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19 juillet 2013 5 19 /07 /juillet /2013 20:15

 

 

 

Communiqué du BINUCA
Communiqué du BINUCA
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Centrafrique-Presse.com
19 juillet 2013 5 19 /07 /juillet /2013 20:06

 

 

 

Une panique s'est emparée ce vendredi matin le Marché central de Bangui causée par des tirs en l'air venant de deux elements de la Seleka. Cet incident  a eu lieu non loin du Palais presidentiel oú se tenait une reunion sur la securité dont certains element français  étaient aperçus. 

Tout a commencé avec l'arrivée devant le Palais d'un vehicle lourdement armé. Les gardes postées là semblent avoir refusé l'entrée du vehicule dans le Palais. En plus, elles ont voulu confisquer le vehicule et desarmer les elements. Vraisemblement, deux elements mecontents ont tiré en l'air. Ce qui a causé une enième panique au niveau du marché. D'autres elements de la Seleka ainsi que le Ministre de la Securité le General Nouredine sont arrivés à pied sur les lieux pour calmer les ardeurs. Mais la panique a déjà gagné la ville pour se repandre tout autour. Avec l'arrestation du Ministre de la Foret, c'est le qui-vive au niveau du Palais où des cameras de surveillance ont été installés tout autour.

Cet incident montre combien il est difficile et delicat de desarmer les nombreux elements errants et incontrolés de la Seleka qui demandent à être payés d'abord alors que les caissent sont vides. Le plus dur, c'est le desarmement de certains groupes en provinces qui se considerent comme de Seigneurs. La FOMAC hesite à s'aventurer hors de Bangui. Le pays est vaste et les risques sont reels et aucun pays ne veut perdre des hommes dans cette aventure, ce qui explique le desinteressement. On parle de 2000 hommes de la FOMAC mais en realité il y a seulement 1200. 

Seleka semble être  la seule entreprise qui a pu attirer comme un aimant  tous les bandits, braconniers, coupeurs de route, ex liberateurs, mercenaries etrangers, prisonniers et autres jeunes desoeuvrés du pays. Beaucoup n'obeissent qu'à leur Colonel. Aujourdhui, la securité reste le principal grand défis à relever pour Djotodia mais le desarmement demande beaucoup d'argent mais le desarmement seul ne suffira jamais. On apprend que certains Seleka ont déjà quitté Bangui pour des activités de banditisme, braconnage, braquage et autres raquettes dans les provinces parce qu'ils ne sont pas payés.

La sortie de crise restera un vain mot s'il n'y a pas d'argent pour un vrai programme de desarmement et d'insertion

Une correspondance particulière de Bangu

Panique au centre ville de Bangui
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Centrafrique-Presse.com
19 juillet 2013 5 19 /07 /juillet /2013 20:00

 

 

 

 

BBC Afrique 18 juillet, 2013 - 15:40 GMT

 

Le gouvernement centrafricain a rejeté les accusations de la Fédération internationale des ligues des droits de l'Homme, qui affirme que des hommes de l’ex-rébellion Séléka ont commis plus de 400 meurtres en quatre mois en Centrafrique.

 

Arsène Sende, ministre de la Justice, demande à la FIDH de relever l'identité des victimes attribués à la Seleka, afin de permettre à la justice de faire son travail.

 

“Je m'interroge comment ils ont pu arriver à ce chiffre de 400”, a déclaré Arsène Sende à BBC Afrique.

 

“Nous savons que quelques crimes ont été commis avant le changement et après, par les éléments de l’ex-président Bozizé et quelques éléments incontrôlés de Séléka”, a-t-il ajouté.

 

Le ministre centrafricain de la Justice évoque aussi “des grands criminels” échappés de prison après le changement: “il ne faudrait pas mettre cela uniquement sur des éléments de la Seleka”.

 

L’ex-rebellion a pris le pouvoir en mars 2013, renversant le régime du président François Bozizé.

 

La FIDH, qui a effectué une mission internationale d'enquête en Centrafrique du 4 au 13 juillet, estime que “l'ensemble du territoire est toujours aux mains des éléments Séléka dirigés par des seigneurs de guerre centrafricains, tchadiens ou soudanais".

 

L’organisation cite également des viols, des enlèvements de civils, des incendies de villages, des braquages et le racket de la population, et dénonce "des crimes commis en toute impunité".

 

"La population civile est abandonnée aux mains criminelles des Séléka", constate le chef de la mission, Eric Plouvier.

 

Centrafrique: le gouvernement répond à la FIDH
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19 juillet 2013 5 19 /07 /juillet /2013 19:44

 

 

 

 

par RJDH-RCA le 17 juillet 2013

 

Les cultivateurs  de certaines villes situées dans le nord de la Centrafrique  ont  des difficultés  à pratiquer l’agriculture à cause des bœufs destinés à la  culture attelée qui ont été pris de force par des éléments de la Séléka basés dans ces localités. Un constat fait par le reporter du RJDH qui s’est rendu dans ces régions la semaine passée. Il s’agit des villes de  Bozoum, de Paoua, de  Bossangoa et de Kabo.

 

Une source proche de la mairie de  Paoua qui requiert l’anonymat  a témoigné au RJDH le vendredi 12 juillet que certains éléments de la Séléka sillonnent  chaque jour  la ville à la recherche des bœufs, qu’ils prennent par la force. « Ils les ramènent dans la ville faisant  des troupeaux de 50 à 100 bœufs, puis ils les confient aux éleveurs qui les conduisent à Bangui pour les vendre », a-t-elle relaté.

 

Ce même constat a été fait dans la ville de Bossangoa. Un jeune homme habitant la localité a fait savoir que les bœufs des cultivateurs volés  par les éléments de cette coalition sont d’abord regroupés dans le quartier Bororo, à majorité habité par la communauté musulmane.  Une fois que le nombre atteint 50,  ces bœufs sont automatiquement conduits à Bangui pour être vendus.

 

L’informateur a souligné que  le groupement des  cultivateurs, malgré les exactions dont ils sont victimes  continuent de cultiver  la terre d’une manière archaïque, afin d’éviter une éventuelle crise alimentaire qui se pointe déjà à l’horizon dans certaines régions du nord.

 

Ces même cas se trouvent également dans les villes de Bozoum et de Kabo où plusieurs bœufs des cultivateurs ont été emportés, par les hommes de la Séléka.

 

Pour ce fait, la plupart  des  paysans, de ces localités ont préférés trouvé  refuge dans leurs champs, loin de la grande route pour échapper  aux exactions de ces hommes armés.

BOSSANGOA/PAOUA : DES BŒUFS DES AGRICULTEURS EMPORTÉS DE FORCE PAR LA SÉLÉKA
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19 juillet 2013 5 19 /07 /juillet /2013 19:26

 

 

 

 

BBC Afrique 17 juillet, 2013 - 16:04 GMT

 

Des hommes de la Séléka, l'ex-rébellion qui a pris le pouvoir en Centrafrique, ont commis "plus de 400 meurtres" en quatre mois, a accusé la Fédération internationale des ligues des droits de l'Homme.

 

L’organisation, qui a effectué une mission internationale d'enquête en Centrafrique du 4 au 13 juillet, estime que “l'ensemble du territoire est toujours aux mains des éléments Séléka dirigés par des seigneurs de guerre centrafricains, tchadiens ou soudanais".

 

"Les éléments Séléka, dont le nombre estimé à l'origine à 5.000 serait aujourd'hui trois ou quatre fois supérieur, continuent de commettre les crimes les plus graves contre la population civile", selon un communiqué de la FIDH.

 

L’organisation cite également des viols, des enlèvements de civils, des incendies de villages, des braquages et le racket de la population, et dénonce "des crimes commis en toute impunité".

 

"En province, où les Séléka ont tous pouvoirs et où l'Etat est complètement absent, aucune justice n'est rendue”, rapporte la FIDH, pour qui "l'Etat centrafricain est aujourd'hui dans l'incapacité de veiller à la protection de la population".

 

"La population civile est abandonnée aux mains criminelles des Séléka", constate le chef de la mission, Eric Plouvier.

 

La FIDH appelle la communauté internationale à adopter des sanctions contre les chefs de la Séléka et à désarmer les ex-rebelles.

 

Elle demande aussi aux Nations unies et à l'Union africaine de “s'engager à la mise en place d'une force internationale" pour "garantir la protection de la population sur l'ensemble du territoire".

 

A Bangui, la capitale, les cadavres de 5 jeunes hommes ont été découvert en début de semaine dans le fleuve Oubangui. Une source policière citée par l’AFP accuse des éléments de la Séléka.

 

L’ex-rebellion a pris le pouvoir en mars 2013, renversant le régime du président François Bozizé.

 

Depuis, le nouveau pouvoir en place peine à rétablir l'ordre.

 

Source : http://www.bbc.co.uk/afrique/region/2013/07/130717_centrafrique_fidh.shtml

 

Centrafrique: accusations d'atrocités
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19 juillet 2013 5 19 /07 /juillet /2013 19:19

 

 

DECLARATION DE SON EXCELLENCE MAITRE NICOLAS TIANGAYE PREMIER MINISTRE, CHEF DU GOUVERNEMENT D’UNION NATIONALE DE TRANSITION RELATIVE A LA SITUATION SECURITAIRE A BANGUI

 

Depuis quelques jours, la ville de Bangui et ses environs sont en proie à des pillages et violences de toutes sortes : enlèvements, assassinats et autres meurtres avec mutilations.

 

Des individus sans foi, ni loi, sévissent dans les quartiers et dans les zones les plus reculées de la République Centrafricaine pour tuer sans vergogne, piller et violer.

 

Cette recrudescence de la criminalité dans les quartiers de la capitale nous fait craindre le pire pour notre pays.

 

La population a peur et vit dans la psychose…

 

La découverte macabre de cinq corps flottant sur le fleuve Oubangui et de plusieurs autres déposés à la morgue ou enterrés à la sauvette, dans des fosses communes dans la zone périphérique de la capitale nous amène à nous interroger sur les vraies motivations des auteurs de ces crimes odieux.

 

Le chef de l’Etat et le Gouvernement de Transition avaient pris des mesures drastiques pour ramener la paix et la sécurité, grâce aux patrouilles mixtes de désarmement; ce qui a permis de connaître une période d’accalmie et une amélioration de la situation sécuritaire dans la capitale.

 

Les derniers évènements sont de nature à remettre en cause tous les efforts déployés par le Chef de l’Etat et de Gouvernement pour ramener la paix et la sécurité dans le pays.

 

Depuis le changement intervenu dans notre pays le 24 mars 2013, la situation sécuritaire demeure préoccupante. Mes différents déplacements à l’étranger m’ont permis de présenter les difficultés de notre pays à nos partenaires, en vue de les inciter à trouver des solutions pour nous éviter une catastrophe humanitaire.

 

C’est pour cela, que, dans ma déclaration devant le Conseil de sécurité des Nations Unies à New-York en juin dernier, j’avais clairement fait comprendre que  « l’effondrement et la disparition des forces de défense et de sécurité avaient laissé un vide sécuritaire ayant engendré une totale anarchie, favorisant des violations généralisées et graves des droits de l’Homme »

 

La réunion du Groupe International de contact sur la République Centrafricaine, tenue à Addis-Abéba au siège de l’Union Africaine, (UA), le 8 mai dernier, dans le prolongement de telle de Brazaville, le 3 mai 2013 a confirmé l’intérêt de la communauté internationale pour un rétablissement rapide de la sécurité en République Centrafricaine.

 

La récente visite à Bangui d’une délégation conjointe des Hauts responsables de la coopération internationale de l’aide humanitaire et de réaction aux crises des Nations Unies et de Commission de l’Union Européenne est significative, à cet égard.

Dans le même  ordre d’idées, lors de sa prise de fonction, le nouveau Représentant Spécial du Secrétaire Général des Nations Unies et chef du Bureau Intégré de l’ONU à Bangui, le général Babacar Guèye avait averti que toute aide internationale avait pour préalable la lutte ˵ contre l’impunité˶.

 

Le gouvernement ne laissera pas des criminels et des bandits de grands chemins plonger notre pays dans l’anarchie et dans le chaos.

 

Je déclare solennellement que les crimes commis ces derniers jours à Bangui et dans ses environs ne resterons pas impunis. Les auteurs et complices des assassinats perpétrés contre les paisibles citoyens seront recherchés, et poursuivis jusque dans leurs derniers retranchements. Je demande à la justice de diligenter dans les meilleurs délais une enquête pour retrouver les auteurs de ces actes crapuleux qui ne cessent d’endeuiller et de discréditer la République Centrafricaine.

 

Je condamne avec force ces massacres et mets en garde tous ceux qui seraient tentés de persévérer dans cette voie. Les filles et fils de Centrafrique, unis par une même langue, le sango, ont toujours vécu dans la paix, l’unité et la cohésion.

 

Désormais, les patrouilles mixtes, renforcées de désarmement circuleront dans les différents quartiers de la capitale 24H sur 24H.

 

La vie humaine est sacrée et le retour de la paix et de la sécurité conditionne la reprise économique et le bien-être de la population. C’est aussi et surtout un préalable pour le réengagement de la communauté internationale aux cotés de notre pays.

 

Pour terminer mon propos, je présente mes condoléances les plus émues aux familles éprouvées. Je partage leur douleur et les assure de mon soutien.

 

Que Dieu bénisse la République Centrafricaine.

 

Je vous remercie.

 

Bangui, le 19 juillet 2013

RCA : Déclaration du Premier Ministre Nicolas TIANGAYE
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19 juillet 2013 5 19 /07 /juillet /2013 19:09

 

 

 

Eric Plouvier, chargé de mission à la FIDH et avocat au barreau de Paris

 

Par Cyril Bensimon   RFI    VENDREDI 19 JUILLET 2013

 

 

« Nous nous sommes rendus à Kaga-Bandoro et à Mbrés, à environ une centaine de kilomètres de Bangui, là où non seulement règne une anarchie, c'est-à-dire une absence de pouvoir de l'Etat, mais où les citoyens centrafricains sont terrorisés par la présence d’éléments Seleka. »

 

Plus de 400 meurtres commis en près de quatre mois au pouvoir, c'est le terrible bilan de la Seleka selon la FIDH. La Fédération internationale des droits de l'homme vient d'effectuer une mission entre le 4 et le 13 juillet en Centrafrique. Son constat est sans appel. Elle parle d'un pays « entre les mains criminelles de la Seleka ».


Eric Plouvier, chargé de mission à la FIDH et avocat au barreau de Paris, était de ce voyage.

 

 

 

Eric Plouvier sur les meurtres de la Seleka : «la communauté internationale, africaine ou onusienne, a le devoir de prendre des mesures qui s’imposent»

 

RFI   vendredi 19 juillet 2013 à 12:17

 

Plus de 400 meurtres commis en près de quatre mois au pouvoir, c'est le terrible bilan des actions de la Seleka selon la Fédération internationale des droits de l'homme ( FIDH) qui vient d'effectuer une mission entre le 4 et le 13 juillet en Centrafrique. Son constat est sans appel. Elle parle d'un pays «entre les mains criminelles de la Seleka ». Eric Plouvier, chargé de mission à la FIDH et avocat au barreau de Paris, était de ce voyage. Il est l'invité de Cyril Bensimon.

 

RFI:  Eric Plouvier bonjour, comment en êtes vous arrivé à ce bilan de 400 meurtres commis par la Seleka depuis son accession au pouvoir ? 

 

Eric Plouvier : Ce chiffre est fondé sur des sources hospitalières, donc les hôpitaux de Bangui, l’hôpital de l’Amitié et l’hôpital communautaire, et d’autres organisations. C’est la considération des nombreux crimes par les éléments de la Seleka qui nous induit à déterminer ce chiffre.

 

Quels ont été les éléments les plus graves que vous avez pu noter sur place ?

 

De visu, dans les hôpitaux, il y a encore des gens qui sont sérieusement blessés. Ils souffrent de polytraumatisme à la suite de coups de feux qu’ils ont reçu de la part d’éléments incontrôlés de la Seleka. On en a vu aussi en province, puisque nous nous sommes rendus à Kaga-Bandoro et à Mbré, c’est-à-dire à environ une centaine de kilomètres de Bangui, où règne l'anarchie et où une absence de pouvoir de l'Etat, mais aussi où les citoyens centrafricains sont terrorisés par la présence d’éléments Seleka. Ils sont en brousse en brousse à cinq ou six kilomètres de leur village, des villages qui ont été incendiés par la Seleka au mois d’avril, et n’osent pas revenir.

 

La situation anarchique dans laquelle se trouve le pays se caractérise par une absence de force publique capable d'assurer la sécurité des personnes et des biens. Les éléments de la Fomac, donc de la force multinationale présente, sont notoirement insuffisants. Il y a environ 1000 hommes à Bangui et en province et il faut rappeler que la Centrafrique est tout de même grande comme la France et la Belgique réunies, qu’en province il y a 3 divisions de Seleka et qu’ils ne patrouillent qu’à 20 kilomètres autour de ces villes. Ce qui veut dire que l’immense majorité du territoire reste sous l’emprise de ces petits seigneurs de la guerre qui s'érigent en colonels, en généraux, dont on ne connaît pas très bien ni l'origine ni le financement - sinon le financement par le racket et l'intimidation. La situation est extrêmement préoccupante pour la sécurité des Centrafricains.

 

Est-ce que les autorités vous semblent avoir pris la mesure de cette situation et avoir posé des actes de nature à ramener un peu de sécurité ?

 

Alors d’abord il faut savoir de quelle autorité on parle parce que la situation reste encore confuse. Le président autoproclamé n’est pas reconnu par la communauté internationale, donc cette autorité aurait aujourd’hui une partie du pouvoir, mais pourrait ne pas l’avoir complètement du fait du fractionnement des rebelles.

 

Il y a aussi la Fomac, il y a le Premier ministre de l’opposition démocratique, Nicolas Tyangaye. Donc cette anarchie est supervisée par de multiples autorités avec une coordination qui est à définir et qui ne me paraît pas du tout acquise. Ni entre le premier ministre et celui qui se dit chef de l’Etat, ni même dans les éléments de la Seleka qui paraissent répondre, eux-mêmes, à leurs propres généraux plutôt qu’au commandement en chef.

 

Alors il est vrai qu’il y a eu une décision importante prise de tentative de désarmement des Seleka et d’associer des patrouilles qui seraient mixtes, à la fois d’éléments de la Fomac et d’éléments de la Seleka. C’est une mesure qui va dans le bon sens sauf que, concrètement, dans Bangui on voit encore des pick-ups, c’était le cas la semaine dernière, avec des enfants-soldats. Et s' il y a un désarmement dans Bangui, ça ne concerne bien évidemment pas l’ensemble du territoire.

 

Est-ce que les crimes que vous avez recensé, vous parlez de plus de 400 meurtres commis sur les quatre derniers mois, ont fait l’objet de poursuites ?

 

A la connaissance de la FIDH, et nous avons bien entendu été aussi au tribunal de Bangui où nous avons rencontré le procureur de la République qui paraissait plus soucieux de s'intéresser -et on le comprend d'une certaine manière- à la situation du général rebelle, M. Daffhane prisonnier du président Djotodia, qu'au reste de la situation. Ce procureur nous a affirmé que 16 mandats de dépôts auraient été pris. Nous sommes allés dans divers centres de privation de liberté où il est vrai qu'il existe des personnes privées de liberté dans des conditions qui ne sont pas toutes légales à mes yeux mais je pense que, comme il y a dix ans lors du précédent coup d’état, l’Etat centrafricain et l’appareil judiciaire et policier sont notoirement incapables de poursuivre et de réprimer les infractions qui ont été commises. Cela pose effectivement une difficulté, qui s’ajoute à celle de la sécurité, c'est qu'il n'y a pas de justice non plus. Les caisses de l’Etat sont vides, les structures judiciaires sont inexistantes et c’est toute la difficulté que rencontre la Centrafrique qui est dans un état d’isolement criant aujourd’hui.

 

La Fomac a gonflé ses effectifs, ils sont environ 1200 aujourd’hui, est-ce que cela vous paraît suffisant et est-ce qu’elle a le mandat suffisant pour tenter de ramener un petit peu de paix dans le pays ?

 

D’abord je pense que les effectifs sont très insuffisants, imaginez 1200 hommes chargés d’assurer la sécurité pour un territoire, encore une fois, grand comme la France et la Belgique, on ne peut pas y penser un instant. Il faut que la Fomac, qui est une force internationale, puisse sérieusement avoir, et un mandat, et un nombre d’hommes, et un financement de nature à assurer réellement la paix en Centrafrique, sinon les plus grands risques existent pour l’avenir. Si la communauté internationale ne se décide pas rapidement à donner un coup de main à ce pays qui est dans une situation assez désespérante, on peut craindre une nouvelle vague nouvelle de criminalité, de nouvelles victimes et une instabilité qui peut ne pas toucher seulement la Centrafrique. Donc la communauté internationale, qu’elle soit africaine ou onusienne, a le devoir de prendre des mesures qui s’imposent pour rétablir la paix dans ce pays.

Eric Plouvier, chargé de mission à la FIDH et avocat au barreau de Paris
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17 juillet 2013 3 17 /07 /juillet /2013 01:35

 

 

 

 

 

Astrid Garaude   16/07/2013

 

Source : http://www.youphil.com/fr/article/06664-centrafrique-crise-humanitaire-onu?ypcli=ano

 

La République centrafricaine traverse l'une des pires crises humanitaires de son histoire, dans l'indifférence générale. 

 

1. Comment expliquer l'instabilité politique en RCA?

 

Depuis l’indépendance de la Centrafrique en 1958, le pays de 4,5 millions d’habitants est plongé dans l’instabilité politique. Les dix ans de règne de François Bozizé ont été marqués par une contestation grandissante qui s’est matérialisée par le mouvement Seleka.

Ce dernier est né de l’agrégation de cinq groupes rebelles, unis dans la volonté de faire tomber Bozizé. Une fois la tâche accomplie, le groupe a placé Michel Djotodia à la tête de l’Etat, gageant qu’il serait un rempart efficace contre l’insécurité.

 

Un voeu pieu. Le nouveau chef d'Etat n'a aucune autorité sur la Seleka qui répand la terreur à travers le pays, multipliant les exactions et les pillages. "Il s’agit d’une milice très hétérogène dont certaines composantes ont une grande autonomie", explique Philippe Hugon, directeur de recherche à l’Institut de relations internationales et stratégiques. 

 

2. Quelle est la situation humanitaire?

 

Tous les indicateurs sont au rouge. Le pays a la deuxième espérance de vie la plus faible du monde (48 ans) et un taux de mortalité trois fois supérieur au seuil qui définit une urgence humanitaire. Le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés dénombre 206.000 personnes déplacées et près de 50.000 Centrafricains réfugiés en République démocratique du Congo, au Tchad et au Cameroun. Ce qui provoque une situation sanitaire intenable.

 

Cinq des ONG présentes sur place se sont réunies le 9 juillet 2013 pour lancer un cri d’alerte. "La situation humanitaire, déjà très difficile, a empiré depuis mars", affirme Mego Terzian, président de Médecins sans frontières (MSF).

 

L'effondrement du système de santé

 

"Les centres médicaux sont abandonnés et il n’y a plus d’approvisionnement en médicaments y compris pour les traitements de base contre la diarrhée et le paludisme. De plus, plusieurs patients séropositifs ne sont plus soignés, faute de traitement disponible", rapporte Mego Terzian. Les structures de santé soutenues par MSF dénombrent 33% de cas de paludisme supplémentaires par rapport à 2012.

 

Une crise alimentaire

 

Action contre la faim (ACF) évoque une situation alimentaire déplorable, par la voix de son directeur régional Alain Coutant: "Nous recensons deux fois plus d’admissions dans nos centres nutritionnels en 2013."

 

Un constat partagé par Bérangère Tripon de l’ONG Solidarités international (SI). Elle observe "un élargissement des populations touchées par la précarité alimentaire dans un contexte de mauvaise récolte et de pillage des semences". Si bien que les réserves alimentaires des populations sont réduites à un mois d'après l'ONG. En cas de pénurie, elles mangent les semences telles quelles. 

 

3. Pourquoi la communauté internationale n'agit-elle pas?

 

Les cinq ONG dénoncent le désintérêt de la communauté internationale et l’exhortent à "réinvestir l’espace humanitaire", comme l’assène, Rafik Bedoui de Médecins du Monde (MdM).

 

L'insécurité pour justifier l'inertie internationale

 

Il semble que la RCA ne soit pas la priorité de l’agenda international. Jeffrey Feltman, Secrétaire général adjoint aux Affaires politiques de l'ONU s'est rendu à Bangui en avril 2013, mais aucune aide concrète n'a suivi cette visite. Il a simplement appelé "les nouvelles autorités du pays [à] assumer leurs responsabilités en contrôlant les éléments sous leur commandement." Or, l'Etat centrafricain semble incapable de maîtriser les milices de la Seleka.

 

L'absence d'un engagement clair de l'ONU est particulièrement montrée du doigt. "Les Nations Unies ont payé cher leur complaisance envers Bozizé. Leurs locaux ont été pillés et leurs agents malmenés", analyse Roland Marchal, chargé de recherche au CNRS, basé au Centre d'études et de recherches internationales de Sciences-Po Paris. Cela a conduit l’organisation à réduire son équipe à 40 agents, un protocole strict qui affaiblit ses capacités d’action. Outre les bureaux de l'ONU, les "ONG sont pillées et les exactions se multiplient", rapporte Thierry Mauricet de l’ONG Première urgence - Aide médicale internationale. 

 

Trop d'insécurité pour la communauté internationale mais également pour les bailleurs de fonds. Ils seraient peu enclins à apporter une aide potentiellement détournée ou volée. Cet argument ne tient pas selon Roland Marchal. Plusieurs pays gangrenés par la violence ont bénéficié d’une aide importante.

 

C'est le cas en Libye où l'ONU s'était engagée à "soutenir le peuple libyen dans tous les domaines". Au Soudan, depuis 2010, l'ONU a doublé son financement en faveur du renforcement des capacités sécuritaires nationales pour gérer la crise humanitaire au Darfour et au Kordofan. 

 

Roland Marchal ajoute que "la Seleka est un groupe armé à la puissance de feu limitée, rien à voir avec l’armée rwandaise, par exemple". Rétablir la sécurité est donc possible, selon lui.

 

La RCA, "un intérêt géostratégique très faible" pour la France

 

Roland Marchal s'indigne de l'inaction française: "Où est la responsabilité de protéger? C’est bien sous cette bannière que sont intervenus les Français en Lybie et au Mali. Les troupes sont sur place mais les instructions envoyées par Paris les cantonnent à une action a minima. Les Centrafricains sont des citoyens comme les autres, ils doivent être traités comme tel."

 

En avril 2013, le président Michel Djotodia a appelé la France au secours pour restaurer la stabilité dans le pays. Un appel qui fait écho à celui de son homologue malien, Dioncounda Traoré, lancé en janvier 2013. Mais contrairement au dirigeant malien, le sien est resté lettre morte.

 

La France s'engage faiblement en RCA. Entre 2006 et 2010, les engagements de l'Agence française de développement se sont élevés à 37.5 millions d'euros. A titre de comparaison, au Togo, ils ont atteint 131 millions d'euros entre 2005 et 2011. Comment expliquer ces différences de traitement?

 

Pour Philippe Hugon, la France n'intervient pas à cause du "caractère interne de la crise, à la différence du Mali où se trouvait plusieurs éléments étrangers." La réalité est peut-être plus prosaïque: "Ce petit pays enclavé représente un intérêt géostratégique très faible." En dépit de quelques ressources minières, la RCA est très pauvre, explique le chercheur. Les échanges commerciaux entre la France et la Centrafrique ne s'élèvent qu'à 52.000 euros par an, d'après le Quai d'Orsay.

 

4. Vers un sursaut de la communauté internationale?

 

Face à la dégradation de la situation humanitaire, la communauté internationale paraît enfin se réveiller. L'ONU a annoncé une aide d'urgence de 7 millions d'euros en juin 2013 afin de répondre à la crise humanitaire. L’UE quant à elle, va débloquer une aide supplémentaire de huit millions d’euros, nous apprend Kristalina Georgieva, commissaire européenne à la coopération internationale et à l'aide humanitaire.

 

Cela porte sa contribution pour 2013 à 20 millions d’euros. En 2012, au Sahel, alors que 10 millions de personnes étaient confrontées à une pénurie alimentaire (soit deux fois plus qu'en RCA), l'Europe a débloqué plus de 330 millions d'euros. C'est-à-dire 15 fois plus que celle apportée en RCA. 

Pourquoi la crise en Centrafrique n'intéresse-t-elle personne?
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17 juillet 2013 3 17 /07 /juillet /2013 00:43

 

 

 

 

Kaga Bandoro (Centrafrique) (AFP) - 16.07.2013 14:28 - Par Jérôme RIVET

 

« Que nous reste-il? Rien, sauf ces quelques lits sans matelas et sans moustiquaire...": à l'hôpital centrafricain de Kaga Bandoro, le personnel en est réduit à balayer des salles vides depuis que "tout a été pillé" par les rebelles ayant pris le pouvoir en mars.

 

"Quatre mois après, la peur est toujours là", témoigne Henri Ngoa, l'un des infirmiers de l'hôpital de cette préfecture du centre de la Centrafrique, à 350 km au nord de Bangui. "Même s'ils sont malades, les gens n'osent pas venir se faire soigner. Ils préfèrent rester dans la brousse par crainte du Séléka", le mouvement rebelle qui a renversé le président François Bozizé le 24 mars.

 

Cette crise, la énième depuis l'indépendance de l'ex-colonie française en 1960, est "la plus dure et la plus violente" qu'a connue Kaga Bandoro, une bourgade de 26.000 habitants, essentiellement des paysans, selon les témoignages recueillis par l'AFP.

 

Régina, une jeune femme de 21 ans, raconte ainsi que "tout a été volé" dans sa modeste maison lorsque les rebelles sont arrivés, le 25 décembre. "Des membres de ma famille sont morts et on s'est réfugié dans la campagne" par peur d'être "tué ou violé", témoigne cette mère de deux jeunes enfants. "Depuis, on se nourrit de racines de manioc et de légumes. On n'a plus qu'un repas sur deux".

 

"La population a beaucoup souffert depuis Noël", résume l'évêque du diocèse de Kaga Bandoro, Albert Vanbuel, un septuagénaire belge arrivé en Centrafrique il y a vingt ans. "Même si la situation s'est un peu améliorée depuis deux semaines, le principal problème est l'absence totale d'autorité. Plus de police ou de justice... Un nouveau préfet est arrivé il y a quelques jours, mais il n'a aucun moyen", explique-t-il.

 

Les combattants du Séléka ont pris possession du commissariat et de plusieurs bâtiments de la ville. Mais la plupart d'entre eux, souvent très jeunes, ne parlent pas la langue locale, le songo, car ils viennent du Tchad, du Soudan ou des régions frontalières du nord. "Jusqu'à la semaine dernière, leur responsable s'exprimait en arabe, même pas en français", témoigne un adjoint du maire, Pascal Zoumbeti. Difficile, dans ces conditions, d'apparaître comme la nouvelle autorité légitime.

 

Risque de "crise humanitaire majeure"

 

Pour retrouver un semblant de sécurité, la population compte davantage sur la présence d'une cinquantaine de militaires congolais de la Force multinationale en Afrique centrale (Fomac), déployée par les pays voisins pour empêcher que la Centrafrique ne sombre plus encore dans le chaos.

Son commandant local, le capitaine Olivier Ondougo, affirme que la situation sécuritaire "se stabilise" et que les combattants du Séléka "ont changé de mentalité" en délaissant leur "comportement de rebelles".

 

Une extrême méfiance demeure cependant et les rares propriétaires de véhicules préfèrent les protéger du vol en les stationnant chaque soir dans le camp de la Fomac.

 

C'est le cas notamment des ONG, qui reviennent progressivement après avoir quitté la région en début d'année, à l'exception du CICR (Croix-Rouge).

 

Ce retour s'avère délicat, notamment pour les agences de l'ONU, comme l'Unicef ou le Programme alimentaire mondial (PAM), dont le vaste centre a été totalement dévasté. "On n'a rien pu faire quand les Séléka ont débarqué, armés. Ils ont emporté les équipements informatiques, des véhicules et une bonne partie des stocks de nourriture et de médicaments. Dans les semaines suivantes, la population a embarqué les portes et les tôles ondulées des toits", témoigne Sylvain Yakara, l'un des responsables.

 

Venue récemment à Kaga Bandoro évaluer les besoins, Valerie Amos, sous-secrétaire générale adjointe de l'ONU en charge de l'humanitaire, a estimé indispensable "le retour de la présence de l'ONU" dans la région mais que cela nécessitait que les nouvelles autorités "rétablissent la sécurité" et mettent fin à l'impunité.

 

Tant que cela ne sera pas le cas, "la situation va rester extrêmement précaire" pour la population, avec "le risque d'une crise humanitaire majeure en 2014", avertit Pascal Mounier, le responsable à Bangui du service spécialisé de l'Union européenne (ECHO). D'ores et déjà, le taux de mortalité des enfants et l'incidence de la malaria sont en progression sensible cette année.

 

© 2013 AFP

En Centrafrique, "la peur est toujours là"
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17 juillet 2013 3 17 /07 /juillet /2013 00:34

 

 

 

 

Bangui, 17 juil (CAP) - D’après des informations de sources recoupées et dignes de foi recueillies à Cotonou, l’ex-président centrafricain déchu vient de vendre une des trois villas dont on lui reconnaît la propriété dans la capitale économique béninoise. Une à Porto-Novo, une seconde à AKPAKPA, un quartier de Cotonou et une troisième à la Cité CEN-SAD, toujours à Cotonou. Est-ce le signe que le dictateur sanguinaire de Bangui désormais en errance serait déjà à court d’argent ?

 

Toujours de sources béninoises autorisées, on apprend qu’il poserait certaines conditions à sa demande d’asile politique au Bénin, exigeant notamment de ne pas résider dans le nord de ce pays, dans le village de l’actuel président Thomas Yayi Boni mais plutôt dans le sud soit à Cotonou ou à Porto-Novo, choix que le président béninois ne veut admettre.

 

Par ailleurs, une autre source digne de foi signale en outre que les relations entre François Bozizé et certains gourous de sa secte de l’église du christianisme céleste se seraient beaucoup dégradées en raison de ce que ce dernier reprocherait à ses gourous de n’avoir pas pu lui éviter d’être renversé du pouvoir. Sa foi dans cette secte paraît donc quelque peu ébranlée. 

 

Sauf si en s'enfuyant du Palais de la renaissance dans la précipitation que l'on sait le 24 mars dernier, il n'avait pas pu partir avec ses valises d'argent Bozizé doit en principe tenir le coup encore assez longtemps avec tout ce qu'il a pu soutirer des caisses de l'état centrafricain qu'il a placé ici et là dans le monde ou encore grâce aux nombreux diamants qu'il a acquis çà et là tant par des achats plus ou moins réguliers que par les opérations de gangstérisme d'état et dont plusieurs collecteurs et bureaux d'achat ont été victimes à maintes reprises.

 

François Bozizé serait-il déjà désargenté
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