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30 avril 2013 2 30 /04 /avril /2013 20:36

 

 

 

 

http://www.marianne.net   ALAIN LÉAUTHIER  Mardi 30 Avril 2013 à 16:26

 

Que se passe-t-il en République centrafricaine? Depuis que le 24 mars dernier, une coalition hétéroclite de divers mouvements rebelles issus du Nord, la Séléka a renversé par les armes le président François Bozizé, l’intérieur du pays et plus encore la capitale Bangui sont plongés dans le chaos, soumis aux pillages en règle et aux exactions en tous genres. 


A plusieurs reprises diverses institutions onusiennes ou africaines ont tiré la sonnette d’alarme. Le 25 avril, Leila Zerrougui, représentante spéciale du Secrétaire général de l’Onu pour les enfants s’inquiétait publiquement du sort que leur réserve la Séléka, notamment en les enrôlant de force dans ses rangs. Trois jours plus tôt, la Gambienne Fatou Bensouda, procureur de la Cour pénale internationale (CPI) menaçait de poursuivre les auteurs d’éventuels crimes et violations des droits de la personne. 

 
Signe de la tension persistante, il y a une dizaine de jours, sur l’axe Mbrès-Kaga Bandoro, exaspérés par les pillages, des villageois s’en sont pris à des éléments de la Séléka, tuant l’un d’entre eux. En représailles, les rebelles auraient brûlé des dizaines de maisons et tué onze villageois. Mais manifestementle nouvel homme fort et président auto proclamé Michel Djotodia n’entend pas le message ou du moins a-t-il les plus grandes difficultés à imposer un semblant de discipline aux diverses milices en présence. 


La fin des désordres risque de se régler sans douceur. C’est du moins la menace que brandit aujourd’hui le commandant Armel Sayo, un des principaux chefs militaires de la Séléka. Après avoir rompu avec ses anciens compagnons d’armes, il leur lance aujourd’hui un ultimatum les enjoignant de cesser les violences  sous peine de les déloger par la force. Ancien responsable de la sécurité de feu le président Ange Félix Patassé (renversé par un coup d’Etat de Bozizé en 2003), ce militaire aguerri assure avoir derrière lui  nombre de dissidents de la Séléka. 


C’est le cas du Front démocratique du peuple centrafricain (FDPC)  d’Abdoulaye Miskine, mais aussi d’une partie des Forces armées centrafricaines (FAC), les forces régulières balayées par l’offensive des rebelles. Marianne a pu interroger Armel Sayo, alors qu’il prépare une éventuelle opération anti Séléka, quelque part entre le Cameroun et l’ouest du pays. 

 

 

Marianne. Qu’est ce qui justifie votre ultimatum à la Séléka et Michel Djotodia ? 


Armel Sayo. Il y a urgence à rétablir une forme de stabilité  car les populations ne supportent plus les débordements, les exactions, les pillages et ce qui s’apparente de plus en plus à un terrorisme anti-chrétien et une tentative de nettoyage ethnique. 


Marianne. Vous avez des preuves de cela ? 


A.S. Il y a eu des églises brûlés ou mitraillés, des nationaux tués parce qu’ils sont chrétiens. C’est l’inconscient caché d’une partie des forces de la Séléka qui refait surface. Oui il y a bien une tentative de créer un espace islamisé en s’appuyant sur des forces venues du Soudan et du Tchad. 

Marianne. Mais au début vous étiez allié avec ces éléments. 


A.S. Nous avions un but commun : nous débarrasser de Bozizé. Cet objectif a été trahi lors des accords de Libreville où une partie de la Séléka a accepté de composer avec lui. Et c’est pourquoi nous avons rompu avec eux. Finalement, ils ont chassé Bozizé mais pour instaurer un climat et un régime dont nous ne voulons pas. 



Marianne. Que voulez-vous alors ? 


A.S. Une transition pacifiée permettant au plus vite l’organisation d’élections réellement démocratiques. Ce pays a besoin de stabilité, de paix et de développement et actuellement c’est tout le contraire qui est à l’œuvre, une véritable régression vers le passé. Avec les évènements au Mali, est-il besoin d’ajouter que cette situation est aussi un danger pour toute la sous-région ? 



Marianne. Comment voyez-vous la suite ? 


A.S. Il faut coûte que coûte restaurer la souveraineté de l’Etat et chasser ceux, qui avec l’aide de forces étrangères, veulent imposer des valeurs étrangères aux nationaux. 



Marianne. Une médiation est-elle encore possible ? 


A.S. Nous leur avons tendu la main mais ils n’ont pas répondu. Tant pis. Ils ont mal commencé et ils vont mal finir. 


Marianne : Qu’attendez-vous de la France ? 


A.S. C’est un allié historique mais elle doit se tenir à l’écart.  Cette histoire est purement centrafricaine et ce sont les Centrafricains et eux seuls qui doivent apporter une solution démocratique.

Lu pour vous : Centrafrique : Le pays en lambeaux (Marianne)
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30 avril 2013 2 30 /04 /avril /2013 15:52

 

 

 

 

BBC Afrique  30 avril, 2013 - 12:57 GMT

 

Le Haut-commissariat de l'ONU pour les réfugiés (HCR) demande aux gouvernements du monde entier de suspendre les retours forcés des nationaux ou des résidents habituels de Centrafrique vers ce pays, étant donnée la situation instable et incertaine.

 

Selon l'agence onusienne, la violence, de graves violations des droits de l'homme et une détérioration grave de la situation humanitaire ont prévalu en République centrafricaine depuis que la coalition rebelle de la Séléka a pris la capitale, Bangui, le 24 mars.

 

“Nous lançons cet appel car ceux qui prennent les décisions d’asile ne sont pas forcément au courant”, explique Fatoumata Lejeune-Kaba, porte-parole du HCR.

 

“Admettons que quelqu’un à Paris ou Londres ait demandé l’asile il y a 3 ans, la procédure a suivi son cours, se demande est déboutée; la procédure voudrait qu’on le rapatrie. Nous voulons éviter cela. Il n’y a aucune sécurité”, ajoute la porte-parole du HCR.

 

Le HCR s'inquiète des meurtres, viols, pillages, arrestations arbitraires, tortures et recrutements d’enfants en Centrafrique.

 

Suite à la violence des derniers mois dans le pays, l’ONU estime à 173 000 le nombre de déplacés internes, et à près de 50.000 le nombre de réfugiés qui ont fui, essentiellement vers la RDC (37.000), le Tchad (5.000) et le Cameroun (2.000).

 

Le HCR considère qu’il est probable que les personnes fuyant la République centrafricaine ou que celles qui se trouvaient déjà dans un pays d’asile avant les récents évènements aient besoin de la protection internationale des réfugiés, conformément à la Convention de 1969 de l’OUA.

 

En outre, de nombreuses personnes qui ont fui la République centrafricaine remplissent très probablement les conditions pour être reconnues comme réfugiées en application de la Convention de 1951.

 

Selon le HCR, l’interdiction des renvois forcés doit être être maintenue jusqu’à ce que la situation relative à la sécurité et aux droits humains dans les zones affectées se soit suffisamment améliorée pour permettre un retour dans des conditions de sécurité et de dignité.

Centrafrique : le HCR avertit
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30 avril 2013 2 30 /04 /avril /2013 15:18

 

 

 

 

Rca - Le 29 avril 2013 © koaci.com - La Centrafrique et l’Afrique du Sud ont décidé, ce dimanche, d’établir entre leur deux pays des relations formelles d’État à Etat, après le froid instauré entre eux suite à la polémique survenue à la mort de 13 soldats sud-Africains à Bangui.



Le président sud-africain Jacob Zuma et le Premier ministre centrafricain Nicolas Tiangaye se sont accordé ce dimanche 28 avril à Prétoria, pour établir des relations plus formelles entre leurs É.



Les deux pays auront désormais des relations formelles d'État à État et non des relations fondées sur des liens personnels contrairement à celle qui prévalaient sous le régime de l'ancien président Bozizé, a indiqué Nicolas Tiangaye.


"Nous sommes convaincus que nous avons ouvert un nouveau chapitre et que notre relation sera désormais plus transparente pour les deux pays. C'est le message que j'ai transmis au président Zuma et au peuple d'Afrique du Sud au nom du peuple de la République centrafricaine" a-t-il ajouté.



Les relations entre les deux pays s’étaient dégradées après la mort de treize soldats sud-africains, lors des affrontements avec les rebelles du Séléka le 23 mars dernier pendant leur entrée dans Bangui, capitale centrafricaine, qui avait occasionnée la chute pouvoir de François Bozizé.



Nanita

Lu pour vous : Centrafrique : Bangui et Pretoria formalisent leurs relations
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30 avril 2013 2 30 /04 /avril /2013 14:56

 

 

 

 

Par lefigaro.fr avec AFP  30/04/2013 à 13:07

 

Un ancien ministre et proche du président déchu François Bozizé a été nommé conseiller en matière de sécurité à la présidence centrafricaine, selon un décret du nouveau président Michel Djotodia diffusé aujourd'hui à la radio nationale.


Ministre de la Sécurité dans le dernier gouvernement de Faustin-Archange Touadéra (2011-2013), Claude-Richard Gouandja avait dirigé les services des renseignements et de la documentation (police politique) du régime Bozizé.


Avant la présidentielle de 2011, il avait fondé et dirigé le mouvement "Bozizé doit rester" (BDR), destiné à soutenir la candidature de François Bozizé et à mobiliser l'électorat en sa faveur.

M. Gouandja a connu plusieurs fois l'exil au Gabon (où il était jugé proche du défunt président Omar Bongo Ondimba), au Congo, en Europe et au Canada, étant considéré comme un "agitateur" dans son pays avant l'accession au pouvoir de Bozizé en 2003.


Il avait également été entendu par le juge Jean-Louis Bruguière dans le cadre de l'enquête ouverte par la justice française sur l'explosion d'un Boeing DC 10 de la compagnie française UTA au-dessus du désert du Ténéré, au Niger, dans les années 80.


L'attentat, que Paris a imputé à la Libye de Mouammar Kadhafi, avait coûté la vie à 170 passagers et membres d'équipage.

Un proche de Bozizé à la présidence
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30 avril 2013 2 30 /04 /avril /2013 14:54

 

 

 

 

RFI   mardi 30 avril 2013 à 07:16

 

Plus d'un mois après la prise du pouvoir par la coalition rebelle Seleka, l'on note quelques améliorations sur le plan sécuritaire,  mais le retour à la normale se fait encore attendre. Des exactions sont toujours recensées à Bangui et à l'intérieur du pays.

 

Les éléments de la Seleka installés désormais dans des camps militaires se font plus discrets dans les rues. Les armes récupérées s'accumulent. Dimanche, 405 armes ont été retrouvées au PK 13 selon un général de l'ex-rébellion. Ces bonnes nouvelles pour la quinte des Banguissois ne peuvent cependant pas masquer une réalité toujours difficile.

 

Les écoles demeurent fermées, les administrations sont toujours somnolentes et la nuit appartient toujours aux bandits armés qui rackettent, volent des véhicules ou réquisitionnent de force des villas.

 

Pour améliorer la sécurité, Michel Djotodia est à la recherche de moyens financiers pour cantonner en province les combattants qui l'ont porté au pouvoir. Cela permettra de désengorger la capitale de milliers d'hommes en armes, mais pas forcément de ramener une sérénité perdue depuis bien longtemps à l'intérieur du pays.

 

Exemple patent de la difficile cohabitation entre combattants et civils en province. Il y a une dizaine de jours, sur l'axe Mbrès-Kaga Bandoro, après une altercation entre des villageois exaspérés par les pillages et des ex-rebelles, un élément de la Seleka aurait été tué.

 

Les représailles n'ont pas tardé. Selon une source humanitaire, des dizaines de maisons ont été brûlées et au moins onze villageois ont été tués. Informé de cet incident grave, le ministre de la Sécurité, le général Noureldine Adam, a promis une enquête.

RCA : l'insécurité persiste
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30 avril 2013 2 30 /04 /avril /2013 00:36

 

 

 

 


WASHINGTON AFP / 29 avril 2013 22h10 - Les enfants américains nés hors des Etats-Unis risquent nettement moins de souffrir de maladies allergiques que ceux ayant vu le jour sur le territoire, selon une étude publiée lundi.

Cette recherche a été menée en soumettant un questionnaire aux parents de 91.642 enfants âgés de moins de 17 ans dans le cadre d'une enquête nationale sur la santé infantile menée de 2007 à 2008.

Ils ont déterminé la prévalence de maladies allergiques, dont l'asthme, l'eczéma, le rhume des foins et des allergies alimentaires et constaté que les enfants américains nés en dehors des Etats-Unis avaient près de 70% moins de risque d'avoir ces pathologies par rapport à ceux nés dans le pays (20,3% contre 34,5%).

Si leurs parents sont également nés hors du territoire américain, leur risque de souffrir de ces maladies allergiques est encore moindre (83%) par rapport à ceux dont le père et la mère sont nés aux Etats-Unis, indiquent les auteurs de l'étude parue dans la version en ligne du Journal of the American Medical Association, Pediatrics.

Les chercheurs citent plusieurs facteurs potentiels pour cette importante différence dans la susceptibilité aux allergies, dont la situation socio-économique, l'ethnicité, le fait de vivre en milieu urbain ainsi que la nutrition.

Les enfants américains immigrés ont aussi été exposés davantage à certaines infections qui ont pu aider leur système immunitaire immature à développer des dispositions contre les allergies, réduisant ainsi leur susceptibilité à l'asthme par exemple, relèvent-ils.

Le manque de stimulation infectieuse du système immunitaire chez les jeunes enfants pourrait amplifier leurs réactions allergiques, expliquent ces médecins.

Des études faites précédemment ont montré qu'être exposé au virus de la varicelle dans la jeune enfance était lié à un moindre risque d'asthme, de rhume des foins et généralement à une moindre sensibilisation allergique.

Les immigrés aux Etats-Unis venant de pays en développement où les stimulations infectieuses sont plus fréquentes auraient de ce fait un risque moindre de maladies allergiques, concluent les auteurs de cette étude du Centre hospitalier Roosevelt à New York.

Ils ont aussi observé que les enfants nés hors des Etats-Unis voyaient augmenter leur risque de développer de l'eczéma et de rhume des foins, mais pas d'asthme et d'allergies alimentaires, plus de dix ans après leur arrivée comparativement aux toutes premières années de résidence.



(©)

Les enfants américains nés hors des Etats-Unis ont moins d'allergies
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30 avril 2013 2 30 /04 /avril /2013 00:23

 

 

 

 

BANGUI, 29-04-2013 à 15h30  (AFP) - Plus d'un mois après la prise de Bangui par la coalition rebelle Séléka, les écoles restent fermées dans la capitale centrafricaine et dans l'arrière-pays, où de nombreux établissements ont été pillés, a constaté l'AFP.

 

Excepté l'université de Bangui, tous les établissements scolaires publics et privés de la capitale sont fermés. Les éléments de la Séléka ont établi leurs quartiers dans les lycées Boganda, Marie-Jeanne Caron, Miskine, Gobongo, des Rapides et plusieurs établissements primaires de la capitale.

 

"On continue à entendre les coups de feu (...) ça terrorise" les élèves, a raconté à l'AFP une religieuse qui dirige un lycée privé catholique à Bangui.

 

"Des cas de viols sont enregistrés ici et là. Il est hors de question pour nous de demander aux élèves de reprendre les cours. Car c'est les pousser à prendre de gros risques", a quant à elle confié la directrice d'un lycée catholique de la capitale sous couvert de l'anonymat.

 

La situation est également difficile dans l'intérieur du pay: "les écoles des provinces sont dans un état indescriptible: portes et fenêtres sont emportées, les bureaux saccagés, et servent de latrines aux combattants dans certaines sous-préfectures", déplore Judes Abanala, directeur d'école en fuite à Bangui.

 

A Kaga Bandoro (centre-nord) les enseignants ont "tous fui en direction de Bangui" et il n'y a pas eu cours depuis "près de cinq mois", les rebelles du Séléka ayant lancé une première offensive contre le pouvoir en décembre, a affirmé Berthe, une enseignante.

 

"Il ne faut pas rêver. L'année blanche est inévitable, du moins pour les provinces", ajoute-t-elle, pessimiste.

 

"Même si on nous demande de reprendre dès aujourd'hui, cela n'est pas évident sans argent", souligne Prospère Madiou, enseignant venu de Bambari (centre-est). "Le salaire de mars n'est pas payé, et celui d'avril non plus. Avec quoi va-t-on se procurer à manger, et assurer le transport pour le retour quand les nouvelles autorités se proposent de verser seulement un mois".

 

"Quand les hommes de Séléka sont venus piller notre maison, ils ont pris tous nos effets scolaires. Mes frères et moi nous n'avons aucun cahier en ce moment et nous ne savons même pas comment nous allons reprendre les cours", dit Anaïs, 15 ans, élève en classe de seconde.

Centrafrique : les écoles toujours fermées
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30 avril 2013 2 30 /04 /avril /2013 00:13

 

 

 

 

Jeune Afrique 29/04/2013 à 20h:07 Par Benjamin Roger

 

Le Livre blanc sur la défense et la sécurité nationale 2013 a été publié, lundi 29 avril, par les autorités françaises. Ce document, le quatrième du genre depuis 1972, fixe les grandes orientations de la politique française de défense. Et dévoile plusieurs éléments intéressants sur la future stratégie militaire de la France en Afrique.

 

Au fil des 160 pages du Livre blanc sur la défense 2013, le continent africain est évoqué à maintes reprises. Le Maghreb, le Sahel, l’Afrique subsaharienne ou encore la Corne de l’Afrique y sont régulièrement qualifiées de « zones d’intérêts prioritaires » pour la France. Les responsables français se montrent très vigilants sur la sécurisation de ces régions, dans lesquelles ils ont de nombreux intérêts humains, économiques et financiers. D’après le document, l’implication de la France est d’autant plus nécessaire que « l’allié américain » s’estime moins concerné de manière directeme en Afrique.

 

Les accords de partenariat de défense passés avec huit pays africains (CamerounCentrafriqueComoresCôte d’Ivoire, DjiboutiGabonSénégalTogo), qui permettent aux forces armées françaises d’avoir des « facilités d’anticipation et de réaction » seront maintenus. Ils devraient toutefois évoluer, « afin de disposer de capacités réactives et flexibles, à même de s’adapter aux réalités et besoins du continent ». La France souhaite par ailleurs renforcer son dialogue avec le Nigeria et l’Afrique du sud, deux poids lourds dont les capacités économiques et militaires en font des pièces maîtresses du dispositif opérationnel de l’Union africaine (UA).

 

Renseignement et forces spéciales

 

La guerre asymétrique dans laquelle la France est engagée au Mali, contre des ennemis très mobiles et non-étatiques, a visiblement influencé les auteurs du rapport. La menace terroriste accrue contre la France implique un renforcement des capacités humaines et techniques de ses services de renseignement. Parmi leurs recommandations:

 

développement de l’imagerie spatiale et hausse des moyens de surveillance aérienne, à l’aide de drones et d’avions légers d’observation. Ces techniques, que les Américains maîtrisent parfaitement, permettraient d’avoir une meilleure vision de vastes territoires hors-de-contrôle comme certaines régions du Sahara et du Sahel.

 

Le Livre blanc suggère aussi de renforcer les effectifs des forces spéciales, qui se sont « imposées comme une capacité de premier plan dans toutes les opérations récentes ». Selon le texte, elles sont particulièrement adaptées « aux besoins accrus de réaction dans l’urgence », comme ce fut par exemple le cas le 11 janvier dernier lors de l’offensive de groupes islamistes armés vers le sud du Mali. Enfin, le document met également l’accent sur la nécessité de développer les moyens de cyberdéfense contre une potentielle attaque informatique de grande ampleur. Car la guerre sera, comme l'information et le renseignement, de plus en plus numérique...

 

 

Benjamin Roger

Lu pour vous : Armée française : quelle stratégie pour l'Afrique dans les prochaines années ?
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30 avril 2013 2 30 /04 /avril /2013 00:07

 

 

En lisant l’interview de Eric Neris Massi publié dans votre organe de presse la semaine dernière, je n’ai pu m’empêché de réagir et je vous fais parvenir ceci en réponse.

 

Sur la question de la sécurité à rétablir sur l’ensemble du territoire centrafricain  que M. Eric Nerris Massi pense pouvoir user de toutes ses relations afin de le faire comprendre sur l’ensemble du territoire, il conviendrait de préciser que cette question même si elle n’est pas nouvelle s’est aggravée avec la prise de pouvoir par la coalition SELEKA. Sinon comment expliquer le pillage systématique des personnes et des biens sur l’ensemble du territoire centrafricain ? Ces personnes qui ont accompagné les leaders de la SELEKA dans leur conquête du pouvoir ne savent pas faire autre chose que de piller après les victoires qu’ils peuvent remporter. Et si encore ils avaient été confrontés à une résistance, on aurait compris cette hargne de destruction.

 

Ridicule lorsque l’on cherche à justifier les pillages et autres exactions par des personnes ayant intégré les troupes de la SELEKA car si cela était, pourquoi les avoir accepté au lieu de les rejeter ? A qui faut-il expliquer ce qui s’est passe ici a Bangui devant les envoyés des media internationaux ? Soutenir la prise des pouvoirs de l’Etat par des gens pas du tout préparés doit être assumé par ceux qui ont défendu et couvert les exactions de la SELEKA tout au long de leur marche vers Bangui. C’est aussi ca se montrer homme d’état.

 

La situation humanitaire de manière générale qui, devant la gravite des destructions partout dans le pays venu s’ajouter à la situation déliquescente, fruit du régime Bozizé, aurait du être le 1er souci du gouvernement de Nicolas Tiangaye a été plutôt la 5ème  roue de la charrette. Comment imaginer que le chef du gouvernement se soit rendu à Bruxelles devant l’Union Européenne sans un document d’évaluation de la situation même approximative du pays  (à moins que ce travail n’ai point été rendu public) ? D’ailleurs un gouvernement reçoit toujours l’impulsion du chef de l’Etat ce qui n’a pas été le cas démontrant ainsi de l’incapacité et de l’impréparation de ceux nous dirigent.

 

Je me serai attendu a voir M. Massi parlant de la situation humanitaire dire combien d’écoles ont été visitées par ces gens très « convenables », combien d’hôpitaux ont été visites comme celui de Mbaïki ou de Sibut, combien d’enfants ne peuvent aller a l’école de ce fait ? Quelle est la situation en matière de sécurité alimentaire étant donne que ces troubles sont arrivées  dans la période ou nos paysans préparent les terres pour la culture et quel pourrait être le déficit pour notre pays. La question n’est point de chercher des partenaires à tout vent car ceux qui savent faire ce travail existent et sont toujours disponibles à voler au secours de la RCA de manière lisible et traçable selon les règles de l’art. Autrement, c’est aller au devant de mafieux et autres gens peu recommandables comme nous l’avons déjà connu dans ce pays.

 

Bizarre que l’on veuille démontrer par une incapacité à gérer des hommes qu’on dit des militaires (c'est-à-dire des gens disciplinés) sa volonté à être au service du peuple.

 

Et de se lancer sur la question de la relance économique. Ce n’est pas par le fait que le chef de l’Etat ait reçu les operateurs économiques que l’on va affirmer qu’il a un souci de la situation de cette économie oh combien meurtrie par toutes ces années de violences politiques et de mauvaises gouvernances que Bozize a continue d’enterrer et que la prise de pouvoir par SELEKA a peut être achevé. C’était avant de prendre le pays qu’il fallait prendre les dispositions pour protéger l’économie du pays. Je suis d’accord qu’il faut créer des emplois et faire en sorte que les jeunes ne soient pas des personnes désœuvrées. Cependant il est de mauvais ton de se limiter a des déclarations d’intention mais que le gouvernement et le bureau politique de SELEKA annoncent des propositions concrètes d’actions à mener en vue d’y arriver. Pour un pays dans lequel le tissu économique n’existe plus les déclarations d’intention ne changent en rien de l’ancien régime. Il s’agit plutôt de dire quel est le plan et avec quels partenaires mais surtout quel est le plan de relance d’urgence car le gouvernement de transition n’a pas un mandat de plusieurs années mais de 18 à 24 mois avant d’organiser des élections crédibles.

 

C’est la qu’il faut être concret. Aborder la question du « doing business », c’est un processus dont les bases peuvent être jeté par le gouvernement de transition pas dans le cadre de décisions unilatérales mais de larges et véritables concertations entre centrafricains et entre centrafricains et ceux qui seront intéressés de travailler à améliorer les conditions d’existence des centrafricains en se faisant de l’argent licite dans notre pays. Les potentialités réelles ne manquent pas mais il ne faut pas se voiler le visage devant certaines réalités. Celle qui consistent a croire que notre pays ne saurait exploiter ces richesses pour le mieux être de la population.

 

Le pays est plus qu’à terre mais ce n’est pas en répliquant les pratiques des régimes défunts que l’on va changer les choses dans ce pays. Les nominations en partage de prébendes ou en faveur de parents ont repris comme s’il n’y a pas eu changement de régime amenant des gens nouveaux aux pouvoirs de l’état. Ne dit-on pas que « les mêmes causes produisent les mêmes effets lorsqu’elles sont placées dans les mêmes conditions » ? Est-ce ainsi que nous favoriserons l’arrivée des investissements directs étrangers dans ce pays ? est-ce ainsi que la gestion des investissements se fera en « mode projet » ? Il serait juste d’en douter.

 

Pérenniser les investissements par la sécurisation du pays ? Il est plutôt décevant de lire cela car ce ne sont que des vœux pieu puisque ces gens n’ont aucune conception des dispositions à prendre pour assurer ls sécurité dans ce pays. Décevant d’entendre le chef de l’état promettre l’intégration de 500 éléments de la SELEKA dans la police centrafricaine et 500 autres dans la gendarmerie nationale. Le reste des éléments doivent être envoyé dans 15 des 16 préfectures afin de procéder à la sécurisation du pays. Lorsqu’on sait que la police et la gendarmerie sont des corps spécialisés cela donne envie de pleurer. Enfin comment envoyer ces gens qui il y a quelques semaines ont pille, viole, vole et tue ? Sur quelles bases s’établiront le lien de confiance entre la population et ces gens ? Quid des autres éléments relevant précédemment du contrôle des FACA ?

 

Il est presque utopique de penser qu’il est possible de relancer l’économie par des facilités fiscales aux entreprises tant que ce pays n’aura pour recettes que celles fiscales des droits de l’homme, le renforcement des capacités des institutions publiques en matière des droits de l’homme la rédaction des rapports périodiques nationaux des droits de l’homme. Le pays y gagnera.

 

Payer les salaires des fonctionnaires est une question importants car ils représentent le plus grand nombre de salaries dans ce pays mais il est aujourd’hui conjoncturel. Il faut s’atteler a cet autre problème structurel du pays : la réconciliation nationale. Personne aujourd’hui ne discutera de ce que notre pays a atteint un niveau de fracture sociale et politique  telle qu’il nécessite  non seulement de recoller les morceaux de l’unité nationale mais de jeter les bases d’une nouvelle société centrafricaine gage d’un développement qui prendra en compte toutes les composantes de ce pays en vue de créer une nation. Il faut absolument faire en sorte que les filles et les fils de Centrafrique se parlent en toute franchise, sans fioriture et sans faux-fuyant. C’est pourquoi cette transition politique ne doit pas commencer comme les autres en faisant le lit d’une nouvelle dictature mais partant de bases saines et vraies.

 

Même si je suis d’accord qu’il faut libérer les talents centrafricains mais ce n’est pas seulement d’amener une nouvelle génération  au pouvoir mais une race de centrafricains ayant une vision autre que celle que nous constatons, une vision  dépassant le partage de gâteau qu’on a eu de cesse de dénoncer lorsque ceux qui sont aujourd’hui au pouvoir marchaient vers les commandes du pouvoirs.

 

 Concernant les différentes victimes des différents régimes les ONG des droits de l’homme doivent sérieusement jouer leurs rôles afin de bien documenter les cas de violations chaque fois plus graves commis depuis ces 20 dernières années sous tous les régimes. Les faits les plus récents de violations des droits de l’homme, les viols qui sont des crimes de guerre, les assassinats extrajudiciaires, les enlèvements de citoyens par vengeance devra retenir l’attention de ces ONG. Le gouvernement qui est dirige par un ancien défenseur des droit de l’homme doit remettre de manière formelle le  haut commissariat aux droits de l’homme qui pour plusieurs raisons n’a jamais en réalité joué son rôle qui aurait été celui de la promotion

 

IL EST POSSIBLE DE FAIRE AUTREMENT EN JETANT LES BASES DE LA CONSTRUCTION D’UN ETAT DE DROIT.

 

JEAN-LAMBERT NGOUANDJI,

 

CITOYEN CENTRAFRICAIN

Réaction d'un citoyen à l'interview d'Eric Neris Massi
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29 avril 2013 1 29 /04 /avril /2013 23:57

 

 

 

 

VOA  lundi, avril 29, 2013 Heure locale: 22:0529.04.2013

 

La Représentante spéciale de l'ONU chargée des enfants dans les conflits armés  a dénoncé devant le Conseil de sécurité la détérioration de la situation en Centrafrique (CAR). Leila Zerrougui a fait état de violations généralisées commises par les différentes factions armées de la coalition Séléka contre les enfants.

 

·         Ecoutez Mme Leila Zerrougui



Parmi les abus signalés par la représentante spéciale du Secrétaire général pour les enfants et les conflits armés : le recours à des enfants soldats dans plusieurs villes contrôlées par la Séléka. Notamment, leur re-recrutement, alors que certains étaient en cours de réhabilitation pour être réintégrés dans leurs familles.


Mme Zerrougui a instamment appelé tous les commandants militaires en charge des différents groupes armés de la coalition Séléka à libérer immédiatement les enfants dans leurs rangs et à donner des ordres pour que leurs troupes s’abstiennent de tout nouveau recrutement et utilisation d’enfants.


« Nous avons des informations persistantes que la Séléka recrute des enfants dans pratiquement tous les villages où ils passent », a-t-elle déploré. 


Parmi les autres sévices infligés aux enfants, et dénoncés par Mme Zerrougui : les mutilations, les tueries d’enfants, les attaques contre les écoles et les hôpitaux, ainsi que les violences sexuelles et le déni d’accès aux humanitaires.


A titre d’exemple, la représentante spéciale de l’ONU a précisé : «  En ce qui concerne les blessés et les personnes tuées, nous avons 29 enfants qui ont été tués ou blessés juste pendant une semaine.


En ce qui concerne les violences sexuelles, « Nous avons reçu des informations que des viols sont commis dans tous les villages ou dans plusieurs villages où les Séléka passent » a dit Mme Zerrougui. « Dans un village particulier, on a eu des informations que les troupes de la Séléka passaient maison par maison pour chercher les filles et pour les violer » a-t-elle poursuivi.

 

Source : http://www.lavoixdelamerique.com/content/les-enfants-parmi-les-principales-victimes-du-conflit-en-rca-selon-lonu/1651112.html

 

 

RCA : 1 million d’enfants privés d’école

 

Dernière mise à jour: 29 avril, 2013 - 14:46 GMT

 

Des établissements scolaires ont été pillés. Tous les établissements scolaires sont fermés à Bangui

L'UNICEF lance l'alerte sur les conséquences de la crise actuelle sur l'éducation.

Selon le Fonds des Nations Unies pour l’enfance, un million de jeunes centrafricains sont actuellement privés de cours.

Depuis la prise de pouvoir de la Séléka, des pillages ont notamment poussé les enseignants à fuir les établissements.

La situation touche aussi bien la capitale, Bangui, où seule l’université est ouverte, que l’intérieure du pays.

Outre les questions liées aux infrastructures, certains chefs d’établissement pointent les arriérés de salaires comme étant un frein à une reprise des cours.

 

Source : http://www.bbc.co.uk/afrique/region/2013/04/130429_car_noschool.shtml

 


 

Les enfants des rues, victimes collatérales de l’insécurité en Centrafrique

 

 

29/04/2013 / CENTRAFRIQUE

 

Après la prise de pouvoir par la force de la Séléka, la Centrafrique est entrée dans une spirale de violences dans laquelle de nombreux enfants des rues se retrouvent pris au piège. Certains tentent, en vain, d’intégrer des refuges déjà bondés. D’autres, prenant exemple sur les adultes, rejoignent les rangs des groupes armés et s’adonnent à de petits larcins. Sur place, les associations sont totalement débordées.

 Réunies sous l’égide de l’ONG Enfants sans frontières, des associations centrafricaines de défense des droits des enfants ont lancé un appel au don pour remédier à la dégradation des conditions de vie des enfants des rues. Selon l’organisation, il y aurait 6 000 enfants esseulés actuellement dans les rues de Bangui dont beaucoup passent la nuit dehors, faute de places dans les structures d’accueil.

 

D’après l’Unicef, 2 000 enfants auraient été enrôlés de force dans des groupes armés centrafricains depuis décembre 2012.

 

"On est obligé de refuser une cinquantaine d’enfants par jour"

 

Ange Ngassenemo est le directeur de la fondation Voix du cœur qui vient en aide aux enfants des rues de Bangui.

 

Nous avons 60 lits à la fondation, mais depuis que la Séléka contrôle le pays, nous sommes totalement débordés car les enfants ne veulent pas se retrouver dans la rue de peur de l’insécurité qui y règne. En temps normal, nous pouvons accueillir 60 enfants. Mais en ce moment, nous en avons en moyenne 100 dans la journée, le double le soir. Nous avons eu jusqu’à 286 enfants lorsque des affrontements ont eu lieu mi-avril. Depuis une dizaine de jours, on est même obligé de refuser quotidiennement une cinquantaine d’entre eux.

 

Malgré le fait que nous sommes débordés, nos agents sillonnent les rues à la recherche des enfants les plus petits ou les plus désœuvrés. Avant la crise, c’était facile pour nous de repérer les enfants parce qu’ils s’organisaient en petits clans qui avaient leurs zones d’influence dans certains quartiers de la capitale. On parvenait à leur faire comprendre que la rue et ces clans n’étaient pas une bonne chose pour eux. Mais depuis le putsch, il est très difficile de les localiser car beaucoup se cachent pour éviter les soldats de la Séléka.

 

"Du jour au lendemain, certains enfants revenaient avec des habits flambant neufs"

 

On observe également le phénomène inverse, c'est-à-dire qu’une quinzaine d’enfants qui étaient régulièrement dans notre fondation sont partis avec des hommes armés qui disent faire partie de la Séléka. Entre nous, on les appelle les "lutteurs" parce qu’ils luttent pour leur survie en se raccrochant à tout et n’importe quoi. Beaucoup les ont suivi dans les pillages. D’autres, en général les plus jeunes, ont été utilisés comme éclaireurs.

 

C’est ainsi que des enfants ont récupéré certains objets volés. Certains ont essayé de ramener leur butin, comme des téléphones portables ou des ordinateurs, à la fondation mais on leur a interdit. Du jour au lendemain, on en voyait revenir avec de nouveaux vêtements flambant neufs qu’ils avaient achetés grâce à la revente de leur butin !

 

"On n’a pas d’interlocuteur pour parler des droits des enfants"

 

Lorsqu’on essaie de parler de la situation aux représentants de l’État, on n’a aucune réponse [la fondation a essayé en vain avec l’aide de l’Unicef de contacter le ministre de l’Éducation et le ministre de la Jeunesse et des Sports, NDLR.]. Les seuls à qui on peut parler, ce sont les représentants de la Séléka qu’on croise. Mais ces derniers nous demandent systématiquement de l’argent lorsqu’on les supplie de faire quelque chose. Un mois après la chute de Bangui, on sent que le pays est encore totalement désorganisé.

 

 Ce billet a été rédigé en collaboration avec Alexandre Capron (@alexcapron), journaliste aux Observateurs de FRANCE 24.

 


Source : http://observers.france24.com/fr/content/20130429-enfants-rues-victimes-collaterales-insecurite-centrafrique-seleka-unicef

 

 

 

Les enfants parmi les principales victimes du conflit en RCA, selon l'ONU
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