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29 avril 2015 3 29 /04 /avril /2015 22:12

 

 

APA-Brazzaville (Congo) 2015-04-29 15:17:25 Le président congolais Denis Sassou N’Guesso et son homologue tchadien Idriss Déby Itno ont procédé, mercredi à Brazzaville, à l’incinération de cinq tonnes d’Ivoires saisies chez des braconniers, en marge de la conférence internationale sur l’exploitation illégale et le commerce illicite des produits de la faune et de la flore sauvage, ouverte lundi dernier dans la capitale congolaise.

 

« A partir de maintenant, nous serons plus durs avec les braconniers'', a averti le ministre congolais de l'économie forestière et du développement durable, Henri Djombo, soulignant que « le monde entier s'apprête à  criminaliser le commerce illicite des produits de la faune et de la flore sauvage''.


« Nous avons liquidé tout le stock de notre ivoire saisi auprès des fraudeurs, parce que c'est un produit sale'',a-t-il dit, soulignant que « nous traçons là  une ligne de démarcation, une césure avec un triste passé''.


Selon le ministre de l'économie forestière, par rapport à  d'autre pays d'Afrique, le commerce illicite des produits de la faune et de la flore est mineur au Congo.


« Grâce à  la politique mise en place par le gouvernement congolais, la population des éléphants est passée de 10.000 dans les années 1980 à  près de 40 000 aujourd'hui'', a-t-il poursuivi.

 

http://www.apanews.net/news/fr/article.php?id=822842#sthash.uU2nnLQz.dpuf

Cinq tonnes d’ivoire incinérées à Brazzaville
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Centrafrique-Presse.com
29 avril 2015 3 29 /04 /avril /2015 19:22

 

 


Nations unies (Etats-Unis) AFP / 29 avril 2015 19h47 - L'ONU a confirmé mercredi avoir mené au printemps 2014 une enquête sur des accusations graves d'exploitation sexuelle et d'abus commis sur des enfants par des militaires français en République centrafricaine avant le déploiement de sa mission dans ce pays (Minusca).

Selon le porte-parole adjoint de l'ONU Farhan Haq, un responsable de l'ONU a été suspendu pour avoir transmis en juillet 2014 les résultats de cette enquête aux autorités françaises au mépris des procédures.


Il a expliqué que le rapport transmis officieusement à Paris par ce responsable, sans en référer à sa hiérarchie, n'était pas expurgé des noms des victimes, témoins et enquêteurs, ce qui pouvait mettre en danger ceux-ci.


Le responsable en question, dont l'ONU ne donne pas l'identité, a donc été placé en congé administratif avec plein salaire, en attendant les conclusions d'une enquête interne sur ce grave manquement aux procédures en vigueur.


Notre conclusion préliminaire est qu'une telle conduite ne peut pas être considérée comme celle d'un lanceur d'alerte, a souligné le porte-parole.


La Minusca ne s'est déployée qu'en septembre 2014 en RCA donc cette affaire concerne des militaires français de l'opération Sangaris qui opéraient alors à Bangui, ont souligné des responsables onusiens. L'enquête a été menée sur place par le Bureau des droits de l'homme de l'ONU à Bangui.


Un source à l'ONU a expliqué sous couvert de l'anonymat que le responsable sanctionné, employé au Haut commissariat aux droits de l'homme de l'ONU à Genève, avait fait fuiter le rapport une semaine seulement après qu'il ait été fourni par les enquêteurs et que son action ne pouvait donc pas s'expliquer par une frustration devant un manque de réactivité de l'ONU.


La justice française a de son côté ouvert une enquête préliminaire sur cette affaire.

Les sanctions les plus fermes seront prononcées envers des soldats français si les soupçons d'abus sexuels sur une dizaine d'enfants en Centrafrique entre décembre 2013 et juin 2014 sont confirmés, a indiqué mercredi le ministère français de la Défense.

Nous n'avons aucune raison de douter de la volonté des Français d'aller jusqu'au bout de leur enquête, a commenté un responsable de l'ONU.



(©)

 

 

 

Le Monde.fr avec AFP et Reuters Le 29.04.2015 à 16h26 • Mis à jour le 29.04.2015 à 19h08


Un cadre de l'Organisation des nations unies (ONU) a été suspendu la semaine dernière par l'organisation internationale pour avoir transmis aux autorités françaises un rapport interne sur des abus sexuels supposés commis par des soldats français sur des enfants en République centrafricaine (RCA), rapporte mercredi 29 avril le Guardian. Anders Kompass, directeur des opérations de terrain au Haut-Commissariat de l'ONU pour les droits de l'homme, sis à Genève, est accusé d'avoir fait fuiter un document confidentiel et d'avoir court-circuité sa hiérarchie.

 

Le rapport d'enquête, que le quotidien britannique dit avoir consulté, porterait sur des soupçons d'abus commis entre décembre 2013 et juin 2014 dans un centre pour déplacés situé dans l'aéroport M'Poko de Bangui, la capitale centrafricaine. Y figurent des témoignages, recueillis sur place par des enquêteurs de l'ONU, de jeunes garçons accusant des soldats français de les avoir violés et d'avoir abusé d'eux en échange de nourriture ou d'argent. L'un d'eux est âgé d'à peine 9 ans.

 

« Une atteinte intolérable aux valeurs du soldat »

 

Le ministère de la justice a confirmé mercredi à l'agence Reuters que le parquet de Paris avait ouvert le 31 juillet 2014 une enquête préliminaire portant sur ces accusations après avoir pris connaissance du rapport des Nations unies. « L'enquête est en cours, nous n'avons pas de commentaire à faire », s'est contenté de déclarer un porte-parole du ministère.

 

Le ministère de la défense a quant à lui déclaré que l'armée française « a[vait] pris et prendra[it] toutes les mesures nécessaires pour la manifestation de la vérité ». 

 

« Si les faits étaient avérés, il veillera[it] à ce que les sanctions les plus fermes soient prononcées à l'égard des responsables de ce qui serait une atteinte intolérable aux valeurs du soldat. »

 

L'ONU aurait tardé à agir

 

Les faits auraient eu lieu avant et après la mise en place de la mission des Nations unies dans le pays, la Minusca. Le rapport avait été commandé par le bureau du haut-commissaire des Nations unies pour les droits de l'homme, à la suite de rumeurs d'abus dans le camp de M'Poko.

 

Anders Kompass, travailleur humanitaire suédois, a transmis le rapport à des enquêteurs français, après avoir constaté que l'ONU tardait à agir, selon le Guardian. L'enquête a été confiée au Bureau des services de contrôle interne des Nations unies.

 


En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/afrique/article/2015/04/29/centrafrique-des-soldats-francais-soupconnes-d-avoir-abuses-d-enfants-un-cadre-de-l-onu-suspendu_4625222_3212.html#eEaAiFsBvIEjWx4I.99

 

 

RCA: des soldats français soupçonnés d’abus sexuels sur mineurs

 

Par 29-04-2015 à 22:28

 

Selon The Guardian, l'ONU aurait voulu enterrer un rapport faisant état d’actes pédophiles commis en Centrafrique par des soldats français. Un rapport que l'ONG Aids Free World a pu se procurer et a ensuite transmis au quotidien britannique. Le ministère français de la Justice a confirmé qu'une enquête préliminaire avait été ouverte en juillet dernier par le parquet de Paris.

 

Le rapport a été transmis au Guardian (lien en anglais) par l’ONG Aids Free World qui a l'habitude de travailler sur les viols et les abus sexuels dans les missions de maintien de la paix. Sa directrice, Paula Donovan, contactée par RFI, explique qu'il s'agit d'une série de six entretiens bruts avec des enfants victimes ou témoins de sévices sexuels. Ces entretiens ont été menés par un agent du Haut Commissariat de l'ONU pour les droits de l'homme, accompagné parfois d'un agent de l'Unicef.

 

« Le rapport est en fait une série de six entretiens avec des enfants qui ont presque tous été violés par des soldats français en République centrafricaine sur une période de plusieurs mois, indique Paula Donovan. Ces entretiens dans certains cas rapportent ce que les enfants ont vécu directement, personnellement. Dans d'autres cas, les enfants disent que ça ne leur est pas arrivé à eux, mais à leurs amis, et ils nomment ces amis. Ils donnent d'ailleurs beaucoup de détails pour raconter les sévices subis par leurs amis et même un certain nombre de détails pour identifier les agresseurs, en décrivant par exemple certains signes sur les agresseurs, ce qui rend les récits des enfants très crédibles. Il semble que les enfants ont identifié par leur nom ou en les décrivant 16 hommes. Avec les récits personnels des enfants violés et ceux de leurs amis, on atteint un total de dix victimes. »

 

Il y aurait une dizaine de victimes. Des enfants très jeunes, entre huit et onze ans, mais capables de donner force détails sur leurs agresseurs. Les faits se seraient produits dans le camp de déplacés de Mpoko, près de l'aéroport de Bangui et près de la base française, entre décembre 2013 et mai 2014. Les entretiens eux ont été menés en mai et juin 2014.

 

Ces faits ont été signalés aux autorités françaises. Le ministère de la Justice a confirmé ce mercredi qu'une enquête préliminaire avait été ouverte en juillet 2014. A Bangui, le parquet était surpris d'entendre parler pour la première fois de cette affaire ce mercredi après-midi. On sait que des magistrats français sont attendus dans la capitale centrafricaine dans les jours qui viennent. Mais on ignore si cette affaire fait partie de leur ordre du jour.

 

Un communiqué du ministère français de la Défense indique que le ministre « a pris et prendra toutes les mesures nécessaires pour la manifestation de la vérité. Si les faits étaient avérés, il veillera à ce que les sanctions les plus fermes soient prononcées à l’égard des responsables de ce qui serait une atteinte intolérable aux valeurs du soldat. »


 

L'ONU a-t-elle tenté d'enterrer l'affaire ?

 

Un cadre suédois des Nations unies a été suspendu le 17 avril par l'organisation internationale pour avoir transmis aux autorités françaises ce rapport interne et avoir court-circuité sa hiérarchie, rapporte le Guardian. Anders Kompass, directeur des opérations de terrain au Haut Commissariat de l'ONU pour les droits humains, à Genève, avait transmis le rapport en réaction à l'inaction de l'ONU. Il fait actuellement l'objet d'une enquête.

 

 

Des militaires français accusés de viols sur des enfants en Centrafrique

 

29/04/2015 à 20h34 par SudOuest.fr

 

Un rapport interne de l'ONU dévoilé par The Guardian dénonce les viols commis par des soldats français sur des enfants centrafricains pendant plusieurs mois

 

L'armée française est sérieusement accusée par un rapport interne de l'ONU dont The Guardian révèle le contenu ce mercredi. Des militaires envoyés en Centrafrique auraient violé des enfants. Les faits se seraient déroulés de décembre 2013 à juin 2014, dans un centre de personnes déplacées par le conflit, à l'aéroport M'Poko de Bangui.

 

Le rapport, classé confidentiel et intitulé "Abus sexuels sur des enfants par des forces armées internationales", détaille "les viols et les sodomies pratiqués sur des jeunes orphelins affamés" par des soldats envoyés sur place dans le cadre de l'opération de maintien de la paix Minusca.

 

Plusieurs garçons auraient été capables de fournir des descriptions précises des soldats concernés

 

Des représentants de l'ONU et de l'Unicef auraient rencontré plusieurs de ces enfants au printemps 2014. Les jeunes garçons leur ont raconté les abus et ce qu'ils recevaient en échange - nourriture et argent. The Guardian évoque par exemple un enfant de 9 ans et un de ses amis qui auraient été violés par deux militaires français "alors qu'ils venaient chercher quelque chose à manger à un checkpoint".

 

Plusieurs jeunes garçons auraient été capables de fournir des descriptions précises des soldats concernés.

 

Le quotidien britannique affirme que le rapport a été transmis aux autorités françaises par Anders Kompass, l'un des responsables des opérations humanitaires de l'ONU, "en raison de l'incapacité des Nations Unies à faire cesser ces abus". Il a été suspendu le mois dernier et fait l'objet d'une enquête qui pourrait conduire à son licenciement. Les autorités françaises mènent depuis août une enquête sur place en coopération avec l'ONU.

 

Des faits d'une "extrême gravité" pour le ministère de la Défense

 

Le lobby AIDS Free World évoquait, en mars dernier, les 51 dossiers ouverts à l'ONU pour exploitation et abus sexuels (dont 13 pour pédophilie) constatés lors de différentes missions de maintien de paix dans le monde en 2014, notamment en Haïti, en République démocratique du Congo et au Soudan du Sud.

 

La Minusca est l'une des plus grosses opérations de maintien de la paix de l'ONU, avec près de 8000 soldats déployés, en provenance de plus de 30 pays dont la France. Elle a été mise en place il y a un an pour tenter de sécuriser un pays livré à l'anarchie et aux violences entre chrétiens et musulmans.

 

Mercredi soir, le ministère de la Défense a fait savoir que les faits concernaient une dizaine d'enfants. Le communiqué évoque l' "extrême gravité des faits allégués" et , si ceux-ci  étaient avérés, le ministre Jean-Yves Le Drian "veillera à ce que les sanctions les plus fermes soient prononcées à l'égard des responsables de ce qui serait une atteinte intolérable aux valeurs du soldat".

 

 

Centrafrique : un rapport de l'ONU accuse les forces françaises de viols sur enfants

 

France TV le Mercredi 29 Avril 2015 : 17h34

 

Des soldats français sont accusés d'avoir violé des jeunes garçons "affamés" et "sans abri" dans un centre de réfugiés de Bangui, la capitale centrafricaine, en 2014, selon un rapport confidentiel de l'ONU consulté et cité, mercredi 29 avril, par le quotidien britannique The Guardian..

 

Des soldats français sont accusés d'avoir violé des jeunes garçons "affamés" et "sans abri" dans un centre de réfugiés de Bangui, la capitale centrafricaine, en 2014, selon un rapport confidentiel de l'ONU consulté et cité, mercredi 29 avril, par le quotidien britannique The Guardian (en anglais). Contactée par francetv info, l'armée française n'a pas souhaité faire de commentaire sur ces révélations.

 

Des militaires, notamment déployés dans le cadre de l'opération de maintien de la paix Minusca, auraient commis des exactions sur des enfants, dont certains étaient âgés de 9 ans. The Guardian fait état de "viols" et de "sodomies" sur ces mineurs, parfois orphelins, placés sous la protection des soldats dans un camp accueillant des déplacés ayant fui des zones ravagées par le conflit dans le pays.

 

Les autorités françaises alertées

 

Des enfants interrogés par l'ONU et l'Unicef, en mai et juin 2014, ont rapporté des faits commis entre décembre 2013 et juin 2014, près de l'aéroport M'Poko de Bangui. Certains mineurs auraient été "exploités" contre "de la nourriture et de l'argent", selon le journal, qui précise que des enfants ont pu fournir "de...

 

 

 

Des soldats français accusés de viols sur des enfants en Centrafrique

 

Tanguy Berthemet  Le Figaro 29/04/2015 à 21:029/04/2015 à 17:11

 

Un rapport des Nations unies accuse des troupes internationales, et particulièrement les soldats français, d'avoir commis des viols sur des enfants en Centrafrique. Le ministère de la Défense français a ouvert une enquête interne et promet de faire toute la lumière.

 

Le texte, révélé par le quotidien britannique The Guardian, affirme que des militaires ont abusé de mineurs en «échange d'argent ou de nourriture». Les faits se seraient déroulés à Bangui en décembre 2013 et juin 2014. La capitale centrafricaine était alors la proie d'intenses combats entre les miliciens chrétiens anti-Balaka et musulmans de la Séléka. Des centaines de milliers de civils avaient alors fui leur maison pour se cacher sur l'aéroport de M'Poko à Bangui. C'est dans ce camp de réfugiés que les viols auraient eu lieu.

 

Des victimes âgées de 9 ans

 

Un agent du BINUCA (Bureau Intégré de l'Organisation des Nations Unies en Centrafrique) assisté de personnels de l'UNICEF ont recueilli plusieurs témoignages d'enfants, dont certains âgés de 9 ans, racontant les sévices dont ils ont été victimes. Le rapport de la MINUSCA (Mission des Nations Unies en Centrafrique), estampillé «confidentiel» est extrêmement détaillé. Un garçon de 9 ans raconte ainsi avoir été agressé sexuellement par deux soldats alors qu'il était à un check point dans l'espoir de trouver quelque chose à manger. Les victimes, très choquées, ont néanmoins pu donner des descriptions précises de certains violeurs.

 

Rédigé à l'été 2014 par une équipe des Nations unies, le rapport est très longtemps resté secret. L'enquête semblait s'enliser laissant craindre qu'aucune sanction ne soit prise. «Les abus sexuels par les forces de maintien de la paix couverts par les Nations unies montre un mépris des victimes. Mais l'affreuse vérité est que ce n'est pas rare. Le manque de réaction de l'ONU aux abus sexuels commis par ses membres doit faire l'objet d'une enquête», assure Paula Donovan, de l'ONG Free World.

 

«Des cas isolés» selon la Défense

 

Anders Kompass, un travailleur humanitaire de l'ONU, en poste à Genève, lassé de ce manque de volonté, a finalement décidé de son propre chef de saisir les autorités françaises. Le ministère de la Justice français a annoncé mercredi que le parquet de Paris avait ouvert une enquête préliminaire à ce sujet en juillet 2014. Plus étonnant, Anders Kompass est lui aussi la cible d'une enquête de l'ONU. On lui reproche d'avoir diffusé le rapport, ce qui pourrait lui valoir un licenciement.

 

Le ministère de la Défense français explique que le dossier lui a été transmis par l'ONU le 29 juillet , et qu'il a saisi le jour même le parquet de Paris sur le fondement de l'article 40 du Code de procédure pénale. Les investigations ont été confiées au commandement de la gendarmerie prévotale, l'équivalent pour ce corps de la «police des polices». En parallèle, l'armée a ouvert une enquête interne, «une enquête de commandement». «L'ensemble des investigations n'ont pas permis d'identifier les éventuels responsables de ces actes. Il ne s'agit pas de quelquechose de systémique mais de cas isolés» explique-t-on au ministère. Toujours selon cette source, les enquêteurs se heurtent à des difficultés pour retrouver certains des enfants victimes et les témoignages ne sont pas assez précis pour permettre une identification claire des violeurs. Mais les investigations seraient toujours en cours.

 

Les Nations unies ont déjà du faire face à plusieurs scandales de pédophilie dans ses rangs lors d'opération de maintien de la paix. La révélation de ces viols pourrait rendre plus difficile la mission de la France en Centrafrique où 1000 soldats français sont toujours stationnés.

 

 

Des soldats français accusés d’avoir abusé d’enfants en République centrafricaine

 

http://www.slate.fr   par Vincent Manilève  29.04.2015 - 17 h 31

 

Selon le Guardian, un employé de l’ONU aurait été suspendu pour avoir envoyé aux autorités françaises un rapport détaillant des viols commis par des soldats français.

 

Anders Kompass, directeur des opérations de terrain pour le Haut Commissariat pour les droits de l'homme (HCDH) pour l’Onu, aurait transmis aux autorités françaises un document mettant en cause son organisation et certains soldats français engagés en République centrafricaine. Impliqué depuis plus de trente ans dans le travail humanitaire, il aurait été suspendu la semaine dernière pour son rôle de lanceur d’alerte.

 

C’est en tout cas ce qu’affirme le Guardian, qui explique que le rapport en question, intitulé «Abus sexuels sur des enfants par les forces armées internationales», ferait état d’exploitations sexuelles d’enfants âgés de moins de 10 ans par des troupes de l’armée française, mais également d’une incapacité de l’Onu à faire cesser ces crimes.

 

«Les abus ont eu lieu en 2014 quand la mission de l’Onu dans le pays, Minusca (Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation en République centrafricaine), était sur le point de débuter», explique le journal. Cette mission avait pour but de mettre fin aux violences qui avaient lieu dans le pays en raison de différences religieuses et ethniques.

 

Dérives sexuelles

 

En 2013, la Séléka, une milice insurrectionnelle d'obédience musulmane, avait renversé le président François Bozizé. Depuis, les exactions contre la population civile, notamment à cause de leur religion, se sont multipliées. Fin 2013, l’Onu comptait 2,3 millions de personnes en situations d’assistance humanitaire et le bureau de la coordination des affaires humanitaires, l'Ocha, estime à 400.000 le nombre de déplacés internes et à 1,1 million celui de personnes touchées par l’insécurité alimentaire. La France comptait déjà en décembre 2013 plus de 600 hommes sur place, chargés d’assurer, entre autres, la sécurité de l’aéroport de Bangui. 

 

C’est dans ce contexte de crise humanitaire profonde qu’auraient eu lieu les abus contre certains enfants.

 

«Le rapport détaille le viol et la sodomie de jeunes garçons affamés et sans domicile par les forces françaises de maintien de la paix, ajoute le Guardian, censées les protéger dans un centre de déplacés à Bangui, capitale de la République centrafricaine.»

 

Des entretiens auraient également été réalisés dans le cadre du rapport avec des enfants abusés. Certains d’entre eux expliquent que les abus auraient eu lieu en échange de nourriture et d’argent.

 

Le rapport, pourtant remis à l’été 2014 au Haut Commissariat pour les droits de l'homme, n’a vraisemblablement pas trouvé écho. Le Guardian précise que l’Onu «a fait face à plusieurs scandales par le passé en rapport avec son incapacité à mettre fin aux réseaux pédophiles en place en République démocratique du Congo, au Kosovo et en Bosnie. Elle fait aussi face à des accusations de dérives sexuelles de la part de ses troupes en Haïti, au Burundi, et au Libéria».

 

France TV info a rapporté mercredi 29 avril en fin d'après-midi que ministère de la Justice a confirmé que le parquet de Paris a ouvert en juillet une enquête préliminaire sur des abus sexuels imputés à des soldats français en Centrafrique.

 

L’Onu a également déclaré au Guardian qu'une enquête interne avait été lancée pour déterminer les responsabilités dans la fuite. 

 

France TV Info a essayé de joindre l'armée, qui n'a pas souhaité faire de commentaires. 

 

 

"L'héritage empoisonné" de la France en République centrafricaine

 

http://www.slateafrique.com  29/04/2015 à 19:32

 

Un rapport de l'ONU révélé mercredi 29 avril accuse des soldats français de viols sur enfants Mais le parquet de Paris avait déjà ouvert en juillet une enquête préliminaire sur la question

 

Mercredi 29 avril, le journal britannique The Guardian a publié des révélations autour d'un rapport confidentiel de l'ONU qui accuse des soldats français d'avoir violés des jeunes garçons dans un centre de réfugiés de Bangui, la capitale de la République centrafricaine. 

 

Et selon une annonce faite par le ministère de la Justice, le parquet de Paris avait déjà ouvert en juillet une enquête préliminaire sur des abus sexuels imputés à des soldats français en Centrafrique.

 

"La mission de l'ancienne puissance coloniale était de protéger des populations déplacées par des conflits ethniques en Centrafrique, et maintenant les troupes françaises sont accusées d'abus sur des enfants", écrit The Guardian dans un article intitulé "l'héritage empoisonné de la France en République centrafricaine."

 

Selon le journal britannique, cet "héritage empoisonné" laissé à l'indépendance du pays s'explique en plusieurs points. D'abord, avec l'arrivée au pouvoir de Jean-Bedel Bokassa, élu président en 1966, avant de s'auto-proclamer empereur sous le nom de Bokassa Ier par la suite. Une dégénérescence à la tête de l'Etat qui s'explique par des "infrastructures et institutions à peine fonctionnelles" laissées par les Français, selon The Guardian. Pour le reste, les ressources en or, diamants et uranium ont apporté plus de malheur que de bien à un pays où les seigneurs de guerre, dont Joseph Kony, le leader de la LRA, ont longtemps montré patte blanche. 

  

La dernière débâcle a eu lieu en mars 2013 quand le président François Bozizé, noyé dans la corruption, s'est enfui par hélicoptère de Bangui lors de l'irruption dans la ville des milices rebelles et majoritairement musulmanes de la Séléka. Une situation de crise qui a poussé l'armée française à intervenir. 

Centrafrique : la justice enquête sur des abus sexuels commis par des soldats français
Centrafrique : la justice enquête sur des abus sexuels commis par des soldats français
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29 avril 2015 3 29 /04 /avril /2015 14:14

 

 

 

Par RFI 29-04-2015 à 13:38

 

Le secrétaire général adjoint des opérations de maintien de la paix de l'ONU, Hervé Ladsous, a achevé ce mardi une visite de quatre jours en Centrafrique. L’occasion pour les Nations unies de faire le point sur le déploiement de la mission onusienne et sur les élections à venir, notamment la présidentielle.

 

Sur la question des élections générales, prévues cet été, un des nombreux problèmes reste la saison des pluies. Comment récupérer les résultats dans des localités inaccessibles ? Pour pallier cela, la Minusca achemine dans les provinces du matériel informatique qui permettra de centraliser les votes à Bangui

 

Reste au gouvernement à organiser un recensement fiable, comme le demande Hervé Ladsous, chargé des opérations de maintien de la paix à L’ONU : « Il faudra qu'après le Forum, dans un délai suffisamment rapproché, les autorités centrafricaines lancent les opérations de recensement des électeurs. C'est une affaire qui, si elle est bien menée, nous permettra d'avoir des élections rapidement. On parle du mois d'août ou à quelques semaines près. »

 

Hervé Ladsous a également annoncé le déploiement dans les semaines à venir de nouveaux moyens humains, mais aussi matériels pour assurer le maintien de la paix en RCA. Notamment des hélicoptères d'attaques et des drones de surveillance : « Nous développons un plan de sécurité spécial "élections" focalisé sur les contraintes de cette période. Il nous apparaît qu'avoir des drones de surveillance, je dis bien de surveillance, est un moyen d'avoir de bien meilleures informations sur ce qui se passe dans le pays. Donc on est train d'étudier les modalités, mais je crois que c'est une nécessité. »

 

La communauté internationale maintient la pression sur le gouvernement centrafricain. Hervé Ladsous l'a réaffirmé, il n'y aura pas de troisième transition.


 ■ Le mandat de la Minusca prolongé d’un an

 

Le Conseil de sécurité des Nations unies a voté une résolution renouvelant pour un an le mandat de la Minusca. La résolution 2217 n'apporte pas beaucoup de changements majeurs, mais elle donne des indications intéressantes sur le processus de transition en cours en RCA.

 

Concernant les effectifs en uniformes, la Minusca est reconduite à son niveau actuel, incluant les renforts autorisés en mars dernier : près de 11 000 militaires et un peu plus de 2 000 policiers. Autre point notable : la résolution aborde la question des élections « actuellement » programmées pour août 2015. L'adverbe a son importance et sous-entend ce qu'à Bangui tout le monde dit tout bas : le report des élections est de plus en plus probable. « Les préparatifs doivent être accélérés de toute urgence pour la tenue des élections », dit toutefois la résolution.

 

En matière de lutte contre l'impunité, le Conseil de sécurité ajoute au mandat de la Minusca une clause concernant la Cour pénale spéciale, votée la semaine dernière par le Parlement de transition centrafricain. La Minusca doit assister la Centrafrique dans l'établissement de cette Cour mixte chargée de juger les crimes les plus graves commis dans ce pays depuis 2003. Le conseil appelle d'ailleurs Bangui à la mettre sur pied rapidement, mais il n'y aura pas de moyens supplémentaires prélevés sur le budget des opérations de maintien de la paix pour l'appuyer.

 

Concrètement, la mission onusienne pourra mettre des locaux à disposition de la Cour pour faciliter son travail. Et elle pourra puiser dans ses ressources existantes pour assurer la sécurité des victimes, des témoins et des magistrats.

 

RCA: la Minusca veut des drones et des hélicoptères pour les élections
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29 avril 2015 3 29 /04 /avril /2015 12:48

 

 

 

29/04/2015 à 11:14 Par Jeune Afrique

 

Peut-être que le forum de Bangui, qui aura lieu du 4 au 12 mai, en décidera autrement, mais, pour l'heure, la tenue de la présidentielle centrafricaine est toujours prévue d'ici au mois d'août.

 

Désireux de capitaliser l'héritage politique de son père, au pouvoir de 1993 à 2003, Sylvain Patassé, qui a déjà officialisé sa candidature, écume les chancelleries africaines en quête de soutiens. Le 1er avril, il a été reçu à Bamako par le président Ibrahim Boubacar Keïta. Il s'est ensuite rendu au Sénégal "pour des rencontres de haut niveau" et a introduit des demandes d'audience à Libreville, N'Djamena et Brazzaville.

 

Au Tchad, c'est le Premier ministre, rencontré début 2015, qui intercédera en sa faveur auprès du chef de l'État, Idriss Déby Itno. En revanche, le président congolais et médiateur dans la crise centrafricaine, Denis Sassou Nguesso, se fait désirer. Sollicité à deux reprises (la dernière fois début avril), il n'a pas - pour le moment - jugé bon de répondre aux sollicitations du fils Patassé.

Lu pour vous : Centrafrique : Patassé Jr cherche soutiens
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29 avril 2015 3 29 /04 /avril /2015 01:00

 

 

Témoignages

 

Par Marie-Roger Biloa  LE MONDE

 

Jusqu'au bout, il s’est battu, s’accrochant à la moindre lueur d'espoir. Quand son corps a commencé à échapper à son contrôle, sa volonté de survivre n'a guère fléchi, le transportant d'un lieu de soins à un autre, d’une métropole à une autre. Après Libreville, Paris, Johannesburg, Tunis et Niamey ont été les principales étapes d'un long chemin de croix qui a pris fin au Cameroun, en pleine saison des pluies.

 

André Mba Obame, telle la chèvre de monsieur Seguin, a rendu l'âme au petit matin du dimanche 12 avril, dans une résidence au pied du mont Fébé, à Yaoundé, au terme d'une agonie de six ans. Aucune surprise n'était plus à déceler chez les interlocuteurs apprenant la nouvelle ; juste de la tristesse face à une fin devenue inéluctable – une tristesse dont n'étaient pas exemptes des remarques acides ou prémonitoires envers « ceux qui avaient eu sa peau ».

 

De quoi est mort Mba Obame ?

 

Rares sont en effet les Africains, dans les chancelleries comme dans la rue, à croire à une maladie spontanée qui aurait emporté « AMO » à 57 ans. Son mal était si obscur qu'aucun toubib n'a pu l'identifier, et si imperturbable qu'aucun traitement n'est parvenu à l'endiguer.

 

De quoi est donc mort André Mba Obame ? Le drame tout shakespearien s'est noué sur la dépouille du président Omar Bongo Ondimba, son patron et mentor pendant plusieurs décennies. Ministre de l'intérieur et pilier du régime, André Mba Obame, dit AMO, s'était porté candidat à sa succession en 1999, contrariant fortement les propres ambitions de son vieil « ami » et collègue au gouvernement, Ali Bongo Ondimba, lequel avait hurlé à la trahison, estimant que le poste lui revenait de droit… dynastique. S'il a remporté, selon toute vraisemblance, le suffrage populaire, AMO n'est pas devenu président, mais plutôt impotent – et ruiné. Avant de périr pour de bon.

 

Pour beaucoup d'Africains, on en conviendra, il n'y a pas de mort naturelle – et l'intéressé avait lui-même enfoncé le clou en évoquant les « nombreuses attaques mystiques » dont il estimait avoir été la cible. Mais, comment ne pas repenser, en apprenant son décès au terme de six années de calvaire, à la sombre prédiction sous forme d'avertissement que me fit un homme très proche de l'actuel président Ali Bongo Ondimba ?

 

Attablé dans un restaurant très prisé du bord de mer à Libreville, quelques jours après les obsèques de Bongo père, le personnage en question, très déçu par l'ancien ami qu'avait été Mba Obame, vitupérait cet « idiot » qui avait définitivement scellé son sort en se présentant contre son « frère » Ali. « C'est dommage pour lui, dit-il en substance, car il va maintenant tout perdre : son poste de ministre, ses biens et sa vie. André Mba Obame est un homme fini. » Tout perdre – jusqu'à sa vie ? L'assurance de cet homme de toutes les besognes avait de quoi intriguer. Il est aujourd'hui ambassadeur du Gabon dans une capitale très prestigieuse.

 

Une assurance inébranlable

 

Ce que je veux raconter aussi, c'est une autre assurance, celle d'AMO lui-même. Assurance au sens de confiance joyeuse et imperturbable dans le cours du destin, une attitude qui estampille l'image que je garderai de lui. André Mba Obame n'avait aucun doute sur l'issue victorieuse de sa candidature, malgré les nuages qui s'amoncelaient. Rarement campagne fut autant semée d'embûches. Un entrepreneur français basé à Libreville, chargé de confectionner les habituels accessoires : Tee-shirts, casquettes et autres macarons à l'effigie du candidat, reçut la visite d'hommes de main qui le menacèrent d'expulsion dans les 48 heures s'il livrait cette commande. Pris de panique, il remboursa l'avance perçue et jeta les gants. « Eh bien, on fera sans ! », lança un Mba Obame souriant et haussant les épaules.

 

Idem pour sa très populaire chaîne de télévision, TV+, dont le pouvoir allait ordonner la fermeture pendant toute la campagne. Lorsque le candidat voulut disposer de ses fonds placés dans les banques de la place, ordre avait été donné pour plafonner ses retraits hebdomadaires à un montant dérisoire. « Ce n'est pas grave ! », rétorqua-t-il fermement face à ceux qui poussaient à une action judiciaire.

 

Lui restait sa liberté de se déplacer. Un convoi de véhicules l'avait déjà précédé pour une tournée finale à l'intérieur du pays. Mba Obame ne parviendra jamais à le rejoindre comme prévu avec l'avion affrété. Son équipage européen venait d'être sauvagement agressé par des sbires déterminés à immobiliser l'engin. Un coup dur de plus, à moins d'une semaine du scrutin ! La réponse d'AMO ? « Tout cela sera terminé dimanche ! ». En clair, il allait gagner les élections et accéder au pouvoir. Tout simplement.

 

Un homme parfois incompris

 

Cette confiance inébranlable dans un système qu'il connaissait pourtant mieux que personne m'a sidérée – et cette forme d'angélisme, affiché par un ancien inamovible ministre de l'intérieur au temps des élections « arrangées », qui sera d'ailleurs surpris d'être limogé du gouvernement avant les élections, reste pour moi une énigme.

 

Néanmoins, face à Ali Bongo Ondimba et candidat presque unique d'une vaste coalition de partis, AMO avait déjà mené une campagne triomphale, et pas seulement chez les Fang, ethnie majoritaire dont il était issu et qui l'avait plébiscité ; les Gabonais rejetaient clairement l'idée d'une succession dynastique par le fils après plus de quarante ans de pouvoir du père. Contre toute évidence, les résultats proclamés par un système contrôlé par Ali Bongo qui, lui, était resté ministre de la défense, placèrent AMO second, avant de le rétrograder en troisième position pour l'humilier et marquer le rapport de forces.

 

Ce hold-up électoral fut accueilli par de violentes manifestations à travers le pays, réprimées dans le sang. Six ans plus tard, le Gabon ne s'en est toujours pas remis et la « greffe » avec « Ali9 », son slogan de campagne, est loin d'avoir pris – comme en témoigne la récente recrudescence des doutes sur ses origines et sa filiation naturelle avec Omar Bongo Ondimba à qui il a mis, pourtant, un point d'honneur à ne pas ressembler.

 

En 2009, sorti affaibli du scrutin, le président Ali Bongo n'en menait pas large face à une opposition ressoudée à bloc autour d'André Mba Obame. Alors que la meilleure stratégie aurait consisté pour ce dernier à viser une écrasante majorité au parlement et exiger le poste de premier ministre pour une cohabitation que sa mouvance aurait dominée, AMO, n'y tenant plus, s'autoproclama président de la République... Cette faute politique, unanimement décriée ou incomprise, offrait enfin sur un plateau l'occasion tant attendue par Ali Bongo pour dissoudre le puissant parti qui lui tenait tête, l'Union nationale (UN) ! Comme par hasard, c'est seulement peu avant l'annonce de la disparition définitive de son éternel rival que l'UN a de nouveau été autorisée en février dernier.

 

A l'époque de ce bras-de-fer perdu, la mystérieuse maladie avait déjà enclenché le dépérissement progressif d'un homme jadis jovial et vigoureux. Absent du pays, AMO a laissé le champ libre à son rival qui est loin d'avoir gagné la bataille des cœurs. Aujourd'hui, le Gabon est plongé dans une tension sociale chronique sur fond de chômage inchangé chez les jeunes, de profondes inégalités et de promesses non tenues. La rhétorique de l'émergence n'amuse plus que ceux qui prisent les coquilles vides. On se prend à imaginer ce que serait le pays aujourd'hui si Mba Obame, l'ancien cacique repenti, celui qui avait su conquérir les foules avec un mea culpa spectaculaire en plein meeting, avait pu exercer le pouvoir.

 

La colère des partisans

 

A Libreville, des partisans en colère ont marqué la nouvelle de son décès en incendiant l'ambassade du Bénin, pays d'origine du directeur du cabinet présidentiel, Maixent Accrombessi, que les foules tiennent pour responsable des déboires sinon de la mort de Mba Obame. Si aucune preuve tangible ne vient corroborer cette dernière accusation, dans l'état-major des partis d'opposition, à l'université ou dans les salons de la capitale, les convictions sont ancrées et indélogeables, tandis qu'on égrène les noms des opposants morts, ces dernières années, de maladies jugées bizarres, tels Pierre Mamboundou (2011) ou Pierre-Claver Nzeng (2010)... On ne m'a jamais autant cité les Borgia et l'épidémie d'empoisonnements. Saura-t-on jamais ?

 

En hommage au défunt, des dictons empruntés à la sagesse des ancêtres ont fleuri dans la presse gabonaise. « C'est lorsqu'un arbre tombe qu'on mesure sa grandeur », dit l'un d'entre eux, pour saluer la stature d'AMO qui laisse un vide périlleux dans son camp politique. « C'est parce qu'il vit dans l'eau qu'on ne voit pas les larmes du poisson », souligne un autre pour expliquer la discrétion des réactions locales à sa mort. Convaincu que « nos ennemis finiront un jour par se casser la figure, à force de nous persécuter », un opposant cite son grand-père qui aimait à dire : «La pipe qui consume le tabac se laisse aussi consumer par le tabac. » La question est désormais de savoir si Ali Bongo Ondimba survivra politiquement longtemps à son meilleur ennemi sans se démarquer clairement de pratiques politiques désuètes.

 

Marie-Roger Biloa est éditorialiste, présidente du groupe Africa International et présidente du think tank Club Millenium.


En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/afrique/article/2015/04/28/andre-mba-obame-l-histoire-du-polonium-a-la-gabonaise_4624467_3212.html#mHtDiMpCyQXS1prL.99

 

Lu pour vous : André Mba Obame, l’histoire du polonium à la gabonaise
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29 avril 2015 3 29 /04 /avril /2015 00:44

 

 

 

28/04/15 (AFP)

 

La force onusienne en Centrafrique (Minusca) devrait recevoir rapidement des drones et des hélicoptères, a annoncé mardi le secrétaire général adjoint des Nations Unies chargé des Opérations de maintien de la paix, Hervé Ladsous, au terme d'une visite de quatre jours dans le pays.

 

Les forces "seront dotées de drones pour la surveillance", a notamment déclaré M. Ladsous lors d'une cérémonie à Bangui marquant "l’atteinte de la pleine capacité opérationnelle" de la Minusca.

 

"La pleine capacité opérationnelle signifie que 90% des effectifs et du déploiement de la Minusca ont été atteints. La Force compte actuellement 8.500 hommes et prévoit d’en atteindre 10.000 avant la fin août. Quant à la force de police, qui compte actuellement 1.484 éléments, elle prévoit de réunir 1.800 policiers d’ici la fin d'août", selon un communiqué de l'ONU.

 

Une résolution du Conseil de sécurité de l'ONU adoptée mardi a prolongé d'un an le mandat de la Minusca et porte le nombre de Casques bleus autorisés à opérer en RCA à 10.750 soldats et 2.080 policiers.

 

"La Minusca a développé un plan opérationnel d’urgence afin de soutenir les autorités nationales pour assurer la tenue des élections de manière sécurisée et en temps opportun, si possible avant août 2015. La protection des civils s’améliore de manière continue parce que nous avons développé des actions de protections ciblées et coordonnées", s'est félicité M. Ladsous.

 

"Le Forum de Bangui, qui sera suivi d’élections inclusives et crédibles, sera un élément clé dans la bonne conclusion de la transition", a conclu M. Ladsous en référence au forum qui doit réunir à partir de lundi des représentants de tout le pays pour trouver des solutions durables à la crise en Centrafrique.

 

Depuis le renversement du président François Bozizé en mars 2013 par la coalition rebelle Séléka, qui a depuis abandonné le pouvoir sous la pression internationale, la Centrafrique a sombré dans une crise sécuritaire et politique sans précédent opposant milices principalement chrétiennes anti-balaka, aux rebelles Séléka, essentiellement musulmans.

 

La présence de trois forces internationales - française européenne et onusienne - a permis de stabiliser la situation, sans réussir à pacifier l'ensemble du territoire.

Centrafrique: des drones et des hélicoptères pour la force onusienne
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29 avril 2015 3 29 /04 /avril /2015 00:41

 

 

28/04/15 (AFP)

 

Le Conseil de sécurité a prolongé mardi pour un an le mandat de la Mission de l'ONU en République centrafricaine (Minusca), dont les effectifs sont augmentés, et a appelé les autorités de Bangui à accélérer la préparation des élections.

 

Dans une résolution adoptée à l'unanimité, le Conseil confirme que le nombre des Casques bleus autorisés à opérer en RCA est porté à 10.750 soldats et 2.080 policiers en prévision des élections prévues à l'été prochain.

 

Le Conseil "constate avec préoccupation que si elle s'améliore, la sécurité en RCA n'en demeure pas moins précaire" et demande à l'ONU "d'accélérer le déploiement des moyens civils, policiers et militaires de la Minusca".

 

Il demande au gouvernement centrafricain "d'accélérer les préparatifs afin de tenir d'urgence les élections libres, honnêtes et crédibles prévues en principe pour août 2015 au plus tard".

 

Le Conseil confirme les divers éléments du mandat de la Mission -- protection des civils, appui à l'assistance humanitaire, soutien à la transition politique et respect des droits de l'homme -- en leur assignant un ordre de priorité avec en tête de liste la protection de la population civile.

 

Il "encourage instamment" les autorités de transition à mettre sur pied une "cour pénale spéciale", avec l'assistance de magistrats internationaux, pour juger les responsables d'exactions.

 

La Centrafrique a plongé dans la violence depuis que la Séléka, conduite par Michel Djotodia, a renversé en mars 2013 le président François Bozizé.

 

L'ex-rébellion a été évincée du pouvoir en janvier 2014 après une intervention de l'armée française, consécutive à un cycle sanglant de violences et de représailles entre combattants de la Séléka et milices anti-balaka.

RCA: l'ONU renouvelle le mandat de la Minusca en augmentant ses effectifs
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29 avril 2015 3 29 /04 /avril /2015 00:39

 

 

Décryptage

 

 

Par Anthony Fouchard (à Yaloké, République centrafricaine)  Le Monde.fr Le 28.04.2015 à 16h27 • Mis à jour le 28.04.2015 à 17h04

 

Myramou* a un sourire discret sur son visage triste. Négligemment, elle pose la main sur son ventre avant de commencer à raconter son histoire. « J’étais détenue depuis des mois par les anti-balaka, dans un village en brousse, commence-t-elle avant de s’interrompre. Ils nous forçaient à travailler pour eux dans les champs. Ils nous battaient. Et puis moi ils m’ont… »

 

Sa voix s’éteint et elle troque le français pour le sango, sa langue natale : « … Ils m’ont violée », termine-t-elle dans un souffle. Aujourd’hui, Myramou est enceinte de cinq mois. Son premier enfant. « Personne ne devrait avoir à subir ce genre de chose. Ce que j’ai dans mon ventre, je ne sais pas ce que c’est. Ce n’est pas à moi. »

 

 « Graves violations des droits de l’homme »

 

Dans des petits villages éparpillés à 300 km au nord-ouest de Bangui, des groupes armés affiliés aux anti-balaka (une milice majoritairement composée de chrétiens) exploitent en toute impunité ces nomades musulmans qu’ils ont progressivement réduits en esclavage. En 2014, alors que les anti-balaka reprennent le contrôle de Bangui, les civils musulmans sont contraints de fuir par la route et tentent de rejoindre le Cameroun ou le Tchad. Beaucoup n’y parviendront jamais.

 

« Cet événement témoigne de ce qu’est la réalité Centrafricaine aujourd’hui. La situation est pacifiée dans les zones urbaines, mais des exactions sont commises tous les jours en brousse et ne sont pas documentées », insiste Dalia Alachi, la porte-parole du Haut-commissariat aux réfugiés (HCR), qui parle de « graves violations des droits de l’homme ».

 

Son calvaire, Myramou a dû le supporter près d’un an. Le 4 avril 2015, une mission conjointe des Casques bleus et du HCR a permis de la libérer, avec 20 autres peuls retenus captifs.

 

« Sur les 6 femmes récupérées, trois ont été violées et sont traumatisées par ce qu’elles ont vécu. Tous ont rapporté des cas de tortures et de travaux forcés », détaille Dalia Alachi.

 

Myramou n’a pas été la seule à subir ces sévices sexuels. D’autres nomades ont servi de concubine pour des chefs anti-balaka locaux. Les hommes eux, sont progressivement éliminés comme le rapportent des Peuls à l’ONG Human Right Watch (HRW). « Ils (les anti-balaka, N.D.L.R.) disaient, nous ne voulons pas voir d’hommes, nous ne voulons voir que des femmes. »

 

Des commanditaires connus

 

Depuis que cette libération a été rendue publique, les missions en brousse s’enchaînent et près d’une trentaine d’autres nomades ont ainsi été extraits des griffes des miliciens. Mais il en resterait « plusieurs dizaines », selon des estimations récentes du HCR et de Human Rights Watch. Ce travail est le fruit de la vigilance des comités de protections locaux, qui alertent les instances onusiennes et les ONG lorsqu’elles apprennent de telles informations. Charge ensuite aux Casques bleus de négocier les conditions de la libération avec les chefs de guerre.

 

Une fois récupérés par l’ONU, les nomades sont escortés jusqu’à l’enclave musulmane de Yaloké. Ils troquent l’esclavage contre le cantonnement forcé. Le gouvernement centrafricain ne veut plus voir « ses compatriotes quitter le pays, au risque de se faire tuer », sur la route de l’exode, expliquait récemment Eugénie Yarafa, la ministre des affaires sociales. Les commanditaires de ces exactions sont connus et même pointés du doigt par la communauté internationale.

 

Dans un rapport, Human Rights Watch dénonce « des crimes de guerre ». Mais l’impunité a encore de beaux jours devant elle en Centrafrique, alors même que le projet de cour pénale spéciale vient d’être entériné par les parlementaires.

 

* Le prénom a été changé

 

Anthony Fouchard à Yaloké, République centrafricaine


http://www.lemonde.fr/afrique/article/2015/04/28/en-centrafrique-temoignages-accablants-de-peuls-reduits-en-esclavage-par-les-anti-balaka_4624489_3212.html#7kbMyRctwDzcATVt.99

 

Lu pour vous : En Centrafrique, témoignages de Peuls réduits en esclavage par les anti-balaka
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29 avril 2015 3 29 /04 /avril /2015 00:04

 

 

 

Suite à la disparition de l'ancien capitaine des Fauves Centrafricains, Jean Béngué, décédé le 27 Avril 2015. Avant son inhumation, une cérémonie religieuse aura lieu à 10h30 mn, le samedi 2 mai.

 

La famille annonce que le corps sera visible jusqu' à 9h15 mn, avant la fermeture du cercueil, qui sera emmené à la chambre funéraire Gouzene - Sise sur l'avenue de la Braye 41360 Savigny-sur-Braye.

 

Tout le monde se retrouvera après en famille dans une salle de la mairie. N'ayant pas de chambres disponibles, Il sera impossible d'héberger qui que ce soit qui sera confronté à cette situation.

 

Afin de pouvoir dignement l’accompagner à sa dernière demeure, une cagnotte est ouverte par Urbain Mamadou DÉBAT aux noms des Basketteurs pour pouvoir confectionner des tee shirts à porter lors de l’enterrement.

 

Pour tout contact utile, merci de prendre attache avec lui à travers ses contacts mail & téléphonique joints.

 

MAMADOU DEBAT, Urbain: urbain.mamadou-debat@airbus.com. Tél: 06.52.30.36.79

Nécrologie : Décès de Jean Bengué, ancien ministre et ex-capitaine des Fauves de basket-ball
Nécrologie : Décès de Jean Bengué, ancien ministre et ex-capitaine des Fauves de basket-ball
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28 avril 2015 2 28 /04 /avril /2015 23:41

 

      

 

APA Bangui (Centrafrique) 2015-04-28 14:55:17  L’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) a fait don de mille poussins, vingt mangeoires, cent sacs de maïs et des produits vétérinaires à la Fédération pour le développement des activités génératrices de revenus (FDAR) en Centrafrique.

 

Le consultant de la FAO chargé de l'Elevage, le Dr. Bakary Cissé a remis le don, mardi à  Bangui, au coordonnateur du FDAR, M. Oumar Moctar.


A cette occasion, le consultant de la FAO a indiqué que le don était destiné aux déplacés de Yaloké installés au Km5, dans le 3ème arrondissement de Bangui.

Selon le Dr Bakary Cissé, la FAO et l'ambassade de France vont désormais collaborer pour appuyer toutes les associations et organisations Oeuvrant en Centrafrique, afin qu'elles puissent mener des activités génératrices de revenus, afin de permettre à  leurs adhérents de sortir du cycle de la pauvreté.


Créée en 2007 à  Yaloké, dans la sous préfecture de l'Ombélla M'Poko, la FDAR, qui compte à  ce jour 174 membres, pour la plupart des femmes, s'est assignée pour mission de lutter contre la pauvreté par la promotion des activités génératrices de revenus, de sensibiliser et de former les jeunes dans le cadre du développement.

 

http://www.apanews.net/news/fr/article.php?id=822768#sthash.ailARBJT.dpuf

 

Centrafrique: Don de la FAO à une association de lutte contre la pauvreté
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