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18 juin 2013 2 18 /06 /juin /2013 12:22

 

 

 

 

 

Le Messager  18/06/2013 03:00:32

 

Face à la presse hier, Issa Tchiroma, ministre de la Communication, n’a ni confirmé, ni infirmé la participation effective de l’homme fort de Bangui


A l’occasion de la rencontre des chefs d’Etats du Golfe de Guinée, la capitale camerounaise se prépare à recevoir plusieurs chefs d’Etat issus du Golfe de Guinée. Le ministre de la Communication, Issa Tchiroma Bakary, était hier lundi 18 juin 2013, face à la presse pour fixer les contours d’un sommet prévu le 25 courant. 

 

Le sommet des chefs d’Etats du Golfe de Guinée va se tenir, sauf déprogrammation de dernière minute, au Cameroun où sont attendues  pas moins de 500 personnalités parmi lesquelles les présidents des Républiques faisant partie du golfe de Guinée . Issah Tchiroma Bakary, le ministre en charge de la Communication, a donné une conférence de presse, lundi 17 juin 2013, pour non seulement, fixer les Hommes des médias sur les contours de cet évènement, mais aussi décliner les dispositions pratiques usuelles à prendre pour la couverture médiatique de ce sommet.

 

A la question de savoir si Michel Djotodia, le nouvel homme fort de la République centrafricaine (Rca) qui a renversé le général Bozizé, démocratiquement élu à la tête du pays, sera du rendez-vous du 25 juin prochain, le Mincom  a laissé entendre aux journalistes de prendre leur mal en patience  et de vivre le ballet des arrivées de nombreux  chefs d’Etat attendus. Un discours, qui n’a pas laissé présager, une assurance totale de la participation effective de Michel Djotodia aux travaux de Yaoundé.

 

Des sources dignes de foi évoquent  le peu d’empressement manifesté par Paul Biya à rencontrer Michel Djotodia, le nouvel homme fort de Bangui. Après s’être fait adouber par les autres chefs d’Etat de la sous-région d’Afrique centrale, Djotodia a du mal à obtenir les grâces du numéro un camerounais.  Le  sommet du 25 juin prochain va –t- il permettre enfin aux  deux hommes de s’accorder sur les sujets qui fâchent à l’instar du cas du président déchu François Bozizé, sur qui pèse un mandat d’arrêt international ?

 

Alain NJIPOU

 

 

NDLR : On ne voit pas pourquoi la présence du président Michel Djotodia à Yaoundé pour ce sommet sur l'insécurité doit-elle embarrasser les autorités camerounaises sauf si celles-ci ont mauvaise conscience pour avoir accordé une hospitalité anormalement prolongée au sanguinaire Bozizé contre qui les nouvelles autorités de Bangui viennent de lancer un mandat d'arrêt international. 

 

Selon nos informations, lors du récent sommet extraordinaire des chefs d'état de la CEMAC où le Cameroun n'a été représenté que par son Premier Ministre Philémon Yang, le Président Paul Biya étant bien connu comme absentéiste chronique des réunions au sommet de ses pairs, la délégation camerounaise aurait affirmé que Bozizé n'était plus sur le sol camerounais.

 

Une autre source le donne avoir regagné un pays du golfe arabique après son séjour kenyan. Il aurait même conclu, toujours selon notre source, un accord avec le dirigeant d'un mouvement rebelle tchadien afin de se préparer à reprendre son fauteuil perdu à Bangui et pouvoir ensuite renverser le Président tchadien. Bozizé a donc la dent dure. Les déclarations de Lévi Yakété annonçant la création d'un mouvement de rébellion armée, l'ex-chef milicien de COCORA, distributeur d'armes et de machettes à Bangui avant l'entrée de Séléka et la chute de Bozizé, qui se proclame à présent porte-parole du même Bozizé, expliqueraient cela. Tout cela doit cependant être pris au conditionnel mais la vigilance doit être de mise.   

Sommet de Yaoundé : La présence de Djotodia embarrasse le régime de Biya
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Centrafrique-Presse.com
18 juin 2013 2 18 /06 /juin /2013 12:20

 

 

 

 

Monsieur le Président du Conseil de Paix et de Sécurité,

Mesdames, Messieurs les Membres du Conseil

Honorables invités

Mesdames et Messieurs

 

La présente session du Conseil de Paix et de Sécurité consacrée à la situation en République centrafricaine (RCA) vient traduire, encore une fois, l’attention que l’UA porte, à bon droit, à ce pays et sa volonté de contribuer à ce que l’ordre constitutionnel, la paix et la sécurité y soient très rapidement et effectivement rétablis.

 

Cette grande attention que suscite la situation en RCA, suite au coup de force du 24 mars 2013, est une occasion pour l’Afrique dans son ensemble, et les pays  d’Afrique centrale en particulier, de relever le défi de la résolution de la crise centrafricaine  à travers une mobilisation accrue, davantage de synergie et une conjugaison harmonieuse des efforts. Cette voie a été fort opportunément ouverte par les Chefs d‘État, réunis à N’Djamena le 18 avril dernier, lorsqu’ils ont retenu une démarche en cercles concentriques articulant les efforts de la région avec ceux du continent, et ces derniers avec ceux de la Communauté internationale dans son ensemble. Concrètement, une dynamique a ainsi été enclenchée.

En engageant le Gouvernement de la RCA, la CEEAC, l’UA, l’ONU, l’UE et l’OIF à se consulter, dans les meilleurs délais, sur les arrangements sécuritaires devant soutenir la période de transition, y compris ceux de nature à renforcer l’efficacité de la MICOPAX et à assurer la capacité à contribuer à la protection des civils ainsi qu’à la réforme du secteur de défense et de sécurité de la RCA;

 

Et en demandant à la Commission de l’Union africaine de prendre les mesures appropriées en vue de l’évaluation des besoins de la MICOPAX en effectifs, équipements et financements, ainsi que de la génération de forces en fonction d’un concept d’opération et d’un concept de soutien logistique bénéficiant de l’appui de l’Afrique et de la Communauté Internationale,

Les Chefs d’Etat et de Gouvernement de la CEEAC, lors de leur 4ème sommet extraordinaire à Ndjamena, le 18 avril 2013, ont, convergeant avec le Conseil de Paix et de Sécurité, décidé  la création d’un Groupe International de Contact en vue de mobiliser les appuis politiques et les ressources financières nécessaires à la réussite de la transition en RCA.

Depuis lors, la Commission s’est mise à l’ouvrage et a dépêché une mission militaire d’évaluation des besoins de la MICOPAX, à Bangui, du 2 au 7 mai 2013. La réunion inaugurale du Groupe international de contact sur la RCA, tenue à Brazzaville, le 3 mai 2013, a constitué un temps fort dans le rassemblement de la Communauté internationale au chevet de la RCA et en soutien aux positions et initiatives de l’Afrique en la matière.

 

Mesdames et Messieurs les Membres du Conseil,

 

A l’issue de vos délibérations, lors de votre  375ème réunion consacrée à la RCA, le 10 mai 2013, vous avez, entre autres mesures, demandé à la Commission d’assurer le suivi requis pour l’opérationnalisation des arrangements sécuritaires envisagés dans les meilleurs délais possibles.

 

Le Rapport qui vous est soumis vous expose les principaux résultats et conclusions et présente quelques recommandations.

 

Il s’agit avant tout de donner un mandat actualisé et adapté, ainsi qu’une taille et des moyens appropriés, à la mission de consolidation de la paix déployée par la CEEAC en RCA, à travers un processus de renforcement et de restructuration qui permette de répondre à la situation d’urgence sécuritaire et humanitaire actuelle, mais également qui soit en mesure de contribuer à des solutions durables aux causes de la crise centrafricaine. Il s’agit également de mettre en place le tissu sécuritaire de l’accompagnement de la transition pour que toutes les tâches et réformes envisagées soient dûment entreprises et réalisées.

La plus-value de notre action, en répondant à l’appel des dirigeants de la CEEAC, c’est d’aller au-delà des urgences et de s’inscrire dans la durée, de sorte à éviter à la RCA de retomber dans les mêmes travers, comme le recours systématique à la rébellion armée comme moyen de promouvoir des revendications politiques et autres.

Si donc dans l’immédiat l’objectif est de rétablir très rapidement l’ordre et la sécurité, de contribuer à la réussite de la transition en vue d’un retour à la légalité constitutionnelle ; à moyen et à long termes, il s’agit de soutenir la RCA dans tous les aspects de sa reconstruction. A commencer par les questions relatives à la réforme du secteur de défense et de sécurité, la relance des administrations et services publics, le soutien aux activités productives génératrices de revenus et, naturellement, la préparation et la tenue d’élections libres et régulières dans un climat apaisé.

Nous envisageons d’engager avec la CEEAC et ses organes compétents les consultations nécessaires afin de convenir des modalités de mise en place d’une Mission internationale de soutien à la Centrafrique sous conduite africaine (MISCA) dont le noyau sera la mission de consolidation de la paix actuelle (MICOPAX). Nous comptons par la suite soumettre au Conseil les conclusions de ces consultations ainsi que les documents nécessaires à la structuration de l’effort collectif qui s’impose à nous en RCA. D’ores et déjà, les pays de la CEEAC ont décidé d’élever le niveau d’effectifs à fournir par eux-mêmes à la MICOPAX à 2.000, avec en parallèle un effort de mobilisation de ressources financières dans la région et au-delà. L’équipe militaire d’évaluation de la MICOPAX, conduite par l’UA et comprenant des experts représentant la CEEAC, l’ONU et l’OIF, a conclu à la nécessité d’une Force, à composantes militaire et de Police/Gendarmerie, d’un effectif total de 3.437 éléments en raison de la complexité de la situation et de la multiplicité des tâches à accomplir à Bangui puis à travers le territoire de la RCA.

Dans cette nouvelle démarche, nous comptons sur le soutien actif des Nations unies, de l’UE, de l’OIF et des autres partenaires bilatéraux et multilatéraux, membres du Groupe international de contact sur la RCA. La solidarité des Etats membres de l‘UA sera indispensable pour mener à bien cette nouvelle opération et réunir en sa faveur toutes les conditions du succès.

 

Mesdames et Messieurs les Membres du Conseil,

 

Honorables invités

 

Durant le Sommet que les Chefs d’État et de Gouvernement de l’UA ont tenu, les 26 et 27 mai derniers, sous le double signe du Panafricanisme et de la Renaissance africaine, plusieurs de nos Leaders qui se sont beaucoup investis dans la gestion de la crise centrafricaine ont souligné l’urgence d’une véritable entreprise de sauvetage de la RCA et de son peuple, mettant aussi en évidence l’impact négatif de la situation actuelle sur la région dans son ensemble.

 

Votre présente réunion donne à l’Union Africaine une précieuse occasion de répondre aux appels de la CEEAC dans la fidélité aux principes et objectifs de l’agenda et de l’architecture de paix et de sécurité dont l’Afrique s’est dotée. Ce faisant, l’Union Africaine donnera aux Nations Unies et à tous ses partenaires la vision et le cadre d’action pour un sursaut collectif en faveur de la RCA mais aussi de la sécurité globale et de la démocratie.

Je vous remercie de votre aimable attention.

 

- See more at: http://www.peaceau.org/fr/article/intervention-de-l-ambassadeur-ramtane-lamamra-commissaire-a-la-paix-et-a-la-securite-lors-de-la-reunion-du-conseil-de-paix-et-de-securite-sur-la-lra#sthash.Vidic3aw.dpuf

 

 

Centrafrique : l’UA préoccupée par la situation sécuritaire en Centrafrique

 

17 juin 2013

 

 

La présidente de la Commission de l’UA, Nkosazana Dlamini-Zuma, a affirmé que la situation sécuritaire en Centrafrique demeure « particulièrement préoccupante », près trois mois après l’entrée des éléments du Séléka à Bangui. Dans un rapporte, elle indique que « à ce jour, l’ampleur de ces actes de violence s’est réduite, mais la situation demeure préoccupante, caractérisée notamment par la méfiance de la population, le fonctionnement au ralenti des administrations et services publics, l’absence de cohésion au sein de la coalition Séléka, l’absence d’une vision stratégique consolidée et la précarité de la situation humanitaire » et ajoute que les « populations civiles continuent de vivre dans la crainte des éléments de la Séléka ».

 

Elle note toutefois que « le Premier ministre, Me Nicolas Tiangaye, et le Gouvernement d’union nationale ont entrepris une série d’actions conformément à la Feuille de route proposée par le 4ème Sommet extraordinaire de la » CEEAC et salue « l’action soutenue du BINUCA sur le terrain et l’engagement remarquable dont a fait preuve son chef, Margaret Vogt, tout au long de son mandat en RCA ».

 

(Source : UA)

 

Intervention de l'Ambassadeur Ramtane Lamamra, Commissaire à la paix et à la sécurité en introduction du rapport sur la RCA à la réunion du CPS du 17 juin 2013
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Centrafrique-Presse.com
18 juin 2013 2 18 /06 /juin /2013 12:16

 

 

CENTRAFRIQUE

 

17 juin 2013,

 

Les populations du Nord-Est du pays ont perdu le sourire. Impossible d’envisager l’avenir dans des perspectives heureuses. Depuis quelques jours, elles ploient sous le choc de la barbarie meurtrière des invertébrés serviteurs du sulfureux chef politico-religieux de l’Armée de résistance du seigneur (LRA), Joseph Kony. Emportés par l’élan irrépressible d’une pratique digne de l’époque protohistorique, ces combattants ont semé la désolation et la tristesse dans deux villages de la région diamantifère de Bria. On déplore au passage, près de 16 morts. La fin des haricots, c’est qu’en représailles à la mort de quatre(4) des leurs, les chérubins de Kony ont décapité six (6) villageois et posé leurs têtes sur des troncs d’arbre. C’est horrible et terrifiant !

 

Mais, c’est comme cela que les guérilleros ougandais n’ont de cesse agi, avec une extrême brutalité chevillée de vols, de viols etc. Si bien qu’on leur impute, après plus de 20 ans d’activisme, la disparition de milliers de personnes, le kidnapping de 20 000 personnes et le déplacement de près de 1, 9 millions de Sud-Soudanais, Ougandais, Congolais et Centrafricains. On comprend pourquoi dès son avènement au pouvoir, le nouvel homme fort de Bangui, Michel Djotodia, déclarant la guerre à la LRA, s’était donné deux mois pour en finir avec ses exactions sur le territoire centrafricain. Les deux mois sont passés, sans qu’une action vigoureuse destinée à broyer ce qui reste encore des combattants de la rébellion n’ait été perçue. Rien de rustique et de prodigue n’avait jusqu’à présent été entrepris. C’est tout naturellement que Joseph Kony ait profité pour administrer une sévère claque au président centrafricain. Ses hommes ont paradé au cœur du pays, dans ce qu’il a de plus cher, la région diamantifère de Bria, sans être véritablement inquiétés. C’est le signe que l’autorité de l’Etat est branlante dans cette localité. On n’a pas connaissance de l’implication des forces de l’ordre et de sécurité dans les tristes évènements qui ont endeuillé les braves villageois. Soit qu’elles n’étaient même pas présents dans les environs, soit qu’elles n’avaient pas les moyens d’intervenir. On croirait que tous les colosses aux muscles d’acier, présents il y a peu dans cette région, qui ont contribué au triomphe de la Séléka, aujourd’hui au pouvoir, sont à Bangui pour le partage du gâteau.

 

La LRA, qui profite du retour de la saison hivernale, pourrait de nouveau frapper. Les bourgades du Nord-Est et du grand Nord n’échapperaient pas à la bestialité primaire de cette guérilla qui écume le pays. Les populations de ces localités, vivant dans l’ambiance tonitruante d’une hypothétique attaque, pourraient dire que leur enchanteresse vision d’un monde paradisiaque avec la victoire de la Séléka a tourné court. La multiplication des coups de griffes de la LRA saperait leur moral au point qu’elles finissent par se détourner de l’autorité centrale. Le risque, c’est qu’elles éprouvent de la sympathie pour des vendeurs d’illusion. Il ne faut pas oublier que les partisans du président déchu, François Bozizé, ont annoncé la création d’un mouvement. Il faut compter avec cette nouvelle structure, car c’est par le Nord aussi que son champion avait conquis le pouvoir en 2003. Sans oublier les forces du tristement célèbre chef de guerre, Abdoulaye Miskine, du Front démocratique du peuple centrafricain (FDPC), qui guerroie en ce moment contre les forces centrafricaines. Pour éviter de sombrer, les autorités gouvernementales, qui ont déjà lancé la chasse à Kony et ses hommes, devraient renforcer leurs positions dans la zone de Bria et environs. Les 120 hommes mis à la disposition du général Zakaria Damane, qui a pris la tête de cette traque ne peuvent vraisemblablement pas contrer les 500 hommes de la LRA, qui agissent par groupes actifs, se déplaçant aussi rapidement que des nués de sauterelles. La tâche ressemble fort bien à un rocher de Sisyphe, car les hommes de la LRA plastronnent impunément aux frontières de 3 Etats que sont la République démocratique du Congo (RDC), la République centrafricaine (RCA) et le Sud-Soudan.

 

Dans ce dernier pays, il bénéficierait de la bienveillance et de la clémence de l’armée du Soudan, qui contrôle l’enclave de Kafia Kingi, située à la charnière entre les deux Soudans, près de la frontière centrafricaine. Les guérilleros pourraient chaque fois que de besoin s’y replier afin de ressurgir avec des attaques surprises. Il faut agir vite et bien en concertation avec les armées de l’Ouganda, du Sud-Soudan et de la RDC. Toute chose qui permettrait aux troupes de l’armée régulière de la Centrafrique d’aller traquer les hommes de Kony dans leurs retranchements, après avoir obtenu des autorités de Juba et de Khartoum, le droit d’intervenir sur leurs territoires. C’est seulement en s’inscrivant dans cette dynamique que le régime de Bangui aura le salut.

 

Adama BAYALA


badam1021@yahoo.fr

 

 

Source : http://www.sidwaya.bf/quotidien/spip.php?article12961

 

 

Centrafrique: mais où est donc l'insaisissable Joseph Kony ?

 

Par RFI  mardi 18 juin 2013 à 03:47

 

Nous vous en  parlons depuis ce dimanche 16 juin. L'Armée de résistance du seigneur (LRA) refait parler d'elle en République centrafricaine. La rébellion de Joseph Kony aurait mené des attaques dans le nord-est du pays. Les forces armées du pays, soldats et Seleka, se sont déployées dans la zone pour les traquer. Pendant ce temps, à Addis Abeba, l'Union africaine (UA) a tenu une réunion lundi sur le sujet. Elle a prolongé d'un an sa mission militaire pour traquer les rebelles venus initialement d'Ouganda mais elle ne veut pas pour l'heure travailler directement avec les autorités centrafricaines issues du coup d'Etat. Conséquence, les militaires de la région basés en RCA sont aux chômage technique.

 

En avril, une organisation américaine, l'initiative pour résoudre la crise de la LRA, révélait sur la foi de témoignages et de photos satellites que le chef de l'armée de résistance du seigneur disposait entre octobre 2009 et le début de cette année d'un sanctuaire au Soudan.

Selon cette ONG, l'un des hommes les plus recherché du continent jouissait même dans la localité de Kafia Kingi de la protection de l'armée soudanaise avec laquelle il a longtemps collaboré. A-t-il quitté cette enclave au risque de se faire arrêter et livrer à la Cour pénale internationale ? C'est ce que pensent deux sources centrafricaines proches de Michel Djotodia.

 

Rapines ultra-violentes et transactions

 

Selon elles, Joseph Kony est revenu sur le territoire centrafricain. Une autorité au Palais avance même que depuis plusieurs semaines le patron de la LRA mènerait dans l'est du pays des opérations de rapines ultra-violentes mais aussi des transactions avec des acteurs du secteur diamantifère dans la région de Bria.

 

Vrai ou Faux ? Impossible de le dire. Il est en revanche établi que les autorités centrafricaines, sentant le bénéfice qu'elle peuve en tirer, s'activent sur le dossier LRA. Sur le terrain, des équipes ont été envoyées dans le nord-est du pays pour mener la traque. Michel Djotodia lui est parti hier à Khartoum en espérant jouer de ses amitiés soudanaises. Le nouveau chef de l'état ayant été consul à Nyala au Darfour, non loin de là où aurait été installé Joseph Kony.

 

L’homme qui a giflé Michel Djotodia !
L’homme qui a giflé Michel Djotodia !
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17 juin 2013 1 17 /06 /juin /2013 21:15

 

 

 

 

 

I. INTRODUCTION

 

1. Le présent rapport est soumis dans le cadre de l’examen régulier, par le Conseil, de la situation en République centrafricaine (RCA) conformément au communiqué adopté lors de sa 375ème réunion tenue le du 10 mai 2013 [PSC/PR/COMM.3(CCCLXXV)]. Le rapport, qui couvre la période mai - juin 2013, traite de la situation qui prévaut sur le terrain, ainsi que des efforts régionaux et internationaux y relatifs. Le rapport rend également compte des résultats de la mission d’évaluation militaire conduite par la Commission en RCA, du 2 au 7 mai 2013. Il se conclut par des observations sur la voie à suivre.

 

II. PRINCIPAUX DÉVELOPPEMENTS EN RCA

 

2. L’entrée des éléments de la rébellion Seleka à Bangui, le 24 mars 2013, et la prise illégale du pouvoir se sont traduites par des pillages à grande échelle, des exécutions sommaires, des viols et autres graves violations des droits de l’homme. Certes, à ce jour, l’ampleur de ces actes de violence s’est réduite, mais la situation demeure préoccupante, caractérisée notamment par la méfiance de la population, le fonctionnement au ralenti des administrations et services publics, l’absence de cohésion au sein de la coalition Seleka, l’absence d’une vision stratégique consolidée et la précarité de la situation humanitaire.

 

3. Les populations civiles continuent de vivre dans la crainte des éléments de la Seleka. Certes, les autorités de fait affirment avoir entamé le processus de cantonnement des éléments de la Seleka dans les camps Roux et Kassai, à Bangui, ainsi qu’à Bouar et à Bria, à l’intérieur du pays. Toutefois, ce processus tarde à se matérialiser. Des éléments de la Seleka ont remis en place des barrages illégaux sur les principaux axes routiers et exigent de manière quasi-systématique le versement de sommes d’argent par les usagers. Des cas d’exécutions sommaires, d’enlèvements et de pillages continuent d’être signalés.Toutefois, et de façon plus encourageante, il importe de relever la remise, par les dirigeants de la Seleka, d’enfants soldats au Fonds des Nations unies pour l’enfance (UNICEF).

 

4. Par ailleurs, le 24 mai 2013, un groupe d’hommes armés a tenté d’occuper la ville d’Obo, où est déployé, sur mandat de l’Union africaine (UA), le contingent ougandais de la Force régionale d’intervention (FRI) de l’Initiative de coopération régionale pour l’élimination de l’Armée de résistance du Seigneur (ICR-LRA). Les mouvements populaires d’auto-défense, l’escadron de la gendarmerie centrafricaine à Obo et le contingent de la FRI sont parvenus à stopper l’attaque et ont arrêté 43 individus parmi les assaillants. Sept des 29 assaillants détenus par les gendarmes sont décédés du fait de conditions inappropriées de détention. Par la suite, tous les détenus ont été remis au contingent de la FRI. Le 3 mai etle 7 juin 2013, mon Envoyé spécial pour la question de la LRA, Francisco Madeira, et le Représentant spécial des Nations unies pour l’Afrique centrale, Abou Moussa, se sont rendus à Bangui où ils ont rencontré le chef de l’État de la Transition, Michel Djotodia, pour discuter de la lutte contre la LRA et souligner l’impératif du respect par la RCA des engagements qui sont les siens dans le cadre de l’ICR-LRA.

 

5. Sur le plan politique, le Premier ministre, Me Nicolas Tiangaye, et le Gouvernement d’union nationale ont entrepris une série d’actions conformément à la Feuille de route proposée par le 4ème Sommet extraordinaire de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC), tenu à Ndjamena, le 18 avril 2013. Le chronogramme de l’ensemble des activités gouvernementales a été présenté à la réunion inaugurale du Groupe international de contact sur la RCA (GIC-RCA), tenue à Brazzaville, le 3 mai 2013. Le Premier ministre s’est rendu à New York, auprès du Conseil de sécurité des Nations unies, le 15mai 2013, pour y présenter la situation en RCA. En outre, il a entamé des consultations avec les entités politiques centrafricaines dans la perspective de la formation d’un Gouvernement plus inclusif, conformément aux recommandations du 4ème Sommet extraordinaire de la CEEAC. Ces consultations ont abouti à la formation d’un Gouvernement, le 13 juin 2013.

 

6. Quant au chef d’État de la Transition, Michel Djotodia, il s’est rendu au Tchad, le 15 mai; au Gabon, les 16 et 17 mai; en Guinée équatoriale, le 18 mai; et en République du Congo, le 31 mai 2013. En vue de préserver la cohésion inter-religieuse, il a rencontré, du 27 au 30 mai 2013, les représentants des différentes confessions religieuses, y compris le Nonce apostolique. Lors de ces échanges, il a insisté sur la laïcité de l’État en RCA et instruit le Ministre-Conseiller aux Affaires religieuses et aux Minorités ethniques d’organiser un dialogue inter-religieux. Par ailleurs, il a signé un décret créant une Commission mixte d’enquête chargée de faire la lumière sur les crimes commis depuis 2005 jusqu’au changement anticonstitutionnel de régime en mars 2013, laissant ainsi de côté les exactions massives commises depuis l’entrée de la rébellion Seleka à Bangui. Le 29 mai 2013, la justice centrafricaine a émis un mandat d’arrêt international contre l’ex-Président François Bozizé pour exécutions sommaires, assassinats, arrestations arbitraires et destruction d'habitations.

 

7. En ce qui concerne le Conseil national de transition (CNT), reconstitué et élargi à 135 membres, le 12 mai 2013, dans le prolongement du communiqué du Sommet de la CEEAC du 18 avril 2013, il s’est réuni en session extraordinaire du 6 au 24 mai 2013. Le CNT a procédé à l’adoption de son Règlement intérieur et du projet de Code électoral, ainsi qu’à l’examen de la Charte de Transition. L’examen du projet de Charte de Transition a été marqué par des divergences sur le principe de la motion de censure que le CNT voudrait intégrer dans son Règlement intérieur, s’appuyant en cela sur le point 8 de la Déclaration du 3èmeSommet des chefs d’État de la CEEAC, tenu à Ndjamena, le 3 avril 2013, qui précise que «le Conseil national de transition dispose de la plénitude du pouvoir législatif», alors que les Accords de Libreville du 11 janvier 2013 stipulent que le Premier ministre ne peut être démis de ses fonctions pendant la période de transition. Le débat a été reporté à la prochaine session du CNT, en juillet 2013.

 

III. EFFORTS RÉGIONAUX ET INTERNATIONAUX

 

8. La période sous examen a été marquée par la poursuite des efforts déployés aux niveaux régional, continental et international pour faire face à la crise en RCA. Lors de son 4èmeSommet extraordinaire, auquel l’UA a été représentée, la CEEAC a adopté une Feuille de route sur la composition et le fonctionnement du CNTet les domaines prioritaires de l’action gouvernementale durant la période de transition. Il a décidé de réactiver le Comité de suivi des Accords de Libreville. Il a, en outre, été décidé d’accroitre l’effectif de la Mission de consolidation de la paix de la CEEAC en RCA (MICOPAX) pour le porter à 2 000 (deux mille) personnels et de la doter d’un mandat adéquat, en vue d’accompagner les efforts du Gouvernement de Transition tant en ce qui concerne le maintien de la sécurité que la restructuration des Forces de défense et de sécurité. Enfin, le Sommet a demandé le respect par le Gouvernement de Transition de tous les engagements internationaux de la RCA, notamment ceux relatifs à l’ICR-LRA.

 

9. Le Sommet a, en outre, adopté la Déclaration dite de Ndjamena, qui affirme que l’Accord politique de Libreville est et demeure le noyau central des arrangements politiques durant la période de transition. Celle-ci apporte des précisions sur les pouvoirs du Premier ministre et l’impossibilité pour le chef de l’État de le révoquer pendant la Transition; la durée de la Transition, fixée à 18 mois;la nature inclusive du Gouvernement d’union nationale et ses principales tâches; le rôle du CNT; et la mise en place d’une Cour constitutionnelle de Transition. La Déclaration stipule que le chef de l’État, le Premier ministre et les membres du Gouvernement de Transition, ainsi que le Président et les membres du Bureau du CNT, ne peuvent se présenter aux prochaines élections. En outre, la Déclaration a engagé le Gouvernement de la RCA, la CEEAC, l’UA, les Nations unies, l’Union européenne (UE) et l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF)à se consulter, dans les meilleurs délais, sur les arrangements sécuritaires devant soutenir la période de transition, y compris ceux de nature à renforcer l’efficacité de la MICOPAX. À cet égard, le Sommet a demandé à la Commission de l’UA de prendre les mesures appropriées en vue de l’évaluation des besoins de la MICOPAX en effectifs, équipements et financements, ainsi qu’en termes de génération de forces, en fonction d’un concept d’opération et d’un concept de soutien logistique bénéficiant de l’appui de l’Afrique et de la communauté internationale.

 

10. Le Conseil se souviendra que lors de sa 366ème réunion tenue le 16 avril 2013, il m’a demandé d’initier les consultations nécessaires avec toutes les parties prenantes concernées, notamment la CEEAC et d’autres acteurs africains, en vue de la mise en place d’un Groupe international de contact sur la RCA, afin de mobiliser le soutien le plus large possible en faveur des efforts du continent visant à restaurer l’ordre constitutionnel sur la base des instruments pertinents de l’UA et à promouvoir durablement la paix, la sécurité, la stabilité et la bonne gouvernance en RCA. Lors de son 4èmeSommet extraordinaire, la CEEAC a aussi convenu de la création du Groupe international contact en vue de mobiliser les appuis nécessaires à la réussite de la Transition.

 

11. En application de ces décisions, la Commission et la République du Congo, en sa qualité de pays assurant la présidence du Comité de suivi de la CEEAC, ont organisé, à Brazzaville, le 3 mai 2013, la réunion inaugurale du GIC-RCA, sous les auspices du Président Denis Sassou Nguesso et en présence du Président Jacob Zuma de la République de l’Afrique du Sud. Dans l’Appel dit de Brazzaville adopté à l’issue de la réunion, les participants ont réaffirmé leur volonté d’accompagner la RCA pour que le pays sorte définitivement du cycle récurrent d’instabilité et de changements anticonstitutionnels de gouvernements qui l’affectent. Ils ont demandé à tous les acteurs centrafricains de mettre scrupuleusement en œuvre les engagements auxquels ils ont souscrit aux termes des Accords de Libreville, et souligné la responsabilité pénale des individus impliqués dans de graves violations des droits de l’homme. Ils ont aussi demandé aux autorités de la Transition de respecter et de mettre en œuvre tous les instruments juridiques régionaux, continentaux et universels auxquels la RCA est partie, ainsi que tous les autres engagements, y compris ceux relatifs à l’ICR-LRA. Ils ont lancé un appel à la communauté internationale pour qu’elle apporte un appui multiforme à la Transition, y compris à travers la création d’un Fonds d’affectation spécial pour la réactivation des services administratifs et publics, ainsi que pour le financement de la préparation et du déroulement des opérations électorales. Dans le communiqué de sa 375ème réunion cité plus haut, le Conseil a salué la tenue de la réunion du GIC-RCA et encouragé le Président Denis Sassou Ngesso à poursuivre ses efforts en vue de la mise en œuvre de la Feuille de route de la Transition.

 

12. Dans la période qui a suivi, les États membres et le Secrétariat général de la CEEAC ont intensifié leurs efforts en vue de renforcer les acquis obtenus. Le Tchad et la République du Congo ont dépêché des troupes supplémentaires en RCA (respectivement 170, en janvier 2013, et 180, en mai 2013). Le Secrétariat de la CEEAC a convoqué une session extraordinaire de la Commission Défense et Sécurité (CDS) à Libreville, du 13 au 18 mai 2013, afin de convenir des modalités de renforcement de la MICOPAX. La Commission a pris part à cette réunion. Pour sa part, le Conseil, lors de sa réunion du 10 mai 2013,a demandé l’accélération de l’application des mesures envisagées pour le cantonnement des éléments de la Seleka, ainsi que pour la reconstitution d’un noyau de forces de police et de gendarmerie. Le Conseil a demandé à la Commission d’assurer le suivi requis pour l’opérationnalisation des arrangements sécuritaires envisagés dans les meilleurs délais possibles. Le Conseil s’est, enfin, réjoui de l’envoi en RCA d’une Mission militaire d’évaluation dirigée par l’UA, et a affirmé attendre avec intérêt les recommandations que lui soumettra la Commission.

 

13. Au cours de la période sous examen, ma Représentante spéciale pour la RCA, Hawa Ahmed Youssouf, a maintenu des contacts étroits avec les acteurs centrafricains, ainsi qu’avec les partenaires internationaux, notamment la Représentante spéciale et Chef du Bureau intégré des Nations unies en RCA (BINUCA), Margaret Vogt. Sous la direction de cette dernière, le BINUCA a continué de jouer un rôle crucial dans les efforts en cours.

 

IV. MISSION MILITAIRE D’ÉVALUATION DE LA MICOPAX

 

14. Comme indiqué plus haut, la Mission militaire d’évaluation de la MICOPAX dépêchée par la Commission en RCA s’inscrivait dans le cadre de la mise en œuvre des mesures contenues dans la Déclaration du 4ème Sommet extraordinaire de la CEEAC. Outre l’UA, qui en a assuré la direction, la Mission comprenait des représentants de la CEEAC, des Nations unies et de l’OIF. Elle a séjourné à Bangui du 2 au 7 mai 2013.

 

15. La Mission a noté qu’en dépit de nombreux efforts et initiatives entrepris jusqu’à ce jour, la situation sécuritaire et humanitaire demeure préoccupante. À cet égard, elle a relevé de nombreux de facteurs qui contribuent à cet état de fait :

 

- la décomposition de Forces armées centrafricaines (FACA): Estimées environ à 6000 hommes, les FACA sont essentiellement constituées d’unités concentrées à Bangui, d’où elles peuvent être projetées dans d’autres zones. Démoralisées et craignant les exactions et actes de représailles de la Seleka, elles se sont fondues dans la population depuis l’entrée des rebelles dans la capitale. Près de 10% seulementdeses effectifs auraient repris le travail en dépit de nombreux appels des autorités de fait les invitant à reprendre service. Il en est de même des effectifs de la police. Le vide sécuritaire créé par leur dislocation doit être comblé de toute urgence;

 

- l’absence de cohésion au sein de la Seleka: La Mission estime que la Seleka, qui a porté Michel Djotodia au pouvoir, comprend, outre plusieurs groupes centrafricains, de nombreux éléments étrangers. Composée selon les estimations de 10 000 à 20 000 hommes, dont près de 4 000 à Bangui, la Seleka est désorganisée et sans commandement unifié, les factions qui la composent n’obéissant qu’aux ordres de leurs chefs respectifs. Elle s’est illustrée par des viols etautres violations des droits de l’homme et actes de pillage, y compris dans les églises, commis par ses éléments. La probabilité d’une confrontation entre des factions Selekane peut être totalement écartée;

 

- l’émergence de groupes d’auto-défense et de milices anti Seleka: L’émergence de groupes anti-Seleka est de nature à compliquer davantage la situation sécuritaire et le processus de stabilisation que la région, l’UA et le reste de la communauté internationale appellent de leurs vœux;

 

- la prolifération d’armes légères et de petit calibre: Un autre facteur d’insécurité qui pourrait contribuer de manière significative à l’instabilité dans le pays est lié la prolifération d’armes légères et de petit calibre. Certains des éléments des FACA se sont enfuis avec armes et munitions. En outre, le régime du Président Bozizé avait distribué des armes à ses partisans pour contrecarrer l’entrée de la Seleka à Bangui. Ce groupe a également distribué des armes à son entrée à Bangui, notamment dans les quartiers « Combattants » et « PK5 ». Cet arsenal, combiné aux armes détenues par des éléments incontrôlés de la Seleka, a considérablement augmenté le nombre d’armes légères et de petit calibre qui échappent au contrôle officiel, créant un environnement propice à la perpétuation de la violence; et

 

- la désorganisation du tissu économique et la détérioration de la situation humanitaire: De nombreuses entreprises ont fermé, l’activité économique est au point mort. La partie centrafricaine du corridor de transport qui relie la RCA au Cameroun, par lequel transitent la quasi-totalité des produits tant à l’importation qu’à l’exportation, n’est pas sécurisée. Ceux des commerçants qui s’y sont aventurés ont été pillés, quand ils n’ont pas tout simplement été assassinés. Il en a résulté une augmentation du coût de la vie. L’insécurité a également perturbé la campagne agricole, ce qui crée des pénuries alimentaires. De fait, la situation humanitaire reste on ne peut plus préoccupante.

 

16. La MICOPAX a été déployée par la CEEAC en 2008. Elle a pris la relève de la Force multinationale de l’Afrique centrale (FOMUC) qui opérait sous l’autorité de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC). Avec un effectif initial de 730 hommes, la MICOPAX est constituée de détachements provenant de la RDC, du Congo Brazzaville, du Cameroun et du Gabon, déployés à Bangui, ainsi que dans les localités de Kaga-Bandoro, Ndele et Paoua. La MICOPAX a pour missions principales la sécurisation de la capitale et du reste du pays, ainsi que l’appui aux actions humanitaires et au processus DDR. Son financement est assuré par les pays de la région et l’UE, dans le cadre de la Facilité pour la paix en Afrique. Elle jouit également d’un appui logistique de la France.

 

17. La MICOPAX a déployé des efforts soutenus, et les pays contributeurs de troupes doivent être félicités pour leur engagement et les sacrifices consentis. Toutefois, la Mission fait face à plusieurs défis, liés notamment à l’inadéquation de son mandat au regard du contexte sécuritaire actuel; à l’absence de clarté dans sa chaine de commandement; à l’insuffisance des moyens logistiques et financiers; à l’absence de clarté dans le plan de sécurisation de Bangui; et à l’effectif disproportionné de son État-major par rapport à la taille de la Mission.

 

18. Au regard de la dégradation sécuritaire sur l’ensemble du territoire de la RCA, et à Bangui en particulier, la Mission militaire d’évaluation a souligné la nécessité de rétablir l’ordre public et la sécurité, afin de protéger les populations civiles contre les violences, les abus, les viols et autres formes de violence sexuelle. La Mission a proposé le renforcement de la présence sécuritaire internationale actuellement fournie par la MICOPAX. L’objectif serait de soutenir le Gouvernement de transition dans la restauration de la paix et de la sécurité sur l’ensemble du territoire centrafricain, dans le cadre d’un mandat robuste visant, dans une première phase, à rétablir l’ordre public et la sécurité à Bangui.

 

19. De façon plus spécifique, les tâches à entreprendre consisteraient, dans la limite des capacités disponibles et dans les zones d’opération convenues, à:

- contribuer à la protection de la population civile et des biens;

- conduire des patrouilles robustes, en vue de prévenir des actes de violence et toutes autres formes d’activités illicites;

- contribuer à la protection et à la sécurisation des institutions nationales;

- aider, en tant que de besoin, à la protection des représentations diplomatiques et des institutions internationales;

- assurer le suivi et l’observation de la mise en œuvre des accords de cessation des hostilités;

- établir une ceinture (périmètre) de sécurité autour de la ville de Bangui;

- faciliter la libre circulation des personnes et des biens;

- conduire des actions de police et de mentorat pour la police centrafricaine;

- faciliter les opérations humanitaires;

- appuyer, le moment venu, les processus de réforme du secteur de la sécurité (SSR), ainsi que de désarmement, de démobilisation et de réinsertion (DDR); et

- soutenir la réorganisation, l’instruction et la formation de nouvelles forces de défense et de sécurité.

 

20. L’effectif initial de la Mission proposée est estimé à 3437 hommes en uniforme, dont 1025 policiers. Toutefois, cet effectif et sa ventilation pourraient être revus après une évaluation et une analyse plus poussées eten fonction de l’évolution de la situation sécuritaire en RCA. Initialement, la force internationale limiterait ses opérations à Bangui, en vue d’y accélérer le retour à la normale, avant de se projeter hors de la capitale.

 

V. OBSERVATIONS

 

21. Près de trois mois après la prise illégale du pouvoir par la Seleka, la situation en RCA demeure particulièrement préoccupante. La sécurité est loin d’être rétablie, et les risques d’une détérioration supplémentaire de la situation ne peuvent être écartés. D’où la nécessité d’efforts soutenus pour hâter le retour à la normale et faciliter la restauration rapide de l’ordre constitutionnel.

 

22. Dans ce contexte, je voudrais réitérer l’appréciation par la Commission des efforts des dirigeants de la région, qui se sont mobilisés de façon exemplaire pour faciliter une solution négociée à la crise. Je voudrais, en particulier, relever l’engagement des Présidents Idriss Déby Itno du Tchad, qui assure la présidence en exercice de la CEEAC, et Denis Sassou Nguesso de la République du Congo, qui préside le Comité de Suivi de la CEEAC sur la RCA. Je rends hommage à tous les pays de la CEEAC qui ont contribué des troupes à la MICOPAX, ainsi qu’à ceux d’entre eux qui accueillent, dans un esprit de fraternité africaine, des réfugiés centrafricains.

 

23. Dans les mois à venir, l’action africaine devrait continuer de se focaliser sur les aspects politique, humanitaire et sécuritaire de la situation. Sur le plan politique, il s’agit de poursuivre les efforts engagés en vue de l’aboutissement du processus de restauration de l’ordre constitutionnel. Les Sommets successifs de la CEEAC et les conclusions de la réunion inaugurale du GIC-RCA offrent des repères appropriés. La mise en œuvre intégrale des engagements pris par les acteurs centrafricains doit continuer à mobiliser la région et le continent.

 

24. S’agissant des aspects humanitaires, il importe que les États membres se mobilisent davantage pour venir en appui aux populations affectées par la crise. À cet égard, je lance un appel pressant à tous les États membres pour qu’ils contribuent aux efforts actuels. J’en appelle également aux partenaires internationaux pour qu’ils renforcent leur assistance. De façon connexe, la Commission continuera d’accorder toute l’attention requise à la situation particulièrement préoccupante des droits de l’homme en RCA. Dans le prolongement du communiqué de presse adopté par le Conseil, lors de sa 366ème réunion tenue le 16 avril 2013, la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples travaille au lancement d’une enquête sur les exactions commises depuis la reprise des hostilités en RCA en décembre 2012, à l’initiative de la rébellion Seleka.

 

25. Enfin, sur le plan sécuritaire, il est plus que jamais urgent de renforcer la présence internationale en RCA. Sur la base des conclusions et recommandations de la Mission d’évaluation militaire entreprise sous la direction de l’UA, je me propose d’entreprendre des consultations avec la CEEAC et d’autres acteurs internationaux, notamment les Nations unies et l’UE, pour convenir des modalités d’une présence internationale renforcée, qui s’appuierait sur les forces de la CEEAC et inclurait des contributions d’autres États africains disposés à aider à la restauration de la sécurité et à l’accomplissement d’autres tâches connexes en RCA. Sur la base de ces consultations, la Commission élaborera un concept d’opération et soumettra des recommandations détaillées sur le mandat, le modus operandi et le commandement de la Mission renforcée proposée, ainsi que sur les modalités de son financement. Dans ce contexte, je recommande que le Conseil prenne la décision de la création d’une Mission internationale de soutien à la Centrafrique sous conduite africaine (MISCA).

 

26. Toutes les actions envisagées plus haut requièrent le soutien des partenaires internationaux. À cet égard, le GIC-RCA continuera à jouer un rôle crucial dans la mobilisation de la communauté internationale en appui aux efforts de l’Afrique. En particulier, il est attendu des Nations unies et des autres partenaires internationaux, notamment l’UE, qu’ils contribuent à la mobilisation du soutien logistique et financier nécessaire pour assurer une présence sécuritaire internationale renforcée sur le terrain. Je salue l’action soutenue du BINUCA sur le terrain et l’engagement remarquable dont a fait preuve son chef, Margaret Vogt, tout au long de son mandat en RCA. Je salue également l’action persévérante que mène le Bureau de Liaison de l’UA à Bangui sous la direction de ma Représentante spéciale, Mme Hawa Youssouf.

 

 

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Rapport de la Présidente de la Commission de l'UA sur la situation en République Centrafricaine
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17 juin 2013 1 17 /06 /juin /2013 11:45

 

 

 

RFI lundi 17 juin 2013 à 11:16

 

Le New York Forum Africa s'est clôt le dimanche 17 juin. La deuxième édition de ce rendez-vous regroupait chefs d’Etats de la Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale (Cémac), chefs d’entreprises, acteurs techniques ou financiers, acteurs de la société civile africaine, avec pour objectif en ce qui concerne le continent africain en pleine croissance de « transformer les opportunités en réalités concrètes ».

 

En matière de concrétisation, le rendez-vous organisé par l’homme d’affaires franco-marocain Richard Attias, le New York Forum Africa, s’est conclu sur certains accords comme par exemple la création d’un pôle de commercialisation des produits pétroliers raffinés à Port-Gentil, un partenariat entre l’Etat et la société de négoce suisse Gunvor. La création d’un pôle commercial et hôtelier pris sur la mer à Libreville, a également été signée avec la société chinoise China Harbour Engineering.

 

Des actes concrets

 

Autant d’actes concrets conclus entre débats et échanges sur la croissance et le développement du continent ; mais, depuis sa naissance, le New York Forum Africa doit aussi composer avec un contre-forum, organisé par des membres de la société civile et l’opposition gabonaise. Des contestataires qui s’émeuvent, du coup, de cette grande messe médiatique et économique - deux milliards de francs Cfa, trois millions d’euros - déboursés par l’Etat gabonais, ce qui suscite à Libreville, un vaste débat. Un contre-forum qui témoigne du paradoxe ou des divergences de vue qui existent entre ceux qui s’émerveillent à juste titre du potentiel du continent, et ceux qui, à juste titre également, continuent de se demander jusqu’où ira leur propre misère.

 

 

 

COMMUNIQUE

 

Clôture du New York Forum Africa autour du lancement d’un fonds jeunesse contre le chômage

 

Les trois jours d’échanges entre décideurs économiques et politiques internationaux ont débouchés sur des mesures concrètes

 

LIBREVILLE, Gabon, 17 juin 2013/ -- En clôture de la 2ème édition du New York Forum Africa, qui se tient dans la capitale gabonaise depuis le 14 juin, le président Ali Bongo Ondimba, hôte de l’événement, a annoncé la création du Fonds « Train My Generation » pour la formation la formation des jeunes dans des secteurs clés de l’économie africaine. Les trois jours d’échanges entre décideurs économiques et politiques internationaux ont débouchés sur des mesures concrètes.

 

 

Au total plus de 1500 participants et 7 chefs d’Etat ont pris part à la deuxième édition du New York Forum Africa qui s’est tenu du 14 au16 juin 2013 à Libreville au Gabon. Avec parmi ses objectifs principaux la promotion d’un développement économique inclusif bénéficiant aux jeunes africains, la création d’emplois pour le développement d’un tissu de PME africaines et la  construction des partenariats gagnant-gagnant avec les investisseurs internationaux, la deuxième édition New York Forum Africa a été à la hauteur des espérances. « Aussi bien au niveau économique que politique des engagements concrets ont été pris », s’est réjoui Richard Attias, fondateur et organisateur du Forum. Des contrats de grandes envergures ont en effet été signés dans l’éducation, l’audiovisuel, l’aménagement urbain et l’agriculture. Un accord stratégique avec le géant suisse Gunvor du négoce pétrolier qui débutera dès septembre 2013 permettra particulièrement la création d’un hub énergétique sur toute la façade atlantique de l’Afrique.

 

Lors de l’allocution finale du New York Forum Africa 2013 (http://www.ny-forum-africa.com), en présence du Président ivoirien Alassane Ouattara, le président gabonais s’est félicité de voir « tous les indicateurs attester de la capacité du continent à construire son avenir et à être une attraction mondiale ». « Nous soutenons tous les projets qui s’intègrent à notre stratégie et à notre processus de développement ». Plaidant pour un combat sans concession contre la corruption, Ali Bongo Ondimba a souligné l’engagement du Gabon pour créer un environnement des affaires de classe internationale.

 

Un Fonds pour l’emploi des jeunesse en partenariat avec la CEMAC et le New York Forum Institute

 

En écho aux propos prononcés dès la première journée par le fondateur et l’organisateur du Forum, Richard Attias (« si nous nous engageons avec tant de passion, c’est pour une seule raison : les jeunes  africains »), le président Bongo Ondimba qui avait appelé hier les Africains à« être des acteurs et non plus de spectateurs » de leur développement, a annoncé la création du Fonds « Train My Generation » destiné à soutenir l’emploi de la jeunesse face à la montée préoccupante du chômage des jeunes en Afrique, en partenariat avec la Fondation «  The New York Forum Institute » et de concert avec les états de la CEMAC. Sur un total de 200 millions de dollars alloués à ce fonds, 50 millions de dollars seront mis à disposition par les pays de la Communauté Economique et Monétaire de l’Afrique Centrale (CEMAC) : la décision a été prise lors du sommet extraordinaire convoqué à Libreville le 14 juin en marge du New York Forum Africa. Dans un domaine aussi stratégique pour le futur du continent, toutes les énergies seront mobilisées, du secteur privé aux institutions financières internationales.

 

Cette initiative va être aussitôt présentée au prochain sommet du G8 qui débutera 17 juin en Grande-Bretagne.

 

Vers une intégration régionale bénéfique pour les citoyens et l’économie de la CEMAC

 

Le sommet extraordinaire des 6 chefs d’état de la CEMAC (Cameroun, Gabon, Guinée Equatoriale, République centrafricaine, République du Congo et Tchad), que le Gabon avait convoqué en marge du New York Forum Africa, avait également accouché d’une avancée majeure dans le long processus d’intégration régionale : le 1er janvier 2014 sonnera la fin des visas pour les citoyens gabonais, camerounais, équato-guinéens, centrafricains et tchadiens désirant voyager au sein de la Communauté. Une évolution importante, attendue par de nombreux commerçants et par les familles d’Afrique centrale. Pour les 6 chefs d’Etat, « le but est de créer de nouveaux débouchés pour que les prochaines générations puissent pleinement bénéficier de leur potentiel ». Ces deux initiatives politiques et économiques  majeurs vont être aussitôt présentées au prochain sommet du G8 qui débutera le 17 juin en Grande-Bretagne.

 

Rendez-vous est pris pour mesurer les avancées des initiatives engagées au prochain du New York Forum Africa 2014.

 

Distribué par l'Organisation de la Presse Africaine pour Richard Attias & Associates.

 

 

Founded & Produced by RICHARD ATTIAS & ASSOCIATES

Under the High Patronage of H.E. ALI BONGO ONDIMBA

In collaboration with THE GOVERNMENT OF GABON

 

 

À propos du New York Forum

Le New York Forum® a été créé selon la conviction que le monde des affaires est arrivé à une croisée des chemins. Il est indispensable d’envoyer un message d’optimisme fort concernant l’avenir de l’économie mondiale, de travailler pour redéfinir la gouvernance d’entreprise, de créer de la valeur à long terme et de réinventer les modèles d’entreprise en réunissant l’ensemble des acteurs de l’économie. Notre objectif se concentre sur le renforcement du lien entre croissance économique et création d’emplois, sur l’importance des villes en tant que moteurs essentiels de dynamisme et d’innovation, sur les défis qu’il incombe aux chefs d’entreprise d’affronter dans un contexte de volatilité et d’incertitude, et sur les opportunités distinctes créées par la croissance des économies émergentes. http://www.ny-forum.com

 

 

À propos de Richard Attias & Associates

Richard Attias & Associates est une agence de conseil en communication stratégique qui conçoit et développe des initiatives uniques et des plateformes thématiques internationales. Notre mission est d'assister les décideurs, les entreprises et les Etats à développer leur influence à l'échelle mondiale, à catalyser l'innovation et à participer à l'échange d'idées dans un contexte global.

Richard Attias est reconnu comme étant le rassembleur de l’«élite pensante». Il a été le producteur exécutif des sommets du World Economic Forum, et notamment du Forum de Davos, pendant 15 ans. Il est aussi le co-fondateur de la Clinton Global Initiative (CGI) et de la Conférence des Prix Nobels.

Avec son siège à New York et des bureaux à Paris, Dubaï, Casablanca et Pékin, Richard Attias & Associates a comme mission principale d’inciter les décideurs politiques et économiques à l’action. Dans cette optique, nous développons des initiatives internationales à travers le New York Forum Institute, fondation à but non lucratif,  afin de faciliter les investissements et impacter positivement la croissance économique et la création d’emplois.

Richard Attias & Associates a récemment conçu de nombreuses initiatives, parmi lesquels le New York Forum, le New York Forum AFRICA, Doha GOALS, le Global Food Security Forum, les conférences du New York Times "Schools for Tomorrow", "Energy for Tomorrow" et "DealBook" ainsi que les Assemblées Générales de la Banque Africaine de Développement à Marrakech. Richard Attias & Associates organisera également les prochains Jeux Africains à Brazzaville en 2015.

 Fin du New York Forum Africa 2013 au Gabon: des espoirs et des aigreurs (RFI)
 Fin du New York Forum Africa 2013 au Gabon: des espoirs et des aigreurs (RFI)
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17 juin 2013 1 17 /06 /juin /2013 11:02

 

 

 

 

RFI  lundi 17 juin 2013 à 05:22

 

L'Armée de résistance du seigneur (LRA) refait parler d'elle en République centrafricaine. La rébellion d'origine ougandaise a mené ces derniers jours deux attaques dans la région diamantifère de Bria au nord-est du pays. Une quinzaine de morts sont à déplorer. Une source militaire citée par l'AFP évoque des exactions d'une extrême brutalité, avec 6 villageois décapités.

 

Michel Djotodia n'a pas tenu sa promesse. Fin mars, une semaine après sa prise du pouvoir, il s'était donné trois mois pour chasser la LRA de république centrafricaine.

 

L’Armée de résistance du seigneur, elle, a repris sa campagne de terreur, profitant du retour des pluies qui permet à ses combattants de se cacher sous une végétation plus touffue. Les opérations engagées par les armées de la région appuyées par des conseillers américains ont permis ces dernières années d'obtenir des défections mais pas de faire disparaître cette guérilla d'à peine 500 hommes ou de livrer son chef à la Cour pénale internationale (CPI).

 

Chasse à l'homme

 

Conscient du bénéfice international qu'il peut en tirer, Michel Djotodia a donc lancé la chasse à l'homme. Zacaria Damane, l'un des généraux de la Seleka, a pris la tête de cette traque à 5 millions de dollars promis par les américains. Il dispose, à Bria, d'au moins 120 hommes et d'un avion de reconnaissance.

 

Ceux-ci travaillent seuls. « On ne peut pas les intégrer dans le dispositif international tant que leur pays est condamné par l'Union africaine » explique de retour de Bangui, Abou Moussa, le patron de l'ONU dans la région.

Nouvelles attaques de la LRA en Centrafrique : Djotodia face à ses responsabilités
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17 juin 2013 1 17 /06 /juin /2013 10:58

 

 

 

16.06.2013

 

L’événement du 16 juin commémore chaque année le massacre des enfants de Soweto en Afrique du Sud par le régime de l’apartheid en 1976.

 

L'Unicef et de nombreuses organisations de protection des enfants se sont mobilisés sur le continent. Le thème de cette année: «Eliminer les pratiques sociales et culturelles néfastes affectant les enfants ».


En Centrafrique, les Ong ont décrié la maltraitance infligée aux enfants depuis le début de la crise enclenchée en décembre 2012 par la coalition Séléka.


Mariage forcé, recrutement forcé des enfants dans les conflits armés, destruction des écoles et hôpitaux, violences sexuelles, meurtre et enlèvement d’enfants ainsi que le refus de l’ouverture d’un couloir humanitaire aux structures internationales afin d’assister les enfants victimes de conflit, ne sont que les exemples les plus flagrants des violations des droits des enfants en Centrafrique, indiquent les organisations non gouvernementales Enfant Sans Frontière et Les Enfants D’Abord.


Pendant la période de conflit, les écoles ont été détruites à l’intérieur du pays, ce qui a entrainé la rupture des activités scolaires, précise le Réseau des Journalistes des Droits de l’Homme à Bangui. D’autre part, les enseignants exigent le versement de deux mois de salaire avant la reprise, sachant que l’année académique arrive à sa fin.

« Les enfants libérés des rangs de la coalition Séléka doivent suivre un traitement psychologique. Le gouvernement doit mettre à la disposition des structures de protection des droits de l’enfant … Ce qui n’est pas le cas. Toutes les charges reviennent à l’UNICEF qui n’est qu’un partenaire », a dit au RJDH le coordonnateur de l’ONG « Les enfants d’abord », Cyrus Zémanguikété.


Quelques 3500 enfants ont été enrôlés dans les rangs de l’ancienne rébellion Séléka. Pour Brice Kelvin Kakpayen, président de l’ONG Enfant Sans Frontière, il faut apporter une aide psychologique à ces enfants afin de leur permettre de sortir de l’état dans lequel ils se trouvent et d’être comme les autres enfants.

M. Kakpayen a dit à la VOA que cette année scolaire devrait être considérée comme année blanche, et il appelle les autorités à investir de toute urgence dans la reconstruction des écoles et à régler le problème sécuritaire afin que les parents envoient leurs enfants à l’école en toute confiance.

 

Source : http://www.lavoixdelamerique.com/content/centrafrique-journee-de-l-enfant-africain-sous-le-signe-de-la-desolation-/1682960.html

 

Journée de l’Enfant Africain : 3500 enfants-soldats à démobiliser en Centrafrique
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16 juin 2013 7 16 /06 /juin /2013 23:42

 

 

 

http://direct.cd

 

La forte présence militaire dans le Nord-Equateur où l’on compte désormais, à côté des unités des Forces armées de la RDC, des troupes étrangères, dont les Centrafricaines, autrefois fidèles à Bozizé, des Sud-africaines et, selon certaines sources, des troupes ougandaises, est un véritable cocktail Molotov qui peut exploser à tout moment. Qu’est-ce qui se cache donc derrière cette présence insolite ? Répondre à cette question, c’est trouver la clé de l’énigme de la forte concentration militaire dans le Nord-Equateur. La Rd Congo servirait-elle de base arrière dans une hypothétique expédition punitive sud-africaine, après la raclé de la Séléka ? A la chute de Bozizé, l’armée sud-africaine, venue en renfort aux troupes loyalistes, avait subi d’importantes pertes en vies humaines. Se préparerait-elle à une vengeance ? Ce n’est pas exclu. A tout point de vue, cette démarche ne serait pas évidente. Cependant, gardée secrète en plus haut lieu, la présence des troupes étrangères dans le Nord-Equateur, sans apporter une explication plausible, ouvre la voie à des conjectures de toutes sortes.

 

Pas de foyers de tensions officiellement en ébullition à l’Equateur. Pourtant, la province, particulièrement ses territoires du Nord, est fortement militarisée. Des troupes étrangères s’y amassent. Un nouveau Kivu serait en gestation au nord du pays. Jeudi dernier en plénière de l’Assemblée nationale, le député José Makila, élu de Gemena, a soulevé le problème, exigeant des explications du ministre de l’Intérieur. Que cachent ces intenses rotations d’avions militaires transportant des troupes, des armes et des munitions ? A Richard Muyej, le patron de l’Intérieur, d’éclairer l’opinion.

 

En accueillant en 1994, les fugitifs du génocide rwandais, la République démocratique du Congo a ouvert une boite de pandore dont elle a du mal à se défaire jusqu’à sa faire. En effet, en 1994, des réfugiés rwandais, majoritairement Hutu, traversent la frontière orientale de la RDC, avec armes, munitions, bagages, familles, banque centrale, …. C’est de là que nait le phénomène FDLR.

 

Deux ans après, soit en 1996, les armées rwandaise, ougandaise et burundaise se coalisent autour de l’Alliance des forces démocratiques pour la libération du Congo (AFDL). Officiellement, l’AFDL n’aura pour seul objectif que la chute du régime Mobutu. Mais, le soutien des armées étrangères visera essentiellement la neutralisation des génocidaires rwandais, en cavale dans la partie Est de la RDC.

 

Depuis 1996, le Rwandais se sert de la présence des FDLR dans les provinces de l’Est de la RDC pour mettre en œuvre son plan de déstabilisation de la RDC. Si bien qu’à ce jour, les FDLR passent désormais pour un fonds de commerce du régime de Kigali. Le président Kagame brandit le spectre du génocide afin de couvrir les forfaits commis dans l’Est de la RDC.

 

Apparemment, Kinshasa n’a pas tiré les laçons des événements de 1994. Depuis, l’histoire semble se répéter dans la province de l’Equateur, à la suite de la chute du régime centrafricain de François Bozizé. Kinshasa qui n’a pas caché ses penchants envers l’ex-président Bozizé feint d’ignorer les conséquences de la magnanimité dont il a fait montre en 1994 envers les troupes de l’ex-président Habyarimana.

 

Comme en 1994, en mars 2013, dès le lendemain de la chute de François Bozizé, les troupes fidèles à Bozizé ont traversé la frontière congolaise, à côté d’autres civils centrafricains, avec armes et munitions. Une bonne partie de ce contingent centrafricain a été signalé dans la ville de Gemena. Depuis la fin de règne de Bozizé, la ville de Gemena est devenue la plaque tournante d’un ballet aérien que l’Equateur n’a jamais connu auparavant. Même au temps, de la rébellion des « Enyeles », pareille militarisation n’était pas enregistrée. Des avions militaires atterrissent chaque jour et débarquent du matériel militaire et des troupes étrangères.

 

Une forte concentration des troupes sud-africaines est signalée dans le Nord de l’Equateur, au départ de la ville de Gemena. L’on se rappelle qu’avec l’avancée des troupes rebelles centrafricaines de la Séléka, l’Afrique du Sud avait positionné un contingent à Bangui, capitale de la République centrafricaine, pour protéger le régime chancelant de Bozizé. Que les mêmes sud-africains se concentrent massivement à quelques kilomètres de la frontières centrafricaine, après avoir subi le douloureux revers de Bangui, il y a de bonnes raisons de se poser des questions.

 

Le pavé de Makila

 

C’est le point abordé jeudi 13 juin par José Makila Sumanda, député national élu de Gemena, dans une question d’actualité présentée en plénière de l’Assemblée nationale. La présence massive des militaires au Nord de la province de l’Equateur crée une véritable psychose au sein de la population locale, note José Makila. Dans sa question d’actualité, l’élu de Gemena a exigé des explications du ministre de l’Intérieur. « La partie nord de l’Équateur est fortement militarisée. Les militaires sont partout, à partir de Yakoma jusqu’à Zongo. La population ne comprend plus rien. Elle se sent en insécurité, parce qu’il n’y a pas de guerre chez nous », a-t-il déclaré, cité par Radio Okapi.

 

Selon lui, cette forte présence militaire ne se limite plus qu’à la seule ville de Gemena. Elle s’étend désormais sur plusieurs territoires de l’Equateur, jusqu’à la frontière centrafricaine. Les populations des territoires de Yakoma, Zongo, Gemena, Mobayi-Mbongo, Businga, Budjala et Libenge vivent désormais dans la peur.

 

« En tant que députés nationaux, nous devons savoir ce qui se passe chez nous pour informer la population. Nous demandons que le ministre de l’Intérieur nous dise exactement ce qui ne va pas dans le coin », soutient-il.

 

L’élu de Gemena, président de l’ATD, un parti politique de l’Opposition, s’étonne en même temps de cette importante mobilisation militaire, alors que la province de l’Equateur ne compte aucun foyer de tensions.

 

Perplexe, José Makila rappelle que s’il y avait un problème d’insécurité dans la province, c’est la population qui devait alerter les forces armées. Ce qui n’a pas été le cas, constate-t-il. Alors pourquoi tant de militaires étrangers dans le Nord-Equateur ? La question est dans toutes les lèvres.

 

Réservé, le gouvernement entretient subtilement le suspense. Pour quelle raison ? Nul ne le sait, pour l’instant. Mais, des sources indépendantes rapportent que depuis mars 2013, des rotations des matériels de combat et des hommes des troupes, essentiellement sud-africains, sont signalées dans le Nord-Equateur.

Concernant les troupes sud-africaines, le porte-parole du gouvernement avait indiqué qu’il s’agissait d’une équipe d’avance de la brigade spéciale onusienne mise en place par la résolution 2098. Le contingent militaire sud-africain est donc appelé à rejoindre les positions de l’Est de la RDC dans le cadre de la mission lui confiée par le conseil de sécurité des Nations unies.

 

Alors, si tel devait être le cas, pourquoi les a-t-on délocalisées en Equateur, soit à plus de 1.000 km de leur zone de déploiement, c’est-à-dire l’Est de la RDC ?  Il y a bien anguille sous roche. Et, l’élu de Gemena, natif de l’Equateur a bien des raisons de s’inquiéter. Outre le rançonnement des populations qu’il dit redouter, il y a pire, notamment l’explosion de la violence dans l’Equateur. Juste à côté du voisin centrafricain qui n’a pas encore retrouvé sa stabilité, depuis la chute en mars 2013 de Bozizé.

 

L’autre question qu’on se pose est celle portant sur le choix de l’Equateur, comme lieu de transit des troupes sud-africaines. Si l’Equateur a été choisi comme province de transit des troupes étrangères à intégrer dans la brigade d’intervention, pour quelles raisons les troupes tanzaniennes, également concernées par cette opération, n’ont-elles pas suivi le même itinéraire ?

 

L’on se rappelle que les troupes tanzaniennes sont les premières à débarquer à Goma, chef-lieu de la province du Nord-Kivu, considéré comme point d’ancrage de la brigade d’intervention en RDC. Mais, contrairement aux Tanzaniens, les Sud-africains ont préféré s’isoler à plus d’un millier de kilomètres du lieu des opérations.

 

Anguille sous roche

 

Qu’est-ce qui se cache donc derrière cette présence insolite ? Répondre à cette question, c’est trouver la clé de l’énigme de la forte concentration militaire dans le Nord-Equateur. La Rd Congo servirait-elle de base arrière dans une hypothétique expédition punitive sud-africaine, après la raclé de la Séléka ?

 

A la chute de Bozizé, l’armée sud-africaine, venue en renfort aux troupes loyalistes, avait subi d’importantes pertes en vies humaines. Se préparerait-elle à une vengeance ? Ce n’est pas exclu. A tout point de vue, cette démarche ne serait pas évidente. Cependant, gardée secrète en plus haut lieu, la présence des troupes étrangères dans le Nord-Equateur, sans apporter une explication plausible, ouvre la voie à des conjectures de toutes sortes.

 

Toujours est-il que Kinshasa doit tirer les leçons du passé. La légèreté avec laquelle la RDC (Zaïre à l’époque) a géré en 1994 le dossier des réfugiés rwandais, civils et militaires, a été à la base de la création de FDLR, avec comme corollaire la succession des rébellions dans l’Est de la RDC.

 

La forte présence militaire dans le Nord-Equateur où l’on compte désormais, à côté des unités des Forces armées de la RDC, des troupes étrangères, dont les Centrafricaines, autrefois fidèles à Bozizé, des Sud-africaines et, selon certaines sources, des troupes ougandaises, est un véritable cocktail Molotov qui peut exploser à tout moment.

 

Qu’en serait-il alors au premier crépitement d’armes ? Le gouvernement doit prendre la mesure du foyer des tensions qui couve dans le nord-Equateur. L’heure est venue de mesurer le danger réel que fait peser cette situation. Avant que le pire ne se produise.

 

Après le front troublé de l’Est, la RDC n’a pas intérêt à en entretenir délibérément un autre dans sa partie Nord. L’inquiétude des observateurs est de voir la province de l’Equateur  servir de base à une nouvelle vague d’insécurité qui risque d’embraser tout le pays. Encore une fois !

 

Soldats sud-africains en déploiement dans la province de l’Equateur, loin des positions de la brigade d’intervention, déployée à l’Est.

 

[Le Potentiel]

 

Lu pour vous : L’armée sud-africaine préparerait-elle à une vengeance contre Séléka depuis le Nord de la RDC ?
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Centrafrique-Presse.com
16 juin 2013 7 16 /06 /juin /2013 23:38

 

 

 

 

Au vu du tableau des éliminatoires de la coupe du monde Brésil 2014, la République 
Centrafricaine occupe le dernier rang de son groupe de qualification, en d'autres termes, 
la confirmation d'une élimination trop certaine. Cette élimination est venue à la suite 
de deux matchs discutés, l'un au Cameroun à cause de l'insécurité en Centrafrique où 
devait avoir lieu le match-retour Centrafrique-Afrique du Sud, et l'autre au Botswana, 
que le Centrafrique avait battu par un score de deux buts à Zéro au match aller. A cette 
époque-là,  le Centrafrique avait trois matchs à jouer avec des chances de qualification 
certaines.

 

Malheureusement, la situation politique du pays est venue effondrer tous les 
espoirs. Il va sans dire que cette situation était déjà très chancelante lorsque l'équipe 
centrafricaine faisait des pieds et des mains pour montrer que la jeunesse de ce pays 
avait des armes à faire valoir. Que ceux qui demandent qu'on arrête de faire participer 
l'équipe centrafricaine aux diverses compétitions auxquelles elle pourrait participer 
prennent un peu de temps pour réfléchir. Avec les éléments qui composent l'équipe 
nationale aujourd'hui, prendre une telle mesure serait les pousser au découragement et 
pousser d'autres à ne pas s'aventurer un jour à porter le maillot de Centrafrique, vu 
l'expérience de leurs aînés. Ce serait une grave erreur que de prendre une telle 
décision.

 

On ne peut pas condamner les joueurs centrafricains pour les deux défaites qui 
les ont écartés du mondial du Brésil. Quand vous avez des dirigeants politiques qui 
changent à tout va, quand ceux qui arrivent laissent derrière eux les viols de vos sœurs, 
de vos mères, de vos tantes, de vos cousines, de vos fiancées, et se permettent de 
piller, de voler tout ce que vos pères ont gagné durant toute leur vie, comment pouvez-
vous avoir le cœur et la volonté de hisser le drapeau de ceux-là mêmes qui sont vos 
propres bourreaux ? Il faut encourager la jeunesse centrafricaine en dépit de ce qui leur 
arrive aujourd'hui, car les fossoyeurs de la République centrafricaine ne sont qu'au 
début de leur destruction de ce pays, les défaites sportives faisant partie de cette 
destruction programmée, comme on a déjà vu avec le saccage des églises et des temples. 

 

Nous ne demandons pas seulement aux jeunes sportifs centrafricains d'avoir de l'espoir 
pour leur pays, mais de ne pas tourner le dos à ce pays, tout comme nous adressons cette  demande à toute la jeunesse car le pays, c'est elle. Elle n'est pas l'avenir du pays, 
elle est le pays. Les vautours, les charognards, et les hyènes d'aujourd'hui passeront un 
jour, le pays restera toujours. Et tant que le pays restera, la jeunesse sera toujours 
là. Courage à vous jeunes, merci les sportifs centrafricains.


 

Adolphe PAKOUA

FOOT-BALLL : ELIMINATOIRES DU MONDIAL 2014
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16 juin 2013 7 16 /06 /juin /2013 23:34

 

 

 

 

Président fédéral : Daniel MAKOURI KIWI

Secrétaire fédéral aux affaires politiques : Marcello IMAYAKA MOHOLLET

Secrétaire fédéral à l’organisation : Nestor DODO-DYSSONGO

Secrétaire fédérale à la formation politique et civique : Jocelyne BANDABAFIOT

Secrétaire fédéral à la mobilisation et à l’animation : Delvi Meslein WAKANGA

Secrétaire fédérale aux affaires administratives : Fabiola Daniel BELIBANGA

Secrétaire fédéral – adjoint aux affaires administratives : Pacôme DIDINY-BANGAKET

Secrétaire fédérale chargée des finances : Victorine MOINDI

Secrétaire fédéral adjoint chargé des finances : Guy Florent INYENKOLOKOA

Secrétaire fédéral aux affaires sociales : Patrick Anselme DOUACLE

Conseiller aux affaires juridiques : Simplice Serge SOLET-BOMAWOKO

 

Conseiller aux affaires économiques : Prosper DOUACLE-LOHAWE

 

Conseiller aux affaires scientifiques  et NTIC : Régis KIMATA

 

 

Fait à Orléans le 15 juin 2013Secrétaire fédérale aux affaires administratives 

 

                                                                                  Fabiola Daniel BELIBANGA

 

NOUVEAU BUREAU FEDERAL CRPS France-Europe-Asie
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