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22 avril 2020 3 22 /04 /avril /2020 15:23
Ce que le Covid-19 va changer à l'équilibre des forces dans le monde

Lu pour vous

 

https://www.institutmontaigne.org/  20 AVRIL 2020 Par Dominique Moïsi

 

Sur le plan géopolitique, l'épidémie de coronavirus constitue un triple accélérateur de l'histoire, écrit Dominique Moïsi. Elle confirme la montée en puissance de l'Asie, l'affaiblissement de l'Amérique, et le renforcement de l'Allemagne en Europe. Des grandes tendances qui préfigurent ce que sera le monde en 2030.

Dans Good Bye Lénine, film allemand de 2003, un fils aimant faisait tout pour cacher à sa mère - sortie d'un long coma après un infarctus - la chute de la RDA et l'unification de l'Allemagne. Il s'agissait d'une projection feinte dans un passé récent.

La crise du coronavirus, à l'inverse, s'apparente à une projection bien réelle dans un futur proche : une accélération de l'histoire, confirmant des tendances lourdes déjà à l'œuvre. Une crise aussi, qui, par sa gravité, nous pousse à aller à l'essentiel, collectivement et individuellement. Dans un peu plus de huit mois, lorsque nous célébrerons (dans quel état ?) le passage à la nouvelle année, serons-nous en 2021 ou déjà en 2030 ?

Sur le plan économique, le recul est incontestable. La plus grave crise que le monde ait connue depuis la Grande Dépression de 1929, nous a fait perdre au moins vingt ans.

Choc de temporalités

De fait, nous sommes confrontés à un choc de temporalités qui s'apparente aux montagnes russes, passant brutalement du retour aux années 2000 à la projection dans les années 2030.

La crise du coronavirus, à l'inverse, s'apparente à une projection bien réelle dans un futur proche : une accélération de l'histoire, confirmant des tendances lourdes déjà à l'œuvre.

Après avoir basculé dans l'économie numérique, et en particulier le télétravail, qui voudra revenir en arrière, comme si cette entrée dans le "monde d'après" n'avait été qu'une simple parenthèse ?

Le Covid-19 ne signe pas la fin de la mondialisation, mais sans doute d'une certaine pratique de la mondialisation. Qui voudra retourner au Forum de Davos et se mêler à cette foule, qui, dans sa densité, ne peut respecter les règles de distanciation sociale qui vont s'imposer à nous pour longtemps ?

Déclin de l'Occident

Plus sérieusement, sur le plan géopolitique, l'épidémie de coronavirus constitue un triple accélérateur de l'Histoire. Elle confirme la montée en puissance de l'Asie (principalement orientale), qui ne saurait se réduire à la Chine, et le déclin de l'Occident. La pandémie est une confirmation supplémentaire des faiblesses de l'Amérique. La première puissance militaire mondiale s'est trouvée singulièrement désarmée face au virus. Son système de santé, profondément inégalitaire, a laissé quasiment sans protection ses citoyens les plus pauvres. Son leadership politique, caricatural, a affaibli encore davantage la réalité et l'image des États-Unis. Dans quelques mois, l'Amérique peut certes retrouver un peu de sa dignité et de son humanité. Barack Obama, dans un grand discours de soutien à Joseph Biden, vient d'indiquer la voie à suivre : elle suppose l'unité des démocrates derrière leur candidat. Les chances de Biden sont réelles. Pourquoi les Américains ne puniraient-ils pas les républicains au pouvoir de leurs échecs, au moins initiaux, face à la pandémie ? Mais, même si Trump est défait, l'Amérique ne retrouvera pas la position centrale qui fut la sienne pendant trois quarts de siècle.

Mensonge chinois

Cela ne signifie pas que la Chine reprendra le flambeau. La crise du coronavirus a en effet exposé aussi bien les fragilités de l'Amérique que celles de la Chine. Le mensonge d'État, l'absence totale de transparence de Pékin, la chute brutale de la croissance et les risques de reprise de la pandémie nous font plutôt entrevoir un monde apolaire que bipolaire. Et ce ne sont ni la Russie ni l'Union européenne qui peuvent prétendre combler ce vide au sommet. Tout comme l'Iran des mollahs et la Turquie d'Erdoğan, la Russie de Poutine risque de sortir affaiblie de cette crise sanitaire, qui agit davantage comme un révélateur de leur faiblesse interne que comme la démonstration de la supériorité de leurs régimes autoritaires.

La revanche de Merkel

Et l'Europe ? Après un début incertain, elle a - largement portée par un trio de femmes, Angela Merkel, Ursula van der Leyen et Christine Lagarde - retrouvé des couleurs. Mais la crise du coronavirus a plus démontré la force de l'Allemagne que celle de l'Union. Pourquoi, avec une population plus nombreuse, la République fédérale a-t-elle enregistré cinq à sept fois moins de décès que les autres "grands" d'Europe ? Angela Merkel, que l'on disait "finie", jouit à nouveau, auprès de ses concitoyens, d'un niveau de confiance auquel nul autre dirigeant européen ne saurait prétendre.

Au-delà de ces grandes lignes - moins d'Amérique, plus d'Asie, plus d'Allemagne en Europe - qui préfigurent peut-être ce que sera le monde de 2030, il existe une série d'interrogations sans réponses. Le Covid est-il bon ou non pour les populismes ? Comment trouver le juste équilibre entre sécurité et liberté ? Comment, surtout, récréer de la cohésion sociale à partir d'une confiance retrouvée ?

Pour répondre à ces questions, nous ne pouvons nous tourner vers l'avenir. Nous devons tirer les leçons du passé et tout particulièrement de l'année 1920. Au lendemain d'une guerre terrible, prolongée par l'épidémie de grippe espagnole, les responsables d'alors n'ont pas su trouver les bonnes réponses. Le monde a plongé dans la Grande Dépression d'abord, la Seconde Guerre mondiale ensuite. Les dirigeants actuels sont confrontés à des défis d'une ampleur comparable à ceux auxquels le monde était confronté il y a cent ans.

Les dirigeants actuels sont confrontés à des défis d'une ampleur comparable à ceux auxquels le monde était confronté il y a cent ans.

Sortir du confinement trop tôt, au nom de la sauvegarde de l'économie, c'est prendre le risque d'une deuxième vague, qui aurait des effets plus catastrophiques encore sur l'état de nos économies. En appeler à des efforts supplémentaires en matière de travail, alors même que la crise sanitaire est loin d'être maîtrisée, c'est faire preuve d'une absence d'empathie regrettable ; c'est aussi ne pas comprendre que la cohésion sociale est une des clés de la confiance, et que, sans cette dernière, rien ne sera possible. De la même manière, si les démocraties - au nom de la défense de la liberté - ne font pas tout, de manière réfléchie et prudente, pour protéger, notamment par le "tracking", la sécurité de leurs citoyens, alors ce seront des régimes populistes, des démocraties illibérales, qui le feront sans états d'âme.

"Il est bon de suivre sa pente, pourvu que ce soit en montant", écrivait André Gide dans Les Faux-Monnayeurs. La réponse est entre nos mains. 2030, c'est aujourd'hui.

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22 avril 2020 3 22 /04 /avril /2020 15:12
Centrafrique : le gouvernement annonce le paiement des arriérés du mois de mai 2002

 

Centrafrique : le gouvernement annonce le paiement des arriérés du mois de mai 2002

 

Le président de la République vient d’ordonner le paiement des salaires du mois de mai 2002 », a annoncé ce jour le ministère des Finances et du budget via sa page officielle Facebook.

 

Le président de la République, chef de l’État Professeur Faustin Archange Touadéra, soucieux de soulager les Centrafricains dans ce moment difficile, vient d’instruire le ministre des finances et du budget de procéder au paiement des arriérés des salaires du mois de mai 2002 », peut-on lire dans le post.

 

Cette décision, visiblement, est une manière pour le pouvoir de Bangui de se rattraper au regard des critiques de plus en plus acerbes envers lui réclamant de sa part des mesures d’accompagnement pour soulager les centrafricains qui se plaignent à propos de la cherté de la vie ces temps derniers.

 

L’annonce du paiement des arriérés du mois de mai 2002 intervient quelques jours après celle du gouvernement avec le prélèvement d’un montant de 500 000 FCFA sur leur émolument en guise de soutenir le fonds de solidarité nationale pour la riposte contre le covid 19.

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22 avril 2020 3 22 /04 /avril /2020 14:45
DECLARATION DU MLPC RELATIVE A LA PROPOSITION  DE MODIFICATION DE LA CONSTITUTION

 

DECLARATION

RELATIVE A LA PROPOSITION

DE MODIFICATION DE LA CONSTITUTION

 

 

Le Bureau Politique du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC) a appris que le Bureau  de l’Assemblée Nationale réuni le 16 avril 2020, a déclaré la recevabilité d’une proposition de loi visant à modifier la Constitution du 30 mars 2016, par l’introduction de dispositions prévoyant le « glissement » du calendrier électoral, et donc implicitement la  révision éventuelle de la durée des mandats du Président de la République et des Députés, du fait des menaces que ferait peser la pandémie du Coronavirus sur ce calendrier en cours d’exécution.

Cette proposition de loi, émanant initialement de certains députés, sera transmise au gouvernement qui devra statuer sur son opportunité et sa pertinence en Conseil des Ministres. Ensuite le gouvernement devra solliciter l’avis préalable de la Cour constitutionnelle avant sa décision éventuelle et d’en saisir l’Assemblée nationale, s’agissant d’une proposition de loi constitutionnelle.

Cependant, tout en notant que la pandémie du Coronavirus invoquée à l’appui de cette initiative reste une réelle et grave menace pour l’humanité toute entière en général, et donc pour  la République Centrafricaine en particulier, le Bureau politique du MLPC estime qu’elle ne constitue pas le seul défi auquel fait face notre pays dans la vie quotidienne des centrafricaines et des centrafricains, notamment la question de l’insécurité et de l’occupation de fait de larges pans du territoire national par les groupes armés qui avancent délibérément à reculons dans l’exécution de leurs engagements souscrits dans le cadre de l’Accord de paix de Khartoum.

Autrement dit, on pourrait donc légitimement s’attendre à ce que le  sens de l’anticipation et de la prévision qui justifierait cette initiative de révision constitutionnelle puisse prévaloir dans la recherche des solutions durables aux sujets de grande préoccupation devant lesquels notre pays peine à alléger la souffrance du peuple, à savoir les crimes de masse, l’insécurité permanente et quotidienne causée par les  groupes armés, etc., car cette liste n’est pas exhaustive.

C’est pourquoi, le Bureau politique estime que la République centrafricaine étant un Etat de droit, régi par la Constitution du 30 mars 2016, toute démarche relative à la question d’une éventuelle modification du calendrier électoral, doit suivre dans la forme et dans le fond,  le cheminement suivant prévu par cette même Constitution :

  • L’Autorité Nationale des Elections est la seule institution constitutionnelle habilitée à proposer et à arrêter le calendrier électoral dans notre pays. Par conséquent seul son avis motivé peut donner une base légale à toute action des autres institutions.
  • La Cour Constitutionnelle est également la seule institution habilitée à dire le droit en matière constitutionnelle. Son avis motivé avant le déclenchement de cette initiative aurait été un signe de maturité démocratique, qui se fonde sur le respect des rôles et attributions des différentes institutions de la République.

 

C’est pourquoi, le Bureau Politique du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain appelle les Institutions précitées, à savoir l’Autorité Nationale des Elections et la Cour Constitutionnelle dont seules les décisions font légalement autorité en la matière, de se prononcer clairement sur cette question. Ensuite et ensuite seulement, à travers une démarche inclusive et consensuelle préservant la paix et la stabilité des institutions, les Centrafricains pourront convenir ensemble et en connaissance de cause, des solutions éventuelles à envisager  face aux différentes préoccupations de l’heure.

 

Fait à Bangui, le 21 Avril 2020

 

Pour le Bureau Politique

 

Le Président

 

 

 

Martin ZIGUELE

 

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22 avril 2020 3 22 /04 /avril /2020 14:29
COMMUNIQUE DE PRESSE DU G5
COMMUNIQUE DE PRESSE DU G5
COMMUNIQUE DE PRESSE DU G5
COMMUNIQUE DE PRESSE DU G5
COMMUNIQUE DE PRESSE DU G5
COMMUNIQUE DE PRESSE DU G5

 

COMMUNIQUE DE PRESSE DU G5

 

Les membres du G5 - un groupe d’États et d’institutions partenaires de la République centrafricaine (RCA), félicitent le Gouvernement, ses partenaires nationaux et internationaux, pour leur engagement dans la lutte contre le coronavirus (COVID 19).

 

Alors que le pays, à l’instar du reste du monde, fait face à l’un des plus grands défis sanitaires de son histoire, ils suivent cependant avec une grande préoccupation les récents développements politiques en RCA. Dans ce contexte, les membres du G5 condamnent fermement toute tentative de déstabilisation des institutions de la République et incitation publique à la violence. Ils appellent tous les acteurs politiques et forces vives de la Nation centrafricaine à rejeter les actes, discours et manipulations de nature à compromettre l’ordre et la sécurité publique, et à s’abstenir de toute tentative d’atteinte aux institutions démocratiques et à l’ordre constitutionnel. Ils demandent également que, chaque fois que cela soit nécessaire, la justice soit administrée de manière impartiale et efficace, en assurant à tous les auteurs d’actes répréhensibles le respect des droits de la défense et à un procès équitable.

 

Les membres du G5 rappellent le mandat de la MINUSCA conformément à la résolution 2499, et invitent le Gouvernement, en étroite coopération avec la Mission, les garants et facilitateurs de l’Accord politique pour la paix et la réconciliation en RCA (APPR-RCA), à préserver la sécurité publique, protéger les populations civiles et à garantir le fonctionnement régulier des institutions.  

  

Les membres du G5 insistent sur l’importance de la mise en œuvre de l’APPR-RCA, appellent les signataires à respecter leurs engagements en vertu de cet Accord et réitèrent leur soutien à la poursuite du dialogue entre tous les acteurs, afin de renforcer les mesures de confiance notamment dans le contexte de la lutte contre le COVID-19. Les membres du G5 réitèrent leur soutien à l’organisation d’élections inclusives, libres, transparentes, pacifiques et crédibles dans le strict respect du calendrier électoral et des dispositions constitutionnelles qui s’imposent à tous les acteurs, sans exception.

Bangui, le 21 avril 2020

 

Mme Lucy Tamlyn, Ambassadeur des Etats-Unis auprès de la République centrafricaine

M. Eric Gérard, Ambassadeur, Haut Représentant de la France auprès de la République centrafricaine

M. Vladimir Titorenko Ambassadeur de la Fédération de Russie auprès de la République centrafricaine

Mme Samuela Isopi, Ambassadrice, Cheffe de la délégation de l’Union européenne auprès de la République centrafricaine

M. Matias Bertino Matondo, Ambassadeur, Représentant spécial du Président de la Commission de l’Union africaine et Chef du Bureau de l’Union africaine pour l’Afrique centrale en République centrafricaine

M. Adolphe Nahayo, Ambassadeur Représentant du Secrétaire de général de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC) en République centrafricaine

M. Mankeur Ndiaye, Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies en République centrafricaine et Chef de la MINUSCA 

M. Han Fraeters, Représentant résident de la Banque Mondiale en République centrafricaine

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22 avril 2020 3 22 /04 /avril /2020 14:22
Covid-19 : le virus provient-il d’un laboratoire chinois ?

 

Lu pour vous

 

https://www.liberation.fr/ https://www.liberation.fr/ Par Laurence Defranoux , Vincent Coquaz et Florian Gouthière 17 avril 2020 à 18:02

 

Plusieurs articles sortis dans la presse américaine relancent le débat à propos de l’origine du Sars-CoV-2. Depuis janvier, un laboratoire de virologie à Wuhan est évoqué avec persistance comme potentielle source de l'épidémie, entre fausses informations et vraies hypothèses du renseignement américain.

Question posée le 17/04/2020.

Bonjour,

Votre question concerne différentes rumeurs et hypothèses qui circulent depuis le mois de janvier sur l’origine du nouveau coronavirus (Sars-CoV-2), responsable d’une pandémie dont le point départ était la ville de Wuhan.

Dès la fin du mois de décembre 2019, les autorités locales désignaient un marché de la ville comme épicentre de l’épidémie en Chine. «Les preuves suggèrent fortement que l’épidémie est associée à des expositions [entre humain et animal] sur un marché de fruits de mer à Wuhan», indique dans la foulée, mi-janvier, l’Organisation mondiale de la santé. Quelques jours plus tard, une étude publiée par la revue médicale britannique The Lancet note toutefois que le premier patient répertorié n’aurait aucun lien avec le marché, laissant ouverte la question de l’origine du virus.

Un virus naturel échappé du laboratoire P4 de Wuhan ?

Dans une série d’articles publiés depuis le 14 avril, plusieurs médias américains rapportent que les services de renseignement de la Maison Blanche «considèrent la possibilité» que le coronavirus ait pu s’échapper d’un laboratoire chinois, comme l’a par exemple écrit Yahoo News. Tous citent des sources anonymes «dans le renseignement ou la sécurité nationale» avec plus ou de moins de prudence, et visent entre autres l’Institut de virologie de Wuhan qui héberge un laboratoire de catégorie P4 (en référence aux «pathogènes de classe 4» que le niveau de sécurité du labo permet de manipuler, soit les micro-organismes les plus dangereux).

Fox News fait partie des plus affirmatifs : selon la chaîne pro-Trump, l’administration américaine serait «de plus en plus assurée» du fait «que l’épidémie trouve son origine dans un laboratoire de Wuhan». Rien de définitif toutefois, puisque les sources de Fox News ne font que «croire» que «la transmission initiale du virus […] est de la chauve-souris vers l’humain et que le patient zéro travaillait dans ce laboratoire».

A noter que ni Yahoo News ni Fox News ne prétendent que le virus ait pu être fabriqué dans ce laboratoire (contrairement à ce que certains médias français ont pu écrire), mais qu’un accident aurait conduit à sa diffusion.

Avertissements officiels à Washington en 2018

Dans un article à mi-chemin entre l’enquête et la tribune, c’est le Washington Post qui a ajouté un nouvel élément au dossier. Le quotidien américain révèle ainsi que «deux ans avant la pandémie de coronavirus, des responsables de l’ambassade américaine ont visité des installations de [l’Institut de virologie de Wuhan] plusieurs fois et ont envoyé deux avertissements officiels à Washington sur les conditions inappropriées de sécurité dans le laboratoire, qui conduisait des études risquées à propos des coronavirus provenant de chauve-souris». Ces câbles diplomatiques ont «alimenté les discussions au sein du gouvernement américain sur le fait de savoir si ce laboratoire de Wuhan ou un autre» était à l’origine de la contamination, «même si des preuves concrètes restent à être trouvées».

Preuve du flou qui persiste dans cette affaire, le Washington Post relève que les soupçons américains portent aussi bien sur l’Institut de virologie de Wuhan que sur le Centre de contrôle et de prévention des maladies de la même ville, qui dispose, lui, d’un laboratoire d’un niveau de sécurité inférieur (P2).

Enquête américaine

D’autant que les diplomaties occidentales restent à ce stade vagues sur le sujet. «Nous menons une enquête exhaustive sur tout ce que nous pouvons apprendre sur la façon dont ce virus s’est propagé, a contaminé le monde et a provoqué une telle tragédie», a ainsi déclaré Mike Pompeo, chef de la diplomatie américaine, toujours sur Fox News.

Emmanuel Macron a lui estimé qu’il existait des «zones d’ombre» dans la gestion de l’épidémie par la Chine, dans un entretien au Financial Times, et qu’il y a «manifestement des choses qui se sont passées qu’on ne sait pas». Selon une source à l’Elysée, cette réponse n’avait toutefois pas de lien avec la polémique sur le laboratoire : «Le Président répondait à une question générale sur la plus grande capacité supposée des régimes autoritaires à gérer l’épidémie, et rappelait la nécessité absolue de transparence à l’échelle globale pour combattre l’épidémie, transparence rendue difficile quand il n’y a pas de liberté d’expression et d’information.»

Début avril, le tabloïd Daily Mail expliquait de son côté que «l’hypothèse» d’une fuite du laboratoire «n’était plus écartée» par des sources gouvernementales britanniques. Là encore, il s’agissait d’une hypothèse de travail, et non de la conclusion d’une enquête.

Côté chinois, la chercheuse Shi Zhengli, spécialiste reconnue du coronavirus basée à l’Institut de virologie de Wuhan a expliqué au magazine Scientific American s’être interrogée : «Si les coronavirus sont les responsables [de l’épidémie], est-ce qu’ils viennent de notre labo ?» Elle assure toutefois que les séquences du Sars-CoV-2 ne correspondent à aucun des virus sur lesquels elle ou son équipe travaillaient. La diplomatie chinoise écarte également l’hypothèse, estimant que cette «soi-disant fuite n’a aucune base scientifique».

«Fabriqué»

Avant ces articles, une théorie s’était largement répandue sur les réseaux sociaux, dès janvier : le virus aurait été «fabriqué» dans ce laboratoire de Wuhan. La rumeur a évolué au gré des reprises par les internautes jusqu’à la diffusion, début mars, d’une vidéo française qui assure que le virus aurait été créé par l’Institut Pasteur. Ces images deviennent virales : en quelques heures, elles cumulent plus de 3 millions de vues et 100 000 partages.

Pourtant, absolument rien n’accrédite ces thèses. Si l’Institut de virologie de Wuhan dispose bien d’un laboratoire P4, la piste d’un virus «fabriqué» a été écartée par l’ensemble de la littérature scientifique sur le sujet.

Manipulation génétique d’un virus : une thèse réfutable… et réfutée

Selon les principales rumeurs relayées sur les réseaux sociaux et par certains médias, le Sars-CoV-2 proviendrait d’une «manipulation intentionnelle», soit du Sars-CoV-1 (virus responsable de l’épidémie de 2002 en Chine), soit d’un virus de chauve-souris.

Un virus se réplique en transférant son génome dans les cellules des organismes qu’il infecte. Les copies du génome ne sont pas toujours parfaites : les anomalies de réplication (les «mutations») sont aléatoires. En comparant le nombre et la localisation des mutations dans deux génomes de virus, on peut déterminer s’ils sont de très proches parents… ou de très lointains cousins.

Les mutations très rapides des coronavirus infectant les animaux sont abondamment documentées dans la littérature scientifique vétérinaire. Ces mutations spontanées favorisent l’émergence de souches pouvant infecter de nouvelles espèces (divers virus porcins dérivent ainsi de coronavirus infectant les chauves-souris, les oiseaux ou les chiens).

La lignée animale qui a favorisé l’émergence du Sars-CoV-1 est connue, puisque son génome est à semblable à 99,8% avec celui d’un coronavirus infectant les civettes palmistes. La séquence du génome du Sars-CoV-2, pour sa part, est semblable à 96,3% à RaTG13-CoV, un bêta coronavirus de chauve-souris. De leur côté, les différences entre Sars-CoV-1 et Sars-CoV-2 avoisinent les 20% ! L’étendue de ces différences démontre que le coronavirus responsable du Covid-19 ne dérive pas de celui responsable de l’épidémie de 2002.

Les mutations qui séparent RaTG13-CoV de Sars-CoV-2 sont-elles naturelles, ou artificielles ? La question semble d’autant plus pressante que le coronavirus issu des chauves-souris a été séquencé par des chercheurs de Wuhan.

Des analyses détaillées des deux génomes, réalisées par plusieurs équipes indépendantes, montrent que les différences «sont réparties dans tout le génome, selon un schéma naturel qui suit les caractéristiques évolutives typiques des CoV». Autrement dit, la répartition aléatoire des mutations correspond à un processus naturel. En outre, le nombre de ces mutations démontre que les deux virus sont de proches cousins, mais qu’il existe nécessairement des formes virales intermédiaires – et probablement des hôtes intermédiaires – qui restent à identifier. Le Sars-CoV-2 ne peut donc pas avoir été créé en laboratoire à partir de RaTG13.

Une troisième rumeur, qui circule essentiellement sur les réseaux sociaux chinois, selon laquelle le CoV responsable du Covid-19 aurait été créé par les Etats-Unis. Cette thèse s’appuie sur l’existence de travaux menés en 2015 en Caroline du Nord et impliquant un chercheur de Wuhan. Leur objet : les effets de l’intégration intentionnelle d’un gène de RsSHC014 (un autre coronavirus de chauve-souris) dans le génome du Sars-CoV-1. En réalité, les différences entre le génome du virus étudié par ces chercheurs et le Sars-CoV-2 sont extrêmement nombreuses. La proximité entre le virus du Covid-19 et le RaTG13 ne laisse de toute façon guère de champ à cette thèse.

Pas d’inserts du VIH dans le Sars-CoV-2

Une version alternative de la rumeur veut que le coronavirus en circulation présente des séquences issues du génome du VIH-1, virus responsable du sida. L’hypothèse a été formulée le 2 février par des chercheurs indiens dans une prépublication sur le site MedRxiv. Selon eux, quatre mutations du Sars-CoV-2 étaient soit identiques soit similaires à des mutations existant dans trois souches distinctes du VIH-1.

Ces allégations ont été méticuleusement réfutées par une équipe de virologue chinois et nord-américains. En effet, les séquences prétendument identifiées comme des «inserts» du code génétique du VIH ne sont en réalité pas caractéristiques du virus de l’immunodéficience humaine, et se retrouvent dans de très nombreux virus. Plus encore : les séquences du Sars-CoV-2 étudiées par les Indiens partageaient bien plus de similarités avec d’autres virus qu’avec le VIH ! Enfin, les fameuses séquences se retrouvent également dans plusieurs coronavirus de chauve-souris découverts plusieurs années avant le Sars-CoV-2.

Au vu de sa très grande fragilité, l’article indien a été retiré de MedRxiv. Ce qui n’empêche pas certains de remettre la thèse sur le tapis, avec les mêmes arguments. Parmi eux, on trouve le professeur Luc Montagnier qui, dans une interview au site Pourquoidocteur, évoque l’article indien en se gardant bien d’expliquer les raisons de sa suppression de MedRxiv. Il reprend à son compte l’idée d’inserts du VIH dans le Sars-CoV-2, en faisant fi des réfutations déjà apportées. Il n’est pas inutile de rappeler que, bien que récipiendaire d’un prix Nobel en 2008 pour sa codécouverte du VIH, le professeur Montagnier s’est depuis largement illustré par la défense de thèses réfutées par les faits scientifiques : possibilité de transmettre «l’empreinte électromagnétique de l’ADN» par Internet, traitement de la maladie de Parkinson avec de la papaye fermentée, guérison du sida nécessitant simplement «un bon système immunitaire», tests fantaisistes de détection de la borréliose de Lyme, etc.

A noter enfin que concernant l’épidémie de Sras de 2002-2004, il avait fallu attendre plusieurs années pour que des études scientifiques confirment les origines de la contamination.

 

Laurence Defranoux Vincent Coquaz Florian Gouthière

 

 

 

Coronavirus : Un Etat américain porte plainte contre la Chine pour avoir « caché des informations cruciales »

 

CORONAVIRUS La plainte au civil, déposée par le procureur de l’Etat du Missouri, vise le gouvernement, le parti communiste chinois ainsi que d’autres responsables et institutions du pays

20 Minutes avec AFP le 22/04/20 à 05h19 — Mis à jour le 22/04/20 à 05h19

Le Missouri a porté plainte mardi contre la Chine, accusant Pékin d’avoir dissimulé la gravité de l’épidémie de coronavirus et causé ainsi des « dommages », économiques et humains, « irréparables » dans cet Etat américain et dans le monde.

La plainte au civil, déposée par le procureur de l’Etat Eric Schmitt, vise le gouvernement, le parti communiste chinois ainsi que d’autres responsables et institutions du pays. Elle les accuse notamment d’avoir « caché des informations cruciales » au tout début de l’épidémie, arrêté des lanceurs d’alerte et nié la nature hautement contagieuse du nouveau coronavirus.

Cette dissimulation a causé « une pandémie mondiale inutile et évitable » qui a entraîné des pertes en vies humaines et des conséquences économiques importantes avec des pertes estimées à au moins plusieurs milliards de dollars dans cet Etat du centre du pays, selon des documents juridiques. Le président américain Donald Trump a fait des accusations similaires, estimant que la Chine cache le véritable bilan de l’épidémie dans le pays, ce que Pékin a démenti. Pékin est notamment poursuivi pour « nuisance publique » et « activités anormalement dangereuses ». Le Missouri réclame des dommages-intérêts d’un montant non précisé.

« Ils ont caché la vérité pour sauver leur peau »

Plus de 5.800 personnes ont été testées positives dans le Missouri qui a enregistré au moins 177 morts, selon les autorités locales. Selon le procureur républicain Eric Schmitt, les premières transmissions du virus entre humains ont eu lieu début décembre à Wuhan, la ville où est apparu le coronavirus. Le gouvernement a pourtant laissé le virus se propager dans le pays, puis à l’étranger, avant de prendre les mesures nécessaires fin janvier pour freiner la contagion.

Alors qu’elles cachaient l’étendue de l’épidémie, les autorités chinoises auraient aussi gardé pour elles des équipements de protection personnelle de bonne qualité, tout en autorisant l’exportation d’équipements défectueux. Ce stockage abusif aurait « mis en danger la vie du personnel de santé et des secouristes » dans les pays touchés par le Covid-19.

« Le Parti communiste chinois a fait ce que font tous les régimes autoritaires : ils ont caché la vérité pour sauver leur peau », a commenté le sénateur républicain Ben Sasse, très critique contre Pékin. « Une fois que les Américains auront vaincu ce sale virus, nous ferons rendre des comptes au gouvernement chinois corrompu », a ajouté cet élu du Nebraska dans un communiqué.

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22 avril 2020 3 22 /04 /avril /2020 14:15
Interview du Directeur du Laboratoire national de Centrafrique

 

Le Laboratoire national de Centrafrique se bat pour obtenir l’accréditation dixit le Professeur KOFFI, Chef de l’unité d’anatomie pathologique 

 

Professeur KOFFI bonjour pouvez-vous vous présenter à nos lecteurs ?

Boniface KOFFI (BK) : Je m’appelle Boniface KOFFI. Je suis Professeur titulaire d’anatomie pathologique. Je suis chef de service d’anatomie pathologique au Laboratoire national de Centrafrique. Je suis également enseignant à l’Université de Bangui plus précisément à la Faculté des sciences et de la santé.

 Pouvez-vous nous présenter votre parcours académique ?

BK : Après mon baccalauréat, j’ai fait ma médecine générale à Bangui à la Faculté des sciences et de la santé.  Ensuite, j’ai travaillé pendant 5 ans à Bria dans la Haute Kotto comme Médecin généraliste, j’ai dirigé la structure sanitaire de la Haute Kotto. Ensuite j’ai été en formation en  1995 à Abidjan (Côte d’Ivoire) où je me suis spécialisé en anatomie-pathologie. Fin 98  j’ai regagné Bangui  plus précisément la Faculté des sciences et de la santé ainsi que le Laboratoire national de Centrafrique où j’officie depuis lors comme chef de service. Au niveau de l’Université de Bangui, j’ai enseigné l’anatomie pathologique : l’histologie, l’embryologie donc plusieurs matières, puis je fus nommé chef de département des sciences biomédicales pendant deux ans avant de passer Vice-Doyen de la Faculté des sciences et de la santé pendant 15 ans.

En 2012, j’ai créé le DES (Diplôme d’études spécialisées) en Anatomie pathologique. Aujourd’hui j’ai 6 médecins que je suis en train de former dans ce domaine.

Quand je suis rentré en 1999 après ma spécialité, j’ai été nommé Maître assistant à l’Université de Bangui puis j’ai passé l’agrégation ie le concours d’agrégation en 2010 et depuis 2015 je suis Professeur titulaire d’Anatomie pathologique au niveau du CAMES.

Je dirige des thèses et j’encadre les futurs cadres dans le domaine de la médecine. Depuis deux ans, j’ai été élu Président du Conseil national de l’Ordre des Médecins, des Chirurgiens-Dentistes, des Pharmaciens de Centrafrique. Je continue encore à piloter cet organe, qui gère les aspects éthiques et déontologiques

Pouvez-vous nous présenter l’unité d’anatomie pathologique du Laboratoire national de Centrafrique ?

BK : Le Laboratoire est dirigé par un Directeur. Au sein du Laboratoire, vous avez deux volets : tout d’abord la biologie avec les différentes unités et l’anatomie pathologique, c’est un service qui intervient dans le diagnostic des maladies basé sur le microscope. Ce service a vu le jour en 1984 dirigé dans un premier temps par un couple de Français, je suis le premier médecin centrafricain à prendre le relais pour la direction de ce service depuis 1999.

Ce service aujourd’hui compte 10 personnes. Nous avons 3 techniciens de laboratoire dont 2 personnels d’appui. Nous avons aussi 7 médecins j’en suis le premier, je suis le chef de service. Nous avons 6 médecins résidents qui sont en formation dont 5 femmes et un homme.  Les premiers spécialistes formés localement seront diplômés au courant de cette année.

Pour le moment, nous procédons à des activités de diagnostic mais nous faisons également de la formation pour des techniciens supérieurs de laboratoire. Beaucoup de travaux de thèse ont été réalisés au sein de mon service. Et sous peu le service va abriter le registre national des cancers de la ville de Bangui et Bimbo.

Quels sont les besoins du Laboratoire national de Centrafrique et quel appel lancez-vous à l’endroit des partenaires de la République centrafricaine ?

BK : en matière d’activité de diagnostic biologique, il y a un besoin énorme en ressources humaines. A ce jour, je suis le seul pathologiste et nous allons attendre encore un an pour avoir 3 pathologistes de plus. Ceci est valable également pour la biologie où on compte moins de 10 médecins biologistes en République centrafricaine. Le deuxième problème est un problème de ressources matérielles. Le diagnostic de laboratoire nécessite des équipements, des appareils très chers. En plus de ces équipements, il faut des réactifs. Le diagnostic ne peut pas se poser sans réactif. Et comme vous le savez nous sommes un pays enclavé. Tout doit être importé de l’extérieur. Ce qui rend la tâche un peu difficile. Avec la période que nous traversons où les vols sont pour la plupart suspendus, il n’est pas évident de commander les réactifs et consommables.

Il y a des problèmes d’ordre économique car lorsque nous investissons beaucoup dans les réactifs, cela signifie que l’examen va coûter relativement plus cher et ce en rapport avec les capacités économiques de la population centrafricaine. Nous sommes obligés de réduire le coût de ces examens et donc le laboratoire n’est pas toujours en mesure de renouveler son stock.

Malheureusement nous accusons de temps en temps des cas de rupture de stock. Non pas seulement parce qu’on ne peut pas acheter les intrants mais nous sommes aussi soumis aux contraintes des commandes vers l’extérieur.  Il n’est pas évident de commander des réactifs à l’extérieur car c’est soumis à un contrôle très strict.

 Professeur KOFFI pouvez-vous nous brosser l’état des traitements des cancers en République centrafricaine ?

BK : le cancer a longtemps été considéré comme une maladie orpheline, peu connue. On a longtemps considéré le cancer comme une maladie de l’Occident.  Mais aujourd’hui les gens vivent plus longtemps. Nous avons certaines maladies qui dépriment le système de défense par exemple le sida et de plus en plus les cas de cancers augmentent. Le traitement du cancer requiert l’utilisation de certains médicaments et de certains moyens tels que la radiothérapie qui n’est pas disponible en Centrafrique, la chirurgie : nous n’avons pas de chirurgiens spécialisés dans le cancer et les médicaments qui coûtent hélas très cher.

Cela a pour conséquence les évacuations sanitaires. Beaucoup de nos malades vont à l’extérieur.

Concernant le traitement du cancer du sein, le Ministère de la santé avait sollicité l’achat d’un mammographe, qu’en est-il de ce dossier ?

BK : Le mammographe c’est un outil de diagnostic, qui aide donc à poser le diagnostic. Le mammographe c’est un appareil en principe pas très compliqué. Beaucoup de pays en disposent. Malheureusement nous avons encore des difficultés dans ce domaine et concernant l’utilisation de cet appareil se pose un problème de taille car nous n’avons pas assez de radiologues en Centrafrique. Aujourd'hui nous avons un centre d’imagerie qui est en train de se mettre en place au niveau du Centre hospitalier universitaire de Bangui (CNHUB). Et en principe la mammographie fait partie du package qui sera installé au sein de ce centre. Nous espérons que d’ici peut-être un an tout sera opérationnel.

Y a-t-il un médecin légiste en République centrafricaine pour effectuer les autopsies?

BK : nous n’avons pas de médecin légiste en Centrafrique. Pour les autopsies nous avons un médecin traumatologue qui fait office de médecin légiste. Vous voyez l’importance des besoins en pathologie traumatologique, ce Confrère ne peut pas se disperser dans la médecine légale. De temps en temps il intervient mais ce qui est important c’est d’avoir des Confrères qui se concentrent exclusivement sur la médecine légale.  Nous connaissons des cas de violences, d’accidents du travail, des cas de meurtre donc il est essentiel d’avoir un médecin légiste en République centrafricaine. Le médecin pathologiste participe à la médecine légale notamment à travers les autopsies à travers les prélèvements. Il m’est déjà arrivé de faire des autopsies mais depuis que le Confrère traumatologue officie c’est lui qui est en charge de réaliser les autopsies. Nous espérons que la formation de médecins légistes centrafricains fait partie des priorités du gouvernement.

Pouvez-vous nous parler du CAMES ?

BK : Le CAMES c’est le Conseil africain et malgache pour l’enseignement supérieur. C’est un organe international qui regroupe les pays francophones et qui veille sur la promotion des enseignants qui interviennent au sein de cet espace à travers les examens de dossiers à travers les commissions techniques spécialisées mais aussi les concours qui permettent de promouvoir les enseignants.

Le CAMES intervient aussi dans la validation, l’accréditation des établissements qui forment dans le domaine de l’enseignement supérieur. Aujourd’hui en dehors de deux pays de l’espace francophone, la majorité des pays francophones n’ont que la voie du CAMES pour la promotion des enseignants. Si vous voulez passer Maître assistant, le CAMES doit vous inscrire d’abord sur la liste idem pour le grade de Maître de conférences et de Professeur titulaire. Le CAMES est un outil très important et très apprécié dans l’espace francophone.

Le Laboratoire national de Centrafrique recherche l’accréditation. Pouvez-vous nous en dire plus sur l’actualité de cette démarche ?

BK : L’accréditation c’est lorsque vous déclarez que vous êtes compétents dans un domaine cela signifie que vous devez travailler selon des normes internationalement reconnues, cela signifie que vous pouvez être sollicité aussi bien dans votre pays qu’au niveau international. L’accréditation c’est donc cette démarche en utilisant des critères reconnus sur le plan international qui permettra de déclarer que vous avez les compétences dans le domaine de la microbiologie ou dans le domaine d’une maladie donnée et que vous remplissez les critères internationaux exigés par les organismes internationaux.

Le Laboratoire national de Centrafrique se bat activement pour obtenir cette accréditation en améliorant ses structures, en ayant un personnel qui ait les capacités requises, l’organisation même du laboratoire réponde aux normes, les appareils et équipements répondent aux normes. Mais cette accréditation ne sera pas globale, elle va concerner un domaine précis.

 Comment faire de l’Université de Bangui un pôle d’excellence scientifique international ?

BK : Cela passe par l’accréditation et au niveau de la démarche qualité. Cela c’est le CAMES qui l’a initié. Dans chaque université, on doit s’assurer que les enseignements dispensés sont presque les mêmes que dans d’autres pays, déjà au niveau de la sous-région et surtout au niveau international. Donc à travers une autoévaluation permanente.  Par rapport à la qualité des enseignants, l’effectif des enseignants et la qualité de la formation qui est dispensée. C’est à ce moment que cette université qui aura atteint un certain niveau, doit travailler en collaboration avec le gouvernement. L’Université doit aider le gouvernement à atteindre ses objectifs. Aujourd’hui, il ne s’agit pas uniquement de former des intellectuels, des futurs chômeurs mais de former des cadres qui vont s’installer à leur propre compte et contribuer au développement du pays.

Professeur KOFFI en votre qualité de Président du Conseil national de l’Ordre des Médecins, des Chirurgiens-Dentistes, des Pharmaciens de Centrafrique, pouvez-vous éclairer le grand public sur l’épidémie du coronavirus qui sévit actuellement en République centrafricaine ?

BK : le coronavirus Covid19 est un virus qui a été découvert il n’y a pas longtemps fin 2019. C’est un nouveau virus qui n’est pas bien connu. Et s’il y a un pays qui peut bien nous éclairer c’est la Chine parce que c’est en Chine que ce virus a été découvert. En Chine, ils ont assez de recul en matière de diagnostic et de prise en charge. Dans tous les cas, de nombreux pays s’adressent à la Chine pour avoir des informations sur ce virus. Comme tous les virus, le Covid-19 est un microorganisme qui a la capacité de se transformer très facilement et il faut avoir suffisamment de recul pour en connaître les manifestations. C’est vrai qu’il y a beaucoup de choses que l’on sait déjà sur ce virus mais il y a aussi encore beaucoup de choses que l’on cherche à savoir. Les moyens pour lutter contre ce virus on est encore en train de faire des recherches ie de chercher le meilleur traitement. Vous avez dû entendre les nombreux débats sur l’utilisation de certains médicaments comme la chloroquine, hydroxichloroquine, azithromicyne. Donc il y a plusieurs types de protocoles qui sont aujourd’hui utilisés et on cherche à savoir lequel est efficace. Je crois qu’au niveau de l’Europe il y a une grande étude qui se fait et d’ici quelques mois on saura quel est le médicament le plus efficace.

L’urgence pour notre pays c’est d’empêcher la propagation du coronavirus car nous n’avons pas assez de moyens. Par exemple, la suspension des vols, les écoles, les églises et les bars qui ont été fermés. Ce que j’aimerais dire à mes compatriotes c’est qu’ils prennent au sérieux les mesures décrétées par le gouvernement centrafricain car dans les autres pays, le bilan est catastrophique. Les Etats-Unis d’Amérique qui sont considérés comme la première puissance mondiale enregistrent déjà plus de 30000 cas positifs au coronavirus. C’est une maladie qui dépasse même les pays les plus nantis. La RCA dépend en grande partie de l’aide extérieure et c’est pour cela que nous devons nous protéger et rester vigilants face à ce virus. Lorsqu’on demande à quelqu’un de porter un masque c’est pour éviter de contaminer ses proches etc une personne âgée ou un enfant en bas âge est plus vulnérable au coronavirus qu’un adulte en bonne santé. Et ce virus peut tuer les personnes vulnérables. Le Conseil national de l’Ordre des Médecins, des Chirurgiens Dentistes, des Pharmaciens de Centrafrique a fait deux déclarations concernant les mesures à prendre et le Chef de l’Etat a pris ses responsabilités en décrétant des mesures et interdictions auprès de la population. Nous espérons que les Centrafricains prendront ces mesures au sérieux pour protéger nos familles et nos concitoyens.

 

 

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22 avril 2020 3 22 /04 /avril /2020 14:10
COVID-19 : « Aucun pays africain ne sera épargné par la crise économique »

Lu pour vous

 

Coronavirus : « Aucun pays africain ne sera épargné par la crise économique »

 

https://www.lemonde.fr/ Propos recueillis par Mariama Darame Publié le 15 avril 2020 à 14h00

 

Le directeur Afrique du FMI, Abebe Aemro Selassie, s’inquiète de voir les Etats de la région « perdre leurs acquis de la dernière décennie en matière de développement ».

 

Le Fonds monétaire international (FMI) évoque « une menace sans précédent pour le développement ». Dans ses prévisions économiques pour les pays d’Afrique subsaharienne, publiées mercredi 15 avril, l’organisation multilatérale confirme l’entrée en récession du continent, avec un recul du PIB de 1,6 % en 2020 – « le pire résultat jamais enregistré », selon les termes du rapport. Comme ailleurs dans le monde, la pandémie liée au coronavirus impose des défis majeurs et multiples aux Etats africains, en matière de financements et de réponses politiques. Pour Le Monde Afrique, le directeur du département Afrique du FMI, l’Ethiopien Abebe Aemro Selassie, commente les perspectives économiques d’un continent entré « en territoire inconnu ».

Lundi, le président français, Emmanuel Macron, a appelé à aider les pays africains en annulant « massivement » leurs dettes. Est-ce une option aujourd’hui envisagée au FMI pour soulager les économies africaines ?

C’est un appel important lancé par M. Macron et, évidemment, il est à prendre en compte. Mais nous voulons d’abord en savoir davantage sur les conditions d’application d’une telle mesure. En ce moment, nous menons cette discussion tant sur les principes que sur la faisabilité.

Le FMI est à l’avant-garde depuis le début de la pandémie pour aider les pays les plus pauvres et nous continuons à le faire. Lundi, nous avons approuvé le versement d’une aide à 25 pays, dont 19 en Afrique, pour alléger leur dette et leur donner des marges de manœuvre afin d’investir dans leurs systèmes de santé. Nous accueillons donc toutes les initiatives qui pourront nous permettre de soutenir les pays africains qui en ont désespérément besoin.

Les partenaires bilatéraux sont très impliqués, notamment au sein du G20, qui rassemble un nombre important de créanciers, et du Club de Paris. Les circonstances actuelles sont très favorables pour accorder aux pays africains un moratoire sur leur dette. L’Association des grandes banques et institutions financières mondiales (IIF), qui est l’une des organisations majeures du secteur privé, appuie cet objectif. Même s’il y a encore des problèmes de coordination du côté des créanciers privés, ils reconnaissent la nécessité d’un allègement de la dette.

Lire aussi  « Nous devons être aux côtés de l’Afrique » : ce qu’il faut retenir de l’interview d’Emmanuel Macron à RFI

Quelles sont les répercussions de la pandémie sur les économies africaines ?

L’année 2020 s’annonce terrible pour l’économie de la région. Nous prévoyons une contraction d’environ 1,5 % du PIB des pays d’Afrique subsaharienne, même si de nombreuses incertitudes demeurent. Néanmoins, il y a deux éléments frappants dans la situation actuelle. Cette fois-ci, aucun pays africain ne sera épargné par la crise. Et c’est une différence majeure avec la crise financière de 2009, quand les pays de la région étaient moins intégrés à l’économie mondiale de marché.

« L’arrêt du tourisme va durement affecter les Seychelles, Maurice ou le Cap-Vert. »

Ensuite, les chocs économiques, internes et externes, sont multiples et plus graves. Les marchés financiers ne sont plus accessibles pour les pays africains et le cours des matières premières a chuté, ce qui va particulièrement frapper les pays exportateurs de pétrole. L’arrêt du tourisme va également durement affecter des îles comme les Seychelles, Maurice ou le Cap-Vert. Et les mesures de confinement prises par les gouvernements entraînent une rupture de la demande et de la production.

De nombreux Etats africains se sont déjà rapprochés du FMI afin d’obtenir des financements en urgence pour lutter contre le Covid-19. L’institution a t-elle les moyens de répondre à l’ensemble des demandes émises par ces gouvernements ?

La Commission économique des Nations unies pour l’Afrique (CEA) a estimé à 100 milliards de dollars [environ 91 milliards d’euros] l’aide nécessaire pour l’ensemble du continent, ce qui semble tout à fait raisonnable. Dans ce contexte, le rôle du FMI est de mettre à disposition de nouveaux financements, sous la forme de prêts à taux zéro, le plus rapidement possible.

Actuellement, nous doublons le montant des ressources allouées en temps normal et les fonds sont débloqués en l’espace de quelques semaines. Par exemple, Madagascar a obtenu une aide en deux semaines, et c’est pareil pour le Rwanda. Au total, 32 pays africains ont demandé une aide d’urgence. Entre quatre à cinq pays hésitent à nous solliciter et sept à huit Etats ne l’ont pas encore fait. Nous avons déjà mobilisé environ 11,5 milliards de dollars en l’espace de cinq à six semaines. C’est sans précédent.

Lire aussi  Coronavirus : « En Afrique, on ne réfléchira pas le développement de la même façon après la crise »

Quelles mesures immédiates peuvent être prises par les Etats africains afin d’éviter un effondrement économique ?

C’est une situation d’urgence qui nécessite d’abord que ces Etats mobilisent toutes leurs ressources pour soutenir leurs systèmes de santé et limiter la propagation du virus. Il est aussi important que les gouvernements puissent venir en aide aux populations les plus vulnérables, notamment celles qui travaillent dans le secteur informel. Il faut compenser leurs pertes de revenus par tous les moyens possibles. Dans certains cas, il faudra mettre en place une aide alimentaire ou des allocations sous la forme de transferts d’argent mobile pour toucher les plus démunis, comme au Togo.

« Les Etats doivent aider les PME à affronter temporairement cette situation. »

Les Etats africains doivent augmenter leurs déficits autant que nécessaire pour aider temporairement les PME à affronter cette situation, notamment par des reports de charges. Malheureusement, ces mesures ne peuvent pas pour l’instant être généralisées comme dans les pays développés. C’est pour cela que nous intervenons afin d’augmenter leurs moyens par un allégement de dette.

Quels scénarios privilégiez-vous, dans les mois et les années à venir, pour la reprise de la croissance économique en Afrique ?

A court terme, il y aura des impacts négatifs sur les économies africaines, mais aussi sur le bien-être des populations. Mais nous ne connaissons pas encore l’ampleur des conséquences liées à la pandémie, ni la durée de l’arrêt des activités économiques à l’échelle mondiale. Nous espérons que cela ne dure pas plus d’un trimestre et que la période soit suivie d’un regain d’activité.

Mais pour l’instant, nous sommes véritablement en territoire inconnu. Nous avons donc besoin d’être proactifs à mesure que nous en savons davantage sur l’ampleur de la crise. Notre principale inquiétude est de voir les pays de la région perdre leurs acquis de la dernière décennie en matière de développement. C’est pour cela que nous devons nous assurer que l’Afrique ne retourne pas en arrière.

Mariama Darame

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22 avril 2020 3 22 /04 /avril /2020 13:42
Centrafrique : Amnesty appelle à suspendre des mines d'or dans le Nord

 

Centrafrique : Amnesty appelle à suspendre des mines d'or dans le Nord

 

Par Le Figaro avec AFP le 17 avril 2020 à 18:05

 

Les mines d'or exploitées par des entreprises chinoises à Bozoum (nord de la Centrafrique) représentent un danger pour les droits humains des populations locales et leur activité doit être suspendue, a estimé vendredi Amnesty International dans un communiqué.

Depuis février 2019, quatre entreprises chinoises exploitent des gisements aurifères près de Bozoum dans des conditions que le parlement centrafricain avait qualifié de «désastre écologique» dans un rapport publié mi-juillet.

«Des images satellites, des photos et des vidéos montrent clairement que la rivière Ouham a été affectée dans les zones qui entourent les mines», indique Amnesty. Ces documents «nous laissent craindre que les droits humains des populations locales puissent être mis à mal si des mesures d'atténuation fortes ne sont pas adoptées», ajoute l'ONG.

Dans un rapport commandé par le gouvernement centrafricain et remis fin juillet, les scientifiques du laboratoire Lavoisier de Bangui, soutenus par l'Unesco, avaient relevé une concentration de mercure quatre à 26 fois supérieure à sa valeur admissible dans les eaux de la rivière Ouham.

«Il convient de noter que la présence de mercure n'était pas détectée en amont du site d'exploitation minière. Donc cette pollution en métaux lourds très toxiques proviendrait des sites d'exploitation», avaient indiqué les auteurs de ces prélèvements.

Mais les autorités, après avoir suspendu temporairement l'activité minière dans la région, ont permis aux entreprises concernées de reprendre leur exploitation. Particulièrement toxique, le mercure s'accumule dans la chaîne alimentaire et ses effets sur l'être humain sont multiples: eczéma, troubles neurologiques et digestifs, malformation des foetus...

«Fin décembre 2019, les parlementaires centrafricains ordonnent la fin de l'exploitation aurifère par les entreprises chinoises à cause des inquiétudes suscitées par la dégradation de l'environnement. Mais le texte n'a toujours pas été signé par le président de l'Assemblée nationale et n'est donc pas encore entré en vigueur. Pendant ce temps, les entreprises minières continuent leurs activités», souligne Amnesty.

En Centrafrique, pays classé parmi les plus pauvres du monde et où des groupes armés contrôlent encore deux tiers du territoire, l'exploitation des gisements d'or, comme ceux de diamant, est difficile à contrôler.

 

Lire l'intégralité du rapport au lien url suivant :

file:///C:/Users/HP/Downloads/Amnesty%20avril%202020-1.pdf

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22 avril 2020 3 22 /04 /avril /2020 13:03
Remise de don du couple Foucher au Complexe pédiatrique de Bangui
Remise de don du couple Foucher au Complexe pédiatrique de Bangui
Remise de don du couple Foucher au Complexe pédiatrique de Bangui

 

Le couple Sophie et Laurent Foucher offre une tente et des chaises au Complexe pédiatrique de Bangui

 

Le couple Sophie et Laurent Foucher connu notoirement pour leurs actions humanitaires en Centrafrique, s’est encore fait parler de lui au complexe hospitalo-universitaire pédiatrique de Bangui, le samedi 18 avril passé par la remise d’un don anodin en apparence mais très important par ces temps de lutte contre le COVID-19. Il s’agit d’une tente de 5 m2 sous laquelle désormais, les accompagnants des patients  du complexe pédiatrique de Bangui assimilés aux visiteurs, vont marquer une pause sécurité de quelques minutes juste pour le lavage des mains et le test visant à prendre la température avant d’accéder à l’enceinte dudit complexe pédiatrique. Naturellement sous laquelle tente sont installées quelques chaises en plastique pour le personnel médical en face duquel sont dressées sous un hangar une vingtaine d’autres chaises plastiques pour ceux qui seront mis en attente par le service d’accueil.

Ce don fait par le couple Foucher va droit au cœur du directeur du complexe hospitalo-universitaire pédiatrique de Bangui, le Professeur Chrysostome Ngody qui a apprécié à sa juste valeur ce cadeau et s’est prêté en la circonstance au jeu de question-réponses de notre rédaction après la remise de ladite tente par le PDG de la société du surveillance gardiennage BCAGS, M. Cyrille Damango qui a prononcé au nom de Sophie et Laurent Foucher les mots suivants :

« L’initiative de Mme et M. Foucher vise à renforcer les actions de riposte contre la pandémie coronavirus, d’une part et d’autre part, empêcher  comme le président de la République l’avait déclaré dans l’un de ses discours, la progression du virus au niveau national.

Cette tente va abriter le personnel recruté pour mener en première ligne la lutte contre la transmission du virus. Le scénario consiste à les accueillir  avant leur entrée dans l’enceinte du complexe hospitalo-universitaire pédiatrique de Bangui pour les enfants et leurs accompagnants aux fins de les soumettre au lavage des mains et au dépistage des cas à risque.

Au personnel soignant et des parents d’enfants bénéficiaires immédiats. Puisque cette tente nous offres la commodité aux fins de mener à bien l’activité très utile dans la rupture de la chaine de transmission au sein de l’hôpital. Ensuite, au nom du ministre de la Santé et de tout le gouvernement de la République centrafricaine nous adressons nos remerciements à Mme et M.Foucher, amis fidèles de Centrafrique.»

L’on précise que M.Laurent Foucher président fondateur de l’organisation non gouvernementale internationale (UPCAR) entendez unité du peuple centrafricain et président du conseil d’administration de la téléphonie mobile TELECEL Centrafrique qui a posé ses valises en Centrafrique en septembre 2013, est un partenaire pivot dans notre pays. Grâce à qui quantité des investisseurs étrangers rêvent des affaires dans notre pays bien entendu dans bon nombre de domaines au travers un lobby assis sur la présentation du potentiel des ressources naturelles centrafricaines.

A Bangui dans  bien de domaines, Laurent Foucher et sa compagne Sophie sont des mécènes qui sont très sensibles aux problèmes auxquels sont confrontés les citoyens centrafricains.

M. Laurent Foucher ne ménage aucun effort pour soutenir les initiatives citoyennes et associatives. A titre d’illustration, lors de la période de transition de Catherine Samba-Panza, la réhabilitation de la mosquée de Lakouanga et centrale au PK 5 ainsi que les associations sportives telles que la fédération centrafricaine de boxe ont été gracieusement soutenues par ce couple de mécène via des dons en matériel.

Ce n’est donc pas pour la première fois le couple Foucher vole au secours des organisations exprimant des besoins logistique et financier.

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22 avril 2020 3 22 /04 /avril /2020 12:46
LA COOPÉRATION FINANCIÈRE ENTRE LA RUSSIE ET LA CENTRAFRIQUE

 

 LA COOPÉRATION FINANCIÈRE ENTRE LA RUSSIE ET LA CENTRAFRIQUE AU CŒUR DES ÉCHANGES ENTRE LE MINISTRE DONDRA ET L’AMBASSADEUR VLADIMIR TITORENKO 

 

 

Le ministre des finances et du budget Henri-Marie Dondra a reçu en audience ce lundi 20 mars 2020, Vladimir Titorenko,  Ambassadeur de la Fédération de Russie accrédité auprès de la République Centrafricaine. La coopération financière entre les deux États était au menu des échanges. 

 

« Nous avons discuté de notre coopération avec la RCA, dans le domaine financier et d’investissements. Nous envisageons injecter 30 milliards de dollars pour le développement de l’économie centrafricaine. Des sociétés publiques et privées russes s’intéressent déjà à d’autres domaines tels que les mines, le chemin de fer, le pétrole et l’agroalimentaire. Malheureusement, la visite de M. Bida Koyagbelet en Russie en vue de peaufiner ce travail est retardé en raison de la pandémie du coronavirus », a explicité son excellence  Vladimir Titorenko au sortir de l’audience.   

 

Pour mémoire, le 23 mai 2018 à Saint-Pétersbourg,  Vladimir Poutine a déclaré à son homologue centrafricain Faustin Archange Touadéra : « Nous serons heureux de réfléchir à différents moyens d'intensifier nos relations, en premier lieu et avant tout  dans les sphères économique et humanitaire ».

 

La RCA attend donc beaucoup de ses partenaires bilatéraux et multilatéraux afin de donner un nouvel élan à son économie. Cette rencontre du ministre Dondra avec son hôte de marque ne peut que donner espoir à la nation centrafricaine dans une période dont l’actualité est dominée par les ravages causés par la pandémie du coronavirus et les réflexions à mener au sujet du contrecoup de ce fléau.

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