne dans son souci de pacifier la Libye, que le général Haftar est un moindre mal par rapport à la menace que font peser sur le pays, la flopée de miliciens sans foi ni loi et la foultitude de mouvements djihadistes qui écument pratiquement l’ensemble du pays, depuis la chute de Kadhafi. Dans la situation actuelle de la Libye, la seule force susceptible d’aider à extirper le pays de l’emprise des forces négatives, pour reprendre une expression abondamment utilisée en Afrique centrale, pourrait être les forces fidèles à Haftar. La Communauté internationale a donc intérêt à ranger son orgueil au placard et à composer avec lui si elle veut véritablement contribuer, aux côtés de la majorité des Libyens, à résoudre dans la durée, l’épineuse équation du pays. Ne pas le faire ici et maintenant, c’est non seulement livrer le pays aux djihadistes, mais aussi placer la Libye dans une logique de partition. C’est pour toutes ces raisons d’ailleurs que l’on peut déplorer, en plus du mauvais casting fait par l’ONU pour présider aux destinées de la Libye, le silence assourdissant de l’UA à propos de la situation actuelle du pays de Mouammar Kadhafi. Mais venant de la part de cette structure, cette posture s’inscrit dans l’ordre normal des choses.

 

« Le Pays »

 

 

REVUE DE PRESSE AFRIQUE

 

A la Une: la revanche de Kadhafi

 

Par   RFI

 

La revanche de Kadhafi : c’est ainsi que qualifie le site Guinée Conakry infos le rapport parlementaire britannique sur l’intervention en Libye en 2011. En effet, précise le site guinéen « les parlementaires britanniques découvrent… enfin une vérité que les Africains connaissaient depuis longtemps, à savoir que : “l’intervention militaire britannique en Libye était fondée sur des suppositions erronées et une compréhension incomplète du pays et de la situation”Une lapalissade confirmée par la docte commission parlementaire dont le rapport est sans appel pour la duplicité, voire la complicité Cameron-Sarkozy, en vue d’abattre sans autre forme de procès, le guide libyen Mouammar Kadhafi, courtisé et craint par les puissances occidentales. »

 

Il faut dire, poursuit Guinée Conakry Infos, que « l’intervention occidentale, avec en tête de pont l’alliance franco-britannique soutenue par les Etats-Unis, a largement outrepassé le mandat onusien pour se transformer en une entreprise destructrice, sans souci du lendemain. Sans aucune esquisse réfléchie sur les probables retombées sur l’Afrique et le monde. Une aventure impérialiste pour “accélérer l’effondrement politique et économique de la Libye”Ce rapport parlementaire britannique, à son corps défendant, sonne donc comme la revanche posthume de Kadhafi, affirme encore le site guinéen, car, comme dit un proverbe africain : “le mensonge a beau construire mille cases, c’est la vérité qui les habitera toutes !” »
 
Pour Ledjely.com, toujours en Guinée, « ces aveux sont bien tardifs » et surtout, « ils remuent le couteau dans une plaie non encore cicatrisée. […] De la part des parlementaires britanniques, il y a comme une espèce de lâcheté qui fait qu’ils n’avaient pas osé faire part de leurs fameuses vérités au moment où la Libye se faisait pilonner au nom d’une résolution onusienne outrepassée à dessein. Ceci étant, pointe encore Ledjely, l’Afrique non plus, n’a pas à jubiler sous prétexte que l’histoire lui donne raison. Parce qu’en se privant du courage de prendre position contre la désintégration de la Libye, elle n’est pas moins responsable du chaos qui s’y est installé. »

 
Revoir sa copie ?

 

Cinq ans après, la Libye est donc toujours en proie à la violence… Et encore une fois, affirmeLe Pays au Burkina, la communauté internationale se trompe… Celle-ci « impuissante, ne peut que constater les dégâts. Car le cheval sur lequel la Communauté internationale a misé pour pacifier le pays, le parachuté Fayez el-Sarraj, n’a pas les moyens qu’il faut pour ramener le général rebelle Haftar dans les rangs. Et le péché originel qui explique cette impuissance de Fayez el-Sarraj, c’est que bien des Libyens ont le sentiment que l’homme leur a été imposé par l’Occident. »
 
Et Le Pays d’appeler la communauté internationale « à revoir sa copie en ce qui concerne ses rapports avec le général Haftar. Autrement, elle doit se convaincre qu’elle va quitter la Libye sur un échec cuisant et humiliant. […] La Communauté internationale a tout intérêt à ranger son orgueil au placard et à composer avec lui si elle veut véritablement contribuer, aux côtés de la majorité des Libyens, à résoudre dans la durée, l’épineuse équation du pays. Ne pas le faire ici et maintenant, c’est non seulement livrer le pays aux djihadistes, mais aussi placer la Libye dans une logique de partition. »


 
Guerre civile ?

 
Car, il y a bien désormais un « risque de guerre civile entre l’Est et l’Ouest » de la Libye, prévient pour sa part le site d’information algérien TSATout sur l’Algérie. « Le plan de paix de l’ONU est plus que jamais menacé et les jours du GNA, le gouvernement d’union nationale, semblent comptés. Car, c’est la première fois que l’armée nationale libyenne que commande le général Hafter affronte directement et frontalement les forces loyales au GNA, basé à Tripoli, à l’Ouest de la Libye. Jusque-là, les forces de Hafter se contentaient de combattre les brigades révolutionnaires et islamistes basées dans la région de Benghazi. Alors que celles du GNA tentaient et tentent toujours de libérer la ville de Syrte des mains de Daech. »

 
« Et maintenant ? », s’interroge El Moudjahid, toujours en Algérie. « Le récent appel lancé par le Premier ministre, Fayez el-Sarraj, à “toutes les parties à mettre fin aux actes provocateurs et à se réunir d’urgence” renseigne sur la gravité de l’évolution enregistrée. En effet, constate aussi El Moudjahid, alors qu’il éprouve déjà de grandes difficultés à asseoir son autorité sur l’ensemble du pays, il est aujourd’hui confronté à une nouvelle donne qui risque de sceller le sort de la Libye en l’enlisant dans une guerre civile. […] La question qui se pose, conclut le quotidien algérien, est de savoir ce qui va arriver maintenant. Gageons seulement que la sagesse et l’intérêt suprême de la Libye l’emportent. »

 

Lu pour vous : SITUATION EN LIBYE : La Communauté internationale doit revoir sa copie : La revanche de Kadhafi
Lu pour vous : SITUATION EN LIBYE : La Communauté internationale doit revoir sa copie : La revanche de Kadhafi
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Centrafrique-Presse.com
15 septembre 2016 4 15 /09 /septembre /2016 11:00

 

 

 

NOTE D’INFORMATION

 

 

Bangui le 14  septembre 2016 – La situation en Centrafrique en septembre 2016 est meilleure que celle qui prévalait dans le pays il y a deux ans au moment où la MINUSCA succédait à la Mission internationale de soutien à la Centrafrique sous conduite africaine (MISCA), a indiqué mercredi la mission onusienne, à la veille de son deuxième anniversaire. « Il y a deux ans, la Centrafrique s’était replongée dans les affres de violences récurrentes. Deux ans plus tard, la situation en Centrafrique a complétement changée et s’est beaucoup améliorée », a déclaré le porte-parole de la MINUSCA, Vladimir Monteiro, au cours de la conférence de presse hebdomadaire de la mission.

 

Conformément à la Résolution 2149 du Conseil de sécurité des Nations Unies, le transfert de responsabilités de la MISCA à la MINUSCA a eu le lieu le 15 septembre 2014. Parmi les progrès enregistrés et auxquels le rôle de la MINUSCA a été essentiel, Vladimir Monteiro a cité la sécurité qui ne cesse de gagner du terrain ainsi que la mise en place d’institutions élues « au prix d’un processus électoral exemplaire pour toute l’Afrique alors que les doutes sur leur réussite étaient nombreux ».

 

« Au-delà de la détermination des Centrafricains de tourner la page, il convient de souligner le rôle de la MINUSCA. Grâce à ses quelques 13.000 casques bleus militaires et civils, elle a protégé, rassuré, appuyé, soutenu et fait usage de la force lorsque cela s’est avéré nécessaire pour protéger la population, faire respecter l’autorité de l’État et éviter la partition du territoire » a affirmé le porte-parole, qui a réitéré l’engagement de la mission à maintenir son appui aux efforts des autorités centrafricaines, dans le cadre de son mandat.

 

A l’occasion de ce deuxième anniversaire, la MINUSCA réaffirme par ailleurs son impartialité et son engagement à collaborer avec tous les acteurs centrafricains soucieux d’apporter leur pierre à l’édifice. « A cet effet, elle appelle tous les Centrafricains à retrouver la foi dont ils ont fait preuve lors de la visite du Pape François et du processus électoral pour aider le pays à avancer », a indiqué Monteiro.

 

La  création de la MINUSCA par la résolution 2149 est une réponse du Conseil de Sécurité à la demande des autorités de transition, contenue dans une lettre du ministre des Affaires étrangères, du 27 janvier 2014, en vue du « déploiement d’une opération de maintien de la paix des Nations unies qui aurait pour mission de stabiliser le pays et de traiter les aspects civils de la crise ».  Cinq jours avant le vote du Conseil de sécurité, le Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, avait effectué une visite de quelques heures en Centrafrique pour rencontrer les autorités de transition, évaluer la situation humanitaire et sécuritaire et mettre en garde la communauté internationale contre les risques de génocide.

 

Pour sa part le porte-parole de la force, le lieutenant-colonel Clément Cimana a fait savoir que, la situation sécuritaire a été marquée l’année écoulée par une sécurité volatile suite à la criminalité, au banditisme, à la fragmentation des groupes armés et à la transhumance. Cette insécurité a entrainé les déplacements massifs de la population. Face à ces situations, la Force a mené plusieurs opérations  pour sécuriser la population, tant à Bangui que dans les secteurs Est, Centre et Ouest contre des éléments armés mais aussi pour assurer la sécurité pendant le processus électoral. La Force de la MINUSCA compte aujourd’hui plus de 10.000 hommes, en provenance d’une vingtaine de pays. Avec ses 11 bataillons déployés à travers tout le pays, la Force a  établi une trentaine de bases militaires pour protéger la population.

 

De son côté le porte-parole de la police, Oana Andreea Propescu, a rappelé l’action de la composante Police de la MINUSCA notamment dans la protection des personnes et de soutien aux forces de sécurité intérieure. Parmi ses interventions, la sécurisation de la visite du pape et du processus électoral. La police de la MINUSCA est intervenue également dans le renforcement des capacités de la police et de la gendarmerie et,  à cet effet, elle a mis en place six  projets à impact rapide (QIPs) d’une valeur de près de 90 millions FCFA et organisé 26 formations qui ont touché 3.133 bénéficiaires de la Police et et la Gendarmerie. « Les résultats atteints sont le résultat d’une collaboration étroite avec les forces de sécurité intérieure et les forces internationales », a conclu la porte-parole. La composante Police de la MINUSCA dispose d’un effectif maximal de 2.080 policiers, à savoir 1.134 éléments d’unités de police constituées, 280 éléments de protection rapprochés et 333 officiers de police internationale.

 

Bureau de la Communication et de l'information publique 

 

MINUSCA | Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine 

 

https://minusca.unmissions.org  | @UN_CAR

 

https://www.facebook.com/minusca.unmissions

LA MINUSCA DRESSE UN BILAN POSITIF APRES DEUX ANNEES EN CENTRAFRIQUE
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15 septembre 2016 4 15 /09 /septembre /2016 09:59
Nouvelles nationales sur RJDH
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Centrafrique Le président du MNS Eric Sorongopé exige de Touadera la fermeté contre les irréductibles

 

http://rjdh.org/ Par Jean Fernand Koena le 14 septembre 2016 

 

BANGUI, 14 Septembre 2016 (RJDH) — Le président du Mouvement National de Solidarité (MNS), Eric Sorongopé Zoumandji appelle à une politique de fermeté contre les mercenaires étrangers qu’il a qualifié d’irréductibles. Cette position est exprimée  dans une interview accordée au RJDH le 13 septembre 2016.

 

RJDH : Monsieur Eric Sorongopé Zoumandji bonjour.

 

Eric Sorongopé Zoumandji : Bonjour.

 

RJDH : En tant qu’allié de Faustin Archange Touadera est ce qu’il rassure ?

 

ESZ : Je voudrais préciser que nous ne sommes pas un parti, mais  un mouvement national de solidarité dont je suis le président. Effectivement nous sommes alliés, je dirai de première heure, après le premier tour du candidat Touadera. Si nous avons été parmi les premiers, c’est qu’il nous rassure et il continue de nous rassurer.

 

RJDH : Il continue de vous rassurer alors que sur le plan politique et sécuritaire, les choses ne sont pas au beau fixe !

 

ESZ : Vous savez, la politique est un art difficile, Touadera vient d’accomplir ses cinq mois de pouvoir, nous discutons avec lui, nous l’observons, nous voyons comment il réagit. Ce qui est fondamental, nous savons qu’il se bat pour le rétablissement de la paix et par l’adhésion des combattants des groupes armés au désarmement, la réinsertion et le rapatriement pour ceux qui ne sont pas des centrafricains. Voilà ce qui nous intéresse à un haut point.

 

RJDH : Comme le désarmement s’obtient par le dialogue, raison pour certains groupes armés d’être hostiles à l’offre de Touadera ?

 

ESZ : Bien sûr ! Nous ne sommes pas naïf, vous savez dans ces choses-là, y a ce que j’appellerai la carotte et le bâton. Je suis certains tout au moins, je pense, qu’il y aura ce dialogue pour amener ceux qui sont de bonne foi, le désarmement c’est-à-dire la paix. Arrivera un moment où les irréductibles surtout les mercenaires étrangers ne voudront pas cette paix, ils vont continuer à pousser les centrafricains à l’agitation. Et je crois certainement  qu’il faut utiliser le bâton.

 

RJDH : Donc pour vous, Touadera est dans la logique de la Carotte ?

 

ESZ : Affirmatif ! Il est dans la logique de la carotte.

 

RJDH : Alors, quand la fin de la Carotte ?

 

ESZ : C’est un processus qui demande un terme, c’est-à-dire un temps. Le peuple centrafricain à soif de la paix. Et je suis certains que dans les prochains mois, certainement après que la conférence de Bruxelles ait lieu et que les bailleurs de fond aient donné les moyens à Touadera de sa politique – moyens extérieurs- et nous verrons bien d’ici au début de l’année prochaine ce qui se passera sur le terrain.

 

Toutes les structures ont été déjà mise en place, il s’agit de réaliser les politiques qui ont été définies. Donc amener les gens à comprendre qu’il y a le désarmement et naturellement, il y a des propositions qui se font au niveau de l’incitation au désarmement. Que ces propositions soient mises en application. Il y aura des irréductibles, certainement d’ici six mois, nous n’allons pas continuer à utiliser la carotte.

 

RJDH : Mais pour utiliser le bâton, il faut nécessairement l’armée or, le pays ne dispose pas de son armée ?

 

ESZ : Très intéressant. Dès lors qu’il y aura une fraction de ces forces illégales qui va se rallier au processus du désarmement, et c’est ce qui est en train d’être fait et Touadera négocie avec tout le monde pour obtenir le désarmement, parce que trop de sang a coulé en Centrafrique, on n’a pas besoin de faire couler le sang.

 

Dès lors que le mouvement du désarmement sera enclenché et qu’il y aura plusieurs appels de pied et que les irréductibles continueront à utiliser leurs armes contre la population civile, nécessairement les forces onusiennes seront obligées de réagir.

 

En ce moment-là, notre Armée sera déjà aguerrie. Croyez-moi, notre Armée aura seulement quelques mois pour jouer sa mission régalienne et de souveraineté.

 

RJDH : Les forces onusiennes ont dit qu’elles ne sont pas là pour faire la guerre !

 

ESZ : On ne leur demande pas de faire la guerre.

 

RJDH : Mais vous misez quand même sur elles?

 

ESZ : Pour la protection de la population comprenez-moi bien,  pour la protection, c’est leur mandat qui les y oblige. Dès lors qu’il y aura des adjudications parce que les irréductibles vont se mettre à tuer, à braquer et à violer. Dès lors les forces onusiennes ne vont pas rester les armes au pied.

 

Deuxièmement. Ce qui peut rassurer est passé peut être anodin : la déclaration du Ministre français de la Défense. Une partie de Sangaris va rester à l’Etat-major et l’autre partie sera affectée au pilotage des drones. Croyez-moi lorsqu’on parle d’utilisation de drones, c’est pour voir le mouvement de la troupe, recueillir des renseignements nécessaires pour répondre avec efficacité aux agitations et tentatives de quelques hordes que ce soit, que cela soit perçu rapidement ! Et si on a ces informations on ne va pas rester les armes au pied ? Non ! on va réagir. Si on surveille les gens et qu’ils tentent de descendre sur Bangui ou attaquer les villes de provinces.

 

RJDH : Vous y croyez ?

 

ESZ : j’y crois  quand même, j’y crois. Vous savez la communauté internationale a dépensé des milliards pour la RCA. Il y a des constructions qui ont été faites et se font. C’est autant des indicateurs qui nous disent que tous ces investissements vont aller à perte et profit. La communauté internationale serait complètement contre-productive, je dirai illogique en ayant beaucoup investi  et laisser ces investissements être détruits par les bandits de grand chemin.

 

RJDH : La BEAC a salué la croissance économique du pays qui avoisinerait 6% d’ici la fin de l’année. Maquillage économique ou la résultante des reformes du gouvernement Sarandji ?

 

ESZ : Vous savez, ce n’est pas un maquillage.  Je suis économiste avant d’être financier. Le pays était tombé très bas et il ne peut que se relever pour peu qu’on apporte quelques réformes et quelques investissements qu’on incite les gens au travail.

 

Qu’est-ce que l’augmentation du produit intérieur brut ? Cela veut dire que les richesses globales de la RCA ont augmenté. Au point  où on était ces richesses ne pouvaient qu’augmenter avec l’avènement de la paix, de la démocratie et les grands travaux qui sont entrepris, qui ont les effets induits  globaux  sur l’économie. Donc nécessairement l’économie ne peut qu’augmenter sauf si les gouvernants sont des idiots et des imbéciles.

 

RJDH : L’augmentation doit tenir compte de l’aspect sécuritaire alors que le gouvernement ne contrôle aujourd’hui quatre préfectures. Qu’en pensez-vous ?

 

ESZ : Ecouter, faisons la différence entre l’augmentation de nos richesses sur une base donnée. Je vous ai dit que le pays est tombé très bas. Un effort a été fait pour que le pays redémarre.  Cela veut dire, si on est au point zéro et qu’on injecte une certaine volonté de réforme et d’investissement, nécessairement nous allons passer du point zéro au point un, deux et trois cela est normal. On n’était tombé très pas, il fallait remonter nécessairement avec la volonté affichée par le gouvernement actuel, sauf qu’on était resté dans la guerre auquel cas, on allait s’effondrer un peu plus. On ne peut que remonter c’est une logique, quant à la suite on verra bien.

 

RJDH : Le gouvernement prépare deux examens de passage la table ronde de Bruxelles et la mise en œuvre du DDR. Comment voyez-vous l’organisation de la Table Ronde et ce qu’il faut attendre du DSRP ?

 

ESZ : Laissant de côté le problème de DSRP que je connais bien, il s’agit de faire en sorte que l’économie redémarre avec force ; impulse la croissance et le développement. Et cette conférence est très importante parce qu’il faut injecter des fonds dans l’économie, nos structures financières car les finances de l’Etat ne peuvent pas le faire. On a besoin des bailleurs extérieurs et c’est ce qui va être fait. Quant à la préparation, y a eu une large concertation et c’est une bonne chose parce qu’on ne peut pas en dehors des intéressés, beaucoup de gens ont été associés, pour qu’on s’accorde sur le projet. Quels sont les projets utiles ?

 

Certaines réformes vont passer devant l’Assemblée Nationale, si des fonds massifs sont injectés dans l’économie centrafricaine et que nous apportions des réformes de fond, nous allons nécessairement aller de l’avant avec la croissance et le développement.

Monsieur Eric Sorongopé Zoumandji je vous remercie.

 

C’est moi qui vous remercie.

 

Propos recueillis par Jean Fernand Koena

 

 

Centrafrique : Communauté humanitaire et Minusca condamnent l’incursion d’hommes armés dans un hôpital à Kaga-Bandoro

 

http://rjdh.org  PAR NOURA OUALOT LE 14 SEPTEMBRE 2016

 

BANGUI, 14 septembre 2016 (RJDH) — Le Coordonnateur humanitaire par intérim en Centrafrique, Docteur Michel Yao et Vladimir Monteiro, Porte-parole de la Minusca ont dénoncé l’incursion des hommes armés dans un hôpital à Kaga-Bandoro.

 

C’était dans la journée du 12 septembre 2016, que l’incursion a eu lieu d’après la déclaration faite par le Dr. Michel Yao«  Nous avons appris avec stupéfaction l’intrusion d’un groupe armé au sein de l’hôpital de Kaga-Bandoro (nord de la RCA) pour réclamer des soins à l’un d’eux blessé dans un accident de circulation, molestant le personnel de soins et provoquant la fuite de patients traumatisés », a-t-il expliqué. Il a condamné cette immixtion d’éléments armés dans les locaux hospitaliers qui d’après lui, « constitue une violation du Droit International Humanitaire ».

 

Même son de cloche du Porte-parole de la Minusca, Vladimir Monteiro qui a confirmé les faits et l’ont condamné au cours de la conférence de presse hebdomadaire de la Minusca qu’il a animée ce mercredi 14 septembre  au sein de ladite institution.« Cette irruption des éléments de l’ex-Séléka dans l’hôpital est inadmissible. Nous condamnons cet acte surtout que la vie, la sécurité de ceux qui apportent des remèdes à la population est en danger. D’après lui, l’hôpital a été immédiatement sécurisé par les éléments déployés par la force de la Minusca après l’incident ».

 

Le RJDH n’a pas réussi à joindre le responsable de l’hôpital pour plus d’information sur la situation actuelle du centre de santé. Des informations reçues auprès de nos sources dans la localité rapportent que les portes de l’hôpital restent toujours fermées.

 

Devant cette violation flagrante du Droit International Humanitaire, le Coordonnateur humanitaire par intérim, Dr Michel Yao a lancé un appel aux différents groupes armés et forces militaires au respect strict des lieux de santé et leur personnel. Par ailleurs, il rappelle à tout le personnel de santé le caractère neutre, impartial et humanitaire de leur action de nature à consolider la paix et la cohésion sociale.

 

C’est le premier incident rapporté après la visite le 4 août dernier du président Faustin Archange Touadera dans la ville pour parler de la paix et du désarmement

 

 

Centrafrique : Défis de la protection des Aires-Protégées de Dzanga Sangha

 

http://rjdh.org  PAR FRIDOLIN NGOULOU LE 14 SEPTEMBRE 2016

 

BAYANGA, 14 septembre 2016 (RJDH) — La protection et le respect des Aires protégées de Dzanga Sangha demeurent un défi pour les autorités locales. Le braconnage, la violation des zones de chasse, l’abatage clandestin des espèces protégées et le manque du personnel constituent des défis à relever.

 

A plus de 700 Km de Bangui, en pleine forêt équatoriale se trouve les Aires Protégées de Dzanga Sangha (APDS), créées le 29 décembre 1990. Elles couvrent une superficie d’environ 400.000 ha (4000 km2). Cependant, sa conservation est un défi, a relevé Dieudonné Mobanza, président de la délégation spéciale de Bayanga, « les gens ne respectent pas les zones de chasse, ni les espèces intégralement protégées. Aussi, nous avons un effectif très limité d’éco-gardes pour assurer la surveillance. Ce sont là les défis que nous devons relever avec l’appui du gouvernement et ses partenaires », a-t-il indiqué.

 

Abordant dans le même sens, le Sous-préfet de Bayanga, Patrice Ngaïpere a évoqué l’absence des moyens logistiques pour les éléments d’éco-gardes dans la région, « il y a la volonté mais les moyens manquent énormément. C’est pourquoi la protection devient un défi important. Il y’a aussi le problème du personnel qualifié pour la protection des espèces », a-t-il soutenu.

 

Les Aires Protégées de Dzanga-Sangha font parties intégrantes du Tri-National de la Sangha, l’un des plus importants sites de conservation transfrontalière du Bassin du Congo. Bien que la zone soit menacée, les actions de la protection et de la conservation des biodiversités et d’écosystème sont organisées.

 

D’après les explications  du Conservateur  de ces zones, Christian Ndadet, les objectifs du tri-national est d’instaurer une mode de gestion commune à ces trois Aires Protégées afin de valoriser les ressources forestières et fauniques dans cette partie du bassin du Congo, de sécuriser les recettes provenant de l’exploitation de ses ressources naturelles et améliorer le cadre de vie de la population locale.

 

Ainsi pour mieux les sécuriser, Christian Ndadet a indiqué que les équipes de surveillance sont mises en place par Aire protégée et ensuite une brigade tripartite anti-braconnage effectue des patrouilles régulièrement dans les trois pays concernés notamment la Centrafrique, le Congo Brazzaville et le Cameroun.

 

Selon le constat fait sur place par RJDH, la population s’implique dans la protection des espèces forestières et fauniques afin de combattre le braconnage et la destruction de la forêt. Les sociétés d’exploitation forestières sont toutes fermées dans la région, afin de sauvegarder les Aires Protégées, la population se défend de consommer certaines espèces protégées et voire celles consommées par les gorilles et les éléphants.

 

La communauté de Bayanga soutient toujours que les Aires Protégées sont et demeurent une richesse naturelle à préserver afin de garantir un avenir aux générations futures. Ces aires sont inscrites depuis juillet 2012 au Patrimoine Mondial de l’UNESCO.

 

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14 septembre 2016 3 14 /09 /septembre /2016 14:12

 

 

 

14 septembre 2016@@LaminuteInfo

 

L’insécurité alimentaire grandissante en Centrafrique et la présence dans le pays d’une centaine de militaires chinois commis à la garde sites de prospection pétrolière font la une de la presse parue mercredi en Centrafrique.

 

«Légère hausse du nombre de personnes en situation d’insécurité alimentaire en Centrafrique », titre le journal L’Etoile qui s’appuie sur l’Analyse de classification intégrée de la phase humanitaire et de la sécurité alimentaire (IPC) de la FAO rendue publique le 9 septembre dernier à Bangui.

 

Selon cette étude, entre décembre 2015 et aout 2016, le nombre de personnes en situation d’insécurité alimentaire a augmenté d’environ 10,62 soit 212440 nouvelles personnes.

 

L’Analyse de classification intégrée de la phase humanitaire et de la sécurité alimentaire (IPC) a montré qu’environ deux millions de personnes sont touchées par l’insécurité alimentaire contre un million sept cent quatre-vingt-sept cinq cent soixante personnes (1.787.560) en décembre 2015.

 

L’augmentation de nombre de personnes touchées par l’insécurité alimentaire est établie alors que le gouvernement centrafricain et la BEAC ont annoncé la croissance du Produit intérieur brut (PIB) entre 5 et 6%.

 

C’est en zone rurale que l’insécurité alimentaire est beaucoup plus significative. Selon les données de la FAO, un million huit cent soixante-dix-neuf milles huit cent vingt-sept (1.879.827) de personnes touchées se trouvent en milieu rural, soit 37% de la population totale contre seulement 15% (129.028) à Bangui, soit 3% de la population générale.

 

Sur un tout autre plan, le journal en ligne Corbeau News parle de la présence des militaires chinois en Centrafrique.

 

Sous le titre « Une centaine de soldats chinois à Bangui, la guerre du pétrole va-t-elle commencer ? », le journal note que la prospection et l’exploitation du gisement pétrolier au Nord-Est de la Centrafrique par une entreprise chinoise poussent le gouvernement chinois à prendre des mesures spéciales de sécurité afin de protéger ses intérêts dans ce pays en guerre.

 

Outre le problème sécuritaire rencontré par ces investisseurs chinois en RCA, la licence de prospection, d’exploration, voire d’exploitations pétrolières remise par les nouvelles autorités à une entreprise chinoise, n’a pas été du goût des Américains, ni des Européens.

 

Cela pourrait alimenter la tension déjà perceptible dans le pays. « Avec l’arrivée massive des soldats chinois en Centrafrique, peut-on parler de la guerre du pétrole dans les années à venir en RCA? », s’interroge ce journal en ligne.

 

APA

Insécurité alimentaire et militaires chinois sujets favoris de la presse centrafricaine
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14 septembre 2016 3 14 /09 /septembre /2016 14:04

 

 

APA-Bangui (Centrafrique) - 2016-09-14 12:52:57 - Commercial Bank of Centrafrique (CBCA), une des banques commerciales de Centrafrique vient de rendre facile l’accès à ses services à travers sa nouvelle souscription dénommée « Mossoro Gangou ti sewa en Français (la richesse force de la famille) » et lancée ce mercredi à Bangui.


La souscription pour un client à ce service donne accès à plusieurs produits de la CBCA : un chéquier, des Sms et internet banking et carte magnétique. Des produits qui n’étaient pas gratuits pour les clients.

L’objectif de "Mossoro Gangou ti Séwa" est de réduire le coût de l’accès aux services bancaires et de faciliter leur accès en rendant disponibles dans un bref délai les produits bancaires aux clients.

Cette souscription que la CBCA offre à ses clients est déjà disponible dans certaines banques de la place comme Ecobank Centrafrique.
 

http://apanews.net/news/fr/article.php?id=4862751#sthash.xzCwpx4D.dpuf

Commercial Bank of Centrafrique (CBCA) facilite l’accès à ses services
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14 septembre 2016 3 14 /09 /septembre /2016 13:20
Le ministre de la défense Joseph Yakété s'est rendu à Obo
Le ministre de la défense Joseph Yakété s'est rendu à Obo
Le ministre de la défense Joseph Yakété s'est rendu à Obo

 

 

Le Commandant de l’EUTM Général Eric Hautecloque a accompagné le ministre de la défense, Joseph Yakété qui s’est rendu à Obo les 9 et 10 septembre en visite officielle. Lors de ce déplacement avec l’ambassadeur de l’Etats Unis Jeffrey Hawkins et le Deputy Force Commander de la MINUSCA, ils ont été accueilles par le détachement ougandais de la force de l’Union Africaine.

 

Cette visite avait pour but d’étudier le renforcement de la présence des FACA à Obo. Un détachement d’une quarantaine de soldats centrafricains est actuellement déployé à Obo. La mise en place d’une compagnie FACA, formée par EUTM RCA et équipée par les Etats Unis est à l’étude.

 

La délégation a rencontré les autorités locales: le préfet de Haut – Mbomou, le maire d’Obo et la population locale.

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14 septembre 2016 3 14 /09 /septembre /2016 12:23

 

 

A la date du 31 Aout 2016, les membres et partenaires de la CMP ont indiqué 385 750 personnes déplacées à l’intérieur de la RCA composés de personnes déplacés en sites et dans les familles d’accueil. Comparé au chiffre de 384 314 rapporté par la CMP du mois de juillet 2016, il ressort que le nombre de personnes déplacées en RCA a connu une augmentation de 1436 ; ce qui représente près de 1 % d’augmentation sur l’ensemble du pays.

 

Notons que 92 sites sont encore ouverts en Centrafrique dont 21 à Bangui - Bimbo et 71 dans hors Bangui-Bimbo.

 

Le mois d’Aout a connu des mouvements de population liés au départ et au retour des déplacés internes et rapatriés dans leur lieu d’origine.

 

En général, la tendance des statistiques de mouvement de populations pour tout le pays a connu une légère hausse due :

 

•au dernier choc sécuritaire dans la préfecture de la Ouaka plus précisément à Ngakobo entrainant l’ouverture d’un nouveau site dans l’usine de fabrication de sucre de Ngakobo

 

•et au choc sécuritaire dans la préfecture de la Kemo à 17 km de Dékoa sur l’axe Mbrès- Dekoa.

 

•à la mise à jour des chiffres réalisés dans les sites à l’exemple de Caritas sur les sites à Kaga Bandoro.

 

Les zones (préfectures, sous-préfectures et axes) qui ont enregistré une baisse au cours du mois d’Aout 2016 : Bangui et Ombella Mpoko

 

Au regard des statistiques de Bangui et Bimbo, nous remarquons que pour la période d’Aout 2016, la tendance est a la baisse dans 7 sites à savoir Centre Jean 23, Faculte de Theologie (FATEB), Apôtres de Jesus Crucifié / Centre de Sante Padre Pio , Maison Micheline, Eglise évangélique luthérienne, Eglise Evangelique Baptiste Emmanuel. Rapport CMP –

 

 Aout 2016 2

 

Cette baisse est liées aux mouvements de retour des IDPs dans leurs lieux d’origines ou leur relocalisation dans une autre zone autre que leurs lieux d’origine ou encore à des déplacements en famille d’accueil. Hors Bangui - Préfecture de l’Ouham: Dans la ville de Batangafo et dans les villages environnants ainsi que la souspréfecture de Bouca, les retours sont constatés dans les sites au regard des statistiques du tableau ci-dessous.

 

http://reliefweb.int/report/central-african-republic/rca-rapport-sur-les-mouvements-de-populations-ao-t-2016
 

RCA : Rapport sur les mouvements de populations – août 2016
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14 septembre 2016 3 14 /09 /septembre /2016 12:12
Mémorandum du MRDP Bambari Ouaka
Mémorandum du MRDP Bambari Ouaka
Mémorandum du MRDP Bambari Ouaka

 

 


Fait à Bambari, le 04 Septembre 2016

 

Pour la population de la Ouaka –

 

Le Coordonnateur du MRDP

REDJE OUAKA Arcad-Kennedy

 

Nous, populations de la Ouaka, sommes mécontentes du mutisme et du laissez aller vis-à-vis de l’insécurité chronique qui sévit à Bambari, Ngakobo, Kouango, et les environs.


Constatons que :


Ali NDARASSA et ses hommes tuent depuis 2014 jusqu’à ce jour et n’est jamais inquiet;


Aucun pouvoir public n’a posé des actes concrets pour arrêter ces barbaries;


En une semaine, 09 Centrafricains sont tués à Ngakobo par des éléments de la Séléka Peulhs de Ali NDARASSA avec la complicité des Mauritaniens de la MINUSCA.


Avons écouté sur les ondes de la Radio Ndéké Luka, les propos injurieux de Mr ONIANGA – ANIANGA Représentant Spéciale du Secrétaire Général des Nations-Unies en Centrafrique traitant les Centrafricains de voleurs de bœufs, alors que ces derniers démunis de toutes forces ne vivent que des produits champêtres.


Ce Centrafricain du nom de DANDE Bienvenue tué à Ngakobo, revenait du champ avec ses épouses et n’a jamais mis pied dans un parc qui n’existe nulle part à Ngakobo.

 

Dans d’autres préfectures règnent la paix et la sécurité, et la libre circulation des biens et des personnes est une réalité quotidienne.


Pourquoi et toujours la Ouaka qui continue de souffrir ? Pourquoi la population de la Ouaka doit-elle continuer à subir des actes de barbaries ?


Nous avons espéré qu’avec le retour à la légalité constitutionnelle, la Préfecture de la Ouaka devrait respirer une air nouveau ; hélas nous vivons le pire.


Les éléments de la MINUSCA affectés dans la Ouaka sont tous des musulmans et entretiennent leurs frères au détriment du reste de la population ; ce qui n’est pas acceptable.


La complicité de la MINUSCA est visible et claire, car c’est elle qui fournit des armes et des munitions aux éléments de la Séléka pour tuer la population civile.


Les éléments de la Séléka se promènent librement l’arme aux poings, érigent des barrières au su et au vu de la MINUSCA qui ne réagit pas.


La Ouaka est vue comme un dépotoir où il faut y déverser tous les criminels musulmans, d’une part et, la MINUSCA qui se déplace avec éléments de la Séléka qui sont des rebelles dans les véhicules des Nations Unies que ce Mr. ONIANGA ANIANGA qui n’ose pas condamner ni dénoncer, mais se contente de les défendre d’autre part.


Nos souffrances ont trop durées et nous disons tous de vive voix « ça suffit »

.
Recommandons:


. L’arrestation immédiate d’Ali DARASSA n’excédant pas 30 jours;


. Le départ sans condition des Mauritaniens et leur remplacement par des contingents non musulmans.


. Départ sans condition du chef de Bureau de la MINUSCA de Bambari


. La levée immédiate de toutes les barrières érigées par les SÉLÈKA ainsi que leur cantonnement et isolement sans condition à 30 Kms hors de la ville ;


. Le départ de Monsieur ONIANGA – ANIANGA à la tête de la MINUSCA qui n’est pas à la hauteur de la tâche, et qui injurie les centrafricains alors que le mandat qui lui a été accordé semble oublié et il ne joue qu’à l’amateurisme.

 

Mémorandum du MRDP Bambari Ouaka


. Que la volonté du peuple soit respectée.


. Non à une forme de complot de ‘‘PARTITION’’ à travers un silence et une inaction du Gouvernement.

 

Paix = volonté du peuple

 

Excédée, nous prendrons nos responsabilités aux prix de notre ‘‘VIE’’

 

Ampliation

 

- Présidence de la République
- Primature
- Assemblée Nationale
- Ambassade des USA
- Ambassade de France
- Union Européenne
- Union Africaine
- MINUSCA
- Partis Politiques
- Presse
- Archives

VIVE LA PATRIE !
UN POUR TOUS
TOUS POUR UN

 

Fait à Bambari, le 04 Septembre 2016


Pour la population de la Ouaka


Le Coordonnateur du MRDP


REDJE OUAKA Arcad-Kennedy

 

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14 septembre 2016 3 14 /09 /septembre /2016 00:18
Lu pour vous : Le Gabon en danger de mort
Lu pour vous : Le Gabon en danger de mort
Lu pour vous : Le Gabon en danger de mort
Lu pour vous : Le Gabon en danger de mort
Lu pour vous : Le Gabon en danger de mort
Lu pour vous : Le Gabon en danger de mort

 

 

PAR BONAVENTURE MVE ONDO* POUR THECONVERSATION.COM

 

http://afrique.lepoint.fr/ 13/09/2016 à 12:12 - Modifié le  | Le Point Afrique

 

Le Gabon vit aujourd'hui la plus grave crise de son histoire pourtant marquée par un coup d'État (1964) et deux insurrections populaires (1990 et 2009).

 

Il s'agit d'une crise postélectorale qui était prévisible si l'on tient compte notamment de l'évolution du contexte sociopolitique, de l'importante mutation démographique – aujourd'hui, les mariages mixtes sont nettement plus nombreux que ceux intraethniques – et du mode de gouvernance dictatorial à l'œuvre dans ce pays depuis longtemps. Car comment comprendre autrement qu'un pays considéré sur le plan de ses revenus comme un émirat pétrolier africain ne soit jamais parvenu à prendre le train du développement économique et social ?

 

La crise actuelle n'est pas la conséquence d'une simple fraude électorale, c'est aussi et surtout un ras-le-bol contre un État qui s'est ingénié à manipuler la démocratie et à en bloquer le développement. Mais ce qui est révélateur aujourd'hui, c'est que les Gabonais ne veulent plus s'en accommoder.

 

Plus que jamais, au-delà du tourment, ils s'interrogent sur le passé, le présent et le devenir de leur pays, dans la presse et les réseaux sociaux. Et certains de leurs questionnements s'imposent aujourd'hui avec force. Ils portent sur les raisons profondes de la crise postélectorale actuelle, sur la réalité et le devenir de la démocratie, sur la symbolique de l'État dans la conscience collective et sur les conditions du vivre-ensemble. Comme ils ont l'habitude de le dire : « Pour savoir où l'on va, il faut savoir d'où l'on vient. » Et surtout : « Au lieu de s'en prendre au lieu où l'on a chuté, il faut plutôt en vouloir à l'endroit où l'on a trébuché. »

 

À toutes ces interrogations, toutes aussi urgentes les unes que les autres, il est heureux de constater que les réponses se font sans haine, mais avec la sagesse d'un vieux pays d'histoire et de civilisation qui a su patiemment évoluer et se transformer en considérant sa diversité ethnique et confessionnelle comme autant de chances pour son avenir.

 

Le « coup d'État permanent »

 

Après la conférence nationale de 1990, de nouvelles institutions avaient été mises en place pour inscrire de façon irréversible le pays dans la démocratie, la paix et le développement. Mais, après les élections contestées de 1993 et les accords de Paris, ce projet a été remplacé par un appareil de domination chargé de gérer les ambitions personnelles et les luttes interethniques et interrégionales, et surtout d'éviter l'alternance par la voie des urnes. Cela s'est fait avec l'adoption d'une loi électorale avec un mode de scrutin à un seul tour qui favorisait systématiquement l'équipe au pouvoir. Il s'agit donc d'une sorte de « coup d'État permanent ».

 

Cela s'est vérifié notamment à la mort du président Omar Bongo, en juin 2009. Les élections qui s'ensuivirent et qui ont fait élire Ali Bongo furent contestées en raison de leur mode de gestion opaque à travers une commission nationale des élections et une Cour constitutionnelle aux ordres et donc à l'impartialité douteuse. Depuis cette époque où les décisions de ces instances n'ont fait que conforter l'équipe au pouvoir par Ali Bongo, rien n'a été fait pour assurer la transparence du jeu démocratique.

 

Au contraire, l'enfermement s'est installé, malgré les mises en scène politiques : absence de débats réels et contradictoires, pseudo-participation des élites et des représentants des ethnies et des régions au gouvernement et au pouvoir, sujétion des responsables des organes de gestion des élections et de la démocratie, humiliations et ostracismes vis-à-vis de ceux qui paraissaient empêcher de tourner en rond. Logique qui a conduit à décrédibiliser ces institutions et leurs gestionnaires et qui a consacré le caractère artificiel de la démocratie à la gabonaise et les fractures.

 

Et pourtant, les signaux d'alarme de cette déliquescence et de cette mal-gouvernance n'ont pas manqué : les scandales politico-financiers (Delta Synergie, Olam, etc.), les incessantes convulsions sociales et corporatives, la paupérisation grandissante en raison du chômage élevé des jeunes, les défections de plus en plus nombreuses des membres du parti présidentiel au profit de l'opposition pour protester notamment contre la confiscation du pouvoir par la famille Bongo, etc. Bref, au baromètre de la démocratie participative, le pays a vite fait de ressembler trait pour trait à une dictature.

 

Un État contre ses populations

 

La gestion de la crise actuelle depuis une dizaine de jours témoigne à suffisance d'un mode de gouvernance par la peur et par la terreur en coupant les systèmes de communication et en instaurant la violence et les assassinats et arrestations arbitraires. On parle aujourd'hui de plus d'une cinquantaine de morts et de disparus et de plus de 1 200 arrestations. Au lieu d'éclairer les populations et la communauté internationale sur les vrais résultats des élections, bureau de vote par bureau de vote, il s'agit au contraire de conforter la place du « clan » Bongo et de ses réseaux sur le réservoir de ressources à piller qu'est le Gabon. Et le Parti démocratique gabonais (PDG), celui d'Ali Bongo, dont la devise est « Dialogue, Tolérance, Paix », apparaît désormais comme étant celui de l'autoritarisme, du rejet du dialogue et de la violence.

 

Le scénario de la crise postélectorale actuelle est quasiment le même qu'en 2009. Il faut s'emparer du pouvoir par tous les moyens pour obliger l'opposition à recourir aux voies « légales » pour toute contestation. Et ce scénario repose lui-même sur un air bien connu qu'aimait à rappeler le président Omar Bongo lui-même : « On n'organise pas les élections pour les perdre. »

 

Jusqu'à très récemment, ce système a marché et les populations l'avaient implicitement accepté, seul moyen pour elles de glaner quelques miettes par ricochet en espérant que l'un des siens soit appelé à son tour à la table du festin. C'est ce qui expliquait que le Gabon soit un pays où il ne se passe jamais rien, comme l'a si bien analysé Florence Bernault. Un pays marqué par le défaitisme des populations et des élites intellectuelles.

 

Un pays en mal de développement

 

Comment comprendre autrement qu'après plus de cinquante ans de régime Bongo aucun secteur ne connaît de résultats significatifs ? Ni l'éducation, dont les diplômés sont au chômage parce que leurs formations ne sont pas adaptées aux besoins de l'économie. Ni la santé, dont la plupart des centres hospitaliers ne disposent pas d'infrastructures de qualité et de personnels en nombre suffisant. Le réseau routier est peu développé avec un peu plus de 1 000 km de routes bitumées, dont moins de 20 % peuvent être considérées comme en bon état dans un pays dont la superficie est la moitié de la France.

 

En ce qui concerne l'eau et l'énergie, même si on peut dire que les services se sont installés dans les villes, il est facile de constater que ceux-ci sont inexistants dans l'unité sociale de base que constitue le village. L'agriculture est restée traditionnelle dans ses modes de production, jouant surtout un rôle de subsistance, les paysans n'étant ni formés ni aidés. Bref, même avec une économie fondée sur la rente pétrolière et minière et sur celle des revenus du bois, qui ont permis d'élever le pays au rang de pays à revenus moyens, les populations ont été les oubliées du système. Avec un PIB par habitant de 16 000 dollars (en 2011), le Gabon occupe la 73e place, et la 106e au titre de l'IDH (Indice du développement humain), aggravant par là même leur mécontentement.

 

Ali Bongo à tout prix

 

Depuis l'indépendance (1960), le Gabon a vécu sous une gouvernance autoritaire, marquée par un mode autocratique, consacré jusqu'en 1990 par le parti unique. Conséquence de tout cela, aucune alternance véritable n'a jamais eu lieu. Même s'il est fondé formellement sur le modèle français, le système politique actuel, qui se compose de trois corps administratifs – l'exécutif, le législatif et le judiciaire –, est organisé sur la sujétion des deux derniers sur le premier.

 

C'est ainsi que le président de la République est le président du Conseil national de la magistrature et que, dans ce régime dit démocratique, l'opposition ne dispose que de quelques représentants à l'Assemblée nationale et au Sénat. Toutes choses qui expliquent l'incapacité de ces instances à prendre en compte réellement les aspirations des populations locales. Dans ces conditions, on comprend pourquoi nombre de Gabonais se méfient du rôle que pourraient jouer ces institutions dans la logique de sortie de crise.

 

Pourtant, le Gabon n'est pas condamné à la crise, à la mal-gouvernance, à la dictature et à l'anarchie. Depuis le début de cette crise, des voix venues du pays et du monde entier appellent à la paix et à la normalisation en demandant à l'opposition de saisir les institutions responsables de la gestion de la démocratie. D'autres prônent de mettre en place un gouvernement d'union nationale, voire d'instaurer une sorte de cohabitation.

 

Or il est facile de voir que toutes ces solutions ont en commun de réinstaller le président Ali Bongo au pouvoir. Elles ne sont donc ni réalistes ni faisables tant est grande la fracture entre les parties en présence. Et il ne s'agit pas ici d'une figure de style.

 

Assistance à peuple en danger

 

Parce qu'elle a su réaliser l'unité en son sein et faire fi des divisions pour se concentrer sur l'essentiel, l'opposition, organisée autour de Jean Ping avec ses différents leaders comme Zacharie Myboto, Guy Nzouba, Alexandre Barro-Chambrier, René Ndemezo'o et Casimir Oyé Mba, a réussi à vaincre ses peurs en réalisant l'unité. Elle s'est engagée à mettre en place une nouvelle gouvernance fondée sur le passage d'une démocratie formelle à une démocratie véritable et responsable, une démocratie fondée sur les principes de bonne gouvernance, de participation, de reddition des comptes et de transparence. Il ne s'agit donc pas d'une simple opposition entre deux hommes – Ali Bongo et Jean Ping –, mais bien d'une opposition sur la conception même de l'État et la manière de le gérer.

 

En proposant de construire enfin un État au service réel des populations les plus vulnérables ou les plus démunies, l'opposition, alliée à la société civile, veut renverser la vapeur et impulser le développement. C'est pourquoi elle le montre déjà dans son fonctionnement en équipe, rejetant le mythe supposé de la hiérarchie des ethnies et des régions qui est au cœur du mode de gouvernance du système Bongo. Son ambition est de réinventer le vivre-ensemble, d'instaurer des règles de vie communes et justes, conditions de la paix et du développement.

 

La réponse à cette fracture et le retour à la paix véritable ne sont possibles que si la communauté internationale, sous l'égide de l'ONU, aide à reconstruire le cadre de paix et le capital de confiance qui s'est brisé en raison du hold-up électoral. Le chemin est étroit et difficile et il faudra à l'ONU plus que jamais la sagesse du roi Salomon. Et cela passe par la reconnaissance des résultats des élections du 27 août et donc du nouveau président élu.

 

Il faudra aussi et enfin l'appui multiforme des pays amis et de la communauté internationale pour sécuriser les populations, assurer un fonctionnement minimal du pays et aider à imprimer une dynamique nouvelle. Il ne s'agit pas ici d'un simple devoir d'ingérence, mais véritablement de la nécessaire assistance à peuple en danger de mort. Mais le comprendront-ils ?

 

Car aucun pays ne peut fonctionner de façon durable sans un minimum de confiance entre les individus, sans un minimum de règles admises par tous, sans un minimum de justice et sans un minimum de principes. Ceux du droit.

 

* Professeur à l'université Omar-Bongo (Libreville) et chercheur associé au LAM (Laboratoire des Afriques dans le monde) rattaché à Sciences Po Bordeaux.

 

 

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